Philippe de Villiers : “Face aux inconscients, il faut faire taire le parti de la guerre”
Le dernier roman de Philippe de Villiers “La valse de l’adieu” est un livre-événement qui nous transporte de la Vendée, à peine sortie de la Grande guerre, à la Russie où la neige fait un linceul à la grande armée de Napoléon. Philippe de Villiers qui est un passionné d’Histoire nous offre, à travers son héros Jean Rogronille dit le Jean-Foutre, un récit haletant, fascinant où le souffle lyrique traverse la grande et la petite histoire.
Au-delà de la présentation de l’ouvrage, l’auteur évoque, pour TVL, l’actualité politique et internationale avec toujours la même acuité. Interrogé sur la Russie, il se prononce contre les sanctions et appelle à faire taire “le parti de la guerre” en refusant, notamment, d’être au service exclusif de l’Amérique. Philippe de Villiers, dont l’œuvre permet de retisser le roman national, s’adresse aussi aux nouvelles générations en leur disant avec vigueur : “Regardez la France parce qu’elle est belle ! Oui, la France est avant tout un acte d’amour”.
L’accord sino-Vatican prolongé jusqu’en 2024
L’accord provisoire signé une première fois en 2018 entre la Chine et le Saint-Siège, et concernant la nomination des évêques, vient d’être renouvelé pour deux années supplémentaires après la première reconduction de 2020. Une nouvelle qui intervient quelques jours avant la reprise annoncée du procès du cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, persécuté par le régime chinois.
En substance, le texte de l’accord – dont les termes exacts demeurent confidentiels à ce jour, ce qui n’est pas de nature à rassurer – se limiterait au plan « ecclésial et religieux » : on sait qu’il prévoit que, pour la nomination des évêques, Rome propose un candidat que Pékin se réserve le droit de confirmer. Ou l’inverse : Pékin propose des candidats que Rome doit confirmer…
La diplomatie romaine veut croire aux effets bénéfiques de sa politique et rappelle qu’au cours des quatre années d’entrée en vigueur de l’accord, il n’y a plus eu de sacres épiscopaux célébrés en Chine sans un certain consentement du Souverain pontife.
Ainsi, six évêques choisis par le pape François ont reçu l’agrément des autorités chinoises. Mieux, six autres évêques de l’Eglise dite « souterraine » ont également été reconnus par Pékin : une première depuis la rupture formelle des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, le 5 septembre 1951.
De maigres résultats au regard des quatre-vingt dix-huit diocèses que compte le pays – dont trente-six restent encore vacants à ce jour – mais qui permettent à Gianni Valente, directeur de l’agence d’informations Fides, de rappeler que désormais « tous les évêques catholiques en poste en Chine sont « officiellement en pleine communion » avec le successeur de Pierre, mettant fin à un schisme de près de soixante-dix ans.
Cependant, cet accord n’a pas mis fin à la politique d’abattage des croix d’églises, ni à la prohibition faite aux mineurs de fréquenter leurs églises. Sans parler des professions de socialisme à la chinoise que les ministres du culte catholique sont censés signer au nom de la sinisation des religions.
Et surtout, les évêques « officiels » sont toujours membres de l’Association patriotique des catholiques chinois, qui reste une église schismatique, ces évêques prenant d’abord leurs ordres de Pékin, et transmettant ces ordres aux catholiques sans s’occuper de ce que pense Rome.
Carlos Ghosn, abandonné par la France ?
Quelques jours avant la sortie du documentaire Netflix «L’Évadé : L’étrange affaire Carlos Ghosn» qui s’annonce à charge contre l’ancien homme d’affaire, VA + publie un entretien exceptionnel réalisé au Liban avec Carole et Carlos Ghosn. Au cours de cet entretien, tourné dans l’université Kaslik située à Jounieh au Liban, Carlos Ghosn revient notamment sur les conditions de son évasion rocambolesque du Japon, et le “complot” dont il affirme avoir été victime de la part du système judiciaire japonais. Il s’exprime aussi sur le manque de soutien de la part de la France dont il estime avoir été victime, mais aussi sur les grandes difficultés rencontrées par son pays d’exil, le Liban.
Le film sur la conversion de Gad Elmaleh, un hommage à Marie
Dans son film, Gad Elmaleh raconte son chemin vers le baptême. Pour France 3
“Gad Elmaleh réalise “Reste un peu”, “une déclaration d’amour” à ses parents”
Il vaut mieux lire cet article de RCF :
C’est l’un des films qui a marqué le festival du film international de la Roche-sur-Yon “Reste un peu” réalisé par Gad Elmaleh. Il sortira le mercredi 16 novembre 2022. Entre l’autobiographie et la fiction, l’humoriste aborde le sujet de la foi. À travers son propre chemin vers le baptême catholique, alors qu’il est issu d’une famille juive, Gad Elmaleh nous interroge sur le dialogue interreligieux et la force de la conversion.
C’est un film extrêmement intime que vous nous présentez ?
D’abord, je trouve que c’est un formidable sujet de film avant tout en tant qu’artiste et j’ai toujours eu envie de faire des choses autobiographiques dans mes spectacles plus difficilement dans les films parce que ce n’est pas moi qui écrivais des scénarios. Pour cette histoire-là, il y a un mélange dans le film entre la fiction et la réalité. La conversion est un sujet qui me bouleverse. Ces gens qui à un moment donné de leur vie décident de tout bouleverser et d’interroger leur propre identité et de changer leur chemin de vie. Je lis beaucoup de livres là-dessus. Il y a d’ailleurs un genre littéraire qui existe qui est devenu le récit de conversion.
Le point de départ le c’est un hommage à Marie et je pense que ça, c’est important de le dire. Il y a eu dans mon enfance l’interdiction de rentrer dans les églises à cause d’une sorte de superstition juive. Sauf que quand tu as six ans et qu’on t’interdit de faire un truc tu n’ as qu’une envie c’est de rentrer. Un jour je suis rentré dans cette église, je me suis dit pourquoi on m’interdit de rentrer dans cet endroit où c’est tellement agréable de passer du temps, de s’asseoir , de se recueillir ?
