Comment méditer les mystères du Rosaire ?
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Cette prière, que l’on récite avec un chapelet, invite à méditer différents moments de la vie du Christ. En récitant les Je vous salue Marie, notre coeur s’ouvre petit à petit à la beauté de ces mystères et aux fruits qu’ils font naître dans nos vies.
A chaque dizaine de chapelet, nous consacrons un Notre Père, 10 Je vous salue Marie et 1 Gloire au Père à un des 20 mystères du Rosaire.
Mais, concrètement, comment prier autour de ces mystères ?
Il existe bien des manières de méditer les mystères que nous pouvons alterner ou conjuguer selon le temps dont nous disposons, l’endroit où nous sommes, et notre sensibilité.
- Nous pouvons nous laisser toucher par la Parole de Dieu, en lisant le passage de l’Evangile – ou même simplement un seul verset – en lien avec le mystère prié avant de commencer la dizaine. Ainsi le premier mystère lumineux – le baptême du Christ– peut s’ouvrir en accueillant le verset de l’évangile de Matthieu : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour”. (Matthieu 3,17)
- Il est également possible à partir d’une image, ou en visualisant intérieurement l’événement, de contempler l’événement lié au mystère. Nous sommes alors présents à la crèche pour le mystère de la nativité, ou invités aux noces de Cana.
- Avec des clausules ou des prières particulières, nous pouvons aussi demander à la Vierge les grâces particulières à chaque mystère. Comme par exemple, la patience dans les épreuves avec le mystère du portement de la Croix.
Pour nous aider dans la pratique de cette belle prière, il est possible de vivre ce temps avec d’autres priants, lors d’un temps dédié proposé dans sa paroisse ou en rejoignant un groupe de Rosaire Vivant autour de chez soi ou à l’aide de l’application Rosario.
Dix-septième dimanche après la Pentecôte
Nous abordons avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte la dernière partie de ce temps liturgique ; rappelons qu’il représente dans l’année la longue marche de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l’Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu’il paraîtrait dans sa majesté.
Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins. C’est précisément le thème de l’Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :
Justus es, Domine, et rectum judicium tuum; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.
Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.
La justice et la miséricorde semblent à première vue s’opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es…, nous implorons la seconde : fac cum servo tuo… Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu’un, l’une ne va pas sans l’autre ; c’est ce qu’exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l’intonation et s’élève jusqu’au sommet sur les mots servo tuo, suivie d’une descente calme et progressive.
Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :
Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux qui s’avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.
Graduel : Beata gens
Comme l’Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s’agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :
Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.
Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.
Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c’est tout l’univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l’esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l’Église, est également leur œuvre.
Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé férie des grands scrutins, car c’était le jour où l’on désignait dans l’église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. « Le peuple que Dieu s’est choisi «, c’était eux, aujourd’hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d’en faire partie. Mais on ne peut s’empêcher en chantant ces mots de penser à la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation…
La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d’ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.
Alléluia : Domine exaudi
Le texte de l’Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d’un psaume ; il s’agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s’agissait alors d’un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d’espérance du peuple d’Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l’aide divine :
Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.
Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s’agit d’un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l’avons déjà constaté, un Alléluia n’est pas toujours joyeux.
Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l’octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.
Offertoire : Oravi
Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d’autres livres de l’Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d’Israël reconnaissant humblement qu’il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c’est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l’Introït de cette messe.
L’Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l’Introït du vingtième. Ici c’est Daniel lui-même qui s’adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d’humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :
Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
Moi, Daniel, j’ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, O Dieu !
L’expression « faites briller votre visage « que l’on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez-vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n’a pas été conservé dans l’Offertoire ; il s’agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd’hui le « sanctuaire dévasté « pour lequel nous prions c’est l’Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France…
La mélodie de cet Offertoire est très mouvementée. La première phrase, qui n’est qu’un récit introductif, se tient dans le grave, exprimant l’humble attitude de Daniel devant Dieu. La prière proprement dite comporte trois phrases, qui commencent chacune par un grand élan vers l’aigu, plus développé dans la deuxième. La troisième est beaucoup plus longue que les deux autres, et, après l’élan initial à l’aigu, elle revient humblement dans le grave, enveloppant pour finir le nom divin d’une longue vocalise douce et contemplative.
Communion : Vovete
Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d’action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d’Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l’autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :
Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.
Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l’entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.
Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d’une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s’élance hardiment dans l’aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d’autorité, avant qu’elle ne remonte avec force pour la cadence finale.
Quand un gauchiste découvre le grand remplacement
Citoyen depuis 14 ans et élu depuis huit ans aux Mureaux, Boris Venon a remis sa démission après plusieurs agressions.
«Oui, les citoyens d’origine européenne peuvent faire l’objet de racisme. Et c’est un homme dont tout le parcours politique s’inscrit à gauche qui vous le dit.»
