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La crise de la confession est un des aspects les plus révélateurs de la crise catholique

De l’abbé Claude Barthe dans Res Novae :

Une des conséquences peu soulignée du grand chambardement qui a suivi le concile Vatican II est l’effondrement de la pratique de la confession. Le phénomène en dit long sur l’effacement du sens du péché et plus généralement sur la mutation du catholicisme, au moins quant à sa perception par ceux qui y adhèrent. Le retour sera sur ce point aussi nécessaire que difficile pour la pastorale qu’aura à mettre en œuvre une vraie réforme de l’Église.

Brève histoire de la « seconde pénitence » après le baptême

L’avertissement Sancta sanctis, « Les choses saintes pour ceux qui sont saints ! », qu’on trouve dans le chapitre VIII des Constitutions apostoliques, rédigées vers la fin du IVe siècle, existe aujourd’hui dans la plupart des liturgies orientales (et aussi dans la liturgie mozarabe), rappelant l’obligation de la pureté de conscience pour approcher de la communion.

Il convient bien sûr de replacer l’analyse de ce phénomène dans une histoire de ce sacrement. Elle montre une tension continuelle entre la nécessité du sérieux de la conversion, et donc la vérification par le prêtre, autant qu’il est possible, de la véracité du ferme propos (c’est-à-dire la ferme intention de ne pas retomber) pour donner l’absolution, d’une part, et l’importance pastorale d’y faire accéder le grand nombre des chrétiens pour les faire bénéficier de cette purification, d’autre part. Ce qui s’est manifestée par le passage de la confession rarissime à sa multiplication au cours de l’existence, de la pénitence publique à la pénitence privée.

En effet, la « seconde pénitence » (Tertullien, De pænitentia), pour être purifié des péchés commis après le baptême s’opérait par l’onéreuse pénitence publique, long temps d’expiation des péchés graves (adultère, crime, reniement de la foi), s’achevant par une réconciliation opérée par l’évêque. Mais au VIe siècle, les moines irlandais débarquant sur le continent y importèrent la pratique de la pénitence privée, fréquemment renouvelable, version pour des laïcs d’un usage de monastère, avec pénitences ascétiques ou commutations (messes par exemple). Un mouvement spirituel d’intériorisation de la religion, notamment dans des ordres mendiants, fut un terrain favorable à la diffusion de la confession fréquente, accompagnée pour les fidèles les plus fervents d’une direction spirituelle, sachant cependant que la communion fréquente, à cette époque, restait rare.

Le IVe concile de Latran, en 1215, imposa à tous les laïcs parvenus à l’âge de discrétion ou âge de raison (l’âge auquel on distingue le bien du mal), la confession annuelle et la communion pascale annuelle dans sa propre paroisse. De fait, cela revenait à imposer une confession au temps de Pâques suivie de la communion – actes sacramentels décrits par l’expression « faire ses Pâques » – le concile de Latran consacrant la confession auriculaire (à l’oreille du prêtre) en remplacement de la confession publique, qui garda cependant longtemps des partisans. Le concile de Trente confirma la discipline de Latran IV, dans le climat de contestation du sacrement de pénitence provoquée par le protestantisme.

Après le concile de Trente et jusque dans le premier XIXe siècle, la longue querelle entre rigoristes et molinistes, déployée notamment en France et en Italie, témoigne à nouveau de la tension entre ces deux pôles pastoraux. Les maximes gallicanes et janséniste prescrivaient d’user souvent du report d’absolution pour s’assurer de la contrition du pénitent récidiviste (après avoir avoué des péchés graves au confesseur, il devait s’efforcer de ne plus commettre ces péchés et revenir plus tard devant lui pour recevoir l’absolution). Saint Alphonse de Liguori, au XVIIIe siècle, formé par les jésuites, peut être considéré comme le grand représentant de la morale romaine, qui sans être laxiste se gardait d’un rigorisme qui faisait fuir le sacrement. Au XIXe siècle, la morale rigoriste perdit d’ailleurs du terrain, au sein d’un vaste mouvement favorable à l’ultramontanisme (ecclésiologie, liturgie, bientôt philosophie néo-thomiste, et morale). Ainsi le Curé d’Ars, confesseur par excellence, évolua-t-il durant sa carrière pastorale de la sévérité à la française au liguorisme. Si le délai imposé pour l’absolution devint rare, les refus d’absoudre existaient. Des lieux et temps de confessions s’organisaient, comme les missions paroissiales et les sanctuaires de pèlerinage.

Mais la balance de la théologie morale, penchant diversement selon les époques et les écoles entre exigence du ferme propos et condescendance (ne pas écraser la mèche qui fume encore), a été purement et simplement évacuée, dès lors qu’en vertu de théories laxistes de « gradualité » pour sortir du péché ou d’« accompagnement » du pécheur pour cette (théorique) sortie progressive (par exemple de l’usage de la contraception, de l’adultère consacré par le « remariage » après divorce), le ferme propos est par définition inexistant.

La confession, une charge sacerdotale jadis considérable

Jusqu’à Vatican II, la formation à la confession dans les séminaires avait une place importante. Elle correspondait à la charge considérable que représentait ce sacrement dans la vie des prêtres de paroisse. Sans parler des foules permanentes de pénitents dans les lieux de pèlerinage, comme dans la chapelle des confessions à Lourdes, devant les confessionnaux, aujourd’hui inutilisés, de toutes les églises, se formaient des files de pénitents, dès l’instant qu’un confesseur s’y trouvait. À la veille des fêtes, et spécialement lorsque approchait la fête de Pâques, des journées entières étaient employées à entendre les pénitents. Les missions paroissiales, comme nous le disions dans un précédent article commençaient par une prédication invitant aux « grandes réflexions » sur la mort, les fins dernières, le péché. Puis pendant des journées entières, les confessions des paroissiens étaient entendues, ils étaient d’ailleurs invités à faire des confessions générales de toute leur vie. Dans une société où l’immense majorité avait été catéchisée dans l’enfance, les conversions de mécréants se manifestaient essentiellement par une confession par laquelle ils rompaient avec leur vie ancienne.

Les années 50 du XXe siècle, années de grande turbulence dans l’Église, furent aussi, paradoxalement, celles d’une pratique sacramentelle plus intense. En France, les enquêtes du chanoine Fernand Boulard montrent que 43% seulement des Français faisaient alors leurs Pâques, mais qu’une certaine embellie se produisait, notamment en raison de la banalisation de la communion des hommes qui, dans certaines régions, y étaient restés jusque-là réfractaires. D’autant que les appels de saint Pie X à la communion fréquente (décret Sacra tridentina, du 20 décembre 1905) étaient plus largement entendus du fait de l’allégement de la discipline du jeûne eucharistique opérée par Pie XII (non plus jeûne depuis minuit, mais de trois heures pour la nourriture solide et les boissons alcoolisées, et de une heure pour les boissons non alcoolisées).

Le cataclysme

« Dans l’Église, la confession, cela a été la chute libre sans parachute. Cette chute n’a été rencontrée nulle part ailleurs, ni pour l’Eucharistie, ni pour la foi », écrivait un aumônier d’Action catholique, supérieur de grand séminaire, dans un dossier du Pèlerin, 3 novembre 1974, cité par Guillaume Cuchet, selon lequel « la crise de la confession est un des aspects les plus révélateurs et les plus saisissants de la “crise catholique” des années 1965-1978 ».

Il se réfère aux trois sondages dont on dispose en la matière, le premier réalisé par l’Ifop en 1952, le deuxième par la Sofres en 1974 et le dernier, toujours par la Sofres en 1983 :

  • En 1952, 51% des adultes catholiques déclaraient se confesser au moins une fois par an, dont 15%, qu’on pouvait nommer les pénitents fréquents, se confessaient une fois par mois, et parmi eux 2% le faisaient toutes les semaines.
  • En 1974, 29% seulement se confessaient une fois par an, les pénitents fréquents ayant pratiquement disparu (1%).
  • En 1983, les « annuels » étaient tombés à 14%.

Ce fut donc une rupture brutale : tandis que se tarissait le flux des pénitents ordinaires, le groupe des pénitents fréquents, catholiques qui constituaient le cœur de l’Église, disparaissait pratiquement.

La pratique des « cérémonies pénitentielles » (un certain nombre d’entre elles suivies d’absolutions collectives qui, selon la doctrine classique, sont réservées à des situations de grave danger de mort, sous réserve d’avouer ensuite ses péchés en confession si on en réchappe), a aussi contribué à déprendre les fidèles de l’habitude de la confession individuelle. L’Ordo pænitentiæ de 1974, puis le canon 961 essayent d’encadrer cette évolution : la célébration pénitentielle avec absolution collective exige une grave nécessité, de laquelle juge l’évêque diocésain en accord avec la Conférence des Évêques. En bien des endroits, elle est devenue tout ce qui reste de la pratique du sacrement de pénitence.

Certes, dans son motu proprio Misericordia Dei du 7 avril 2002, Jean-Paul II avait tenté de réagir : « La grande affluence de pénitents ne constitue pas à elle seule une nécessité suffisante » (n. 4). Il est au reste probable que les catholiques qui répondaient aux sondages de 1974 et 1983 considéraient qu’en usant de ces pratiques, ils s’étaient confessés.

Mais si la confession a ainsi disparu de la vie des catholiques, la communion s’est en revanche généralisée, au point que lors d’une messe « ordinaire », en rite Paul VI, la presque totalité des assistants communient, y compris dans des cérémonies où il est évident que sont présents de nombreux pratiquants très occasionnels. En réalité, le chapitre VIII d’Amoris lætitia, concernant les divorcés « remariés » ou le document du 22 février 2018 approuvé par la majorité des évêques allemands visant à permettre aux époux de mariages confessionnels mixtes de participer ensemble à l’Eucharistie, ne font que suivre et consacrer ce qui se pratique tranquillement à la base. Le cardinal Vingt-Trois, qui a déployé une critique feutrée d’Amoris lætitia,le remarquait avec son humour sarcastique:

« Puisqu’on dit que l’Eucharistie est un repas, il faut bien que ceux qui y assistent mangent. »

Une remontée nécessaire et ardue, pénitentielle

Et cependant, il existe toujours dans un certain nombre d’églises, au moins dans des grandes agglomérations, des permanences sacerdotales qui permettent des confessions, parfois même, comme à Paris à Saint-Louis-d’Antin, plusieurs confesseurs ont une activité sacramentelle continue. Il n’est pas douteux que les « nouveaux prêtres » déploient des efforts pour inciter à retrouver le chemin du sacrement de pénitence.

Mais le problème pastoral reste gigantesque et ne cesse de s’accroître en proportion de l’augmentation de l’ignorance catéchétique des catholiques. Il va s’agir de rebâtir la pratique sacramentelle des catholiques qui vont rester dans une Église très réduite en nombre. Le retour à la pratique du sacrement de pénitence sera assurément une des voies pour remodeler un peuple chrétien.

