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La « pilule du lendemain » ne réduit pas le nombre des avortements

Analyse détaillée sur Zenit. Extrait :

Un […] rapport, publié le 8 janvier, confirmerait l’inefficacité de la pilule du lendemain en termes de réduction du nombre des avortements. Cette étude, diffusée sur le site internet espagnol Forum Libertas analyse ce qui s’est passé en Espagne dès l’introduction du médicament. En l’an 2000, l’année précédant son introduction, le nombre d’avortements s’élevait à 60.000 […].

En 2005 pas moins de 506.000 pilules du lendemain ont été administrées, mais le nombre des avortements enregistrés cette année-là a augmenté jusqu’à 91.000 […].

C’est paradoxal pour certains, mais c’est ainsi : contraception, "contraception d’urgence" (souvent abortive) et avortement ont tendance à augmenter en parallèle. Des exceptions existent, telles certaines anciennes républiques soviétiques, où l’avortement, utilisé comme "contraception", a baissé avec la diffusion de méthodes réellement contraceptives.

Mais rien ne permet d’arguer (comme le fait par exemple M. Sarkozy ici) que c’est en diffusant plus encore la contraception qu’on fera baisser le nombre d’avortements en France.

Henri Védas

Le droit européen s’impose sur la souveraineté française

A l’occasion d’un arrêt sur la légalité du système de quotas d’émission de gaz à effet de serre, conséquence de la mise en oeuvre par l’Europe du protocole de Kyoto, le Conseil d’Etat a renoncé à contrôler la constitutionnalité de certains actes, dès lors qu’un texte européen s’interpose entre la Constitution et un texte d’application français. Comme le Conseil constitutionnel avant lui, qui avait décliné le 10 juin 2004 le contrôle de constitutionnalité d’une loi transposant une directive, le Conseil d’Etat octroie désormais aux textes européens une véritable "immunité constitutionnelle".

La décision du Conseil d’Etat est d’autant plus spectaculaire qu’en l’espèce, le juge suprême administratif estime que les plaignants ont raison de soulever le principe constitutionnel d’égalité et que la directive est donc inconstitutionnelle. Mais plutôt que de sanctionner le décret, et donc indirectement d’invalider la directive, le Conseil d’Etat a choisi de faire trancher cette question par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), en lui posant une question préjudicielle. Le commissaire du gouvernement a défendu ce revirement de jurisprudence du Conseil d’Etat en estimant que

"toute divergence avec la jurisprudence du Conseil constitutionnel (du 10 juin 2004) risquerait d’être perçue comme une position de défiance envers le juge communautaire".

Michel Janva

8e Concours de légendes

A vous de jouer ! Envoyez vos idées ici, avant vendredi 14 heures.

Bayrou_4

Archives : 7e; 6e; 5e; 4e; 3e; 2e; 1er concours de légendes.

Repentance : le retour de balancier

Après plusieurs années de repentance généralisée (participant à cette "haine de lui-même" de l’Occident que regrettait Benoît XVI), cette déclaration de Nicolas Sarkozy hier à Toulon est le signe que le balancier est revenu à un plus juste équilibre :

Je veux le dire à tous les adeptes de la repentance qui refont l’histoire et qui jugent les hommes d’hier sans se soucier des conditions dans lesquelles ils vivaient, ni de ce qu’ils éprouvaient.
Je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ?
Je veux leur dire : de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes de leurs pères, que souvent leurs pères n’ont commises que dans votre imagination ?

En tout cas, l’Histoire de France est bien au coeur de la campagne…

Henri Védas

« L’opium du peuple » bien présent en Chine

Un tiers des Chinois seraient croyants. Bouddhistes, taoïstes, chrétiens, musulmans ou adorateurs du Dieu de la fortune, ils seraient 300 millions. Les religions asiatiques traditionnelles sont largement majoritaires (200 millions), mais les chrétiens, sans distinction entre protestants et catholiques, font une grosse percée, passant de 10 millions à la fin des années 90 à 40 millions aujourd’hui. La plupart ne se revendiquent pas de l’Association patriotique des catholiques ou du Mouvement patriotique des trois autonomies contrôlés par le Parti, mais d’églises clandestines toujours persécutées.

