Blogs avec images

Portrait de l’Islam ‘radical’ en France

Le directeur central des Renseignements généraux Pascal Mailhos estime que l’islam radical est "en plein essor" avec 5.000 salafistes en France. "Ce phénomène nous inquiète mais il faut absolument éviter les amalgames (que cet essor est lié à l’immigration ? NDLR). Il n’y a pas dans ce mouvement de la hiérarchisation mais des liens personnels forts à l’intérieur de la toile". Le problème c’est qu’on ignore ce qu’est l’islam radical. Il y a certes des musulmans radicaux qui veulent tout casser et d’autres qui sont plus pacifistes, mais l’islam en lui-même…

"On admet qu’il y cinq millions de musulmans en France et environ 200.000 sont des fidèles pratiquants. Les convertis sont environ 1.600 et environ un sur quatre est engagé dans l’islam radical. En cinq ans, le salafisme a fait autant de convertis que le mouvement tabligh en 25 ans. L’ensemble du territoire est aujourd’hui touché, mis à part quelques régions comme la Basse-Normandie, la Corse, le Limousin ou le Poitou-Charentes". "Sur environ un millier d’imams, 360 avaient une bonne maîtrise du français, 315 une maîtrise moyenne et 350 une mauvaise maîtrise de la langue."

En matière de financement, "les activistes s’adaptent à grande vitesse", passant des boucheries halal aux cybercafés. "Nous avons contrôlé 350 lieux au cours des sept premiers mois de l’année, dont 300 étaient des commerces".

MJ

Immigration : les chiffres ‘officiels’

Le nombre d’entrées en France au titre du regroupement familial a progressé de 2,4% en 2004 (9,5% en 2003), avec 102.613 personnes contre 100.149 en 2003, selon l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration publié jeudi par le HCI en annexe de son rapport annuel.

Sur les 102.613 étrangers admis au titre du regroupement familial, 74% proviennent d’Afrique, dont 60% d’Algériens et de Marocains, et 7% d’Asie. Les deux tiers des étrangers admis en France sont originaires du continent africain. Ils résident pour la moitié d’entre eux en Ile-de-France. Avec 65.600 demandes d’asile en 2004, la France demeure le premier pays attirant les demandeurs d’asile. Enfin, 168.826 personnes ont acquis la nationalité française par naturalisation en 2004.

Le calcul est ardu mais il en vaut la chandelle : 100 000 étrangers au titre du regroupement familial, plus 65 000 demandeurs d’asile, plus les clandestins… cela fait combien d’étrangers en plus par an en France ? Sachant que plus de 168 000 acquièrent la nationalité française chaque année, histoire de fausser les chiffres, vous avez ce qu’on appelle une immigration-invasion.

Michel Janva

Le Rap, musique et (dés)intégration

Alors que les émeutes sont aujourd’hui officiellement arrêtées, malgré l’état d’urgence qui durera jusqu’en février, près de 200 députés s’en prennent à plusieurs groupes de rap pour incitation à la haine et au racisme. Ils ont interpellé le Garde des Sceaux à ce sujet.
Pour donner suite au post de Michel, je rajouterais que la plupart des groupes de rap naissent dans les banlieues au sein des associations subventionnées par l’Etat et dans les studios d’enregistrement construits par les collectivités locales. Bref que de l’argent destiné à l’intégration.
Un mail circule en ce moment contenant les paroles de plusieurs groupes de rap. Je n’en fais pas copie ici : des propos aussi vulgaires, crus et outranciers n’ont pas lieu de cité sur le Salon Beige. Les personnes les plus averties pourront avoir un aperçu ici.

L’argent français pour l’intégration par la "culture" utilisé pour la désintégration de la France et de sa vraie culture.

Lahire

France : nouvel incendie dans une église

Les faits se sont déroulés hier après-midi (mercredi) à Moret-sur-Loing en Seine et Marne. Plusieurs feux intentionnels ont été allumés à différents endroits dans l’église. Heureusement, grâce à une personne présente sur les lieux peu de temps après le début de l’incendie, celui-ci a pu être rapidement maîtrisé par les pompiers.

Les dégâts ne sont pas importants et une enquête est ouverte.

Lahire

Libérés de Libération

Le quotidien en faillite Libération, fondé en 1973 par Serge July et Jean-Paul Sartre, est en grève. Sa diffusion a reculé de 9,8% en 2004/2005 à 134.593 exemplaires et la publicité a baissé de plus de 10% cette année. La direction prévoit donc la suppression de 38 postes et l’externalisation de 14. Ce qui va à l’encontre du marxisme à tendance trotskiste de ses dirigeants…

Pour notre tranquillité, ce quotidien, déjà absent des kiosques mardi et mercredi, ne paraîtra donc pas jeudi.

Michel Janva

Samy Nacéri le récidiviste

L’acteur a été placé en garde à vue suite à  une plainte contre lui pour "violences volontaires" émanant d’un styliste de chez Von Dutch. Le styliste était assis à une table dans un établissement où il attendait l’acteur, quand ce dernier, sortant des toilettes et excédé par le retard de son interlocuteur aurait saisi un cendrier en verre et l’aurait frappé au visage… des amis de l’acteur l’auraient ceinturé quand il a menacé d’étrangler le jeune homme, ensuite évacué vers l’hôpital Ambroise-Paré. L’avocat de la victime estime que son client est complètement défiguré.

Samy Naceri – encore un modèle d’intégration…- a déjà été condamné pour des infractions au code de la route (ivresse et excès de vitesse), des violences et outrages. Son permis de conduire a été annulé. Il y a peu, Nacéri, converti à l’islam, aurait menacé de mort Salman Rushdie (contre lequel les islamistes ont lancé une fatwa), lors de l’émission "Tout le monde en parle" (séquence coupée au montage…).

