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Les conséquences du non

Thierry CHOPIN, Directeur des études de la Fondation Robert Schuman, Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, analyse les conséquences du non. Le non français aura-t-il pour conséquence le rejet du traité ou sa renégociation ? Et quelles seront les conséquence sur la place de la France en Europe ?

Selon lui, une renégociation ne semble pas envisageable actuellement et le "non" français risque davantage d’avoir pour conséquence le rejet définitif de la Constitution européenne, à moins que l’enjeu constitutionnel européen ne s’invite à nouveau dans le débat public français, lors de l’élection présidentielle de 2007. En effet, les autres pays européens ont jusqu’à novembre 2006 pour ratifier ce traité et prendre ensuite les mesures nécessaires vis-à-vis des pays ayant refusé cette Constitution.

Si peu de pays ont rejeté cette Constitution, elle reviendra dans le débat présidentiel français de mars-avril 2007 (soit peu après le sommet européen de novembre 2006 qui aura mesuré l’ampleur de la ratification en Europe). Les clivages traditionnels gauche-droite devront alors céder la place au pour ou au contre la Constitution (avec le matraquage médiatique que l’on connait), qui deviendra l’enjeu essentiel de la présidentielle.

Michel Janva

“Le Jardin des Anges”, cimetières des enfants morts in utero

C’est à côté de Belfort, dans le cimetière d’un petit village que reposent depuis début mai les enfants morts in utero. Nathalie Franze a été la première a y enterrer son enfant, tué à 24 semaines car il était porteur d’une trisomie 21.
Autour d’elles, des gens choqués de la voir enterrer son enfant : «Ils me disaient : mais enfin, Nathalie, tu n’as pas perdu
d’enfant…Si, j’ai perdu un enfant. Et je dis d’ailleurs maintenant
que j’ai été mère quatre fois
».

Qu’ils reposent en paix.

Lahire

PS : Merci au lecteur pour l’article de Libération

Pays-Bas : chrétiens pour le “non”

Le parti chrétien ChristenUnie (3 sièges au Parlement, 2 à Strasbourg) est engagé pour le "non."

Un de ses membres déclare :

"C’est la première fois que je m’enthousiasme pour une révolution française" (…) "Cette constitution n’a pas d’âme… Ils n’ont pas voulu y mettre de référence à la tradition judéo-chrétienne de l’Europe… C’est une sorte de réécriture de l’histoire." (source)

HV

PS: les bureaux de vote néerlandais fermeront demain à 21 heures.

Pays-Bas : les partisans du “oui” jouent la carte francophobe

Un fait remarquable est l’utilisation, par les partisans du "oui" néerlandais, du "non" français comme repoussoir. Jouant sur une francophobie bien partagée en Europe, le premier ministre insiste que les Néerlandais "ne doivent pas prendre de leçons des Français", le chef du groupe parlementaire libéral déclare que "Paris n’a pas à nous dire ce qu’il faut faire."

Les eurosceptiques britanniques craignent eux que, dans la perspective d’un référendum en 2006, le gouvernement Blair joue avec succès sur la fibre anti-française :

On voit déjà émerger le nouveau discours (des partisans du "oui" britannique, NDT). Le fait même que la France a rejeté la constitution renforce l’idée qu’elle est "bonne pour la Grande-Bretagne", avec le thème secondaire que le "non" français donne l’occasion à la Grande-Bretagne de prendre le leadership en Europe. Avec le poids de tout l’establishment derrière ce message, rien ne garantit que le pays ne voterait pas "oui."

HV

Magnifique procession de la Fête Dieu à Toulouse

Une magnifique procession a eu lieu dimanche dernier dans les rues de Toulouse : 40 personnes pour préparer un char de toute beauté, tiré par deux chevaux et sur lequel trônait le Saint Sacrement, une grande foule qui a du surprendre…
Quel magnifique témoignage de Foi, quelle belle manifestation du Règne du Christ.
Quelle belle réponse aussi aux Papes Jean-Paul II et Benoît XVI qui ont demandé que, pendant l’année de l’Eucharistie, le Saint Sacrement soit particulièrement honoré.