Lors du dernier Conseil municipal de la ville des Mureaux le 28 septembre, l’élu socialiste Boris Venon a annoncé sa démission. L’homme était deuxième adjoint au maire.
«J’ai subi 11 agressions, ou moi-même et ma famille nous nous sommes sentis menacés jusque dans notre intégrité physique, là ou pendant 12 ans je n’ai jamais connu d’épisode de cette nature. Ces derniers épisodes, je ne vous le cache pas, ont été violents et ont profondément remis en cause le lien que j’avais avec la commune et avec ces habitants.»
«Je me suis vu reprocher d’être qui je suis. Ces épisodes, et encore plus le dernier en date, ont été marqués par de la violence verbale, de la violence physique, allant jusqu’à la menace de mort, et aux insultes homophobes et racistes. ”Le blanc quitte ma ville, on est chez nous ici ”, c’est ce que je me suis entendu dire avant qu’on ne me poursuive jusque devant mon domicile pour me menacer de mort ensuite.»
Est-il bien certain que ce n’est pas uniquement un sentiment ?
Islamophobie : version française du wokisme ?
A l’occasion d’une conférence devant les élèves de la filière Science Politique de l’UCO à Angers, le sociologue Philippe d’Iribarne analyse sur RCF le mouvement « woke » -nous venant des Etats-Unis- et sa forme française, l’islamophobie.
Légalisation du suicide : Olivier Véran veut s’inspirer du modèle belge
Olivier Véran, ministre du « renouveau démocratique » chargé de suivre la convention citoyenne, est allé recontrer le docteur François Damas, au centre hospitalier de la Citadelle à Liège. Ce médecin était au centre du documentaire Les Mots de la fin, diffusé sur Arte en juillet, qui montrait son quotidien de spécialiste de l’euthanasie.
Le système belge autorise depuis vingt ans l’aide active à mourir. Le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique est de 2 600 par an, soit 3 % des décès. « Vous avez quand même multiplié par dix en vingt ans », remarque Olivier Véran. Il s’étrangle un peu quand ses hôtes lui expliquent que certains imams acceptent que des musulmans soient euthanasiés, à condition que le médecin récite la première sourate du Coran au moment de l’acte.
Bruxelles a légalisé l’euthanasie en 2002, pour des patients adultes dont l’état physique ne permettait pas d’espérer une amélioration médicale raisonnable. En 2014, la loi a été étendue (comme d’habitude) pour euthanasier des mineurs, et sans limite d’âge. Et au fil des années, les critères se sont étendus : “lassitude de vivre”, déception amoureuse, etc.
Un jeu de société sur les guerres de Vendée
Un jeu de société sur le thème des guerres de Vendée. C’est ce que vient d’inventer un choletais, sans craindre la polémique qui peut surgir quand on touche à cette période toujours sensible.
Entretien sur RCF :
Quel avenir pour l’Eglise de France ?
Traditionis Custodes, années Covid, pédophilie… comment l’Eglise de France se relèvera-t-elle ? Quel avenir nous réserve-t-elle ? Retrouvez l’analyse du Club des Hommes en noir, avec autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, Jeanne Smits et Jean-Pierre Maugendre.
Légaliser l’euthanasie constituerait un droit opposable au suicide
De Thibaud Collin, philosophe et enseignant, dans Valeurs Actuelles :
Nous y sommes. Depuis des décennies, les militants de la mal nommée euthanasie cherchaient à légaliser la possibilité de tuer son prochain non par haine, mais par “compassion”. Ils n’ont jamais été aussi près d’atteindre leur but, grâce au président Macron et au Comité consultatif national d’éthique (CCNE), lequel estime, après moult considérations sophistiques, que le droit à la vie peut légitimement être contrebalancé par le droit au respect de la vie privée, incluant le droit d’être assisté par un tiers pour se donner la mort.
Le suicide est un acte personnel pratiqué depuis toujours pour diverses raisons. Il ne s’agit pas ici d’abroger une loi interdisant le suicide ; il s’agit de créer un droit opposable au suicide. La question se concentre sur l’épithète “assisté”. On connaît le délit de non-assistance à personne en danger, envers du devoir d’assistance, où le terme assistance signifie “donner protection, secours, soin”. Ici, assistance ne désigne pas soin puisqu’il s’agit de priver quelqu’un de sa vie, condition de possibilité de tout soin. Cet acte met fin à tout soin, en l’occurrence l’accompagnement de la personne jusqu’à sa mort naturelle. Il est bien évident que quelqu’un assailli par la souffrance peut considérer la mort comme le moyen d’en être libéré. Cela fonde-t-il un devoir de la société de le tuer ou de lui préparer les moyens concrets de perpétrer son propre meurtre ?
