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Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe de Minuit

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La fête de Noël possède une particularité unique dans toute l’année, qui est de comporter trois messes différentes, alors que les autres jours n’en ont qu’une. Elles étaient souvent autrefois dites les unes à la suite des autres : on se rappelle Les Trois Messes basses d’Alphonse Daudet ; mais elles sont normalement destinées à être célébrées à trois moments différents, avec lesquels elles sont en harmonie : la messe de Minuit emplie de mystères, celle de l’Aurore pleine de lumière et celle du Jour pleine de joie.

Ces messes présentent un contraste étonnant entre les chants du propre et les Évangiles qui y sont lus. À la Messe de Minuit, on lit à l’Évangile le récit de la Nativité dans l’étable de Bethléem et l’apparition des anges aux bergers, tandis que les chants du propre, pleins du mystère qui convient à la nuit, nous font méditer sur la génération éternelle du Verbe au sein de la Très Sainte Trinité. À la Messe du Jour au contraire, on lit à l’Évangile le prologue de saint Jean : ” Au commencement était le Verbe… “, tandis que les chants du propre célèbrent joyeusement la naissance de l’Enfant-Dieu.

Hormis l’Offertoire, les chants du propre de la Messe de Minuit contiennent tous les mots genui te : je t’ai engendré, adressés par Dieu le Père à son Fils. On les trouve dans deux passages extraits de deux grands psaumes messianiques, le psaume 2 à l’Introït et à l’Alléluia, le psaume 109 au Graduel et à la Communion.

La Messe de Minuit

Introït : Dominus dixit

Voici le verset du psaume 2 qui est chanté à l’Introït.

Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.

Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré.

Cet aujourd’hui, c’est le présent éternel du ciel. Ces paroles sont celles du Père, mais ici c’est le petit enfant de la crèche qui les prononce en disant ” Le Seigneur m’a dit “. Aussi la mélodie est-elle simple et dépouillée, presque immatérielle ; seul le mot meus est souligné, exprimant la tendresse du Père pour son Fils. Cet Introït est un des plus courts du répertoire. Il est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 2

Quare fremuerunt gentes et populi meditati sunt inania ?

Pourquoi les nations se sont-elles agitées et les peuples ont-ils comploté en vain ?

Il montre les vains efforts des païens pour s’opposer à la venue et au règne du Messie.

Graduel : Tecum principium

Après le texte messianique tiré du psaume 2 qui figurait à l’Introït, nous allons trouver dans le Graduel l’autre texte messianique, tiré du psaume 109.

Tecum principium in die virtutis tuæ : in splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.

On retrouve donc les mots genui te qui reviennent quatre fois dans cette messe. Mais ce texte est difficile à traduire car il est plein de symbolisme, s’appliquant à la fois au sacre du roi d’Israël, devenu par l’onction fils de Dieu, c’est à dire son représentant sur terre, et à la génération éternelle du Messie dont le roi n’était que la figure. On peut traduire à peu près ainsi :

À toi la primauté au jour de ta puissance. Dans les spendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.

 La deuxième partie de ce Graduel reprend le début du psaume 109, bien connu des fidèles qui assistent aux vêpres du dimanche.

 Dixit Dominus Domino meo : sede a dextris meis, donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum.

Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, tandis que j’abaisse tes ennemis comme un marchepied.

 ” Le Seigneur a dit à mon Seigneur “, c’est Dieu le Père qui s’adresse au roi d’Israël, figure du Messie ; c’est celui-ci, deuxième personne de la sainte Trinité, qui est assis à la droite de Dieu, comme nous le chantons dans le Credo.

On voit que nous sommes ici dans un monde de grandeur, de mystère et d’éternité. Ce Graduel a des dimensions imposantes ; si l’Introït de cette messe est un des plus courts du répertoire, le Graduel est au contraire un des plus longs. La mélodie est dans l’ensemble une mélodie type avec des formules que l’on retrouve souvent en d’autres Graduels, mais elle est plus développée, avec une grande introduction qui lui donne un caractère très solennel.

Alléluia : Dominus dixit

Nous allons retrouver dans l’Alléluia de la messe de minuit le même texte que nous avons entendu à l’Introït :

Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.

Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils, moi aujourd’hui je t’ai engendré.

Toujours les mots genui te qui reviennent pour la troisième fois dans cette messe. La mélodie est une mélodie type comme celle du Graduel, mais ici sans aucune adjonction, et telle que nous l’avons déjà souvent entendue. Il faut dire pourtant que ses vocalises souples et légères expriment si bien la joie de Noël qu’on les croirait faites pour cela.

Offertoire : Lætentur cæli

Comme c’est souvent le cas, le chant de l’Offertoire de la messe de minuit est un peu à part, et son texte ne contient pas les mots genui te. Il est tiré du psaume 95, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel :

Lætentur Cæli et exsultet terra ante faciem Domini ; quoniam venit

Que les cieux se réjouissent et que la terre exsulte devant la face du Seigneur, car Il vient.

Le psaume ajoute : car il vient pour juger la terre. Il s’agit donc du retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, le dernier avènement. Mais la liturgie en arrêtant le texte à quoniam venit, sans préciser, permet de l’appliquer au premier avènement dans la nuit de Noël et à son avènement dans nos âmes en cette fête de Noël si nous sommes prêts à le recevoir. C’est de cette venue quelle qu’elle soit que les cieux et la terre se réjouissent, joie très intérieure exprimée par une mélodie douce et contemplative aux ondulations calmes et souples.

Communion : In splendoribus

Le texte de l’antienne de Communion de la messe de minuit est en partie celui du Graduel, le deuxième grand texte messianique tiré du psaume 109.

 In splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.

Dans les splendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.

On retrouve bien entendu pour la quatrième fois les mots genui te, la génération éternelle du Verbe au sein de la Très sainte Trinité. La mélodie est très simple ; les musiciens remarqueront qu’elle est pentatonique c’est à dire qu’il n’y a pas de demi-ton. Elle a une certaine parenté avec celle de l’Introït, mais elle n’en a pas la légèreté céleste. Elle est plus appuyée et plus solennelle. Ici ce n’est plus le petit enfant qui parle, c’est Dieu le Père qui s’adresse à lui directement.

Une crèche de Noël dans le capitole de 43 Etats américains

Un record selon l’American Nativity Scene, l’association qui s’occupe de promouvoir les crèches de Noël dans ces lieux en partenariat avec les juristes de la Thomas More Society.

Le capitole est le bâtiment où se trouvent les bureaux du gouverneur et le parlement de l’Etat. Aux Etats-Unis, la laïcisme à la française est un concept inconnu.

L’avocat Thomas Olp, vice-président de la Thomas More Society, explique :

« Les entités gouvernementales peuvent ériger et maintenir des célébrations de la fête de Noël – ou permettre aux citoyens de le faire sur la propriété du gouvernement, y compris les crèches, tant que le seul but d’une crèche n’est pas de promouvoir son contenu religieux et qu’il est placé dans un contexte avec d’autres symboles de la saison dans le cadre d’un effort pour célébrer la fête publique de Noël à travers des symboles traditionnels. »

En France, quelques politiciens tentent de gâcher Noël en reprochant au département de Vendée d’avoir diffusé ces affiches :

Le vice-président du Conseil général ne se souvient pas de polémiques de la sorte dans l’histoire récente. Selon lui, ce buzz

renforce l’idée de continuer et de ne pas céder face à des personnes qui soutiennent une conception totalitaire de la laïcité, en refusant toute référence picturale à un événement religieux

Le Magnificat, le chant de l’enfantement

De Thomas Debesse :

Le Magnificat est profondément un chant de l’incarnation, non seulement parce que lors de la visitation Marie enceinte de Jésus rencontre Élisabeth enceinte de Jean le Baptiste, mais parce que par trois fois Marie chante l’engendrement.

Vous avez pu entendre ces traductions du Magnificat en langue française : « tous les siècles me diront bienheureuse » et encore « sa miséricorde s’étend d’âge en âge ». Le texte français de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones ou AELF emploie même le mot d’âge dans tous les cas […] Ces mots de siècles et d’âges, s’ils ne sont pas foncièrement faux en soi, […] portent des sens très secondaires […].

« Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse. » Quand Marie prononce ces mots, elle fait sien le cri de joie de Léa au chapitre 30 du livre de la Genèse lorsque naît Aser, fils de Jacob. Léa dit « les filles me diront bienheureuses ». C’est une parole célébrant une naissance. Marie reprend cette phrase et exprime directement la notion d’engendrement. […]

En tant que mère, Marie répond personnellement à la peine du livre de la Genèse au chapitre 3, le récit de la chute : « je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ». À cela Marie répond : les enfantements me diront bienheureuse. […] Alors Marie ajoute : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom. Sa miséricorde s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. » […] La somme des âges et le temps des fils et des filles qui s’engendrent ça donne un siècle, mais le sens premier c’est l’engendrement.

Dans son chant du Magnificat Marie répond personnellement à l’hérédité du péché originel. Alors que dans l’engendrement successif des nations chaque enfant hérite de ce péché originel, Marie chante : « la Miséricorde s’étend de progéniture en progéniture ». […]

[Marie] rappelle la nécessité de la naissance dans le Salut. Il ne s’agit pas seulement d’une réalité anthropologique du Salut, la naissance du Christ est une réalité gynécologique du Salut. Il n’est pas seulement nécessaire que Marie soit mère, il n’est pas seulement nécessaire que Dieu se fasse homme, il n’est pas seulement nécessaire que Marie porte ce Dieu fait homme dans son utérus. Il est nécessaire que Marie accouche.