Lahire

Mais où sont les évêques français?

Les évêques italiens font entendre leur voix sur le problème du référendum sur la fécondité assistée. Ils mouillent leur soutane et Benoît XVI les appuie.

Les évêques espagnols montent le ton vis-à-vis du gouvernement espagnol, au sujet de l’union des homosexuels, de l’adoption des enfants par les mêmes et bientôt de la renégociation de l’aide financière de l’état vers l’enseignement catholique. Benoît XVI relance les bases de la théologie de la famille et annonce qu’il se rendra en Espagne en 2006 pour la rencontre mondiale sur la famille.

Les évêques belges attaquent d’emblée sur l’union des homosexuels en parlant un vrai langage : "Avoir permis d’appeler +mariage+ l’union de deux hommes ou de deux
femmes est déjà un détournement du sens des mots et, surtout, de la
réalité fondamentale qu’ils désignent… Légaliser l’adoption dans un tel contexte augmenterait encore la
confusion par rapport à la différence sexuelle qui est le repère
fondateur de la famille
". Et Benoît XVI rappelle qu’il "n’y a pas d’alternative au mariage et à la famille".

Les catholiques d’Europe
sont confrontés au référendum. Benoît XVI rappelle les racines chrétiennes de l’Europe et déclare que l’UE ne peut être seulement géographique ou économique.

Mais que font les évêques de France? Le Pape regarde aussi la France, puisque le Cardinal Tauran était son envoyé spécial au jubilé du Puy. Alors, quand on a un Pape qui se soucie autant de l’Eglise et des problèmes rencontrés par ses fidèles, il ne faut pas hésiter à prendre la parole! Certes, les problèmes sont nombreux en France, mais "N’ayez pas peur…"

Lahire

Les meilleures “Raffarinades”

La politique française, calamiteuse et dramatique depuis 48 heures, nous donne l’occasion de sourire à l’occasion du départ de JP Raffarin. Un peu d’humour avec ses meilleures coquilles

Lahire

De Villepin : C’est mal barré!

De Villepin a déjeuné avec des députés de l’UMP. Il y est allé de son petit laïus : "affirmer clairement l’union… exigence de rassemblement… l’emploi priorité absolue". Malgré les apparences de consensus, chiraquiens et sarkosystes ont du mal à cohabiter. Sarkozy, sans doute jaloux de Villepin qui sera forcément préservé par Chirac qui veut séduire jusqu’en 2007, risque fort d’être mis à mal au ministère de l’Intérieur.
Alors, les deux camps ne sont pas du tout d’accord et la division existe déjà à l’UMP, grâce à Chirac qui glisse là encore une peau de banane à Sarkozy.
A propos de cette cuisine politicienne, on ne peut que tomber d’accord avec cet élu UMP qui disait à propos de ces choix : "C’est une connerie monumentale" (sic : 5° paragraphe avant la fin).

Ca commence bien dans la bande des Oui-Oui.

Lahire

Le Pen frappe fort

Jean-Marie Le Pen n’a pas perdu de temps : dès mardi 31 mai, des affiches sur lesquelles on peut lire "Le peuple a parlé, Chirac démission" doivent être collées d’abord à Paris, puis en province, par les militants du Front national. Sûr de l’issue du scrutin, le président du FN avait commandé celles-ci à l’avance, samedi 28 mai.

Le Front National a décidé d’exploiter le décalage entre les Français et leurs élus pour demander sans attendre une réforme des modes de scrutin et l’adoption de la proportionnelle aux élections législatives, une mesure qui lui permettrait d’être représenté à l’Assemblée nationale. Cette campagne, que Jean-Marie Le Pen devrait annoncer lors d’une conférence de presse, mercredi 1er juin, prendra, selon Eric Iorio, membre du bureau politique, la forme d’un affichage et d’une pétition nationale lancée dans les fédérations et sur Internet.

Action, réaction.

