Incompatibilité entre un emploi public et une fonction politique
Selon Le Pen de visite à Metz, "la fonction publique ne peut être le refuge alimentaire des recalés du suffrage universel".
« Cela suffit qu’on nous dise ce qu’on doive faire »
Ahmed Moualek, président de La Banlieue s’exprime, accompagnait Dieudonné aux BBR. Dans un entretien, il revient sur cette visite ("on fait la paix avec ses ennemis… quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, le meilleur moyen c’est de se parler") et fustige les médias menteurs, pollueurs, manipulateurs qui "orientent le débat" (selon ses termes ; "il faut aller chercher l’information soi-même"), les politiciens qui veulent nous enseigner le bien et le mal, la politique d’immigration ("qui nous a parquée dans des ghettos en banlieue"), "l’escroquerie" de Cachan ("quand on donne des droits aux sans-papiers et qu’on néglige les Français, ce n’est pas normal") et estime que ce n’est pas être raciste que d’exiger que les Africains restent chez eux ("entre la politique de Jean-Marie Le Pen et la politique depuis 30 ans, je ne sais pas qui est le plus raciste").
Une interview décapante.
Le « journaliste citoyen » remplace le « professionnel »
La presse américaine est en pleine déroute face à la concurrence d’internet, poussant de nombreux journaux à chercher leur salut dans un nouveau "journalisme citoyen", écrit par des lecteurs et témoins de la rue, comme les blogs. Derniers exemples de la crise de la presse : le rachat jeudi du Reader’s Digest et la bataille pour le rachat du Tribune, groupe possèdant 11 journaux dont le Los Angeles Times. Selon la Newspaper Association of America, la diffusion des quotidiens a encore baissé de 2,8% sur la période avril-septembre 2006. L’an dernier ont été supprimés des milliers d’emplois dans les rédactions et la plupart des groupes de presse cotés en Bourse ont vu leur cours chuter.
Alors les journaux tentent de trouver un nouveau modèle à l’heure de l’internet alors que certains experts prédisent la disparition de la presse imprimée d’ici quelques d’années. De plus en plus de journaux misent sur ce qui a fait le succès des blogs, les contributions directes des lecteurs : ils ouvrent leurs colonnes à un "journalisme citoyen", amateur, bénévole, dans un mélange avec les professionnels. Gannett, le premier groupe de presse américain (90 journaux dont USA Today) a décidé d’incorporer des commentaires de lecteurs et de blogs dans ses journaux, et de faire rédiger des articles spécialisés par des amateurs éclairés comme des ingénieurs retraités ou des avocats.
La gauche veut s’unir pour battre la droite
Le Premier secrétaire du PS François Hollande affirme, dans un entretien publié dans Le Parisien dimanche :
"Si nous gagnons les législatives, j’appellerais les Verts, les communistes, les radicaux, les amis de Jean-Pierre Chevènement et d’autres encore à gauche à gouverner avec nous. Seule cette union sur la base d’un contrat de gouvernement permettra de réussir. Si on veut faire des réformes audacieuses, il faut avoir des majorités larges. Comme on ne veut gouverner ni avec le centre ni avec la droite, il faut une majorité large à gauche".
Le PS réalise que, seul, il pourrait ne pas avoir de majorité à l’Assemblée, d’où cette alliance avec les marxistes de tous horizons. Parrallèlement, on peut se dire que l’UMP risque d’être confrontée au même problème. La droite aura-t-elle ce même courage pour battre la gauche ?
Les 20 ans de SOS Tout-petits : prières contre blasphèmes
Les prières publiques qui se sont déroulées hier à Paris et en province ont, encore une fois, été perturbées par des extrémistes de gauche.
Sur le Forum catholique, on peut lire un compte-rendu du Rosaire récité à Lyon, qui a rassemblé environ 150 personnes.
Sur le site d’extrême-gauche Indymedia (qui incite à l’occasion à l’émeute violente), un militant pro-mort se vante d’avoir répondu aux prières de pro-vie grenoblois par des obscénités et des blasphèmes (ici; attention… obscénités et blasphèmes).
Nicaragua : l’avortement aboli
Le président de la République du Nicaragua a fait savoir par un communiqué officiel aujourd’hui que la loi interdisant toute forme d’avortement volontaire avait été contresignée par lui le vendredi 17 novembre, en présence de représentants des Eglises catholique et évangélique. La loi, qui sera publiée au Journal officiel, met fin à plus de 100 ans d’exceptions légales autorisant l’avortement dans des cas limités.
