La paranoïa s’installe chez France Télévisions
Depuis l’affaire Cohen-Legrand, révélée par L’Incorrect, Le Parisien révèle que les journalistes de la télévision d’Etat vivent dans la paranoïa :
Côté service public, la défiance a été renforcée par le mystère entourant l’identité et le mode opératoire de ces « espions de cafés ». « Legrand et Cohen ont été suivis », « leurs téléphones ont été piratés », « un couple avait fait du repérage », les spéculations de « barbouzeries » vont bon train dans le petit milieu. Jusqu’à une folle rumeur digne de Mata Hari prétendant qu’une jeune femme du « camp d’en face » aurait sciemment séduit un visage de France Télévisions pour mieux glaner des renseignements sur ses collègues. Ambiance…
(…) « Quand je m’assieds dans un café, je scanne désormais systématiquement les personnes assises aux tables qui m’entourent », témoigne un salarié de France Télévisions. « Au restaurant, je choisis des tables isolées où je sais qu’on pourra difficilement entendre ma conversation », décrit aussi un journaliste de France Inter.
Veillée de prière pour la vie samedi 17 janvier
Comme chaque année, une veillée de prière pour la vie est organisée le samedi, une veillée d’arme avant la Marche !
N’hésitez pas à venir prier à l’Eglise Saint Roch, 24 rue Saint Roch 75001 Paris, à 20h.
L’adoration se poursuivra jusqu’au matin, et sera clôturée par les laudes à 7h et la messe des bénévoles à 8h.

La France toujours fille aînée de l’Eglise ?
Dans l’émission en Quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit
- l’a𝐛𝐛𝐞́ 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐅𝐀𝐆𝐎𝐓, curé de la paroisse Saint-Patern à Vannes et auteur de “Saint Martin de Tours : le treizième apôtre”
- 𝐀𝐧𝐧𝐞 𝐁𝐄𝐑𝐍𝐄𝐓, romancière et essayiste, auteur de “Clovis et le baptême de la France”
- 𝐀𝐲𝐦𝐞𝐫𝐢𝐜 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐋𝐄𝐈𝐒𝐒𝐘𝐄, président de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc et auteur de “Jeanne d’Arc : Pourquoi Dieu a choisit la France”
“La Marche pour la vie ça sert à rien”
Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ? Peut-être l’avons-nous dite nous-même, ou fortement pensée…
Et pourtant. Si personne ne redit publiquement l’urgence de respecter la vie humaine, qui pourra encore en prendre conscience ? Si notre société n’entend plus aucune contradiction, si elle ne connaît pas les alternatives aux actes et lois mortifères, comment pourrions-nous espérer un quelconque changement ?
La Marche pour la vie est certes imparfaite, et surtout bien insuffisante pour l’ampleur du combat. Mais elle a le mérite d’exister, et nous croyons qu’elle est nécessaire. Nous croyons même qu’elle porte beaucoup plus de fruits qu’on n’en voit ! Au delà des “échecs” législatifs, sachons relever les fruits éducatifs, individuels, associatifs…
Voici une vidéo à transmettre aux sceptiques. Si vous ne venez pas ce dimanche, personne ne ne le fera à votre place !
Messe traditionnelle : évolutions positives à la chapelle des Franciscaines de Saint-Germain-en-Laye
Alors que la question liturgique demeure d’une brûlante actualité au matin du pontificat du pape Léon XIV, cette information en provenance du diocèse de Versailles est à prendre comme un indice intéressant.
En effet, nous apprenons que le curé, l’abbé Bruno L’Hirondel, a annoncé ce matin au cours de la messe traditionnelle à Saint-Germain-en-Laye que la messe serait désormais célébrée à un horaire plus familial.
Depuis le 19 mars 2023, la communauté partage la chapelle des Franciscaines avec la communauté catholique ukrainienne présente depuis 2020. Afin de permettre le plein épanouissement pastoral et spirituel de chaque communauté, une réorganisation prendra effet le dimanche 1er février : la communauté catholique ukrainienne célébrera désormais la liturgie dans le rit byzantin à la chapelle de l’hôpital à 10h00.
La messe traditionnelle selon les rubriques du missel de 1962 sera désormais célébrée à 10h30 (et non plus 11h30) chaque dimanche et fête d’obligation de septembre à juin par les prêtres de la paroisse, toujours en la chapelle des Franciscaines.
A cette décision très positive s’ajoutent d’autres bonnes nouvelles :
- Quelques messes complémentaires seront également célébrées pendant les vacances et en juillet et août en fonction de la disponibilité des prêtres habituels ou sous la responsabilité du père L’Hirondel pour le recours à des prêtres extérieurs.
- pour les familles qui fréquentent habituellement la chapelle des Franciscaines, la célébration de baptêmes avec l’ancien rituel sera possible à l’église Saint-Germain.
- la mise en place d’un conseil autour du père L’Hirondel est à l’étude pour aborder ensemble la vie liturgique, les aspects pastoraux pratiques, les travaux, achats et autres sujets de la vie de la chapelle.
Cette information vient souligner qu’il n’y a pas besoin de nouveau texte pour rendre caduc Traditionis custodes.
Terres de Mission : Les sermons de Marcel Pagnol, enfin réédités
Eglise universelle : Lettre du pape Léon XIV sur le sacerdoce
Le 8 décembre 2025 le pape Léon XIV publiait, à propos du sacerdoce catholique, une lettre apostolique intitulée : Une fidélité qui génère l’avenir. Monsieur l’abbé Eric Iborra, vicaire à l’église Saint Roch à Paris, commente ce document rendu public alors que, comme le notait Jean-Marie Guénois dans le Figaro les 12 années de pontificat du pape François ont été marqués par une baisse de 10% du nombre de prêtres (à ce jour : 12 000 en France, 407 000 dans le monde).
Eglise en France : Les sermons de Marcel Pagnol
Les éditions Fayard viennent de rééditer Les sermons de Marcel Pagnol, préfacés par le père Calmels, abbé général des Prémontrés. Isabelle Schmitz qui a consacré un article à ce sujet, “Mes biens chers frères”, dans le numéro du Figaro Hors-Série sobrement titré Pagnol nous explique comment et pourquoi l’agnostique affirmé que fut Pagnol a écrit de si riches, émouvants et néanmoins amusants sermons.
Eglise en Marche : Des contes pour Noël
Nicole Coppey, qui dirige, en Suisse, l’Ecole pédagogique d’art musical “Un, Deux, Trois, Musiques” écrit également des contes de Noël qui allient un récit pour enfants et la musique, au moyen de chants traditionnels. Elle nous présente ses deux derniers contes : “Tiroubi et le petit âne” et “Ce soir-là fut phénoménal”.
Haut-commissariat à la diversité : nouvel instrument macronien de division wokiste
Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :
Emmanuel Macron annonce la création d’un Haut-Commissariat à la diversité.
Il s’agira plutôt d’un bas-commissariat au wokisme, à la repentance et à la promotion du racisme anti-blanc.
Un nouvel instrument au service de la destruction de la France. Macron est, chaque jour qui passe, toujours plus nuisible à notre unité et à notre identité nationales.
Les blancs et les asiatiques sont d’ailleurs exclus de la sélection macronienne chargée de diriger cette néfaste entreprise.
Depuis plus de 40 ans, l’AGRIF le répète : leur soi-disant anti-racisme est un racisme à l’envers !
Aidez nous à mener le combat pour l’identité française et chrétienne, rejoignez l’AGRIF !
La crise de l’Eglise, visible dès les années 1950
Les éditions DMM publient quatre conférence inédites de Jean de Viguerie, sous le titre Un historien face à l’église. Jean de Viguerie (1935 – 2019) est un historien français, professeur agrégé, spécialiste de l’histoire de l’éducation et de l’histoire de l’Église catholique au siècle des Lumières.
