La conférence des Évêques des Etats-Unis a publié une instruction qui condamne les “transitions de genre”
Voilà qui nous change de l’épiscopat allemand. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a publié une instruction interdisant les opérations chirurgicales et les médicaments dits de “transition de genre”, qu’elle considère comme contraires à l’ordre naturel inhérent au corps humain et voulu par Dieu en tant que Créateur.
Le document, intitulé “Note doctrinale sur les limites morales de la manipulation technologique du corps humain“, a été rédigé par le comité doctrinal des évêques, présidé par Mgr Daniel Flores, évêque de Brownsville (Texas). Le texte a été publié le 20 mars et, bien qu’il s’adresse particulièrement aux institutions médicales catholiques, il expose les principes d’une approche catholique de la question d’une manière qui est instructive pour tous les fidèles.
Les évêques ont condamné l’idéologie transgenre comme une version moderne du dualisme qui rejette le corps humain comme partie constitutive de la personne humaine. Les évêques ont déclaré qu’une telle idéologie, qui soutient qu’une personne peut naître dans le ” mauvais type de corps ” et peut ” changer ” son corps pour celui du sexe opposé, ne voit pas l’unité inhérente du corps et de l’âme ainsi que l’ordre naturel du corps sexuellement distinct de l’homme et de la femme.
Les évêques commencent par rappeler la compréhension chrétienne de l’ordre placé par Dieu dans la nature elle-même. Ils écrivent :
“Un principe fondamental de la foi chrétienne est qu’il existe un ordre dans le monde naturel qui a été conçu par son Créateur et que cet ordre créé est bon (Gn 1,31 ; Ps 19,1ss.). L’Église a toujours affirmé la bonté essentielle de l’ordre naturel et nous a invités à le respecter”.
Au sein de cet ordre naturel et à son sommet se trouve la nature humaine, elle-même dotée par Dieu d’un ordre intrinsèque, affirment les évêques.
Ce qui est vrai pour la création dans son ensemble l’est aussi pour la nature humaine en particulier : il y a un ordre dans la nature humaine que nous sommes appelés à respecter. En fait, la nature humaine mérite le plus grand respect puisque l’humanité occupe une place singulière dans l’ordre créé, étant créée à l’image de Dieu (Gen. 1:27). Pour nous épanouir en tant que personnes humaines, pour trouver le vrai bonheur, nous devons respecter cet ordre. Nous n’avons pas créé la nature humaine ; c’est un don d’un Créateur aimant. Nous ne sommes pas non plus “propriétaires” de notre nature humaine, comme s’il s’agissait d’une chose dont nous serions libres de faire l’usage qui nous plaît. Ainsi, le respect authentique de la dignité humaine exige que les décisions relatives à l’utilisation de la technologie soient guidées par un respect authentique de cet ordre créé.
Les évêques ont poursuivi en soulignant que le fait que la personne humaine soit composée à la fois d’un corps et d’une âme fait partie de l’ordre naturel. Le corps est une partie constitutive de la personne humaine, ont-ils expliqué, et non une nature séparée, un accessoire ou un simple instrument de l’âme, à utiliser ou à remodeler à volonté. L’Église a toujours rejeté les concepts dualistes de la nature humaine qui ne reconnaissent pas que le corps est une partie constitutive intrinsèque de la personne, ont insisté les évêques. Cela signifie qu'”une âme ne peut jamais être dans un autre corps, et encore moins dans le mauvais corps”, un mantra souvent répété par les défenseurs du transgenre qui prétendent que ceux qui s’identifient différemment de leur sexe biologique sont simplement nés dans le mauvais type de corps.
Les évêques ont ensuite défendu la différenciation sexuelle et la complémentarité de l’homme et de la femme comme étant fondamentales pour l’ordre naturel du corps humain. La corporéité humaine est, à son tour, intrinsèquement liée à la différenciation sexuelle humaine. De même que toute personne humaine a nécessairement un corps, de même les corps humains, comme ceux des autres mammifères, sont sexuellement différenciés en mâle et femelle : “Il les créa mâle et femelle” (Gn 1,27). Saint Jean-Paul II nous a rappelé que, dans le livre de la Genèse, nous apprenons que “l’homme est créé “dès l’origine” comme mâle et femelle : la vie de toute l’humanité – qu’il s’agisse de petites communautés ou de la société dans son ensemble – est marquée par cette dualité primordiale”. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme :
“L’homme et la femme ont été créés, c’est-à-dire voulus par Dieu : d’une part, dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines ; d’autre part, dans leur être respectif d’homme et de femme. Être homme’ ou ‘être femme’ est une réalité qui est bonne et voulue par Dieu”.
Les évêques se sont ensuite tournés vers l’enseignement de Pie XII sur les principes permettant de juger de la légitimité morale des interventions médicales qui touchent à l’ordre naturel du corps humain, telles que les opérations chirurgicales, les amputations ou les altérations génétiques. Ces interventions médicales, ont-ils déclaré, doivent respecter l’ordre et la finalité du corps humain.
“La personne humaine, corps et âme, homme ou femme, a un ordre et une finalité fondamentaux dont l’intégrité doit être respectée. En raison de cet ordre et de cette finalité, ni les patients, ni les médecins, ni les chercheurs, ni aucune autre personne n’ont de droits illimités sur le corps ; ils doivent respecter l’ordre et la finalité inscrits dans la personne incarnée”.
Ils ont ensuite exposé les deux types d’interventions médicales technologiques qui sont moralement justifiées, ainsi que les conditions qui, selon Pie XII, doivent être remplies pour que de telles interventions soient moralement acceptables.
La tradition morale de l’Église reconnaît essentiellement deux scénarios dans lesquels les interventions technologiques sur le corps humain peuvent être moralement justifiées :
1) lorsque ces interventions visent à réparer un défaut du corps ;
2) lorsque le sacrifice d’une partie du corps est nécessaire au bien-être du corps tout entier.
Les évêques ont souligné que si “ces types d’interventions technologiques respectent l’ordre fondamental et la finalité inhérente à la personne humaine … il existe d’autres interventions technologiques qui ne visent ni à réparer un défaut du corps ni à sacrifier une partie pour le bien du tout, mais qui visent plutôt à modifier l’ordre fondamental du corps”. “De telles interventions ne respectent pas l’ordre et la finalité inscrits dans la personne humaine”, ont-ils déclaré.
Les évêques ont donné les trois conditions que le pape Pie XII a stipulées comme devant être remplies pour qu’une intervention médicale “qui implique une mutilation anatomique ou fonctionnelle” soit moralement permise :
- Premièrement, le maintien ou le fonctionnement d’un organe particulier dans l’ensemble de l’organisme lui cause un dommage grave ou constitue une menace.
- Deuxièmement, ce dommage ne peut être évité, ou du moins sensiblement diminué, autrement que par la mutilation en question et l’efficacité de la mutilation est bien assurée.
- Enfin, on peut raisonnablement s’attendre à ce que l’effet négatif, c’est-à-dire la mutilation et ses conséquences, soit compensé par l’effet positif : suppression du danger pour l’ensemble de l’organisme, atténuation des souffrances, etc.
Ces conditions assurent le bon respect de l’ordre fondamental de la personne humaine en ce qu’elles établissent que le sacrifice de la partie du corps n’est pas en soi ce qui est recherché, qu’il s’agit bien d’un dernier recours nécessaire au bien-être du corps, en l’absence d’autres options pour assurer le bien-être du corps dans son ensemble.
Partant de ces principes, les évêques les ont ensuite appliqués aux cas du “génie génétique” non thérapeutique et des chirurgies et médicaments dits de “transition de genre”, qu’ils ont tous condamnés comme étant moralement inadmissibles, destinés à remplacer plutôt qu’à respecter l’ordre naturel.
Alors que les deux types d’interventions technologiques susmentionnés considèrent l’ordre fondamental de la personne humaine comme acquis et n’ont pas l’intention de le modifier, il existe un autre type d’intervention qui considère cet ordre comme insatisfaisant d’une certaine manière et propose un ordre plus souhaitable, un ordre repensé.
Le génie génétique “à des fins autres que le traitement médical” n’est pas moralement admissible. L’intention est ici de remplacer l’ordre naturel par ce que l’on imagine être un ordre nouveau et meilleur. La Congrégation [pour la doctrine de la foi] avertit que “dans la tentative de créer un nouveau type d’être humain, on peut reconnaître un élément idéologique dans lequel l’homme essaie de prendre la place de son Créateur”. De la même manière, certaines propositions d'”amélioration cybernétique” visent également à repenser l’ordre fondamental de l’être humain et à produire un nouveau type d’être humain en remplaçant tout ou partie des organes corporels par des dispositifs artificiels.
Les mutilations et les drogues dans le but de “changer” de sexe ne sont pas moralement acceptables.
Les évêques ont ensuite dénoncé la vaste pratique et la gamme d'” interventions techniques ” proposées comme ” traitements ” pour la soi-disant ” dysphorie de genre ” ou ” incongruité de genre ” qui ” impliquent l’utilisation de techniques chirurgicales ou chimiques visant à échanger les caractéristiques sexuelles du corps d’un patient pour celles du sexe opposé ou pour des simulations de celles-ci “, et qui ” dans le cas des enfants … est préparée par l’administration de bloqueurs de puberté chimiques, qui arrêtent le cours naturel de la puberté et empêchent le développement de certaines caractéristiques sexuelles en premier lieu “.
En termes clairs, les évêques ont condamné toutes ces procédures transgenres, déclarant :
“Ces interventions technologiques ne sont pas moralement justifiées, ni comme des tentatives de réparer un défaut dans le corps, ni comme des tentatives de sacrifier une partie du corps pour le bien de l’ensemble”.
Les évêques ont défendu cette condamnation en avançant les arguments suivants :
Premièrement, elles ne réparent pas un défaut du corps : il n’y a pas de désordre dans le corps qui doit être traité ; les organes du corps sont normaux et sains. Deuxièmement, les interventions ne sacrifient pas une partie du corps pour le bien de l’ensemble. Lorsqu’une partie du corps est légitimement sacrifiée pour le bien de l’ensemble, que ce soit par l’ablation totale ou la reconfiguration substantielle d’un organe corporel, l’ablation ou la reconfiguration de l’organe corporel est tolérée à contrecœur comme étant le seul moyen de faire face à une menace sérieuse pour le corps. Ici, au contraire, l’ablation ou la reconfiguration est elle-même le résultat souhaité.
Plutôt que de réparer un défaut du corps ou de sacrifier une partie pour le bien de l’ensemble, ces interventions visent à transformer le corps de manière à lui faire prendre autant que possible la forme du sexe opposé, contrairement à la forme naturelle du corps. Elles tentent de modifier l’ordre fondamental et la finalité du corps et de le remplacer par quelque chose d’autre.
Ces interventions diffèrent par l’ampleur des changements apportés au corps. Elles se ressemblent cependant en ce qu’elles ont toutes le même objectif fondamental : transformer les caractéristiques sexuelles du corps en celles du sexe opposé.
En accord avec la condamnation de ces procédures, les évêques ont demandé aux institutions et services de santé catholiques de s’abstenir de toute intervention de transformation du genre, “qu’elle soit chirurgicale ou chimique”, qui, selon eux, nuit en fin de compte à la personne humaine. Ils ont écrit : “De telles interventions ne respectent donc pas les droits de l’homme :
De telles interventions ne respectent donc pas l’ordre fondamental de la personne humaine en tant qu’unité intrinsèque de corps et d’âme, avec un corps sexuellement différencié. La corporéité est un aspect fondamental de l’existence humaine, tout comme la différenciation sexuelle du corps. Les services de santé catholiques ne doivent pas pratiquer d’interventions, qu’elles soient chirurgicales ou chimiques, visant à transformer les caractéristiques sexuelles d’un corps humain en celles du sexe opposé, ni participer à l’élaboration de telles procédures. Ils doivent utiliser toutes les ressources appropriées pour atténuer la souffrance de ceux qui luttent contre l’incongruité de genre, mais les moyens utilisés doivent respecter l’ordre fondamental du corps humain.
