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O Emmanuel

O Emmánuel, * Rex et légifer noster, exspectátio Géntium, et Salvátor eárum : veni ad salvándum nos, Dómine, Deus noster.

O Emmanuel, * notre Roi et notre Législateur, Attente des Nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

L’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient a été saccagée

L’église a été vandalisée ce jeudi 22 décembre entre 12h et 14h. Des statues ont été détruites, jetées au sol dans les allées. La crèche de Noël a également étéciblée. La décoration représentant la naissance du Christ a été brisée. Le curé précise :

“Ce sont les signes religieux qui ont été visés. Il n’y a pas eu de vol. Ce sont les statues et la crèche qui ont été ciblées”.

La police de Lorient a ouvert une enquête.

Incendie de l’abbaye Saint-Georges à Saint-Martin-des-Bois (Loir-et-Cher)

Le Domaine de l’abbaye Saint-Georges, propriété du diocèse de Blois qui en a confié la gestion à l’Association du Domaine de l’Abbaye Saint-Georges présidée par Jean-Baptiste Anginot, abrite depuis septembre 2021 un Centre spirituel diocésain. Le premier monastère a été édifié au VIe ou VIIe siècle. Des bénédictins s’y sont succédés jusqu’au XXIe siècle. Les plus anciens bâtiments historiques actuels datent du XIIIe siècle.

Un incendie s’est déclaré mercredi matin et a détruit les 2e et 1er étages du bâtiment principal. L’église a été préservée, ainsi que la salle capitulaire. Les sapeurs-pompiers ont tenté toute la journée de circonscrire le sinistre. Aucune victime n’est à déplorer.

Mgr Batut, évêque de Blois, est immédiatement venu soutenir le Père Charles Lenoir et Patrick et Anne Valo, responsables du domaine.

Belgique : le nombre de personnes euthanasiées encore en hausse

Selon le rapport de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie en Belgique en 2020 et 2021 :

  • 5154 personnes ont été euthanasiées dont 195 de moins de 50 ans
  • 741 personnes euthanasiées (14%) ne se trouvaient pas en situation de fin de vie
  • La commission recense l’euthanasie de 91 personnes atteintes de troubles mentaux et du comportement.
  • 82% des personnes euthanasiées exprimaient une souffrance psychique.

Le nombre de personnes tuées augmente presque chaque année :

Lire le rapport (pdf, 62 pages)

Changer de sexe comme de chemise

Une loi pour l’«autodétermination du genre» dès 16 ans sera votée en première lecture ce jeudi 22 décembre par les députés espagnols. Le projet de loi a bénéficié d’un vote favorable lors de son examen par la Commission pour l’égalité. Le texte «devrait être approuvé» cette semaine en session plénière du Congrès des députés, rapporte le quotidien espagnol El País.

Ce projet de loi prévoit que tout Espagnol âgé d’au moins 16 ans pourra, sur simple demande, modifier la mention de son sexe au registre de l’état civil. Il ne sera pas nécessaire de passer devant un tribunal, ni de fournir des justificatifs médicaux. Il n’y aura plus besoin de recevoir un traitement hormonal.

Cette démarche sera également possible dès 14 ans, avec l’autorisation d’un représentant légal. Pour les 12-14 ans, une autorisation judiciaire sera nécessaire.

Et avant ?

On ne compte plus les Français égorgés par “l’ultra-droite”…

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

[…] Fiers de si beaux succès économiques, le gouvernement français s’est attelé à la sécurité, suivant deux axes assez fructueux : accuser “l’ultra-droite” de menacer le pays (on ne compte plus les Français égorgés par “l’ultra-droite”, comme chacun sait), en montant en épingle le complot foireux d’un quarteron de septuagénaires armés d’Opinel, serrer la main des Marocains et des Algériens en expliquant à quel point sont efficaces leurs politiques migratoires communes. Traduction ? Darmanin en Algérie et Colonna au Maroc ont rouvert le robinet à visas (après ceux de la Tunisie fin août), ce qu’ils appellent une « relation consulaire normale ». Est-ce à dire que l’Algérie et le Maroc vont reprendre leurs ressortissants délictueux et criminels en France, ce qui était l’enjeu de leur mise à la diète de visas ? Pas du tout. La France a tenté le bras de fer, elle a perdu. Manu les agite comme un convulsionnaire dans les tribunes du Qatar mais il ne semble pas que ça émeuve le monde arabe et musulman. Vous me pardonnerez l’amalgame, mais tous ceux qui vantaient la possible victoire du Maroc m’ont précédé, sûrement influencés par l’ultra-droite. […]

Dégradations dans l’église Notre-Dame des Armées, à Calais

D’Amaury Bucco journaliste sur CNews :

Des dégradations ont été commises dans l’église Notre-Dame des Armées, à Calais, entre le 7 et le 10 décembre. La sacristie, dont la porte a été forcée, a été détériorée et plusieurs objets qui s’y trouvaient incendiés.

Un membre du clergé local indique que l’auteur pourrait être un homme déséquilibré qui a travaillé pour l’église précédemment. Il précise que l’église se trouve plutôt à l’écart «entre la gare et l’autoroute». Y sont donnés des cours de catéchisme et célébrées des funérailles.

Une bénévole de 85ans impliquée dans la vie de la paroisse de Calais, indique de son côté que l’église Notre-Dame des Armées, à l’image des églises des environs, est très peu fréquentée, faute de prêtres et de croyants. La messe n’y est plus célébrée qu’une seule fois par mois.

Le journal d’Anne-France

Ce roman de Romain Guérin publié en 2017 a été préfacé par Jean Raspail :

« Ce livre est le plus grand bonheur de lecture que j’ai eu depuis longtemps. Des larmes ont souvent coulé, notamment ces extraordinaires passages de la fin où le fils interroge sa mère : sublime. Je n’ai plus la force de vous en faire ici un commentaire dont les mots m’ont échappé, l’intelligence admirable du récit, sa profondeur, la beauté des sentiments, les questions majeurs qui se posent. Je lis mais avec mes lèvres, témoins silencieux devant (j’ose le mot) ce chef d’oeuvre. Dieu a dû vous injecter des doses d’inspiration. Il m’a fait le coup autrefois. J’ai prêté votre livre à un ami, qui l’a prêté à un autre, et le livre ne m’est pas encore revenu, mais mon téléphone sonne souvent ; l’admiration et la sidération sont générales. »

Au delà d’un témoignage sur le quotidien d’une vieille dame perdue dans la solitude et l’indigence, ce journal est le récit bouleversant de la vie tourmentée d’une femme – amante éphémère, nièce fidèle et mère trop peu de temps – qui a vécu les épreuves et les dérèglements de son époque. Au fil des pages, elle raconte l’histoire d’une nation, la nôtre, qui s’enfonce dans les abîmes plus vite qu’une génération, de telle sorte que la vie d’Anne-France et l’histoire de France semble ne faire qu’un.

Pour découvrir ce roman :

Les bois de la future charpente de Notre-Dame de Paris ont été bénis

Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a procédé jeudi 15 décembre à la bénédiction des grumes, ces troncs d’arbres qui serviront à la reconstruction de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le coup de goupillon fût donné au cœur même des ateliers Perrault frères, entreprise réputée de restauration du patrimoine installée au cœur des Mauges, à Saint-Laurent-de-la-Plaine (49) et qui aura pour mission de reconstruire la charpente du chœur de Notre-Dame.

Des poutres entièrement réalisées à la main, à la manière médiévale, par des équarrisseurs qui ont souhaité également faire bénir leurs outils de travail. 

“Je veux bénir ces bois, signes de la générosité de tous ceux qui ont donné ces chênes mais je veux surtout bénir ces compagnons qui se donnent d’une manière toute particulière dans ce travail. Ils ont bien conscience – et j’en ai été très ému lorsqu’ils sont venus me voir pour faire bénir leurs haches – qu’ils travaillent sur un édifice tout particulier. Un chantier unique. Ce n’est pas un élément du patrimoine mais un lieu chargé de sens, qui a une âme très profonde. C’est avec une grande émotion que nous passons une nouvelle étape”. “Notre–Dame de Paris a une dimension patrimoniale immense mais nous ne pouvons nier sa dimension cultuelle. Elle nous « oblige » et nous ramène à ce qu’il y a de plus simple dans la spiritualité : la bénédiction. Il me semblait donc important de célébrer ce moment.”

