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Sauve qui peut en Ukraine ?

Alors que des pays occidentaux, dont la France, s’interrogent sur l’opportunité de livrer des chars lourds pour soutenir l’Ukraine face à la Russie, plusieurs hauts responsables ukrainiens ont annoncé mardi leur démission.

Ces démissions interviennent après des révélations sur des achats présumés de provision pour l’armée à des prix gonflés. Parmi les responsables qui ont démissionné figurent

  • le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, chargé de l’appui logistique des forces armées,
  • le chef adjoint de l’administration présidentielle Kyrylo Tymochenko
  • le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko.

Il y a quelques jours, c’est le principal conseiller du président Zelensky qui avait démissionné.

Messe de cloture de la neuvaine pour les séminaristes de Toulon

Ce soir à 22 heures, Mgr Rey célébrera à Cotignac la messe de cloture pour les séminaristes de son diocèse.

L’option monarchiste leur ferait-elle peur ?

Est-ce les cérémonies en mémoire de l’assassinat de Louis XVI, la présence du duc d’Anjou à la Marche pour la vie, la bataille culturelle menée par le Puy du Fou, ou un peu de tout cela en même temps ?

Le député d’extrême-gauche Antoine Léaument a pris la peine de rédiger un texte pour assumer la Terreur révolutionnaire. Car, ce qui, à une époque encore récente, faisait simplement ricaner nos républicains, semble l’inquiéter :

cette manière de réhabiliter Louis Capet est inquiétante à plus d’un titre. […]

Mais plus inquiétante encore me semble être l’ambiance monarchiste qui règne au Rassemblement national.

Ce n’est pas un cas isolé : le quotidien Libération fait sa Une avec le nouveau film sur Charette, sans doute pour attirer le lecteur…  Même si c’est une critique du film, “être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose“, comme le disait Mao Zedong, souvent cité par mon camarade Daniel Hamiche. D’habitude, quand la presse veut faire échouer ce genre d’évènement, elle évite d’en parler, selon la bonne méthode de la désinformation par omission de l’information.

Le Figaro a aussi publié un article plus bienveillant concernant “Cette jeunesse de France qui vibre au souvenir de Louis XVI”…

Ces sujets médiatiques participent ainsi au déplacement dans le bon sens de la fenêtre d’Overton, du nom de son concepteur Joseph P. Overton (1960-2003) qui, dans la description de sa fenêtre, affirme que la viabilité politique d’une idée dépend principalement du fait qu’elle se situe dans la fenêtre. Une sorte de fenêtre de tir par laquelle on voit quelles sont les idées faciles à exposer à un moment donné… et qui se déplace sous l’effet de la propagande. De sorte que ce qui était impensable devient la norme, tandis que ce qui était autorisé devient passible de poursuites. Les médias, en tant qu’acteurs de l’opinion publique, sont un outil du déplacement de cette fenêtre.

Le droit, ce champ de bataille

Bertrand Saint-Germain est docteur en droit et universitaire. Il enseigne ou a enseigné la théorie de l’Etat et le droit des libertés à Paris et dans plusieurs universités ou écoles de province. Elu local, il connaît également de l’intérieur les rouages du fonctionnement des collectivités territoriales. Praticien, il collabore régulièrement avec des avocats et exerce des fonctions de conseil en stratégie juridique. L’ampleur du phénomène woke, spécialement au sein de l’Université française, le contraint au pseudonymat. Son expérience tant théorique que pratique lui a permis d’acquérir un regard lucide et critique sur l’utilisation politique du droit dans les débats publics.

Ainsi il publie Juridiquement correct, comment ils détournent le droit, pour dénoncer la pensée unique dans le domaine juridique. Mal interprété, le droit regorge d’idées fausses, parfois sciemment entretenues par nos législateurs à des fins politiques. L’auteur aborde ainsi, sur le plan juridique, trente questions qui ne font plus débat – ou rarement – dans le milieu politico-médiatique :

  • Les hommes naissent-ils réellement libres et égaux en droit ?
  • La naissance d’un étranger en France le rend-elle nécessairement français ?
  • Le droit européen est-il vraiment supérieur au droit national ?
  • Le pouvoir du roi était-il vraiment arbitraire ?
  • La loi est-elle encore vraiment l’expression de la volonté générale ?
  • Pourquoi serait-il si dangereux pour une Démocratie que les juges y soient élus ?
  • Est-il possible de retirer la nationalité d’un Français si cela le rendait apatride?
  • Peut-on réellement parler de l’existence d’un droit à l’avortement, en France ?
  • La protection de la santé justifie-t-elle la remise en cause des libertés ?
  • La liberté de l’enseignement est-elle respectée en France ?
  • Est-il exact de dire que l’islam serait compatible avec la laïcité ?

A l’heure de la prééminence de la cancel culture, du political correctness  et de l’essor du phénomène woke, l’auteur souhaite, par cet ouvrage, contribuer à la prise de conscience que le droit, loin de constituer un domaine neutre par nature, constitue également un champ de bataille dont il importe de connaître et de maîtriser les règles. Nous l’avons interrogé :

Après le politiquement correct, l’historiquement correct… Voici le juridiquement correct. Est-ce du marketing ou considérez-vous qu’il y a réellement un souci avec le Droit en France ?

Depuis qu’il y a vingt-cinq ans, en 1996, Philippe de Villiers prit la plume pour écrire son Dictionnaire du politiquement correct à la française, il est vrai que de nombreux ouvrages se sont inscrits dans le fil de cet approche.

Si vos lecteurs sont souvent également familiers de Jean Sévillia qui aborda les thèmes de l’Historiquement correct (2003), puis du Moralement correct (2007), plusieurs autres, parfois moins connus, se sont attachés à dénoncer la tendance contemporaine à ériger les modes en valeur absolue et ce dans quasiment tous les domaines : Islamiquement correct (Alexandre Del Valle, L’Artilleur, 2018), Economiquement correct (Michaël Lainé, 2002), Médiatiquement correct (François Brune, 2010), Académiquement correct, Alain Bonnafous et Laurence Roulleau-Berger, 2011), Pédagogiquement correct (Elisabeth Altschull, 2011), Géopolitiquement correct (Harold Hyman, 2014) et même Ripostes au charliement correct ! (Christophe Lacroix, 2015) ; sans oublier Mathieu Bock-Côté (L’empire du politiquement correct, Cerf, 2018). Le Droit restait encore à l’écart du mouvement ; il l’a désormais rejoint.

Pour répondre plus directement à votre question, il s’agit, hélas, de beaucoup plus qu’une simple approche marketing qui viserait à combler une lacune de l’offre marchande. La réalité c’est que chacun peut constater l’essor dans nos sociétés de la présence de ces anglicismes désormais familiers que sont le political correctness, le woke ou la cancel culture.

Or, quantité de questions faisant l’objet de débats de société (bioéthique, avortement, politiques migratoires, droit d’asile…) reposent sur des éléments juridiques dont la réalité technique est méconnue par beaucoup. Et dans ces débats, le Droit fait aujourd’hui plus que jamais l’objet d’une utilisation politique et sociale particulièrement (des)orientée.

Ainsi, lorsque l’attention de l’opinion publique est attirée sur des questions possédant une dimension juridique, les « spécialistes » du droit interrogés, profitant de la méconnaissance de la majorité de nos concitoyens sur ces questions, en présentent les principaux éléments, mais de manière souvent troquée et toujours orientée. Avocats, juristes ou magistrats, adoptent fréquemment un discours politiquement militant ; discours dont les mots, revêtus de la caution scientifique du « sachant », cherchent à camoufler, derrière la pseudo neutralité de leur analyse technique, le prisme politique et les partis-pris idéologiques.

Leurs complices, politiciens ou journalistes, s’appuient ensuite sur leurs analyses réputées neutres afin de justifier leurs positions. De même, le discours de ces experts permet de déconsidérer toute opinion antagoniste, celle-ci étant considérée comme la position simpliste de celui qui ne sait pas et donc ne saurait avoir la moindre voix au chapitre.