Michel Janva

Vers une interdiction de l’opposition à l’avortement ?

On remarque une assimilation de plus en plus fréquente, dans le discours dominant, de l’opposition à l’avortement à… une violence contre les femmes : dans les médias et les discours de ministres, au Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, et dans une interview, reproduite dans le Figaro, de la présidente de l’association "Regards de Femmes", partie civile dans l’affaire Bouziane :

L’association Regards de femmes, partie civile dans le procès Bouziane, un imam condamné en appel à Lyon à six mois d’emprisonnement pour des propos favorables au châtiment corporel des femmes, lutte contre tous les intégrismes religieux qui conduisent à des violences contre les femmes. […]

Q: Comment avez-vous décidé de vous lancer dans ce combat contre l’ancien imam de Vénissieux (Rhône) ?

R: Parce que nous ne pouvions admettre que ce genre de propos, que nous savions être affirmés dans certaines mosquées, soient tenus publiquement dans un journal et même répétés devant un juge. Il nous a paru indispensable d’agir. Car nous sommes entrés dans une phase de régression inquiétante sur la question du droit des femmes. On peut voir ça aux menaces de plus en plus grandes sur l’IVG, récemment assimilée à la Shoah lors d’une exposition au Parlement européen, organisée par des députés polonais, sur la pilule, qui est menacée jusqu’aux Etats-Unis, où certains pharmaciens ne la délivrent plus, ainsi qu’aux jeunes filles qui se font brûler etc…

La suite logique de telles assimilations, c’est l’interdiction du discours pro-vie. Inconcevable ? Mais qui aurait cru, il y a quelques années, que l’opposition à l’homosexualité serait aujourd’hui une "homophobie" délictuelle ?

Henri Védas

Une loi contre le racisme anti-français

Les députés Daniel MACH et Jean-Paul GARRAUD viennent de déposer un projet de loi créant un délit d’atteinte à la dignité de l’Etat. Les députés l’ont justifié ainsi :

"Au mois d’août 2005, les Français ont pu découvrir, dans le commerce ou sur Internet la chanson de «Monsieur R» intitulée «FranSSe», issue de son album «Politikment incorrekt» et susceptible d’être diffusée sur les ondes. Les paroles de ce titre sont édifiantes : «La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope, faut la traiter mec…, je pisse sur Napoléon et le Général de Gaulle… La France est une mère indigne qui a abandonné ses fils sur le trottoir sans même leur faire un signe». La bande vidéo de cette chanson est à l’avenant, et les internautes ont pu découvrir avec effarement des femmes dénudées se frottant de façon indécente au drapeau français… Ces propos sont indiscutablement une atteinte à la dignité de l’Etat et de notre pays. (…)

Des législations récentes ont classé parmi les délits, les discriminations raciales, sexuelles, et morales. Il serait incompréhensible que ce renforcement légitime de la protection de la dignité des personnes ne s’accompagne pas d’une protection de notre pacte républicain et de notre société."

PROPOSITION DE LOI :
"Constitue une atteinte à la dignité de la France et de l’Etat, toute insulte, toute manifestation de haine, publiée, mise en ligne sur Internet, télévisée ou radio-diffusée, proférée à l’encontre du pays, de ses personnages historiques, des dépositaires de l’autorité publique ou de ses institutions.
Constitue une atteinte à la dignité de la France et de l’Etat, le détournement du drapeau national
."

Michel Janva

Dessein intelligent : suite

Le Père Neuhaus réagit sur son blog à l’article de l’intellectuel conservateur Charles Krauthammer attaquant le mouvement de l’Intelligent Design (ID):

[La présentation que fait Krauthammer] de l’ID est digne des pages éditoriales du New York Times. […]

Le mouvement de l’ID met en cause, sur des bases scientifiques, la validité de l’orthodoxie néo-darwinienne en tant que théorie générale des origines et du développement de la vie sur terre, et en particulier de la vie humaine.

Il ne fait aucun doute que de nombreux partisans de l’ID, notamment parmi les protestants évangéliques, sont motivés par un désir de donner raison à une lecture littérale du récit de la création dans la Génèse. Toute cause attire des gens avec des motivations diverses et parfois contradictoires. Mais le but affiché du mouvement de l’ID est de mettre en cause le dogmatisme philosophique qui se fait passer pour de la science dans l’enseignement de l’évolution dans les salles de classe. […]

Nous sommes au tout début du mouvement de l’ID. Ce dernier en est encore à affiner ses arguments. […] Que des mandarins de la cause conservatrice déclarent les questions posées comme dépassant les bornes […] n’aide en rien.

Henri Védas

Victoire de Bafweb

Bravo au patron de Bafweb, Adrien de Riedmatten : il avait mené une admirable campagne contre le Kunstmuseum de Berne, qui avait exposé comme une "oeuvre d’art" le cadavre profané d’un foetus. Le musée avait répliqué, sans doute pour l’intimider, par une plainte en diffamation. Cette dernière vient de se terminer par un non-lieu (pdf).

Henri Védas

Contre les violences conjugales ? Donc pour le mariage…

Le gouvernement lance une campagne contre les violences conjugales – une préoccupation légitime, mais qui est souvent utilisée de manière subversive contre la famille. En créant un "effet de loupe" sur des situations minoritaires, on a vite fait de présenter la famille comme un lieu d’oppression, et la surveillance de la famille par l’Etat comme une nécessité.

