Statue de l’Ile de Ré : le précédent de Ploërmel
Alors que les laïcards pensent avoir gagné suite à la décision de justice qui vient d’ordonner le démontage d’une statue de la Vierge Marie à l’Ile de Ré, il serait utile d’étudier le précédent de Ploërmel en bretagne où un scénario à peu près identique s’est déroulé se terminant par le rachat de la statue de Saint Jean-Paul II par le diocèse et son déplacement sur un espace privé à quelques dizaines de mètres.
“(…) C’est finalement l’Église catholique qui va acheter pour 20.000 euros la statue de Jean-Paul II à Ploërmel (Morbihan), menacée par une décision de justice. L’édifice sera ensuite déplacé pour échapper à la loi de 1905. Le conseil municipal de la cité bretonne (9.000 habitants) a approuvé jeudi soir à l’unanimité, moins trois abstentions, la cession de ce monument en bronze de 7,50 mètres de haut, installé sur un parking public depuis plus de douze ans.
C’est le diocèse de Vannes qui deviendra propriétaire de ce monument, offert en 2006 à la ville de Ploërmel par l’artiste russe Zourab Tsereteli, selon les termes de la délibération adoptée jeudi (…)
Une fois vendue, la statue devrait être déplacée de quelques dizaines de mètres, aux frais de l’Église, vers le terrain adjacent du collège privé catholique du Sacré-Coeur, où elle restera visible depuis l’espace public. “Elle va faire un saut de puce”, a résumé à l’AFP Patrick Le Diffon, maire (LR) de Ploërmel. “Cela ne devrait pas prendre des délais considérables”, a-t-il ajouté.
Ce “saut de puce” est la solution retenue par le maire pour se conformer à une décision du Conseil d’État du 25 octobre dernier. La plus haute juridiction administrative française, saisie par plusieurs habitants, avait ordonné le retrait de la croix surplombant l’édifice, dans un délai de six mois, au nom de la loi de 1905 qui interdit “d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux” dans un “emplacement public”.
Une autre solution serait de vendre la parcelle de terrain à une association dont la vocation serait l’entretien de cette statue.
Une nouvelle année avec les héros et les saints
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Alessandra MARTINES, danseuse, actrice et écrivain
- Aude DUGAST, Philosophe et auteur
- Jacques TREMOLET de VILLIERS, Avocat et essayiste
Benoît XVI, pape économiste
Benoît-et-moi a traduit un article d’Ettore Gotti Tedeschi (qui a participé en tant qu’expert à l’élaboration de la grande encyclique « Caritas in veritate ») :
Je suis sûr que de nombreuses personnes compétentes et qualifiées parleront et écriront sur Benoît XVI en tant que philosophe et théologien, tout comme, je le crains, nous continuerons à lire des disputes (éclairées) sur les raisons de son renoncement.
J’aimerais me souvenir de Benoît XVI comme d’un économiste, car il a montré qu’un saint pape peut être un véritable économiste à une époque aussi complexe. L’économie devrait se préoccuper de la satisfaction des besoins de l’homme, mais seuls ceux qui connaissent les véritables besoins de l’homme et la manière de les satisfaire peuvent réellement le faire.
Et qui mieux qu’un Saint Pape les connaît ? Et donc qui plus qu’un Saint Pape pourrait être contesté s’il parlait d’économie ou de finance pour l’humanité qui ne coïncide pas exactement avec celle souhaitée par ceux qui pensent savoir et pouvoir la gérer !
Je rappelle que Benoît XVI a été pape au moment le plus difficile de la mondialisation, entre 2005 et 2012 ; le lecteur se souvient certainement qu’en 2008 la crise financière internationale a éclaté.
C’est précisément pour cette raison que Benoît XVI a retardé la publication de Caritas in Veritate pendant deux bonnes années (elle devait sortir en 2007 et est en fait sortie en 2009), voulant comprendre ce qui allait se passer et quels changements apporter au texte.
Le résultat est une encyclique extraordinaire qui entre dans l’histoire. Benoît XVI explique que le nihilisme ambiant ne permettra pas à l’homme de donner un sens aux outils dont il dispose ; au contraire, ils prendront une autonomie morale.
Non seulement ils s’échapperont des mains de l’homme doté de peu de sagesse, comme l’a écrit saint Jean-Paul II, mais ils influenceront même moralement les choix de l’homme.
Exactement ce qui s’est passé et se passera.
Benoît était donc un authentique grand économiste, mais il était aussi un visionnaire sur les risques de l’homme dans ce siècle.
Caritas conclut en nous rappelant que les problèmes ne sont pas résolus en changeant les outils mais en changeant le cœur de l’homme.
Dans Lumen Fidei, dans la partie qu’il est censé avoir écrite, il explique que changer le cœur de l’homme est la responsabilité de l’Église, qui dispose de trois instruments : la prière, le magistère et les sacrements.
L’Église doit enseigner la Vérité éternelle, elle doit évangéliser, elle doit valoriser les Sacrements.
Les Sacrements, ne l’oublions pas, sont comme les dominos, si l’un tombe, ils tombent tous. Les sept.
Un prêtre assassiné au Nigéria
Des bandits ont attaqué dimanche à l’aube la résidence paroissiale de l’église catholique Saints Pierre et Paul à Kafin-Koro, dans la zone de gouvernement local de Paikoro. Le père Isaac Achi a été brûlé dans l’incendie. Le vicaire a également subi des blessures par balles et a été transporté dans un hôpital. Le père Achi est mort carbonisé. Son corps a été retrouvé.
Terres de Mission : Quel avenir pour la messe traditionnelle ?
Eglise universelle : In memoriam Benoît XVI
Ordonné en 2012 et présent à Rome à l’enterrement de Benoît XVI, le père Danziec évoque la figure du pape sous le pontificat duquel il a fait tout son séminaire. Il nous dit ce que sa vocation doit à Benoît XVI et nous présente les traits de la personnalité du souverain pontife qui l’ont le plus marqué ainsi que ce qui lui a paru essentiel dans son enseignement magistériel.
Eglise en France : Quel avenir pour la messe traditionnelle ?
Le 24 septembre 2022, un colloque à La Maison de la Chimie à Paris a rassemblé près de 500 personnes afin de s’efforcer de répondre, un an après Traditionis custodes, à la question : quel avenir pour la messe traditionnelle ? Les actes de ce colloque viennent d’être publiés dans une brochure de 130 pages. Ayant animé un des débats de cette journée, Jeanne Smits rappelle les objectifs de ce colloque ainsi que la teneur des interventions.
Eglise en marche : Jeu de société Théopolis
A l’heure d’internet et des jeux vidéo, les jeux de société sont en plein développement. Ils restent un des derniers espaces de convivialité et de rencontres. Etienne Narusé nous présente le jeu de société catholique, Théopolis, dont l’objectif est, tout simplement, d’aller au ciel. Un jeu facile d’accès, complet sans être complexe.
Annonce : La troupe Les ménestrels du roi jouera la pièce Utrique fidelis, au théâtre Saint-Léon à Paris, les 21 et 22 janvier.
Marche pour la vie : “Il faut accepter d’être une luciole qui brille dans la nuit.”
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique et membre de la Marche pour la vie, est interrogé dans L’Homme Nouveau :
La première raison de manifester, c’est que cet évènement manifeste, c’est le cas de le dire, que le consensus général autour de l’avortement n’est pas une unanimité. Pensons à cette image de Soljenitsyne : “Il faut accepter d’être une luciole qui brille dans la nuit.” La luciole n’éclaire pas, mais elle rappelle que la lumière existe.
Dans une société individualiste comme la nôtre nos convictions sont devenues ultra-minoritaires. Nous rassembler permet de témoigner publiquement que nous continuons d’exister, dans la fidélité à 2 000 ans de tradition de l’histoire de France et de l’Église. Mais aussi, face à un scandale qui est public, la réponse doit être publique.
Ainsi, nous prenons aussi conscience que nous ne sommes pas seuls à croire ce que nous croyons et cela nous permet de nous remémorer cette autre phrase de Soljenitsyne : “Le mensonge existera mais sans notre participation.”
Pourquoi cet évènement ne semble toucher qu’une minorité de catholiques ?
La réalité est que le climat culturel contemporain repose sur une anthropologie dominée par ce que Philippe Murray a appelé l’Homo Festivus, l’homme uniquement préoccupé de son propre plaisir. A part quelques catholiques, et de nombreux musulmans, tout le monde s’est rallié à cette conception de l’homme. L’existence d’une loi naturelle restreignant la liberté de l’homme, au sens où celle-ci serait le droit de faire tout ce qui est possible, n’est plus compréhensible que par les catholiques et ceux qui ont encore un sens aigu de Dieu et de sa loi.
Et pourquoi une minorité parmi les catholiques ? Parce qu’après cinquante ans d’absence d’enseignement moral par l’Église, l’immense majorité des catholiques s’est ralliée aux valeurs du monde. Trop de catholiques ne sont plus armés intellectuellement, spirituellement et humainement pour s’opposer aux valeurs dominantes de la société apostate dans laquelle ils vivent. Ils se sont rendus au monde. Ils veulent bien être catholiques dans les églises et les sacristies, mener une vie de prière mais ils ne sont plus éduqués à s’opposer au monde.