Philippe Jost, directeur général délégué de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame précise :

“Les travaux en atelier se dérouleront durant le premier semestre 2023. Préassemblés puis désassemblés à l’atelier Perrault, les fermes de charpente seront livrés au pied de la cathédrale pour les monter au cours du second semestre 2023”

“En parallèle, d’autres chantiers sont en cours. Le grand orgue sera remonté en début d’année prochaine. Nous sortons de cette période administrative et nous entrons véritablement dans la réalisation. On sent bien que les choses avancent et cela nous donne confiance dans le respect du délai fixé à 2024 pour la réouverture au public de la cathédrale”.

Reportage sur RCF :

Les règles de la morale sexuelle chrétienne sont enracinées dans une vision particulière de la personne humaine

Rod Dreher, rédacteur en chef de The American Conservative, a publié un long article intitulé Le sexe et la dernière génération chrétienne, dans lequel il souligne le profond changement qu’a apporté la religion chrétienne dans les moeurs dépravés de la Rome antique. L’article a été traduit ici.

le sexe exprimait une conception de l’ordre social qui impliquait une conception de la personne humaine. Dans le monde de l’Antiquité, les gens étaient fatalistes, attribuant leur comportement au destin écrit dans les étoiles. Ce n’est pas le cas des chrétiens, qui ont enseigné que chaque âme porte l’image de Dieu et est moralement responsable

Et c’est pourquoi les lettres de saint Paul condamnent sans ambiguïté la fornication :

Et Rod Dreher souligne que

L’enseignement des premiers chrétiens ne venait pas de la haine du corps, mais du fait de le considérer comme saint

Et l’auteur en vient à notre époque, marquée par l’idéologie libertaire :

[…]

Aussi choquant que nous trouvions la pédérastie romaine, nous sommes des imbéciles si nous ne reconnaissons pas qu’elle revient sous notre nez. Cela a commencé dans les écoles, avec des militants LGBT prétendant vouloir créer des “espaces sûrs” pour lutter contre le harcèlement. Aujourd’hui, nous voyons des écoles, ainsi que les médias d’information et de divertissement, promouvoir la sexualisation des enfants avec une propagande généralisée et ouverte autour de l’idéologie du genre.

L’auteur appelle à prendre conscience du combat qui se déroule sous nos yeux :

Comme les païens romains du premier siècle, toute leur vision du monde dépend de la façon dont ils voient le sexe, qui est une expression de la façon dont ils voient la personne humaine, et en fait de toute la réalité humaine. Ils se battront aussi comme un diable pour cela, et combattront sans pitié les chrétiens, les juifs, les musulmans et les laïcs qui, bien qu’ils n’aient aucune foi, rejettent néanmoins cette vision du monde néopaïenne. Ce que les chrétiens (et les autres) doivent comprendre, c’est que nous luttons contre les fanatiques d’une nouvelle religion. Ils nous enseignent, ainsi qu’à nos enfants, à adorer de nouveaux dieux étranges (ou plutôt, d’anciens dieux familiers sous une nouvelle forme). Et d’après ce que je peux dire, la grande majorité du clergé chrétien et des laïcs n’ont aucune idée réelle de ce qui se passe

La Vierge de Guadalupe nous prépare à Noël

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Patronne des Amériques et protectrice des enfants non encore nés, l’extraordinaire Vierge de Guadalupe, fêtée le 12 décembre, nous annonce la Vie qui jaillit à Noël…

Dieu choisit toujours ce qui est pauvre et petit

Le 9 décembre 1531, premier jour de l’octave de l’Immaculée Conception, Dieu choisit un pauvre paysan du Mexique. Ce matin-là, Juan Diego vient de quitter sa misérable maison et se rend à la messe lorsqu’un magnifique chant d’oiseaux le surprend et l’enchante. Il entend alors une voix pleine de douceur et d’affection qui l’appelle :
-« Mon petit Juan, mon petit Juan Diego !»
Se croyant transporté au Paradis, l’humble paysan gravit en courant la colline Tepeyac d’où provient la voix, et il se trouve soudain face à une jeune fille d’une merveilleuse beauté, debout au milieu d’une sorte de fleuve de lumière. Les vêtements de la jeune fille irradient des rayons de lumière qui transforment ce paysage aride de cactus et de rochers en pierres précieuses, émeraudes et turquoises. Juan Diego se prosterne, et la jeune fille lui dit :
– « Ecoute, mon petit enfant, le plus petit […] Sache et tiens pour certain, mon fils, le plus petit, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie… »

A Noël, Dieu fait le choix sidérant de la petitesse et de la pauvreté.

Dieu aurait pu faire naître son Fils dans un palais fantastique… mais Il a choisi l’endroit le plus misérable, une grotte servant d’étable, froide, sombre, sale… Autour de l’enfant Dieu, aucun puissant, mais ses parents humbles et pauvres, avec les plus méprisés, les bergers…
Car personne ne peut accueillir Dieu s’il n’est devenu petit et pauvre.
Dieu veut venir à nous par sa Mère
Sur la colline Tepeyac, la merveilleuse jeune fille rayonnante de lumière ajoute :
– « Je désire très ardemment qu’en cet endroit on me construise une petite « maison de Dieu » ». Là je Le montrerai, je L’exalterai, je Le donnerai aux hommes par la médiation de mon amour. »
Depuis le premier Noël, Marie est celle qui nous donne Jésus. Son rôle, sa mission, son pouvoir, c’est de nous Le donner…
Et si nous Le lui demandions ?

Marie fortifie nos cœurs par l’épreuve de la confiance persévérante

Le pauvre Juan Diego est envoyé par la lumineuse Vierge Marie vers son évêque afin de lui demander la construction d’une église sur le lieu de l’apparition. Mais les domestiques refusent d’introduire cet homme misérable auprès de l’évêque. Il lui faut la patience obstinée des humbles pour pénétrer chez le prélat qui écoute distraitement son récit et lui dit de revenir une autre fois. Juan Diego supplie alors la belle Reine du Ciel d’envoyer quelqu’un de plus respecté à sa place, mais elle le renvoie vers l’évêque et lui demande de persévérer dans la confiance.
Bravement, il retourne affronter les humiliations des domestiques et le scepticisme de l’évêque. En larmes, Juan Diego se jette à ses pieds pour le supplier de le croire.
Marie à Noël, modèle de confiance persévérante : Alors qu’elle va bientôt enfanter, elle accepte de quitter sa maison pour faire 100 km sur le dos d’un âne, dans le vent glacé de l’hiver. Puis, essuyant tous les refus de l’accueillir à Bethléem, elle accepte avec confiance la pauvre étable pour donner naissance à son Fils.
Alors courage ! Comme Marie, persévérons dans la confiance !

Marie ne peut agir sans nous

L’évêque de Mexico demande à Juan Diego un signe pour pouvoir le croire. Alors vite l’humble paysan court sur la colline Tepeyac et demande à son tour le signe à la merveilleuse jeune fille qui lui répond avec un sourire céleste :
-« C’est bien, mon fils ; tu iras demain porter à l’évêque le signe qu’il te demande afin qu’il te croie. Sache que je récompenserai ton souci, ta peine et ta fatigue. Maintenant, va, je t’attends demain ».
Le lendemain matin, avant l’aurore, Juan Diego arrive au pied de la colline, et voici que la belle Reine du Ciel lui apparaît :
-« Monte, mon fils, le plus petit, au sommet de la colline et, là où tu m’as vue, tu trouveras des fleurs variées. Coupe-les, fais-en un bouquet puis apporte-le ici, en ma présence ».
Juan Diego grimpe donc au sommet de la colline où l’on ne voit que des chardons et des épines et là, il se fige, muet d’admiration, devant un parterre des plus belles fleurs d’Espagne auxquelles la rosée fait une parure de perles fines. L’indien s’empresse d’en couper une gerbe qu’il descend à la Reine du Ciel qui les dispose au creux de la cape de Juan Diego.
Quand, après de nouvelles vexations des domestiques, Juan Diego parvient enfin devant l’évêque, il ouvre sa cape et les merveilleuses fleurs, dont des roses aux parfums suaves, tombent à ses pieds : nous sommes en plein hiver, il est tout simplement impossible que ces fleurs soient là !
Que sont donc ces précieuses fleurs que Marie nous demande de cueillir ?
Ce sont les fleurs inestimables de nos prières! Un rosaire n’est-il pas une guirlande de roses ? Et ne doit-on pas monter sur la montagne de Dieu, comme Juan Diego, pour prier ?
Pour préparer Noël, offrons toutes nos prières à Celle qui leur fera porter du fruit !

