Avortement : les risques pour la femme
De hautes figures de la gynécologie, de l’obstétrique, de la psychiatrie, de la psychologie et de la médecine générale ont cosigné une lettre dans The Times de Londres pour demander une réforme de la pratique en matière d’information des femmes voulant avorter. Elles doivent connaître les risques de dépression, de suicide, de toxicomanie et d’alcoolisme qui sont liés à l’avortement.
MJ
Abstenez-vous ou mourrez !
Lors d’une conférence de presse le 13 octobre, le cardinal archevêque de Durban (Afrique du sud), Mgr Wilfrid Fox Napier a exposé la terrible situation dans son pays. Quatre millions et demi de personnes sont atteintes du sida. 1000 personnes en meurent chaque jour. Pour lui l’establishment libéral a créé un réflexe anti-catholique avec l’usage du préservatif. Or «nous sommes en train de gagner le débat sur le préservatif» :
"Que les médias me citent un seul exemple au monde où les préservatifs aient réussi à arrêter la montée du taux d’infection !"
Il a expliqué que la régression de l’épidémie n’était intervenue que dans un seul pays, l’Ouganda.
Pourquoi ? :
"le gouvernement a incité les gens à modifier leur comportement ce qui a eu un effet spectaculaire ; faisant par là régresser le taux d’infection de 29 % à 6%".
Il a ajouté qu’un membre du Parlement avait lancé le slogan «abstain or die». Abstenez-vous ou mourrez ! Tout le monde a compris ce message dans son pays. Alors que le pays voisin le Botswana où le gouvernement a fait la promotion du préservatif, le taux de contagion qui était l’un des plus bas du monde est devenu pratiquement le plus élevé de l’Afrique. Le Cardinal a terminé très finement son exposé en disant :
"Les Européens s’occupent de Dieu pour satisfaire leurs besoins plutôt que faire de Dieu une réalité dans leur vie".
400M€ pour les syndicats
C’est la somme que les contribuables français versent indirectement aux syndicats par l’intermédiaire des aides et subventions diverses accordées par l’Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux.
Bilan de la nuit : correction de la correction
Les informations tombent au compte goutte sur l’état sécuritaire en France. On apprend que lors de la dernière nuit, très calme (voir ici et ici), ce sont tout de même 277 voitures qui ont été brûlées. 47 personnes ont été interpellées, dont 34 en Ile-de-France. La moitié des véhicules ont été brûlés en région parisienne, dont 59 en Seine-Saint-Denis. La désinformation : une arme pour rassurer le bon peuple.
Bonne soirée…
Le préfet interdit de commémorer Budapest
A l’appel d’Europae Gentes, une manifestation était organisée à 15h place du Châtelet pour honorer la mémoire des patriotes hongrois, écrasés par les soviétiques en novembre 1956. Le préfet de Paris, Pierre Mutz, a interdit la manifestation quelques heures seulement auparavant. Quelques manifestants de 40 ou 50 ans ont été embarqués pour contrôle d’identité ainsi qu’un animateur du mardi soir de Radio courtoisie. Notons la présence de 3 conseillers régionaux du FN.
L’autorisation de manifester a été annulée en raison "de risque de contre-manifestations violentes de la part des groupes radicaux d’extrême gauche". 1956 comme en 2006, la Hongrie, victime de l’extrême-gauche.
Abolition de l’avortement au Nicaragua : Daniel Ortega du côté de la vie
Dans une Amérique latine qui est aujourd’hui la cible principale des menées pro-avortement, l’abolition totale de l’avortement adoptée cette semaine (évoquée ici et ici) est ce qu’on appelle un "geste fort", voire paradoxal.
Mais il y a dans cette victoire pro-vie un autre paradoxe : le soutien qu’y a apporté un certain Daniel Ortega.
Le leader sandiniste Daniel Ortega, qui était un partisan du droit à l’avortement quand il était un jeune révolutionnaire, a dit être devenu un catholique fervent et s’oppose maintenant à l’avortement.
Le gouvernement socialiste d’Ortega dans les années 1980 entretenait une relation houleuse avec l’Eglise catholique, mais Ortega a récemment établi des relations chaleureuses avec des figures dirigeantes de l’Eglise au Nicaragua.
Le nom d’Ortega ne dira sans doute rien aux lecteurs les plus jeunes : son gouvernement, combattu par les courageux contras, était soutenu par les soviétiques et les médias français de l’ère Mitterrand.
