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“L’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne”

En visite à la paroisse “S. Maria della Presentación”, Léon XIV a déclaré :

[…] Mes très chers frères et sœurs, par le Baptême, nous avons tous reçu la grâce de l’eau nouvelle, qui lave tout péché et étanche toute soif. À l’image de la Samaritaine, nous avons aujourd’hui, en ce Carême, un temps pour redécouvrir le don de ce Sacrement qui, telle une porte, nous a introduits à la foi et à la vie chrétienne. Bon et miséricordieux Pasteur, le Seigneur nous attend et nous accompagne toujours, où que nous soyons et tels que nous sommes. Dans sa miséricorde, il guérit nos blessures et devient un don pour nous, nous permettant à notre tour d’être un don pour nos frères et sœurs.

Je sais que votre communauté paroissiale vit dans une région confrontée à de nombreux défis. Les situations préoccupantes de marginalisation et de pauvreté matérielle et morale y sont légion. Même les adolescents et les jeunes adultes risquent de grandir sous l’influence de prédateurs ou désabusés quant à leur avenir. Nombre d’entre eux aspirent à un foyer, à un emploi qui leur permette de vivre dignement, à des lieux sûrs où se retrouver, jouer et construire ensemble un avenir meilleur.

Comme à la source de l’Évangile, hommes et femmes viennent dans cette paroisse le cœur brisé, la dignité bafouée et assoiffés d’espérance. Il vous incombe, avec urgence et force de libération, de témoigner de la proximité de Jésus, de son désir de racheter notre existence des maux qui la menacent, en nous proposant une vie juste, vraie et pleine de sens. À commencer par l’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne, je vous encourage à faire en sorte que les activités paroissiales soient le signe d’une Église qui, telle une mère, prend soin de ses enfants, sans les condamner, mais en les accueillant, en les écoutant et en les soutenant face au danger. Que la Parole de l’Évangile, qui jaillit en nous comme une source de vérité, nous aide tous à ouvrir les yeux, à discerner avec sagesse le bien du mal, et ainsi à former des consciences libres et adultes. […]

Alliance avec les islamo-gauchistes de LFI : l’hypocrisie du PS

Au niveau national, le PS annonce se désolidariser de LFI, alors que localement il y a déjà des alliances (sans parler de celles à venir d’entre-deux-tours), pour éviter de perdre des municipalités PS.

Joué-lès-Tours :  La liste de gauche menée par Romain Fredon (La France Insoumise avec le soutien de socialistes) organise une soirée en présence de plusieurs personnalités dont deux députés : le socialiste Laurent Baumel et l’écologiste Charles Fournier, par ailleurs candidat avec l’union de la gauche (hors LFI) à Tours.

LFI et PS main dans la main pour gagner la mairie de Niort

Le Parisien a comptabilisé au moins 69 villes où les socialistes et les insoumis partiront côte à côte le 15 mars.

La France insoumise affirme conduire des listes dans 380 villes et être engagée dans 124 listes de gauche.

La question reviendra au second tour.

Elon Musk et Louis XIV

Lu dans Le Bien commun :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Certains n’attendent pas la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté

Moins de deux mois après la condamnation de douze de ses membres pour trafic de substances vénéneuses, l’association Ultime Liberté est de nouveau pointée du doigt dans une affaire de suicide assisté.

Une enquête a été ouverte suite à un signalement le 20 février indiquant qu’une femme de 63 ans se serait procuré un produit létal auprès d’Ultime Liberté, en vue de l’administrer à sa mère, âgée de 85 ans, «présentant des troubles cognitifs débutants, sans pronostic vital engagé, et qui aurait exprimé un souhait de se voir donner la mort», explique le parquet.

La sexagénaire aurait été dénoncée par son psychiatre à qui elle aurait confié son projet lors d’un rendez-vous à l’hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de la capitale. Le praticien qui l’a dénoncé sera-t-eil prochainement poursuivi pour entrave au suicide assisté, comme le prévoit la proposition de loi adoptée en seconde lecture à l’Assemblée ?

Le SAIP (Service de l’accueil et de l’investigation de proximité) du commissariat du 18e arrondissement s’est rendu chez la mise en cause pour une perquisition de son appartement. Un petit flacon contenant la substance létale sous la forme d’une poudre blanche a bien été découvert. La sexagénaire a été interpellée sur-le-champ et placée en garde à vue. Entendue à son tour, la mère de cette dernière «a confirmé sa volonté d’être euthanasiée de manière affirmée, indiquant ne pas oser pratiquer un suicide», confirme le parquet.

À ce stade, les qualifications pénales retenues sont celles d’«association de malfaiteurs en vue d’un crime puni de la réclusion criminelle à perpétuité», en l’espèce un empoisonnement avec préméditation, et d’«acquisition, détention de substance vénéneuse ou psychotrope» (actuellement en analyse).

Chronique des cinglés

Le marxisme est une maladie mentale si j’en crois cet article paru dans L’Humanité :

Hommage à Jérôme Lejeune de 20 mères d’enfants porteurs de trisomie

Dans Le Figaro :

En cette Journée internationale des droits des femmes, nous ne voulons pas seulement parler de nous. Nous souhaitons parler de nos enfants. Nous, mères d’enfants porteurs de trisomie 21, savons ce que signifie un diagnostic qui bouleverse une vie. Nous connaissons les nuits d’inquiétude, les silences, les regards maladroits. Nous connaissons aussi la joie immense, la tendresse inattendue, la force que ces enfants révèlent en nous. Aujourd’hui, nous voulons rendre hommage à Jérôme Lejeune.

En 1958, avec Marthe Gautier et Raymond Turpin, il découvre la cause génétique de la trisomie 21 : la présence d’un chromosome supplémentaire sur la paire 21. Chacun joua un rôle essentiel dans cette avancée majeure. Mais Jérôme Lejeune ne fut pas seulement comme ses collègues un découvreur. Il resta auprès des enfants. Il resta auprès des familles.

Il resta auprès de ceux que la médecine appelait encore, avec une brutalité que nous mesurons encore aujourd’hui, les « mongoliens ».

Très jeune médecin, il avait été confronté à la détresse des enfants porteurs de déficience intellectuelle et à celle de leurs parents. À l’époque, la médecine était impuissante et les familles souvent isolées, parfois accusées. Car longtemps, les mères furent soupçonnées d’être responsables du handicap de leur enfant. On évoquait des fautes, des maladies honteuses, une prétendue dégénérescence. La culpabilité s’ajoutait à la douleur.

La découverte de la trisomie 21 changea tout. Elle établit que le handicap avait une cause chromosomique. Elle libéra des milliers de familles d’un poids injuste. Elle rendit leur dignité à des parents qui vivaient dans la honte. Pendant plus de trente ans à l’hôpital Necker-Enfants-Malades, Jérôme Lejeune accueillit, soigna, écouta. Il regardait nos enfants comme des personnes à part entière. Beaucoup en témoignent encore : « Il a regardé ma fille comme une princesse. Il a regardé mon fils avec un respect infini, comme jamais personne ne l’avait regardé auparavant. » Ce regard a transformé des vies.

Au-delà de la science, il défendit inlassablement la dignité de chaque être humain, en particulier lorsque la vie est fragile. Il choisit d’être médecin jusqu’au bout, fidèle au serment d’Hippocrate et à ses patients. Son héritage demeure vivant. Il vit à travers les médecins qui placent le bien du patient au centre de leur pratique. Il vit à travers les chercheurs qui poursuivent la quête de traitements pour améliorer la vie des personnes porteuses de déficience intellectuelle. Il vit surtout à travers nos enfants, qui continuent chaque jour à témoigner de la valeur infinie de toute vie humaine. Lors de ses obsèques, Bruno, premier patient du professeur, s’écria : « Merci de ce que tu as fait pour mon père et ma mère. » Nous pourrions dire la même chose.

En ce 8 mars 2026, nous affirmons que la dignité de nos enfants est inséparable de la nôtre. Merci, Professeur Lejeune, d’avoir rendu à tant de mères la fierté d’aimer sans honte. Merci d’avoir regardé nos enfants comme des trésors. Et merci pour ce que, par votre héritage, vous continuez de faire pour eux.

L’irrésistible effacement international d’Emmanuel Macron

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

Emmanuel Macron a dissous le Parlement à la suite d’un raisonnement tordu. Il a ensuite perdu les élections, mais refuse de le comprendre. Il s’agite, parle, gesticule et n’a pas l’air de se rendre compte qu’il devient ridicule. En Europe, en Ukraine, en Chine, en Afrique, il rate tout. Son bilan international, déjà calamiteux avant la dissolution, atteint maintenant un effondrement difficilement qualifiable, tant il est inédit depuis bien longtemps. Peut-être depuis Paul Reynaud et son intéressant « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts. »

De nos jours, il est de bon ton de dénoncer « l’esprit munichois » dans les médias bellicistes parce que les Russes vont nous envahir en 2030 comme chacun sait. Plutôt que d’accabler Edouard Daladier qui lui, au moins, avait compris qu’une guerre contre l’Allemagne risquait de ne pas très bien se passer, on ferait mieux de s’intéresser au cas de Paul Reynaud persuadé de gagner avec une armée désarmée contre trois millions d’hommes bien équipés et surmotivés. Ce type d’analyse coupée du monde réel est une maladie bien française dont Macron est un brillant représentant.

Le président croit au verbe, à l’hyperactivité, à la nécessité de se montrer. Mais il parle trop et enchaîne les propositions qui n’intéressent personne. Une des plus fameuses fut son idée de création d’une Force d’Action Rapide pour sécuriser Gaza, lutter contre le Hamas et préparer l’avenir. Un silence gêné accueillit ce projet baroque, parfaitement irréalisable. De toutes façons plus personne n’écoute la France au Proche-Orient. La fameuse politique arabe de la Ve République est enterrée depuis longtemps. Nous ne sommes amis ni des Israéliens, ni des Palestiniens et nous nous sommes coupés de la Syrie depuis 2011, sous l’impulsion successive des visionnaires Alain Juppé et Laurent Fabius parce que n’est-ce pas, Bachar el-Assad était un méchant dictateur. Il était évidemment le seul en Orient.