Une des difficultés sera qu’il pourra paraître « rigoriste » de faire retrouver des habitudes d’assistance à la messe sans communion automatique (notamment, peut-être, en rétablissant un jeûne eucharistique plus exigeant), comme de faire en sorte que soient encadrées le rite de communion lors des cérémonies, enterrements, mariages, qui rassemblent aussi un nombre de non-pratiquants voire d’incroyants nombreux, lesquels pensent que la communion est un rite obligé au même titre que l’aspersion du cercueil avec l’eau bénite.

C’est un véritable choc électrique qui devra être produit par une prédication hiérarchique forte et de longue haleine par des évêques réformateurs pour que puisse s’organiser ensuite, sur le terrain, une catéchèse adaptée.

10 février : journée de prière et de jeûne pour le respect de la vie

C’est une proposition de la Conférence des évêques de France, soutenue par les AFC.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques invite les fidèles catholiques à faire du vendredi 10 février, veille de la fête de notre Dame de Lourdes et de la journée de prière pour les personnes malades, une journée de jeûne et de prière pour le respect de la vie humaine. 

Dans le contexte mouvant de nos sociétés, et notamment du débat ouvert dans notre pays sur la fin de vie, les catholiques demandent à Dieu la grâce de respecter la vie humaine, la leur et celle de tout autre, dans leurs pensées et leurs comportements.

Le message du Pape pour la journée de prière pour les personnes malades pourra servir de support :

« Ce qui importe, toutefois, c’est de reconnaître la condition de solitude, d’abandon. Il s’agit d’une atrocité qui peut être surmontée avant toute autre injustice, car – comme le rapporte la parabole (du Bon Samaritain) – il suffit d’un instant d’attention, d’un mouvement intérieur de compassion, pour l’éliminer. »

Dimanche de la Septuagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le Temps de la Septuagésime marque un tournant important dans l’année liturgique et dont la première partie, la plus courte, le cycle de l’Incarnation, est maintenant terminée en ce dimanche. Nous abordons maintenant la deuxième partie, de beaucoup la plus longue, le cycle de la Rédemption ; et nous commençons à tourner nos regards vers la fête de Pâques, dont le temps de la Septuagésime, où nous sommes désormais, constitue la préparation du Carême.

Ce Temps comprend trois dimanches appelés Septuagésime, Sexagésime et Quinquagésime, ce qui veut dire soixante-dixième, soixantième et cinquantième jour avant Pâques. Ces désignations sont évidemment très approximatives, puisque les semaines ne sont pas de dix jours et que ces dimanches se situent exactement soixante trois, cinquante six et quarante neuf jours avant Pâques. Mais le chiffre de soixante-dix est beaucoup plus symbolique que mathématiquement exact. Il évoque les soixante-dix années de captivité du peuple d’Israël à Babylone, figure de la captivité où le péché nous retient ici-bas, et dont le temps de la Septuagésime nous invite à reconnaître la gravité avant le grand combat du Carême et la délivrance de Pâques. Ce n’est pas encore un temps de pénitence comme le Carême, mais c’est déjà un temps austère et cette austérité se traduit dans la liturgie par les ornements violets que revêt le célébrant, par la suppression du Gloria in excelsis Deo, le chant des Anges, et surtout par la suppression totale de l’Alléluia que nous ne retrouverons qu’à la Vigile pascale.

Introït : Circumdederunt

Le chant de l’Introït du dimanche de la Septuagésime résume parfaitement en trois phrases les sentiments que l’Église veut nous inspirer durant ce temps liturgique : il est extrait du psaume 17, chant d’action de grâce du roi David, qui rappelle les épreuves dramatiques par lesquelles il est passé, la confiance qu’il a toujours gardée dans le Seigneur et la délivrance qu’il en a finalement reçu.

Première phrase :

Circumdederunt me gemitus mortis, dolores inferni circumdederunt me.
Les gémissements de la mort m’ont environné, les douleurs de l’enfer m’ont environné.

L’évocation du péché et de la misère dans laquelle il nous a plongés est traduite ici par une mélodie tourmentée, en particulier le deuxième circumdederunt me est entortillé comme les lacets dans lesquels l’esprit infernal nous tient prisonniers.

Deuxième phrase :

Et in tribulatione mea invocavi Dominum.
Mais au milieu de ma détresse, j’ai invoqué le Seigneur.

Ici le calme est revenu, c’est la confiance qui s’exprime avec un bel élan sur le mot invocavi.

Troisième phrase :

Et exaudivit de templo sancto suo vocem meam.
Et de son saint Temple, il a exaucé ma voix.

Le saint Temple de Dieu désigne ici le ciel d’où il exauce notre prière, et c’est la joie et la reconnaissance qui s’expriment dans cette dernière phrase d’une façon calme et bien affirmée. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 17 exprimant la reconnaissance de David :

Diligam te Domine, fortitudo mea : Dominus firmamentum meum, et refugium meum, et liberator meus.
Je vous aime Seigneur qui êtes ma force, mon soutien, mon refuge et mon libérateur.

L’introït de ce dimanche de la Septuagésime est un des rares introïts des dimanches, parmi le répertoire de la forme extraordinaire, à n’avoir pas été repris dans celui de la forme ordinaire. Il se trouve relégué seulement au samedi de la 4e semaine de Carême. Son texte, tiré du psaume 17, a peut-être été jugé trop sombre, au moins dans sa première partie, avec l’évocation des gémissements de la mort et des douleurs de l’enfer.

► Graduel : Adjutor

Le chant du Graduel du dimanche de la Septuagésime est assez exceptionnel, d’abord par ses dimensions : c’est un des plus longs du répertoire et sa mélodie s’étend du ” do grave ” au ” fa aigu “, avec un va-et-vient continuel entre les parties basses et les partie élevées, ensuite par l’originalité de cette mélodie qui n’est pas faite, comme celle de la plupart des autres Graduels, de formules qui reviennent régulièrement. On en trouve quelques unes, mais assez peu. Le texte est tiré du psaume 9, chant de louange au Seigneur, protecteur des malheureux et défenseur des opprimés. On retrouve ici, comme dans l’Introït, la confiance des victimes du péché et de ses conséquences, exprimée avec de grands élans allant presque jusqu’à la véhémence.

Première partie :

Adjutor in oportunitatibus, in tribulatione : sperent in te, qui noverunt te : quoniam non derelinquis quærentes te, Domine.
Vous êtes le secours du malheureux dans les nécessités et dans la détresse : qu’ils espèrent en vous ceux qui vous connaissent, car vous n’abandonnez pas ceux qui vous cherchent, Seigneur.

Deuxième partie :

Quoniam non in finem oblivio erit pauperis : patientia pauperum non peribit in æternum : exsurge, Domine, non prævaleat homo.
Car le malheureux ne sera pas oublié jusqu’à la fin. La patience des malheureux ne sera pas déçue éternellement. Levez-vous Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas.

L’homme dont il est question dans le psaume c’est le païen, celui qui ne reconnait pas le vrai Dieu et persécute ses fidèles. Il représente pour nous les ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs ici-bas.

Trait : De profundis

Au temps de la Septuagésime comme pendant le Carême, l’Alléluia est supprimé et remplacé par un Trait, un chant qui se chante d’un trait. C’est une psalmodie directe sans antienne, très ornée certes, avec beaucoup de vocalises, mais où l’on retrouve des éléments de la psalmodie avec ses formules d’intonation et de cadences qui reviennent régulièrement. Ces mêmes formules peuvent donc s’adresser à des textes différents, mais ici l’adaptation est parfaite. Le texte du Trait d’aujourd’hui est bien connu, puisqu’il s’agit des quatre premiers versets du psaume 129, De profundis, que l’on rencontre assez souvent dans la liturgie, notamment dans celle des défunts. Ils expriment très bien les sentiments du temps de la Septuagésime : du fond de notre misère nous nous tournons vers le Seigneur avec une grande espérance.

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi vocem meam. Fiant aures tuæ intendentes in orationem servi tui. Si iniquitates observaveris, Domine : Domine, quis sustinebit ? Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Du fond de l’abîme, je crie vers vous, Seigneur : Seigneur, écoutez ma voix. Que vos oreilles se fassent attentives à la prière de votre serviteur. Si vous considérez nos péchés, Seigneur, Seigneur qui subsistera ? Mais auprès de vous est le pardon, et à cause de votre promesse, j’ai confiance en vous, Seigneur.

► Offertoire : Bonum est

Comme c’est souvent le cas dans les Offertoires, celui du dimanche de la Septuagésime est assez différent des autres chants de cette messe. Il est plus intérieur, recueilli et contemplatif. Le texte est le début du psaume 91, chant de louange au Seigneur qui protège les bons et punit les méchants :

Bonum est confiteri Domino, et psallere nomini tuo, Altissime.
Il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom, O Très Haut.

On remarquera comment ce texte passe dans la même phrase de la deuxième à la troisième personne, ce qui arrive assez souvent dans les psaumes. Ce bonheur de louer Dieu s’appuie évidemment sur la confiance et la reconnaissance exprimées dans les autres chants de la messe. La mélodie le traduit d’une manière douce et paisible, mais affirmative.

Communion : Illumina

Nous retrouvons dans la Communion du dimanche de la Septuagésime la prière suppliante mais confiante du pécheur du fond de sa misère. Elle est tirée du psaume 30, qui revient souvent dans la liturgie. C’est un de ceux où le roi David exprime le mieux son abandon total à la divine providence. C’est le psaume de l’In manus tuas.

Illumina faciem tuam super servum tuum, et salvum me fac in tua misericordia : Domine, non confundar, quoniam invocavi te.
Faites briller votre visage sur votre serviteur et sauvez moi dans votre miséricorde. Seigneur, que je ne sois pas confondu parce que je vous ai invoqué.

” Faites briller votre visage “, cela veut dire soyez favorable à ma demande. Lorsqu’on adresse une demande à quelqu’un, si l’on voit son visage s’éclairer d’un beau sourire c’est qu’il va nous répondre favorablement, mais si l’on voit son visage s’assombrir c’est le contraire. Cette première phrase est une prière très humble qui se tient totalement dans le grave comme prosternée ; la deuxième phrase au contraire s’élève en un grand élan suppliant mais plein de confiance en la divine miséricorde, et la troisième phrase revient dans le grave pour une cadence paisible.

Chronique des cinglés

Ne savez-vous pas qui est Elodie Jacquier-Laforge ? Elle est vice-présidente de l’Assemblée nationale et député MODEM de la 9ème circonscription de l’Isère. Elle a déposé une proposition de loi visant à développer l’humusation. Vous ne connaissiez pas ce terme ? Moi non plus. Il s’agit de compostage humain. Ce procédé, au nom de la déesse Gaïa, la nouvelle religion de l’environnement, est déjà légalisé dans six États nord‑américains. Cela consiste à envelopper le corps du défunt dans un linceul biodégradable puis à le déposer sur un lit naturel de végétaux. Recouvert, retourné, surveillé, le corps se transforme au fil du temps de manière naturelle en humus. Ce phénomène de décomposition dure plusieurs mois, à la fin desquels la famille et les proches peuvent récupérer l’humus ainsi formé.

Et pourquoi ne pas permettre aussi de faire du savon avec le corps humain ? Ou bien on pourrait aussi tanner la peau des morts, comme pendant la Révolution dite française.