De la même manière que la triple notion d’engendrement s’efface peu à peu dans les traductions du magnificat au profit des notions de siècle et d’âge, la conscience de l’accouchement de Marie s’efface. La société peu à peu évite le sujet de l’accouchement en général qui devient un peu tabou. […] Le dogme de la virginité de Marie précise : « avant l’accouchement, pendant l’accouchement, après l’accouchement » […] je me suis rendu compte que [c’est] peut-être moins la virginité que l’accouchement qui est difficile à accepter. […] La dévotion à Marie Parturiente est une grâce pour notre temps. Le Credo nous demande de professer : « Il est né de la vierge Marie ».

La naissance du Christ est le premier moment où le Dieu incarné est littéralement nu et couvert de sang. La nativité est l’un des seuls moments avec la mort du Christ où le Père peut prononcer la phrase du chapitre 16 d’Ézéchiel : Vis dans ton sang. Vis. […]

Il y a quelque chose de scandaleux et révoltant pour un homme ou pour un ange de voir un Dieu réduit à la forme d’un primate être mis bas par un mammifère femelle. Mais si on n’accepte pas cela, on n’accepte ni l’incarnation ni la naissance, et on ne peut prononcer cette parole du Credo : « il est né ». […]

Il y a quelque chose dans l’accouchement de très brutal. […] Marie nous rappelle cette capacité naturelle et instinctive à accoucher, […] L’accouchement naturel n’est pas un acquis social. Le savoir-faire mis en œuvre dans l’accouchement naturel n’est pas un acquis social.

Il relève Israël son enfant [et non-pas « serviteur »]. Sa miséricorde s’étend d’accouché en accouché et tous les accouchements me diront bienheureuse.

Noël, une tradition en danger ?

Emission En quête d’esprit spécial Noël. Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Alexis Gruss, artiste de cirque
  • Max Guazzini, ancien président du Stade Français et directoire groupe NRJ
  • Vianney Chatillon, directeur Académie musicale de Liesse

 

Les fabuleuses aventures de Jean et Henri : Margouillis au château

Nouvel opus des aventures des jeunes Jean et Henri, à regarder en famille :

“C’est notre espérance qui nous rend forts, presque invincibles”

Tribune de Louis de Bourbon dans L’Incorrect :

Chez tous les Français attachés à leur patrie et à leurs traditions ancestrales, chez tous les Européens préoccupés par l’avenir de notre civilisation, chez tous les fidèles soucieux de faire entendre au monde le message du Christ, la fête de Noël doit susciter un sursaut d’espérance. Sans doute, les sociétés modernes – et tout particulièrement la France – n’ont jamais été si éloignées de l’idéal de paix, de justice, d’union et de charité fraternelle qui trouve son expression la plus profonde dans les célébrations de la Nativité. Pourtant, dans son insondable mystère, l’Incarnation demeure le plus bouleversant appel à la renaissance et au salut qui ait jamais été adressé à notre monde. Un appel dont l’actualité est rappelée chaque année depuis des siècles et des siècles.

Ce message d’espoir est destiné à tous les hommes ; mais les habitants des vieux pays de chrétienté qui sont les nôtres ont une responsabilité toute particulière dans sa transmission. À l’exception des quelques brèves périodes de notre histoire où le fanatisme anti-chrétien a atteint son paroxysme, la venue au monde du Sauveur a toujours réconcilié pour un bref moment ceux de nos compatriotes qui s’opposaient à l’Église avec ceux qui demeuraient fidèles à la foi de leurs pères. La preuve en est que l’attachement à la fête de Noël a non seulement perduré pendant des siècles mais a surtout conservé assez de force pour suspendre les conflits les plus sanglants.

En 1914 et 1915, des soldats français, britanniques et allemands, interrompant les hostilités de manière spontanée, donnèrent l’exemple d’une telle réconciliation. En imposant ces trêves de Noël, les combattants des tranchées préfiguraient sans le savoir les efforts héroïques entrepris au nom des valeurs chrétiennes par le Pape Benoît XV, l’Empereur Charles Ier et les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme pour mettre un terme à cette guerre fratricide en 1917. Tous – Pape, Empereur, princes et simples soldats – étaient mus par le désir de se montrer fidèles à quelque chose qui les dépassait infiniment. La transcendance, le souci du dépassement triomphait de tous les obstacles. Cent ans après notre humanité serait-elle moindre ? Je ne peux le croire !

Même si de nombreuses voix réclament que les Français répudient ce qui a fait l’essence même de leur grandeur et de leur civilisation, le vieux fonds chrétien demeure présent. Le déclin actuel dans la pratique des sacrements n’effacera jamais les traces que des siècles de foi intense ont laissées dans le cœur des peuples d’Europe. Les églises trop souvent délaissées durant l’année seront pleines les 24 et 25 décembre. C’est pourquoi l’on commet une grave erreur, en supposant que l’indifférence actuelle conduira fatalement à la disparition de tout sentiment religieux : les braises brûlent encore sous la cendre. L’émotion que la fête de Noël continue à susciter en est une preuve évidente, de même que les nombreuses initiatives portées par des jeunes, ce qui est très encourageant. D’ailleurs, si certains désirent avec tant de force s’attaquer aux symboles de Noël, en débaptisant les vacances de Noël, en exigeant que l’on supprime les crèches des espaces publics, en exaltant plus le consumérisme que la fête religieuse, ces attaques ne sont-elles pas le signe que l’essentiel est toujours là ?

Ne tombons pas pour autant dans le piège d’un optimisme béat. Si Noël est d’abord la fête de tous les Chrétiens, c’est aussi une fête de portée universelle qui réunit les familles et contraint, durant une trop brève période, la société agnostique – voire païenne – dans laquelle nous vivons à se préoccuper de ses membres les plus fragiles. Ceux de nos compatriotes qui manifestent de manière ostentatoire leur indifférence pour la fête que nous allons célébrer s’associent donc – qu’ils en soient conscients ou non – aux attaques contre la famille et au mépris des plus pauvres. Comme tous nos Rois, à la suite de Saint Louis, je demeure du côté des humbles, de ceux qui ont besoin de notre soutien et envers lesquels le Sauveur a fait preuve d’une sollicitude toute particulière.

Quel contraste avec l’attitude qui prévalait dans la France profondément catholique du Grand Siècle ! Il suffit pour s’en convaincre de relire les propos de Bossuet dans un sermon qui fut prêché, devant mon aïeul, Louis XIV, et toute la Cour de France le jour de Noël 1665 : « Ce qui nous empêche d’aller au souverain bien, c’est l’illusion des biens apparents ; c’est la folle et ridicule créance qui s’est répandue dans tous les esprits, que tout le bonheur de la vie consiste dans ces biens externes que nous appelons les honneurs, les richesses et les plaisirs. Étrange et pitoyable ignorance ! » Plus de deux mille ans après l’Incarnation, ces mots nous invitent à nous souvenir de l’essentiel. Puissent-ils être entendus aujourd’hui !

Lors de la naissance de l’enfant Jésus, Hérode semblait triompher avec ses lois iniques ; les riches n’étaient pas avec les parents du Christ, rejetés dans une humble étable. C’est pourtant le dépouillement qui a triomphé, et l’esprit de justice contre l’iniquité. Comme les Bergers, comme les rois Mages venus adorer le fils de Dieu nouveau-né, sachons résister avec courage. C’est notre espérance qui nous rend forts, presque invincibles. Comme je l’ai dit encore récemment, le monde se meurt de n’être pas plus chrétien. C’est là l’unique source des mauvaises lois, des mesures contre nature présentées comme des progrès ; c’est pour cette raison que la famille naturelle se trouve remise en cause. Mais nous ne devons pas nous décourager. Telle est justement la force de Noël : chaque année, ce temps liturgique parmi les plus forts nous rappelle que, même si nous pouvons avoir l’impression que nous chavirons, il suffit de se tourner vers le petit enfant de la crèche pour savoir que rien n’est impossible. Si un enfant a pu vaincre le mal, la force de tous les tyrans n’est vraiment pas grand-chose.

Ainsi ce soir, je me tiens au pied de la crèche, avec mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite et nos quatre enfants, en espérant mieux pour notre pays, mieux pour demain, mieux pour tous ceux qui pensent qu’au-delà des égoïsmes humains il y a un bien commun à partager et qui nous réunit tous. C’est pourquoi, alors que nous nous apprêtons à célébrer la naissance du Sauveur, je souhaite adresser un message d’encouragement et d’amitié à tous les Français fidèles à cette tradition. Puisque l’attachement à la fête de Noël s’est maintenu malgré toutes les vicissitudes de l’histoire, il est de notre devoir de conserver intacte et vive cette flamme d’espérance.