Il restait le Liban mais Macron a réussi à mettre le dernier clou du cercueil. Après l’explosion du 4 août 2020 qui a ravagé Beyrouth, notre sémillant voyageur s’est précipité sur place avec comme slogan « Nous n’abandonnerons pas le Liban ». Il réunit toutes les factions au pouvoir : président chrétien, premier ministre sunnite, chef du parlement chiite et d’autres encore. Personne ne manquait à cette réunion qui était précisément celle qu’il ne fallait pas organiser. Notre diplomate en herbe prit un ton de gouverneur colonial parlant à ses fonctionnaires pour expliquer à tout le ghotta libanais qu’ils étaient corrompus, que le fonctionnement du pays était paralysé et qu’il fallait que ça change s’ils voulaient recevoir les milliards de l’Union européenne.

Tout cela n’était pas faux mais était-ce à dire ? Le public écouta poliment et répondit qu’il allait engager les réformes nécessaires. Il ne fit naturellement rien : pourquoi changer un système qui les enrichissait en toute impunité ? En sortant de la réunion, un facétieux appela le journaliste Georges Malbrunot et lui raconta tout. La réunion fut donc décrite dans les journaux français le lendemain. Macron prit ensuite le temps de hurler sur le journaliste rencontré quelques jours plus tard. Ensuite, il ne s’occupa plus du Liban.

Il fit une ultime tentative orientale en reconnaissant la Palestine le 28 mai 2024. Le moment était curieusement choisi : Israël était en train de raser Gaza et de coloniser la Cisjordanie. Trop tôt ou trop tard, c’est difficile à dire mais cela ne servit évidemment à rien. Certains esprits mal intentionnés prétendirent que c’était également une opération de politique intérieure pour flatter nos banlieues islamisées. La reconnaissance de la Palestine ayant été accueillie avec une parfaite indifférence, on peut douter du bien-fondé de la manœuvre.

Le bilan est encore pire en Afrique dont la France est à peu près intégralement chassée. Depuis 2022, nos troupes ont dû quitter successivement le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad puis le Sénégal. Cela ressemble presque aux étapes du Paris-Dakar ancienne version. La Côte d’Ivoire et le Gabon ont, quant à eux, demandé une réduction drastique de nos effectifs. Seul Djibouti accueille une présence significative avec 1500 militaires. En moins de quatre ans, la France a quasiment disparu de l’Afrique.

C’est bien sûr de la faute des Russes et des mercenaires de Wagner. En réalité, si les Russes s’implantent, c’est parce que les Africains ne veulent plus de la France. Et les Russes ne sont en outre pas les seuls à s’installer : les Chinois et les Turcs notamment s’activent beaucoup. Les Américains ont du mal, victimes de leur méconnaissance de l’Afrique. Nous n’avons pas cette excuse.

Rien de bien fameux non plus avec Donald Trump qui se moque ouvertement de Macron dès qu’il en a l’occasion, ni avec la Chine. La dernière visite fut un modèle : notre brillant diplomate demanda à Xi Jinping d’user de son influence sur Vladimir Poutine pour qu’il cesse la guerre en Ukraine. Xi n’a pas bronché, comme tout Chinois qui se respecte, mais on se doute que la commission n’a peut-être pas été faite.

Le plus grave pour la France est son isolement croissant en Europe. Il fut un temps où l’on célébrait avec émotion la solidité du couple franco-allemand. Cela commença avec De Gaulle-Adenauer puis Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl enfin Sarkozy-Merkel. Passons sur l’inexistant Hollande dont il ne reste rien, et allons vers Macron qui marquera l’effacement de la France dans un chaos frénétique.

Cela n’a pas très bien fonctionné avec Angela Merkel, mais notre jeune homme n’osa pas, pour une fois, faire la leçon à la diva de l’Europe. Ce ne fut pas le cas avec Olaf Scholz et les premiers craquements apparurent. Avec Friedrich Merz, cela tourne au désastre.

Les deux hommes ont le même défaut : l’arrogance. Et leurs divergences sont abyssales : Macron parle de « l’Europe puissance », de la souveraineté européenne (il est très peu Français comme chacun sait), de l’avion franco-allemand et des « Eurobonds d’avenir ». Merz veut garder la protection américaine, voler les avoirs russes, continuer la guerre en Ukraine à tout prix car elle rapporte beaucoup, et se rapprocher de l’Italie. Ils ne valent pas mieux l’un que l’autre et sont cependant en désaccord sur tout. Leurs seuls points communs relèvent de la politique intérieure : une popularité en berne et la détestation des partis « populistes ». Ce sympathique attelage est en train de se défaire à grande vitesse et ce ne sera pas un déchirement à observer.

Macron, qui a l’arme nucléaire, considère que l’on n’a pas besoin des Etats-Unis. Merz, qui ne l’a pas, veut le parapluie américain. Comme Meloni qui, elle aussi, déteste le président français et n’a pas la bombe. C’est une base de départ. Le sommet de Rome du 23 janvier a acté la naissance du couple germano-italien. Merz s’est déplacé avec dix ministres et les deux pays ont signé une dizaine d’accords bilatéraux dans le domaine de la défense et de l’énergie. Ils ont affirmé leur attachement au Mercosur et appelé l’Europe à améliorer sa compétitivité et renforcer la lutte contre l’immigration clandestine. Giorgia Meloni s’est fait ensuite une joie de déclarer que « 2026 sera l’année de l’Italie et de l’Allemagne. »

En réalité, Macron ne paye pas seulement son arrogance, ses phrases emphatiques et creuses, son impuissance politique et sa fin de mandat toute proche. Il paye également la dégradation des finances publiques de la France, son incapacité à se réformer et son endettement hors contrôle. Tandis que l’Italie améliore chaque année sa situation, la France est dans une spirale d’appauvrissement très inquiétante. L’Allemagne ne veut plus s’arrimer à un pays devenu un des plus mauvais élèves de l’Europe et qui ne peut survivre que par l’impôt.

C’est pourquoi Merz veut mettre fin au SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), projet historique de 100 milliards d’euros, regroupant la France, l’Allemagne et l’Espagne, destiné à fabriquer l’avion de combat de la prochaine génération, associé à des drones de combat, des capteurs, de la furtivité et du cloud tactique.

L’Italie, de son côté, développe également un projet ambitieux d’avion nouvelle génération, le GCAP (Global Combat Air Programme), avec le Royaume-Uni et le Japon. Meloni et Merz en ont parlé car l’Italie aimerait beaucoup recruter l’Allemagne aux ressources financières conséquentes.

La messe n’est pas dite mais ce serait l’échec ultime de deux quinquennats pendant lesquels la France a préparé son affaiblissement à un niveau inédit.

Marie face à la déchristianisation en Europe

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐌𝐚𝐭𝐡𝐢𝐞𝐮 𝐑𝐄𝐘, directeur Radio Maria en France
  • I𝐧𝐭𝐢 𝐏𝐀𝐎𝐋𝐔𝐂𝐂𝐈, président de Radio Maria en Angleterre
  • 𝐕𝐢𝐭𝐭𝐨𝐫𝐢𝐨 𝐕𝐈𝐂𝐂𝐀𝐑𝐃𝐈, président de Radio Maria Monde

Découvrir les Pères de l’Eglise

Marie-Anne Vannier, professeur de théologie à l’Université de Lorraine, membre de l’Institut Universitaire de France, rédactrice en chef de Connaissance des Pères de l’Église, a dirigé la publication d’un nouveau manuel de patristique, Découvrir les Pères de l’Eglise. En faisant appel aux spécialistes reconnus des différents Pères, ce nouveau Manuel de Patristique allie rigueur scientifique, en prenant en compte les recherches les plus récentes, et en montrant, en même temps, que les Pères de l’Église sont nos Pères dans la foi et nos frères dans la vie de l’Esprit. C’est une bonne entrée en matière pour s’intéresser aux Pères. Exemple avec saint Léon le Grand (400 ? 461), rappelant la primauté de Pierre :

De même que nous sommes satisfaits de la paix qui règne dans les églises, de même nous ne sommes pas peu attristés chaque fois que nous apprenons que quelque chose a été pris pour acquis ou fait contre les ordonnances des canons et la discipline de l’Eglise : et si nous ne réprimons pas ces choses avec la vigilance qui nous est due, nous ne pouvons nous excuser auprès de Celui qui nous a destinés à être des sentinelles, d’avoir permis que le corps pur de l’Eglise, que nous devons garder pur de toute tache, soit souillé par le contact de malfaiteurs, car la structure des membres perd son harmonie par une telle dissimulation.

Une statue de sainte Bernadette Soubirous sur le parking du magasin U, à Châteauroux

Amusant :

Ce dimanche 8 mars, à leur réveil, les riverains du supermarché de l’avenue des Marins en centre-ville de Châteauroux ont découvert une grande statue religieuse sur le parking.

La Vierge est-elle apparue avenue des Marins à Châteauroux ? En tout cas, une statue d’une personnalité religieuse catholique, une sainte sans doute, représentée pieds nus, voilée et avec un chapelet entre les mains. Elle présente les attributs traditionnellement associés à Bernadette Soubirous (à qui, selon la tradition chrétienne, la Vierge serait apparue à 18 reprises en 1858 alors qu’elle n’était qu’une jeune adolescente).

La sculpture d’environ un mètre de haut a été découverte au petit matin, sur le parking du magasin U, en centre-ville de Châteauroux. Une enquête de police est en cours pour déterminer à qui elle appartient et comment elle s’est retrouvée là. Pour l’instant, aucun vol de statue n’a été signalé.

Neuvaine à Saint Joseph

L’abbé Billot (IBP) nous demande de publier l’annonce suivante:

Neuvaine à saint Joseph du 9 au 18 mars pour préparer sa fête du 19 mars.
Chaque jour :  une méditation sur la vie de Saint Joseph, une prière  et un conseil pratique pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne avec lui.
Inscription :  [email protected]

Des objets de culte volés dans l’église de Brassac

Des calices, des ostensoirs ont été volés dans l’église de Brassac (81).