Le terme assistance a également un deuxième sens : “seconder quelqu’un dans sa tâche”. Dans ce cas, la légalisation du suicide assisté impliquerait que la liberté individuelle soit reconnue comme la mesure de ce que la société reconnaît comme juste. N’est-ce pas précisément la logique de l’État-providence qui met la puissance de la collectivité au service de la garantie effective des droits de l’individu ? Pourquoi ne pas prendre en charge la mort de l’individu dans la mesure où celui-ci en fait la demande ? Une mort propre, douce et remboursée par la Sécurité sociale.
L’État-providence est le complément de la société capitaliste. C’est en effet pour pallier les effets de la destruction des anciennes solidarités causée par l’individualisme libéral que peu à peu s’est installé un État attentif aux vulnérabilités des plus fragiles. L’État-providence n’est que le déploiement contemporain de l’État-Léviathan moderne, la santé et l’assistance sociale étant considérées comme des biens primaires à la suite de la sécurité. Mais tout cela a un coût. La médicalisation de la fin de la vie ne peut perdurer que si les frais de santé sont rationalisés. En régime capitaliste où tout est potentiellement vu comme une marchandise à échanger, le rapport coût/ bénéfice devient un critère essentiel des politiques publiques. À quoi bon laisser quelqu’un mourir de sa belle mort si l’on peut faire des économies en abrégeant sa vie ? N’est-ce pas un devoir de solidarité de lui faire sentir qu’il a à penser aux autres et que son intérêt bien compris n’est de vivre que dans de bonnes conditions ? Et c’est ainsi que le soi-disant “droit de mourir dans la dignité” devient une légitimation imparable d’un choix de société principalement comptable dont les pauvres seront les premières victimes. Jacques Attali disait en 1981, dans l’Avenir de la vie de Michel Salomon (Seghers, pages 274-275), que « l’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures ». Que ce fût dans une optique socialiste pour laquelle « la liberté fondamentale, c’est le suicide », ou dans une optique capitaliste selon laquelle « des machines à tuer […] permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable ou économiquement trop coûteuse »,l’euthanasie était déjà pour lui « une des règles de la société future ». Bref, sous la rhétorique des “droits de l’homme”, l’implacable engrenage du calcul marchand. En déclarant dernièrement que, sur la fin de vie, « il faut bouger », Macron réalise la prophétie de son ancien mentor. Pour cela, la méthode est bien rodée : manipuler la sémantique, jouer sur les émotions, donner l’impression de fixer un cadre très rigide à la nouvelle transgression et, surtout, présenter ladite adaptation comme un progrès des libertés individuelles.
Qui ne voit qu’une assistance dont l’objet serait la mort d’autrui subvertirait la solidarité première et fondamentale des hommes qui est de partager une vie reçue et d’en prendre soin mutuellement ? Qui ne voit qu’une telle loi serait immédiatement l’objet d’attaques pour en assouplir les conditions (l’effet cliquet) ? Au nom de quoi interdire l’assistance au suicide à quelqu’un ayant des raisons personnelles de réclamer la mort ? Que devront, par exemple, faire les pompiers face à une personne ayant fait une tentative de suicide ? La ranimer ou lui donner la piqûre fatale ? ou bien la ranimer et ensuite l’aider à se suicider “proprement” ? Quand le pacte social n’est plus fondé sur le respect inconditionnel de la vie humaine innocente, il ne peut plus résister à la puissance de la rationalité économique animant l’État-providence et le régime capitaliste. Notre société est donc devant un choix de civilisation.
Les Bobos-sapiens
Natalie Saracco vient de publier un roman sur Les bobos sapiens, ces Parisiens caricaturaux, anticléricaux, homosexuels ou célibataires, artistes désabusés, profondément malheureux. Malgré la noirceur de leurs vies, ce roman amusant un rien déjanté, bourré aux jeux de mots, pas toujours crédible et parfois vulgaire, se moque gentiment de ces personnages, qui en deviennent attachants. Jean de La Tour, artiste peintre devenu célibataire depuis que son épouse l’a quitté pour vivre avec une femme, rencontre un ange célèbre, qui tente de le ramener dans le droit chemin.
La Nuit d’Hippocrate, une soirée exceptionnelle au profit de la Fondation Jérôme Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune organise un évènement exceptionnel de levée de dons baptisé “La Nuit d’Hippocrate” le 3 octobre prochain à 19h au Théâtre des Variétés, 7 boulevard Montmartre, Paris 2ème
La Fondation Jérôme Lejeune au service des plus vulnérables
Les personnes avec un handicap mental d’origine génétique sont le cœur de l’engagement de la Fondation Jérôme Lejeune. La Fondation a trois objectifs qui se complètent : CHERCHER, SOIGNER, DÉFENDRE. Elle cherche un traitement pour mettre en échec le handicap intellectuel, elle soigne pour permettre aux patients de mieux vivre, et elle défend leur droit à vivre, sans discrimination. Ces trois missions sont aussi importantes les unes que les autres : toutes permettent de mieux prendre en charge ce qui est essentiel : la santé et le bien-être des patients, et l’espoir, demain, d’une plus grande autonomie.
