Marche nationale pour la Vie : c’est parti !
Le 21 janvier 2007 à 14h30 (soit dans deux mois, presque à la minute) aura lieu à Paris la grande marche unitaire pro-vie. Le succès de ce rassemblement, qui émane du collectif "30 ans ça suffit", dépend de la mobilisation décentralisée des sympathisants pro-vie, des groupes locaux et des paroisses.
Le site dédié à la manifestation vient de mettre en ligne un "check-list" particulièrement pratique à destination des groupes de province qui envisageraient d’organiser un car vers Paris.
En région parisienne, la priorité est pour l’heure à la distribution de tracts – 25.000 ont déjà été imprimés, espérons qu’il en faudra davantage ! Autocollants et affiches suivront sous peu.
Un principe de base, dans la sphère publique et politique, est qu’on n’obtient que ce que l’on demande. Si nous voulons vraiment voir un jour la fin de l’avortement qui emporte un bébé sur quatre en France, des dérives bioéthiques qui rabaissent l’embryon à l’état de matériau, et ne pas voir demain l’infanticide banalisé, travaillons dès aujourd’hui au succès de cette marche.
Liberté religieuse et agir selon sa conscience
Deux de nos lecteurs se lancent, par commentaires interposés, dans un -vaste- débat sur la liberté religieuse, en rapport au §2 de la déclaration Dignitatis Humanae du Concile Vatican II :
"Le concile Vatican II déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit contraint d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir selon sa conscience, en privé ou en public, seul ou associé à d’autres, dans les limites dues".
On trouvera ici une critique datant de quelques années faite par l’abbé de Tanoüarn. Le Salon Beige n’est pas forcément le lieu le plus adéquat pour entreprendre ce type de disputatio mais puisqu’un lecteur m’a recopié l’extrait d’un article sur le sujet écrit par l’abbé Lucien dans le dernier Sedes Sapientae, j’en fais profiter les lecteurs :
«Cette distinction entre «agir comme on veut» et «agir selon sa conscience» est tout à fait élémentaire et connue de tous les auteurs depuis l’Ancien Testament, même si elle a été exprimée de diverses façons. Dans n’importe quel acte humain, l’homme agit comme il veut : parce que l’homme est libre, et que tout acte vraiment humain est posé sous l’empire de la volonté dirigée par la raison. En revanche, le jugement de conscience étant l’application des principes généraux (naturels ou surnaturels) de l’action dans un cas singulier, l’homme peut :
–soit suivre sa conscience : je sais que voler est un mal, je vois que cette action serait un vol, je ne pose pas cette action ;
–soit agir contre sa conscience : je sais que voler est un mal, je sais que ces délicieux gateaux ne sont pas à moi ; poussé par la gourmandise, je les dévore quand même ;
–soit même agir sans conscience : tellement habitués à vivre selon ses passions, l’homme ne formule même plus de jugement de conscience. L’Ecriture Sainte parle en ce sens de ceux qui «boivent l’iniquité comme l’eau» (Jb15,16), et les moralistes utilisent souvent l’expression de «conscience cautérisée» (cf. 1 Tim 4,2).
La distinction que nous utilisons est donc une distinction entre le tout (l’ensemble des actes humains) et ses parties réellement distinctes (trois catégories parmi les actes humain en rapport au jugement de conscience). Distinction si élémentaire que les enfants la perçoivent (au moins pour «selon sa conscience» / «contre sa conscience») bien avant sept ans.»
Homosexualité : rien ne va plus en Israël
La Cour suprême israélienne a demandé au gouvernement de reconnaître les mariages homosexuels contractés à l’étranger. La seule voix discordante au sein de la plus haute instance judiciaire du pays composée de sept juges est venu d’un juif pratiquant, soulignant ainsi la polémique que cette décision va très probablement déclencher. La Loi juive est pourtant claire sur le sujet. La décision est également litigieuse dans la mesure où les autorités rabbiniques sont les seules habilitées en Israël à traiter des mariages et des divorces.