Ce n’est pas un hasard si la première loi du très anti-familial gouvernement Zapatero portait sur le sujet (en utilisant le vocable de "terrorisme domestique").

Et en France, nous n’échappons pas à ce détournement subversif : le plan d’action du gouvernement, lancé sous Raffarin, s’appelait étrangement "10 mesures pour l’autonomie des femmes". Une des dix mesures était de "favoriser la mixité dans le système scolaire" ! On aimerait bien que le gouvernement produise une étude montrant un lien entre la scolarité non-mixte et les violences contre les femmes…

La meilleure parade contre les violences conjugales n’est pas la promotion de l’ "autonomie" d’un sexe par rapport à l’autre : une étude du think tank Heritage Foundation a montré qu’aux Etats-Unis les mères mariées ou ayant été mariées subissent deux fois moins de violence domestique que les mères célibataires, pourtant "autonomes". La parade contre les violences, c’est le mariage ("Maris, aimez vos femmes et ne les traitez point avec rigueur" Saint Paul aux Colossiens). Et la meilleure lutte contre les violences, c’est la défense du mariage menacé à terme d’abolition.

Henri Védas

Des éditeurs catholiques ?

Les éditeurs français (Le Cerf, Fleurus-Mame et Bayard) du Catéchisme de l’Eglise catholique abrégé (18 euros) ont annoncé qu’ils portaient plainte pour contrefaçon et pour diffamation, après la diffusion d’une édition pirate (7 euros), pourtant commandée par le Bénin, et d’attaques sur internet.

Le directeur des Editions du Cerf, le frère dominicain Nicolas-Jean Sed a osé demander "qui a intérêt à saccager un tel instrument de travail ?". Quel saccage ? Pour le bénéfice financier du trio infernal ? Sans doute. En tout cas, la ‘concurrence’ de Téqui n’a en rien saccagé la diffusion du catéchisme, bien au contraire, son prix modeste en a permis une large, très large, diffusion.

Deux plaintes ont été déposées, pour contrefaçon après des saisies probatoires et une autre va l’être pour diffamation contre le site internet Dieu n’est pas à vendre et la revue L’Homme nouveau, a précisé l’avocat des éditeurs, Me Christian Charrière-Bournazel, qui est accessoirement, le vice-président de la Licra…

Michel Janva

L’antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe

Finkielkraut persiste et signe. Après Le Figaro, c’est le quotidien israélien Haaretz qui l’interroge (et c’est Le Monde qui s’offusque) :

"On voudrait réduire les émeutes des banlieues à leur dimension sociale, y voir une révolte de jeunes contre la discrimination et le chômage. Le problème est que la plupart sont noirs ou arabes, avec une identité musulmane. En France, il y a d’autres émigrants en situation difficile. Ils ne participent pas aux émeutes. (…) On nous dit que l’équipe de France est admirée parce qu’elle est black-blanc-beur. (…) En fait, aujourd’hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l’Europe." Voir dans les émeutes "une réponse au racisme français, c’est être aveugle à une haine plus large : celle de l’Occident". (…) Il s’agit d’un pogrom antirépublicain : il y a en France des gens qui haïssent la République." La haine "des Noirs (contre la France) est pire encore que celle des Arabes."

Les enfants d’immigrés "disent : "Je ne suis pas français, je vis en France et en plus ma situation économique est difficile. Mais personne ne les retient ici de force." Quant aux motivations des jeunes des cités, elles n’ont aucun lien avec l’emploi. Ils veulent "l’argent, les marques et, parfois, les filles." Ils ne sont pas victimes de racisme, mais dans la France actuelle, "on leur préfère le mythe du "racisme français"". Aussi, "L’antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe."

Le problème que pose Finkielkraut au Monde, c’est qu’il a "une voix très déviante, d’abord parce que ces propos ne sortent pas de la bouche de Jean-Marie Le Pen". Et aussi parce que Finkielkraut est juif ? Et qu’il est très risqué de s’attaquer à un Juif, même s’il ose dénoncer la propagande d’Etat…

Michel Janva

L’Eglise catholique n’ordonne pas les homosexuels

Elle n’ordonne pas non plus les femmes, ni même les bonnes soeurs, ni les trans, ni les bi…etc.

Le Monde s’en apitoie et on n’en attendait pas moins de sa part. Le document romain est disponible en anglais pour le moment (document officiel en italien ici), mais un internaute a fait l’effort d’en traduire les passages importants, traduction trahie par Le Monde, selon lui, mais là non plus, nous n’en n’attendions pas moins…

"Conformément à la tradition constante de l’Eglise, seuls les mâles baptisés peuvent validement recevoir l’Ordination sacerdotale. (…) Le candidat au ministère ordonné doit donc atteindre la maturité émotionnelle. Cette maturité le rend capable de se placer dans le bon rapport aux hommes et aux femmes, développant en lui un vrai sens de la paternité spirituelle vis-à-vis de la communauté ecclésiale qui lui est confiée."

"Ceux qui pratiquent l’homosexualité (…) se trouvent en réalité dans une situation qui entrave gravement la bonne façon d’entrer en relation avec les hommes et les femmes. Les conséquences négatives qui peuvent dériver de l’ordination de personnes présentant des tendances homosexuelles profondément enracinées ne doivent en aucun cas être ignorées."

Michel Janva

Comment délocaliser nos entreprises ?