Ensuite je vais raconter mon chemin vers le baptême, le catéchuménat, avec l’interrogation portée par ma famille, mais aussi il faut le dire l’aspect comique. C’est donc une comédie sur une famille juive séfarade méditerranéenne qui est complètement dépassée par les événements. Pourquoi cet enfant se tourne-t-il vers le christianisme ? C’est une catastrophe ! J’ai bien conscience que je joue avec le feu dans le sens où c’est vrai que ce sont des choses délicates.
À un moment du film, vous comparez les religions juives, musulmanes et catholiques et vous parlez de la beauté des sépultures dans les églises.
C’est un peu tabou, les obsèques, la mort, les funérailles, les rites funéraires. Si je le traite sur le ton de la comédie, c’est parce que les traditions sont tellement différentes. Quand on a un œil extérieur, on se retrouve tout à coup confronté à une forme de solennité qu’on ne connaissait pas. Je trouve qu’il y a une beauté, il y a un culte, il y a une forme de choses tellement organisée. J’ai raconté qu’en assistant à des obsèques cathos j’avais envie d’être celui qui est dans le cercueil. C’est une blague, mais en même temps ça raconte quelque chose d’une forme de beauté. Je dis même en rigolant que vos églises sont belles, mais elles sont vides ! Donnez-les-nous et on vous les gère !
À travers votre film transparaît une grande connaissance de la théologie.
Quand j’ai commencé à m’intéresser aux messes, j’ai été surpris de voir qu’il y avait la lecture de l’Ancien Testament. Après il y a les Évangiles et entre ça il y a un livre qu’on partage dont on ne parle pas assez, ce sont les Psaumes, les Tehilim en hébreu. J’en parle peu dans le film, mais je m’y intéresse de plus en plus. Quand j’étais dans l’école talmudique, c’était de choses très importantes. Et quand j’ai commencé à côtoyer des catholiques pratiquants qui lisent les psaumes, j’ai vu à quel point on était proche avec ce livre. Il n’y a même pas une adaptation, même pas une appropriation et ce sont les mêmes textes et ça il faut qu’on le partage, qu’on lise ensemble, ça nous rapproche c’est très très beau les psaumes !
La victoire du professeur Perronne
Ivan Rioufol s’indigne de l’omerta médiatique:
La presse n’a pas cru bon de rendre compte de la victoire du professeur Christian Perronne, accusé de charlatanisme pour avoir douté de la politique hygiéniste du gouvernement, avalisée par les médias. La chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France du Conseil de l’Ordre des médecins l’a en effet blanchi, vendredi, des accusations dont le médecin était la cible. Les lyncheurs, qui avaient décrété son bannissement (L’Express en tête), ont choisi l’omerta plutôt que de s’excuser d’avoir alimenté unilatéralement un procès en dissidence. Voici un extrait des conclusions de la chambre, rendues publiques par Me Thomas Benages avocat du proscrit :
« Le Dr Perronne, spécialiste internationalement reconnu comme un expert dans le domaine de l’infectiologie, était le mieux à même de comprendre les enjeux de santé publique. S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invectives une voix discordante sur un sujet d’intérêt général ».
La chambre disciplinaire a également considéré que ses critiques à l’encontre d’Agnès Buzyn et Olivier Véran
« concernaient ces personnes uniquement en tant qu’autorités sanitaires détenant un poste politique. Ainsi, alors même que ces autorités avaient également la qualité de médecins, le Dr Perronne ne saurait être regardé comme ayant méconnu, par les critiques dirigées à leur encontre, les dispositions précitées du code de la santé publique ».
Le silence médiatique sur ce revers s’ajoute à la chape de plomb qui étouffe les révélations sur les insuffisances des vaccins et les inutilités du confinement. Les « fact-checkers » – ces gardiens du récit officiel – s’étaient précipités dernièrement pour relativiser le fait que Pfizer n’avait jamais testé la capacité de son vaccin anti-Covid à prévenir la transmission du virus (blog du 14 octobre), en arguant que cette omission n’était pas une découverte. Il n’en reste pas moins que ces pseudos vérificateurs n’ont jamais cru bon de dénoncer comme une « fake news » cette affirmation de la Haute autorité de la santé du 3 juin 2021 qui assurait que les vaccins à ARN messager (Pfizer, BioNTech et Moderna) réduisaient de 80 à 90 % le risque de transmission du virus. Les slogans gouvernementaux du genre : « Je me protège, je protège autrui, je me vaccine » n’ont jamais été clairement dénoncés comme des désinformations et des mensonges. Invité le 19 octobre devant le parlement de Strasbourg par la députée (RN) Virginie Joron (Identité et Démocratie), Perronne a redit que les vaccins anti-Covid s’étaient révélés être « totalement inutiles », mais également « dangereux ». Il a réaffirmé que l’épidémie avait en réalité engendré « une mortalité très basse », les chiffres officiels mêlant indifféremment les morts du Covid et les morts avec le Covid. Les mensonges d’Etat, protégés par une presse servile, commencent à être lentement mis au jour. Il est vrai que les faits sont têtus.
Les Bienheureuses martyres d’Orange en cinq mots
- La prière et plus particulièrement l’adoration eucharistique pour les sœurs du Saint Sacrement, rythme leur vie comme toutes les religieuses du monde entier, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
- Cependant, quelle que soit leur congrégation d’origine, chacune a reçu le don d’intelligence qui lui donne la lumière de comprendre les choses comme Dieu les comprends avec une appréciation « transcendantale » qui dépasse la compréhension humaine. Le cœur brûlant, elles ont une juste appréciation de la situation.
- Alors qu’il suffisait d’un mot apparemment anodin, chacune fait le choix héroïque de la fidélité au Christ « quoi qu’il en coûte » … Vraiment ! L’abandon du couvent d’abord, l’inconfort matériel et la misère, la persécution enfin. Elles persévèrent à la suite du Christ malgré les épreuves et accomplissent leur devoir d’état dans le quotidien. La grâce surabonde dans le don de Force.