Un miracle unique au monde

Quand Juan Diego ouvre son manteau blanc pour montrer les ravissantes fleurs, une image extraordinaire apparaît : l’image de la vénérable, de la parfaite et toujours Vierge, Sainte Marie Mère de Dieu, peinte sur le manteau, telle qu’on peut la voir à présent et depuis 5 siècles !
Muet d’admiration, l’évêque en larmes s’agenouille, suppliant la Vierge Marie de lui pardonner son incrédulité, puis, se relevant, il détache l’image de la Reine du Ciel du cou de Juan Diego pour la placer dans son oratoire.
Il fait bien vite construire une chapelle à l’endroit des apparitions. Et des foules innombrables viennent depuis lors vénérer l’image céleste de la Mère de Miséricorde qui n’a cessé de secourir les misères humaines par de nombreux miracles et guérisons qui se poursuivent jusqu’à nos jours.
Chose unique, la toujours Vierge Notre Dame de Guadalupe, a laissé son portrait. Et toutes les études scientifiques modernes de plus en plus poussées, confirment le mystère de l’origine céleste de ce portrait !
Ainsi, on ne retrouve aucune trace de pigments à l’étude de ses couleurs, ce que la science ne peut expliquer ; la cape en textile, si rustique qu’habituellement elle se désagrège en quelques années, ne donne aucun signe d’usure après cinq siècles sans la moindre protection ; l’examen ophtalmologique des yeux du portrait montre qu’ils sont comme vivants, et reflétant l’image de plusieurs personnes. La température même de la cape est constante, à 36,6°, ce qui est scientifiquement impossible… Et le manteau de la Vierge, parsemé d’étoiles, a lui aussi été analysé, par des astronomes, et voici ce qu’ils ont découvert : La place des étoiles sur le manteau correspond exactement à leur place dans le ciel de Mexico le 12 décembre 1531, jour où l’image s’est imprimée sur la cape !

Vierge enceinte, protectrice de la Vie

La « toujours Vierge Marie de Guadalupe », comme elle s’est nommée elle-même, apparaît sur son image vêtue en princesse Aztèque. Un élément de son vêtement a une grande importance : sa ceinture sombre qui, dans la culture traditionnelle, indique qu’elle est enceinte. C’est la seule apparition au monde où Marie se révèle portant son Fils en son sein !
C’est pourquoi Saint Jean-Paul II a nommé Notre Dame de Guadalupe « protectrice des enfants non encore nés »! Il nous invite ainsi à confier à cette douce Mère les enfants à naître…
Jusqu’à Noël, veillons avec la Vierge enceinte. Offrons-lui les roses de notre chapelet et demandons-lui son Fils, afin qu’elle puisse nous Le donner en la nuit bénie de sa naissance.
Lui le chemin, la Vérité et la Vie, nous comblera alors de Sa Vie surabondante…
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Pour consulter l’article :

La Vierge de Guadalupe nous prépare à Noël

Eloge de la sélection

De Réflexions cathodiques :

L’Argentine prive le système macronien d’endosser les habits de la victoire et particulièrement au président d’aller faire le beau. On l’aurait bien imaginé prononcer ses vœux en maillot de l’équipe de France, comme un Zelensky. Nous échapperons sans doute à cela. Le général Macron n’aura pas sa troisième étoile, et c’est tant mieux. Il est assez de deux.

Pourtant à bien y réfléchir, il le pourrait faire, mais l’idéologie dominante de ‘’nos élites’’ l’en prive, et c’est tant pis, cette fois.

En effet le sport est l’un des lieux qui garde une vertu que la mode bannit depuis 1968, l’élitisme. En celui-ci l’on ne cherche pas la réussite d’une classe d’âge au Bac, ni l’on ne scande : ‘Tous à l’université !’ On ne prétend pas que nous sommes tous égaux et que les talents sont équitablement répartis. On ne prétend pas que nous avons tous les mêmes droits, ni que ma liberté de paraître être ce que je veux – une femme alors que je suis un homme – m’ouvre les portes d’un célèbre concours de beauté diffusé sur TF1 samedi dernier. Dans le sport un goal restera un goal, un avant-centre ne sera jamais l’élément essentiel de la charnière centrale de la défense. Et un noceur ne saurait être le leader d’un vestiaire.

Plus encore : Une équipe féminine aura sa propre compétition ! Voilà qui devrait faire enrager nos ‘’féministes’’, non ?

Cette coupe du monde donne une claque à de nombreux pans de la ‘’pensée’’ politico-médiatique. De là ce que ceux qui la commentent admettent cette défaite, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

Pire encore : on aura observé que tous les joueurs de la brillante équipe marocaine sont nés, furent élevés et formés en Europe. Comme les joueurs de l’équipe de France ; quelle que soit leur origine ethnique et la religion qu’ils pratiquent. Ne devrions-nous pas nous féliciter de cet aspect des systèmes éducatifs européens ? Nul doute qu’un classement Pisa dans le sport offrirait à notre société de meilleurs résultats que dans les matières scientifiques ou littéraires. Mais l’admettre obligerait à reconnaître que le travail, l’opiniâtreté, la discipline, les sacrifices, le respect des règles et …la sélection sont les vecteurs de cette réussite.

Outre que donner en exemple les succès des modèles éducativo-sportifs occidentaux ouvrirait la porte à des comparaisons avec ceux pratiqués outre Méditerranée, en leur défaveur. Inavouable !

D’autres domaines portent encore ces valeurs (et en ajoutent d’autres) : on songe immédiatement à l’armée et au système qui permit à un Thomas Pesquet ou permettra peut-être à une Sophie Adenot de voir le monde d’en-haut. Quoi de plus rétrograde que les concours des grandes écoles françaises ! On y enseigne l’excellence au milieu de la rivalité. Car la vie est ainsi, elle porte la seconde en son sein depuis le plat de lentilles et le frère du fils prodigue ; elle a besoin de la première pour susciter l’envie de se dépasser et d’embellir les rêves et les pensées d’autrui.

Las, le pouvoir politique comme le pouvoir médiatique, tenus par la rage du ‘moi d’abord’, qui que je sois et quels que soient mes valeurs et mes mérites, tenus également par une idéologie destructrice anti occidentale – monde face auquel ils n’ont rien à proposer sinon le vide – ne saurait l’admettre. Leur égoïsme les pousse à museler toute pensée contrariante des systèmes éducatifs, jusque l’université.

Sortez vos enfants des écoles !

Bertrand du Boullay

Ensemble, construisons la société de demain

Le Collège privé hors-contrat Notre Dame de l’Aurore (31) a besoin de vos dons pour soutenir notre projet éducatif et consolider l’implantation du collège à la campagne.

La Révolution dévore ses enfants, même LGBT

L’Inter-LGBT a exclu son porte-parole, Matthieu Gatipon-Bachette, en raison de son « attachement trop démonstratif au principe de la laïcité ». En novembre, il s’était inquiété « de voir le Planning familial renoncer à la laïcité ». Elisa Koubi, coprésidente de l’Inter-LGBT avait alors dénoncé un « tweet choquant » et une « rhétorique universaliste islamophobe et transphobe (devenue) ingérable ». Matthieu Gatipon-Bachette avait aussi assuré qu’il n’était pas nécessaire d’avoir « un doctorat en études de genre ou tous les codes de la culture woke pour avoir un engagement efficace en faveur des personnes LGBT ». Plusieurs membres de l’inter-association avaient jugé que l’utilisation du mot « woke » légitimait « les expressions balancées par l’extrême droite ».

O Rex Gentium

O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.

O Roi des Nations, * et objet de leurs désirs, Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

Malgré l’instrumentalisation de la laïcité par la LDH, Louis Aliot maintient la crèche de Noël

Après Béziers, la justice, saisie par la très maçonnique Ligue des droits de l’homme, a ordonné mercredi le retrait “dans les 24 heures” de la crèche de Noël installée dans l’Hôtel de ville de Perpignan par le maire Rassemblement National Louis Aliot. Sous peine d’une astreinte de “cent euros par jour de retard”.

“Nous sommes véritablement dans la tradition”, avait plaidé l’avocate de la ville, en soulignant que la crèche avait été érigée dans un “patio” de l’Hôtel de ville “dédié à la catalanité” et par lequel “les personnes qui souhaitent venir à la mairie pour des démarches administratives ne passent pas”.