D’ailleurs, faut-il afficher notre foi dans ce type d’évènement ?
Il faut partir de plusieurs faits.
Nous vivons dans une société, en particulier en France, profondément déchristianisée. C’est le fruit de plus de 200 ans d’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis de l’Église. Notre pays est un de ceux qui comptent le plus grand nombre d’athées et de non croyants.
Une manifestation de foi menée au nom des valeurs de l’Evangile dans un combat de ce type susciterait très peu de soutiens. Ainsi, pendant trente ans Renaissance Catholique a organisé au mois d’octobre une marche pour la vie, qui était ouvertement priante, confessionnelle et se terminait par un salut du Saint-Sacrement à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Certains évêques avaient d’ailleurs soutenu l’initiative mais en réalité cette initiative n’a jamais rassemblé plus de 2000 participants.
Il peut être également délicat dans le contexte actuel des scandales sexuels dans l’Église de mettre en avant une démarche au nom de la foi sur des questions morales délicates comme l’avortement. Aujourd’hui, le discours de l’Église est décrédibilisé pour un bon moment.
Une autre réalité incontestable, cependant, est que cette stratégie de défense de la loi naturelle au nom de la raison, utilisée en particulier par Jean-Paul II dans des encycliques comme Evangelium Vitae, ne fonctionne pas. La culture de mort continue de progresser.
Ayant pris acte de ces faits La Marche pour la Vie ne se positionne pas dans une démarche confessionnelle. En revanche, il existe une partie priante à la fin du cortège en très bonne relation avec l’organisation, dans une démarche de foi et de prière qui tient toute sa place dans l’évènement. La démarche générale est sensiblement différente aux États-Unis ou en Italie, qui sont des pays bien moins sécularisés. […]
Deuxième dimanche après l’Épiphanie
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Dans le missel de 1962, les dimanches per annum situés après l’Épiphanie et avant la Septuagésime sont appelés dimanches après l’Épiphanie. Après les deux grandes fêtes de Noël et de l’Épiphanie, nos livres liturgiques comptent six dimanches dits « après l’Épiphanie » et qui constituent une sorte de transition entre les fêtes de Noël et le Carême. Le célébrant revêt des ornements verts. Ce IIe dimanche prolonge néanmoins la grande fête de l’Épiphanie puisque avec le 1er miracle de Notre Seigneur, aux noces de Cana, lu à l’Évangile, l’Église veut mettre encore en lumière devant le monde son « Épiphanie ».
► Introït : Omnis terra
Tous les chants du propre de la messe de ce deuxième dimanche après l’Épiphanie sont donc encore consacrés à l’adoration, la louange et la jubilation, acclamant la divinité et la royauté de Notre Sauveur, que nous contemplons encore petit enfant dans la crèche et qu’en même temps nous suivons déjà dans sa mission rédemptrice.
L’Introït est tiré du psaume 65, Jubilate Deo, qui est un grand cantique d’action de grâce du peuple d’Israël pour la délivrance d’Égypte et de la Mer Rouge, figure par excellence de la Rédemption, et pour tous les bienfaits dont Dieu l’a comblé. Après les bergers de Bethléem et les mages d’Orient, c’est toute la terre, c’est à dire tous ses habitants, qui est invitée à se prosterner devant l’enfant et à proclamer sa reconnaissance.
Omnis terra adoret te, Deus, et psallat tibi : psalmum dicat nomini tuo, Altissime.
Que toute la terre Vous adore, O Dieu, et qu’elle Vous chante, qu’elle dise un psaume à votre nom, O Très Haut.
On s’attendrait à une mélodie enthousiaste et triomphale ; nous la trouverons tout à l’heure dans l’Offertoire qui est tiré du même psaume. Celle-ci est, certes, solennelle mais assez calme et retenue avec un certain caractère contemplatif : c’est vraiment une adoration. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 65 que nous retrouverons tout à l’heure à l’Offertoire :
Jubilate Deo omnis terra, psalmum dicite nomini ejus : date gloriam laudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, donnez gloire à sa louange.
► Graduel : Misit Dominus
Le texte du Graduel du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 106, un des grands psaumes qui commencent par ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “. Il relate en plusieurs épisodes les malheurs que les hommes se sont attirés par leurs infidélités, puis comment ils se sont tournés vers le Seigneur et comment dans sa bonté Celui-ci les a sauvés. Le verset qu’on trouve ici se rapporte à la guérison d’une grave épidémie, et il est suivi d’une acclamation de reconnaissance qui revient comme un refrain à la fin de chaque épisode :
Misit Dominus verbum suum, et sanavit eos : et eripuit eos de interitu eorum. Confiteantur Domino misericordiæ ejus : et mirabilia ejus filiis hominum.
Le Seigneur a envoyé sa Parole et Il les a guéris, et Il les a arrachés à la mort. Qu’ils proclament sa miséricorde et ses merveilles en faveur des fils d’Israël.
Le peuple d’Israël de l’Ancien Testament ne savait pas encore que cette parole toute puissante et agissante du Seigneur qu’ils célébraient était une personne, le Verbe, Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité, notre Rédempteur. C’est Lui qui est venu sur la terre pour nous sauver, et que nous adorons aujourd’hui sous les traits d’un petit enfant.
Nous retrouvons les mélodies habituelles des Graduels très voisines de celles de Noël et de l’Épiphanie, mais on remarquera particulièrement dans la deuxième partie des grandes vocalises des mots confiteantur et misericordiæ avec des motifs répétés qui indiquent une insistance très marquée.
► Alléluia : Laudate Deum
Les deux premiers chants du propre du deuxième dimanche après l’Épiphanie invitaient toute la terre et les hommes qui l’habitaient à louer le Seigneur. Dans l’Alléluia qui suit, ce sont les anges et toutes les puissances des cieux qui y sont invités à leur tour.
Laudate Deum omnes Angeli ejus : Laudate eum omnes virtutes ejus.
Louez Dieu tous ses Anges, louez Le toutes ses armées célestes.
C’est le début du psaume 148, un des derniers du psautier, qui passe en revue toutes les créatures, depuis les plus élevées dans les Cieux jusqu’aux plus humbles sur la terre, pour les inviter à cette louange du Créateur et Sauveur. La mélodie est encore une fois une mélodie type que l’on retrouve dans plusieurs Alléluias et que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent. Elle est douce et contemplative, pleine d’une joie légère comme il convient pour s’adresser à de purs esprits.
► Offertoire : Jubilate Deo
Nous retrouvons dans l’Offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 65 Jubilate Deo, mais ce sera vraiment cette fois une jubilation éclatante et triomphale et non pas, comme c’est souvent le cas à l’Offertoire, une méditation intérieure et contemplative. Cette pièce dépasse d’ailleurs par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire : c’est vraiment un enthousiasme qui ne peut plus se contenir.
La première partie reprend le début du psaume :
Jubilate Deo universa terra : psalmum dicite nomini ejus.
Jubilez pour Dieu, terre entière, chantez un psaume à son nom.
La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise assez extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie reprend des versets de la fin du psaume, qui ont un caractère plus intime et plus personnel.
Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ,
Venez, écoutez, et je vous raconterai à vous tous qui craignez Dieu ce que le Seigneur a fait pour mon âme.
La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo, elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus calme et détendue.
► Communion : Dicit Dominus
Le chant de Communion du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré de l’Évangile du jour qui relate, rappelons le, le miracle des noces de Cana, la troisième des manifestations de la divinité de Notre Seigneur qui constituent son Épiphanie.
Le texte est un résumé de cette page de l’Évangile.
Dicit Dominus : implete hydrias aqua et ferte architriclino. Cum gustasset architriclinus aquam vinum factam, dicit sponso : Servasti vinum bonum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discipulis suis.
Le Seigneur dit : emplissez les urnes d’eau et portez-en au maître d’hôtel. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Tel fut le premier miracle que fit Jésus en présence de ses disciples.
La mélodie est un véritable petit tableau contrasté qui exprime à merveille les différents épisodes du récit. La parole du Seigneur au début est grave et souveraine. Puis l’étonnement du maître d’hôtel se traduit par une mélodie contournée jusqu’à ce qu’il éclate sur les mots servasti vinum bonum. La conclusion, on pourrait dire la morale de l’histoire, se traduit par une mélodie simple et dépouillée presque syllabique qui se termine d’une façon un peu abrupte.
Neuvaine pour les séminaristes de Toulon (jour 1)
Très Sainte Vierge Marie, vous que nous osons appeler Notre-Dame de toutes grâces, nous vous confions très spécialement les séminaristes et diacres du diocèse de Fréjus-Toulon. En cette neuvaine de chapelets que nous récitons à leur intention, nous vous demandons de dénouer les nœuds qui empêchent leur chemin de croissance vers l’ordination sacerdotale. Nous vous confions spécialement les clercs qui ont une influence en cette affaire. Ouvrez leurs cœurs à la lumière pour que triomphe la charité, la justice et la vérité.