La Nuit d’Hippocrate, une soirée pour découvrir en direct les actions de la Fondation
Au cours de la Nuit d’Hippocrate, la Fondation et l’Institut Jérôme Lejeune présenteront des projets essentiels liés aux trois missions de la Fondation qui ont pour objectif d’améliorer la santé, le bien-être et l’autonomie des personnes porteuses d’une déficience intellectuelle d’origine génétique.
Vous vous demandez peut-être en quoi consiste une levée de dons ?
Il s’agit d’un concept simple : le jour J, sur la scène du Théâtre des Variétés, chercheurs, réalisateurs, soignants, juristes et autres acteurs de la Fondation vous présenteront leur projet et auront 4 minutes pour vous convaincre de les soutenir. Si vous êtes conquis, vous n’aurez plus qu’à lever votre panneau pour donner aux projets qui vous tiennent à cœur !
Venez vivre une grande soirée de générosité !
Pour en savoir plus sur la soirée et chacun des projets ou vous inscrire
Bien que débouté, le lobby LGBT s’acharne contre Renaissance catholique
Communiqué de Renaissance catholique :
Le 12 octobre, à 13h30, Jean-Pierre Maugendre comparaîtra devant la Cour d’Appel de Paris. Relaxé, en première instance, par un jugement de la XVIIèmechambre du Tribunal Correctionnel de Paris, en date du 23 novembre 2021, du chef de « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle » Jean-Pierre Maugendre est de nouveau poursuivi. Les associations LGBT plaignantes (Stop Homophobie, Mousse et Adheos), ayant interjeté appel, poursuivent leur acharnement judiciaire.
Rappelons qu’il est reproché à Renaissance catholique d’avoir publié sur son site, le 13 juin 2019, un article intitulé : « L’Église du Dieu vivant : la colonne et l’appui de la vérité » (1 Tim 3 ,15). Dans cet article, les propos incriminés étaient les suivants :
« Les autorités civiles ne doivent pas établir d´unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l´union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d´un grave scandale pour d´autres ».
Ce texte était signé des cardinaux Burke, Pujats, archevêque émérite de Riga, et des évêques Peta, archevêque de Sainte-Marie en Astana, Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Schneider évêque auxiliaire de Sainte-Marie en Astana.
Dans son jugement le tribunal correctionnel a retenu que le texte incriminé était un texte doctrinal. Il observait également que : « Il ressort de cette note que la déclaration publique se veut une réponse à la « faim spirituelle aiguë chez lesfidèles catholiques du monde entier (…) d ‘une réaffirmation de vérités obscurcies, sapées et niées par les erreurs les plus dangereuses de notre temps » et qu’elle a été pensée comme une « aide spirituelle concrète ». Le champ lexical utilisé dans la note explicative, et qui irrigue également le texte litigieux, évoquant le« devoir moral » du fidèle « de témoigner de ces vérités », « aux yeux du divin juge et en sa propre conscience » renvoie à l’idée de conviction religieuse et n’induit pas, pour le lecteur, autre chose qu’un examen de conscience personnel.
En digne héritier de Dom Gérard, apôtre de la chrétienté et angoissé du salut temporel de nos cités, Dom Louis-Marie, abbé du Barroux témoignera, rappelant que le texte incriminé ne fait que reprendre l’enseignement bi millénaire de l’Eglise. Nous lui sommes infiniment reconnaissants de ce témoignage et de la prière de ses moines.
Vos prières pour l’heureuse issue de ce procès seront également très précieuses.
Enfin, votre aide matérielle pour assurer les frais de cette procédure judiciaire sera la bienvenue. Nous ne disposons, en effet, pas des généreuses subventions accordées par la région Ile-de-France et la mairie de Paris à certaines association plaignantes.
Un “satanisme ouvert”
Dans son discours célébrant le rattachement des Républiques de Donetsk et de Louhansk et des régions de Zaporijia et de Kherson à Moscou, Vladimir Poutine s’en est pris à l’idéologie du genre :
🔴🗣 "Est-ce que nous voulons que notre Russie ne soit plus notre partie ? Que nos enfants soient pervertis, qu’on leur dise qu’à part les hommes et les femmes, il existe d’autres genres ? Une telle négation de l’être humain ressemble à un satanisme ouvert.” pic.twitter.com/ESdVlMUmCJ
— franceinfo (@franceinfo) September 30, 2022
Faute de demande
Visiblement, les femmes du Colorado ne souhaitent pas avorter :
L’avortoir du Planning familial de Steamboat Springs, dans le Colorado, a fermé ses portes le 16 septembre, faute de demande.