La tradition hippocratique en médecine demande à tous les prestataires de soins de santé, avant tout, de “ne pas nuire”. Toute intervention technologique qui ne respecte pas l’ordre fondamental de la personne humaine en tant qu’unité du corps et de l’âme, y compris la différence sexuelle inscrite dans le corps, n’aide pas en fin de compte la personne humaine, mais lui nuit.
La religion de la République
Ancien Vénérable Maître franc-maçon et membre des Hauts Grades au sein de l’obédience du Droit humain, Serge Abad-Gallardo, converti il y a quelques années se consacre désormais à dévoiler ce véritable contre-pouvoir caché qu’est la franc-maçonnerie. Dans ce nouveau livre Franc-maçonnerie et politique: Les liaisons dangereuses‚ il met en lumière l’influence déterminante, continue et secrète de la franc-maçonnerie sur le politique depuis le XVIIIe siècle. Aucun régime n’a été épargné par l’ombre de celle-ci depuis la Révolution française : en particulier toutes les républiques successives, sans exception, y compris la Ve République. Les décisions politiques ont été orientées et sont orientées aujourd’hui encore par le pouvoir des loges – particulièrement dans le champ sociétal, jusqu’au sombre exemple actuel de l’euthanasie. Selon l’auteur, environ 40% de nos parlementaires sont franc-maçons. Cela explique l’influence déterminante de cette secte dans l’élaboration et le vote des lois.
Ces laïcités qui luttent contre l’influence de l’Eglise dans la société prônent une fausse laïcité : ils combattent l’Eglise pour qu’elle n’empiète pas sur leur église maçonnique, véritable religion de la République depuis l’origine :
La franc-maçonnerie est une religion utilisant des d’action politique. L’ordre initiatique refuse la qualification de religion, mais il s’agit là que d’une stratégie de la franc-maçonnerie dont la plupart de ses membres sont dupes, parfois le plus naïvement du monde !
Au printemps 2013, alors que la loi dénaturant le mariage venait d’être adopté, l’Orateur de la loge du Droit Humain Tolérance et Fraternité à Narbonne déclarait :
Pour terminer, mes “seuls” et mes “frères”, formons le voeu que la franc-maçonnerie demeure à l’origine de l’élaboration des lois de notre pays. Des lois de liberté, d’égalité et de fraternité, comme celles qui ont permis, grâce à notre “frère” Schoelcher, l’abolition de l’esclavage. Puis grâce à d’autres “frères” ou “soeurs”, députés et membres de gouvernement, le divorce, puis le droit de vote pour les femmes, ensuite la pilule, et l’avortement, l’abolition de la peine de mort, et récemment le mariage pour tous. Bientôt, la possibilité pour chacun de mourir dans la dignité par la légalisation de l’euthanasie. J’ai dit, Vénérable Maître !
L’auteur souligne que l’objectif de cette secte est de perpétuer la révolte contre Dieu, en pesant sur l’action politique afin de bouleverser les lois du Décalogue. Un Grand-Maître a ainsi fait l’apologie de la transgression, au sens biblique du terme :
Le maçon est un transgresseur… En mangeant le fruit défendu, l’homme devient enfin conscient
Ainsi par la légalisation de l’avortement, et bientôt de l’euthanasie, la franc-maçonnerie, dans un idéal satanique, tend à se faire maitre de la vie et de la mort. Avortement et euthanasie s’inscrivent dans l’orgueil démesuré de Lucifer d’être l’égal de Dieu. Le Dr Henri Cavaillet, sénateur radical-socialiste et franc-maçon, déposé une première proposition de loi sur l’euthanasie en 1976. Pierre Simon, Grand Maître de la Grande Loge de France, fonda l’ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. En 1986, Henri Cavaillet en fut le président.
On m’informe par ailleurs que le député qui sera rapporteur de la loi sur l’euthanasie est le franc-maçon Didier Martin, membre du Grand-Orient et du parti Renaissance.
Frans van Daele envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion hors UE
L’ECLJ se réjouit :
Frans van Daele a été nommé le 7 décembre 2022 envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l’Union européenne (UE). Après une vacance de plus d’un an, il succède à Christos Stylianides resté 5 mois en poste et lui-même nommé en mai 2021 après une vacance de deux ans. Ces vacances semblent démontrer le peu d’intérêt de la Commission européenne pour ce poste fondé en 2016. Pourtant en 2019, le premier envoyé spécial, Jan Figel, avait joué un rôle crucial dans la libération d’Asia Bibi, condamnée à mort puis longuement détenue pour « blasphème », démontrant ainsi l’importance de sa mission. L’ECLJ, spécialisé dans la défense de la liberté religieuse depuis 1998, avait collaboré d’une façon très riche avec Jan Figel, et se félicite de la nomination de Frans van Daele. L’ECLJ espère pourvoir le soutenir de la même façon dans son mandat.
Frans van Daele est l’ancien chef de cabinet du roi de Belgique. Avant cela il a eu une longue carrière administrative et diplomatique de plus de quarante ans. Il a en particulier été représentant permanent de la Belgique auprès de l’OTAN, ambassadeur de Belgique aux États-Unis ainsi qu’ambassadeur et représentant permanent auprès de l’Union européenne à Bruxelles.
Dans une résolution du 18 janvier 2023, le Parlement européen se félicitait de sa nomination et demandait au Conseil et à la Commission d’évaluer le mandat afin de lui fournir des ressources humaines et financières suffisantes. Le Parlement rappelait enfin que « les fonctions de l’envoyé spécial devraient se concentrer sur la promotion et la protection de la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, ainsi que sur le droit à ne pas croire, à l’apostasie et à l’athéisme ». Il soulignait que l’envoyé spécial devrait également accorder une attention particulière aux conversions forcées, à l’utilisation abusive des lois sur le blasphème et à la situation des personnes non croyantes en danger (§22). […]
En attendant l’ouverture des inscriptions dimanche prochain…
Retrouvez le teaser du prochain pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
🎬 Le teaser du Pèlerinage de Chartres 2023 ✝️
L'eucharistie, salut des âmes
26-27-28 mai 2023https://t.co/dzorcn2pRb#ndc #notredamedechretiente #peledechartres #chartres #tradition pic.twitter.com/ub7m3xOAsC— Ant Ch (@AnttoCh92) March 27, 2023
Si les inscriptions ne seront ouvertes que dimanche, vous pouvez déjà proposer vos services aux équipes Soutiens (chauffeur poids lourd, ramassage pèlerins, service d’ordre, logistique, médecin…) : [email protected]
La vraie raison de la réforme des retraites : éviter la dégradation de la note de la France par les agences de notation
D’Agnès Verdier-Moliné, directrice de la Fondation Ifrap, dans Valeurs Actuelles :
[…] On le voit bien à l’insistance du gouvernement pour faire passer une réforme des retraites avec report de l’âge de départ à 64 ans alors que la même majorité y était opposée pendant le précédent quinquennat. Emmanuel Macron a lui-même expliqué l’urgence financière devant le Conseil des ministres convoqué jeudi dernier avant l’utilisation du 49.3 :
« Je considère qu’en l’état, les risques financiers, économiques, sont trop grands. Et je vous autorise donc à utiliser le 49.3. »
Oui, les risques financiers qui pèsent sur la France sont énormes et, jusque-là, le gouvernement n’avait pas été très clair dans sa communication sur le sujet. Pourquoi n’avoir pas dit plus tôt que les nuages financiers sont déjà au-dessus de nos têtes et pas seulement en 2027 ou 2030 ? Que nous risquons une attaque des marchés sur la dette de la France ?
Le gouvernement est resté dans le flou, ces derniers mois, en ne disant pas la vraie raison de la réforme des retraites : éviter la dégradation de la note de la France par les agences de notation et, derrière, un emballement des taux et une explosion du coût annuel de la dette qu’on ne pourrait pas payer.
Pourquoi n’avoir pas dit clairement, au début des débats sur la réforme des retraites, que, dès cette année 2023, nous risquons de graves problèmes de financement de nos services publics, de nos retraites et des salaires des fonctionnaires, car les taux sur la dette française augmentent ? Bientôt 60 milliards d’euros en budgétaire alors que nous étions à 39 milliards en 2019.
Nous avons des taux d’intérêt qui tutoient maintenant les 3 % sur la dette à dix ans (ils étaient encore négatifs début 2021) et qui pourraient monter en flèche si les investisseurs dans la dette française perdaient confiance. Dans ces temps troublés où la moindre étincelle peut mettre le feu aux marchés, ce serait bien pour nous tous de ne pas tester cette hypothèse.
Ce n’est pas un petit sujet, car une crise de la dette peut survenir à tout moment en France. Et pour rassurer les investisseurs qui nous prêtent gentiment sur la totalité des administrations publiques autour de 300 milliards d’euros par an, il faut expliquer comment nous allons – et pouvons ! – redresser les comptes de la France. Et comment nous allons le faire. La fin de l’argent magique, c’est aussi l’atterrissage dans la réalité. […]
Jeunes LR : après l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan, la Manche se dissout
Reste-t-il encore des jeunes chez LR ?

Arte oublie le passé chrétien de l’Arabie et de la Kaba de La Mecque
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
De nombreux éléments de l’histoire officielle de la religion islamique sont remis en question par le documentaire “Le Coran : aux origines du Livre”, diffusé par Arte, dont on peut louer le courage à l’heure ou cela peut leur coûter très cher.
Cependant, quelques détails ne peuvent éviter de sauter aux yeux des amoureux de l’histoire et de la vérité.
Si le documentaire mentionne timidement quelques tribus chrétiennes et juives, il ne remet pas en question l’histoire officielle de l’islam s’agissant du passé polythéiste de La Mecque et Médine. Ces données sont pourtant des légendes contredites par la recherche archéologique. Le narrateur du documentaire de déclamer : “L’oasis de La Mecque abritait la Kaba, un sanctuaire ou on vénérait encore de multiples dieux, des idoles de pierre”. Un peu plus tard :
“Les Mecquois se montrèrent tout d’abord indifférent aux prédications de Mahomet. Mais quand le prophète (de l’Islam, ndlr) a renoncé au culte païen des idoles, ils se mirent à le persécuter.”
Dans l’excellent “Controverses sur les écritures canoniques de l’islam”, sous la direction de Daniel de Smet et Mohamed Ali Amir-Moezzi, le spécialiste M.F. van Reeth vient nous éclairer sur ce sujet en réfutant l’idée des idoles de pierre dans la Kaba.
“Pendant le siècle qui précède l’islam, la tribu des Ǧurhum est venue occuper La Mecque. En tant que chrétiens, il semble qu’ils aient transformé son vieux temple en le christianisant : le ḥiǧr (…) Il paraît aussi que la tradition musulmane ultérieure aurait totalement défiguré le rôle historique des Ǧurhum, en englobant leur activité dans la légende des origines du temple mecquois, au temps d’Abraham et d’Ismaël.” (…) Un grand nombre de détails, que la plupart des historiens ont tendance à minimaliser, acquièrent alors une tout autre signification. Ainsi, le grand-père du Prophète (de l’Islam), ʿAbd al-Muṭṭalib, qui aurait eu un « siège » dans le ḥiǧr, a exercé une fonction importante dans le temple, précisément à l’époque où les Ǧurhum y exerçaient leur contrôle. Ces Ǧurhum auraient introduit le culte de la croix ; quand Muḥammad entra victorieux dans la Kaʿba, on y trouva aux murs des fresques, représentant entre autres Abraham, Jésus, Marie, ainsi que des anges.”