O Mère de ceux qui peinent et pleurent, notre confiance est immense, priez et intercédez pour ceux qui vous invoquent. Notre Dame de toutes grâces, priez pour nous.
Bruno Le Maire décoré par l’Allemagne…pour avoir torpillé l’économie française ?
Bruno Le Maire est notre extraordinaire ministre de l’économie qui pensait ruiner l’économie russe et qui est incapable aujourd’hui d’empêcher les boulangeries de faire faillite ou de sortir la France du tarif Arenh alors que l’Espagne et le Portugal l’ont déjà fait depuis des mois…
Par conséquent, est-ce pour bons services rendus à l’économie allemande, qu’il a reçu en juillet 2022 cette belle médaille ?
Le ministre de l’Économie et des Finances se rendra à Berlin lundi à l’invitation de l’un de ses deux homologues, le ministre des Finances, Christian Lindner (FDP, parti libéral). À cette occasion, le germanophone Bruno Le Maire , grand artisan depuis quinze ans du rapprochement franco-allemand, recevra la médaille de l’ordre du Mérite, à un grade plus élevé que celui qui lui avait déjà été conféré. Cette décoration – la seule qui existe outre-Rhin – est décernée à des citoyens allemands et étrangers pour des prestations politiques, économico-sociales et intellectuelles, ainsi que pour tous les services particuliers rendus à la République fédérale d’Allemagne .
Contre-vérité de BFM-TV, l’IFOP et de la Fondation Jean-Jaurès
BFM-TV relaie sans recul le sondage de l’IFOP et de la Fondation Jean Jaurès, selon lesquels la croyance en une force spirituelle créatrice des hommes serait une contre-vérité scientifique au même titre que la terre est plate ! Croire en un dieu créateur serait croire aussi à la terre plate, bonjour l’amalgame. Sans parler aussi des pseudo-vaccins contre le COVID, dont les effets secondaires ne sont désormais plus à démontrer.
Avec des journalistes aussi incompétents, il n’est pas étonnant que l’esprit scientifique recule. Combien de Français pensent que BFM est un organe de presse ?
Les belles figures de l’Histoire : Saint Charbel
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer le patron du Liban :
10 ans après le 13 janvier 2013, on ne lâche rien
Parce que le mariage implique la filiation,
Parce qu’il n’y a pas de filiation sans un homme et une femme,
Parce que tous les enfants ont besoin de leur père et de leur mère,
Parce que la paternité et la maternité sont l’origine du monde,
Parce que la différence entre l’homme et la femme est une richesse,
Parce qu’être homme ou être femme est fabuleux,
Nous avons été immensément nombreux à défendre le mariage homme-femme
Immensément nombreux à défendre l’adoption par un père et une mère adoptifs,
Et nous en sommes fiers !
Parce que l’idéologie du genre
A inspiré l’illusion que nous ne sommes pas homme ou femme
Et l’illusion qu’il n’est pas besoin de l’union homme-femme
Pour fonder une famille
Parce que l’idéologie du genre
A inspiré le mariage de personnes de même sexe,
Et par suite la PMA sans père et la GPA,
Et l’explosion chez les ados de la mise en cause de leur propre identité
Le combat continue :
On ne lâche rien, jamais !
La constitutionnalisation de l’avortement débattue au Sénat le 1er février : écrivez à vos sénateurs
Communiqué de la Marche pour la vie :
Nous savons que 2023 sera une année difficile pour notre cause, mais nous sommes très mobilisés avec la perspective de vous retrouver pour la Marche pour la Vie qui se déroulera le 22 janvier prochain. RV à 14h près de la gare Montparnasse à Paris (à l’intersection bd de Vaugirard et du Bd Pasteur).
Nous avons une action immédiate à vous proposer car la nouvelle proposition de loi sur la constitutionnalisation de l’IVG arrivera au Sénat le 1er février prochain. Vous pouvez écrire à nos sénateurs, pour remercier ceux qui se sont déjà opposés à une proposition de loi sénatoriale similaire le 19/10 dernier et les encourager à voter une nouvelle fois contre le nouveau texte, issu de l’Assemblée Nationale.
Vous trouverez ci-dessous le résultat du scrutin et comment écrire à nos sénateurs :
Vous pouvez envoyer un mail en trouvant l’adresse de chaque sénateur sur le site du Sénat (classé par département), ou en écrivant aux sénateurs :
Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75291 Paris cedex 06 https://www.senat.fr/senateurs/sencir.html
Le vote des sénateurs du 19/10/2022, sur la Proposition de loi Vogel pour la constitutionnalisation de l’avortement.
Merci de votre aide et de votre mobilisation sans faille.
Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie
Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,
Le projet de constitutionnalisation de l’IVG voté le 24 novembre dernier par l’Assemblée Nationale sera examiné lors de la niche parlementaire du Parti socialiste, le 1er février prochain.
Vous avez déjà voté contre une proposition de loi similaire, présentée par Madame Vogel et examinée par le Sénat le 19 octobre dernier, ce dont nous vous remercions et félicitons. J’ai l’honneur de vous solliciter pour que vous puissiez vous opposer une nouvelle fois à cette proposition de loi, initiée par Madame Panot, députée de la France Insoumise.
(ou si le parlementaire s’est abstenu) Vous vous êtes abstenu (e) lors du vote d’une proposition de loi similaire présentée par Madame Vogel et examinée par le Sénat le 19 octobre dernier. J’ai l’honneur de vous solliciter pour que vous puissiez vous y opposer en votant cette fois-ci, contre cette proposition de loi, initiée par Madame Panot, députée de la France Insoumise.
Cette proposition de loi est inutile et dangereuse. Elle pourrait remettre en cause la clause de conscience des médecins, et risquerait d’allonger une nouvelle fois des délais aujourd’hui très étendus pour l’avortement (14 semaines) par rapport à la loi Veil d’origine (10 semaines).
La Constitution du 4 octobre 1958 n’a pas été conçue pour qu’y soient intégrées toutes les déclinaisons des droits et libertés énoncés de manière générale dans son préambule, et dénaturer l’esprit même de notre loi fondamentale.
Je vous remercie de votre action pour rejeter ce texte, et vous prie de croire, Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur, en l’expression de ma haute considération.
Quel bilan pour 2022 ? L’analyse du Club des Hommes en noir
Quels sont les grands événements et les grands personnages qui ont marqué cette année ? Quelles perspectives pour 2023 ? Les réponses dans cette deuxième partie du Club des Hommes en noir exceptionnel du à la mort de Benoît XVI, avec autour de Philippe Maxence, l’abbé Célier, le père Thomas, Jeanne Smits et Olivier Figueras.
Benoît XVI , Semeur de charité et d’espérance.