Bref, dans les mains de ceux qui cherchent à disqualifier les acquis de l’expérience, le Droit se révèle une arme redoutable. Il importait de revenir aux textes afin de montrer qu’à l’encontre de la pensée du Juridiquement correct, le Droit se montre bien plus nuancé que cela n’est ordinairement présenté.

Ce mouvement se retrouve-t-il également du côté des prétoires ? Considérez-vous qu’il y a un souci avec la justice française ?

Le monde de la Justice n’est pas un monde étanche ! Il possède naturellement des liens avec la société.

D’abord car tous les litiges survenant peuvent être amenés à y être tranchés et parfois de manière bien plus rapide et concrète qu’au prisme de la loi. Souvenez-vous : le premier enfant au monde né d’une FIV ce fut Louisa Brown en 1979, alors que la loi française interdisant les contrats de mères porteuses n’intervint qu’à l’été 1993 ! Entre-temps et en absence de toute loi spécifique à cette question, ce fut le juge qui dut le premier trancher le point de savoir si le contrat de mère porteuse était nul ou pas.

Par ailleurs, il est fréquent que les prétoires se voient instrumentalisés à l’appui de toutes les revendications sociales (certains ont inventé le terme « sociétales ») ; il s’agit alors de forcer le juge à traiter d’une question (avant-hier l’avortement ou hier le mariage homosexuel ; aujourd’hui la demande d’accéder au droit à mourir…). L’important alors n’est pas tant que la demande soit rejetée ou validée, mais bel et bien de mobiliser l’opinion publique au prisme de la souffrance et de l’empathie, afin de permettre des évolutions politiques et législatives.

Dans le monde de la Justice, le Juridiquement correct se constate dans la démarche qui conduit à s’éloigner du texte même des lois et règlements pour en donner une interprétation tronquée. Ce mouvement est d’autant plus facile que les préceptes gouvernant le Droit sont à l’opposé même de ceux gouvernant le temps médiatique qui est aujourd’hui le nôtre. Le monde où règnent vitesse, rapidité et simplification, ne peut souffrir celui que modèlent nuances, précision et casuistique. Or, on n’accède pas aux règles juridiques de manière spontanée, il y faut du recul et de l’attention.

Réceptacle de l’ensemble des revendications sociales, la Justice connaît également celles s’appuyant sur le Juridiquement correct. Rendus par des hommes, il n’est pas rare que de nombreux jugements et arrêts portent la trace de leur sensibles à l’esprit du monde …

Mais justement ces hommes, ils sont souvent politisés ! Aux élections professionnelles de décembre 2022, le Syndicat de la magistrature vient même de recueillir 33,3 % des suffrages ! Alors que faire ?

Effectivement, il y a une forte prégnance de la sensibilité d’extrême-gauche chez les magistrats. Ce résultat du Syndicat de la magistrature est même en hausse de 3 points par rapport aux élections précédentes de 2018 (il s’agit de sa meilleure performance depuis 2010, mais notons que depuis 2002, ce syndicat n’a jamais remporté moins du ¼ des suffrages…). Peut-être d’ailleurs ce résultat est-il à rapprocher du fait que le tiers des admis au concours 2022 de l’École nationale de la magistrature est issu d’un cursus en Institut d’Études Politiques ; filière dont on sait la porosité avec le phénomène woke (aux élections d’octobre 2022, les étudiants se réclamant de l’arc-en-ciel idéologique correspondant à la NUPES ont obtenu 10 des 11 sièges d’élus étudiants à ScPo Paris…). Face à ce phénomène, une solution pourrait d’ailleurs peut-être résider dans l’élection des juges…

L’élection des juges ? Encore une manie d’outre-Atlantique ?

Effectivement, chaque fois que l’on aborde cette question, nous avons bien cette réaction typique du Juridiquement correct ! D’ailleurs, regardez bien ce qu’en dit justement le Syndicat de la magistrature dont nous parlions à l’instant : « L’élection des juges est une espèce de fantasme de justice à l’américaine qui ne correspond pas au système français. Elle repose sur l’hypothèse que le juge serait laxiste et le peuple répressif. C’est une idée fausse » (Mathieu Bonduelle, alors secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Libération, 17 sept. 2010 ; relevons d’ailleurs que sur ce point, quasiment tous les magistrats français expriment leurs réticences). Combattons donc les idées reçues en la matière !

D’abord l’idée d’une élection des juges n’est pas une lubie américaine. On omet souvent de rappeler qu’au cours de la Révolution française, les Constituants s’attachèrent méthodiquement à briser la caste judiciaire : l’organisation de la Justice fut repensée, la patrimonialité supprimée et surtout il fut décidé par la loi des 16-24 août 1790 que les juges seraient à l’avenir élus et leur mandat temporaire : « les juges seront élus par les justiciables » (art. 3). L’année suivante, la première Constitution écrite de la France confirmera ce choix : « Le pouvoir judiciaire est délégué à des juges élus à temps par le peuple » (Art. 5, titre III de la Constitution du 3 sept. 1791). Cette réforme se heurtera aux troubles accompagnants la Révolution, tandis que l’arrivée de Napoléon au pouvoir en sonnera le glas.

Ensuite chacun constatera que cette réticence à l’égard de l’élection des juges n’est pas absolue, elle vise pour l’essentiel les juges pénal et civil ; on ne pense d’ailleurs le plus souvent qu’à eux lorsqu’il est question d’élection des juges. Or c’est regrettable car ce faisant on oublie que la France connaît, encore aujourd’hui quantité de juges élus et il est rare que l’on demande qu’il soit mis fin à leur élection. C’est encore en effet le cas, depuis la Révolution, des magistrats chargés de trancher les litiges du commerce et du travail ; or, ils sont tout de même plus de 14 000 au sein des Tribunaux de commerce et Conseils de prud’hommes. On les oublie fréquemment.

Et l’élection des juges en France ne se limite pas à ceux-ci ! Il ne faut pas oublier que l’on connaît encore des milliers d’autres juges élus : c’est en effet le cas des juridictions disciplinaires de tous les ordres professionnels : infirmières, médecins, avocats, notaires, huissiers… Il faudrait encore leur ajouter les juridictions disciplinaires des fédérations sportives.

L’élection des juges serait alors la panacée ?

Certes non ! Et d’ailleurs toutes ces juridictions ne sont pas nécessairement exemplaires du seul fait de leur élection (d’ailleurs lesquelles le sont ?). Il convient simplement de relever qu’elles sont constituées par l’élection et que des juges élus y rendent la justice sans que cela ne suscite de violentes critiques…

Enfin, il est amusant de relever que tout le monde agite l’épouvantail américain en matière d’élection des juges, sans même connaître la réalité technique de ce système ! D’abord, les États-Unis sont un État fédéral et les juges fédéraux, jusqu’à la Cour suprême, ne sont pas élus, mais nommés par le président chef de l’État ; l’élection n’y concerne donc que les seuls juges des États fédérés. Qui plus est, elle varie nettement de l’un à l’autre : si 39 États y recourent à l’élection de leurs juges, celle-ci n’induit pas forcément une investiture par les partis, elle peut aussi être strictement individuelle. On y observe encore des élections dites de « rétention » ou de « maintien en poste » : les électeurs se prononcent sur le maintien d’un juge à l’issue de son mandat (il doit le plus souvent recueillir une majorité simple pour rester en place).

Surtout, l’objectif et l’intérêt principal de l’élection des juges réside dans le fait de les rendre politiquement indépendants des autorités publiques, afin de permettre que la Justice soit rendue dans des conditions de neutralité plus certaine… Pour autant, ce système n’est certes pas parfait, notamment eu égard au coût croissant des campagnes électorales (qui posent la question de l’indépendance de ces juges élus à l’égard des contributeurs à leurs campagnes électorales). En fait, beaucoup de choses dépendent de la droiture morale du juge élu ; « il n’est de richesse que d’homme » écrivait Jean Bodin au XVIe siècle, nihil nove sub sole… D’ailleurs, il est intéressant de relever qu’en Amérique également, la plupart des juges des États-Unis et des organisations de réforme des tribunaux considèrent les élections comme une mauvaise méthode de sélection des juges ! Etonnant, non ?