Préférence ethnique ou racisme ?
Lu dans le courrier des lecteurs de La Vie :
"Lors de notre voyage en Égypte, mon épouse, qui est de nationalité marocaine, a payé à chacune des visites des sites historiques une somme vingt fois inférieure à celle que j’ai dépensée. Par exemple : l’entrée au musée du Caire m¹a coûté 40 livres. Au guichet, à mes côtés, on lui a réclamé seulement 2 livres. Comme me l’a annoncé un guichetier à l’entrée de la Vallée des Rois : «Un Arabe est un frère pour les Égyptiens. Nous le considérons comme des nôtres»."
Michel Janva (merci à ABC)
Pour que l’enfant ne meure pas une 2e fois dans les consciences
A l’occasion des 20 ans de SOS Tout-Petits, on pourra regarder avec intérêt cet entretien du mois d’octobre avec le docteur Dor, qualifiant l’avortement "d’holocauste offert à Satan".
Pour une fois, Jean-Paul II ne déplace pas les foules
D’après les médias, le projet du maire de Ploërmel d’accueillir une statue de Jean-Paul II offerte à sa commune "crée un schisme", "agite Ploermël", "sème la discorde", "déchaîne les passions" – 20 minutes décrétant même (sur la base de quelle enquête ?) que l’idée "n’est pas du goût d’une majorité des habitants" !
Une manifestation devait faire aujourd’hui la preuve de cette opposition populaire en rassemblant, promettait-on, un millier de manifestants.
Résultat ? Entre 400 et 500 personnes seulement auraient défilé cet après-midi. Mais rassurez-vous : ils étaient couverts par "une présence médiatique très importante" (source).
Milton Friedman, apôtre de la liberté scolaire
Le grand économiste, décédé jeudi, s’éloignait sur certains points de ce qu’enseigne la Doctrine sociale de l’Eglise. Il prônait notamment la fin de la prohibition des drogues, dont il reconnaissait pourtant la nocivité.
Mais il rejoignait les catholiques dans un combat important : celui de la liberté scolaire. Il était l’un des plus illustres promoteurs du "bon scolaire" – une allocation qui donnerait aux parents un vrai choix de l’école de leurs enfants, publique ou privée. A la fin de sa vie, cette cause était visiblement celle qui lui tenait le plus à coeur : il a créé la Milton & Rose D. Friedman Foundation pour que ce combat lui survive, et la famille de Milton Friedman a même demandé qu’en lieu de fleurs et de couronnes des dons soient faits à cette fondation.
Voici un extrait de l’article de 1955 (v.o., pdf) dans lequel Friedman exposait le principe du bon scolaire :
[Le meilleur arrangement serait] un système mixte, où les gouvernements continueraient à administrer certaines écoles, mais où les parents qui opteraient pour d’autres écoles se verraient remettre une somme égale au coût estimé de la scolarité d’un enfant dans une école d’Etat, sous la condition que cette somme, au moins, soit consacrée à une scolarité dans une école reconnue. […]
[Cet arrangement] répondrait aux des parents qui se plaignent, à juste titre, que s’ils envoient leurs enfants dans des écoles non subventionnées, il leur est demandé de payer deux fois pour la scolarité – une première fois en payant les impôts communs, et une fois directement […]. Introduire la compétition [entre les écoles] aurait pour avantage de promouvoir une saine variété d’écoles.
La pub menace-t-elle la vie chrétienne ?
Philippe Maxence centre sa question de la semaine sur la publicité :
"La place qu’elle occupe aujourd’hui est-elle normale ? N’est-elle que le simple développement de la réclame de naguère ? Est-ce que la publicité donne jour à de nouveaux besoins ? Menace-t-elle la vie chrétienne ? Et surtout – surtout – comment y résistez-vous ? Concrètement ?!"
MJ
Des salafistes français arrêtés en Syrie
3 Français, âgés de 18, 20 et 34 ans, ont été arrêtés le 20 octobre dernier en Syrie. Ils s’apprêtaient à traverser la frontière pour rejoindre les rangs d’al-Qaïda en Irak. Depuis cette date, ils sont détenus dans une prison de Damas. Le parquet de Paris avait ouvert une enquête à leur sujet, peu avant leur arrestations. Ils fréquentaient les milieux salafistes. Ils y auraient été « conditionnés » pour rejoindre le djihad.
