Ermonia sur Radio Courtoisie
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L’association Ermonia était présente mardi midi sur Radio Courtoisie dans “Le libre journal de la musique et de la culture” présenté par Didier Rochard.
Ambroise Boulangé, réalisateur, et François d’Arjac, compositeur, présentaient le court-métrage “Le Vœu de l’épée” et sa musique originale, ainsi que l’association et son prochain projet, déjà tourné: “Remissio”.
Pour réécouter l’émission:
Le film:
Les musiques de François d’Arjac:
Contrairement à ce que pense le ministre, ce n’est pas CNews qui désinforme
Roch-Olivier Maistre, le président de l’Arcom, l’autorité de régulation des médias, était jeudi 23 février devant les étudiants de l’École de journalisme de Sciences Po. Lors de la séance de questions-réponses, il a été interrogé sur CNews. Il a déclaré :
“Nous avons le débat (de régulation) sur une chaîne comme CNews qui est devenu dans notre paysage médiatique un événement un peu nouveau, qui se rapproche d’une chaîne d’opinion comme on le connaît dans d’autres pays. C’est notamment le cas des USA, on parle souvent de la Fox News française. C’est un cas intéressant”. “La chaîne respecte strictement le pluralisme politique, ils communiquent tous les mois les temps de parole des personnalités politiques, on vérifie à la seconde près et ils sont parfaitement dans les clous des équilibres des forces politiques en France”.
Les autres chaînes respectent-elles ce strict équilibre ?
Dans le même temps, on apprend que Rachid M’Barki a été licencié par le groupe Altice, propriétaire de BFMTV et RMC ce même jeudi 23 février. Après 17 ans de service, le journaliste est mis en cause pour avoir diffusé dans son JT de la nuit des sujets liés à une vaste entreprise de désinformation pilotée par une officine israélienne. Les brèves diffusées à l’antenne avaient trait aux oligarques russes, au Qatar, au Soudan, au Cameroun, ou encore au Sahara occidental et auraient été « fournies clés en main pour le compte de clients étrangers ».
Pourtant, c’est bien CNews que le ministre e la censure a visé.
Viktor Orbán défend l’indépendance et la souveraineté de la Hongrie
Viktor Orbán s’est adressé aux membres du groupe parlementaire Fidesz-KDNP mercredi à Balatonfüred. Il a rappelé, à propos de la guerre entre la Russie et l’Ukraine :
Nous ne fournirons pas d’armes, nous ne rejoindrons aucune coalition de guerre.
Nous n’acclamons personne, car il ne peut y avoir de vainqueur dans cette guerre. La Russie ne peut pas gagner, car l’ensemble du monde occidental s’est rangé derrière l’Ukraine. Et la Russie est une puissance nucléaire, et une puissance nucléaire ne peut être acculée, car elle pourrait déclencher une guerre nucléaire. La seule position moralement correcte dans cette guerre est la position Fidesz-KDNP, car des vies ne peuvent être sauvées que par un cessez-le-feu et la paix, et donc un cessez-le-feu et des négociations de paix sont nécessaires immédiatement.
L’Europe a été affaiblie au cours de l’année écoulée parce que l’administration Biden fait valoir ses intérêts à Bruxelles au détriment des intérêts européens. Les réponses à la guerre et le tsunami de sanctions ont commencé à affaiblir l’économie européenne, tandis que l’Amérique, riche en énergie bon marché, n’est pas affectée.
La force militaire de l’Europe a également commencé à s’affaiblir, car la guerre a réduit les stocks des armées européennes, mais aucune disposition n’a été prise pour les remplacer. Au total, l’Europe a perdu son indépendance, sa force économique et militaire en moins d’un an. Dans cette situation, la Hongrie doit défendre ses propres intérêts, car ce n’est qu’ainsi qu’elle pourra sortir indemne et plus forte de la guerre.
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- L’indépendance de la Hongrie doit être défendue, ce qui signifie défendre la position pro-paix contre l’administration Biden et Bruxelles.
- Le deuxième point est de préserver la force de l’économie hongroise, ce qui signifie faire la guerre à l’inflation, protéger les emplois, protéger les familles et les personnes âgées et celles qui travaillent.
- Et enfin, nous devons renforcer la puissance militaire de la Hongrie, car la paix exige la force.
Sur le plan politique, il a nommé les adversaires du Fidesz-KDNP, répartis en trois groupes :
- les groupes d’intérêts internationaux pro-guerre composés de l’administration Biden, des bureaucrates bruxellois pro-guerre et des politiciens pro-guerre,
- la gauche dollar dirigée par Gyurcsány
- Comme troisième groupe, il a nommé les spéculateurs internationaux qui veulent profiter des temps de guerre. Ils financent la gauche dollar, leur figure emblématique étant George Soros, qui a écrit il y a des années que les pays d’Europe centrale devraient être utilisés pour une guerre par procuration contre la Russie, parce que les Européens centraux sont plus tolérants que l’Occident vis-à-vis des sacrifices humains qui accompagnent la guerre.
Mgr Aillet : “Il n’est pas indifférent que ce drame absolu se soit déroulé le mercredi des Cendres”
Lettre de Mgr Aillet aux diocésains de Bayonne, Lescar et Oloron à propos du drame de Saint-Jean-de-Luz :
Chers frères et sœurs,
Nous nous sommes réveillés ce matin comme d’un cauchemar, après la journée d’intense émotion que nous avons vécue hier, mercredi 22 février : l’assassinat d’Agnès Lassale, professeur d’espagnol au lycée St Thomas d’Aquin de Saint-Jean de Luz, en plein exercice de sa belle mission d’enseignante, a mis toute une communauté éducative en état de choc et suscité un grand émoi national. Le ministre de l’Education nationale, accompagné du ministre de la fonction publique, s’est rendu dans l’Etablissement, pour faire part du soutien du gouvernement et de la solidarité de la nation tout entière. M. Philippe Delorme, Secrétaire général de l’Enseignement catholique avait fait le déplacement et j’étais moi-même sur les lieux hier après-midi, avec M. Vincent Destais, Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique, pour manifester la compassion et la prière de l’Eglise catholique.
Notre pensée va d’abord vers cette enseignante appréciée de tous, très engagée dans sa mission, très investie auprès de ses élèves qui saluent son dynamisme et sa proximité. Nous pensons à son conjoint et à sa famille, si brutalement plongés dans la douleur de la séparation. Nous pensons au chef d’établissement et aux enseignants qui pleurent une collègue présente dans ce lycée depuis 1997 et dont c’était comme la seconde famille : ils ont été remarquables de sang-froid et de réactivité, en particulier dans le soin apporté à leurs élèves ; c’est l’ADN de l’enseignement catholique que de privilégier un accompagnement de proximité et de constituer, au nom du Christ et de l’Evangile, une vraie communauté, soudée pour le meilleur et pour le pire. De même, M. Vincent Destais, Directeur diocésain, et ses adjoints, apportent sur place le soutien de leur présence et de leur accompagnement. Notre pensée va aussi vers les élèves, ceux qui ont été directement témoins de cette scène horrible, comme ceux qui ont été indirectement impactés par ce drame : je salue le professionnalisme des équipes spécialisées qui assurent un accompagnement médico-psychologique attentif pour prévenir ou atténuer le traumatisme.
C’est toute la communauté catholique de notre diocèse, et bien au-delà, qui est profondément affectée par ce drame incompréhensible et que rien ne semblait présager dans un établissement si paisible de notre côte basque. J’ai reçu personnellement de nombreux témoignages de mes confrères évêques qui manifestent leur soutien et leur prière pour la victime, sa famille et toute la communauté éducative de Saint Thomas d’Aquin.
Ma pensée va encore vers ce jeune adolescent dont la vie a basculé, en commettant un acte irréparable, et vers sa famille aujourd’hui particulièrement dévastée. Comment est-ce possible ? L’enquête déterminera les motifs d’un tel passage à l’acte. Pour l’heure, nous ne pouvons que le confier à la miséricorde de Dieu.
Il n’est pas indifférent que ce drame absolu se soit déroulé le mercredi des Cendres, alors que les catholiques entrent dans le temps du Carême, ce temps d’épreuve et de combat spirituel contre l’esprit du mal. Comme nous le disons dans l’invitatoire de la liturgie des heures, en ces jours : « Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu ». C’est dans le mystère pascal de la mort et de la Résurrection de Jésus, que nous célébrerons au terme de la sainte quarantaine, que nous pouvons puiser la force et le courage de l’Espérance. Lui seul, en assumant notre mort, dans les conditions si tragiques de la croix, peut remplir nos épreuves, aussi déroutantes soient-elles, de sa présence. En lui seul, nous pourrons discerner le sens de ce qui nous arrache bien légitimement des pourquoi déchirants !
