Les écoles hors contrat ne sont pas réservées aux plus riches !
Alors que Pap Ndiaye vient d’annoncer la sortie imminente d’un plan imposant un « quota » d’élèves boursiers aux établissements privés sous-contrat, la mixité sociale est sur toutes les lèvres.
« L’effet pervers [de cette mesure] c’est que cela risque de pousser les élèves les plus riches du privé sous-contrat vers le hors-contrat qui se répand déjà de plus en plus » explique Laurent Zameczkowski, président de la PEEP (Fédération de parents d’élèves du public), dans le Figaro du 17 avril 2023.
Contrairement à ce qu’il laisse entendre, les écoles privées hors-contrat ne sont pas des écoles pour les « plus riches » mais des établissements ouverts à tous, massivement associatifs et donc sans but lucratif.
La Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes et la Fondation pour l’école ne peuvent que s’indigner des amalgames qui sont faits ici, en comparant le hors-contrat à une anomalie qui se répandrait, alors qu’en réalité, c’est bien l’enseignement et le niveau scolaire de l’éducation nationale que les parents sont de plus en plus nombreux à fuir. Même le ministre Pap Ndiaye parle « d’évitement scolaire » !
Petits effectifs, pédagogies variées, prise en compte des besoins spécifiques de chaque enfant, liberté d’innovation, adhésion des parents au projet éducatif et pédagogique de l’école, accueil d’enfants handicapés, formation des professeurs, refus de l’introduction de l’idéologie woke dans les salles de classe… Les raisons de choisir le hors-contrat sont aussi variées qu’il y a de familles.
Oui, de plus en plus de parents, faisant très souvent un sacrifice financier, choisissent d’y scolariser leurs enfants, soucieux de leur avenir.
Les écoles indépendantes sont aussi, souvent, le dernier recours pour certains élèves, dont les troubles des apprentissages n’ont pas été pas pris en compte ou qui ont subi un harcèlement dont la dénonciation n’a pas été suivie d’effets.
Et pourtant… les enfants en situation de handicap qui sont scolarisés en école indépendante ne peuvent prétendre à une AESH financée par l’État, alors même qu’ils trouvent souvent dans le hors-contrat un refuge, après des années d’errance dans le public.
Et pourtant… les élèves scolarisés dans le hors-contrat ne peuvent bénéficier des bourses de l’État. Ils sont tout simplement exclus du dispositif !
Et pourtant… les familles qui payent déjà l’école à travers leurs impôts, ne bénéficient d’aucune aide de l’État, subissant ainsi une double peine financière.
Malgré ces différences de traitement, les écoles indépendantes connaissent une croissance ininterrompue depuis 15 ans. La grande majorité d’entre elles multiplient les initiatives pour accueillir des enfants défavorisés, y compris dans les zones rurales ou en banlieue, et leur permettre d’accéder à une instruction de qualité : tarifs dégressifs pour les fratries, adaptation du prix de la scolarité au quotient familial, demandes d’aides auprès de la Fondation pour l’école afin de ne pas faire peser davantage les coûts de l’école sur les parents, etc.
Plutôt que de s’attaquer aux solutions qui existent et qui se développent, pourquoi le Ministre ne s’interroge-t-il pas sur les raisons réelles du niveau catastrophique de beaucoup d’écoles publiques et sur le naufrage de l’éducation nationale ?
Eradiquer le christianisme en France
Suite à la violente profanation de l’église Sainte-Madeleine d’Angers, le journaliste Marc Eynaud, auteur de «Qui en veut aux catholiques ?», est interrogé dans Le Figaro. Extraits :
[…] Les jours et les profanations se suivent et se ressemblent et sont hélas tout sauf isolés. Si les motivations et les profils des profanateurs varient, elles frappent par leur régularité dans un silence plus ou moins complice des autorités qu’elles soient civiles ou ecclésiales.[…]
Les catholiques sont de très loin, les cibles principales de la haine antireligieuse. Entre les pillages, les profanations, les incendies, les attaques physiques contre les prêtres ou encore les fidèles, les attaques médiatiques aussi qui participent à légitimer de quelque manière les actes violents concrets…
Tout cela concourt au même objectif plus ou moins avoué ou conscient : éradiquer le christianisme. Au fond, c’est sans doute la seule convergence des luttes qui vaille : enlever l’église du centre du village.
Les conflits d’intérêts persistent à la Cour européenne des droits de l’homme
C’est ce que révèle un nouveau rapport que l’ECLJ : « L’impartialité de la CEDH, problèmes et recommandations ». Ce nouveau rapport poursuit et approfondit l’analyse entreprise en 2020 sur les conflits d’intérêts à la CEDH.
L’ECLJ révélait alors l’existence d’un problème structurel de conflits d’intérêts au sein de cette Cour. Il démontrait que, entre 2009 et 2019, 18 juges ont jugé à 88 reprises des affaires introduites ou soutenues par sept ONG dont ils ont précédemment été dirigeants ou collaborateurs. Parmi ces ONG, l’Open Society se distingue par le fait que la majorité des juges en cause lui est liée, et qu’elle finance les six autres ONG.
En réponse à ce rapport de 2020, dont la véracité et le bien fondé ont été reconnus, la CEDH et le Conseil de l’Europe ont entrepris de corriger certains aspects du système et de proposer des mesures pour améliorer la sélection, l’indépendance et l’impartialité des juges de la Cour, ainsi que la transparence de l’action des ONG. L’ECLJ se félicite de ces premiers résultats.
Cependant, ce nouveau rapport constate que les cas de conflits d’intérêts entre juges et ONG persistent, et ont même augmenté. Rien que sur les trois dernières années, de 2020 à 2022, l’ECLJ a constaté 54 situations de conflits d’intérêts, dont 18 pour des jugements de Grande Chambre, les décisions les plus importantes rendues par la CEDH.
Ces conflits concernent 12 juges de la CEDH sur les 46 qui la composent. Ils ont siégé à 54 reprises dans des affaires introduites ou soutenues par la fondation ou l’ONG qu’ils ont fondée, dirigée, ou avec laquelle il ont précédemment collaboré. Il s’agit de : Amnesty International, Human Rights Watch, Open Society Foundation, Interights, un Comité ou une Fondation Helsinki,A.I.R.E. Centre et la Commission Internationale des Juristes.
Ce sont des situations de conflits d’intérêts manifestes contraires aux règles élémentaires de la déontologie judiciaire et mettant en cause l’impartialité de la Cour. Ces juges auraient dû se récuser. Plus encore, la Cour a plusieurs fois refusé de donner suite à des demandes de récusation formulées par un gouvernement concernant des requêtes introduites par l’ONG fondée par l’un des juges.
Outre ces cas de conflits d’intérêts, le présent rapport expose une série de problèmes structurels affectant la Cour en matière d’impartialité et démontrant que celle-ci n’est pas au niveau des exigences des autres grandes juridictions internationales et nationales. Ainsi, entre autres, les problèmes d’impartialité s’observent également au sein du greffe de la Cour ; la CEDH ne prévoit pas de procédure de récusation, les juges ne publient pas de déclarations d’intérêts, et le traitement des affaires est marqué par l’opacité, ce qui porte atteinte au droit à un procès équitable. Il apparaît aussi que certains juges ont un peu trop embelli leur curriculum vitae et n’ont pas toujours la qualification attendue pour la juridiction la plus élevée d’Europe.