Au regard de tous ces éléments et compte-tenu de la politisation de nombreux juges français, leur élection, sans être parfaite, aurait nécessairement pour effet de les mettre en face de ceux au nom desquels ils jugent. Cette seule raison devrait suffire à la rendre incontestable.

À l’heure où les décisions de la CEDH semblent s’imposer, peut-on encore parler de souveraineté juridique en France ?

Lorsque l’on parle de l’Europe, il existe deux système juridique distincts, celui de l’Union européenne et celui du Conseil de l’Europe, chacun fonctionnant selon des règles spécifiques.

En ce qui concerne l’UE, il existe bien une supériorité technique du droit européen sur le droit national ; pour autant, cette réponse n’est pas satisfaisante car en réalité, le problème -et sa solution- ne sont pas de simples points de technique juridique, ils sont de légitimité politique. Or, la démocratie, c’est le droit politique inaliénable d’un peuple de décider sous quelles règles il veut vivre, fût-ce au détriment du respect technique du droit de l’Union.

En ce qui concerne le droit de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Conv. EDH), adoptée dans le cadre du Conseil de l’Europe, la situation est substantiellement différente. Si la Cour européenne des droits de l’homme (Cour EDH), dont le siège est à Strasbourg, est bien chargée de trancher les litiges relatifs à l’application de la Convention, il convient de garder en mémoire que c’est d’abord le juge national qui se voit saisi du point de savoir si une règle issue du droit national respecte ou pas la Convention. Ce n’est qu’une fois tous les recours internes épuisés que la Cour EDH peut se voir saisie. Or, à ce moment-là, c’est au Gouvernement qu’il appartient de défendre le bien-fondé de la réglementation contestée devant la Cour EDH. Et plusieurs points peuvent être relevés.

D’abord, il arrive que le Gouvernement ne développe pas une grande ardeur à défendre une position contestée devant la Justice. Cela à un point tel qu’il a pu arriver à certains de se demander si le Gouvernement ne souhaitait pas voir sa réglementation condamnée par la Cour EDH afin de pouvoir s’appuyer sur cette condamnation pour modifier ladite réglementation… Cela lui permet alors de présenter son changement de règles ou de pratiques comme rendu nécessaire, non de sa propre volonté, mais bien pour respecter une décision de la Cour européenne des droits de l’homme.

Ensuite, il importe de relever que si les juges de la Cour EDH sont bien des juges, ils n’en restent pas moins des juges nationaux et que lorsque les affaires sont amenées à être tranchées en Grande Chambre (laquelle rassemble l’ensemble des juges de l’ensemble des États, pour trancher des affaires les plus sensibles, après un premier jugement en chambre de trois juges), ces mêmes juges savent assez souvent se montrer sensibles et attentifs aux arguments développés par les États. Pour ne prendre qu’un exemple, rappelons l’affaire des crucifix dans les salles de classe en Italie. Alors qu’en Chambre, la présence de ces crucifix avait été jugée comme portant atteinte à la liberté religieuse des requérants, il n’en avait pas été de même devant la Grande Chambre. Celle-ci avait alors jugé que la présence desdits crucifix relevait d’une dimension culturelle et non d’un prosélytisme de nature religieuse. Il est vrai également que l’Italie et plusieurs autres États du Conseil de l’Europe avaient alors su procéder à un lobbying tout aussi discret qu’efficace auprès de la Cour EDH…

Ces éléments sont importants à prendre en compte si l’on souhaite obtenir de la Cour des jugements respectant les valeurs et traditions juridiques nationales (telles qu’elles s’incarnent dans les différentes réglementations nationales) et d’autant plus au regard des liens longtemps entretenus entre la Fondation Soros et nombre de ces juges européens (mis en lumière par Grégor Puppinck et l’ECLJ).

Tous ces éléments permettent de considérer qu’il existe bien une souveraineté juridique de la France face à l’interprétation de la Convention EDH par la Cour EDH ; pour autant que nous gouvernants souhaitent réellement la faire prévaloir. Ce qui n’est pas toujours certain.

Indépendance de la presse

A l’occasion de l’inauguration de ses nouveaux locaux, Boulevard Voltaire recevait hier quelques amis. Marc Baudriller, ancien journaliste chez Challenges, a rappelé l’indépendance de ce média, constitué en association, alors que la grande presse est, bien souvent, la propriété d’une personne…

Quand on parle d’indépendance de la “grosse” presse, cela déclenche une certaine hilarité…

Des diocèses face au lobby LGBT

Alors que, dans le diocèse de Metz, certains catholiques souhaitent changer la doctrine de l’Eglise, le diocèse de Des Moines, dans l’Iowa, a publié une directive concernant l’idéologie du genre applicable dans les paroisses, les 17 écoles catholiques et les 4 hôpitaux catholiques du diocèse. En bref il est interdit au personnel et aux institutions d’utiliser des pronoms autres que ceux liés au sexe réel, les vestiaires et les toilettes doivent être séparés en fonction du sexe biologique. Et il est interdit d’administrer des bloqueurs de puberté dans les institutions catholiques. Le document rappelle la doctrine catholique en la matière, et l’attitude catholique face aux vraies ou fausses « dystrophies de genre » :

« Toute réponse qui ratifie et renforce la déconnexion perçue entre le sexe biologique et l’affiliation de genre n’est pas une véritable compassion. »

Un député dénonce l’avortement depuis la tribune de l’Assemblée nationale

Dimanche dernier, alors que des milliers de personnes manifestaient pour la vie, l’avortement a été dénoncé au sein du Palais-Bourbon. Mais pas par un député français. Ceux-ci sont bien trop silencieux sur le sujet et d’ailleurs aucun n’avait fait le déplacement dimanche pour la Marche pour la vie.

L’Assemblée nationale recevait dimanche 22 janvier des députés français et allemands à l’occasion d’une session parlementaire exceptionnelle célébrant le 60e anniversaire du traité de l’Élysée. Lors d’une prise de parole au Perchoir, Norbert Kleinwächter, député allemand d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), a dénoncé :

« Vous demandez l’accès libre à l’avortement. Chaque année, on va créer une grande ville de bébés qui n’auront pas eu le droit à la vie. Et puis ensuite, vous demandez une Europe unie, Madame la présidente ! »

Il a également dénoncé les politiques écologiques et l’immigration.

Marche pour la vie à Bourg en Bresse

Pendant que des milliers de personnes marchaient à Paris, dimanche, contre l’avortement et l’euthanasie, une autre marche pour la vie était organisée à Bourg en Bresse. Selon la presse, une cinquantaine de personnes ont marché de la basilique à la cathédrale, derrière une banderole « Défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle ».

En livrant des Leclerc à l’Ukraine, la France pourrait entamer ou même sacrifier la crédibilité de sa composante blindée

Après avoir cédé 18 canons Caesar et réduit de fait de 25% la capacité de l’artillerie française pour de nombreuses années, Emmanuel Macron s’est dit ouvert à faire don de chars Leclerc, seul blindé de l’armée française vraiment destiné au combat de haute intensité. Et le président fait cette annonce le même jour où il annonce une augmentation sans précédent du budget des armées françaises avec 410 milliards pour la période de 2024 à 2030. Le fameux “en même temps…” :

C’est un véhicule de combat pour les armées modernes, l’un des meilleurs du monde, résume Stéphane Audrand. “Il combine les trois critères d’un char : mobilité, protection et puissance de feu. La conduite de tir est excellente. Le canon ne bouge pas, même en roulant à 50 km/h.” L’équipage n’est composé que de trois hommes, contre quatre pour les Abrams, grâce au chargeur automatique.

