Actualité MPF & FN
Pierre Audier vice-président MPF du Gard s’apprête à quitter Philippe de Villiers pour rejoindre le FN.
Par ailleurs, ce matin, devant l’Assemblée nationale, Jean-Marie Le Pen a prononcé un discours dans lequel il demande au gouvernement d’organiser un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus abjects :
"Il faut bannir de l’appareil judiciaire et de notre politique pénale la philosophie d’inspiration marxiste selon laquelle le coupable ne serait pas responsable, puisqu’il ne serait qu’une victime de la société".
Ce rassemblement avait été décidé après les meurtres, il y a deux semaines, de Mathias, 4 ans, dans la Nièvre et Madison, 5 ans, dans les Bouches-du-Rhône. Deux à trois cents personnes ont manifesté. Le président du Front National a lancé une pétition (lire) demandant le "rétablissement de la peine de mort pour les criminels pédophiles et assassins d’enfants". (à propos de la peine capitale : lire ce qu’en dit l’Eglise). A noter que Chirac a proposé d’inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution (pour des raisons douteuses), alors que 47 députés avaient déposé une proposition de loi en 2004 pour la rétablir contre les terroristes. Proposition renvoyée…
Enfin, Philippe de Villiers organise une réunion publique le 29 mai prochain pour commémorer la victoire du non au référendum européen. A propos de l’Union des patriotes, Baudouin Pierre, dans Les 4 Vérités, estime que "Villiers semble désormais considérer l’offre de Le Pen avec plus de sympathie", jugeant que "Villiers a bien des choses à y gagner".
Changement à Rome
Le Saint Père vient de nommer le Cardinal Sepe, jusque là préfet de l’évangélisation des peuples, archevêque de Naples et l’a remplacé par le Cardinal Dias (photo
).
Michel Janva (via le Forum catholique)
Deux militaires français tués
…et un troisième blessé, en Afghanistan, dans des affrontements. (source : France Info)
Georges Frêche suspendu 2 ans
Suite à ses propos à l’égard des harkis, Frêche avait été suspendu du bureau national du PS le 28 février. Le 24 mars, il a été mis en examen pour «injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse». Et ce vendredi 19 mai, la commission des conflits du PS a décidé de le suspendre de toutes ses responsabilités au sein du parti pour une durée de 2 ans.
Il devrait donc être réintégré juste avant les municipales de 2008…
Robien à l’UNAPEL
Immigration choisie et fuite des cerveaux
A propos du projet de loi Sarkozy sur l’immigration, le MNR fait remarquer sur le concept d’immigration choisie, que :
"Assortie d’une carte de séjour "compétences et talents", cette nouvelle immigration est totalement inutile et pourvoyeuse d’une immigration supplémentaire par le biais de nouveaux quotas. C’est une absurdité car la France et l’Europe sont elles-mêmes exportatrices de cerveaux. Concernant les étudiants en provenance de pays en difficulté qui devraient impérativement rentrer dans leur pays, ils préfèreront faire des enfants français pour ne pas être expulsables. Quant à l’immigration choisie de main-d’œuvre, nous avons déjà un gisement de plusieurs millions de personnes à disposition dans les ANPE."
Le problème de la fuite des cerveaux avait fait l’objet d’un rapport pour le Sénat il y a quelques années. Un rapport classé sans suite…
Immigration et réalité
Yves Meaudre, président d’Enfants du Mékong, analyse la réalité de l’immigration, loin des clichés :
"Aujourd’hui, le mythe est européen. Mais la France a dit non. (…) Un examen exigeant découvre que nos compatriotes ont voulu préserver l’être de leur nation et récusé l’abandon de leur liberté politique. (…) Dans le même esprit, de façon presque unanime (80% !), ce même peuple français plébiscite la loi sur l’immigration présentée par le ministre de l’Intérieur. (…)
Car le Français qui est père projette l’avenir de son enfant à travers l’avenir de son pays. Sans doute un théoricien désintéressé peut-il invoquer les droits de l’homme. Multiplier les discours sociaux, s’épuiser même dans l’assistance sociale des miséreux. Mais pas sans assimiler ce que des parents vivent dans leur chair — pour leurs enfants.