Pourtant dans le Colorado on peut avorter, sans aucune restriction, jusqu’à la naissance. En outre, c’était le seul avortoir dans le coin nord-ouest de l’Etat, près de la frontière du Wyoming où l’avortement est désormais interdit.
Il n’y a donc eu aucun afflux du Wyoming, et même là où c’est un « droit » absolu il ne fait plus recette.
Chronique des cinglés
La “Maison de la Diversité”, projet d’habitat partagé destiné en priorité aux seniors LGBTI+ et séropositifs, ouvrira ses portes à Lyon en 2024. Stéphane Sauvé explique :
“En dépit de l’évolution positive des droits et des mentalités, le constat que notre association a posé est le manque d’espaces sécurisés et bienveillants pour que ce public ne se sente plus stigmatisé ou jugé, qu’il n’ait plus à retourner dans le placard”.
Ce projet doit voir le jour dans le 4ème arrondissement de Lyon d’ici deux ans. Il vise au maintien du lien social d’un public plus exposé à l’isolement du fait d’une descendance plus rare (sic).
La persécution se poursuit au Nicaragua
Le président nicaraguayen a assimilé mercredi 28 septembre l’Église catholique à une « tyrannie parfaite ». Il accuse les évêques du pays d’avoir armé et soutenu les opposants à son régime.
Mgr Rolando Alvarez, évêque de Matagalpa, et sept collaborateurs – trois prêtres, un diacre, deux séminaristes et un vidéaste –, ont été arrêtés le 19 août à 3 heures du matin. La police nationale qui cernait l’évêché depuis le 4 août, où Mgr Alvarez et ses collaborateurs se trouvaient retenus, est intervenue « avec violence » sur ordre du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo.
« Je suis de près, avec inquiétude et tristesse, la situation au Nicaragua ».
Le cardinal-archevêque de Managua, Mgr Leopoldo Brenes, a précisé que Mgr Alvarez était détenu dans une résidence familiale où il a pu le rencontrer, notant que « sa condition physique s’est détériorée », mais que son « esprit et son moral sont forts ». Ses collaborateurs sont à la prison pour détenus politiques d’El Chipote, à Managua.
Le 17 août, 26 anciens chefs d’Etat et de gouvernement d’Espagne et d’Amérique latine avaient lancé un appel au pape François, pour qu’il « prenne fermement la défense du peuple nicaraguayen et de sa liberté religieuse ».
« La dictature d’Ortega-Murillo veut détruire les racines culturelles et spirituelles du peuple nicaraguayen pour le laisser anonyme et en faire une proie facile à la domination. »
Riccardo Cascioli, directeur de La Nuova Bussola Quotidiana, écrivait le 22 août :
« Les paroles prononcées hier par le pape à l’Angélus sur la situation au Nicaragua, les premières en quatre ans de persécution, sont gravement inadéquates et conformes à son attitude envers tous les régimes communistes, pas seulement latino-américains. » « Le contexte n’est pas non plus mentionné, qui est celui d’une persécution féroce contre l’Eglise, et qui, sous cette forme, dure au moins depuis 2018 ».
Une quarantaine de médias européens, dont 8 français, financés par l’étranger
Heureusement il ne s’agit pas de Poutine, sinon nous aurions entendu des hurlements.
Google va financer les projets d’une quarantaine de médias européens jugés innovants, dont 8 français, parmi lesquels L’Humanité, Konbini ou Les jours, à hauteur de 150.000 euros chacun maximum.
L’agence Wedodata, les sites Futura (ex-Futura Sciences), Africa Business+, la newsletter Voxe et l’éditeur So Press figurent également parmi les lauréats tricolores.
La firme américaine a en outre signé des accords sur la rémunération des droits dits “voisins” avec divers médias. L’AFP a ainsi signé avec Google fin 2021 un accord sur les “droits voisins” qui rémunère l’agence pendant cinq ans pour ses contenus présentés par le géant américain, ainsi que deux contrats commerciaux, également signés pour cinq ans. Le premier porte sur la formation des journalistes et étudiants en journalisme du monde entier aux techniques d’investigation numérique; le second sur la production de “mobile stories”, des formats visuels verticaux pour smartphones. Le montant de ces accords est confidentiel.
8e édition du Congrès Mission avec une centaine d’associations
Pour la 8e édition française, le Congrès Mission, rassemblement de toutes les initiatives chrétiennes fait son retour à Paris, dans le quartier Montparnasse. Plus de 6000 personnes attendues, et pas moins de 100 associations et organisations différentes, seront présentes à Paris pour partager leur expérience de la rencontre avec les non-croyants, et échanger avec d’autres chrétiens engagés dans l’évangélisation.
Après une édition dans 9 villes de France en 2021, le Congrès Mission réunit à Paris des catholiques et des chrétiens de toute la France. Initiative notamment portée par Anuncio, le Congrès Mission se veut le laboratoire des initiatives « en sortie » en France, véritable salon national de l’évangélisation.