C’est très simple, il suffit d’augmenter les taxes sur les entreprises. Elles partiront s’installer ailleurs, là où la vie est moins chère (comme dirait Auchan…). C’est ce que vient (encore) de faire le Conseil des ministres de ce matin en décidant de créer une nouvelle taxe sur les billets d’avions. Le comble, c’est que ce nouvel impôt est destiné à pallier l’insuffisance de l’aide publique au développement et à remplir les objectifs de réduction de la pauvreté dans le monde fixés en septembre 2000 lors du sommet du millénaire de l’ONU. Au nom du développement, on appauvrit les Français.

Le prélèvement prendra la forme d’une contribution de un à quarante euros sur chaque billet d’avion vendu. Air France ou British Airways y sont opposées. Si cette affaire leur coûte du marché, ces entreprises installeront leur siège à l’étranger. Les Etats-Unis ne veulent pas en entendre parler. Les billets de leurs compagnies seront moins chers…

Le réel problème c’est que l’aide au développement ne peut pas se limiter à de l’argent. Quand on sait qu’il y a plus de médecins béninois en Ile de France qu’au Bénin par exemple. Tous les diplomés étrangers que nous avons laissés sur notre sol (vives les allocs !) auraient du rentrer chez eux pour contribuer au développement de leur pays…

Michel Janva

Sarkozy sur le blog de Mathieu Kassovitz

L’acteur/réalisateur/scénariste français (on lui doit La Haine) tient vaguement un maigre blog, dans lequel il avait posté en tout et pour tout, avant les émeutes, cinq critiques de films. Aucun blog n’est à l’abri de fautes d’orthographe occasionnelles, mais celui de Kassovitz met le Salon Beige à l’aise de ce point de vue : extrait, pris au hasard :

J’ai raté à sa sortie ce film extraordinaire au titre bizarre. Je m’en mord les doigts, mais heureusement le DVD vient d’etre edité par AD VITAM et je vous recommende chaudement de vous plonger dans cette oeuvre qui peut changer votre vue sur le monde et ses disfonctionnements.

En Tanzanie, le lac Victoria, un des plus grand lac au monde, regorge d’un poisson introduit par l’homme. La perche du Nil a completement changée l’ecosysteme du lac en en devenant le predateur ultime.
Autour du lac, des pecheurs vivants dans les conditions de pauvretés les plus extreme, travaillent pour quelques centimes par jour pour le compte de compagnies étrangères qui exportent la chair du poisson en Europe.

Le 17 novembre, Kassovitz a posté une attaque assez violente contre Nicolas Sarkozy, qu’aurait pu écrire n’importe quel autre bobo germanopratin. Et qu’a d’ailleurs sans doute relue un bobo germanopratin, car on n’y trouve pas le même nombre de fautes que dans les autres posts. L’artiste y traite entre autres Sarkozy de "petit Napoléon en devenir". C’est tout juste si Kassovitz, par ailleurs, ne justifie pas l’émeute ("je me retiens de ne pas encourager les casseurs") voire le terrorisme ("Le bruit et la fureur sont les seuls moyens pour beaucoup de communautés de se faire entendre. Les attentats terroristes qui font la une des journaux en sont le résultat.")

Malgré la médiocrité et l’outrance des propos, Nicolas Sarkozy a répondu dans la rubrique "commentaires" du post, rapporte le Figaro :

Le ministre reproche […] à Mathieu Kassovitz de s’être fait «le porte-parole d’une minorité de casseurs plutôt que l’interprète d’une majorité de familles et de jeunes qui vit, elle aussi, dans les cités et qui en a assez de constater que la culture de la violence et des rapports de forces s’est imposée sur celle de l’Etat de droit».

Le commentaire de Sarkozy est toutefois difficile à retrouver parmi les centaines d’autres commentaires du post de Kassovitz.

Que M. le Ministre n’hésite donc pas à s’inviter dans les commentaires de ce blog, bien moins encombrés ! Il pourrait utilement nous éclairer, par exemple, sur le vrai sens qu’il donne à la "discrimination positive"…

Henri Védas

Angela Merkel « avec l’aide de Dieu »

La nouvelle chancelière a été investie aujourd’hui :

L’ancienne fille de pasteur, qui a grandi dans l’ex-RDA officiellement athée, a terminé par la formule facultative "avec l’aide de Dieu", que son prédécesseur avait omise.

Henri Védas

L’Intifada annonce une guerre civile en Europe

Selon le Lt-Col Ludovic Monnerat, les "violences urbaines qu’a connues la France ont révélé une situation de conflit de basse intensité. La mise au défi des pouvoirs publics signifie que l’heure est à la confrontation, et qu’une guerre civile d’un nouveau genre est inévitable."

"Sur le terrain, la situation a l’avantage d’être claire : des bandes souvent très jeunes, armées de projectiles divers, de cocktails Molotov et parfois d’armes à feu, se sont livrées à des razzias opportunistes qui ont occasionné des destructions considérables. (…) Utilisant le téléphone portable, les weblogs et le courrier électronique pour la préparation et la coordination de leurs actions, ces groupes sont souvent parvenus à se jouer des compagnies de CRS dépêchées pour reprendre le contrôle des quartiers dits difficiles. Les forces de sécurité (…) sont d’ailleurs régulièrement prises à partie comme des forces d’occupation."

"Les ‘territoires perdus de la République’ (…) sont des zones où les lois et les valeurs de la France ont été remplacées par d’autres lois et d’autres valeurs ; des territoires étrangers où l’autorité se partage entre les ‘grands frères’, les caïds et les imams. (…) L’embrasement actuel des banlieues françaises n’est ainsi pas une surprise. (..) Le laxisme en matière d’immigration, conjugué à une ségrégation physique et économique, a jeté des populations déracinées dans des ghettos bétonnés. Le déclin du civisme a permis à une économie souterraine illégale de parasiter ces ghettos et de consacrer ses comportements. Le mythe du métissage culturel a laissé une contre-culture hip-hop diffuser sans restriction des hymnes à la haine anti-française et des appels à l’insurrection armée. Enfin, le relativisme moral a donné aux organisations islamistes l’opportunité de promouvoir puis d’imposer leurs valeurs."