Dans ces conférences, l’historien analyse
- la place de la religion dans tout Etat laïc à partir du cas de l’Eglise sous le Consulat et l’Empire
- la suspicion avec laquelle l’Eglise a traité les miracles de Lourdes dès le début du XXe siècle
- la crise de l’Eglise, avant et après le concile Vatican II.
L’Église sous le Consulat et l’Empire se lit comme un cours d’histoire et pose la question de la place de la religion dans tout État laïc.
Les miracles de Lourdes et le Docteur Bent est due à la redécouverte d’un cahier des années 1920, remis par la fille de ce médecin du Bureau des constatations médicales de Lourdes à l’historien. Jean de Viguerie ne se borne pas à rapporter le témoignage de Philippe Bent, mais décrit les caractères des miracles et comment déjà, au début du XXe siècle, ils sont considérés avec suspicion par l’Église.
1950, ou les débuts de la crise dans l’Église, nous plonge dans la correspondance de deux prêtres, professeurs de l’université catholique d’Angers, Monseigneur Lusseau et le Chanoine Catta avec un troisième prêtre à la Curie romaine, le Père Mura. Ces lettres révèlent les premières atteintes modernes à la doctrine de l’Église et à la liturgie : c’est toute la crise du Concile Vatican II qui s’annonce en filigrane, puisque le Concile a mis à jour cette crise larvée et lui a donné libre cours. Malgré leurs alertes, ni Rome ni les évêques nommés par Pie XII n’interviendront. Jean de Viguerie souligne ainsi :
Les racines de la grande crise de l’Eglise plongent dans le terreau de la révolution politique et en particulier de la révolution de 1944 à 1945, car c’est une véritable révolution. La liturgie elle-même commence à être touchée. La liste de faits de l’abbé Lusseau ne mentionne aucune déviation dans ce domaine. Mais le 17 décembre 1950, le chanoine Catta rapporte le fait suivant : “Des prêtres de Paris en sont, non seulement à dire toute la messe en français, mais même à improviser le canon.” Observation d’un très grand intérêt. La messe en français et le canon improvisé dès 1950.
L’Été 1976, ou la crise des ordinations sacerdotales expose cette situation conflictuelle où Mgr Lefebvre résiste aux sanctions graves du Vatican et ordonne des prêtres. Jean de Viguerie se montre historien mais aussi acteur. Il est passionnant de redécouvrir à 50 ans de distance, le face-à-face entre Paul VI et Mgr Lefebvre, ressuscité par l’historien.
Guy de Fontgalland, une sainte âme d’enfant
Emission Les Belles figures de l’Histoire sur Cnews avec Aymeric Pourbaix, Véronique Jacquier et le père Jean-François Thomas :
Ta vie a du prix
Natalie Saracco a tourné cette vidéo qui s’adresse à tous ceux qui n’ont pas le moral et qui démarrent l’année dans la peur, l’angoisse et les épreuves, voire même qui caressent l’idée “d’un doux suicide”…
Opération déstockage : -25% sur le puzzle de Rome chez Fabrefacio
Après les fêtes de fin d’année, il est temps de faire un peu de place !
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Fin de vie : ce qui se joue en janvier
De l’équipe Tout Mais Pas Ça ! de la Fondation Jérôme Lejeune :
Le 7 janvier, la commission des affaires sociales du Sénat a examiné la loi sur la fin de vie.
Même si les conditions ont été restreintes, l’essentiel demeure : le texte en l’état autorise toujours les médecins à provoquer intentionnellement la mort, sous le nom modifié mais toujours aussi trompeur d’« assistance médicale à mourir ».
Croire que des « garde-fous » suffiraient est une illusion dangereuse. En bioéthique, le procédé est tristement connu :
Chaque transgression présentée comme exceptionnelle devient une étape vers une dérégulation plus large.
Le seul véritable garde-fou, c’est le maintien de l’interdit de tuer.
Le texte arrive le 20 janvier devant l’ensemble du Sénat : rien n’est encore joué. Le vote solennel est le 28 janvier.
🙏 Merci à tous ceux qui ont déjà signé, partagé, écrit, mobilisé. Votre action compte réellement. Mais c’est maintenant que tout se joue.
✍️ Signez la pétition “Euthanasie : ne nous laissons pas abattre !”
🔁 Faites la suivre largement à vos proches, amis, groupes.
Pour protéger la vie en 2026, des relais forts et courageux sont indispensables. Ainsi, grâce à Philippe de Villiers, la barre des 18.000 signataires est franchie.
Nous pouvons aller beaucoup haut grâce à vous et à votre entourage !
Dans ces moments décisifs, chaque signature est une voix pour protéger les plus vulnérables.
L’équipe Tout Mais Pas Ça ! de la Fondation Jérôme Lejeune
Marche pour la vie à Bourg-en-Bresse le 18 janvier
Chers amis,
Bonne année à tous et à vos familles!
Mais pour qu’elle soit bonne il ne faudrait pas qu’elle commence par la légalisation de l’euthanasie.
Le 27 mai dernier, les députés ont voté favorablement pour le projet de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté (305 voix pour, 199 contre et 57 abstentions).
Le 20 janvier prochain, dans 12 jours, ce texte sera débattu au Sénat.
Ne devons-nous pas faire ce que nous pouvons, même si cela nous paraît peu, pour que ce funeste projet n’aboutisse pas?
Sinon, quelle angoisse pour tous, et particulièrement pour les plus fragiles (personnes âgées, personnes en fin de vie, malades, handicapés et autres). Quelle confiance pourrons-nous avoir envers les médecins et tout le personnel médical?
Pour ces derniers, quels cas de conscience! Devront-ils abandonner leur profession?
C’est pourquoi, participons à la “Marche pour la vie” qui aura lieu dimanche 18 janvier, à Bourg-en-Bresse.
Rassemblement à partir de 15h00, place de la Basilique du Sacré-Coeur et départ vers Notre-Dame à 15h30.
Puis retour, place de la Basilique.
Durée du trajet, 1 heure environ.
Pendant la marche nous réciterons le chapelet.
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Solennité de l’Épiphanie de Notre-Seigneur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes et laudem Dómino annuntiántes
Tous ceux de Saba viendront offrir l’or et l’encens en chantant les louanges du Seigneur. Isaïe 60,6
Nous sommes au Temps de Noël liturgiquement parlant (Tempus natalícum). Il se poursuivra jusqu’au 13 janvier inclus. Mais cette période est elle-même sous-divisée en deux Temps.
– le Temps de la Nativité (Tempus nativitátis) qui va des 1res Vêpres de Noël à None du 5 janvier inclus.
– le Temps de l’Épiphanie qui court des Ires Vêpres de l’Épiphanie du Seigneur, le 5 janvier, au 13 janvier inclus.
La Vigile de l’Épiphanie a été supprimée en 1955 mais l’on célèbre le 5 janvier les Ires Vêpres de la grande fête du 6 janvier, fête de 1re classe (ornements blancs).
C’est donc ce mardi 6 janvier que les Rois Mages prennent place dans nos crèches.
Dans l’Ordo de 1962, la solennisation de la fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur, a été fixée, lors du Concordat de 1801, au dimanche qui suit le 6 janvier quand cette date n’est pas un dimanche, soit cette année 2026 le dimanche 11 janvier. C’était autrefois fête d’obligation en France, comme c’est encore le cas en certains pays. Le nouvel ordo de 1970 célèbre toujours la fête le premier dimanche de janvier.
Magi vidéntes stellam, dixérunt ad ínvicem :
Les Mages, voyant l’étoile, se dirent l’un à l’autreHoc signum magni Regis est :
Voici le signe du grand RoiEámus et inquirámus eum, et offerámus ei múnera, aurum, thus et myrrham, allelúia
Allons, et cherchons-le ; offrons-lui en présent, l’or, l’encens et la myrrhe, alléluia.
La fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur est une des plus anciennes fêtes de l’année liturgique, fixée au 6 janvier depuis la plus haute antiquité. Elle se célébrait en Orient dès le IIIe siècle et elle pénétra en Occident vers la fin du IVe siècle. Le mot Épiphanie signifie : manifestation. Comme à Noël c’est le mystère d’un Dieu qui se rend visible, mais ce n’est plus aux Juifs seulement qu’il se montre : C’est aux Gentils qu’en ce jour Dieu révèle son Fils (Oraison). Et Isaïe aperçoit, en une vision grandiose, l’Église figurée par Jérusalem, où affluent les rois et les nations, la multitude des peuples qui habitent le bord des mers et la force des Gentils. Ils viennent de loin avec leurs nombreuses caravanes en chantant les louanges du Seigneur et en lui apportant de l’or et de l’encens (Épître). Les rois de la terre adoreront Dieu et les nations lui seront soumises (Offertoire). L’Évangile montre la réalisation de cette prophétie. Alors que Noël célébrait l’hymen de la divinité avec l’humanité du Christ, l’Épiphanie célèbre l’union mystique des âmes avec Jésus. Aujourd’hui, dit la liturgie, en unissant cette fête à celle du jour Octave et du 2e dimanche après l’Épiphanie, aujourd’hui l’Église est unie à son céleste Époux, car le Christ a lavé ses crimes dans le Jourdain, les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales et les convives boivent avec joie l’eau transformée en vin. Alléluia. C’est à Saint-Pierre, où se trouvent les reliques du chef de l’Église, que la liturgie célèbre l’entrée des païens dans l’Église. Reconnaissons dans les Mages adorateurs les prémices de notre vocation et de notre foi, et célébrons avec des cœurs pleins de joie les débuts de cette heureuse espérance : car, dès ce moment, nous avons commencé à entrer dans l’héritage céleste (Saint Léon, Matines).
Les textes de la messe insistent surtout sur le premier épisode de cette manifestation : la visite des Mages à Bethléem. Mais les textes de l’office de cette fête, particulièrement l’hymne et l’antienne à Magnificat des deuxièmes Vêpres, nous rappellent que cette manifestation s’est accomplie à l’occasion de trois événements : l’adoration des mages que nous commémorons aujourd’hui, le baptême de Notre Seigneur dans le Jourdain qui sera célébré le 13 janvier, jour octave de l’Épiphanie, et le miracle des noces de Cana que nous retrouverons le deuxième dimanche après l’Épiphanie.
L’Épiphanie c’est donc l’entrée solennelle du Christ Roi dans le monde. C’est ce qu’exprime le chant de l’Introït, dont le texte n’est pas littéralement scripturaire mais s’inspire de passages des prophètes de l’ancien testament, et dont la mélodie est peu développée et presque horizontale, mais très solennelle et assez hiératique.
►Introït : Ecce advenit
Ecce advenit dominator Dominus : et regnum in manu ejus, et potestas, et imperium.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.
C‘est bien lui le Roi. On appelle couramment l’Épiphanie la fête des rois. On parle des rois mages. En fait l’Évangile ne parle pas de rois ; il dit seulement : des mages d’Orient. C’était probablement des prêtres des religions païennes orientales, de savants et aussi de puissants personnages, car dans leur pays à cette époque le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel étaient plus ou moins confondus. Leur caravane était certainement imposante, et son arrivée à Jérusalem a causé un grand émoi. Mais le seul vrai roi c’est le petit enfant, c’est Lui qu’ils viennent adorer. C’est Lui également le Roi que chante le psaume 71, grand psaume messianique que nous retrouverons à l’Offertoire et dont le premier verset accompagne cet Introït :
Deus judicium tuum Regi da : et justitiam tuam Filio Regis.
Seigneur donnez au Roi votre jugement et au fils du Roi votre justice.
►Graduel : Omnes de Saba
Le texte du Graduel de l’Épiphanie est tiré du prophète Isaïe, et plus précisément du passage qui est lu à la messe, juste avant ce chant. C’est d’ailleurs un des rares cas dans la liturgie où le Graduel est tiré de la lecture précédente et c’est aussi un des rares cas, dans les messes des dimanches et fêtes, où cette lecture est tirée de l’Ancien Testament. Pour bien comprendre ce chant, le mieux est de lire en entier ce texte d’Isaïe, qui n’est pas long et qui est magnifique.
» Lève-toi Jérusalem, sois illuminée, car elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Car voici que les ténèbres couvriront la terre, et les peuples seront dans l’obscurité : mais le Seigneur se lèvera sur toi et sa gloire paraîtra en toi. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à la splendeur de ton aurore. Lève les yeux autour de toi et regarde : tous ceux-ci sont rassemblés, ils sont venus vers toi. Tes fils sont venus de loin et tes filles surgissent à leurs côtés. Alors tu verras et tu seras comblée, tu seras émerveillée et ton cœur se dilatera quand les richesses de la mer afflueront vers toi et que la puissance des nations viendra à toi. Une foule de chameaux t’envahira, des dromadaires de Madian et de Epha : tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens et proclamant la louange du Seigneur. «
La première partie du Graduel reprend la dernière phrase de ce texte qui annonce d’une façon précise la visite des mages ; même l’or et l’encens sont mentionnés.
Omnes de Saba venient, aurum et thus deferentes, et laudem Domino annuntiantes.
La deuxième partie, au contraire, reprend la première phrase du texte :
Surge et illuminare Jérusalem : quia gloria Domini super te orta est.
Cette Jérusalem nouvelle qui est ainsi glorifiée, c’est évidemment l’Église qui voit affluer vers elle les peuples de toutes races et de toutes langues. On remarquera au début de la deuxième partie l’accent très prononcé de surge, puis la grande montée de illuminare, avant la descente en douceur sur Jerusalem et de nouveau un grand crescendo sur Domini.
►Alléluia : Vidimus Stellam
Si le texte du Graduel de l’Épiphanie était tiré de la lecture qui le précédait, le verset de l’Alléluia au contraire est tiré de l’Évangile qui le suit.
Vidimus stellam ejus in oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Ce sont les paroles des mages au roi Hérode en arrivant à Jérusalem. La mélodie est la même que celle de l’Alléluia du jour de Noël, qui parlait déjà d’une grande lumière descendue sur la terre, et qui invitait tous les peuples éclairés par cette lumière à venir adorer le Seigneur. Aujourd’hui les mages représentant toutes les nations répondent à cette invitation. Cette mélodie elle-même est lumineuse. Elle exprime bien la joie et la reconnaissance de tous ces peuples qui ont reçu la révélation du Sauveur et qui ont tout quitté pour aller L’adorer.
►Offertoire : Reges Tharsis
Le texte de l’Offertoire de l’Épiphanie est tiré du psaume 71, dont nous avons déjà trouvé le début comme verset de l’Introït, et qui est un des grands psaumes messianiques. Il chante la gloire du roi d’Israël, probablement Salomon, à qui tous les rois environnants venaient rendre hommage. On se souvient de l’épisode de la reine de Saba qui est ici mentionné.
Reges Tharsis et insulæ munera offerent : reges Arabum et Saba dona adducent : et adorabunt eum omnes reges terræ, omnes gentes servient ei.
Les rois de Tharse et des îles offriront des présents : les rois d’Arabie et de Saba apporteront des dons. Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations Le serviront.
Le roi d’Israël est comme toujours la figure du Messie à qui tous les rois et les peuples du monde entier doivent se soumettre. Les mages d’Orient dont parle l’Évangile ont été les premiers à les représenter. La mélodie comme celle du Graduel exprime une joie bien affirmée. Ses ondulations évoquent très bien la grande procession des peuples en marche vers le Sauveur.
►Communion : Vidimus stellam
Lous retrouvons dans l’antienne de Communion de l’Épiphanie le même texte qu’à l’Alléluia, tiré de l’Évangile du jour.
Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Mais la mélodie donne ici à cette antienne assez courte un caractère différent de celui du verset de l’Alléluia, plus intime, plein d’une joie douce et légère. C’est le chant de l’âme qui a reçu la lumière d’en haut et, pleine de reconnaissance, s’empresse d’aller adorer Celui qui la lui a envoyée et se mettre à son service. Cette petite pièce finement ciselée se termine par les mots adorare Dominum très contemplatifs.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.
La baisse du nombre de naissances se confirme
De janvier à novembre 2025, le nombre de naissances quotidien moyen a reculé de 2,4 % par rapport à la même période en 2024 et pourrait atteindre un nouveau point bas historique sur l’ensemble de l’année, selon des données de l’INSEE publiées jeudi.
Cette baisse des naissances sur onze mois s’observe dans toutes les régions du pays, sauf dans les Pays-de-la-Loire, en Martinique, à La Réunion ainsi qu’à Mayotte. Un peu plus de 51 000 bébés ont vu le jour en novembre dernier, ce qui porte le nombre de nouveau-nés sur les onze premiers mois de 2025 à 590 000. Sur l’ensemble de l’année, le nombre de naissances devrait ainsi atteindre son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour la quatrième année de suite. Ce nouveau repli s’inscrirait dans une tendance de long terme.
En France, le nombre de naissances a diminué chaque année depuis 2011, à l’exception de celle de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19. Cette tendance baissière s’explique principalement par un recul de la fécondité (nombre d’enfants par femme). L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’est établi à 1,62 enfant par femme en 2024, contre 1,66 en 2023.
En parallèle, le nombre de décès augmente, du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom. De janvier à octobre 2025, leur nombre a progressé de 1,4 % par rapport à la même période l’année précédente, selon les dernières données disponibles de l’INSEE. En 2025, le nombre de décès pourrait être supérieur à celui des naissances sur une année civile, pour la première fois depuis 1944.
En 1992, la France comptait près de 2 millions de paysans ; aujourd’hui ils ne sont plus que 400 000
L’agriculture est un enjeu vital : disposer d’une paysannerie forte et d’une souveraineté alimentaire, notamment en cas de conflit, relève de la simple survie nationale.
Tous ceux qui exercent le pouvoir et ont ratifié les traités de Maastricht, de Marrakech, d’Amsterdam et de Lisbonne devraient démissionner : ils ont transféré nos compétences à la Commission de Bruxelles.
Quand le pouvoir politique ne détient plus le pouvoir réel, il ne peut plus rien pour le peuple.
Lorsqu’un pays n’est plus souverain, il ne lui reste que ses yeux pour pleurer.
Des élections législatives en même temps que les municipales ?
Une censure du gouvernement est désormais envisageable et pourrait aboutir cette fois à une dissolution de l’Assemblée nationale. Le gouvernement, aujourd’hui dans l’impasse budgétaire, fait face à 2 motions de censure suite à l’adoption du Mercosur, l’une par le Rassemblement national et l’autre par la France insoumise.
Sébastien Lecornu, qui a déjà démissionné pour être reconduit, semble penser que cette option n’étant plus envisageable, et il a donné instruction au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales les 15 et 22 mars.
Une dissolution permettrait de mettre directement à la poubelle la proposition de loi sur l’euthanasie.
L’Iran s’enfonce dans la crise
Le fils de l’ancien chah d’Iran et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté ce samedi 10 janvier les manifestants iraniens à “se préparer à prendre” les centres-villes.
Lu dans Conflits :
Treize jours que l’Iran est encore une fois animé par de grandes manifestations à l’ampleur plus grande encore qu’en 2022. Déclenchées par l’hyperinflation et la dégradation rapide des conditions de vie, le mouvement s’est étendu aux 31 provinces et à plus de 100 villes. À cause de la crise économique, les prix des denrées de première nécessité explosent.
Le trafic internet, notamment mobile, a été coupé, entravant communications et outils de contournement de la censure. La seule fois qu’internet était aussi drastiquement coupé était pendant la guerre des 12 jours avec Israël.
La répression a fait des dizaines de morts selon les ONG, dont des enfants, et plus de 2 000 arrestations. De nombreuses compagnies ont annulé leurs vols vers l’Iran. Bien sûr, les autorités reconnaissent un bilan très inférieur. Manifestations nocturnes, tirs, arrestations et grèves massives ont été signalés, paralysant une partie de l’économie, notamment dans les régions kurdes et les grands centres urbains. Des symboles du régime ont même été ciblés. Plus l’Iran s’enfonce dans la crise, et plus les manifestations révèlent un net rejet du régime. Et l’on peut tirer sur des manifestants, les réprimer, mais on ne peut pas tirer sur l’économie.
Malgré la crise, le régime semble encore bien ancré. La réalité du pouvoir est tenu par les gardiens de la révolution qui assurent la survie des institutions, contrôlent la force armée, l’appareil d’État et l’économie. Peut-être sacrifieront-ils les mollahs et laisser la place à d’autres, pour se maintenir au pouvoir, dans un scénario à l’algérienne.
Donald Trump a fait savoir qu’il agirait si le régime venait à tuer des manifestants. Il y a eu des morts. Accaparés par le Venezuela, les États-Unis prendront-ils le risque de se mêler aux affaires iraniennes plus qu’en bombardant les infrastructures nucléaires ? Avec Israël, ce sont eux les véritables décisionnaires de l’avenir iranien.
Selon Bernard Antony, la dictature des mollahs est sérieusement menacée :
Je regardais hier au soir jeudi à la télévision la retransmission de la mise en charpie par une immense foule de manifestants du plus grand drapeau du régime, disait-on, non pas celui de l’Iran mais celui flottant sur Mashhad, ville de plus de quatre millions d’habitants, la ville de Khamenei, le soi-disant guide suprême de la révolution.
Je renvoie ce jour à ce que j’ai plusieurs fois répété au cours des derniers mois sur différents canaux et que nombre de journaux ont repris : « en Iran, la question n’est plus de savoir si le régime tombera, mais quand ». Car ce n’est pas seulement à Mashhad que la « mollahcratie » vacille ou encore dans les quartiers de Téhéran libérés des gardiens de la révolution, mais désormais dans des dizaines de villes du pays et d’abord les plus importantes après Téhéran et Mashhad : Ispahan, Tabriz, Shiraz, Kachan, Yazd, Kish, Abyaneh, sans oublier Persépolis.
Ce jeudi soir, ce furent d’immenses foules qui déferlèrent dans les rues de ces villes à l’appel du prince Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah. Notons au passage que celui-ci, avant d’être emporté par un cancer, eut certes à se défendre de la subversion islamo-gauchiste de l’ayatollah Khomeini avec les polices dont il disposait qui n’étaient pas toujours formées d’enfants de chœur…
Mais si celles-ci furent coupables à certains moments de dures répressions, le régime du Shah ne fut globalement pas une dictature. Le chiffre des victimes de ses polices n’atteignit pas le centième de celui de l’ayatollah de Neauphle le Château et de ses mollahs. On saura ce vendredi si la mobilisation des partisans de Reza Pahlavi va se confirmer alors que tout le réseau internet a été coupé dans le pays.
Ce que l’on a appris en revanche, c’est la déclaration de Poutine annonçant qu’il était prêt à accueillir en Russie les chefs du régime. Ces derniers rejoindraient ainsi à Moscou le triste dictateur alaouite Bachar el Assad.
Groenland : un territoire en quête d’indépendance, lorgné par les Etats-Unis
Sur la question du Groenland, Liberté politique avait publié un article qui n’a pas perdu son actualité. Avec les revendications de Donald Trump sur ce territoire dépendant du Danemark, il est utile de (re)lire cet article dont voici un extrait :
[…] Comme pour une immense partie de l’Empire français, la colonie groënlandaise ne rapporte économiquement pas grand-chose voire s’avère coûteuse pour la « mère patrie ». Les perspectives d’extractions minières pourraient constituer une rente douillette pour le pays mais elles impliquent un risque écologique que la population n’entend pas prendre.