Par sa mort, le Christ a vaincu la mort et vaincu le péché qui conduit à la mort ! C’est en lui que nous pouvons trouver la consolation. Nous sommes aussi mis au défi du pardon, un pardon qui ne saurait être arraché de force, qui nécessitera un long processus et qui ne peut être qu’un don de grâce. Mais nous savons, nous chrétiens, que c’est dans le pardon que nous trouverons apaisement et guérison de nos cœurs meurtris.
Ne négligeons pas les instructions du Seigneur en ce début du Carême :
« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (Jl, 2, 12).
C’est le sens de notre Carême que de revenir à Dieu que nous pourrions être tentés d’oublier ou de négliger dans nos vies. Nous ne pouvons pas nier que l’oubli de Dieu dans notre société – entendez : « pas n’importe quel Dieu, mais le Dieu qui a parlé sur le Mont Sinaï, le Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour jusqu’au bout du Christ crucifié et ressuscité » –, puisse avoir des conséquences jusque dans les drames et les injustices qui blessent notre humanité en manque cruel d’orientation.
Je vous invite donc, non seulement à manifester votre compassion et votre solidarité concrète, mais encore à prier le Seigneur de toute consolation pour la victime et pour tous ceux qui sont impactés par ce drame.
Enfin, je propose aux curés et aux prêtres du diocèse de prier et de faire prier les fidèles lors de nos assemblées dominicales de dimanche prochain, 1er dimanche de Carême, en particulier dans la prière universelle.
« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Co 12, 26). Par notre prière commune, nous manifesterons ainsi la communion de notre Eglise particulière de Bayonne, Lescar et Oloron.
Avec mes sentiments dévoués et fraternels et ma communion dans la prière et l’Espérance
+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Bayonne, le 23 février 2023
Accident Pierre Palmade : quelles suites judiciaires après la mort du fœtus ?
Aude Mirkovic a été interrogée sur Radio courtoisie, suite au terrible accident causé par Pierre Palmade dans lequel un fœtus de six mois a été tué dans le ventre de sa mère.
Le point juridique réalisé par Aude Mirkovic montre à quel point notre système juridique est plein de contradictions. Espérons que ce drame affreux puisse contribuer à faire reconnaître l’enfant dans le ventre de sa Mère !
I-Média – Match Russie/USA : les médias supporters de Biden
Au programme de cette semaine, un dossier du jour consacré à la fracture entre les Etats-Unis et la Russie. Rideau de fer et ambiance de guerre : comment les médias ont repris ces discours ainsi que ce qu’ils en ont retenu.
L’image du jour revient elle sur une banderole des supporters de Liverpool qui ont visiblement bien aimé le prix spécial, le Gérald d’or, décerné lors de la 14ème cérémonie des bobards d’or qui est désormais en ligne juste ici.
Centralisme romain
Les analyses sur le dernier rescrit du pape restreignant le pouvoir des évêques sur la messe traditionnelle fleurissent sur internet. Voici des extraits. L’Union Lex Orandi estime que ce nouveau texte vient contredire les analyses formulées par des canonistes :
[…] Les canonistes avaient quasi unanimement considéré que ce Motu Proprio dérogeait à la tradition juridique de l’Eglise et que, surtout, les Responsa ad Dubia publiées le 18 décembre 2021 par le dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements ne comportaient aucune valeur d’obligation. Le Père Reginald-Marie Rivoire, de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, a ainsi décompté que les Responsa violaient le canons 87.1 sur le droit de l’évêque à dispenser d’une loi universelle de l’Eglise pour des raisons pastorales, le canon 902 sur le droit d’un prêtre de ne pas concélébrer, le canon 905.2 sur la possibilité de tout prêtre de célébrer deux messes par jour (« biner ») avec l’autorisation de l’évêque du lieu, et les canons 213 et 214 qui garantissent les droits des fidèles à recevoir de leurs pasteurs les biens spirituels que sont la parole de Dieu et les sacrements, ou de rendre le culte à Dieu selon leur rite propre et à suivre leur propre forme de vie spirituelle (Le Motu Proprio Traditionis Custodes à l’épreuve de la rationalité juridique, in Mélanges offerts en l’honneur de l’Abbé Bernard Lucien, DMM 2022).
Le Père Réginald-Marie observait que la consultation du Siège apostolique renvoyée au dicastère pour le Culte divin attribuait abusivement à cette congrégation un pouvoir législatif (énoncer une loi) sans qu’il dispose d’une délégation du législateur (le Pape). Par ailleurs, les évêques ne pouvaient pas être canoniquement privés de la dispense d’une demande d’autorisation à Rome, en vertu du canon 87.1 :
« Chaque fois qu’il le jugera profitable pour leur bien spirituel, l’évêque diocésain a le pouvoir de dispenser les fidèles des lois disciplinaires tant universelles que particulières… ».
Ce sont ces deux failles de Traditionis Custodes que le Rescrit du Pape viennent de verrouiller. L’Evêque diocésain ne peut plus concéder l’usage d’une église paroissiale pour la célébration de la liturgie traditionnelle sans autorisation du Culte Divin. Il ne peut pas non plus autoriser un prêtre ordonné depuis le 16 juillet 2021 à célébrer selon l’ancien Ordo sans l’autorisation express du Cardinal Roche, dont on connait l’hostilité à la tradition. […]
En revanche, un article du Wanderer, traduit par Benoît-et-moi, juge que ce texte est une claque pour le cardinal Roche qui en voulait beaucoup plus :
[…] En bref, il s’agit du document de rang le plus bas dans l’arsenal complexe dont dispose le Pontife Romain, qui peut être modifié demain par lui-même ou par son successeur. […]
Ma reconstitution est la suivante : hier, 20 février, le cardinal Roche a eu une audience avec François, comme le rapporte le Saint-Siège lui-même. Il venait chercher une constitution apostolique et en est sorti avec un rescrit. Le Saint Père lui a dit qu’il ne signerait aucun nouveau document restreignant la liturgie traditionnelle et lui a accordé un petit ajustement supplémentaire aux dispositions de TC qui ne changera rien ou presque à ce qui a déjà été légiféré. […]
Il serait très étrange que, comme certains le pensent, en l’espace de quelques semaines – le 3 avril, dit-on – le document féroce apparaisse enfin et que le rescript ne soit qu’un amuse-gueule. Bergoglio est peut-être très moderniste, ou ce qu’on veut d’autre, mais c’est un bon politicien, et pour cette raison même, il est impensable, à mon avis, qu’il publie continuellement des documents restrictifs sur le même sujet. Ce serait un signe évident de faiblesse qu’il ne se permettra jamais, encore moins sur un sujet qui ne l’intéresse pas du tout, et encore moins si la personne qui le lui propose est Roche, dont tout le monde dit qu’il le déteste, et il ne serait pas étrange qu’à tout moment il finisse comme premier archevêque de l’île de Sainte-Hélène. […]
Et cette autre analyse, moins optimiste :
[…] Le rescriptum révèle également, en marge, une hypocrisie considérable des milieux ecclésiastiques progressistes qui, sous Jean-Paul II et Benoît XVI, s’insurgeaient de manière infondée contre un prétendu « centralisme romain ». Ce n’est que sous le pape François que ce centralisme a connu une radicalisation et concentre aujourd’hui à Rome des compétences exclusives d’une ampleur jusqu’ici insoupçonnée. Il suffit de penser à l’érection canonique de nouvelles communautés et de nouveaux ordres, et en particulier, bien sûr, en rapport avec le rite traditionnel. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces milieux, qui ont polémiqué pendant des décennies contre les papes polonais et allemand, qui ont sapé l’autorité de ces deux successeurs de Pierre et qui les ont parfois discrédités personnellement, expriment un mot de critique contre les nouveaux excès centralisateurs.
Le rescrit d’aujourd’hui fournit une preuve supplémentaire que le pape François est mû par un profond élan idéologique lorsqu’il s’agit du rite traditionnel. Dans les nombreuses interventions et gestes de son pontificat de bientôt dix ans en rapport avec la liturgie, le rite traditionnel et la tradition, on ne trouve aucune indication d’une quelconque appréciation.
Une prétendue « générosité », telle qu’il l’a montrée au début de l’année 2022 envers les communautés Ecclesia Dei (concrètement la Fraternité Saint-Pierre), devrait plutôt être lue comme une mesure tactique, car François, comme on le sait déjà depuis son époque à Buenos Aires, ne veut si possible pas se créer trop d’ennemis, car il y voit une limitation de sa marge de manœuvre.
Un chasseur ne peut pas abattre un troupeau entier d’un seul coup. En revanche, il peut le décimer jour après jour.
Ce journaliste de France Inter trouverait-il ses témoins au sein même de Radio France ? [Add]
Saurez-vous retrouver qui se cache derrière le couple de retraités que France Inter nous présente comme des paroissiens lambda très déçus de leur évêque, dans un article à charge contre Mgr Rey ?