Michel Janva

Réaction de Philippe de Villiers

Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a fustigé mardi la nomination de Villepin, "hiérarque du ‘oui"’, et reproché à Jacques Chirac son "déni de démocratie" au peuple français. Le MPF demande à Jacques Chirac de respecter la victoire du Non et de porter le message des Français : l’Europe doit se reconstruire autour d’une Charte fondatrice pour une Europe vraiment européenne (sans la Turquie), vraiment démocratique (pour que le peuple français retrouve la maîtrise de son destin) et vraiment protectrice de la sécurité et de nos emplois.

Michel Janva

Sarkozy en embuscade

Tandis qu’on l’attendait à Matignon, Sarkozy aurait accepté d’être le ministre de l’Intérieur de Dominique de Villepin et de tenir à nouveau le rôle de numéro 2 du gouvernement, lui qui rêve tant de devenir le numéro un, mais en conservant la présidence de l’UMP. Sarkozy aurait dit au groupe UMP de l’Assemblée nationale qu’il attendrait l’intervention du président de la République pour confirmer cette nomination. Nul ne sait si Chirac a réellement hésité. Malgré les pressions des élus UMP et la victoire du non au référendum, le chef de l’Etat -déshonorant sa fonction- n’a pas pu se résoudre à nommer à Matignon son principal rival politique. Le non du peuple français a été transformé en une bataille d’ambitieux, autistes, en complet décalage avec la réalité.

Sarkozy ne cache plus depuis longtemps sa candidature à la présidentielle de 2007. Chirac a donc voulu s’éviter ce nouveau type de cohabitation et a préféré faire le choix d’un fidèle : Villepin. Pour Sarkozy, c’est la troisième occasion ratée : il avait déjà espéré être nommé à Matignon en mai 2002, puis en mars 2004 après l’échec des élections régionales. Dimanche soir encore, le président de l’UMP avait paru se porter une nouvelle fois candidat : "les 22 mois qui nous séparent des prochaines élections décisives pour notre pays doivent être mis à profit pour fonder un nouvel espoir". En vain. Le rejet du débat européen a été complètement occulté, le peuple est méprisé.

Chirac, affaibli par la lourde sanction électorale de dimanche, ne peut plus faire sans Sarkozy. Contraint de répondre aux appels pressants de la base de l’UMP, il s’est longuement entretenu lundi matin avec lui, pour probablement l’inviter à participer au gouvernement. Et le chef de l’Etat a même abandonné sa principale condition : Sarkozy conservera la présidence de l’UMP. C’est pourtant la règle de non-cumul des fonctions qui avait justifié le départ de Sarkozy du gouvernement lorsqu’il avait été élu chef de l’UMP en novembre.

En 2007, il faudra sanctionner tous ces pervers de la politique, de droite comme de gauche, qui privilégient leurs ambitions égoïstes à la volonté exprimée du peuple. Le résultat de dimanche était pourtant clair : nous voulons une autre Europe ! Nous n’avons que faire des magouilles politiciennes.

Michel Janva

Le communautarisme sanglant

Le futur gouvernement et en particulier, le ministre de l’Intérieur, ont du pain sur la planche. Le grand banditisme sans frontière et le communautarisme mettent le feu dans nos villes, brûlent, pillent, terrorisent et tuent à tour de bras.  Depuis quinze jours Perpignan, aujourd’hui, Marignane.
Et les pauvres maires du coin, élus français, doivent faire l’arbitre au risque d’être accusés de tout par une gauche, qui exploitera toutes les occasions pour renier ses propres responsabilités et pour voiler son aspect moribond en en rajoutant à la déstabilisation du pays…

Mais voilà, les temps changent :
– Dimanche, les Français ont dit leur ras-le-bol à l’immigration sauvage facilitée par Bruxelles et l’autiste ouiouiste qui prendra l’Intérieur devra l’entendre au risque de perdre gros (N’est-ce pas, Sarkozy?).
– Même la presse se lâche et oublie sa langue de bois. On n’y parle plus de "jeunes" de "milieux défavorisés" ou "en voie de…" mais de Maghrébins et de Gitans.
Un peu comme le reste de la population apeurée et inquiète, qui, elle, voit ce qui se passe, c’est à dire notre vieille France révée par des truffes politiques comme terre d’accueil, devenue le théâtre d’opérations extérieures de ceux qu’une Europe sans frontières nous livre comme nouveaux amis.