La pression du Parti communiste ne faiblit pas pour autant : côté catholique, 17 évêques et une vingtaine de prêtres de la branche clandestine ont été arrêtés ou assignés à résidence depuis un an.

Michel Janva

Bioéthique : une science sans conscience

Les premières rencontres parlementaires destinées à réfléchir à la révision des lois bioéthiques de 2004 ont eu lieu hier. Trois grands thèmes seront abordés après les élections :

  • les nouveaux enjeux éthiques de l’assistance médicale à la procréation (AMP) par insémination avec donneur ou par fécondation in vitro. Faut-il aller vers une AMP de convenance pour permettre à des femmes célibataires ou à des couples d’homosexuelles d’avoir un enfant ?
  • la levée de l’anonymat des donneurs de sperme, une proposition de loi de Valérie Pécresse et la modification de l’accouchement sous X et la question de la gratuité des dons d’ovocytes.
  • l’autorisation des recherches sur les cellules souches embryonnaires et du clonage thérapeutique. Pierre-Louis Fagniez (UMP), dans son rapport remis au premier ministre préconise de les autoriser. Tout comme les membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix technologiques sous la direction du député PS Alain Claeys. Reste que les récentes polémiques soulevées au moment du Téléthon montrent bien les enjeux d’un tel débat.

Pour le Pr Jean-François Mattei, initiateur des précédentes lois de bioéthique votées en 2004 lorsqu’il était ministre de la Santé :

"il est normal que la loi évolue car ces débats de société ne doivent jamais être considérés comme clos. Mais je ne suis pas persuadé que la loi doive aller jusqu’au bout de l’idéologie de certains scientifiques. Face à la rapidité de la science, il faut donner du temps aux consciences."

Absolument personne ne se demande s’il existe un droit à la manipulation de l’être humain. Si ces thèmes seront absents du débat présidentiel, il n’en reste pas moins que le prochain gouvernement est appelé à réviser ces lois et, du PS à l’UMP, on semble aller vers une fuite en avant au nom du dieu Science.

Michel Janva

Peut-on encore dénoncer les manipulations médiatiques ?

Apprenant les liens entre les producteurs de l’émission de lundi soir sur TF1, François Bayrou a fait part de ses états d’âmes :

En déplacement à Bordeaux, Bayrou s’est ainsi interrogé sur la «déontologie» des conditions d’organisation du débat avec des «vrais gens» qui posent leurs questions aux politiques.  Et de lancer : «C’est en réalité l’UMP qui est aux commandes, presque directement, de ce type d’émissions». […]

Selon «le Canard Enchaîné», l’une des deux sociétés de production ayant réalisé cette émission est "A Prime", la société de Dominique Ambiel [proche de l’UMP]. L’hebdomadaire affirme en outre que Franck Tapiro, conseiller en communication de  Sarkozy, avait assisté, à l’automne dernier, à la première réunion consacrée à la future émission.

Mais le plus beau, c’est que c’est Bayrou qui est poursuivi :

[…]  A Prime Group a annoncé qu’elle allait porter plainte contre le candidat de l’UDF  qui a, selon elle, porté «gravement atteinte à l’honneur et à la considération» de la société en mettant en doute les conditions d’organisation d’une émission politique sur TF1.

Une réaction à rapprocher de l’affaire MPF-France 3 Ouest suivie de près par E-Deo : la chaîne publique a diffusé une enquête scandaleusement partisane (vidéo) sur le bilan de Philippe de Villiers en Vendée (à l’en croire : un département sinistré, vivant dans la terreur); le journal de campagne du MPF a protesté ("des tripatouillages audiovisuels dignes des plus belles heures du docteur Goebbels")… et c’est ce dernier qui doit se rétracter !