Un lecteur du Forum catholique a donné une réponse très probable. Il s’agit visiblement de la “fameuse” Anne Soupa, mariée à Philippe Soupa…
Autrement dit, France Inter n’a pas eu à se donner trop de mal pour constituer cet “échantillon représentatif”, Anne Soupa étant intervenante régulière sur Radio France.
Par ailleurs, le compte twitter du “journaliste” Rémi Brancato laisse apparaitre une certaine vision de l’Eglise. On devine tout le bien qu’il en pense.
"Beaucoup de catholiques ont quitté l'Eglise, ici par exemple, nous avons eu deux demandes dites de 'débaptisation'"
Abus sexuels : quand des fidèles critiquent leur Église ➡️ https://t.co/q8UZQkDFw9 pic.twitter.com/w416nHuFh2
— France Inter (@franceinter) December 1, 2022
Le Vatican n'ouvrira pas d'enquête canonique sur l'accusation d'agression sexuelle qui vise le cardinal Ouellet ( https://t.co/igPDMbTzF9 ) https://t.co/3o0FctJTXH
— Rémi Brancato (@RemiBrancato) August 18, 2022
Violences sexuelles : 8 évêques français dont un cardinal «mis en cause» pour abus https://t.co/cRcifzUYnR
— Rémi Brancato (@RemiBrancato) November 7, 2022
Addendum :
On me signale que le couple interrogé est bien distinct des personnes citées ci-dessus.
La synodalité est à la mode, sauf pour les traditionalistes, qui n’ont droit qu’à la souffrance dans le silence
De Christophe Dickès dans Le Figaro :
Le carême des catholiques traditionalistes commence dans la peine. En charge des questions liturgiques au Vatican, le cardinal Roche qui, dans les faits, n’a jamais caché son opposition à l’œuvre de Benoît XVI, vient de publier un nouveau texte validé par le pape François sur la pratique de l’ancien rite. Contrairement à l’esprit même que le pape a souhaité donner à son pontificat, il réduit drastiquement la liberté des évêques et leur autonomie en la matière. Mais qui sont donc ces catholiques traditionalistes? […]
Aujourd’hui, ces gens sont pointés du doigt. On aurait pu se demander pourquoi ils remplissent leurs églises quand bien d’autres se vident. On aurait pu aussi se demander si ces gens ne font pas partie de ce que Benoît XVI a appelé les minorités créatives: écoles, groupes de scouts, chorales, assistance aux personnes âgées, œuvres missionnaires, médias et surtout… conversions et vocations. Les tradis font fleurir leur figuier, mais il semble que cela n’ait pas d’importance.
Surtout, comme saint Paul appelé à Jérusalem par les colonnes de l’Église (Galates 2), on aurait pu essayer de recevoir les chefs des instituts et des fraternités concernées pour les entendre. On aurait même pu leur demander de faire des efforts en travaillant sur certains points. Au même titre que la Fraternité saint Pie X ou les anglicans furent engagés à travailler avec Rome sur une réintégration, toujours sous le pontificat de Benoît XVI. On aurait pu, en cas de mauvaise volonté, faire une correction fraternelle, voire une réprimande et même faire preuve de sollicitude pastorale. Ce qui est œuvre de justice dans le droit canon (C. 1 341). Mieux, comme la parole est aujourd’hui aux laïcs, on aurait pu aussi inviter quelques-uns de ces fidèles de la base, représentatifs de ce courant si singulier de l’Église.
Il n’en fut rien: seul le supérieur de la Fraternité saint Pierre a été reçu. Il a eu gain de cause. Quant aux laïcs, des mères de prêtres âgées de 50 à 65 ans, qui ont fait 1500 km à pied de Paris à Rome afin de déposer au pied du vicaire de Pierre une supplique, ont été reçues à peine trois minutes. 1500 kilomètres pour une poignée de secondes… Dans ce groupe, goutte d’eau d’espérance dans un océan d’indifférence, il y avait même une fidèle de la communauté de l’Emmanuel qui, prise de compassion, avait souhaité faire un bout de chemin avec ce petit monde étrange. Cette femme avait créé un pont. Elle fut accueillie par des larmes et aimée selon les mots de Tertullien: « Voyez comme ils s’aiment» (Apologétique, n. 39 § 7).
Aujourd’hui, on donne à ces tradis des noms pour mieux les disqualifier. Ils sont nihilistes nous explique-t-on ou bien encore restaurationnistes. Un critique anglais les considère même comme des nouveaux jansénistes! On leur dit de reconnaître le concile Vatican II alors que l’écrasante majorité d’entre eux n’a lu et ne lira jamais le concile Vatican II. Pas plus quela plupart des fidèles qui assistent à la messe Paul VI. On leur reproche leur ecclésiologie sans se demander si les 96 % des catholiques qui ne pratiquent pas en ont une. On souhaite au fond les rééduquer. De gré ou de force. La synodalité est semble-t-il à la mode, mais «eux» n’ont qu’un seul droit: celui de la souffrance dans le silence.
Ostension des reliques de saint Thomas d’Aquin
Déplacé hors de Toulouse pour la première fois depuis 1369 à l’occasion du triple jubilé de saint Thomas d’Aquin, le coffre contenant les reliques de son crâne a été rénové et confié aux Dominicains de Bordeaux jusqu’au 27 février.
Dominicain, saint Thomas d’Aquin, né le 28 janvier 1225, est mort d’épuisement intellectuel en odeur de sainteté le 7 mars 1274. Il a été canonisé par le pape Jean XXII le 18 juillet 1323. Cette année 2023 marque l’entrée dans un triple jubilé :
- 700 ans de sa canonisation
- 750 ans de sa mort, en 2024,
- 800 ans de sa naissance, en 2025.
Le 23 janvier, le crâne du saint a été placé dans un nouveau reliquaire qui permet de le présenter aux fidèles. À l’occasion de ce triple anniversaire, la pénitencerie apostolique, sur décret du pape François, a accordé une indulgence plénière aux fidèles qui vénèrent ses reliques. Une indulgence à quatre conditions :
- le demander d’un cœur pur et sincère,
- se confesser dans un temps proche de la vénération,
- recevoir la communion eucharistique avant ou après
- prier pour les intentions du pape.
Les supporters de Liverpool n’oublient pas
Les supporteurs de Liverpool n’ont rien oublié du fiasco sécuritaire en marge de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai dernier au Stade de France.
Pour le remake de cette affiche contre le Real Madrid mardi, certains supporters se sont payé le gouvernement français, en particulier Gérald Darmanin et Amélie Oudéa-Castéra.
Un rapport d’experts indépendants a pointé il y a une semaine la responsabilité des autorités (et de l’UEFA) dans le chaos à Saint-Denis. Et en particulier les mensonges de Gérald Darmanin et du préfet de police de Paris d’alors, Didier Lallement, qui avaient voulu rejeter la faute sur les supporteurs britanniques, accusés à l’époque d’avoir présenté des faux billets par dizaines de milliers. Ce que le rapport a démenti… Le ministre de l’Intérieur avait ensuite esquissé des excuses à l’égard des anglais.
Liverpool fans message to UEFA pic.twitter.com/gAgC72KRxd
— This Is Anfield (@thisisanfield) February 21, 2023
Le président veut des «mesures urgentes» contre l’immigration subsaharienne
Le président tunisien Kais Saied a demandé mardi 21 février des «mesures urgentes» contre l’immigration clandestine d’Africains subsahariens dans son pays, affirmant que leur présence était source de «violence et de crimes». Sic.
Kais Saied a présidé une réunion du Conseil de sécurité nationale
«consacrée aux mesures urgentes qui doivent être prises pour faire face à l’arrivée en Tunisie d’un grand nombre de migrants clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne».
Lors de cette réunion Kais Saied a dénoncé l’arrivée de «hordes des migrants clandestins» dont la présence en Tunisie est source de «violence, de crimes et d’actes inacceptables», insistant sur «la nécessité de mettre rapidement fin» à cette immigration. Il a soutenu que cette immigration relevait d’une
«entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie».
Du Zemmour dans le texte ?
«Ceux qui sont à l’origine de ce phénomène font de la traite d’êtres humains tout en prétendant défendre les droits humains».
Qu’en pense SOS Méditerranée ?
Une vingtaine d’ONG tunisiennes ont dénoncé la montée d’un «discours haineux» et du racisme à leur égard ; les ONG ont appelé les autorités tunisiennes
«à lutter contre les discours de haine, la discrimination et le racisme envers eux et à intervenir en cas d’urgence pour garantir la dignité et les droits des migrants».