"Je ne veux pas que mon enfant soit géré par la charia" me confesse avec ses mots la mère de Priscilla, d’origine sri-lankaise. Elle n’hésite pas à me dire qu’elle a fait un choix "incorrect" aux élections présidentielles. On est assez loin des propos de Vincent Cassel (…). L’homme qui s’est enrichi grâce à La Haine habite-t-il Villeneuve-la-Garenne dans la barre de l’avenue Saint-Exupéry ? J’en doute.
Car telle est la profonde question qui se profile derrière le problème de l’immigration. "L’immigration issue des pays musulmans mérite une réflexion spécifique, vient de dire Benoît XVI, non seulement en raison de l’importance quantitative du phénomène, mais surtout parce que l’islam a une identité caractéristique, aussi bien d’un point de vue religieux que d’un point de vue culturel." (…)
La dhimitude existe de fait. Pourquoi ? Parce que le droit n’existe plus. Une autre société où la relation se fonde sur des rapports de force prédomine et définit les hiérarchies. Les jeunes de banlieue le savent et s’organisent dans une société de type féodal dans le meilleur des cas, de type mafieux pour être plus proche de la vérité. "Si je ne suis pas le plus méchant en classe, je serai méprisé et serai le souffre-douleur" me confie Ibrahim. (…)
Très honnêtement, la longue expérience d’Enfants du Mékong dans les banlieues dites “sensibles” et en vertu de la légitimité acquise par les services rendus de nombreuses associations amies en prise avec des problèmes concrets, nous ne pouvons qu’être d’accord avec le projet de loi Sarkozy, un projet d’ailleurs timide sur bien des points. Nous avons, nous mêmes, imposé une discipline aux candidats qui veulent étudier ou travailler en France. Des auditions dans les pays d’origine, des examens pour évaluer leur capacité à s’insérer dans un système éducatif sont devenus systématiques. Et l’obligation de rentrer au pays pour redonner ce qu’ils ont reçu fait l’objet d’un contrat. (…)
S’il s’agit de faire de l’aide sociale, faisons-la sur place. (…) Proposons une coopération privilégiée entre un pays du Nord et un pays du Sud sur la durée d’une génération (vingt-cinq ans) et sur la base d’un cahier des charges cosigné par les deux partenaires."
Offensive des eurodéputés pro-“gay”
La "journée internationale contre l’homophobie" a donné lieu à un séminaire parlementaire à Strasbourg, où l’on a voué aux gémonies les réfractaires à l’homofolie. Dans la ligne de mire des eurodéputés participants : l’Eglise catholique et la Pologne, bien sûr.
Les députés, de "droite" comme de gauche, ont défilé au micro, président du Parlement en tête. Un socialiste néerlandais a demandé que le Parlement agisse pour permettre l’adoption par des "couples" de même sexe. Une libérale néerlandaise a demandé à l’Eglise de cesser d’inciter à "la peur et la haine".
Les Français n’étaient pas en reste. L’UDF Jean-Marie Cavada a réclamé des sanctions contre la Pologne, où se multiplieraient les "déclarations racistes contre les homosexuels et les juifs" [sic]. L’UMP Patrick Gaubert (photo) a attaqué la Ligue des familles polonaises, qu’il a accusée d’être un "parti ouvertement raciste, xénophobe, antisémite, homophobe".
Le principal organisateur, le socialiste britannique Michael Cashman, lui-même gay militant, a précisé que le séminaire se situait dans la lignée de la résolution pro-gay adoptée par le Parlement en janvier dernier. A tel point que les participants à la réunion sont allés jusqu’à reprocher à l’Eglise d’avoir osé déplorer ce texte scandaleux (le cardinal Ruini l’avait qualifié de remise en cause des "bases de notre civilisation").