Lahire

Un rabbin dénonce de nouvelles insultes ignobles contre Benoît XVI

C’est un dessin animé intitulé "Heil Mary" et qui présente le Saint Père faisant un salut nazi devant une statue de la Sainte Vierge.
Plus de renseignements et surtout le moyen de réagir  ici

Lahire

Un nouveau “NON” en Europe…

… qui s’annonce demain aux Pays-Bas à près de 60%! Au concours de "A l’Europe, dis Non!", la France risquerait d’être encore avant-dernière avec seulement 54, 87%…  Mais elle restera la première à être rentrée dans le camp des vainqueurs!

Lahire

Le nouveau Premier ministre

Dominique Galouzeau de Villepin est né le 14 novembre 1953 à Rabat au Maroc. En mai 1968, à quinze ans, il est le seul gréviste de son école à Caracas. Il rentre ensuite en France et étudie à Sciences-po Paris. Il entre en 1977 au RPR et devient un an plus tard élève de l’ENA. Il entame ensuite sa carrière de diplomate en tant que secrétaire des Affaires étrangères.

Entre 1993 et 1995, il a été directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, puis de 1995 à 2002, il fut secrétaire général de la présidence de la République. C’est donc un très proche de Chirac.

Il a été, en 1997, à l’origine de la décision de dissolution de l’Assemblée, avec le succès que l’on connait. Certains considèrent cette dissolution comme positive puisqu’elle a permis à long terme la réélection de Chirac en 2002, la gauche au pouvoir s’étant rendue impopulaire. Entre mai 2002 et mars 2004, il a été ministre des Affaires étrangères, et ensuite, ministre de l’Intérieur.

Comme le lui a fait cruellement sentir Sarkozy, il n’a jamais été candidat à une élection. C’est un parfait technocrate, emblématique d’une élite loin du peuple. Pour Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne : "Jacques Chirac a choisi la logique de bunkerisation du pouvoir. Isolé face au peuple français qui vient de voter non massivement, isolé en Europe face à des partenaires qui ne le prennent plus au sérieux, le voilà dorénavant isolé dans son propre camp. Un tel contexte conduit au chaos à brève échéance."

17h40 : Ministre des Affaires étrangères durant le débat sur la reconnaissance de l’héritage chrétien dans le projet de traité constitutionnel européen, il reçut son homologue du Saint-Siège, Mgr Jean-Louis Tauran, pour lui expliquer, selon lui, le manque d’intérêt de la question.

Michel Janva

Autisme ou dictature?

Le "non" gagne au référendum sur l’Europe et le Premier Ministre démissionne. L’entrée de la cuisine politicienne.
Le "non" gagne et Chirac nomme un défenseur du … "oui", jamais élu, comme premier ministre. Le plat principal est servi. L’autisme continue.
Et le dessert? Le "oui" tient le haut du pavé (ou le crachoir) depuis dimanche. Le "non" majoritaire n’est pas accès aux appareils d’état. La dictature s’installe : "Cause toujours, tu ne m’intéresse pas!"

Et ce n’est pas faute d’essayer :
Ici un collectif des vainqueurs ( lire l’appel ici en pdf) pour avoir droit à la parole et Mégret dénonce la confiscation.

Le non ne doit pas se faire piéger! il est peut-être encore temps!

Lahire

Villepin Premier Ministre

Raffarin a démissionné avec tout son gouvernement et Chirac a nommé Villepin Premier ministre. Sarkozy à l’intérieur?

Lahire

Raffarin

… vient de quitter Matignon pour se rendre à l’Elysée. Certainement pour y déposer sa démission. Chirac devrait nommer peu après son successeur, qui est déjà désigné : ce sera très certainement un partisan du oui.

On le voit : la démocratie n’est pas respectée en France. Le peuple vote, les élites restent en place. Le futur Premier ministre comme les députés ne représentent pas les Français.