Une économie rudimentaire et sous perfusion
En 2009, le gouvernement danois a renouvelé un contrat dans lequel il s’engage à verser une subvention annuelle de 3,9 milliards de couronnes, soit 520 millions d’euros[5]. Cela représente environ 19 % du produit intérieur brut (PIB) de l’île et la moitié de son budget. Une aide à laquelle il faut ajouter celle de Bruxelles pour les secteurs de la pêche et de l’éducation. Celle-ci s’élevait entre 2007 et 2013 à 25 millions d’euros par an.
Une aide indispensable à un territoire à l’économie fragile et qui est habitué à une certaine forme d’économie planifiée avec des sociétés à capitaux privés dans de nombreux domaines – un phénomène qui s’explique par le coût du développement d’infrastructures dans ce territoire naturellement hostile mais aussi par la culture danoise, pays qui connaît l’un des plus hauts taux d’imposition dans le monde (entre 40 % et 60 %). Au Groënland la pêche représente 95 % des exportations, l’activité minière et son énorme potentiel sont peu exploités et l’agriculture encore embryonnaire ne permettent pas l’autonomie alimentaire. Le tourisme est en développement mais demeure limité pour des raisons logistiques.
Le pays n’a pas de réseau routier ou ferré et l’avion comme le bateau sont souvent les seuls moyens de se déplacer. Les installations en matière de pistes d’atterrissages sont très limitées et seules deux pistes longues ont été construites par l’armée américaine très loin des zones habitées durant la seconde Guerre mondiale. Elles se situent dans des espaces non habités à Kangerlussuaq et Narsarsuaq dans la partie sud-ouest du pays. Quant aux déplacements maritime, ils peuvent s’avérer longs et comme pour l’avion, ils demeurent tributaires d’une météo capricieuse.
En matière maritime, le Danemark ne dispose pas de brise-glaces lourds qui lui permettraient d’assurer sa souveraineté en mer. C’est dire si l’indépendance du territoire est relative, et cela même vis-à-vis de la « maison mère[6]».
Entre prédations étrangères et choix écologiques
Les richesses minières, gazières et pétrolières de ce territoire attirent les investisseurs et intéressent inévitablement les grandes puissances. Et pourtant aujourd’hui, seules deux mines sont exploitées au Groënland[7], une par Lumina Sustainable Materials (liée à la société canadienne Hudson Resources) qui produit des anorthosites. Une autre produit des rubis et des saphirs roses (par la société norvégienne Geenland Ruby). La loi sur l’autonomie de 2009 envisage cependant que les revenus du sous-sol remplacent petit à petit les subventions danoises. Le besoin de terres rares, utiles à la confection de technologies de transition énergétique (voiture électrique, éolienne) a placé le Groënland au cœur des intérêts des États-Unis et de la Chine. Si l’Empire du milieu en est le fournisseur majeur, Pékin s’intéresse aux marchés potentiellement concurrents. En 2015, la société Shenghe est ainsi devenu le premier actionnaire de la compagnie australienne Greenland Minerals Ltd, entreprise qui lui a garanti la totalité de la production de terres rare lourdes de la mine de Kvanefjeld au sud du pays. L’eldorado blanc pourrait cependant demeurer au stade de rêve pour Pékin puisque les élections législatives de 2019 ont porté au pouvoir une majorité hostile au projet[8]. En 2021, le territoire a annoncé l’interdiction de l’exploration pétrolière sur son territoire.
Un des risques de l’exploitation minière est de déplacer la dépendance de la couronne danoise vers une puissance étatique ou privée. Les investissements pour exploiter les mines groënlandaises sont très couteux et impliquent un savoir-faire spécifique dans des conditions de surcroît très délicates. Pour exploiter une mine il serait également nécessaire de favoriser une main d’œuvre immigrée, ce qui n’est pas forcément souhaité pas une population à très large majorité inuite (9 habitants sur 10).
Le risque de voir des puissances extérieures prendre trop de place se double d’une crainte écologique. La large majorité de population autochtone attachée à la terre de leurs ancêtres bâtit aujourd’hui son identité sur la tradition de proximité avec la nature
Le parti politique Ataqatigiit s’oppose ainsi à l’exploitation de tout minerai contenant plus de 0,1 % d’uranium et l’accord de gouvernement conclu avec les concurrents du Siumut rend nécessaire l’organisation d’un référendum pour revenir sur cette mesure.
Une indépendance encore hypothétique
Le Groenland peut apparaître comme un champion de l’autonomie à considérer sa sortie de la CEE en 1979. Quand le Danemark rejoint la CEE en 1972 se crée « Inuit Ataqatigiit » qui entend défendre les intérêts autochtones. C’est aussi à ce moment que se fonde le Conseil Circumpolaire Inuit regroupant les peuples inuits de l’Arctique au sein d’une même organisation. L’entrée du Groënland dans l’espace européen revient à une ouverture du marché dans le secteur piscicole et en 1982, un référendum sur la sortie du territoire de la CEE est organisé. 52% des votants se prononcent en faveur du retrait, un retrait effectif en 1985 après des négociations et portant sur le départ de la CEE, de la CECA et des accords Euratom. Le statut du Groenland vis-à-vis de Bruxelles est aujourd’hui celui de Pays et Territoire d’Outre-Mer (PTOM) et s’apparente à des territoires comme la Polynésie Française ou les Antilles Néerlandaises par exemple.
Une assemblée très majoritairement indépendantiste
Le journal suisse Le Temps évoquait en avril 2018 « des élections historiques[9] » à propos du scrutin des groënlandaises de 2018 ; elles devaient permettre au Groënland d’accéder à l’indépendance, soulignant au passage que Copenhague ne s’y opposerait pas. Un enthousiasme un brin démesuré. En effet, depuis que le territoire a acquis un statut autonome vis-à vis du Danemark en 1979, les indépendantistes ont toujours été majoritaires dans cette assemblée. Lors du scrutin de 2021 huit partis étaient en lice avec seulement deux formations qui ne revendiquent pas l’indépendance : Les Démocrates, une formation libérale danoise et Atassut, un parti unioniste. Les premiers ont obtenu 2 élus et les second 3 portant le total des élus unionistes à 5 sur 31 dans l’Inatsisartut, la chambre monocamérale du Groenland.
Depuis près de 50 ans maintenant, les majorités sont toutes favorables à l’indépendance mais aucun des deux principaux partis ne se risque à proposer un calendrier de sortie du giron de la couronne.
La division côté indépendantiste repose sur des nuances politiques intérieures plus que sur la manière de faire l’indépendance. Ainsi, les écologistes socialistes Inuit Ataqatigiit ne veulent pas entendre parler d’exploitation minière contrairement au parti de centre gauche Siumut qui entend limiter l’exploitation des matières premières minérales à la condition que celles-ci ne nuisent pas aux ressources vivantes.
Le Danemark, lui, n’apparaît pas hostile à une indépendance qui ne lui coûterait rien, au contraire. Copenhague dispose pour l’heure toujours de la responsabilité de la politique étrangère et militaire de ses territoires arctiques.
Le poids des États Unis
Le Groënland est membre du Conseil nordique, un forum de coopération regroupant les pays scandinaves : Norvège, Suède et Danemark, (avec le Groënland donc et les Îles Féroé) mais aussi l’Islande et la Finlande (avec les Îles Åland). Son appartenance à ce club de pays froid n’est cependant que secondaire en matière de relations internationales. Le premier des partenaires, les États-Unis est devenu le protecteur lors de la seconde guerre mondiale quand le Danemark continental fut occupé par l’Allemagne. Les soldats du Reich établirent d’ailleurs des stations météorologiques secrètes sur la côte Est de l’île durant la guerre. C’est lors de ce conflit que fut créée la base de Thulé, au nord de l’île, base la plus septentrionale de la United States Space Force. Le poids étasunien est encore important et quand en le gouvernement groënlandais s’est rapproché d’intérêts chinois pour financer de nouveaux aéroports dans le pays, Washington s’y est opposé. De la même manière, quand en 2016, les Chinois ont voulu acheter l’ancienne base navale de Grønnedal (ou Kangilinnguit) les États-Unis s’y sont opposés.
