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USA : nouvelle bataille autour des cellules embryonnaires

Après la Chambre des représentants, le Sénat a adopté hier, par 63 voix contre 34, un projet de loi levant les restrictions imposées par George W. Bush, qui avait interdit aux chercheurs recevant des subventions fédérales de produire de nouvelles lignées de cellules souches provenant d’embryons humains.

Le président Bush n’entend pas signer le texte que lui enverra le Congrès. Très vite après le vote, il a annoncé dans un communiqué qu’il opposerait son veto à ce projet de loi qui «franchit une limite morale que moi et beaucoup d’autres trouvons inquiétante». L’an dernier, il s’était servi de ce pouvoir pour enterrer un projet de loi semblable (adopté alors par 63 voix contre 37). Dans un communiqué diffusé avant le vote du Sénat, la Maison-Blanche s’était déjà opposée au nouveau projet de loi «car l’argent des contribuables ne doit pas financer la destruction de la vie humaine pour la recherche».

La Chambre et le Sénat peuvent renverser un veto présidentiel avec deux tiers des voix exprimées dans chacune des assemblées.

Michel Janva

La théorie de l’Evolution n’est pas prouvable

Le pape Benoît XVI souligne les insuffisances de la théorie de l’Evolution qui laissent ouvertes des questions fondamentales sur la création de l’humanité, tout en saluant le rôle de la science dans le progrès de la raison, dans son livre Création et évolution, qui retranscrit une conférence tenue en septembre 2006 dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo :

"La théorie de l’Evolution n’est pas prouvable empiriquement, car il est impossible de mettre en laboratoire 10.000 générations".

"La vraisemblance [de la théorie de Darwin] n’est pas égale à zéro, mais pas non plus à un. [Elle laisse] de grandes questions ouvertes".

"Il me semble important de souligner que la théorie de l’Evolution implique des questions qui doivent être du ressort de la philosophie et qui mènent elles-mêmes au-delà du domaine de la science".

Michel Janva

Un numéro en cas d’urgence

Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d’accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.

Les ambulanciers ont donc lancé l’idée que chacun d’entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d’urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est « ICE » (In Case of Emergency). C’est sous ce nom qu’il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours.

Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, cela ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Message à faire passer donc, afin que cela rentre dans les moeurs !

Marie Sophrone

Addendum : il s’agit en fait d’un hoax !

Les actes de violence se multiplient à l’hôpital

Pour les seuls établissements de l’AP-HP, les agressions ont fait un bond de 60% en 2006, rapporte le Figaro. L’opération commando montée à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis par cinq hommes armés venus libérer un blessé placé en garde à vue pose une fois de plus le problème de la sécurité en milieu hospitalier.

Les personnels sont en première ligne. Selon les chiffres du ministère de la Santé, sur les 3 289 actes de violence signalés à l’hôpital entre septembre 2005 et décembre 2006, allant de la menace aux coups, 77 % d’entre eux ont été portés contre le personnel de santé. "Ce phénomène est en hausse", confirme-t-on à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris. Une hausse de plus de 60% !

Le phénomène le plus inquiétant est l’intrusion de plus en plus fréquente des bandes dans les établissements. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes (Amuhf), explique :

"Quand un jeune de cité arrive chez nous parce qu’il est blessé, ce sont tous les copains qui déboulent. Le personnel est débordé et tout peut dégénérer". "Il ne faut pas transformer l’hôpital en forteresse, mais les entrées doivent être surveillées"

Pour tenter de laisser la violence aux portes des hôpitaux, des préconisations ont été faites par le ministère de la Santé aux responsables des établissements :

"Chaque année, 15 millions d’euros sont débloqués pour financer les mesures de prévention. Cela va de l’installation de caméras de surveillance à l’amélioration de l’éclairage".