- La communauté est aussi leur force. Au fil des arrivées dans la prison d’Orange, elles reforment une communauté de circonstance qui au fond du cachot a repris la règle conventuelle avec pour ultime but se préparer ensemble à la sainte mort.
- Ainsi préparées et ayant acceptées la volonté de Dieu dans un total abandon, leur Fiat se transforme en une extrême charité qui les conduit au pardon de leurs juges et de leurs bourreaux au pied de l’échafaud. Ce témoignage divin consterne les spectateurs édifiés.
Dans un monde troublé et sans Dieu, les bienheureuses martyres d’Orange ont radicalement fait le choix de l’Amour. Elles nous montrent le chemin ….
« Je vous le dis : quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le fils de Dieu aussi se déclarera pour lui devant les anges » (Luc, 12,8).

Des archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe de Saint Nicolas
En Turquie :
Le site Géo rapporte que des archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe de Saint Nicolas, ainsi qu’une fresque représentant Jésus-Christ tenant la Bible dans une main, et datant du IIIe ou du IVe siècle.
L’église Saint-Nicolas, un bâtiment de style byzantin, situé près de la ville d’Antalya, au sud de la Turquie, est attentivement explorée par une équipe d’archéologues depuis plusieurs années. Récemment, les fouilles ont révélé l’emplacement exact de la tombe de saint Nicolas de Myre, ainsi qu’une fresque de Jésus-Christ, le mardi 11 octobre 2022.
« L’église originelle a été submergée de près de huit mètres avec la montée de la mer Méditerranée, et quelques siècles plus tard, une nouvelle église a été construite au-dessus », explique Osman Eravşar, responsable du conseil régional turc en charge de la préservation du patrimoine culturel.
Les archéologues cherchaient depuis des mois à atteindre les vestiges de la première église, ce qui est maintenant réalisé. Le carrelage, sur lequel saint Nicolas a marché, a été mis au jour. Il sera exposé après avoir été recouvert.
Les reliques emportées en Italie au XIVe siècle
Les archéologues ont retrouvé l’emplacement exact de la tombe du saint, ornée d’inscriptions grecques. Les reliques ont été emportées par des chrétiens à Bari, en Italie, lors de la conquête de l’Empire romain d’Orient par les Ottomans.
« A cette époque, l’église a été endommagée », explique Osman Eravşar. « La tombe a probablement été ouverte, ses ossements ont été retirés et le sarcophage a été placé dans une niche sur le côté de la chapelle de l’église », a-t-il expliqué.
Mise au jour d’une fresque du Christ
La restauration de la coupole a permis la découverte d’un autre élément. Dans les années 80, un toit en béton avait été construit au-dessus de l’église historique pour empêcher les pluies d’inonder les fondations. En le retirant, les archéologues sont tombés sur une fresque représentant le Christ, tenant l’évangile dans sa main gauche, et bénissant de sa main droite.
Saint Nicolas serait mort à l’âge de 65 ans, le 6 décembre. La ville de Bari, en Italie, possède une partie de ses reliques, et de nombreux miracles sont attribués à l’intercession du saint. Son culte devint extrêmement populaire dans toute l’Europe.
Ceux qui tirent sur la Hongrie depuis les miradors de Bruxelles
Viktor Orbán a prononcé un discours pour l’anniversaire du soulèvement hongrois de 1956, dans lequel il n’a pas hésité à assimiler l’UE à l’URSS :
« Ne nous préoccupons pas de ceux qui tirent sur la Hongrie cachés dans l’ombre, ou quelque part depuis les miradors de Bruxelles. Ils finiront là où leurs prédécesseurs ont fini. »
Viktor Orbán fit l’éloge du cardinal Mindszenty, qui a assumé la tâche de direction spirituelle du pays :
« Tout en servant Dieu, Mindszenty a toujours accompli son devoir pour son pays, il n’était pas n’importe quel dirigeant parmi nous, il a ouvert la voie avec la résistance imparable d’une colonne de feu. En 1956, il nous a montré la voie, et nous, Hongrois, n’oublierons jamais le service qu’il nous a rendu ; même dans un vent contraire, il s’est accroché à la vérité du peuple hongrois. »
Cette année-là, l’Occident a « trahi les Hongrois pour la deuxième fois depuis 1945 » en ne leur apportant aucun soutien.
« À l’époque, ils nous ont mis en couverture du magazine Time, puis nous ont laissés sous la coupe des Soviétiques pendant quarante ans, pensant que les Soviétiques auraient au moins à se préoccuper de quelque chose en plus. »
« Nous nous soumettons quand il le faut, et nous nous défendons quand nous le pouvons. Si vous êtes hongrois, vous devez avoir le courage du lion, la ruse du serpent et le caractère pacifique de la colombe. Cela sera particulièrement vrai l’année prochaine : une invasion migratoire au sud, une guerre à l’est et une crise économique à l’ouest. »
Mais le gouvernement est fort, et « nous sommes capables de défendre les intérêts de la Hongrie tant à l’intérieur qu’à l’extérieur »
C’est alors que vient la fameuse phrase : nous ne devons pas avoir peur de ceux qui tirent sur la Hongrie par les sanctions contre le pays, ou les sanctions contre la Russie qui sont des « bombes sur notre économie », car l’empire de l’UE finira comme l’empire soviétique.
Les persécutions en Inde
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, intervenait à l’ONU pour dénoncer les persécutions des chrétiens en Inde.
La vidéo en anglais :
La traduction :
L’Inde est le 10e pire pays où vivre pour les chrétiens. Malgré les appels de la société civile en faveur de la justice et de la protection des chrétiens et des autres minorités, le gouvernement indien continue non seulement à permettre mais à laisser faire les attaques contre les chrétiens.
La police arrête fréquemment les chrétiens sous de fausses accusations comme celle de “conversion frauduleuse ou forcée”. Ces accusations découlent de l’utilisation abusive des lois interdisant la conversion, qui ont été établies pour garantir que les personnes issues des castes inférieures, dont la plupart sont des chrétiens, restent socialement et économiquement faibles.