De l’abbé Michel Viot (texte paru dans le journal paroissial de Notre Dame de Lourdes, à Paris):
J’emprunte ce titre à notre défunt Pape lui-même , dans le discours qu’il prononça le 12 septembre 2008 au palais de l’Elysée pour répondre au discours d’accueil du Président de la République. Et je crois utile de rappeler toute la phrase « Le Pape, témoin d’un Dieu aimant et Sauveur, s’efforce d’être un semeur, de charité et d’espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d’aujourd’hui qui offre peu d’aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. ». Oui, celui que nous appelions notre Pape émérite s’est « efforcé », comme il l’exprime avec sa modestie coutumière et nous pouvons le dire maintenant, a réussi à remplir ce programme comme en témoigne ses trois encycliques : deux traitant de la charité et de l’espérance chrétienne (« Deus caritas est » en 2005, et « Spe salvi » en 2007), la dernière, de la doctrine sociale de l’Eglise( « Caritas in veritate » en 2009) que trop de gens, chrétiens ou non ont oubliée aujourd’hui. C’est pourquoi, j’avais les larmes aux yeux en l’entendant prononcer ses paroles de renoncement en 2013. Il avait tout dit… Il pouvait nous aider à faire…
J’avais 21 ans quand son nom fut prononcé pour la première fois devant moi. C’était en 1965, place du Tertre à Montmartre par le professeur Oscar Cullmann, un des plus célèbres exégètes luthériens du Nouveau Testament, dont je suivais les cours à l’Ecole Pratique des Hautes Études de la Sorbonne. Il avait été observateur au Concile Vatican Il, invité personnel des Papes Jean XXIII et Paul VI, il me faisait un peu le bilan de ce Concile et surtout évoquait des rencontres qui avaient été importantes pour lui, celle des deux Papes bien sûr, mais aussi celle de quelques membres de cette assemblée. Parmi eux, un jeune professeur de théologie, prêtre et professeur, présent comme expert auprès de l’Archevêque de Munich, Joseph Ratzinger ! En quoi ce théologien l’avait-il frappé ? Défenseur de la Tradition catholique, il souhaitait des avancées dans le domaine œcuménique par le règlement des problèmes théologiques en prenant véritablement en compte leurs difficultés. Ces deux théologiens avaient pu communiquer facilement, l’allemand étant leur langue maternelle et, de ce fait aussi, Joseph Ratzinger connaissait parfaitement l’œuvre de Luther ainsi que l’histoire de la Réforme en Allemagne. Tous deux hommes de grande culture, ils savaient qu’on ne pouvait pas faire table rase d’un passé qui avait porté des fruits positifs. Ennemis du relativisme et du syncrétisme, ils initièrent avec d’autres un dialogue œcuménique sérieux. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, dès 1965, les théologiens catholiques et luthériens posèrent comme première condition à un réexamen du contentieux du XVIe siècle sur la justification par la foi, à la base du schisme protestant, la possibilité d’avoir une compréhension commune de l’épître de Saint Paul aux Romains. La chose ayant été rendue possible par des traductions en différentes langues vulgaires , on s’attaqua alors à exprimer doctrinalement la question, à peu près au moment où Joseph Ratzinger arrivait à Rome à la tête de la Congrégation pour la doctrine et la foi. Je commençais à voir se réaliser la prédiction que m’avait faite le professeur Cullmann en 1965, à propos du théologien Ratzinger: « il ira loin ». Et, de fait, il se montra le collaborateur le plus proche et le plus indispensable de Jean Paul II. À l’époque, ses livres commençaient à être traduits en français et leur lecture m’apprit le catholicisme que m’avait fait voir déjà Mgr Daniel Pézeril et le RP Michel Riquet SJ, qui m’honorèrent tous deux de leur amitié jusqu’à leur mort qui m’affecta beaucoup. Ils m’avaient appris à approfondir l’enseignement du professeur Richard Stauffer avec qui j’avais préparé ma thèse de maîtrise en théologie protestante en histoire de l’Eglise moderne, un grand spécialiste de Calvin et un bon connaisseur de la Réforme du XVIe siècle. Lui et Oscar Cullmann m’ont associé très tôt à leur combat pour un œcuménisme vrai, tel que le voulait le Cardinal Ratzinger. Et dès 1982, j’ai su qu’un document se préparait en vue d’un accord luthéro-catholique sur la justification par la foi. J’ai pu faire partie de la commission nationale de théologie qui, du côté luthérien, traitait de cette affaire et ai pu prendre connaissance très rapidement du travail qu’accomplissait Joseph Ratzinger de son côté avec sa congrégation. Il ne fut pas un partenaire facile ! Mais très rapidement, je me suis dit, tant mieux, parce qu’il nous a forcés, nous luthériens, à aller au fond des choses, comme par exemple à nous référer au dernier des livres confessionnels luthériens, la formule de Concorde de 1580, qui revenait sur certaines aspérités des propos de Luther pour tenir compte du Concile de Trente et nous distinguer des réformés. Nous devions signer en 1997. Cela ne put se faire que le 31 octobre 1999 à Augsbourg. Ce qui n’avait pas empêché le Pape Jean Paul II de me dire aux JMJ de 1997, le soir de la grande cérémonie des baptêmes à Longchamp, que nous arrivions au but. Et le soir du 31 octobre 1999, alors que j’étais Inspecteur Ecclesiastique de l’Eglise évangélique luthérienne de France à Paris, j’ai eu la joie de célébrer des Vêpres communes avec Son Éminence le Cardinal Jean-Marie Lustiger à Notre Dame de Paris, et tous les pasteurs luthériens de la région île de France, et un peu au delà. Je puis affirmer qu’en ce qui concerne les luthériens, la prière pour Joseph Ratzinger fut très intense dans les cœurs. En 2000 parut le texte « Dominus Jésus » de la Congrégation que présidait le Cardinal. « Douche froide » pour beaucoup de protestants, y compris des luthériens. Mais je le dis clairement, pas pour moi, ni pour beaucoup de membres de la commission de théologie. Il nous apparaissait normal, qu’après ce geste historique de réconciliation sur des points de doctrine importants, le Cardinal éprouvât le besoin, avec l’appui du Pape, d’expliquer que tout n’était pas encore réglé pour autant. Il devait être clair du point de vue catholique que l’unité n’était pas possible sans réponse claire à l’encyclique de Jean Paul II « Ut unum sint »(sur le ministère du Pape) et que l’Eglise ne pouvait exister que dans une succession apostolique certaine. Comme évêque luthérien français, j’ai soutenu cette position et me suis senti minoritaire. D’où ma décision de 2001.
C’est avec une grande joie que, devenu prêtre catholique, j’appris en 2005 l’élection de Benoît XVI. Je pense toujours que je n’étais pas, une fois de plus, dans la majorité ! Mais cela ne m’ennuyait que pour le nouveau Pape. Car je me doutais bien qu’il aurait de dures oppositions en France et en Allemagne, son pays d’origine, où l’Eglise catholique commençait, ou continuait….de graves dérives ! A Blois, où je me trouvais, j’ai eu l’idée, avec l’aide et l’appui de mon évêque de créer l’association « Écouter avec l’Eglise » pour soutenir et expliquer au niveau national ce que ferait le nouveau Pape. Je confirme, avec le peu que je sais, qu’il n’avait pas du tout l’intention d’accepter cette charge. Il pensait, comme moi et quelques autres, catholiques et protestants, qu’il était trop connu pour ses positions conservatrices, qui n’étaient en fait que celles de Vatican II, correctement interprétées, pour être élu. Mais par ailleurs, l’œuvre de Jean Paul II n’était pas achevée. Il était le seul à pouvoir le faire. Il avait participé au Concile. Il s’est donc véritablement sacrifié pour accepter cette charge . C’était nécessaire pour le bien de l’Eglise aux yeux d’une majorité de cardinaux qui l’ont élu dès le troisième tour de scrutins, alors qu’il étaient loins d’être tous d’accord avec lui. Les méchancetés en tout genre ne lui furent pas ménagées, notamment du côté d’une certaine presse religieuse qui s’est ingéniée à saboter tout son pontificat.
Il a eu la grâce de passer outre, et dès le début de son pontificat de faire un geste dont beaucoup n’ont pas mesurer la portée : inviter Hans Küng au Vatican, un adversaire théologique de toujours ! Sur le moment ce dernier sembla touché, mais quelques jours plus tard nous eûmes droit à un réquisitoire en règle sur deux pleines pages dans Le Monde sur les « erreurs » du début du pontificat.
Et ce ne fut qu’un début, dans l’affaire Küng, il était surtout question de l’ouverture faite aux anglicans, un mauvais coup pour l’œcuménisme, selon le Père Küng , démenti un peu plus tard par l’accueil chaleureux de l’Archevêque de Canterbury que cette « clarification » arrangeait. Ceux qui interprétaient les 39 articles fondateurs de l’anglicanisme d’Elizabeth Ière (1571) rejoignirent le catholicisme comme Newman au XIXe siècle (1845).
Même hargne avec l’affaire de Ratisbonne. Benoît XVI avait évoqué à juste titre en citant un ancien empereur byzantin, la question de la violence dans l’Islam. Cris d’horreur dans la bien pensance catholique. Le Pape n’avait pas mis en cause tous les musulmans mais soulevé tout simplement un problème que les responsables religieux de l’Islam connaissent bien. Ceux-ci le reçurent d’ailleurs très bien en Turquie quelques jours plus tard, quelques autres boudèrent un peu…et après ? Cela n’a pas empêché le Cardinal Tauran de continuer sa mission, puis le Pape François de nouer de bonnes relations avec Al Azzar.
Enfin quand Benoît XVI déclara Pie XII Vénérable, on atteint des sommets d’abjection, en reprenant toutes les vieilles calomnies sur l’attitude de Pie XII pendant la guerre, allant même jusqu’à rappeler que Joseph Ratzinger était inscrit aux jeunesses hitlerienne. Il avait 13 ans à l’époque et c’était obligatoire. Il n’y a d’ailleurs rien fait, car les autorités savaient que c’était un futur prêtre et on se méfiait de lui.
Jamais Benoît XVI n’a fait acte d’autorité contre des gens qui l’avaient personnellement méchamment critiqué. Il continua son œuvre d’explication de l’authentique Concile Vatican Il, celui auquel il avait assisté, et non le « Concile médiatique » que la majorité des catholiques français connaissait. Et cela déplaisait, au point que certaines voix qui prétendent facilement au prophétisme commençaient à répandre l’idée qu’il fallait organiser un Concile Vatican IlI .