"La France compte aujourd’hui des dizaines de milliers de jeunes gens d’origine extra-européenne, en rupture totale avec la société qui a accueilli leurs parents, et dont la mentalité est celle d’enfants-soldats. (…) Sommes-nous donc à la veille d’une guerre civile en Europe ? (…) L’évolution des violences urbaines montre qu’une situation de conflit existe déjà, et que le refus de la reconnaître ne contribue en aucun cas à éviter son extension."

"Ce sera une guerre différente, à la fois subversive et symbolique, déclarée et décentralisée, intermittente et intense, qui verra le chaos et l’intégrisme s’allier pour combattre la normalité. Une intifada communautaire et générationnelle, une succession d’affrontements ponctuels et épidermiques, greffés sur le lent corps-à-corps des identités."

MJ

Chirac veut KTO !

Le président Chirac, s’exprimant à l’issue d’une réunion à l’Elysée avec les représentants des chaînes de télévision nationales et de la TNT, a souhaité que la loi de 1986 sur l’audiovisuel soit modifiée "pour inscrire la lutte contre les discriminations et pour la cohésion sociale dans les objectifs, les missions et les obligations du Conseil supérieur de l’audiovisuel" (CSA). Au nom de la lutte contre la discrimination à l’encontre des catholiques et pour la cohésion du peuple français, KTO doit donc avoir sa place dans la TNT.

Michel Janva

Emeutes : en attendant la nuit bleue

C’est un fait, les médias ne parlent plus de violences urbaines. C’est une impasse délibérée, un délit de désinformation. On ne peut pas nier pour autant que l’intensité des violences urbaines n’a pas régressé. Mais le fait est qu’il y en a toujours. Et elles tuent. Et le gouvernement a maintenu le couvre-feu pour trois mois par prudence, par précaution, par prévision également. Car le feu, pas complètement éteint (on estime toujours le nombre quotidien, ‘normal’, de voitures brûlées à 90), couve. La police vient de mettre la main sur une cache d’armes à Aubagne. Aucun rapport ? Les spécialistes estiment que des caches de ce type prolifèrent dans les cités : en novembre 2000, onze lance-roquettes ont été découverts dans un garage automobile à Nanterre, la direction des Renseignements généraux a recensé une demi-douzaine d’affaires de saisies d’armes de guerre : deux kalachnikov à Roubaix et à Nanterre ; des obus à Troyes ; un pistolet-mitrailleur à Colombes et un lance-roquettes découvert dans la banlieue lyonnaise.

Au cours de ces trois mois, il y a la fameuse nuit du 31 décembre au 1er janvier. Baptisée ‘nuit bleue’ par la police, cette nuit de fête est l’occasion pour les cités, depuis plusieurs années, de se concurrencer en nombre de voitures brûlées, mais aussi bâtiments incendiés ou vandalisés, commissariats assiégés, poursuites de voitures de police, caillassage en tout genre de pompiers, policiers, gendarmes, etc. Et selon les professionnels du métier, cette année, la nuit bleue devrait battre tous les records…

Michel Janva

Sarkozy cite le « pays réel » !

Raffarin parlait de la "France d’en bas" opposée à celle "d’en haut" – vision dialectique qui semblait teintée de souvenirs marxistes. Nicolas Sarkozy a lui, samedi, opposé lors d’un discours aux nouveaux militants UMP le "pays réel" au "pays virtuel" :

«Rarement, au cours de trois dernières semaines, je n’ai senti un décalage aussi profond entre le pays virtuel tel qu’il est décrit à longueur d’articles et le pays réel.»
[Un texte du discours est ici, sur le site de l’UMP – mais le passage en question, sauf erreur, n’y figure pas.]
L’extrême-gauche s’étrangle en remarquant que la formule "pays réel" vient de Charles Maurras.
Dans son discours, Sarkozy est revenu sur la "discrimination positive" :
La discrimination positive, ce n’est pas créer des quotas ethniques dans les entreprises, les grandes écoles, les administrations ou à la télévision, afin de satisfaire, sans tenir aucun compte du mérite, une exigence de représentativité des minorités visibles.

La discrimination positive que je propose, c’est de supprimer le handicap objectif dont les personnes, qu’elles soient d’origine étrangère ou française, souffrent en raison de leur appartenance sociale ou de la couleur de leur peau, y compris quand elles font des efforts. C’est la même chose en réalité que la reconnaissance du mérite, qui est l’une des valeurs essentielles de l’UMP et qui sera l’un des fondements de notre projet en 2007. C’est la reconnaissance de tous les mérites.

Cela consiste par exemple à mettre des moyens réellement renforcés au stade de la petite enfance et dans les ZEP pour donner plus, en matière éducative, à ceux qui, au départ, au moins. Cela consiste à aider ces jeunes à concevoir et réussir un projet d’avenir vers des filières ambitieuses, alors qu’aujourd’hui ils n’en ont pas même l’idée parce que personne ne leur en parle.

Sarkozy entretient la confusion sur le sens qu’il donne à la "discrimination positive" :
– Exclut-il les quotas raciaux tous court, ou seulement ceux qui "ne tiennent aucun compte du mérite" ?
– Donner des moyens renforcés aux ZEP (la continuation de la politique actuelle) n’a rien à voir avec un "handicap objectif" spécifique que représenterait la "couleur de la peau" : la question est de savoir si la "discrimination positive" qu’entend Sarkozy attribue officiellement, et avec les meilleures intentions, à une personne une race donnée, comme son équivalent américain – ce qui est un véritable poison social.