Un escadron (une compagnie) compte trois pelotons de quatre chars et d’un char de commandement, soit 13 blindés. Au-dessus, un bataillon compte lui trois compagnies et d’un char de commandement, soit 40 blindés. Reste à savoir combien de véhicules la France devrait livrer pour espérer soutenir efficacement l’Ukraine. Un escadron de Leclerc est aujourd’hui présent en Roumanie, à des fins de dissuasion. En Ukraine, une telle unité pourrait avoir vocation “à répondre à des objectifs très spécifiques, mais sans aucune capacité d’absorber d’éventuelles pertes”, imagine Stéphane Audrand (…)

Contrairement aux T-72 soviétiques, les chars occidentaux supposent “une formation de quatre à six mois” pour les effectifs concernés, insiste Stéphane Audrand. “Au vu de la pénurie de personnels ukrainiens, y compris de tankistes, est-ce que ça en vaut la peine ? Pour une quarantaine de chars, peut-être. Mais pour une douzaine ?” Pour être efficaces, les livraisons doivent être pensées à l’échelle du bataillon, selon lui. D’autant qu’un mélange des chars impose de dédoubler le soutien et la maintenance, afin de répondre aux caractéristiques respectives des blindés. Une opération complexe à gérer, voire contre-productive.

Reste que les chars Leclerc sont rares : 406 exemplaires ont été produits pour la France et 388 pour les Emirats arabes unis. Ce contrat s’était d’ailleurs terminé avec pertes et fracas pour le fabricant, Nexter. Des coups de rabot successifs ont ensuite entraîné une réduction du parc de chars Leclerc, aujourd’hui limité à 220 unités. La France ne produit plus aucun Leclerc depuis 2008. Depuis 1990 et la chute des budgets de la défense, il ne reste à la France que 222 de ces chars, contre 1 500 chars lourds il y a vingt ou trente ans, souligne sur franceinfo l’ancien colonel Peer de Jong, vice-président de l’institut de formation Themiis et spécialiste de géopolitique.

Par ailleurs, une première cinquantaine d’unités sont en cours de modernisation (de 2021 à 2024), dans le cadre du programme Scorpion des armées. Les 18 premières unités seront livrées en fin d’année, mais cette mise à jour réduit encore le nombre de blindés actuellement disponibles.

Le plus problématique, c’est qu’aucune solution de repli n’est prévue avant de longues années. Le projet franco-allemand MGCS, dont l’objectif est de remplacer les Leclerc et les Leopard 2, n’aboutira pas avant 2040, dans un scénario optimiste. A court terme, en résumé, les éventuels dons seront synonymes d’abandon (…)

Les 190 autres Leclerc, placés en “stockage longue durée”, ne sont plus opérationnels en l’état“Ce parc est aujourd’hui à des niveaux divers de décrépitude, commente Stéphane Audrand. Et il est en voie de cannibalisation, pour réutiliser les pièces détachées. Il faudrait un effort industriel coûteux, sur plusieurs années, pour inverser la tendance”.

Si la France veut conserver une composante blindée, elle ne donne pas ses Leclerc. Si elle veut faire pression sur l’Allemagne et faire un coup politique, elle peut en donner une douzaine et survivre. Mais si la France souhaite privilégier l’Ukraine, elle doit en donner 40 ou 50″, résume Stéphane Audrand.”

Il risque une amende pour avoir prié silencieusement devant un centre d’avortement en Angleterre

Il s’agit de la deuxième personne qui risque une amende pour avoir prié seule et en silence à proximité d’une centre d’avortement :

« Je n’aurais jamais imaginé être en mesure de risquer un casier judiciaire pour avoir prié en silence« , a déclaré Adam Smith-Connor, selon le groupe juridique qui le soutient, Alliance Defending Freedom UK.

Smith-Connor s’était rendu dans un centre d’avortement (…) au sud-ouest de l’Angleterre. Il avait l’intention de prier pour son fils à naître, qui était mort lors d’un avortement qu’il avait contribué à obtenir dans un établissement similaire, il y a plus de vingt ans. Selon Alliance Defending Freedom UK, Smith-Connor s’est tenu en silence, dos à la clinique, afin de respecter l’intimité du personnel et des visiteurs. Des agents de sécurité communautaire ont demandé ce qu’il faisait, et Smith-Connor a répondu :

Je priais pour mon fils, qui est décédé”

Je suis désolé pour votre perte” , a répondu un officier.

Mais en fin de compte, je dois suivre les directives de l’ordre de protection de l’espace public, vous êtes donc en violation de la clause 4a, qui parle de la prière, et aussi des actes de désapprobation

«Je suis juste debout en train de prier” , a dit Smith-Connor.

« Je comprends cela. Mais l'(ordonnance de protection) est en place pour une raison et nous devons suivre ces règlements”, a répondu l’agent

L’ordonnance de protection est destinée à mettre fin à un comportement antisocial. L’ordonnance de protection pour la clinique d’avortement est en vigueur depuis le 13 octobre 2022 et restera en place pendant trois ans.

Dans le cadre de l’ordonnance, le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole a tracé des lignes rouges autour d’un fournisseur d’avortement et a désigné la zone comme une « zone sûre. »

Toute personne surprise en train de se bénir avec le signe de la croix, de réciter les Écritures ou d’asperger de l’eau bénite derrière ces lignes rouges est passible d’une amende de 100 £ (environ 115 €) ou risque une condamnation par le tribunal. L’ordonnance interdit de se livrer à un acte ou une tentative d’acte d’approbation ou de désapprobation des services d’avortement.

L’avocat a comparé l’affaire à celle d’Isabel Vaughan-Spruce, qui a été arrêtée à Birmingham le 6 décembre 2022 pour s’être immobilisée et avoir prié en silence devant un centre d’avortement, qui était fermé à ce moment-là. Vaughan-Spruce, 45 ans, fait face à quatre chefs d’accusation pour avoir violé l’ordonnance de protection de cette ville.”

Emmanuel Macron : “La suspension de diffusion d’un média est le signe d’une course en avant vers le pire”

Cette protestation d’Emmanuel Macron, c’est quand un média français est censuré au Mali :

En revanche, toujours aucune réaction du président de la république française, patrie des droits de l’Homme et de Charlie, suite à la censure de RT :

 

La complainte de l’embryon

Du Père Augustin-Marie, dans Actuailes, bimensuel d’actualité gratuit pour les 10-15 ans :

Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.

Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.

Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.

Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec mes yeux fermés et mes petits poings serrés. Je ne peux crier. Je suis trop petit, je suis minuscule, je ne suis qu’un embryon.

Je suis là, mais on ne me voit pas. Je suis là, mais on ne veut pas de moi. Je ne blesse personne, mais on en veut à ma vie. Je ne fais rien et je suis déjà un danger. Je suis innocent, mais je suis déjà condamné.

Le monde du dehors a décidé que moi au-dedans je n’étais pas attendu, que je n’étais pas le bienvenu. Je suis là, dedans, mais dehors personne ne veut s’occuper de moi. On ne veut pas de moi. Je suis minuscule, mais je dérange. Je ne crie pas, je ne fais pas de bruit, je ne bouge presque pas, mais je gêne déjà.

Ma vie va s’arrêter à l’intérieur. L’extérieur m’est interdit. On va m’éliminer. On va me tuer. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas demandé à venir à l’existence. Maintenant que j’existe, on veut me faire retourner au néant. On veut briser la chaîne. Je ne comprends pas. Je ne suis qu’un embryon, dont le monde ne veut pas. Je vais rester dans la nuit. Je ne verrai pas le jour.

Aidez-moi !

Stanislas Berton : le règne des mondialistes touche à sa fin

C’est une guerre hors limite ! Une guerre par infiltration plutôt que par invasion, une guerre révélée par les événements en Ukraine : la subversion de nos institutions par les élites mondialistes se déploie dans tous les domaines. Leur objectif consiste à établir une gouvernance mondiale de nature religieuse, totalitaire et technocratique, fondée sur les ruines des nations et des peuples. Pour y parvenir, la manipulation mentale et des techniques d’ingénierie sociale neutralisent toute volonté de résistance. Mais pour l’analyste économique, Stanislas Berton, le règne des mondialistes touche à sa fin. Une théorie qu’il développe dans son dernier ouvrage : “L’Homme et la Cité” tome III. Pour éviter leur victoire, il invite les Français à la prise de conscience des réalités et cela comence par ouvrir les yeux ! Comme le disait Georges Bernanos : “Les Français ne peuvent pas être sauvés car ils passent leur temps à se mentir à eux-mêmes”.