La grandeur d’une société se mesure à son attitude à l’égard de ses morts. Une civilisation qui perd le respect de ses défunts se déshumanise peu à peu…

Les belles figures de l’Histoire : sainte Monique

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer la mère de saint Augustin :

 

Sainte-Anne de Kergonan : son histoire, sa communauté et ses pommiers

Cap sur Plouharnel, dans le Morbihan, pour découvrir l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan fondée en 1897. C’est ici que vivent vingt-deux moines bénédictins, selon la règle de saint Benoît « Ora et labora » (Prie et travaille). À ne pas confondre avec la communauté des sœurs de Saint-Michel de Kergonan, située à cinq kilomètres de là. Vous voulez en savoir plus ? C’est parti, Divine Box hisse les voiles et vous emmène découvrir son histoire, sa communauté et son savoir-faire !

Des débuts compliqués

C’est en 1897, que dix moines quittent l’abbaye de Solesmes pour vivre à Kergonan, en Bretagne. En 1914, à peine vingt ans plus tard, le monastère devient indépendant et est érigé en abbaye. Pari réussi !

Les moines font face à quelques difficultés et s’exilent à deux reprises. D’abord en Belgique, de 1901 à 1920, à cause des lois anticléricales. Puis à la Chartreuse d’Auray entre 1942 et 1946, à cause de l’occupation allemande. Mais bien sûr, l’histoire ne s’arrête pas là pour la communauté de l’abbaye Saint-Anne de Kergonan !

Après l’exil, la vie en communauté reprend. C’est en 1968 que commence la construction de l’abbatiale qui sera consacrée sept ans plus tard par Monseigneur Pierre-Auguste Boussard (1917-1997), évêque de Vannes.

(Cliquez ici si vous voulez connaître l’histoire de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan avec plus de détails !)

Des moines pleins de talents !

Aujourd’hui, la communauté de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan compte vingt-deux moines. Leurs journées sont rythmées par les sept offices quotidiens (le premier étant à 5h du matin !) qu’ils chantent eux-mêmes éfidemment. Leurs voix ont même été enregistrées à plusieurs reprises sur des CD. D’ailleurs, vous pouvez retrouver ces enregistrements de chants grégoriens sur le site de l’abbaye.

Pour accompagner leurs voix, les moines avaient un orgue traditionnel, mais celui-ci ne permettait pas de chanter tout le répertoire grégorien. En 2016, pour sublimer encore plus leurs offices et élargir leur répertoire, la communauté s’est offert un nouvel orgue !

D’ailleurs, les moines vivent à quelques pas de l’océan ! Le chant grégorien s’inscrit donc dans la continuité de la devise du monastère « Super voces aquarum multarum » qui signifie « Plus que la voix des grandes eaux ».

Mais Kergonan, ce n’est pas uniquement le grégorien, mais aussi toute une série de produits monastiques, parmi lesquels la porcelaine, les compotes, les jus de pomme etc… On vous en parle juste après !

La communauté pendant l’un des sept offices © Abbaye Sainte-Anne de Kergonan 

La spécialité de l’abbaye : la pomme sous toutes ses formes !

Depuis plus de quatre ans, la communauté concocte des produits à base de pommes venant tout droit de leur verger, qui compte huit-cent cinquante pommiers ! Les moines récoltent et trient les pommes. Puis ils transforment eux-mêmes une partie de la récolte en jus de pomme 100% pur jus (des pommes et c’est tout !) dans leur propre atelier. L’autre partie est envoyée dans un ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail) situé à quelques kilomètres de là, où des salariés porteurs de handicap confectionnent une multitude de produits d’artisanat monastique : confitures, gelées de cidre et compotes de pommes ! Bien sûr, les salariés suivent à la lettre les recettes créées par les moines de l’abbaye !

Un moine transporte des pommes pendant le temps de travail communautaire © Abbaye Saint-Anne de Kergonan

Et comment déguster les bons produits de l’abbaye ?

Pour ça, vous pouvez bien-sûr vous rendre directement à l’abbaye et en profiter pour dire bonjour aux moines ! Voici leur adresse : Abbaye Sainte-Anne de Kergonan, 56340 Plouharnel. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi découvrir les produits de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan directement sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Reconstruction en 2023 de la flèche de Notre-Dame

Notre-Dame de Paris devrait retrouver sa flèche avant la fin de l’année pour une probable réouverture fin 2024, après les Jeux olympiques, selon le cabinet du ministre de la Culture. Elle doit être reconstruite à l’identique, à 96 mètres du sol, avec les matériaux d’origine, du bois de chêne pour la structure (500 tonnes) et du plomb pour la couverture et les ornements (250 tonnes).

Interrogée sur ce sujet mercredi à l’Assemblée nationale par le groupe de travail sur la conservation et la restauration de Notre-Dame, Mme Abdul Malak, du cabinet de la ministre de la Culture, s’est voulue rassurante. L’édification de la flèche débutera sur le chantier dès que les quatre arcs en pierres de taille qui constituent la voûte de la croisée du transept, au coeur de la cathédrale, auront été reconstruits.

A l’intérieur, le nettoyage et la restauration de 42.000 m2 de murs sont terminés ainsi que ceux des décors (peintures murales, ferronneries, menuiseries, vitraux, sculptures) épargnés par l’incendie dans le transept sud.

Concernant l’aménagement liturgique, le diocèse s’est entouré d’un “comité artistique”. Mgr Laurent Ulrich dit souhaiter “un parcours pédagogique et spirituel” qui ne soit “pas l’équivalent d’un musée” mais “exprime quelque chose du mystère de l’Homme et du mystère de Dieu”. Les experts du patrimoine ont donné leur feu vert à un axe central épuré et la présence d’art contemporain. À l’issue d’une première phase de consultation pour sélectionner le designer qui réalisera les futures chaises de la cathédrale, Mgr Laurent Ulrich a sélectionné les designers Ionna Vautrin et Patrick Jouin à poursuivre leur travail et réaliser un prototype de leur projet. Ionna Vautrin est notamment connue pour avoir réalisé un ouvrage illustrant le Kamasutra. C’est fin.

Extinction Rebellion, une secte millénariste dénoncée par son ancienne porte-parole

Après Michael Shellenberger, célèbre environnementaliste américain, Steven Koonin, membre de l’Académie américaine des sciences et ancien conseiller de Barack Obama, Valeurs Actuelles évoque Zion Lights, ancienne porte-parole d’Extinction Rebellion. Aujourd’hui Lights s’est libérée de ce qu’elle décrit comme une emprise.

Ce que dénonce Lights n’est pas seulement une stratégie de communication non scientifique, ou trop tournée vers l’émotion – comme lorsqu’il lui était conseillé de pleurer à la télévision pour susciter l’émotion chez les téléspectateurs. Le problème tient avant tout au fonctionnement sectaire de l’organisation. « On nous disait de méditer pour nous relier à une puissance supérieure, et ensuite d’échanger nos ressentis », raconte-t-elle. Roger Hallam, le dirigeant historique du mouvement, qui se présente lui-même comme un “prophète”, rassemble selon elle tous les attributs d’un gourou. « Les journalistes m’interrogeaient souvent pour savoir si Extinction Rebellion était une secte. Je répondais que non, alors qu’en réalité c’en est une. »

Les mécanismes décrits par Lights ne laissent guère de doute sur la pertinence de ce qualificatif. L’axe unique de la doctrine d’Extinction Rebellion est un millénarisme climatique virulent, qui mobilise ses adeptes par la culpabilisation. Vous consommez du pétrole, donc vous réchauffez la planète, donc vous devez vous repentir, et c’est Extinction Rebellion qui vous donnera les moyens de le faire. L’organisation cherche moins à recruter de nouveaux adeptes qu’à fanatiser ceux dont elle dispose. Le suprême devoir d’un membre ? Se faire arrêter par la police. « Si vous n’êtes pas en prison, affirme Hallam, c’est que vous n’êtes pas en résistance. »

La propre fille de Hallam a quitté cette secte dès 2019, un an après le lancement du mouvement. Cela n’empêche pas de grands titres de presse comme le Monde ou The Guardian de faire la promotion d’Extinction Rebellion.​

Affaiblie par divers revers, notamment une déclaration équivoque de son fondateur sur la Shoah, Extinction Rebellion s’est mise en sommeil et Hallam a été évincé. Mais il vient de créer Just Stop Oil, dont les militants se sont fait connaître en aspergeant de jus de tomate les tableaux de maître.

Un journaliste de La Croix et deux journalistes du Monde condamnés pour diffamation

J’ai écrit “journalistes” sans guillemet, c’est certainement un peu osé pour qualifier des personnes qui répandent des fake news

Le 25 avril 2017, Laurent de Boissieu, de La Croix, avait tweeté un extrait d’un numéro de 2005 de la revue universitaire Le Temps des savoirs, dans lequel étaient retranscrits des propos tenus en 2000 par Jean-François Jalkh, qui venait d’être nommé président par intérim du FN, pendant que Marine Le Pen était candidate à la présidentielle. Il y était cité en disant notamment: «Le problème des chambres à gaz, mais moi je dis qu’on doit pouvoir discuter même de ce problème».

Deux jours après le tweet de Laurent de Boissieu, Le Monde publiait un article intitulé: «Front national: Jean-François Jalkh rattrapé par ses déclarations négationnistes».

Pourtant, Jean-François Jalkh se défendait dans la même publication d’être «négationniste».

«Mais je dis moi, quelque chose qui m’a énormément surpris, dans les travaux d’un négationniste ou d’un révisionniste sérieux (…), c’est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l’argumentation».

En première instance, le 18 février 2022, les journalistes avaient été relaxés. Le plaignant avait fait appel. Ils ont été condamnés à un euro de dommages-intérêts pour diffamation. La cour d’appel de Paris a estimé que les journalistes avaient commis une faute civile et attribué au plaignant 1.000 euros au titre des frais d’avocat. L’avocat de l’eurodéputé RN, s’est réjoui de cette décision

«qui, cinq ans après une polémique montée de toutes pièces pour affaiblir le Rassemblement national, vient rétablir la vérité et rendre à Jean-François Jalkh son honneur».

 

L’abbé Benoît répond aux questions

Retrouvez chaque semaine une vidéo présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Aujourd’hui, l’abbé Benoît répond aux questions que vous lui avez posées pendant la première saison.

Vandalisme au sanctuaire de la Flagellation à Jérusalem

Hier, un juif a pénétré dans le sanctuaire de la Flagellation, sur la Via dolorosa, à Jérusalem, est allé dans la chapelle de la Condamnation, a renversé la statue du Christ et lui a frappé la tête à coups de marteau. Arrêté par la police, il a crié : « Il ne peut y avoir d’idoles à Jérusalem, qui est la ville sainte. » Puis il a été conduit à l’hôpital pour une « évaluation psychiatrique »…

Communiqué de la Custodie de Terre Sainte suite au vandalisme du jeudi 2 février :

Aujourd’hui à 8h30 du matin, un extrémiste juif est entré dans l’église de la Flagellation, qui est la première étape de la Via Dolorosa, dans la vieille ville de Jérusalem. L’homme a démoli la statue de Jésus et a dégradé le visage de la statue. Après avoir été immobilisé par le portier du sanctuaire, la police est arrivée et l’a arrêté.

