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Portrait de pèlerin

Extrait du témoignage d’un nouveau pèlerin dans l’Appel de Chartres :

[L]e point de départ qui m’a amené à ce premier pèlerinage est d’abord mon retour à l’Eglise depuis maintenant un petit peu plus d’un an (chose pour laquelle je remercie Marc, Sharbel et Arnaud qui je l’espère, liront ces lignes), en effet c’est d’abord en reprenant une vie spirituelle au sein de la belle paroisse de Saint-Roch à Paris que j’ai pu être amené à me voir proposer de participer à ce pèlerinage. Bien que j’ai toujours eu un cœur chrétien (origine Polonaise oblige), je me privais à la fois de la messe et d’une façon plus générale d’une communauté spirituelle avec laquelle pratiquer et partager mon amour de Dieu, sûrement d’abord par paresse d’en chercher une. Suite à cette arrivée très marquante pour moi dans une paroisse, j’ai donc naturellement appris de nouveau à vivre en communauté ma foi, ce qui a assurément revitalisé cette dernière et c’est pourquoi lorsqu’il m’a été simplement proposé de participer à ce pèlerinage, ma réponse n’a même pas fait l’objet d’une réflexion, je devais en être et peu importaient les difficultés qui se présenteraient.

Qu’est-ce qui vous a marqué durant ce 40ème pèlerinage de Chrétienté ?

Bien des choses, dans la mesure où c’était une première pour moi, tout était nouveau ! L’ambiance amicale de notre chapitre (Notre Dame d’Orient et d’Occident que je salue chaleureusement), certains topos très intéressants en cours de chemin, la météo agitée du premier jour qui n’aura pas manqué de me faire douter mais qui en fin de compte était une belle métaphore, le courage et la ténacité des enfants avec nous, de Ghassan qui était en fauteuil roulant et ceux qui l’ont bravement poussé peu importe les obstacles, le dévouement de  ceux qui géraient le chapitre et je dirais surtout, l’arrivée à Notre Dame de Chartres qui a été une gifle monumentale émotionnellement et spirituellement. […]

Deux nouveaux parcours de l’Avent sur Meditatio

Lancée en octobre 2021, Meditatio est une application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacun de redécouvrir les pratiques méditatives et contemplatives que propose le christianisme.

A l’approche de Noël, Meditatio souhaite accompagner tous ses priants avec deux parcours dédiés pendant tout le temps de l’Avent.
  • Un parcours de l’Avent, du dimanche 27 novembre au dimanche 25 décembre : nous nous mettrons en marche vers Bethléem et sur notre route, nous ferons grandir en nous la foi avec Marie, l’espérance avec Joseph et la charité avec Jésus. Puis à la suite des bergers, nous nous approcherons de la crèche pour venir adorer le Messie. Un parcours en quatre temps pour accueillir le Très-Haut qui se fait tout petit enfant. Un parcours avec la sainte famille pour accepter l’inattendu dans nos vies. Un parcours à la suite des bergers pour faire silence et laisser Dieu nous parler. Une méditation guidée quotidienne de 10 ou 15 minutes sous format audio.,
  • L’histoire de la naissance de Jean-Baptiste, avec un nouvel épisode chaque dimanche de l’Avent : Cette série audio en quatre épisodes pour les adultes nous fera voyager à travers les temps et avec tous les villageois, nous assisterons aux événements extraordinaires qui
    entourent la naissance de Jean-Baptiste et découvrirons combien cette naissance nous prépare à l’avènement de Jésus. Grâce à son format unique et peu commun, ce parcours nous aidera à nous immerger dans la joie de Noël et à préparer notre coeur à la venue du Christ. Un conte original et unique raconté par Daniel Facerias sous format audio.

Avec ces deux parcours de l’Avent, Meditatio poursuit son désir le plus cher : permettre à chacun de s’arrêter le temps de quelques minutes pour faire silence et ouvrir son cœur à la présence du Christ.

Disponible sur iOS et Android, l’application est téléchargeable ici.

Evangéliser par nos intérieurs, entretien avec Aurélie Debaecker

Bonjour Aurélie, vous êtes fondatrice d’une marque de décoration catholique dont le slogan est “faire rayonner notre foi à travers les objets du quotidien”. Des objets pour parler de Dieu en sorte ?

Oui, en effet ! Nous sommes deux mères de famille nombreuse, un peu hyper-actives mais surtout engagées. Avec nos conjoints, nous avons eu pendant plusieurs années l’occasion de préparer des couples au mariage. Pendant ces parcours, nous recevions les fiancés chez nous, et il y a deux ans, nous avons réalisé à quel point nos intérieurs disaient quelque chose de nous. Evidemment, on pense à avoir une maison soignée, propre, rangée, décorée, mais notre maison est-elle spirituelle ? Il faut arriver à “donner une âme à sa maison” comme nous y invite Olivia de Fournas dans son livre éponyme tout récemment paru (éditions Mame). Souvent, la spiritualité de notre maison s’incarne par des objets cultuels “explicites”, des croix, des icônes. Mais pourquoi nos objets du quotidien (vase, bougie, luminaire…) ne nous rappelleraient-ils pas cette spiritualité ? C’est notre ambition et celle de Haut les Coeurs Collection : se rappeler Dieu dans des objets en ne sacrifiant rien à la dimension esthétique.

Car l’esthétique c’est important ?

C’est primordial ! l’éducation à Dieu c’est l’éducation au beau. En tant que catholiques, nous devons rechercher le beau dans tout : la musique, la liturgie… et aussi la déco ! Jusqu’ici, imaginer un “mug catho”, c’était imaginer une tasse industrielle en porcelaine blanche produite en chine floquée d’un logo mal imprimé avec des couleurs criardes… C’était en somme un objet publicitaire et non décoratif. J’ai eu la chance de travailler 12 ans chez Hermès, précisément dans le département “Maison”. Cela a été une école formidable sur l’esthétique, mais aussi sur le développement des savoir-faire incroyables de nos artisans. Dans une plus humble mesure, c’est ce que nous appliquons chez Haut les Coeurs : une vision artistique et esthétique assumée, et une collaboration étroite avec des artisans locaux : le privilège de la proximité. Des objets évangélisateurs, fruit du travail des hommes“.

Justement : On n’a pas encore réellement parlé d’évangélisation là… Alors. On peut vraiment évangéliser avec les objets ?

Pour être plus précis, il y a l’évangélisation de nos prochains, mais aussi notre propre évangélisation, c’est à dire notre propre conversion. Certains d’entre nous portent le scapulaire ou une médaille, les chrétiens de Jérusalem se font tatouer une croix sur l’intérieur du poignet. Ces signes là sont pour nous-mêmes. Pour que 100 fois dans la journée en les voyant, nous ayons une pensée pour le Dieu. Et bien notre tasse à café, notre transat, ou notre vase sur la table d’entrée peuvent désormais eux-aussi nous faire des “clins Dieu”, comme on aime à le dire : des invitations à ce que l’on avait l’usage d’appeler des “oraisons jaculatoires” de petites prières très brèves et intenses insérées dans nos journées très occupées.

Et donc en effet, il y a l’évangélisation de nos prochains : nos objets suscitent souvent des conversations, d’abord par leur esthétique réellement attirante. Les messages ou symboles sont subtils, mais ouvrent au questionnement. Nous cherchons à faire en sorte que la plupart des objets chez Haut Les Coeurs puissent être offerts par un catholique à n’importe qui, sans que cela crée un malaise, mais peut-être pour donner l’occasion de raconter leur histoire ou d’entamer une discussion.

Veillées pour la vie

La liste des veillées pour la vie naissante est en ligne sur le site dédié. S’il n’y a pas de veillée près de chez vous, il est encore possible d’en organiser une.

La pénurie de carburants a servi de répétition générale à ce qui va arriver dans les mois à venir

Directeur de la rédaction d’Économie Matin, écrivain, auteur avec Jacques Bichot de Dernière crise avant l’Apocalypse (Ring), Jean-Baptiste Giraud est interrogé dans l’Homme Nouveau. Extrait :

[…] À l’échelle européenne, nous avons 46 jours de réserves de gaz et en France deux mois et demi, si on arrête l’approvisionnement. C’est le stock, que tout le monde confond avec le flux. Une grande partie de l’année, nous consommons une partie du flux, quand le reste est stocké. En hiver, nous consommons et le flux et le stock. Il est facile de comprendre que si le flux baisse trop, ce qui est le cas, le stock ne suffira pas. C’est ce qui nous pend au nez cet hiver et, ce qui est certain, pour l’hiver 2023.