Un réseau de francs-maçons criminels

Désormais 19 personnes sont mises en examen dans le dossier de la loge “Athanor”, évoqué en mars 2021, qui compte un assassinat, une tentative d’assassinat, une surveillance en vue d’un assassinat, plusieurs agressions crapuleuses… le tout sur fond de barbouzeries privées d’une ampleur absolument inédite.

Un policier de la DGSI a reconnu en garde à vue avoir fourni l’adresse privée du pilote de rallye Laurent Pasquali, assassiné en 2018 par un réseau de francs-maçons criminels, sur fond de dette impayée. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs. Le tentaculaire dossier du réseau de francs-maçons à l’origine d’une série de contrats criminels – dont l’assassinat du pilote de rallye Laurent Pasquali en 2018 et la tentative d’assassinat d’un chef d’entreprise à Créteil en 2020 – vient de s’enrichir d’une mise en examen particulièrement sensible. L’agent était en poste depuis 2011 et également passé par la DGSE entre 1996 et 2007.

D’après ce policier, c’est l’un des deux cerveaux du groupe criminel, le “vénérable” Frédéric V., un ancien communiquant de PSA reconverti dans la sécurité privée et les contrats de recouvrement de dettes violents, qui l’a sollicité pour trouver l’adresse privée du pilote. Frédéric V. avait lui-même été missionné par un couple de notables.

Jonathan Roumie : l’avortement est satanique

L’acteur Jonathan Roumie, qui incarne Jésus-Christ dans la série “The Chosen”, a prononcé un discours lors de la 50e March for Life à Washington vendredi. Il a encouragé les militants pro-vie à poursuivre la lutte contre l’avortement, sous-entendant que la procédure est de nature satanique. Roumie a averti que “tout comme Dieu est réel, Satan est également réel”.

“Je ne parle pas du dessin animé simpliste d’un mec avec des cornes et une queue. Je parle du père du mensonge, le grand trompeur, le calomniateur diabolique qui vous pousse à douter quand vous savez dans votre cœur la bonne chose faire ». “Et il n’est pas non plus sur le point d’abandonner ce combat. En fait, il double parce que, devinez quoi? Son temps est limité. Donc, il jette tout ce qu’il a sur le monde et nous tous dedans. Et d’innombrables sont être trompé en conséquence.”

Roumie a noté que Satan “veut votre et ma destruction” et

“veut nous faire croire que l’avortement ne nous fait pas de mal individuellement et en tant que société”. “Alors, s’il vous plaît, je vous en prie, priez pour ceux qui n’ont pas la foi, la force, la clarté de but que vous avez ici”.

Voila son intervention de 16 minutes. Vous pouvez mettre un sous-titrage automatique en français :

Le député LFI Caroline Fiat propose l’euthanasie des mineurs

Jeudi dernier, la mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti présidée par Olivier Falorni menait sa deuxième série d’auditions. Pierre-Antoine Gailly, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et rapporteur de l’avis du Conseil intitulé « Fin de vie : la France à l’heure des choix » paru en avril 2018, était le premier à être entendu par la mission. Ensuite, ce sont Sarah Dauchy, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV) et Giovanna Marsico, sa directrice, qui ont été auditionnées par les députés.

Interrogé sur la comparaison entre la Belgique et la Suisse, Pierre-Antoine Gailly explique que le Conseil penchait du côté de la Belgique. Selon lui, la procédure de déclaration, de contrôle y est bien meilleure qu’en Suisse. Le contrôle en Belgique est pourtant notoirement défaillant, comme l’a jugé récemment la CEDH. Autre argument avancé par Pierre-Antoine Gailly : entre la Belgique et la Suisse, « les tarifs ne sont pas du tout les mêmes »…

En 2018, le CESE n’avait pas voulu se prononcer sur la question de l’euthanasie des mineurs ou des personnes handicapées. Mais, selon l’ancien membre du CESE, il faudrait aujourd’hui « élargir le champ ». Le terrain est glissant, Pierre-Antoine Gailly tente de faire montre de prudence en distinguant handicap faisant suite à un accident ou de naissance. « Les mots sont importants car ils sont connotés », pointe Didier Martin, député Renaissance et rapporteur de la mission.

« Si vous utilisez euthanasie et personnes en situation de handicap, ça rappelle des souvenirs absolument intolérables. »

La question des mineurs a aussi été débattue. Caroline Fiat, députée LFI et également rapporteur de la mission d’évaluation, revient sur le sujet. Puisque la « majorité sexuelle » est fixée à 15 ans, ne pourrait-on pas envisager de pouvoir « disposer de son corps » dès cet âge également, pour mettre fin à sa vie ?

Ouverture d’un collège catholique dans le Val d’Oise : nous recherchons son Directeur !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Pour répondre à la demande croissante d’inscriptions, l’Espérance, école catholique à Luzarches, ouvre les premières classes du collège.
Elle cherche son directeur-enseignant:

Enseignement d’une matière minimum
Recrutement, formation et encadrement de l’équipe enseignante en concertation avec le CA,
Inscription et encadrement des élèves,
Veiller au respect des valeurs de l’école et à sa notoriété,
Application du projet pédagogique,
Organisation des événements pédagogiques et religieux

Fiche de poste sur le www.ecole-lesperance.fr.

Une réunion d’information sera organisée prochainement pour les futurs élèves.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Pour tout renseignement :
Hélène de Chergé
Direction
06.09.74.31.48

Marche pour la vie : les vidéos

Vidéo de la marche :

Retrouvez les témoignages, les discours et les concerts de la Marche Pour La Vie 2023 (à partir de la 5e minute) :

Hongrie : Amnesty International brime de jeunes mères de famille

L’OJIM révèle que des Hongroises se plaignent d’avoir subi toute une série de brimades en raison de leur condition de jeunes femmes :

La direction d’AI Budapest aurait discriminé et harcelé ces femmes parce qu’elles se seraient permis de fomenter l’horrible crime consistant à vouloir accoucher d’un enfant, ou pire encore, une fois ce dernier né, de vouloir allaiter ! C’est ce qu’une de ces femmes racontent : un des dirigeants d’AI lui aurait demandé d’arrêter l’allaitement pour être en mesure de se remettre convenablement au travail.

Et ce n’est pas tout : alors que l’organisation plaide pour la fin des discriminations au travail sur des critères liés à la maternité, AI aurait tout fait pour forcer ces femmes à signer des contrats de courte durée (une pratique contre laquelle la gauche hongroise et AI sont vent debout depuis des années). Cerise sur le gâteau : la direction d’AI aurait aussi demandé de manière très insistante à une des employées licenciées de signer une déclaration de confidentialité indiquant que son départ n’avait rien à voir avec une quelconque discrimination. En cas de rupture de cette confidentialité, cette déclaration aurait aussi prévu une indemnité de 2500 euros à verser par l’ex-employée et à son ex-employeur. Elle est belle, la morale gauchiste !

L’une des ex-employées s’estimant harcelées et discriminées avait en charge le programme et la coordination des questions liées au genre au sein d’AI Budapest, autant dire un rôle de premier dans le travail de sape contre le gouvernement Orbán. Aujourd’hui, elle s’insurge et laisse entendre que finalement AI ne se distingue pas des autres entreprises dans leur gestion du personnel féminin en âge de procréer. […]

Chronique des cinglés

Une femme a vu son chat écrasé par un TGV près de la gare Montparnasse à Paris, alors qu’elle avait demandé aux agents d’intervenir. La SNCF dit “regretter vivement” cet incident.

La passagère déplore l’inaction ainsi que le manque d’écoute de la SNCF et demande justice. BFMTV a consacré moins 10mn d’émission à ce sujet.