Le monde à l’envers…

Henri Védas

L’inventeur du droit au logement opposable

Qui a dit ?

"Toute personne devra être logée dignement et les représentants des organismes de décision peuvent demander le logement ou le relogement d’urgence d’une ou plusieurs personnes. L’état et l’administration municipale se portent garants de cette obligation de bénéficier d’un logement".

L’abbé Pierre ? Ségolène Royal ? Nicolas Sarkozy ? Christine Boutin ? Marie-Georges Buffet ? Les enfants de Don Quichotte ? Non. Ceausescu.

Michel Janva (source)

Deux poids, deux mesures, deux menus

Caroline Parmentier raconte dans Présent d’aujourd’hui :

Un de nos collaborateurs hospitalisé un jour à l’hôpital Saint-Antoine à Paris s’était vu proposer à l’heure du repas comme c’est de plus en plus souvent le cas : "Menu hallal ou menu casher ?" Il avait alors rétorqué : "J’aimerais bien faire maigre le vendredi c’est-à-dire avoir du poisson."

Réponse merveilleuse de l’infirmière : "Non mais vous rêvez, vous n’imaginez tout de même pas que l’on va changer les menus pour vous ?"

Henri Védas

Add. : ici, un excellent dessin inspiré de l’anecdote (cf commentaires).

Les Français contre le blasphème, mais contre une loi anti-blasphèmes

Patrice de Plunkett rapporte les résultats d’un sondage TNS Sofres (pour l’Express):

– à la question « Est-il acceptable ou pas de se moquer publiquement d’une religion ? », 79 % des Français répondent « non » ;

– 78 % n’admettent pas que l’on se gausse « des fondateurs de religion » ;

– 78 % n’admettent pas que l’on se gausse « des croyants » ;

– 76 % n’admettent pas que l’on se gausse « du pape, des rabbins ou des imams ».

On notera en passant l’incongruité de la dernière question : l’équivalent chez les catholiques des "rabbins ou des imams" n’est pas le Pape, mais l’ensemble prêtres.

Ces résultats indiquent certes que le respect pour la sensibilité des croyants serait majoritaire dans la population, ce qui est encourageant. Mais s’ils réprouvent les attaques anti-religieuses, les Français ne souhaitent pas nécessairement les voir interdites :

[L]a poursuite devant les tribunaux des pourfendeurs de la religion est jugée inacceptable par 48% des sondés et acceptée par 45% d’entre eux, 7% se disant sans opinion.

Cette réticence est peut-être sage, étant donné les dérives prévisibles de lois "anti-blasphème", qui pourrait couvrir de sa protection les aspects les plus criticables de l’Islam.

Henri Védas

Promouvoir la famille en Europe

Plusieurs représentants du Réseau International de l’Institut de Politique Familiare (IPF) se sont réunis à Madrid début février pour analyser l’action de l’IPF au niveau européen et mondial. Selon Eduardo Hertfelder -Président de la Fédération Internationale- l’IPF « agit désormais comme une entité internationale avec une influence dans les organismes supra-nationaux ». Lola Velarde, Présidente du Réseau Européen, a affirmé qu’

« il faut faire de la famille une priorité politique en Europe, incorporant la « perspective de la famille » dans toutes les réalisations politiques et les programmes de l’Union Européenne, promouvant la convergence des politiques familiales nationales, évitant la discrimination entre les pays et sollicitant l’égalité d’opportunité entre les familles européennes ».

Parmi les propositions analysées pendant la réunion de l’IPF, ont été proposés d’élaborer le Libre Vert de la Famille en Europe, de créer un Observatoire Européen de la Famille, et une Alliance Européenne des Familles.

La semaine dernière l’IPF a présenté le Rapport sur l’évolution de la famille en Espagne en 2006, constatant que naissent de moins en moins d’enfants, et principalement de mères étrangères ; qu’augmente le nombre des avortements ; que diminuent les mariages et qu’ils se rompent beaucoup plus facilement, que la natalité extramatrimoniale augmente et arrive à un âge de plus en plus élevé.