Un hors-série de Valeurs actuelles sur les moines

Valeurs actuelles vient de publier un très bel hors-série: “Les moines, il était une foi” (qui nous montre une nouvelle fois qu’un hebdomadaire qui défend l’identité française se trouve aussi, tout naturellement, amené à défendre la civilisation chrétienne et son coeur même: la vie contemplative!).
Nous allons reparler des meilleurs articles dans les prochains jours, mais voici déjà la présentation de l’éditeuri:

Don de soi, silence et solitude à l’écart des folies du monde : et si les moines avaient « inventé » un autre bonheur ? Aux antipodes du consumérisme effréné et de la culture zapping des réseaux sociaux, les moines et religieuses
intriguent et fascinent.
L’occasion pour le nouveau hors-série de Valeurs actuelles, auxquels les moines ont ouvert leurs portes, de se plonger dans ce « monde parallèle », attirant, chaque année, de plus en plus de retraitants, y compris laïcs, venus se ressourcer au milieu de ces hommes et de ces femmes ayant fait le choix de l’abandon de soi, au service des autres et de leur foi.
De l’histoire de saint Benoît et des moines bâtisseurs des origines aux plus beaux monastères et abbayes actuels, des tragédies traversées (Templiers, Révolution, religieuses pendant la guerre 14-18…) à leur grand retour aujourd’hui, 132 pages en forme de « beau livre » magnifiquement illustrées et agrémentées, entre autres, de textes d’Alphonse Daudet, Georges Bernanos,
Jean Raspail, Denis Tillinac et François d’Orcival.
Inclus : le guide des meilleurs produits de monastères à commander pour les fêtes de fin d’année.

Valeurs actuelles hors-série, 132 pages, 10,90 euros.Disponible en kiosque et sur boutique.valeursactuelles.com

Comment fêter Noël aujourd’hui?

Une vidéo d’enseignement de l’abbé Raffray:

La lettre de Tonton Jean Noël 2022

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

LA LETTRE DE TONTON JEAN
NOEL 2022
22 décembre 2022

BONNE ET SAINTE FETE DE NOEL, MA CHERE FAMILLE

Le 25 décembre s’approche à grands pas. Mais ce 25, que fêtons-nous ? Noël, bien-sûr, avec un arbre magnifiquement décoré. Sous cet arbre il y aura les cadeaux apportés par le père Noël pour toute la famille. Mais il n’y aura rien d’autre derrière les cadeaux? Je crois qu’il en manque un. Eh oui, le plus beau cadeau, ne serait-ce pas le beau Bébé couché sur la paille? Oui, Noël, c’est d’abord cela : la venue sur notre planète de Jésus. Ce Jésus, dont nous parlons encore aujourd’hui, 2022 ans après sa naissance, est toujours présent dans le tabernacle de nos églises. Eh oui ! l’enfant de la crèche est toujours là. Chaque fois que nous communions, nous recevons Jésus que le prêtre nous donne comme Marie a déposé son fils sur la paille d’une pauvre étable à Bethlehem. Nous rendons-nous compte, ce petit enfant, né dans la pauvreté, a bouleversé toute notre planète, qui aujourd’hui de nouveau le jette dehors.

Ce Bébé Judéen (Bethlehem étant en Judée) trente trois ans plus tard, avant d’être torturé et accroché sur une croix pour mourir, dit à ses disciples, en tenant du pain : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ». Jésus n’a pas dit « ceci représente… », mais « Ceci EST mon corps ». Donc chaque fois que nous communions, nous avons l’Enfant de la crèche sur notre langue. Noël, c’est cela principalement ; tout le reste, sapin, fleurs, cadeaux, ne sont là que pour fêter et solenniser la naissance de Jésus, « Parole du Dieu Créateur fait homme ».

C’est bien Jésus que nous recevons. Plusieurs mir acles le prouvent :

Un premier à Lanciano en Italie au VIIIe siècle. Pendant une messe, le célébrant après l’élévation, se mit à douter de la présence réelle de Jésus. Alors sous ses yeux l’hostie se changea en un morceau de chair. Une analyse montra que cette chair était une partie gauche d’un cœur humain. Ce cœur est toujours dans un ostensoir à Lanciano.

Depuis il y a eu d’autres miracle, dont un en Argentine en 1996:

Le 18 août 1996, à 19h, Alors qu’il finissait de donner la Sainte Communion, une femme vint dire au célébrant qu’elle avait trouvé une hostie dont on s’était débarrassé au fond de l’église. En allant à l’endroit indiqué, le P. Alejandro vit l’hostie souillée. Comme il ne pouvait pas la consommer, il la plaça dans un petit récipient d’eau qu’il rangea dans le tabernacle de la chapelle du Saint Sacrement.

Le lundi 26 août, ouvrant le tabernacle, il vit à sa grande stupéfaction que l’Hostie était devenue une substance sanglante. Il en informa son évêque, qui donna des instructions afin que l’Hostie soit photographiée de façon professionnelle. Les photos, prises le 6 sept, montrent clairement que l’Hostie, qui était devenue un fragment de chair sanglante, avait beaucoup grossi en taille. Pendant plusieurs années l’Hostie demeura dans le tabernacle, toute l’affaire étant gardée secrète. Comme l’Hostie ne souffrait d’aucune décomposition visible, l’évêque décida de la faire analyser scientifiquement.

Le 5 octobre 1999, le Dr Castanon préleva un échantillon du fragment sanglant et l’envoya à New York pour analyse. Comme il ne voulait pas influencer les résultats de l’examen, il décida de cacher à l’équipe de scientifiques l’origine de l’échantillon.

L’un de ces scientifiques était le réputé cardiologue et pathologiste médico-légal, le Dr Frederic Zugiba. Il détermina que la substance analysée était de la véritable chair et du vrai sang contenant de l’ADN humain. Il déclara que : « la matière analysée est un fragment du muscle du cœur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves. Ce muscle est responsable de la contraction du cœur. On doit se rappeler que le ventricule gauche du cœur agit comme une pompe qui envoie le sang à travers tout le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d’inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le cœur était vivant au moment où l’échantillon a été prélevé. J’affirme que le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d’un organisme vivant. Ils ont besoin d’un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le cœur était vivant quand l’échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d’autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »

Deux Australiens, le journaliste Mike Willesee et le juriste Ron Tesoriero, furent les témoins de ces tests. Connaissant l’origine de l’échantillon, ils étaient sidérés par la déclaration du Dr Zugiba. Mike Willesee demanda au scientifique combien de temps les globules blancs auraient pu rester vivants s’ils provenaient de tissus humains conservés dans de l’eau. Le Dr Zugiba lui répondit qu’ils auraient cessé d’exister au bout de quelques minutes. Le journaliste révéla alors au docteur que la substance d’où provenait l’échantillon avait d’abord été conservée dans de l’eau ordinaire pendant un mois et qu’ensuite, pendant trois ans, elle avait été conservée dans un récipient d’eau déminéralisée, et c’est seulement après ce temps qu’un échantillon avait été prélevé pour analyse. Le Dr Zugiba était très embarrassé pour prendre ce fait en considération. Il déclara qu’il n’y avait aucun moyen d’expliquer ce fait scientifiquement.

Aussi le Dr Zugiba demanda-t-il : « Vous devez m’expliquer une chose : si cet échantillon provient d’une personne morte, alors comment se peut-il que pendant que je l’examinais, les cellules de l’échantillon étaient en mouvement et pulsaient ? Si ce cœur provient de quelqu’un qui est mort en 1996, comment peut-il être toujours en vie ? »

Alors seulement Mike Willesee révéla au Dr Zugiba que l’échantillon analysé provenait d’une Hostie consacrée (du pain blanc sans levain) qui s’était mystérieusement transformée en de la chair humaine sanglante. Ahuri par cette information, le Dr Zugiba répondit : « Comment et pourquoi une Hostie consacrée peut changer son caractère et devenir de la chair et du sang humains vivants, cela restera un inexplicable mystère pour la science – un mystère totalement au-delà de sa compétence. »

Ensuite le Dr Ricardo Castanon Gomez prit des dispositions pour que les rapports du laboratoire établis à la suite du miracle de Buenos Aires soient comparés à ceux élaborés après le miracle de Lanciano, encore une fois sans révéler l’origine des échantillons de test. Les experts qui procédèrent à cette comparaison conclurent que les deux rapports des laboratoires avaient analysé des échantillons de tests provenant de la même personne. Ils signalèrent encore que les deux échantillons révélaient un sang de type « AB » positif. Ce sang porte les caractéristiques d’un homme qui est né et qui a vécu au Moyen Orient.

Seule la foi dans l’extraordinaire action de Dieu donne la réponse raisonnable ! Dieu veut que nous soyons conscients qu’Il est vraiment présent dans le mystère de l’Eucharistie. Le miracle eucharistique de Buenos Aires est un signe extraordinaire attesté par la science. A travers lui Jésus désire réveiller en nous une foi vivante en Sa Présence Réelle dans l’Eucharistie, réelle et non pas symbolique. C’est seulement avec les yeux de la foi et non pas avec nos yeux humains, que nous Le voyons sous l’apparence du pain et du vin consacrés. Dans l’Eucharistie Jésus nous voit et nous aime et désire nous sauver. (Fin de l’article recopié d’une revue scientifique)

« Comment ce cœur qui provient d’une personne morte en 1996 peut-il être toujours en vie ? » A cette question posée par le scientifique, Jésus nous répond : « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ». Il est toujours près de nous. Le jour de notre communion et profession de foi, nous avons dit ; « Je renonce à Satan à ses pompes et à ses œuvres et je m’attache à Jésus-Christ pour toujours ». En écrivant cette phrase, il revient en mémoire la chose suivante : Lorsque j’étais à l’église St Martin de Garges-les-Gonesse, une année à la sortie de la messe dominicale le jour de la profession de foi, l’abbé Le perdere me dit : « Cher ami, ce jour de fête est pour moi le jour le plus triste de l’année ». « Pourquoi, Monsieur le curé ? » « Parce que dimanche prochain, déjà la moitié de ces enfants ne seront pas à la messe ». Cette remarque faite dans les années 70 est plus que jamais d’actualité. Que sommes-nous devenus depuis notre profession de foi ? Pourtant le Jésus de Bethlehem, mort et ressuscité pour nous, est toujours présent dans les tabernacles de nos églises. Il nous attend car il a dit aussi « qui n’est pas avec moi est contre moi ».
Fêtons Noël avec tout notre cœur, mais surtout n’oublions pas le centre de cette fête : La venue sur terre de Jésus, notre Sauveur.