MJ
Présentation de Marie
C’est aujourd’hui la fête de la Présentation de Marie au Temple. Voici, d’après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au Temple : depuis l’aurore jusqu’à 9 heures du matin, Elle priait ; de 9 heures à 3 heures Elle s’appliquait au travail des mains; ensuite Elle se remettait à la prière, jusqu’au moment où arrivait Sa nourriture.
En ce jour, un lecteur nous suggère de répercuter l’initiative de l’association "France fidèle par Marie", qui consiste à s’engager à réciter un Ave Maria chaque jour pour la France. Une idée simple, courte et gratuite.
La Turquie sourde aux ‘menaces’ de l’UE
Hier, j’ai écrit que l’Union européenne avait menacé maladroitement la Turquie. Face à cette ambigüité, la réponse ne s’est pas fait attendre. Le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré ce jour que la Turquie ne réagira pas aux ultimatums fixés par l’UE sur la question de Chypre.
La balle est dans le camp de l’UE. Le courage y sera-t-il aussi un jour ?
Le coût des promesses
Le Figaro de ce matin donne l’estimation du coût des premières promesses de Nicolas Sarkozy pour la campagne:
Au total, les promesses de Nicolas Sarkozy ne devraient pas dépasser l’évaluation initiale de 35 milliards.
Le Figaro tire ses estimations du site Débat 2007.fr, composé d’un groupe d’experts qui chiffre les promesses des candidats. Comparatif très intéressant donc bien qu’on ne puisse que s’étonner que seuls le parti socialiste et Nicolas Sarkozy bénéficient d’une évaluation. N’y aurait-il qu’eux qui soient véritablement candidats à la présidentielle?
Pierre Nicolas
Les chrétiens accusés de discrimination sont écartés
Le Conservateur nous informe que, selon le Times de Londres, plusieurs associations chrétiennes anglaises vont porter devant les tribunaux leur exclusion de certains campus anglais. Dans plusieurs universités britanniques, des associations chrétiennes, fortes de dizaines de milliers de membres, ont été retirées de la liste des groupes autorisés : ils ne pourront plus se réunir dans l’établissement, participer aux cours, et bénéficier d’un financement.
Selon leurs accusateurs, ces groupes pratiqueraient la discrimination à l’égard des non-chrétiens (qui n’auraient pas assez de place dans leurs rangs !), mais aussi des homosexuels et des "trans". Leur exclusion est considérée comme une véritable persécution sans équivalent dans l’histoire récente de la Grande Bretagne.
Ils faudrait donc que les chrétiens arrêtent d’être chrétiens et admettent que l’erreur a droit à autant de place que la vérité, que le péché est l’égal de la vertu et que les actes contre-nature sont inscrits dans la nature. CQFD.
Atlas des zones urbaines sensibles (ZUS)
Ainsi va la France. Le portail documentaire électronique de la Délégation interministérielle à la ville met en ligne l’Atlas des 751 Zones urbaines sensibles (ZUS) que compte la France (métropole et DOM). Chacune de ces zones est décrite par sa délimitation rue par rue ainsi que sur une carte (IGN au 1/25 000). Habitez-vous une ZUS ?
Immigration : l’Espagne mange son pain blanc
Un article plutôt lucide dans Libération de ce matin :
A écouter les spécialistes, l’immigration a fait dégringoler le chômage officiel (autour de 8 % depuis que des centaines de milliers de travailleurs au noir ont obtenu des papiers, en 2005), dopé le taux de fertilité (celui des Espagnoles est l’un des plus bas de la planète) et stoppé net la baisse de la population (sans eux, l’Espagne aurait moins de 40 millions d’habitants). […]
"En Espagne, l’immigration est un phénomène à la fois très rapide et très récent, et, pour l’instant, on n’en voit que les effets positifs" [souligne Josep Oliver, professeur d’économie à Barcelone]. Dans cet ancien pays d’émigration, l’arrivée d’étrangers ne remonte qu’aux années 90 et, depuis 1999, le nombre d’immigrants a quintuplé. «On a affaire à une population jeune, en bonne santé, occupant les postes ingrats, qui travaille pour moins cher et de façon très précaire (leur taux de précarité est de 60 %, contre 33 % au niveau national, ndlr) , dit Carlos Martin, du syndicat Comisiones Obreras (CCOO). Pour l’instant, c’est bénéfice total pour le pays.»