Le Maroc connaît également une vague de violences en raison de l’immigration subsaharienne, comme le montre cet hebdomadaire du mois de janvier :

🇲🇦 – Le Maroc est complètement désemparé face aux migrants #subsahariens qui #détruisent et saccagent tout sur leur passage ; le Maroc se retrouve dans la même situation que l'#Irlande & le Royaume-Uni en terme de submersion #migratoire, la tension est à son comble […] pic.twitter.com/G2h8l6IGi2
— Odette z (@Jeanesauvenous) February 13, 2023
Assassinat de Saint-Jean-de-Luz et le satanisme dans une civilisation post-chrétienne
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C’est donc en ce mercredi des cendres de l’année 2023, premier jour du carême, qu’une enseignante est décédée poignardée dans le lycée Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz. Que le Seigneur l’accueille dans Son infinie miséricorde et qu’Il réconforte les proches de la victime. C’est par et avec Jésus, mort sur la croix, qu’elle ressuscitera : là réside notre foi.
L’élève soupçonné a été aussitôt interpellé. Selon le journal Le Monde, le motif terroriste n’est pas retenu à ce stade de l’enquête, qui s’oriente vers la prise en compte d’éventuels troubles psychiatriques de l’auteur des faits. L’élève en question était suivi sur le plan psychologique. Selon la chaîne BFM, il aurait affirmé “être possédé” juste après son passage à l’acte.
Qu’une personne s’identifie comme possédée devrait retenir notre attention, et ce d’autant plus à l’époque où n’importe qui peut imposer son identité ressentie au reste de la société et criminaliser tout doute émis à son encontre. “Je te crois”, pourrait-on proclamer à l’instar du slogan d’extrême gauche que l’on retrouve désormais placardé sur les murs. Il y a fort à parier que la piste de la possession sera balayée d’un revers de main par la plupart des spécialistes autoproclamés. On risque aussi de lire des commentaires sur “les délires mystiques” suscités par la religion, catholique bien sûr, et l’on regrettera que d’autres religions ne fassent pas l’objet des mêmes questionnements lorsque leurs “loups solitaires” viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes, non pas forcés par le diable mais au nom de leur dieu. Le discernement d’un exorciste sur cette affaire demeure nécessaire. Une chose est sûre : une possession diabolique peut se traduire par des troubles psychiatriques et identifier la présence de ces derniers d’invalide pas l’hypothèse de la possession.
Dans notre société post-chrétienne, les médias et les enquêteurs se font davantage l’écho de la marque du diable dans les esprits.
En fin d’année 2022, le drame de la torture et de la mort de la petite Lola dans le nord de Paris avait mis la France en émoi. L’évolution récente de Dahbia B, la principale suspecte, avait retenu l’attention. Le magistrat Georges Fenech, ancien chef de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (la Miviludes) avait évoqué dans l’émission TPMP l’hypothèse d’un “sacrifice satanique sur le modèle des enfants zouhris en Algérie”. Né en Tunisie en 1954, le magistrat précisait que ces enfants “sont considérés comme ayant des pouvoirs”. “Actuellement, il y a plein d’affaires qui sont jugées en Algérie. Ils sont kidnappés, sacrifiés. On boit leur sang. Il y a des rites sataniques (…) Sur cette fillette, il y avait le chiffre 1 sur la plante de son pied gauche et le chiffre 0. La meurtrière présumée a dit, semble-t-il en garde à vue, qu’elle avait bu son sang. C’est exactement le rite satanique des zouhris que l’on trouve en Afrique du Nord. J’ai besoin de savoir qu’est-ce qui a inspiré cette femme. Il faut comprendre”. L’avocat de la principale suspecte aura fait son travail en niant et en qualifiant ces analyses d’absurdes sans apporter plus de précisions.
Un jeune homme étant “sorti” avec elle peu de temps avant le passage à l’acte, interrogé par BFMTV, assurait que la principale suspecte dans l’affaire Lola se serait intéressée à des croyances ou religions comme l’évangélisme ou le satanisme peu avant de commettre les faits dont elle est soupçonnée. “Je l’ai vu dessiner au style un triangle avec un œil”, a-t-il déclaré. Si BFMTV a analysé qu’il s’agissait d’un symbole pouvant être interprété comme la représentation de l’œil de Dieu sur l’Homme, on peut ajouter que le fameux “oeil de la providence”, parfois appelé “delta lumineux” est également un symbole de la franc-maçonnerie présent sur le Grand sceau des États-Unis d’Amérique. Cet oeil de la providence est également visible sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dont on comprend qu’elle n’avait pas vocation à être illustrée par des symboles chrétiens. Sur internet, vous trouverez ce symbole en cherchant “oeil de Lucifer”.
En 2020, la chaine d’information Euronews diffusait un reportage dont le titre était “Rite satanique ? Secte ? De plus en plus de chevaux sont sauvagement mutilés et tués en France.” “Cela ressemble au début d’un polar de série noire qui se déroulerait dans la campagne française… Mais si les éleveurs, les propriétaires particuliers, les responsables de clubs et même les gendarmes font des cauchemars, c’est bien à cause de véritables et horribles faits qui se multiplient au fil des mois : désormais, il ne se passe pas un jour, ou presque, sans qu’on retrouve un cheval mort, atrocement mutilé, voire vidé de son sang, quelque part en France. Une vingtaine de départements sont déjà victimes de ces “actes de cruauté envers les animaux”, délits pour lesquels des enquêtes judiciaires sont ouvertes un peu partout en France.”
Se demandant qui sont les “bouchers”, la chaine se demande comment “peut-on imaginer qu’il y ait autant d’êtres maléfiques sur le territoire, prêts à aller jusqu’à ces extrêmes ?” “S’agit-il de rites sataniques, de pratiques de sorcellerie en lien avec le sang, la puissance sexuelle puisque les organes génitaux des chevaux sont souvent tailladés ou prélevés ?” Jacky Cordonnier, historien des religions et membre de la Miviludes qui épaule les enquêteurs estime au micro d’Euronews que le sang pouvait être utilisé pour de la “magie rouge”. Selon lui, il pourrait s’agir de commandes, les adeptes de sorcellerie n’étant pas ceux qui tuent forcément les chevaux, n’en ayant probablement pas les capacités. En France, la sorcellerie intéresse jusqu’aux plus hautes sphères, mais d’une manière surprenante. En 2020, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa s’est confiée dans une interview au magazine féminin Elle, dans laquelle elle évoquait son goût pour la sorcellerie, assurant que “ces croyances [lui] donnent confiance”. Cette prise de parole intervenait dans le sillage de la publication du livre “Sorcières : la puissance invaincue des femmes” de Mona Chollet.
Aux États-Unis, “en avance sur nous”, la présence de Satan dans la société est de plus en plus remarquable, et font passer les provocations passées de Madonna ou de Lady Gaga pour des enfantillages. Un article de Slate relate comment le Temple satanique défend bec et ongles la laïcité. “Fondé par deux amis en 2013, le Temple satanique a initialement été conçu comme une blague, un doigt d’honneur fait au conservatisme chrétien américain.” Une statue de Baphomet réalisée par ce fameux Temple satanique a été installée devant le capitole de Little Rock en Arkansas. Plus récemment, le Temple satanique défendait les “droits reproductifs religieux” sur son site et propose des rituels d’avortement religieux. Lors de la cérémonie des Grammy awards cette année, le chanteurs Sam Smith, habillé en Satan, entouré de danseurs executant des rituels d’adorations sataniques, a évidemment retenu l’attention avec son titre hypnotique et blasphémateur “Unholy”, signifiant “impie”. Le responsable d’une certaine “Église de Satan” avait commenté qu’il ne s’agissait pas de quoi que ce soit de particulièrement remarquable, si ce n’est de sympathiques costumes.
Le pape François, comme tous les autres papes avant lui, est clair : “Le diable existe vraiment ! Et nous devons le combattre !” Le Saint-Père n’avait pas hésité à qualifier le meurtre du père Jacques Hamel, à Rouen, mort en 2016, égorgé devant l’autel où il célébrait la messe par un musulman fanatique, de satanique. Les derniers mots du père Hamel, comme l’a rapporté l’évêque de Rouen, avaient été “Va t’en, Satan !” Le souverain pontife avait invité, le 29 septembre 2018, les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de « protéger l’Église contre le diable ». À cette occasion, la Croix rappellait que “L’existence de l’ange diabolos (celui qui divise, le calomniateur) fait partie des vérités de foi enseignées par l’Église (voir Catéchisme de l’Église catholique, § 328, 391 à 395). Au VIe siècle, le concile de Braga a condamné ceux qui refusaient de croire aux démons comme à des anges déchus. En 1215, Latran IV a affirmé que le diable est devenu mauvais par un choix personnel. Au XVIe siècle, le concile de Trente a rappelé que c’est le démon qui a entraîné l’homme à commettre le péché.” Le diable n’est que refus orgueilleux et révolte contre son créateur, Dieu. Tel un forcené terriblement intelligent, sournois et manipulateur, il donne le change et fait de l’esbroufe. Il « singe Dieu », a-t-on dit, et revendique d’être « prince de ce monde ». Dans une homélie célèbre datant du 29 juin 1972, le pape Paul VI avait prononcé la phrase suivante : “Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu.”