Il s’agit du cinquième incident survenu ces dernières semaines. Pas plus tard que la semaine dernière, des touristes ont été attaqués par un groupe de juifs religieux qui sont entrés dans la Porta Nuova. Ils ont vandalisé la Nouvelle Porte, près du siège de la Custodie de Terre Sainte, jetant des chaises, des tables et des verres et transformant le quartier chrétien en champ de bataille.

Il y a environ deux semaines, un cimetière chrétien de Jérusalem a été vandalisé, des graffitis “Mort aux chrétiens” ont été inscrits sur les murs d’un monastère du quartier arménien et des locaux utilisés comme église dans le centre maronite de Ma’alot ont été vandalisés.

Nous suivons avec préoccupation et condamnons fermement cette série croissante d’actes graves de haine et de violence contre la communauté chrétienne en Israël. Ce n’est pas un hasard si la légitimation de la discrimination et de la violence dans l’opinion publique et dans le scénario politique israélien actuel se traduit également par des actes de haine et de violence contre la communauté chrétienne.

Nous attendons et exigeons que le gouvernement israélien et les forces de l’ordre agissent de manière décisive pour garantir la sécurité de toutes les communautés, garantir la protection des minorités religieuses et éradiquer le fanatisme religieux, ces graves phénomènes d’intolérance, ces crimes de haine et de vandalisme dirigés contre les chrétiens en Israël.

Fr Francesco PATTON, OFM, Custode de Terre Sainte

Fr Alberto Joan PARI, OFM, Secrétaire de Terre Sainte

La CAF fait de la propagande pour le phénomène transgenre !

Non contente d’utiliser le vocabulaire militant, le site de la CAF propose aux familles de “se tourner vers les associations LGBTQI+” alors qu’il s’agit d’organismes militants, idéologiques, sans expertise médicale ni scientifique. Cette démarche de la CAF est Irresponsable vu les conséquences irréversibles d’une transition, même uniquement hormonale.

Manif pour tous : 10 ans après, quel bilan ?

Où en est le débat sociétal aujourd’hui ? La Manif pour tous n’a-t-elle été qu’un échec ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, l’abbé Guelfucci, les pères Viot et Danziec et le docteur Philippe de Labriolle.

L’équipe technique du Club des Hommes en noir vous présente toutes ses excuses pour l’absence d’image de cette émission due à un incident indépendant de sa volonté.

Euthanasie : chez les franc-maçons il n’y a plus de débat

Les frères la gratouille sont tous d’accord pour faire passer cette loi légalisation la solution finale pour les personnes âgées, comme on peut le lire dans Marianne du mois de décembre dernier :

A quand la dissolution de cette secte de la République ?

Les dangers d’un “certificat européen de parentalité”

La Fédération européenne des Associations familiales appelle à contribuer à la consultation publique sur l’initiative législative européenne ouvrant la voie à la pratique de la GPA :

« Un enfant n’est pas un privilège et la parentalité n’est pas un droit ; au contraire, un enfant est un don et la parentalité une responsabilité ». Ce sont les mots du Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, dans une lettre ouverte suite à l’annonce d’une initiative législative européenne pour créer un certificat européen de parentalité. En 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que « si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays ». En décembre dernier, la Commission européenne a publié une proposition législative sur le sujet, proposition sur laquelle les citoyens européens sont invités à exprimer leur opinion dans le cadre d’une consultation publique jusqu’au 13 février.

Cette initiative inclue une reconnaissance automatique transfrontalière de la “parentalité”, un terme créant confusion avec le terme juridique et biologique habituel de “filiation”. Selon la Commission européenne, cette initiative ne modifiera pas le droit du mariage des États membres de l’UE, puisque le droit de la famille relève de leur compétence exclusive. « Pourtant – a commenté le Président de la FAFCE – l’introduction d’une nouvelle catégorie juridique, la “parentalité”, qui va au-delà de la terminologie actuelle de la ‘filiation’, a un impact sur le droit interne de la famille ». En effet, l’initiative de la Commission européenne, si elle est approuvée, étendrait automatiquement les effets juridiques de la filiation à tous les types de “parentalité” légalement acquis dans un État membre, y compris par GPA, dans tous les États membres de l’UE de manière uniforme. « Au-delà de l’intention déclarée de ne pas interférer avec le droit familial des États membres, ce scénario mettrait la proposition de la Commission en contradiction avec l’art. 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui mentionne que “le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis conformément aux lois nationales régissant l’exercice de ces droits” », a-t-il conclu.

Tout en saluant l’attention portée par la Commission européenne à la protection des enfants, la FAFCE invite les législateurs européens à respecter à la fois le principe de subsidiarité et le principe de proportionnalité. Aborder cette question suppose en effet que l’UE respecte l’équilibre entre la compétence exclusive des Etats membres en matière de droit de la famille et la compétence de l’UE pour adopter des mesures concernant le droit de la famille ayant des implications transfrontalières (TFUE 81 (3)).

La FAFCE encourage les institutions de l’UE à faire le choix de mesures non-législatives, au cas par cas, appliquées par le biais du mécanisme de coopération judiciaire, suffisantes pour faire face aux situations familiales transfrontalières.

La FAFCE exprime également de sérieuses inquiétudes quant à la reconnaissance de facto de la pratique de la GPA au sein de l’initiative. En 2021, le Parlement européen a déclaré que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction […] est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’hommes ». Ce n’est pas sans raison que la plupart des pays de l’UE interdisent la GPA. Parmi eux : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. La GPA viole non seulement les droits fondamentaux et l’intégrité corporelle des femmes exploitées, mais aussi des enfants qui deviennent victimes de la traite des êtres humains. Cette pratique est en totale opposition avec l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant présenté comme le piliers de la proposition de la Commission européenne.

Pour entrer en vigueur, la proposition de la Commission doit être adoptée à l’unanimité par le Conseil de l’UE, après consultation du Parlement européen. Une audition publique avait eu lieu au Parlement européen le 9 janvier 2023, au cours de laquelle la Commission a annoncé qu’elle ferait tout son possible pour aboutir à un règlement, c’est-à-dire à des effets juridiques directs, et non seulement à une coopération renforcée entre les États membres. Or, pour l’instant, la Pologne et la Hongrie ont déclaré qu’elles opposeraient leur veto à une telle initiative au sein du Conseil de l’UE, que l’on peut donc s’attendre à voir bloqué.

La Commission européenne a également lancé une consultation publique pour récolter les avis de la société civile et des citoyens européens, consultation ouverte jusqu’au 13 février 2023. Le FAFCE encourage tout le monde à y participer.

Les mères de familles, grandes oubliées de la réforme des retraites

Communiqué des AFC :

Le projet de loi débattu actuellement au Parlement comporte quelques points positifs :

  • La création de l’AVA (Assurance vieillesse des Aidants) et l’élargissement de l’affiliation à l’AVA pour les aidants de personnes ayant un taux d’incapacité au moins de 50%. Cette mesure devrait contribuer à une meilleure reconnaissance de la situation des aidants.
  • Dans le dispositif « carrière longue » des femmes, le projet de loi propose de prendre partiellement en compte l’assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF) au titre du congé parental d’éducation (pour 4 trimestres). Mais, selon l’étude d’impact, seulement 2000 femmes par an seraient concernées.

On le voit, ces mesures sont loin d’être à la hauteur des enjeux liés à la baisse de la natalité et l’Exécutif se contente de renvoyer au COR (Conseil d’Orientation des retraites) la « modernisation » des droits familiaux.

Une réalité complexe et des situations hétérogènes

Et pourtant, la réalité des mères de familles est complexe et les situations très hétérogènes. Environ 20 % des mères sont obligées de poursuivre leur carrière jusqu’à 67 ans, l’âge d’annulation de la décote, pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein. Cela malgré les huit trimestres par enfant dans le privé (entre deux et quatre seulement dans le public) de la MDA (Majoration de Durée d’assurance). A l’inverse, d’autres femmes aux carrières ininterrompues doivent attendre l’âge légal de 62 ans pour partir. En effet, un tiers des « trimestres enfants » ne sont pas utilisés aujourd’hui parce que les femmes ont suffisamment cotisé. Phénomène qui devrait s’accentuer avec les jeunes générations. De même, le montant moyen des pensions des femmes est inférieur à celui des hommes. En cause, les écarts de salaires, mais aussi des temps partiels beaucoup plus répandus.

Ainsi, dans le premier cas (carrières discontinues) il faudrait augmenter la durée de la MDA comme en Allemagne (3 ans par enfant). Dans le second (carrières ininterrompues), améliorer les bonifications pour enfants, sachant qu’il existe des différences profondes entre le secteur privé et le secteur public et même en leur sein, selon les régimes.

L’importance des droits familiaux

Les Associations Familiales Catholiques rappellent que notre système de retraite par répartition repose sur un renouvellement des générations porté par une natalité dynamique. Or la chute de la fécondité continue depuis 8 ans, aura un impact certain sur l’équilibre de notre système.

Les Associations Familiales Catholiques demandent que la « modernisation » des droits familiaux ne se traduise pas par des économies aux dépens des pères et des mères et que, au contraire, le Gouvernement prenne la mesure des enjeux en investissant à nouveau dans les droits familiaux afin de redonner confiance aux familles.

Vietnam : Le diocèse de Xuan Loc enterre 700 fœtus avortés

Le dimanche 29 janvier à Bien Hoa, dans le diocèse de Xuan Loc (dans le sud-est du Vietnam), le père Joseph Nguyen Van Tich, du comité pro-vie diocésain, a célébré l’enterrement de 700 fœtus en présence de plusieurs milliers de personnes. Selon le groupe, qui a débuté ses activités en 2011, le cimetière compte plus de 62 000 enfants non nés.

« Les enterrer, c’est demander pardon pour la peine et la souffrance que nous leur faisons endurer, et c’est aussi prier pour la sécurité des autres enfants ».

Les participants se sont engagés à sensibiliser la nation communiste sur la dignité humaine, alors qu’on compte de nombreux jeunes parmi les demandes d’avortement dans le pays.

Avant les enterrements, les fœtus morts ont été nettoyés avec de l’alcool et enveloppés dans du linge blanc. Ils ont aussi reçu un nom et ont été disposés dans l’église avec des fleurs, afin de permettre aux gens de prier pour eux.

Le Vietnam, qui compte près de 99,4 millions d’habitants, enregistre un triste record avec environ 300 000 avortements par an, demandées notamment par une majorité de filles âgées entre 15 et 19 ans. Parmi elles, entre 60 et 70 % sont toujours scolarisées. Les volontaires du groupe vietnamien expliquent collecter entre 700 et 1 500 fœtus par mois, dont des enfants mort-nés.

Le prêtre souligne que le groupe diocésain a aussi sauvé plusieurs centaines d’enfants de l’avortement et fourni un logement sûr à plus de 2 000 mères célibataires, abandonnées par leurs partenaires et leurs proches pour avoir refusé de mettre fin à leur grossesse.