À la suite de ces constats objectifs et fondés sur les données publiques du Conseil de l’Europe, ce rapport présente une série de recommandations précises permettant de répondre aux problèmes identifiés. Elles ont été analysées et approuvées par plusieurs juges et juristes de la Cour. L’ECLJ les remercie pour leur collaboration, et espère que ce nouveau rapport contribuera à davantage de justice, car la Cour européenne devrait être exemplaire et respecter les normes qu’elle-même impose aux juridictions nationales en matière d’impartialité.
Le présent rapport démontre que tel n’est pas le cas à ce jour. Cela est dû, notamment, au fait que la CEDH n’est soumise au contrôle d’aucune instance judiciaire susceptible de constater ses dysfonctionnements. Les gouvernements n’ont pas voulu effectuer ce contrôle jusqu’à présent, par respect pour l’indépendance de la Cour. Il échoit donc à la société civile d’assumer ce travail de contrôle extérieur et de lanceur d’alerte et c’est ce qu’a entrepris l’ECLJ.
La France viole les droits des personnes handicapées
Dans un avis publié le 17 avril, le Conseil de l’Europe dénonce une violation des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles par la France, constatant l’absence de « politique cohérente et coordonnée en matière de handicap ».
La France préfère avorter les handicapés et se pose la question de les euthanasier, plutôt que de les aider…
Les membres du Conseil ont conclu à l’unanimité que la France a enfreint trois articles de la Charte des droits sociaux, empêchant les personnes handicapées de mener une vie indépendante.
L’Unapei, APF France handicap, l’Unafam et la FNATH (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés) réclament que « les recommandations émises soient traduites sans délai en politiques publiques cohérentes, coordonnées, chiffrées, pour qu’enfin les droits des personnes en situation de handicap soient respectés ».
Des gauchistes ne veulent pas que les bébés survivant à un avortement puissent vivre
Le 14 avril, le gouverneur du Kansas, membre du parti Démocrate, a opposé son veto au projet de loi visant à poursuivre les médecins qui n’auraient pas fournis suffisamment de soins aux enfants nés vivants lors d’un avortement. Ce manque de soins aurait été considéré comme un crime.
Le projet avait été adopté au début du mois par l’assemblée législative de l’Etat. Alors que le Sénat devrait agir rapidement pour passer outre le veto comme l’a annoncé son président, la loi pourrait aussi être contestée devant les tribunaux et ne pas être appliquée.
D’autres Etats ont pris des mesures similaires exigeant notamment que les enfants nés vivants au cours d’un avortement soient hospitalisés. De plus, des sanctions pénales sont prévues pour les médecins qui ne fourniraient pas à ces enfants les mêmes soins qu’aux autres.
Après l’avortement, la pilule ?
Un groupe de médecins pro-vie a demandé à la Cour Suprême des Etats-Unis de maintenir les restrictions imposées par la cour d’appel, limitant notamment l’utilisation de la pilule abortive à sept semaines de grossesse
L’Agence américaine des médicaments (la FDA) et le laboratoire pharmaceutique Danco, qui fabrique la mifépristone, ont « éhontément bafoué la loi et les réglementations en vigueur […] et ont continuellement fait passer la politique avant la santé des femmes ». « Sans une décision suspensive, la mifépristone va provoquer encore plus de complications physiques, de traumatismes émotionnels et même de morts chez les femmes », ont argué les médecins. « Elle nuira aussi aux plaignants en les forçant à pratiquer des avortements à la carte violant leur conscience »
Une véritable bataille judiciaire s’est engagée depuis qu’un juge fédéral au Texas a retiré le 7 avril l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone, donnée par la FDA, car elle présente des risques pour la santé des femmes.
Une cour d’appel, saisie par le gouvernement fédéral, a permis que la pilule abortive reste autorisée en limitant les facilités d’accès accordées par la FDA au fil des ans. La Cour suprême a été saisie en urgence et a temporairement maintenu l’accès à la pilule abortive, afin d’avoir plus de temps pour examiner le dossier.
Dans une quinzaine d’États américains ayant récemment interdit l’avortement, la pilule abortive n’est déjà plus disponible.
Q comme Question
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Le 8h30 franceinfo recevait Robert Ménard ce 9 septembre… « Le problème de l’islamisme, c’est quoi aujourd’hui à Béziers? C’est pas tant le terrorisme, c’est le quotidien, une façon d’être dans la ville et de se comporter qui n’est pas la même. » Et R. Ménard d’illustrer son propos par les cafés réservés aux hommes ou les filles injuriées parce que ne portant pas le voile. Il rappelle aussi: « Dans ma ville, je me suis fait agresser par les journalistes, y compris de cette antenne, parce que j’avais dit que, dans une école où il y avait 90 % des enfants issus de l’immigration, ça posait un problème. » Aussitôt, M. Fauvelle d’essayer de trouver la faille: « Comment l’avez-vous su ? Il n’y a pas de statistiques ethniques? Au doigt mouillé? » R.M. : « Comme tous les maires, il y a des repas sans viande. Les repas sans viande, c’est pas les végétariens et la communauté vegan. » Il est interrompu par Mme Brakhlia, abrupte: « Il y a des enfants qui peuvent être vegan sans être religieux ; mais enfin, Monsieur Ménard ! » R.M. : « Arrêtez de faire l’idiote. Moi je suis végétarien… » Il est à nouveau interrompu par Mme Brakhlia, très sûre d’elle-même: « Mais oui, ça existe, des végétariens; il y en a de plus en plus. »
(Extrait de “Sur France info, l’aveuglement à l’état pur. À propos de l’islam, bien sûr” – Le 14 septembre 2020)
Ostensions limousines : les jeunes catholiques portent les reliques dans les rues de Limoges
D’un lecteur du Salon beige, Emmanuel Rouxel
Les catholiques limousins n’auraient manqué ce rendez-vous pour rien au monde. Mais ils n’étaient pas seuls : de nombreux curieux, des non-croyants, se sont joints à eux à Limoges, les 15 et 16 avril. La foule s’est rassemblée pour prier devant les reliques des saints locaux sorties en procession dans les rues de la capitale du Limousin. En présence de l’évêque de Limoges, Mgr Pierre-Antoine Bozo, et de l’ambassadeur du Pape en France, Mgr Celestino Migliore, deux messes et une grande cérémonie de présentation des reliques ont eu lieu à Saint-Michel-des-Lions, élevée au rang de basilique il y a deux mois.
Inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2013, les ostensions limousines ont lieu tous les sept ans. Cette tradition remonte à l’an 994, lorsqu’une épidémie sévissait sur la région. Les religieux de l’époque ont alors l’idée de sortir les reliques de saint Martial. Aussitôt le “mal des Ardents” cesse. Suivent ensuite plusieurs ostensions, d’abord au rythme des calamités, puis tous les sept ans. Cette année, Limoges est la première de la vingtaine de villes ostensionnaires à organiser ses ostensions, d’autres rendez-vous similaires auront lieu jusqu’à l’automne 2023.
Guides et Scouts d’Europe auprès de saint Loup
Traditionnellement, les scouts répondent présent. Cette année, pour les 73e ostensions, outre les Scouts et Guides d’Europe qui ont prêté main forte aux diverses installations matérielles, le cortège était accompagné par des louveteaux et louvettes, qui dans sept ans, pour les prochaines ostensions, seront déjà… de bons routiers et de bonnes guides aînées !
Lors de cette immense procession les diverses confréries chargées d’entretenir la mémoire des saints, portent les châsses. Les Scouts d’Europe ont assisté de près la confrérie de saint Loup, la plus ancienne de de Limoges, créée en 1153 : certains portant des bannières, d’autres prêtant leurs épaules pour processionner avec la lourde châsse dorée renfermant les reliques du saint mort en 632.