Sans porter de jugement sur la sincérité d’Ortega, ou sur le reste de son programme politique actuel, la leçon de l’histoire est la même que pour Jane Roe et Mary Doe : les plus fervents partisans de la culture de mort aujourd’hui seront peut-être demain à nos côtés pour mener le bon combat.
Henri Védas (Via WSJ)
Autour de la contraception
C’est la question (à plusieurs entrées) de la semaine posée par Philippe Maxence :
"– Le contrôle de soi, la notion d’abstinence […] ne sont-ils nécessaires et vrais que dans le cadre des relations conjugales ? Autrement dit, ne doit-on pas également pratiquer une régulation de la vie économique, de l’accumulation de biens, en s’inspirant des mêmes principes ?"
Pour répondre, c’est ici.
Y-a-t-il une Thatcher pour sauver la France ?
The Economist dresse dans un cahier spécial de 16 pages un sombre tableau de l’état de la France. Il souhaite à la France une personnalité qui ait, comme l’ancien premier ministre britannique, le courage de s’en prendre aux acquis et de réformer. Pour The Economist, la France de 2006 ressemble à la Grande-Bretagne des années 70, avant l’arrivée de la "Dame de Fer" : un pays en déclin et impossible à réformer : chômage, 35 heures, dépense publiques excessive, faillite des universités, intégration ratée des minorités, paralysie générale du pouvoir à Paris.
Le journal parvient à la conclusion que la France a besoin d’un politique fort, capable de «faire passer les réformes qui rendront sa compétitivité au pays» : une «Madame Thatcher». Selon The Economist, si le prochain président français parvient, comme l’ancien premier ministre britannique en poste de 1979 à 1990, à faire passer des réformes drastiques, la «France pourrait rebondir bien plus vite que ce que pensent les déclinologues». Le problème, selon l’hebdomadaire anglais : les hommes politiques français manquent de courage. Et il doute des capacités de l’ensemble des candidats potentiels, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou Nicolas Sarkozy, à endosser un tel rôle.
Erdogan piégé dans sa voiture
Pris d’un malaise alors qu’il se rendait au Parlement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a passé 9 heures à l’hôpital, le 17 octobre. Musulman pratiquant, Erdogan, qui suit le ramadan en dépit d’un emploi du temps très chargé, a été victime d’une forte hypoglycémie due à l’épuisement et au jeûne.
Mais le plus intéressant, c’est que l’incident a mis en lumière les carences de son dispositif de sécurité. Erdogan a perdu connaissance en montant dans sa voiture. Son chauffeur et ses gardes du corps, pris de panique, se sont rués hors de la voiture à leur arrivée à l’hôpital et ont claqué les portières, déclenchant par erreur le système de verrouillage. Erdogan est resté seul et inconscient dans le véhicule blindé pendant près de 10 minutes, le temps que les gardes du corps et des ouvriers d’un chantier voisin parviennent à briser une vitre blindée à coups de masse et de burin !
La Toussaint reprend le pas sur Halloween
Deux tiers des Français déclarent célébrer la Toussaint ou se souvenir de leurs morts à cette occasion, perpétuant ainsi une tradition catholique qui a momentanément failli être éclipsée par la fête des sorcières Halloween, d’origine celte et importée des Etats Unis. Les visites au cimetière sont le phénomène le plus visible de la Toussaint, avec l’affluence accrue à la messe. Déjà l’an dernier, le directeur général du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) notait que la célébration d’Halloween en France avait culminé en 2000 et "s’effondrait aussi vite qu’elle avait progressé", n’ayant pas eu le temps de s’imposer comme pratique culturelle.
Pour célébrer la Toussaint, il y a également la marche des saints à Versailles qui débute à 15h à Notre-Dame. Arrivée à 16h à la cathédrale Saint-Louis (accueil de l’évêque puis goûter). Il s’agit de costumer les enfants en leur saint patron ou en un saint de votre choix.
Bilan de la nuit (correction)
Dans les chiffres publiés par Lahire, il faut ajouter :
- 6 policiers blessés
- 25 personnes interpellées dont 21 en Ile-de-France
- Les principaux incidents ont eu lieu au Blanc-Mesnil, où deux bus ont été incendiés, à Reims, théâtre d’une tentative d’incendie de bus, et à Trappes, où des boules de pétanque ont été lancées sur un bus sans passagers
- A Clichy-sous-Bois, à Meaux et Toulouse, "les pompiers et les policiers intervenant pour faire cesser des dégradations et des incendies de véhicules ont été pris à partie".