C’est pourquoi les négociations internationales deviendront extrêmement difficiles pour nos gouvernants : comment voulez-vous que Chirac et chacun de ses ministres puissent discuter avec leurs homologues si, ce qu’ils pensent, disent et veulent ne correspond pas à la volonté du peuple français ? Ils ont perdu toute crédibilité nationale par le référendum, et par là, ils ont perdu toute crédibilité internationale. Leur maintien au pouvoir affaiblira très certainement la France dans le monde. Il leur sera ensuite bien facile d’en rejeter la responsabilité sur le peuple français et sur son non. C’est la dictature des irresponsables.

Michel Janva

Changements sur le site

Vous avez pu constater que notre colonne de gauche a changé.
Le référendum étant passé, nous avons retiré les liens spéciaux. Vous pourrez retrouver nos différents posts sur l’Europe dans les thèmes suivants : Le référendum et "Europe : identité chrétienne". Beaucoup d’autres thèmes sont disponibles dans la rubrique "archives".

Comme on a plus de temps depuis dimanche soir, nous avons mis en forme nos réponses à toutes les questions qui nous ont été posées : qui sommes-nous? Pourquoi ce nom "Salon Beige"? etc… Vous trouverez les réponses sous le lien "qui sommes -nous?".

Lahire

Un NON cohérent

Malgré une grande disparité indéniable dans ses motivations, le "non" appraît toutefois dans une grande cohérence : cohérence dans le refus d’un monde sans frontière; cohérence dans le refus d’un monde de "sachant" et cohérence dans le refus d’un monde lointain.
A l’heure où les grands médias, bien que décrédibilisés parce que totalement aux ordres, tentent de faire culpabiliser ceux qui ont refusé la mascarade, il est bon de se recentrer sur les arguments et de préparer la bataille suivante.

Je cite cet article : "Les Français n’ont pas suivi les consignes que leur donnaient les grands medias, les échanges sur internet ont sans doute joué un rôle très important dans ce phénomène". Le Salon Beige s’en réjouit!

Lahire

Quel avenir pour le Traité ?

L’avez-vous remarqué ? Les médias du "oui", qui adjuraient les partisans du "non" de ne pas faire du référendum une affaire de politique intérieure, ne parlent depuis dimanche soir que de… politique intérieure.

Eh bien nous, nous avons voté sur le Traité, et nous continuons à nous y intéresser.

Le Financial Times pense que "l’Union européenne s’apprête à mettre de côté sa proposition de constitution pour quelques années" après le vote de dimanche. Pour Libération, "la tentation est grande" à Bruxelles "d’abandonner purement et simplement le projet de Constitution européenne."

Mais attention : les européistes ne baissent pas les bras.

J’ai mis ici en ligne un résumé du scénario européiste dont j’avais parlé ici. Des partisans de l’Europe fédérale y prônent une interprétation du Traité selon laquelle : 1) il suffirait que 20 pays sur 25 ratifient pour que le Traité puisse s’appliquer dans ces 20 pays ; 2) les signataires n’ont pas le droit, au motif du refus d’un ou plusieurs des 25, d’interrompre leur processus de ratification. Dans ce scénario, il est implicitement suggéré que les pays réfractaires suivent l’exemple du Danemark pour Maastricht et de l’Irlande pour Nice et procèdent à un nouveau référendum, sans doute au deuxième semestre 2006.

Pour Le Figaro, c’est davantage ce dernier scénario qui se dessine : "A ce jour, tous les Etats membres, y compris la Grande-Bretagne et la Pologne, ont été d’accord pour dire qu’il fallait ‘poursuivre’ les ratifications." Le quotidien se demande s’il ne s’agit que d’une posture destinée à ne pas décourager un "oui" néerlandais.

En tout état de cause, le Traité n’est malheureusement pas encore mort. A mon humble avis, un nouveau référendum en France fin 2006 n’est pour l’instant pas à exclure.

Henri Védas

Des évêques saluent le résultat du référendum en France

Deux évêques, et pas des moindres, saluent le résultat du référendum en France.

Monseigneur Giordano, secrétaire du conseil des conférences épiscopales européennes, déclare : "saisir cette occasion pour repenser l’idée de l’Europe, pour comprendre
où nous voulons aller,
pour redonner un véritable contenu à certaines
valeurs qui sonnent un peu creux
".