En effet, l’Arabie avant l’invention et l’imposition de l’islam n’était pas polythéiste, mais “presque entièrement sous domination chrétienne”, pour reprendre les mots de Françoise Briquel-Chatonnet, spécialiste du sujet.
L’auteur décrit un lieu
“très importante de l’Eglise de Perse et le lieu d’origine de beaucoup d’écrivains et de penseurs. Le christianisme s’était également implanté dans l’actuel Yémen. Un épisode est demeuré célèbre : le martyre de chrétiens par un roi juif en Arabie du Sud un siècle avant la naissance de l’islam et le renversement de ce même roi par une expédition du souverain d’Ethiopie qui rétablit le christianisme en Arabie heureuse.
La présence de traditions chrétiennes dans le Coran, aussi bien bibliques que théologiques, et l’influence de mouvements chrétiens divers a aussi été soulignée. Depuis une trentaine d’années, des fouilles archéologiques sur la côte occidentale du golfe arabo-persique ont révélé la présence de bâtiments de culte chrétien, églises et monastères, mais dont la date semble plus tardive que ce qui ressortait des textes.
Des prospections récentes dans le Sud-Ouest de l’Arabie saoudite ont révélé des inscriptions chrétiennes et permis de poser des hypothèses sur les voies de pénétration du christianisme dans cette région de l’Arabie. Il en ressort que l’Arabie fut à une époque presque entièrement sous domination chrétienne.”
Mohamed Arbi Nsiri, Doctorant en histoire ancienne, rapporte que
“La présence chrétienne dans la presqu’île de l’Arabie remonte probablement à la fin du IIIᵉ siècle. (…) Si les sources écrites n’y mentionnent la présence de diocèses et de monastères que jusqu’au VIIe siècle, l’archéologie atteste, quant à elle, la présence de communautés chrétiennes jusqu’au IXe siècle. Aux Émirats Arabes Unis, au moins trois sites chrétiens étaient encore occupés au début de la période abbasside : Al-Qusûr au Koweït, Khârg en Iran et Sîr Banî Yâs”
Le doctorant de citer Christian Robin Salim Tayran et leur article “Soixante-dix ans avant l’Islam : l’Arabie toute entière dominée par un roi chrétien”, publié en 2012 dans les Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
M.F. van Reeth, précédemment cité, détaille que
“les sources musulmanes sont extrêmement vagues et confuses quant à cette présence chrétienne au Hedjaz avant l’islam, ce qui amena le Père Lammens à la minimaliser. Or, une autre voie pour expliquer ce silence presque complet pourrait être envisagée : les auteurs, narrateurs et théologiens musulmans ultérieurs ont délibérément obscurci l’arrière-fond et les origines chrétiennes du Coran. La tradition nous conserve pourtant des détails déconcertants qui pourraient être des indications précieuses, bien que la plupart des historiens aient tendance à les reléger dans le domaine des légendes.”
Une chose est sûre : l’image de l’Arabie préislamique polythéiste est une construction de l’apologétique musulmane pour souligner la déchéance de la Jahiliyya (l’ère pré-islamique) et l’opposer à l’action salvatrice du prophète de l’islam.
L’époque de la mondialisation est en train de se refermer
Extrait d’une longue analyse sur le clivage mondialisme/populisme :
[…] Comment nous prémunir des dangers du populisme, et combler les trous idéologiques qu’il pourrait laisser si nous décidions de nous en séparer? Souvent la droite se fait happer par le populisme avec l’angle du patriotisme. Le populisme arrive à nous faire miroiter un monde imaginaire où gens de gauche et de droite pourraient se réunir autour de la patrie. Revoir notre conception du spectre politique occidental implique de reconsidérer certains points de vue. Le dernier élément est que le mondialisme n’est pas forcément une mauvaise chose, et que le patriotisme n’est pas forcément une bonne chose.
Par exemple, faut-il vraiment être contre des échanges culturels et économiques fructueux entre les nations ? Ne sommes-nous pas heureux de bénéficier des productions américaines et japonaises, et ne voudrions nous-mêmes pas que la France exporte et rayonne davantage ? Sur le plan économique, le protectionnisme qui découle du patriotisme nous empêche d’aller au fond du problème : pourquoi la France n’est plus compétitive, pourquoi subit-elle une telle émigration de ses talents, pourquoi le coût du travail devient mirobolant alors même qu’il devient de plus en plus difficile de vivre avec le salaire net, pourquoi les actionnaires français se désengagent. Fermer les frontières ne résoudra jamais les problèmes économiques qui se trouvent à l’intérieur de notre territoire.
De la même façon, faut-il être contre les apports culturels étrangers ? Tous les apports culturels se valent-ils? C’est une chose d’accepter quelques influences de puissances économiques qui rencontrent le succès, C’en est une autre que la tiers-mondisation, l’imposition de cultures étrangères complètement dysfonctionnelles sur notre sol. Tous les échanges culturels ne se valent pas. Il n’y a aucune honte à se saisir d’éléments d’une culture qui rencontre le succès. Il n’y a aucune honte à rejeter les éléments d’une culture qui rencontre l’échec. Il est totalement sain d’être ouvert aux échanges culturels intéressants, tout en défendant férocement son existence sur le plan démographique.
Faut-il être contre l’immigration de travail et la circulation libre des personnes, si elles respectent la loi, et repartent lorsque leur visa de travail expire ? Quelle place pour le rôle des importations et des exportations lorsque notre pays devient vieillissant et que le coût de production explose de ce fait ? Faut-il donc lutter contre la mondialisation, ou bien tout ce qui rend l’activité économique insoutenable sur le sol français ?
Il en va de même pour la remise en question du patriotisme. Avec le temps, ce dernier est devenu quelque chose de vide de sens, qui oublie le peuple, pour lui préférer des symboles abstraits. En voulant élargir la question du patriotisme au point d’englober le populisme à la fois de gauche et droite, la patrie à défendre s’est retrouvée vidée de toute substance. De cette façon, le patriotisme (ou bien le nationalisme) a doucement dérivé vers ce qui a fini par s’appeler le souverainisme, compatible avec le populisme.
Mais la patrie est elle une simple opposition à une classe dirigeante? Est-elle un sol magique qui naturalise ceux qui s’y trouvent ? Est-elle un drapeau ? Est-elle une équipe de football ? Ou bien un Etat ? Que devient la patrie lorsqu’on l’a dépossédée du peuple? Un rien. Une course vers plus d’étatisme, comme si l’Etat pouvait décréter l’identité pourvu qu’il y ait une discipline de fer, ou bien une distribution générale d’aides sociales.
Ainsi, au patriotisme, il faudrait préférer prendre le peuple pour socle, et avoir confiance dans le génie qu’il a maintes fois prouvé dans son histoire. Le souverainisme a tenté de proposer un nationalisme sans le peuple. Les identitaires devraient peut-être maintenant songer à une doctrine centrée sur le peuple avec un nationalisme atténué.
Il ne s’agirait donc pas d’échanger le patriotisme contre le mondialisme, au moment même d’ailleurs où le monde sort petit à petit de la mondialisation, et voit éclore un peu partout des guerres réelles ou commerciales. Nous vivons une période de transition importante. Il s’agirait plutôt de chercher un juste milieu, et de résoudre les contradictions entre ces deux courants opposés. Et ce juste milieu, je crois, peut se défendre au sein de ce qui s’appellerait la droite civilisationnelle. C’est à dire une droite qui ferait la part des choses, en circonscrivant l’élan universaliste et en lui posant comme frontières celles du monde occidental/européen.
L’époque de la mondialisation qui a commencé dans les années 80 est en train de se refermer. Cela, les “élites” le comprennent de plus en plus. Les cartes en sont rebattues. Nous devons nous aussi en prendre conscience et capitaliser sur cette nouvelle ère qui s’ouvre.
Une église fermée à force d’être souillée
Depuis plusieurs semaines, les bénévoles qui s’occupent de l’église Saint-Géry à Cambrai retrouvent l’endroit sérieusement souillé… Faute d’être en mesure d’endiguer le phénomène, la décision a été prise de fermer l’église.
Grève ou manifestation vs démission ou dissolution ou retrait
De Bertrand du Boullay :
Sur les grèves : en l’occurence elles n’ont rien de légitime. Dire le contraire c’est admettre (accepter) avec la gauche que ce mode d’action puisse être employé quand on conteste une réforme politique décidée par un gouvernement. La grève s’adresse au patronat et aux actionnaires. Ceux-ci sont-ils décisionnaires dans la loi de réforme de l’âge de la retraite ? Nullement ! Ainsi, les entreprises se trouvent subir une grève sur laquelle elles n’ont aucun pouvoir. Admettons qu’il y a là quelque bizarrerie très française, pour ne pas dire quelque …gaucherie très Nupesienne.
Sur les blocages : Il n’y a rien là que l’habituel comportement de la gauche. Celle qui refuse que l’on pense autrement qu’elle. Ainsi comme on bloque les entreprises quand on fait grève, on va bloquer les boulevards, demain les ports, les gares et les aéroports. La minorité à gauche a toujours agi ainsi. Rien de très nouveau. On peut (on doit) le regretter et le condamner, mais rien n’y fera : la gauche est la gauche, non républicaine, non démocratique. S’en plaindrait-on, qu’il ne fallait pas voter pour elle en 2022.
Sur la légitimité de la contestation :
Quand le pouvoir n’a pas le cran de dire que Mitterrand a fait miroiter un mirage aux alouettes…
Quand le pouvoir n’a le crédit qu’apporterait de dire qu’il modifiera aussi les systèmes les plus scandaleux qui soient, tel celui du Sénat…
Quand, pour amadouer, le pouvoir baragouine un système général à 1200€ qui ne concernera finalement personne…
Quand le pouvoir se fout du peuple à ce point, la révolte est légitime ! Celle-ci, populaire et de gauche, succède à celle de la droite (les gilets-jaunes). Et si la nôtre, celle de 2013, fut éteinte à coup de lacrimos, celle-ci ne cessera, car la gauche n’a jamais accepté d’avoir tort. Le numéro de mauvais acteur du grand débat ne satisferait plus personne, tant la colère est grande.
Sur le 49.3 : Si la trahison de Lisbonne est le seul déni démocratique de la V ème république, il demeure la morale au dessus de la démocratie. Ne pas la respecter laisse des traces profondes dans le cœur des gens : ainsi la faute de l’auto-amnistie que vota le parlement en 1993 (si ma mémoire est bonne). Ces fautes sont tout autant détestables qu’un déni de démocratie : il en vient une désaffection du peuple pour ses institutions et, avant tout, pour le système électoral. Les politiques deviennent de moins en moins crédibles. Il est temps de virer toute cette engeance !
Éviter une révolution qui n’ose dire son nom ne se pourrait que par un gigantesque Grenelle qui remettrait à plat non seulement le système des retraites, mais aussi celui des rémunérations. Aussi par une Loi qui engagerait l’État à suivre ou répondre aux recommandations de la Cour des comptes et celles des commissions d’enquêtes contre la fraude sociale et fiscale, afin qu’enfin les Français sachent pourquoi ils paient toujours plus d’impôts pour des services toujours plus réduits des fonctions publiques.
Portons au pouvoir un homme qui accepterait de ne pas transiger avec la vérité ! Vive Z !
Bertrand du Boullay
Ps/ Macron doit choisir entre démission, dissolution ou retrait. On n’est pas parti pour, lui qui propose de recevoir l’intersyndicale sauf pour parler des retraites ! Se moquer du monde, il y excelle.