Ce qui n’empêche pas les journalistes de rester responsables…
La chasse aux bus est ouverte
Deux autobus ont été incendiés ce soir en Seine-Saint-Denis, au Blanc-Mesnil. En fin d’après-midi vers 18h30, au niveau de la gare SNCF du Blanc-Mesnil, 2 personnes encagoulées, dont l’une aurait eu une arme de poing, sont montées à bord d’un bus qui transportait une quinzaine de personnes. Ils ont fait descendre les passagers et le chauffeur avant de prendre le volant du bus et de lui faire percuter une rembarde. Ils ont ensuite mis le feu en répandant de l’essence. Un deuxième autobus a été incendié au Blanc-Mesnil.
19h15 en France

"Tout va bien dans les banlieues françaises. Il n’y a pas de bus brûlés."
C’était la légende du vendredi… (trouvée ici).
MJ
Bush contre les unions homosexuelles
Bush a déclaré que seuls un homme et une femme pouvait se marier et que cette “institution sacrée” devait être défendue contre ce qu’il considère comme une justice militante. Le président faisait allusion à la Cour suprême du New Jersey qui a estimé que les couples homosexuels devaient jouir des mêmes droits que les couples mariés.
“Je crois que le mariage est une union entre un homme et une femme. Je crois que c’est une institution sacrée qui est cruciale pour la santé de notre société et le bien-être des familles, et qu’elle doit être défendue.”
Entre Sarkozy et Royal : quelle différence ?
On a vu déjà que les candidats à la candidature au PS se rejoignaient sur l’essentiel : le mariage et l’adoption par des homosexuels. Reste aujourd’hui à savoir ce qui distingue une Ségolène Royal d’un Sarkozy, par exemple. Lors du meeting au Zenith, Royal a déclaré :
"Une France métissée, c’est une chance et c’est notre avenir. […] Quand on rentre dans une salle où tout le monde est blanc, on se dit que quelque chose ne va pas…"
Presque mot à mot ce que déclarait Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, au journal Le Monde le 23 août dernier :
"Notre avenir est la construction d’une société métissée".
Chassez le naturel…
13h14 : 84% des femmes aimeraient que le congé maternité "dure plus longtemps", les mères dépassent en moyenne d’un mois la durée légale
Et oui : les femmes aiment et veulent profiter de leurs enfants. Et l’Etat devrait pouvoir le leur permettre.
Anniversaire des émeutes : les oubliés
Quelques centaines de personnes ont marché vendredi matin à Clichy-sous-Bois en mémoire des adolescents Zyed et Bouna, morts électrocutés dans un transformateur électrique il y a un an. La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, est présente, tout comme le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, et différents maires des environs, tel Xavier Lemoine (UMP, Montfermeil) ou Eric Raoult (UMP, Raincy).
Espérons que ces politiques n’oublient pas les autres victimes des émeutes de novembre et notamment :
- Jean-Claude Irvoas, 46 ans, décédé d’un arrêt cardiaque après avoir été battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans dans le quartier Orgemont à Epinay-sur-Seine. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires antivandalisme. Massacré sous les yeux de sa femme et de sa fille (15 ans).
- Un incendie criminel dans la nuit du jeudi 3 novembre dans le sous-sol d’un immeuble à Besançon (Doubs) provoquera la mort du gardien de l’immeuble qui a essayé d’éteindre les flammes. S’ajoute à ce décès, 12 blessés graves.
- Jean-jacques le Chenadec agressé à Stains au pied de son immeuble alors qu’il voulait empêcher des “jeunes” de mettre le feu à une poubelle, il tombe dans le coma, et décédera le 7 novembre.
- Quatre personnes (dont une fillette) ont péri dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 novembre dans l’incendie d’un immeuble à Roubaix. Les médias n’ont pas voulu au départ reconnaître le caractère criminel de cet incendie alors même que le nord était en proie à des émeutes violentes. 3 mois plus tard c’est un petit article dans la presse local qui montrera le lien avec les émeutes de novembre.
- Le gardien du lycée de la Plaine-de-Neauphle à Trappes, décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de dimanche à lundi (21 novembre) alors qu’il tentait d’éteindre un feu de voiture allumé par des émeutiers devant le lycée.