Le curé de la paroisse en appelle à la conscience du voleur.

8 mars – Les féministes parlent des femmes… mais qui les défend vraiment ?

De l’ECLJ :

Le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes. Alors que les « féministes » autoproclamées parlent souvent « des femmes » de manière abstraite, l’ECLJ défend les femmes réelles : celles qui refusent d’être exploitées, celles qui veulent protéger leurs enfants, ou encore celles qui veulent pouvoir devenir mères librement.

En particulier, nous nous battons pour les droits des femmes :

  • À ne pas être exploitées par la prostitution.
  • À ne pas subir les effets d’une société pornifiée qui réifie la femme et banalise la violence sexuelle. Nous avons récemment été auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen : cette audition sur les défis et solutions en matière de protection des mineurs en ligne nous a permis d’attirer l’attention des députés européens sur les conséquences à grande échelle de la consommation de pornographie.
  • À ne pas être contraintes d’avorter, sous la pression d’un conjoint, d’un médecin, ou d’un environnement social hostile à la maternité.

Souvent, au contraire, celles qui prétendent parler au nom des femmes :

  • Banalisent la prostitution en en parlant comme d’un travail normal sous le vocable de « travail du sexe » ;
  • Appréhendent la pornographie, au moins dans ses formes les moins violentes, comme une sorte d’expression de la liberté sexuelle ;
  • Promeuvent une vision présentant l’avortement comme un choix libre et émancipateur.

Nous l’avons récemment constaté en découvrant les propos particulièrement méprisants qu’a tenus Manon Aubry, députée européenne, à l’égard des femmes dont l’expérience de l’avortement ne leur permet pas de partager cette vision et à l’égard de ceux qui défendent la dignité de celles-ci.

Loin de nous décourager, ce mépris nous conforte dans l’idée qu’il est nécessaire de montrer la vérité de ce qu’est l’avortement, au contraire d’une vision idéologique et biaisée.

Exemple concret de l’action de l’ECLJ pour les droits des femmes, nous avons récemment eu l’honneur de soumettre à Mme Reem Alsalem, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence à l’égard des femmes et des filles, une contribution écrite destinée à étayer son futur rapport qui portera sur « la violence à l’égard des mères ». Nous lui avons demandé de dénoncer la réalité des femmes enceintes victimes de pressions diverses pour avorter. Il s’agit d’une véritable violence à l’égard des mères, puisqu’elle intervient au cœur de la maternité sur la décision de donner naissance ou non, et a pour effet de mettre fin à la grossesse, c’est-à-dire de supprimer l’enfant à naître.

Dans ce document, nous analysons cette forme de violence en faisant la lumière sur ces pressions subies par de nombreuses femmes enceintes, en particulier les plus pauvres et isolées : elles sont souvent de nature économique ou sociale, mais aussi médicale ou encore émanant du conjoint. Bien que répandue, cette violence est pourtant largement invisibilisée par la rhétorique «féministe» faisant de l’avortement un choix banal relevant d’un «droit à disposer de son corps», ce qui conduit à évacuer la question de ses causes réelles. Notre contribution, que vous pouvez lire ici, demande que cette triste réalité soit reconnue comme une atteinte aux droits fondamentaux des femmes. Le «droit de ne pas être contrainte d’avorter» devrait être le premier de leurs droits en matière de sexualité et de procréation : c’est le message que nous ferons passer lors de la consultation organisée prochainement en complément par la Rapporteuse spéciale Reem Alsalem.

L’ECLJ continuera à défendre les femmes, leur dignité et leur liberté, y compris lorsque cela va à contre-courant des idéologies dominantes.

Un morceau de la tunique de Saint Vincent-de-Paul volé dans l’église du 10e arrondissement

Samedi soir, vers 19 heures, l’un des agents d’entretien de l’église Saint-Vincent-de-Paul, située dans le 10e arrondissement de Paris, a alerté les services de police après s’être aperçu de la disparition d’un médaillon en métal précieux du 17e siècle contenant la relique de Saint Vincent-de-Paul.

Celle-ci, un morceau du tissu de la tunique du saint, se trouvait exposée sur un écrin disposé dans un coffre en verre à la vue du public. Le vol aurait été commis pendant les heures d’ouverture de l’église, entre 8 heures et 18 heures.

Le responsable de l’édifice a déposé plainte. Une enquête a été ouverte dans la foulée du chef de «vol d’un objet mobilier classé ou inscrit».

Euthanasie : Ils ont voté la mort

Eglise universelle : Méditations du Carême

A l’occasion de ce début de carême, le père Jean-François Thomas, jésuite, nous présente l’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions Via Romana afin d’aider chacun de ses lecteurs à faire un bon Carême : Méditations du Carême. Un précieux travail à l’école de l’Eglise, à la fois Mère et Maîtresse, douce mais exigeante.

Eglise en France : Légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté

Le 24 février, l’Assemblée nationale a voté la proposition de loi la plus permissive au monde légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. Roch Mautin, coordinateur général de la Marche Pour la Vie, présente le contenu de cette proposition, le déroulement des débats ainsi que la répartition des votes des divers groupes politiques.

Eglise en Marche : Congrés du Bien commun le 14 mars

Le 14 mars aura lieu à l’espace Athènes, à Paris, le congrès du Bien commun, organisé par Academia Christiana, dont le thème sera “Le monde qui vient : enjeux, périls et motifs d’espérance”. Laurent Godet nous présente l’esprit, les objectifs et le programme de cet événement.

Pour une « réforme de la réforme » qui rétablisse la paix liturgique

C’est l’appel du cardinal Brandmüller :

Pour l’amour de Dieu : « Bas les armes ! » du cardinal Brandmüller

Ce n’est pas à la constitution conciliaire Sacrosanctum concilium de Vatican II mais bien à la mise en œuvre de la réforme liturgique après le Concile que l’on doit la fracture qui s’est propagée dans de nombreux endroits du monde catholique. Il s’en est suivi un conflit malsain opposant « progressistes » et « rétrogrades ». Faut-il s’en étonner ? Pas le moins du monde. Cela ne fait que démontrer à quel point la liturgie occupe une place centrale dans la vie des fidèles.

Du reste, le soi-disant « conflit liturgique » n’est pas un phénomène qui est apparu avec Vatican II, ni même propre au catholicisme. Quand, dans la Russie orthodoxe de 1667, le patriarche Nikon et le tsar Alexis Ier introduisirent une réforme liturgique, plusieurs communautés ont fait sécession, certaines allant même jusqu’à rejeter le sacerdoce, créant des scissions qui perdurent jusqu’à nos jours.

À l’époque des Lumières, des controverses enflammées ont également déchiré l’Occident catholique et protestant à propos de l’introduction de nouveaux hymnaires. Dans la France catholique, la substitution de l’ancienne liturgie gallicane par le nouveau Missale romanum à la moitié du XIXe siècle a suscité une levée de boucliers féroce.

Bref, il ne s’agissait pas de dogme ni de vérité révélée, comme ce fut le cas pour Arius et Luther. Ces questions faisaient plutôt l’objet de débats dans les milieux intellectuels.

Ce qui touche en revanche la vie de foi quotidienne, ce sont les rites, les usages, les formes concrètes de piété quotidienne. Et c’est là que le conflit s’est enflammé, parfois même sur des détails secondaires, comme la variation des paroles d’une hymne ou d’une prière. La controverse se fait d’autant plus acharnée que le motif de la dispute paraît absurde.

Devant un tel champ de mine, il est impossible de déployer un bulldozer. Dans la plupart des cas, ce n’est pas la doctrine de la foi qui est remise en question mais bien le sentiment religieux, les formules de dévotion, les habitudes. Et les conséquences sont bien plus profondes qu’une formule théologique abstraite, parce que cela impacte l’expérience de vie.

De la même manière, il est tout aussi erroné d’invoquer des slogans tels que « sous les soutanes, un millénaire de relents de moisi » pour exiger la démolition et la rupture avec la tradition, puisque ce serait méconnaître non seulement le propre du christianisme mais également celui de la tradition humaine transmise en héritage. Cela vaut en général pour toute tentative de réforme, d’autant plus quand elle a trait à la pratique religieuse quotidienne, comme la réorganisation des paroisses, par exemple, qui touche directement la vie des fidèles.

Et pourtant, de manière surprenante, on n’a pas assisté à une pareille méfiance ni un tel rejet de la nouveauté quand Pie XII a réformé la Vigile pascale en 1951 et ensuite toute la liturgie de la Semaine Sainte en 1955. J’ai moi-même vécu cela personnellement quand j’étais séminariste et jeune prêtre. Et à part quelques réactions perplexes dans certaines paroisses de campagne, partout où ces réformes ont été mises en œuvre fidèlement, elles ont rencontré une attente joyeuse, pour ne pas dire un certain enthousiasme.

Et pourtant, aujourd’hui, avec le recul, on pourrait se demander pourquoi les réformes de Paul VI ont en revanche provoqué certaines réactions trop bien connues. Dans le premier cas, l’Église a connu un nouvel élan liturgique, et dans le second beaucoup y ont vu une rupture liturgique avec la tradition.

Après le pontificat de Pie XII, dans de nombreux milieux d’Église, l’élection de Jean XXIII a été perçue comme une libération du carcan magistériel. La porte s’ouvrait même au dialogue avec le marxisme, la philosophie existentialiste, l’école de Francfort, Kant et Hegel – et avec eux une manière radicalement différente de concevoir la théologie. L’heure de l’individualisme théologique et des adieux à tout ce que l’on qualifiait alors de « passéiste » avait sonné.

Les conséquences pour la liturgie ont été graves. Arbitraire, prolifération et individualisme débridé aboutirent à de nombreux endroits au remplacement de la messe par des compositions personnelles, souvent compilées dans des cahiers à spirale préparés par les célébrants. Avec comme résultat un chaos liturgique et un exode de l’Église sans précédent qui se poursuit aujourd’hui encore malgré les réformes de Paul VI.