Ivan Rioufol sur Radio Courtoisie

L’éditorialiste du Figaro présentait chez Jean Ferré ce soir son recueil d’éditoriaux : Chroniques d’une Résistance.

Sa chronique de vendredi dernier, sur l’après-émeutes, peut encore être lue sur le site du Figaro :

Qui a mis la France dans cet «état d’urgence» ? Ceux qui ont laissé croire aux seuls bienfaits de la multiethnicité, du mélange des cultures, de la «citoyenneté du monde». Ceux qui ont, dans le même temps, ringardisé le patriotisme, relativisé la légitimité des lois, victimisé les minorités. Ceux qui ont dissimulé les réalités, bidonné les chiffres, nié les évidences. Ceux qui ont lynché les contradicteurs. Comment suivre encore ces faiseurs de désastre ?

ONU : encore une allégeance à la culture de mort

Le Comité pour les Droits de l’Homme de l’ONU a, le 17 novembre, jugé que le Pérou n’avait pas respecté lesdits droits en ne permettant pas à une jeune femme, mère d’un foetus très lourdement handicapé, d’avorter.

Les associations pro-avortement qui avaient appuyé la plainte de la jeune péruvienne jubilent :"Nous sommes ravis que l’UNHRC a jugé en faveur de la protection des droits humains les plus fondamentaux des femmes."

Ce jugement doit d’abord être relativisé :

– Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU est une institution secondaire de l’organisation, dont les jugements n’ont pas de valeur contraignante. Il est composé de 18 "experts" qui se réunissent trois fois par an, pour trois semaines à chaque fois. Il ne doit pas être confondu avec la Commission des Droits de l’Homme, instance intergouvernementale, et dont l’autorité n’est déjà pas bien élevée. Les pro-avortement semblent jouer sur la confusion en utilisant les initiales communes aux deux instances, UNHRC.

– Le jugement n’a pas la portée que lui accordent les pro-avortement : son principe est bien sûr horrifiant, mais le reproche fait au Pérou est que la jeune femme n’a pu avorter, alors qu’elle remplissait d’après le comité les conditions légales selon la loi péruvienne (à savoir un danger pour la santé de la mère).

Mais ce jugement reste inquiétant :

– L’ONU est certes "plurielle" : l’Assemblée Générale, le Secrétariat général, le PNUD, l’UNFPA, les comités et commissions innombrables répondent chacun à des dynamiques différentes. Mais, par contraste avec les instances inter-gouvernementales capables du pire comme, parfois, du meilleur, les structures bureaucratiques permanentes de l’ONU confirment qu’elles pèsent constamment du côté de la culture de mort.

– Le choix d’associations pro-avortement d’appuyer la plainte d’une sud-américaine n’est pas un hasard, mais un effort concerté. L’Amérique du Sud est, d’après The Economist, le principal front de la lutte pour la légalisation : seuls le Guyana, la Guyane française et le Belize l’autorisent aujourd’hui largement.

Le Comité des Droits de l’Homme est d’ailleurs un récidiviste dans cette campagne : en mars 2004, le président de ce comité avait qualifié d’ "outrage" le fait que la loi colombienne interdise l’avortement en cas de viol; en 2001 il avait demandé des comptes au Venezuela à propos de "la traite des femmes, l’interdiction de tout avortement non thérapeutique, et la violence contre les femmes." On remarque l’enchaînement de la phrase, très pensé…

Henri Védas

Le Christ-Roi

…, fêté hier, a bien entendu été au centre de l’Angelus de Benoît XVI. Le Pape a rappelé que c’est à la lumière de la centralité du Christ que devaient être interprétés les différents domaines de la vie de l’homme contemporain : "la famille, la culture, l’économie, la politique, la communauté internationale." Puis le Pape a, en espagnol, évoqué la prochaine béatification de 13 martyrs Cristeros :

« En cette solennité de Jésus Christ, Roi de l’Univers, qu’ils ont invoqué au moment suprême de donner leur vie, ils sont pour nous un exemple permanent et un encouragement pour donner un témoignage cohérent de notre foi dans la société actuelle. »

Liberté politique nous livre, toujours à l’occasion du Christ-Roi, une belle réflexion du Père Michel Gitton sur la royauté du Christ. Le prêtre évoque la réticence à parler de cette royauté :

On croyait déjà en avoir fini avec le Père Tout Puissant et voilà qu’il revient dans les prières et les formules de la messe. Quand le christianisme aurait-il tourné le dos à ce modèle autoritaire que Jésus est venu précisément contester ? Dieu n’est qu’amour et sa seule puissance est la force désarmée du don de soi.

Je ne sais pas s’il y a encore beaucoup de gens pour reprendre à leur compte ce genre de réaction, mais elles ont incontestablement marqué une époque, qui correspondait en gros au refus de l’image paternelle dans les années qui précédèrent et suivirent mai 68.

Le Père Gitton rappelle que, pour n’être pas secondaire, l’humilité du Christ est seconde. C’est Sa royauté qui est première :

Car, disons-le franchement : la faiblesse à la quelle le Christ a consenti n’est pas une valeur en soi. […]

Non, notre Dieu est fort, c’est le "Dieu des victoires". Si sa force s’est déguisée en faiblesse pour s’insinuer dans la condition humaine, ce n’est pas pour la laisser comme elle est. Les Pères nous disent qu’il a réussi à tromper la ruse du Démon acharné à écraser l’homme et qu’en prenant incognito la place de celui-ci, il a pris sur lui toute la violence dont l’Ennemi se sert pour faire plier la volonté de l’homme et l’amener dans son camp. Seulement en mourant sans s’être un instant séparé de l’amour du Père, il a échappé au piège et les hommes peuvent maintenant passer par les mailles du filet. Ce ne sont pas que des images, c’est la réalité. La force paradoxale de Dieu a eu raison du malheur de l’homme.