Pour l’électricité, il n’y a pas de stock. Le soir du 8 janvier 2003, la France a consommé plus de 80 mégawatts/heure, pendant plusieurs heures, à cause du froid. Or notre capacité de production actuelle oscille entre 50 et 60 MWh, à cause des nombreux réacteurs à l’arrêt. Il est aisé de comprendre que s’il fait froid cet hiver, cela ne passera pas.

La pénurie de carburants aura servi de répétition générale à ce qui va arriver dans les mois à venir mais qui va être chronique. Tant que nous n’aurons pas eu au moins trois jours de froid intense, pour mesurer la consommation maximale réelle des Français, on ne pourra pas appréhender ce qui nous menace. En réalité, le problème est que ceux qui nous dirigent, et les cadres des géants de l’énergie, ne sont pas préparés à la gestion de la pénurie, habitués pendant des années à l’abondance. […]

Le problème est que la France des villes est prise au piège, avec peu de solutions envisageables pour faire face, quand la France des champs est en réalité habituée à la débrouille, depuis toujours. Une chose est sûre, il faut désormais prendre son destin énergétique en main, en espérant qu’il ne faudra pas aussi reprendre tous en main notre destin alimentaire, si la défaillance du système se généralise. […]

La menace islamiste n’est pas prise au sérieux

L’ancienne principale du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignant Samuel Paty, décapité par un musulman, retrace les multiples alertes qu’elle a lancées dans les jours qui ont précédé l’attentat du 16 octobre 2020.

Le 7 octobre, elle alerte le renseignement territorial. Le lendemain, Brahim Chnina, le père de Z., vient devant le collège avec Abdelhakim Sefrioui, qui se présente comme « le représentant des imams de France ».

« En entrant dans mon bureau, M. Sefrioui me dit que s’ils avaient été juifs, on ne les aurait pas laissés attendre dans le froid ». « Ce sont des gens agressifs dans leurs propos. (…) Ils attaquent tout de suite sur ce qu’il s’est passé avec M. Paty. Ils le traitent de voyou à plusieurs reprises. (…) Je sentais le collège menacé et je me sentais en première ligne. »

Dès la fin du rendez-vous, elle fait remonter l’information au « directeur académique adjoint via son portable ». Elle lance aussi un signalement « Fait établissement », un dispositif rare qui permet aux chefs d’établissement de faire remonter au ministère des faits graves portant atteinte aux valeurs de la République.

« J’ai aussi prévenu le référent police au commissariat de Conflans pour demander une sécurisation du collège ».

Le 9 octobre, une réunion avec des parents d’élèves est encadrée par les forces de l’ordre :

« J’ai au moins un policier en tenue qui est entré dans le hall. »

Le lundi, la pression ne retombe pas. Le collège a reçu

« un message audio de la part d’une personne de Montpellier qui dit que, si l’on ne fait pas quelque chose avec notre Paty, ils vont monter s’occuper de nous. Il dit qu’il va en prendre plein la gueule et le collège aussi, en nous traitant de racistes. »

À cet instant, la principale découvre des enseignants en larmes dans la salle des profs. Certains veulent exercer leur droit de retrait. Après une assemblée générale, le professeur et la principale déposent plainte le mardi. La seule mesure du commissariat local sera de dire à Samuel Paty « de prendre son véhicule personnel pour se rendre au collège ». Le vendredi qui suit cette plainte, Samuel Paty est assassiné par Abdoullakh Anzorov.

Décès de François Triomphe, RIP

Nous apprenons avec tristesse le décès à 83 ans de François Triomphe ce dimanche 20 novembre à Perpignan. Il était pleinement conscient et avait reçu l’extrême-onction et le Saint Viatique. Il est parti tranquillement et avec la paix de ceux qui ont combattu le bon combat. Nous le recommandons à vos prières ainsi que son épouse Maria.

François Triomphe avait un temps travaillé aux Editions de la table ronde.

Poète délicat et parfois engagé, sa plume était tour à tour sensible, vive et drôle.

Ceux qui l’ont connu appréciaient ses convictions, sa force inébranlable, une foi à déplacer les montagnes et un humour permanent dont il ne se départira pas même sur son lit de mort.

Il se moquait du prêt-à-penser et du qu’en dira-t-on.

Il fera partie de l’inoubliable équipe de l’anti-89 avec notamment l’abbé Aulagnier et François Brigneau.

C’est lui qui sera en tant que Président de l’ANCRE (Association Noiséenne pour la Continuité du Rite dans l’Eglise) le maître d’œuvre de l’église Saint-Martin-des-Gaules à Noisy le Grand qu’il achètera à un marchand de matériaux des Deux-Sèvres, qu’il fera acheminer avec 7 semi-remorques et reconstruire pierre par pierre 10 rue Jules Ferry à Noisy-le-Grand dans l’un des départements les plus déchristiannisés de France, faisant de cette église la petite sœur de Saint-Nicolas-du-Chardonnet dont les prêtres la desservent chaque dimanche. Il se consacrera pendant de nombreuses années à cette œuvre qu’il accomplira avec une équipe dévouée et enthousiaste, dans la discrétion et l’humilité des tâches. Les paroissiens de Saint-Nicolas-du-Chardonnet se souviennent que, dans les années 90, François Triomphe tenait, avec son épouse Maria, un comptoir (il aurait détesté qu’on parlât de stand) sur le parvis de l’église dimanche après dimanche pour collecter les fonds nécessaires. Nombreux se souviendront de la pose de la première pierre, de l’inauguration de l’église entre les agressions et dégradations gauchistes et les contre-manifestations qui justifieront pendant plusieurs années des tours de garde de nuit pour protéger l’édifice. L’église Saint-Martin-des-Gaules a ainsi été reconstruite et rendue au culte le 11 novembre 1997. 25 ans plus tard, le même 11 novembre, en 2022, François Triomphe entrait à l’hôpital.

On dit que la foi déplace les montagnes. Pour François Triomphe, elle déplace les églises.

Une fois cette œuvre accomplie, il cèdera gracieusement l’église Saint-Martin-des-Gaules à la Fraternité Saint Pie X avant de se retirer discrètement avec son épouse à Orange puis à Perpignan.

Le moyen-âge chrétien aura vu bâtir les cathédrales.

Notre 20ème siècle finissant et déchristianisé aura nécessité de reconstruire de simples églises et aura suscité de nouveaux bâtisseurs de chrétienté comme François Triomphe qui restera indissociable de son épouse Maria.

Il était un homme généreux, de foi et de combat.

Avec lui, c’est une génération qui s’en va.

Ses obsèques seront célébrées samedi à Perpignan. Des précisions seront données ultérieurement.

Nota : François Triomphe est l’oncle de notre ami Jérôme Triomphe.

Le wokisme est une religion fanatique et totalitaire

Eric Zemmour était l’invité de Mathieu Bock-Côté sur CNEWS le samedi 19 novembre.

Éric Zemmour réagit à l’hébergement des 234 migrants de l’Ocean Viking à Giens et à leur possible libération après une décision de justice. Il rappelle également que nous devons changer notre conception dévoyée de l’Etat de droit qui nous empêche d’avoir une vraie fermeté face à l’invasion migratoire.

Dans une seconde partie, Eric Zemmour dénonce l’offensive woke dans nos écoles et à l’Education nationale, et rappelle qu’il prendra la tête de ce combat pour protéger nos enfants.

Pour finir, Eric Zemmour parle de l’importance du christianisme en Europe et du catholicisme en France.

Jean-Luc Mélenchon appelle à la violence

Assumé et revendiqué, lundi 14 novembre à Clermont-Ferrand :

« Vous autres, les militants, va falloir commencer à vous organiser camarades, parce que nous, à Marseille, on a dû y aller avec des méthodes impactantes ».

Raphaël Stainville commente dans Valeurs Actuelles :

[…] Imaginez maintenant le tollé politique, le scandale médiatique, les Unes assassines, les pétitions enflammées des intellectuels de Saint-Germain-des-Près, si Marine Le Pen ou Éric Zemmour s’étaient laissés à de pareils emportements… Tout sourire, bras dessus, bras dessous, Jean-Luc Mélenchon s’affiche avec Raphaël Arnault, le porte-parole de la jeune garde, un groupuscule antifasciste qui se vante de faire la chasse aux droitards ?