Jusqu’à quand ? Car Zapatero voit que les vents commencent à tourner.
La liturgie : noeud de la paix dans l’Eglise ?
C’est le constat de la réunion qui s’est tenue lundi soir à la Mutualité, pleine à craquer pour l’occasion, à l’initiative de l’Institut du Bon Pasteur. La crise post-conciliaire a exacerbé les passions entre "traditionalistes" et "progressistes". Aujourd’hui, et particulièrement en France, l’élection de Benoît XVI, la création de l’Institut du Bon Pasteur, la question de l’accueil des traditionnalistes au menu de la conférence épiscopale française et les rumeurs persistantes de ‘libéralisation’ du missel de 1962, font revenir la question de la réconciliation entre les catholiques au coeur de l’actualité. L’Eglise dite "du silence" (en Occident) fait désormais la une. C’est déjà une victoire.
Au cours de cette réunion, qui a vu se succéder de nombreux intervenants, était particulièrement attendu le débat entre l’abbé Laguérie et Jean-Pierre Denis (photo), rédacteur en chef de La Vie, le dernier n’ayant pas été tendre avec le premier. Jean-Pierre Denis a affirmé accepter de venir pour, au-delà des polémiques, clarifier l’essentiel : aujourd’hui qu’est-ce qu’être catholique ? Que signifie évangéliser ? Selon lui, on ne peut pas refuser le Concile Vatican II d’emblée, même si on est en droit d’en récuser son interprétation. Car pour l’interpréter, il convient d’abord de l’accepter. Toujours selon lui, la question la plus controversée de ce Concile, entre les "tradis" et les "progressistes", est la question de la définition de la liberté religieuse ainsi que du rapport entre l’Eglise et l’Etat.
L’abbé Laguérie s’est réjoui de cette réunion qui nous fait sortir de la crise des années 1970, au cours desquelles il était impossible de se parler franchement. Reprenant le discours du Pape à la Curie le 22 décembre 2005, il a affirmé que l’interprétation du Concile est différente de son "esprit" et que les jugements portés sur le Concile sont aujourd’hui caduques. Et donc, que l’on ne peut se lier à un texte qui ne serait pas normatif. L’abbé Laguérie et JP Denis sont tombés d’accord sur le fait que, tant que la liturgie ne sera pas le lieu de la réconciliation entre les catholiques, le débat ne pourra pas avoir lieu sur les autres questions. Mais JP Denis s’est opposé à une diversification des rites, source selon lui de relativisme, tandis que l’abbé Laguérie a estimé que seul le Pape pouvait résoudre cette question clef.
Si les questions posant problème n’ont pu être suffisamment approfondies -et ce n’était pas le but-, cette réunion restera comme une étape dans la nécessaire réconciliation, la fin des anathèmes, entre les catholiques de France. Dialogue et réconciliation auxquels les évêques ont été plusieurs fois invités. Si le dialogue interrelieux prend autant de place aujourd’hui, il n’est pas normal, a remarqué Daniel Hamiche, que les catholiques ne dialoguent pas entre eux. C’est aujourd’hui en cours. Et nous attendons la suite.
Addendum : L’intervention de l’un des participants, l’abbé Barthe, est en ligne.
Addendum 2 : La suite ne se fait pas attendre. Un colloque se déroulera à Paris le 2 décembre, toute la journée cette fois afin d’aborder plus profondément le sujet, consacré à l’orientation de la prière liturgique, avec la participation du Père Lang, dont l’ouvrage Tournés vers le Seigneur, a été préfacé par Benoît XVI, alors cardinal.
Assises du diocèse de Toulon : Plunkett y était
… et raconte.
Extrait, à propos de l’objet principal du colloque : l’action des chrétiens en politique :
Lors de la séance de clôture, Mgr Rey a rappelé qu’il y aurait de la « schizophrénie » à rester « dans un parti politique où nous ne pourrions pas vivre les principes fondamentaux de la vie » tels que les enseigne la foi catholique. […]
Mgr Rey a pris acte du succès numérique de cette première journée publique de l’Observatoire : il y a vu « un signe », et « la preuve qu’on peut se mobiliser ».