Les congressistes participeront à des conférences, des ateliers, des forums, des messes, des concerts, des spectacles, des temps de prière… Pour 2022, le thème retenu est tiré de l’Evangile de Matthieu : “le Royaume de Dieu s’est fait proche” (Mt 4,17).
Le Congrès Mission prépare cette année un événement tout particulier : plus de 500 personnes seront réunies pour un grand banquet d’amitié le samedi soir sur la place Saint-Sulpice. Il est proposé aux congressistes une expérience missionnaire, d’inviter des inconnus, des personnes en situation de précarité et d’handicap, des non-croyants ou des croyants d’autres religions. Ce temps convivial sera l’occasion de vivre une fête dans la joie de l’Evangile.
De nombreuses tables rondes et réflexions aborderont de multiples questions telles que : le Royaume est proche : à quoi le voit-on ? Quelle place pour la planète Terre dans le Royaume de Dieu ? Les autres croyants ont-ils besoin du Christ ? Peut-on faire de l’évangélisation virtuelle dans une religion incarnée ? Comment évangéliser sans faire la morale ?
Un village de stands regroupera plus d’une centaine d’acteurs associatifs divers : mouvements missionnaires, organismes de coopération internationale, communautés religieuses, associations de solidarité, instituts de formation…
Garantir une vie digne, mais ni à la conception ni à la fin naturelle
La convention citoyenne sur la fin de vie, qui doit réunir une grosse centaine de Français afin d’orienter le gouvernement sur un éventuel nouveau changement de loi, commencera ses travaux le 9 décembre, a annoncé jeudi son organisateur, le Cese. Les travaux se termineront à la mi-mars.
150 Français tirés au sort (?), en fonction du sexe, de l’âge, du lieu d’habitation, du métier et du niveau d’éducation, plancheront sur la question :
“le cadre (…) de l’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations individuelles rencontrées, ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ?”
C’est à partir de ces débats que le gouvernement décidera de changer ou non la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, éventuellement en légalisant une “aide active à mourir”.
Dans le même temps, le groupe écolo à l’Assemblée a déposé une proposition de loi pour constitutionnaliser le “droit à la vie digne”. Est-ce valable aussi pour les embryons ? On a du mal à suivre…

Etats-Unis : Un projet de loi obligerait les procédures de transition de genre à être effectuées dans les établissements de santé catholiques
Dans une déclaration commune en réponse à une nouvelle réglementation fédérale qui obligerait les établissements de santé catholiques à pratiquer des procédures de transition de genre, les cardinaux de Chicago et de New York, Blaise Cupich et Timothy Dolan, affirment que les hôpitaux catholiques doivent garantir «les meilleurs soins de santé» aux personnes transgenres. Toutefois, ces installations et leurs exploitants «ne doivent pas être contraints par le gouvernement à violer leurs consciences».
La loi en question, proposée le 25 juillet 2022 par le département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), vise à mettre en œuvre la section 1557 du Affordable Care Act, qui
«interdit toute discrimination fondée sur la race, la couleur, l’origine nationale, l’âge, le handicap ou le sexe (y compris la grossesse, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les caractéristiques sexuelles), dans les programmes ou activités de soins de santé».
Dans leur déclaration publiée dans le magazine américain America, les deux cardinaux demandent instamment que tous les efforts soient faits «pour garantir que chacun, sans exception, reçoive les meilleurs soins de santé qui lui sont dus» au sein des établissements catholiques.
«Les hôpitaux catholiques n’exercent aucune discrimination à l’encontre de qui que ce soit, et agir de la sorte serait une offense au ministère de guérison de Jésus-Christ, qui est à la fois ouvert et expansif». «Toutefois, en réponse directe à la règle proposée par le HHS, si les établissements de santé doivent être des lieux où les deux piliers que sont la foi et la science se côtoient, alors ces établissements et leurs opérateurs ne devraient pas être contraints par le gouvernement à violer leur conscience».
«Selon la nouvelle règle proposée, il serait considéré comme une discrimination qu’un établissement de soins de santé ou un praticien s’oppose à l’exécution de procédures de transition de genre, que cette objection soit une question de croyances religieuses sincères ou de jugement clinique».
Le projet de loi représente «une coercition gouvernementale qui empiète sur la liberté religieuse des établissements de soins de santé confessionnels» et menace les droits de conscience de ceux qui considèrent ces procédures comme contraires à leurs croyances. Même les personnes sans foi peuvent s’opposer aux procédures de transition de genre; même dans leur cas, on ne devrait pas attendre d’elles qu’elles «violent leur conscience comme condition d’emploi».