Bon et saint Noël à tous.
Tonton Jean

Catéchisés par le film !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un évangélisateur à la Nouvelle Orléans disait : « Ne vous faites pas d’illusions. Vos enfants ne sont malheureusement plus catéchisés par les prêtres, les églises ou des livres. Ils sont « catéchisés » par les films, la chanson et le net. En matière d’évangélisation, nous devons nous réveiller à cette réalité ou pouvons rester dans le coma. »

Mais il y a le film catholique Promesse… Dans notre deuxième mini-épisode, Mayeul et Max se réveillent dans un refuge de montagne. A moins que ce ne soit autre chose… En bas dans la crypte, Max entend du bruit. Dans une bibliothèque, Mayeul se réveille d’une insolation. Les deux garçons sont sur leur garde…

https://www.promessefilm.com/

Les volontaires de Promesse sont fiers de diffuser ce nouvel épisode sur Salon Beige en exclusivité. Jean-Philippe qui édite à Toulouse, Henri qui poste depuis Senlis et Roger qui mastérise en Louisiane.

Dans la nuit de Noël, ces épisodes sont des lampes sur la montagne. Ils sont optimistes, ils transportent la beauté de la foi et ils sont ludiques en même temps. Nous voulons que leur lumière éclaire les âmes parce qu’elle réjouit et donc sera regardée (c’est du mini-film).

Tous les volontaires et bienfaiteurs de Promesse sont des héros qui vivent debout. Ils progressent à la surprise des professionnels. Ils font de grands efforts. Nous pouvons tous prendre part à cette production qui va toucher les cœurs des jeunes … Et en plus, nous nous amusons parce que nous apprenons à faire du film. Un jour, nous monterons des marches ensemble…

De la sorte, vous pourriez être parrains de l’épisode suivant ici et votre nom y serait associé ici : https://www.promessefilm.com/

Celui-là nous amènera en Louisiane où tout a commencé…

Joyeux Noël !
Daniel Rabourdin, le réalisateur

Aucune grande puissance n’a légalisé l’euthanasie

De Roland Hureaux, essayiste:

A ceux qui égrènent la liste des pays qui ont légalisé l’euthanasie, pas si longue d’ailleurs,  pour justifier que la France le fasse aussi, on rétorquera qu’à ce jour aucune grande puissance ne l’a fait.

Aux Etats-Unis, où la question est du ressort des Etats,  seulement six Etats sur 50 . Et rien ne dit qu’il  y en ait jamais davantage.

Au Royaume-Uni, l’euthanasie est interdite et, assimilée à un meurtre, passible de l’emprisonnement à vie.

L’Allemagne se souvient que la première grande décision relative à l’euthanasie fut prise par le IIIe Reich à l’été  1939,  deux  mois avant que le même régime ne déclenche la Seconde Guerre mondiale. Par le programme Aktion T4, Hitler mit à mort plus de 70 000 malades mentaux extraits des hôpitaux allemands.  Les maisons de retraite allemandes de la région de Brême reçoivent aujourd’hui des demandes de Hollandais désireux de se mettre à l’abri d’une euthanasie plus ou moins contrainte.

Pas d’euthanasie non plus en Italie, en Russie , en Chine, au Japon, en Inde.

Avec la France, aucun membre permanent du conseil de sécurité.

Ce que la langue de bois appelle benoîtement « l’aide à mourir » n’a été institutionnalisée que dans des pays occidentaux, petits ou moyens : les trois du Bénélux (mais étonnamment aucun pays nordique),  la Suisse  et l’Autriche, les pays anglo-saxons de la périphérie : l’Australie (cinq Etats sur six),  le Canada, qui, quoique étendus, ne sont pas à proprement  parler de grandes puissances,  la Nouvelle-Zélande.  Justin Trudeau et Jacinda Andern  premiers ministres, respectivement du Canada et de la Nouvelle-Zélande ne sont jamais en reste dès qu’il  s’agit d’épouser le woke international.  Il faut ajouter l’Espagne qui n’est plus non plus une grande puissance, moins par manque de moyens économiques que par servilité vis-à-vis des directives supranationales et des courants libertaires à la mode. Au total 3 % de la population de la planète : tout, sauf une vague irrésistible.

Le sens des responsabilités

On peut se demander quel est le lien entre le refus de l’euthanasie et la puissance : sans doute l’instinct de vie ; la puissance économique, politique, militaire,  est liée au désir d’exister.  Et aussi le sens des responsabilités :   beaucoup des  citoyens  des grands pays sentent que le sort de l’humanité est lié au leur. Les petits Etats dépourvus de dimension internationale, pour beaucoup sans histoire dans tous les sens du terme,  sont plus vulnérables aux tentations du déclin.

Ce sens des responsabilités explique  en partie la résistance rencontrée, au niveau des peuples sinon de leurs gouvernants par l’esprit libertaire extrême en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis.

En poussant pour que la France se dote d’une loi rendant légale l’euthanasie,  Macron cherche-t-il le déclassement moral de la France ?   Qui s’ajouterait   à son déclassement, économique,  démographique,  culturel militaire et au fantastique autodénigrement encouragé par les pouvoirs publics et l’école, au détriment de notre cohésion nationale et de notre capacité à intégrer.

Sur l’euthanasie, Macron invoque le modèle belge. La Belgique : voilà le destin que le président nous assigne !  Un modèle bien mis à mal depuis que la Cour européenne des droits de l’homme a dénoncé les dérives criminelles auxquelles y donnent lieu des euthanasies abusives. La Belgique où l’euthanasie peut être infligée à un enfant !

Face à la gigantesque pression qui s’exerce pour que la France rejoigne le club des petits pays qui se sont  engouffrés sur cette voie glauque, il est urgent qu’elle se ressaisisse. Elle ne doit en attendre aucune promotion internationale, au contraire.

Les 3 messes de Noël

Trois messes différentes de la Nativité sont célébrées le 25 décembre qui révèlent chacune un aspect de ce beau mystère :

De la messe de minuit, célébrée comme il se doit à l’heure dite, à la grand messe du jour en passant par celle plus intimiste de l’aurore, trois formulaires nous font entrer chacun de façon spécifique dans le mystère de la naissance du Christ.

À Minuit

À Bethléem, au IVe siècle, les fidèles se rassemblaient pour prier aux alentours de minuit afin de commémorer la naissance du Sauveur. Ils se rendaient ensuite en pèlerinage à Jérusalem afin de célébrer solennellement la messe à l’Anastasis, lieu de la Résurrection de Notre-Seigneur.

Le Pape célébrait cette messe auprès des reliques de la crèche à Sainte-Marie-Majeure. Au cœur de la nuit, le Verbe de Dieu naît dans le monde, Il prend la nature humaine pour sauver le genre humain, la vraie lumière luit dans les ténèbres. Cette messe, quoique devenue pour beaucoup la messe de Noël par excellence, conserve comme un caractère confidentiel. L’annonce est faite dans la nuit aux bergers isolés, par les anges qui exultent de joie. La terre et le ciel se réjouissent de la venue du Sauveur mais le monde ne l’a pas encore connu.

À l’aurore

Au petit matin, à l’heure où le soleil fait son apparition, la messe de l’aurore nous présente l’adoration des bergers. Nous contemplons l’humilité de la crèche et des adorateurs, dans le calme et le silence des premières lueurs du jour. « Une lumière aujourd’hui brillera sur nous » (Introït). Notre-Seigneur est la lumière qui vient donner la lumière par sa grâce, qui vient transfigurer la nature humaine par sa vie divine. La Sainte Vierge Marie médite toutes ces choses en son cœur dans la quiétude de l’aube.

Le Souverain Pontife à Rome, célébrait la messe au petit matin au sanctuaire de sainte Anastasie, en ce jour anniversaire de la naissance au ciel de la glorieuse martyre. Quoique la messe de l’aurore ait pris le pas sur la messe de la sainte, sa dévotion importante à Rome à l’époque Byzantine, son nom inscrit au canon de la messe et, sans nul doute, la proximité avec le nom de l’Anastasis ont favorisé le maintien de la mémoire.

La Messe solennelle

Dans la matinée, la messe du jour, primitivement célébrée à la basilique Saint-Pierre, lieu des évènements majeurs de la vie liturgique de l’Église, fut ensuite célébrée solennellement à la basilique Sainte-Marie-Majeur. L’insécurité régnant alors dans la ville de Rome, empêchait des déplacements risqués du souverain pontife et de ses assistants. Cette solennité donnait lieu à des développements rituels et de nombreuses acclamations, marquant par là le caractère joyeux et majestueux de cette fête.

« Un enfant nous est né, un Fils nous est donné » (premiers mots de l’Introït de la messe, tirés d’Isaïe) nous donne le ton. Cet enfant aussi petit soit-il tient le monde en sa main, Il est l’Éternel, le Créateur de toutes choses. Il vient dans la chair pour que par lui, les hommes aient la vie divine.