Le maire de Perpignan a rétorqué :

“Malheureusement, la Ligue des droits de l’Homme et plusieurs organisations politiques ont décidé d’instrumentaliser la laïcité de la République et la justice administrative pour faire obstacle à l’expression de nos traditions, de nos héritages et plus généralement pour nous empêcher d’être ce que nous sommes”.

Le conseil municipal a voté à l’unanimité, le 17 décembre, une motion de sauvegarde de cette crèche.

Et Louis Aliot annonce que la crèche restera en place jusqu’au 2 janvier :

« Beaucoup de Perpignanais nous ont sollicité au nom de la tradition catalane, certains d’entre eux se sont d’ailleurs déjà manifesté pour nous aider à régler les amendes s’il le faut (…) ».

 

Musique sacrée et tradition

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Au cours des dernières décennies, la musique sacrée catholique a connu une crise profonde. Certes, dans l’Église, il y a d’autres éléments de préoccupation, mais la crise de la liturgie et de la musique sacrée ne sont certainement pas secondaires, elles représentent même un aspect très important de cette crise.

À travers la liturgie et la musique, nous rendons gloire à Dieu, ils nous disent comment nous nous rapportons au Créateur et, à en juger par ce que nous voyons dans nos églises, nous devons penser que Dieu est très peu considéré. Il est vrai que Dieu s’est fait homme mais cela ne veut pas dire qu’il faille le considérer comme un homme banal. Son incarnation élève l’homme, n’abaisse pas Dieu.

La musique sacrée catholique a perdu son lien fondamental avec la tradition, une tradition qui a fourni des modèles importants tels que ceux du chant grégorien et de la polyphonie de la Renaissance. Des modèles non pas à imiter servilement, mais à prendre en exemple pour que le nouveau jaillisse comme les affluents d’un grand fleuve, qui élargissent le cours du fleuve tout en lui restant vitalement ancrés.

La tradition est peut-être vivante, mais elle n’est pas anarchique. La tradition doit être écoutée et connue, elle ne doit pas être considérée comme un frein à la croissance, au contraire c’est la raison pour laquelle on peut grandir dans la vérité et non dans le désir de nouveauté.

L’effondrement de la liturgie catholique et de la musique sacrée nous a énormément appauvris et n’a certainement pas provoqué le retour attendu des fidèles dans les églises. Certains se demandent pourquoi il n’y a plus personne qui participe à la messe traditionnelle, mais la réponse est simple : qu’attend-on d’une génération complètement inculte dans la liturgie et la musique sacrée ? Ce n’est certainement pas la faute des fidèles, mais c’est la faute de ceux qui ont laissé entrer les loups dans leur troupeau.

A J-3 de Noël, le Gazgate de l’Europe et de l’Azerbaïdjan, qui continue son blocus des Arméniens du Haut-Karabakh, avec des morts à la clef

Par Antoine Bordier, avec la collaboration d’Irina Manoukian

Depuis le 12 décembre dernier l’Azerbaïdjan, qui fournit en gaz l’Europe, continue son opération de blocus des 120 000 Arméniens du Haut-Karabakh. Le gaz a été rétabli seulement 3 jours après avoir été coupé en toute illégalité. Alors que la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, se félicite du dernier accord signé avec son nouvel allié Ilham Aliev, les Arméniens vivent en sursis. Echange gaz contre Arméniens…Reportage sur le Gazgate qui fait, déjà, des morts.

Et dire que l’Azerbaïdjan est devenu l’allié énergétique de l’Union Européenne et de la France. Face à la Russie, à Vladimir Poutine, à Gazprom, il fallait bien un plan B, pour nous chauffer cet hiver. Et, nous y sommes. Il est vrai que l’Azerbaïdjan, dont la capitale est Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, est riche en gaz et en pétrole. Mais, elle n’est pas une démocratie. Elle est classée 128e sur 180 selon les experts de Transparency International – cette organisation mondiale qui alerte, note et commente le niveau de droit, de justice et de corruption de 180 pays dans le monde. La Russie est pire et la Turquie ferait mieux (96e sur 180). L’Arménie est le bon élève de la classe (58e), mais cela ne suffit pas. Un grand professeur de droit, croisé sur le chemin qui mène à la célèbre Université Paris-Panthéon-Assas, répondait, dernièrement, à ce qui se passait dans le Caucase : « Il n’y a plus de droit international… » Les temps sont, donc, au retour à la barbarie, à la loi du plus fort, au mépris des droits humains. Et, c’est ce que (re)vivent les Arméniens en ce moment. La Messe serait-elle dite pour l’Arménie, la première nation à avoir embrassé le christianisme ?

Le temps de l’amitié franco-arménienne, malgré les déclarations et les bonnes intentions, toutes récentes, de l’Assemblée nationale et du Sénat, des élus et des maires de France, qui appellent à sanctionner l’Azerbaïdjan, semble, lui-aussi, révolu. Emmanuel Macron serait-il coincé, pour rester sans voix à ce point ? Il ne bouge plus le petit doigt. Il ne sécurise ni l’Arménie, ni le Haut-Karabakh, pieds et mains liés à Poutine, qui joue un double-jeu. Quant à Aliev, il veut « chasser ces chiens », autrement dit, les Arméniens. Il ne s’en est jamais caché. Emmanuel Macron continue à serrer des mains. Il fait l’accolade, évoque les dossiers. Il est allé jusqu’à mettre en garde. A rappeller qu’il faut respecter le cessez-le-feu. Mais, c’est tout. Son accolade s’est transformée en langue de bois. Il n’intervient plus pour demander au tyran de lever le blocus. Il n’envoie pas de militaires ni d’armes comme en Ukraine. Et, du côté de l’Europe ?

Un Arménien ne vaut pas un Ukrainien. Et, le gaz azéri vaut bien un sacrifice.

Le Gazgate d’Ursula von der Leyen

Rappelez-vous cette dame à la chevelure blonde, qui reste debout pendant que ces messieurs s’assoient dans de confortables fauteuils, le 6 avril 2021, au palais du dirigeant turc, Recept Tayyip Erdogan. Charles Michel, le président du Conseil de l’Europe, a manqué d’élégance. Mais passons cet incident protocolaire, qui reste symbolique de la passivité, voire la soumission, dont est capable l’Europe à l’égard de la Turquie et de ses alliés comme l’Azerbaïdjan.

Un an plus tard, le 18 juillet 2022, afin d’affaiblir encore plus la Russie et de lui couper toute ressource européenne (1 à 2 milliards d’euros par jour), la présidente de la Commission européenne signe avec le président de l’Azerbaïdjan un accord historique sur le gaz. D’une dépendance à l’autre…il n’y a qu’un pas, qu’un contrat, qu’une signature, qu’un déshonneur. Cette fois-ci Ursula von der Leyen a bien son siège. Et, il est cousu d’or. Elle est bien assise à côté d’Ilham Aliev. Au même moment, en France, une centaine d’élus de tous les partis dénonçaient cet accord. En le paraphant, l’Europe s’allie avec un dirigeant qui joue un double-jeu, et qui continue à collaborer avec Poutine. Les portes de l’enfer sont de nouveaux grandes ouvertes…

Faut-il rappeler qu’Ilham Aliev est sorti victorieux d’une guerre de 44 jours, qui a fait 5 000 morts du côté Arménien, en utilisant des armes interdites par la Convention de Genève, comme les bombes à sous-minutions et les bombes au phosphore ?

Pour les Ukrainiens, leur utilisation est un crime de guerre, pour les Arméniens…un détail.

Pire, l’Azerbaïdjan et la Russie, avant l’invasion en Ukraine, ont renforcé leurs alliances. Selon Nerses Kopalyan, qui enseigne à l’Université du Nevada, spécialisé sur les questions de sécurité internationale et de géopolitique, la Russie a investi dans la production et la distribution de gaz…en Azerbaïdjan. Les Russes y sont associés à hauteur de 20%. La lie jusqu’au bout ? En tout cas, le double-jeu fonctionne à plein régime.

Les Caucasiens et les Slaves sont de redoutables joueurs d’échecs, pendant que les Occidentaux sont de naïfs joueurs de dames.

Enfin, cet accord est d’autant plus scandaleux, que la présidente de la Commission européenne n’a jamais dénoncé les agressions de l’Azerbaïdjan en Arménie, depuis le 13 septembre. Et, encore moins, ce blocus.

