En quête d’esprit : Les chrétiens de Chine
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- l’abbé Amaury Cariot recteur de la basilique d’Argenteuil et exorciste du diocèse de Pontoise
- Yves Chiron spécialiste Histoire de l’Église
- Claude Meyer spécialiste de la Chine
- le Père Etienne Frécon, vicaire général des Missions étrangères de Paris
Ils reviennent aussi sur la polémique sur les « forces du mal », suite à l’émission de la semaine dernière.
A noter aussi au début, un reportage sur le vin produit par les moines du Barroux.
On n’arrête pas le progrès…
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Publié par Mathieu Bock-Côté…
Tout est dans l’image !
Terres de Mission : Une dérive idolâtrique au sein de l’Eglise ?
Terres de mission reçoit Françoise Breynaert, théologienne et oblate séculière, qui vient parler de son livre “La venue glorieuse du Christ”, sur ce fameux “règne de mille ans” du Christ dont parle l’Apocalypse et qui a donné lieu à tant de débats.
Puis Alban d’Arguin, auteur du livre “Réchauffement climatique – Enquête sur une manipulation mondiale”, évoque le dossier religieux de la question écologiste et notamment les dessous ambigus du label “Eglise verte” et, plus grave encore, le caractère idolâtrique de l’hommage à la “Terre-mère”.
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente l’excellent livre de Laurent Dandrieu, “Rome ou Babel”, qui invite à repenser l’enracinement comme condition de l’universel chrétien.
De la promotion de la perversion dans l’Eglise
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J’apprends d’un jeune catholique belge la tenue d’une exposition de photographies intitulée « Famille aux mille visages » en laquelle sont présentées des « familles homoparentales » en la cathédrale de son diocèse, Liège, du 21 septembre au 13 octobre « dans le sillage d’Amoris Laetitia ». C’est pourtant en ce lieu plus qu’en tout autre de cette région que devrait se manifester la vie des saints chez qui, selon saint Paul, ne sont pas même nommées « la fornication et l’impureté sous toutes ses formes (Ep 5.3) ».
L’événement consonne cependant avec la récente publication par le primat de Belgique et de quelques autres évêques belges d’un rituel de bénédiction de « couples homosexuels ». Ce jeune homme écrit : « À présent, nos évêques font la promotion de l’homoparentalité. Il n’y a pas si longtemps, les églises étaient taguées avec des slogans LGBT. Maintenant, les autorités ecclésiastiques dénoncent des “vandalismes homophobes”1 . J’ai de plus en plus de mal à me reconnaître dans cette frange moderniste de l’Église. Je me demande parfois si les sacrements, particulièrement celui de l’absolution, donnés par de tels clercs sont encore valides. » La question se pose effectivement parce qu’il ne faut « point avoir de relations avec celui qui, portant le nom de frère, est impudique (…) et de ne point même manger avec lui. (1 Co 5.11) », en sorte qu’il est encore plus impossible de partager les sacrements avec qui cautionne les péchés d’impureté, mais encore, parce qu’un sacrement n’est valide, entre autres conditions, que célébré selon l’intention de l’Église. Or, si l’officiant appartient à une « Église » qui bénit les couples homosexuels, comment pourrait-il appartenir à l’Église catholique, dont la Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient encore récemment de rappeler (21.02.2021) le caractère peccamineux des relations homosexuelles ? « Quand l’Église célèbre les sacrements, elle confesse la foi reçue des Apôtres (CEC 1124) », et les Apôtres ont toujours condamné la pratique de l’homosexualité.
Outre le fait qu’en utilisant les catégories homosexuel/hétérosexuel ces évêques valident la vision de l’humanité propre au lobby LGBTQ, et détruisent ainsi l’ordre naturel fondé sur la distinction homme/femme, je ne sais pas s’ils ont perçu toutes les conséquences de leur initiative, dont l’une d’elles est de rendre désormais impossible la condamnation de l’adultère et de la fornication … À moins de considérer la relation homosexuelle comme relevant d’un autre ordre que celui de la morale commune, et ses adeptes, d’une génération supérieure, au-delà du bien et du mal … Il faut dire que l’exhortation apostolique Amoris laetitia leur a ouvert la voie en permettant à des couples vivant dans « une situation objective de péché » de recevoir « l’aide des sacrements » (n°305 & note 351) … Saint Jean-Baptiste, priez pour nous ! Mais il est vrai que si tout le monde va au Paradis, comme l’a affirmé le Pape François (15 septembre 2021), rien n’est finalement si grave qu’il faille prendre la peine de se mettre le monde à dos en s’opposant au péché pour sauver les âmes. Les jeunes gens qui voudront désormais devenir prêtre, sachant qu’il leur faudra bénir des couples homosexuels, vont-ils persévérer dans leur vocation, ou bien s’enfuir à toutes jambes du séminaire pour sauver leur âme ?
Abbé Pagès
Dix-huitième dimanche après la Pentecôte
Le paralytique portant son lit forme le sujet de l’Évangile du jour, et donne son nom au dix-huitième dimanche après la Pentecôte. L’épisode de la guérison du paralytique, qui fut pour Jésus l’occasion d’affirmer son pouvoir de remettre les péchés en tant que Fils de l’homme, a toujours été particulièrement cher à l’Église. Les fresques des catacombes, parvenues jusqu’à nous, attestent encore la prédilection qu’elle inspira pour ce sujet aux artistes chrétiens des premiers âges.
Introït : Da pacem
En ces derniers dimanches après la Pentecôte, nous allons trouver de plus en plus de chants du propre de la messe tirés, non du livre des psaumes, mais d’autres livres de l’ancien testament ; ce sera le cas en ce dix-huitième dimanche de l’Introït et de l’Offertoire. De plus ce dimanche figure au missel à la suite des Quatre-Temps de septembre, dont il est toujours proche même si une ou deux semaines l’en séparent. Nous avons déjà parlé du samedi des Quatre-Temps à propos du quatrième dimanche de l’Avent et de l’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité ; ce samedi était dans l’Église primitive le jour des ordinations sacerdotales, dont la cérémonie durait toute la nuit et servait de messe du dimanche. Lorsqu’elle fut avancée au samedi matin, il fallait une autre messe pour le dimanche, qui était le plus souvent le dix-huitième après la Pentecôte. On choisit celle de la dédicace de la basilique de Saint-Michel à Rome, qui était célébrée le 29 septembre (nous en reparlerons à propos de cette fête), date également proche de ce dimanche. Seul l’Alléluia actuel y fut introduit plus tardivement.
Ces considérations historiques étaient nécessaires pour comprendre pourquoi les chants de cette messe se rapportent spécialement au sacerdoce des prêtres, et à la consécration des églises, deux éléments directement ordonnés au culte divin.
Le texte de l’Introït s’inspire d’un passage du livre de l’Ecclésiastique, mais en le modifiant un peu :
Da pacem, Domine, sustinentibus te, ut prophetæ tui fideles inveniantur : exaudi preces servi tui, et plebis tuæ Israel.
Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui se confient en Vous, que vos prophètes soient trouvés fidèles : exaucez les prières de votre serviteur et de votre peuple Israël.
En réalité le texte biblique ne parle pas de paix. Il demande seulement au Seigneur d’exaucer les prières de ses serviteurs, en étant fidèle à ses promesses transmises par les prophètes, et en sauvant son peuple : c’est intentionnellement que la liturgie a rajouté à ce texte l’idée de la paix, en relation d’ailleurs avec le psaume 121, dont le début est chanté comme verset de cet Introït et qu’on va retrouver au Graduel :
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qu’il m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.
C’est dans la maison du Seigneur, figure de l’Église, que les fidèles trouvent la paix, ainsi que le chante un autre verset du même psaume, que nous retrouverons également au Graduel, et où les prophètes, ceux qui annoncent les paroles de Dieu, rappellent les promesses du Seigneur qui s’accomplissent avec fidélité. C’est là enfin que sont exaucées les prières du peuple chrétien, l’Église des âmes, avec à sa tête le serviteur, le prêtre, que la liturgie met ici au singulier (servi tui). La mélodie de cet Introït est très suppliante et pleine de ferveur, avec un grand élan dès le début. Mais elle est également très douce et comme le dit Dom Gajard : “Ce chant qui est destiné à demander la paix, finit par nous donner la paix”.
Graduel : Lætatus sum
Nous retrouvons dans la première partie du Graduel du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le premier verset qui était déjà celui de l’Introït du psaume 121 ; le texte de la deuxième partie est également tiré de ce psaume, et on y retrouve l’idée de paix qui figurait aussi dans l’Introït.
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. Fiat pax in virtute tua : et abundantia in turribus tuis.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. Que la paix soit dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.