Les Français eurent fort heureusement l’occasion de découvrir le vrai Benoît XVI lors de sa visite à Paris en 2008 (voir mon titre). C’est le discours des Bernardins qui constitua le point d’orgue de ce voyage. Le Pape, comme à son habitude, s’exprima dans un français impeccable, car il aimait beaucoup notre pays , et nombre d’intellectuels l’appréciaient puisqu’ils en firent un académicien (Académie des sciences morales et politiques). Chacun d’entre nous devrait posséder ce discours et le relire. Je ne citerai que quelques phrases de la fin pour vous en donner le goût. Après avoir évoqué l’aventure de Saint Paul prêchant à Athènes à partir du concept de « dieu inconnu », Benoît XVI tout en constatant la différence de situation, rappelait tout de même quelques similitudes « Dieu est vraiment devenu le grand inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière de nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui le concerne, Quaerere Deum : chercher Dieu et se laisser trouver par Lui. Cela n’est pas moins nécessaire aujourd’hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme dont les conséquences ne pourraient être que graves.. ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. »
Une neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse de Toulon
Chers amis,
Des amis du diocèse de Toulon m’ont demandé d’associer le Salon beige à cette neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse – toujours sans nouvelles de Rome pour leurs ordinations (voir ici). Je le fais d’autant plus volontiers que je suis scandalisé de cette cruelle indifférence pour des jeunes gens que toute l’Eglise devrait au contraire encourager et soutenir dans leur engagement total à la suite du Christ – le scandale étant d’autant plus grand que l’on ne cesse de nous parler de synodalité et qu’en lieu et place de ladite synodalité, je ne vois que de l’arbitraire. De deux choses l’une: soit il y a un problème dans le séminaire de Toulon et il est nécessaire – à la fois au titre de la charité et au titre de la justice – de le désigner à l’évêque pour qu’il fasse son devoir et qu’il le règle ; soit il n’y a pas de problème et il est monstrueux de prendre des séminaristes en otages.
Puis-je me permettre de profiter de l’occasion pour dire ici publiquement que, selon moi, cette affaire dépasse désormais de loin le cas personnel de Mgr Rey? La question n’est plus de savoir s’il y a eu ou non des erreurs de discernement dans son séminaire – ce qui est bien possible, comme l’évêque lui-même l’a reconnu en demandant que ses interlocuteurs romains l’éclairent sur ces éventuelles erreurs. La question est d’abord de savoir à quoi sert un évêque et en quoi consiste l’obéissance catholique. Si un évêque peut être privé, sans aucun motif explicite, du droit et de la responsabilité d’ordonner prêtre un diacre de son diocèse pourtant canoniquement appelé aux ordres, il faut reconnaître que nous ne considérons plus les évêques comme successeurs des Apôtres – ils ne sont plus que des fonctionnaires aux ordres de fonctionnaires inconnus de la Curie. C’était bien la peine de tant parler de collégialité à Vatican II (où l’on constate une nouvelle fois que les progressistes se moquent éperdument des textes du concile!). Je suis d’ailleurs interloqué par le silence des autres évêques de France. Comment le cardinal Aveline, métropolitain de Toulon, ou Mgr de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, comment l’ensemble des évêques de France ne voient-ils pas que cela crée un précédent dangereux et même gravissime? L’évêque a la gigantesque responsabilité de toutes les âmes de son diocèse: il faut lui laisser les moyens d’exercer sa responsabilité ou le révoquer, mais on ne peut pas le brider sans motif.
Par ailleurs, si nous laissons l’arbitraire s’installer sans réaction, nous détruisons la notion même d’obéissance: nous n’obéissons aux autorités légitimes dans l’Eglise que parce qu’elles sont voulues par le Christ pour nous mener au salut et uniquement dans la mesure où leurs ordres concourent au bien commun de l’Eglise. Il serait difficile de prétendre qu’une prohibition non motivée d’ordinations sacerdotales concourt au bien commun de l’Eglise – alors que nous demandons chaque jour au Bon Dieu de nous donner beaucoup de saints prêtres.
Plus grave encore, il n’est pas nécessaire d’être très doué en prospective pour comprendre que, sans perspective d’ordination, le séminaire de Toulon fermera ses portes rapidement (c’est peut-être d’ailleurs le but non avoué de cette invraisemblable interdiction non assumée). Mais, là non plus, il ne s’agit pas seulement de Toulon, mais du diocèse qui était l’un des laboratoires de la nouvelle évangélisation en France et même en Europe: après Toulon, ce sont logiquement toutes les “forces vives” de l’Eglise de France qui seront à leur tour menacées. Je ne suis pas personnellement diocésain de Toulon, mais il me semble évident qu’il faut absolument tout faire pour que ce séminaire et ce diocèse puissent se développer. Car, après les fraternités “tradi”, après le diocèse de Toulon, il est clair que la communauté St Martin ou la communauté de l’Emmanuel – qui ont le “tort” d’être attachées au Saint-Sacrifice de la messe, à la Vierge Marie, à l’adoration eucharistique, en un mot à la doctrine catholique et aux sacrements – seront à leur tour dans le collimateur.
Pardon pour cette trop longue introduction, mais je ne saurais trop insister pour que tous, nous récitions un chapelet quotidien (ou, au moins, une dizaine pour ceux qui ne pourraient pas réciter le chapelet complet) à cette intention. Dans l’atmosphère d’effondrement où nous vivons, seules les armes spirituelles peuvent nous sauver – et la Vierge Marie ne demande pas mieux que de répondre à nos supplications!
Mais voici le texte d’invitation à rejoindre cette neuvaine qui m’a été envoyé. A nos chapelets!

Les congrégations romaines ont demandé au diocèse de suspendre les ordinations. Cette demande est intervenue quelques semaines avant la date de la cérémonie en juin 2022.
Depuis lors, plusieurs démarches ont été entreprises par l’évêque et le recteur du séminaire pour justifier l’idonéité des candidats et l’authenticité de leur démarche. Depuis neuf mois, celles-ci sont restées sans réponse.
A l’heure où l’on parle de dialogue et de synodalité, ce silence apparaît comme une violence et les séminaristes sont pris en otages.
Face à cette situation intenable et incompréhensible, nous en appelons à la prière par l’intercession de Marie, Notre-Dame de Grâce de Cotignac.
Par l’intercession de son cœur douloureux et immaculé, nous vous invitons à participer à une neuvaine de chapelets pour le déblocage de cette situation. De nombreuses abbayes se sont associées à cette démarche.
Cette neuvaine commencera dimanche 15 janvier et s’achèvera mardi 24 janvier. Le dernier jour de la neuvaine, Mgr Rey célébrera une messe à Cotignac aux intentions du séminaire et de tous ceux qui se seront associés à cette prière.
Guillaume de Thieulloy
Mesures pro-vie dans la région de Castille-et-León en Espagne
Jeudi, le gouvernement de la région de Castille-et-León en Espagne a annoncé une série de mesures pro-vie : défense des médecins invoquant leur objection de conscience pour refuser de pratiquer un avortement, écoute des battements du cœur du fœtus…
La région est dirigée par une coalition entre le Parti Populaire (PP) et le parti Vox. Le vice-président Vox de la région, Juan García-Gallardo estime qu‘« il s’agit de mesures pro-vie » qui, si elles « permettent d’empêcher ne serait-ce qu’un avortement », auront « valu la peine », assurant que ces mesures ont été convenues avec le PP.
Ces mesures ont créé une inévitable polémique autour de l’avortement, qui prend un relief particulier à moins d’un an des élections législatives. Des sondages placent le PP, plutôt frileux sur ce sujet, en bonne position pour remporter ce scrutin, prévu pour fin 2023. Et le PP sera sans doute contraint de s’allier avec Vox afin d’obtenir une majorité parlementaire leur permettant de gouverner.
3e guerre mondiale : L’axe fondamental de l’Otan maintenant, c’est Washington-Londres-Varsovie-Kiev
Emmanuel Todd, auteur de La Chute finale, qui prédisait dès 1976 l’effondrement de l’Union soviétique, vient de publier au Japon La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé. Il est interrogé dans Le Figaro. Extraits :
Pourquoi publier un livre sur la guerre en Ukraine au Japon et pas en France ?
Ici, j’ai la réputation absurde d’être un « rebelle destroy » , alors qu’au Japon je suis un anthropologue, un historien et un géopoliticien respecté, qui s’exprime dans tous les grands journaux et revues, et dont tous les livres sont publiés. Je peux m’exprimer là-bas dans une ambiance sereine, ce que j’ai d’abord fait dans des revues, puis en publiant ce livre, qui est un recueil d’entretiens. Cet ouvrage s’appelle La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé, avec 100 000 exemplaires vendus aujourd’hui.
Pourquoi ce titre ?
Parce que c’est la réalité, la Troisième Guerre mondiale a commencé. Il est vrai qu’elle a commencé « petitement » et avec deux surprises. On est parti dans cette guerre avec l’idée que l’armée de la Russie était très puissante et que son économie était très faible. On pensait que l’Ukraine allait se faire écraser militairement et que la Russie se ferait écraser économiquement par l’Occident. Or il s’est passé l’inverse. L’Ukraine n’a pas été écrasée militairement même si elle a perdu à cette date 16 % de son territoire ; la Russie n’a pas été écrasée économiquement. Au moment où je vous parle, le rouble a pris 8 % par rapport au dollar et 18 % par rapport à l’euro depuis la veille de l’entrée en guerre.
Il y a donc eu une sorte de quiproquo. Mais il est évident que le conflit, en passant d’une guerre territoriale limitée à un affrontement économique global, entre l’ensemble de l’Occident d’une part et la Russie adossée à la Chine d’autre part, est devenu une guerre mondiale.