Mot de passe chrétien
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Nos connexions internet nécessitent des mots de passe. Alors pourquoi ne pas en profiter pour prier ?
Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ! devient JvsMpdglSeav!
O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! devient OMcspppnqarav!
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae ! devient CiuDPofcet!
Ave ! Ave ! Ave Maria ! (bis) devient A!A!AM!2
Chacun peut choisir une prière préférée, un chant…
Votre mot de passe reste tout à fait confidentiel, efficace et très facile d’usage.
En plus d’être plus facilement mémorisable, ces mots de passe vous permettent des moments de prière au quotidien.
C’est aussi une manière de christianiser notre société, surtout si vous invitez votre famille et vos amis à agir de même.
Un lecteur du Salon Beige
Le voilement des croix est une invitation pressante à la conversion
Depuis dimanche, les croix des églises et les images des saints sont traditionnellement voilées de violet pendant tout le temps de la Passion. Le sens de cette coutume, devenue facultative, s’est parfois perdu. Quelle est la signification de cette belle tradition, qui nous fait entrer, par la privation visuelle, dans la passion du Seigneur ? L’abbé Télisson (FSSP) explique sur Claves :
[…] De façon plus convaincante, certains auteurs insistent sur la pédagogie liturgique. En masquant la croix durant le temps de la Passion, pour la dévoiler solennellement le Vendredi saint, l’Église invite les fidèles à se représenter que le salut tout entier découle du supplice du Calvaire. Pour cette raison aussi, le voilement des statues et tableaux met en scène ce moment où le Christ n’a pas encore ouvert les portes du Ciel.
Cette disposition est sans doute à rapprocher du transfert des fêtes solennelles du temps de la Passion à celui de la Résurrection. La date de Pâques étant mobile, il se peut par exemple que la fête de l’Annonciation intervienne en ces semaines. Elle est alors transférée après Pâques.
À la cérémonie du Vendredi saint, les fidèles viennent adorer la croix que le prêtre a dévoilée – au sens étymologique où, après la génuflexion, ils baisent le pied du crucifix, en hommage royal au Christ qui rétabli l’ordre divin des choses en mourant sur le bois qui est aussi l’instrument de son règne.
Un signe pour les catéchumènes et les pénitents
Pour cette raison sans doute, certains rattachent-ils le voilement et dévoilement solennel de la croix au cycle de la liturgie baptismale, et à l’initiation progressive des catéchumènes de l’année aux mystères divin.
D’autres encore insistent davantage sur le lien historique avec la pénitence publique. Les pécheurs publics étant éloignés de l’église du mercredi des Cendres au Jeudi saint, on aurait eu l’idée, à l’abolition de la pénitence publique, de séparer les fidèles des sanctuaires par un voile violet, pour rappeler à tous la nécessité de la conversion du cœur pour s’approcher du saint sacrifice.
Quoiqu’il en soit de la chronologie selon laquelle ce fait du culte à la croix s’est répandu, il est lourd de sens.
Évocation du mystère
Le voilement de croix est une méditation en acte sur le mystère de la foi et de l’infidélité. Dans la mort du Calvaire se manifeste la sagesse de Dieu, auquel les esprits incrédules ou révoltés sont imperméables, jusqu’à détester de haine mortelle l’amour divin fait homme. Le voilement des croix évoque la nécessité de convertir le regard d’homme en regard surnaturel, et met théâtralement en scène que le rétablissement de l’ordre du cosmos ébranlé par le péché consiste à faire toutes choses nouvelles, par l’octroi d’une vie nouvelle qui coule du côté du Christ.
Le renouvellement annuel de ces cérémonies, rappelle aussi au chrétien qu’il marche en ce monde dans le temps de la foi, c’est-à-dire celui de la nuit et du mystère, ou plutôt de la pénombre, dans laquelle il faut marcher à la suite du Christ.
Or s’approcher du Christ nécessite de faire la vérité sur soi, c’est-à-dire d’accepter une lumière divine qui n’est pas évidente.
Conversion et compassion
En voilant sombrement les figures du Christ et des saints, l’Église s’associe à la peine du Christ dans les temps précédents la Passion. La liturgie prépare en fait depuis la dernière semaine du Carême la proclamation des passions de l’évangile par l’évocation de plus en plus pressante de l’isolement du Christ devant le mensonge et l’infidélité.
Le Christ qui se retire « tout seul sur la montagne » après la multiplication des pains (évangile du 4e dimanche de Carême), qui ne peut se fier à ceux qui confessent son nom, parce qu’il « sait ce qu’il y a dans l’homme » (évangile du lundi), qui est seul à connaître d’où il vient (évangiles du mardi et du mercredi), et que finalement l’incrédulité chasse à coup de pierres (évangile du 1er dimanche de la Passion), que l’on cherche et que l’on ne trouve pas (lundi de la Passion), etc.
Nous nous souvenons alors que, de notre cœur aussi, le Seigneur sait de quoi il est fait. Le voilement des croix, qui précède l’adoration du Vendredi saint, est donc une invitation pressante à la conversion.
Il nous rappelle que sur la croix le Christ était seul, pour porter chacun d’entre les pécheurs. Pour cette raison, le voilement des croix est en même temps une exhortation à la compassion, à pleurer avec le Christ qui a pleuré seul sur la vanité, la légèreté et la corruption silencieuse de Jérusalem, qui a pleuré seul sur nos péchés.
Le sacrifice du Calvaire, acte rédempteur
Le voilement simultané des croix et des statues et autres images de saints, qui quant à elles ne seront dévoilées qu’à la Résurrection, à l’issue de la vigile pascale, rappelle aussi que sans le sacrifice du Christ, nulle vie sainte n’est possible, ni en ce monde ni dans l’autre. La mort du Calvaire est source de toutes les grâces.
Directement ou par prétérition, le voilement des croix au temps de la Passion constitue une illustration et un rappel de cette parole de l’apôtre saint Paul : « Je n’ai pas jugé, écrit ce dernier aux Corinthiens, que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus, et Jésus crucifié. »
Grenoble : les militants de Reconquête répondent à la propagande islamo-gauchiste de la mairie
Le maire EELV Eric Piolle a lancé une campagne islamo-gauchiste dans sa ville :
En cette journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, la @VilledeGrenoble alerte et sensibilise.
Nous soutenons les associations qui luttent contre les discriminations et pour une égalité d'accès au logement, à l'emploi, au respect. pic.twitter.com/EgUogcbyIQ
— Éric Piolle (@EricPiolle) March 21, 2023
Les militants de Reconquête lui ont répondu en recouvrant les affiches :

A quel âge aller à la messe ?
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Il est difficile pour un prêtre de répondre à cette question étant donné le peu de jeunes familles qui viennent encore généralement à la messe et la crainte de dissuader par une remise en cause de leurs pratiques celles qui y viennent encore …
… Et cependant, la question se pose non seulement pour lui, responsable de la qualité de la liturgie, pour les participants, y compris les parents eux-mêmes, dont le recueillement peut être rendu impossible par les cris et pleurs des bambins, mais encore pour le bien des enfants eux-mêmes.
En effet, la participation à la messe requiert l’attention aux Mystères de la Rédemption rendue présente, d’où la demande immémoriale de l’Église à ce que le silence, qui favorise le recueillement, soit observé durant la liturgie. C’est si vrai que même en dehors des temps où la liturgie est célébrée, le respect du silence est demandé dans les églises en raison de la présence du Seigneur à qui nous devons l’hommage de notre attention. Et parce que dans les sacristies on se prépare à célébrer les Saints Mystères, la pratique du silence y est aussi prescrite : « Déjà avant la célébration elle-même, il est louable d’observer le silence dans l’église, à la sacristie et dans les lieux avoisinants, lorsque tous se préparent à célébrer les saints mystères avec dévotion et selon les rites. »1 Ainsi donc, parce que « La prière eucharistique exige que tous y participent par les acclamations prévues dans le rite lui-même et que tous l’écoutent avec respect et en silence. »,2 les parents y sont tenus au même titre que les autres participants, ce qui peut leur être parfois très difficile s’ils ont des enfants trop petits ou dissipés. Aussi le Code de Droit canonique stipule : « Les parents en premier, et ceux qui tiennent leur place, de même que le curé, ont le devoir de veiller à ce que les enfants qui sont parvenus à l’âge de raison soient préparés comme il faut et soient nourris le plus tôt possible de cet aliment divin, après avoir fait une confession sacramentelle ; il revient aussi au curé de veiller à ce que les enfants n’ayant pas encore atteint l’âge de raison, ou ceux qu’il juge insuffisamment disposés, ne soient pas admis à la sainte Synaxe. (Can. 914) »3 … Je rappelle également qu’aux premiers âges du christianisme, les catéchumènes et les pénitents devaient quitter l’église au début de la prière eucharistique, parce qu’ils étaient reconnus inhabiles à s’unir au Sacrifice du Christ … Aujourd’hui, il est vrai, nous en sommes arrivés au point où des évêques et des cardinaux militent pour que même les pécheurs publics restent dans l’église et y reçoivent les sacrements … histoire de se damner un peu plus avec ceux qui les écoutent (1 Co 11.29) !
Ordinairement la présence des bambins à la Messe est justifiée par la Parole de Jésus disant : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à Moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. » (Mt 19.14). Mais on ne fait pas très attention (Ah ! justement … l’attention …) à ce qui est véritablement dit dans cette phrase … Jésus ne dit pas : « Amenez-Moi les petits enfants », mais : « Ne les empêchez pas de venir ». Autrement dit : c’est aux enfants de venir à Jésus, et non pas à leurs parents à les Lui amener !4 Et tant que les petits enfants ne savent venir à Jésus d’eux-mêmes, il faut donc le leur apprendre … Cette éducation est autrement plus exigeante et formatrice que celle qui consiste à s’en remettre aux effets magiques qu’aurait la proximité physique de l’Eucharistie ! Jésus n’a pas besoin que les enfants soient présents à la Messe ou à l’adoration du Saint-Sacrement pour les bénir : Il Lui suffit de la demande intérieure de leurs parents pour cela (Mt 8.8). Et si à l’inverse, on affirme que c’est la présence des petits enfants qui attire de nombreuses grâces à l’assemblée, elles ne sont certainement rien à côté de celles que donne une participation attentive à la Messe … De même que l’on n’envoie pas les enfants à l’école avant un certain âge, ou que l’on ne peut se marier avant l’âge minimum requis, de même l’on ne devrait pas amener les enfants à la Messe avant qu’ils n’y puissent participer un minimum consciemment. C’est le même principe qui requiert que l’enfant ait atteint l’âge de raison pour pouvoir communier. Mais si certains souhaitent transformer la célébration de la Messe en garderie, serait-ce qu’ils y viennent eux-mêmes comme les enfants sont envoyés à la garderie ?