Michel Janva

Portugal : le diocèse de Beja appelle à voter non

Le Conseil Presbytéral du Diocèse de Beja a publié une Lettre ouverte sur le thème “La Famille et la Vie”, adressée à tous les fidèles du diocèse. La lettre exhorte tous les chrétiens et les personnes sensibles au drame de l’avortement à voter «non» parce que :

"la vie humaine est un droit fondamental et prioritaire. […] Tout être humain possède des droits inaliénables que rien ni personne ne peut mépriser […] la plus grande richesse d’une nation ce sont les personnes. [La famille] est la cellule de base de la société et par conséquent elle est irremplaçable [elle doit] trouver dans l’Etat et dans la société les soutiens nécessaires à l’accomplissement de ses fonctions, y compris la procréation, si nécessaire pour l’avenir de l’Europe".

Le diocèse de Béjà développe en trois ans un plan pastoral dédié à la famille. Pendant cette première année pastorale (2006-2007) le thème est «La famille, voie de l’Eglise». Le thème de la seconde année pastorale (2007-2008) est «La famille, sanctuaire de la vie» et la dernière année (2008-2009) a pour thème «La famille, communauté de vie et d’amour».

Michel Janva

Culture de mort : objection de conscience

Un congrès international sur "l’objection de conscience" des professionnels de santé et des fonctionnaires face aux lois qui sont des atteintes à la vie se tiendra les 23-24 février au Vatican sous la direction de l’académie pontificale pour la vie. Le thème du congrès est "la conscience chrétienne en soutien du droit à la vie". Parmi les thèmes du congrès figurent :

  • "la responsabilité personnelle et sociale dans le contexte de la défense de la vie humaine : problématique de la coopération au mal",
  • "l’objection de conscience dans le cadre législatif des institutions européennes",
  • "l’objection de conscience pour certaines catégories professionnelles (pharmaciens, juges, fonctionnaires, consultants).

Michel Janva

Peut-on être candidat et en prison ?

Oui selon José Bové, qui a été condamné à quatre mois de prison ferme. Ce verdict, rendu aujourd’hui par la Cour de cassation, dépend maintenant d’une prochaine décision d’un juge d’application des peines. Le magistrat aura notamment la charge de définir les conditions de détention du leader altermondialiste.

Différentes alternatives sont envisagées : d’un côté, la complexité de la procédure pourraît décaler le règlement de l’affaire après les élections présidentielles. Une autre hypothèse précise que, compte tenu de la durée de la peine requise, José Bové pourrait être condamné à porter un bracelet électronique, solution refusée par le moustachu.

Michel Janva

Quand la « droite » tourne le dos aux libertés

Laurent Dandrieu, sur le blog VA :

[D]e la condamnation du député Christian Vanneste pour avoir osé donner
son opinion sur l’homosexualité à l’interdiction de fumer dans les
lieux publics, en passant par la campagne de la Halde pour imposer une
tolérance laïque, payante et obligatoire, l’actualité s’est chargée de
nous rappeler ces derniers temps que cette liberté qui se réduit comme
peau de chagrin n’est pas le produit d’une fatalité anonyme, mais le
fruit législatif d’une droite qui se veut pourtant, historiquement, le
camp des libertés.

Henri Védas

Le manque d’imagination de Lionel Jospin

Un morceau d’anthologie à voir : 17 avril 2002, un journaliste demande à Lionel Jospin qu’en imaginant qu’il ne soit pas au second tour de la présidentielle, pour qui appelerait-il à voter. Explosion de rire du candidat socialiste :

"J’ai une imagination normale mais tempérée par la raison… Cela me paraît assez peu vraisemblable. On peut passer à la question suivante ?"