Après tout, il y a une logique à cela. N’est-ce pas Jean-Luc Mélenchon, alors que le siège de la France insoumise était perquisitionné, qui proclamait : « La République, c’est moi » ? Une manière de dire que la violence légitime, c’est lui. Et les médias d’acquiescer sans broncher. Comme si cela relevait de l’évidence. Quand les antifas vandalisent un restaurant à Marseille parce qu’Éric Zemmour s’y est arrêté, quand des colleurs d’affiche du RN ou de Reconquête sont brutalisés par des milices d’extrême-gauche, se trouve-t-il un responsable politique de gauche pour dénoncer cette violence ? Se trouve-t-il un ministre de l’Intérieur pour dissoudre ces groupuscules antifascistes qui sèment la terreur et revendiquent de le faire quand Gérald Darmanin – pour ne pas le nommer – s’empresse à l’inverse de dissoudre Génération identitaire dont les actions médiatiques, inspirées entre-autre de celles de Greenpeace, n’avaient rien de violentes ?

La macronie est toujours prompte à souscrire aux fables de Jean-Luc Mélenchon dès lors que ses délires permettent de disqualifier la droite. Jean-Luc Mélenchon explique ainsi qu’à Lille et Lyon « des milices » d’extrême droite contrôleraient des gens qui passent dans la rue. Idem dans les bus. « Ils foutent la trouille à la trouille à tout le monde, en tabassant des gens » , argumente-t-il ? On croît rêver. La réalité qu’il décrit ressemble pourtant à s’y méprendre à ce qui se passe dans nombre de cités et de quartiers conquis par l’islamisme. Mais de cette réalité, Jean-Luc Mélenchon ne souffle mots.

À une extrême-droite fantasmée, l’extrême-gauche répond par une violence assumée. Vingt ans que « le théâtre de l’antifascisme » prospère, prend de l’ampleur, se décline à l’infini sur tous les tons, tous les combats. Un antifascisme sans fascisme. Un antifascisme devenu, pour reprendre l’expression de Gilles-William Goldnadel, « un fascisme d’extrême-gauche ». L’extrême-gauche n’en finit plus d’étendre ses méthodes impactantes pour museler, interdire, disqualifier ceux qu’elle désigne comme ses ennemis. C’est Ariel Weil, le maire du 3e arrondissement de Paris qui annule un colloque sur l’enfance après avoir reçu des menaces de militants et d’activistes trans qui s’opposent à la présence de deux intervenants suspectés de ne pas souscrire suffisamment à l’idéologie trans. Ce sont les écologistes eux-mêmes qui actent la fin des manifs de bisounours et militent pour « une écologie de combat ». La violence d’extrême gauche est légitime. C’est le sacre des Blacks blocs. Jean-Luc Mélenchon a compris qu’il ne sera jamais « élu Premier ministre ». Il ne lui reste que la violence pour espérer accéder au pouvoir.

Affaire Obono : Geoffroy Lejeune relaxé

Depuis le lancement de leur campagne #JesuisLàpourVA, l’hebdomadaire a gagné 5000 abonnés. Le journal compte désormais 15 500 abonnés sur le site et 50 000 abonnés au magazine papier.

Geoffroy Lejeune, Directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, revient sur le feuilleton judiciaire qu’est l’affaire Obono :

Tout a commencé un jour d’août 2020. Retour de vacances, fin de confinement. Douceur de l’été, lecture d’une excellente fiction de notre série plongeant la députée insoumise dans l’horreur de l’esclavage intra-africain au XVIIIème siècle. L’idée ? Dans le contexte des insurrections menées par le clan Traoré après l’affaire George Floyd, mettre la députée Obono (présente dans les manifestations interdites protestant contre le prétendu racisme systémique entretenu par les institutions françaises) face aux contradictions de son discours, et montrer que les africains ont été davantage martyrisés par les arabes que par l’Occident au cours de l’histoire.

Maladroit ? Salutaire, plutôt. A l’époque, le discours indigéniste est si puissant que le ministre de l’Intérieur, l’irremplaçable – mais facilement remplacé – Christophe Castaner envisage de s’agenouiller dans la cour de l’hôtel de la place Beauvau, en gage d’extrême docilité adressé aux séides de la famille Traoré.

Je vous passe le récit complet de cette affaire, ainsi résumée: tollé sur les réseaux sociaux, tollé médiatique, condamnation unanime de la classe politique à l’exception des rares élus ayant pu lire le texte incriminé, coups de fil larmoyant du président de la République à la députée prétendument outragée, tweet compassionnel du Premier ministre de l’époque, désormais chargé de gérer les retards des métros – mieux vaut utiliser les gens à leur bonne place.

Oukase généralisé, chasse à l’homme, ou plutôt chasse au journal qui dérange, gardes du corps, guérilla judiciaire. Nous nous retrouvons donc un beau matin de l’été 2021 au palais de justice de la porte de Clichy, attendus par une cohorte d’ « insoumis », pour écouter treize heures de réquisitoire contre votre journal. Il faut savoir que l’enceinte d’un tribunal protège ceux qui y profèrent des horreurs, qui ne peuvent être tenus pour responsables de leurs injures. On y entend les explications confuses d’un Lilian Thuram peu habitué à être confronté à son racialisme, les saillies infectes des avocats des parties civiles, leurs allusions gênantes, leur manière de compter les noirs et les blancs dans la salle, leur obsession pour la race, la couleur de peau, etc.

Bis repetita en septembre dernier, devant la cour d’appel. Entre temps, votre journal a écopé d’une condamnation qu’il n’entend pas laisser passer, et défend à nouveau son honneur au tribunal. Tout y passe : le texte de la fiction, le dessin prétendument raciste (en réalité, il s’agit d’une photo, ce qui gênera un des témoins cité contre nous). Mais surtout : Valeurs actuelles. Leurs interrogations trahissent une obsession réelle contre votre journal. Ils passent au peigne nos articles, nos couvertures, questionnent nos idées, traquent nos arrières pensées, croient nous débusquer…

Les choses seraient infiniment plus simples s’ils nous lisaient, nous écoutaient, tentaient de nous comprendre. Mais tout ce jeu de dupes ne ressemble qu’à une énième instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes servant, in fine, la propagande indigéniste de la France insoumise.

Sauf que, cette fois, ça n’a pas aussi bien marché que prévu. Le verdict est tombé hier, le 17 novembre. Sachez pour comprendre la claque que cela représente pour eux qu’il est rarissime qu’un directeur de journal soit trainé au tribunal avec l’auteur de l’article incriminé et le directeur de la publication. N’étant ni l’un ni l’autre à l’époque des « faits », ma modeste personne n’aurait jamais dû siéger sur les bancs de la XVIIème chambre ni de la cour d’appel, mais en me visant ainsi, les parties civiles avouaient leur volonté de liquider un journal plutôt que d’éventuellement faire condamner un simple article. Nous sommes donc condamnés en appel. A quoi ? A rien. 1000 euros avec sursis. Condamnés pour le principe, comme si le jugement était une relaxe qui ne s’assume pas. Mais le pire, c’est que ma petite personne est relaxée. Pour un motif purement juridique, parce que la justice française a estimé que le cas de Valeurs ne justifiait pas de créer un précédent qui permettrait que des quidams embarquent dans les prétoires tous les directeurs de journaux que compte notre beau pays.

C’est donc une défaite pour eux, mais pas encore une victoire pour nous. Valeurs se pourvoit évidemment en cassation, et défendra son honneur jusqu’au bout, car nous comptons bien faire triompher la vérité. Nous serons aux côtés de Laurent Dandrieu pour faire taire définitivement l’idée qu’une quelconque arrière pensée raciste ait pu se nicher dans son texte. Ils pensaient nous faire taire. Ils ont décuplé nos forces. Grâce à vous, grâce à votre soutien, nous sommes toujours là. Nous serons toujours là pour défendre vos idées. Nous ne céderons jamais. Vous êtes des milliers à avoir rejoint le mouvement #JesuisLapourVA et à nous renforcer par votre abonnement. Continuez ainsi, et convainquez vos proches, ce n’est qu’ainsi que nous gagnerons vraiment. Merci à vous, et à très vite pour d’autres victoires.

Scandale : les forces du mal au sein de l’Église

Dans son émission En Quête d’esprit sur CNews, Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier :

  • Jacques TREMOLET DE VILLERS, avocat et essayiste
  • Abbé Claude BARTHE, prêtre
  • Père Jean-Thomas de BEAUREGARD, religieux dominicain

Terres de Mission-Midterms : quel avenir pour les Républicains ?