Outre le gouvernement, les chrétiens sont persécutés par les extrémistes hindous. Ces extrémistes cherchent à nettoyer le pays de la présence et de l’influence des chrétiens. En 2021, au moins 761 cas de persécution de chrétiens ont été enregistrés. Au cours des 5 premiers mois de 2022, 207 attaques contre des chrétiens ont été signalées.
En juillet, des extrémistes ont attaqué une fête d’anniversaire. Au lieu d’arrêter les assaillants, la police a arrêté six femmes chrétiennes. En mai, une foule d’hindous a attaqué la maison d’un pasteur, l’a battu, puis l’a remis à la police.
Une fois de plus, le pasteur a été arrêté, et les agresseurs n’ont subi aucune sanction. Les extrémistes hindous demandent également l’interdiction des missionnaires chrétiens et des aumôniers de prison. Les extrémistes hindous se sont déchaînés contre l’accès des prisonniers à la Bible, tout en autorisant l’accès à d’autres textes religieux.
L’ECLJ demande au Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’appeler l’Inde à cesser d’encourager cette violence.
Les maternités vont-elles craquer ?
Un pays ne peut pas à la fois avoir une politique de mort (avortements) et une politique de vie (naissances).
France Info s’inquiète d’une pénurie de sages-femmes.
Cet été, de nombreuses maternités ont été contraintes de fermer, faute de personnel pour assurer les soins. Depuis la rentrée, la situation est loin d’être revenue à la normale et pourrait de nouveau empirer avec l’arrivée des congés d’automne.
Ce que france info ne dit pas : de plus en plus de sages-femmes quittent l’hôpital depuis qu’on leur demande de pratiquer des avortements :
Désormais, les sages–femmes œuvrent au quotidien pour garantir l’accès à l’IVG. Depuis la loi santé de janvier 2016, les sages–femmes peuvent prescrire et pratiquer des IVGmédicamenteuses.
Devoir de mémoire franco-libanais
De Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
Ce dimanche, en l’église Notre Dame du Liban de Lyon, avec Youmna et Nadim Gemayel et aux côtés de nos amis parachutistes et anciens OPEX, je représentais Chrétienté-Solidarité pour la commémoration du 39e anniversaire de l’attentat du poste Drakkar, où 58 paras français ont perdu la vie, à Beyrouth, le 23 octobre 1983, pour que vive le Liban.
La messe était célébrée par le père Yannick Lallemand (qui officiait pour la première fois dans le rite maronite), aumônier de légende des troupes aéroportées. Cette messe était également dite pour le repos de l’âme du président Béchir Gemayel, assassiné il y a 40 ans.
La veille, avec Emmanuel Pezé, nous présentions notre livre sur Béchir Gemayel à la communauté libanaise de Lyon, en présence de Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque maronite pour la France et visiteur apostolique des Maronites pour l’Europe septentrionale et occidentale.

Calendrier 2023 Kroaz ar Vretoned
Kroaz ar Vretoned annonce la publication d’un Calendrier catholique bilingue breton/français 2023, avec :
- Le calendrier breton des saints
- Chaque mois un nouveau cantique breton
- Chaque mois de nouvelles chapelles, calvaires et églises bretonnes
La diffusion de ce calendrier vise en premier lieu à faire découvrir au maximum de personnes la beauté du patrimoine catholique breton, soutenir et développer la connaissance de nos cantiques bretons, mais également remettre au goût du jour le calendrier des saints bretons. Le calendrier peut être découvert ici et précommandé sur notre boutique au prix de 5€, pour toute commande avant le 15/11/2022.
Le dernier évangile, un résumé de toute la messe
De Claves à propos du du dernier élément faisant partie de la structure de la messe selon le rite romain traditionnel, c’est-à-dire : le « dernier évangile » :
Un évangile, mais pas n’importe lequel…
Le dernier évangile désigne le Prologue de saint Jean (1, 1-14), qui est lu par le prêtre à la conclusion de la messe, comme on lit l’Évangile pendant la première partie de la messe (avant-messe ou messe des catéchumènes). C’est pourquoi tout le monde se tient debout, tourné vers la proclamation de l’Évangile ; après que le prêtre a dit : « Dominus vobiscum », on répond « Et cum spiritu tuo », et on se signe des trois petits signes de croix, sur le front, la bouche et le cœur. Le fait que nous fassions la même chose que pour l’évangile de la messe nous montre déjà qu’il ne s’agit pas ici d’un élément accidentel ou négligeable de la liturgie …
Une coutume liturgique antique
D’où vient le dernier évangile ?[1] L’usage de lire le prologue de saint Jean à la fin de la messe est attesté dans un missel dominicain en 1256, selon lequel le prêtre devait réciter le texte en silence, tandis qu’il enlevait ses ornements après la messe. La dévotion envers le prologue de saint Jean se répandant parmi les fidèles aux XIIIe et XIVe siècle[2], ils demandèrent à entendre eux aussi le texte évangélique à l’issue de la messe. C’est ainsi que la coutume de lire à haute voix le prologue de saint Jean en conclusion de la messe se développa. Le pape saint Pie V, en l’ajoutant dans le Missel Romain en 1570, ne fit ainsi que sanctionner une coutume existante.
Pourquoi lire le Prologue de saint Jean ?
Quel est le but du dernier évangile ?
« L’Évangile de saint Jean », commente Dom Vandeur, « dans son adorable profondeur, est comme un résumé des principaux mystères de notre foi [3]».
Il rappelle en particulier le mystère de l’Incarnation, qui est en quelque sorte répété à chaque messe :
« Comme le divin Logos est descendu dans le sein de la Vierge Marie, le Christ descend sur l’autel par les paroles de la consécration [prononcées par] le prêtre »[4].
Le dernier évangile nous rappelle les bienfaits reçus pendant la sainte messe, en particulier celui de la sainte communion : « le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ». Il est venu jusqu’à nous, jusqu’à s’unir à nous dans la réception de l’hostie consacrée.