” La maison du Seigneur ” c’est le Temple de Jérusalem, vers lequel les hébreux montaient en chantant ce psaume, et qui est comme toujours la figure de l’Église où nous trouvons la paix et l’abondance spirituelle. Ce Graduel était déjà celui du quatrième dimanche de Carême, messe où il était beaucoup question de Jérusalem, figure de la Sainte Église, notre mère, se réjouissant par avance des nouveaux enfants qui allaient lui arriver ou lui revenir à Pâques. Mais le Temple de Jérusalem c’est aussi la figure de la Jérusalem céleste à laquelle nous aspirons. Nous sommes maintenant dans les derniers dimanches de l’année liturgique, et la pensée de l’Église se fixe de plus en plus sur la récompense éternelle que nous nous efforçons d’obtenir, le ciel où nous jouirons enfin de la paix parfaite. La mélodie de ce Graduel est très légère et très enthousiaste, s’élevant sans cesse dans les hauteurs, mais s’abaissant aussi dans le grave à la fin de la première partie pour vénérer le nom du Seigneur.
Alléluia : Timebunt gentes
L’Alléluia du dix-huitième dimanche après la Pentecôte ne vient pas comme les autres chants de cette messe de celle de la dédicace de la basilique Saint-Michel, mais y a été ajouté plus tardivement. Le texte n’est pas le premier verset d’un psaume, comme c’est le plus souvent le cas en ce temps liturgique ; il est tiré du psaume 101, dont le premier verset était chanté à l’Alléluia du dimanche précédent, et le texte de celui-ci figurait déjà au Graduel du seizième dimanche. L’Église insiste sur ce texte qui annonce le retour glorieux du Seigneur à la fin des temps pour juger tous les peuples.
Timebunt gentes nomen tuum, Domine : et omnes reges terræ gloriam tuam.
Les nations révéreront Votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Votre gloire.
Ce texte se situe donc bien dans l’ambiance générale des derniers dimanches après la Pentecôte La mélodie est assez ample, faite de grandes vocalises très souples, s’élevant à l’aigu et redescendant au grave en calmes ondulations progressives sans grands intervalles, donnant à l’ensemble une ambiance très paisible.
Offertoire : Sanctificavit
Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-huitième dimanche après la Pentecôte le thème de la consécration de l’église, lieu où est offert le sacrifice. Le texte est tiré de l’Ancien Testament au livre de l’Exode et raconte le premier sacrifice offert par Moïse au Sinaï, quand fut conclue l’alliance entre Dieu et son peuple.
Sanctificavit Moyses altare Domino, offerens super illud holocausta, et immolans victimas : fecit sacrificium vespertinum in odorem suavitatis Domino Deo, in conspectu filiorum Israël.
Moïse consacra un autel au Seigneur, offrant sur lui des holocaustes et immolant des victimes. Il fit ainsi en présence des enfants d’Israël le sacrifice du soir d’une agréable odeur au Seigneur Dieu.
Ce premier sacrifice de l’ancienne alliance était évidemment la figure du sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui se renouvelle maintenant sur les autels de nos églises, et ce chant convient particulièrement au moment de l’Offertoire de la messe, où ce sacrifice est offert à Dieu par le prêtre et où nous nous offrons nous-mêmes en union avec lui.
La mélodie de ce récit mémorable est très solennelle, joyeuse et affirmative. Elle forme un long récitatif très orné qui culmine sur le mot victimas puis elle s’apaise progressivement, descendant même dans le grave avant la conclusion très calme.
Communion : Tollite hostias
Le texte de l’antienne de Communion du dix-huitième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 95, chant de louange invitant tous les peuples à venir rendre grâce au Seigneur, juge souverain. Comme celui de l’Offertoire de ce dimanche, le verset que nous trouvons ici se réfère directement au sacrifice qui est offert sur l’autel.
Tollite hostias, et introite in atria ejus : adorate Dominum in aula sancta ejus.
Apportez des offrandes et entrez dans ses parvis : adorez le Seigneur dans son temple saint.
Nous aussi, nous venons dans l’Église pour remercier le Seigneur, l’adorer profondément et nous offrir nous-mêmes en union avec le sacrifice du Christ qui se renouvelle sur l’autel. La mélodie de cette antienne est dans l’ensemble légère et assez douce, mais on remarquera sur les mots adorate Dominumune descente au grave un peu retenue exprimant une profonde adoration.
Sainte Claire d’Assise, une femme passionnée
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello pour évoquer sainte Claire :
Venez dîner avec le Club des Hommes en Noir
Ce dîner est organisé pour que les personnes puissent rencontrer les “acteurs” du club, parmi lesquels Guillaume de Thieulloy, ainsi que pour lever des fonds destinés à professionnaliser le studio d’enregistrement, l’émission connaissant un succès croissant. Inscriptions en ligne.

Père Louis-Marie de Blignières : la beauté du pèlerinage de Chrétienté
Environ 900 personnes ont assisté ce matin à la messe pontificale célébrée par Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, en l’église Saint-Roch à Paris, à l’occasion du 40e anniversaire de l’association Notre-Dame de Chrétienté. En attendant la diffusion de l’homélie, voici le mot prononcé par le père de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, lors du dîner anniversaire, qui s’est déroulé vendredi soir :
Chers amis,
Pour évoquer ces 40 ans d’aventures, il m’est venu un mot : celui de beauté.
1° Notre-Dame de Chrétienté, c’est d’abord la beauté d’un défi. Il y a un côté chevaleresque dans ce qu’ont fait depuis quatre décennies les fondateurs, les organisateurs et les aumôniers de NDC. À contre-courant du doute universel, ambiant dans la société et hélas dans de larges secteurs de l’Église, proposer de fortes certitudes, c’est bien un défi courageux. Fonder, en 1982, un pèlerinage reposant sur le triptyque « chrétienté, tradition et mission » c’était une belle provocation. Elle était le fait d’une juste rébellion contre la médiocrité de la civilisation de consommation, contre la déconstruction sociétale, contre l’apostasie immanente. Je dirais que le pèlerinage est un acte de foi posé par de jeunes catholiques contre la médiocrité de l’hédonisme technocratique et contre la veulerie de la démission progressiste. C’est l’une des facettes de cette « insurrection des hommes libres », qui refusent d’abdiquer la dignité de leur nature humaine, la grandeur de leur héritage historique, la noblesse de leur condition de Fils de Dieu. Le pèlerinage, c’est une équation étonnante : l’approfondissement de la doctrine, l’exigence de l’effort, la splendeur de la liturgie… joints au professionnalisme inventif de l’organisation ! Il n’était pas évident du tout que cela réussisse à motiver des centaines de dévouement inlassables de cadres et de prêtres, des dizaines de milliers de courageux pèlerins durant 40 ans. En fait ce défi a été relevé. C’est là une première beauté, celle d’un sage anticonformisme, à l’école de Charles Péguy et d’André Charlier, qui disait : « Il faut accepter d’être seul, et lorsque l’on a accepté, on s’aperçoit qu’on ne l’était pas ».
2° Un autre aspect est celui de la beauté sensible comme reflet de l’ordre et de la vérité. Le pèlerinage est organisé de belle façon, avec des services divers et prudemment coordonnés. C’est une belle édification de le voir fonctionner, au prix de tant de sacrifices et dans une discipline consentie. Les aumôniers, les responsables, les chefs de chapitre, se soutiennent (sans laïcisme et sans cléricalisme…) dans leurs tâches respectives… La beauté de cette harmonie est visible dans l’ordonnance de la colonne et l’organisation des bivouacs. Le pèlerinage marche de belle façon, par régions et chapitres organisés, sous de belles bannières flottant au vent. Il traverse les belles régions du cœur de notre pays, l’Ile de France. Les pèlerins chantent, souvent juste et toujours unanimement, ce qui est bouleversant dans une société dépressive où le chant populaire est devenu très rare. Et ils chantent de beaux cantiques. Ils marchent vers l’un des plus beaux bâtiments du monde, la cathédrale de Chartres. Ils y déploient une liturgie somptueuse et émouvante. Le rite, c’est « ce qui rend sensible la vérité ». La beauté de la liturgie de la tradition latine est de mettre sensiblement sous les yeux des participants, de façon éloquente, un triple aspect de la vérité. La vérité sur Dieu, par le sens aigu du sacré, manifesté notamment dans l’orientation et la langue sacrée. La vérité sur l’homme, par l’attitude des assistants durant la célébration des mystères et à la communion. La vérité sur le Christ par la dimension sacrificielle, véhiculée de façon incomparable par le plus ancien des rites catholiques. Les témoignages de conversion sont innombrables. L’ordonnancement joyeux de cette belle marche sacrée dispose les âmes à découvrir qu’il existe un monde au-delà de la triste banalité matérialiste. La beauté du rite est pour elles le Porche qui introduit à la beauté du mystère divin.