Eglise universelle : Les élections de mi-mandat aux Etats-Unis

Le 8 novembre aux Etats-Unis ont eu lieu les élections de mi-mandat. Les Républicains qui étaient donnés largement gagnants essuient une sévère défaite ne parvenant pas à regagner le Sénat et s’orientant vers une très faible majorité à la Chambre des représentants. Armelle Signargout analyse les résultats de ces élections et évoque la personnalité de l’homme qui monte au sein du Parti républicain, le catholique et gouverneur de Floride : Ron De Santis.

Eglise en France : Fête du livre de Renaissance Catholique

Philippe-Henri Rambaud présente le programme de la 30ème fête du livre de Renaissance Catholique qui aura lieu le dimanche 4 décembre aux Pyramides à Port-Marly (78). Plus de 100 auteurs (Philippe de Villiers, Michel De Jaeghere, Jean-Christian Petitfils, Laurent Dandrieu…) seront présents ainsi que de très nombreuses associations. Une belle occasion d’offrir de beaux cadeaux originaux, utiles et personnalisés.

Eglise en Marche : Une expérience familiale (de l’infirmité mentale)

Dominique Thisse livre, avec son épouse Geneviève, dans un ouvrage émouvant “Une expérience familiale” son témoignage de père de trois filles trisomiques parmi une fratrie de sept enfants. La description de la vie quotidienne se mêle aux réflexions qu’elle suscite dans un témoignage de foi qui ne laissera personne indifférent.

Jeu Théopolis, les bâtisseurs du ciel

Le but de ce nouveau jeu de société consiste à construire sa cité dans un univers médiéval en obtenant le plus de points de sainteté avant l’avènement de l’Apocalypse. Il est destiné à des joueurs à partir de 8 ans et se joue dans sa version initiale entre 2 et 4 joueurs.

Il s’agit d’un jeu de plateau avec différents types de cartes: les “Ressources” (Foi, Espérance et Charité) qui permettent d’acquérir des sacrements, d’accéder au soutien de prêtres, évêques, etc… et de bâtir des lieux de sanctification. Pour gagner des points de sainteté, 3 stratégies sont possibles: perdre le plus de “points originels”, cumuler les sacrements ou disposer du plus de “pierres d’édifice”. Tout cela avant que l’Apocalypse n’advienne. Bien entendu, en cours de route, des “désastres” peuvent arriver et bouleverser le jeu! Ce dernier a été testé par différents types de joueurs, dont de nombreux spécialistes de jeux de société qui ont rapidement assimilé les règles et apprécié l’univers et l’équilibre stratégique du jeu.

Le lancement passe par Credofundig pour financer la production.

« Heureux les doux, car ils posséderont la terre »

A l’approche de Noël, Inès de Chantérac nous propose un roman pour enfants, à partir de 8 ans. Suspense, humour et émotion au programme de ce roman d’aventure, premier tome d’une collection destinée à faire découvrir les Béatitudes aux enfants. Zoël, le petit ange zélé et ailé, rêve d’être nommé Ange gardien. Pour être digne de cette mission, le jeune ange fougueux a besoin d’apprendre à dompter ses colères et à suivre la voie de la douceur.

La rencontre sur terre de Pastourelle, une sainte petite bergère, et une Béatitude confiée par l’Enfant Jésus au matin de Noël le mettront sur la voie de la douceur. Avec Mentor, le chien de l’archange Raphaël, Zoël et Pastourelle vont pourvoir voler au secours d’une âme en péril.

Des combats épiques entre l’armée des anges et les “mini-démons” s’inspirent des fabliaux médiévaux, et matérialisent bien concrètement le combat spirituel. 

Des dédicaces sont prévues à Paris et en Bretagne :

  • Jeudi 24 et vendredi 25 novembre à la vente de Noël de Sainte Philomène, château de Blossac, 35580 Goven, de 10h-18h
  • Samedi 26 novembre Brasserie le Royal, 3 Place du Calvaire, 35000 Rennes, de 10h-18h
  • Vendredi 2 décembre à la fête de l’école Notre-Dame de Toulvern, à la Maison Diocésaine de Vannes, 55 rue Monseigneur Trehiou, 56007 Vannes, de 9h-18h
  • Samedi 3 décembre à la fête de l’école La Rochefoucaud 90 bis rue Saint Dominique 75007 Paris, de 11h-13h
  • Samedi 3 décembre au salon des écrivains catholiques, Mairie du 6ème, 78 rue Bonaparte 75006 Paris, de 14h-18h
  • Dimanche 4 décembre à la Fête du Livre de Renaissance Catholique, espace Pyramides, Bâtiment l’Opale, 16 av de Saint Germain, 78560 Port Marly, de 12h-18h
  • Samedi 10 décembre au Salon du Livre et de la Famille des AFC, Mairie du 8ème, 3 rue de Lisbonne, 75008 Paris, de 14-19h

Dernier dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Ce  dimanche est, selon les livres liturgiques de 1962, le 24e et dernier dimanche après la Pentecôte mais c’est toujours la belle messe Dicit Dominus du 23e dimanche qui est chantée.

On célèbre, sans jamais y manquer, la messe du dernier dimanche après la Pentecôte le dimanche qui précède celui de l’Avent. C’est le cas ce dimanche 20 novembre.

► Introït Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

► Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est extrait du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

► Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

► Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

► Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129.

« Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

Les belles figures de l’Histoire : saint Dominique

Aymeric Pourbaix reçoit le père Vincent de Mello pour évoquer le fondateur de l’ordre dominicain :

 

Pap Ndiaye donne raison à Eric Zemmour sur l’accueil des enfants avec un handicap

Lors de la campagne présidentielle, les « confidences » d’Eric Zemmour sur « l’obsession de l’école inclusive » avaient fait scandale. Il avait déclaré préférer « accueillir » les enfants handicapés dans des « établissements spécialisés, sauf pour les gens légèrement handicapés évidemment », plutôt qu’en classe ordinaire. A quelques exceptions près, tout le monde lui était tombé dessus.

Le 8 novembre 2022, alors qu’il est auditionné par la commission du Sénat, Pap Ndiaye, ministre de l’Education nationale, tient des propos qui font écho. Pap Ndiaye a déclaré :

« L’école inclusive, c’est une démarche extrêmement positive dont nous devons être fiers (…) mais, dans le même temps, il faut aussi reconnaître que tous les enfants ne peuvent pas être en milieu ordinaire ».

Il mentionne alors « l’existence du médico-éducatif » qui, de son point de vue, « ne doit pas être remise en cause » avec les « agrafages entre IME et milieu ordinaire », rappelant

« l’éventail des dispositions pour que les enfants présentant des besoins spécifiques puissent être accueillis en dehors du milieu ordinaire ».

Il évoque une situation « d’embolie générale » qui nécessite d’échanger avec ses collègues Braun (ministre de la Santé) et Darrieussecq (ministre des Personnes handicapées), ainsi que les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) qui, selon lui, sont « en phase sur ce constat et sur la nécessité de réfléchir sur cette question de manière un peu structurelle » pour ne

« pas se contenter d’ajouter des postes d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) qui, de toute façon, ne suffisent pas ».

Les hashtags #JeSuisCharlie ou #SortonsLesPoubelles ont leur limite

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec rappelle que la justice ne peut pas se contenter de slogans :

[…] Le slogan rageur “Plus jamais ça !” scandé dans les rues n’a pas plus enrayé la succession d’égorgements, de décapitations, de camions fous ou de fusillades en terrasse. Allumer des bougies place de la République ou brûler un cierge dans un sanctuaire (que les saints me pardonnent) ne suffit pas pour venir à bout d’un mal profond, qu’il s’appelle terrorisme islamiste ou perversion sexuelle. Les hashtags #JeSuisCharlie ou #SortonsLesPoubelles ont leur limite.

​Se targuer d’une irrévérence à la française, soit. Mais si c’est pour se refuser, dans le même temps, à souligner l’incompatibilité de la charia avec le socle civilisationnel judéo-chrétien qui a fait la France, à quoi bon ? Publier au grand jour les abus de tel ou tel membre du clergé, transparence nécessaire pour réamorcer la confiance, soit. Mais si c’est pour refuser, faute de courage, de prolonger cette transparence par une réforme intellectuelle et morale d’envergure, une conversion, on mesure l’insuffisance cruelle du procédé. Sortir les poubelles certes, mais dans le but d’endiguer ce qui pollue.