Je souhaite donc, et demande, que la venue à la Messe des petits enfants soit pré-pa-rée à la maison jusqu’à ce qu’ayant atteint l’âge de raison, ceux-ci soient capables de prendre pieusement part à la célébration des Saints Mystères. Imaginez un enfant qui grandit en apprenant qu’un jour, lui-aussi, sera admis à accompagner ses parents et grands frères et sœurs à ce Mystère entre tous par eux chéris : l’actualisation du Sacrifice de Jésus … Comment sa joie ne grandirait-elle pas en même temps que lui, vivifiée non pas tant par la curiosité de l’inconnu que par l’attrait du Mystère, rendu aimable et désirable dans la connaissance de sa grandeur qui lui serait au fil des jours révélée par la dévotion de sa famille pour la célébration de la Messe ? Que le jour de sa première communion deviendrait alors pour lui un grand et saint jour ! Avec quelle ferveur n’y participerait-il pas alors ? Quel respect n’enseignerait-on pas ainsi de Notre Seigneur présent en nos églises, et de Son adorable Sacrement ! Qu’enseignons-nous finalement à nos enfants ? Venons-nous à la Messe pour y … mourir … d’amour … en nous offrant « par Jésus, avec Jésus et en Jésus … dans l’unité du Saint-Esprit », pour donner au Père « tout honneur et toute gloire », et intercéder pour le salut du monde ? Aussi réellement que Jésus rend présent Son Sa-cri-fi-ce sur l’autel, nous nous unissons à Sa … MORT (1 Co 11.26) … afin de pouvoir vivre ensuite de Sa vie de Ressuscité, et cela, qui saurait le faire sans y avoir été initié ? Pitié, ne réduisons pas « LE Mystère de la Foi » à une formalité réglementaire, ou à un acte superstitieux ! Avons-nous donc oublié que c’est parce que certains participent indignement aux saints Mystères « qu’il y a parmi vous beaucoup de malades et d’infirmes, et que bon nombre sont morts. (1 Co 11.30 ; – et pas d’abord physiquement) » ? Ou bien n’avons-nous plus la Foi ?
Se pose la question de la garde des petits enfants lorsque toute la famille va à la Messe … La réponse appartient en premier lieu à M. le Curé, qui doit organiser, avec les familles, mais aussi tous les paroissiens responsables, un tour de rôle pour qu’un ou plusieurs d’entre eux, au nom de la charité qui les unit, un dimanche, aille à deux messes : l’une pour y participer, l’autre pour y garder, enseigner et faire prier, dans une salle réservée, ces petits enfants.
Chaque personne présente dans une église doit veiller au respect dû à la Présence du Seigneur, respect qui se manifeste par le silence, non « le silence d’inertie d’assemblées individualistes et informes, qu’il faut faire disparaître, [mais] le silence de plénitude, le silence communautaire, nourri et préparé par le chant et la catéchèse. Le silence est le sommet de la prière ; c’est à sa qualité qu’on mesure la réussite de l’effort pastoral. »5
« Le silence est le sommet de la prière ; c’est à sa qualité qu’on mesure la réussite de l’effort pastoral. »
Législative partielle : Renaissance s’effondre, duel à gauche
Une législative partielle était organisée en Ariège, suite à l’annulation de l’élection de 2022 en saison d’une erreur de distribution des bulletins de vote RN, qui avait privé le parti de Marine Le Pen d’une qualification pour le second tour. Bénédicte Taurine, député LFI sortant, investie par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), et la socialiste Martine Forger seront opposées au second tour.
Bénédicte Taurine arrive en tête (31,18 % des voix contre 33% en 2022), devant son opposante de gauche, Martine Froger (26,42 % contre 18,07 % en 2022), soutenue par le PS et la présidente de l’Occitanie Carole Delga.
Le candidat du Rassemblement national (RN), Jean-Marc Garnier, arrive troisième (24,78 % contre 19,94 % en 2022), très loin devant la candidate macroniste, Anne-Sophie Tribout (10,69 % contre 19,96 % en 2022), qui était au second tour en mai 2022. Suivent le candidat Reconquête ! François-Xavier Jossinet (2,77 %), celui sans étiquette Robert Claraco (2,2 %), et Gisèle Lapeyre de Lutte ouvrière (1,96 %). LR n’avait pas présenté de candidat.
La participation a atteint dimanche 39,4 %.
Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie, proche de Carole Delga qui soutenait Mme Froger, souligne :
« On augmente partout, mais c’est le RN plus que LFI qui capitalise sur la mobilisation nationale [contre la réforme des retraites], et la candidate de Renaissance qui s’effondre. »
Le parti présidentiel Renaissance a appelé à voter sans ambiguïté pour la candidate du Parti socialiste Martine Froger.
I comme Injustement
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Le deuxième reproche sur le fond fait [au projet de « Charte des principes du Conseil national des imams »] par [le jeune imam] Mohamed Nadhir concerne l’apostasie : « La charte … dénonce dans l’absolu des concepts qui sont pourtant des concepts islamiques comme le concept de l’apostasie, qui est le fait de renier la foi, qui est un concept islamique qui a été mentionné dans les 395 Chroniques sur l’islam livres et dans la juridiction et qui évidemment a ses règles et ses principes qui le régissent. Qui évidemment ne doit pas mener à ce qu’un individu fasse couler le sang injustement… »… Relevons maintenant le mot-clé « injustement ». Il signifie donc qu’on accepte l’idée qu’un individu (= un musulman) pourrait faire couler le sang (= tuer l’apostat) si la sentence est juste. Que peut signifier une sentence juste (et on sait que l’islam est abondamment pourvoyeur de sentences diverses et donc souvent mortelles)? Une sentence conforme à ce que Mohamed Nadhir appelle «les livres et la juridiction » Les livres? Le Coran, d’abord, bien sûr.
(Extrait de “Un jeune imam français condamne l’exécution pour apostasie. Si elle est injuste !” – Le 29 janvier 2021)
La vérité sur le génocide vendéen
Le succès et la polémique autour du film “Vaincre ou mourir” ont braqué les projecteurs sur le drame des guerres de Vendée. Le temps est-il venu de regarder courageusement en face l’histoire de ce drame absolu ? TVLibertés a décidé de participer à ce travail en proposant une émission réunissant quatre sommités, quatre spécialistes et en prenant le temps de saisir les vérités sur cette période, en tous points, abominable. Une émission exclusive et qui va faire référence.
Pour connaitre la vérité sur la guerre de Vendée , les invités de Martial Bild sont :
- Philippe de Villiers , ancien député, ancien président du Conseil départemental de Vendée, écrivain et créateur du Puy du Fou
- Reynald Secher, écrivain et historien de la Vendée
- Jacques Villemain, diplomate et énarque, auteur de plusieurs ouvrages sur les guerres de Vendée
- Guillaume Bernard, historien du droit, professeur à l’ICES, l’Institut catholique de Vendée.
Rue89 à la remorque des Blacks Blocs
Rue89 a tenté d’accuser la strème-droâte dans l’incendie de la porte de la mairie de Bordeaux. Aussitôt, l’extrême-gauche est montée au créneau avant que la police ne rétablisse les faits. Ces personnes auraient-elles peur que l’on découvre que ce sont leurs amis qui ont commis ce méfait comme les autres saccages et dégradations ?

Rencontrer Dieu avec Pascal
Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Isabelle Schmitz, Rédactrice en chef du Figaro Hors-Série
- Hélène Michon, Maître de conférences en littérature française
- Alain Lanavère, Critique littéraire & animateur de radio
Terres de Mission : Une autre parole chrétienne sur l’écologie
Terres de Mission reçoit Romain Delenda, animateur de l’application de méditation catholique Meditatio.
Puis, l’abbé Paul Roy, de la Fraternité Saint Pierre, évoque son apostolat à Pau et la façon dont sa formation traditionnelle (notamment thomiste) l’a préparé à sa mission de jeune prêtre.
Enfin, l’agronome Stanislas de Larminat présente son livre “Entretiens avec Monseigneur”, fruit d’un long périple à pied, à travers toute la France, pour rencontrer de nombreux évêques et parler avec eux d’écologie – sous un autre angle que le catastrophisme et l’anti-humanisme des discours écologistes ambiants.
L’euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour ceux qui les théorisent, ceux qui les décident et ceux qui les pratiquent
Le diocèse de Paris a édité un petit livret intitulé Vivants !, distribué dans toutes la paroisses, pour évoquer la fin de vie. Composé d’un éditorial de l’archevêque, de ressources et de repères sur l’enseignement de l’Eglise, ainsi que de témoignages de professionnels comme de patients. Le livret cite notamment la lettre « Samaritanus bonus » du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur le soin des personnes en phases critiques et terminales de la vie (juin 2020) :
« De même que nous ne pouvons accepter qu’un autre homme soit notre esclave, même s’il nous le demande, nous ne pouvons choisir directement de porter atteinte à la vie d’un être humain, même s’il l’exige. Par conséquent, supprimer un malade qui demande l’euthanasie ne signifie pas du tout reconnaître son autonomie et la valoriser, mais signifie au contraire méconnaître la valeur de sa liberté, fortement conditionnée par la maladie et la douleur, et la valeur de sa vie, en lui refusant toute possibilité ultérieure de relation humaine, de sens de l’existence et de croissance dans la vie théologale. (…) C’est pourquoi l’euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour ceux qui les théorisent, ceux qui les décident et ceux qui les pratiquent. »
Dans Le Figaro, Mgr Rougé, évêque de Nanterre, débat face au philosophe laïciste Raphaël Enthoven, qui a signé une tribune antichrétienne sur l’euthanasie. Extrait des propos de Mgr Rougé :
[C]e qui m’a choqué dans votre tribune, c’est l’affirmation que légiférer en faveur de l’euthanasie constituerait un acte de laïcité libératrice, un dépassement salutaire de l’imprégnation religieuse maléfique de notre société! J’y ai vu le prolongement de ce qu’a pu écrire Vincent Peillon dans La Révolution française n’est pas terminée: « La Révolution a échoué parce qu’elle n’a pas réussi à éradiquer le catholicisme, religion intrinsèquement incompatible avec la liberté. »
On voit aujourd’hui beaucoup de soignants, agnostiques ou athées, qui s’opposent fermement à l’euthanasie, au nom de la cohérence éthique de leur mission de soignants. Le refus de l’euthanasie ne relève pas nécessairement ni d’abord d’une appartenance religieuse. D’autre part, en tant que chrétien, je pense que mon rapport à la vie ne vient pas interrompre le débat, mais permet au contraire de le relancer, de poser de bonnes questions: accompagne-t-on, aujourd’hui, suffisamment bien les personnes en fin de vie, les personnes atteintes de maladies chroniques graves ou de handicaps très lourds?
N’hésitez pas à vous inscrire pour participer ou diffuser le documentaire sur l’euthanasie :
Mgr Guillaume Bruté de Rémur, un Français installé au Liban, témoigne de la situation et de ses raisons d’espérer
Alors que le monde a toujours les yeux rivés sur l’Ukraine, et depuis peu, sur le 49-3, sur la France et son risque de crise politico-sociale, nous regardons ailleurs sur la planète bleue. Le pape François vient de recevoir le Premier ministre libanais Najib Mikati, le milliardaire musulman sunnite. L’occasion pour nous d’interviewer Mgr Guillaume Bruté de Rémur, un Français qui vit au Liban, depuis plus de 20 ans.

Antoine Bordier : Mgr Guillaume Bruté de Rémur, vous revenez tout juste de France, de Paris. Comment va la France vue d’un Français vivant au Liban ? Avez-vous constaté cette crise politico-sociale qui semble redémarrer, au sujet de la réforme des retraites ?
Mgr Guillaume Bruté de Rémur : Oui, j’ai bien remarqué la crise politico-sociale que vit mon pays d’origine Je suis arrivé en pleine grève à Paris. Et, j’ai pu subir les difficultés que provoquent les grèves pour les déplacements en France et à l’intérieur de la capitale. Je suis, assez, frappé justement de ce conflit politico-social qui est né de la réforme des retraites. Je ne prendrai pas de position précise sur la loi des retraites, parce que je ne connais pas assez le sujet, mais je trouve que cela met en évidence un profond malaise de la société française. Il y a une réelle difficulté à expliquer et à communiquer sur un tel sujet. Les partis politiques sont, également, en difficulté. Ils ne construisent pas quelque chose en commun. Le sujet est important : il s’agit du futur de la France, de son économie, de sa gestion des personnes qui ne sont plus actives. Comment vont-elles continuer à grandir en avançant vers le grand-âge ? Ces passages en force ont pour conséquence l’ensauvagement de la politique et de la société. Cela décrit un profond malaise de la société française.