3°. Il y a une troisième facette de la beauté qu’évoque pour moi le pèlerinage de Chartres : c’est la beauté morale et spirituelle. Faire marcher ensemble 15 000 jeunes et moins jeunes de tous les horizons ; faire travailler ensemble dans l’organisation des adultes aux forts tempéraments ; former doctrinalement des chefs de chapitre et des adjoints souvent de « sensibilités » différentes ; donner à des prêtres de divers Instituts et de diocèses variés la possibilité d’exercer ensemble leur ministère. Tout cela dans le respect des « pédagogies traditionnelles de la foi » : voilà qui suppose de beaux renoncements et une belle charité ! Oui, le pèlerinage est un lieu de vraie catholicité. Il est beau notamment qu’il ait mis en œuvre sans faillir depuis quarante ans deux aspects de cette catholicité. La fidélité à la messe grégorienne qui constitue la colonne vertébrale de la catholicité latine et qui fait partie de son patrimoine inamissible et indisponible. La pratique de la communion hiérarchique avec les Pasteurs (si déficients ou irritants soient-ils parfois) qui appartient de droit divin à la profession catholique. Le rite des messes matinales célébrées par les aumôniers souligne le premier aspect. La célébration ou la prédication des messes principales par des évêques ou des cardinaux met en lumière le second.
J’ajoute une note plus intime. Il a la beauté des confessions. J’ai fait une dizaine de pèlerinages et c’est ce qui m’a le plus ému. Comme le disait Pierre Vaquié, nous avons, au pèlerinage, des « confessionnaux » ambulants. Entre deux chapitres, dans un espace vide sur la route, le prêtre est isolé du monde et du bruit par la grâce sacerdotale comme dans un invisible cristal. Il écoute, conseille, absout durant des heures. Les confessions, préparées par les topos des chapitres, semble facilitées par l’émulation de la ferveur et par la marche, comme la pensée des aristotéliciens au Lycée l’était par la camaraderie intellectuelle et la déambulation. Elles sont magnifiques. Lorsque la main se lève sur un visage baigné de larmes pour absoudre un pèlerin qui ne s’est jamais confessé ou ne l’a pas fait depuis trente ans, il est difficile de retenir ses larmes devant la beauté spirituelle de cette renaissance !
Mes chers amis, disons merci à Dieu, par Notre-Dame du Rosaire. Merci pour la beauté du défi relevé par le pèlerinage ; merci pour la beauté sensible qui y véhicule la vérité ; merci pour la beauté morale d’une démarche profondément catholique.
L.-M. de Blignières
Prieur FSVF
L’édito ARLV : La Ve République survivra-t-elle à la chute de l’Empire Européen ?
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L’empire, une histoire d’amour qui finit toujours mal
Il y a 30 ans, le 20 septembre 1992, par référendum avec 51 % des voix les Français ratifiaient le traité de Maastricht instituant la « Communauté européenne », remplaçant la « Communauté économique européenne ». Ce traité marque la fondation de l’Union européenne. Nous assistons depuis à une extension sans fin, annexion de territoires autant qu’emprise politique et morale sur les peuples conquis. Un peu comme un vélo qui non seulement doit toujours rouler pour rester debout, mais devrait aussi rouler de plus en plus vite. Toutefois cette Union peut-elle continuer éternellement sa course effrénée ? Et en cas de chute que restera-t-il de nos institutions nationales ?
Le premier empire napoléonien, mû par une mystique de conquêtes, s’est définitivement effondré à Waterloo en 1815. L’empire a duré 11 ans. Napoléon III prend le contre-pied de son oncle en déclarant en 1852, pour préparer son coup d’état : « l’Empire c’est la paix ». Cela ne l’empêche pas de s’effondrer dans la guerre et la défaite de Sedan en 1870. L’empire a duré 18 ans. L’empire soviétique, mû par son utopie communiste, est tombé en 1991 rongé par sa propre idéologie. D’abord conquérant intellectuellement et militairement, il devient au fil des générations passant une immense bureaucratie irresponsable, colosse aux pieds d’argile qui s’effondre sur lui-même. L’empire a duré 69 ans.
Le troisième Reich, empire construit pour durer 1000 ans, mû par une mystique de supériorité de race, se perd dans les lointaines steppes d’Europe orientale pour finir par s’effondrer en 1945 dans les ruines de Berlin. L’empire a duré 12 ans. Il succédait au deuxième Reich, fondé en 1870 dans notre prestigieuse Galerie des Glaces de Versailles, pour marquer une revanche historique face à nos rois catholiques qui ont mis plus de 1000 ans pour construire prudemment l’unité Française, et mû par une mystique romantique d’unité germanique et de force guerrière prussienne protestante. L’empire a duré 48 ans. Il en est de même des empires coloniaux des puissances occidentales, bâtis de manière complexe sur des intérêts économiques, des rivalités de domination, mais aussi pour certains sur un véritable souci de répandre la civilisation chrétienne. Ils se sont tous effondrés.
Jean Tulard, grand historien, caractérise l’empire par cinq traits : une volonté expansionniste, une organisation centralisée, des peuples encadrés par une armature politique et fiscale, la croyance en une supériorité d’essence, un début et une fin clairement identifiés. Pour l’Empire européen tous ces aspects sont présents, ou se développent. Un seul point n’est pas encore clairement identifié, le dernier, sa fin !
L’historien Jacques Bainville, véritable maître de la philosophie de l’histoire, formant avec Charles Maurras le penseur politique et Léon Daudet le polémiste un trio à la une du quotidien l’Action Française, enseigne que « la seule chose qu’on ne puisse déterminer (…), c’est la vitesse des événements, même quand l’arrivée de ces événements est d’une certitude absolue » (cf. « Réflexions sur la politique » par J. Bainville).
L’empire peut dans un premier temps fédérer des peuples et des nations qui y trouvent sécurité et prospérité. En particulier, au lendemain de deux guerres mondiales, le souci premier de notre peuple meurtri a été la reconstruction, le développement économique, et surtout la paix. François Mitterrand en 1995 déclarait « le nationalisme c’est la guerre », tant les deux « guerres civiles » entre nations européennes ont pu traumatiser des générations. Toutefois, si une entente et une coopération sont nécessaires entre pays de vieille civilisation chrétienne, vouloir dans une course effrénée tout effacer au profit d’un individualisme sans frontière, d’un mondialisme marchand et de valeurs sociétales débridées, est le plus sûr moyen d’entraîner des conséquences funestes qui provoqueront la colère des peuples et le réveil des nations.
L’Union européenne, un empire sournois qui se craquèle
Philippe de Villiers dans son livre magistral « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », présente avec clarté la démarche de l’Empire européen, en particulier dans son chapitre « Le voleur chinois ». L’ancien ministre de la justice Jean Foyer décrit la méthode :
« Pour s’emparer d’un vase précieux placé au centre d’un grand comptoir, le voleur chinois vient chaque jour le déplacer d’un centimètre jusqu’à ce qu’il se trouve au bord et hors de portée de vue du marchand. Il peut alors le faire tomber dans son sac, ni vu ni connu ».
Leur Empire est une construction sans fin, qui se définit par son propre mouvement. Les traités ont été pensés et écrits pour faire coulisser un nœud coulant invisible, il suffit que les commissaires et les juristes le resserrent chaque jour. L’objectif final :
« dépouiller les démocraties, empêcher quiconque de prendre la mesure des transferts furtifs de pans successifs de souveraineté ».
Mais alors, qu’en est-il de la volonté des peuples ? Finiront-ils par le comprendre, et continueront-ils à l’accepter ?
Les idées mènent le monde, certes, mais pour la grande majorité des citoyens c’est uniquement leur quotidien qui les mène, qui les fait réagir. Et là l’ardoise du quotidien s’alourdit chaque jour, de plus en plus vite. Les crises les touchant personnellement n’en sont qu’à leur début, immigration et insécurité, énergie et pouvoir d’achat, bouleversements anthropologiques avec les lois touchant la nature même de l’homme…
Assistons-nous aujourd’hui à la fissuration des pieds d’argile du colosse Empire européen ? On en voit certainement les prémisses, tant il apparaît que l’entraînement de nos nations vers ses folles utopies contredit toute loi naturelle. « Dieu pardonne toujours, l’homme pardonne parfois, mais la nature ne pardonne jamais » (proverbe espagnol).