Aux immigrationnistes de rendre des comptes
Dans le bloc-notes de Rioufol :
"Un séparatisme menace la France, mais chut ! Le port du voile islamique, qui n’a jamais été aussi répandu dans les rues que depuis qu’il a été interdit dans les écoles en 2004, est la marque la plus visible de cette réticence à vivre ensemble. Des apartheids se multiplient, apportant le différentialisme ethnique dans des crèches et des lycées. Certains quartiers sont devenus des bantoustans, soumis aux lois des tribus, des mafieux, des barbus. Et alors ? Et alors, rien. Quand les élites parlent de bombe à retardement, c’est à propos du réchauffement de la planète. «Une vérité qui dérange», paraît-il : l’ex-vice-président américain Al Gore en a fait un film, applaudi par le Tout-Paris. […] Mais la défrancisation ne mériterait-elle pas un égal alarmisme ? […]
Jamais le décalage entre le peuple et ses porte-voix, qui assurent pourtant vouloir s’amender, ne reste aussi criant que sur la préservation de l’unité nationale. Les bons sentiments continuent d’être étalés par ceux qui se flattent de défendre les sans-papiers mais qui se gardent d’envoyer leurs enfants dans les écoles ghettos. […] Non seulement les Français n’ont jamais eu leur mot à dire sur cette politique de peuplement, mais son envergure (350 000 entrées par an) leur aura été dissimulée […]. Les maltraitants de la France n’auraient-ils pas des comptes à rendre ? Ceux qui ont fait l’éloge du multiculturalisme devraient répondre de cette politique, qui a blessé l’âme nationale."
Présidentielle 2007 : entre islam et République
Entretien de Philippe de Villiers avec l’hebdomadaire Marianne :
"Les Français perçoivent ce que les médias relatent tous les jours. C’est à dire un glissement progressif avec ce que certains ont appelé l’«islamisation des esprits». Le préfet de Seine-Saint-Denis explique qu’il a perdu le contrôle des quartiers à cause des barbus. On a vu des médecins se faire frapper dans les hôpitaux par des islamistes. […] Le débat de la présidentielle, ce sera celui du choix entre l’islamisme et la République. Et je serais l’ultime défenseur de la République face à l’islamisme.
Vous combattez l’Islam, vous êtes dans la perspective d’une guerre de religions ?
On ne se comprend pas là. Cela n’a rien avoir avec la question religieuse. Ce n’est pas l’islam religieux que je combats, c’est l’islam politique. Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à la République. Je suis sourcilleux sur la laïcité. Un rapport rédigé par dix inspecteurs généraux de l’éducation nationale vient de révéler que des auteurs et des périodes de l’histoire de France sont censurées pour maintenir un semblant de paix dans les classes. Les musulmans sont libres de pratiquer leur foi en toute liberté. Ils doivent respecter nos lois, nos traditions et la République."
Michel Janva (via Bafweb)
Bourrage de crâne
Voici le nombre de passages dans les journaux du soir des grandes chaînes de télévision entre janvier et août 2006 :
Dominique de Villepin: 225
Nicolas Sarkozy: 166
Jacques Chiac: 145
Ségolène Royal: 79
François Bayrou: 48
Jack Lang: 44
Laurent Fabius: 44
Lionel Jospin: 40
DSK: 38
Marie-Georges Buffet: 16
Philippe de Villiers: 6
Jean-Marie Le Pen: 4
Pour Jean-Louis Missika, consultant et auteur de La Fin de la télévision :
"la visibilité fait la notoriété, la notoriété fait la présence à l’esprit et la présence à l’esprit fait l’adhésion. C’est un raisonnement publicitaire classique."
Les billets de banque européens
Daoudal nous informe que les députés européens demandent une modification de l’aspect des prochains billets en euros, parce que, la version actuelle «contribue à donner une image froide» de la construction européenne. Pourtant, à l’époque où ces billets ont été créés et présentés, le Parlement européen était enthousiaste.