Marie Sophrone

Guide électoral (suite)

Daniel Hamiche poursuit la traduction du guide américain destiné aux électeurs catholiques. Il s’agit ici de 5 points non négociables. Extraits :

"Ces cinq points sont relatifs aux actes intrinsèquement mauvais ne devant jamais être promus par la loi […]. Sont intrinsèquement mauvais les actes qui entrent fondamentalement en conflit avec la loi morale : on ne doit en aucun cas les accomplir. C’est un péché grave que d’approuver ou de promouvoir délibérément l’un ou l’autre de ces actes, et nul candidat réellement désireux de faire progresser le bien commun ne doit soutenir d’actes contraires aux principes non négociables qu’impliquent ces points.

    1. L’avortement […]
    2. L’euthanasie […]
    3. La recherche sur les cellules-souche embryonnaires […]
    4. Le clonage humain […]
    5. Le “mariage” homosexuel […]

Les lois sont votées par le pouvoir législatif, appliquées par le pouvoir exécutif et interprétées par le pouvoir judiciaire. Cela signifie que vous devez examiner soigneusement tout candidat à la législature, toute personne se présentant à un poste de l’exécutif et toutes celles que l’on désigne à une fonction judiciaire."

Michel Janva

L’un des héritiers du trône de France

… pourrait être Indien. M. de Bourbon est un avocat et propriétaire terrien de 48 ans dont la famille est installée depuis 1775 à Bhopal. Il a gardé de ses ancêtres français la foi dans le catholicisme.

L’histoire des Bourbon indiens vient d’être remise au goût du jour par le Prince Michel de Grèce dans son roman historique, Le Rajah Bourbon. Jean-Philippe de Bourbon, arrivé en Inde en 1560, était le fils du Connétable de Bourbon, cousin du Roi Henri IV.

Michel Janva

François Bayrou dans Famille chrétienne

Après, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Ségolène Royal, c’est au tour de François Bayrou d’être interrogé par Famille chrétienne. Extraits :

"Dans sa récente exhortation sur l’eucharistie, Benoît XVI demande aux hommes politiques chrétiens d’être cohérents avec leur foi. Comment recevez-vous cette invitation ?

Comme croyant, j’écoute le pape et comme citoyen – et responsable public – je ne reconnais aucune autorité au dessus de ma conscience. Je fais une grande différence entre ces deux ordres. Dans l’ordre du spirituel, l’Eglise me parle. Et je comprends parfaitement qu’elle s’exprime aussi dans l’ordre social… Mais dans ce domaine civique, j’agis seulement en conscience. […]

Vous écrivez que "l’IVG c’est beaucoup de souffrances et beaucoup de dégâts après." Souhaitez-vous réviser la Loi Veil ?

Non. Il y a eu en France un mouvement d’émancipation des femmes vis-à-vis de la maternité et cette revendication de liberté est toujours vivace. Si on ne fait pas l’effort de comprendre cela, on passe tout simplement à côté de la société française ! […]

Dans "Projet d’espoir", vous affirmez que "l’homoparentalité n’est pas un gros mot". Est-ce une provocation ?

Non. Quand un enfant est élevé dans le seul cadre d’un couple homosexuel – dans lequel il a été adopté ou conçu – il n’a de lien juridique qu’avec un seul parent. Je suis donc favorable à la reconnaissance d’un lien d’éducation avec l’autre parent. […]

50 ans après le traité de Rome n’est-il pas paradoxal pour l’héritier de la démocratie chrétienne de refuser la mention des racines chrétiennes de l’Europe ?

L’Europe a des racines chrétiennes. Mais elle a aussi d’autres racines. Elle est héritière de Rome, de l’empire romain et de son goût du droit ; héritière d’Athènes et de sa philosophie ; héritière de Jérusalem ; héritière enfin de tous ceux qui ont rejeté ces héritages. Ne mélangeons l’Histoire avec un texte de droit. Les racines chrétiennes de la France ne sont pas mentionnées dans la constitution française et cela ne pose aucun problème."

Michel Janva

Une autre vision de la délinquance

Cusson Un essai québécois sur la délinquance vient bousculer les idées reçues, il s’intitule La délinquance, une vie choisie entre plaisir et crime (Broché), et son auteur, Maurice Cusson y applique une méthode d’analyse novatrice, très éloignée du paradigme idéologique marxisant de la plupart des sociologues français.