Le terrible drame de ce jour ayant eu lieu dans un lycée nommé d’après Saint Thomas d’Aquin, peut-être faut-il mentionner que le docteur angélique (le surnom du saint), dans son Traité sur le Mal (“De malo”) en 1272 rappelait que “le diable est un hérétique”. Dans cet ouvrage, la question XVI est un véritable traité de démonologie.
Ces quelques réflexions devraient nous questionner, et ce à l’heure où certains n’ont d’autres priorités que de déboulonner des statues de la Sainte Vierge ou de l’Archange Saint-Michel. Dans notre société devenue post-chrétienne, “la nature a horreur du vide” et Satan et les esprits mauvais marquent de leur empreinte notre quotidien.
Le Christ, lors de Sa retraite dans le désert, fut tenté par Satan. Puissions nous, à l’occasion de ce carême, être renforcés dans notre foi en la victoire finale de Jésus Christ au matin de Pâques et prenons la résolution de mieux prier le chapelet, la meilleur arme contre le mal personnifié. Vierge Marie, terreur des démons, priez pour nous !
Quelles lectures proposer à nos enfants ? Les conseils de Valérie d’Aubigny
A l’occasion de sa venue à Angers pour une conférence organisée par l’école Louis et Zélie Martin, Valérie d’Aubigny, responsable du site internet 123Loisirs.com, recensant des centaines de livres pour enfants et ados, délivre quelques conseils. Entretien avec Thomas Cauchebrais sur RCF :
Cap Quentin : un semi-marathon avec un jeune atteint de trisomie pour la fondation Jérôme Lejeune
Nous avons interrogé Philippine Farges, sur cet évènement organisé par et pour la Fondation Jérôme Lejeune :
Qu’est-ce que le projet Cap Quentin ?
Il s’agit du défi un peu fou, que nous nous sommes lancé avec 6 amis, de courir le 5 mars prochain le semi-marathon de Paris en tirant Quentin, frère trisomique d’un des membres, pour la Fondation Jérôme Lejeune ! Plus qu’un défi sportif, cette course est avant tout un engagement pour une cause qui nous est chère. Nous voulons, en effet, porter haut et fiers les couleurs de la Fondation Lejeune lors du semi, et consacrer cet effort au combat qu’elle mène pour les personnes trisomiques. C’est pourquoi, en parallèle de notre entraînement, l’équipe a mis en place une cagnotte et entamé une campagne de dons, sur les réseaux, radios et journaux. L’objectif est de récolter un maximum de fonds pour permettre à la Fondation de poursuivre son incroyable travail !
Pourquoi avoir mis Quentin, atteint de trisomie 21, au cœur de la course ?
S’il est vrai que Quentin ne courra pas, nous le porterons en joëlette, et il sera pour nous au cœur de la course.
Alors que les lois bioéthiques ne cessent d’avancer de plus en plus vers un eugénisme, disons-le ! Mais que parallèlement on ne cesse de prôner la “différence”, rappeler que le handicap n’est pas un frein à une vie épanouie nous paraissait essentiel. Nous souhaitons montrer que malgré la maladie, Quentin apporte joie et bonheur à sa famille ! Qu’il est capable d’être le moteur d’initiatives comme la nôtre ! Que sa vie vaut la peine d’être vécue !
Venir avec Quentin, au milieu de ces sportifs, permettra, nous l’espérons, de toucher les cœurs.
Concrètement comment cela va-t-il se passer ?
Pour ce qui est de la communication, le but est de faire connaître notre action. Voilà pourquoi en janvier nous avons tourné, dans la campagne lilloise avec les coureurs, Quentin et sa famille, un clip promo destiné aux réseaux sociaux. Après la mise en ligne du clip, beaucoup ont été touchés et aujourd’hui nous passons la barre des 1000 euros. Mais il reste encore du chemin avant d’atteindre l’objectif de 10 000 euros !
Du côté entraînement physique, les quais parisiens sont devenus un lieu que nous fréquentons tous les jours ! 21 km demandent de l’entraînement !
Le Jour J nous aurons donc notre joëlette, nous partirons dans les derniers afin de ne pas déranger les premiers coureurs. Nous sommes plus d’une dizaine à courir autour de Quentin pour pouvoir se relayer. C’est un vrai défi mais nous savons qu’avec la bonne humeur de Quentin, la joie d’être réunis entre amis, et un peu l’adrénaline aussi, nous arriverons à bon port !
Comment peut-on vous aider ?
Vous l’avez compris, un de notre but est de récolter 10 000 euros pour la Fondation Jérôme Lejeune. Voici le lien pour la cagnotte, soyez généreux ! Tout est directement reversé !
S’abonner à nos réseaux sociaux instagram, facebook, youtube est d’une grande aide aussi, vous serez au courant de toutes nos aventures. Et surtout faire circuler l’information le plus possible !
Session ” 24h pour soigner son couple ” : “Venez au Seigneur, vous qui peinez et ployez sous le fardeau, il refera vos forces”
L’abbé Alexis Garnier prêchera “les 24 heures du couple” les 25 et 26 février à l’abbaye de Fontgombault. Il répond à quelques questions :
Qu’est-ce que vous avez envie de dire aux couples pour leur donner envie de venir à la session ” 24h pour soigner son couple ” ?
“Venez et voyez”.
“Venez au Seigneur, vous qui peinez et ployez sous le fardeau, il refera vos forces”.
Selon vous y a-t-il des situations désespérées dans la vie conjugale ?
“L’espérance est le désespoir surmonté”. Cette vérité dite par Bernanos laisse de la marge. A ma connaissance, le seul moment où l’espérance s’arrête complètement, c’est la mort et la sortie de cette vie. Bien sûr, il faut un peu de bonne volonté et une disponibilité. D’autre part, on ne peut ni sous estimer les épreuves très dures que traversent les couples, ni leur promettre une solution toute faite et instantanée. Mais leur dire qu’ils sont aimés, aidés, attendus par Dieu là où ils en sont… Ça, on peut et on doit le dire.
La routine dans le mariage est-elle un signal à prendre en considération ?
Oui, parce que la routine est une habitude qui perd son âme. Et une rupture ne vient jamais d’un coup. Il peut y avoir des signaux faibles auxquels demeurer attentifs, des choix à faire, des résolutions à reprendre. Marie guérit les couples, oui. Mais elle nous suggère aussi selon la formule connue, qu’il vaut mieux prévenir que guérir.
Un dernier mot ?
L’Espérance s’appuie sur Dieu, sur sa toute puissance, sa miséricorde secourable. Et Marie est la vie, la douceur, l’espérance des époux, même et peut être surtout au pied de leurs croix.
Pour voir le programme et s’inscrire : Les 24h du couple à Fontgombault (36) avec l’Abbé Alexis Garnier (weezevent.com)
Grande neuvaine pour l’Ukraine, un an jour pour jour après le début du conflit
Hozana lance une neuvaine internationale pour la paix en Ukraine le 24 février, un an jour pour jour après le début de la guerre :
Cette neuvaine internationale vous propose d’implorer Dieu pour qu’il accorde sa Paix dans ce conflit européen.
Le contenu de la neuvaine
Pendant neuf jours, nous demandons l’intercession des saints martyres d’Ukraine, la protection de Marie et la défense de Saint Michel Archange. Chaque soir, les mêmes prières seront récitées par des croyants dans le monde entier. Le dernier jour de la neuvaine vous propose de prier avec le Pape François qui a consacré, il y a un an, la Russie et l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie.
La neuvaine est disponible en contenu audio et texte.
Une neuvaine accompagnée d’un jeûne
Un jeûne est proposé les 6 et 8ème jours de la neuvaine. Une prière accompagnée de jeûne est bien plus efficace. Elle peut protéger, arrêter des guerres et défier les lois de la nature. Il peut s’agir d’alléger un ou plusieurs repas, d’offrir un effort en secret (1 café de moins, pas de télévision, pardonner…).
Qui est l’église Ukrainienne de Paris ?
Cette église fait partie d’un diocèse européen qui recouvre la France, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Les prêtres qui ont créé cette neuvaine célèbrent en rite byzantin à la cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand à Paris. Ils accueillent de nombreuses familles, issues de la diaspora ukrainienne habituelle, mais aussi des réfugiés depuis un an. Ils sont au cœur de l’information et ont un retour direct des choses terribles qui se passent sur le front.
Un documentaire sur le bienheureux Marcel Callo en tournage
Ce documentaire sur ce jeune catholique rennais, envoyé en Allemagne le 19 mars 1943 pour le service du travail obligatoire et décédé au camp de Mauthausen le 19 mars 1945, sera diffusé pendant plusieurs jours du 1er au 6 août 2023, à l’occasion des journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne.