Suite des fabuleuses aventures de Jean et Henri : l’idéal chevaleresque a une très grande portée pédagogique
À l’occasion de la sortie du 3ème volet des fabuleuses aventures de Jean et Henri (que l’on retrouve sur jean-et-henri.fr), nous avons pu poser quelques question à Grégory Soodts, créateur de cette épopée cinématographique familiale.
Tout d’abord, imaginant le temps qu’ont pu prendre les différents tournages du dernier opus, nous nous sommes demandés si vos enfants allaient à l’école ?
Nous avons 7 enfants, dont une petite fille de 9 mois qui est à la maison. Tous les enfants ont demandé à être instruits en famille sauf Marthe. Nous avons donc à la maison 2 enfants en CM2, un en CE2, un en grande section et un autre en petite section… Ça occupe bien les journées !
Outre le fait que l’instruction en famille (école à la maison) soit très pratique pour organiser et intégrer dans l’emploi du temps des grands projets comme celui de réaliser des films, elle permet également de donner un sens à l’enseignement théorique en l’incorporant dans un réel stimulant. Même s’il faut composer avec notre coquine de Marthe qui oblige certaine créativité organisationnelle !
Justement, concernant l’organisation, combien de jours ont été nécessaires pour tourner cet épisode ?
Le tournage s’est étalé de mai à fin juillet, période qui est d’ailleurs compliquée avec tous les événements de fin d’année, les camps scouts et autres camps… et parfois la chaleur accablante ! Je tire mon chapeau aux enfants qui, malgré leur énorme motivation, on dû prendre sur eux-mêmes lorsqu’il étaient en habits d’époque et que midi approchait accompagné de sa chaleur.
Mais à force d’inventivité et de pugnacité, on a tout bouclé !
En parlant d’habits d’époque, le tournage aurait probablement été plus simple en choisissant le contemporain, pourquoi donc choisir le Moyen Âge ?
Comme je vous le disais lors de la précédente interview, cette époque méconnue et idéologiquement présentée à tort comme obscure et obscurantiste nous attire comme elle attire beaucoup de nos contemporains. De plus, l’idéal chevaleresque a, à mon sens, une très grande portée pédagogique, ce qui a toute sa place dans nos films et permet la construction d’épopées où l’ego s’efface derrière une noble cause…
Mais nous essayons de donner de plus en plus de place au réel de Jean et Henri en étant plus présent au début du XXe siècle. Cette période nous plaît également beaucoup car nous avons dans nos familles de magnifiques témoignages de riches vies intellectuelles, culturelles, cultuelles… dont le vecteur principal est la transmission des valeurs familiales.
Quel est le but de ces épisodes, est-ce seulement un loisir ?
C’est justement avant tout le désir de transmission à nos enfants qui est le moteur essentiel. Un adage familial dit “le pieux souvenir des fils rend les pères immortels”. Nous trouvons cet adage très beau, car il conduit tout d’abord à l’acte de justice d’honorer nos ancêtres à qui nous devons tant. Mais il permet également d’honorer et d’entretenir les valeurs qui sont indissociables de leurs personnes. Ainsi, pauvrement, ces films sont des moyens didactiques de perpétuer la transmission des valeurs chères à nos ancêtres auprès de nos enfants. Et si cela peut également aider d’autres familles, nous en serons très heureux !
Et ensuite ?
À court et moyen terme, nous aimerions tourner une sorte de “spin-off” se passant exclusivement en 1915 au château de Beaulon (un des châteaux historiques de Jean et Henri) dans l’Allier.
Bien sûr la suite du chapître 3 est dans les tuyaux, elle demandera beaucoup de travail, car nous devrions incorporer, entre-autres, des scènes de combats dans les tranchées…
Ensuite… À long terme…
Pour vous répondre, je dois honnêtement évoquer une autre raison à l’existence de ces films : nous ne nous reconnaissons pas dans le besoin de notre époque d’imposer des idéologies aux enfants : ils méritent tellement mieux que cela ! Les idéologies passent, le réel et son support de transmission qu’est la tradition restent !
Vous imaginez alors combien nous sommes perplexes lorsque l’industrie cinématographique pour enfants se soumet à telle ou telle mode idéologique en oubliant les enfants eux-mêmes qui n’ont pas besoin d’être des objets d’expérience mais simplement de vivre des aventures !
C’est pourquoi, nous voulons continuer à offrir du rêve et des belles aventures avec nos maigres moyens (qui peuvent s’étoffer grâce à https://fr.tipeee.com/les-aventures-de-jean-et-henri) mais également en essayant de nous professionaliser au niveau compétences et moyens afin également de pouvoir prétendre à des projections en salle…
Pour cela nous avons des rendez-vous prévus auprès de professionnels de l’industrie cinématographique, et nous sommes attentifs à toute proposition de mécénat ou tout projet de la part de ces professionnels qui veulent simplement… vivre des aventures !