Ces eurodéputés pro-gays voient grand: ils demandent la généralisation de la "journée contre l’homophobie", dont le créateur, Louis-Georges Tin (une vieille connaissance) était d’ailleurs présent. Entre des appels à la Commission et au Conseil européen, ils ont demandé à l’ONU d’adopter une résolution sur l’ "orientation sexuelle". Et un commissaire du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, a annoncé que son institution planchait sur des projets pro-gays.
Sources : Agence Europe; Présent d’aujourd’hui; Tageblatt; Noticias.
Les Européens contre l’UE
83% des Européens jugent qu’il y a trop de bureaucratie au niveau de la Commission européenne. Les Européens ne sont que 20% à lui faire confiance en matière d’emploi et 19% pour l’immigration.
Seuls 29% se déclarent en faveur de l’adhésion de la Turquie, et à peine 17% des Français.
AZF : Valeurs actuelles persiste
Le rapport final des experts dans l’enquête sur l’explosion du 21 septembre 2001 a été rendu public cette semaine. La thèse qu’il présente ne convainc toujours pas Valeurs actuelles, qui mène depuis des années une contre-enquête fondée sur l’hypothèse des deux explosions qu’on semble bien entendre dans cet enregistrement audio.
VA soupçonne qu’une première explosion, sur le site de la Société Nationale des Poudres et Explosifs, aurait entraîné celle, meurtrière, sur le site de Total.
Dans un éditorial (version papier), Gérard Gachet, avoue trouver "étrange" que son journal se trouve "si seul pour continuer l’enquête" sur la catastrophe, "à une époque où l’on met volontiers en avant le ‘journalisme d’investigation’ ".
Sans même juger du bien-fondé de la thèse du magazine, on a envie d’aller plus loin que Gérard Gachet : non seulement la majorité de la presse n’enquête pas avec beaucoup d’ardeur, mais elle dresse un mur de silence autour des démonstrations de Valeurs actuelles. Alors qu’elle les reprendrait sans doute goulûment si elles venaient du premier Karl Zéro venu…
Le fondateur des Légionnaires du Christ prié de prendre sa retraite
Communiqué de la salle de presse du Saint-Siège :
"A partir de 1998, la Congrégation pour la doctrine de la foi commença de recevoir des plaintes, dont le contenu avait déjà été partiellement rendu public, à l’encontre du P. Marcial Maciel Degollado, fondateur de la Congrégation des Légionnaires du Christ, et en rapport à des délits de la compétence exclusive de ce dicastère. (…)
Et en vertu du Motu Proprio de Jean-Paul II, Sacramentorum Sanctitatis Tutela (du 30 avril 2001), le Cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a ouvert une procédure d’enquête sur ces accusations. (…)
Après avoir évalué attentivement les résultats de l’enquête, la Congrégation désormais présidée par le Cardinal William J.Levada, a décidé de renoncer à engager un procès canonique en raison du grand âge du P. Maciel et de sa santé délicate. Par contre, elle l’a invité à conduire une existence retirée dans la prière et la pénitence, exempte de tout ministère public. Ces mesures ont été approuvée par le Saint-Père."
Ceci ne remet nullement en cause "la valeur de l’apostolat des Légionnaires du Christ".
19h45 : Le communiqué des Légionnaires du Christ. Un exemple d’obéissance. Plus d’informations ici.
Benoît XVI et la démocratie
Benoît XVI a reçu ce matin la fondation Centesimus Annus-Pro Pontifice, à l’occasion de son congrès intitulé: "Démocratie, institutions et justice sociale". Evoquant le thème du congrès, le pape a dit à ses hôtes : vous vous intéressez "à des questions d’une grande actualité. Il arrive qu’on déplore la lenteur avec laquelle s’installe une démocratie véritable, qui demeure la meilleure méthode…pour disposer de l ‘avenir de manière responsable et digne de l’homme". La démocratie a besoin :
"d’institutions appropriées, crédibles et honorables, qui ne se limitent pas à une stricte gestion de la chose publique mais soit en mesure d’animer les divers modes de participation populaire, dans le respect des traditions nationales et dans le but constant d’en garantir l’identité".