Michel Janva

Présidentielle : le rôle d’internet

24% des électeurs internautes estiment qu’ils pourraient être influencés dans leur vote par Internet (sites web, e-mails, blogs, vidéos). Parmi les sondés qui consultent les sites officiels des partis politiques, les plus satisfaits sont ceux qui regardent celui du Front national (74%). Concernant les blogs officiels des candidats, le record va à Nicolas Dupont-Aignan avec un indice de satisfaction de 78%, suivi de François Bayrou (77%), d’Olivier Besancenot et Dominique Voynet (76% chacun), Jean-Marie Le Pen (75%), Nicolas Sarkozy (72%) et Ségolène Royal (69%).

Michel Janva

La folie de l’environnement

La Commission européenne souhaite pénaliser les infractions graves en matière d’environnement : dans une proposition de directive qui doit être rendue publique demain, elle prescrit des peines de prison (jusqu’à dix ans) et des amendes (jusqu’à 1,5 million d’euros) en cas de "crimes verts". La Commission avait déjà tenté de pénaliser les crimes contre l’environnement dans une directive en 2001. Mais le Conseil de l’Europe avait refusé de l’adopter : il avait fait valoir que la Commission n’avait pas le droit de proposer un tel texte qui empiétait sur les prérogatives des Etats. La Commission, soutenue par le Parlement, s’était plainte auprès de la Cour de justice, qui lui a donné raison dans un arrêt de septembre 2005.

La Commission veut protéger la nature. Soit. Mais en ce qui concerne l’homme, on souhaiterait qu’il soit tout autant protégé. Or l’UE extermine les embryons pour la recherche. Ne l’oublions pas.

Michel Janva

Législatives : le MPF

… présentera la liste de ses 577 candidats après les présidentielles et non plus le 11 février, comme cela était prévu.

MJ

La France est une zone sensible

Lu dans FDA :

"Il n’y a plus désormais que neuf départements à ne pas figurer dans le nouvel annuaire des “Zones urbaines sensibles”, comprendre les qartiers de non-droit. Il s’agit des Hautes-Alpes, de l’Ariège, du Cantal, de la Corrèze, de la Creuse, du Gers, du Lot, de la Lozère et du Tarn-et-Garonne".

Michel Janva

Portugal : le lobby avorteur veut exclure l’Eglise du débat

Le « mouvement pour le oui » au référendum portugais a déposé six plaintes auprès de la Commission nationale des élections visant le « type de campagne du non », allant jusqu’à dénoncer une veillée de prières pour la vie organisée le 10 février par la paroisse d’Alhandra :

"C’est très grave. Il s’agit d’une immixtion dans la campagne. Les prêtres sont interdits par la loi d’intervenir dans la campagne et nous voyons ici tout un tas de cas avec des éléments qui violent la loi, ce qui indique aussi quelque désespoir du côté de la campagne du non".

"La loi du référendum dispose que les ministres du culte ne peuvent influencer le vote en aucun sens".

Michel Janva

L’Histoire de France au coeur de la campagne

Ségolène Royal hier soir, rejetant le syncrétisme de Nicolas Sarkozy :

"La France n’est pas la synthèse de l’Ancien régime et de la Révolution. […] C’est la rupture opérée par la Révolution qui explique la France d’aujourd’hui"

En Martinique, elle avait déjà déclaré :

"On entend le candidat de la droite prétendre que les croisades et Valmy se valent. Et bien non. Il faut choisir ses valeurs."

Henri Védas

TF1 : des Français « représentatifs » ?

C’était de principe de l’émission "J’ai une question à poser" hier soir : Nicolas Sarkozy répondait aux questions de 100 Français. Pourquoi un nombre si important ? Pour qu’ils puissent être "représentatifs" de la population – la Sofrès y veillait, nous disait-on (vidéo-promotion de TF1 ici).