Jusqu’au 24 février 2023 une équipe de tournage coproduit par Landry Productio, le CFRT-Le Jour du Seigneur, Candela et les Productions de Regard, tourne à Rennes certains plans de ce documentaire de 52 minutes dédié au bienheureux Marcel Callo. D’autres séquences ont été tournées au musée de l’imprimerie ancienne de Blain (Loire-Atlantique), dans l’église Saint-Aubin-de-Rennes, certaines sont prévues dans les sous-sols de la maison diocésaine où une geôle allemande a été reconstituée.
Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est réquisitionné, en 1943, par l’occupant allemand pour le Service du travail obligatoire. Il décide de s’y comporter ‘en missionnaire, pour aider ses frères jocistes’. Marcel entraîne avec lui à la messe des camarades français qui ne sont guère familiers de l’Eglise. Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l’attention de la Gestapo. Arrêté, il est déporté à Mathausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine. Sa foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d’autres prisonniers. Bientôt, à bout de forces, il est envoyé à l’infirmerie. Là, il continue de soutenir ses compagnons de misère, jusqu’au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.
Le pape François l’a retenu comme l’un des treize saints patrons des JMJ.
300 Français impliqués dans des viols et des meurtres d’enfants commis par procuration aux Philippines
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Par Bertrand du Boullay
On apprend le 14 février dernier par Raphaël Tual sur Actu.fr que 300 Français sont impliqués dans le viol et le meurtre d’enfants Philippins. Ces crimes, parmi les plus abominables qui soient, le sont d’autant plus qu’ils sont commandités par autrui qui veut en jouir à distance. L’enquête de Monsieur Tual (en lien) est à lire en entier ; citons quelques points essentiels :
« Des pédocriminels commandent des viols de mineurs en direct, en ligne, en échange de quelques dizaines de dollars. Les jeunes victimes sont originaires de pays pauvres, d’Asie du sud-est souvent ; des Philippines et de Malaisie principalement. » La pratique qui a explosé en 2020 a encore doublé en 2021 : l’association pointdecontact.net relevait l’an passé 20000 signalements, et ECPAT-France.fr citait le cas d’une personne concernée par des centaines de virements pour satisfaire ses pulsions repoussantes. Sans doute n’est-ce là que le dessus de l’iceberg : le ministre délégué au numérique, Jean-Noël Barrot estimait le 12 novembre dernier dans le JDD qu’environ 750000 pédophiles sévissent sur Internet ; en créant le plus souvent de faux-profils.
R.Tual nous apprend donc que 300 Français sont concernés par les procédures judiciaires en cours. Trois-cents ! Le phénomène du viol et du meurtre par procuration date du développement d’Internet au début des années 2010, et la possibilité de les vivre en direct est favorisée par un Livestreaming dont l’épicentre serait aux Philippines. On passera sur les coûts bien modestes de tout cela : quelques dizaines d’euros pour des actes de viols ou de tortures, quelques centaines ou milliers si la mise à mort est comprise. On imagine bien que ces vidéos rapportent ensuite à ceux qui les ont demandées : l’actualité semble étrangement rappeler que la détention d’images pédopornographiques est assez courante dans la fange d’un milieu dégénéré.
Cette abomination de la désolation pousse à abréger le récit de ces atrocités. Devant celles-ci, révulsé, le cœur se glace et s’arrête. Sans voix, l’esprit refuse de lire la suite… Pour faire court, disons qu’elle dépasse tout ce que peut imaginer un esprit sain. Le comble du glauque et de l’horreur est hors de portée de la capacité de penser humaine.
Mais ce qui ne l’est pas est l’exigence de condamnation et de réprobation de ces perversions ! Ainsi :
« Lors du forum de Davos (Suisse) au printemps 2022, le secrétaire général d’Interpol alertait : ‘L’augmentation massive des abus et de l’exploitation pédosexuels sur internet déclenchée par la pandémie de Covid-19 ne faiblit pas. »
Cela ne fit ni la Une de Femme-Actuelle, ni de Marie-Claire. Pas plus que celle du Monde, du Figaro, de TF1 ou de France-2. Les lanceurs d’alerte professionnels, les animateurs de talk-show à succès, les penseurs et sociologues divers n’en rapportèrent pas le moindre propos. À mon grand regret l’on doit ajouter qu’aucune autorité religieuse majeure ne tonitrua un vibrant appel qui fût entendu par les autorités. Manque-t-on d’évêque comme Mgr. Gerlier ou Mgr. Suhard ? Manque-t-on de Von Galen, d’Eugenio Pacelli ? Si ni le pouvoir législatif ni le pouvoir exécutif n’appartiennent aux autorités morales de notre siècle, leur influence par l’enseignement et la forte parole serait-il moindre qu’il ne fut dans la première moitié du XXème ?
Quant à ceux qui détiennent le pouvoir de légiférer et d’agir, davantage que de décréter telle ou telle grande cause nationale, et plutôt que les criailleries de l’Assemblée ou le financement des pseudo-féministes ou anti-cisgenres, ne feraient-ils pas mieux d’abonder aux ressources des associations qui luttent pour la protection de l’enfance, et …de donner à la police et à la gendarmerie les moyens d’agir ? En France 25 enquêteurs sont spécialisés dans ces affaires, contre 320 au Royaume-Uni… Marlène, Sandrine, Darmanin, où êtes-vous ?
À quand la fin de l’anonymat sur Internet ?
Déclaration pour l’abolition universelle de la GPA
Le 3 mars 2023, à Casablanca (Maroc), des experts des 5 continents demanderont aux États de s’engager pour l’abolition universelle de la gestation pour autrui.
Des chercheurs, à l’origine des juristes et des médecins, convaincus de la nécessité d’une initiative internationale pour protéger femmes et enfants du marché mondial de la gestation pour autrui, ont rédigé un proposition de Convention internationale, à la disposition des États.
Afin de donner une résonance mondiale à ce projet, ils ont convié leurs collègues de multiples nationalités à les rejoindre.
Ils rendront publique, le 3 mars prochain à Casablanca au Maroc, une Déclaration internationale sur l’abolition universelle de la Gestation pour autrui (GPA) signée par 100 experts de 70 nationalités différentes, et demandant aux Etats de s’engager dans une initiative internationale en ce sens.
La Déclaration de Casablanca demande aux États de :
- prendre des mesures de lutte contre la GPA sur leur territoire,
- et s’engager dans une démarche internationale en vue de l’abolition universelle de la GPA.
Elle comporte en annexe une proposition de Convention internationale, à la disposition des États qui voudraient s’engager dans cette démarche.
L’antispécisme
Les Eveilleurs ont réalisé un entretien vidéo avec Paul Sugy sur l’antispécisme. Ce sujet peu abordé mais néanmoins préoccupant a été évoqué en profondeur avec ce jeune journaliste et auteur de L’extinction de l’homme, le projet fou des antispécistes. Il donne les clés pour comprendre ces thèses refusant la supériorité de l’espèce humaine sur les animaux et comment s’armer intellectuellement pour les combattre et redonner à l’homme une juste place.
Elysée : le dîner sur l’euthanasie reporté
Le dîner pour discuter de la fin de vie, organisé par l’Elysée, initialement prévu ce mercredi des Cendres au soir, a été reporté au 9 mars. Néanmoins, la présidence refuse de confirmer cette date, susceptible d’être à nouveau décalée.
La Convention citoyenne sur la fin de vie doit se terminer officiellement le 19 mars.
Les gagnants du conflit en Ukraine
Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Frédéric Pons, grand reporter, sur le conflit russo-ukrainien. Extrait :

Livre noir
Dans le n°70 de la Nouvelle Revue Universelle, Pascal Cauchy, agrégé d’histoire et ancien attaché à l’ambassade de France à Moscou, critique l’ouvrage dirigé par Stéphane Courtois et Galia Ackerman et intitulé Le Livre noir de Vladimir Poutine. Extraits :

Vous pouvez retrouver La Nouvelle Revue Universelle sur Le Club de la Presse.
Lancement de l’application Claves
L’abbé Paul Roy, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, nous annonce le lancement de l’application Claves. Nous l’avons interrogé :
La Fraternité Saint-Pierre lance une application mobile : Claves ; pourquoi une appli de formation chrétienne ?
Le format de l’application mobile vient compléter l’oeuvre accomplie depuis un an par le site Claves sur internet et les réseaux sociaux. Concrètement, l’appli Claves permettra à chacun de retrouver à tout moment sur son téléphone les articles et les podcast de formation mis en ligne sur le site, dans un format agréable et adapté aux modes de vie contemporains. L’appli Claves peut vous accompagner en bus ou en métro, dans la salle d’attente du dentiste, ou vous permettre de profiter d’un trajet pour écouter une conférence ou une série d’enregistrements. Le tout est absolument gratuit, et disponible pour les téléphones Android et Apple.