Ils s’étonnent de ne plus trouver de médecin pour dépecer des bébés
Changement de prénom de l’élève à l’école
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance est dans la stupéfaction devant la légèreté et l’inconséquence avec lesquelles le Conseil d’Etat valide le contournement de la loi française et concrètement la procédure de changement de prénom.
Par un arrêt rendu hier, il a déclaré que la consigne donnée par la circulaire du 29 septembre 2021 à la communauté éducative d’utiliser les prénoms choisis par les élèves dans le cadre scolaire ne méconnaissait pas les dispositions législatives (Conseil d’État, 4è et 1ère ch réunies, 28 septembre 2022, n° 458403).
Cette décision méconnait la protection due à l’enfant : l’utilisation d’un prénom ainsi que le changement de prénom sont régis par le droit.
En particulier, la procédure de changement de prénom a pour but de permettre l’expression d’un consentement libre et éclairé en connaissance de cause et de vérifier que les conditions posées par la loi sont remplies.
En l’occurrence, s’agissant d’un changement de prénom chez un mineur, l’officier d’état civil vérifie que ce changement est conforme à l’intérêt de l’enfant, qu’il revêt un intérêt légitime et qu’il n’est pas contraire aux droits de tiers de voir protéger leur nom de famille.
En validant le choix d’un prénom d’usage par l’enfant, le Conseil d’Etat le prive de la protection et des garanties que la procédure doit lui assurer.
Grand remplacement : 40% des enfants de 0 à 4 ans sont immigrés ou d’origine immigrée
Selon Pierre Lellouche
« 40% des enfants de 0 à 4 ans sont immigrés ou d'origine immigrée. On a une modification en profondeur de la population de ce pays avec un poids déterminant de l'#islam, puisque la plus grande partie de cette #immigration vient du Maghreb ou d’Afrique noire » @LellouchePierre pic.twitter.com/MW0Ygc5HiN
— Marc Herstalle 🇨🇵 (@herstalle) September 28, 2022
Réforme des retraites et dissolution
Lu dans Valeurs Actuelles :
Mercredi 28 septembre, plusieurs ministres se sont réunis autour d’Emmanuel Macron pour travailler sur le sujet brûlant de la réforme des retraites. BFM TV rapporte qu’à l’issue de cette réunion, le président de la République a annoncé que le projet de loi ne devrait être débattu qu’à partir du début de l’année prochaine. Sur le fond, le chef de l’État a réaffirmé vouloir porter l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans d’ici à cinq ans, et 65 ans d’ici à 2031. Des conditions qui, malgré la prise en compte des carrières longues et de la pénibilité, sont loin de convenir à de nombreux députés. Mais Emmanuel Macron, cité par la chaîne, a tenu à être clair sur les conséquences d’un éventuel fiasco lors des débats : « S’il y a une motion de censure qui est votée, je dissous tout de suite » l’Assemblée nationale. Un risque que pourraient tout de même prendre les députés de la Nupes ou du Rassemblement national en cas de passage en force du texte par le biais du 49.3. Mais pour qu’une motion de censure soit adoptée, il faudrait qu’au moins 289 parlementaires votent en ce sens, soit la totalité des députés de la Nupes, ainsi que les élus du RN et une partie des Républicains. Un scénario qui paraît peu probable, mais les débats sur le sujet risquent bel et bien d’être agités. Ce jeudi, Élisabeth Borne a par ailleurs expliqué, dans une déclaration relayée par BFM TV, que le gouvernement agissait dans une logique de « dialogue » et de « concertation » avec les partenaires sociaux et politiques. L’entrée en vigueur de la réforme ne serait finalement prévue qu’à partir de l’été 2023.
Dissolution, euthanasie… l’élimination des gênants est radicale.
I-Média : Victoire de Meloni, les médias livides !
L’image de la semaine
Bruno Le Maire et Elisabeth Borne vous présentent leur nouvelle mesure de sobriété énergétique pour l’automne : porter des cols roulés et des vêtements techniques. Des images démagogiques et infantilisantes sur lesquelles revient brièvement Jean-Yves Le Gallou cette semaine.
Victoire de Meloni, les médias livides !
Si pour de nombreux Italiens la victoire de la coalition de droite aux élections législatives est une bonne nouvelle, elle ne l’est certainement pas pour les médias français. Fasciste, néo-fasciste, vichyste ou post-fasciste : tous les qualificatifs sont bons pour diaboliser la chef d’État pressentie.
La revue de presse
Sabotage des Nord Stream, à qui profite le crime ?
La thèse d’un sabotage des gazoducs Nord Stream par les Américains est très crédible, pourtant, elle a été immédiatement écartée par la quasi-totalité des médias de grand chemin. Alors que de nombreux indices pointent les États-Unis du doigt, une question demeure : pourquoi les médias n’envisagent-ils pas une seconde cette possibilité ?