La mère et sa fille s’apprêtaient à quitter la capitale en direction de Bordeaux, quand le chat, transporté dans une caisse, échappe à leur attention et se réfugie sous un train. Ses deux propriétaires le repèrent rapidement et préviennent le personnel de la gare. Pour des questions de sécurité, la SNCF interdit aux deux femmes de tenter d’aller sauver elles-mêmes l’animal. Après 20 minutes de négociations, le TGV démarre comme prévu. Le chat finit coupé en deux. La SNCF propose alors à Georgia de récupérer le corps de son chat.

“Je ne comprends pas: on ne pouvait pas descendre pour sauver notre chat vivant, mais il est maintenant possible de le récupérer mort”, déplore-t-elle, indiquant avoir fermement refusé la proposition.

Cette affaire a donné lieu à des échanges ubuesques sur Twitter.

Pendant ce temps, 600 embryons humains sont déchiquetés chaque jour en France.

Jusqu’où ira l’OTAN ?

D’Antoine de Lacoste:

Le régime de Zelenski est en difficulté : les choses vont mal sur le front du Donbass à l’est. Après de très durs combats, les Russes ont pris la ville de Solédar et menacent d’encercler Bakhmut (Artémivsk en Russe). Une telle éventualité leur ouvrirait la route de Slaviansk, ville conquise par les séparatistes en 2014 puis reprise par les Ukrainiens. Tout un symbole.

Pour parer au plus pressé, les Ukrainiens ont dû dégarnir leur front sud, du côté de Kherson et de Zaporojie, et envoyer des milliers d’hommes tenter de colmater les brèches du Donbass. Cela retarde d’autant la fameuse offensive ukrainienne tant annoncée qui devait permettre de franchir le Dniepr au-delà de Kherson, de reprendre la centrale nucléaire de Zaporojie puis de foncer vers la Crimée.

Ce joli plan devait parachever les succès antérieurs dans le nord et l’évacuation de Kherson dans le sud. Le monde occidental était optimiste et nos généraux de plateaux satisfaits : la Russie allait perdre la guerre à cause de ses erreurs et grâce à la vaillance de l’armée ukrainienne. Sans compter qu’elle n’aura bientôt plus de munitions…

La réalité est bien différente. Les revers russes étaient largement dûs à une insuffisance d’effectifs, trop étirés sur un immense front. Lancée avec 150 000 hommes, « l’opération spéciale » ordonnée par Poutine le 24 février 2022, devait, en quelques jours, provoquer l’effondrement de l’armée ukrainienne et le départ de Zelenski. Les Russes ont sans doute sous-estimé dix ans de présence américaine en Ukraine : ils étaient attendus (espérés même) et l’ont payé cher.

Tirant la leçon de cet échec, le maître du Kremlin, a décidé de s’installer dans la durée en lançant une mobilisation de 300 000 hommes, d’autres suivront peut-être. Les médias occidentaux, avec une touchante discipline, ont relayé en boucle les images de Russes fuyant leur pays pour ne pas avoir à se battre. Les plus riches sont à Courchevel, d’autres en Géorgie ou au Kazakhstan. Mais ce mouvement eut une ampleur bien moindre qu’annoncée. Rien à voir avec les millions d’Ukrainiens partis en occident (et pas seulement les femmes et les enfants) et que nous entretenons bien gentiment depuis. Il se murmure aussi que des milliers de jeunes Polonais sont partis, tant l’implication militaire croissante de leur pays les inquiète. Mais rassurez-vous, ce n’est pas à la télévision française que de telles images seront diffusées : l’information est sous contrôle.

Depuis cette mobilisation et la réduction du front, les Russes sont repassés à l’offensive avec succès. Admirons au passage la rhétorique de nos généraux pour qui chaque retrait russe s’effectue au prix de très lourdes pertes (sauf pour Kherson soyons juste) et chaque succès a provoqué une hécatombe dans ses rangs. On se demande avec qui ils ont récemment gagné du terrain.

Les Américains sont maintenant inquiets, car si les Russes ne peuvent pas se permettre de perdre cette guerre, l’OTAN non plus. Certes, jusqu’à présent les bénéfices sont grands pour la puissance tutélaire de l’Europe : cette dernière a remplacé le gaz russe par le GNL américain, plus cher mais tellement plus moral. Les vieux stocks d’armes sont gentiment écoulés et permettront une modernisation de toutes les armées occidentales pour le plus grand bonheur de l’appareil militaro-industriel américain.

Mais, contrairement à la légende, l’occident est plus isolée que la Russie : le Proche-Orient, l’Afrique et même l’Amérique du Sud n’emboitent pas le pas à l’Amérique dans sa croisade anti-russe. Le fiasco de la visite de Biden en Arabie Saoudite est très frappant à cet égard. L’Asie ne va guère mieux, hormis bien sûr la Corée du sud et le Japon, fidèles au poste.

De plus, contrairement aux prédictions du ministre que le monde entier nous envie, l’économie russe ne s’est pas effondrée. Le gaz et le pétrole sont vendus à l’Inde et à la Chine qui en revend d’ailleurs une partie à l’Europe, plus cher comme il se doit. Les réserves financières sont intactes et le rouble se porte fort bien : la banqueroute annoncée n’aura pas lieu.

Devant le risque d’échec qui se profile pour l’OTAN, les Atlantistes se déchaînent. Aiguillonnés par Zelenski, ils poursuivent une course aux armements qui prend un rythme effréné. Les chars lourds sont entrés dans le débat, à quand les avions ?

Les voix dissonantes, ou seulement prudentes, sont rares et vite marginalisées. On peut toujours critiquer le contrôle de l’information en Russie, l’occident n’est pas en retard.

Il faudrait tout de même faire attention : les buts de guerre de l’OTAN, donc de l’Amérique, sont inconnus et si les Russes estiment à un moment donné que leurs intérêts vitaux sont en jeu, tout ceci pourrait nous entraîner bien loin.

Même Ségolène Royal s’inquiète de la crise démographique

Elle aurait du venir à la Marche pour la vie hier…

Législatives partielles : l’abstention très largement en tête

Suite à l’annulation de plusieurs scrutins, des législatives partielles avaient lieu dimanche.

Dans la deuxième circonscription de la Marne, le député sortant Anne-Sophie Frigout (Rassemblement National) est arrivée en tête (34,8%) devant Laure Miller (Renaissance; 30,03%). Avec une participation de 23%, l’abstention est la grande gagnante du scrutin. Le candidat de la Nupes arrive en troisième position avec 16,17 %, devant LR 11,08 %. La candidate de l’Écologie enregistre 2,99 % juste devant la candidate Reconquête ! 2,5 % et Lutte Ouvrière qui obtient 1,77 %.

Dans la 8e du Pas de Calais, Bertrand Petit (Nupes), avec plus de 46  % des voix, est largement en tête. Il affrontera le sortant Auguste Evrard (RN, 24%) au second tour. Le candidat d’Horizons obtient 21%. L’abstention s’élève à 70%.

Dans la première circonscription de la Charente, le sortant Thomas Mesnier (Horizons) arrive en tête avec 35,54 % juste devant René Pilato (Nupes) avec 35,36%. Seulement 42 voix séparent les deux candidats qualifiés pour le 2e tour. Le RN est 3e avec 14,6%, devant la candidate LR 4,8%, Cazenave (DVD), 3,6%, Reconquête 2,1%, l’Ecologie au centre 2 et Lutte ouvrière 1,8%. Là encore, l’abstention a été la grande gagnante.

En quête d’esprit : La persécution des chrétiens

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Patrick VICTOR, Directeur de l’ONG Portes Ouvertes
  • Benoît de BLANPRÉ, Directeur de l’Aide à l’Eglise en détresse
  • Frédéric Pons, journaliste

Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 9)

Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. En ce dernier jour de notre neuvaine, nous nous prosternons humblement devant vous. Obtenez-nous ô Marie cette grâce que nous implorons du Ciel. Protégez aussi Monseigneur Dominique Rey et tous les prêtres de son diocèse. Nous savons que Dieu se sert de toute épreuve pour faire grandir ses enfants ; aussi, c’est avec une immense espérance que nous marchons vers la Lumière.