Au Vietnam, les avortements en début de grossesse ont été déclarés comme un droit des femmes dans le cadre de la loi de 1989 sur la santé. Plus de 14 millions d’habitants du Vietnam – le troisième pays le plus peuplé d’Asie du Sud-Est – sont âgés entre 10 et 19 ans, ce qui représente près de 14,4 % de la population.

Le comité pro-vie du diocèse offre également un soutien psychologique et spirituel à ceux qui ont été impliqués dans un avortement.

Propagande LGBT : une offensive mondiale

France Catholique consacre son numéro de cette semaine au danger de l’idéologie du genre. Une véritable offensive mondiale :

Le pape et le roi : Philippe Le Bel et Boniface VIII

A l’aube du 7 septembre 1303, dans le village italien d’Anagni, une troupe à la solde du roi de France Philippe le Bel investit le palais pontifical où réside le pape Boniface VIII. Le but de l’expédition est simple : s’emparer du souverain pontife afin de le traduire devant un tribunal pour la plus grave des accusations : celle d’hérésie.

Pourquoi ce procès en hérésie ? Comment Philippe le Bel en est-il arrivé à vouloir traduire le pape devant un tribunal ecclésiastique ? Qui était d’ailleurs ce roi et quelle était sa conception de la couronne de France ? A contrario, que défendait le pape Boniface VIII ? Que s’est-il passé enfin à Anagni et quelles ont été les conséquences de cet événement inouï dans l’histoire ? Pour y répondre, Christophe Dickès reçoit Jacques Krynen, auteur de Philippe le Bel: La puissance et la grandeur, et Guillaume de Thieulloy, auteur de l’ouvrage Le pape et le roi: Anagni (7 septembre 1303).

Vaincre ou Mourir relance le débat sur le génocide vendéen

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Au moment où le film du Puy du Fou, Vaincre ou mourir, « suscite la polémique », comme disent les journalistes, le débat sur la qualification en « génocide » des massacres de Vendée reprend. Bien que le film ne prenne en fait pas partie dans ce débat (l’un des historiens consultés par les réalisateurs est d’ailleurs Jean-Clément Martin, l’un des principaux adversaires de la thèse du génocide), le problème refait surface à cette occasion.

Alors que beaucoup n’ont jamais rien lu sur la question et racontent à peu près n’importe quoi, il ne semble pas inutile de conseiller la lecture d’un article du Sel de la Terre n° 121 (été 2022), récemment paru, analysant l’ouvrage du juriste Jacques Villemain : Génocide en Vendée. 1793-1794.

Signé Michel de Valandrey, l’article est intitulé « Jacques Villemain et le génocide vendéen. Un juriste dans le débat ».

La grande originalité du livre de Jacques Villemain, Génocide en Vendée. 1793-1794, amplement analysé dans ce numéro du Sel de la Terre, réside dans l’angle proprement juridique adopté par Jacques Villemain pour traiter du génocide vendéen. En effet, si depuis plusieurs années le terme « génocide » est utilisé par certains historiens pour qualifier l’action des Bleus en Vendée, ce terme répond aussi à une définition proprement juridique. C’est là tout l’intérêt de la contribution de Jacques Villemain : l’auteur est en effet juriste, spécialiste du droit pénal international et donc à même d’analyser la situation.

Dans un premier temps, après avoir défini ce qu’est un génocide, l’auteur explore « l’arrière-plan mental du génocide », notamment en s’appuyant les travaux de Xavier Martin. Jacques Villemain désigne ainsi « la pensée et l’esprit racistes, élitistes et manichéens des philosophes des Lumières et de leurs disciples, les révolutionnaires de 89 et 93 ». Puis l’auteur montre comment sont réunies toutes les conditions nécessaires pour qu’il y ait génocide, à l’aune des normes internationales du droit moderne.

L’ouvrage fait aussi le point sur les objections robespierristes, Jacques Villemain s’étant en effet nécessairement attiré les foudres de certains historiens contemporains. L’article du Sel de la Terre synthétise six objections de Jacques-Clément Martin à l’encontre du travail de notre auteur.

Enfin, à l’occasion de cet article, l’auteur de la recension émet quelques réserves vis-à-vis de l’ouvrage de Jacques Villemain : il s’interroge ainsi sur l’existence réelle d’une différence essentielle entre la Ve République et celle de 1793. Autre sujet intéressant, les représailles exercées par les Vendéens : faut-il reprocher aux Vendéens d’avoir trop usé de clémence, et de n’avoir pas fait usage de représailles admises par le droit de la guerre de l’époque ? Jacques Villemain répond par l’affirmative, ce à quoi Michel de Valandrey oppose la prudence surnaturelle des Vendéens.

Cette ample recension, constituant un article à part entière du Sel de la Terre n°121, présente de manière très claire l’apport de Jacques Villemain à ce débat tout en apportant certaines remarques et nuances.

Vous trouverez ici le numéro 121 du Sel de la Terre

Et pour s’abonner à la revue

Pour se procurer l’ouvrage de Jacques Villemain

Nous vous proposons ci-dessous le début de l’article :

Jacques Villemain et le génocide vendéen : un juriste dans le débat
A propos de l’ouvrage : Génocide en Vendée, 1793-1794
par Michel de Valandrey

Juriste et spécialiste des questions de justice et de droit pénal international , Jacques Villemain avait déjà fait paraître en 2017 un ouvrage intitulé Vendée 1793-1794 : Crimes de guerre ? Crimes contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique . Il tentait de démontrer que les crimes commis en Vendée méritent bien la qualification de « génocide ». Le deuxième ouvrage, ici présenté, reprend l’essentiel de la démonstration, répond aux objections, et élargit la réflexion.

« Comment une révolution qui a proclamé les droits de l’homme en 1789 a-t-elle pu commettre les pires crimes moins de quatre ans plus tard ? » (p. 11). Voilà, posé dès l’introduction, le problème de fond. « Il y a là un scandale, au sens étymologique de σκάνδαλον, la pierre d’achoppement, l’aspérité qui fait qu’on trébuche sur le chemin ».

Peut-on qualifier les crimes de guerre commis en Vendée entre 1793 et 1794 de « génocide » ? L’enjeu est immense. Car la Vendée, c’est la pierre d’achoppement sur laquelle trébuchent la Révolution française et sa fille, la République.

Après avoir présenté le point de vue de J. Villemain, nous analyserons les objections faites par les historiens robespierristes, ainsi que les réponses que l’on peut y apporter.

Il nous faudra enfin nous interroger quant à deux opinions de l’auteur :
— La République de 1793 est-elle fondamentalement différente de notre République actuelle ?
— Peut-on reprocher aux Vendéens leur clémence ?

Le point de vue d’un juriste

Le débat sur le génocide vendéen a été ouvert dans les années 1980 lorsque l’historien Pierre Chaunu a, le premier semble-t-il, qualifié les atrocités commises en Vendée de « génocide ». Il s’est amplifié avec la thèse de son disciple, Reynald Secher, en 1986 : Le génocide franco-français : La Vendée-Vengé. Pour qualifier de « génocide » les faits de Vendée, il s’appuyait sur la définition juridique proposée par le juriste polonais Raphaël Lemkin en 1943.

Le 11 juillet 1986, Reynald Secher est interrogé dans l’émission télévisée Apostrophes sur Antenne 2 ; l’émission fait connaître au grand public la thèse du génocide vendéen, en pleine préparation des cérémonies du bicentenaire de 1789. La réaction des historiens robespierristes ne se fait pas attendre : en tête, Michel Vovelle et Jean-Clément Martin, qui récusent la qualification de « génocide », et accusent Secher de travailler plus en idéologue qu’en historien. R. Secher subit alors une véritable persécution politique et médiatique, un chantage financier, et voit sa carrière universitaire brisée.

Des années 1980 à aujourd’hui, le débat entre partisans et adversaires de la thèse du génocide n’a jamais cessé. Ce sont principalement Reynald Secher et Jean-Clément Martin qui se sont affrontés par médias interposés : polémiques et droits de réponse ont été échangés dans des articles de revues spécialisées, de sites internet, dans des interventions à la radio ou à la télévision.

Qu’apportent à ce débat les deux ouvrages du juriste Jacques Villemain ? Précisément, l’originalité du point de vue d’un juriste. Jusqu’à 2017, seuls des historiens discutaient de cette question. C’est effectivement leur rôle d’établir la véracité et l’exactitude des faits, et de les interpréter, de les expliquer. Mais pour ce qui est de les qualifier juridiquement – « génocide » étant un terme juridique répondant à une définition précise – la compétence de l’historien ne suffit plus. Elle doit être complétée par celle du juriste. J. Villemain ne prétend pas que les historiens n’ont pas leur mot à dire : leur travail est indispensable, étant la matière des faits que le juriste cherche à qualifier.

Le travail du juriste est complémentaire de celui de l’historien. L’existence de « crimes de guerre » en Vendée est indéniable et aujourd’hui reconnue par tous. Mais Villemain soutient qu’il se produisit en août 1793 un passage à une autre dimension, celle de ce que l’on appelle aujourd’hui des « crimes contre l’humanité » . Puis, la période de janvier à mai 1794 constitua une nouvelle étape dans l’entreprise criminelle : celle du « génocide » proprement dit.

Rédigé par un juriste, l’ouvrage se présente comme une plaidoirie. Le ton du plaidoyer a l’avantage de rendre la lecture plus aisée et plus passionnante ; mais il pourra rebuter le lecteur plus habitué des publications historiques académiques, par ses envolées parfois enflammées ou sarcastiques. C’est un livre de combat, et l’auteur ne s’en cache pas.

Qu’est-ce qu’un génocide ?

La première partie de l’ouvrage dresse un status quaestionis : qu’est-ce qu’un génocide ? Comment est-il défini dans le droit international ?
L’auteur reprend à son compte la définition donnée par la Convention des Nations Unies de 1948, qui fait désormais autorité dans le droit international:

L’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe.
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe.
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle.
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein d’un groupe.
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe .

L’auteur rejette l’accusation d’anachronisme formulée contre son premier ouvrage : la communauté internationale elle-même affirme que le concept de génocide est pertinent à toutes les époques.

La deuxième partie développe la démonstration proprement dite : une bonne part des atrocités commises durant la guerre de Vendée entre dans la définition légale du génocide. Le point-clef de cette démonstration n’est ni la réalité ni l’ampleur du massacre – qui ne font plus de doute pour les historiens – mais la qualification de l’intention criminelle. En effet, « génocide » est le nom d’une intention criminelle : on tue les gens pour ce qu’ils sont et non pour des actes particuliers qu’ils auraient commis.

« Arrière-plan mental du génocide » et conflit d’essence religieuse

Renforçant la démonstration juridique faite dans le premier ouvrage, et élargissant le raisonnement, Jacques Villemain explore « l’arrière-plan mental du génocide », en s’appuyant sur les travaux de Xavier Martin . Il désigne ainsi la pensée et l’esprit racistes, élitistes et manichéens des philosophes des Lumières et de leurs disciples, les révolutionnaires de 89 et 93.