Il a souligné que le politique « commence sur le terrain », par des petits groupes de travail et de réflexion. « Soyez imaginatifs ! Il n’y a pas que les partis ! » Dans la société du XXIe siècle, l’action des chrétiens dans la société passera par des réseaux de conception inédite.
Les chrétiens sont minoritaires aujourd’hui, a ajouté l’évêque. Mais ce sont les minorités qui font bouger les choses.
PS : Genethique.org rapporte la position du Mgr Rey sur le Téléthon.
Les 20 ans de SOS Tout-petits : 2000 participants
Présent fait le bilan des rassemblements de samedi :
Dans plus de trente villes et villages de France – sans oublier nos amis bruxellois et suisses, polonais (sur les ondes de Radio Marija) et mexicains – une fervente prière est montée, de 2000 poitrines, pour les victimes, toutes les victimes, de l’avortement. Si les défenseurs de la vie étaient plus de deux cents, autour du Dr Dor, à Paris, ils étaient 300 à Nantes, 150 à Bordeaux, 100 à Marseille et à Lyon, 73 à Quimper, 60 à Vichy, 50 à Angers…
Dans une dizaine de villes, l’opposition se sera manifestée. Parfois violemment. Comme à Caen, où, face à la horde des partisans de la culture de mort, les forces de l’ordre se verront contraintes d’évacuer les défenseurs de la vie.
Les chrétiens britanniques de moins en moins timorés
The Economist constate (ici sur abonnement) qu’aux Royaume-Uni, des chrétiens, laïcs comme religieux, prennent publiquement la parole de manière de plus en plus vigoureuse.
Est-ce que les chrétiens britanniques, las de tendre l’autre joue davant les défis que leur posent le laïcisme et les autres confessions, sont en train d’apprendre à se défendre ? […]
John Sentamu, l’archevêque [anglican] d’York, né Ougandais, a lancé une attaque passionnée contre la tendance à retirer les symboles chrétiens de l’espace public au nom du politiquement correct.
L’article évoque la naissance récente d’un think tank, Theos, "béni à la fois par des prélats catholiques et anglicans" et destiné à défendre l’option chrétienne dans la sphère publique.
Le point de départ de Theos, pour son directeur Paul Wooley, est que le laïcisme est en déclin : les Britanniques vont sans doute devenir plus religieux, en partie du fait de l’immigration en provenance de pays pieux tels que la Pologne, les Philippines ou une grande partie de l’Afrique.
UMP et « Politique pour les jeunes »

L’UMP présente de manière ludique sur son blog son projet pour les législatives. Sur chacun des thèmes, un cacique de l’UMP présente en quelques mots les propositions de son parti. Ainsi par exemple, Laurent Wauquiez sur "Une politique en faveur des jeunes". Il fait trois propositions qui sont détaillées dans le projet législatif.
- Une véritable liberté de choix des établissements et des filères. Ce qui passe par une grande autonomie des établissements mais aussi par la place des parents définis comme les responsables de l’éducation de leurs enfants. Cela signifie la fin de la carte scolaire.
- Une aide pour "l’égalité des chances":
une égalité des chances pas toujours pour les mêmes, mais pour nos familles qui sont les familles des classes moyennes qui aujourd’hui sont trop souvent les oubliés du sytème français.
ce qui passe par un sytème de bourse et un recrutement plus diversifié pour les classes préparatoires.
- Une réelle orientation des lycéens et des étudiants.