O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.

Guillaume Bernard : nous sommes ici pour éveiller les consciences dans une société qui se suicide démographiquement et moralement

Discours d’ouverture de la Marche pour la vie prononcé par Guillaume Bernard :

Chers amis, merci d’être déjà aussi nombreux en ce début d’après-midi. Merci aussi à tous les bénévoles qui ont préparé cette marche, qui l’encadrent avec efficacité et qui vont l’animer avec enthousiasme.

Vous le savez, l’heure est grave. Les tenants du progressisme entendent, cette année, constitutionnaliser l’avortement et légaliser l’euthanasie !

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que toutes les questions dites sociétales, en fait morales, se tiennent, sont intimement liées entre elles. L’avortement est la matrice de toutes les évolutions en matière de mœurs et de bioéthique. Si l’enfant à naître n’est pas intouchable, alors tout peut être permis, et d’ailleurs tout ou presque est désormais permis, y compris l’innommable, en particulier l’expérimentation sur les embryons et la fabrication d’enfants à la carte par le biais d’un eugénisme qui ne dit pas son nom. Il faut être cohérent. Rien ne sert de dénoncer la chosification de l’enfant dans le cadre d’une gestation pour autrui ou d’une procréation médicalement assistée (et, ce, quels que soient les personnes ou les couples demandeurs) si n’est pas combattue la réification de l’être humain par l’avortement.

Je souhaite également essayer d’éclairer, en quelques mots, la logique du progressisme. Car il faut en comprendre le mécanisme pour pouvoir le combattre tant avec loyauté qu’efficacité. Ses ressorts sont le volontarisme et le subjectivisme.

Alors qu’il n’est traditionnellement, dans une relation d’altérité, qu’une condition nécessaire mais jamais suffisante, le consentement est devenu l’alpha et l’oméga de la légitimité d’un acte ou d’une pratique. Exit la question du bien-fondé d’une action. Exit la question de l’équitable, le juste étant réduit au légal. Exit la recherche du bien commun qui est, concomitamment, le bien des personnes et le bien du corps social qu’elles composent. Seule compte la réalisation des intérêts nombrilistes des individus avec pour seule pseudo morale la loi sadique du plus fort où l’homme est un loup pour l’homme !

L’exacerbation du culte de la volonté est telle qu’une simple faculté de fait (tuer autrui, se tuer soi-même) est travestie en un droit, en une liberté transférable à un tiers, en une créance opposable à l’État. L’exacerbation du culte de la volonté est telle que la nature ontologique donnée à l’homme disparaît au profit d’une nature déconstruite et reconstruite par l’homme lui-même, une nature artificielle circonscrite à l’exercice de la liberté qui est d’autant plus valorisée quand elle est transgressive. Ai-je besoin d’évoquer l’idéologie du genre ? Dès lors, puisque l’enfant à naître ou le malade dépendant ne sont pas autonomes, leur humanité n’est pas seulement édulcorée, elle est explicitement niée. Et il est permis de les tuer en toute impunité au nom d’une compassion dégénérée.

La volonté de l’individu (celle de la mère qui veut avorter, celle de la personne fragile qui veut être euthanasiée) serait une cause exonératoire de culpabilité pour celui qui tue sur demande. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il continuer à poursuivre les tueurs à gage et leurs commanditaires ? La toute-puissance de la volonté fait perdre le sens des réalités : l’homicide est tout simplement ignoré, biffé comme s’il n’existait pas alors qu’il est, évidemment, le cœur de la question.

La bien-pensance ambiante tente d’intimider l’opinion publique en brandissant la liberté individuelle de la femme ou du malade. Mais, d’une part, s’agit-il vraiment d’actes libres ? Et, d’autre part, sont-ce vraiment de simples actes individuels ? Le consentement de la femme qui avorte ou du malade qui demande l’euthanasie est, hypocritement, présenté comme libre et éclairé. Or, leurs volontés sont parfois manipulées et, bien souvent, conditionnées. Quand le père de l’enfant fuit comme un lâche, l’angoisse de la femme enceinte est évidemment exacerbée. Quand les proches d’un malade insistent sur leurs difficultés notamment financières, ils exploitent de manière éhontée son abnégation.

L’avortement et l’euthanasie ne sont pas de simples actes individuels ; ils engagent les relations intra et intergénérationnelles. Et d’ailleurs, il est évident que les progressistes cherchent à faire endosser à la société toute entière la responsabilité morale de ces actes et à faire de chacun de ses membres un complice objectif. L’avortement depuis presque cinquante ans, l’euthanasie peut-être demain ne sont pas et ne seront pas une addition d’actes singuliers et épars. Ils sont et seront une politique publique assumée. La puissance publique ne fait pas que fermer les yeux sur une pratique ; non, elle autorise, organise, cautionne et finance. Elle ne favorise pas la liberté de chacun ; non, elle viole la conscience de tous.

Alors ? Malgré tout, il ne faut jamais perdre espoir. Qui aurait dit, il y a quelques années, que la Cour suprême des États-Unis reviendrait sur la jurisprudence qui avait, inconstitutionnellement, imposé la légalisation de l’avortement aux États fédérés ? Il faut donc sans cesse œuvrer et semer. Notre engagement de chacun jour peut donner des fruits individuels qui sont aussi importants que des effets politiques. Sauver ne serait-ce qu’une vie innocente est une victoire incommensurable.

Nous sommes ici pour éveiller les consciences dans une société qui se suicide démographiquement et moralement. Nous sommes ici pour témoigner que la dignité de l’homme dépasse ses forces physiques et son avoir matériel. Nous sommes ici pour affirmer que, même si la vie est faite d’efforts sans cesse renouvelés, d’handicaps à surmonter, de souffrances physiques et psychologiques à dominer, l’être vaut mieux, vaut toujours mieux que le non-être.

Le mal n’est rien d’autre que ce qui détruit le bien ; il ne bâtit rien, il n’est rien, il ne vaut rien. Les forces de vie sont et seront toujours plus fortes que l’esprit qui nie et qui détruit. Nous ne le laisserons pas agir impunément. Au moins, le mensonge ne passera pas par nous. Le terrorisme intellectuel se brisera sur notre dissidence. Et la vie finira par triompher.

Nous sommes ici pour exprimer de la joie : la foi dans la vie, l’espérance dans la vie, la charité dans la vie.

Bonne marche pour la vie à tous !

La Marche pour la vie dans la presse

Selon l’AFP, repris notamment par France Info, Le Progrès, Le Point, Ouest France et Le Dauphiné

Quelques milliers de personnes ont manifesté, dimanche 22 janvier à Paris, contre la possible légalisation d’une “aide active à mourir” et l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution. Derrière une banderole de tête proclamant qu’il faut “accompagner la mort, pas la programmer”, les participants à cette 17e “Marche pour la vie” ont rallié dans l’après-midi les Invalides au départ de Montparnasse.

La manifestation nationale est organisée chaque année autour de l’anniversaire de la loi Veil relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), promulguée le 17 janvier 1975. Elle est organisée par des militants s’inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs.

Cette année, les organisateurs ont mis en avant le thème de la fin de vie, objet d’un débat en vue d’une possible évolution du cadre légal, plus encore que celui de l’avortement. “Nous nous opposons à l’euthanasie et au suicide assisté”, a déclaré avant la manifestation le président de la Marche pour la vie, Nicolas Tardy-Joubert.

Dans le cortège coloré de quelques drapeaux à fleurs de lys ou frappés du Sacré-Coeur avaient pris place de nombreux jeunes, d’autres plus âgés, parfois en famille. Les organisateurs ont profité de la marche pour exprimer leur opposition à l’inscription de l’IVG dans la Constitution, votée par les députés en novembre mais qui devra obtenir l’aval du Sénat pour être effective.