Le dernier évangile est également une expression de gratitude : « Et vidimus gloriam ejus, nous avons vu sa gloire ». En effet, la sainte Messe est l’occasion de voir – sous les apparences des espèces eucharistiques – la gloire du Verbe Incarné, Agneau de Dieu debout et immolé, montrant à son Père ses plaies sacrées pour intercéder pour nous ; nous y voyons aussi – particulièrement dans les cérémonies de la messe solennelle ou pontificale – la gloire du Verbe incarné, exerçant son sacerdoce éternel par son Église, par les ministres ordonnés en particulier, et les fidèles (en vertu de leur sacerdoce baptismal[5]).
Conclusion : un résumé de toute la messe
Comme le dit très bien Michael Fiedrowicz,
« le dernier évangile, le commencement de l’Évangile de Jean, constitue un magnifique résumé de toute la messe, une summa eucharistica (…) »[6].
Ne passons donc pas, par négligence ou distraction, à côté du dernier évangile : il nous révélera ses secrets, qui sont ceux de Dieu.
La vie après la mort et l’au-delà
Vidéo avec le Frère Paul-Adrien et l’abbé Raffray sur l’enfer, le purgatoire, le paradis, le jugement individuel, la fin du monde … :
La revanche des brigands – 2ème partie
Les brigands sont de retour… Jean et Henri aussi! Jean était bien taciturne depuis quelques temps… Qu’à cela ne tienne, Henri et les cousines sont partis l’aider !
Découvrez la deuxième partie du chapître 3 : “La revanche des brigands !”
Limite : une génération « pape François » déjà à bout de souffle ? [Addendum]
La revue s’arrête. Paul Piccarreta explique :
Après 7 ans d’aventures, la revue Limite s’arrêtera ce jeudi 27 octobre. Le numéro 27, en librairies cette semaine, restera donc comme le dernier. Ces 7 années passées comme directeur de la rédaction ont été les plus belles de ma jeune vie. Il est l’heure pour moi de dresser quelques bilans et de vous dire merci.
C’est une décision que nous avons prise en commun il y a plusieurs mois, constatant la baisse de nos abonnés et un certain épuisement lié à une structure fragile, associative, reposant en partie sur le bénévolat. A l’origine, en 2015, nous pensions sortir un fanzine presque étudiant – puisque c’est ce que nous étions encore un peu- mais notre volonté d’offrir au public un objet de qualité a très tôt fait basculer Limite dans le monde institutionnel des revues françaises. Au moment de mettre un terme à cette histoire, je suis fier d’avoir été l’initiateur d’un journal qui a eu plus de 5000 abonnés différents et vendu près de 80 000 exemplaires.
Limite a suscité la curiosité en dehors de ses propres cercles. C’est peu dire que la presse en a parlé, souvent pour n’en rien dire de très pertinent. Cela tient autant de la paresse que de la singularité de notre histoire. La paresse intellectuelle, nous l’avons combattue dans nos colonnes en ne sacrifiant jamais la complexité des sujets au coup d’éclat. Nous avons constamment attiré l’attention sur l’écologie intégrale telle que nous la définissions. Notre histoire, quant à elle, témoigne des tensions qui structurent le catholicisme français. Nous voyons qu’aujourd’hui, à l’intérieur d’une même famille, une génération « Manif Pour Tous » soucieuse d’identités fait face à une génération « pape François », attentive à la justice sociale et à la conversion écologique. Dès le départ de Limite, c’est la seconde que nous avons voulu incarner. Elle est au reste plus une « contre génération » tant elle apparaît à l’état embryonnaire et porteuse de signaux faibles. 7 ans plus tard, nous savons que la liaison entre ces deux mouvements est brouillée, même si des dialogues fraternels se tissent ponctuellement. Il reste que nous avons essayé, autant que possible, de tenir les deux ensembles, malgré les difficultés que cela entraînerait. […]
Addendum : ce texte a été modifié a posteriori et donc celui en lien présente quelques divergences.
La tentative d’éradication de la liturgie d’avant Vatican II par Traditionis custodes semble se fonder sur le fait que la doctrine de l’Eglise a changé
Paix Liturgique était encore devant la nonciature à Paris samedi midi :
Ce samedi 22 octobre, nous étions devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30.
Nous avons commenté la ridicule lettre que Mgr Roland, évêque de Bellay-Ars, a publiée le 11 octobre pour les prêtres et diacres de son diocèse sur la mise en application des décisions romaines contre la liturgie traditionnelle. 61 ans, évêque plutôt « classique » proche du cardinal Barbarin, Mgr Roland se découvre aujourd’hui une vocation d’extirpation de la liturgie traditionelle.
Dans une lettre ouverte adressée à cet évêque (Lettre ouverte à Mgr Roland – Riposte-catholique), Cyril Farret d’Astiès pose les bonnes questions, ou plutôt LA bonne question : la lex orandi ancienne, que véhicule la liturgie traditionnelle, est-elle frappée de péremption par la lex orandi nouvelle, celle de la liturgie de Vatican II ? Nous nous contentions jusqu’ici, pour notre part, d’affirmer que la doctrine traditionnelle apparaissait comme affaiblie dans la liturgie nouvelle. Mais la tentative d’éradication de la liturgie d’avant Vatican II par Traditionis custodes semble expressément se fonder sur le fait que la doctrine de l’Eglise a changé.
Notre action de protestation contre les suppressions, restrictions, mesures répressives, n’en prend que plus d’importance : c’est une question de Foi catholique que nous posons à nos pasteurs. La nôtre n’a pas changé et ne changera pas.
C’est donc soutenus par l’instinct de la foi que, continuant à pratiquer l’ancienne liturgie, nous interpellons respectueusement le Saint-Père devant la porte de son représentant à Paris, de même que les fidèles parisiens priant à Saint-Georges de La Villette, à N.D. du Travail, comme les fidèles faisant célébrer une messe à Saint-Germain-en-Laye, interpellent l’archevêque de Paris et l’évêque de Versailles.