A la chute de l’Union soviétique, la Pologne et la Hongrie se sont tournés vers l’Occident en adhérant en 2004 à l’Union européenne, pensant quitter la nuit pour trouver le jour. Malheureusement les jours s’assombrissent, la lune de miel tourne à un cauchemar qui veut ronger leur civilisation. Dans le prolongement d’une religion populaire restée vivante, avec la République Tchèque et la Slovaquie dans le groupe de Visegrád, ils ont conscience que leur nation reste un rempart pour leur civilisation.
« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation (…) sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera », déclarait André Malraux.
Le Royaume Uni a largué les amarres en quittant l’Empire européen en 2020. Ce peuple a gardé une fierté à l’ombre de sa couronne qui lui assure une continuité séculaire. La reine est morte, vive le roi ! En Suède le peuple a élu une assemblée à majorité de droite comprenant la droite nationale en tête. En Italie c’est fait ce 25 septembre avec Fratelli d’Italia en tête. En France les partis de droite nationale ont enregistré une forte poussée. Ils ne réclament pas une sortie immédiate de l’Empire, mais au moins prônent des idées qui s’écartent de ses valeurs les plus perverses. Le mieux est l’ennemi du bien. L’action politique n’est pas la morale, l’exigence immédiate de la perfection, mais l’art du possible, la recherche d’une progression.
La République, 5ème du nom, s’en remettra-t-elle ?
La Vè République comporte trois piliers fondamentaux, un système juridique régissant le fonctionnement du pays par un texte, la constitution de 1958, des valeurs censées lui donner un souffle, une raison d’être supérieure, et un peuple donnant vie à ce système, tout au moins une partie suffisante du peuple pour jouer le jeu prévu par l’article 2 « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Retirez au moins un de ces piliers, et, comme chaque pied d’un trépied est indispensable pour tenir debout, le régime actuel pourra-t-il subsister à la chute de l’Empire européen, tant ce monstre semble être devenu la corde soutenant le pendu ?
L’article 3 de la constitution déclare : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie de référendum », l’article 5 : « (le président de la république) est le garant de l’indépendance nationale ». Qu’en est-il alors de notre souveraineté ainsi « garantie » ? En prolongeant la lecture nous arrivons à l’article 88 qui précise : « La République peut conclure des accords avec des États qui désirent s’associer à elle pour développer leurs civilisations ». Développer les civilisations, j’imagine là une généreuse perspective dans l’esprit des rédacteurs, en vue de collaborations intellectuelles, artistiques, morales même, afin d’accroître ce beau capital immatériel de la civilisation.
En 1992, après la signature du traité de Maastricht, un Titre XV « De l’Union européenne » est ajouté à la suite de cet article 88, le développant par des articles 88-1 à 88-7 relatifs à la construction de l’Union européenne. Ils comprennent en particulier l’exercice en commun de certaines de leurs compétences, des droits de vote et d’éligibilité des citoyens de l’Union, l’enregistrement par nos assemblées des actes et des résolutions de l’Union… Torture invraisemblable d’un 88ème article marginal comprenant deux lignes consacrées à la civilisation, pour intégrer là un développement de la souveraineté de l’Empire, en violant de manière flagrante les premiers articles fondamentaux qui affirment notre souveraineté nationale tant défendue par l’inspirateur de cette constitution, C. de Gaulle. Telle des métastases galopantes parties d’un organe périphérique, cette infection gagne le corps complet pour l’étouffer et se substituer à lui. La constitution de la Ve République entièrement dénaturée, premier pied du trépied, survivra-t-elle à la chute de l’Empire ?
Les « Valeurs de la République » sont censées lui donner un esprit, une valeur morale supérieure à celle de tout autre régime, devant définitivement faire le bonheur du peuple, un peu comme une conclusion définitive de l’histoire après monarchies et empires, la « Raison » ayant enfin supplantée l’obscurantisme. Il n’empêche que la colère gronde de plus en plus dans ce peuple touché dans sa chair même par des impératifs quotidiens criants, de sécurité plus que de « Liberté », de pouvoir d’achat suffisant pour faire vivre dignement sa famille plus que d’ « Egalité », et d’inquiétude grandissante face à la substitution de population et de civilisation plus que de « Fraternité ». Le deuxième pied du régime est évanescent.
Il en résulte un détournement grandissant du peuple vis-à-vis des élites qui ont bradé le pouvoir à l’Empire, caractérisé par une abstention croissante aux élections, et pour ceux qui votent encore par un rejet important de leurs partis. Le troisième pied est vermoulu. L’Empire européen exacerbe toutes ces inquiétudes, sapant les piliers supportant notre République. La chute de l’Empire, couvé dans le sein même de la République, pourrait bien entraîner la perte de ce régime. « La foule croit toujours que ce qui est sera éternellement. Le don de découverte et d’anticipation n’appartient qu’à un tout petit nombre d’hommes » (Bainville).
L’appel au roi, nature profonde de la France
En 1814, voyant la fin de l’empire arriver, Napoléon déclarait « Au point où les choses sont venues, il n’y a qu’un Bourbon qui me puisse succéder ». La république, en France tout au moins, est le fruit d’une pensée philosophique qui imagine le monde. La monarchie est le fruit d’une expérience multiséculaire qui s’est adaptée à la géographie, à l’histoire, aux peuples et à leur civilisation, elle est le fruit d’une nature telle que la Création nous l’a laissée.
Le Prince Louis de Bourbon déclare au journal « Une France Un Roy », septembre 2022 : « Un capétien ne peut être que pour l’Europe qui a été le creuset de la civilisation occidentale à laquelle le monde entier doit tant. L’Europe a toujours eu le souci de transmettre sur les cinq continents ses valeurs inspirées par sa foi chrétienne et l’héritage gréco-romain. Qu’a-t-elle à transmettre actuellement si ce n’est des idéologies délétères. Avec l’Union européenne ce qui était un projet de civilisation rayonnant sur le monde, est devenu un mauvais modèle économique et financier technocratique menant à une mondialisation dangereuse puisqu’ordonnée à rien d’autre que l’esprit de profits à court terme. (…) La France doit reprendre conscience de sa vocation d’éducatrice des nations ». « Le roi sous-entend une volonté de partager un destin commun, un grand dessein dans lequel tous se retrouvent, heureuse alchimie entre les désirs individuels et la volonté de garantir ce que les anciens appelaient la chose publique. Les Français n’ont jamais totalement oublié le roi. Mais d’un certain sentiment en faveur de la royauté il conviendrait de passer à une volonté ».
« Les hommes, pour le plus grand nombre, n’imaginent rien. Ils acceptent et ils subissent les événements sans savoir et sans concevoir ce que ceux-ci ont de fortuit, de contingent et, dans cette mesure de libre » (Bainville). Cette liberté face aux événements ne pourra être mise à profit que dans la mesure où suffisamment de Français auront acquis cette volonté réclamée par le Prince. L’histoire nous enseigne que les grands changements viennent d’un état d’esprit général favorable, ou tout au moins pas opposé, des circonstances, et d’une poignée d’hommes formés. S’ajoutent là-dessus les desseins de la Providence…
Pascal Théry – président Association Royaliste Légitimiste de Vendée
L’importance du “parent non-allaitant” !
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Vu dans une salle d’attente d’une maison médicale où se trouve plusieurs praticiens, y compris obstétriques.
Le mot père devient un gros mot et disparait donc, petit à petit…
Qu’est-ce que ces gens mettent exactement dans la catégorie « parent non-allaitant », dans leur monde dystopique, les possibilités sont infinies ! On se consolera en constatant que, pour le moment, le mot parent est au singulier…
Le médecin à qui je fis part de cette nouvelle, et étrange, classification, eut l’air dépité me disant qu’il ne savait pas ce que ses collègues affichaient, et que malheureusement, « eu égard la connerie ambiante » (sic), plus grand-chose ne l’étonnait !
Quand un député courageux se fait scandaleusement couper le micro…
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En ripoublique, tu peux tout dire, sauf la vérité.
En république hexagonale («hexagonale», car dire république «française», serait insulter nos ancêtres…), le président a le droit de faire la promotion du mariage de déconstruction « contre nature » auprès des enfants dans une école de la république.
En république hexagonale, les lesbiennes ont le droit, sans être censurées, de conseiller l’élimination de tous les hommes sur terre.
Elles ont aussi le droit d’insinuer que tout être humain de sexe masculin est nécessairement un porc qui viole les femmes.