Pourquoi la Fraternité Saint-Pierre accentue-t-elle sa présence sur internet ?
Notre communauté a reçu de l’Eglise pour mission de contribuer au rayonnement de la tradition catholique multiséculaire, dans le domaine liturgique bien sûr, mais aussi dans l’enseignement, la formation, la spiritualité. La vie chrétienne est un tout qui doit englober ses différentes dimensions : avec Claves, la Fraternité Saint-Pierre veut enrichir ses propositions et rejoindre tous ceux qui le désirent, en cohérence avec les ministères qu’elle exerce par ailleurs au service de l’Eglise dans les diocèses, paroisses, écoles… en France et à l’étranger.
Internet, téléphone : est-ce bien un lieu pour la formation chrétienne et la vie spirituelle ?
En 1957 déjà, Pie XII écrivait que le progrès technique est bien sûr le fruit du travail de l’homme, mais est surtout un don du Créateur. Il invitait l’Eglise à s’intéresser en particulier aux innovations qui concernent la vie de l’Esprit et touchent plus directement les foules. Cette invitation, répétée par tous les Souverains Pontifes depuis lors, a conduit les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre à s’intéresser au champ d’apostolat ouvert par internet. On a beau jeu de dénoncer l’individualisme de nos sociétés, l’enfermement engendré par le mauvais usage des technologies de communication. Mais on oublie parfois que ces moyens peuvent représenter une opportunité formidable de rejoindre nos contemporains, dont les âmes ont soif du Christ et de l’eau vive de sa grâce.
Qu’est ce qui différencie l’application Claves ?
Un des graves écueils du « tout numérique » est la destruction du rapport au temps, la fuite dans une immédiateté sans cesse accélérée. Or Claves entend au contraire prendre sur l’actualité comme sur les sujets de fond de formation et de vie spirituelle un certain recul. On ne trouvera pas chez nous de dépêches de dernière minute ou de réactions « à chaud. » On pourra en revanche confronter sa propre réflexion sur les événements de notre temps à un regard sacerdotal, et surtout à l’imprégnation millénaire de la tradition d’enseignement de l’Eglise. Le contenu de Claves, comme le message chrétien, ne se périme pas : c’est pourquoi tous les articles restent disponibles sur le site. Ils forment ainsi une base de formation sans cesse enrichie, accessible partout et pour tous, sous tous les formats.
Y a-t-il une « génération Claves » ?
Le temps est révolu où les nouvelles technologies étaient la chasse gardée des adolescents et des jeunes : toutes les générations connaissent aujourd’hui l’usage du téléphone, mais chacun garde cependant ses propres habitudes et préférences quant à son utilisation. Claves offre donc un panel différencié de supports de formation, afin de toucher toutes les âmes en quête de vrai, de beau et de bon.
Alors quel est le public visé par votre initiative ?
Le format de l’application mobile conviendra certainement aux lycéens, jeunes étudiants ou professionnels, avec ses articles courts et didactiques. Mais les plus anciens ne seront pas en reste, et ceux qui désirent approfondir leur formation trouveront une nourriture substantielle dans des séries d’articles plus longues, ou dans les podcasts donnés par les différents intervenants.
Les lecteurs ou auditeurs de Claves ne sont pas nécessairement des habitués des apostolats de la Fraternité Saint-Pierre ou de la messe traditionnelle : les publications s’adressent à tous, quel que soit leur niveau de formation ou d’engagement, leur foi ou leurs doutes. Claves propose simplement – comme son nom l’indique – quelques clefs pour comprendre le monde qui nous entoure, en élevant le regard vers les réalités spirituelles, qui nous dominent certes, mais ne sont pas absentes de notre vie, au contraire.
Pour télécharger l’application :
Mercredi des Cendres
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les chants de la Quinquagésime étaient empreints de joie et d’espérance car, avant d’aborder les pénitences du Carême, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale de la Résurrection qui en constitue le but. Les trois jours qui nous séparent du mercredi des Cendres étaient autrefois des jours de grandes réjouissances, parfois même d’excès. Il avait même été institué dès le XVIe siècle la prière des 40 heures, une adoration au Saint Sacrement pour réparer ces débordements et ces désordres. Les festivités du Carnaval durent donc jusqu’au mardi, dit Mardi gras, veille du mercredi des Cendres, jour d’entrée en Carême.
Le Carême commence le mercredi des Cendres ainsi appelé parce qu’en ce jour on bénit des cendres que l’on impose en forme de croix sur le front des fidèles. Les cendres, comme la poussière, sont l’emblème de la fragilité et de la destruction des choses d’ici-bas, du néant et de la mort de l’homme, de la douleur et de la pénitence. La cérémonie des Cendres est un vestige d’une ancienne pratique qui ouvrait le Carême.
Pendant l’imposition des Cendres, le chœur peut chanter plusieurs antiennes dont celle-ci :
Immutémur hábitu, in cínere et cilício…
Changeons de vêtement, couvrons-nous de cendres et du cilice, jeûnons et pleurons devant le Seigneur, car Dieu, tout miséricordieux est prêt à nous remettre nos péchés.
Les paroles ne sont pas à proprement parler dans l’Écriture mais on les trouve en divers livres, notamment en Joël.
La mélodie est pénétrée de confiance et de paix. Nous sommes en compagnie des moines bénédictins de Triors qui ont complété judicieusement le disque sur les messes de la Septuagésime avec le mercredi des Cendres.
Continuons avec une autre antienne qui peut être chantée lors de l’imposition des Cendres : Juxta vestíbulum
Entre le vestibule et l’autel se lamenteront les prêtres et les lévites du Seigneur et ils diront :
Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple et ne fermez pas la bouche de ceux qui chantent vos louanges.
C’est l’ordre donné par Joël pour la pénitence. La mélodie commence par une plainte sombre puis se transforme en une prière très suppliante.
Achevons la cérémonie de l’imposition des Cendres avec le répons Emendémus dont le texte s’inspire de nombreux passages d’Esther et de Joël :
Réparons par une vie meilleure les péchés que, dans notre ignorance, nous avons commis ; de peur que soudain préoccupés, le jour de la mort, nous cherchions le temps de la pénitence sans pouvoir le trouver.
Et voici la dernière phrase qui est reprise comme refrain après les versets, et dont le texte tiré du prophète Baruch est aussi le refrain d’un chant populaire du Carême que nous aurons l’occasion d’écouter prochainement :
Atténde Dómine et miserére, quia peccávimus tibi
Soyez attentif, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre Vous.
La mélodie de cette phrase s’enfonce dans le grave sur le mot miserére d’une façon très expressive.
Ce répons comme c’est généralement le cas comporte deux versets dont le 2e est le Glória Patri. Le texte du 1er est pris dans le psaume 78 ; c’est un refrain du temps de Carême, que l’on retrouve dans le Trait de la messe de ce mercredi des Cendres.
Adjúva nos, Deus salutáris noster : et propter honórem nóminis tui, Dómine líbera nos…
Venez à notre secours, ô Dieu qui opérez notre salut, et pour l’honneur de votre nom, délivrez-nous, Seigneur.
Ainsi nos méditations de Carême doivent-elles porter en nous des fruits de conversion, de zèle et de charité accrus. Après un grand élan vers l’aigu à l’intonation, la mélodie redescend calmement pour se terminer dans une ambiance contemplative.
Après le répons Emendémus chanté pendant l’imposition des cendres aux fidèles ce Mercredi des Cendres, passons à quelques chants du propre de la messe qui suit cette cérémonie. Elle commence par un nouvel introït plus développé que celui qui précédait la bénédiction des Cendres : le texte vient du livre de la Sagesse, et plus précisément d’une grande prière de louange à Dieu pour sa miséricorde toute puissante :
Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti,
Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez aucun de ceux que vous avez créés ;Dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam, et parcens illis quia tu es Dóminus Deus noster.
Vous dissimulez les péchés des hommes à cause de leur repentir et vous leur pardonnez car vous êtes le Seigneur notre Dieu.
Il s’agit donc d’une affirmation de la miséricorde divine, et de notre certitude d’être pardonnés si nous nous reconnaissons humblement pécheurs. Elle s’exprime par une mélodie expressive, d’abord calme et grave, puis s’élevant dans la 2e phrase en un grand crescendo vers le mot pæniténtiam, le repentir, avant de retrouver dans la dernière phrase une affirmation calme et solennelle.
Cet introït est accompagné par le 1er verset du psaume 56, que nous allons retrouver au graduel. C’est une prière suppliante, faisant appel à cette miséricorde divine que nous venons d’affirmer :
Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea.