Mgr, parlons de vous. Vous faites partie des 25 000 Français qui se sont établis au Liban. Présentez-vous, qui êtes-vous et que faites-vous au Liban ?
Je suis un prêtre du diocèse de Rome. Je suis 100% Français, mais je suis un peu Libanais. Car, depuis 1999, je vis au Liban. J’y suis en mission. Je suis le recteur d’un séminaire qui s’appelle Redemptoris Mater. Ce séminaire a la belle mission de former des prêtres missionnaires pour toutes les églises orientales catholiques.
Il y a un mois la Turquie et la Syrie subissaient un terrible séisme, le Liban a envoyé des secouristes. Parmi les populations touchées, il y a des chrétiens. Quelles sont les dernières informations que vous avez sur le sujet ? Car on n’en parle plus. Et, il y a eu, cette semaine des pluies diluviennes qui ont fait des morts qui se rajoutent aux 50 000 victimes.
Les dernières informations que j’ai concernent la ville d’Antioche parce que je connais une communauté chrétienne là-bas. L’église des franciscains n’avait pas été touchée et elle accueille de nombreux réfugiés. En général, les églises et les communautés chrétiennes, qui sont encore debout, accueillent effectivement beaucoup de réfugiés.
Le 15 mars, des pluies diluviennes sont tombées dans les régions dévastées par le séisme. Je crois qu’il y a plusieurs dizaines de morts. Là, encore, les chrétiens, les églises et les organisations humanitaires sont sur le terrain.
Les chrétiens, on le comprend, sont très solidaires. Et, les Libanais ont quelque chose de particulier : ils ont le coeur sur la main. Cela fait-il partie de votre culture de l’accueil ?
Déjà en soi, la culture chrétienne est une culture dans lequel l’autre est important. Rappelez-vous les paroles du Christ : « Aimez-vous les uns, les autres, comme je vous ai aimé. » C’est important et surtout le Liban a une longue tradition d’accueillir les minorités en difficulté. Cela fait vraiment partie de la culture libanaise.
En raison de sa position géographique, le Liban a toujours été au carrefour des trois continents : Afrique, Asie, Europe. C’est le lieu de passage obligé entre l’Occident et le monde arabe, l’Asie centrale et la Russie. Par ce fait même, le pays fut souvent envahi par les peuples du bassin Méditerranéen. Il a souvent accueilli des réfugiés. Aujourd’hui, sur 6,8 millions d’habitants, il y a près de 2 millions de réfugiés au Liban.

Parlons davantage du Liban, qui vit, depuis 2018, une récession sans précédent. Et, le 4 août 2020, avait lieu ces terribles explosions du port de Beyrouth. Où étiez-vous à ce moment-là ?
Lors de cette catastrophe, j’étais absent. J’avais besoin de me reposer, après une année très difficile due au Covid. Je suis parti la veille pour aller me reposer en Egypte, chez des amis. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé de nombreux amis et mon téléphone n’a pas arrêté de sonner. J’ai des amis qui ont été blessés, mais, heureusement, aucun gravement. Sur place, c’était terrible, dans un rayon de plusieurs centaines de mètre toutes les habitations autour du port ont été endommagées. Je connais le curé de la paroisse du port, le père Elie. Heureusement, il a survécu. Et, sa paroisse a été reconstruite. Il y a eu un vrai élan de solidarité.
Concernant la récession que nous vivons, la pauvreté a augmenté fortement. Elle atteint par endroit plus de 80% de la population. C’est terrible.
Le Liban est une mosaïque confessionnelle et culturelle : 18 confessions y vivent. Quels rôles jouent les chrétiens dans ce concert des religions ? Et, présentez-nous votre église. Quel est son rôle à l’heure où plus de 70% de la population, justement, vit en dessous du seuil de pauvreté ?
Vous ne trouverez jamais un village multi-confessionnel dans lequel il n’y a pas de chrétiens. C’est-à-dire que vous pouvez trouver des villages 100% chiites, d’autres 100% sunnites, d’autres 100% druzes, mais vous ne trouverez jamais des chiites, des druzes et des sunnites ensemble, s’il n’y a pas de chrétiens. Au Liban, les chrétiens sont un peu comme le ciment de cette société. C’est eux qui ont garanti la cohésion du pays.
Moi, je suis un prêtre du diocèse de Rome, mais je travaille beaucoup avec l’église maronite et en fait j’ai le bi-ritualisme [le rite catholique et le rite maronite], donc, je travaille un peu dans la pastorale de l’église maronite. Cette église, qui est née en Syrie, à Antioche, a de nombreuses structures qui aident les personnes en difficulté. Il faut ajouter la Caritas qui est une structure qui regroupe toutes les églises catholiques. Il y a, également, de nombreuses ONG et de nombreuses congrégations religieuses qui viennent en aide aux populations. Mais, il faut savoir que l’église, elle aussi, a été gravement atteinte par cette crise parce que son patrimoine est un patrimoine essentiellement immobilier. L’église, elle aussi, est gravement touchée par la crise.
Parlons d’un sujet dont on parle souvent dans l’hexagone : la laïcité. En France, la laïcité subit de nombreuses influences et elle remet souvent en question le rapport du religieux entre la sphère publique et la sphère privée. Au Liban, l’Etat n’est pas laïque. Pensez-vous que les religions soient sources d’espérance et de solution à un moment où le pays lui-même peine à sortir de la crise ?
Je pense qu’effectivement les religions sont une source d’espérance et une source de solution au moment où le pays souffre pour sortir de cette crise. Je pense qu’en fait nous, les Français, nous venons d’une culture dans laquelle le fait religieux est cantonné à la sphère privée. Puis, on a laissé l’Etat envahir la sphère de la solidarité. Aujourd’hui, on voit la crise du système de solidarité sociale de l’Etat, avec les problèmes sur les retraites et sur la sécurité sociale. Je ne dis pas que c’est une mauvaise solution que l’Etat s’en occupe.
Mais, ici, au Liban, il y a très peu d’Etat. L’Etat devrait avoir un rôle de régulateur, qu’il n’a plus à cause de la corruption. Comment survit-on, dans ces conditions de faillite ? Notre grande force, c’est cette cohésion sociale due à l’appartenance religieuse et au fait que nous baignons tous dans des cultures religieuses. Elles sont une vraie richesse, car elles portent à l’ouverture vers l’autre. Elles sont vraiment un ferment pour la société. Et, elles offrent de véritables solutions pour sortir de la crise.
Concluons, si vous le voulez bien, par la visite du Premier ministre libanais, Najib Mikati, au Vatican. Comment s’est passé son entrevue avec le pape François ?
C’est toujours un grand problème les visites des hommes politiques libanais au Vatican, parce qu’ils ont toujours un peu tendance à utiliser cette proximité du pape pour valider leur position qui souvent est liée à la confession. En l’espèce, aux intérêts des sunnites. Je sais que le pape n’est pas dupe. Il a dû mettre les choses un peu au clair. Il pensait, déjà, venir au Liban [fin 2022]. Quand il a vu que sa visite allait être récupérée, il n’est pas venu. Le pape a dû parler de la vacance de la Présidence de la République. Il a dû aborder les sujets économiques et sociaux. Espérons qu’il viendra l’année prochaine…
Interview réalisée par Antoine Bordier

Copyright des photos Guillaume Bruté de Rémur
Après l’ouverture à Valognes (50), cap sur la Vendée pour le Béguinage Solidaire
Credofunding soutient l’ouverture d’un béguinage à Luçon :
Quel succès ! Le premier Béguinage Solidaire ouvre ses portes à Valognes (Cotentin) en ce mois de mars 2023 en respectant son calendrier et son budget prévisionnels. Entre la crise financière et l’explosion des coûts, l’équipe peut se féliciter. Plus de 250 personnes se sont portées candidates pour entrer dans ce projet de vie vertueux pour une trentaine de logements. Pourquoi cette forte attractivité ? Savamment mûri, le Béguinage Solidaire offre le juste équilibre entre l’autonomie et la vie en communauté : la maison commune ouverte sur le territoire et propice à la rencontre est le cœur battant de cet oasis épanouissant.
Les retraités et les personnes en situation de fragilité doivent rester acteurs de leur vie et de la vie de la cité. Leurs savoirs, leurs compétences sont des richesses pour les générations montantes qui leurs apportent en échange leur dynamisme et de nouvelles connaissances. Prendre en compte les fragilités plutôt que de prendre en charge les personnes. La liberté est un bien précieux. Le Béguinage Solidaire s’articule autour de trois piliers :
- Des logements personnels adaptés au vieillissement : être libre
- Le Tiers-lieu : des espaces de partage ouverts aux habitants du quartier : être utile
- La présence bienveillante : accompagnement professionnel qui facilite la vie : être aimé
La philosophie du Béguinage Solidaire donne une réponse saine et enracinée à l’isolement et à la solitude, les fléaux actuels de notre société malade. La deuxième implantation doit se réaliser en Vendée (Luçon) dans l’ancien patronage Saint-Louis.
Souhaitez-vous contribuer à l’implantation de ce 2ème Béguinage Solidaire, oasis pour le vieillissement ?
Pour toutes informations et investir dans ce beau projet, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/fonciere-beguinage-solidaire
Méditation pour ce temps de la Passion – Non, nous n’avons pas de roi que César… ou Macron !
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
« Nascituri te salutant ! » (Ceux qui vont naître te saluent !) : tel est le titre du livre de Jean-Marie Le Méné sur La crise de conscience éthique, paru en 2009 aux éditions Salvator. Il s’agit, explique-t-il, d’un clin d’œil au « Morituri te salutant ! » que les gladiateurs prononçaient dans l’arène devant César. Jeux du cirque et jeu de mots qui invitent à réfléchir sur la vie et la mort par rapport au Politique : « Si l’on respecte César [pour ce qu’il est : investi du pouvoir parce que responsable du bien commun], quel est le message que celui-ci renvoie à ceux dont il a la charge ? »
Tel est bien l’enjeu du débat « bioéthique » sur l’avortement et son inscription dans la Constitution. Débat qui en évoque un autre entre Pilate et Jésus il y a près de 2000 ans, qui a permis la civilisation de l’Amour, autrement dit la Chrétienté :
– Ignores-tu que j’ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier ?
– Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut.
« Ecce homo ! » (Voici l’homme !) avait dit Pilate aux Juifs qui le harcelaient : « Si tu le délivres, tu n’es point ami de César ; quiconque se fait roi se déclare contre César. » Et les Princes des prêtres : « Nous n’avons de roi que César. »
N’est-ce pas ce que soufflent maintenant au législateur et au Président les nouveaux Princes des prêtres : les mandarins complices de la médecine et des médias, les apprentis sorciers des sciences et des nouvelles mœurs, inspirés par le Retors « menteur et homicide dès le commencement » (Jn, 8, 44) ? – Si tu n’inscris pas ce « droit sacré » à l’avortement dans la Constitution, la « liberté » de la mère de tuer son enfant à naître, tu n’es point ami de la gauche, des « droits de l’homme sans Dieu », de l’idéologie dominante, du sens de l’histoire, du féminisme, du wokisme… ! La « sacralisation » du « droit » à l’« IVG » doit à jamais empêcher le Don de la vie de l’emporter : cela passe par ce culte public à l’État-Moloch…
« Voici l’homme ! », leur dit à son tour le nouveau César, le Politique d’aujourd’hui : Macron et Cie, en leur livrant l’embryon dans sa nudité et sa dignité originelles. Il dit l’homme, comme Ponce Pilate dit l’homme, car il ne peut, au fond, totalement nier la réalité et l’infanticide prénatal que constitue une « interruption volontaire de grossesse », malgré les ruses sémantiques et juridiques. Mais il désigne et « salue » par là cet être dérisoire et infime, méprisable comme un vermisseau et que certains voudraient qu’on respecte comme une personne. De même que d’aucuns voudraient qu’on respecte ce Jésus-Enfant ou ce Christ outragé comme un Roi glorieux, vrai Dieu et vrai homme, dont le Royaume n’est pas de ce monde mais a renouvelé ce monde. Absurde ! C’est à eux les politiciens, c’est à lui Macron, « maître des horloges », d’être sur cette terre le(s) maître(s) de la vie et de la mort : – Vous serez comme des dieux ! N’ont-ils pas finalement d’autre autorité, dans cette démocratie religieuse, que celle du Président élu au suffrage universel, d’autre roi que Macron ! Sans besoin d’autres commandements ou Révélation. — Rendez à César ce qui est à César et tout est à César ! Nous n’avons de roi que César… ou Macron !