En réponse, on a assisté à la naissance de groupes et des milieux bien décidés à opposer au désordre une fidélité inébranlable au Missale romanum de Pie XII. Plus l’arbitraire et le désordre régnait d’un côté, plus on s’arc-boutait de l’autre en refusant de tout nouveau développement, malgré l’expérience positive des réformes de Pie XII. C’est ainsi que même la réforme du missel de Paul VI – qui n’était pas exemple de défauts – s’est heurtée à bien des critiques et des résistances. Et même quand ces objections étaient motivées, elles n’étaient pas pour autant justifiées. Le Novus ordo avait été promulgué par le pape : en dépit des critiques légitimes, il devait être accueilli dans l’obéissance.

Et pourtant, que s’est-il passé ? Pour certains les réformes n’étaient pas suffisantes : ils ont continué à dire la messe avec leurs cahiers à spirale, fruit de leur créativité personnelle. D’autres, en revanche, ont opposé la fidélité à la « Messe de toujours », en oubliant – ou en ignorant – que le rite de la Sainte Messe s’est déployé et transformé au cours des siècles, en prenant des formes différentes tant en Orient qu’en Occident, en fonction des contextes culturels respectifs. En vérité, la seule « Messe de toujours » se réduit aux paroles de la consécration, qui sont par ailleurs rapportées avec des formulations différentes dans les Évangiles et chez saint Paul. La voilà, la seule, l’unique « Messe de toujours ». Et partout où l’on n’a pas voulu en prendre conscience, des bastions se sont érigés et la lutte s’est poursuivie jusqu’à nos jours.

On ne doit pas oublier que la liturgie authentique, célébrée consciencieusement au nom de l’Église reste en de nombreux endroits une réalité pacifique et quotidienne. Une question demeure donc : comment un conflit à ce point virulent a‑t-il pu se développer ? Un regard sur l’histoire nous révèle quelque chose.

Les batailles menées après le Concile de Trente ne concernaient pas la nature de la Sainte Eucharistie. Le nouveau Missale romanum de Pie V fut introduit graduellement dans les différents pays, et en dernier lieu dans la France de la fin du XIXe siècle, sans causer de conflits, pendant que d’antiques rites locaux, tels que le rite ambrosien à Milan, ou ceux propres aux ordres religieux, se poursuivait sans difficulté.

Ce n’est qu’au début du XXe siècle, dans le contexte du modernisme, que la controverse sur le sacrifice de la messe a refait surface, quoique ne portant pas tant sur le rituel que sur l’essence du sacrifice lui-même. Le déclenchement de la première guerre mondiale, avec ses conséquences tragiques pour l’Europe, a empêché une solution adéquate, laissant cette question irrésolue couver sur la cendre. Et dans les années suivantes, le mouvement liturgique, important dans l’après-guerre, a lui aussi davantage porté – à de rares exceptions près – non pas sur l’essence mais plutôt sur l’exécution de la liturgie, en particulier du sacrifice de la Messe par les communautés des fidèles. L’ascension des dictatures communistes, fascistes et nazies débouchant sur la deuxième guerre mondiale et ses conséquences, ont encore une fois empêché une solution définitive.

Ce fut Pie XII, au beau milieu des problèmes de l’après-guerre et bien conscient des questions irrésolues relatives au saint sacrifice de la messe, qui reprit le sujet dans son encyclique Mediator Dei de 1947 pour réaffirmer et éclaircir le dogme du Concile de Trente et enfin fournir des indications pour une célébration liturgique digne.

Et pourtant, cela n’a pas suffi à apaiser les controverses, bien au contraire : elles reprirent de plus belle, pas tant sur le rite que de nouveau sur la nature du sacrifice eucharistique. L’insistance excessive – allant jusqu’à une véritable absolutisation – sur le caractère convivial de la Sainte Messe a mené, et mène encore, à de graves abus liturgiques, allant parfois jusqu’au blasphème. Des abus issus de malentendus fondamentaux sur le mystère de l’Eucharistie.

À cela s’ajoute que c’est presque toujours au prêtre individuel qu’il revient de décider si Sainte Messe sera célébrée fidèlement au Novus Ordo ou si l’on donnera libre cours aux idées subjectives du célébrant. Les cas où les autorités épiscopales sont intervenues contre les abus ont été plutôt rares. On n’a pas encore suffisamment compris que cette dissolution de l’unité liturgique est causée par l’incertitude voire la perte de la foi authentique et constitue une menace pour l’unité même de la foi.

Il est donc nécessaire – si l’on veut éviter ou guérir des fractures fatales de l’unité ecclésiale – de parvenir à une paix, ou à tout le moins à une trêve, sur le front liturgique. C’est pourquoi cela vaut la peine de reprendre le titre du célèbre roman pacifiste de Bertha von Suttner, publié depuis 1889, réédité à 37 reprises et traduit en 15 langues : « Die Waffen nieder ! » : bas les armes !

Cela signifie qu’il faut avant tout désarmer le langage quand on parle de liturgie. Dans le même temps, il serait opportun d’éviter toute forme d’accusation réciproque. Aucune des deux parties ne devrait mettre en doute le sérieux des intentions de l’autre. Pour le dire plus simplement : il convient de faire preuve de tolérance et d’éviter la polémique. Les deux parties devraient garantir une liturgie respectant scrupuleusement leurs normes respectives. L’expérience montre qu’un tel avertissement vaut non seulement pour les novateurs mais également pour les partisans de l’ « Ancienne messe ».

Les uns comme les autres devraient étudier avec impartialité le chapitre II de la constitution conciliaire Sacrosanctum concilium pour porter un regard critique sur les développements ultérieurs. Il apparaîtra alors de manière évidente à quel point la pratique postconciliaire s’est éloignée de cette constitution à laquelle, il ne faut pas l’oublier, l’archevêque Marcel Lefebvre lui-même avait adhéré.

Ce n’est que comme cela, dans le silence et en faisant preuve de beaucoup de patience, que l’on pourra travailler à une réforme de la réforme, en mesure de correspondre réellement aux dispositions de Sacrosanctum concilium. Viendra alors le moment où une réforme susceptible d’honorer les exigences légitimes de l’une et l’autre partie pourra être présentée.

Mais en attendant ce jour, encore une fois, pour l’amour de Dieu : « Bas les armes ! »

Troisième dimanche de Carême : “Qui n’est pas pour moi est contre moi”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Jésus, fils de la Vierge Marie (Évangile), est le modèle par excellence de la pureté virginale. L’Évangile le montre luttant d’une façon spéciale contre l’esprit impur. Le démon qu’il chassa en effet par le doigt de Dieu, c’est-à-dire par l’Esprit Saint, du possédé muet était « un démon impur », dit saint Matthieu. Et l’Église chasse des âmes des baptisés le même esprit immonde. L’on sait en effet que le Carême était un temps de préparation au baptême et dans ce sacrement le prêtre souffle par trois fois sur celui qu’il baptise en disant : « Sors de cet enfant, esprit impur, et fais place à l’Esprit Saint ».

« Nul fornicateur ou impudique, dit saint Paul dans l’Épître de ce jour, n’a héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que la fornication et toute impureté ne soit donc même pas nommée parmi vous ». C’est spécialement  en ce temps de lutte contre Satan que nous devons imiter Jésus.

Introït Oculi

Nous allons retrouver dans l’Introït du troisième dimanche de Carême le psaume 24 qui était déjà celui de l’Introït (ainsi que celui du Graduel) du deuxième dimanche. C’était alors une prière très humble dans laquelle le pécheur prosterné devant Dieu osait à peine lever la tête. Aujourd’hui il s’enhardit en levant les yeux vers le ciel, image que nous retrouverons dans le Trait tiré d’un autre psaume.

Le premier mot de cet Introït Oculi (les yeux) a donné son nom à ce dimanche. On se souvient que, jusqu’à une date récente, les dimanches de Carême étaient indiqués dans tous les calendriers par le premier mot de leur Introït : Reminiscere pour dimanche dernier, Oculpour aujourd’hui et Lætare pour dimanche prochain.

Oculi mei semper ad Dominum, quia ipse evellet de laqueo pedes meos. Respice in me, et miserere mei, quoniam unicus et pauper sum ego.
Mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur, car c’est Lui qui arrachera mes pieds du filet. Jetez les yeux sur moi et ayez pitié de moi, car je suis seul et malheureux.

Unicus et pauper sum : Je suis seul et malheureux, cela veut dire que je ne peux compter ni sur mes relations ni sur mes richesses pour me sauver, mais seulement sur Dieu. Ce texte comprend donc deux parties ; la première est un grand élan de l’âme vers le haut, les yeux levés vers le Seigneur, qui peut seul nous arracher au filet que nous tend l’infernal tentateur. La mélodie exprime cet élan par deux montées assez vives vers l’aigu. La deuxième partie au contraire est une prière qui demande au Seigneur d’abaisser son regard vers nous dans notre humble état de pécheurs ; la mélodie se tient alors modestement dans le grave en une douce supplication.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 24 comme celui du dimanche précédent :

Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam.
Vers vous Seigneur j’élève mon âme, mon Dieu je mets en vous ma confiance, je n’aurai pas à en rougir.

Graduel : Exsurge Domine

Le texte du Graduel du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 9, que nous avons déjà rencontré il y a quelques semaines, dans le grand Graduel Adjutor de la Septuagésime. C’est un chant de louange et d’action de grâce au Seigneur, défenseur et protecteur des pauvres et des opprimés. La première phrase du Graduel de ce dimanche reprend d’ailleurs la dernière phrase de celui de la Septuagésime. Ce verset est pris à la fin du psaume, alors qu’on trouve au contraire dans la deuxième partie un verset du début :

Exsurge Domine, non prævaleat homo : judicentur gentes in conspectu tuo. In convertendo inimicum meum retrorsum, infirmabuntur, et peribunt a facie tua.
Levez-vous, Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas, que les nations païennes soient jugées en votre présence. Vous faites retourner mon ennemi en arrière ; ils seront affaiblis et périront devant votre face.