Le succès du « Feiz e Breizh », symbiose entre la tradition liturgique et la dimension d’enracinement dans un territoire
Bertrand de Tinténiac, président du « Feiz e Breizh », pèlerinage breton s’étant déroulé début septembre et qui a connu un vrai succès, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :
À quoi est dû selon vous le succès d’un tel pèlerinage ?
Je pense que le succès vient de cette symbiose entre la tradition liturgique, par laquelle nous continuons à faire ce que faisaient nos aînés, et la dimension d’enracinement dans un territoire ayant une histoire, une identité extrêmement forte. La Bretagne a longtemps été un royaume, elle est encore une nation à part entière pour beaucoup de Bretons, sans qu’ils soient pourtant indépendantistes. Cette dimension n’est pas morte : il n’y a qu’à voir le nombre de bannières noir et blanc. Cet ensemble de traditions millénaires et de la foi, de la liturgie traditionnelle qui ne dénature pas l’histoire d’une Bretagne liée à cette liturgie immuable attire et donne du sens. Nous racontons une histoire vraie.
Inconscience ? Bêtise ? Trahison ? Pourriture ? Les mots manquent
On se méfie parfois de soi-même, par hygiène mentale. Ainsi en va-t-il du sujet Macron qu’on voudrait pouvoir examiner factuellement, sans parti pris.
Bien sûr, on a en tête la vente des turbines nucléaires d’Alstom, avec les brevets qui les accompagnaient, à GE.
Bien sûr, on a en tête les pressions exercées sur Dassault Aviation pour que dans le cadre du grand projet de l’avion du futur franco-allemand, l’entreprise française brade tout à la fois son capital intellectuel et ses connaissances techniques et de management de projet à son partenaire allemand. Que voulez-vous, il faut bien agir « en Européens » comme il dit.
Bien sûr, on a en tête la fermeture de Fessenheim ; que voulez-vous, c’est si près de l’Allemagne (« Elle était à la frontière de l’Allemagne qui n’est pas alignée avec nous sur le nucléaire ») et on aime tellement Angela (« Merci d’avoir accepté ce jeune président impétueux qui voulait tout bousculer, merci de cette patience et de cette indulgence à mon égard», lui dit M.Macron en novembre 2021 au moment de décorer Angela de la Grand’Croix de la Légion d’honneur).
Bien sûr, on a en tête ces primes à la voiture électrique qui servent si bien à subventionner les productions industrielles chinoises et creusent notre déficit de la balance commerciale.
Bien sûr, on a en tête ces visites algéroises, autant de ministres déployés pour permettre encore l’accroissement, si c’est possible, de l’immigration arabo-musulmane (en moins d’une semaine, assassinat de Lola par une algérienne sous OQTF, agression d’un magistrat à Créteil par un algérien sous OQTF et menaces dans la mosquée de Drancy par un algérien sous OQTF).
Bien sûr, on a en tête le suivisme fayotteur à l’égard de Mme Von der Leyen et de M.Biden dans la gestion de l’agression de l’Ukraine par la Russie.
Bien sûr, on se rappelle même la délégation de décision accordée aux cabinets de conseil américains dans la gestion de la situation sanitaire liée à l’épidémie de Covid.
On croyait donc que la coupe était pleine.
Eh bien, on trouve toujours plus avec M.Macron : dans le numéro 1336 de Marianne (20 octobre 2022), on tombe sur les deux informations suivantes :
- Page 24, dans un article sur la « Mainmise étrangère sur le nucléaire français», entrefilet :
« Déterminé. En 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, a fait pression sur EDF pour que des groupes du nucléaire chinois entrent au capital d’Areva. Ce sera chose faite à quelques mois de la présidentielle ».
- Page 38, dans un article sur la « Vente d’Alcatel à Nokia. Un mariage et peu d’engagement » sous-titré ainsi :
« L’accord signé par Nokia avec l’Etat français pour mettre la main sur Alcatel-Lucent en 2015 ne comportait aucune obligation quantitative relative au maintien de l’emploi sur le territoire. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, a donné son feu vert à ce rachat en échange de vagues promesses ».
Et l’article de rappeler les propos de M.Macron ministre : « Il n’y aura aucune destruction d’emplois en France, le nombre d’emplois total sera le même et même davantage…Nous avons eu tous les engagements aujourd’hui et aussi dans le temps », alors que, sept ans plus tard, les syndicats constatent que 1800 emplois ont été supprimés. Précisons que le secrétaire d’Etat chargé encore en 2019 du suivi du dossier était… la brillante Mme Pannier-Runacher.
Peut-être y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de Danemark. Mais alors, ce n’est certainement pas le seul endroit.
Journalistes agressés
Pas d’inquiétude, aucun journaliste de Quotidien ni de Libé n’a été attaqué : vous ne devriez pas en entendre parler.
Le journaliste de Livre Noir Georges Matharan a été tabassé par une quinzaine de militants d’extrême gauche après la manifestation pour les victimes organisée par l’Institut pour la justice.
Des antifas à la manif de Lola pic.twitter.com/wTalqXK7Ef
— Georges Jordito (@JordiPasAlba) October 20, 2022
Un autre journaliste a été agressé et roué de coups par une quinzaine de personnes alors qu’il couvrait un nouvel épisode de violences urbaines à Alençon, dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre. Agressé par un groupe d’une quinzaine de personnes, blessé, il a réussi à s’échapper et à trouver refuge. Son matériel et sa carte bancaire lui ont été volés.
Charles 1er, un destin bousculé
Aymeric Pourbaix a reçu le père Jean-François Thomas, jésuite :
Pénurie de carburants : derrière le conflit social, une lutte de pouvoirs à la CGT
Lu dans Valeurs Actuelles :
Le jusqu’au-boutisme des troupes de Philippe Martinez aurait une autre explication : le 53e congrès de la CGT, qui se tiendra du 27 au 31 mars 2023. Marie Buisson, secrétaire générale de la Ferc-CGT, que l’actuel secrétaire général avait choisie pour lui succéder à la tête de la centrale, n’est plus du tout sûre d’y parvenir. Face à elle, la puissante et surtout très musclée Fédération de la chimie (qui regroupe justement les activités pétrolières). Certains voient, en fait, dans l’entêtement de Philippe Martinez une manière de donner des gages à ses opposants sur sa combativité retrouvée.