En république hexagonale, nous avons le droit de refaire l’histoire et de piétiner l’honneur de la France en insinuant que la France aurait été pro nazie, oubliant au passage, non seulement tous ces résistants morts pour la patrie mais aussi que le pays était alors occupé…
En république hexagonale, un ministre peut en toute impunité inviter (d’une façon à peine voilée) au meurtre des catholiques. Rappelons-nous la phrase de Vincent Peillon: «Tant qu’il y aura des catholiques, la France ne pourra pas être un pays libre». Soit dit en passant, il faut remonter au troisième Reich allemand pour entendre un ministre tenir de tels propos (à l’époque il s’agissait de Goebbels et c’était dirigé, certes, non pas contre les catholiques mais contre les Juifs. On connait la suite…).
Mais en république hexagonale, en revanche, un député courageux qui dénonce les cumuls de salaire et de retraite odieux d’un ancien ministre, lui, sera immédiatement réduit au silence en se faisant couper le micro par la politicienne d’origine arabo-algérienne de service, Madame Fadila Khattabi.
Ainsi, comme nous le voyons dans ce bref extrait, le député Frédéric Mathieu, alors qu’il intervenait dans le cadre de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, se fait scandaleusement couper le micro (et le plus grave, c’est que personne ne semble s’en offusquer…).
Voici le texte de son «crime» (le crime étant de dire simplement la vérité sur le cumul des retraites d’un ancien ministre, en l’occurrence, Pierre Moscovici…)
“… concernant votre cumul retraite-indemnités, représentant 14 500 € de rétribution, 2 700 € de retraite de député, 600 € de retraite de député européen, 8 500 € liés à votre ancien mandat, à la Commission européenne, un total de 26 300 € par mois, soit 14 fois le salaire médian, qui est d’environ 1 790 € par mois…”.
De la Start-up Nation au col roulé…
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Comment en sommes-nous arrivés là ?
Comment est-ce que la France est passée d’une nation qui compte, une nation d’ingénieurs (Airbus, Arianne Espace, Dassault, TGV, Nucléaire, Automobile, Marine, MAS, …), une nation culturelle, une nation du luxe, une nation connue pour son art culinaire et son art de vivre, une nation respectée pour son armée (la France est le pays au monde qui compte historiquement le plus de victoires militaires). A la pénurie énergétique, au remplacement de sa culture, et pire, à une mentalité fragile baignée de Wokisme, de véganisme et de défaitisme ?
Sans honte aucune, notre gouvernement sonne trompettes et carnyx pour, dans une grande messe républicaine, nous expliquer comment nous devons nous chauffer, nous laver, nous déplacer, nous habiller. A la seule fin de réaliser des putatives économies énergétiques ! Notre civilisation en est donc là ? Comme au Liban, nous allons droit vers un rationnement et des coupures énergétiques. Comme les pays sous-développés, nous disposons maintenant d’une énergie rare et chère. En 50 ans, notre civilisation, à force de travail, de sacrifices, et d’ingénierie est passée du cheval à la voiture, de la voiture à l’avion, du rebouteux à l’IRM, de la famine à l’abondance. Et maintenant, nous avons ces gens, qui depuis 30 ans n’ont à aucun moment fait la fierté de la France, qui nous emmènent, l’air béat, sur une pente avec pour horizon le vélo et l’énergie intermittente ! Contraindre nos vies pour cacher les résultats de leurs choix politiques.
Nous avions eu les prémices de cette main mise sur nos vies à travers les épisodes Covid, où, face à un virus très peu létal, nous nous sommes retrouvés privés de liberté et infantilisés au possible. Le gouvernement ayant réussi l’incroyable manipulation mentale visant à nous faire faire nos propres autorisations de sortie. Nous sommes devenus nos propres kapos ! De l’incompétence totale ou de la panique, peu importe, là encore cet état ne fut que le résultat d’une politique inconsistante et brouillonne. Je n’ose penser « volontaire »… Mais, qui a réagi ? Pas grand monde ! Notre population est devenue faible et peureuse. Aujourd’hui, une partie de nos compatriotes est de nouveau en état de sidération, la France tremble à la vue des restrictions qui s’annoncent. Et surtout au sentiment de plus en plus réel de notre déclassement…
Un certain Bruno Le Maire, ministre de son état, nous promettait, il n’y a pas si longtemps, « mettre à genoux la Russie », et voilà que six mois après c’est la France qui met un genou à terre. Ce ministre d’Etat est à l’image de tous les gouvernements qui œuvrent à la destinée de la France depuis trop longtemps, et dont les visions stratégiques s’appuient sur des augures et des mantras sans aucune prise en compte de la réalité.
Nous payons et élisons des politiques afin qu’ils travaillent aux enjeux et intérêts de notre Nation. Mais, au lieu de cela, nous avons, non pas des serviteurs de l’Etat, pragmatiques, mais des idéologues au service d’organismes supra-étatiques. Ces gens défendent et imposent leurs convictions, indépendamment de la nécessaire trajectoire efficiente du pays !
Où situer le début de cette déchéance ? Pour certains, il faut remonter aux années 70, qui ont vu, et la montée d’un courant idéologique hors-sol dont la manifestation première fut les événements de mai 1968, et un peu plus tard l’instauration d’un système d’immigration incontrôlable avec le regroupement familial. Concernant à proprement parler l’énergie, il faut alors se tourner vers 1992 et le gouvernement de cohabitation Jospin. A partir de cette date, le lobby international-socialo-écolo va mettre en œuvre son idéologie anti-nucléaire, anti-France, et d’une façon plus malthusienne, anti-humains. Le culte rendu à la Terre mère Gaïa, née dans les années 70, devenait alors religion d’Etat. Tout est lié.
S’en suit un enchaînement de décisions à l’encontre des intérêts de la France. La décision de l’UE, acceptée sans broncher, amenant d’une part à démanteler notre champion énergétique EDF et d’autre part à lui faire vendre sa production à un prix inférieur à son coût de revient, en est un exemple. Plus récemment, le plan de fermeture de notre parc nucléaire, afin de favoriser le business des productions intermittentes et non pilotables que sont l’éolien et le solaire, sont également de dociles acceptations du « Green new deal » imposé par l’ONU (GIEC) et l’UE !
C’est bien la « transition énergétique » imposée à nos nations qui est la responsable de notre Libanisation actuelle. Les écologistes et tous leurs alliés rouges, nous emmènent droit dans le mur. Une éolienne a un rendement productif de 25%, un panneau solaire de 15%, et ces deux systèmes nécessitent de la matière première principalement extraite et raffinée par la Chine. Comment espérer faire une grande nation avec de tels outils ? Ces systèmes sont subventionnés à coût de milliard d’Euros, autant d’argent perdu pour la recherche, les soins, la défense, et plus prosaïquement les retraites. Milliards que nous n’avons pas, et qui donc gonflent la dette. Et maintenant, après nous avoir expliqué que cette voie était l’avenir, nous voyons que le coût énergétique explose (ce qui est normal avec des outils de production très chers et non rentables), et qu’en plus, nous ne sommes pas en mesure d’avoir un niveau de fourniture correspondant à nos besoins (ce qui est normal eu égard les rendements des Energies dites renouvelables). En face, la réaction gouvernementale de la 5ème ou 6ème puissance mondiale, pose de vrais choix, une stratégie à la hauteur de notre grandeur : porter un col roulé, se laver le mains à l’eau froide, faire se lessive la nuit, éteindre les ampoules,…
De qui se moque-t-on ?
Dans les mois qui viennent, nous allons être assaillis de slogans aussi stupides que futiles sur la base du triptyque : « Je baisse, j’éteins, je décale ». Décidément nos républicains sont dans de slogan creux, c’est une constante historique… Tout a commencé par le « Liberté, égalité, fraternité » issu des loges maçonniques, puis, bien plus tard, nous avons eu des conseils nutritifs à travers le « éviter de manger gras, salé, sucré », puis il y a peu le « Dedans avec les miens, dehors en citoyen ». Nos gouvernants ne sont que des communicants, qu’ils aillent donc vendre de la lessive !
Après avoir sali notre Histoire afin de la faire oublier, après avoir retiré la transcendance catholique qui portait et unissait la France, après avoir favorisé une religion violente et inhumaine qui s’est construite sur la haine des Croisés, après avoir nié la culture française qui selon le président n’existe pas, après avoir imposé partout le laid pour faire du beau un relativisme, après avoir vendu notre souveraineté, après avoir abandonné notre monnaie, nos frontières, nos industries. La place a été faite pour la montée de nouvelles idoles déviantes à commencer par l’écologisme et le wokisme. Notre pays est malade, les mauvaises cellules se multiplient de façon chaotique.
Un traitement s’impose !