Le prologue de saint Jean, habituellement dernier Évangile de la messe, est aujourd’hui l’Évangile du jour. Quelle sublime récapitulation du mystère de l’Incarnation et du Salut ! Le Verbe de Dieu qui subsiste de toute Éternité, révèle le Père et illumine la terre. Par la venue de l’Enfant-Jésus, la lumière divine irradie le monde et la joie de l’Église est à son comble.

Une véritable richesse

À l’origine, seul le Pape avait le privilège de célébrer ces trois messes de Noël.  À partir du Moyen Âge (dans le monde monastique puis chez les séculiers) la possibilité pour un simple prêtre d’offrir ces trois messes s’est généralisée.

Il est parfois bien difficile, pour les fidèles, de pouvoir assister à toutes les messes de Noël. Les impératifs de la fête familiale ou l’éloignement des lieux ne le permettent pas toujours. Pour autant, il peut être utile et fructueux de relire et de méditer ces trois messes comme un triptyque présentant un seul et même mystère : L’incarnation du Fils de Dieu pour le salut du genre humain.

« Le Verbe s’est fait Chair, et Il a habité parmi nous. »

Pèlerinage de nuit Feiz e Breizh Noz

La première édition de FEIZ e BREIZH | NOZ, s’est tenue dans la nuit de vendredi 16 décembre au samedi 17 décembre 2022 et s’est achevée au lever du jour dans le froid sec du matin de cette fin d’automne, au son des cantiques bretons.

Les organisateurs pensaient être moins de 100 et ce sont finalement 250 pèlerins, essentiellement de 20 à 25 ans, qui ont marché toute la nuit durant, sur près de 28 kilomètres, de la chapelle Notre-Dame du Loc à Saint-Avé jusqu’à Sainte-Anne d’Auray, à la lueur des flambeaux, dans la ferveur des chants, des méditations et des prières.

Ponctuée par les haltes où les braséros accueillants perçaient le froid de la nuit pour réchauffer les corps avec l’aide d’une soupe chaude réconfortante, la marche s’est achevée au petit matin de ce samedi, au foyer Jean-Paul II de Sainte-Anne d’Auray, pour un petit déjeuner réconfortant avant la messe célébrée dans la crypte du mémorial.

FEIZ e BREIZH | NOZ se veut missionnaire, en particulier pour les vocation en terre de Bretagne. Deux prêtres ont cheminé toute la nuit avec les pèlerins pour témoigner et confesser.

FEIZ e BREIZH | NOZ fait partie intégrante de FEIZ e BREIZH dont le grand pèlerinage de septembre de cette année a réuni près de 500 pèlerins et 1200 fidèles à la messe de clôture. La 6è édition aura lieu les samedi 23 et dimanche 24 septembre 2023.

“Il est certain que la pratique liturgique actuelle doit évoluer”

Autre extrait de l’entretien du cardinal Sarah dans Valeurs Actuelles :

[…] Puisque vous m’interrogez sur le motu proprio Traditionis custode s, je veux être explicite. Il règne dans l’Église un profond malaise et une réelle souffrance autour de la liturgie. Cela prouve que la réforme voulue par Vatican II n’est pas achevée. Elle n’a pas encore trouvé son point d’équilibre.

Benoît XVI, fidèle lecteur du concile Vatican II, nous a enseigné de manière définitive que la liturgie ancienne et la liturgie nouvelle n’étaient pas contradictoires ou en opposition, qu’elles devaient être pensées en continuité organique. C’est un enseignement qui est désormais établi. Le pape François nous a, quant à lui, rappelé que ces deux liturgies ne devaient pas se développer côte à côte comme deux mondes étrangers l’un à l’autre. Il a par ailleurs enseigné avec force que le concile Vatican II doit guider et éclairer la pratique de ces deux liturgies. Or, bien souvent, les liturgies paroissiales ne sont pas fidèles au concile. Par exemple, le chant grégorien y a-t-il la première place comme il le demande ?

Ce sera désormais, pour les années qui viennent, la tâche des évêques et des papes d’en tirer les conséquences pratiques. Il est certain que la pratique liturgique actuelle doit évoluer. Elle se doit d’intégrer les meilleurs éléments de l’ancienne à la lumière du concile. La célébration orientée ad Deum ou vers la Croix, l’usage large du latin, l’utilisation de l’ancien offertoire ou des prières dites “au bas de l’autel”, l’importante place accordée au silence sont pour moi des éléments qui permettraient d’atteindre – enfin ! – la paix liturgique et de réaliser la réforme que voulait véritablement Vatican II et à laquelle nous ne sommes toujours pas parvenus. […]

Centenaire de la proclamation de Marie patronne de la France

Le 2 mars 1922, Pie XI proclamait Marie patronne principale de la France et Jeanne d’Arc patronne secondaire. L’association Marie de Nazareth a produit un film à cette occasion. A regarder tout spécialement en ce temps de Noël!

Les chants de Jésus, le nouveau CD de Max Guazzini

Extrait d’un portrait de Max Guazzini dans La Croix, à l’occasion de la production d’un troisième album de musique sacrée, intitulé Les Chants de Jésus :

[…] Homme de spectacle, ancien attaché de presse de Dalida, directeur des programmes de la radio NRJ et président du Stade français – le club de rugby parisien -, il n’est pas du genre à mettre sa foi et sa passion pour les chants religieux dans sa poche. « Je n’ai jamais caché que j’allais à la messe et mes amis regardent ça avec bienveillance », affirme-t-il.

Producteur et directeur artistique, Max Guazzini, 75 ans, ne ménage pas sa peine pour faire la promotion de son dernier album, le troisième d’un triptyque, après Credo en 2011, regroupant les principaux chants grégoriens et latins – « un grand succès » -, puis Les Chants de Marie, en 2015. Intarissable, il défend avec fougue les titres, interprétés par des chanteurs professionnels, présents sur l’album, des Anges dans nos campagnes, en passant par des chants de l’Emmanuel, grégoriens ou le Je crois en toi mon Dieu – « peut-être le plus beau ».

« Avec le chef de choeur Philippe Nikolov, nous avons voulu montrer qu’il y avait de la place pour toutes les musiques. C’est un album populaire, parce que c’est ce que je suis », insiste celui qui est connu pour avoir révolutionné le monde du rugby. Durant ses dix-neuf ans à la tête du Stade français (1992-2011), il a remporté cinq titres de champion de France mais a aussi fait entrer le club dans une autre dimension avec des matchs de gala au Stade de France et un goût prononcé pour le « show ». La page du rugby tournée, Max Guazzini revendique d’être « complètement impliqué » dans son projet musical. D’autant plus qu’il coïncide avec son propre itinéraire spirituel et son retour à la pratique. « C’était il y a quinze ans environ. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais », confie-t-il. […]

« Si j’ai le choix, je préfère la messe en latin », explique cet homme qui se dit sensible « aux belles cérémonies » et au « sens du sacré » mais ne veut pas entrer dans les querelles liturgiques. « Si les gens préfèrent prier en latin, où est le problème ?, interroge-t-il. Moi, je ne suis pas sectaire, je parraine un séminariste de l’Emmanuel. » […]

Les chrétiens d’Orient interdits de publicité sur Arte pour Noël

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient, refoulée par Arte :

Alors que la guerre se poursuit en Ukraine, que la situation se dégrade en Arménie, au Haut-Karabagh, que l’on assiste à des résurgences de DAECH en Irak et en Syrie comme rappelé lors du sommet de soutien régional à l’Irak, la chaine de télévision Arte annonce son refus le 20 décembre de diffuser des spots payants de L’Œuvre d’Orient, dans le cadre de la campagne de Noël.

En Irak, Syrie, Ukraine, Arménie, Éthiopie, les communautés chrétiennes, qui sont au premier plan sur des lignes de fractures, affrontent des crises d’une rare violence. Par leurs actions humanitaires, et malgré les discriminations qu’ils subissent, les chrétiens d’Orient restent au service de l’ensemble de la population.

« Chrétiens d’Orient » est un terme générique qui désigne une minorité persécutée et pacifique, connue par 70% de la population française et appréciée (sondage Kantar, mars 2022). Leur action humanitaire, que L’Œuvre d’Orient soutient depuis 1856, est au service de tous.

Il est paradoxal qu’Arte se réfugie derrière son cahier des charges franco allemand pour refuser la diffusion de ce spot et couper la voix aux chrétiens d’Orient, tandis que les chaines du service public (France télévision, Radio France) le diffusent ainsi que la RATP. Par ailleurs d’autres médias nationaux offrent à l’association des spots gracieux sur cette fin d’année.

Association de loi 1901, d’intérêt général, L’Œuvre d’Orient est fermement attachée à la laïcité républicaine, au respect de toutes les religions, et à la liberté d’expression. L’Œuvre d’Orient n’a pas souhaité de polémique publique et regrette l’impossibilité de dialoguer et de se faire comprendre. Ses appels à la présidence d’Arte sont restés sans réponse. Devant l’urgence des besoins de ces populations, L’Œuvre d’Orient demande à la Présidence d’Arte de revenir sur sa position.

Voici le spot refusé :

Je veux dire aux Africains : votre avenir est chez vous !

Dans Valeurs Actuelles, le cardinal Sarah est interrogé sur l’immigration :

Une part croissante de la population africaine souhaite rejoindre l’Europe, encouragée par des institutions ou des ONG européennes : comment sortir de cette spirale, qui vide l’Afrique de ses forces vives ?