La sainte fondatrice de Beaupeyrat portée par ses élèves
Les jeunes catholiques étaient particulièrement présents lors de ces ostensions. Outre les scouts, les nombreux servants d’autel ou encore les Petits chanteurs du Limousin, toute une délégation de Beaupeyrat, institution d’enseignement privée de Limoges, a porté les reliques de sainte Jeanne de Lestonnac, conservées au sein de l’établissement. Ils ont marché tout le week-end avec la châsse renfermant des reliques de la fondatrice de leur école décédée en 1640.
Toute cette jeunesse catholique avait répondu par avance à l’appel lancé au cours de la procession du samedi soir par l’évêque de Limoges, invitant les jeunes à s’engager dans les confréries parfois vieillissantes pour perpétuer ce culte multiséculaire des saints si typique du Limousin.
Encore raté
Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a opposé une nouvelle fois mercredi son veto à une loi sur l’euthanasie défendue depuis trois ans par la majorité de gauche au Parlement.
Le chef de l’Etat a décidé de ne “pas promulguer la loi” adoptée le 31 mars, réclamant de nouveau aux députés des clarifications sur un texte “aussi sensible”.
Désormais, les députés peuvent annuler le veto présidentiel en revotant le même texte une deuxième fois, ou l’amender encore une fois.
Avec les voix de la majorité socialiste, le Parlement avait adopté une nouvelle version de la loi favorable à la dépénalisation de l’euthanasie, reformulée après avoir été retoquée par la Cour constitutionnelle.
Il s’agissait de la quatrième fois en trois ans que le Parlement votait en faveur de l’euthanasie, mais le texte s’était déjà heurté aux réserves du président et de la Cour constitutionnelle.
La dernière mouture de la loi prévoit que l’euthanasie ne soit autorisée que dans les cas où “le suicide médicalement assisté est impossible en raison d’une incapacité physique du patient”
Le président a exprimé des doutes concernant ce point.
“Il importe de préciser qui reconnaît et atteste de cette impossibilité. D’autre part, il convient aussi de préciser qui doit superviser le suicide assisté, c’est à dire quel médecin doit intervenir dans l’une ou l’autre situation”.
Aura-t-il raison face à cet acharnement euthanasique ?
Quand Sorj Chalandon expliquait le soutien de Libération à la pédophilie
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En 2001, Sorj Chalandon, journaliste à Libération, revenait sur la manière dont son journal avait traité la question de la pédophilie, ne réfutant rien du passé, et tentant de l’expliquer. Voici des passages édifiants de sa justification, vous épargnant des descriptions pornographiques :
“L’ordre moral. Voilà l’ennemi. Et Libération de cette époque n’est rien d’autre que l’écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d’interdire», «contestons toute forme d’autorité». C’est plus qu’une période, c’est un laboratoire. Accoucheur d’espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de monstres. À Libération comme ailleurs, l’affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu’un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L’interdiction, n’importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.
A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l’ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d’une ligne figée. C’est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s’invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n’est pas mis à la porte. Les journalistes l’écoutent jusqu’à ce qu’il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d’éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd’hui. Mais elle n’est pas le problème d’alors. D’elle-même, et seulement, elle s’inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu’il croit salvateur. C’est ainsi, c’est hier. C’est comme ça.
Pétitions. En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi «aucune violence», qu’ils étaient «consentants». «Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?», demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: «Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement.»
Du plaisir à la souffrance. Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour sou tenir des actes que parfois ils n’approuvaient pas. D’autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes tout juste abrogés réprimant «l’adultère, l’interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d’articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l’évolution de notre société». «Il faut changer la vie», écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. «Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque», écrivent d’autres pétitionnaires. Ils estiment que l’on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l’enfant, c’est nier qu’il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.”
Libre-penseurs = censeurs
Depuis 2019, la statue de saint Michel des Sables d’Olonne fait l’objet d’un combat judiciaire et politique acharné. Initié par la Libre Pensée, une association laïcarde aux positions bien ancrées à gauche, ce combat exige le déboulonnage, demandé par cette association, de la statue de l’archange, patron des parachutistes et emblème d’un quartier, situé sur la place et devant l’église éponymes. Après un premier recours judiciaire victorieux pour l’association fin 2021, le maire de la commune, Yannick Moreau, farouche protecteur de son patrimoine, a fait appel, en plus de et lancé un referendum local auprès de ses administrés. 94% des Sablais ont voté pour le maintien de cette statue. Plus tard, ce sont les magistrats de la cour d’appel de Nantes qui rejettent l’appel de la commune en septembre 2022, le maire décide alors de saisir le conseil d’État. Conseil d’État qui a retoqué, lui aussi, la ville des Sables-d’Olonne en ce 7 avril 2023. Une décision que Yannick Moreau, a vivement critiquée dans un communiqué : “Nous ne plierons pas devant ce vandalisme d’Etat, cette inquisition wokiste, ces casseurs laïcards”.
Face à cette association aux positions sélectives contre le christianisme, une association « Touche Pas à Ma Statue » se lève pour défendre saint Michel. Composée de nombreux jeunes, elle a manifesté à plusieurs reprises aux Sables d’Olonne avant de se réunir dimanche 16 avril devant la librairie tenue par l’association, en plein cœur de Paris. Si le déboulonnage a officiellement été acté par la Justice, le maire et l’association ne comptent pas en rester là. Yannick Moreau s’est engagé à trouver une solution pour maintenir cette statue aux abords de l’église Saint-Michel tout en respectant la décision judiciaire.
Reportage de Boulevard Voltaire :
Même ChatGPT aurait fait mieux
La pitoyable prestation d’Emmanuel Macron hier à 20h a été un non évènement.
Un internaute avait demandé à l’intelligence artificielle ChatGPT de lui préparer ce discours :

Nous n’attendions plus rien d’Emmanuel Macron et il a quand même trouvé le moyen de nous décevoir.
Une mauvaise déclaration de candidature, un an après l’élection, ou un mauvais discours de politique générale creux, vide, vu et revu.#Macron20h #allocutionprésidentielle
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 17, 2023
Cette pratique déconnectée, solitaire et obtuse du pouvoir annonce la poursuite d’un quinquennat de mépris, d’indifférence et de brutalité dont il faudra sortir par les urnes.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 17, 2023
Le CCIF attaque François-Xavier Bellamy en justice

Le député français au Parlement européen a écrit une lettre ouverte :
Madame la Directrice, Madame Ojeaku Nwabuzo,
Le 16 mars 2023, vous avez adressé, avec 53 associations liées au réseau ENAR, que vous dirigez, une lettre ouverte à la Présidente du Parlement européen et à la Présidente de la Commission européenne. L’objet de ce courrier était de vous plaindre des « attaques diffamatoires » contre les « organisations de la société civile » dont je me serais rendu coupable à travers une déclaration diffusée le 23 février dernier, depuis le Parlement européen.