"Il est également prioritaire de faire un effort constant et partagé en vue de développer la justice sociale. La démocratie atteindra sa plénitude lorsque chaque personne et chaque peuple pourront librement accéder aux biens premiers que sont la vie, l’alimentation, l’eau, la santé, l’instruction, le travail et le respect des droits selon un ordonnancement interne et international assurant à tous une participation libre. La justice véritable ne pourra être acquise que dans une optique de solidarité".
"Comme je l’ai écrit dans l’encyclique Deus Caristas Est, l’Eglise entend contribuer à la purification de la raison et au réveil des forces morales, sans lesquelles on ne construit pas de systèmes justes, capables de fonctionner dans la durée. Tout fidèle laïc doit vivre personnellement la mission directe consistant à agir pour un ordre social juste, vu que la charité doit animer toute l’existence des fidèles, leur vie politique étant envisagée comme une charité sociale".
L’Institut Européen des Sciences Humaines
… a un établissement à Saint-Denis. On y enseigne la théologie musulmane, l’arabe, le Coran. On y forme les imams. Visiblement (photos), cet Institut n’a rien d’européen. Ni de scientifique. Il est uniquement musulman. C’est une madrassa. Une école coranique. A quelques minutes de la capitale.
Michel Janva ( via France Echos)
La Turquie occupe toujours Chypre
Du moins sa partie nord. La Turquie, qui maintient 35 000 soldats dans le nord de Chypre, n’a esquissé aucune concession. Faute de solution, le spectre d’une partition permanente de l’île fait son chemin. Outre l’occupation militaire, la séparation n’est pas sans heurts. Lors de leurs patrouilles mobiles, les soldats et policiers ont constaté un doublement des incidents depuis un an.
Au sud, le pays est en pleine croissance économique (+ 4% l’an dernier), membre de l’Union européenne et la population, notamment les jeunes, rejette largement l’idée d’une cohabitation avec les Chypriotes turcs. Au nord, la «République turque de Chypre du Nord» (RTCN), livrée à la spéculation immobilière et aux trafics, est frappée de plein fouet par la dévaluation de la livre turque.
Education nationale totalitaire
Dans Le Figaro, Ivan Rioufol fait cette remarque :
"Le totalitarisme est proche quand le discours unique remplace le raisonnement. Umberto Eco (Cinq questions de morale, Grasset, 1997) : «Tous les textes scolaires nazis ou fascistes se fondaient sur un lexique pauvre et une syntaxe élémentaire, afin de limiter les instruments de raisonnement complexe et critique.» L’Education nationale en est là, avec ses dictées de cinq lignes au brevet, sa grammaire rudimentaire, ses cours de morale altermondialiste."
Clearstream : Gergorin avoue
…être l’auteur de la deuxième lettre anonyme. Mais nie toujours être un corbeau.
Qu’est-ce qu’on rigole, au Parti Radical
On lit dans Valeurs actuelles la dernière "blague de Borloo":
Si le vieux parti radical a incontestablement trouvé un nouveau souffle avec l’arrivée de Jean-Louis Borloo – « une machine à tuer l’UDF », s’inquiète un centriste –, le ministre de la Cohésion sociale (candidat à la succession de Villepin à Matignon) doit encore se couler dans le moule de cette formation. Recevant, le 10 mai, des journalistes à l’occasion d’un déjeuner de presse, celui-ci a lancé (certes pour rire) un sonore : « Que Dieu vous bénisse. » Une entorse au dogme laïc du parti qui n’a pas été – du tout – du goût des quelques caciques radicaux présents autour de la table…
Le passage de témoin paraît toutefois naturel entre le paléo-laïcisme des vieux radicaux et l’ironie antireligieuse façon "Canal +" du ministre.
Ségolène Royal, syndicaliste
Ségolène Royal souhaite, dans un entretien publié vendredi dans Les Echos, "qu’un syndicalisme de masse se développe" en France pour "rééquilibrer un rapport de force aujourd’hui très défavorable aux salariés" :
"Il faudra créer en France un syndicalisme de masse, pourquoi pas par une adhésion obligatoire au syndicat de son choix".