MJ
Qu’est-ce qu’un chrétien intégriste à tendance raciste ?
C’est quelqu’un de pas gentil du tout car il ne veut pas que la Turquie adhère à l’Union européenne, selon la thèse d’Alexandre Adler (ex-maoïste devenu proche des néoconservateurs américains), exprimée ce jour dans une tribune du Figaro :
"[N]ous assistons en direct à la mise en oeuvre d’une véritable conspiration dont l’aboutissement devrait être le torpillage pur et simple de la candidature turque à l’Union européenne. […] Ils ont donc décidé d’agir beaucoup plus vite et de multiplier les obstacles juridiques et culturels à l’adhésion turque de manière à provoquer, d’abord en Turquie, une réaction de rejet de l’Europe qui leur évitera d’avoir à assumer un non franc et argumenté.
Mais qui sont ces adversaires ? Les Arméniens ? […] Les Grecs ? […] Mais les vrais lobbies, on l’aura compris, ne sont ni arméniens ni grecs. Les véritables adversaires de l’adhésion turque, il faut les rechercher en Europe même parmi les chrétiens intégristes à tendance raciste et, à l’autre bout de la chaîne, chez les amis d’une alliance étroite de l’Europe et du monde arabe."
Mgr de Germiny : NON au Téléthon tel qu’il se pratique aujourd’hui !
Alors que se tiennent aujourdh’hui à Toulon les premières assises de l’Observatoire Socio-diocésain sur le thème "Chrétiens et politique", un évêque de plus s’engage fermement derrière Mgr Rey à l’égard du Téléthon.
Il s’agit de Mgr de Germiny, évêque de Blois, qui dans un message pour l’Avent (4ème et 5ème paragraphes), adressé aux catholiques du Loir-et-Cher, déclare : "L’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Rey a initié une réflexion salutaire sur le Téléthon. Je soutiens entièrement sa prise de position .(…) l’Eglise, au nom du respect de la vie s’oppose à l’utilisation de cellules souches embryonnaires (…). En conscience, je dois dire non au Téléthon, tel qu’il se pratique aujourd’hui sans transparence financière dans l’affectation des fonds aux différents programmes de recherche. (…) Au nom de la raison et de la foi je dois être solidaire de ceux qui éprouvent une détresse physique, morale et favoriser la recherche scientifique capable de vaincre une maladie tout en respectant l’homme depuis sa conception jusqu’à sa mort.
Un lecteur du Salon Beige me demandait ce qu’il pouvait faire pour soutenir Mgr Rey : tout simplement écrire à votre évêque pour lui demander de s’engager.
Le CUC de l’UMP est inacceptable
Elisabeth Monfort s’inquiète du projet de "contrat d’union civile" présenté par l’UMP :
"Que ce contrat « n’ouvre pas cependant à la filiation et à l’adoption » ne change rien à l’affaire. En cassant l’exclusivité du mariage comme fondement légal de la vie commune, l’UMP détruit la cohérence et la dynamique de son projet familial. Ce nouveau dispositif, le CUC (contrat d’union civile), à supposer qu’il soit maintenu, est tout simplement inacceptable. Car de deux choses l’une :
- soit le CUC est un PACS révisé qui, aux droits fiscaux et sociaux, ajoutent des droits successoraux. En ce cas, il demeure un contrat de droit privé de type patrimonial. Il doit le rester et ne peut être signé qu’au tribunal d’instance.
- Soit, sans oser le dire encore, il constitue une nouvelle étape vers le “mariage” entre deux personnes de même sexe, dont la mairie proposée pour la signature est le lieu symbolique.
[…] Le lobby gay feint de se plaindre, qualifiant cette proposition de « sous-mariage », mais si celle-ci voyait le jour, elle constituerait incontestablement une brèche dans la protection du mariage. Proposer la signature d’un « contrat d’union » en mairie ferait tomber un repère fondamental de notre société, et reculer le droit de la famille. Ce n’est pas un hasard si les maires dans leur immense majorité s’y opposent."
Boutin face à l’UMP
Jeudi se tenait le conseil national de l’UMP. A cette occasion, Christine Boutin, présidente du FRS, attaché à l’UMP, a prononcé un discours. Extraits :
"La raison d’être du FRS c’est d’affirmer, face à la globalisation, que l’homme ne se réduit pas à une simple variable d’ajustement. La raison d’être du FRS c’est de remettre l’Homme au cœur des décisions politiques. Mais je sais que certains se posent la question de savoir si je serai candidate aux présidentielles. Eh bien, mes chers amis, la réponse est claire : Elle dépendra de la place donnée à l’Homme comme valeur centrale par rapport aux enjeux économiques, scientifiques et sociaux dans le programme de l’UMP.