Nous avons déjà signalé que l’homme, ici, désigne la créature qui s’oppose à son Créateur et refuse d’accomplir sa volonté. Mais en ce temps de Carême ce texte désigne aussi l’ennemi infernal et tous ses auxiliaires, contre lesquels nous avons à lutter ; nous annonçons ainsi la victoire que nous remporterons sur eux à Pâques si nous sommes fidèles.

La mélodie ressemble à celle du Graduel Adjutor de la Septuagésime, mais elle ressemble surtout à celle du Graduel de la Quinquagésime, il y a trois semaines. On retrouve tout à fait les mêmes formules amples et mouvementées avec de grandes vocalises et de longues tenues dans une ambiance de ferveur ardente et mystique.

Trait Ad te levavi

Le texte du Trait du troisième dimanche de Carême est constitué par la plus grande partie du psaume 122, petit psaume assez court ; il ne manque ici que le dernier de ses cinq versets. Ce psaume ressemble au psaume 24 d’où était tiré le chant de l’Introït de cette messe ; d’abord il commence par les mêmes mots Ad te levavi, de plus il développe le thème des yeux levés par lequel débutait l’Introït :

Ad te levavi oculos meos, qui habitas in cælis. Ecce sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum : Et sicut oculi ancillæ in manibus dominæ suæ : Ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum, donec misereatur nostri. Miserere nobis domine, miserere nobis.
Vers Vous je lève les yeux, Vous qui habitez aux Cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur les mains de leurs maîtres et les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers le Seigneur Notre Dieu jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous.

On voit qu’au thème des yeux levés s’ajoute la belle image des serviteurs fixant les mains de leurs maîtres. Ainsi devons-nous être les serviteurs de Dieu attentifs à accomplir Sa volonté.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie ornée faite de formules que nous avons déjà rencontrées, assez voisines en particulier de celle du Trait Jubilate de la Quinquagésime. Cependant le premier verset a une mélodie assez originale, où l’on note la grande vocalise qui se tient dans les hauteurs avec de longues tenues sur le mot cælis : les cieux.

Offertoire  Justitiæ

Comme celui du deuxième dimanche, l’Offertoire du troisième dimanche de Carême est une méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :

Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.

Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes.
Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier. En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.

Communion : Passer

Le texte de la Communion du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 83, prière d’un exilé qui aspire à retrouver la ville sainte de Jérusalem et les cérémonies du temple, et exprime avec de belles images le bonheur qu’il avait à s’y trouver, comme le petit oiseau dans son nid :

Passer invenit sibi domum, et turtur nidum ubi reponat pullos suos. Altaria tua, Domine virtutum, Rex meus et Deus meus ! Beati qui habitant in domo tua, in sæculum sæculi laudabunt te
Le passereau trouve pour lui une demeure et la tourterelle un nid pour déposer ses petits. Vos autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu ! Heureux ceux qui habitent dans votre maison, ils vous loueront pour les siècles des siècles.

L’expression Domine virtutum, Seigneur des armées, est analogue à Deus Sabaoth que nous chantons au Sanctus, tiré de la vision d’Isaïe. Il s’agit des armées célestes, les chœurs des anges, qui évoquent ici les Chérubins et les Séraphins représentés au-dessus de l’arche d’Alliance, siège de la présence symbolique de Dieu dans son temple. Jérusalem et le temple, c’est évidemment la figure de l’Église dont nous commençons à entrevoir la naissance au fur et à mesure que notre Carême s’avance. Ce sera le thème de toute la messe du quatrième dimanche, le dimanche de Lætare. C’est aussi la figure du Ciel où nous louerons le Seigneur éternellement.

La mélodie de cette Communion est très originale. D’abord elle est d’une longueur exceptionnelle pour une antienne de Communion. Ensuite elle est d’une grande variété, avec de nombreuses modulations. La première phrase est quelque peu imitative ; on peut y entendre le battement d’ailes des passereaux ou le roucoulement de la tourterelle. La deuxième phrase commence par un grand élan sur l’exclamation altaria tua (vos autels) puis elle redescend dans une effusion pleine de tendresse sur les mots Rex meus et Deus meus que l’on avait déjà trouvés dans la Communion de dimanche dernier avec une expression analogue, bien que dans un contexte assez différent. Enfin la dernière phrase est marquée par un grand crescendo qui monte toute l’octave, avant l’apaisement final exprimant la louange éternelle.

Le développement personnel ou la méditation transcendantale est une contrefaçon spirituelle

Professeur de théologie et prédicateur de retraites, le frère Marie-Ollivier Guillou, dominicain du couvent de Marseille, est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il vient de publier Le coeur plein de Dieu: Comment retrouver le goût de la conversion, dans lequel il propose une halte spirituelle dans le tourbillon de notre quotidien, afin de nourrir notre vie intérieure, cette vie chahutée par le monde moderne, qui nous empêche de nous retrouver face à nous-même, à notre conscience, et au Bon Dieu. Entre réflexions essentielles, méditations et anecdotes, portées par la lumière du Christ et l’inspiration des poètes, ce texte nous entraîne pas à pas vers la conversion du coeur pour grandir dans l’intimité de Dieu.

A ce sujet, l’auteur nous met en garde contre les contrefaçons :

Il faut préciser un point pour éviter un contresens. L’intériorité n’est pas l’introspection qui confine souvent à l’obsession de soi-même par un acte réflexe dont l’égocentrisme étouffe la vie intérieure. De ce point de vue, on ne dira jamais assez que le développement personnel ou la méditation transcendantale est une contrefaçon spirituelle. Elle génère une intériorité qui n’est pas évangélique. En régime chrétien, si l’on rentre en soi-même, c’est pour s’unir à Dieu “plus intime à moi-même que moi-même”. C’est que l’intériorité chrétienne n’aboutit pas comme dans la méditation hindo-bouddhique à la confession de soi : “je suis une étincelle de la divinité” ; mais à la confession de foi : “Mon seigneur et mon Dieu”. Ce qui est la définition même de la prière chrétienne. L’enstase (se tenir en soi) se termine à l’extase (se tenir en dehors), sans pour autant déserter son âme.

Voyage en Arabie saoudite, sous les bombes

Première partie de la trilogie journalistique réalisée par Antoine Bordier, auteur, biographe et consultant :

Je suis arrivé pour la première fois en Arabie saoudite le 20 février 2026. Ce jour-là, l’Iran annonçait une proposition d’accord sur le nucléaire : « dans deux ou trois jours » disaient les mollahs. Donald Trump, de son côté, évoquait des frappes « limitées » sur le pays des lettres persanes. Une semaine après, dans la matinée du samedi 28 février, il donnait le feu vert à son armada étoilée de bombarder, conjointement avec Israël, le pays aux mains d’Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989.

La veille, le 27, alors que je me trouvais à Riyad depuis une semaine pour y écrire mon nouveau livre, je me suis envolé pour Djeddah, plein ouest, à plus de 1 000 km de la capitale. Sans le savoir, je me mettais à l’abri de cette guerre qui frappe tout le Moyen-Orient.

Reportage sur une guerre et un pays, l’Arabie saoudite, qui est trois fois plus grand que la France, et qui est gouverné par Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, que l’on appelle communément MBS. Il est le prince héritier, le fils du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud. Oui, reportage au pays de Thomas Edward Lawrence, le célèbre écrivain-aventurier, figure de la révolte arabe de 1916-1918. Winston Churchill écrivait ceci au sujet de son livre : « En tant que récit de guerre et d’aventure, Les Sept Piliers de la sagesse est un livre inégalable. Il prend place aux côtés des plus grands ouvrages jamais écrits… ».

Mes voyages au Moyen-Orient sont parfumés aux essences orientales qui, de plus en plus, ressemblent à de la cendre, après être passés par le feu et le souffre. Le fameux livre d’Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient (1832-1833), exhale, lui, des essences vivifiantes d’ambre, de cèdre, de citron et d’orange, de gingembre, de rose et de romarin.

Alphonse n’a pas mis les pieds en Arabie saoudite. Je ne suis pas sur ses traces, mais je comprends qu’il me précède et qu’il m’accompagne dans l’aventure de mon écriture.

Justement, poursuivre l’écriture des aventures d’Arthur, le petit prince, était, pour moi, un vœu pieux qui a pu se réaliser grâce à un don tombé du ciel. Mais, je n’imaginais pas que cette odyssée pouvait être vécue dans un tel environnement chaotique. Paradoxalement, aucun bruit de bottes annonciateur. Seuls les cris étouffés des dizaines de milliers d’Iraniens tombés sous la barbarie monstrueuse des balles sifflantes des gardiens de la révolution hantaient mes nuits. Maintenant, le Moyen-Orient se voile d’épaisses fumées mortifères des plus sombres, sombres comme des ténèbres. Et, de nouveaux bruits sont apparus : ceux du souffle des missiles avant leur impact… à Riyad. 

Ecrivain-voyageur ?

Certes, ma plume d’auteur avait (re)commencé à virevolter en 2021 en Arménie, quelques jours après la Guerre de 44 jours (sept.-nov. 2020) de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabakh, la République d’Artsakh (une enclave arménienne dans l’est de l’Azerbaïdjan, à trois jets de pierre de l’Iran, qui était reliée à l’Arménie par le corridor de Latchine) devenue une république nettoyée – nettoyage ethnique – de son peuple contraint à l’exil lors de la guerre de septembre 2023. Encore une. J’étais là-bas…

Au début de l’année 2024, je me rendais en Égypte et au Liban. Puis, ce seront, les Émirats, et, maintenant, l’Arabie saoudite.

Sur l’ensemble de ces pays, il n’y a qu’en Égypte où je n’ai pas vécu dans un environnement de guerre. Je m’interroge, donc, sur une partie de notre civilisation humaine entrée en turbulences (au pluriel) : certains pays ont fait du chaos leur livre de chevet, leur pain quotidien, leur stratégie. Est-ce nouveau ? Et, à quel moment la bascule vers le chaos régional moyen-oriental a-t-il eu lieu ?