J’avais en effet rappelé, en découvrant que l’ENAR était associé à la « Semaine de l’Antiracisme » au sein du Parlement, que votre plateforme avait un agenda politique bien étranger à la cause de la lutte contre le racisme, et je maintiens bien sûr les faits que j’avançais pour le démontrer : le soutien que vous avez apporté, trois jours après la décapitation de Samuel Paty, à l’organisation islamiste CCIF, qui venait d’être dissoute par le gouvernement français suite à son lien avec le meurtre de ce professeur. Votre lien avec les associations FEMYSO, LALLAB ou Alliance Citoyenne, qui se sont donné pour but de banaliser le voile en Europe, quand les Iraniennes meurent pour s’en libérer – sans que ces associations qui se disent « féministes » aient un seul mot pour s’en émouvoir. Ou encore le fait que votre propre prédécesseur à la direction de l’ENAR a admis avoir été membre des Frères musulmans…
Pas le début de commencement d’une seule réponse
Mon intervention rappelait ces faits, et d’autres encore ; mais à mon grand étonnement, le courrier que vous écrivez pour vous en plaindre ne contient pas le début de commencement d’une seule réponse, sur aucun de ces points. Comment pourrait-il y avoir « diffamation », Madame la Directrice, là où il n’y a qu’un rappel de faits parfaitement avérés, et confirmés par tous les médias qui s’y sont intéressés ? Pour lancer une telle accusation, mieux vaut être capable d’expliquer en quoi ces affirmations sont fausses… Mais à mes observations simples et précises, vous répondez seulement par le registre habituel des variations indignées, déjà usées jusqu’à l’absurde : « tentatives de fragiliser le travail de la société civile », « nécessité d’une protection des espaces européens dans leur diversité », « réduction de l’espace de la société civile », « manque d’attention au racisme structurel et institutionnel », « besoin de promotion d’une meilleure culture de l’inclusivité »… Tout cela ne fait pas une seule explication pour justifier les faits que je partageais à la connaissance du public. Il faudra plus que le lexique dérisoire de vos protestations coutumières pour vous exonérer de votre responsabilité. Et vous ne vous en sortirez pas en tentant d’imposer au Parlement européen la censure dont vous semblez rêver – il faut dire que bien des pays qui financent vos associations-membres constituent des exemples plutôt performants en matière de « réduction de l’espace de la société civile ». Je suis désolé de vous l’annoncer, nous ne sommes pas prêts à suivre leur modèle…
Chercher à faire taire : une facilité, ou le symptôme d’une désolante fragilité
Car en fait de « réduction de l’espace », c’est celui de vos contradicteurs que vous cherchez à détruire : n’est-ce pas une bien étrange démarche, que celle qui consiste à écrire aux Présidentes de ces deux institutions pour dénoncer mon intervention, quand il aurait été si simple de m’écrire pour me partager les raisons de votre désaccord ? Vous vous plaignez de ce que j’ai exprimé ces inquiétudes au sein du Parlement européen ; mais, le saviez-vous, il se trouve que j’y ai été élu pour cela : deux millions de citoyens ont confié leur voix, avec la liste que je menais, pour que je fasse précisément, en leur nom, le travail d’agir sans relâche, et d’alerter sans concessions. Ce sera à eux, et à eux seuls, de juger ce mandat que je remettrai dans leurs mains. À eux seuls – ni à vous, ni à une « société civile » autoproclamée, ni même aux Présidentes de nos institutions auxquelles vous jugez utile d’adresser votre délation. Quant au réseau ENAR que vous dites terriblement « menacé » par mon intervention, il a le privilège d’intervenir au sein du Parlement, de la Commission, d’avoir manifestement porte ouverte partout à Bruxelles, et d’avoir reçu depuis près de vingt ans des millions d’euros de subventions publiques… Jouer le rôle de victimes est peut-être un registre habituel pour vous, mais je connais des militants des droits fondamentaux autrement persécutés.
Nous parler, en public ?
Vous savez, Madame la Directrice, nous avons tous deux la chance de vivre en démocratie. S’engager dans le débat public suppose généralement d’accepter la possibilité d’une contradiction ; si j’avais écrit un courrier de dénonciation aux autorités pour chaque critique que j’ai reçue, j’aurais perdu bien du temps pour des travaux plus utiles. Quand quelqu’un vous pose des questions, chercher une administration qui puisse le faire taire est au mieux une facilité – et au pire, le symptôme d’une désolante fragilité. Pour affronter un désaccord politique, pardonnez ce réflexe peut-être un peu désuet, le mieux est encore de parler. Vous m’avez dénoncé, et gravement accusé ; c’est la raison pour laquelle je vous propose de nous parler, et de le faire en public : je serais très heureux d’une discussion avec vous, que nous pourrions partager, sans filtre ni montage, soit sur le média de votre choix, soit sur les réseaux sociaux. Je ne doute pas que dans nos pays, la société civile à laquelle vous êtes si attachée serait curieuse d’entendre vos réponses aux questions que je posais, et très intéressée de mieux comprendre les enjeux d’une conversation, qui, au-delà de nos personnes, engage réellement notre avenir commun.
En restant à votre disposition pour trouver une date pour cet échange, je vous prie de croire en mon engagement déterminé, franc, et libre.
Récompensé
Le professeur Salomon, directeur général de la Santé, a intégré l’équipe de direction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.
Ce professeur de médecine, qui égrenait le nombre de morts chaque jour à la télévision durant la période hystérique du Covid (sans mettre ces chiffres en perspective avec la mortalité annuelle ni avec le vieillissement de la population), occupe le poste de sous-directeur général pour la Couverture sanitaire universelle et les Maladies transmissibles et non transmissibles. À ce titre, il supervisera un vaste portefeuille de programmes techniques couvrant notamment le VIH, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose, le paludisme, les questions de santé mentale ainsi que les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer.
Opposition au grand remplacement dans l’Ain
L’Etat compte installer des immigrés dans le château de Varay, dans l’Ain, mais la population s’y oppose.
Le château domine le village de Saint-Jean-le-Vieux. Perché sur la colline, édifié au 12e siècle, restauré au 19e, il pourrait bientôt servir d’abri à des demandeurs d’asile. La bâtisse est propriété d’une association, l’Alpha3A dont la vocation sociale est à destination de tous les publics. L’animation pour les jeunes, comme l’accueil des étrangers. C’est à ce titre qu’elle a été contactée par la préfecture. L’association a donc répondu favorablement à cette demande d’hébergement d’urgence. Sauf que cela vient contrarier un projet éducatif mené de longue date : l’accueil de classes découvertes autour du patrimoine et de la culture.
Le député de la circonscription Damien Abad (Renaissance) a pris rendez-vous avec le préfet “pour trouver des solutions alternatives”.
Une banderole a été placée sur les hauteurs, à proximité du château, sur laquelle il est écrit “sauvegardons notre patrimoine”.
Et si l’Etat privait le Planning familial de ses 2,8 millions d’euros de subventions annuelles ?
Le Point publie une tribune signée par un collectif de médecins et d’intellectuels contre les délires du Planning familial. Cela fait longtemps que nous dénonçons la culture de mort financée par nos impôts, à travers la propagande du Planning familial. Mais c’est nouveau que des personnalités en vue, comme Élisabeth Badinter, Pierre-André Taguieff, Israël Nisand, Didier Sicard, Jean-François Mattei, Brice Couturier, Anne-Marie Le Pourhiet,…, se mettent à le dénoncer à leur tour :
C’est avec le plus grand sérieux que le Planning familial, organisme d’éducation populaire, nous assène des absurdités scientifiques. D’abord il y a eu cette campagne d’affichage : deux hommes enlacés, le ventre de l’un d’eux présentant une étrange rotondité. Et au-dessus cette légende : « Au Planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints. » Qu’importe l’impossibilité biologique. Ensuite, il y a eu le lexique trans du Planning familial, « lexique rangé dans l’optique d’un apprentissage progressif ». Petit florilège.
« Sexe : Construit social basé sur des observations moyennes des différences biologiques entre les genres. Il est communément admis scientifiquement que le sexe est un spectre. Peut également désigner l’appareil génital.
Assignation à la naissance : À la naissance, les médecins décident, selon des normes de longueur du pénis/clitoris, si l’individu est un garçon ou une fille.