Il n’y a plus rien à attendre des dirigeants politiques, leurs mensonges et leur incompétence parlent pour eux. Un jour, il faudra bien que le peuple sorte de sa torpeur, que les plus courageux, les patriotes, les aristocrates, redonnent un destin, et pour cela qu’ils boutent loin de la nation du Lys les forces rouges qui le corrompent depuis trop longtemps. La crise énergétique n’étant qu’une manifestation d’un déclassement plus profond. Qu’une résultante du grand remplacement non seulement civilisationnel, mais aussi, culturel, intellectuelle et technique.
Jean Raspail, qui a été rappelé à Dieu, a dit il y a quelques années : « Le dernier carré de fidèles et de combattants est composé de patriotes, attachés à l’identité et au terroir. Ils s’insurgent contre la fraternité générale et le métissage… », il pourrait rajouter aujourd’hui « Ils se lèvent contre l’incurie de nos dirigeants, pour les chasser de leur poste, et préparer le chemin à celui qui s’avérera légitime pour redonner à la France sa grandeur, et à son peuple fierté et honneur ! »
Quand Mgr Cazaux appelait à la grève de l’impôt pour défendre la liberté scolaire
Les éditions Via Romana viennent de publier un recueil de textes écrits par Jean de Viguerie : Cinq portraits sur la religion de Colbert, saint Benoît-Joseph Labre, figure ascétique et mystique, Mgr Cazaux, évêque combattant pour l’école libre, André Chénier, poète d’un siècle rationaliste, Montesquieu, précurseur de la « vertu » révolutionnaire. A part le premier, les textes sont issus de conférences données par Jean de Viguerie, qui s’enregistrait avant de parler afin d’améliorer sa diction, maîtriser sa vitesse d’élocution ou aiguiser sa capacité à convaincre. Ces textes sont autant de pépites inédites et posthumes du grand historien.
Celui sur Mgr Cazaux (1897-1975), évêque de Luçon, vaut le détour.
Mgr Cazaux fut cet évêque de Luçon qui, le 23 avril 1950, en pleine bataille pour la liberté scolaire, brandissant l’arme du refus de l’impôt, défia le gouvernement de la République. […]
Le combat de Mgr Cazaux pour la liberté de l’école commence dès 1944 au moment de la Libération. Dans les semaines troublées qui accompagnent la libération du pays, des mouvements d’opinion sont lancés, des associations se forment qui ne sont pas sans menacer la liberté sous prétexte ou sous couleur d’unité. […] Le 28 mars 1945, l’Assemblée consultative provisoire refuse de voter les subventions nécessaires au fonctionnement de l’enseignement libre. […]
[En 1947], des milliers de contribuables adressent aux directeurs départementaux des Contributions directes une demande de dégrèvement de 10% de leurs impôts. Ces demandes restent sans réponse. La même année, un grand nombre de maires inscrivent à leurs budgets des subventions aux écoles libres, malgré les dispositions légales qui interdisent toute aides des communes à l’enseignement privé. Sur l’ordre de Jules Moch, ministre de l’Intérieur, les préfets annulent ces subventions. Alors les maires font la grève et et ferment leurs mairies dans le cours de l’été 1948. Plus d’état civil, plus de mariages. On voit même des mariages purement religieux. […]
Le 23 avril 1950, Mgr Cazaux prononce un discours devant environ 100 000 personnes :
Oh ! Nous n’ignorons pas, dit-il, et nous tenons à vous le rappeler, que tout citoyen doit prendre sa part des charges de l’Etat. L’impôt représente pratiquement la dette dont il doit s’acquitter à l’égard de la société et il ne saurait légitimement s’en exonérer. Mais nous ne pouvons pas oublier que si l’Etat a des droits, il a aussi des devoirs, que s’lest votre créancier il est aussi votre débiteur et qu’il a contracté envers vous, en matière scolaire, de très lourdes dettes. Depuis quatre ans, dans l’ordre et la dignité, les populations de l’Ouest n’ont cessé de réclamer leur dû… Alors, en face de cette situation, à regret certes, mais très nettement, nous n’hésitons pas à vous répondre : devenus, et très largement, créanciers de l’Etat, vous pouvez, sans offenser la loi morale, différer le paiement de vos impôts jusqu’à ce que votre débiteur accepte lui-même de s’acquitter de sa dette.
Peut-on bénir une union homosexuelle ?
Peut-on bénir une union homosexuelle ? Quelle pastorale pour les couples de personnes de même sexe ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec autour de Philippe Maxence, les abbés Célier et Barthe, le Père Thomas et Anne Le Pape.
Comment certaines mairies utilisent l’argent des Français
La municipalité de Poitiers a voté le 3 octobre du maintien de la subvention allouée à Alternatiba, association écologiste à l’origine d’un atelier de formation sur la désobéissance civile.
Au cours du conseil municipal de Lyon du 7 juillet dernier, plus de 20.000 euros ont été votés à des collectifs LGBT : le collectif Lié.é.s, mouvement intersectionnel qui dénonce « l’islamophobie », accuse la police de racisme et défend la cause LGBT.
À Grenoble, Éric Piolle soutient financièrement le « mois décolonial », événement au cours duquel les partisans de thèses racialistes et décoloniales, à l’instar de Taha Bouhafs ou Assa Traoré, s’expriment en toute liberté. Pendant deux ans, la majorité grenobloise a ainsi soutenu l’Alliance citoyenne, collectif militant notamment pour le port du burkini dans les piscines municipales.
A Annecy, la demande de subvention est corrélée au respect du projet politique de majorité écologiste. Dans leur dossier de subvention, il est ainsi demandé aux associations de décrire « leurs pratiques en matière d’inclusion, d’écologie, de vitalité démocratique et de promotion de l’économie locale ».
Source : Boulevard Voltaire
Des immigrés envahissent l’Hôtel de ville de Paris
Le collectif “La chapelle debout” a lancé une opération “d’occupation” de la mairie de Paris pour demander un logement à plusieurs dizaines d’immigrés. Le mouvement a quitté l’Hôtel de Ville en fin d’après-midi.
🔴 Envahissement et occupation de l’Hotel de Ville de Paris par le collectif @chapelledebout.
Plusieurs dizaines d’exilés ont décidé d’envahir le lieu pour demander des logements à la mairie. pic.twitter.com/Pofyi4skAO
— Clément Lanot (@ClementLanot) October 7, 2022
Défense de la liberté scolaire : appel à signatures
D’une lectrice :
Bonjour,
Nous sommes à la recherche de signataires professionnels dans le domaine de la santé (notamment psychologue, psychiatre, orthophoniste, médecin…), des sciences, de la recherche, de l’éducation, ou des arts dans le cadre de l’écriture à deux mains d’une tribune (déjà rédigée) de défense de nos droits à l’Instruction En Famille (IEF) que nous enverrons à différents médias pour parution.
N’hésitez pas à partager ma demande svp, l’idée étant de maximiser le nombre de signatures et que les choses bougent… Me contacter en MP pour que je vous envoie le texte.
Merci !
La liberté d’instruction en famille gravement menacée en France
Jean-Frédéric Poisson était présent au sommet européen de l’instruction en famille GHEX Europe, organisé par Liberté Éducation, afin d’intervenir sur les menaces et opportunités de l’école à la maison.
Fronde dans la police
Éric Arella, directeur de la Police judiciaire (PJ) de Marseille, a été démis de ses fonctions. Cette décision fait suite à l’accueil glacial réservé par la PJ de Marseille, jeudi, au grand patron de la police nationale Frédéric Veaux.
🔴 Après l'accueil glacial des policiers marseillais réservé au grand patron de la police nationale, Frédéric Veaux, le directeur de la PJ de Marseille Eric Arella a été démis de ses fonctions. https://t.co/j0ffomdp21 pic.twitter.com/BiejEMlv1p
— Valeurs actuelles ن (@Valeurs) October 7, 2022
Vendredi après-midi, le départ d’Éric Arella a donné lieu à une importante manifestation de soutien de la part de ses troupes : quittant, en voiture, le siège de la police judiciaire de Marseille, il a été longuement applaudi par des dizaines de policiers formant une haie d’honneur.
Haie d'honneur pour la sortie du Directeur de la DZ #PJ Sud à #Marseille pic.twitter.com/W9KKs57LJP
— ALTERNATIVE Police (@Alternative_PN) October 7, 2022
Après Bordeaux, Nancy ou encore Toulon, environ 200 officiers de la police judiciaire s’étaient mobilisés à Marseille contre la réforme souhaitée par le ministre de l’Intérieur. « La Brigade de répression du banditisme (BRB) et la Crim de Toulon ont déposé leurs armes ainsi que l’Office anti stupéfiant (OFAST) Marseille. Plus d’interpellations », indique, par ailleurs, une source policière à Valeurs actuelles.
Les policiers de la PJ préparent des manifestations de soutien.