En tant qu’Africain, j’aimerais surtout m’adresser aux Africains. Je veux leur dire : votre avenir est chez vous ! Vous surtout, les plus éduqués, ne vous laissez pas fasciner par les lumières illusoires de l’Europe. Si vous avez un peu d’argent, pourquoi le dilapider auprès des passeurs sans scrupule et des nouveaux trafiquants d’esclaves ? Pourquoi vouloir à tout prix ces lendemains incertains que vous réserve l’Occident ? L’Afrique est promise à un grand avenir. Elle est riche de ses enfants, de sa joie, de sa nature si belle et prometteuse. Les Africains ne doivent pas regarder vers l’Europe avec complexe et frustration, mais vers leur terre et leurs nations.

Quant aux chefs d’État et leaders politiques, il est urgent qu’ils reviennent à des attitudes plus nobles et plus responsables en vue de l’avenir heureux de leurs populations. Je voudrais leur dire : “Ne ruinez pas ce beau et riche continent par votre insatiable appétit de pouvoir et de gains égoïstes. Je vous supplie : cessez de provoquer la misère des populations africaines par les luttes, les oppositions politiques et le pillage des richesses de notre sol. Ne laissez pas la violence diabolique du terrorisme religieux détruire nos paisibles populations. Travaillez pour la paix, la concorde et le bien-être de l’Afrique. ”

L’Europe devrait prendre part résolument à ce développement de l’Afrique. L’amitié entre les deux continents passe par là.

Godland

De Bruno de Seguins Pazzis :

A la fin du 19e siècle, Lucas, un jeune pasteur luthérien danois, arrive en Islande avec pour mission de construire une église et photographier la population. Plus il s’enfonce dans le paysage impitoyable, plus il est livré aux affres de la tentation et du péché. Avec : Elliott Crosset Hove (Lucas),  Ingvar E. Sigurðsson (Ragnar), Jacob Lohmann (Carl), Vic Carmen Sonne (Anna), Ída Mekkín Hlynsdóttir (Ida), Hilmar Guðjónsson (le traducteur), Waage Sandø (Vincent). Scénario : Hlynur Pálmason. Directeur de la Photographie : Maria von Hausswolff. Musique : Alex Zhang Hungtai.

Pour son troisième long-métrage, Hlynur Pálmason écrit et réalise une fiction historique à partir d’archives photographiques du 19ème  siècle prises par un pasteur luthérien danois et inscrit ainsi son récit dans le passé colonial islandais, une terre restée longtemps et jusqu’à la seconde guerre mondiale sous la domination des Danois. Son film se découpe en deux parties bien distinctes. La première est consacrée au voyage.  Si le jeune pasteur luthérien part plein de courage, d’espoir et même d’ambition, le froid, le vent, la fatigue, la pluie pratiquement incessante, les épreuves du voyage, l’incompréhension linguistique avec le guide Ragnar, un homme bourru et frontalement hostile, auxquels s’ajoute une incompréhension grandissante entre les deux hommes bien qu’ils soient liés temporairement par le destin, transforment le voyage en une odyssée.

L’opposition entre les deux hommes est installée lorsque débute la seconde partie qui va voir le calvaire s’installer après le chemin de croix qu’a constitué le voyage. Au village tout commence dans un calme apaisant avec la construction de l’église qui se déroule correctement, la vie du village avec un mariage, une idylle qui se dessine entre le pasteur et Anna. Mais l’opposition entre le pasteur et Ragnar reste sous-jacente et le prêtre est progressivement soumis aux affres de la tentation et du péché qui le feront vaciller dans la foi. Le génie du cinéaste est d’installer ce drame humain dans l’immensité des paysages islandais opposant ainsi la puissance de ces paysages à la fragilité de l’homme qui est à la recherche d’une lumière intérieure dans ce Godland (Pays de Dieu), la force des éléments naturels en tempête avec celle intérieure de l’homme de Dieu. La caméra de Hlynur Pálmason, si elle capte avec un art qui fait souvent penser au peintre Vermeer (on notera aussi ce magnifique travelling circulaire de 360 degrés détaillants les visages, les sourires, les danses au cours d’une fête de mariage) et un sens exceptionnel du cadre, scrute également dans le détail la nature qui entoure cette petite colonie humaine. Si l’’influence de Carl Th. Dreyer est signalée à juste titre, celle, artistique et spiritualiste, de Terrence Malick (La ligne rouge en 1998, The Tree of Life en 2011, Une vie cachée en 2019)  semble également évidente et éclate lors de la séquence d’éruption volcanique qui fait le lien entre les deux parties distinctes du film. Et si décrypter rationnellement la confrontation entre la religion (plus largement le spirituel) et la matérialité de la nature, du monde, ne saute pas forcément immédiatement aux yeux du spectateur, il ne s’en plaint pas, tellement il est emporté par l’ensemble qui est d’une grande beauté, d’une intensité envoutante, bref, d’un haut niveau artistique.

Bruno de Seguins Pazzis

Le Noël du pape (épisode 5)

Suite de conte de Noël dont les précédents épisodes peuvent être lus ici, , et encore .

Le pape se tut et gagna son trône. Jeanne Faure, pour une fois en tailleur, monta à l’ambon et salua le pape, les évêques et les fidèles présents. Puis elle entra dans le vif de son sujet :

« Femmes du monde, je ne suis que l’une d’entre vous, et c’est en cette seule qualité que je vous parle, quelle que soit votre religion – ou votre absence de religion. La guerre menace le monde. On nous parle même d’un conflit nucléaire. Une seule force peut repousser une telle menace : l’amour.

Femmes du monde, c’est à vous d’abord que l’amour a été donné en partage. C’est vous qui portez les enfants et les mettez au monde, parfois dans de grandes souffrances, ces enfants que la guerre et les terribles armes modernes menacent.

Femmes du monde, prenez le pouvoir ! Faites reculer la culture de mort ! Une femme qui a donné sa vie pour faire rayonner l’amour dans le monde entier, une femme prix Nobel de la paix, une femme sans cesse penchée sur les plus pauvres a voulu un jour convaincre, de tout son amour, les femmes du monde qu’aimer veut dire donner, jusqu’à ce que ça fasse mal. Vous la connaissez toutes. Elle s’appelait Mère Teresa. Elle, qui ne voulait juger personne, ne craignait pas de dire : « Les œuvres d’amour commencent à la maison et les œuvres d’amour sont des œuvres de paix. Nous voulons tous la paix et nous avons peur de la bombe atomique, nous avons peur d’une nouvelle maladie… Mais nous n’avons pas peur de tuer un enfant innocent, ce petit enfant innocent qui a été créé pour la même raison que nous : pour aimer… Quelle contradiction ! Aujourd’hui, je sens que l’avortement est devenu le plus grand destructeur de la paix. » Ainsi parlait Mère Teresa. J’espère que je ne vous ai pas choquées en la citant.

Femmes du monde, moi non plus je ne juge personne. J’ai rencontré beaucoup d’entre vous, qui m’avez fait part du cortège de souffrances morales que vous a valu l’avortement. Faisons front, ne nous laissons pas impressionner par les idées dominantes, faisons reculer la pression qui nous impose de détruire en nous ces petits êtres qui veulent vivre : laissons-leur une chance. Notre corps est notre choix, mais leur vie, c’est leur droit. Ne leur refusons pas le droit élémentaire qui est de vivre, sinon comment pourrons-nous le réclamer pour nous dans la guerre qui menace ?

Femmes du monde, prenons le pouvoir ! Travaillons pour la paix en luttant pour garder vivants nos enfants à naître !

Femmes du monde, oui, travaillons pour la paix. Soyons les ambassadrices de la paix auprès de nos maris et de nos pères, de nos frères et sœurs, de nos enfants.

Femmes et hommes du monde, travaillons pour la paix. Œuvrons pour la paix auprès de nos amis, mais aussi auprès de nos ennemis. Soyons des instruments de paix envers tous, avec tous, partout et toujours.

Là où est la haine, soyons des témoins de l’amour.

Là où est l’offense, apprenons à nous pardonner.

Là où est l’erreur, enseignons et défendons la vérité.

Là où est le désespoir, soyons les garants de l’espérance.

Là où est la tristesse, répandons la joie.

Là où sévit la mort, défendons, protégeons, répandons la vie.

Que la paix soit avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, maintenant et toujours !

Que la paix soit avec vous tous : c’est Noël ! »

Jeanne regagna sa place. Un profond silence était tombé sur l’assemblée. Et quand, après le recueillement d’usage, le pape entonna le credo, bien des yeux étaient embués de larmes.

L’antienne d’offertoire s’éleva, magnifiquement chantée par les chanoines de Saint-Pierre. « Que les cieux se réjouissent ! Que la terre exulte devant la face du Seigneur, car il vient. » Portée par la douce mélodie grégorienne, la paix de Dieu descendait du Ciel. La paix, ce don de Dieu, peu à peu gagnait les cœurs.

Un immense bonheur envahit l’âme du pape.

(Fin)

Le laïcisme condamne l’Eglise à l’atrophie

Pierre Manent a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Le catholicisme, dites-vous, semble aujourd’hui avoir du mal à distinguer la proposition chrétienne de “la religion de l’humanité” : le christianisme est-il aujourd’hui tenté de se préoccuper davantage de “l’unification morale de l’humanité” que du salut des âmes ?