La guerre de 44 jours, bis repetita ?

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan bombardait le Haut-Karabakh, cette région montagneuse qui se situe sur son territoire, à une dizaine de kilomètres de l’Arménie, et, qui est peuplée à 95 % d’Arméniens. C’est leur terre ancestrale. Ils ne la quitteront jamais. Dès le 27, les civils sont touchés, et plusieurs centaines de morts sont à dénombrer. Les Azéris avancent vite, trop vite. Les positions arméniennes tombent l’une après l’autre. Des cessez-le-feu, sous la houlette de Vladimir Poutine, encore lui, ne sont pas respectés. La guerre continuera jusqu’au 10 novembre, date du cessez-le-feu.

Pour bien comprendre ce qui se passe dans cette région du monde, la Transcaucasie, à plus 4 000 kilomètres de Paris, il faut se replonger dans l’histoire. Et, faire de l’histoire comparée. Vous avez d’un côté l’Arménie, qui existe depuis 3 000 ans, et l’Azerbaïdjan, qui existe officiellement depuis…1917. Les Arméniens remonteraient, même, au temps de Noé, à cette figure patriarcale biblique. Avec sa famille, sa tribu, Noé est le seul survivant du déluge. Son arche finit sa course au sommet du mont Ararat.

Plus tard, l’Arménie est à son apogée au 1er siècle avant Jésus-Christ, lorsque son royaume, appelé le Royaume d’Arménie (des 3 mers), s’étend de la Méditerranée (du Liban), jusqu’à la mer Noire et la mer Caspienne. Les Arméniens deviennent chrétiens vers 301 (ou 311 en fonction des historiens). L’Arménie est conquise à plusieurs reprises et perd ses territoires, au profit des conquérants, romains, byzantins, perses, arabes, turcs et mongols. Les premières tribus turcophones (la dynastie des Seldjoukides) n’arrivent dans le Caucase que vers la fin du 10e et au 11esiècle. Puis, au 17e siècle, l’Arménie se réduit encore un peu plus. Elle est bordée à l’ouest par l’empire Ottoman. Elle s’étend de Samsun et Sis (la capitale perdue du Royaume arménien entre le 12e et 14e) au Karabakh. L’Azerbaïdjan actuel étant occupé par les Perses.

Au 19e siècle, c’est la Russie qui régit ce territoire. Les Perses se retirent.

Une guerre sans fin

Tout va changer au 20e siècle avec le génocide, l’avènement de l’URSS et la chute de l’Empire ottoman. En 1915, le génocide perpétré par les Ottomans frappe 1,5 millions d’Arméniens, accusés de trahison. La Première Guerre mondiale va défaire cet empire qui vit, alors, sa première révolution.  En 1921, Staline donne les terres du Haut-Karabakh et du Nakhitchevan (terres arméniennes également, qui se situent au sud-ouest de l’Arménie) à l’Azerbaïdjan qui n’a que 4 ans d’existence. L’Arménie elle, aussi, est devenue une république qui tombe sous le joug bolchévique.

En 1988-1991, après la chute de l’URSS, l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’affrontent de nouveau. Le Haut-Karabakh a déclaré son indépendance, ce qui ne plaît pas du tout au pouvoir azéri. L’Arménie sort victorieuse de cette guerre, en 1994, et retrouve une partie de son territoire devenue la République d’Artsakh. En 2020, l’Azerbaïdjan reprend les hostilités. C’est la guerre de 44 jours.

Un blocus ou une épuration ethnique ?

Depuis le 12 décembre, les informations provenant du Haut-Karabakh (des 30% de ce qu’il reste des terres arméniennes) sont alarmantes. Les Azéris ont profité de la Coupe du monde de football, pour organiser le blocus de la République d’Artsakh, où vivent 120 000 personnes dont 30 000 enfants. La route principale qui relie ce haut-plateau à l’Arménie est coupé. Il s’agit du corridor de Latchin. Ils ont coupé, aussi, le gaz (rétabli trois jours plus tard). Alors que l’Europe se chauffait avec le gaz azéri, les Arméniens eux avaient froid. Très froid, même, avec des températures chutant en-dessous des -5°C.

Ruben Vardanyan, le nouveau ministre d’Etat (l’équivalent du Premier ministre) avait lancé son SOS :

« Ma première communication, en ma nouvelle qualité de ministre d’État d’Artsakh, est de la plus haute urgence. En ce moment, le peuple du Karabakh est au bord d’une catastrophe humanitaire. Nous avons besoin de votre aide. Dans la matinée du 12 décembre, l’Azerbaïdjan a bloqué la seule route reliant l’Artsakh au reste du monde [il s’agit du couloir de Latchin, que l’Azerbaïdjan interdit, également, aux journalistes], prétendant procéder à des “ vérifications environnementales ”. Les 120 000 habitants de la République, dont 30 000 enfants, se sont retrouvés dans un isolement complet. La seule route de vie qui est utilisée pour livrer toutes les marchandises à l’Artsakh – de la nourriture aux médicaments – a été coupée pour la deuxième fois en un mois, sans indication de quand ce blocus sera levé. » 

Des morts…et des SOS

Il y a deux jours, le premier mort a été officialisé. Il s’agit d’un des 11 malades en phase critique, et qui avait besoin d’être soigné sur Erevan. 4 devraient suivre le même chemin mortifère, si le blocus n’est pas levé dans les 24h. Des personnes âgées sont mortes, également, en raison du froid.

De leurs côtés, les enfants s’adaptent. Dans une école de Stepanakert, ils se sont adressés au reste du monde en écrivant sur leur tableau : NOUS AVONS LE DROIT A L’EDUCATION. WE HAVE THE RIGHT TO EDUCATION.

Une mère de famille, de son côté, a lancé ce SOS :

« Nous sommes confrontés à un problème alimentaire, il y a des files d’attente dans les magasins, on donne une quantité limitée de pain, de sucre, d’huile, et il y a des magasins qui ne fonctionnent plus. Ils sont fermés par manque de nourriture nécessaire. Les mères avec des enfants sont confrontées à de gros problèmes, car elles ne trouvent pas d’aliments pour les bébés, et d’articles d’hygiène pour leurs enfants. Nos enfants sont privés du droit à l’éducation. Il est difficile de trouver certains types de médicaments dans les pharmacies, tels que les antipyrétiques, les antihypertenseurs, nous avons des patients qui ont besoin de soins médicaux urgents.  Les possibilités de services médicaux ont été limitées pour nous. Nous avons des enfants qui ont besoin d’une assistance médicale en Arménie. Il y a un manque des médicaments dans les hôpitaux. »

Seul, face au silence du reste du monde

Les regards apeurés et suppliants de ces enfants se tournent vers les grands décideurs de ce monde. L’ONU, Joe Biden, la France, Emmanuel Macron et l’Europe vont-ils taper du poing sur la table et dire à Ilham Aliev : ça suffit, laissez-les vivre ! A J-3 de Noël, ce serait un fort message de courage pour la…Paix !

La catastrophe annoncée est, malheureusement, en cours. Et, si elle n’était que le prélude à des manœuvres barbares plus importantes : une invasion des 30% restants du Haut-Karabakh ? Et, s’il s’agissait, finalement, d’une épuration ethnique ? Si tel était le cas, cela voudrait dire que le génocide de 1915 est, toujours, en cours.

Face à ce silence très inquiétant du reste du monde, les manifestations, les réunions continuent à Stepanakert, autour du président Arayik Haroutiounian et de son ministre d’Etat Ruben Vardanyan. En ligne de mire : la fin du blocus, la reconnaissance internationale de l’Artsakh, et Noël, qui sera fêté, chez ces chrétiens apostoliques, le 6 janvier. « Nous ne baissons pas les bras ! » C’est certain, les Artsakiotes, eux, ont du courage.

Reportage réalisé par Antoine Bordier en collaboration avec Irina Manoukian

Copyright des photos A. Bordier, gouvernement de l’Artsakh et AFP

La CEDH a désormais totalement enterré la défense de la liberté d’expression

Entretien donné par Nicolas Bauer, juriste au centre européen pour le droit de la justice (ECLJ), à Sud Radio sur le jugement Zemmour contre France, rendu hier par la CEDH :

Ce jugement s’avère être « la suite logique de précédentes décisions de la CEDH”, déclare Nicolas Bauer. En déboutant Zemmour, la CEDH s’appuie sur sa précédente décision “Jean-Marie Le Pen contre la France” de 2010, quand elle avait rejeté une requête très similaire. Le fondateur du FN s’était vu maintenir sa condamantion pour avoir simplement déclaré que

« le jour où nous aurons non plus 5 millions, mais 25 millions de musulmans, ce seront eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ».