Changer de sexe : Les caractéristiques sexuelles de personnes, qu’elles soient cis ou trans, ne sont pas binaires et peuvent changer tout au long de leur vie ».
Nous serions heureux de connaître la « science » qui admet que chez l’Homo sapiens le sexe est un spectre. Il y a probablement confusion avec les crépidules ou autres animaux changeant naturellement de sexe au cours de leur vie. Nous serions également heureux de connaître la longueur critique de l’organe sexuel permettant de différencier un garçon d’une fille.
Le Planning familial ne sait pas distinguer, depuis longtemps, un amas de cellules d’un être humain… Néanmoins, les signataires, qui ne remettent pas en cause l’avortement, dénoncent les subventions astronomiques perçues par le Planning :
Car le Planning est un organisme financé par l’État et les diverses collectivités à hauteur de 2,8 millions d’euros par an. C’est-à-dire financé par le contribuable. À l’heure où il est nécessaire de contrôler des dépenses publiques surabondantes, il est urgent de conditionner les subventions du Planning familial au respect strict de ses orientations et finalités originelles.
“Et à tous les autres pourrisseurs woke, un conseil, ne vous approchez surtout pas de nos enfants !”
Réaction américaine à la publicité trans de la marque Bud Light :
Traduction :
L’Amérique avait l’habitude de boire les bières d’un fabricant qui ne sait même pas quelles toilettes on doit utiliser !
C’est pourquoi j’ai créé la bière “100% non woke” des Pères conservateurs de la vraie droite.
En tant que conservateurs, on doit faire face en permanence aux attaques de toutes parts du virus mental woke. Mais le dernier endroit que l’on veut voir infecté par ce virus, c’est notre bière.
Si vous, vous savez différencier les toilettes, alors vous saurez quelle bière vous devez boire !
Arrêtez de donner votre argent aux promoteurs du virus woke qui détestent nos valeurs.
Et à tous les autres pourrisseurs woke, un conseil, ne vous approchez surtout pas de nos enfants !
Qu’en pensent nos laïcards ?
Meyer Habib, franco-israélien, a été réélu député de la 8ème circonscription des Français de l’étranger. Devant le Mur des Lamentations, il remercie ses électeurs et lit une prière juive pour la République française :
Vous m’avez élu pour la quatrième fois député avec 54-46 !
Merci à tous !« Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux parmi les nations ! » pic.twitter.com/Vb6nTpyClV
— Meyer Habib (@Meyer_Habib) April 16, 2023
Prix de l’évangélisation : date limite de remise des dossiers de candidatures fixée au 30 avril
L’association des Chevaliers pontificaux a annoncé début février la création d’un prix destiné à récompenser et à soutenir les actions d’évangélisation, de diffusion et de mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France. L’initiative récompensée recevra une somme de 10 000 euros, et bénéficiera de la publicité résultant de ce prix qui sera remis en juin par Son Exc. Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique auprès de la France.
L’association a déjà reçu plusieurs dossiers de candidatures de grande qualité, candidatures qui montrent la vitalité des efforts missionnaires dans des domaines très divers (éducation, apostolat, mise en valeur du patrimoine chrétien, etc.).
L’association des Chevaliers rappelle que la date limite de remise des dossiers de candidatures est fixée au 30 avril 2023.
Retrouvez tous les renseignements pour déposer votre candidature sous ce lien.
“Ce n’est donc pas l’Église qu’il faut faire sortir de la crise, c’est nous-mêmes”
Dans L’Homme Nouveau Cyril Farret d’Astiès revient sur deux articles publiés à l’occasion de Pâques, l’un sur BFM et l’autre dans Le Figaro, montrant l’impasse de la 3e voie, entre progressisme et Tradition :
[…] Depuis des décennies on a donné cours à toutes les innovations au nom de la pastorale, afin de parler à l’homme contemporain qui semblait se détourner de l’Église. Ce n’était pas totalement faux.
Mais au lieu de bien comprendre pourquoi l’homme moderne se détournait de l’Église, on a ambitionné de transformer l’Église pour rejoindre le monde. Monde moderne qui s’est construit contre Dieu et qui crève, littéralement. Qui crève de s’être détourné, qui le constate à présent mais qui ne veut pas en tirer les conséquences. Cette pastorale de la conciliation est, évidemment, un échec cuisant.
Certains, profondément progressistes, prétextant une foi adulte libérée de la religion et des superstitions, ont décidé dans les années 1960 qu’il ne fallait plus enseigner le catéchisme, plus baptiser les nouveau-nés, plus pratiquer d’actes de piété.
Ils ont parfaitement réussi leur œuvre relativiste : ne voulant rien transmettre ils n’ont rien transmis et la République avec ses 872 milliards d’euros de dépense sociale a fini d’écrabouiller l’action caritative qui restait leur seule prétention chrétienne. N’en parlons plus.
L’enjeux est aujourd’hui du côté des catholiques « observants », cette part importante de clercs et de fidèles classiques, conservateurs, représentants des générations Jean-Paul II et Benoît XVI, nos frères dans la foi, souvent nos frères de sang — beaucoup de catholiques de tradition viennent de ces chapelles-là.
Ils sont cependant marqués, à leur insu, par certains travers contemporains : transformant parfois le catholicisme en méthode de coaching spirituel ; se contentant d’accompagner les hommes de notre temps par une spiritualité très psychologisante, tournée vers le sentiment et faisant trop peu cas de la Croix et du péché originel ; proposant une liturgie insolite favorisant l’émotion personnelle et collective par une participation agissante ; très investis dans la défense de la morale mais négligeant le socle dogmatique de la foi ; recherchant par naturalisme des remèdes séduisants mais trompeurs…
Reconnaissons-le aussi, avec une véritable fidélité à l’Église, un sentiment d’appartenance résolu, une sincérité indéniable. Ces catholiques ont soif, ils ont dans la bouche le goût amer du pontificat, ils ont un réel désir spirituel, ils aspirent à une véritable dignité liturgique mais ne parviennent pas encore tout à fait à se saisir du remède nécessaire. […]
La mixité sociale est devenue le cache-sexe d’une mixité ethnique et raciale
Jean Messiah critique le projet du sinistre de l’Education nationale :
Sur @CNEWS :
« Pap Ndiaye veut imposer la mixité sociale dans les écoles privées ! »
« Très bonne idée !
Pourquoi ne commence-t-il pas par l’école alsacienne où il a mis ses enfants ?
Il pourrait en faire un excellent laboratoire pour ses délires raciaux ! »
Un ange passe.… pic.twitter.com/zH46wmkJPi
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 16, 2023
« La mixité sociale dans l’école publique a provoqué un effondrement massif du niveau d’éducation.
Vouloir la mixité sociale dans l’école privée, comme le souhaite ce cher Pap Ndiaye, ça n’est rien d’autre que vouloir son effondrement ! »@CNEWS #Macron20h… pic.twitter.com/WiXQMHIP7M
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
Mixité sociale : Pap Ndiaye veut des quotas de médiocrité et de chienlit dans l’école privée.
C’est plus facile que d’exiger des quotas d’excellence et de méritocratie dans le grand naufrage qu’est l’école publique.
L’autoproclamé Pap du social n’est que le gourou du racial.…
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
La mixité sociale est devenue le cache-sexe gaucho-« progressiste » d’une mixité ethnique et raciale.
Quand un peuple est homogène sur le plan identitaire comme c’était le cas de la France avant 1980, la mixité sociale s’appelait méritocratie républicaine.