La thèse centrale est simple : les délinquants, loin d’être des individus à part soumis à des déterminismes sociaux qui les gouvernent, sont des hommes ou des femmes qui ont fait un choix tout à fait rationnel et payant à court terme : celui de mépriser la routine du citoyen ordinaire qui travaille, et de privilégier l’aspect festif de la vie, le plaisir, la jouissance :

"Le crime apparaît comme une bonne affaire ; il procure à son auteur les moyens de faire la bringue et de mener la vie qu’il entend vivre"

Très peu sanctionnée par un droit pénal impuissant ou des tribunaux engorgés, la microdélinquance continue de prospérer et de trouver un bénéfice rationnel dans ce mode de vie, souvent considéré avec indulgence par l’entourage, quand celui-ci n’en tire pas indirectement quelques profits. Concernant les sanctions, l’auteur est formel :

"La criminalité décroît très sensiblement quand la probabilité des sanctions croît fortement et elle croît à toute vitesse quand les sanctions sont en chute libre"

Dans la dernière partie de son essai, M. Cusson analyse les origines de la délinquance et de la violence et pose le diagnostic suivant :

"Ni apprise, ni causée par la pauvreté, la violence émerge spontanément chez l’enfant et recule sous l’influence des parents. Si ceux-ci ne jouent pas leur rôle, il arrive que les conduites agressives s’incrustent puis débouchent sur la délinquance"

Le choix de vie délinquant, écrit Cusson, "n’est ni tout à fait libre ni tout à fait contraint". Il tient donc à certaines conditions : la présence d’un milieu criminel qui donne le mauvais exemple, le mauvais encadrement éducatif, l’absence de sanctions, l’abondance des cibles, la compétence académique défaillante et un marché de l’emploi difficile.

Ces considérations sont évidemment d’une grande utilité à l’heure de prédire, de prévenir et de réprimer la délinquance.

Marie Sophrone

Explosion inévitable de la France ?

Alain Soral est interrogé par Jérôme Bourdon dans Rivarol :

"Ecoutez, quoi qu’il arrive, je suis convaincu d’une chose : la France va exploser dans les deux ans qui viennent. On se dirige vers des conflits politiques et sociaux extrêmement durs. Même si le Système se survit à lui-même en plaçant l’un de ses trois candidats, comme de toute façon Bayrou, Ségo ou Sarko sont là pour continuer à faire la même politique euro-mondialiste refusée par les Français auxquels elle cause tant de souffrances, l’explosion est inévitable. Nous ne sommes plus dans le schéma des Trente Glorieuses où ce qui était issu du CNR, de Yalta et du Plan Marshall était globalement profitable au peuple français, en termes d’élévation du niveau de vie […]

[C]ette situation, clairement identifiée depuis le non au référendum, ne peut donc plus durer très longtemps, surtout quand les classes moyennes sont à leur tour touchées de plein fouet. L’Etablissement n’ayant ni le désir ni les moyens de faire une autre politique, il est comme l’entreprise capitaliste : il navigue à vue, truque ses bilans pour retarder la faillite et sait qu’il n’aura plus d’autre choix ensuite qu’entre la prison et le banditisme".

Michel Janva

Un tiers des peines n’est pas appliqué

Lu dans Le Figaro, cette déclaration du président de l’Union syndicale des magistrats :

"Il ne faut pas se leurrer. Un tiers de l’activité correctionnelle demeure virtuelle, les décisions prises ne pouvant toutes être appliquées, faute de personnel pour encadrer les TIG, de places suffisantes en prison ou dans les établissements de la PJJ".

Michel Janva

Nicolas Sarkozy et le droit de vote des immigrés

Nicolas Sarkozy, interrogé par Libération :

"Pourquoi avoir abandonné votre idée d’accorder le droit de vote aux élections locales aux immigrés ? Ce serait un facteur d’intégration…

A titre personnel, je suis pour. Mais c’est une idée qui, aujourd’hui, cristallise les passions, raidit les positions."