La décision s’appuie également sur son précédent jugement “E.S. contre Autriche”. La CEDH avait, par ce jugement de 2018, validé la condamnation d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, conférencière autrichienne du parti FPÖ, pour avoir considéré que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs » et pour avoir qualifié de « pédophilie » la relation entre Mahomet et sa femme Aïcha âgée de neuf ans.

L’affaire met également en lumière le biais idéologique de certains juges qui composent la cour européenne. C’est le cas de Mattias Guyomar, au nombre des juges qui se sont prononcés dans l’affaire Zemmour. C’était le favori d’Emmanuel Macron lors de son élection à la CEDH en 2020 et que celui-ci n’a jamais fait mystère de son engagement très à gauche.

Le fait que la CEDH valide cette condamnation « montre que la défense du programme politique d’Éric Zemmour peut être censurée ».

« Cela pose une question démocratique, car cette censure restreint les possibilités d’Éric Zemmour de soumettre un tel programme aux électeurs et de tenter de les convaincre ». « Il sait maintenant qu’un court passage télévisé sur l’immigration peut lui coûter 3 000 euros et que sa liberté d’expression ne sera pas défendue par la CEDH. »

“Il voulait la convertir de force à l’islam.”

Une jeune femme de 24 ans a été violemment agressée la semaine dernière par son ex-conjoint à Blois.

Quelques jours avant l’agression, Chloé avait rompu avec son compagnon. L’homme était violent et il voulait la convertir de force à l’islam. Il continuait de la harceler et de la suivre.

Cela avait poussé Chloé à porter plainte au commissariat dans l’espoir de bénéficier d’une protection policière. Sauf qu’on lui aurait dit de revenir plus tard. Deux heures après, chez elle, son ex-compagnon se livre à un déferlement de violences avec de très nombreux coups portés à la tête. Elle est depuis hospitalisée dans un état grave.

L’IGPN, la police des polices, est saisie.

Erdogan ou la poursuite de la marche islamo-nationaliste turque

D’Antoine de Lacoste dans Fideliter :

L’appétit du sultan turc est sans limite. De la Libye à l’Azerbaïdjan en passant par la Syrie et la Méditerranée orientale, Erdogan est sur tous les fronts et en ouvre même d’autres.

Sa première intervention extérieure a visé la Syrie. Pourtant, il entretenait de bonnes relations avec Bachar el-Assad jusqu’à la guerre. Lorsque celle-ci éclata en 2011, Erdogan conseilla à son ami d’alors de lâcher du lest et de faire entrer les « rebelles » au gouvernement afin d’associer davantage la majorité sunnite à l’exercice du pouvoir. Il y a en effet au moins 70% de sunnites en Syrie. Beaucoup de sunnites ont soutenu le régime alaouite de Bachar mais l’ensemble des combattants islamistes provenait bien de cette communauté.

Connaissant la vraie nature islamiste de ses adversaires, le Président syrien n’en fit rien ce qui ulcéra le sultan. Dès lors, il fit tout pour abattre son nouvel ennemi. Il commença par financer et armer plusieurs groupes islamistes turkmènes, très présents dans le nord-ouest de la Syrie. Puis il laissa passer les volontaires du monde entier venus faire le jihad contre Bachar, l’impie alaouite. Les fractures de l’islam sont très profondes.

Cette mansuétude envers les futurs combattants de Daech lui valut de sérieux ennuis avec ses alliés occidentaux de l’OTAN.. Eux-mêmes avaient largement financé et armé plusieurs groupes islamistes prétendument modérés mais passons. Sommé de changer d’attitude, le sultan dut s’exécuter et ferma ses frontières. Daech ne lui pardonna pas et la Turquie subit plusieurs attentats meurtriers, en particulier à l’aéroport d’Istanbul.

L’affaire aurait pu en rester là mais survint la question kurde. Profitant de la nouvelle faiblesse militaire de la Syrie, les Kurdes s’octroyèrent une large autonomie de fait dans le nord et le nord-est. Erdogan n’accepta pas cet état de fait et, profitant d’un accord tacite américain, envahit la Syrie pour couper en deux le territoire kurde, la Rojava. En réalité, il comptait occuper tout le nord du pays mais les Russes l’arrêtèrent.

Parallèlement, l’armée turque s’installa dans la poche d’Idleb, au nord-ouest, dernier bastion islamiste de Syrie. Elle y retrouva ses milices alliées turkmènes mais aussi le groupe terroriste Front al-Nosra rebaptisé Hayat Tahrir al-Cham (HTS) afin d’adoucir son image.

Une sorte de co-gestion s’est installée, avec l’aval russe. Les règlements de comptes y sont nombreux et la misère totale. C’est d’ailleurs dans cette poche que les forces spéciales américaines ont liquidé le chef de Daech, ce qui en dit long sur l’efficacité de la gestion turque.

Les affaires du sultan se passent beaucoup mieux en Libye. Après la désastreuse intervention occidentale, voulue par Nicolas Sarkozy, qui aboutit au renversement de Kadhafi suivi de son assassinat, le chaos s’est installé dans le pays. Les destructeurs partis, deux pays se sont installés, recueillant ainsi les fruits de l’absurde agression franco-anglo-américaine : la Turquie et la Russie.

Chacun a choisi son camp.

Les Russes ont opté pour le maréchal Haftar, patron de la Cyrénaïque à l’est et les Turcs ont préféré le premier ministre « officiel » Sarraj auquel a récemment succédé Abdelhamid Dbeibah qui gouverne l’ouest. Chacun a amené ses mercenaires : Wagner pour la Russie et des islamistes syriens pour la Turquie. Au moins on sait à quoi sert la poche d’Idleb.

Haftar a entrepris il y a quelques mois la conquête de l’ouest. Arrivés aux portes de Tripoli, ses hommes furent brutalement arrêtés non par les médiocres mercenaires islamistes mais par les fameux drones Baybekar, du nom du gendre d’Erdogan qui en dirige la fabrication dans toute la Turquie. L’Alliance atlantique était censée patrouiller en Méditerranée pour empêcher les trafics d’armes à destination de la Libye mais elle laissa consciencieusement passer tous les navires turcs qui se livraient à cette activité. Sauf une fois. Une frégate française, le Courbet, voulut s’approcher d’un cargo archi-repéré depuis longtemps mais une frégate turque s’interposa et illumina au radar le navire français. Cette illumination constitue le dernier stade avant le tir. Les marins français ont reçu l’ordre de se retirer sans insister comme il se doit…

Cet incident aurait pu entraîner de graves sanctions contre la Turquie mais, protégée par l’Amérique qui ne veut pas que les amis des Russes l’emportent en Libye, elle jouait sur du velours.

Tout en étant rivaux, les deux pays se parlent et se sont gentiment partagés les puits de pétrole libyens. Une majorité est revenue à la Cyrénaïque, le reste à la Tripolitaine et la ligne de séparation entre les deux est scrupuleusement respectée.

Distrayant résultat de cette brillante opération occidentale qui détruit la Libye puis laisse les Turcs et les Russes se partager ensuite le pays, tout cela sur fond d’immigration massive que Kadhafi n’est plus là pour contrôler.

En tout état de cause, le terrain libyen est incontestablement un succès pour Erdogan sans l’intervention de qui le maréchal Haftar camperait aujourd’hui à Tripoli. De plus, l’accord maritime passé avec la Libye justifie à lui seul tout l’investissement réalisé dans cette région. Nous y revenons plus loin.

Mais son triomphe est la guerre du Haut-Karabah. C’est une histoire qui était un peu oubliée après que les Arméniens eurent écrasé les troupes azéries à l’issue d’un conflit de plusieurs années qui s’est achevé en 1994. Depuis, le Haut-Karabagh sans être officiellement rattaché à l’Arménie, était sous sa protection. Elle n’était plus une enclave et semblait n’avoir rien à craindre.