Et pourtant, comme Pilate, ne devraient-ils pas être saisis d’une plus grande crainte ces députés et sénateurs, ces « révisionnistes »des lois bioéthiques, suppôts et protecteurs du tabou de la loi Veil, au-delà de leurs calculs politiciens et de leurs soucis de carrière ? S’ils livraient ainsi autre chose qu’un « amas de cellules » à un tragique destin ? « À l’instant même de sa conception, l’homme est déjà ordonné à l’éternité en Dieu », les avait pourtant déjà averti saint Jean-Paul II. – Tu ne tueras pas l’innocent ! imposait le commandement dicté à Moïse, loi naturelle et divine à l’origine de la sagesse des nations et des civilisations contre la barbarie. « Impression en nous de la lumière divine » (saint Thomas d’Aquin).
– Qu’est-ce que la vérité ? répètent-ils, feignant le scepticisme à la suite du gouverneur romain. Précisément, l’homme pitoyable que présente Pilate aux Juifs est la Vérité et la Vie comme il est la Voie et l’Amour. Il est la vérité sur l’homme et sur la vie. L’accomplissement de l’homme. Et l’homme-embryon que livre aujourd’hui le législateur n’a de sens que par cette Vérité divine : sa vie est sacrée.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu… En Lui était la Vie et la Vie était la lumière des hommes… Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde… Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli… » (Prologue de saint Jean).
« Morituri Te salutant ! »
Voici donc l’Enfant annoncé que dénonce Hérode et l’homme condamné que désignent Judas et Pilate : Il est l’Homme nouveau ! Il s’identifie aujourd’hui avec l’enfant conçu et rejeté par le pouce incliné en bas de César-Macron :
« En vérité je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait au moindre de mes frères que voici, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matt. 26, 40).
« – Vous ne m’avez pas accueilli ! Ce jugement lui aussi fait son chemin à travers l’histoire de nos familles ; il fait son chemin à travers l’histoire des nations et de l’humanité. Les paroles du Christ concernent aussi des institutions sociales, des gouvernements et des organisations internationales », prévenait également Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles terriblement actuelle.
Comme pour le passé, l’avenir des hommes, celui de la civilisation de l’Amour ou de la Chrétienté, dépendra de cet accueil fait au Fils de Dieu. À méditer doublement au temps de l’Avent qui prépare l’Incarnation avec une majuscule et en ce temps de la Passion qui prépare la Résurrection avec une majuscule ! Et, comme ne cessait de le répéter prophétiquement le professeur Jérôme Lejeune, cet avenir dépendra corollairement de l’accueil fait à l’embryon, cette incarnation minuscule de l’homme, à qui nous devons une sorte de piété filiale. Car, s’il est notre « frère humain » qui après nous vivra, il est aussi un peu paradoxalement comme « le père de l’homme » (Jean-Marie Le Méné) : nous sommes tous passés par là, son histoire est la nôtre ! Dans la biologie de la procréation est inscrite le mystère de la généalogie des personnes, qui devient communion des générations par-delà la communion conjugale, dans une solidarité au-delà du temps. De l’embryon comme avenir ou père de l’homme, si l’on peut dire, au Fils de l’Homme, on saisit bien le lien ineffable dans le mystère de la Création et de la Rédemption. Nous ne comprenons rien au mystère de la vie humaine si nous ne le lisons dans « le Livre de l’Amour infini ». Le respect et la défense inconditionnelles de ces tout-petits est bien aussi un combat eschatologique, enseignait le docteur Xavier Dor. N’en déplaisent à certains de nos évêques !
Rappelons tout de même, avec sainte Mère Teresa, que « le premier être humain qui souhaita la bienvenue à Jésus, qui le reconnut dès le sein de sa propre mère (sainte Elisabeth), fut un enfant : Jean-Baptiste. » Un enfant également in utero, à l’exultation et la salutation singulières : « Nasciturus Te salutat ! » Celui qui va naître Te salue ! Mais il mourra lui-même martyr, comme des légions d’apôtres pour rendre témoignage à la Vérité : « Morituri Te salutant ! »
Non, ce n’est pas César en effet qu’il faut ainsi saluer ou seulement dans la mesure où il rend à Dieu ce qui est à Dieu. Car la vie humaine, par sa destinée surnaturelle, est moralement supérieure à toute mauvaise raison d’État contraire au bien commun, et aucun César ne peut exiger que la personne lui sacrifie son salut, en transgressant la loi (morale) naturelle. Non, nous n’avons pas de roi que César… Créon ou Macron ! Nous avons Celui qui, si son Royaume n’est pas de ce monde, a cependant répondu à Pilate : — Tu le dis : je suis roi ! Comme Antigone, Jean-Baptiste et tous les hérauts de la transcendance divine, nous refusons, dans ces conditions terribles et précises d’abus du pouvoir politique, l’allégeance à César, jusqu’au martyre s’il le faut, comme y invitait saint Jean-Paul II dans Evangelium vitae.
Et par leur baptême de sang, les saints innocents d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, ont peut-être droit de participer à l’élection des martyrs (1). Appelés par leur Créateur à la vie, ces nascituri sont devenus des morituri par la main légale et assassine du nouvel Hérode en place. Des morituri, dont le cri(me) étouffé et le salut silencieux ne peuvent être que reconnus par le Christ-Roi. Ce cri vient de Dieu, il faut l’entendre : «… Quiconque est de la vérité écoute ma voix ».
Rémi Fontaine (d’après un article paru dans Présent du 16 décembre 2009)
(1) Le 10 septembre 2023 sera béatifié, avec tous les autres membres de sa famille polonaise, un enfant encore dans le sein de sa mère : le 7ème de la famille Ulma entièrement massacrée par des nazis pour avoir accueilli une famille juive. Une première dans l’histoire de l’Église.
Commentaire libre d’un message épiscopal à l’occasion du Ramadan
Nous avons souhaité illustrer un exemple des éléments du langage épiscopal et autres institutions catholiques utilisés lors des voeux adressés aux musulmans à l’occasion du ramadan et qui deviennent aussi rituelles que les abattages hallal. Surtout ne pas risquer de heurter semble être la ligne directrice, au détriment de tout le reste. Exemple repris du site Facebook du diocèse de Metz.
« C’est avec une profonde confiance en l’amour (1) miséricordieux (2) de Dieu que j’adresse ce premier message. Alors que dans quelques jours les catholiques vont rentrer dans la semaine sainte qui les conduira à célébrer la Pâque (3) du Seigneur le 10 avril (4) prochain, vous entrez dans le mois béni du ramadan (5). Que par ce temps de jeûne, de prière, de don sous toutes ses formes, Dieu agrée vos efforts, qu’il renforce votre foi (6)… Ensemble, puissions-nous continuer à promouvoir la rencontre entre chrétiens et musulmans. Chers frères et sœurs, nous comptons sur votre prière (7)… ».
- « amour » : il faut le reconnaître, sans doute le seul mot totalement étranger à la sphère spirituelle musulmane.
- « miséricordieux » : ouf, ça vient tempérer l’audace précédente. «Miséricorde », c’est le grand qualificatif associé à Allah (le Tout-Miséricordieux et le Très-Miséricordieux sont ses deuxième et troisième noms). Bien évidemment, la notion de miséricorde en islam n’a rien à voir avec ce qu’elle est dans le christianisme.
- « la Pâque » : mot étrange. Sans doute l’évêque veut-il parler de la Résurrection du Christ, mais là on toucherait à l’invraisemblable pour tout musulman. Donc, on parle de la Pâque, c’est sans doute moins risqué. Et en plus, la Pâque juive était fêtée par un repas, notion compréhensible par tous, et casher en plus ce qui ressemble beaucoup à du hallal : on n’y verra pas de porc. Donc, c’est plus acceptable.
- « 10 avril » : il y a même une erreur sur la date de Pâques (le 9 avril) !
- « mois béni du ramadan » : un imam n’aurait pas dit mieux.
- « qu’il renforce votre foi » : qu’un évêque catholique prie Dieu de faire que la foi musulmane soit renforcée laisse pantois.
- « nous comptons sur votre prière » : que celui qui connaît un seul musulman qui va prier pour les chrétiens parce qu’ils vont bientôt vivre la Semaine sainte lève le doigt !
Nous renvoyons pour conclure à deux tribunes toutes fraîches du Salon beige : la première s’intitule « Aux fous ! » et donnera quelque rappel sans doute utile sur les consignes miséricordieuses du « Tout-miséricordieux » ; la deuxième est le témoignage d’un ancien musulman converti et qui indique en particulier :
« J’ai fait une petite analyse sur les Chrétiens qui apportent leur aide à des Musulmans, et qui en font la publicité. Un homme très engagé dans la vie paroissiale a pris la parole en public dans un cercle de prière pour nous rappeler que c’était le début du Ramadan. Terriblement choquant pour moi qui me suis échappé de l’islam et de sa férule. J’ai choisi le joug du Christ et des Chrétiens me rappellent le joug de l’islam. »
Et d’ajouter :
« Pendant le Ramadan, la seule vraie charité est l’annonce du Christ. Le reste n’est que gloire personnelle. ».
Peut-être au moins lui sera-t-il évité d’habiter en Moselle !
En taxant d’idéaliste une parole exigeante par amour, tout est permis
Un article paru dans La Croix, juge que la théologie du corps enseignée par le pape Jean-Paul II est idéalisée. Il existe en ce moment différentes manoeuvres pour revoir l’enseignement de l’Eglise sur l’amour humain, le mariage, la contraception, etc. De même qu’en Allemagne, l’épiscopat a décidé de revendiquer des pratiques qui existent depuis quelques temps, en France, certains groupes militent pour la reconnaissance des unions entre personnes de même sexe, avec la réécriture du catéchisme en ce sens, l’acceptation de la contraception… Mais pour cela, il convient de remettre en cause l’enseignement de Jean-Paul II et sa grande encyclique sur l’Evangile de la vie.
L’abbé Philippe de Kergorlay, prêtre, ancien aumônier de prison, nous a autorisé à reproduire son témoignage sur Facebook :
Le journal La Croix, qui me semble de plus en plus partisan, publie une tribune aujourd’hui qui soutient que la théologie du corps de Jean-Paul II serait « audacieuse mais idéalisée ».
Idéalisée, vraiment ???
Pendant 11 ans, j’ai été aumônier de prison et ai rencontré des dizaines, voire des centaines de délinquants sexuels. Et, pour les accompagner, rien ne m’a été plus utile que cette théologie du corps, fondée sur la Bible. Je ne suis pas un intellectuel comme l’auteur de La Tribune, Élodie Maurot, mais quand on assiste spirituellement des délinquants, on a besoin d’arguments pratiques et profonds à la fois.