Le Cardinal Ruini, président de la conférence épiscopale italienne a pour sa part estimé que le traité constitutionnel européen, et
"souvent la politique concrète des pays membres de l’Union" souffraient
de deux défauts : "la conscience insuffisante des racines chrétiennes
de l’Europe
et de l’authentique humanisme dont le continent est porteur".

Là sont les bases de toute discussion sur la vision catholique d’une éventuelle constitution européenne : donner du sens au mot, conscience des racines et donc des réalités chrétiennes de l’Europe et d’un authentique humanisme, pas celui des francs-maçons, mais celui de l’homme, fils de Dieu, premier servi.
Les Italiens ont de la chance d’avoir des autorités de l’Eglise qui osent parler… L’Eglise est universelle et grâce au net, Le Salon beige est heureux de vous retransmettre ces bonnes paroles. A propos, le site de la CEF est muet depuis dimanche soir.

Lahire

Rérérendum : Le oui des nantis

Un lecteur nous fait part de son analyse du "oui", celui des nantis, celui de la France d’en haut alors que 80% des ouvriers ont voté "non". Il constate également combien la subersion fait rage : les ouiouistes auraient fait un choix éclairé, les électeurs du "non" se seraient bornés à réagir à une situation nationale déplorable.

Lahire

Autiste, le troisième mot du référendum

Buffet a traité Lang d’autiste hier soir en direct sur France 2. Mais c’est décidemment le mot qui convient le mieux aux ouiouistes, grands perdants pour l’instant du référendum, à commencer par le premier d’entre eux, Chirac.

Lahire

La retraite des homosexuels

Non, il ne s’agit pas d’une retraite spirituelle ou d’un quelconque havre de paix. Mais tout simplement d’une maison de repos… pour les homosexuels du troisième âge. Vous lisez bien! Mais il ne s’agit pas de ghetto où il seraient enfermés de force mais bien d’une situation voulue, d’une communauté que l’on qualifie d’ouverte mais où, pour rentrer, il faudra sans doute montrer patte blanche.

Lahire

Perles européistes

Jean-Claude Juncker, président en exercice de l’Union et premier ministre luxembourgeois, a des raisons d’aimer l’Europe : chef de gouvernement d’un pays dont la population est la moitié de celle du Finistère, le voilà qui donne des leçons à l’Europe entière ! Et avant que son carosse européen ne redevienne citrouille le 1er juillet, quand la présidence passera au Royaume-Uni, monsieur le président de conseil général nous livre ses profondes pensées :

"Beaucoup de ceux qui ont voté ‘non’ votaient pour plus d’Europe. Si on ajoute certaines de leurs voix au vote ‘oui’, c’est nous qui avons gagné."

Qui ça, "nous" ? Comme disait Présent, le vote "non", c’est décidément ceux qui ont voté "non" qui en parlent le mieux…

Autre perle : le chef du groupe socialiste au Parlement européen, M. Schulz, prétend également exercer un magistère universel. Non content de conseiller à Chirac de démissionner, il pontifie :

"(…) ce n’est pas parce que la France dit non que tout s’arrête ! Un oui en Espagne aurait-il moins de valeur qu’un non en France ?"

Et dans un mariage forcé, le oui du marié aurait-il moins de valeur que le non de l’épouse ?

La seule absurdité qu’ils ne nous aient pas sortie : "Le non est arrivé avant-dernier"; mais ça ne saurait tarder…

HV

Présent, la presse catholique

Nous citons souvent Présent dans nos posts. En effet, nous estimons devoir mettre en avant les articles ou analyses qui sont en conformité avec la Doctrine Sociale de l’Eglise et Présent bat des records de fidélité à Rome et à son enseignement.
C’est pourquoi, nous nous permettons, à titre exceptionnel en ce jour de Sainte Jeanne d’Arc qui doit être fière du peuple de France qui s’est battu hier, de relayer une publicité pour ce quotidien qui ne bénéficie d’aucune subvention et qui oeuvre pour la Vérité.