Les Azéris rêvaient cependant de revanche et Erdogan sut lui donner une forme : des drones tout neufs, payés par le pétrole dont ce pays a la chance d’être richement doté, contrairement à l’Arménie qui n’a rien d’autre que son courage et sa foi. Les chars arméniens furent décimés et, sans l’intervention russe, la totalité du Haut-Karabagh serait tombée entre les mains du dictateur Aliev. Peu importe que les Azéris soient chiites, Erdogan n’est pas saoudien et sa stratégie géopolitique ne s’arrête pas à ce genre de considération : l’essentiel est qu’ils soient musulmans.

Cette campagne permet à la Turquie de se rapprocher de la Mer Caspienne et d’entrevoir une ouverture vers les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale largement peuplées de turkomans. Elle a toutefois sa limite car Erdogan rêvait de voir ses troupes participer à la surveillance du cessez-le-feu aux côtés des Russes. Poutine a dit niet et le sultan dut s’incliner. La Russie est bien le seul pays à contenir la Turquie quand elle déborde.

Mais, profitant de la situation en Ukraine, les Azéris viennent de relancer les hostilités contre l’Arménie. Cette fois, ce n’est pas le Haut-Karabah qui a été visé mais l’Arménie elle-même. Des combats violents se sont déroulés, causant plusieurs dizaines de morts de chaque côté. Cette agression, qui n’a pu se faire qu’avec l’aval d’Erdogan, est très inquiétante.

Les résultats du sultan sont moins brillants en Méditerranée orientale.

Obsédé par sa dépendance au gaz et au pétrole russes, Erdogan a suivi avec beaucoup d’attention les découvertes de gisements de gaz en Méditerranée orientale. Mais les principaux bénéficiaires (Israël, l’Egypte, le Liban et Chypre) ne voyaient pas d’un bon œil l’intrusion de l’indésirable dans la manne à venir. Opportunément, la pléthore d’îles grecques dans la région créent des droits légitimes pour la Grèce qui devient ainsi un passage obligé d’un futur gazoduc transportant ce gaz méditerranéen vers l’Europe. De ce fait, la Turquie ne dispose d’aucun droit maritime particulier lui permettant de bénéficier de recettes du gaz.

Erdogan a alors multiplié les intimidations autour de Chypre, empêchant les bateaux gaziers de Total et de l’italien Eni de procéder à leurs explorations. Surtout, lors de son rapprochement avec la Libye tripolitaine, il a signé avec cette dernière un improbable accord de partage maritime des eaux méditerranéennes reliant la Libye à la Turquie. Les doits grecs sont balayés et, d’une certaine manière, la Crète est engloutie.

Inutile de préciser que cet accord, signé contre toutes les règles du droit international, n’a aucune valeur et ne s’impose à personne. Qu’importe ! Ce qui compte c’est le symbole afin de bien montrer à tous que la Turquie ne laissera pas passer le gaz méditerranéen sous ses yeux sans réagir. Ce dossier va entraîner encore bien des tensions.

Le moteur connaît donc des ratés mais il faut bien reconnaître que, globalement, l’espace géopolitique turc s’enrichit progressivement.

L’expansion en Afrique par exemple, se fait lentement mais sûrement. Les Américains ont déserté ce continent trop compliqué pour eux. Les Français sont en train de mettre la clé sous la porte et ce sont trois compères bien connus qui, d’accords en rivalités, grignotent gentiment ces territoires aux sous-sols si intéressants : Russie, Chine et Turquie ont bien compris que, comme en Libye, il y a des places à prendre en Afrique noire. De la Centrafrique à Djibouti en passant par la Somalie ou le Mali, la chasse est ouverte. Les investissements, notamment dans les ports, sont acceptés avec joie par les dirigeants du moment : les acheteurs savent mettre le prix et, contrairement aux occidentaux, épargnent à tous les leçons de morale sur les droits de l’homme guère prisées en Afrique.

La Turquie dispose en outre d’un atout supplémentaire, ses drones. « La diplomatie des drones » connait un succès croissant et suscite beaucoup d’intérêts de la part de nombreux chefs d’Etat africains. Ils sont un peu chers, mais si efficaces ! Quand on pense que la France a pris un retard considérable dans ce domaine car le drone fut longtemps jugé éthiquement discutable. Il est certain qu’un missile c’est beaucoup plus propre…

Erdogan s’est également rapproché d’un terrain brûlant : l’Ukraine. Là-aussi des drones ont été vendus à un pays qui se réarmait massivement jusqu’à l’intervention russe.

L’Ukraine étant ruinée, on ne sait pas très bien qui paye mais, incontestablement, des livraisons ont eu lieu.

Toutefois, son coup de maître fut sa médiation pour la levée du blocus d’Odessa afin de permettre l’exportation des céréales. Les Ukrainiens ont dû déminer ce qu’ils avaient miné et de nombreux bateaux, soigneusement inspectés par les Russes, quittent Odessa pour livrer le blé ukrainien à travers le monde.

Ce tableau plutôt favorable ne doit cependant pas obérer les grandes difficultés que connaît le pouvoir turc dans ses propres frontières. L’inflation galope (plus de 70%), la récession est là et le niveau de vie baisse très sensiblement. Le mécontentement est réel et les pertes d’Istanbul, Ankara, Antalya et Adana aux élections municipales de 2019 constituent de graves avertissements pour Erdogan. Les résultats de l’AKP (parti du sultan) sont bien meilleurs dans les campagnes (bien plus islamistes que les villes), mais tout de même, l’inquiétude grandit.

Le moment décisif interviendra en juin 2023 avec les élections présidentielles et législatives. Un moment périlleux pour le sultan.

Mais pour bien comprendre le fonctionnement d’Erdogan et, au-delà, de la Turquie, le fait religieux doit impérativement être pris en compte.

Contrairement à ce qui est trop souvent dit ou écrit, on ne peut séparer en Turquie le fait national du fait religieux. Ceux qui opposent le laïc et athée Mustapha Kemal à l’islamiste Erdogan se trompent. Le pouvoir turc, que ce soit du temps de l’Empire ottoman comme celui de la république turque, c’est l’alliance du sabre et du turban, selon l’heureuse expression de Jean-François Colosimo.

La différence d’un dirigeant (ou souverain) à l’autre, c’est que le balancier va alternativement pencher un peu plus vers le sabre ou un peu plus vers le turban. Mais cette oscillation ne doit pas faire illusion : l’Empire ottoman a été bâtie sur l’islam et les conquêtes militaires. Le sort des chrétiens ne fut dans l’ensemble guère enviable sans toutefois donner lieu à des exterminations systématiques, hormis les cas de révoltes, les Serbes en savent quelque chose.

Pour les chrétiens, le statut était celui de la dhimitude, bien connu. L’empire ottoman y trouvait son avantage avec des prélèvements fiscaux considérables. Les populations grecques et arméniennes étant travailleuses et douées pour le commerce, leur niveau de vie pouvait être confortable. Ainsi, chacun y trouvait son compte.

Tout changea avec l’affaiblissement progressif de l’Empire. Une nouvelle génération ambitieuse apparut et se regroupa au sein de différents mouvements nationalistes, comme les Jeunes Turcs. Souvent athées, parfois francs-maçons, ils rêvaient d’une république. Mais elle s’appuierait sur deux piliers : le nationalisme et l’islam, ciment de la nation. C’est donc logiquement à ce moment que les massacres de chrétiens apparurent avec, comme apothéose, l’épouvantable génocide arménien de 1915.

La guerre de reconquête entreprise par Mustapha Kemal après la guerre permit en outre la reprise de la côte égéenne d’où les Grecs furent chassés après 3000 ans de présence.

La Turquie était purgée de ses éléments chrétiens, donc exogènes. Le sabre avait permis la mise en place exclusive du turban. La Croix avait été chassée. Certes, le voile fut banni de l’espace public et l’habillement occidental devint de rigueur. Mais cela ne changea rien au fait que l’islam restait le ciment de la nation.

Erdogan n’est que le prolongement de cette tradition islamo-nationaliste. Même s’il est proche des Frères musulmans et fréquente la mosquée, ce que ne faisait guère Mustapha Kemal, sa politique n’est que la continuité de la tradition turque, avec en prime la reprise d’ambitions expansionnistes.

Antoine de Lacoste

La France est un roman d’amour

Retrouvez la dernière conférence des Eveilleurs. Au cours de cette soirée du 5 décembre 2022, Philippe de Villiers a fait souffler le vent de la grande Histoire, en passant par Charette, Saint Louis, Jeanne d’Arc, Clovis, jusqu’au destin improbable d’un petit luthier vendéen. Pour que les jeunes français se réapproprient leur Histoire, leurs héros et leurs légendes. Parce que, et c’était le thème de cette soirée, la France est un roman d’amour.