Il est en effet essentiel, pour caractériser l’intention criminelle génocidaire, de démontrer que les Vendéens ont bien été visés « comme tels », c’est-à-dire en tant que groupe racial, ou religieux, ou ethnique. C’est ce qui fait la spécificité du génocide par rapport aux crimes de guerre ou aux crimes contre l’humanité.

La joie de l’âme est dans l’action

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“La joie de l’âme est dans l’action.”

C’était la devise du Maréchal Lyautey, si critique pour notre époque dominée par la tristesse, encombrée par la passivité des bonnes gens et où l’âme n’a plus sa place. Pourtant, l’action n’est pas nécessairement limitée par l’âge, ou bien très tard. Elle n’est pas, non plus, limitée par les moyens financiers, ni par l’éventail des possibilités, si nombreuses. Elle est entravée par un discours mensonger, asséné quotidiennement et conçu scientifiquement pour fissurer la détermination la plus solide.

L’action est d’abord minée par la croyance à l’inutilité : à quoi bon ? Cela ne servirait à rien, ce serait dépassé, avec des résultats hors d’atteinte. Ensuite, par une distinction “immorale”, vous n’êtes pas comme les autres, honte à vous ! Vous n’obéissez pas aux modes, êtes rétifs, soyez condamnés ! Enfin, parce que les institutions nationales et mondiales dictent de plus en plus durement la vie quotidienne et mettent en oeuvre un plan détaillé où la liberté d’agir est interdite, sanctionnée et persécutée.

C’est précisément à cet instant que nous devons nous souvenir que la joie de notre âme est dans l’action.

Volontairement, je laisse de côté l’action purement physique, celle des soldats ou de ceux dont la jeunesse permet des efforts violents. Je m’attache ici à l’action des combattants de l’ombre, de ceux qui n’ont d’autres moyens que leur bonne volonté et leur réflexion. Reprenons, pour les démonter, ces trois grands freins à l’action qui nous sont systématiquement opposés.

“Tu n’as pas à travailler pour le soir qui tombe mais pour tous les matins que tu ne verras pas.” écrit Thierry Maulnier. Notre action n’est pas celle des radis roses de dix-huit jours, elle s’inscrit dans le temps long ! Créer de la joie, c’est s’imposer une conduite, c’est abandonner ces réactions d’indignation et d’imprécation que l’on entend trop souvent et qui, elles, ne servent à rien qu’au défoulement passager et dont la violence renforce le murmure intérieur, le ronchonnement et le désespoir. Pour que ceux “des matins que je ne verrai pas” moissonnent de la joie, je dois donc la semer dès aujourd’hui. C’est simplement pratiquer ce qui est devenu rare de nos jours, comme savoir sourire -à ceux qui le méritent-, maintenir une urbanité, détourner le regard du moche et du sale au profit d’un beau paysage ou d’une belle église, c’est faire un compliment, c’est aussi s’offrir de petits plaisirs, ce qui crée de la joie pour soi-même, sans oublier de choyer précieusement son cercle d’amis. Tout cela n’est pas inutile et encore moins désuet, c’est même un trait qui marque l’entourage et dont il se souvient longtemps après.

Nous ne sommes pas comme les autres, dit-on, et encore heureux ! Avec ironie, on pourrait affirmer que nous incarnons même la diversité. Roland Barthes pensait nous épingler en disant “Être d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort ; être d’arrière-garde, c’est l’aimer encore.” Mais la roue tourne rappelaient nos anciens. À bien y regarder, ne dirait-on pas que les hérauts de 1968, les bobos botoxés toujours jeunes, les “adulescents” encore immatures à trente-cinq ans passés, forment les gros bataillons de l’arrière-garde du monde progressiste et petit bourgeois qui n’en finit pas de se déglinguer dans d’effrayantes convulsions ? La violence du gauchisme ambiant témoigne de la panique de ceux qui pensaient avoir tué Dieu une bonne fois pour toutes ! D’où ce constat étonnant ; si nos églises tradis sont pleines de jeunes, de familles, de bébés, si nous voyons l’essor des pèlerinages, s’il y a tant de belles actions comme SOS calvaires, de saines réponses au saccage de notre patrimoine religieux, d’écoles vraiment libres, il se pourrait bien que nous devenions d’avant-garde, soudain conscients de ce qui meurt sous nos yeux. Certes, c’est sous la menace de la guerre qui nous est faite, des affronts incessants, des sanctions blessantes, des critiques infamantes, mais la réalité est là : on n’avait pas vu, depuis longtemps, tant de gens se dresser contre le déclin et l’immoralité sous des formes si différentes et complémentaires.

L’ennemi est pourtant surpuissant, il a pour lui les institutions nationales et internationales, la haute banque, les lois, les médias vendus et toutes les caisses de résonance qui jouent complaisamment sa partition. Si nous voulons nous mesurer à lui dans un conflit symétrique, nous sommes condamnés. C’est donc dans une multitude de petits combats asymétriques que nous pourrons vaincre. Voilà l’immense champs de bataille où l’action doit s’étendre, des volontés par millions contre des centaines de loges.

Se former est une action, c’est comprendre les buts de l’ennemi, ses tactiques et moyens. Par exemple, étudier le contenu de la fameuse roue du Grand Reset de Davos. Ce sont les thèmes dont on nous rebat les oreilles chaque jour. Parvenir à les discerner dans le flot quotidien de l’information, c’est une action. En exposer l’utopie et la dénoncer, c’est une action. Transmettre, raconter l’histoire de sa famille est une action. Proposer de bons ouvrages à son entourage, orienter vers des réflexions utiles plutôt que futiles est une action. Aider les plus jeunes à s’intéresser à l’Histoire, à la France, à nos grands personnages -l’Histoire en bande dessinée de Reynald Sécher-, c’est une action. Offrir une entrée au Puy du Fou plutôt qu’ailleurs, c’est une belle action ! Agir au jour le jour est également essentiel, en boycottant les enseignes qui soutiennent l’immoralité et le mensonge, en choisissant la préférence nationale et locale pour l’alimentation, en défendant notre bonne cuisine, en refusant les modes idiotes des journées dédiées à je ne sais quelle cause débile, en n’ayant plus l’excuse comme réflexe conditionné ! Et puis, à chaque fois que c’est possible, refuser de se soumettre à la loi des Maîtres. Préférer payer en espèces plutôt qu’avec une carte ou un téléphone, aider selon ses moyens de belles causes qui n’auront jamais un centime de l’État, se tenir à l’écart des réseaux sociaux, ne jamais céder à la repentance aveugle qui ne sert qu’à miner notre civilisation gréco-chrétienne, et, par dessus tout, penser par soi-même, libéré du bourrage de crâne du “journal de 20 heures”, des pubs “inclusives” et des avis autorisés… Savoir dire non est une résistance, une résistance en action.

Dans un récit poignant, “Oublié 23 ans dans les goulags viet-minh”, le lieutenant-colonel Huynh Ba Xuan, officier français prisonnier, raconte qu’il devait prononcer à voix haute les slogans du parti communiste, des heures durant, torture physique autant que psychique. Mais, par un effort surhumain, il parvenait à réciter ses prières, Pater et Ave, sans se lasser. La prière est une action !

La bataille pour la vie continue aux Etats-Unis avec la formation de professionnels pro-vie

Dans la foulée de l’abolition de l’arrêt Roe v. Wade, les laïcs investissent le système de santé en formant des professionnels acquis aux idées de la culture de vie.

Galvanisés par le coup porté à la culture de mort par la plus haute juridiction du pays, certaines universités catholiques ont décidé d’investir davantage la sphère médicale, en proposant des formations axées sur le respect de la vie.

Ainsi, plus de la moitié des établissements d’enseignement supérieur référencés par le Guide Newman – une publication de l’Institut Cardinal Newman qui soutient les universités s’engageant à offrir un enseignement conforme à la morale et aux dogmes catholiques – proposent des formations spécifiques dans le domaine de la santé.

Le but : pouvoir multiplier les personnels soignants pro-vie au sein des hôpitaux du pays afin d’y faire reculer les pratiques contraires à l’éthique naturelle et chrétienne.

  • L’University of Mary à Bismarck, dans le Dakota du Nord, vient de lancer son école d’infirmières sans frais de scolarité supplémentaires pour les étudiants de première année.
  • Au Belmont Abbey College, en Caroline du Nord, c’est un nouvel hôpital qui est en cours de construction, dont la charte engage le personnel soignant à suivre fidèlement l’enseignement de l’Eglise en matière de soins de santé, refusant toute pratique ou coopération à l’avortement, l’euthanasie ou la stérilisation.
  • Le Benedictine College d’Atchison, au Kansas, entend jouer un rôle de premier plan dans la formation de professionnels de santé pro-vie. L’université a annoncé qu’elle prévoyait d’établir une nouvelle école de médecine indépendante, fondée sur « le rôle essentiel que joue la foi et l’éthique catholiques dans les sciences ». Les étudiants suivent des cours sur la bioéthique et sur la sensibilisation aux méthodes naturelles de régulation des naissances. Chaque année, les futurs personnels de santé ont une messe qui leur est dédiée par l’université, une retraite spirituelle est organisée, des études bibliques sont proposées et des conférenciers de renom dans les milieux pro-vie sont invités.

Comme le dit Kelly Salomon, directrice du Guide Newman :

« Etre proactif sera dans l’avenir non seulement une exigence mais aussi l’une des formes les plus efficaces d’évangélisation. Tous les efforts déployés par les universités catholiques dans le but de former des personnels de santé pro-vie devrait être reconnus et encouragés. »

Le Parlement européen lève l’immunité parlementaire de Nicolas Bay, pour avoir dénoncé la construction d’une mosquée

Le Parlement européen a voté (sur demande du Qatar ?) à main levée jeudi 2 février la levée de l’immunité du député français au Parlement européen Nicolas Bay, vice-président de « Reconquête ! ». Celui-ci est visé en France par une enquête pour des faits présumés de « provocation à la haine raciale ».

Le parquet d’Évreux en Normandie avait ouvert une enquête en mai 2021, après la diffusion sur son compte Facebook d’une vidéo de 44 secondes tournée devant le chantier d’une mosquée près d’Évreux :

 

Conseiller régional sortant, Nicolas Bay était alors tête de liste du RN en Normandie pour les élections régionales. Il déclare notamment

«Il faut arrêter le communautarisme, quand on sait qu’il importe à la fois de la délinquance, de la criminalité, et du terrorisme comme on l’a vu avec l’assassin de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine il y a quelques mois, qui était originaire d’Évreux, d’un quartier tout proche d’ici ».

Cette vidéo avait fait l’objet d’un signalement par les élus de gauche du conseil municipal d’Evreux, et la Grande Mosquée de Paris avait déposé plainte. Convoqué par la police en septembre 2021, Nicolas Bay « ne s’est ni présenté, ni excusé », et a refusé de répondre à une seconde convocation, invoquant son immunité parlementaire.