Permettre à un fils…— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 17, 2023
La position du parti Renaissance sur l’euthanasie
Samedi, le parti présidentiel réunissait pour la première fois une sorte de parlement interne, soit 300 personnes, dont une bonne partie du gouvernement. L’objectif de la journée était d’exposer la démocratie interne au sein du mouvement et ses efforts pour s’enraciner dans les territoires.
L’éphémère ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, nommée à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) depuis sa défaite aux législatives et donc fonctionnaire soumise à l’obligation de réserve (!), a présenté la position du parti sur la fin de vie, à savoir deux nouveaux “droits distincts” :
- celui du patient en fin de vie ou atteint d’une maladie incurable de “demander une aide active à mourir”.
- celui du médecin “d’accepter la demande du patient ou de s’y soustraire, par une clause de conscience”.
Il serait temps d’euthanasier ce gouvernement.
Je ne crois pas aux accusations portées contre Jean-Paul II
Le modèle libanais et la coexistence des religions
D’Antoine de Lacoste dans la revue Fideliter :
Le mandat français sur le Liban (1920-1943) s’est achevé dans la confusion. La guerre franco-française qui se déroula entre les forces placées sous l’autorité de Vichy et les gaullistes soutenus par les Britanniques, permit à deux hommes politiques libanais de passer un pacte et de sortir du mandat.
Ces deux hommes, le maronite Béchara el-Khoury et le musulman sunnite Riad el-Solh, négocièrent ensemble un accord en 1943, traditionnellement appelé « Le Pacte national de 1943 ». Il marque l’indépendance du Liban après plusieurs siècles de vassalités diverses. La France, mécontente car mise de côté, réagit plus que maladroitement en emprisonnant les deux hommes. Cela ne fit que provoquer la colère des Libanais et les deux prisonniers furent libérés en gagnant une immense popularité. Le dernier soldat français quittera le pays du Cèdre en 1946.
Le Liban étant un pays unique au monde, ce Pacte est non écrit : ni texte, ni version officielle, et pourtant c’est bien lui qui va régir l’organisation du pays en complément de la Constitution de 1926.
Le Pacte établit d’abord que le Liban sera distant de la France mais aussi du monde arabe. Cela signifie en clair que les maronites renoncent à la protection française, qui fut pourtant décisive en plusieurs occasions, et que les musulmans renoncent au concept de Grande Syrie que Riad el-Solh avait un temps appelé de ses vœux.
Rien ne sera dit et encore moins écrit sur la répartition communautaire toujours valable. Le président est maronite, le premier ministre musulman sunnite et le président de la chambre des députés musulman chiite, et c’est ainsi que cela fonctionne encore aujourd’hui.
Ce Pacte fondateur est critiqué dès le début. Le célèbre journaliste de l’Orient (L’Orient-Le Jour aujourd’hui) Georges Naccache écrit un éditorial qui est entré dans l’histoire du Liban :
« Ni occident, ni arabisation : c’est sur un double refus que la chrétienté et l’islam ont conclu leur alliance. Quelle sorte d’unité peut être tirée d’une telle formule ? Ce qu’une moitié de Libanais ne veut pas, on le voit très bien. Ce que ne veut pas l’autre moitié, on le voit également très bien. Mais ce que les deux moitiés veulent en commun, c’est ce qu’on ne voit pas. La folie est d’avoir cru que deux non pouvaient produire un oui. Deux négations ne feront jamais une nation. »
Ce texte remarquable et, hélas, prémonitoire, montre bien que, dès l’origine les dirigeants libanais ont choisi le communautarisme plutôt que la nation. La situation ne fera que s’aggraver ensuite avec la montée en puissance d’une population musulmane chiite, en pleine expansion démographique contrairement aux autres. Elle prendra une importance de plus en plus grande, au point aujourd’hui de vivre en quasi-indépendance dans le sud du pays par le biais de la milice armée du Hezbollah.
Au moins, pensaient certains, cela assurera une coexistence pacifique entre les religions. La suite prouvera que non.
Il faut cependant être juste : ce n’est pas un motif religieux qui déclencha la guerre civile libanaise qui ravagea le pays de 1975 à 1990. La cause première fut la massive présence palestinienne et la volonté de ses militants de faire du Liban une base arrière pour combattre Israël et récupérer les territoires perdus.
Après la guerre israélo-arabe de 1948, Israël, vainqueur, expulsa de nombreux Palestiniens après avoir conquis leurs territoires. D’autres fuirent les combats et l’on estime qu’au moins 700 000 palestiniens quittèrent leur pays pour s’installer en Jordanie, au Liban et en Syrie.
C’est l’entrée de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) dans la lutte armée qui fut la cause directe de la guerre. Successivement la Guerre des Six jours (1967), la prise de contrôle de l’OLP par Yasser Arafat (1969) et l’expulsion des combattants armés palestiniens de Jordanie vers le Liban (1970) provoquèrent un bouillonnement qui fut fatal.
Chaque camp s’est armé. Les milices chrétiennes s’unissent sous la houlette des Forces Libanaises (FL) et une personnalité exceptionnelle émerge, Bechir Gemayel. Il sera assassiné en 1982 et le camp chrétien ne se remettra jamais de cette disparition. Le Hezbollah apparaîtra un peu plus tard. Les sunnites seront plus effacés.
Il n’est pas question ici de raconter cette guerre, d’une grande complexité. Il faut cependant avoir présent à l’esprit qu’il y eut en permanence plusieurs guerres dans la guerre avec de nombreux acteurs aux alliances variables : chrétiens, chiites, sunnites, druzes, Palestiniens, Syriens, Israéliens, avec de surcroît des divisions internes souvent sanglantes, notamment, hélas, entre chrétiens.
Comme on le voit ces acteurs sont parfois religieux, parfois étatiques. Il ne faut donc pas analyser ce conflit (ces conflits devrait-on dire), sous le prisme d’une guerre de religion. Les buts étaient ailleurs : Israël voulait détruire le Hezbollah et neutraliser le Liban, la Syrie voulait l’annexer, les Palestiniens en faire leur base militaire. S’il y avait un consensus supra-national et supra-religieux, il était simple : chasser les combattants palestiniens, ce qui fut fait finalement.
Il faut toutefois observer que certains clivages religieux ne furent jamais dépassés : aucune alliance durable entre musulmans et chrétiens et pas d’avantage entre sunnites et chiites. Le plus souvent, musulmans et chrétiens furent face à face.
Les accords de Taef signés en 1989, mirent pratiquement fin à la guerre mais le camp chrétien en sortit vaincu. Si l’équilibre religieux ne fut pas remis en cause, les pouvoirs du président chrétiens furent durement rognés au profit du premier ministre sunnite. De plus, la domination syrienne fut quasiment actée.
En signe de protestation, la plupart des chrétiens ne participèrent pas aux élections suivantes, notamment sur la recommandation des différentes églises. Une minorité de chrétiens, rangés dans le camp de la Syrie, accepta la situation et c’est ainsi que l’immuable répartition communautaire entre les trois pouvoirs pu être maintenue.
Le général Aoun tenta un dernier coup de dés. Après avoir désarmé par la force les FL au prix de consternants combats sanglants (alors que le Hezbollah restait armé), il déclencha une dernière guerre contre les Syriens. Comme on pouvait s’y attendre il perdit, provoqua la mort inutile de valeureux combattants chrétiens et partit en exil en France. Samir Geagea, l’irréductible chef des FL fut emprisonné de longues années.
Le Liban poursuivit alors un chemin étrange où, sous l’apparence de l’aisance et de la modernité, il marchait en somnambule vers la ruine.