N’exagérez-vous pas ? L’Occident n’est pas directement engagé militairement…
Nous fournissons des armes quand même. Mais il reste vrai que nous, Européens, sommes surtout engagés économiquement. Nous sentons d’ailleurs venir notre véritable entrée en guerre par l’inflation et les pénuries.
Poutine a fait une grosse erreur au début, qui présente un immense intérêt socio-historique. Ceux qui travaillaient sur l’Ukraine à la veille de la guerre considéraient ce pays, non comme une démocratie naissante, mais comme une société en décomposition et un « failed state » en devenir. On se demandait si l’Ukraine avait perdu 10 millions ou 15 millions d’habitants depuis son indépendance. On ne peut trancher parce que l’Ukraine ne fait plus de recensement depuis 2001, signe classique d’une société qui a peur de la réalité. Je pense que le calcul du Kremlin a été que cette société en décomposition s’effondrerait au premier choc, voire même dirait « bienvenue maman » à la sainte Russie. Mais ce que l’on a découvert, à l’opposé, c’est qu’une société en décomposition, si elle est alimentée par des ressources financières et militaires extérieures, peut trouver dans la guerre un type nouveau d’équilibre, et même un horizon, une espérance. Les Russes ne pouvaient pas le prévoir. Personne ne le pouvait.
Longtemps, vous n’avez pas cru à l’invasion de l’Ukraine par la Russie…
J’avoue avoir été cueilli à froid par le début de la guerre, je n’y croyais pas. Concernant les ressorts profonds qui ont conduit au conflit, je partage l’analyse du géopoliticien « réaliste » américain John Mearsheimer. Ce dernier faisait le constat suivant : l’Ukraine, dont l’armée avait été prise en main par des militaires de l’Otan (américains, britanniques et polonais) depuis au moins 2014, était donc de facto membre de l’Otan, et les Russes avaient annoncé qu’ils ne toléreraient jamais une Ukraine membre de l’Otan. Ces Russes font donc (ainsi que Poutine nous l’a dit la veille de l’attaque) une guerre de leur point de vue défensive et préventive. Mearsheimer ajoutait que nous n’aurions aucune raison de nous réjouir d’éventuelles difficultés des Russes parce que, comme il s’agit pour eux d’une question existentielle, plus ça serait dur, plus ils frapperaient fort. L’analyse semble se vérifier. J’ajouterais un complément et une critique à l’analyse de Mearsheimer.
Lesquels ?
Pour le complément : lorsqu’il dit que l’Ukraine était de facto membre de l’Otan, il ne va pas assez loin. L’Allemagne et la France étaient, elles, devenus des partenaires mineurs dans l’Otan et n’étaient pas au courant de qui se tramait en Ukraine sur le plan militaire. On a critiqué la naïveté française et allemande. Certes, mais parce qu’ils ne savaient pas qu’Américains, Britanniques et Polonais pouvaient permettre à l’Ukraine d’être en mesure de mener une guerre élargie. L’axe fondamental de l’Otan maintenant, c’est Washington-Londres-Varsovie-Kiev.
Maintenant la critique : Mearsheimer, en bon Américain, surestime son pays. Il considère que, si pour les Russes la guerre d’Ukraine est existentielle, pour les Américains elle n’est au fond qu’un « jeu » de puissance parmi d’autres. Après le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan, une débâcle de plus ou de moins… quelle importance… ? L’axiome de base de la géopolitique américaine, c’est : « On peut faire tout ce qu’on veut parce qu’on est à l’abri, au loin, entre deux océans, il ne nous arrivera jamais rien. » Rien ne serait existentiel pour l’Amérique. Insuffisance d’analyse qui conduit aujourd’hui Biden à une fuite en avant. L’Amérique est fragile. La résistance de l’économie russe pousse le système impérial américain vers le précipice. Personne n’avait prévu que l’économie russe tiendrait face à la « puissance économique » de l’Otan. Je crois que les Russes eux-mêmes ne l’avaient pas anticipé.
Si l’économie russe résistait indéfiniment aux sanctions et parvenait à épuiser l’économie européenne, tandis qu’elle-même subsisterait, adossée à la Chine, les contrôles monétaire et financier américains du monde s’effondreraient, et avec eux la possibilité pour les États-Unis de financer pour rien leur énorme déficit commercial. Cette guerre est donc devenue existentielle pour les États-Unis. Pas plus que la Russie, ils ne peuvent se retirer du conflit. C’est pour ça que nous sommes désormais dans une guerre sans fin, dans un affrontement dont l’issue doit être l’effondrement de l’un ou de l’autre. Chinois, Indiens et Saoudiens, entre autres, jubilent. […]
Selon vous, cette guerre est non seulement militaire et économique, mais aussi idéologique et culturelle…
Je parle ici surtout en tant qu’anthropologue. Il y a eu en Russie des structures familiales plus denses, communautaires, dont certaines valeurs ont survécu. Il y a un sentiment patriotique russe qui est quelque chose dont on n’a pas idée ici, nourri par le subconscient d’une nation-famille. La Russie avait une organisation familiale patrilinéaire, c’est-à-dire dans laquelle les hommes sont centraux et elle ne peut adhérer à toutes les innovations occidentales néoféministes, LGBT, transgenres… Quand nous voyons la Douma russe voter une législation encore plus répressive sur « la propagande LGBT » , nous nous sentons supérieurs. Je peux ressentir ça en tant qu’Occidental ordinaire. Mais d’un point de vue géopolitique, si nous pensons en termes de soft power, c’est une erreur. Sur 75 % de la planète, l’organisation de parenté était patrilinéaire et l’on peut y sentir une forte compréhension des attitudes russes. Pour le non-Occident collectif, la Russie affirme un conservatisme moral rassurant.
Quand on fait de la géopolitique, on s’intéresse aux rapports de force énergétiques, militaires, etc. Mais il y a aussi le rapport de force idéologique et culturel, ce que les Américains appellent le « soft power » . L’URSS avait une certaine forme de soft power, le communisme, qui influençait une partie de l’Italie, les Chinois, les Vietnamiens, les Serbes, les ouvriers français… Mais le communisme faisait au fond horreur à l’ensemble du monde musulman par son athéisme et n’inspirait rien de particulier à l’Inde. Or, aujourd’hui, la Russie telle qu’elle s’est repositionnée comme archétype de la grande puissance, non seulement « anticolonialiste » , mais aussi patrilinéaire et conservatrice des moeurs traditionnelles, peut séduire beaucoup plus loin. Les Américains se sentent aujourd’hui trahis par l’Arabie saoudite qui refuse d’augmenter sa production de pétrole, malgré la crise énergétique due à la guerre, et prend de fait le parti des Russes : pour une part, bien sûr, par intérêt pétrolier. Mais il est évident que la Russie de Poutine, devenu moralement conservatrice, est devenue sympathique aux Saoudiens dont je suis sûr qu’ils ont un peu de mal avec les débats américains sur l’accès des femmes transgenres (définies comme mâles à la conception) aux toilettes pour dames.
Les journaux occidentaux sont tragiquement amusants, ils ne cessent de dire : « La Russie est isolée, la Russie est isolée. » Mais quand on regarde les votes des Nations unies, on constate que 75 % du monde ne suit pas l’Occident, qui paraît alors tout petit. On voit alors que ce conflit, décrit par nos médias comme un conflit de valeurs politiques, est à un niveau plus profond un conflit de valeurs anthropologiques. C’est cette inconscience et cette profondeur qui rendent la confrontation dangereuse.
La charge du cardinal Pell contre le travail préparatoire du synode
Extrait d’un article du cardinal George Pell, récemment décédé, paru sur The Spectator à propos du texte préparatoire au synode :
Le Synode catholique des évêques est actuellement occupé à construire ce qu’il considère comme le “rêve de Dieu” de la synodalité. Malheureusement, ce rêve divin s’est transformé en un cauchemar toxique malgré les bonnes intentions professées par les évêques.
Ils ont produit une brochure de 45 pages qui présente leur compte-rendu des discussions de la première étape “d’écoute et de discernement”, tenues dans de nombreuses régions du monde, et c’est l’un des documents les plus incohérents jamais envoyés par Rome.
Alors que nous rendons grâce à Dieu pour l’augmentation du nombre de catholiques dans le monde, notamment en Afrique et en Asie, le tableau est radicalement différent en Amérique latine, avec des pertes pour les protestants et les laïcs.
Sans aucun sens de l’ironie, le document s’intitule “Elargissez l’espace de votre tente”, et son but est d’accueillir, non pas les nouveaux baptisés – ceux qui ont répondu à l’appel à se repentir et à croire – mais toute personne suffisamment intéressée pour écouter. Les participants sont invités à être accueillants et radicalement inclusifs : “Personne n’est exclu”.
Que faut-il penser de ce pot-pourri, de ce déferlement de bonne volonté du Nouvel Âge ?
Le document n’exhorte même pas les participants catholiques à faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28:16-20), et encore moins à prêcher le Sauveur à temps et à contretemps (2 Timothée 4:2).