🔴 A Marseille, les policiers de la PJ déposent les armes. #police #EricArella pic.twitter.com/sUBCR9rpew
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) October 7, 2022
Mobilisation de la PJ de Versailles cet après-midi en soutien au directeur de la PJ de Marseille : Éric Arella. pic.twitter.com/EboR9tK3UO
— Wandrille de Guerpel (@wdeguerpel) October 7, 2022
Rennes #Police #PJ #soutien pic.twitter.com/wAMee1VIWt
— Christophe KORELL 🇪🇺 🇨🇵 🇺🇦 (@PJ_un_jour) October 7, 2022
Le suffrage à deux tours vaincra la Réaction
Excellente petite vidéo du sénateur Stéphane Ravier, visitant une exposition permanente dans les sous-sols du sénat. On y découvre, non seulement des Marianne dépoitraillées, mais une affiche évocatrice sur le mode de scrutin, dont le slogan n’est rien de moins que “Le suffrage à deux tours vaincra la Réaction”.
Pour ceux qui croyaient encore que nous pourrions gagner en “jouant le jeu” (pipé) des élections…
C’est dit, c’est affiché, c’est assumé dans l’enceinte même du Sénat : loin de toute considération démocratique, le suffrage à deux tours a été mis en place à des fins purement politiciennes pour que la gauche garde le pouvoir ! pic.twitter.com/aZwKM5b06x
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) October 6, 2022
Où en est la conversion de la Russie?
Reçu d’un lecteur:
Quand la guerre couvre d’autres coups…
De Jean Chaunu, historien, pour le Salon beige:
Toute ressemblance étant fortuite et involontaire comme dans les films d’horreur, on devrait s’étonner qu’une guerre rende à nouveau possible, aujourd’hui comme hier, et comme par hasard sur les mêmes victimes, l’élimination des innocents. La guerre d’Ukraine permet de relancer l’euthanasie en France, pardon, « la mort dans la dignité », et « en même temps » d’organiser un troisième massacre d’Arméniens par les alliés des Turcs (« gaz contre Arméniens »), dans une sorte d’anesthésie générale de la conscience civile.
Mais quel rapport, me direz-vous ? Apparemment aucun, si ce n’est que la deuxième guerre mondiale avait commencé, elle aussi, par les plus vulnérables, malades, handicapés, avant l’extermination des Juifs et comme un galop d’essai (« opération T4 »)[1]. Hitler autorisait en 1939 par son médecin personnel et un service médical aux ordres, d’accorder « une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. » [2]Qui douterait de leur rigueur ?
Bon, et les Arméniens ? Dans ses propos tenus à l’Obersalzberg le 22 août 1939, la veille de l’Alliance soviéto-nazie (pardon, du pacte de non-agression), Hitler annonçait à ses généraux la destruction imminente de la Pologne et l’envoi programmé de « mes unités à tête de mort (qui ont) reçu l’ordre de mettre à mort sans merci et sans pitié beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants d’ascendance et de langue polonaise ». Et Hitler de conclure « Qui parle encore, aujourd’hui, de l’anéantissement des Arméniens ? » [3] Alors que les tribunaux de Weimar avaient acquitté les Arméniens auteurs d’attentats contre leurs génocideurs
Toute ressemblance avec l’actualité est donc un délit d’anachronisme déplacé. Heureusement que plus personne ne sait ce qu’est un anachronisme. Il suffit de ne plus apprendre les leçons de l’Histoire.
[1] Götz Aly, Les anormaux, Flammarion 2014
[2] Cité dans Thierry Knecht, Mgr von Galen, l’évêque qui a défié Hitler, Parole et silence 2007, p. 59.
[3] Cité dans Edouard Husson, Heydrich et la solution finale, Perrin 2008, p.61.
A propos des compteurs Linky : les anciens compteurs permettaient déjà une coupure à distance
D’un lecteur bien renseigné à propos des coupures temporaires demandées à Enedis par les pouvoirs publics :
Cette histoire de Linky responsable des coupures plus ou moins annoncées est vraiment la traduction moderne de la fable des animaux malades de la peste, avec Linky dans le rôle de l’âne sur lequel tout le monde se précipite.
Je m’explique : oui, Enedis a annoncé que le réchauffage des ballons d’eau chaude au moment des « heures creuses » du midi pourrait être décalé via les compteurs électriques. Dans la mesure où en France aujourd’hui les compteurs dans leur écrasante majorité sont du modèle Linky, on a vite fait d’incriminer ces braves appareils et, dans la foulée, d’y voir la réalisation de toutes les prophéties de flicage d’il y a quelques années, au moment du déploiement.
Fin de l’histoire, tout semble cohérent : il y avait bien un complot qui se tramait !
Voir…
Car, cette possibilité technique existait déjà avec les précédents compteurs, et ce depuis les années 70.
Linky, né en 2009, n’a donc rien à voir avec tout cela.
Dans tous les cas, est-ce une intrusion inadmissible ?
Non, je ne le pense pas. Car, s’il est possible de « contrôler » le réchauffage des ballons d’eau, c’est précisément parce que les clients concernés y ont consenti : ils ont opté pour un tarif « heures pleines heures creuses » basé sur le principe même du contrôle de certains appareils, le plus souvent le ballon d’eau chaude. On appelle d’ailleurs cela -les mots ont un sens- « asservissement » du ballon. Techniquement, Enedis active un signal qui dit au ballon: “fonctionne” ou “arrête”, en fonction du prix de l’électricité. Cela permet aux clients de payer moins cher le 2ème poste de consommation électrique du foyer, et cela permet au réseau d’être déchargé en période de pointe, donc d’éviter de payer des centrales uniquement pour fonctionner 2h par jour. Tout le monde y gagne.
On remarquera au passage que, sans Linky, la mesure aurait été plus drastique : avec les modèles antérieurs, c’est toute la plage heures creuses du midi qui aurait été reportée. Alors que là, Linky permet de cibler le report sur le seul ballon, sans conséquence réelle sur le confort des clients.
Dans la situation tendue que la France traverse, pour des raisons qui peuvent susciter la critique (mais c’est une autre affaire), le fait de réaliser cette opération exceptionnelle semble de bon sens. Et un pays plus confiant en lui-même et en ses capacités commencerait par pointer les bonnes nouvelles : en France en 2020, il y a encore de grandes entreprises de service public capables de mener à bien de très grands projets (ici installer 35 millions de compteurs en 6 ans), de faire fonctionner un système essentiel comme le réseau électrique et de faire face aux crises suscitées par des causes qui lui sont étrangères.
Tout ne va pas bien mais tout ne va pas mal non plus. Faire preuve un peu plus souvent d’esprit positif ne nous ferait certainement pas de mal !
7 octobre : victoire de Lépante grâce à Notre-Dame du Rosaire
Lu sur Claves :
Dernier vestige de la présence franque au Levant, l’île de Chypre demeurait encore, en cette fin de XVIe siècle, sous domination chrétienne, dans le giron de la république de Venise. Les turcs n’avaient toutefois pas renoncé à dévorer cette proie appétissante, à quelques encablures à peine de leurs côtes. En 1570, se jugeant suffisamment fort pour affronter tout adversaire, l’Empire Ottoman se jeta sur Chypre et s’empara de l’île au terme d’une campagne sanglante et brutale. Le grand turc pensait pouvoir étendre impunément l’ombre de sa domination sur l’Europe chrétienne, car les royaumes occidentaux étaient alors divisés, dans les remous suivant l’apparition du protestantisme.
Intervention providentielle de Notre-Dame du Rosaire
C’était sans compter sur la providence divine, qui avait suscité quatre ans auparavant un grand pape dans la personne du père Michele Ghisleri, fils de saint Dominique, devenu pape sous le nom de Pie V. Appliqué à la réforme de l’Église selon les canons du concile de Trente, Pie V est connu pour la bulle par laquelle il unifia le rit romain de célébration de la messe. Horrifié par la description des crimes perpétrés à Chypre par les Turcs, et par la menace que cette nouvelle incursion musulmane faisait peser sur l’Europe, le Pontife entreprit de réunir les forces des royaumes chrétiens en une sainte ligue, dont les armées auraient été suffisamment puissantes pour se porter à la rencontre des infidèles. En dépit de ses efforts diplomatiques, le Saint Père ne put réunir une flotte qui semblait de taille à menacer les forces turques. Conscient de la difficulté de l’entreprise mais persuadé de sa nécessité et de sa conformité au plan divin, le pape résolut de confier les armées chrétiennes à un excellent capitaine : don Juan d’Espagne, mais surtout à une grande reine : Notre-Dame du Rosaire. Il recommanda à toute l’Église de supplier instamment par la récitation chapelet, la grande prière qui nous unit à Marie comme des enfants accrochés à la main de leur maman. L’intercession de la Sainte-Vierge mérita manifestement l’intervention divine aux côtés des navires chrétiens, qui remportèrent à Lépante le 7 octobre 1571, le long des côtes occidentales de la Grèce, une victoire retentissante, qui éloignera pour longtemps la menace musulmane des territoires européens. À l’instant décisif, le pape, regardant à sa fenêtre vers l’orient, eut une vision qui lui annonça l’issue heureuse de la bataille, connue à Rome seulement une quinzaine de jours plus tard. La victoire sera commémorée par une fête en l’honneur de sa principale médiatrice : Notre-Dame du Rosaire, le premier dimanche ou le septième jour du mois d’Octobre, tout entier consacré à cette dévotion mariale.