Sur ce blog, on trouvera une analyse très pertinente sur l’âme de cette Europe que l’on nous construit, à partir du décryptage de ses billets de banque. Extrait :
"Le trait le plus frappant, c’est l’absence de personnage historique, d’écrivains ou d’hommes politiques qui pourraient incarner «l’idée européenne». En fait, aucun être humain n’est représenté sur ces coupures. […] On doit dès lors risquer quelque hypothèse. L’Europe n’aurait-elle aucune existence culturelle ? En un sens, la réponse est «oui». […]
Il semble que l’Europe se conçoive comme un pur universel, détaché de toute particularité. L’Europe est une idée, pas une image. […] Il suffit, pour se convaincre de cette nature abstraite de l’universel européen, d’allumer sa télévision et de regarder un peu l’essai de chaîne culturelle franco-allemande : cela donne l’impression de visiter un aéroport où serait organisée une exposition d’art contemporain […].
Il y pourtant bien quelque chose sur ces billets. Quoi donc ? Des monuments. Mais, première surprise, ces monuments n’existent pas. Au demeurant ce ne sont pas des bâtiments d’habitation, des palais, des institutions, mais des portes ou des fenêtres. Des portes ouvertes bien sûr. Mais aussi des ponts. Des ponts qui n’existent pas. […] Ce sont des lieux de passage. […] Ils symbolisent donc le mouvement, l’ouverture, l’absence de barrière, de frontière, d’exclusion. […] Ainsi en va-t-il donc de l’Union Européenne : elle est béante comme une porte, elle abolit les séparations comme un pont, elle est ouverte sur le monde comme une fenêtre."
Nier l’identité chrétienne de l’Europe, c’est lui nier toute identité.
Bras de fer entre Rome et l’épiscopat français
L’annonce d’une plus grande ouverture envers les fidèles attachés au rite dit de Saint Pie V suscite des remous au sein de l’Eglise de France, qui laissent à penser que les clivages des années post-conciliaires ne sont pas dépassés. Tout au moins au niveau de l’épiscopat. Et de l’épiscopat français, faut-il insister, car à l’étranger, l’obéissance à Rome (ou tout au moins l’absence de violente critique) semble être la norme. En effet, un exemple parmi d’autres, Mgr Corrada, évêque de Tyler aux USA :
"J’ai donné la permission et je donnerai la permission à tous les prêtres qui souhaitent célébrer la liturgie selon le missel de 1962. […] La raison pour cela est que je considère la messe selon le missel de 1962 – et en particulier avec l’encouragement de Jean Paul II – comme une chose normale, pour tout prêtre qui le souhaite et qui est formé pour cela, qui peut être mise à sa disposition et à celles des fidèles."
Rien à voir avec la réaction, là encore un exemple parmi d’autres, de Mgr Dagens, évêque d’Angoulême, qui est à la limite de faire un procès de ‘catholicité’ au Souverain Pontife :
"Si jamais on voulait, de manière autoritaire, imposer un biritualisme, on serait dans une situation grave et préoccupante. Il serait dommageable pour l’authenticité chrétienne et la vie de l’Eglise que deux rites différents soient les propriétés de groupes catholiques qui les brandiraient comme des étendards. Ou sinon, on n’est plus dans la logique catholique."
Ainsi, hier à Paris, le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin, a dénoncé les abus en matière liturgique, à l’occasion d’un colloque organisé par l’Institut supérieur de liturgie auquel ont participé plus de 200 spécialistes et une vingtaine d’évêques français. Les archevêques de Paris et de Toulouse, Mgrs André Vingt-Trois et Robert Le Gall, ont ainsi saisi cette occasion pour faire part de leurs doutes et de leurs inquiétudes face à la restauration annoncée de l’ancien rite.
Le bras droit de Benoît XVI sur ces dossiers a ainsi dénoncé «ce maniérisme ouvertement égocentrique que nos assemblées du dimanche sont parfois obligées de subir» ainsi que «la fausse humilité» qui consiste pour un prêtre à «partager son rôle avec les laïcs». Mgr Le Gall, chargé des questions liturgiques au sein de l’épiscopat français, espère que «toutes les réactions entendues en ce moment en France pourront amener Rome à moduler le texte en préparation». Certains évêques français, mais non pas tous, semblent penser que l’Eglise qui est en France est le centre de l’Eglise…
La blogosphère catho et la culture du débat
Développer le combat commun des laïcs catholiques implique de mettre sur le tapis des sujets "qui fâchent", non pour créer de nouvelles rancoeurs, ni pour les résoudre tous, mais pour désenclaver la réflexion de chacun. Les cathos souffrent d’un déficit de réflexion ouverte et contradictoire sur des sujets complexes tels que la meilleure stratégie pour venir à bout de l’avortement, le rapport à l’Islam ou la démarche de l’électeur catholique.