La première tâche de chacun, et en particulier des enseignants, est d’écouter dans l’Esprit. Selon cette récente mise à jour de la bonne nouvelle, la “synodalité” en tant que manière d’être de l’Église ne doit pas être définie, mais simplement vécue. Elle s’articule autour de cinq tensions créatives, partant de l’inclusion radicale pour aller vers la mission dans un style participatif, en pratiquant la “coresponsabilité avec les autres croyants et les personnes de bonne volonté”. Les difficultés sont reconnues, comme la guerre, le génocide et le fossé entre le clergé et les laïcs, mais toutes peuvent être soutenues, disent les évêques, par une spiritualité vivante.
L’image de l’Église comme une tente en expansion avec le Seigneur en son centre vient d’Isaïe, et son but est de souligner que cette tente en expansion est un lieu où les gens sont entendus et non jugés, non exclus.
Nous lisons donc que le peuple de Dieu a besoin de nouvelles stratégies ; non pas de querelles et d’affrontements mais de dialogue, où la distinction entre croyants et incroyants est rejetée. Le peuple de Dieu doit réellement écouter, insiste-t-il, le cri des pauvres et de la terre.
En raison des divergences d’opinion sur l’avortement, la contraception, l’ordination des femmes au sacerdoce et l’activité homosexuelle, certains estiment qu’aucune position définitive ne peut être établie ou proposée sur ces questions. Il en va de même pour la polygamie, le divorce et le remariage.
Cependant, le document est clair sur le problème particulier de la position inférieure des femmes et sur les dangers du cléricalisme, bien que la contribution positive de nombreux prêtres soit reconnue.
Que faut-il penser de ce pot-pourri, de ce déversement de bonne volonté du Nouvel Âge ? Ce n’est pas un résumé de la foi catholique ou de l’enseignement du Nouveau Testament. Il est incomplet, hostile de manière significative à la tradition apostolique et ne reconnaît nulle part le Nouveau Testament comme la Parole de Dieu, normative pour tout enseignement sur la foi et la morale. L’Ancien Testament est ignoré, le patriarcat rejeté et la loi mosaïque, y compris les dix commandements, n’est pas reconnue.
Deux remarques peuvent être faites en premier lieu. Les deux synodes finaux qui se tiendront à Rome en 2023 et 24 devront clarifier leur enseignement sur les questions morales, étant donné que le relateur (rédacteur en chef et directeur), le cardinal Jean-Claude Hollerich, a publiquement rejeté les enseignements fondamentaux de l’Église sur la sexualité, au motif qu’ils contredisent la science moderne. En temps normal, cela aurait signifié que son maintien en tant que Relateur était inapproprié, voire impossible.
Les synodes doivent choisir s’ils sont les serviteurs et les défenseurs de la tradition apostolique sur la foi et la morale, ou si leur discernement les oblige à affirmer leur souveraineté sur l’enseignement catholique. Ils doivent décider si les enseignements fondamentaux sur des choses comme le sacerdoce et la moralité peuvent être parqués dans des limbes pluralistes où certains choisissent de redéfinir les péchés à la baisse et où la plupart acceptent de différer respectueusement. […]
Que va devenir Mgr Gänswein ?
Mgr Georg Gänswein, 66 ans, ancien secrétaire personnel du pape émérite, doit quitter d’ici le 1er février le monastère Mater Ecclesiae, où il vivait avec Benoît XVI. Selon les médias allemands, Mgr Gänswein a reçu cette instruction directement du pape François.
Le pape François a rencontré Mgr Gänswein le lundi 8 janvier.
Selon le témoignage du secrétaire personnel de Benoît XVI, après la controverse sur le livre du cardinal Sarah à propos du célibat des prêtres, il a rencontré le pape François et ce dernier lui a dit : «A partir de maintenant, reste à la maison, accompagne Benoît, qui a besoin de toi». De retour au monastère, il se souvient que, lorsqu’il en a parlé au pape émérite, ce dernier lui a dit, avec ironie : «Il semble que le pape François ne me fasse plus confiance et veuille que tu sois mon tuteur».
Mgr Gänswein raconte également qu’il a reçu des instructions précises de Benoît XVI pour détruire tous ses documents privés de toutes sortes «sans exception».
Profanation à Quiberon : deux personnes interpellées
Lu dans Ouest-France suite à la profanation d’une chapelle :

Péguy reprochait à certains catholiques de vouloir pactiser avec le monde moderne
Dans un dossier sur Charles Péguy, France catholique a interrogé le père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, qui a consacré sa thèse à l’écrivain. Extrait :

30 ans de l’encyclique Veritatis Splendor
De Gabrielle Vialla, président du Centre Billings France :
En ce début d’année, j’ai eu la joie profonde de me rendre avec mon époux à l’enterrement du bien aimé pape Benoît XVI. Nous y avons remercié Dieu pour toute la personne de Joseph Ratzinger, son enseignement comme son exemple.
Nous avons demandé pour nous-mêmes et pour vous tous, engagés dans l’apostolat de la famille et de la vie, des grâces de fidélité. Que nous ne nous laissions pas effrayer face à la désertification, à l’ampleur de nos tâches, de nos épreuves et de nos pauvretés.
De fait j’avais décidé d’accompagner ces traditionnels vœux de santé humaine et spirituelle par une évocation de Veritatis Splendor, encyclique dont nous fêtons l’anniversaire cette année, 1993-2023 !
Comme les spécialistes disent qu’on lit beaucoup Joseph Ratzinger dans cette admirable encyclique, il s’agit bien de ma part d’un hommage caché.
Mesurons nous le cadeau de l’enseignement de ces deux papes de l’éducation de la conscience que sont Jean-Paul II et Benoît XVI?
Le pape François, à son tour, nous demande très souvent d’exercer notre discernement. Cela est bien nécessaire pour l’attention à chaque personne et à chaque situation particulière. Il convient pour y arriver de garder le précieux héritage de ses deux prédécesseurs.
Voici ce que Jean-Paul II disait en 1993 lors d’une catéchèse pour présenter Veritatis Splendor:
« De tous les êtres du monde visible, seul l’homme ne se limite pas à exister, mais sait aussi qu’il existe, grâce à l’intelligence avec laquelle il “participe à la lumière de la pensée de Dieu”. Et c’est ainsi que saint Augustin a pu écrire : “Retourne à toi-même ; c’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité”.
Parmi les richesses de cette intériorité de l’être humain, un élément essentiel est la conscience morale. En elle se manifeste “une loi qui le pousse à aimer, à faire le bien et à éviter le mal” (Gaudium et Spes). Cette prise de conscience se situe au plus profond de la personne, là où s’enracinent non seulement la responsabilité morale, mais l’expérience religieuse elle-même. A ce propos, le Concile nous a rappelé : “La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre”.
Dans la récente encyclique Veritatis Splendor, lorsque j’ai réaffirmé la désirabilité et l’universalité de la loi morale, je n’ai pas manqué de souligner la valeur centrale de la conscience.
En réalité, la loi morale et la conscience ne sont pas des alternatives.
Comme toutes les choses humaines, même la conscience peut enregistrer des échecs, rencontrer des illusions et des erreurs. C’est une voix délicate, qui peut être submergée par une vie bruyante et distraite, ou presque étouffée par une longue et grave habitude du vice.
La conscience a besoin d’être cultivée et éduquée et la voie privilégiée de sa formation, du moins pour ceux qui ont la grâce de la foi, est la confrontation avec la Révélation biblique de la loi morale, interprétée avec autorité, avec l’aide de l’Esprit Saint, par le Magistère de l’Église.
Chers amis, si nous voulons un modèle de conscience mûre, tournons-nous vers Marie. […] Que Marie nous obtienne donc, par son intercession maternelle, une conscience vigilante et docile au souffle de l’Esprit divin. »
Je conclus en vous partageant simplement ma gratitude intérieure de voir paraître mon ouvrage sur la conscience ce 18 janvier 2023. Je n’avais pas prévu ni cherché à commenter Veritatis Splendor en particulier. C’est a posteriori en découvrant cette catéchèse de Jean-Paul II que je peux rendre grâce. Il se trouve que providentiellement, elle illustre vraiment le sujet.
En attendant, je l’espère, que les théologiens, les philosophes, et les pasteurs nous offrent à leur tour de plus savants et profonds commentaires… surtout que Veritatis Splendor ne soit pas oubliée cette année !
Gabrielle Vialla
Rouen : Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce une scène théâtrale engagée pour le wokisme « Fille ou garçon ? »
Le collectif « Fille ET Garçon !» organise une manifestation le 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique (114 Avenue du 14 Juillet à Sotteville-lès-Rouen) avant le spectacle « Fille ou Garçon – Marion Rouxin ».
Ce spectacle a un objectif assumé : « poser la question des différences entre les sexes et de l’influence du monde adulte sur les enfants dans leur construction. » Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce ce positionnement idéologique, et souhaite alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants. Cette manifestation a aussi pour but de dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie.