Si cela n’est pas suffisant, ces trois déclarations d’intentions ne sont pas mauvaises. Mais évidemment rien n’est dit sur les moyens que l’UMP compte employer pour parvenir à ses fins…
Pierre Nicolas
Le père Tony Anatrella dérange le lobby gay
Ce prêtre-psychanaliste, expert du diocèse de Paris et de l’épiscopat français pour toutes les questions d’éthique sexuelle, et "consulteur" au Vatican, dérange tellement qu’il a déposé, samedi 18 novembre, une plainte contre X pour dénonciation calomnieuse et diffamation. Cette action fait suite à des informations parues dans la presse à propos d’abus sexuels dont il se serait rendu coupable sur deux anciens patients et qu’il réfute. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte, déposée contre le Père Anatrella, par un adulte qui affirme avoir été abusé lors de séances de "thérapie corporelle" en 2001. L’identité du plaignant n’est pas connue. Me Benoît Chabert, conseil du Père Anatrella, s’en étonne : "Je n’ai jamais vu cela de ma vie. Si on est victime et qu’on est majeur, pourquoi se cacher ? On nous accuse, mais qui ? De quoi ?"
Le même jour, Europe 1 reprenait les informations du très anti-papiste Golias sur le cas d’un autre patient, Daniel Lamarca, mettant en cause le même prêtre-psychanalyste. Preuve, selon Me Chabert, de l‘"affabulation". M. Lamarca, qui se dit homosexuel, aurait décidé de se battre en entendant les prises de position du Père Anatrella, en 1999, contre le pacs. Selon ses proches, le père Anatrella serait victime d’une "machination" montée par Golias et par des milieux homosexuels dont il est la bête noire. Les attaques de groupes homosexuels ‘chrétiens’ (David et Jonathan) ont redoublé depuis que le père Anatrella a participé à la rédaction, fin 2005, de l’instruction du Vatican recommandant aux supérieurs de séminaires d’être plus vigilant vis-à-vis d’éléments présentant des "tendances homosexuelles". En décembre 2005, le lobby gay souhaitait déjà le traîner devant la justice pour ce qu’il disait. Comme cela ne le fait pas taire, la machination semble avoir pris le pas. Prions pour ce prêtre.
Droits de l’enfant et « homoparentalité » en douce
Aujourd’hui, 20 novembre, la France fête la journée internationale des droits de l’enfant. Au cours de cette journée, personne ne parlera du premier de ces droits, celui de la vie. En revanche, la ‘défenseure’ des enfants (site), Dominique Versini, a remis ce jour un rapport à Jacques Chirac, dans lequel elle demande que les tiers qui ne sont pas parents de l’enfant obtiennent un véritable statut. Près de 1,6 million d’enfants vivent dans des familles recomposées, homoparentales ou d’accueil. On voit ici une tentative de banaliser l’homoparentalité.
Intitulé "L’enfant au coeur des nouvelles parentalités [sic]. Pour un statut des tiers qui partagent ou ont partagé la vie d’un enfant et ont des liens affectifs forts avec lui", le rapport souligne que au moins 30000 enfants vivraient dans des familles homoparentales. Selon Versini, Jacques Chirac aurait "accueilli favorablement ces propositions et m’a dit qu’il allait demander au ministre de la Famille et au garde des Sceaux de bien vouloir étudier les possibilités de (les) mettre en place".
Dans le cas de familles homoparentales, Dominique Versini a tenu à l’Elysée ces propos subversifs car contraires aux droits de l’enfant :
"le lien affectif fort que l’enfant crée avec des personnes qui participent à son éducation, même si ce ne sont pas ses parents, est suffisamment important pour que nous faisions fi de tout jugement ou de tout regard moral pour se dire que l’intérêt de l’enfant, c’est de préserver cet amour qui lui est donné".
Non : l’intérêt de l’enfant est d’être éduqué par un papa et une maman. Et on ne peut agir en vue d’un bien en écartant tout aspect moral :
"l’exercice de l’autorité politique, soit à l’intérieur de la communauté comme telle, soit dans les organismes qui représentent l’État, doit toujours se déployer dans les limites de l’ordre moral, en vue du bien commun (mais conçu d’une manière dynamique), conformément à un ordre juridique légitimement établi ou à établir. Alors les citoyens sont en conscience tenus à l’obéissance." (Gaudium et Spes, n. 74)
L’Eglise est intéressée au bien de la communauté politique
Ce matin, le Saint-Père a reçu Giorgio Napolitano, le nouveau Président de la République italienne. Le Pape a prononcé un discours, dans lequel il a réaffirmé qu’Eglise et Etat sont appelés à servir l’homme, "chacun selon sa mission propres, selon des moyens et finalités", en collaborant au bien de tous :
"Il serait réducteur de garantir la liberté religieuse tout en malmenant les convictions personnelles ou en limitant l’expression de la foi aux seuls lieux de culte. On ne saurait oublier que la nature sociale de l’homme exige qu’il extériorise sa religiosité, qu’il communique en la matière et professe sa religion communautairement. La liberté religieuse est donc un droit privé mais aussi familial, communautaire et ecclésial".