La difficulté de l’Église à se dire aujourd’hui, à dire ce qui lui est propre, ce qui fait le sens même de son existence et de sa mission, est pour une part la conséquence presque inévitable de la situation qui lui est faite par le régime de “séparation”. Le principe de laïcité peut être résumé ainsi : le droit de commander est réservé à l’État ; l’Église a la liberté d’enseigner les croyants. Partition raisonnable en elle-même, mais qui condamne la religion à l’atrophie progressive. En effet, comment faire valoir sa prétention de détenir les clés du Royaume si l’État qui gouverne met un point d’honneur à être indifférent à cette mission ? Comment garder les sociétaires attentifs à l’Église comme médiatrice du salut entre Dieu et les hommes si la société s’organise de plus en plus dans l’indifférence aux choses de Dieu ? Au fond, l’Église put continuer d’affirmer le caractère unique et urgent de sa mission aussi longtemps qu’elle regimba contre la prétention de l’État à porter seul la loi suprême. Maintenant qu’elle n’ose plus défendre son droit face à l’État, elle ne sait plus comment dire ce qu’elle est, ni au public ni aux chrétiens eux-mêmes. Elle formule encore, il est vrai, des critiques courageuses de certains excès du législateur, mais celui-ci ne fait même pas semblant de prendre ces critiques en considération puisqu’elles viennent de l’Église qui n’a pas voix au chapitre.

C’est donc une forte tentation pour l’Église de se cacher dans la foule et de parler la langue étrangère qui lui semble la plus proche de la sienne – la langue de la compassion humanitaire qui ressemble à la langue de la charité chrétienne. C’est pourtant obéir à une autre religion, à une autre compréhension de la misère humaine et à une autre conception du remède à cette misère.

En quoi consiste cette nouvelle religion ? Elle définit la misère, comme le remède à la misère, en termes lourdement politiques : l’unité désirable de l’humanité est entravée par une division principale, celle qui sépare le “centre” des “périphéries”, “nous” des “autres”, l’Occident du reste et principalement des peuples jadis dominés. Le remède à cette misère et le sacrement de l’unité humaine résident dans le geste le plus simple du monde : abattre la barrière entre eux et nous, les laisser entrer s’ils le souhaitent car ils en ont le droit étant titulaires des droits humains. Définir les tâches de la charité chrétienne dans le cadre de cette conception des enjeux du présent, c’est prendre un parti politique contestable et, surtout, c’est rapetisser singulièrement le propos de la charité. Pas plus que la condition ouvrière ne résumait la misère du monde au temps des prêtres-ouvriers, la condition des migrants aujourd’hui ne résume les tâches de la charité chrétienne. De même que les ouvriers alors disposaient de la force de leur nombre et de leurs diverses organisations, les migrants aujourd’hui disposent de la force de leur nombre et des diverses organisations qui encouragent et facilitent leurs migrations. Ce sont des hommes agissants, volontaires, entreprenants, qui transforment profondément les équilibres du monde – leurs sociétés en les quittant, les nôtres en s’y installant. La charité chrétienne doit venir au secours de leur détresse, mais elle doit veiller à ne pas se laisser séduire par leur force.

Partout où il passe, il vend la France

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

[…] Pourquoi est-il allé en Algérie déclarer que par sa colonisation la France avait commis un crime contre l’humanité ? Pourquoi ce lien constant avec l’Algérie ? Des voix à ramasser, et plus que des voix ? Un échange visas contre gaz ? Pourquoi se rendre à Doha, seul chef d’État à faire le déplacement à deux reprises pour un coût extravagant ? Au moment précis où le Qatar est mis en cause pour corruption au parlement européen ? Mais la corruption se limite-t-elle au parlement européen ? Tant d’investissements du Qatar en France dans les palaces et dans les banlieues, et jusque dans le club Paris Saint-Germain dont le président est l’homme d’affaires qatari Nasser al-Khelaïfi qui décide du sort de Mbappé – et non pas Macron ni Deschamps ! La réalité est là. Le gaz là aussi ? Le Qatar a un moyen de chantage. Ce ne sont là que des exemples, troublants en eux-mêmes. Et tout le reste que Macron négocie à longueur de journée. Avec l’Europe, avec l’Allemagne à qui il a déjà cédé le moteur d’Ariane VI et tout ce qui suivra. L’Allemagne ne pense qu’à elle-même et à casser notre appareil industriel malgré tous les accords. Le gaz, là aussi, intervient : nos réserves de gaz contre une électricité surévaluée à volonté par l’exigence allemande. C’est ainsi que Macron traite en international avec les USA, l’Amérique du Sud, le Canada, l’Asie, l’Australie. Partout où il passe, il vend la France, sans jamais défendre les intérêts français. Ne parlons pas de l’honneur de la France qu’il bafoue à longueur de discours. Mais peu lui chaut. Après s’être fait jouer et ridiculiser par l’Australie, l’Angleterre et les États-Unis dans l’affaire des sous-marins, il n’en continue pas moins à poursuivre les mêmes chimères, trop heureux d’être reçu à la Maison Blanche en visite d’État. Pour rien ! Il s’est si mal comporté en Afrique que la France en est chassée. Pour ainsi dire définitivement. Il n’y a rien compris, tout en croyant tout comprendre.

La politique de Macron consiste systématiquement à privilégier l’étranger. C’est une règle chez lui. Elle suppose, en effet, une conception globale, apprise de ses maîtres de la génération précédente qui cultivaient l’utopie déconstructiviste et reconstructiviste des années 80 et 90, mais qu’il a faite totalement sienne, selon laquelle la France n’est tout au plus qu’une carte à jouer dont la valeur ne tient qu’à son essence républicaine – carte dont il est, lui, le détenteur – au profit d’un ordre supranational qui est le critère ultime des décisions effectives. Bien sûr, en toute morale, comme il a été dit plus haut, en toute raison aussi, puisque penser ainsi c’est détenir l’intelligence du monde d’aujourd’hui, ce monde que son imagination philosophique et politique façonne.

Ainsi les étrangers dominent la politique extérieure de Macron, mais aussi bien sa politique intérieure : l’immigration est toujours une chance et même une nécessité, et les riches étrangers sont fastueusement invités – eh oui, à Versailles – pour faire leurs emplettes des biens français et disposer avec l’aide de l’État du matériau français, personnel, savoir-faire, entreprises. Combien d’affaires livrées, littéralement bradées, au-delà d’Alstom ? La France, pour lui, ne peut pas se sauver elle-même. Combien de fois l’a-t-il répété ? Elle se sauve par l’Étranger. La République, comme disait jadis Maurras, est devenue sous le consulat de Macron plus que jamais « le règne de l’Étranger ». […]

“Oui, l’Occident chrétien peut mourir s’il renonce à son âme et à sa foi au Christ Jésus”

Le cardinal Robert Sarah, préfet émérite de la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, a été longuement interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

[…] Aucune civilisation n’a les promesses de la vie éternelle ! Oui, l’Occident chrétien peut mourir s’il renonce à son âme et à sa foi au Christ Jésus ! Sans la foi, l’Occident est un corps sans âme, c’est-à-dire un cadavre !

Sous les coups des envahisseurs barbares, des pans entiers du christianisme de l’Antiquité ont autrefois disparu en Afrique du Nord et en Asie mineure. Désormais, la barbarie matérialiste est dans les cœurs et les esprits. Il se peut que le christianisme européen soit finalement réduit à une toute petite minorité, tolérée si elle se tait, persécutée si elle ose parler. Alors, les chrétiens seront peut-être de vrais disciples du Christ crucifié : haïs et méprisés par le monde. Mais on ne peut souhaiter une telle situation. Car les plus faibles et les plus craintifs n’oseraient plus alors annoncer ni exprimer leur foi.

Le christianisme européen peut aussi se réveiller et de nombreux signes semblent l’indiquer. Au cœur du désert spirituel de la société contemporaine, nous voyons se former des oasis réunissant des familles autour de paroisses vivantes et de monastères fervents. Ces chrétiens sans complexes s’efforcent de vivre généreusement une vie chrétienne exigeante. Ils font mon admiration. Ils prient, sont attentifs à la qualité de leur formation catéchétique, ils évangélisent et se mettent au service des plus délaissés.

Il y a peu, je lisais une étude qui indique que, alors qu’on peut parler d’un véritable suicide démographique de l’Europe, les croyants sont les seuls à susciter encore des familles nombreuses. C’est pour moi un signe très net : sans la confiance en un Dieu bon et paternel, on perd le désir même de la vie et de la fécondité. Si l’enfant n’est pas reçu comme un don de Dieu, alors il devient un poids, un frein dans la recherche d’une vie matérielle confortable. Si la foi en Dieu ne nous nourrit pas d’espérance, pourquoi vouloir engendrer ? Ne voit-on pas de nos jours des écologistes radicaux et sans foi en Dieu prêcher avec résignation la nécessité de l’extinction de l’espèce humaine et inviter avec conviction à cesser de donner la vie à des enfants ?

Dans d’autres régions du monde, le christianisme progresse. Comment expliquer cette différence ? Quelle est la recette des christianismes asiatique ou africain ?