La Fec-CGT est la Fédération de l’éducation de la recherche et de la culture de la CGT.
Meurtre de Lola: l’irresponsabilité de l’Etat
De Philippe Fontana, avocat, dans le JDD:
L’indignation légitime causée par le meurtre de Lola masque la question de l’irresponsabilité de l’État en matière d’éloignement d’un étranger en séjour irrégulier. Le gouvernement a beau jeu de rappeler que la suspecterépondra de ses actes, sans doute devant la Cour d’assises. Se drapant dans le principe de la séparation des pouvoirs, il souligne qu’il ne peut interférer avec l’autorité judicaire. Il faudra donc attendre quelques longues années avant que la famille de Lola obtienne la condamnation de la mise en cause, étrangère en situation irrégulière. En attendant, ce « fait divers » sera chassé par un autre. La défense, si elle est politiquement discutable, est juridiquement exacte. En effet, l’absence d’exécution d’une OQTF n’entraîne aucune sanction ni pour l’étranger ni pour l’autorité administrative.
Les miracles sont-ils crédibles ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- le Père Hubert LELIÈVRE, prêtre du diocèse d’Avignon
- Jacques ROUËSSÉ, cancérologue et membre du comité médical international de Lourdes
- Matthieu LAVAGNA, philosophe
Suite au massacre de Lola, quelques éléments de réponse
Interrogé dans Valeurs Actuelles sur l’horrible assassinat de Lola, François-Xavier Bellamy esquisse quelques réponses :
Les réponses sont multiples ; mais la plus importante, c’est qu’il faudra enfin du courage.
D’abord pour reconstruire notre justice… La meilleure prévention, c’est la certitude de la sanction. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on vit plutôt l’inverse… Je vous parlais de ce jeune fleuriste, qui a failli mourir poignardé, pour rien. Les coupables étaient deux multirécidivistes, dont l’un connu pour plus de trente délits. Ils ont été condamnés à moins de deux ans de prison, dont il est probable qu’ils n’exécuteront qu’une partie…
Il faut redonner à nos forces de l’ordre les moyens de leur mission – et quand on voit que ce gouvernement démantèle la PJ, il y a de quoi s’inquiéter.
Il faut refonder toute notre politique migratoire avec une exigence absolue, celle de maîtriser nos frontières, et de garantir enfin ce principe simple : tout individu qui entre illégalement sur le sol français n’a aucune chance d’y rester.
Cela suppose de changer la politique européenne en la matière, c’était notre engagement il y a trois ans et nous menons ce combat sans relâche, avec de vrais résultats. Cela supposera aussi de nous affranchir de la CEDH si elle prétend nous empêcher d’y parvenir.
Reste un dernier point, qui me paraît essentiel : si nous ne voulons pas que cet ensauvagement se poursuive, nous devons reconstruire notre école. C’est aussi notre faillite éducative qui laisse se propager cette violence gratuite, anomique, qui est la marque du vide de la pensée, de l’effondrement intérieur, de l’abandon de tout repère moral. Partout où nous avons accepté de négocier notre civilisation, la violence a trouvé son avantage. La réponse décisive est donc éducative, par l’enseignement retrouvée de la parole, de la raison, par le réveil des intelligences et des cœurs, par la transmission de notre civilisation.
Peut-on concilier universalisme catholique et identité nationale ?
Programme de l’émission Terres de Mission :
Eglise universelle : Rome ou Babel ? Pour un christianisme universaliste et enraciné
Laurent Dandrieu s’est attaché dans un ouvrage très argumenté et très riche, “Rome ou Babel – Pour un christianisme universaliste et enraciné”, à articuler la vocation universelle du catholicisme et, néanmoins, son respect des nations et des cultures particulières. Il dénonce ici l’erreur fondamentale qui consiste à confondre la grâce et la nature, le surnaturel et le naturel.
Eglise en France : Méditations quotidiennes
Jésuite, le père Jean-François Thomas renoue avec un genre qui eut son heure de gloire, celui des méditations quotidiennes au rythme de l’année liturgique. Il publie aujourd’hui un premier volume “Méditations quotidiennes – Automne” et nous présente les auteurs ecclésiastiques, mais aussi profanes, dont il s’est inspiré pour composer ce précieux opuscule.
Eglise en Marche : Bénédiction de l’oratoire Saint-Michel et Saint-Georges
Le 29 septembre a eu lieu la bénédiction de l’oratoire Saint-Michel et Saint-Georges dans les nouveaux locaux de SOS Chrétiens d’Orient. L’occasion pour son directeur général, Benjamin Blanchard, de dresser un bilan des actions menées depuis 9 ans et de présenter les actions en cours.
Vingtième dimanche après la Pentecôte
Comme ceux du dimanche précédent, les chants du propre de la messe du vingtième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, à l’exception de l’Introït qui est pris cette fois dans un autre livre de l’Ancien Testament, le livre de Daniel, et plus précisément dans la grande prière des trois jeunes hébreux dans la fournaise qui est souvent utilisée dans la liturgie. Nous l’avons trouvée en particulier dans le chant d’Offertoire du septième dimanche après la Pentecôte, et nous avions signalé que le prêtre en récitait également un passage dans les prières de l’Offertoire de la messe. Nous y retrouvons aujourd’hui le thème de la justice et de la miséricorde qu’exposait déjà de façon très concise l’Introït Justus est du dix-septième dimanche, et qui revient souvent en cette fin de l’année liturgique dans la perspective du jugement dernier.
Omnia quæ fecisti nobis, Domine, in vero judicio fecisti, quia peccavimus tibi, et miandatis tuis non obedivimus : sed da gloriam nomini tuo, et fac nobiscum, secundum multitudinem misericordiæ tuæ.