En raison de la corruption importante de la classe politique, mais également de sa médiocrité, aucun investissement digne de ce nom n’a été réalisé dans les infrastructures de base nécessaire à la vie d’un pays : assainissement, électricité, gestion des déchets, traitement de l’eau et la liste est encore très longue. La classe politique libanaise a tout misé sur les services, notamment bancaires.
Elle a cru trouver en la personne de Riad Salamé l’homme miracle qui devait permettre au pays de vivre dans l’aisance, sans effort. Le chef de la banque centrale libanaise avait instauré un système vieux comme la finance spéculative : servir des taux d’intérêt élevés pour attirer les capitaux de la très importante diaspora libanaise.
La combine marcha quelques années avant que tout ne s’effondre, ruinant les petits épargnants libanais. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus retirer leur argent de la banque, la devise libanaise a perdu 90% de sa valeur et les biens de consommation élémentaires manquent. Ce qui est disponible est bien évidemment hors de prix. La situation est si grave que les Libanais de l’étranger qui viennent rendre visite à leurs familles bourrent leurs valises de médicaments tant la pénurie sur place est importante.
L’explosion du 4 août 2020 sonna comme une sorte de coup de grâce. Partie du port de Beyrouth, elle ravagea les quartiers chrétiens et une partie du quartier chiite. L’Etat montera à cette occasion sa totale incurie. Les habitants durent nettoyer les gravats eux-mêmes, les blessés furent emmenés à l’hôpital dans les voitures particulières des familles ou des voisins. Et que dire de l’enquête ? Le juge Bitar, résolu et courageux, se voit mettre des bâtons dans les roues par sa hiérarchie mais aussi par les députés ou le gouvernement. Chiites et chrétiens aounistes (partisans du Général Aoun rentré d’exil après le départ des Syriens et élu ensuite président) sont discrètement d’accord pour que l’enquête s’enlise comme à peu près tous les dossiers libanais.
Dans ce contexte dramatique où l’existence même du Liban est menacée, que doit-on penser de la coexistence des trois religions chrétienne, chiite et sunnite ?
Certes, à part quelques incidents sporadiques, elles ne se font plus la guerre et chacun peut librement exercer son culte. Les prêtres des différentes communautés chrétiennes vont et viennent librement et s’expriment de même. Les églises sont normalement entretenues et certaines forment des paroisses chaleureuses et dynamiques. Il est vrai que la guerre a réappris à de nombreux chrétiens la valeur de leur identité bimillénaire.
Les chrétiens ne craignent plus, pour l’instant, d’être massacrés par les druzes ou les islamistes. La défaite de Daech ou d’al-Nosra en Syrie, grâce à l’intervention russe, constitue un répit certain et durable pour toute la région, même si la lutte n’est pas terminée.
La situation est pourtant très grave et porte un nom : l’exil. De nombreux jeunes chrétiens, et parmi les plus brillants, s’en vont, découragés. Ils ne croient plus au Liban, ruiné par sa classe politique, toutes religions confondues.
Ainsi la coexistence entre les religions, relativement apaisée malgré la présence d’un Hezbollah redoutablement armé, ne suffit pas . Et l’on repense aux propos pessimistes mais prémonitoires de Naccache en 1943 : « Deux négations ne feront jamais une nation. » Ce qu’il ne savait pas encore et c’est ce que l’Histoire nous a appris, c’est que le communautarisme aggrave le vice de départ car au fond, il est contre-nature.
Et l’on repense aux études de Barrès ou de Renan sur la nation (les deux hommes connaissaient d’ailleurs fort bien le Liban). La terre est là mais les morts sont venus de conflits internes, jamais d’une quelconque grande guerre patriotique. Quant à la volonté de vivre ensemble souligné par Renan (quel dommage qu’un tel esprit se soit fourvoyé dans un anti-christianisme indigne de son intelligence), cette volonté n’existe que peu dans le peuple. Elle est par contre très présente dans la classe politique mais sous une autre forme : la volonté de s’enrichir ensemble.
L’appauvrissement du Liban est d’une gravité et d’une profondeur inédites. L’Etat n’existe plus, les élites fuient et la classe politique s’autoreproduit sur fond d’enrichissement personnel.
Mais tout n’est peut-être pas perdu. Beaucoup de Libanais le reconnaissent, même s’ils sont partis : ils n’oublient pas leur pays et veulent encore y croire. L’amour du Liban demeure malgré tout. Mais son sauvetage passe nécessairement par un grand coup de balai et la fin du communautarisme.
Qui fera cela ?
Antoine de Lacoste
Révisionnisme à l’espagnole
Au Palais de Sant Jordi (Sainte Georges), siège du gouvernement autonome de la Catalogne, le conducator catalan Pere Aragonés va recouvrir de magnifiques fresques historiques, sous prétexte qu’elles représentent une histoire qui n’est pas celle de la Catalogne indépendantiste d’aujourd’hui. Un saccage du patrimoine architectural, voulant ainsi nier l’histoire multiséculaire de l’Espagne, car jugeant certaines fresques offensantes envers l’Islam (car reproduisant des scènes de la Reconquista ou de la bataille de Lépante… ).
Les tableaux, peints sous le gouvernement de Primo de Rivera, représentent différents épisodes de l’histoire espagnole, comme l’arrivée de Christophe Colomb à Barcelone. La décision d’enlever ces peintures murales trouve son origine dans l’accord d’une commission, qui a justifié sa décision de retirer ces peintures pour des raisons “esthétiques et idéologiques”, arguant que
“les valeurs guerrières sont exaltées, ainsi que les ordres opposés au régime parlementaire, la monarchie pérenne et sacrée, l’État fondé sur le catholicisme en tant qu’ordre social, la lutte contre l’islam, et un patriotisme guerrier et impérial”.
Le parti de Pere Aragonés, ERC (Esquerra Republicana de Catalunya), gouverne aujourd’hui sans partage la Catalogne avec seulement 33 députés sur 135 (soit un peu plus de 24 % des sièges), grâce à un système électoral de proportionnelle intégrale. Fort de cette minorité absolue, ce parti a décrété de façon unilatérale la suppression, dès le mois de mai, de toutes les fresques qui ornent les coupoles et murs du salon d’honneur « Sant Jordi » (Saint Georges, patron de la Catalogne, peut-être plus pour très longtemps…). Parmi ces joyaux historiques, sont représentés :
- La Vierge de Montserrat (patronne de la Catalogne) et les rois ayant visité le monastère bénédictin.
- Le mariage d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon.
- Réception de Christophe Colon par les rois catholiques.
- La Bataille de Lépante.
- La Bataille de Navas de Tolosa (première victoire de la Reconquista de la péninsule ibérique contre l’envahisseur musulman)
- Première messe de Jacques Ier d’Aragon lors de son débarquement à Majorque.
Au mois de mai prochain, ces magnifiques fresques seront recouvertes de peinture blanche.
« Tout parent ou médecin qui stérilise un enfant avant qu’il ne soit un adulte consentant devrait être emprisonné à vie ».
Le fondateur de Tesla et PDG de Twitter, Elon Musk a dénoncé les adultes qui autorisent les mineurs à subir des procédures de transition de genre, en déclarant que la stérilisation des enfants par de telles procédures devrait être passible d’une peine de prison à vie.
« Tout parent ou médecin qui stérilise un enfant avant qu’il ne soit un adulte consentant devrait être emprisonné à vie ».
M. Musk, dont l’un des enfants s’identifie comme transgenre, a déjà exprimé ouvertement sa désapprobation à l’égard des mineurs qui changent de sexe.