Puis le Pape a indiqué qu’un "respect correct du droit à la liberté religieuse" implique le devoir du pouvoir politique "de garantir les conditions du développement de la vie religieuse, afin que tout citoyen soit en mesure d’exercer réellement ses droits religieux tout en respectant ses devoirs". On pensera notamment à la liberté de l’école catholique.
"La liberté que l’Eglise et les chrétiens revendiquent ne saurait menacer les intérêts de l’Etat et des divers corps sociaux. Elle ne tend pas à une suprématie mais se présente comme une condition [à l’exercice] de l’important service que l’Eglise offre à l’Italie, comme à chaque pays dans lesquels l’Eglise est présente. Ce service rendu à la société toute entière…s’exprime jusque dans le cadre civil et politique. S’il est vrai que par sa nature et par sa mission elle n’est pas et n’entend pas être un acteur politique, l’Eglise est fortement intéressée au bien de la communauté politique".
Le Pape a conclu en souhaitant que l’Italie
"puisse offrir à la communauté internationale sa précieuse contribution, tout en promouvant toujours les valeurs humaines et chrétiennes qui ont forgé son histoire, sa culture, son patrimoine d’idéaux, son patrimoine juridique et artistique, et qui sont encore aujourd’hui le fondement de l’existence et de l’engagement de ses citoyens."
Malaise chez les enseignants
Un rapport (pdf, 19 pages) dresse un état des lieux de la santé des enseignants. Les résultats émanent d’une enquête en ligne proposée sur les sites de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) et de plusieurs syndicats. 1889 enseignants ont répondu. Si plus de 70% des répondants jugent leur travail intéressant, 38% d’entre eux souffrent de l’indiscipline des élèves (cause principale de démotivation), 73% du manque de soutien pédagogique et 49% de l’absence d’aide psychologique. La moitié d’entre eux ont pris un arrêt maladie au cours de l’année scolaire, la cause étant la fatigue et le stress dans 30% des cas. 60% sont candidats à la mutation.
Michel Janva (merci à S)
La France d’après serait outre-Atlantique
Le clip de l’UMP autour du slogan «La France d’après» utilise des plans filmés… aux Etats-Unis !
MJ
Libé renouerait avec son passé sulfureux
Vendredi, j’avais noté le laxisme dont faisait preuve la justice à l’égard du directeur des Beaux-Arts qui avait organisé il y a déjà 6 ans une exposition ignoble à caractère pornographique ouverte à tout public. Daoudal donnait plus de détails sur cette exposition intitulée "Présumés innocents. L’art contemporain et l’enfance".
Aujourd’hui, Libération, dans une pleine double page, prend la défense des artistes et du responsable de l’exposition en criant à la sacro-sainte liberté d’expression et en traitant les associations de défense de l’enfance de "talibans", sous prétexte que "l’art doit déranger". On voit ainsi que, malgré le départ de Serge July, le quotidien anarcho-bobo en faillite n’a pas rompu avec son sulfureux passé, quand il se faisait le porte-voix de mouvements tels que le Front de libération des pédophiles et quand ses journalistes étaient inculpés pour outrages aux bonnes moeures et incitation à la débauche.