​Rendre justice aux victimes, c’est leur dire et leur prouver que si des messagers ont corrompu leur ministère, le message, lui, conserve toute sa puissance rédemptrice. Alors, oui, redisons-le : la politique et la foi sont des choses nobles. Pourvu que l’une et l’autre restent fidèles à leur vocation. La politique, en ce qu’elle vise le bien commun d’un peuple et la paix sociale d’une nation, loin des calculs ou des postures qui ne la grandissent pas. La foi, en ce qu’elle dilate les cœurs par l’Évangile et donne du sens à l’existence par sa tradition, loin de la couardise mondaine qui ne la sublime pas.

​Gustave Thibon, avec le discernement et le bon sens qui ont fait sa réputation, ne manquait pas de remarquer que la monarchie est plus que le roi et le sacerdoce plus que le prêtre. On pouvait autrefois, tels Dante ou Catherine de Sienne, se payer le luxe de mépriser tel roi ou tel pape sans que le principe même de la monarchie ou de la papauté soit mis en question.

En temps de crise, on assiste au phénomène inverse : les institutions ne sont tolérées et aimées qu’à travers les personnes… C’est dire l’urgence politique et religieuse de la situation actuelle. Si l’on estime que le sabre et le goupillon tiennent un rôle grave et sérieux dans le redressement d’un peuple, plus que jamais l’heure est à des chefs politiques et religieux intègres et vigoureux.

​Chacun son domaine. Aux politiques, le soin de faire leur examen de conscience. Quant à l’univers ecclésiastique, il serait temps pour lui – et pour ses responsables – de discerner consciencieusement les germes de mort qui polluent le clergé ces dernières décennies. L’affaissement du sens du péché ? La perte du sens de Dieu ? Un rapport au monde d’une naïveté confondante ? Le bannissement du vocabulaire ecclésial des mots “ascèse”, “sacrifices” ou “mortification”, comme si le prêtre ou l’évêque, par sa seule onction, devenait un pur esprit ?

​L’histoire nous enseigne que les paysans vendéens ont tiré les nobles de dessous de leur lit, où ils se cachaient, pour les appeler à prendre leurs responsabilités face aux désordres de la Révolution. Le petit peuple, de Dieu ou non, ne manquera pas demander des comptes à ceux qu’ils ont pour chefs. Non par haine. Mais par justice. Pour l’amour du prochain. Et le salut des âmes, surtout.

L’étau LGBT se resserre à l’ONU

L’Assemblée générale de l’ONU discute d’un traité sur les crimes contre l’humanité qui pourrait être utilisé pour poursuivre toute personne qui s’oppose aux lobbys homosexuel et transgenre.

Le projet de traité, préparé par la Commission du droit international, rejette la définition originelle du genre, masculin et féminin. Une modification de la définition pourrait ouvrir la porte à la poursuite de quiconque s’oppose aux idées, comportements ou pratiques homosexuels et transgenres.

Le projet d’un nouveau traité sur les crimes contre l’humanité a été présenté à la sixième commission de l’Assemblée générale il y a trois ans. Les partisans les plus puissants du traité, l’Union Européenne et les États-Unis, poussent le comité à accepter le nouveau traité et la nouvelle définition du genre. Un représentant de l’Afrique a déclaré que les préoccupations légitimes de tous les États membres ne doivent pas être ignorées. Plusieurs délégations, dont l’Égypte, la Fédération de Russie et le Pakistan, ont également fait écho à cette déclaration. Un représentant du Saint-Siège a été plus explicite en exhortant les États membres à rejeter toute tentative de redéfinir le genre.

“Ma délégation regrette la décision de la CDI de ne pas inclure dans le projet d’articles la définition du genre contenue au paragraphe 3 de l’article 7 du Statut de la Cour pénale internationale, qui fait partie intégrante de la définition des crimes convenue lors de la Conférence de Rome de 1998”.

Selon un rapport de la commission en 2019, la définition du genre a été abandonnée pour s’adapter à une compréhension « évolutive » du terme « genre en tant que concept socialement construit (plutôt que biologique) ». La commission a cité le travail du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale pour ajouter l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les crimes « basés sur le genre », ainsi que les avis non contraignants émis par le système des droits de l’homme des Nations Unies.

S’il est adopté, le nouveau traité sera probablement promu dans le monde entier grâce à une assistance financière et à des conseils techniques sur la manière dont il devrait être mis en œuvre par les agences des Nations Unies et les gouvernements donateurs, y compris l’Union européenne et les États-Unis. Les délégations négocient actuellement une résolution pour décider du sort du traité.

Connaissez-vous l’école Frassati ?

Il s’agit d’un collège-lycée de la 5ème à la terminale, situé dans les Vosges, près de Vittel, qui fait partie de cette liste d’écoles libres qui s’allonge, tant le besoin de ce type de scolarité se fait ressentir.

Mais là, il s’agit d’une école vraiment libre, qui a fait le choix de l’exigence et de la difficulté en misant sur la singularité de chaque élève, non pas pour former des clones, mais au contraire pour faire fructifier les talents propres à chacun, de tirer le meilleur de chaque personnalité, afin que tous puissent devenir des adultes responsables, libres, capable de poser des choix, capables de discernement et de penser par eux- même, de s’insérer dans la société actuelle tout en étant le “sel de la terre et la lumière du monde”.

Cette école se donne pour mission de prendre les élèves là où ils en sont, et de les tirer vers le haut et les amener, après quelques années, à côtoyer de très bonnes écoles qui n’ont rien à envier aux voies, dites “royales”, que nous connaissons.

Et ça marche….

Mais cela suppose

  • des effectifs à taille humaine pour individualiser, personnaliser, adapter.

En effet, l’humilité qui prévaut chez les responsables permet de tester (puis, pourquoi pas, de remettre en cause), de s’ajuster au mieux selon les élèves et les circonstances, et c’est là, la rançon du succès.

Vous l’aurez compris, c’est tout l’inverse des établissements plus académiques, ou chacun est confondu dans une masse, comme pour mieux la contrôler, où un “prêt à penser” est dispensé. On est loin également des grandes théories qui voudraient que tout le monde ait sa chance, et en même temps (sans plagiat de mauvais goût!), à qui on ne laisse aucune chance, lorsque les élèves sont noyés dans un cadre scolaire inadapté et aux classes surpeuplées. La chance pour tous se transforme alors en fiasco général.

A Frassati, un élève avec des difficultés, aura véritablement sa chance, et s’épanouira tout autant qu’un premier de classe car tout le monde y trouve son compte et est élevé: les enseignements, les apprentissages, les activités de “vie scolaire”, les sorties dans la nature, la fraternité de l’internat, le catéchisme véritable (sans feutres ni papier crépon), la joie qui s’érige en principe fondateur, la foi de chacun appelée à s’affermir, toutes ces choses qui permettent d’unifier les enfants et de les faire grandir ; et tout le monde y trouve son compte.

  • des moyens importants: en effet, la diversité des activités qui fait la richesse de la vie des pensionnaires implique de se doter d’infrastructures adéquates, de s’appuyer sur un grand nombre de compétences ainsi que de consacrer du temps et de s’investir auprès des élèves.

Et c’est précisément sur ce dernier point que je relaye le cri d’appel de l’association qui gère l’établissement :

L’association gestionnaire de l’établissement connaît des difficultés financières importantes, lesquelles sont dues au nombre d’élèves inscrits et au fait que nos étudiants étrangers (www.frassati-international.com) tardent à venir suite à la pandémie (nous les espérons pour janvier !).

Nous avons besoin d’aide :

Nous avons besoin de dons ou de prêts, l’association étant habilitée à délivrer des reçus fiscaux aux parculiers (dans le cadre de l’impôt sur les revenus : 66% de déduction fiscale) ou aux entreprises (dans le cadre de l’impôt sur les sociétés : 60% de déduction fiscale).

Je me tiens à votre disposition et vous assure de notre entier dévouement.

Patrick GIRARD
Président de l’association Collège Frassati”

Vous, familles et amis, qui en avez peut-être fait l’expérience, connaissez la joie que ça procure de retrouver son enfant avec le sourire jusqu’au oreilles lorsqu’il est bien dans ses baskets et qu’il s’épanouit, que ce soit au retour de la pension le WE, que ce soit au retour d’un WE scouts ou autre activité qui cherche en lui le meilleur;

Vous, artisans, chefs d’entreprise, qui êtes au coeur de la création de richesse pour notre pays et fers de lance de l’économie française, savez combien il est précieux d’avoir dans ses recrues, aujourd’hui plus que jamais, des têtes bien faites mais surtout des hommes et des femmes avec un savoir être (les “soft skills” comme il est de mise de dire désormais), un savoir faire, une empathie, une humanité, une singularité, de la joie, qui apportera à votre structure une richesse indéniable, tant en interne qu’auprès de vos clients.