Tout ce que Vous nous avez fait, Seigneur, c’est par un juste jugement que Vous l’avez fait, car nous avons péché contre Vous et nous n’avons pas obéi à vos commandements. Mais glorifiez Votre nom et agissez avec nous selon l’abondance de Votre miséricorde.
On voit que ce texte comprend deux parties : l’humble aveu de nos fautes qui nous ont mérité les châtiments que nous avons subis, puis l’appel suppliant au Seigneur pour qu’il nous sauve en sa miséricorde.
Cela s’applique évidemment à chacun de nous qui sommes tous pécheurs, mais nous pouvons l’appliquer aussi au peuple de Dieu, l’Église et à notre pays la France, pour lesquels cet Introït nous invite à prier avec insistance. La mélodie exprime parfaitement les sentiments de ces deux parties. D’abord une prière humble et contrite, même si le début s’élève vers l’aigu avec une certaine assurance, puis une grande supplication à partir des mots da gloriam, sur lesquels on remarquera les deux montées successives très appuyées. Enfin après un dernier élan très fervent sur le mot misericordiæ, elle s’achève dans la paix. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 118, d’où était tiré l’Introït du dix-septième dimanche dont celui-ci développe le thème et qui revient souvent en cette période de l’année, notamment dans les Communions :
Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.
Graduel : Oculi omnium
Ce Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte a été repris par saint Thomas d’Aquin pour la messe de la fête du Saint Sacrement. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie. Ajoutons qu’en cette période finale de l’année liturgique nous adressons ce chant avec confiance au Seigneur qui nous a tout donné et continue de répandre sur nous ses bénédictions.
Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.
Le mot ” animal “ en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.
Allelúia : Paratum cor meum
Nous retrouvons dans l’alléluia du vingtième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, le psaume 107. Mais ce verset figure aussi dans un autre psaume, le psaume 56.
Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum : cantabo et psallam tibi, gloria mea.
Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, je chanterai et jouerai pour Vous dans ma gloire.
Le texte du psautier dit in gloria mea et nous pensons que c’est ainsi qu’il faut l’entendre. C’est un chant d’action de grâces de David après avoir été délivré des embûches de ses ennemis : telle est sa gloire. Et après cette victoire son cœur est affermi dans l’espérance, et il est donc prêt à chanter et jouer de la harpe pour glorifier le Seigneur. En cette fin des temps, si nous avons été fidèles, notre cœur se tient ferme dans la foi et l’espérance, dans l’attente du jugement. Et nous pouvons chanter à pleine voix pour le Seigneur dont les grâces nous ont permis de triompher des embûches de l’ennemi infernal.
Mélodiquement cet Alléluia présente une particularité assez curieuse, c’est que le mot Alleluia et le verset sont très différents et n’ont pas l’air faits l’un pour l’autre. Or l’on retrouve l’assemblage de ces deux mélodies plusieurs fois dans le répertoire, en particulier dans l’alléluia du quatrième dimanche de l’Avent. La mélodie du mot Alléluia est très chantante, ample et lyrique. La première phrase du verset commence dans le grave, puis s’élève progressivement jusqu’à l’aigu en une grande montée, qui pourrait être très suppliante mais qui exprime ici la grande espérance qui soulève notre cœur. La deuxième phrase est marquée par deux vocalises très développées sur les mots gloria et mea, chantant éperdument et d’une façon qui semble ne pas vouloir finir, toutes les victoires que le Seigneur nous a accordées. La dernière vocalise, celle de mea est une formule habituelle de Graduel ample et solennelle, s’enfonçant dans le grave pour s’achever dans la paix. Il faut avouer qu’après cela la reprise du mot Alléluia dans un mode tout à fait différent surprend quelque peu.
Offertoire : Super flumina Babylonis
Le texte de cet offertoire du vingtième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 136, un des plus célèbres du psautier, qui exprime d’une façon poignante la tristesse de l’exil et la nostalgie de la Patrie.
Super flumina Babylonis, illic sedimus, et flevimus, dum recordaremur tui, Sion.
Au bord des fleuves de Babylone, nous sommes assis et nous pleurons en nous souvenant de toi, Sion.
Babylone, la grande ville, la prostituée, est la figure de ce monde de péché où nous sommes exilés, la vallée de larmes dont parle le Salve Regina, et Sion, où est bâti le temple de Jérusalem, est la figure de la patrie céleste à laquelle nous aspirons, plus particulièrement en cette fin des temps où nous sommes à l’approche du grand jugement qui nous fera enfin accéder à la vision béatifique si nous l’avons méritée. D’ailleurs la liturgie nous rappelle sans cesse que notre véritable patrie n’est pas ici-bas et que nous sommes faits pour un monde meilleur. La mélodie de cet Offertoire est une des plus expressives qui soit. Elle exprime la nostalgie et la souffrance de l’exil par de grandes courbes très liées unissant des montées ardentes et des descentes accablées. Les accents des mots sedimus et flevimus sont particulièrement soulignés. A la fin la grande vocalise du mot Sion exprime le désir par une montée qui se répète deux fois, et, avant de s’achever, elle reste suspendue sur deux mots en un balancement expressif comme un sanglot.
Communion : Memento
Comme celle du dimanche précédent et celle du suivant, l’antienne de Communion du vingtième dimanche après la Pentecôte est tirée du psaume 118, longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté désignée par une dizaine de substantifs à peu près synonymes qui reviennent les uns après les autres. Aujourd’hui c’est sur la parole de Dieu qui nous fait connaître sa volonté que porte notre méditation.
Memento verbi tui servo tuo, Domine, in quo mihi spem dedisti : hæc me consolata est in humilitate mea.
Souvenez-vous Seigneur, de votre parole à votre serviteur par laquelle Vous m’avez donné l’espérance : c’est elle qui m’a consolé dans mon humiliation.
Nous sommes humiliés par nos péchés, mais la parole de Dieu nous redonne espérance. Si nous lui sommes fidèles, nous n’aurons rien à craindre au jour du jugement qui approche. La mélodie est légère et joyeuse et en même temps douce et contemplative. Peu ornée, elle met bien en valeur les accents du texte.