Le mois dernier, lors d’un autre échange sur Twitter, il s’en est pris aux adultes qui encouragent les enfants à subir de telles procédures, estimant qu’ils les abreuvent de « propagande ».
« De plus, chaque enfant traverse une crise d’identité avant que sa personnalité/identité ne se cristallise ». « Par conséquent, nous ne devrions pas autoriser des opérations chirurgicales graves et irréversibles ou des médicaments stérilisants qu’ils pourraient regretter avant l’âge de 18 ans au moins. »
Le député Marjorie Taylor Greene (Parti républicain – Géorgie) a déclaré :
« Je suis d’accord ». « C’est pourquoi j’ai présenté la loi sur la protection de l’innocence des enfants, qui fait de la pratique de soins d’affirmation de genre sur des enfants de moins de 18 ans un crime. »
La loi « Protect Children’s Innocence Act » (loi sur la protection de l’innocence des enfants) ferait des procédures de transition de genre – y compris les opérations chirurgicales, les médicaments bloquant la puberté et les hormones de sexe opposé – un délit concernant les mineurs. Mme Greene a présenté cette loi l’année dernière, mais elle n’a jamais été votée.
Lors d’une intervention à la Conservative Political Action Conference (CPAC) en mars, elle a promis de réintroduire le projet de loi maintenant que les républicains contrôlent la Chambre des représentants.
« Il n’a pas pu être adopté lors du dernier Congrès parce que, comme je l’ai dit, Nancy Pelosi était la présidente de la Chambre et qu’elle ne croit pas du tout au genre ». « Mais nous avons un nouveau président de la Chambre des représentants, à majorité républicaine, et je vais présenter mon projet de loi (…) qui rendra délictueux tout soin visant à affirmer le genre sur des enfants. »
« Il ne s’agit pas d’une simple idée d’extrême droite, selon laquelle nous devrions protéger les enfants contre une erreur horrible, car beaucoup de ces enfants réalisent qu’il s’agit d’une erreur et détestent ce qu’ils se sont faits à eux-mêmes. Il y a des indépendants, des démocrates, des républicains dans toute l’Amérique qui sont d’accord pour dire qu’il faut laisser les enfants être des enfants. »
Le wokisme ne rapporte pas : Bud Light perd 6 milliards de dollars
Après avoir atteint un sommet de 66,73 dollars par action en trois ans, la société mère de Bud Light, Anheuser Busch Inbev, a perdu plus de 6 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis l’annonce de son partenariat avec l’influenceur transgenre Dylan Mulvaney, le 2 avril. Les propriétaires de bars et les distributeurs signalent une forte baisse des ventes de Bud Light au cours de la semaine écoulée. La capitalisation boursière de la société est tombée à 125,7 milliards de dollars, contre 132,8 milliards de dollars il y a six jours, soit une baisse de plus de 5 %.
Son concurrent Molson Coors (TAP) a quant à lui vu sa capitalisation boursière augmenter de 350 millions de dollars au cours de la semaine écoulée.
Le partenariat entre Bud Light et M. Mulvaney comprenait des canettes personnalisées arborant son visage et un discours pro-LGBTQ pour commémorer le fait que ce mâle biologique « est une femme » depuis plus d’un an. Le coup d’envoi de la campagne publicitaire a été donné par Mulvaney, à demi-nu, buvant du Bud Light dans une baignoire.
Les dirigeants de l’entreprise n’auraient pas été informés de la campagne publicitaire.
« Personne au niveau de la direction de l’entreprise n’était au courant du partenariat polarisant de Bud Light avec Dylan Mulvane. ». « L’entreprise aurait également interrompu ses efforts de marketing et s’efforcerait de mettre en place un processus plus « solide » pour évaluer les futurs partenariats avec des influenceurs. ». « Personne à un niveau élevé n’était au courant de ce qui se passait ». « Un petit employé du marketing qui aide à gérer les centaines d’engagements d’influenceurs a dû penser que ce n’était pas grave. » « De toute évidence, c’était le cas, et c’est une honte parce qu’ils ont une réputation bien méritée d’être simplement la bière de l’Amérique – pas une entreprise politique. C’était une erreur. » « Une deuxième source a également affirmé qu’un employé de niveau inférieur avait pris la décision d’inclure M. Mulvaney dans la campagne, une décision qui semble avoir coûté à l’entreprise 5 milliards de dollars en valeur de marché. » « La réaction à la marque emblématique de bière américaine a été si intense qu’un distributeur de Budweiser dans le Missouri a annulé un événement avec les célèbres chevaux Clydesdale de la société parce que l’affaire était encore sensible. ».
Selon John Ruch, chanteur de musique country et propriétaire du bar Redneck Riviera à Nashville, TN, Bud Light était la bière la plus populaire :
« Ce sont les clients qui décident. Les clients sont rois ». « Je suis propriétaire d’un bar dans le centre de Nashville, le Redneck Riviera. Jusqu’à il y a quelques jours, notre bière la plus vendue était quoi ? La Bud Light. » « Nous avons des caisses et des caisses et des caisses de Bud Light dans notre arrière-boutique. Mais depuis quelques jours, on a du mal à trouver quelqu’un qui en commande une. » « En tant que chef d’entreprise, je me suis dit : Si vous ne la commandez pas, il faut proposer autre chose ! En fin de compte, c’est le capitalisme. C’est comme ça que ça marche. ».
Dans une vidéo, un marchand de bière a déploré :
« Je n’ai jamais vu des ventes aussi faibles que ces derniers jours… Je ne peux pas nourrir ma famille ».
Les boycotts conservateurs n’ont pas souvent eu un grand succès, mais celui-ci pourrait être marquant car il s’agit de la première bière consommée aux Etats-Unis avec une clientèle masculine populaire de tendance MAGA et cette bière est très aisément substituable par des produits comparables.
Baisse du nombre d’avortements aux Etats-Unis
Selon une étude de WeCount effectuée aux Etats-Unis, dans les six mois qui ont suivi le renversement de l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022, il y a eu 32000 avortements de moins par rapport aux mois précédents.
Alors qu’en avril et mai 2022, il y avait environ 82000 avortements par mois aux Etats-Unis, ce chiffre a baissé à 77000 de juillet à décembre soit une baisse d’environ 6% correspondant à 5000 avortements de moins par mois.
Les chiffres diffèrent en fonction des Etats. En effet, dans les 13 Etats qui ont promulgué des interdictions après la décision de la Cour suprême, les avortements ont chuté de 95%. Tandis que dans les autres Etats, le nombre moyen d’avortements a légèrement augmenté comme dans le Minnesota et le Kansas.
Le taux national d’avortement par mois est passé de 13,2 pour 1 000 femmes en âge de procréer, au mois d’avril, à 12,3 pour 1 000 femmes, en moyenne, au cours des six mois suivant la décision Dobbs.
P comme Pandémie
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
A propos du covid. Le cas fait l’objet de demandes théologiques: « Comment le musulman doit-il se comporter en ces jours difficiles qui connaissent la propagation du coronavirus? Si Allah décide que le coronavirus emporte quelqu’un, peut-on le considérer comme un martyr ? » Réponse d’un savant musulman : « On espère que celui/celle qui meurt du coronavirus sera un martyr. Nous demandons à Allah de faire disparaitre cette pandémie et d’en épargner les musulmans ». Et les autres?
(Extrait de “Saint-Étienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ?” – Le 12 novembre 2020)
A propos de la loi permettant la création d’établissements publics autonomes d’éducation
Le sénateur des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson a porté une proposition de loi très importante pour l’école, que nous avons évoquée vendredi dernier. Il accorde un entretien à Créer son école pour évoquer ses dispositions phares :