Aujourd’hui, certaines écoles post-Bac, se créent pour adopter ce même principe à l’enseignement supérieur et faire tout ce que ne savent pas faire les plus grandes universités et montrer qu’il y a une autre voie pour notre société.

Pour illustrer ce propos et si on osait la comparaison, toute proportion gardée, Frassati serait à “Louis-Le-Grand”, ce que “l’ISSEP” est à “Science Po”, c’est à dire un changement de paradigme sur l’enseignement et l’éducation, pour que ces valeurs irriguent la société en profondeur.

Si vous vous retrouvez dans ces valeurs qui cherchent autre chose pour notre société alors n’hésitez pas à soutenir et faire un don à l’association. En cette période de fin d’année tradionnellement dévolue aux bonnes oeuvres, il peut être l’occasion d’un nouveau don, ou, pourquoi pas, de rediriger un ou plusieurs dons émis par habitude ou tradition, dont le sens pourrait être moins pertinent face à la réalité des urgences de notre société actuelle.

Pour y répondre, vous pouvez cliquer sur ce lien et vous laisser guider:

http://www.collegefrassati.com/pour-nous-aider.html

L’Allemagne veut modifier sa Constitution pour y inscrire les “droits” LGBT

Le terrorisme intellectuel des LGBT ne souhaite souffrir aucune contestation. C’est pourquoi le gouvernement allemand d’Olaf Scholz a adopté vendredi un vaste plan d’action visant à lutter contre les discriminations subies par la communauté LGBT+ prévoyant en particulier d’inscrire dans la Constitution l’interdiction de discrimination à leur endroit, ce qui nécessitera un vote à la majorité des deux tiers au parlement. Si l’aval des partis de la coalition, le SPD du chancelier Olaf Scholz, les Verts et les libéraux du FDP est selon lui acquis, il en va autrement de l’opposition conservatrice CDU/CSU.

Cela leur permettra de faire en toute impunité la propagande de l’idéologie du genre.

Ocean Viking: la justice a libéré la plupart des immigrés

Les coups de menton de Gérald Darmanin, c’étaient du théâtre. Après les quatre immigrés qui ont échappé pour vice de procédure aux contrôles, après la vingtaine de mineurs qui ont disparu dans la nature, c’est le système judiciaire qui est débordé.

Les 189 adultes avaient été placés dans une « zone d’attente » avant d’être auditionnés par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Or, lorsqu’une personne est placée dans un centre de ce type, elle peut y résider quatre jours au bout desquels la procédure oblige à demander une prolongation de maintien en zone d’attente – dont le délai maximal est de 26 jours – auprès d’un juge des libertés et de la détention. Le juge a alors 24 heures pour statuer sur la demande. La juridiction de Toulon a été d’un coup submergée par environ 180 dossiers. C’est un véritable fiasco, ces délais n’étant pas adaptés à un tel afflux de demandes.

Résultat : Pour plus de la moitié des cas, le délai pour statuer était dépassé, ce qui a poussé les juges soit à des dessaisissements, soit des décisions de caducité.

Vendredi, la cour d’Aix a annoncé avoir validé la remise en liberté de la quasi-totalité, voire la totalité des 108 migrants qui réclamaient de ne plus être enfermés. De son côté, l’Ofpra a émis 123 avis défavorables, signifiant que ces immigrés devraient normalement faire l’objet d’une procédure d’expulsion. Mais on sait comment sont gérés les OQTF… Enfin, 66 ont obtenu un avis favorable.

Que va-t-il se passer maintenant ? Un nouveau navire va accoster avec quelques immigrés supplémentaires…

Genre : la censure des pervers

Avant, il était normal de censurer les atteintes à la pudeur ou la propagande des pervers. Désormais c’est l’inverse : on fait taire ceux qui dénoncent les pervers.

Ainsi, la mairie de Paris-Centre devait accueillir dimanche dans ses locaux un colloque dédié « aux nouveaux enjeux des parents ». Parmi les intervenants, la pédopsychiatre Caroline Eliacheff, et la psychanalyste Céline Masson, auteurs de La fabrique de l’enfant-transgenre pour une table ronde sur « la fabrique de l’enfant transgenre ». Accusée sur twitter de « transphobie », la mairie a préféré annuler la venue des deux femmes, les qualifiant de « chercheurs aux positions controversées ».

Pourtant, les deux spécialistes défendent

« seulement l’idée que les personnes recevant des mineurs se déclarant transgenres prennent quelques précautions avant de prescrire des traitements aux effets irréversibles ».

Car la propagande transgenre bat son plein et il faut inciter les enfants à « changer de genre », et à le faire réellement, chirurgicalement, définitivement.

Caroline Eliacheff devait aussi se rendre à Lille pour intervenir dans le cadre du festival de philosophie Citéphilo. La rencontre n’a finalement pas pu avoir lieu, en raison des tensions générées par les militants LGBT.

En 2019, la philosophe Sylviane Agacinski avait déjà, ,elle aussi, dû annuler une conférence à l’université de Bordeaux Montaigne suite à des « menaces violentes ». Il s’agissait alors de GPA.

Quelles peines pour les évêques coupables ?

Quel devrait être le rôle du droit canon vis-à-vis des abus dans l’Eglise ? Ces révélations vont-elles durer encore longtemps ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe, Célier et Guelfucci, et le docteur Philippe de Labriolle.

Les travaux des Bénédictins de l’Immaculée

La communauté des Bénédictins de l’Immaculée, fondée par deux moines issus de l’abbaye du Barroux, en 2008 est installée dans l’ancien couvent des capucins de Taggia, proche de la frontière française, où elle a été accueillie par Mgr Antonio Suetta, évêque de Vintimille-Sanremo.

Aujourd’hui la communauté demande de l’aide pour la suite des travaux dont certains ne sont pas encore payés :

Nous avons entrepris la restauration de l’hôtellerie; les cellules sont terminées grâce à vous, mais il reste une autre partie (voir photo ci-dessus, bâtiment au premier plan): le toit, la salle de lecture, les toilettes et la petite cuisine. Oui, nous avons un vrai besoin de votre charité pour assurer également la vie matérielle de la communauté. Nous ne saurions assez vous remercier pour les secours que vous pourrez nous apporter.

Solution pour l’hiver à l’école Notre-Dame de Fatima

L’explosion des prix du gaz et de l’électricité impacte la vie des écoles. Qui se débrouillent comme elles peuvent… Exemple en image à Notre-Dame-de-Fatima, près de Lille. N’hésitez pas à les aider et les faire connaître !

Pourquoi les cloches des églises sonneront le 23 novembre ?

Le 23 novembre, l’AED fera sonner les cloches d’églises dans toute la France à 20h et organisera des veillées de prière pour alerter sur la situation des chrétiens persécutés dans le monde.
Depuis 2015, l’AED organise une “Semaine en rouge” pour alerter sur la persécution des chrétiens dans le monde et publie une étude « Persécutés & oubliés ? » avec un focus sur certains pays qui font l’actualité.
Cette année, dans le contexte de crise énergétique et d’économies d’électricité, l’AED a choisi de faire sonner les cloches des églises plutôt que de les illuminer. La Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre sera symboliquement éclairée en rouge. Durant cette semaine, Mgr Matthew Man-Oso Ndagoso, archevêque du diocèse de Kaduna au Nigeria, sera en France pour témoigner de la situation dans son pays lors de différents évènements :

Pratiquer l’œcuménisme avec tant de communautés chrétiennes et ne pas savoir dialoguer avec les traditionalistes n’est pas un signe de charité

Enzo Bianchi, bénédictin fondateur de la communauté interconfessionnelle monastique de Bose, oeuvre beaucoup pour l’unité des Chrétiens. Ce moine, ami du Pape François, a néanmoins été invité à quitter la communauté parce qu’il n’acceptait pas de renoncer à la gestion des affaires du monastère après sa démission en tant que prieur en 2017.