Le pays, outre un destin lié avec des populations autochtones Nord-Américaines, est aligné sur les positions historiquement atlantistes de Copenhague. Membre fondateur de l’Otan en 1949, le Danemark admettra de renforcer la base de Thulé dès 1951, prenant le parti de Washington contre Moscou dans un contexte de Guerre froide. Thulé deviendra alors une base pour bombardiers stratégiques et accueillera plusieurs milliers de militaires étasuniens. En 1959, à l’Est de la base de Thulé, sera construit le camp Century qui visait à acheminer des missiles nucléaires dans des tunnels sous la calotte glacière mais ce dispositif sera abandonné en 1967. Le Danemark a suivi les États-Unis dans ses guerres du XXIème siècle en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Par ailleurs l’État danois soutient aujourd’hui l’Ukraine et avait annoncé en août 2023 envoyer des F-16 à Kiev.
Le cas du Groënland est un exemple étonnant et intéressant en matière de souveraineté et d’indépendantisme. Sa volonté d’être indépendant du Danemark est majoritaire et Copenhague n’y est pas opposé mais cette indépendance ne se réalise pas pour autant. L’indépendance vis-à-vis du Danemark déboucherait sur une dépendance envers des grandes puissances ou des grandes entreprises. Copenhague conserve aujourd’hui les domaines régaliens : police, monnaie et relations internationales mais Nuuk dispose d’une large autonomie dans la gestion de ses affaires et bénéficie d’un soutien financier décisif de Copenhague.
Difficile d’imaginer une autre issue que le statu quo pour le Groënland dans les années à venir. Une solution qui devrait garantir la stabilité de ce territoire et pourrait faire l’objet de beaucoup d’attention si le phénomène de fonte des glaces se poursuit pendant plusieurs décennies et si le climat des relations internationales continue de se refroidir.
Pour l’heure la question territoriale et des frontières dans cette partie du monde demeure secondaire. Bruxelles défend cependant un droit de passage sans entrave par la Route Maritime du Nord tandis que la Russie et le Canada estiment que les routes maritimes arctiques se trouvent dans leurs eaux souveraines[10]… […]
La seconde lecture à l’Assemblée de la proposition de loi sur l’euthanasie la deuxième quinzaine de février
C’est ce qu’a déclaré Olivier Falorni, rapporteur à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur la création d’une aide à mourir.
Réagissant aux amendements adoptés le 7 janvier par la commission des affaires sociales du Sénat, il s’avoue « agréablement surpris » de voir que « les deux rapporteurs Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat (LR) admettent et défendent le principe d’une assistance médicale à mourir, comme ils l’ont appelé ».
« Le texte issu de la commission la rend totalement inopérante et ce droit quasiment ineffectif ».
En raison de l’introduction d’un critère de pronostic vital engagé à court terme parmi les conditions d’accès à une telle aide. Sauf que l’on sait que les fameux garde-fous sont destinés à être supprimés plus ou moins rapidement.
Olivier Falorni proposera « de rétablir les principaux éléments du texte introduits à l’Assemblée nationale » durant l’examen en seconde lecture, envisagé « durant la deuxième quinzaine de février ».
Le Sénat examinera le texte en première lecture le 20 janvier, avant de le voter à la fin du mois.
Une crèche saccagée à Agen
Le 8 janvier la crèche de l’église sainte Jehanne du Passage d’Agen a été retrouvée saccagée, l’enfant Jésus décapité.
Mgr de Bucy, l’évêque d’Agen, communique :
Ce 8 janvier 2026, en fin de journée, peu avant de célébrer la messe dans l’église Sainte-Jehanne, le curé de la paroisse, le père Jérôme Pomié, et les paroissiens du Passage d’Agen, ont découvert avec une profonde tristesse que la crèche de l’église avait été vandalisée. Des personnages, comme ceux que nous appelons les rois mages, ont été renversés, certains en partie brisés, et l’enfant Jésus, lui-même, démembré et décapité. Ce geste violent blesse profondément la foi de tous ceux, très nombreux, qui sont venus ces jours-ci célébrer la Nativité du Christ. Et il répète cruellement la même profanation réalisée dans la même église il y a dix ans, en janvier 2016, au début du jubilé de la Miséricorde.
Ce geste blesse tout le diocèse d’Agen et particulièrement la paroisse Sainte-Catherine du Passage, qui porte un beau témoignage de foi et d’espérance dans cette commune, et qui est très impliquée dans la vie des quartiers à travers des œuvres sociales mais aussi à travers de beaux gestes de paix. Deux arbres de la paix ont été offerts récemment à la commune du Passage, l’un par toute la communauté paroissiale en décembre 2024, et l’autre en septembre 2025 par toutes les communautés religieuses, juives, musulmanes, chrétiennes, protestantes, adventistes et catholiques. Ils poussent désormais sur le sol de cette commune.
Ce geste, qui n’est pas sans nous rappeler la violence aveugle et diabolique du roi Hérode au temps de la naissance de Jésus, capable de s’en prendre à de petits enfants fragiles, ne nous détournera pas de notre volonté inébranlable de construire la Paix, à la suite de cet enfant Jésus, fragile, mais que nous reconnaissons comme le « Prince de la Paix ».
+ Mgr Alexandre de Bucy
Evêque d’Agen
Benoît XVI a aussi tenu des propos “polémiques” à propos de la réforme liturgique
Réponse de Cyril Farret d’Astiès à l’abbé Spriet au sujet de sa recension du livre de l’abbé Barthe consacré à la comparaisons des rituels.
Cher Monsieur l’abbé,
Permettez-moi de répondre à votre texte consacré au petit ouvrage que l’abbé Barthe a fait paraître il y a peu aux Éditions Contretemps (Les sept sacrements d’hier à aujourd’hui, bref examen critique des nouveaux rituels, 2025).
Il me semble qu’en dépit d’une précaution introductive (« je n’ai rien contre mon confrère l’abbé Claude Barthe. Mes critiques ne visent pas sa personne mais ses idées et le contenu de son livre. Il faut savoir distinguer la personne et sa pensée. Merci de ne pas l’oublier. ») vous émettez tout de même quelques attaques un peu vertes et sentencieuses (votre note [1] est bien salée…) envers un confrère qui n’est tout de même pas un perdreau de l’année et dont les travaux que l’on peut effectivement toujours contester, sont appuyés sur une étude systématique, sérieuse, documentée, ruminée et mûrie. Ceux qui ont la chance de connaître l’abbé Barthe mieux que moi peuvent témoigner de son caractère affable, disponible et toujours prêt à une discussion argumentée et posée ; de son grand amour et sens de l’Église aussi. Sans doute certains mots qu’il utilise peuvent parfois heurter nos oreilles modernes et toujours un peu sentimentales, je crois que l’abbé Barthe les utilise en un sens technique, clinique, qui ne cherche absolument pas à blesser mais à désigner avec le scalpel de son vocabulaire des réalités que floutent trop souvent des positions qui, à force de se vouloir consensuelles prennent le risque d’une certaine approximation.