Questions difficiles que tous nous devrions nous poser avant qu’elles ne deviennent réalité funeste sur notre propre sol. Ces questions géo-politiques, finalement, réveillent, peut-être, tardivement, trop tardivement, depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, depuis les deux guerres du Golfe en 1990 et en 2003, l’Occident.

Au Moyen-Orient, des guerres sans fin ?

La liste des guerres au Moyen-Orient est longue, trop. Depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu une dizaine de guerres dans cette région du monde, véritable berceau de notre humanité. Nous devrions en prendre soin, plus que tout. D’ailleurs, la France et la Grande-Bretagne auraient-elles dû se retirer de cette région ?

En respectant la chronologie, voici la liste exhaustive de ces guerres, liste ténébreuse. Les guerres israélo-arabes en concentrent la majorité, depuis la création de l’Etat d’Israël : celle de 1948-1949, celle de Suez en 1956, celle des Six Jours et celle de la guerre d’usure en 1967, celle du Kippour en 1973, celle du Liban en 1978, 1982, 2006, 2023, et en 2026, celle de Gaza de 2023 à 2026… Il faut, hélas, ajouter les guerres arabo-perses : Irak-Iran, à la suite de la chute du Chah d’Iran en 1979. Mais les deux pays entretenaient, auparavant, de multiples conflits liés au Kurdistan, les Kurdes étant soutenus par l’Iran, par les Perses.

Tout le monde se souvient de cette guerre qui a durée de 1980 à 1988, dite « religieuse », et qui a opposé Chiites iraniens et Sunnites irakiens. Iran-Irak : deux titans ! Mais, il faut ajouter à ces affrontements intra-religieux des questions géo-politiques et des sujets territoriaux.

Enfin, les guerres plus récentes ont vu s’affronter l’Arabie saoudite et ses voisins. L’Arabie saoudite n’est pas belliqueuse en soi. Elle a longtemps vécu en paix depuis son indépendance en 1932. Avec la guerre du Golfe (celle de 1990-91), au début, elle s’implique aux côtés des Etats-Unis. Puis, elle s’investit pour contrer le djihadisme qui commence à pulluler à l’intérieur de ses propres frontières : c’est une lutte religieuse où s’affrontent le wahhabisme au pouvoir et le salafisme djihadiste. Cet affrontement se continue plus ou moins en se déplaçant au Yémen, au sud de l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite : un vieux pays de Bédouins

Ce pays, cette région du monde, que l’on n’apprend pas ou peu à l’école de la République française, qui préfère éduquer nos enfants à certaines idéologies, à certains principes – pas tous nobles – de l’égalitarisme, de la non-discrimination, et du socialisme, pire au « gender » et à la sexualité dès la maternelle, alors qu’il faudrait en priorité leur apprendre la belle langue de Molières, les mathématiques et les sciences, l’histoire – la vraie – et la géographie, les langues et les civilisations, etc. Et, le savoir-vivre… Le savoir-vivre-ensemble !

D’ailleurs, faute de connaissance, et se baignant dans le lit de son ignorance, l’Occident face à l’Orient, face au Moyen-Orient, se comporte toujours comme une sorte d’aîné, de donneur de leçon, de maître, alors qu’il devrait commencer par apprendre, par connaître et par respecter cette civilisation qui a tout à nous apprendre.

Comment, vu de Paris, comprendre un Bédouin ? La question se pose d’autant plus qu’au 18e siècle, Georges-Louis Leclerc de Buffon, appelé plus courtement Buffon et qui a influencé Darwin, puisqu’il était biologiste, cosmologiste, mathématicien, naturaliste, philosophe et écrivain, Buffon, donc, les compare à des Tartares « durs et grossiers ». Heureusement que Lawrence d’Arabie est passé par là et qu’il leur a donné ses lettres de noblesse : « ils sont purs ». En 1911, il écrit même à sa mère ceci : « La vulgarité parfaitement désespérante de l’Arabe à moitié européanisé est effrayante. Plutôt mille fois l’Arabe intact ».

Comment apprécier ces clans, ces familles, ces tribus qui composent, telle une mosaïque, le pays de La Mecque, le pays du Prophète ? Comment apprécier ce vieux pays, dont les origines pré-islamiques remontent à 3 000 ans ? Voire plus, si l’on tient compte des récits biblique et coranique qui évoquent le Déluge et Noé, dont une partie de sa descendance a peuplé la Mésopotamie avant de se diriger vers l’Arabie.

 

L’ère pré-islamique et les premières tribus

Avant d’être un pays, l’Arabie est une péninsule, un territoire grand comme un tiers de l’Europe. Elle est un lieu de rencontre de la lithosphère, avec les plaques tectoniques arabique et africaine qui, en s’affrontant, ont crée à l’ouest la mer Rouge, puis, à l’est en s’entrechoquant avec les plaques eurasiatique et indienne, ont ouvert une nouvelle brèche navigable : celle du golfe arabique (ou persique), objet de toutes les convoitises, et du golfe d’Oman, plein sud, celui golfe d’Aden.

Les premières populations sont mésopotamiennes, en provenance d’Irak, de la vallée du Tigre et de l’Euphrate. Et, là, nous remontons au temps post-déluge. Et, certainement, jusqu’au Mont Ararat, jusqu’en Arménie !

Ainsi, les premiers ports de l’actuelle Arabie saoudite se trouvent sur sa côte ouest. Il faut attendre le 2e et le 1er millénaire avant J.C. pour que les ports de la mer Rouge, comme Djeddah où je me trouve, apparaissent. Les premières tribus portent des noms sortis tout droit de la Bible, du Coran, et du conte des Mille et Une Nuits : Adbeel, Duma, Kedar, Jethur, Quda’a, etc.

Plus tard, au 1er siècle avant J.C., Cicéron pro-consul évoque cette région d’Arabie en raison de sa proximité avec l’Égypte. Il parle des échanges commerciaux. Et, ce qui est certain, c’est qu’avec la Route de la soie maritime, les échanges se développent particulièrement au Moyen-Orient.

Puis, vers le 7e et 8e siècle, Djeddah, en raison de sa proximité avec La Mecque, port privilégié des Égyptiens, des Juifs et des Chrétiens, va devenir celui des Musulmans. C’est la Porte d’entrée de l’Islam…

Seconde partie de la trilogie Voyage en Arabie saoudite, en pleine guerre, à suivre…

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Copyright des photos et montage A. Bordier, Google map, et Gov.sa

Les personnes affectées par la vaccination sortent du ghetto

Enfin, en Italie, parce qu’en France c’est encore un sujet complotiste.

Cinq ans après, le Parlement italiens accueille des patients infectés par le vaccin. L’audition de la commission « Écoutez-moi » au sein de la commission Covid marque un tournant décisif : le sort des personnes touchées peut et doit être pris en compte afin de garantir leur traitement et l’adoption de nouvelles lois. Le Parti démocrate a présenté ses excuses : « Vous n’êtes pas anti-vaccins. » Était également présent à l’audition le journal Compass, qui a documenté le calvaire de milliers de patients considérés comme des citoyens de seconde zone.

5 ans après la campagne de vaccination de masse, le Comité Ascoltami, qui rassemble de manière organisée le plus grand nombre de personnes ayant subi des effets indésirables liés au vaccin contre la COVID-19, a été reçu par la commission bicamérale chargée d’enquêter sur la pandémie ( vidéo complète ICI ). L’audition s’est tenue au Palazzo San Macuto et a réuni Federica Angelini, fondatrice et présidente du comité, qui lutte pour la reconnaissance des victimes de la campagne de vaccination. La Bussola était également présent, appelé à répondre aux questions des commissaires, suite au travail d’investigation journalistique approfondi menés en collaboration avec la commission afin de rendre justice à cette tragédie, trop longtemps passée sous silence.

L’audience fut intense et, pour la première fois, des mots clairs furent prononcés concernant l’existence de personnes ayant subi des effets indésirables suite à une vaccination. Enfin, la possibilité de parler librement de ce phénomène, longtemps passé sous silence, a brisé le tabou qui considérait ces personnes comme des patients de seconde zone, qualifiées avec mépris d’antivaccins .

C’est précisément à propos de ce terme haineux que la sénatrice du Parti démocrate, Ylenia Zambito, a présenté ses excuses après avoir entendu le témoignage poignant de Federica Angelini, pour avoir auparavant qualifié les personnes concernées d’« anti-vaccins », démontrant ainsi combien le travail accompli par les Frères d’Italie au sein de la Commission, qui a fortement soutenu cette audition, a également été et surtout fructueux pour la prise en compte des victimes d’une campagne de vaccination censée être sans risque.

Angelini, prenant la parole, a décrit les nombreuses maladies dont souffraient les personnes touchées, les tentatives infructueuses pour attirer l’attention des institutions, et a exposé aux parlementaires, qui écoutaient avec intérêt et sans préjugés, les demandes que la commission adresse aux hommes politiques depuis cinq ans : une exemption pour les réactions indésirables suspectées, une révision de la loi 2010/92 régissant l’indemnisation et la création d’une clinique dans chaque région pour les réactions suspectées aux vaccins.

« Au fil des années, le Comité que je représente », a déclaré Angelini, « a mené un travail constant : nous avons recueilli des témoignages et des rapports accablants ; nous avons écouté des centaines de familles ; nous avons fourni des conseils juridiques et humains aux citoyens qui n’étaient pas en mesure de trouver des interlocuteurs ; nous avons soumis des demandes aux autorités compétentes pour garantir que chaque cas soit examiné » (lire le discours complet ICI ).