France Bleu Paris souligne qu’il y avait

20.000 selon les organisateurs et 6 300 selon la préfecture de police

[…] “On combat pour la beauté de la vie”, a dit à l’AFP Hermine Gousseau, 19 ans, une auxiliaire de vie auprès de personnes âgées venue de Lyon, faisant flotter au vent froid un grand drapeau français. Alexis Gaudillère, étudiant de 24 ans, s’est lui déplacé pour “défendre la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle” et “faire comprendre à la société qu’il y a des alternatives à cette culture de mort diffusée par le gouvernement”. “Fatalement, on va pousser les vieux qui sont sur des lits d’hôpital ou dans les Ehpad” à demander à mourir, en leur laissant penser qu’ils sont “des charges pour tout le monde”, redoute Benoît, un Parisien de 60 ans, qui n’a pas voulu donner son nom.

BFM se focalise sur les Femen, qui n’ont pas perturbé la Marche puisqu’elles se sont exhibées en amont.

Le Figaro a réalisé un reportage :

«C’est quoi l’avenir d’une société qui tue les siens ? L’euthanasie, c’est la décadence. Nous sommes dans un monde qui détruit tout». Cécile, 57 ans, anti-IVG, est une habituée de la Marche pour la vie. Mais en ce dimanche glacial de janvier, cette assistante dentaire évoque une autre raison pour participer à la marche annuelle contre l’avortement organisée à Paris, près de la gare Montparnasse : le débat sur la fin de vie lancé cet automne par le président de la République.

«Je ne comprends pas cet acharnement à vouloir tuer les gens. Est-ce pour éviter de payer trop de retraites», ironise-t-elle. A ses côtés, Marie-Alix, 65 ans, tient une pancarte sur laquelle on peut lire «Vivre est un droit pas un choix». «Je suis chrétienne. «Tu ne tueras pas» : ça a un sens pour moi», commente-t-elle. Pascale Morinière, à la tête des Associations familiales catholiques (AFC), espère cependant que le message ne touche pas que les croyants. «Le serment d’Hippocrate – «je ne provoquerai jamais la mort délibérément», date de 400 ans avant J.C. C’est un message humaniste qui va bien au-delà des religions», relève-t-elle.

À proximité d’une enceinte qui fait retentir la «Macarena», Lorie, une vendeuse de 26 ans, est venue pour «alerter la classe dirigeante contre ces dérives mortifères». C’est la première fois qu’elle participe à la Marche pour la vie. À l’inverse de François-Xavier et Marie-Alix, qui ont fait le déplacement de Nantes avec leurs enfants. Eux se sont rencontrés en 2013, à la Manif pour tous. À l’époque, la foule était plus nombreuse. […]

La Croix aussi.

Nicolas Tardy-Joubert : “Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale”

Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :

Chers amis

Quelle joie de vous voir si nombreux venir Marcher pour la Vie.

Je remercie toutes les équipes qui ont magnifiquement contribué à l’organisation de notre Marche 2023, à nos bénévoles, à nos associations partenaires, à nos intervenants, aux forces de police et de gendarmerie et à vous qui êtes avec nous aujourd’hui à Paris et venez parfois de fort loin, ou qui nous suivez sur les réseaux sociaux. Notre objectif est simple. C’est de faire prendre conscience de la nécessité absolue de protéger la vie de la conception à la mort naturelle, et c’est pour cela que vous êtes là.

2023 est une année pleine de menaces. Sur la fin de vie d’abord avec un projet de loi qui intégrera l’euthanasie, la « mort sur commande », à laquelle nous nous opposons. L’interdit de tuer doit rester absolu. C’est une question de civilisation, c’est une question d’humanité. Nous ne voulons pas que les personnes âgées ou vulnérables se sentent progressivement devenir un fardeau pour notre société, comme on le voit dans les pays qui ont légalisé cette pratique exécrable depuis plus de 20 ans. En Oregon 1 euthanasie sur 2 est pratiquée car les personnes ne veulent pas être une charge pour leurs proches. Au Canada, des personnes pauvres, mais en bonne santé, demandent à mourir pour ne pas devenir SDF. Non, nous ne voulons pas de ce monde inhumain.

Rétablissons aussi la vérité : face aux économies de soins ou de retraites générées par l’euthanasie, les soins palliatifs dépérissent partout. Quand l’euthanasie tue des personnes, elle rend moribonds les soins palliatifs. Les deux ne sont pas compatibles. Pour la fin de vie, la seule et unique action possible, c’est le déploiement des soins palliatifs partout et pour tous ceux qui en ont besoin. Or, en France, seules 30% des personnes éligibles aux soins palliatifs y ont accès, c’est là le vrai scandale auquel il faut remédier.

Ensuite l’idée de vouloir constitutionnaliser l’avortement, à la suite du renversement de l’arrêt Roe vs Wade aux USA, est une aberration. La Constitution n’est pas un fourre-tout. Nos sénateurs ont déjà rejeté un texte similaire à celui qui sera examiné le 1er février. Encourageons-les à faire de même avec cette proposition de loi inique qui pourrait remettre en cause la clause de conscience et allonger encore les délais d’avortement. Le droit de tuer, ne peut devenir une norme supra législative, un droit constitutionnel. Le seul droit fondamental c’est le droit à la vie.

Nous voulons que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale. Nous avons dix propositions, ce sont parfois des petits pas, pour faire prendre conscience du besoin de changement. Il nous faut des politiques de prévention, d’accueil de la vie, d’accompagnement des personnes vulnérables. Voilà où mettre le curseur. Et seules les batailles que l’on gagne sont celles que l’on livre. Nous sommes là pour faire changer les choses, pour poursuivre ce combat pour la culture de vie et pour changer les cœurs. Merci !

Marche pour la vie : c’est parti !

Contre l’euthanasie et la constitutionnalisation de l’avortement, des milliers de personnes manifestent à Paris.



IVG ça suffit, nous marchons pour la vie !

Euthanasie, non merci !


Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, toujours fidèle.

En fin de manifestation, quelques milliers de personnes prient le rosaire pour la vie avec SOS Tout-Petits.

La marche est désormais dans la rue de Vaugirard et débouche sur le boulevard Montparnasse.

Cécile Edel, toujours présente.

Discours de Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie :

Discours de Lucie Pacherie, porte-parole de la Marche pour la vie :

La Marche pour la vie annonce 20 000 participants :

Il n’y avait visiblement pas de député présent (il se murmure que des consignes ont été passées), mais le prétendant au trône de France était sur place :

 

Terres de mission : les moines

Eglise universelle : Le sacrement de confirmation hier et aujourd’hui

Dans le cadre de l’application du motu proprio Traditionis custodes, des tensions apparaissent dans certains diocèses autour de la forme de célébration du sacrement de confirmation. L’abbé Grégoire Celier nous rappelle quelle était la définition traditionnelle du sacrement de confirmation et son évolution suite aux réformes conciliaires. Il nous explique que les discussions sur l’âge de la confirmation renvoient, en réalité, à de très anciens débats.

Eglise en France : Les Moines, il était une foi

Directeur délégué de la rédaction de Valeurs Actuelles en charge des Hors-Série, Arnaud Folch nous présente ce numéro sobrement intitulé “Les Moines, il était une foi”. Au siècle du matérialisme et de l’hédonisme triomphants, les moines témoignent d’une contre-culture radicale (le primat absolu de Dieu), dont les racines remontent au VIème siècle avec Saint Benoît de Nursie puis Saint Bernard. Un voyage aux racines de l’Europe.

Eglise en Marche : L’autorité : du pouvoir à la légitimité

Dans l’Eglise comme dans la société civile, l’autorité est en crise. Entre ceux qui refusent d’user de leur autorité, ceux qui en abusent et ceux qui refusent d’obéir aux ordres légitimes, la situation est complexe. Fruit d’une multitude de rencontres, essentiellement dans le monde de l’entreprise, ce Cahier Bleu de 92 pages, sobrement intitulé “L’autorité : du pouvoir à la légitimité”, que nous présente Benoît Le Conte, rendra d’immenses services à tous ceux qui détiennent une parcelle d’autorité.

 

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