CGT l’argent par les fenêtres, comme dirait l’autre…
A ‘royalisme’, elle préfère le terme de ‘ségolisme’. Il est vrai que ‘marie-ségolisme’, c’est trop long…
Un nouveau cas d’homicide involontaire sur un enfant-à-naître
Les parents seuls face au vide juridique (vidéo). Merci au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, responsable de l’échec de l’amendement Garraud qui avait cherché à le combler en 2003-2004.
Da Vinci : Mgr Di Falco dédramatise
Sur Radio Vatican, le responsable pour la Communication des évêques de France estime, après avoir vu le film, que ce dernier n’est "absolument pas crédible" "au niveau de la thèse qu’il prétend défendre." Le prélat se veut optimiste :
Ce n’est pas possible de craindre qu’un film comme celui-là puisse faire douter ceux qui ont une Foi enracinée, et puis ceux qui doutent, je pense que ni ça ne renforcera leur doute, ni ça ne l’altèrera, encore que peut-être même ça les incitera à aller plus loin dans une meilleure connaissance du Christ et des Evangiles.
Mais le prélat déplore la calomnie dont est victime l’Opus Dei :
Le seul point vraiment sur lequel, personnellement, j’aurai des réserves à mettre, c’est la façon dont est mise en cause une institution et une oeuvre d’Eglise qui existe, en l’occurence l’Opus Dei, de la présenter comme une officine du crime et comme une mafia – ça c’est vraiment à la fois incontestable et injurieux.
UE : la Cour de Justice avance vers un régime européen d’assurance-maladie
Il y a des sujets plus alléchants que les arrêts de la Cour de Justice des Communautés européennes – mais en voici un qui mérite quelques instants d’attention.
Daté de mardi dernier, cet arrêt donne raison à une Mrs Watts (photo). Sujet britannique, elle demandait que l’assurance-maladie de son pays la rembourse d’une opération dont elle avait bénéficié en France.
L’arrêt (pdf) marque une évolution. Jusqu’ici, la Cour admettait que les régimes sociaux nationaux ne remboursent les soins effectués à l’étranger que s’ils les avaient au préalable autorisés. Ici, la Cour estime que le délai d’attente imposé à Mme Watts par les hôpitaux britanniques (un an) autorisait la patiente à se passer de ce "feu vert".
Deux réflexions :
1. La Cour, pour arriver à cette décision, s’appuie sur le principe de libre prestation des services – l’article 49 du Traité d’Union. C’est à première vue un peu étrange, puisqu’il s’agit ici d’une question de libre disposition de services. Mais a fortiori, l’arrêt contient en germe une remise en cause fondamentale du principe des systèmes nationaux d’assurance-maladie – ce que plaide le libéral Claude Reichman depuis des années (et la Commission avance dans ce sens, pdf).
2. Une fois de plus, les gouvernants des Etats membres semblent découvrir avec surprise les implications des traités déjà signés – et les conséquences du pouvoir d’interprétation donné à la Cour. On ne peut qu’être effaré de la légèreté qu’ils ont eue de nous demander d’entériner le Traité constitutionnel, qui ouvrait à la Cour un champ d’interprétation exorbitant, alors que personne ne semble prendre la mesure du degré d’intégration qu’impliquent les traités existants.
Henri Védas (Via EU Referendum)
Le président de l’Assemblée italienne s’en prend au pape
Invité mardi soir à la télévision pour la première fois depuis son élection à la présidence de la Chambre le 29 avril, Bertinotti, ex-leader de Refondation communiste (PRC), s’est dit favorable au PACS, qui n’existe pas encore en Italie, et a jugé la position du pape :
"La réaction du pape est erronée, il ne voit pas que les unions de fait sont un enrichissement des valeurs qu’il défend, et dont il craint la destruction sous l’effet de la modernisation".