[…] La France est dans une sorte de déprime collective dont nous devons la sortir par un projet humaniste. Pour cela, il faut tenir compte de tous : des forts et des plus fragiles. [N]ous ne pouvons accepter que l’Homme devienne le cobaye de la science. Au FRS, nous pensons au contraire que la science doit être au service de l’Homme. […]
Dans le programme proposé par l’UMP aujourd’hui, […] il faut donner une inflexion sociale et humaine au projet proposé. […] Ici, je me contenterai de rappeler les chantiers incontournables que, mon cher Nicolas, nous voulons voir figurer dans le programme de l’UMP […] : Au FRS, nous considérons que l’altérité, c’est-à-dire la différence entre un homme et une femme, doit demeurer la référence de notre organisation sociale."
Rappel : SOS Tout-Petits fête ses 20 ans
Demain, samedi 18 novembre, l’association fête ses 20 ans d’existence. Et la meilleure façon de souffler ces bougies c’est de répondre présent à la récitation de rosaires organisée par SOS Tout-Petits dans les villes de France à 14h30 (lieux ici). Pour les Lyonnais, à noter qu’un groupuscule pro-mort a prévu de perturber la prière de réparation publique.
Laxisme à l’égard des pornocrates
Yves Daoudal nous informe que Henry-Claude Cousseau, a été mis en examen pour avoir organisé en 2000 une exposition ignoble à caractère pornographique ouverte à tout public. Une information judiciaire avait été ouverte en décembre 2000, sur plainte d’une association de protection de l’enfance. Il aura fallu attendre 6 ans pour que cette plainte débouche sur la mise en examen du principal responsable de cette infamie. Lequel est devenu entre temps le directeur des Beaux Arts à Paris, nommé par Catherine Tasca.
Une tranche de culture de mort
En Allemagne, une usine vient d’ouvrir ses portes, y compris au public : on y fabriquera des «tranches de cadavres». 3 jours par semaine, l’atelier – le plastinarium – sera ouvert au public (interdit au moins de 14 ans) qui moyennant 12 € pourra assister à la découpe avant de visiter le macabre musée avec des corps mis en scène. Les restes non destinés à l’exposition (le gros de la production) seront vendus aux chercheurs et aux étudiants en médecine.
On reconnaît l’homme au respect dont il entoure ses morts : c’est le signe de sa conscience, de sa pensée, de son âme immortelle et de sa relation à Dieu. Ce genre d’entreprise consiste non seulement à profaner des corps bien au-delà des besoins de la recherche médicale, mais elle anesthésie notre respect pour nos semblables.
MJ
Qui a volé la DGSE ?
L e Parisien a révélé vendredi 10 novembre que la DGSE gère "un patrimoine clandestin" et qu’une partie de l’argent a disparu. Ce compte secret est destiné à "assurer la continuité de l’Etat en cas de crise grave". Or en 2002, les notes secrètes du général Philippe Rondot, saisies dans le cadre de l’affaire Clearstream, explique qu’une partie de ce "trésor de guerre" (25M€) s’est volatilisé.
Seuls quelques agents des services secrets géraient cette "réserve" constituée, suppose Le Parisien, d’avoirs bancaires placés dans plusieurs banques mondiales. Le manque dans ce "patrimoine caché" est apparu en 2002, au moment de la crise liée à l’affaire d’un éventuel compte au Japon de Jacques Chirac. La DGSE confirme qu’"effectivement, des investissements ont été réalisés sans précaution suffisante entre 1995 et 2000", engendrant ainsi un certain nombre de pertes. La justice n’a pas été saisie.
Michel Janva (merci à PG)
L’avortement ne fait pas reculer l’infanticide, il l’accroît
Selon les psychiatres, les femmes qui ont tué leur nouveau-né considèrent souvent ce dernier comme une chose. Pas comme un être vivant. Comme le montre le procès de Gabrielle Dufeil à Melun, l’infanticide n’a pas disparu en France, malgré la contraception et la légalisation de l’avortement. Les spécialistes estiment ainsi à une cinquantaine chaque année le nombre de « néo-naticides », ces meurtres commis dans les 3 jours qui suivent la naissance. La justice ne dispose, elle, d’aucune statistique depuis que le terme «infanticide» a disparu du Code pénal, pour y être remplacé par l’«homicide aggravé sur mineur de moins de quinze ans». Nous, nous savons qu’il y en a au moins 200000, officiellement.