Elle se souvient de sa réception au Sénat en novembre 2021, lors de laquelle elle a présenté un rapport sur la situation :

« On m’a dit là-bas, et je le répète ici, devant vous, que malheureusement, l’État italien ne nous avait pas pris en compte. C’est exactement ce qu’on m’a dit : “Madame, vous n’êtes pas prise en compte.” Je n’oublierai jamais ces mots. Car quand on est malade et qu’on vous dit que vous n’êtes pas prise en compte, cela signifie que vous n’existez pas. »

S’adressant ensuite à la Commission, il a lancé cet appel :

« Cette Commission a aujourd’hui l’occasion de démontrer que l’État ne tournera plus jamais le dos à ses citoyens. Qu’il peut examiner avec honnêteté même les moments les plus controversés de son histoire récente. Qu’il peut transformer la douleur en prise de conscience et la souffrance en responsabilité. »

Les propos d’Angelini ont été suivis d’un rapport de La Bussola ( ICI ) qui détaillait le travail journalistique d’investigation mené en soutien au Comité et à toutes les personnes concernées. Ce travail, outre le récit implacable des histoires poignantes de citoyens vaccinés devenus handicapés par diverses affections, allant de la neuropathie des petites fibres à la péricardite, en passant par la cécité et bien d’autres, couvrait également les décisions de justice rendues en faveur des personnes touchées, prononcées « au nom du peuple italien ».

Mais aussi en informant la Commission des difficultés que rencontrent actuellement les personnes concernées pour accéder à l’indemnisation prévue par la loi, qui ne fait pourtant pas défaut. Lors de notre audition, nous avons tenté de déconstruire deux idées reçues couramment utilisées pour minimiser la gravité des effets indésirables des vaccins, et que certains commissaires continuent de répéter : « les bénéfices l’emportent sur les risques » et « tous les médicaments ont des effets secondaires ». Il s’agit, en réalité, de formules toutes faites, déconnectées de la réalité et contredites par le fait que, du moins pour les personnes concernées, les risques ont été supérieurs aux bénéfices, et il faut en tenir compte. Personne n’est contraint de prendre un médicament susceptible d’entraîner des effets indésirables, et si quelqu’un le prend, c’est qu’il souffre, au minimum, d’un problème de santé. Des conditions qui ne s’appliquaient pas au vaccin.

Les députés et sénateurs de l’opposition ont exprimé leur profonde sympathie pour les souffrances des personnes touchées, qui ont pour la première fois bénéficié de la dignité et du droit à l’écoute qui leur avaient été refusés par le passé, lorsqu’ils gouvernaient pendant la pandémie, du Parti démocrate au Mouvement Cinq Étoiles.

Les parlementaires du groupe Frères d’Italie étaient satisfaits, et il ne pouvait en être autrement, de ce moment de clarté institutionnelle qui faisait cruellement défaut au débat. Il convient de les remercier, et plus particulièrement le député Alice Buonguerrieri et le président Marco Lisei, pour leur soutien indéfectible à cette audition qui permettra enfin d’obtenir des réponses.

Dans un communiqué, Buonguerrieri a déclaré :

« La campagne de communication institutionnelle sur les vaccins anti-Covid a été un échec. Federica Angelini, présidente du Comité Ascoltami, qui rassemble les personnes affectées par le vaccin, a confirmé aujourd’hui devant la Commission Covid que des citoyens se sont rendus dans les centres de vaccination sous l’influence des pressions exercées par les institutions. Angelini, elle-même victime d’effets indésirables du vaccin, a expliqué que beaucoup se sont fait vacciner par altruisme, convaincus que la vaccination empêcherait la propagation du virus à leurs proches, peut-être plus vulnérables. Or, ce choix, fondé sur des informations trompeuses, leur a été fatal : Angelini a évoqué des milliers de cas graves, dont beaucoup ont entraîné le décès de la personne vaccinée. Il est inacceptable que les institutions rompent la relation de confiance avec les citoyens au nom de raisons politiques déguisées en raisons scientifiques. »

« Nous savons, grâce aux travaux de la commission Covid et aux vidéos des réunions du CTS, que le ministre de la Santé de l’époque, Roberto Speranza, a décidé de poursuivre la campagne de vaccination malgré les doutes exprimés par les experts. Sans les Frères d’Italie, les personnes ayant subi des préjudices graves suite à une vaccination seraient encore ignorées, voire dénigrées aujourd’hui, car des membres de l’opposition s’étaient opposés à l’audition de la commission Ascoltami à la présidence, qualifiant péjorativement ses membres d’« antivaccins ».  Mais l’engagement des Frères d’Italie ne s’arrête pas là : nous ferons tout le nécessaire pour leur apporter notre soutien. »

L’espoir est désormais que les efforts visant à garantir la prise en charge et la mise en place de nouvelles réglementations pour les personnes ayant subi des effets indésirables se poursuivent, comme c’est déjà le cas au sein du parti Frères d’Italie. Une chose est sûre, du moins après aujourd’hui : parler des personnes ayant subi des effets indésirables liés à la vaccination ne saurait plus être tabou, ni considéré comme un sujet marginal dans le débat, ou pire encore, comme dépassé.

Nous sommes heureux de savoir à quoi servent nos impôts

La prėsidente de l’Asssemblée nationale se déplace avec une délégation à New York, du dimanche 8 au mercredi 11 mars :

Les Dimanches, un film ambigu

De Bruno de Seguins Pazzis à propos du film Les Dimanches, succès en Espagne, actuellement au cinéma :

Bilbao. Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond …

Avec : Blanca Soroa (Ainara), Patricia López Arnaiz (Maite, la tante d’Ainara), Miguel Garcés (Iñaki, le père d’Ainara), Juan Minujín (Pablo), Nagore Aranburu (la mère prieure), Mabel Rivera (María Dolores). Scénario : Alauda Ruiz de Azúa. Directeur de la photographie : Bet Rourich.

Récompenses : Coquille d’or du 73e Festival international du film de Saint-Sébastien (2025), meilleur film dramatique, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle et meilleure bande annonce à la 13e cérémonie des prix Feroz (2026).

Le mot qui semble le mieux qualifier Les Dimanches, c’est, ambiguïté. Après s’être fait connaître en signant une mini-série, Querer (2025) qui traite du viol conjugal, la cinéaste basque Alauda Ruiz de Azua s’empare du sujet de la vocation religieuse dans l’Espagne du 21ème siècle. Nous pouvons parler d’ambiguïté, parce que si la cinéaste ne représente pas le point de vue « anti-religieux », principalement incarné par le personnage de Maite, la tante de la jeune Ainara, sous un jour spécialement favorable, on ne peut pas dire qu’elle en fait de même avec la communauté religieuse destinée à accueillir Ainara qui a fait part à sa famille de sa vocation religieuse.

Ainsi, après une mise en place de l’intrigue plutôt réussie, plus le film avance, plus le spectateur, éprouve des difficultés à y voir clair sur le but exact du propos. Critiquer de manière feutrée des mécanismes religieux qui captent des êtres au moment où ils sont fragiles ? En effet, la représentation de la communauté religieuse ne génère pas une empathie bien claire. Jeter un regard tout aussi critique sur une Espagne dont, malgré la sécularisation intervenue après la période franquiste, l’imaginaire collectif resterait trop imprégné d’un catholicisme structurel ? Peut-être… Quoiqu’il en soit, dans cette présentation prétendument équilibrée, en quelque sorte emprunte de laïcité, le spectateur a finalement du mal à croire et comprendre le comportement et les motivations exactes de la jeune femme au point qu’il pourrait même aller jusqu’à supposer qu’Ainara rentre au couvent pour fuir un environnement familial et social pour le moins défectueux. Cette dernière hypothèse était également évoquée dans un film auquel Les Dimanches oblige de penser, Ida (2013) de Pawel Pawilkowski. Mais là où le cinéaste polonais signe une œuvre majeure tant sur le plan esthétique que transcendantal, Alauda Ruiz de Azua ne parvient pas à donner la moindre dimension mystique au personnage d’Ainara et de ce fait la moindre dimension illuminative à son film. Et puis l’Eglise qu’elle donne à voir n’est définitivement pas bien séduisante. Malgré la qualité du jeu, à la fois opaque et lumineux de la débutante Blanca Soroa, comme de celui, à la fois âpre et affectueux, de la plus expérimentée Patricia López Arnaiz dans le rôle de la tante devenue athée et profondément matérialiste, le film ne décolle jamais ou si furtivement au détour d’une scène ou d’une autre, « plombé » par une mise en scène peu fluide et terne comme la photographie qui privilégie une coloration brune et sombre. Un traitement qui reflète sans doute le regard athée de la réalisatrice sur la foi et la vocation et laisse le spectateur dans une ambiguïté inconfortable.

Bruno de Seguins Pazzis

Iran : a-t-on affaire à une guerre juste ?

Philippe de Villiers rappelle les 3 critères de la guerre juste :

Le prêtre qui faisait des millions $$$

Le Père Brottier rêvait de devenir missionnaire, mais il avait une mauvaise santé. La vie l’a conduit sur des missions qu’il n’aurait pas imaginées : sauver des vies, gagner des millions, mourir les poches vides.

Dans cette vidéo, Sébastien Cairn nous raconte tout — et nous lance un défi !
Sébastien Cairn, chauffagiste dans les Alpes, est l’auteur de Petit Guide d’Oraison.

Lien ici :

https://youtu.be/jpeYLaH3pL4

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Soirée Témoignage Natalie Saracco à Saint-Laurent-sur-Sèvre (85)

L’association N’ayez pas peur organise la venue de Natalie Saracco, cinéaste et écrivain, le jeudi 26 mars 2026, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, pour une soirée Témoignage autour de son expérience de mort imminente (NDE) et de sa rencontre avec le Christ.

Cette Franco-italienne brûle la vie comme les planches à 200 à l’heure ! Jusqu’au jour où l’imprévu surgit dans sa vie. Au cours d’un aller-retour entre Paris et la Normandie (où elle s’est installée), elle a un terrible accident de voiture et fait une expérience de mort imminente (NDE). Entre la vie et la mort, elle fait une rencontre. Le genre de rencontre que l’on n’oublie pas : Le sacré-Coeur de Jésus se révèle à elle, l’inondant de Son Amour fou pour elle et pour toutes Ses créatures.