L’agence de la conférence épiscopale italienne SIR s’est étonnée que le dirigeant communiste prétende ainsi "donner des leçons au pape":
"Plutôt que d’utiliser la tribune de la télévision pour ‘dire quelque chose de gauche’ comme s’y attendaient peut-être ses électeurs, il s’en est pris à la famille, une des institutions les plus chères en Italie, jusque parmi le peuple de gauche".
Avvenire, le quotidien de la conférence épiscopale, a jugé que "ce n’est pas un bon début" et s’est indigné que Bertinotti ait voulu "corriger le pape" :
"L’Eglise est libre de son enseignement, sans les coups de bâton et les corrections de ligne prodigués par des maîtres autorisés mais improvisés".
L’épiscopat italien n’a pas manqué d’opposer les propos de Bertinotti, inspirés par "les idéologies radicales des siècles passés", au discours d’intronisation "équilibré" du nouveau président de la République, l’ancien communiste Napolitano, qui a déclaré que la famille représentait "la plus grande richesse de l’Italie".
L’AGRIF se pourvoit en cassation
Suite au jugement rendu hier, Bernard Antony a annoncé son intention de se pourvoir en cassation :
"cette caricature immonde du Fils de Dieu, blasphématoire et injurieuse pour les Chrétiens, attentatoire à la dignité humaine pour tous les hommes, n’a pas soulevé le milliardième de l’indignation suscitée par les caricatures, ô combien anodines du prophète et chef de guerre Mahomet".
Il est vrai que les chrétiens ne brûlent pas les ambassades…
Quelques franc-maçons
Dans un article sur l’ouvrage de Hugues Leforestier, franc-maçon "en colère" qui dénonce les dérives affairistes et la léthargie du Grand-Orient de France (GODF), L’Express nous informe que, parmi les 47000 membres du GODF, il y a :
"Francis Szpiner, avocat de Jacques Chirac, Marc Blondel, socialiste et ancien patron de Force ouvrière, François Rebsamen, n° 2 du PS et maire de Dijon (Côte-d’Or), Pierre Joxe, socialiste et membre du Conseil constitutionnel, Manuel Valls, maire PS d’Evry (Essonne), Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne."
Dans ce même article, on apprend que la façon d’agir du GODF est "proche d’un système mafieux", que "le GO [fait] partie des associations les plus riches de France", "la cotisation annuelle [fait] près de 400 euros". Bref, ce n’est pas ‘l’esprit de pauvreté’ qui anime ses membres :
"Au niveau national, le Grand Orient et sa filiale immobilière, Sogofim, fonctionnent avec un budget total annuel de 8 M€. Les temples représentent un patrimoine immobilier de 360 immeubles, d’une valeur estimée à 250 M€."
Négation du génocide arménien : Douste Bla-Bla
Intervenant à l’Assemblée, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a demandé aux députés de repousser la proposition de loi socialiste interdisant la négation du génocide arménien de 1915 parce qu’elle serait considérée comme "un geste inamical" par la Turquie :
"Le texte (…) serait considéré (…) comme un geste inamical par la très grande majorité du peuple turc. Cela ne pourrait manquer d’avoir des conséquences politiques sérieuses, d’affaiblir notre influence non seulement en Turquie même, mais aussi au-delà dans l’ensemble de la région".
Douste-Blazy a presque tout faux : s’il faut repousser ce texte, c’est parce que la loi n’est pas là pour ‘faire’ l’Histoire. Faire plaisir à la Turquie n’est pas digne d’un ministre des affaires étrangères.
Le vote de ce texte controversé a été suspendu sine die, provoquant une bronca dans les tribunes du public au-dessus de l’hémicycle, où plusieurs dizaines de personnes, membres d’associations arméniennes, ont crié et tapé dans les mains en scandant pendant cinq minutes "le vote! Le vote !".
Vincent Cassel, immigrationniste
Le festival de Cannes, une tribune politique ? C’est ainsi que le conçoit Vincent Cassel, maître de cérémonie du festival. François Desouche nous informe que l’acteur français a fait :
"l’éloge de la mixité culturelle et de la France "melting-pot", le jour même de l’adoption du projet de loi Sarkozy sur l’immigration (…).