En Afrique comme en Asie, les chrétiens risquent souvent leur vie pour leur foi. Comme les premiers chrétiens, ils choisissent souvent de vivre la pauvreté évangélique et de prendre au sérieux les exigences des enseignements de Dieu. Ils ne sont pas anesthésiés par le confort matériel. Ils marchent parfois des heures à pied pour venir à la messe. En Occident, on se veut tellement “spirituel” que la foi devient une idée, voire un fantôme ! Une foi qui n’est pas concrète, qui ne demande aucun renoncement, qui ne coûte rien peut-elle rester vivante ? En Afrique, la foi est tout simplement le cœur, l’ossature de la vie quotidienne. On n’a pas peur de l’incarner à travers des pratiques de dévotion populaire, à travers la prière publique ou privée, le jeûne et la pénitence pratiqués collectivement. En Europe, la moindre expression de foi dans l’espace public est perçue comme une transgression. La laïcité peut être une bonne chose si elle n’interdit pas l’expression publique et sociale de la foi. Mais elle devient parfois un fardeau qui contraint à rejeter la croyance dans le domaine strictement privé. Le respect de tous ne nous oblige pas nous amputer de notre foi dès que nous sommes en société. […]

Laïcisme au Québec

La haine de tout ce qui est chrétien se poursuit : la police de Montréal a désormais interdit à ses agents de porter des symboles religieux au travail, notamment l’insigne de Saint-Michel Archange, pourtant saint patron de la police canadienne.

La police de la ville de Montréal s’appuie sur une loi sur la laïcité de 2019, qui établit que la province de Québec, où se trouve Montréal, “est un État laïque.” Malgré des contestations déposées devant les tribunaux, la Cour supérieure du Québec l’a maintenue en 2021. Depuis que le projet de loi a été présenté, il a été critiqué par des dirigeants politiques et religieux, qui l’ont qualifié d’acte de discrimination et d’affront à la liberté de religion.

“Après analyse, il a été convenu que l’écusson de Saint-Michel porté par les policiers du SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) sur leur uniforme est un signe religieux au sens de la loi”.

“Par conséquent, nous vous demandons dès maintenant de bien vouloir retirer de vos uniformes tout écusson symbolisant ou faisant référence à l’archange Saint-Michel, afin de vous conformer à la loi”.

En 2019, le conseil municipal de Montréal a retiré un crucifix qui se trouvait sur les lieux depuis 80 ans. En réponse, l’archidiocèse de Montréal a déclaré que le crucifix représente les racines chrétiennes du pays et n’a pas besoin d’être éliminé dans une société pluraliste. Mgr Christian Lépine avait précisé :

“En tant que signe vénéré par les chrétiens, le crucifix demeure un symbole vivant. Il symbolise l’ouverture et le respect envers tous les peuples, y compris envers les autres communautés de foi et traditions religieuses, qui adhèrent légitimement à leurs propres signes et symboles”.

La même année, un crucifix a été retiré du Salon bleu de l’Assemblée nationale du Québec.

L’homme qui voulait la convertir à l’islam a déjà 14 mentions à son casier judiciaire

Le policier, qui n’a pas pris la plainte de cette jeune femme qui a été battue deux heures après, a été suspendu.

Or on apprend que cet homme, mis en examen pour avoir violemment agressé son ex-compagne, a déjà, à 27 ans, 14 mentions à son casier judiciaire (dont certaines pour pour des violences conjugales). Les juges qui l’ont laissé libre seront-ils suspendus à leur tour ?

La jeune femme se trouve toujours dans le coma.

Pendant ce temps, Libération sonne l’hallali contre un juge, président des comparutions immédiates à Paris depuis plus d’un an, en raison de son tropisme «ultra-répressif». Le tout en livrant sans scrupule son nom en pâture.

Les JO, un prétexte pour faire passer n’importe quoi ?

Un projet de loi olympique, présenté jeudi au Conseil des ministres, comprend des mesures de sécurité, comme l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle, ou encore la possibilité pour les magasins d’ouvrir le dimanche pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024.

Le texte rend possible l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle permettant de détecter des mouvements de foules suspects dans ou aux abords des stades, sur les voies publiques ainsi que dans les transports. Ces expérimentations seront autorisées par décret après avis de la CNIL (commission informatique et libertés) et pourront débuter dès l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 30 juin 2025. L’exposé du texte tente de nous rassurer :

“Ils n’utilisent aucune donnée biométrique, ne mettent en œuvre aucune technique de reconnaissance faciale et ne peuvent procéder à aucun rapprochement, interconnexion ou mise en relation automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel”.

Autre nouveauté: des scanners corporels, jusqu’à présent utilisés uniquement dans les aéroports, seront autorisés à l’entrée des enceintes de plus de 300 personnes, avec le consentement de la personne. Cela permet d’éviter une palpation de sécurité.

Le texte prévoit aussi que dans les communes où se trouvent des sites de compétition, ou limitrophes, le préfet puisse autoriser l’ouverture de commerces de biens ou de services le dimanche du 1er juin 2024 au 30 septembre 2024.

Elle prie silencieusement, la police l’arrête

La scène est éloquente :

La police de Birmingham a inculpé cette femme catholique de quatre chefs d’accusation pour violation de la “zone tampon” d’une clinique d’avortement. Isabel Vaughan-Spruce a été arrêtée, fouillée et placée en garde à vue après avoir déclaré aux policiers qu’elle avait peut-être fait quelques prières silencieuses à proximité de la clinique Robert du British Pregnancy Advisory Services à Kings Norton. Elle ne portait pas de chapelet ni de signe mais a été photographiée à l’extérieur des locaux et signalée à la police.

Les agents ont demandé à cette femme de 45 ans, originaire de Malvern, dans le Worcestershire, si les photos la montraient en train de prier à l’extérieur de la clinique et elle a admis qu’elle priait peut-être silencieusement dans sa tête, mais qu’elle pensait aussi à son déjeuner et à d’autres choses sans importance.

Elle doit maintenant comparaître devant le tribunal de première instance de Birmingham le 2 février pour quatre chefs d’accusation de non-respect d’une ordonnance de protection de l’espace public.

Mme Vaughan-Spruce a déclaré :

“Il est odieusement injuste que j’aie été arrêtée, amenée en cellule, fouillée et humiliée par la police simplement pour avoir prié dans l’intimité de mon esprit. La législation sur les zones de censure prétend interdire le harcèlement, qui est déjà illégal et évidemment justifiable, car personne ne devrait être victime de harcèlement. Mais ce que j’ai fait est tout sauf nuisible : j’ai exercé ma liberté de pensée, ma liberté de religion, dans l’intimité de mon esprit. Personne ne devrait être criminalisé pour avoir pensé, pour avoir prié, dans un espace public au Royaume-Uni”.

“J’ai consacré une grande partie de ma vie à soutenir les femmes en situation de crise de grossesse en leur apportant tout ce dont elles ont besoin pour faire un choix autonome en matière de maternité. Je suis également impliquée dans le soutien aux femmes qui ont subi un avortement et qui luttent contre les conséquences de celui-ci. Je me suis rapprochée de beaucoup de femmes que j’ai pu soutenir au fil des ans, et cela me brise le cœur de savoir que tant d’autres vivent cela chaque jour. Ma foi est un élément central de mon identité, alors il m’arrive de me tenir debout ou de marcher près d’un centre d’avortement et de prier sur cette question. C’est quelque chose que j’ai fait pratiquement chaque semaine au cours des 20 dernières années de ma vie. Je prie pour mes amis qui ont connu l’avortement et pour les femmes qui envisagent de le faire elles-mêmes.”

La zone d’exclusion a été votée par le conseil municipal de Birmingham en septembre afin d’interdire à quiconque de “se livrer à tout acte d’approbation ou de désapprobation ou de tentative d’approbation ou de désapprobation” de l’avortement à proximité de la clinique, y compris par “des moyens verbaux ou écrits, la prière ou le conseil”.

Un porte-parole de la police des West Midlands a confirmé que Mlle Vaughan-Spruce avait été arrêtée le 6 décembre, puis inculpée le 15 décembre.

L’année dernière, une grand-mère de Liverpool a fait appel avec succès de sa condamnation et de l’amende qui lui avait été infligée pour avoir prié silencieusement près d’une clinique d’avortement lors d’une promenade.

À Westminster, les parlementaires envisagent de légiférer pour introduire des zones de censure en Angleterre et au Pays de Galles. L’article 9 du projet de loi sur l’ordre public, qui fait actuellement l’objet d’un débat parlementaire, interdirait aux bénévoles pro-vie d'”influencer”, de “conseiller”, de “persuader”, d'”informer”, d'”occuper un espace” ou même d'”exprimer une opinion” à proximité d’un centre d’avortement. Les personnes qui enfreignent ces règles risquent jusqu’à deux ans de prison.

I-Média : Macron nous prend pour des Bleus

L’image de la semaine 

Emmanuel Macron, à l’occasion du match France-Argentine, s’est déguisé tour à tour en supporter, en entraîneur puis en roi thaumaturge. Revivez les prémices d’une immense récupération politique à travers la séquence la plus gênante de la semaine.

Macron nous prend pour des Bleus ! 

Entre récupération, racisme sur les réseaux sociaux ciblant les joueurs et contre-feu sur l’extrême-droite, Michel Geoffroy a beaucoup à commenter sur la finale de la Coupe du monde et les jours qui ont suivi.

La revue de presse 

Notre cadeau de Noël 

Notre petit cadeau de Noël à nos spectateurs est un récapitulatif des meilleures catégories de bobards professés par les médias au cours de l’année 2022. Une humble rétrospective pour la dernière émission d’I-Média en 2022.

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