Il vient de publier un texte favorable à la messe traditionnelle, traduite sur Le Forum catholique. Extraits :

[…] nous savons bien que dans d’autres pays – surtout en France, en Allemagne et aux États-Unis – les traditionalistes constituent une minorité bien attestée, non négligeable et très efficace en termes de communication et de visibilité. Dans une diaspora catholique, parmi des catholiques de moins en moins nombreux, leur présence apparaît significative et capable de s’exprimer avec un militantisme persévérant.

Il faut tout de suite préciser qu’il s’agit d’une présence bigarrée, montrant différents visages, différents styles, différentes manières d’être dans la communion ecclésiale, avec des manières très différentes de lutter pour continuer à exister : d’une critique réfléchie et légère, à une contestation presque continue, à une délégitimation de l’Église catholique, du pape François et des évêques. Nous assistons parfois à la mutation d’une critique consciencieuse et filiale en une accusation dure et convaincue de trahison de la foi, et donc une accusation d’hérésie.

La situation est grave, et il est temps de cesser de se moquer de cette partie de l’Église, voire de la railler et de la mépriser. Pratiquer l’œcuménisme avec tant de communautés chrétiennes, parfois gravement appauvries du noyau de la foi en Christ, et ne pas savoir dialoguer et marcher même avec les traditionalistes n’est certainement pas un signe d’authentique charité fraternelle, ni de conscience que nous sommes unis par l’unum baptisma, l’unique baptême, qui fait de nous des frères et des disciples de Jésus-Christ.

Pouvons-nous parvenir à un discernement calme et serein de cette réalité ? Dans mon existence de moine catholique et de chrétien, toujours attentif à la vie si diverse des églises, de même que j’ai toujours fréquenté des églises et des monastères de communautés chrétiennes non catholiques mais orthodoxes ou réformées, de même j’ai toujours fréquenté des communautés ou des monastères qui, désireux d’être fidèles à la tradition antérieure à la réforme liturgique, ont obtenu la possibilité de continuer à vivre la liturgie en la célébrant avec le Vetus Ordo. Il ne me suffisait certainement pas de contempler, de participer et de jouir de la beauté des rites et du chant grégorien, mais je regardais attentivement la vie humaine et spirituelle de ces communautés, et je remarquais toujours un amour sincère pour la liturgie, une fidélité sérieuse et profonde à la tradition monastique, vécue avec une intention évangélique, riche d’initiatives et de travail pour vivre la condition de tous les hommes, une vie commune capable d’une grande charité. J’ai donc envoyé mes frères moines à l’abbaye française du Barroux, une communauté florissante, pour apprendre à faire du pain, et dans mes séjours dans ce monastère et dans d’autres monastères traditionalistes, j’ai pu vérifier que même avec eux “il est beau et doux de vivre ensemble“. Je les ai sentis tout simplement frères, et j’avoue que je me suis mieux retrouvé parmi eux que dans certains monastères qui se disent fidèles à Vatican II mais vivent une vie de résidence religieuse non monastique.

[…] Lors d’une audience avec le pape François en 2014, le pape m’a demandé ce que je pensais des traditionalistes, et je lui ai dit :

“Votre Sainteté, s’ils acceptent le concile Vatican II, s’ils acceptent vraiment votre ministère de successeur de Pierre, s’ils déclarent valides la réforme liturgique et l’eucharistie normalisée par Paul VI, laissez-les vivre…. L’Église doit accepter une communion plurielle, elle ne peut plus être monolithique dans ses formes.”

Je continue à avoir la même opinion après toutes ces années où l’Eucharistie , au lieu d’être un lien d’unité est devenue une cause de division. […]

Nous connaissons déjà tellement de tensions et d’oppositions dans l’Église aujourd’hui que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ne serait-ce que la paix eucharistique. La messe ne peut pas être un lieu de contestation et de division fraternelle, et pour que s’ouvre un chemin de vraie communion, il est plus que jamais nécessaire que la célébration du Novus Ordo soit pratiquée en évitant le laisser-aller, la banalité et la laideur. Actuellement, la situation fait qu’il est vraiment fatigant pour de nombreux catholiques d’assister à la liturgie pour en tirer des fruits spirituels. Trop de proéminence du prêtre, trop de verbiage, des chants mal édités et indignes, des homélies qui se nourrissent maintenant presque uniquement des sciences humaines, de la psychologie, de l’histoire de l’art : cela enchante tout le monde mais ne convertit personne.

À mon avis, la situation est dramatique et je comprends que les amoureux de la tradition n’acceptent jamais le Novus Ordo, mais restent ancrés au rite ancien qui ne doit jamais être méprisé et dévalorisé. La liturgie, si elle n’est pas un mystère ordonné, si elle n’est pas belle même dans sa simplicité, si elle n’est pas une célébration de l’Évangile, elle ne peut attirer personne, pas même par la grâce. L’unité catholique ne peut et ne doit donc pas être une uniformité, mais une harmonie multiforme, une communion plurielle, dans laquelle chacun et tous trouvent des possibilités de participation vivante. Traditionis custodes et Desiderio desideravi doivent être une invitation pour tous à renouveler la foi eucharistique à travers une veillée et une belle célébration de l’Eucharistie vécue comme une communion et non comme une occasion de division ecclésiale.

CEDH : défaite importante du lobby de l’avortement

Communiqué de l’ECLJ :

Le lobby international de l’avortement vient d’essuyer une défaite importante devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans l’affaire B.B. c. Pologne. Dans cette affaire, l’ECLJ faisait face aux principaux lobbys de l’avortement : le Center for Reproductive Rights, la Federation for Woman and Family Planning et la Helsinki Foundation for Human Rights. Ce lobby s’attaquait aux restrictions à l’avortement en Pologne et au droit à l’objection de conscience, après qu’un médecin a refusé, en 2014, de pratiquer l’avortement après 24 semaines de grossesse sur un enfant à naître handicapé. Il s’agit d’un cas de «contentieux stratégique», monté de toutes pièces, instrumentalisant la souffrance d’une femme, demandant réparation pour avoir été forcée de donner naissance à un enfant handicapé.

Malgré la puissance et les efforts de ces lobbys, c’est l’argument juridique de l’ECLJ et du gouvernement polonais, résumé au §41 de la décision de la Cour, qui a prévalu. L’ECLJ avait en effet démontré que la requérante n’avait plus la qualité de «victime» pour se plaindre auprès de la CEDH, car elle avait déjà conclu un règlement amiable avec l’hôpital en cause, et bénéficié d’une importante indemnité. En conséquence, la CEDH a déclaré la requête irrecevable à l’unanimité. Cette décision s’imposait.

En annexe de ses observations écrites, l’ECLJ avait aussi remis à la Cour le témoignage exclusif du médecin en cause, en anglais. Humilié pendant des années, il doit aujourd’hui être heureux d’une décision juste de la CEDH.

Le vrai visage de ce lobby, dévoilé à l’occasion de cette affaire

Le lobby pro-avortement a une nouvelle fois dévoilé son vrai visage à l’occasion de cette affaire, en particulier son eugénisme. Le premier avocat de la requérante a dû être remplacé après qu’il eut été condamné pour crime organisé impliquant une extorsion de fonds à 248 personnes handicapées. Quant au nouvel avocat, il contesta le mémoire de l’ECLJ, nous accusant de développer des «arguments religieux extrémistes». Ce lobby a poussé la requérante à traiter son enfant de «monstre» dans les médias, et s’est acharné contre son médecin. Celui-ci a été traité publiquement par la gauche polonaise «d’incarnation de Satan», de personne «possédée», de «dégénéré» et de «personne sans conscience». Il a perdu son poste de directeur d’hôpital à cause de cette affaire.

Finalement, en 2020, le Tribunal constitutionnel de Pologne a déclaré l’avortement eugénique contraire à la dignité humaine garantie dans la Constitution et l’a, en conséquence, interdit.

La question de l’impartialité du Greffe de la CEDH

Cette affaire a soulevé, incidemment, une autre question importante, relative cette-fois ci au fonctionnement interne de la Cour. En effet, plusieurs juristes polonais membres du Greffe de la CEDH – susceptibles de traiter cette affaire – ont pris publiquement position en faveur de l’avortement. C’est le cas notamment de Katarzyna Szwed, membre d’une «Brigade révolutionnaire féministe» polonaise et porte-parole de manifestations polonaises pour l’avortement. Depuis son départ de la CEDH, elle travaille pour «Abortion Without Borders». L’ECLJ a dénoncé le manque d’impartialité de ces fonctionnaires de la Cour européenne. C’est une question importante, aggravée par l’opacité du greffe de la Cour, dont la liste des membres n’est pas rendue publique, à la différence de la Cour de justice de l’Union européenne ou la Cour interaméricaine des droits de l’homme.