Pour tout abonnement avant le 11 juin, Présent vous offre un CDRom d’une valeur de 320 euros (!) regroupant toutes les archives d’Itinéraires depuis sa création en 1956. Rendez-vous tout de suite sur le site de Présent.

Lahire

Jacques Chirac

… s’exprimera mardi soir aux Français. Ce ne sera qu’une fois de plus…

Il a reçu aujourd’hui Raffarin, Sarkozy, Bayrou, Villepin, Alliot-Marie, Douste-Blazy, Borloo, Debré et Christian Poncelet. Aucun tenant du non, même de droite, même de l’UMP !, n’a été reçu par le chef de l’Etat. C’est dire s’il méprise le résultat démocratique…

Il peut bien nommer un quelconque nouveau premier ministre, celui-ci mènera la même politique que son prédécesseur, politique dictée par Bruxelles. Or, aujourd’hui, après la gifle référendaire, il faut redéfinir la politique, réformer les institutions sclérosées qui ne représentent plus le peuple, définir l’identité de l’Europe et de la France… Il faut que nos gouvernants se remettent en cause.

Michel Janva

Référendum en Italie

Le pape Benoît XVI s’est impliqué pour la première fois dans le débat politique italien en soutenant un appel au boycott lancé par des évêques à l’approche d’un référendum très controversé sur la procréation assistée. En effet, si moins de 50% des électeurs inscrits se prononcent lors de cette consultation, le résultat sera invalidé et la loi restera inchangée.

Les partisans du référendum ont l’objectif d’abroger une loi très contraignante sur la fécondation médicalement assistée. Le référendum du 12 juin prochain fait monter la tension politique en Italie, où se déroule le plus intense débat sur une question sociale depuis que le divorce et l’avortement ont été légalisés dans les années 1970.

Le pape a estimé que l’Eglise, qui a exhorté les catholiques à ne pas se prononcer sur le sujet, avait pris cette position pour défendre la vie humaine et non pour apporter son soutien à tel ou tel parti politique. Benoît XVI a ajouté qu’il se sentait proche des évêques "par la parole et la prière" et que leur position sur le référendum faisait d’eux de "très bons pasteurs". Le souverain pontife a rendu hommage aux évêques italiens, qu’il recevait au Vatican, pour avoir essayé d’"éclairer le choix des catholiques". A remarquer que le Pape n’a pas dit cela au sujet des évêques français…

Michel Janva

Une vision américaine du Non français

"Vive la France !", s’écrie l’un des chefs de file du mouvement néoconservateur américain, Bill Kristol, dans un éditorial du magazine Weekly Standard. A l’en croire, c’est une "libération" : l’Europe se libère de vieux régimes "arrogants" et "loin de la population". C’est l’effondrement d’un modèle, le moment est venu pour l’Europe d’ouvrir le débat sur "ses Etats-providence en faillite, ses économies sans croissance qui n’encouragent pas à grimper les échelons, ses politiques de l’immigration en faillite"

En l’absence de réactions officielles dimanche soir, en plein milieu du traditionnel week-end du Memorial Day, les blogs ont donné le ton chez les conservateurs. "Bravo à tous les Jacques et Jeannette qui ont mis leur doigt dans l’oeil des énarques et du reste de l’élite française", écrit l’un des bloggeurs des Chicago Boyz, ces admirateurs de l’école des penseurs économiques conservateurs de Chicago. L’antiaméricanisme de certains partisans du non ne le gêne pas : "cela m’est égal que les gens nous aiment. L’important, c’est qu’ils décident eux-mêmes. Si les Français ne veulent pas du capitalisme sauvage ou à l’anglo-saxonne ou d’hyper-libéralisme, c’est très bien. Ils sont libres d’avoir autant de socialisme qu’ils peuvent ingurgiter."

Dès samedi, le très conservateur George Will, du Washington Post, prévoyait que "les élites ­ politique, économique et médiatique ­ risquaient de mesurer la limite de leur habileté à imposer leurs marottes". Dans le Los Angeles Times, Gary Schmitt a mis aussi en cause un déficit démocratique en Europe. Il ne cachait pas qu’il ne pleurait pas la Constitution : "Si elle meurt, c’est la vie."

Michel Janva

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