Michel Janva

La Franc-maçonnerie et l’élection

Le Grand Orient et la Grande Loge Féminine de France (GLFF, 12.000 "soeurs") ont interpellé les candidats sur, notamment, la laïcité, la parité, la bioéthique et le droit de mourir dignement. Les candidats n’ont pas encore tous répondu. "Leurs réponses seront rendues publiques" avant l’échéance du 22 avril, précise M. Quillardet, grand-maître du GODF.

L’AFP précise :

"le GODF et la GLF sont à l’origine de plusieurs législations. La Loi Veil de 1975 sur la contraception et l’avortement émane d’une sommité de la GLF[ancien grand-maître, NDMJ], Pierre Simon, gynécologue [et membre du cabinet du ministre de la santé, NDMJ], co-fondateur en 1956 du Mouvement français pour le planning familial."

Le GODF a reçu François Bayrou, tandis que Nicolas Sarkozy a participé à un dîner parisien organisé par l’association inter-obédientielle Dialogue et Démocratie en février et il avait célébré le 275e anniversaire de la maçonnerie française.

Michel Janva

Le sens évident des racines chrétiennes de l’Europe

Jean-Marie Le Pen est interrogé dans Le Figaro :

"Les racines chrétiennes de l’Europe : cela a un sens ?

Cela a un sens évident. Tout le monde peut renier sa mère, mais cela n’empêche pas qu’on soit sorti de son ventre. Les autres sont des lâches, ils veulent se coucher devant la pensée unique."

MJ

Les impôts sur le revenu des candidats

13505€ pour Nicolas Sarkozy en 2004, 6679€ pour Jean-Marie Le Pen et 3978€ pour François Bayrou la même année. Selon l’Express, Ségolène Royal n’a en revanche pas souhaité répondre.

Michel Janva

L’Eglise catholique choque Nicolas Sarkozy

Interrogé dans Libération, Nicolas Sarkozy "pense aussi que la sexualité est une identité" :

"Je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité".

Le candidat UMP trouve "choquante" la position de l’Eglise catholique "consistant à dire ‘l’homosexualité est un péché‘". Pourtant l’Eglise dit surtout que l’acte homosexuel est un péché.

Michel Janva

Les candidats notés par la Ligue des droits de l’homme

A l’exception de Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Frédéric Nihous et Gérard Schivardi qui n’ont pas été invités à répondre aux questions et d’Arlette Laguillier, qui n’a répondu qu’à une seule question, la LDH a établit une notation des candidats. Résultats :

  • Dominique Voynet 67 points
  • Olivier Besancenot 66,5
  • Marie-George Buffet 66 points
  • José Bové 55 points
  • Ségolène Royal 42,5 points
  • François Bayrou 27,5 points
  • Sarkozy 2 points

A la lumière de ces "scores", la LDH appelle «les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats». Comme le fait remarquer Daoudal :

"Evidemment, ce n’est pas une surprise, mais il est toujours stupéfiant de voir un organisme qui se dit de défense des droits l’homme distinguer parmi leurs meilleurs défenseurs l’authentique représentant du trotskisme (19 sur 20 !), et la représentante d’un parti qui se dit toujours communiste. Autrement dit les héritiers des régimes qui ont le plus violemment et longuement violé tous les droits de l’homme."

Michel Janva

« Guide électoral pour catholiques conséquents »

Daniel Hamiche a traduit le Voter’s Guide for Serious Catholics, rédigé par l’équipe de Catholic Answers, le site d’apologétique catholique créé par Karl Keating. La première version fut éditée en 2004, quelques mois avant l’élection présidentielle de novembre. Sa réception ne fut pas pour rien dans les résultats électoraux du vote catholique de cette année-là où les «cinq questions non négociables» (avortement, euthanasie, manipulations des cellules-souche embryonnaires, clonage humain, “mariage” homosexuel) avaient été au cœur du débat politico-électoral. Extraits :