Sarko_7 Tous ces Français n’ont pas pu poser leur question, d’ailleurs, mais deux intervenants (un Guillaume Coquet et un Frédérick Carles-Font) ont monopolisé à eux seuls environ 10% du temps de l’émission dans une défense souvent véhémente des revendications "gays" sur l’homophobie et le mariage (vidéo ici; texte ici, à environ 1/3 de la page).

Après de très rapides recherches (merci google !), on découvre que tous deux appartiennent au "coeur" du monde militant gay.

  • M. Carles-Font, apparemment adhérent au PS, est l’un des 8000 signataires d’une pétition d’Act-Up pour l’exclusion de Christian Vanneste de l’UMP. D’après un calcul rapide, il yDegel_1 avait 2% de chances qu’un de ces 8000 signataires se retrouve dans un échantillon aléatoire de 100 électeurs…
  • M. Coquet était en 2005 militant à l’association DEGEL (Debout Etudiants Gays et Lesbiens).

MM Carles-Font et Coquet ont bien sûr les engagements qu’ils souhaitent. Mais, représentant un milieu militant de quelques dizaines de milliers de membres au maximum, ils n’avaient pas leur place dans un panel "représentatif". Les y inclure représente même une manipulation.

Si la Sofrès choisit aussi soigneusement les échantillons de ses sondages, on comprend mieux certains résultats…

Henri Védas

UE : Nicolas Sarkozy change de discours

C’est par la voix de son conseiller, Alain Lamassoure -député européen, que nous apprenons que Nicolas Sarkozy ne souhaite plus l’adoption d’une Constitution européenne allégée. Désormais, le candidat de l’UMP défend un traité ordinaire reprenant l’essentiel de la Constitution rejetée :

"Cela n’aurait plus l’ambition d’être une Constitution, parce que la France ne veut pas d’une Constitution".

L’accord serait conclu avant la fin de l’année 2007 et serait ratifié par les parlements nationaux des 27 Etats membres :

"La motivation principale de l’UMP est d’éviter qu’un référendum (…) vienne interrompre l’état de grâce du président nouvellement élu".

Sous-entendu : un nouveau référendum aurait de grande chance d’être perdu…

Michel Janva (via VG)

Que se passe-t-il à Notre-Dame des Armées ?

Nda_1 Depuis 1974, la ville de Versailles, par des conventions régulièrement renouvelées, met la chapelle Notre-Dame des Armées à la disposition de l’association versaillaise des amis de Notre-Dame des Armées (AVANDA) pour l’exercice du culte catholique. Depuis 1995, l’AVANDA a confié la célébration du culte à des prêtres appartenant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre avec l’accord de l’évêque de Versailles. Alors que la dernière convention avec la mairie arrivait à expiration le 31 décembre 2006, l’évêque de Versailles a demandé au maire que la convention ne soit plus signée entre la mairie et l’association de fidèles, mais entre la mairie et l’évêque de Versailles, lequel a reconduit les abbés en place actuellement. Le problème de fond n’est pas tant celui de la reconduction du bail de NDA au profit de l’AVANDA, mais le règlement d’une division interne à la Fraternité Saint Pierre.

GuimonEn effet, du côté des supérieurs de la Fraternité, la crainte est de voir les abbés Guimon (photo) et de Servigny quitter leur Fraternité. Au sein de la FSSP, tout le monde a encore en mémoire la récente affaire à Lyon, où 3 des 5 prêtres de la FSSP qui desservaient l’église saint Georges ont quitté subitement leur fraternité tout en gardant, en accord avec l’archevêque de Lyon, la charge de l’église lyonnaise, les 2 prêtres restant à la FSSP n’ayant plus accès à l’église. Cette douloureuse histoire est dans l’esprit des fidèles et nombreux sont les paroissiens de Notre-Dame des Armées qui craignent de vivre un scénario similaire.

Michel Janva

L’Allemagne aussi perd ses élites

Dans le New York Times aujourd’hui :

[…] 144.800 Allemands ont émigré en 2005, contre 109.500 en 2001. Simultanément, seuls 128.100 Allemands sont rentrés, en baisse de près de 50.000 par rapport à l’ann0206germany_graphfullée précédente. C’est la première fois en quatre décennies qu’il y a eu plus de sorties que d’entrées.