L’UE menace la Turquie
De quoi ? On ne sait pas encore… La présidence finlandaise de l’UE a donné jusqu’à début décembre à la Turquie pour respecter ses engagements sur Chypre, faute de quoi les 25 devront "envisager les implications pour le processus d’adhésion" d’Ankara. Cela ne signifie pas grand chose sinon que l’on veut rassurer tant les idéologues de l’adhésion de la Turquie (pas de menace de suspension des négociations) que les opposants (fermeté de l’ultimatum). "Des décisions devront être prises dans trois semaines" à la réunion des ministres des Affaires étrangères du 11 décembre, a indiqué le Premier ministre finnois. "Ce n’est pas un bon scénario mais cela voudra dire un futur incertain", a-t-il ajouté.
L’UE est divisée. Certaines capitales, Londres en tête, soutiennent une suspension très partielle des négociations, limitée aux seuls chapitres directement liés à l’union douanière, sur les quelque 35 chapitres thématiques concernés par les négociations. D’autres Etats, Chypre en tête, poussent pour une suspension beaucoup plus large des pourparlers, même s’ils assurent de pas être favorables à un gel total du processus.
Cette menace, toute en diplomatie, qui vise à ne froisser personne et à concilier les positions, est un bon exemple de la différence entre la volonté générale chère à Rousseau (résultat du compromis entre les volontés particulières, qui ne satisfait vraiment personne) et la recherche du bien commun, qui ne consiste pas à essayer -par un compromis- de faire plaisir à chacun mais à chercher le bien. Autrement dit, on ne cherche pas à savoir si l’adhésion de la Turquie est un bien pour l’Europe (mais encore faut-il savoir ce qu’est l’Europe).
En prison pour refus de tuer
Il ne s’agit pas d’un mauvais James Bond, il s’agit d’une mauvaise loi britannique, obligeant les médecins et infirmières à respecter, sous peine de prison, les "testaments de vie" [sic] de leurs patients, y compris ceux exigeant le refus de tout soin, de toute alimentation et hydratation (et non pas seulement de l’acharnement thérapeutique, ce qui serait un refus légitime).
Tondue pour avoir fréquenté « l’occupant » ?
Ce n’est pas une rétrospective des événements de la Libération, cela se passe aujourd’hui, à Oullins, près de Lyon. Apprenant qu’elle fréquentait un jeune homme qui n’était ni musulman ni maghrébin (il serait d’origine espagnole), le père et le frère d’une jeune tunisienne de 18 ans se sont offusqués et auraient voulu lui infliger une punition humiliante. Son frère lui aurait tondu la partie droite du crâne tandis qu’elle était maintenue au sol par son père, puis c’est une volée de coups de pieds et une série de violences physiques avant des menaces de mort et des insultes qu’a subi la jeune fille. Une scène à laquelle aurait assisté la mère.
Enfermée ensuite pendant de longues minutes par ses tortionnaires dans la salle de bain, la jeune fille n’aurait dû son salut qu’à sa soeur. Entendant que la situation empirait, celle-ci serait entrée dans la pièce au moment où la première voulait se défenestrer. Après cette vaine tentative, désespérée, elle a tenté de boire de l’eau de Javel. Sa soeur qui lui a ouvert la porte l’en aurait à nouveau dissuadée. La victime s’est alors rendue au commissariat.
Mgr Rey et le Téléthon : s’abstenir, boycotter ou donner ailleurs.
Plus de mille personnes se sont déplacées samedi à Toulon aux premières assises de l’Observatoire Socio-Politique diocésain. Certains auront pu discuter avec Falk Van Gaver au forum "cadre de vie", d’autres avec Patrice de Plunkett au forum "chrétien dans la vie politique" ou encore avec Jacques de Guillebon ou Bruno Nougarèyde de La Nef. Le courageux député-maire de Paray-le-Monial, Jean-Marc Nesme était également présent et a appelé l’Eglise à s’engager davantage publiquement prenant comme exemple la polémique sur le Téléthon qui a fait l’objet d’âpres discussions dans les couloirs de l’Assemblée Nationale cette semaine.
C’est justement au sujet du Téléthon que les journalistes étaient venus pour savoir si Mgr Rey allait oui ou non désavouer la commission Bioéthique et Vie Humaine à l’origine de la polémique. Beaucoup de monde était donc venu assister au forum "Bioéthique" autour de Jean-Marie Le Méné et de Pierre-Olivier Arduin.