"Ce guide va vous aider à comprendre la différence entre les positions de candidats qui sont moralement acceptables et celles qui sont si opposées au principe moral fondamental qu’elles sont incompatibles avec toute fonction publique. Pour la plupart des questions qui se présentent devant l’électeur ou le législateur, il s’agit de choisir la politique la plus efficace pour faire passer ou appliquer un principe moral. […] Mais certaines questions relèvent de principes moraux “non négociables” qui n’admettent ni exception ni compromis. La position de quelqu’un s’accorde à ces principes ou ne s’accorde pas. […]

Vous devez, dans toute la mesure du possible, éviter de voter pour des candidats qui avalisent ou promeuvent des politiques intrinsèquement mauvaises. Autant que faire se peut, vous voterez pour ceux qui promeuvent des politiques conformes à la loi morale. Dans de nombreuses élections, il arrive que tous les candidats en lice tiennent des positions moralement inacceptables sur une ou plusieurs des questions “non négociables”. De telles situations placent le citoyen devant des choix ardus. Dans ces cas-là, le citoyen devra voter de manière à limiter au maximum le mal qui pourra être fait par les candidats en lice. […]

Lorsqu’un citoyen vote, il donne en général sa voix à un candidat et c’est celui-ci qui votera directement lois ou programmes. Mais le fait d’agir à un niveau qui précède l’élaboration de la loi, ne libère pas les citoyens de leurs responsabilités car la morale exige qu’on évite de faire le mal dans toute la mesure du possible, même indirectement. Certaines choses sont toujours mauvaises et on ne peut délibérément voter en leur faveur. […] Les citoyens soutiennent indirectement ces choses mauvaises s’ils donnent leurs voix à des candidats qui proposent de les promouvoir. Ainsi, les catholiques doivent, autant que possible, éviter de voter pour tout candidat qui a l’intention de soutenir des programmes ou des lois intrinsèquement mauvais. Si tous les candidats approuvent des politiques moralement nocives, les citoyens doivent voter de manière à limiter le dommage qui peut potentiellement être commis."

Michel Janva

Guillaume Peltier parle du MPF

Vox Galliae rapporte les propos de Guillaume Peltier :

"Plus le vote Villiers sera important, plus nous aurons la certitude d’avoir une vraie politique de droite, sur des sujets essentiels [et] quel que soit le score final [de Philippe de Villiers au soir du premier tour] cette campagne aura permis de prendre date".

"L’objectif est de construire cette force sans laquelle il ne sera pas possible de gouverner à droite."

L’objectif de tout cela "n’est pas de faire 10%" puis de "s’enfermer", mais de "participer à un gouvernement" sur la base de "nos idées".

Marie Sophrone

L’avortement au Brésil ?

Le ministre brésilien de la santé, Jose Gomez Temporao, souhaiterait dépénaliser l’avortement. L’avortement est illégal au Brésil sauf s’il permet de sauver la vie de la mère ou en cas de viol. Un projet de loi a été proposé au Parlement. Il prévoit la possibilité de légaliser l’avortement dans certains cas médicaux, notamment pour les fœtus atteints d’encéphalie (absence du cerveau). Fin mars, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Sao Paulo pour protester.

Le ministre de la santé envisageait d’organiser un referendum sur la question, mais un sondage vient de révéler que 65% des Brésiliens seraient contre un changement de la loi actuelle. Il ne lui reste donc plus que la voie parlementaire mais le Parlement prendra-t-il l’initiative de faire passer une loi qui déplaît à la majorité des Brésiliens ? D’autant que le Pape Benoît XVI se rendra au Brésil du 9 au 13 mai.

Il rencontrera le président Luiz Inacio Lula da Silva le 10 mai à Sao Paolo, au deuxième jour de son voyage. Benoît XVI aura en fin d’après-midi un rendez-vous avec les jeunes catholiques brésiliens dans un stade de Sao Paolo. Vendredi matin, Benoît XVI présidera, toujours à Sao Paolo, une messe de canonisation d’un prêtre brésilien du 18e siècle, Frei Galvao. Dans l’après-midi, il rencontrera les évêques du Brésil avant de partir pour la ville-sanctuaire d’Aparecida. Après diverses rencontres, Benoît XVI célèbrera la messe dimanche devant le sanctuaire dédié à la Vierge. Il présidera dans l’après-midi l’ouverture des travaux de la cinquième conférence générale des évêques d’Amérique latine et des Caraïbes.