Le graphique à droite (cliquer pour agrandir) détaille le phénomène : les entrées sont en gris clair (au vu de la courbe, on imagine qu’il s’est souvent agi de minorités allemandes dans des pays de l’Est); les sorties en gris foncé.

Les démographes disent également que la nature des émigrants change. Il ne s’agit plus seulement des jeunes travailleurs sans formation qui ont la partie orientale de l’Allemagne, économiquement sinistrée, après la réunification du pays en 1990 pour travailler dans des restaurants en Autriche ou en Suisse.

Il s’agit de médecins, d’ingénieurs, d’architectes et de chercheurs […]. Le secteur de la santé […] a été frappé particulièrement durement : pour la seule année 2005, 2.300 médecins ont émigré.

L’article note que l’Allemagne n’est pas seule dans ce cas – et cite le cas de la France.

Mais tout le monde n’est pas inquiet :

Pour Claudia Diehl, une sociologue à l’Université de Göttingen qui a étudié les phénomènes migratoires : "Dès qu’on aborde le sujet des migrations, les Allemands deviennent très nerveux. D’abord ils étaient nerveux parce que des gens immigraient, et maintenant ils s’inquiètent parce que des gens partent."

Sans doute faut-il être sociologue pour ne pas voir que c’est justement de la conjonction des deux qu’il faudrait s’inquiéter.

Henri Védas (via NRO)

De l’islam à la raison… à la prison

Vu dans L’Homme Nouveau du 3 février :

"Après avoir été imam d’une mosquée du Caire, Ahmed Hussein el-Akkad, ancien prosélyte islamiste, s’est converti au christianisme après un effort de réflexion et l’usage de la raison : ‘La personne qui étudie les deux religions (chrétienne et musulmane) d’un point de vue objectif et sérieux, choisira l’approche chrétienne’. Deux mois après sa conversion, il est arrêté par les autorités égyptiennes. Il est incarcéré sans motif valable depuis 19 mois. ‘On m’a dit que je serai libéré si je donne le nom d’autres convertis […] Je suis en prison parce que j’ai insulté l’islam en devenant chrétien’.

Michel Janva (via ce blog)

Addendum : information déjà publiée le 13 décembre. Mais rien ne dit que l’imam converti soit sorti de prison.

Nicolas Sarkozy : « paroles, paroles »

Sur son blog, le député Jérôme Rivière (UMP, soutenant la candidature de Philippe de Villiers) estime que la prestation de Nicolas Sarkozy sur TF1 hier soir n’était que "du vent" :

"Un exemple : la modification de l’ordonnance de 1945 à propos des mineurs délinquants. Ministre de l’intérieur, il a proposé plusieurs textes de loi dans lesquels nous pouvions amener les modifications qu’il propose.

Mieux, chef de parti, il disposait à chaque fois d’une majorité parlementaire pour imposer ses propositions par nos amendements parlementaires. La réalité, c’est que les propositions qu’il nous à présentées hier soir, il les a refusées à plusieurs reprises, au cours des cinq dernières années, comme Ministre dans les discussions à l’Assemblée Nationale et au Sénat !"

Michel Janva

Pour Vladimir Poutine, les gays posent un problème démographique

Le président russe a estimé jeudi dernier au cours de sa conférence de presse annuelle au Kremlin que les homosexuels et les lesbiennes posaient un "problème" démographique à la Russie. Invité par une journaliste à commenter les récents propos du maire de Moscou, Poutine a répondu que, concernant les minorités sexuelles, "un des principaux problèmes est la démographie". Il faisait ainsi allusion à la diminution constante de la population, sujet majeur de préoccupation en Russie. "Mais je respecte et je respecterai toujours la liberté individuelle dans toutes ses manifestations".

Michel Janva