On comprend qu’on puisse ensuite le représenter à cheval, comme un triomphateur et comme le Roi des rois !

Henri Védas

PS : Le Pape s’est également adressé aux pèlerins francophones, les invitant à la prudence au volant :

"Je salue cordialement les pèlerins francophones. En ce dimanche consacré aux victimes de la route, je confie à l’amour du Seigneur toutes les personnes décédées dans des accidents de la circulation, ainsi que les très nombreux blessés et leurs familles. J’invite tous les automobilistes à une conduite prudente et responsable, afin de lutter efficacement, avec les Autorités, contre ce mal social et de réduire le nombre des victimes."

Boom catholique au Vietnam

Un diocèse vient d’être créé dans le sud du Vietnam pour faire face au nombre important de fidèles. Le Vietnam compte la deuxième plus grande communauté catholique en Asie avec environ 8 millions de fidèles, juste après les Philippines (sachant qu’il n’existe pas de chiffres pour la Chine). Bien que le Vatican et le régime communiste du Vietnam n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles, la décision "avait été approuvée par le Premier ministre Phan Van Khai le 13 mai, à la demande du Vatican et du Conseil épiscopal de l’Eglise catholique du Vietnam".

Le diocèse de Xuan Loc, au sud-est du pays, a été divisé en deux pour donner naissance à celui de Ba Ria, sur la côte vietnamienne. Le pays compte désormais 26 diocèses. L’archevêché de Hanoï a annoncé que 57 diacres vietnamiens seront ordonnés prêtres le 29 novembre, en présence du cardinal Crescenzio Sepe, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Le cardinal rencontrera "à titre personnel" le Premier ministre et des responsables religieux.

Ceci confirme l’idée des diplomates, qui estiment que l’établissement des relations n’est plus qu’une question de temps : "Il y a eu des visites de haut-niveau régulièrement par des délégations du Vatican" et "même les officiels vietnamiens évoquent d’éventuelles relations diplomatiques".

Michel Janva

Quand on reparle du Sida

Le constat est macabre : l’Afrique regroupe près des deux tiers des séropositifs et malades du sida de la planète et, en 2005, 3,2 millions d’Africains ont contracté l’infection et 2,4 millions sont morts du sida. L’Afrique subsaharienne abrite à peine plus de 10% de la population mondiale, mais regroupe plus de 60% des personnes vivant avec le VIH, soit 25,8 millions sur un total mondial de 40,3 millions, note le rapport Onusida-OMS.

Pourtant, tout n’a pas l’air de s’aggraver puisque une baisse de la proportion d’adultes infectés semble se produire au Kenya, au Zimbabwe et en Ouganda, ce dernier affichant une baisse régulière des niveaux d’infection. Penchons-nous sur le cas ougandais : Le Salon Beige en avait justement parlé en août dernier. En effet, le délégué des Nations unies sur le problème du sida, Stephen Lewis, s’en était alors pris aux Etats-Unis qui favorisent l’abstinence en Ouganda, et non le dogme du préservatif. Sur l’efficacité de ce dernier, cliquez ici et allez sur "la politique de prévention" du Sida…

Michel Janva

Percée en Italie sur le front de la vie ?

Le ministre Francesco Storace (dont l’hostilité à l’avortement est connue et qui tente d’empêcher l’introduction de la pilule abortive RU-486 en Italie), membre du parti de droite Alliance Nationale participant à la coalition gouvernementale de Silvio Berlusconi, a convoqué pour lundi une "réunion technique" sur "l’application intégrale de la loi 194" qui autorise l’avortement depuis 1978. "La loi doit être appliquée intégralement, à commencer par les disposition sur la prévention qui soulignent le droit à avorter, mais aussi à ne pas avorter". C’est pourquoi, il a souhaité une "présence culturelle pluraliste" aux consultations pré-IVG, en citant "par exemple le mouvement pour la vie", une association anti-avortement dont l’activité a été saluée par le pape Benoît XVI.

Les émeutes ou le règne de Narcisse

Aujourd’hui, dans Le Figaro, nous pouvons trouver l’analyse du Père Tony Anatrella, spécialiste en psychiatrie sociale. Pour lui, "la violence des délinquants qui empoisonne la vie des cités exprime le crépuscule des repères de base. (…) Le narcissisme contemporain (…) détricote le lien social et remet en question la plupart des solidarités humaines. Sous l’emprise de l’individu-roi, le législateur contribue à dévaloriser le sens du couple et de la famille au point de saper celui de l’autorité, de l’engagement et de l’éducation, à travers des lois qui créent de la pathologie sociale. (…) Le comportement de nombreux jeunes est le symptôme de la confusion du lien familial, d’un mépris du sens des lois, des références culturelles de la société et d’un désarroi délétère qu’on a laissé s’installer. (…)

1) En acceptant l’arbitraire de la subjectivité (homosexualité, PACS, etc. NDLR), le législateur favorise la désocialisation et dévalorise toutes les autres lois qui peuvent être de moins en moins respectées. (…)

2) Au nom de l’égalitarisme, la loi ne distingue plus entre l’essentiel et l’accidentel. Alors que les problèmes de nombreux jeunes révèlent de graves carences familiales, les élus sapent les fondements de la famille en légalisant tout ce qui existe. (…) La confusion première vient du manque de soutien de l’État à ce qui constitue réellement la famille issue de l’union d’un homme et d’une femme.