Devant les 2.000 invités en tenue de soirée du grand théâtre Lumière dont le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, il s’est lancé dans une défense de "la France des mélanges, ce melting-pot riche de cette fameuse pluriculturalité qui nous donne le luxe de voyager sans franchir les frontières". "Il y a plus de 177 communautés dans certains quartiers de Paris et de banlieue, plus qu’à Londres, New York ou Rio, qui vivent dans ce pays laïque et latin sans heurts depuis très longtemps" [il devait être absent en novembre dernier…], a insisté Vincent Cassel, saluant "la France, définitivement encore aujourd’hui une terre d’accueil culturel".
Avant de revenir à ses fonctions plus conventionnelles de maître de cérémonie, l’acteur a prôné la tolérance en plusieurs langues dont l’arabe, le chinois et un dialecte africain, le bambara."
C’est un appel à la dissidence culturelle.
Affaire Handke : il est urgent que la dissidence s’organise
Le Figaro offre une tribune à Matthieu Baumier, auteur de l’Anti-traité d’athéologie, qui revient sur la censure opérée par la Comédie Française. La déprogrammation de la pièce de Peter Handke l’"écoeure" :
"Ainsi donc, dans ce pays, ce sont les nains qui exercent des pouvoirs administratifs ou journalistiques sur la pensée. (…) En déprogrammant la pièce du dramaturge, laquelle devait être créée par Bruno Bayen au Théâtre du Vieux-Colombier, début 2007, Bozonnet apporte une sale eau au moulin de la censure de la pensée, mettant en pratique le délit d’opinion dans un pays où ce délit est théoriquement interdit. (…)
La France intellectuelle moisie est une habituée de la censure et du délit d’opinion brandis à l’encontre de toute pensée n’allant pas dans le sens de l’opinion commune, du moins de celle de quelques quartiers de Paris. (…) C’est la norme. La décision de Bozonnet s’inscrit dans une liste qui chaque jour s’allonge, depuis l’acte de délation produit par Lindenberg contre les «nouveaux réactionnaires» jusqu’à la tentative de lynchage médiatique du philosophe Alain Finkielkraut, en passant par la polémique continuelle contre Dantec (…).
Nous en sommes donc là : le pouvoir des nains, dans la France vraiment moisie, interdit le questionnement, c’est-à-dire la pensée. Il est urgent que les intellectuels se lèvent, urgent que le cri monte, urgent que la dissidence s’organise, car le motif de la déprogrammation de cette pièce est bel et bien la peur, celle que ressent Bozonnet, cette peur de se retrouver à la une d’un hebdomadaire, cloué au pilori par d’anciens «amis». Ceci est un appel à la vigilance, la vraie. La vigilance contre la peur.
Clearstream : premier aveu
Gergorin a avoué avoir envoyé la première lettre au juge Renaud van Ruymbeke. Mais il nie être un ‘corbeau’. Un ‘pigeon’ peut-être ?
Le réchauffement climatique causerait les tremblements de terre
C’est ce que semble penser PPDA, en tout cas.
Orthodoxes : la fin d’un schisme ?
Après plus de 80 ans d’un schisme remontant à la Révolution bolchevique de 1917, l’Eglise russe dite "hors frontières" va réintégrer le patriarcat de Moscou. Le IVe Concile de l’Eglise orthodoxe russe hors-frontières a adopté, à San Francisco, une résolution sur le rétablissement des liens eucharistiques avec l’Eglise orthodoxe russe. La résolution a été adoptée presque à l’unanimité.
L’Eglise "hors frontières", dont le primat est le métropolite Laur, siégeant à New York, regroupe 500000 fidèles émigrés en Amérique et en Europe. Elle a été créée dans les années 1920 par le clergé qui avait fui le régime bolchevique. C’est en 1927, après la proclamation de loyauté au gouvernement soviétique faite par le métropolite Sergueï, que cette Eglise a rompu avec le patriarcat de Moscou.
Ce processus de rétablissement de l’unité avec le patriarcat de Moscou avait démarré en septembre 2003, sous les auspices du président Poutine.