Une nouvelle stratégie de l’UMP vis-à-vis du FN ?
Dans Valeurs actuelles, Eric Branca estime que le Ministre de l’Intérieur a renoncé à dissuader les maires proches de l’UMP de parrainer la candidature de Le Pen.
Deux explications à cela. Primo, Nicolas Sarkozy estime que s’il existe une chance, aussi infime soit-elle, de voir la gauche une fois encore éliminée du deuxième tour, il ne doit rien faire pour l’empêcher. Car, alors, un duel avec Le Pen équivaudrait pour le président de l’UMP à la certitude d’être élu. […]
Secundo, le président de l’UMP a médité, dans le détail, les leçons de la dissolution de 1997. Souvent présentée comme un mauvais calcul, celle-ci ne le fut qu’à la lumière de la stratégie choisie par le RPR de l’époque : plutôt la gauche que le Front national (comme à Gardanne, en octobre 1996). La réaction de Le Pen ne se fit pas attendre : il décréta le maintien du FN dans les 72 circonscriptions où le Front avait obtenu plus de 12,5 % des électeurs inscrits. Et ce fut le désastre […].
D’où le nouveau mot d’ordre stratégique de l’UMP : combattre Le Pen, oui ; faire enrager ses électeurs, jamais plus !
L’année où défendre l’infanticide est devenu respectable
Une étape très grave dans la justification de l’infanticide a été franchie avec la recommandation du Collège Royal des Obstétriciens et Gynécologues (CROG), appelant à "ouvrir un débat" sur la légalisation de la mise à mort de nouveaux-nés atteints de maladies graves.
Sur le site de la National Review, l’avocat américain Wesley Smith, engagé dans la lutte contre l’euthanasie, prend la mesure du pas qui a été franchi.
Il faut bien se rendre compte de ce qui vient d’arriver. Une association médicale prestigieuse a sérieusement suggéré que tuer des bébés parce qu’ils sont sérieusement malades ou handicapés pourrait être éthiquement acceptable, ou, tout au moins, est digne de délibération et d’un débat respectable. […] Ceux qui pensent qu’il est impensable et ridicule que l’infanticide devienne légal sont naïfs. La promotion de l’infanticide n’est plus limitée à des bioéthiciens excentriques tels que Peter Singer, célèbre pour avoir défendu l’idée que les parents devraient avoir jusqu’à un an [après la naissance NDHV] pour décider de garder ou de tuer leur bébé.
Smith détaille certaines étapes de cette banalisation, notamment la publication en mars 2005 par le prestigieux New England Journal of Medicine d’un article (v.o.) dans lequel des médecins néerlandais, non contents d’avouer avoir tué entre 15 et 20 bébés handicapés, proposaient ce qu’ils appelaient le "Protocole de Groningen" (du nom de l’hôpital où les meurtres avaient eu lieu) : les bébés pourraient être tués si leur pronostic vital est faible et qu’ils doivent subir des soins intensifs, mais aussi si on leur prédit une "très faible qualité de vie".
Le New York Times avait publié une tribune (v.o.) défendant cette idée, au nom de la "prévention de la souffrance". Quant à The Economist, son éditorial de la semaine dernière qualifiait de "courageuse" la position du CROG – faisant notamment référence à que ces enfants coûtent à la société.
Téléthon : des évêques s’engagent !
Mgr Rey n’est plus seul. Après Mgr Cattenoz, évêque d »Avignon, Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris et Mgr Laffite, vice-président de l’Académie Pontificale pour la Vie, c’est Mgr Aupetit, vicaire général de l’archevêché de Paris et spécialiste en éthique médicale, qui souligne les dérives éthiques du Téléthon.
Dans une note publiée sur le site du diocèse de Paris, il rappelle que "les chrétiens se sont associés dès le départ à cette oeuvre généreuse" mais que "depuis, la plupart se sont retirés de l’opération car les fonds recueillis étaient de plus en plus destinés à des travaux éthiquement discutables". En effet, "le téléthon finance l’institut I-STEM qui est le premier centre français de recherche sur l’embryon humain. Or l’utilisation des cellules embryonnaires à des fins de recherche nécessite la destruction de l’embryon humain". En outre, " le professeur Marc Peschanski, directeur de l’institut I-STEM financé par le Téléthon, milite activement pour le clonage". Il évoque aussi le mensonge des "bébéthons qui sont présentés comme un grand succès thérapeutique" alors "qu’ils ne sont pas le fruit d’une guérison due à la recherche sur le génome (…) mais le fruit d’une sélection embryonnaire".