3) Le règne de Narcisse c’est aussi celui du transgresseur qui passe pour un héros et se trouve valorisé par les médias et encore davantage s’il utilise sa situation pour en appeler à réformer les lois de la société et les règles morales. (…) On crée une situation de fait pour ensuite demander sa légalisation (avortement, drogue, adoption par les couples homosexuels… NDLR). (…) Comment s’étonner que devant de telles mesures insidieuses, arbitraires et transgressives, des jeunes soient dans le mépris des lois ?

4) Le règne de Narcisse culmine enfin dans le négationnisme de la différence sexuelle et le révisionnisme des normes sexuelles de la société, qui fondent pourtant le lien social. (…) La plupart des enquêtes sur le «bien-être» des enfants vivant dans ces conditions (dans des couples homos, NDLR) sont limitées et faussées. Elles ne rendent pas compte des structures psychiques qui se mettent en place. (…) Les mots, les discours et les chiffres sont manipulés pour en appeler à «l’égalité» afin d’éviter la question de l’instrumentalisation des enfants qui servent d’étayage à ces adultes. (…)"

La société détruit la famille et s’étonne ensuite de rencontrer la violence.

Michel Janva

Gréviculture

La nouvelle grève à la SNCF est illégale, et la direction de l’entreprise et les pouvoirs publics devraient la faire interdire par la justice. Les syndicats ont assorti leur préavis de grève de 15 revendications, sans compter les revendications spécifiques de la Fgaac (Fédération générale autonome des agents de conduite). La multiplication des revendications, loin de camoufler le seul motif réel (le refus de la privatisation – n°8), ne fait que souligner le caractère artificiel du procédé.

Lâches, les pouvoirs publics n’osent jamais condamner et faire condamner une grève comme illégale. Cette fois-ci, le gouvernement avait pourtant le précédent de la RTM (transports marseillais), sur lequel il pouvait s’appuyer pour légitimer un procès face à ceux qui considèrent que les syndicats d’extrême gauche ont tous les droits. La justice a déclaré illégale la grève de la RTM au motif qu’il s’agissait d’une grève politique. Or, cette grève a été lancée pour lutter contre un projet de privatisation. Comme celle de la SNCF. A cela près qu’en l’occurrence il n’y a même pas de projet de privatisation : on proteste contre une "privatisation rampante". La grève à la SNCF est bien plus illégale que celle de la RTM. Et, la justice a détruit l’argument selon lequel la grève serait légale puisque le préavis comporte aussi des revendications professionnelles. Dans le préavis à la RTM, il y avait quatre revendications, dont deux au moins étaient purement professionnelles. La justice n’en a tenu aucun compte, mettant en avant le fait que le refus de la privatisation était le seul véritable motif de la grève.

Ainsi, l’ajout d’une kyrielle de revendications professionnelles ne change rien à l’illégalité d’une grève dont le seul vrai motif est politique. En outre, la CFTC, la CFDT, la CGC et surtout l’UNSA (3e syndicat de la SNCF) ne participent pas à la grève et en rejettent le principe même. "Parce que les solutions sont d’ordre politique, l’UNSA refuse que les cheminots supportent le coût d’une grève servant à masquer les erreurs des dirigeants SNCF et des gouvernements. C’est pourquoi l’UNSA Cheminots ne s’associera pas à ce mouvement national reconductible. Par ailleurs, dans la situation sociale des banlieues, un conflit majeur dans le service public de transport ajoutera encore à la souffrance des populations les plus touchées."

Les voyageurs comme moi sont du même avis. En laissant paralyser une fois de plus le réseau ferroviaire, le gouvernement se couche devant les gauchistes, qui ne cherchent au fond qu’à effectuer leur tapage médiatique de l’automne, retardé par les émeutes.

Michel Janva

Terre Sainte : combien de chrétiens ?

Artemio Vitores, franciscain de l’Ordre des Frères mineurs et vicaire de la custodie de Terre Sainte à Jérusalem lance un appel : "aidez-nous à ne pas perdre Bethléem, où la présence chrétienne diminue". Répondant aux questions de l’agence Fides à l’occasion de la visite au Vatican du président israélien Moshe Katsav, le père Vitores a attiré l’attention sur la situation actuelle à Bethléem.

"Il y a quelques jours, les autorités israéliennes ont rétabli une ligne de frontière avec Jérusalem, ce qui rend la liaison très difficile, en instaurant un check point et des contrôles qui créent de graves problèmes et des ennuis à la population locale, mais également aux communautés de frères, aux religieux et à tous les pèlerins. (…) Sans oublier la question non résolue du Sanctuaire du Cénacle : un accord avec les autorités israéliennes semblait proche, puis cette espérance s’est éloignée à l’improviste".

Le père Vitores a expliqué que si "en 1965 les chrétiens constituaient la majorité de la population, aujourd’hui ils sont moins de 12 %. Ces dernières années plus de 3000 chrétiens ont quitté la ville à cause d’un manque de perspectives d’avenir, à cause des difficultés économiques, sociales et religieuses.

"La présence chrétienne à Bethléem risque de disparaître complètement. (…) Bethléem est le lieu de la naissance du Christ, le lieu de l’Incarnation, l’un des mystères fondamentaux de notre foi. Bethléem est dans notre cœur, et dans le cœur de tous les chrétiens. Aidez-nous à le sauver !".

Michel Janva