Il faut arrêter de taxer d’idéaliste une parole exigeante par amour. Sinon, tout est permis.
Avec des gens sans repères sexuels, j’ai eu besoin de poser des exigences structurantes et la « théologie du corps » de Jean-Paul II m’a permis d’avoir un discours vrai et pratique. Et je lui en garde grande reconnaissance. Qu’on se le dise.
Le coup de génie de Jean-Paul II, me semble-t-il a été de parler de la sexualité, non pas en définissant l’être humain d’abord, puis l’homme masculin, puis la femme mais le couple immédiatement à partir de la relation « homme-femme » (Gn 1,27).
Il n’y a pas de virilité en soi, ou de féminin en soi. Bien des discours féministes ou masculinistes sont mortifères, car ils isolent les sexes ou les genres, cherchant à les exalter pour eux-mêmes. C’est la relation homme-femme qui est fondatrice et structurante de l’humanité, selon la Bible.
Quand des garçons violent une fille dans une « tournante », on s’aperçoit en fait que pour eux la femme n’existe que comme objet. Ils ne voient que leur propre virilité, qu’ils sont fiers de manifester et de satisfaire. Ils n’ont aucune conscience que leur masculinité n’existe que dans un « vis-à-vis » (Gn 2,18). Le masculin seul n’existe pas. Le féminin seul n’existe pas. La sexuation de notre corps est d’emblée tournée vers une relation paritaire, qui n’est pas que génitale, mais qui est un « vis-à-vis » personnel.
Différents et complémentaires, l’homme et la femme ne se définissent que par cet échange, cette correspondance, cette « sponsalité » dont parle si volontiers Jean-Paul II. Et elle oriente tout l’être humain vers Dieu : « Dieu créa l’être humain à son image : homme et femme Il les créa. » (Gn 1,27). Dès lors, l’altérité homme/femme devient essentielle et fonde le sens biblique de la sexualité.
Il est clair qu’à partir de là, toute pratique sexuelle qui ne tient pas compte de cette structuration première perd son sens spirituel, notamment les conduites LGBTQ+. La vraie liberté humaine ne s’épanouit que dans un consentement au corps sexué, tel que Dieu nous l’a confié, et non pas tel que nous le décidons arbitrairement. On est évidemment aux antipodes de la philosophie homosexuelle de Judith Butler ou des théologies queer, qui refusent toutes normes pour exalter les choix individuels et les histoires singulières.
C’est pourquoi la « théologie du corps » est attaquée aujourd’hui. Le synode allemand voudrait « bénir » toutes les conduites possibles entre adultes consentants, sans référence à des normes bibliques, structurantes et transcendantes. Là commence le schisme.
Sans référence directe avec la « théologie du corps » de Jean-Paul II, un tout récent commentaire scientifique du Chapitre 2 de la Genèse en conforte cependant les conclusions : « Sexuation, parité et nuptialité dans le second récit de la Création » d’Hélène de St-Aubert, Cerf, Février 2023 : L’auteur montre comment la sexuation de l’être humain est la fondation et la garantie de la parité entre l’homme et la femme, selon la Bible.
Dimanche de la Passion
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.
Introït : Judica me
L’Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.
Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.
Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :
Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.
Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.
Graduel : Eripe me
Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.
Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.
La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :
Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.
La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.
Trait : Sæpe expugnaverunt mea
Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :
Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.
Offertoire : Confitebor tibi
L’Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :
Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.
Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.
La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.
Communion : Hoc corpus
Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie
Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.
Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.
Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.
1) Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium,
Les étendards du Roi s’avancent, et la lumière de la Croix resplendit de son mystère,
Qua vita mortem pertulit, et morte vitam protulit.
Où la vie a subi la mort, produisant, par la mort, la vie.
2) Quæ vulnerata lanceæ, mucrone diro, criminum
De Son Coeur transpercé par la pointe cruelle de la lance, Il laisse
Ut nos lavaret sordibus manavit unda et sanguine.
Ruisseler l’eau et le sang afin de nous laver de notre crime.
3) Impleta sunt quæ concinit David fideli carmine
Voici qu’est accompli ce que chantait David dans son psaume plein de foi,
Dicendo nationibus regnavit a ligno Deus.
Proclamant : « Sur les nations, c’est par le bois que règne Dieu. »
4) Arbor decora et fulgida ornata Regis purpura,
Arbre splendide de lumière orné de la pourpre royale,
Electa digno stipite tam sancta membra tangere.
Tronc choisi qui fut jugé digne de toucher des membres si saints.
5) Beata, cuius brachiis pretium pependit sæculi :
Arbre bienheureux dont les branches supportent pendu le salut de ce siècle :
Statera facta corporis tulique prædam tartari.
En échange de ce Corps, l’Enfer a été dépouillé.
Pour les deux dernières strophes, les fidèles se mettent à genoux
6) O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore ! (14 septembre = in hac triumphi gloria !)
Salut ô Croix, unique espérance dans les temps de ta Passion (14 septembre = dans la gloire de ton triomphe !)
Piis adauge gratiam reisque dele crimina.
Offre la grâce aux hommes pieux, et lave les péchés des coupables.
7) Te, fons salutis Trinitas collaudet omnis spiritus :
C’est Toi, Trinité Suprême, source de notre salut, que loue tout esprit :
Quibus Crucis victoriam largiris adde præmium. Amen.
Par la Croix vous nous fîtes vaincre, donnez-nous aussi la couronne. Ainsi soit-il.
Sainte Anne & Saint Joachim
Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, pour évoquer les parents de la sainte Vierge.
Arnaud Beltrame à répondu à la sourate de la mort par le Notre Père et le Je vous Salue Marie
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23 mars 2018, Radouane Lakdim, âgé de 21 ans vient de faire allégeance à DAESH. Le terroriste musulman tuait ce jour là quatre personnes à Carcassonne et Trèbes, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.
Au supermarché de Trèbes, il crie “Allahu Akbar”. Au début, personne ne l’entend et personne ne le prend au sérieux. Vexé, Radouane Lakdim de rétorquer “C’est pas une blague, c’est vraiment un attentat”. Il tire à bout portant sur un client, puis un deuxième. Une grenade est dégoupillée, les gens s’enfuient dans tous les sens.
Radouane Lakdim réussit à prendre une jeune femme en otage, Julie, et passe 45 minutes en tête à tête avec elle, et lui demande d’appeler les secours. Caché derrière elle, il l’encadre d’un fusil sur la tempe et d’un couteau sur la hanche. Elle ne peut pas bouger. Lorsque les gendarmes arrivent, Radouane Lakdim de glisser à l’oreille de Julie : “Je ne veux pas te tuer, je veux juste tuer des gendarmes.” Il venait de perdre sa dernière balle et le chargeur de son pistolet était vide.
Beltrame décide de chambouler le protocole prévu par la gendarmerie et se propose en échange. Qu’une jeune maman puisse être tuée lui était insupportable. Lui et Radouane Lakdim vont passer trois heures en tête à tête.
Le père Jean-Baptiste Golfier, chanoine de l’abbaye de Lagrasse, a accompagné la vie de foi d’Arnaud Beltrame, confie qu’il connaissait très bien l’islam et sa théologie.
Détail troublant, passé inaperçu dans la presse nationale : un homme du PSIG a avoué en mars dernier une chose que tout le GIGN de Toulouse a entendu grâce à un micro posé sur la paroi.
Alors que Le jeune Radouane Lakdim lance la sourate de mort bien connue des jihadistes, le colonel Beltrame a répliqué par des Notre Père et des Je Vous Salue Marie. Après avoir essayé de tuer Arnaud Beltrame avec les balles de sa propre arme de service, Radouane Lakdim l’égorge.
Ces faits furent rapportés par le père Jean-Baptiste Golfier dans la conférence “Arnaud Beltrame : Héros ? Modèle ? Martyr ?” disponible sur YouTube.
Des questions demeurent.
Pourquoi Dieu aurait-il besoin de tueurs pour être grand ? Le Dieu dont il est question serait-il un narco-trafiquant mafieux de territoire perdu de la République ? Ou un petit chef de guerre du moyen-âge arabe ? Les chrétiens savent que la grandeur de Dieu s’est d’abord révélée dans la petitesse de l’enfant Jésus dans l’étable de Bethlehem.
Si la foi en la mort et résurrection de Jésus d’Arnaud Beltrame était connue, le petit monde médiatique a vite fait de rappeler qu’il était franc-maçon. Une petite recherche permet de tomber sur d’abracadabrantes pépites, telles que celle de Jean-Marie Baurens, chroniqueur dans la presse locale et nationale, dont les avis ont été publiés dans les colonnes du Monde au mois une centaine de fois depuis 2000… Pépite que voici : “Franc vient de free, signifiant libre en Anglais, l’Angleterre étant le pays qui a donné naissance aux Free Masons à la fin du Moyen-âge.” Franc signifie libre, du latin Francus, du vieux-francique frank. C’est par le partage des racines éthymologiques qu’il est apparenté à l’allemand frei et à l’anglais free eux aussi signifiant libre. Il est intéressant de le souligner, et d’autant plus pour ceux dont c’est le patronyme.
Il faut avoir peur de la pauvreté intellectuelle et de la haine qui sont logés dans de pauvres esprits comme celui du jeune Radouane Lakdim, brebis égarée sans pasteur à qui la République laïque a failli à proposer quoi que ce soit de convainquant.
Il s’agit ici d’un haine du gendarme motivée par le fait qu’il représente l’ordre français. Un ordre chancelant, certes, mais qui empêche l’islam de mettre en oeuvre le programme de gouvernement terrestre. Ce programme de gouvernement terrestre est consubstantiel à la religion islamique. Ce fait, la laïcité ne veut pas le voir. Si Beltrame connaissait la théologie de l’islam, connaissait-il sa vision politique ?
On connait la chanson : on nous parlera de “récupération politique et religieuse”. N’est-il pas bon et sain de récupérer ce qui est sien ? Il faut récupérer ce qui a été pris en otage. Invisibiliser la foi et les prières d’Arnaud Beltrame a l’heure de sa mort, c’est participer de l’appropriation culturelle de laquelle nous souffrons tous.
Une chose est sûre : les prières du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame feront sans doute plus pour l’avenir de la France que toutes les élucubrations des collaborateurs à l’islam, des islamo-gauchistes et autres dirigeants politiques prêts à accepter le statut de dhimmi.
Olivier Dussopt veut-il acheter un enfant ?
Dans un entretien accordé au magazine LGBT Têtu, Olivier Dussopt, ancien député PS devenu ministre du Travail d’Emmanuel Macron, ne fait pas mystère de sa vie privée, révélant son attirance sexuelle envers des personnes du même sexe. Et il précise :
« Mon engagement, c’est l’énergie que j’ai consacrée à défendre le mariage pour tous et la PMA pour les couples lesbiens, dès 2012. Je suis aussi, et à titre personnel, favorable à la GPA. Tout en me sachant minoritaire sur cette position au sein de la majorité présidentielle, cela ne change pas ma conviction sur le sujet ».
« On cherche à interdire une pratique qui existe et qui, je crois, existera toujours, ce qui pousse à la clandestinité et à la précarité. C’est la même logique qui m’avait amené à ne pas soutenir la loi d’abrogation de la prostitution de 2016 ».
Essaierait-il de nous expliquer qu’il cherche à acheter un bébé ?
Pour mémoire, c’est lui qui, en , dans le cadre du débat parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, a déclaré :
« Quand j’entends que, malheureusement, 96 % des grossesses pour lesquelles la trisomie 21 est déclarée débouchent sur un avortement, la vraie question que je me pose est : pourquoi il en reste 4 % ? ».