Nicolas Bay a réagi :

 

Totalitarisme LGBT : un ancien homosexuel menacé d’emprisonnement et d’amende pour avoir témoigné de son abandon de l’homosexualité

Matthew Grech, travailleur caritatif chrétien à Malte, s’est détourné de l’homosexualité à la suite de sa conversion au Christ et a livré un puissant témoignage dans une émission de radio. Les autorités l’ont menacé d’une possible peine de prison et d’une forte amende pour avoir enfreint la loi, que nous avons aussi en France, interdisant les “pratiques de conversion” de l’homosexualisme.

L’action du gouvernement maltais à l’encontre de Matthew Grech serait la première du genre et est considérée comme un test par les groupes de défense de la liberté d’expression et les organisations chrétiennes qui visent à protéger les droits des anciens homosexuels à raconter leur histoire et à vivre librement sans être harcelés par les groupes LGBT. Certains LGBT affirment que l’enseignement chrétien sur le mariage et le mode de vie homosexuel doit être traité comme une infraction pénale.

Grech s’est converti il y a 10 ans et a réalisé que les actes sexuels en dehors du mariage homme/femme sont peccamineux et a choisi librement d’abandonner la vie homosexuelle qu’il menait.

S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à cinq mois de prison et/ou une amende de 5 000 euros.

Grech fait partie d’un nombre non négligeable d’anciens homosexuels et de transsexuels, hommes et femmes, qui se heurtent à l’opposition croissante des médias et du gouvernement lorsqu’il s’agit de raconter au public leurs histoires souvent héroïques.

Le Christian Legal Centre (CLC), basé à Londres, qui aide à la défense de Grech, a expliqué l’importance de l’affaire judiciaire qui se profile. Ce qui se passe à Malte a une portée internationale car Malte est devenu le premier pays de l’Union européenne à interdire en 2016 ce que les lobbies LGBT décrivent comme une “thérapie de conversion”. Un effet d’entraînement a suivi, d’autres nations, comme le Royaume-Uni, l’Australie et la France, ont voté le même type de législation. Le lobby LGBT a toutefois eu du mal à définir ce qu’est le terme de “thérapie de conversion”. Aucune preuve n’a été fournie pour justifier les interdictions, mais la campagne agressive vise plutôt à criminaliser les croyances chrétiennes sur la sexualité humaine et à faire taire toute opposition.

M. Grech a déclaré :

“Toute personne qui se soucie de la liberté d’expression devrait être alarmée par ce qui m’arrive. Si cela m’arrive à Malte, je vous assure que cela arrivera bientôt au Royaume-Uni et dans d’autres pays du monde.” “J’ai été choqué lorsque la police m’a appelé à l’improviste pour me dire qu’elle me convoquait pour un interrogatoire”.

“Je ne pensais pas […] que je pourrais être criminalisé pour avoir raconté mon témoignage chrétien”. “Cela montre à quel point ils sont déterminés à étouffer tout débat ou toute voix sur ces questions. J’étais inquiet pour moi-même et pour ce que ma famille allait penser, car rien de tel ne m’était arrivé auparavant. Je suis cependant déterminé à sensibiliser au danger et au mal que les interdictions de ‘thérapie de conversion’ causent et causeront, non seulement aux églises et à la société à Malte, mais dans le monde entier.”

“Je suis déterminé à continuer à partager mon témoignage parce que je ne veux pas que d’autres hommes et femmes subissent ce que j’ai vécu dans mon éducation et mon adolescence”. “Je ne veux pas qu’ils soient victimes de sentiments sexuels non désirés. Je ne veux pas qu’ils soient privés du côté biblique de l’histoire du sexe, de la sexualité et du mariage. Je ne veux pas que les masses croient que ‘né gay, on ne peut pas changer’, et que cela reste incontesté.”

“Si nous n’agissons pas maintenant, d’autres pays introduiront de telles interdictions comme s’il s’agissait d’une noble cause caritative qui sauve des vies et œuvre pour le bien commun, alors qu’il s’agit de mesures tyranniques, draconiennes et qui aboutiront à l’inverse de ce qu’elles visent”.

“L’interdiction de la ‘thérapie de conversion’ crée un effet domino idéologique. Les lobbies et les mouvements de défense des droits des homosexuels qui les soutiennent adoptent un point de vue moral unique sur la sexualité humaine et l’imposent à l’ensemble de la population. Cela entraîne une confusion juridique et décourage les journalistes d’explorer l’autre côté de l’histoire”.

“Beaucoup d’entre nous, dans le milieu des ex-LGBT, font l’expérience d’un silence croissant de la part de la presse générale et des médias, et remarquent une baisse de l’intérêt du public pour l’exploration de la réalité “ex-LGBT”, qui, selon nous, est motivée par l’intimidation et la peur que ces interdictions créent.”

Andrea Williams, directrice générale de la CLC, a expliqué :

“Si Matthew est condamné, les hommes et les femmes qui cherchent à changer leur vie, à laisser derrière eux des schémas de comportement qui les rendent malheureux, seront contraints à la clandestinité”. “Nous chercherons des hommes et des femmes qui cherchent de l’aide à Malte, réduits au silence, condamnés à des amendes et mis en prison”. “La vie de Matthew Grech a été puissamment transformée lorsqu’il est devenu chrétien et a appris ce que la Bible nous enseigne sur qui nous sommes. C’est dans sa nouvelle foi qu’il a trouvé son identité et sa liberté”. “Les actions de la police sont profondément préoccupantes, et nous n’avons jamais rien vu de tel auparavant”. “Nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre pour que justice soit rendue à Matthew et pour que personne d’autre ne vive ce qu’il a vécu.”

Il est vital de gagner cette affaire, non seulement pour les personnes à Malte, mais aussi pour les libertés chrétiennes et la liberté de quitter l’homosexualité et l’attraction indésirable pour le même sexe dans le monde entier.

Le Dr Mike Davidson, président de la Fédération internationale de conseil thérapeutique, prévient :

“Les libertés d’expression, de conscience et de religion sont attaquées”. “Le fait est que le choix thérapeutique et de conseil est un droit fondamental”. Les gouvernements qui encouragent les points de vue monoculturels – cette idée que l’orientation sexuelle est innée et immuable, et que le genre n’est pas lié au sexe biologique – refusent à ceux qui ne veulent pas s’identifier comme LGBT le droit de quitter les identités et les pratiques qui ne les concernent plus. Il s’agit d’une question de droits de l’homme. Sans diversité idéologique dans toute question de vie, la démocratie est privée de freins et de contrepoids et descend vers le totalitarisme.”

Grech sera jugé le 3 février.

La persécution de M. Grech coïncide avec les efforts du gouvernement maltais pour renforcer sa loi de 2016, déjà draconienne, interdisant la “thérapie de conversion”, en la modifiant pour interdire également “la publication, la publicité, l’affichage, la distribution, le renvoi et la circulation de tout matériel faisant la promotion de cette pratique”.

Addendum :

Le procès a été reporté au mois de juin. La défense veut produire 30 témoins. La présidente du tribunal a fait savoir que les témoins (dont beaucoup sont étrangers) devraient être physiquement présents pour être entendus.

Marche Pour La Vie 2023 : la vidéo

Reportage de L’Homme Nouveau :

I-Média : Racisme sur la route de Memphis ?

L’image de la semaine 

La réussite en box-office du film “Vaincre ou mourir” est notre image de la semaine. Entre retour louangeurs des spectateurs et critiques acerbes de la presse, la diffusion de ce biopic n’a laissé personne indifférent.

Racisme sur la route de Memphis ? 

La nouvelle affaire George Floyd a eu lieu à Memphis dans le Tennessee, du moins à en croire les médias qui tentent tant bien que mal d’imposer leur conception du “racisme systémique” dans l’opinion.

La revue de presse 

Des moments télé marquants, des chiffres tabous, une agression de journaliste et une loi qui passe mal !

Que veut devenir l’ARCOM ? 

Jean-Yves Le Gallou décortique pour vous le “rapport stratégique de l’ARCOM” qui dévoile la feuille de route du gendarme de l’audiovisuel pour les deux années à venir.

Basses manœuvres au Sénat : les « sages » votent l’inscription de l’avortement dans la Constitution

Communiqué commun de Via La Voie du peuple, du Mouvement Conservateur et du CNIP :

L’Histoire retiendra que c’est à cause d’un sénateur dit de droite, dans «un souci de synthèse et de consensus» salué par les promoteurs de la constitutionnalisation de l’IVG, qu’est balayé le principe du respect de la personne humaine.

En contradiction avec l’article 16 du Code civil qui « interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », la manœuvre, consistant en une reformulation de l’unique article de la proposition de Loi remplaçant le mot « droit » par celui de « liberté », a entrainé une partie des Sénateurs LR à rentrer dans la logique de l’extrême gauche qui instrumentalise la Constitution en vue de la création sans fin de nouveaux droits individuels. Ensemble, ils ont sacrifié le droit de vivre et bafoué la liberté de conscience du personnel médicalalors qu’elle était une condition essentielle de la légalisation de l’avortement.

Nous, présidents des partis conservateurs fidèles à la tradition sociale de droite, condamnons cette manœuvre parlementaire. A quel prix a-t-elle été possible ?

Nous appelons avec gravité les députés qui auront à réexaminer le texte à prendre conscience des graves conséquences que cela entrainera : clause de conscience des médecins bafouée, santé des femmes menacée, natalité fragilisée, mais aussi Constitution dénaturée, Liberté découpée en morceaux, Fraternité ébranlée. Nous les appelons à ne pas se tromper de combat : en France, l’accès à l’avortement n’est pas menacé. En revanche, si les femmes ont la liberté d’avorter, elles n’ont pas toujours celle de poursuivre leur grossesse, en raison de pressions morales, professionnelles ou économiques. C’est aussi de ces femmes qu’il faut se préoccuper.

Pillage des cerveaux : le pape va-t-il dénoncer le projet de loi sur l’immigration ?

Lors de son voyage en République Démocratique du Congo, le pape François a dénoncé le pillage des ressources en Afrique :

En parlant de frein au développement et de retour au passé, il est tragique que ces lieux, et plus généralement le continent africain, souffrent encore de diverses formes d’exploitation. Il y a cette devise qui sort de l’inconscient de tant de cultures et de tant de personnes : “L’Afrique doit être exploitée”, cela est terrible ! Après le colonialisme politique, un “colonialisme économique” tout aussi asservissant s’est déchainé. Ce pays, largement pillé, ne parvient donc pas à profiter suffisamment de ses immenses ressources : on en est arrivé au paradoxe que les fruits de sa terre le rendent “étranger” à ses habitants. Le poison de la cupidité a ensanglanté ses diamants. C’est un drame devant lequel le monde économiquement plus avancé ferme souvent les yeux, les oreilles et la bouche. Mais ce pays et ce continent méritent d’être respectés et écoutés, ils méritent espace et attention : Retirez vos mains de la République Démocratique du Congo, retirez vos mains de l’Afrique ! Cessez d’étouffer l’Afrique : elle n’est pas une mine à exploiter ni une terre à dévaliser. Que l’Afrique soit protagoniste de son destin ! Que le monde se souvienne des désastres commis au cours des siècles au détriment des populations locales et qu’il n’oublie pas ce pays ni ce continent. Que l’Afrique, sourire et espérance du monde, compte davantage : qu’on en parle davantage, qu’elle ait plus de poids et de représentation parmi les nations !