C’est pourquoi on ne peut que se réjouir de la discussion récemment lancée par La Nef au sujet des partis politiques – le mensuel a montré la voie d’une réhabilitation du débat en publiant amicalement ses contradicteurs, et a répondu de manière très sympathique au désaccord que nous avons nous-mêmes exprimé.
Et on se permet de se réjouir (même si le débat a été animé par moments) du dialogue, ces derniers jours, entre deux "pointures" du laïcat catholique, Yves Daoudal et Philippe Maxence, sur le rapport à la société moderne – ici, ici et ici.
La blogosphère sert aussi à cela…
Le combat pro-vie, préalable à l’action commune pour Bernard Antony
Le président de Chrétienté Solidarité a mis en ligne sur son blog le discours qu’il a prononcé à la journée de Villepreux, dimanche dernier. Regrettant le changement de discours de Jean-Marie Le Pen sur l’avortement légal, Antony pose le respect de la vie comme un préalable à l’action commune :
[N]ous nous battons, politiquement, pour un certain nombre de mesures utiles et nécessaires, voire vitales, pour notre pays telles que l’abolition de la loi stalinienne Rocard-Gayssot ; l’instauration du chèque scolaire ; une autre législation sur la représentativité syndicale ; un autre code de la nationalité ; et la sortie de « cette Europe là ».
Mais il y a au dessus de cela, les exigences fondamentales, en préambule de toute charte de salut national : la défense de la vie, le respect des valeurs de la loi morale, le respect de l’identité chrétienne de la France.
[…] [N]ous ne pouvons faire un compromis nationaliste [Antony dit préférer l’expression "Amitié française", NDHV] avec les défenseurs de la culture de mort.[…] Entre républicains et royalistes, oui ! Entre patriotes ayant des vues différentes sur la régionalisation, sur la sécurité sociale, sur le syndicalisme, sur les modes électoraux, sur les modes électoraux, sur les partis politiques et bien d’autres choses, encore oui !
Mais comment militer ensemble, de gaieté de cœur, l’âme légère, lorsque l’on est divisé sur le fait d’accepter ou, au contraire, de lutter avec détermination pour remplacer une législation de culture de mort ?
PS : La journée de Villepreux était notamment consacrée aux possibilités que l’internet ouvre aux contre-médias. Bernard Antony montre l’exemple de l’utilisation que l’on peut en faire en lançant son premier videocast.
Une diversité exclusive
L’ineffable ministre pour l’égalité des chances, Azouz Begag, visitait une entreprise à La Courneuve, dans le cadre de son tour de France de la diversité. Cette entreprise présente la particularité de rassembler 39 nationalités différentes. Réaction -ironique- du ministre lors de sa visite :
"Il manque un peu de blondes aux yeux bleus, non ?"
Le pire, c’est que c’est vrai.
La catéchisme traduit en turc
Un résumé du catéchisme de l’Eglise catholique sera publié en turc à l’occasion du voyage du pape Benoît XVI en Turquie, du 28 novembre au 1er décembre, selon l’éditeur, la branche italienne de l’organisation "Aide à l’Eglise en détresse" (ACS) :
"Nous allons publier en turc une synthèse, réalisée par nos soins, du catéchisme de l’Eglise. Cette synthèse, intitulée "Je crois", a été officiellement approuvée par le Vatican. Le livre sortira à l’occasion du voyage du pape en Turquie".
Selon le rapport 2006 d’ACS sur la liberté religieuse dans le monde, la Turquie est un pays considéré comme ayant "une législation restrictive" à l’égard des catholiques. En Turquie "les minorités religieuses sont victimes de discrimination administrative et sont étroitement contrôlées par le gouvernement".
La France compte 60 millions d’habitants dont beaucoup d’animaux
C’est une des nombreuses perles du BAC 2006. En voici d’autres :
Le 14 juillet c’est la fête de l’opéra Bastille.
Un litre d’eau à 20°C + un litre d’eau à 20°C = deux litres d’eau à 40°C.
Une langue morte est une langue qui n’est parlée que par les morts.
Quand deux atomes se rencontrent on dit qu’ils sont crochus.
Les 4 points cardinaux sont la droite, la gauche, le bas et le haut.
La Camargue est régulièrement inondée par les côtes du Rhones.
Jean Moulin fut, lui aussi victime de la barbie nazie.