Jeudi 26 mars 2026,
à la basilique de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée)
20H – Adoration
20H45 – Témoignage de Natalie Saracco et dédicace de ses livres

L’association N’ayez pas peur, créée à la suite de la venue du Pape Jean-Paul II à Saint-Laurent-sur-Sèvre le 19 septembre 1996, oeuvre pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine historique, culturel et spirituel de saint Louis-Marie Grignion de Montfort et de saint Jean-Paul II, dans le sanctuaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Elle soutient ou organise des événements, projets et initiatives visant à faire rayonner le sanctuaire, en apportant une aide logistique, financière, administrative, technique… ou priante.

contact : [email protected]
Vous pouvez nous suivre sur les réseaux sociaux (nayezpaspeur)

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Reproduction du Saint-Suaire en taille réelle – Une méditation forte pour le carême !

” En plaçant le Saint Suaire au centre des récits de l’ensevelissement de Jésus au soir du Vendredi saint, et de la découverte du tombeau vide au matin de Pâques, les quatre Évangélistes attestent en outre que cette sainte relique, pièce à conviction à l’appui du fait de la Résurrection du Seigneur, a été l’objet de la vénération des fidèles dans la communauté primitive, « comme le linge le plus important et le plus précieux ».”

C’est à ce titre qu’il a été conservé et nous a été transmis de génération en génération à travers des étapes de mieux en mieux connues, grâce à des recherches positives. Le Suaire est imprégné de la « victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine », car si on y voit la mort de Jésus, on y « entrevoit » aussi sa Résurrection. Le Saint-Suaire « parle par le sang », le sang d’un homme flagellé, couronné d’épines et blessé au côté droit », mais, « le sang, c’est la vie », et « chaque trace de sang parle de l’amour et de la vie ». Spécialement la plaie du côté, une tache abondante, signe d’un flux généreux, signe de l’amour fidèle et miséricordieux. Le suaire c’est une parole d’amour, un don total qui appelle à une « vie pleine de foi, d’espérance et de charité ».

Cette reproduction en taille réelle est impressionnante et émouvante. En ouvrant le paquet soigneusement préparé, l’émotion est forte en prenant dans ses mains ce tissu marqué des souffrances et de l’amour de Jésus pour les âmes, pour chacun d’entre nous.

Pour les paroisses, les groupes de catéchismes, ou en famille pour le coin prière, cette relique qui peut s’accrocher facilement nous offre un cadre de médiations fort en ce temps de carême.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/bannieres-drapeaux/30162-reproduction-du-linceul-de-turin-saint-suaire-a-l-echelle-100-sur-tissu-face-et-dos.html?ref=043193205
– Le Saint Suaire, face et dos, 2.50m sur 1.40m, 237 € .
– Le Saint-Suaire, face, 2.50m sur 1.40m, 150 €.

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Le Président El-Sissi : un chef et un visionnaire !

Un dirigeant se doit d’être un chef et un visionnaire.

Alors que le Proche/Moyen-Orient est en conflit, l’Egypte apparaît comme étant un pays fort, indépendant et en sécurité.

Le Président El-Sissi a montré une fois de plus l’importance d’être un pays souverain, indépendant. Par ceci aucune base militaire étrangère sur le sol égyptien. Des équipements militaires diversifiés (issus de nombreux pays).

Cette indépendance se traduit par une armée la plus puissante de la région, une diplomatie de coopération.

Un chef se doit d’être visionnaire. En refusant toute base militaire étrangère, l’Egypte est un pays de médiateur Par ceci, au cours de ces onze dernières années, la diplomatie égyptienne est forte, et est respectée par le monde entier. L’Egypte a la capacité de parler avec tous les interlocuteurs.

L’Egypte sous la Présidence du Président El-Sissi est une terre de la paix, un pays en sécurité, garante de la sécurité et de la stabilité internationale.

Le Président El-Sissi montre que l’Egypte est un havre de paix, un pays qui est respecté.

L’Egypte est une terre de la paix, de la grandeur, de la sécurité et de la stabilité internationale.

Honneur et respect à Son Excellence le Président Abdel Fattah El-Sissi qui construit la grandeur de l’Egypte moderne (« La Nouvelle République »), garant de la stabilité et de la sécurité internationale.

Source de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/03/07/le-president-el-sissi-un-chef-et-un-visionnaire/.

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Au sujet de la CEDH : Une cellule monastique peut-elle avoir statut de domicile personnel ?

Addendum à cet article du 12 novembre que je republie ci-dessous :

Le 5 mars 2026, la Grande chambre de la CEDH a rendu un avis dans l’affaire. Cet avis est excellent et reprend une bonne partie des arguments développés dans l’article ci-dessous. En substance, la CEDH considère qu’un monastère et ses cellules constituent le domicile d’une congrégation religieuse, et non des domiciles personnels indépendants pour chaque membre de la congrégation. L’avis rappelle la jurisprudence européenne sur le principe d’autonomie des organisations religieuses, selon lequel les juridictions civiles sont incompétentes pour juger de tels litiges. C’est maintenant à la Cour suprême ukrainienne de trancher définitivement l’affaire, en tenant compte de cet avis de la Grande chambre de la CEDH. Sauf surprise, le monastère obtiendra gain de cause devant la Cour suprême ukrainienne.

Fin de l’Addendum

À l’occasion d’une affaire opposant une religieuse à son ancienne communauté, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) s’interroge sur la nature juridique d’une cellule monastique : doit-on l’assimiler à un domicile ? Nicolas Bauer, chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui a émis des observations, analyse dans La Nef :

Sœur Élisabeth a appartenu quelques années à une communauté religieuse relevant de l’Église grecque catholique ukrainienne. En raison d’un conflit, elle a dû quitter le monastère. Aux yeux de son ancienne communauté et de son évêque, sœur Élisabeth n’est plus religieuse et doit être considérée sous son identité civile, Zhanna K. Pourtant, elle demande que le monastère continue de la loger dans sa cellule, et la justice ukrainienne lui a donné raison en 2023. Cette cellule serait son domicile et Zhanna K. aurait le droit de revenir y habiter.

L’affaire est aujourd’hui devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). C’est la Grande chambre, formation la plus solennelle de cette Cour, qui sera amenée à trancher la question : une cellule monastique est-elle vraiment un domicile ? Le monastère et Zhanna K. ont remis leurs observations écrites il y a quelques jours. La CEDH a également autorisé le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), organisation non gouvernementale spécialiste de la liberté de religion, à intervenir dans la procédure.

Cette affaire aura un impact sur la reconnaissance des droits des congrégations religieuses dans toute l’Europe. Derrière la question du domicile se cache celle, plus générale, du régime juridique applicable à de telles communautés. Faut-il les traiter comme de simples associations ou prendre en compte les spécificités de leur fonctionnement interne, fondé sur une doctrine religieuse ? En assimilant une cellule monastique à un domicile personnel, la justice ukrainienne a adopté un regard laïque, au risque de se méprendre sur la réalité monastique.

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Chaos au Liban

SOS Chrétiens d’Orient nous donne quelques nouvelles du Liban :

Commencée samedi 28 février, la guerre continue d’embraser tout le Proche-Orient. Israël et les Etats-Unis poursuivent leurs bombardements sur l’Iran. De son côté, l’Iran poursuit ses frappes de riposte, s’attaquant aux bases américaines dans toute la région. Au Liban, Israël s’est engagé dans une opération d’une ampleur jamais vue contre le Hezbollah.

Chaos total à Beyrouth

Après avoir imposé l’évacuation de tout le sud du pays, y compris de la ville de Tyr (40 000 habitants), Israël a imposé le départ de plusieurs centaines de milliers de Libanais résident de la banlieue sud de Beyrouth. Des milliers de Libanais ont donc quitté précipitamment les quartiers visés. Les routes sont saturées. Beaucoup d’entre eux ne savent pas où se réfugier.

Destructions massives en vue

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich a déclaré que Dahieh, banlieue sud de Beyrouth « pourrait ressembler à Khan Younis », une ville du sud de Gaza quasiment entièrement détruite pendant la guerre. Une déclaration lourde de sens alors que des avis d’évacuation ont été adressés aux centaines de milliers d’habitants de la zone concernée.

Aoun appelle Macron à l’aide

Le président libanais, Joseph Aoun, a demandé à Emmanuel Macron d’intervenir auprès d’Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth, alors que la population de ces quartiers a été contrainte de fuir. Il lui a également demandé « d’œuvrer à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais ». Le général Mandon, chef d’Etat major des armées est arrivé à Beyrouth, le jeudi 5 mars, pour « s’informer de la situation au Liban au regard de l’évolution de la situation sécuritaire ». « Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre » a déclaré Emmanuel Macron. « Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. »

Le pape et les évêques appellent à la paix

Après le pape Léon XIV, qui, dimanche dernier, depuis Rome, rappelait que « la stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques, ni par les armes », c’est au tour de l’Assemblée des patriarches et des évêques catholiques au Liban de prendre la parole pour demander la paix, en appelant à l’unité nationale et à redoubler d’efforts diplomatiques. Les patriarches demandent enfin, « à Dieu d’accorder à notre monde troublé une paix juste et durable, de guider les cœurs vers la réconciliation et de fortifier les pas de notre peuple libanais sur les chemins de la fraternité et de l’harmonie dans un esprit national sincère, par l’intercession de la Vierge Marie, Reine de la Paix».

L’inhumanité

La une de l’Huma le 6 mars 1953, il y a 73 ans.

Avant d’avoir idolâtré le dictateur communiste (responsable de la mort de 10 à 20 millions de personnes selon les historiens), on doit au journal l’Humanité le talent d’avoir été interdit à la diffusion en France après la signature du pacte germano-soviétique de 1939.

Dès le 17 juin 1940 (soit le jour même où Pétain appelle à l’armistice) les dirigeants du PCF se précipitent dans les bureaux parisiens des Nazis pour demander l’autorisation de faire republier L’Humanité.

Pour donner des gages aux Nazis, la Une de l’Huma du 17 juin 1940 est titrée : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Proletarier aller länder, vereinigt euch ! » En français et en allemand, la langue du nouveau maître.

La requête de publication légale de l’Huma sera néanmoins rejetée par Otto Abetz, l’ambassadeur d’Adolf Hitler à Paris depuis le 14 juin.

Le journal sera malgré tout imprimé clandestinement, tout en adoptant (avant le retournement de juin 1941) une attitude de servilité vis-à-vis des Nazis.

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