Ayez pitié de moi, mon Dieu, ayez pitié de moi, car mon âme met en vous sa confiance
Après l’introït de la messe du Mercredi des Cendres, en voici maintenant le graduel, où nous retrouvons exactement, dans la 1re partie, le 1er verset du psaume 56 qui accompagnait l’introït.
Ce psaume est une des nombreuses prières suppliantes de David dans un grand danger et le mot miserére répété deux fois montre l’intensité de cette supplication. Mais celle-ci reste pleine de confiance, et la 2e partie du graduel reprend un verset suivant du psaume qui est déjà une action de grâces pour la délivrance entrevue :
Misit de cælo, et liberávit me :
Il a envoyé du ciel son secours et m’a délivré ;dedit in oppróbrium conculcántes me.
Il a couvert d’opprobre ceux qui me foulaient aux pieds.
La mélodie est dans l’ensemble calme et douce. Le 1er miserére se tient humblement dans le grave, et le 2e s’élève en un beau crescendo, toute la suite se déroulant en souples ondulations.
Le graduel du Mercredi des Cendres est suivi d’un Trait, comme c’est le cas pour les dimanches de ce temps liturgique, mais celui-ci n’est pas propre à cette messe et n’en faisait pas partie primitivement, les messes des féries de Carême ne comportant d’abord qu’un chant après la 1re lecture ; il a été rajouté par la suite à toutes les messes des lundis, mercredis et vendredis de Carême. C’est vraiment un refrain de ce temps liturgique.
Le texte est un peu hétéroclite puisque les trois versets qui le composent sont empruntés à deux psaumes différents. Le premier modifie d’ailleurs quelque peu un verset du psaume 102, grand cantique de louange pour les merveilles de la création et les bontés dont le Seigneur nous comble. Le texte affirmatif du psaume chantait les bienfaits du pardon divin. Il est ici mis à la 2e personne transformé en prière de demande :
Dómine non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos :
Seigneur ne nous traité pas selon les péchés que nous avons commis : ni selon nos fautes.
Les deux autres versets sont pris littéralement dans le psaume 78, dans lequel le peuple d’Israël vaincu et envahi reconnaît dans ses malheurs le châtiment de ses péchés et supplie le Seigneur de les pardonner.
Seigneur ne vous souvenez pas de nos fautes d’autrefois. Que vos miséricordes s’avancent vite au devant de nous, car nous sommes devenus très malheureux. Secourez-nous, ô Dieu notre sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous, pardonnez-nous nos péchés à cause de votre nom.
On voit que ce texte insiste beaucoup sur le nom du Seigneur, ce qui est dans la bible, nous l’avons vu à l’introït de ce dimanche, une manière de lui rappeler ses promesses. Traditionnellement on se met à genoux durant le chant de ce 3e verset ce qui accentue encore son caractère suppliant.
Le texte de l’offertoire de cette messe du Mercredi des Cendres est formé des 1ers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David, délivré des périls qui l’entouraient. Nous entendrons de nouveau cette pièce car elle a été reprise au XIe dimanche après la Pentecôte.
Exaltábo te Dómine, quóniam suscepísti me,
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens.Nec delectásti inimícos meos super me Dómine clamávi ad te
Seigneur j’ai crié vers vousEt sanásti me.
Et vous m’avez guéri.
L’abbé Ferdinand Portier a longuement décrit cet offertoire dans un numéro d’Una Voce de 2001. Il s’adressait toujours à des chantres. Écoutons-le commenter, Sanásti me – vous m’avez guéri :
Ce dernier mot sanásti me, malgré ses tristrophas ne semblera point long ni à vous, ni à ceux qui vous entendront. En effet vous avez tant de remerciements à adresser au Seigneur, que, de vous-même, vous ne serez nullement pressé d’en finir et vous serez heureux que toutes ces valeurs longues se présentent à vous pour redire à Dieu votre merci sans fin. Il en est ainsi quand la contemplation se joint à la reconnaissance. Les neumes se prolongent sans même qu’on s’en aperçoive tellement le cœur est attaché à Celui qui lui a porté secours.
Ainsi « la prière chantée de l’Église » doit développer en nous de vrais sentiments de piété et de reconnaissance ! Redites dans cet esprit les neumes répétés qui sont indiqués sur votre livre à sanásti et vous terminerez, sans terminer, car le Seigneur est toujours à nos côtés pour nous secourir. Sa miséricorde est sans limite.
L’antienne de communion de cette messe est extraite du psaume 1 :
Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, dabit fructum suum in témpore suo.
Celui qui médite jour et nuit la loi du Seigneur donnera son fruit en son temps.
La mélodie est un beau mouvement de joie, simple et alerte au début, puis plus intérieure dans sa dernière partie.
Citons derechef feu l’abbé Ferdinand Portier qui a commenté durant de nombreuses années des pièces de grégorien dans la revue Una Voce et qui achevait ainsi, à propos de cette antienne :
Chantez cette communion pour mieux accorder votre âme à la Divinité et continuez votre méditation, jour après jour, pour vous hausser sans cesse et mériter de nouvelles grâces d’union.
Quand il s’agit des choses humaines nous savons bien nous dépenser, à fortiori devons-nous le faire avec une plus grande joie quand il s’agir d’aimer un Amour qui ne cesse de se donner pour nous !
Schisme anglican
Des archevêques représentant la majorité des anglicans des pays du Sud ont annoncé lundi rejeter l’autorité de l’archevêque de Canterbury en tant que chef spirituel, en raison de la décision de l’Église d’Angleterre de bénir unions et mariages civils des couples de même sexe. Le Global South Fellowship of Anglican Churches (GSFA) affirme représenter 75% des anglicans à travers le monde, issus de 25 provinces membres, principalement en Asie, Amérique Latine et en Afrique. Il a annoncé dans un communiqué ne plus reconnaître Justin Welby comme le «chef de la communion» et estime qu’il a «disqualifié» l’Église d’Angleterre dans son rôle d’«Eglise mère».
En réponse, les services de l’archevêque de Canterbury ont indiqué qu’«aucune modification des structures de la communion anglicane» ne peut se faire sans son approbation.
“Ils ont détruit la famille, la culture, l’identité nationale”
Dans son discours annuel devant l’Assemblée de la Fédération
et les prêtres sont forcés de reconnaître et d'officier les mariages entre personnes du même sexe…
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— Elsa (@Fleur50559050) February 21, 2023
💬 "Ils ont détruit la famille, la culture, l'identité nationale"
Poutine affirme que la Russie doit se protéger de la "dégénération de mœurs" en Occident pic.twitter.com/ffgWBx0prP
— BFMTV (@BFMTV) February 21, 2023
Regardez ce qu’ils font à leur propre peuple. Il s’agit de la destruction de la famille, de l’identité culturelle et nationale, de la perversion et de l’abus des enfants, y compris la pédophilie, toutes choses qui sont déclarées normales dans leur vie. Ils obligent les prêtres à bénir les mariages homosexuels. Tout de bon, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Voici ce que je voudrais dire à ce sujet. Les personnes adultes peuvent faire ce qu’elles veulent. En Russie, nous l’avons toujours vu ainsi et nous le verrons toujours : personne ne s’immisce dans la vie privée des autres, et nous ne le ferons pas non plus.
Mais voici ce que je voudrais leur dire : regardez les saintes écritures et les principaux livres des autres religions du monde. Ils disent tout, y compris que la famille est l’union d’un homme et d’une femme, mais ces textes sacrés sont aujourd’hui remis en question. L’Église anglicane aurait l’intention d’explorer l’idée d’un dieu non sexiste. Qu’y a-t-il à dire ? Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Des millions de personnes en Occident se rendent compte qu’elles sont conduites à un désastre spirituel. Franchement, l’élite semble être devenue folle, et il semble qu’il n’y ait pas de remède à cela. Mais comme je l’ai dit, ce sont leurs problèmes, tandis que nous devons protéger nos enfants, ce que nous ferons. Nous protégerons nos enfants de la dégradation et de la dégénérescence.
Pas de synodalité pour la messe traditionnelle
Le cardinal-préfet du Dicastère pour le Culte divin, Mgr Roche, a été reçu en audience par le Pape François hier. Le Pape a approuvé un rescrit qui précise que l’usage d’une église paroissiale ou l’érection d’une paroisse personnelle pour la célébration de la messe traditionnelle sont réservées au Saint-Siège.
Contrairement à ce qui est annoncé sur d’autres sujets, le Curie fait oeuvre d’un véritable centralisme sur ce sujet.
Philadelphie : une bombe artisanale déposée dans une église catholique
Une bombe artisanale a été trouvée dimanche 19 février aux abords immédiats de l’église catholique saint-Dominique.
Selon les évêques américains, au moins 248 actes christianophobes – du vandalisme à l’attaque de célébrants ou de fidèles – ont visé des églises depuis mai 2020.