Vers une interdiction complète des chimères

…en Grande-Bretagne. Un projet de loi devrait être examiné pour interdire totalement la création de chimères embryonnaires mi-animale mi-humaine.

MJ

Le « mariage » homosexuel consacrerait la fin du mariage civil

Catherine Labrusse-Riou, professeur à l’université Paris-I, s’oppose dans Le Monde au "mariage" homosexuel :

"Je crois que la consécration du mariage homosexuel serait de nature, à terme, à remettre en cause la structure même du droit de la famille basée sur la différence généalogique des lignes paternelle et maternelle. La déstructuration des institutions civiles de la famille me paraît dangereuse. […] Si le mariage homosexuel était consacré par la loi, les grandes religions dotées d’un droit de la famille – catholique, juive, musulmane – pourraient demander que le mariage civil ne soit plus un préalable nécessaire à la célébration religieuse."

Michel Janva

Pologne : quelle collaboration avec le communisme ?

Sous la plume d’Alexandra Viatteau dans Diploweb :

"[U]ne loi polonaise de mars 2007 invite les professionnels et intellectuels du secteur public (diplomates, hommes de loi, universitaires, professeurs, journalistes…) à faire un acte équivalent à celui que l’Eglise demande au personnel ecclésiastique : signaler à l’Institut de la mémoire nationale (IPN) s’ils ont collaboré  et éventuellement sous quelle forme. […] Qu’en est-il exactement de la réalité de ce mot systématiquement utilisé par les médias ?

Elle distingue 7 réalités, qui vont du choix volontaire aux infiltrations de la résistance, en passant par ceux qui ont été contraints et forcés de signer une déclaration quelconque. Mais cette distinction ne plaît pas à tout le monde :

"une partie des personnalités visées à gauche, voudrait l’éviter et le refuse parfois avec beaucoup d’irritation, notamment dans les milieux hostiles à l’Eglise, et qui voulaient que les projecteurs médiatiques soient braqués sur la «collaboration» dans l’Eglise [on se souvient de la démission de Mgr Wielgus, NDMJ], notamment pour compromettre ses interventions actuelles contre le laïcisme «transnational». Cependant, ils voulaient que l’investigation n’atteigne pas leur propre milieu.

En tout cas, il est important de faire la différence qui s’impose entre ces sept catégories de «collaboration», qui n’en sont pas toujours. Car, il faut qualifier les choses avec une grande précision, pour éviter la confusion des concepts, et il faut demander cet effort aux médias, afin qu’ils ne servent pas à perpétuer l’injustice envers des hommes, la désinformation sur des statistiques forcément imprécises et l’intoxication des intelligences par le régime, la police politique et  la propagande communistes à titre posthume."

Michel Janva

Une diplomatie, reflet de l’état de la société

Dans la revue Géoéconomie, Pascal Lorot fait remarquer que

"La France n’a jamais paru autant en décalage par rapport à un monde qui se développe et s’ouvre rapidement. […] L’échec du référendum marque la disparition du dernier axe clair d’une diplomatie hésitante. Le monde multipolaire appelé de ses vœux par Jacques Chirac […] est toujours à construire."

Après avoir fait remarquer que l’influence de la France à l’étranger s’érode gravement, il conclue qu’:

"Au fond, les difficultés afférentes à notre politique étrangère ne sauraient être dissociées de celles caractérisant la société française dans son ensemble. Une diplomatie n’est que l’expression de l’état d’une société, c’est-à-dire de son dynamisme comme de la clarté de ses objectifs. En ce sens, notre diplomatie incertaine et aux succès contrastés est bien en phase avec une société en mal de vitalité et même d’identité".