L’intervention (information départementale) de Mgr Rey, prononcée aux côtés de Mgr Pontier, archevêque de Marseille, fût claire et explicite :
"Pas de science sans conscience, sans repère éthique et en considérant que l’embryon humain n’est pas un simple matériau de laboratoire. Chacun peut ensuite traduire en s’abstenant, en boycottant ou en oeuvrant pour d’autres types de recherche".
On pourra également lire le communiqué officiel de Mgr Rey sur l’éthique de Vie.
De l’importance de la doctrine sociale de l’Eglise
Les Universités catholiques sont le lieu où l’on doit développer la dimension interdisciplinaire de la Doctrine Sociale de l’Eglise, dans le sens de l’approfondissement du rapport fécond entre la Doctrine, la théologie, et la philosophie, d’une part, et les sciences humaines, d’autre part. Cela dans le but que l’Evangile pénètre de plus en plus les réalités sociales pour la pleine réalisation de la dignité humaine, du bien commun, de la solidarité, de la justice et de la paix. Tel est le concept de base de la Conférence internationale qui s’est ouverte vendredi à Rome à l’initiative de la Congrégation pour l’Education Catholique et du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix. Dans son discours d’ouverture, le Cardinal Renato Martino a insisté sur une rencontre plus intime et une collaboration plus intense entre les Universités catholiques et la Doctrine sociale de l’Eglise dans la tâche commune de réaliser un nouvel humanisme intégral et solidaire :
"La lumière de l’Evangile est lumière de charité et d’intelligence, il est souhaitable qu’elle féconde les savoirs humains et […] qu’elle anime la construction d’une cohabitation sociale de justice et de paix".
Le Préfet de la Congrégation pour l’Education catholique, le Cardinal Zenon Grocholewski (photo), s’est arrêté sur la nécessité que la Doctrine sociale de l’Eglise soit non seulement enseignée mais aussi vécue et même enrichie au sein des Universités catholiques. Le Président de la Conférence Episcopale Italienne, le Cardinal Camillo Ruini, a soutenu que :
"la question anthropologique prend de plus en plus une dimension planétaire, et sur son chemin affluent toutes les grandes traditions culturelles et spirituelles de l’humanité. Elle pourra difficilement nourrir un parcours respectueux de la spécificité et de la dignité humaine sans l’aide du christianisme, selon lequel quiconque a un visage humain possède comme tel la dignité et le destin d’être humain".
Une importante contribution vient par conséquent de peuples et de cultures qui ont leur matrice principale dans le christianisme et qui constituent une partie assez importante du genre humain. Ils possèdent en effet dans leur code génétique les grands principes de l’amour fraternel et de la liberté.
Le syncrétisme du Prince Charles
L’archevêque anglican de York a mis en garde le prince Charles, qui souhaite associer les cultes musulmans, sikhs, juifs et hindous à la cérémonie du sacre. L’église d’Angleterre a fait savoir par la voix de son porte parole que si c’était réellement la volonté du prince, il devrait se passer des services de l’église, qui depuis 1066 est en charge du couronnement, en la personne de l’archevêque de Canterbury. Le Prince Charles avait aussi souhaité abandonner le titre de "protecteur de la Foi" (defender of the Faith) pour celui de "protecteurs des religions" (defendeur of faith). D’ici à ce qu’il se proclame commandeur des croyants…
Succès de SOS Tout-Petits à Nantes
Après le Rosaire à Lyon, voici celui de Nantes :
"Plus de 300 personnes étaient présentes pour prier et chanter dans la joie en réparation du crime contre Dieu et contre la Vie qu’est l’avortement. Des bannières colorées ainsi que des ballons manifestaient leur joie, mais aussi leur message. […]
Le succès de cette journée ainsi que les récentes prises de position de nos évêques en faveur de la Vie nous laissent augurer de jours prochains où la vie sera respectée de la conception jusqu’à la mort naturelle."
A propos d’évêques, la supplique qui leur sera adressée sur ce sujet en vue des élections de 2007 peut être signée en ligne.
Add. : Et Perpignan (HV)