J’ai l’impression que vous passez à côté de l’idée fondamentale de ce livre, ou bien que vous l’avez trop bien identifiée en y réagissant sous l’aiguillon d’une blessure personnelle à raison de vos choix et pratiques qu’il ne m’appartient d’ailleurs pas de juger. Je crois que ce qu’exprime l’abbé Barthe c’est la nécessité de respecter le « tout cohérent de la liturgie romaine » (titre de l’introduction), c’est-à-dire approfondir le rit romain traditionnel dans sa globalité et sa totalité. Si l’abbé Barthe invite à privilégier l’ancien rituel c’est finalement d‘abord aux habitués de la messe traditionnelle qu’il s’adresse afin de favoriser la cohérence cultuelle et les bénéfices spirituels qui surgisse de sa grande cohérence. Il n’empêche qu’une comparaison et une critique systématiques sont bien au cœur des pages de ce petit opuscule. Critique d’ailleurs nuancée parfois : l’abbé dit bien que la confirmation ou la confession ne sont pas les sacrements dont l’évolution du rituel est la plus notable ni la plus regrettable. En aucun cas et à aucun moment il ne met en cause la réalité sacramentelle du nouveau rituel.
L’abbé Barthe présente effectivement des arguments de natures très différentes, parfois sociologiques vous le notez avec regret ; mais c’est pour constater un amenuisement de la compréhension de la réalité sacramentelle et de la pratique. Or, la réforme liturgique avait deux objectifs majeurs : la pleine efficacité pastorale (Sacrosanctum concilium n°49) et la clarté des réalités saintes qui sont célébrées (Sacrosanctum concilium n°21), est-il réellement illégitime de poser la question du résultat sociologique de cette réforme ?
Vous vous appuyez essentiellement dans votre démonstration sur Pie XII (je passe) et surtout sur Benoît XVI, prenant un parti pris qui me semble un peu dogmatique en considérant comme indépassables deux grandes idées du pontife de vénéré mémoire : la réforme de la réforme et l’herméneutique de continuité. Je crois pourtant que ce sont des positions discutables et discutées dans bien des milieux, à droite, à gauche et au centre. Mais à se réfugier derrière Benoît XVI comme arbitre absolu sur cette question liturgique – question liturgique qui est bien une plaie ouverte et malheureusement encore vive – on peut avoir quelques surprises. Convoquons à notre tour Joseph Ratzinger par quelques citations qui me semblent aller dans le sens de l’abbé Barthe ; pas sur le fond de la critique de chaque nouveau rituel certes ! mais dans la forme générale de la critique de cette réforme liturgique totale et inédite :
- la réforme liturgique, dans sa réalisation concrète, s’est éloignée toujours davantage de cette origine. Le résultat n’a pas été une réanimation, mais une dévastation. D’un côté, on a une liturgie dégénérée en show, où l’on essaie de rendre la religion intéressante à l’aide de bêtises à la mode et de maximes morales aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants liturgiques, et une attitude de recul d’autant plus prononcée chez ceux qui cherchent dans la liturgie, non pas le showmaster spirituel, mais la rencontre avec le Dieu vivant devant qui tout “faire” devient insignifiant, seule cette rencontre étant capable de nous faire accéder aux vraies richesses de l’être.
- La vérité est que le Concile n’a défini aucun dogme et a voulu consciemment s’exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un concile pastoral. Pourtant, nombreux sont ceux qui l’interprètent comme s’il était presque le superdogme qui ôte toute importance au reste. Cette impression est surtout renforcée par certains faits courants. Ce qui était autrefois considéré comme le plus sacré – la forme transmise de la liturgie – apparaît d’un seul coup comme ce qu’il y a de plus défendu et la seule chose que l’on puisse rejeter en toute sûreté.
- Il faut constater que le nouveau missel, quels que soient tous ses avantages, a été publié comme un ouvrage réélaboré par des professeurs, et non comme une étape au cours d’une croissance continue. Rien de semblable ne s’est jamais produit sous cette forme, cela est contraire au caractère propre de l’évolution liturgique.
- Ce qui s’est passé après le concile signifie tout autre chose : à la place de la liturgie fruit d’un développement continu, on a mis une liturgie fabriquée. On est sorti du processus vivant de croissance et de devenir pour entrer dans la fabrication. On n’a plus voulu continuer le devenir et la maturation organique du vivant à travers les siècles, et on les a remplacés – à la manière de la production technique – par une fabrication, produit banal de l’instant.
- La liturgie ne naît pas d’ordonnances, et l’une des insuffisances de la réforme liturgique post-conciliaire est sans aucun doute à chercher dans le zèle de professeurs qui, de leur bureau, ont construit ce qui aurait dû relever d’une croissance organique. Un exemple caractéristique à nos yeux de cette manière de faire est la réforme du calendrier…
- La prédominance exclusive de la parole, que malheureusement les livres liturgiques officiels eux-mêmes suggèrent quelque peu, est critiquable.
- Elle était si belle, cette continuité qui faisait que l’on ne dépendait ni du curé ni même des autorités romaines !
- l’appauvrissement effrayant résultant de la mise à la porte de l’Eglise de la beauté gratuite, remplacée par une soumission exclusive à l’utilitaire », « le froid que fait passer sur nous la morne liturgie post-conciliaire », « l’ennui que provoque son goût pour le banal et sa médiocrité artistique.
- La banalité et le rationalisme enfantin de liturgies autobricolées, avec leur théâtralité artificielle, laissent de plus en plus apparaître leur grande pauvreté : leur inconsistance saute aux yeux. Le pouvoir du mystère s’est évanoui et les petites autosatisfactions qui prétendent compenser cette perte ne peuvent plus satisfaire à la longue les fonctionnaires eux-mêmes.
Comme le scandait malicieusement en son temps Pierre Desproges dans La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède : Étonnant non ?
Union de prière.
Cyril Farret d’Astiès
Ecriture inclusive : l’Académie française élève une protestation solennelle contre la décision du Conseil d’Etat
À l’issue de sa séance du jeudi 8 janvier, l’Académie française a publié le communiqué suivant :
Par une décision du 31 décembre 2025, le Conseil d’État statuant au contentieux a validé l’utilisation de l’écriture dite « inclusive » sur des plaques commémoratives installées au sein de l’Hôtel de Ville de Paris.
L’article 1er de la loi du 4 août 1994 dispose pourtant que la langue française est un élément fondamental du patrimoine de la France. Dans la mesure où l’écriture « inclusive » institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits « points médians » — contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages.
Ayant déjà eu l’occasion de faire valoir que cette façon d’écrire nuit à l’apprentissage de notre langue et à son usage national autant qu’international, l’Académie française élève une protestation solennelle contre l’option retenue par cette décision.
Selva, chef d’œuvre de saint Alphonse de Liguori – Première édition en français
« Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel » – St Curé d’Ars.
Selva, première édition en français de ce chef-d’œuvre de saint Alphonse-Marie de Liguori rejoint les besoins de l’Église du XXIe siècle et offre au sacerdoce, à travers la Sainte Écriture et la Tradition, une orientation vers un véritable chemin de sainteté.
Selva traite du sacerdoce et dans une époque où les prêtres tendent à disparaitre par manque de vocations et à être mis au ban de la société, voire persécutés, il est urgent d’en retrouver l’essence, la dignité et le rôle au service d’une cause qui le dépasse infiniment. Malheureusement, le trésor patristique et magistériel est méconnu, ce qui a porté à un affaiblissement de la perception du sacrement de l’Ordre.
Pourtant, il suffit de reprendre cet enseignement pour approcher la dimension surnaturelle du prêtre. Saint Ignace, second évêque d’Antioche, martyr du début du II° siècle, écrira dans sa lettre aux Smyrniotes, « Omnium apex, est sacerdotium ». S’il est le premier à parler ainsi du sacerdoce, ils seront nombreux à sa suite, pour manifester son caractère fondamental.
Qu’est-ce que le Prêtre, quels sont ses devoirs et les moyens de les accomplir ? Par deux séries d’entretiens presque familiers, fruits de plus de trente années d’expérience du Sacerdoce, saint Alphonse nous livre les convictions de son cœur de saint : le Prêtre, recevant la dignité « la plus haute de toutes les dignités créées », en est tenu à la plus grande sainteté, et il ne doit se dépenser qu’à procurer la Gloire de Dieu et le salut des Âmes.