Michel Janva

Attentats à Alger

Après les attentats-suicides à Casablanca hier au Maroc, c’est l’Algérie qui est touchée aujourd’hui. Le premier bilan des deux attentats qui ont secoué Alger ce matin fait état d’au moins 17 morts et 82 blessés. Un premier attentat à la voiture piégée a eu lieu à l’entrée du Palais du gouvernement au centre-ville, qui abrite notamment les services du ministère de l’Intérieur, faisant 9 morts et 32 blessés. Un deuxième attentat a visé le commissariat de police de Bab Ezzouar, dans la banlieue est de la capitale, près de l’aéroport international d’Alger, faisant 8 morts et 50 blessés. Les deux attentats ont eu lieu quasi-simultanément vers 10h 45.

Michel Janva

Au second tour

Voici l’avis d’Armoricus dans Présent :

"[A] moins d’avoir opéré un choix au hasard pour le premier tour, ce qui n’est tout de même pas la démarche de la plupart des votants, il semblerait, ayant fait un choix réfléchi, qu’on puisse s’y tenir. Il paraît donc aberrant, pour beaucoup, d’avoir à changer de candidat quinze jours plus tard. L’argument le plus insidieux, pour justifier des virages à 180°, étant, en désespoir de cause, de se déterminer «pour un moindre mal». Or, cette démarche est aussi contraignante que peu démocratique. […]

Alors, me direz-vous, quelle autre alternative peut bien s’offrir ? Il apparaît qu’il en existe une, quand bien même frappée elle aussi de nullité, qui serait de maintenir son choix initial. Si cette démarche était adoptée par des centaines de milliers d‘électeurs, cela se saurait, car, le dépouillement du scrutin étant public, le résultat exact n‘échappe à personne. Cette démarche obstinée donnerait à réfléchir aux politiques et serait en même temps une gifle aux médias si imbus de leur pouvoir parallèle.

La méthode est donc simple. Au premier tour, on se munit de deux bulletins identiques, au nom du candidat choisi. Le premier est déposé dans l’urne au premier tour. Le second servira derechef pour le second tour. Il me semble qu’il y a là une démarche raisonnée. Elle proclamerait le droit qu’a chacun de ne pas changer d’avis. Par ailleurs, elle demeure une marque de fidélité voire de respect pour le candidat choisi. […]En définitive, le vote répétitif permettrait de se réaffirmer et d’avoir la satisfaction intime de ne pas être réduit à l‘état de girouette."

Simple hic : quid des électeurs qui doivent s’exprimer via les machines électroniques ?

Michel Janva

Retour sur les propos de Nicolas Sarkozy

Toujours sur les gènes, voici ce qu’on peut lire dans Présent, sous la plume de Jean Cochet :

"Un lecteur de Présent nous fait part lui aussi de son inquiétude. «Outre le fait que les propos de Nicolas Sarkozy sont ineptes, ce courant de pensée qui relève de l’eugénisme constitue aussi un des piliers idéologiques de la Scientologie. Sachant que Nicolas Sarkozy idolâtre les USA où il se rend régulièrement, et qu’il a reçu Tom Cruise (fervent scientologue) au ministère de l’Intérieur l’année dernière, ne pensez-vous pas que Nicolas Sarkozy soit un scientologue ? »

Tout cela me paraît fortement exagéré. Certes, les déclarations de Nicolas Sarkozy peuvent choquer les chrétiens qui croient à la liberté humaine. Ou qui, comme les protestants, se réclament du libre-arbitre. Mais dans un débat philosophico-scientifique, on peut aussi, histoire de relancer la discussion, avancer quelques idées paradoxales ou provocantes. Le choc des idées, pour éclairer ceux qui suivent et écoutent, doit faire quelques étincelles."