Or, présenté hier en conseil des ministres, le projet de loi “immigration et intégration” du ministre de l’Intérieur prévoit notamment la création d’une carte de séjour spécifique pour les métiers en tension, au premier rang desquels ceux de la santé. Cette mesure permettra aux médecins étrangers de bénéficier plus facilement d’une carte de séjour. Une mesure qui risque de priver certains pays, en particulier ceux d’Afrique, de leurs propres soignants. Rony Brauman, cofondateur de Médecins sans frontières, dénonce :

“Au lieu de régler les problèmes de fond, on se tourne vers ce réservoir potentiel en aggravant les pénuries structurelles dont souffre le continent”.

Le nombre de visas accordés aux jeunes Africains en formation a bondi de 32,5% pour la rentrée 2020-2021, ceux d’Afrique subsaharienne de 41% sur cinq ans. Et, d’après les chiffres provisoires, la hausse s’annonce encore plus forte en 2022.

Mohamed Yousfi, président du Syndicat algérien des praticiens spécialistes de santé publique, souligne :

“Ce que fait la France pour régler le problème de ses déserts médicaux n’arrange ni l’Algérie ni aucun pays pourvoyeur”. “Si l’on ne fait rien, cette tendance va s’accélérer, comme pour le Maroc ou la Tunisie.”

Déjà, en 2021, l’Ordre des médecins tunisien a enregistré 970 départs, contre 500 à 600 habituellement.

Par ailleurs, il est douteux que le projet de loi immigration présenté par Gérald Darmanin parvienne à inverser la tendance. Au lieu de prendre des mesures « à la danoise », ce projet de loi poursuit la politique du « en même temps » en compensant l’annonce de plus d’expulsions de clandestins (une annonce dont on connait l’issue…) par celle de régularisations ciblées sur les métiers manquant de main-d’œuvre, qui finissent par accroître l’immigration.

“Grâce aux Vendéens, la Révolution a dû jeter son masque et révéler son visage de haine de Dieu et de la foi”

A l’occasion de la sortie du film Vaincre ou mourir, voici l’homélie du cardinal Sarah prononcée le 17 aout 2017, lors de son passage au Puy du Fou. Elle est toujours actuelle :

Mes Frères,

Nous offrons ce soir le sacrifice de la messe pour le repos de l’âme de tous les bénévoles du Puy du Fou décédés depuis le début de cette belle œuvre, il y a quarante ans. Par votre travail, vous tous qui êtes ici rassemblés, vous réveillez chaque soir la mémoire de ce lieu. Le château du Puy du Fou, une ruine douloureuse, abandonnée des hommes, s’élève comme un cri vers le Ciel. Entrailles ouvertes, il rappelle au monde que, face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !

Mes chers amis, en donnant vie à cette ruine, tous les soirs, vous rendez vie aux morts ! Vous rendez la vie à tous ces Vendéens, morts pour leur foi, pour leurs églises et pour leurs prêtres. Votre œuvre s’élève sur cette terre comme un chant portant le souvenir des martyrs de la Vendée ! Vous faites vivre ces trois cent mille hommes, femmes et enfants, victimes de la Terreur ! Vous donnez une voix à tous ceux que l’on a voulu faire taire, parce qu’ils refusaient le mensonge et l’idéologie athée ! Vous rendez honneur à ceux que l’on a voulu noyer dans l’oubli, parce qu’ils refusaient de se laisser arracher la liberté de croire et de célébrer la messe ! Je vous le dis solennellement : votre œuvre est juste et nécessaire !

Par votre art, par vos chants, par vos prouesses techniques, vous offrez enfin une digne sépulture à tous ces martyrs que la haine révolutionnaire avait voulu laisser sans tombeau, abandonnés aux chiens et aux corbeaux ! Votre œuvre est donc bien plus qu’une œuvre simplement humaine. Elle est comme une œuvre d’Église. Votre œuvre est nécessaire ! Car nos temps semblent assoupis. Face à la dictature du relativisme, face au terrorisme de la pensée qui, à nouveau, veut arracher Dieu du cœur des enfants, nous avons besoin de retrouver la fraîcheur de l’esprit, la simplicité joyeuse et ardente de ces saintes et de ces martyrs.

« Ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine ! »

Quand la Révolution voulut priver les Vendéens et leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. Face aux canons, ces pauvres n’avaient que leurs bâtons ! Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !

Mes frères, les Vendéens ont tout simplement mis en pratique ce que nous enseignent les lectures de ce jour. Dieu n’est pas dans le tonnerre et les éclairs, il n’est pas dans la puissance et le bruit des armes. Il se cache dans la brise légère. Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu’ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant. Ils ont été cette brise légère, brise en apparence balayée par la puissante tempête des Colonnes infernales. Mais Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse !

Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, la Révolution a dû jeter son masque et révéler son visage de haine de Dieu et de la foi. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un État totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Église.

Les Vendéens ont entendu l’appel que le Christ nous lance dans l’Évangile de ce jour : « Confiance ! C’est moi, n’ayez pas peur ! » Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par-delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !

Mes frères, nous chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Église ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ? Qui dira au monde que la seule liberté qui vaille la peine qu’on meure pour elle est la liberté de croire ?

Mes frères, comme nos frères Vendéens d’autrefois, nous sommes aujourd’hui appelés au témoignage, c’est-à-dire au martyre ! Aujourd’hui en Orient, au Pakistan, en Afrique, nos frères chrétiens meurent pour leur foi, écrasés par les colonnes de l’islamisme persécuteur.

« Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! »

Et toi, Peuple de France, toi, Peuple de Vendée, quand donc te lèveras-tu avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre la foi ? Mes amis, le sang des martyrs coule dans vos veines, soyez-y fidèles ! Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! Même nous, Africains, qui avons reçu tant de missionnaires vendéens venus mourir chez nous pour annoncer le Christ ! Nous vous devons d’être fidèles à leur héritage !

L’âme de ces martyrs nous entoure en ce lieu. Que nous disent-ils ? Que veulent-ils nous transmettre ?

D’abord leur courage ! Quand il s’agit de Dieu, aucune compromission n’est possible ! L’honneur de Dieu ne se discute pas ! Et cela doit commencer par notre vie personnelle, de prière et d’adoration. Il est temps, mes frères, de nous révolter contre l’athéisme pratique qui asphyxie nos vies ! Prions en famille, laissons à Dieu la première place ! Une famille qui prie est une famille qui vit ! Un chrétien qui ne prie pas, qui ne sait pas laisser de place à Dieu par le silence et l’adoration, finit par mourir !

De l’exemple des Vendéens, nous devons aussi apprendre l’amour du sacerdoce. C’est parce que leurs « bons prêtres » étaient menacés qu’ils se sont révoltés. Vous, les plus jeunes, si vous voulez être fidèles à l’exemple de nos aînés, aimez vos prêtres, aimez le sacerdoce ! Vous devez vous poser la question : et moi, suis-je appelé aussi à être prêtre à la suite de tous ces bons prêtres martyrisés par la Révolution ? Aurai-je moi aussi le courage de donner toute ma vie pour le Christ et mes frères ?

Les martyrs de Vendée nous apprennent encore le sens du pardon et de la miséricorde. Face à la persécution, face à la haine, ils ont gardé au cœur le souci de la paix et du pardon. Souvenez-vous comment le chef Bonchamps fit relâcher cinq mille prisonniers quelques minutes avant de mourir. Sachons affronter la haine sans ressentiment et sans aigreur. Nous sommes l’armée du Cœur de Jésus, comme lui nous voulons être plein de douceur.

Enfin, des martyrs vendéens, il nous faut apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts. Ils n’avaient rien à gagner. Ils nous donnent aujourd’hui une leçon d’humanité.

Nous vivons dans un monde marqué par la dictature de l’argent, de l’intérêt, de la richesse. La joie du don gratuit est partout méprisée et bafouée. Or, seul l’amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution.

« Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! »

Les Vendéens nous ont appris à résister à toutes ces révolutions. Ils nous ont montré que face aux Colonnes infernales, comme face aux camps de concentration nazis, face aux goulags communistes, comme face à la barbarie islamiste, il n’est qu’une réponse : le don de soi, de toute sa vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, les idéologues de la révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nouveaux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendée à exterminer. On planifie méthodiquement leur disparition, comme autrefois celle de la Vendée. Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les familles chrétiennes, car elles incarnent tout ce qu’ils haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nouvelles Colonnes infernales pour faire pression sur les familles et imposer stérilisation, avortement et contraception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Partout les familles chrétiennes doivent être les joyeux fers de lance d’une révolte contre cette nouvelle dictature de l’égoïsme !

C’est désormais dans le cœur de chaque famille, de chaque chrétien, de tout homme de bonne volonté, que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! Ne laissons pas étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa source : dans le Cœur de Jésus. Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et dans le Monde ! Amen !

Avortement : Alliance VITA déplore le vote du Sénat

Communiqué d’Alliance Vita :

Le Sénat vient d’adopter la proposition de loi qui visait à introduire un « droit » à l’avortement dans la constitution en modifiant le texte initial pour inscrire dans la constitution la “liberté de la femme” de recourir à l’IVG. Alliance VITA déplore ce vote qui ne rend service ni aux femmes ni à la démocratie. L’association dénonce l’incohérence du Sénat qui a rejeté le texte en commission et qui avait déjà repoussé une première proposition similaire en novembre 2022.

Constitutionnaliser l’IVG marquerait une rupture avec le principe de respect de la vie inscrit à l’article 16 du code civil. A titre d’exemple, on peut craindre qu’il devienne alors possible d’exiger une IVG jusqu’à son terme ou en raison du sexe, ce qui est proscrit en France et dans de nombreux pays. D’autre part, cela pourrait aboutir à remettre en question la clause de conscience des soignants et menacer encore davantage la liberté d’expression sur une question sociale et humanitaire qui demeure un douloureux tabou.

En France le nombre d’IVG reste à un niveau élevé avec 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) enregistrées en 2021 et un taux record de recours (15,5 IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021). En outre, alors que la France traverse des difficultés économiques, un rapport de la DREES a établi que ce sont les femmes les plus pauvres qui avortent le plus souvent (rapport 2020). L’IVG s’avère ainsi un marqueur d’inégalités sociales qui devrait alerter les pouvoirs publics.

Comment peut-on se satisfaire d’une telle situation ? Inscrire l’avortement dans la constitution serait la dernière étape vers la banalisation d’un acte qui met plusieurs vies en jeu.

« Notre société s’est progressivement détournée des détresses et des situations auxquelles peuvent être confrontées certaines femmes et ces gesticulations politiciennes occultent la réalité et empêchent la mise en place d’une véritable prévention de l’avortement et de permettre à celles qui le souhaitent de poursuivre leur grossesse. » conclut Caroline Roux, Directrice générale adjointe d’Alliance VITA.

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