Cette défaite du lobby de l’avortement est importante, mais il poursuit sa «guerre» contre la protection de la vie humaine, en particulier contre la Pologne qui fait l’objet d’un véritable acharnement à la CEDH. D’autres «batailles» et jugements sont à venir. Vous pouvez en savoir plus sur ce sujet dans notre section dédiée.

Voix d’anges: à l’occasion du 30e anniversaire du rappel à Dieu du P. Catena

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il est important de se souvenir de ceux qui ont donné du prestige à notre foi catholique, de ceux qui ont défendu la tradition et qui ont essayé de résister à la tempête qui a frappé l’Église au cours des dernières décennies. L’un des domaines qui a le plus souffert et qui souffre est certainement celui de la musique sacrée où les ravages provoqués sont sous nos yeux. Mais cela se comprend certainement si l’on regarde aussi la liturgie, car il ne faut pas oublier que musique et liturgie sont intimement unies et que, lorsque l’une des deux est d’un niveau insuffisant, l’autre la suit aussi.

Il est donc bon de se souvenir de ceux qui ont tant donné à la musique sacrée catholique et parmi ceux-ci se trouve le père servite Giovanni Maria Catena (1919-1992), dont le 30e anniversaire de décès est cette année.

Né à Naples sous le nom de Vittorio, il entra très tôt dans la Congrégation des Servites de Marie. Parmi ses nombreux intérêts, il y avait aussi celui pour la musique qu’il approfondit en étudiant à l’Institut pontifical de musique sacrée de Rome où il obtint un diplôme en composition sacrée et en direction de chœur (1943-1946). Après un intermède à Bologne, où il put également mettre en pratique son talent musical, il s’installa à Rome en 1946, dans la communauté de Santa Maria in Via où il avait déjà fait ses études musicales et resta dans la Ville Éternelle jusqu’à sa mort, en 1992.

Le père Catena, comme je l’ai dit, avait de nombreux talents, comme celui de peindre, d’écrire, de monter des crèches pendant la période de Noël, mais ce pour quoi il est connu (même si pas autant qu’il le mérite), c’est pour la musique. En fait, déjà en 1944, il avait créé l’Association des garçons chanteurs de Santa Maria in Via, avec l’aide de ses confrères, le père Giovanni Manetto Maria Salvador et le père Giuseppe Maria Benassi pour la partie organisationnelle et pour l’assistance spirituelle des garçons. Une aide d’une importance énorme sous l’aspect musical a été fournie par le servite Père Raffaele Maria Preite, élève du grand organiste italien Ferdinando Germani qui non seulement a accompagné le chœur à l’orgue mais a également prêté son travail en tant que professeur.

Les voix aiguës du père Catena ont commencé à collaborer avec la chapelle libérienne, le chœur de la basilique de Santa Maria Maggiore et plus tard le maître Domenico Bartolucci (1917-2013, créé plus tard cardinal par Benoît XVI), qui est devenu chef de chœur de la chapelle Sixtine en 1956 après avoir été chef de chœur à Santa Maria Maggiore, l’invitera à collaborer avec le chœur du Pape. Évidemment, il voulait continuer la collaboration aussi pour la Chapelle Sixtine. Mais il semble que tout ne se soit pas déroulé sans heurts pour ce projet et nous le savons grâce à une lettre de Bartolucci à Catena du 5 février 1957, dans laquelle le maître toscan tenta de convaincre le père Catena de poursuivre l’expérience déjà commencée avec la chapelle libérienne et avec l’Institut Pontifical de Musique Sacrée avec la Chapelle Sixtine, “cœur et point de départ de toute la musique sacrée catholique”, lui offrant le rôle de Magister Puerorum de ce qui à l’époque était considéré comme une institution illustre vers laquelle le monde entier se tournait pour écouter la musique sacrée et qui a toujours essayé d’employer les meilleurs chanteurs et les meilleurs chefs de chœur et compositeurs (car le chef de chœur devait aussi être compositeur pour enrichir de son art le patrimoine musical du chœur). Il était évident qu’il y avait une certaine résistance quelque part concernant le rôle que le père Catena devait jouer dans le chœur de la chapelle Sixtine, ce qui explique le ton rancunier, à certains endroits, de la lettre. Ensuite tout s’arrangera et la collaboration se poursuivra dans le chœur de la Chapelle Sixtine avec des résultats du plus haut niveau.

En fait, il faut dire que le Père Catena était un vrai génie dans l’enseignement du chant aux garçons (et plus tard, mais seulement pour son Association, aussi aux filles). La qualité vocale qu’il a pu obtenir de ses élèves était étonnante et vraiment jamais car dans ce cas on pourrait dire que nous assistions au chant des anges. Ce qui est vraiment significatif dans la qualité vocale que le Père Catena a pu obtenir, c’est qu’il n’a pas recherché les voix diaphanes, sans couleur et sans expression. Loin de là! C’étaient des voix pleines de pathétique et de sentiment (ce qui n’est pas de la sentimentalité) qui faisaient vibrer le texte sacré et le faisaient atteindre l’âme des fidèles pleins de sens spirituels. Ce n’était pas cette idée, que l’on retrouve aussi dans certaines interprétations du chant grégorien, que la musique sacrée doit être exécutée tout doucement, sans couleur ni expression, comme si elle devait nous faire assister au son des chœurs angéliques qui nous vient d’un grande distance, un concept très redevable au romantisme. Non, la musique sacrée, c’est vraiment l’homme qui élève ses souffrances et ses joies faites de prière et sublimées à Dieu, Seigneur et Créateur. Malheureusement, la sentimentalité, qui est la corruption du sentiment, a aussi pollué la liturgie et la musique sacrée, tout cela à cause de cet immanentisme qui, comme l’a bien expliqué le Père Chad Ripperger, les imprègne désormais : « Le principe d’immanence nous coupe de la réalité et donc au lieu de nous conformer à Dieu, ce que comprenaient les anciens manuels de théologie pastorale, nous nous préoccupons de nos expériences. C’est simplement une autre façon d’affirmer que la théologie pastorale est descendue dans la psychologie. Étant donné que l’expérience est quelque chose qui se produit dans les facultés psychologiques de l’homme et que la théologie pastorale concerne maintenant la psychologie, nous voulons savoir comment les facultés psychologiques peuvent être manipulées pour maximiser l’expérience que les gens ont. Cela aura un impact direct sur la compréhension de la liturgie” (Topics on Tradition). C’est-à-dire que la liturgie, la musique sacrée, n’est plus le lieu où l’homme s’élève vers Dieu, mais le lieu où l’homme devient le dieu de lui-même et on recherche donc une musique qui n’ait pas forcément à rendre gloire à Dieu, mais à ravir l’homme, c’est ainsi que la sentimentalité a tout profondément corrompu.

La grandeur du Père Catena est qu’il a su apprendre à ses élèves à chanter avec un sens religieux profond, il a su chercher en eux les ressources expressives et spirituelles pour que le chant coule de l’âme du petit chanteur. Saint Augustin n’a-t-il pas dit : « Retourne dans ton cœur : alors tu verras l’idée que tu t’es faite de Dieu, car dans ton cœur c’est l’image de Dieu. L’homme renouvelle l’image de Dieu, à l’image il reconnaît son Créateur » ? Le Père Catena était non seulement un grand professeur de chant, mais aussi un grand directeur spirituel car à travers la musique il enseignait à chercher Dieu.

Au moment de son décès, survenu le 18 novembre, l’Osservatore Romano disait : « Deux aspects de l’école du Père Catena méritent, entre autres, d’être rappelés : l’effort ininterrompu pour inculquer une éducation aux très jeunes chants élèves, humains et chrétiens, pleinement intégrés dans leur formation artistique.Dans cette tâche délicate, le Père Catena s’appuya sur sa vaste culture fondée sur l’étude des humanités, sur son extraordinaire connaissance de l’histoire de la musique, de l’art et de la littérature, ainsi que sur une capacité intuitive qui , vis-à-vis de ses enfants, l’ont fait à la fois professeur et père” (Vincenzo Benassi). Certes, les nombreux étudiants qui sont sortis de son école, tels que les ténors Luciano Ganci et Vittorio Grigolo ou le baryton Pietro Spagnoli et bien d’autres, démontrent le grand enseignement du père Catena, un enseignement qui serait encore si nécessaire.

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