Il est donc, selon Mgr Aupetit "légitime de faire part ouvertement de questions de conscience face à une opération aussi médiatisée. Oui, il faut aider la recherche. Mais lorsqu’elle porte sur l’être humain, elle doit plus encore que jamais accepter une réflexion éthique approffondie. Il s’agit de garantir la finalité humaine de la science".
« Ethique » et embryons humains
Une chronique du Monde d’hier sur "Ethique et embryons humains" du Docteur Nau offre une rétrospective des différentes étapes qui ont conduit la législation du diagnostic prénatal à la question du diagnostic préimplantatoire et de sa possible évolution. En effet, l’auteur rappelle que:
l’annonce avait été faite dans ces colonnes (Le Monde du 27
septembre) que deux équipes de généticiens – à Strasbourg et à
Montpellier – avaient décidé d’utiliser cette technique à de nouvelles
fins : identifier, au stade embryonnaire, une "prédisposition" à
certains cancers.
Au delà des diagnostics prénatal et préimplantatoire, il faudrait alors se demander:
Peut-on, en d’autres termes, accepter aujourd’hui en France un tri des
embryons fondé non plus sur la certitude génétique, mais sur une
probabilité statistique ?
L’article montre bien, en détaillant les étapes de
ce processus, qu’une fois que le législateur a cédé sur le principe de l’inviolabilité de la vie humaine, aucune autre limite n’est tenable.
Rome réaffirme le choix du célibat des prêtres
Comme annoncé, le Saint-Père et les chefs de dicastère de la Curie romaine se sont réunis ce matin afin d’examiner la situation créée par la désobéissance de Mgr Emmanuel Milingo, et "pour réfléchir aux demandes de dispense du célibat ou de retour au ministère sacerdotal présentées ces dernières années par des prêtres mariés". Dans un communiqué :
"la valeur du choix du célibat conformément à la tradition catholique a été réaffirmée tout comme l’exigence d’une bonne formation humaniste et chrétienne, aussi bien pour les séminaristes que pour les prêtres déjà ordonnés".
On pourra relire avec intérêt le directoire pour le ministère et la vie des prêtres publié en 1994.
Téléthon : s’abstenir « en conscience ».
Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission Bioéthique et Vie humaine pour le diocèse de Fréjus-Toulon et auteur du texte à l’origine de la polémique sur le Téléthon, répond " aux six principales objections faites aux catholiques qui, en conscience, veulent s’abstenir de participer au Téléthon".
Cet argumentaire exhaustif et compréhensible par tous est consultable sur le site de la Fondation de service politique. Il permet à chaque catholique d’expliquer pourquoi le diocèse de Fréjus Toulon agit en conformité avec la doctrine officielle de l’Eglise.
Pour le MPF, le programme de l’UMP est communautariste
Dans sa page actualités, le MPF critique le programme de l’UMP :
"18 conventions thématiques organisées depuis 2 ans ; quelques 750 spécialistes, chercheurs et intellectuels qui s’y sont exprimés ; un cabinet de conseil sollicité pour comprendre l’attente des «indécis», et au final, un programme législatif qui n’offre aucune perspective claire. C’est un fait, l’UMP ne défend aucun projet de société. Son programme est une accumulation de propositions démagogiques ou minimalistes. […]
A l’évidence, Nicolas Sarkozy a rallié l’ensemble de l’UMP à sa vision communautariste. Dans le projet législatif, on retrouve […] : déduction d’impôts pour les immigrés, création d’une carte permanente de séjour pour les étrangers installés en France depuis longtemps, contrat d’union civile signé en mairie assurant l’égalité des droits entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels, généralisation du CV anonyme, etc. Autant de mesures que l’on pourrait lire dans le projet socialiste…"
Qui a dit ?
A propos de l’équipe de France de football :
"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. […] J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".
Indice : il s’agit d’un homme politique qui s’est déjà fait remarquer pour ce genre de dérapage.
15h10 : Bravo à JMN. Il s’agit effectivement du socialiste Georges Frêche qui s’est exprimé ainsi. Le Salon Beige avait déjà rapporté les précédents du personnage, ici, ici et ici.