Michel Janva

Chronique des émeutes

Une rixe a éclaté lundi après-midi entre des habitants de deux quartiers de Corbeil-Essonnes, qui se sont mutuellement poursuivis jusque dans les couloirs d’un hôpital. Une trentaine d’habitants de la cité se seraient rendus en bus vers 16h00 dans un autre quartier de Corbeil, à Montconseil, armés de bâtons et de pierres. Une bagarre a ensuite éclaté, mais des policiers sur place ont mis fin aux violences en faisant usage de leurs flash-balls. Tout en se dispersant dans les rues, des jeunes des deux quartiers ont continué à se courser jusque dans les couloirs de l’hôpital Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes.

Un homme gardé à vue dans un hôpital de Seine-Saint-Denis a été libéré lundi soir par des individus armés. Lors de son interpellation, un premier attroupement hostile s’était alors formé et les fonctionnaires qui avaient essuyé des jets de projectile avaient dû se dégager en utilisant leur flashball. Emmené à l’hôpital sous escorte policière, le suspect a ensuite été soigné par un médecin. Vers 22h30, cinq inconnus, visage dissimulé par une écharpe, ont surgi. L’un deux a brandi une arme de poing tandis que ses complices ont utilisé des bombes lacrymogènes pour parvenir jusqu’à la salle de soins. Les policiers n’ont rien pu faire.

Michel Janva

La République des copains

Nicolas Sarkozy, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature, se serait engagé en cas de victoire à la présidentielle à "éviter au président sortant tout retour de flamme judiciaire", selon le Canard Enchaîné de demain.

"un article de la loi imposera aux juges de clore leurs dossiers dans des délais très stricts. Pas plus d’une dizaine d’années après les faits incriminés pour les simples délits. Les dossiers trop anciens, encore à l’instruction, seront purement et simplement annulés".

Un proche de Chirac avertit que

"les promesses peuvent être oubliées, mais nous avons pris des garanties. C’est du rapport de forces, du donnant-donnant. On a des dossiers sous le coude".

Michel Janva

La violence contre la police en hausse

Selon l’indicateur national des violences urbaines (INVU), près de 1 400 atteintes collectives à des services de sécurité, de secours et de santé ont été enregistrées au cours du premier trimestre 2007, soit autant que l’an passé à la même période. Le 20 mars, des policiers sont tombés dans un piège dans une cité d’Etampes (Essonne). Pour se venger d’une interpellation mouvementée deux jours plus tôt, un groupe de jeunes gens a tendu un guet-apens en organisant un rodéo automobile avec un véhicule volé, avant d’y mettre le feu pour attirer pompiers et policiers. Pendant leur intervention, les forces de l’ordre ont été visées par 20 à 30 tirs, déclenchés avec une carabine 22 long rifle équipée d’une lunette de visée.

A Cergy (Val-d’Oise), dimanche 1er avril, des policiers ont été pris à partie par un groupe de 30 à 50 jeunes qui les ont aspergés avec des extincteurs et leur ont jeté des pierres. Des violences graves se sont également produites, mercredi 4 avril, dans une cité près de Bordeaux. A la suite d’un contrôle d’identité, neuf policiers ont été blessés, dont un grièvement, par des pierres et des bouteilles jetées par une quinzaine de jeunes gens. Une soixantaine de policiers ont été mobilisés pour permettre un retour au calme. Des incidents, moins sérieux, ont aussi été signalés à Noisy-le-Sec et Sevran (Seine-Saint-Denis), mercredi 4 avril.

Ces événements ne sont pas exceptionnels. Selon l’Observatoire national de la délinquance, les violences envers les personnes dépositaires de l’autorité (gendarmes, policiers, pompiers, personnels de santé ou professeurs) ont plus que doublé depuis 1996. Depuis trois ans, la hausse annuelle des violences envers les personnes dépositaires de l’autorité s’est stabilisée entre 6 % et 8 %. La Seine-Saint-Denis, les Yvelines, le Nord et les Bouches-du-Rhône sont les départements les plus touchés. C’est la gravité des agressions qui est sans précédent, à en croire les policiers. Engins incendiaires, plaques d’égout, barres de fer, parpaings, boules de pétanque : tout est recyclable pour viser les fonctionnaires.

Michel Janva