Le rosaire : prière antique et traditionnelle
La répétition des Ave du rosaire n’est pas incompatible avec la prière vraie, au contraire – comme est nécessaire aux aimants la répétition des mots de leur fidélité. Les premiers moines développèrent cette prière rythmée sur le pouls ou la respiration, qu’on appelle la prière du cœur. Dès le XIIe siècle les cisterciens, guidés par saint Bernard, aimaient déjà à réciter les trois couronnes de cinquante Ave Maria, en souvenir des 150 psaumes du roi David. S’étant retiré en forêt de Bouconne, au sud-ouest de Toulouse, et priant pour la conversion des cathares, saint Dominique y reçut le saint rosaire des mains de Notre-Dame pour toucher le cœur des hérétiques. Depuis lors les chrétiens aiment à se confier à leur maman du ciel en égrenant leur chapelet et reprenant les paroles simples et confiantes du « Je vous salue Marie ». Nombreux sont ceux que cette prière à gardés, soutenus, sauvés à l’heure du danger ou du désespoir.
Le rosaire : prière des familles
Il y a tout juste vingt ans, Jean-Paul II disait du saint rosaire qu’il est un résumé de l’Évangile en lequel résonne la prière de Marie. En méditant avec elle les mystères de la vie de Jésus, c’est comme si nous les vivions avec elle, comme si nous les contemplions par ses yeux et en elle nous y unissions. Le saint pape recommandait en particulier cette prière pour les familles : demandons-nous aujourd’hui quelle place a le rosaire dans nos vies et nos familles – car cette place, c’est celle que nous laissons à Marie. Par sa maternelle bienveillance elle veut être présente au cœur de nos vies et de nos foyers, et cette présence, c’est celle du saint rosaire.
Laissant l’hôpital mourir de sa belle mort, nos gouvernants vont y faire rentrer la mort à titre de soin médical
Sur Claves, l’abbé Roy décrypte l’avis rendu par le Comité Consultatif National d’Éthique à propos de la fin de vie. Extrait :
[…] Pour résumer en quelques étapes la stratégie qui se dessine derrière l’avis des « sages », c’est une fois encore l’argument de l’égalité de tous devant la fin de vie qui conduira à une large légalisation de l’assistance au suicide et de l’euthanasie, pudiquement couvertes sous le terme d’aide active à mourir.
1. L’inégalité devant l’accès aux soins palliatifs (de droit ou de fait), devra nécessairement conduire à une évolution législative.
2. L’impossible conciliation du droit à la vie avec la liberté d’autonomie permettra de mitiger le premier pour consacrer la seconde dans une dépénalisation de l’assistance au suicide.
3. L’injustice demeurant pour les personnes hors d’état de mettre fins à leurs jours dans le cadre de ce dispositif devenant alors criante, on devra passer à l’étape suivante : l’euthanasie.
Comment ne pas frémir en voyant les étapes de ce scénario présentes dans le texte du comité d’éthique, avec à l’horizon les prochaines avancées (dont les « sages » relèvent simplement qu’ils ne les ont pas traitées pour cette fois) : extension aux mineurs, aux personnes atteintes de pathologies psychologiques… Il n’est besoin de regarder plus loin que notre voisin belge pour prendre conscience du terrible engrenage dans lequel le Président de la République s’apprête à nous engager.
Alors que l’hôpital n’en finit plus de prendre l’eau et que l’hémorragie du personnel de soin est plus grave que jamais, la priorité semble placée sur l’aide active à mourir : laissant l’hôpital mourir de sa belle mort, nos gouvernants vont y faire rentrer la mort à titre de soin médical. L’avis rendu le 13 septembre par le Comité Consultatif National d’Éthique a servi de base au Président pour annoncer le 29 septembre le lancement d’une « Consultation Citoyenne » sur la fin de vie. Celle-ci sera orchestrée par le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), autre organe étatique de réflexion et de débat, qui n’avait pas brillé par son indépendance d’esprit au moment des débats concernant le « mariage pour tous ». L’issue de cette consultation, confiée à 150 citoyens tirés au sort par le CESE est prévue pour mars 2023 et devrait déboucher sur un projet de loi dont le gouvernement espère qu’il pourra être voté d’ici la fin de l’année 2023. Pour surmonter les blocages possibles, il se murmure que le Président pourrait faire appel au référendum afin de trancher la question.
Jean-Pax Méfret, une vie pour la grandeur de la France
Richard Haddad reçoit Jean-Pax Méfret, ancien journaliste qui a parcouru le monde, et chanteur engagé, célèbre pour sa liberté de parole. Il évoque dans cette émission son histoire, livre son témoignage et son regard sur l’actualité.
Né en Algérie et rapatrié en France métropolitaine en 1962, Jean-Pax Méfret débute une carrière de journaliste et se lance dans la chanson. De 1970 à 1980, il est grand reporter au service politique étrangère du journal l’Aurore où il couvre la plupart des conflits armés et mène de grandes enquêtes sur le terrorisme international. De 1980 à 2002, il est grand reporter au Figaro Magazine puis rédacteur en chef des grandes enquêtes. De par son métier, il a été le témoin de divers conflits dans le monde et du comportement de l’Occident et de ses dirigeants notamment face au bloc de l’Est communiste. Mais Jean-Pax Méfret est aussi un chanteur à succès, ses chansons engagées (plus de 300), sont comme des reportages sur notre monde. De l’Algérie française aux goulags de Sibérie, des héros de l’armée française à la tyrannie des régimes communistes, ses paroles sonnent toujours vraies au regard de l’actualité que nous vivons.
Islamogauchisme au Parlement européen
Le député français au Parlement européen François-Xavier Bellamy a proposé d’interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes pour promouvoir le hijab. La gauche et les verts ont empêché que cet amendement soit mis aux voix…
Révoltant. J’ai proposé, avec nos collègues du PPE, d’interdire que la Commission européenne finance de nouvelles campagnes pour promouvoir le hijab. La gauche et les verts ont empêché que cet amendement soit mis aux voix… La complicité avec l’islamisme, à visage découvert. pic.twitter.com/EfOkX5KY1F
— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 6, 2022
Chronique du grand remplacement
A Montauban, une école publique affiche certaines informations en français… et en arabe.
Regardez cette vidéo prise ce matin, on constate qu'à l’école publique Ferdinand #Buisson (Montauban), certaines informations sont en français ET en arabe ! Pourquoi encore en français ?
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Gloria : un magazine culturel catholique à partir de 10 ans
Gloria est un nouveau magazine
- accessible dès 10 ans pour approfondir sa foi et alimenter sa culture générale.
- quiprésente non seulement « l’Histoire sainte » et des vies de saints, mais également le patrimoine chrétien et les arts sacrés.
- en 2 parties, dont une moitié consacrée au thème du mois pour l’explorer tant à travers des textes bibliques, des prières et méditations que des œuvres d’art.
- avec des rubriques originales pour découvrir la vie des saints, les lieux de pèlerinage et les trésors de l’art sacré. Retrouvez chaque mois, une rubrique mariale (apparition, prière, etc.) et une réponse à une grande question sur la liturgie et les traditions chrétiennes.
- 100% fabriqué en France, de la conception à l’impression.
Une campagne Credofunding a été lancée pour soutenir le lancement de ce nouveau magazine. Du 15 septembre au 29 octobre, vous pouvez commander le premier numéro de Gloria et des abonnements sur CredoFunding.fr. Les parents et grands-parents (sans oublier les oncles, marraines et autres adultes responsables), soucieux de l’éducation chrétienne de leurs enfants et petits-enfants (ainsi que les neveux, filleuls et autres ados curieux), trouveront dans cette revue de quoi alimenter la culture générale de ceux-ci et favoriseront ainsi le succès de Gloria. Gloria fera un excellent cadeau de Noël aux lecteurs à partir de 10 ans. Le premier numéro sera sorti à temps !