Pour fonder et illustrer sa pensée, saint Alphonse de Liguori fait appel à l’Écriture sainte et à « tout ce que la Tradition a de plus fort et de plus suave » (Cardinal Deschamps) : les Pères, les Docteurs, les Saints de l’Église, qu’il cite abondamment, car il veut penser en tout comme l’Église : « Selva, ce n’est pas la pensée d’un homme, c’est la Tradition toute entière, c’est la pensée catholique pure et entière » (Mgr Gaume). Saint Alphonse y devient “la voix de l’Église”.
Les notes critiques, ajoutées par le traducteur, présentent les sources originales des auteurs et faits cités. C ‘est un livre de méditations, aussi bien destiné aux Prêtres — « l’ouvrage le plus utile aux Prêtres » disait le Cardinal de Villecourt —, qu’aux fidèles. Il révèle le Prêtre selon le Cœur de Dieu, le Prêtre de la Tradition : « formé » — au sens le plus fort : philosophique — sur le type du Prêtre Éternel Jésus-Christ, appelé par Lui, et envoyé pour Le continuer — car, « Sans le Prêtre, la Mort et la Passion de Notre Seigneur ne serviraient de rien. C’est le Prêtre qui continue l’œuvre de la Rédemption sur la terre », répétait le saint Curé d’Ars — en étant une présence ontologique « représentation sacramentelle de Jésus-Christ », et qui « participe à sa fonction d’unique Médiateur et Rédempteur ».
Avec ce travail, l’abbé Perrenx a voulu mettre non seulement mettre à la disposition des lecteurs français une traduction fidèle de l’original italien mais il a fait une recherche méticuleuse pour retrouver les innombrables références des auteurs cités ou des histoires de saints ou faits historiques, pour les donner selon l’original en notes de bas de page : un véritable travail de bénédictin !
Le sommaire :
Préface … – Avertissement nécessaire pour celui qui donne les exercices spirituels aux prêtres.
Première partie : I La dignité du prêtre – II La raison d’être (la fin) du sacerdoce -III La sainteté que doit avoir un prêtre – IV La gravité et le châtiment du péché du prêtre – V Le dommage qu’apporte au prêtre la tiédeur – VI Le péché d’incontinence – VII La Messe sacrilège – VIII Le péché de scandale – IX Le zèle du prêtre – X La vocation au sacerdoce
Deuxième partie : LES INSTRUCTIONS Instruction I La célébration de la Messe – Instruction II Le bon exemple que doit donner le prêtre – Instruction III La chasteté du prêtre – Instruction IV La prédication et l’administration du sacrement de pénitence – Instruction V L’oraison mentale – Annexe instruction V : L’office divin – Instruction VI L’humilité – Instruction VII La douceur – Instruction VIII La mortification, en particulier intérieure – Instruction IX La mortification extérieure – Instruction X L’amour envers Dieu – Instruction XI La dévotion envers la Très Sainte Marie – En guise de postface .
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/spiritualite/29796-selva-ou-recueil-d-instructions-sur-la-dignite-et-les-devoirs-du-pretre.html
Selva ou Recueil d’Instructions sur la dignité et les devoirs du Prêtre de saint Alphonse de Liguori, Editions Sainte Madeleine, 802 pages, 25 €
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le Royaume-Uni plus islamiste que les Emirats arabes unis
Les Émirats arabes unis ont supprimé le financement accordé à leurs jeunes souhaitant étudier dans des universités britanniques. Lorsque Londres a demandé aux Emirats pourquoi les universités anglaises ne figuraient plus sur la liste des bourses, il leur a été répondu que c’était en raison du risque de radicalisation islamique sur les campus britanniques…
Les Émirats arabes unis ont ajouté qu’ils ne reconnaîtraient pas les qualifications délivrées par des établissements universitaires qui ne figurent pas sur la liste des établissements accrédités…
Un État dont la religion officielle est l’islam s’inquiète de l’intégrisme islamiste qui sévit dans un pays européen.
“Un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante”
Outre l’objection de conscience sur l’avortement et l’euthanasie, le pape a défendu l’institution familiale lors de ses voeux au corps diplomatique, dénonçant la GPA et l’euthanasie :
[…] La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.
C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.
De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.
De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie. […]
À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir. […]
“En Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus”
Extrait du discours de Léon XIV au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, ce matin :
[…] Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.
Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social. […]
184 États entretiennent actuellement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Parmi eux figurent l’Union européenne et l’Ordre souverain militaire de Malte. 93 missions diplomatiques sont accréditées auprès du Saint-Siège à Rome, notamment celles de l’Union européenne et de l’Ordre souverain militaire de Malte. Les représentations accréditées auprès du Saint-Siège par la Ligue des États arabes, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés sont également basées à Rome.
Marcher pour dire “non” à l’euthanasie : il est crucial de se mobiliser
Le texte de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté arrive prochainement devant le Sénat, suscitant une vive inquiétude chez de nombreux Français. Présentée comme un progrès, la légalisation de l’euthanasie soulève pourtant de graves questions éthiques, médicales et sociales.
Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la Vie, alerte sur les dangers d’une telle loi pour les personnes âgées, handicapées ou vulnérables. À travers cet entretien, elle rappelle les combats du mouvement pro-vie et appelle à une mobilisation massive pour défendre la dignité humaine, notamment lors de la manifestation prévue le dimanche 18 janvier.
Dans l’Union européenne, dire non ne sert à rien
La souveraineté est une coquille vide : comme le non des Français au traité constitutionnel en 2005, le non d’Emmanuel Macron au traité du Mercosur sera sans effet sur l’entrée en vigueur de ce traité.
Il est permis de penser que l’attitude d’Emmanuel Macron, ne portant pas à conséquence, est purement démagogique.
Avec le ralliement de l’Italie, la minorité de blocage (au moins quatre États membres et 35 % de la population de l’UE) au Mercosur est caduque. Ce texte sera adopté à la majorité qualifiée, lors d’un vote des représentants des Vingt-Sept, ce vendredi à Bruxelles. Ursula von der Leyen ira, lundi 12 janvier, au Paraguay, signer l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), négocié depuis vingt-six ans.
La France se retrouve isolée, privée de sa souveraineté aux côtés de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ou de l’Irlande. Ainsi fonctionne l’Union européenne. Il reste donc à la quitter.
De son côté, le Rassemblement National engagera deux motions de censure : à l’Assemblée nationale contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen.
Avortement : la clause de conscience spécifique aux sages-femmes supprimée en catimini
Le code de déontologie des sages-femmes a été mis à jour suite à la publication au Journal officiel d’un décret le 31 décembre. La mention « aucune sage-femme n’est tenue de concourir à une interruption volontaire de grossesse » a été supprimée.
Il s’agissait d’une « triple clause de conscience, qui était superfétatoire et stigmatisante » considère le Conseil national de l’ordre des sages-femmes (CNOSF). La clause générale et la clause spécifique à l’avortement sont, elles, toujours en vigueur.
Sauf que les pharmaciens ne peuvent pas bénéficier de ces clauses. Doit-on comprendre que les sage-femmes vont bientôt en être exclues ?
Cette révision du code de déontologie comprend également la suppression des différents articles sur les compétences des sages-femmes. L’ancienne version listait en effet, de manière exhaustive, les actes pour lesquels ces professionnelles sont habilitées. Or « le champ de compétence des sages-femmes est défini légalement, à l’instar des autres professions médicales (médecins et chirurgiens-dentistes) et à l’inverse des professions paramédicales » pointe le CNOSF.
Au cours des dernières années, les sages-femmes ont été autorisées à pratiquer des avortements médicamenteux et des IVG instrumentales.
Source : Gènéthique