La Métropole de Rouen ne s’en cache plus, elle souhaite diffuser la culture woke à tous ces administrés. Et parmi les grands dadas du wokisme, le féminisme et la théorie du genre. Leur cible non plus n’est plus dissimulée : il faut déconstruire dès le plus jeune âge. Les bibliothèques municipales de la Ville de Rouen regorgent de livres sur la parentalité (pardon, LES parentalités), les projets de renaturation des cours de récréation ne sont en fait qu’une couverture pour “déconstruire les stéréotypes que les enfants ont déjà intégrés malgré leur jeune âge”, les différentes manifestations culturelles basiques comme des petits spectacles de bibliothèque ne sont plus anodins, ils diffusent fréquemment des messages idéologiques wokes.
Dernier projet en date : le spectacle de dimanche 15 janvier à 15h au Trianon à Sotteville-les-Rouen, théâtre subventionné par la Mairie, le Ministère de la culture, la Région Normandie ou encore le département. « Fille ou Garçon – Marion Rouxin », tel est le titre de ce spectacle où, au regard des vidéos diffusées sur Internet, il ne s’agit pas de nous réjouir de nos différences, de célébrer l’identité masculine comme alter égo de l’identité féminine. Au contraire, ce spectacle appelle chaque garçon à se demander si c’est une bonne chose qu’il ait un pénis… et chaque enfant à se demander si son corps correspond vraiment à son genre.
Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce cette idéologie woke, ce féminisme déplacé, cette théorie du genre déconstructive. Parce qu’elle est fausse, sur le plan scientifique et psychologique. Un homme est un homme, une femme est une femme, et cette inscription génétique est présente dans toutes les cellules de notre organisme, même après les traitements hormonaux. Chercher à déconstruire cela au nom de la lutte contre l’homophobie est une manipulation, un déni de la réalité, un endoctrinement que le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce. Nous ne nions pas le mal-être psychique de certaines personnes, nous ne nions pas non plus l’existence de certaines malformations génitales, mais nous refusons de laisser penser qu’il est normal et innocent de se poser des questions sur son genre.
Nous invitons ceux qui le souhaitent à rejoindre notre manifestation dimanche 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique 114 Avenue du 14 Juillet 76300 Sotteville-lès-Rouen. Pour alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants, et pour dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie. Cette manifestation est déclarée auprès des services de la préfecture.
Benoît XVI : quel héritage ? Les réponses du Club des Hommes en noir
Quels sont les grands actes du pontificat de Benoît XVI ? Que retiendra-t-on de son enseignement, de sa personnalité ? Les réponses dans ce Club des Hommes en noir exceptionnel avec autour de Philippe Maxence les abbés Barthe, Célier et Benoît et Laurent Dandrieu.
Euthanasie, un répit jusqu’en avril ?
D’Olivier Frèrejacques sur Liberté Politique :
Le président de la république a affirmé qu’il consulterait les autorités religieuses une fois que la convention citoyenne aura rendu son travail en avril. Ce gadget vaguement démocratique a pour but, comme pour le climat ou d’autres sujets « sensibles », de donner un « vernis » démocratique aux réformes de l’exécutif.
Quatre mois pour agir
S’il n’y a rien à attendre de la convention citoyenne et que la consultation des autorités religieuses pèsera peu, il s’agit de considérer le report au mois d’avril de ce texte comme une opportunité. Le samedi 22 janvier la Marche Pour La Vie pourrait marquer le départ d’un hiver militant en la matière.
Les conférences vont se multiplier et la mobilisation de tous peut être précieuse même si ce combat semble mal engagé. Gagner quelques mois pour ce genre de texte est toujours une victoire, aussi petite soit-elle. Si un dixième des personnes hostiles à l’euthanasie s’engage dans une structure militante contre ce projet ou fait part publiquement de son hostilité (collage d’affiches, manifestations, dans une moindre mesure mobilisation numérique), la tendance pourrait s’inverser !
Lire, se former, comprendre
L’euthanasie est une question grave qui implique des données aussi bien philosophiques que médicales et sociales. Pour mieux envisager le sujet, de nombreux ouvrages de diverses sensibilités existent. Des livres de qualité ont été publiés sur le sujet parmi lesquels Fin de vie en république de l’avocat Erwan le Morhedec ou encore L’impasse de l’euthanasie d’Henri de Soos de l’Alliance Vita.
Pour disposer d’une approche multi-dimensionnelle, n’hésitez pas à vous procurer le dernier numéro de Liberté Politique consacré à ce sujet !
Euthanasie : préférez-vous le modèle belge ou québécois ?
Michel Bureau, président de la Commission sur les soins de fin de vie (expression typiquement orwellienne) au Québec, se réjouit de son record :
« Le Québec est devenu la juridiction ayant la plus forte proportion de décès par euthanasie ou suicide assisté au monde ».
Soit 5,1%, contre 4,8% aux Pays-Bas, 2,3% en Belgique, et 3,3% dans l’ensemble du Canada.
Le profanateur de l’église Saint-Louis-Roi est un déséquilibré
L’homme soupçonné d’avoir profané l’église Saint-Louis-Roi, à Champagne-au-Mont-d’Or (Rhône) a été arrêté et placé en garde à vue.
L’individu a rapidement été identifié grâce à la vidéosurveillance de la commune puis interpellé par les gendarmes.
Une expertise psychiatrique a conclu à l’abolition de son discernement et sa garde à vue doit bientôt être levée afin qu’il soit hospitalisé.
Théorie du genre et wokisme dans la Métropole de Rouen à destination du jeune public
Les Associations Familiales Catholiques de Rouen dénoncent une scène théâtrale engagée pour le wokisme :
Les Associations Familiale Catholiques de Rouen (AFC) organisent une manifestation le 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique (114 Avenue du 14 Juillet à Sotteville-lès-Rouen) avant le spectacle « Fille ou Garçon – Marion Rouxin ». Ce spectacle a un objectif assumé par les artistes : « poser la question des différences entre les sexes et de l’influence du monde adulte sur les enfants dans leur construction. » Les AFC dénoncent ce positionnement idéologique, et souhaite alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants. Cette manifestation a aussi pour but de dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie.
La Métropole de Rouen ne s’en cache plus, elle souhaite diffuser la culture woke à tous ses administrés, notamment la théorie du genre. Sa cible non plus n’est plus dissimulée : il faut déconstruire dès le plus jeune âge. Les bibliothèques municipales de la Ville de Rouen regorgent de livres sur la déconstruction du genre, les projets de renaturation des cours de récréation ne sont en fait qu’une couverture pour « déconstruire les stéréotypes que les enfants ont déjà intégrés malgré leur jeune âge », les différentes manifestations culturelles basiques comme des petits spectacles de bibliothèque ne sont plus anodines, elles diffusent fréquemment des messages idéologiques wokes.
Dernier projet en date : le spectacle de dimanche 15 janvier à 15h au Trianon Transatlantique à Sotteville-lès-Rouen, théâtre subventionné par la Mairie, le ministère de la Culture, la Région Normandie ou encore le département. « Fille ou Garçon – Marion Rouxin », tel est le titre de ce spectacle où, au regard des vidéos diffusées sur Internet, il ne s’agit pas de nous réjouir de nos différences, de célébrer l’identité féminine comme alter égo de l’identité masculine. Au contraire, ce spectacle appelle chaque garçon à se demander si c’est une bonne chose qu’il ait un pénis… et chaque enfant à se demander si son corps correspond vraiment à son genre. Est-ce une question que l’on souhaite voir posée à son enfant de 5 ans ? Car, oui, ce « spectacle » est ouvert aux enfants de 5 ans ! Où est passé le bon sens ?
Nous appelons à protéger les enfants de la névrose de certains adultes. « En partant du principe que tout est construit, les tenants du genre nient les différences anthropologiques et biologiques qui permettent de comprendre ce qu’est un homme, ce qu’est une femme et leur vocation propre. Cette approche conduit à une impasse où il n’est plus possible de comprendre le lien entre les différences biologiques des hommes et des femmes et leur traduction dans des comportements et des normes sociales. Dans ce contexte, tout ce que les parents pourront transmettre à leurs enfants sur le sens du corps sexué, de la masculinité et de la féminité constituera des repères précieux pour les aider à se construire. »
Les AFC de Rouen considèrent que la confiance en soi est essentielle pour l’épanouissement des enfants et des adolescents. Nous appelons la Métropole de Rouen, la Région, le département et la mairie de Sotteville-lès-Rouen à y travailler par des moyens très concrets, en aidant les jeunes à prendre conscience de leurs talents, de leurs passions, et en gardant à l’esprit qu’il est nécessaire d’accepter les enfants tels qu’ils sont, sans projeter sur eux ce que l’on aimerait qu’ils soient. S’intéresser à leurs projets et leur montrer qu’on croit en leurs capacités à les réaliser est une bonne façon d’affermir la confiance en soi chez les enfants.
Nous invitons ceux qui le souhaitent à rejoindre notre manifestation dimanche 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique 114 Avenue du 14 Juillet 76300 Sotteville-lès-Rouen. Pour alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants, et pour dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie. Cette manifestation est déclarée auprès des services de la préfecture.