Le Noël du pape (épisode 4)

Suite de conte de Noël dont les précédents épisodes peuvent être lus iciet .

La basilique Saint-Pierre à Rome, le 24 décembre 2022.

Neuf mille personnes se serrent dans la basilique. Une foule immense a bravé le froid et se presse sur la place Saint-Pierre devant les écrans géants. Une nuée de journalistes et de caméramans ont pris place dans la tribune de la presse.

La messe de minuit va commencer. Alors, à la surprise des trente cardinaux et de la centaine d’évêques présents, tandis que le chœur des chanoines de Saint-Pierre entonne l’introït grégorien « Dominus dixit ad me », le pape et les célébrants, revêtus d’ornements somptueux, s’avancent vers l’autel de la confession de saint Pierre, tout illuminé. « Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai engendré. Pourquoi les nations ont-elles rugi ? Pourquoi les peuples ont-ils médité de vains projets ? Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Le cérémoniaire a su garder le secret. Il a préparé avec le Saint-Père et ses assistants la célébration de la messe pontificale selon l’ancien rite romain. La liturgie se déroule devant les caméras des journalistes admiratifs d’une splendeur à laquelle ils ne sont pas habitués.

La lecture une fois chantée en latin et lue en italien par un clerc tenant le rôle du sous-diacre, un diacre proclame l’évangile de la même manière, puis le pape est conduit à l’ambon pour l’homélie :

« Bien chers frères et sœurs, en cette nuit sainte, Jésus naît d’une jeune Vierge : il est le Sauveur, il est la Paix. Les anges l’annoncent à ces petits, à ces pauvres que sont les bergers, et comme signe, ils annoncent aux bergers qu’ils trouveront un bébé couché dans une crèche, une mangeoire d’animaux. Puis ils chantent dans le ciel : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes objets de son amour !

Bien chers frères et sœurs, comme évêque de Rome, je voudrais dans l’humble mesure de mes possibilités travailler moi aussi à faire descendre sur l’Église et sur le monde un rayon de cette paix que Jésus est venu apporter. Je tiens à le faire par des gestes forts, plus que par des paroles. Jésus a apporté la paix sans rien dire, simplement en naissant dans la plus grande pauvreté, celle d’une mangeoire dans une étable. Je veux donner un grand signe de la volonté du pape d’apporter la paix dans l’Église, en célébrant cette nuit la messe selon le rite ancien.

Il ne doit plus y avoir de guerre liturgique chez les catholiques. Chacun doit pouvoir prier selon la forme qui l’aide le mieux à s’adresser au Seigneur, et si des catholiques jeunes et fervents préfèrent le rite ancien, je veux, cette nuit, donner l’exemple à tous les évêques du monde d’aller au-devant d’eux et de leur accorder ce qu’ils demandent. Dans un monde en guerre, montrons que la paix est au cœur de l’Église : « Bienheureux les pacifiques car ils seront appelés enfants de Dieu ! »

Mon homélie s’arrêtera là. Notre monde est menacé d’une terrible guerre mondiale. En cette nuit de Noël, la paix nous est venue par Marie, la mère de Jésus, jeune femme de 15 ou 16 ans. J’ai confiance dans le rôle que les femmes pourraient jouer en faveur de la paix aujourd’hui si menacée. Aussi ai-je proposé à une jeune femme de parler aux femmes et aux hommes de notre monde. Jeanne m’a demandé de pouvoir disposer d’une totale liberté d’expression. J’ai consenti. L’Église a confiance dans les femmes. L’Église a confiance en la jeunesse. »

(à suivre…)

Ouverture prochaine de La Cité de l’Histoire

Le 19 décembre, Franck Ferrand était invité de l’émission Culture Club de Christophe Mory sur Radio Notre-Dame pour évoquer l’ouverture prochaine de la Cité de l’Histoire à La Défense.

Grâce à des spectacles et animations technologiques et ultra-immersives, petits et grands revivent les grands évènements du passé, rencontrent les figures emblématiques de l’histoire de France et vivent de nouvelles émotions. Trois attractions principales, un espace entièrement dédié à l’Histoire, un univers inspiré de différentes époques… le tout imaginé par Franck Ferrand, mis en scène par Thierry Rétif et produit par Amaclio Productions (La Nuit aux Invalides, Eternelle Notre-Dame…).

La Clef des siècles est un parcours grandeur pour remonter le temps. De salle en salle, de personnage en événement, les visiteurs s’embarquent dans une enthousiasmante plongée à travers l’histoire de France. Des technologies de pointe permettent de démultiplier les sensations, pour un réalisme époustouflant. Température, humidité, sons, textures, courants d’air, mouvements… l’expérience est multiple. Le principe est de permettre aux visiteurs de toucher du doigt les siècles passés.

Hugo, l’homme révolutions est un spectacle en projection vidéo à 360°. Au cœur de l’action, les spectateurs sont entraînés dans la vie d’un personnage historique majeur. Au sein d’une vaste arène de forme elliptique, chacun se place où il veut pour admirer le spectacle qui se déroule tout autour des spectateurs. Le vidéomapping, technique originelle d’Amaclio, épouse les reliefs des monuments et les met en valeur. Le premier spectacle proposé a pour thème la vie de Victor Hugo, formidable témoin des évolutions et révolutions de son siècle, le XIXe. L’ellipse 360° permet d’appréhender par l’image et le texte cette période de profonds bouleversements pour la France.

Le couloir du temps est une frise chronologique géante, numérique et interactive, accessible en continu au sein de la Cité de l’Histoire. Par sa taille et son concept, ce Couloir du temps est novateur. Très visuelle, la frise chronologique permet aux visiteurs de découvrir librement 400 dates majeures de l’histoire du monde. Dans un espace en libre déambulation, 25 bornes tactiles sont à disposition du public et servent de support à une projection interactive pleine de surprises.

FDesouche : objectif atteint en 24h

Les gauchistes qui se réjouissaient déjà de voir fermer le site qui les met face à leurs contradictions peuvent ravaler leur joie… Alors que la cagnotte pour aider FDesouche à affronter les ennuis judiciaires est ouverte jusqu’au 31 décembre, il a fallu 24h pour arriver à l’objectif, preuve que les nombreux lecteurs le soutiennent. Pas besoin d’oligarque fortuné comme pour remettre à flots les journaux invendables comme Le Monde ou L’Humanité… Ce matin, l’objectif est largement dépassé :

“Un joyeux Noël dans la paix et la joie du Seigneur”

À l’issue du dernier conseil municipal de l’année, Émile Roger Lombertie, le maire Les Républicains de Limoges, a souhaité aux conseillers “un très joyeux Noël, dans la paix et la joie du Seigneur” :

Toute la gauche est au bord de la crise cardiaque. Au point de faire réagir le porte-parole du Rassemblement national Julien Odoul, qui a estimé que la polémique n’aurait jamais pris pour “les élus qui souhaitent un bon Ramadan à tous nos compatriotes de confession musulmane”.

Une église dégradée à Rouen

Au cours de la nuit du samedi 17 au dimanche 18 décembre, deux étudiants sont montés sur le toit de l’église Saint-Maclou à Rouen, avant de détruire au moins l’un des pinacles après l’avoir jeté au sol. Il s’agissait d’une petite tour en pierre située près des arches, sur un côté de l’édifice.

La Ville de Rouen a fait savoir que le pinacle qui avait été détruit, après avoir été poussé au sol, ne devrait pas être remplacé.

D’autres dégradations, elles aussi récentes, sont à déplorer : l’an dernier, le portail de l’église Saint-Patrice avait été tagué. Une autre fois, c’est un vitrail de l’église Saint-Godard qui avait été brisé.

Les deux étudiants ont été interpellés puis placés en garde à vue.

O Oriens

O Oriens, * splendor lucis ætérnæ, et sol iustítiæ : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis.

O Orient, * splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice : venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Paris : l’église Saint-Roch taguée par des anarchistes

Peu après la réception des joueurs de football à la Concorde, hier soir, des gauchistes s’en sont pris aux bâtiments. Ces anarchistes ont été tagué le Louvre avant de s’en prendre à l’église Saint-Roch. Le curé a porté plainte.

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