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Bonne nouvelle pour l’Arizona

Le 23 septembre, Kellie Johnson, juge du comté de Pima en Arizona, a rendu une décision réactivant deux textes de 1864 et 1901 qui interdisent presque totalement les avortements alors que le gouverneur républicain, Doug Ducey, militait pour l’application d’une loi plus récente interdisant l’avortement au-delà de 15 semaines de grossesse.

Elle a considéré que la décision de la Cour suprême des Etats-Unis du 24 juin annulant l’arrêt Roe v. Wade de 1973 « avait fait table rase de tous les textes ayant trait à l’IVG depuis cette date en Arizona ».

Cette décision, saluée par le procureur général républicain, Mark Brnovich, a été condamnée par la Maison Blanche qui espère mobiliser les électeurs autour de cette question lors des élections de mi-mandat en novembre.

Cuba détruit la famille

Le régime communiste de Cuba a appelé les Cubains à se prononcer par référendum sur une réforme du Code de la famille, afin de dénaturer le mariage en redéfinissant le mariage comme « l’union de “deux personnes” » et de légaliser l’adoption et la PMA ainsi que la gestation par autrui. Ce nouveau Code introduit aussi « la possibilité de reconnaître légalement plusieurs pères et mères, outre les parents biologiques »…

La participation s’est établie à 74,01 %, avec 66,87 % en faveur du texte, et 33,13 % contre. La nouvelle loi devait obtenir plus de 50 % pour être approuvée et entrer en vigueur.

Le génocide se poursuit : 223 300 avortements en 2021

Selon les statistiques annuelles de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), publiées ce mardi matin, 223 300 avortements ont été enregistrés en France, en 2021. Un chiffre et un taux de recours stables par rapport à 2020.

Le taux de recours à l’avortement se maintient à 14,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021 contre 15,6 ‰ en 2019.

C’est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les avortements restent les plus fréquentes : le taux de recours s’élève à 24,8 ‰ parmi les jeunes femmes âgées de 20-24 ans et atteint 27,2 ‰ pour celles âgées de 25-29 ans. En 2021, les taux de recours diminuent pour toutes les femmes âgées de moins de 30 ans, tandis qu’ils augmentent légèrement pour celles de 30 ans ou plus.

La baisse du nombre des avortements réalisés dans les établissements de santé s’est poursuivie (146 700 en 2021, contre 154 200 en 2020 et 171 000 en 2019), tandis que les avortements hors établissements continuent leur progression (76 600 en 2021 contre 62 100 en 2019). 76 % du total des suppressions de l’enfant à naître sont médicamenteuses, qu’elles soient réalisées en établissement ou non. Parmi ces avortements, 76 % sont réalisées à moins de huit semaines d’aménorrhée.

Poutine : L’objectif de cet Occident est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire la Russie

Extrait du discours du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, le 21 septembre, sur la situation dans le Donbass et l’évolution de l’opération militaire spéciale :

[…] L’objectif de cet Occident est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire notre pays. Ils disent déjà explicitement qu’ils ont réussi à diviser l’Union soviétique en 1991, et qu’il est maintenant temps pour la Russie elle-même de se désintégrer en une multitude de régions et de zones qui se combattent mortellement.

Et cela fait longtemps qu’ils préparent de tels plans. Ils ont encouragé les bandes de terroristes internationaux dans le Caucase, favorisé l’infrastructure offensive de l’OTAN à proximité de nos frontières. Ils ont fait de la russophobie totale leur arme de prédilection, y compris les décennies de culture délibérée de la haine de la Russie, notamment en Ukraine, à laquelle ils ont préparé le sort d’une tête de pont anti-russe, et ont transformé le peuple ukrainien en chair à canon pour le pousser à entrer en guerre contre notre pays, Ils ont déclenché cette guerre dès 2014, en utilisant les forces armées contre les civils, en organisant un génocide, un blocus et la terreur contre les personnes qui refusaient de reconnaître le gouvernement qui a émergé en Ukraine à la suite du coup d’État.

Et après que le régime actuel de Kiev ait publiquement rejeté une solution pacifique au problème du Donbass et, de plus, annoncé qu’il revendiquait des armes nucléaires, il est devenu absolument clair qu’une nouvelle, une autre attaque à grande échelle sur le Donbass, comme cela s’était déjà produit deux fois auparavant, était inévitable. Et ensuite, tout aussi inévitablement, une attaque contre la Crimée russe suivrait – contre la Russie.

Dans ce contexte, la décision de mener une opération militaire préventive était absolument nécessaire et la seule option possible. Ses principaux objectifs – la libération de l’ensemble du territoire du Donbass – étaient et restent inchangés. […]

Déjà après le début de l’opération militaire spéciale, y compris lors des négociations à Istanbul, les représentants de Kiev ont réagi très positivement à nos propositions, et ces propositions étaient principalement liées à la garantie de la sécurité de la Russie, de nos intérêts. Mais il est clair qu’une solution pacifique ne convenait pas à l’Occident, de sorte qu’après avoir atteint certains compromis, Kiev a en fait reçu l’ordre direct de démolir tous les accords.

L’Ukraine a encore été gavée d’armes. Le régime de Kiev a déployé de nouvelles bandes de mercenaires et de nationalistes étrangers, des unités militaires formées aux normes de l’OTAN et placées sous le commandement de facto de conseillers occidentaux. […]

Dans sa politique anti-russe agressive, l’Occident a franchi toutes les limites. Nous entendons constamment des menaces contre notre pays et notre peuple. Certains politiciens occidentaux irresponsables ne parlent pas seulement de plans visant à organiser la livraison d’armes offensives à longue portée à l’Ukraine – des systèmes qui permettraient de frapper la Crimée et d’autres régions de Russie. De telles frappes terroristes, y compris celles utilisant des armes occidentales, ont déjà lieu dans des localités frontalières des régions de Belgorod et de Koursk. L’OTAN effectue une reconnaissance en temps réel dans tout le sud de la Russie en utilisant des systèmes modernes, des avions, des navires, des satellites et des drones stratégiques.

Washington, Londres et Bruxelles poussent directement Kiev à transférer les opérations militaires sur notre territoire. Ils disent déjà ouvertement que la Russie doit être vaincue par tous les moyens sur le champ de bataille, suivie de la privation de sa souveraineté politique, économique, culturelle et de toute autre forme de souveraineté et du pillage complet de notre pays. […]


Et voici le discours de Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de Russie, devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 septembre :

Sacha Houlié : si la convention citoyenne dit « non » à l’euthanasie, le gouvernement légalisera quand même

Sacha Houlié, député Renaissance de la Vienne et président de la commission des lois, est interrogé dans La Croix à propos de la future légalisation de l’euthanasie et du pseudo débat sur la fin de vie qui doit la précéder. Il annonce clairement la couleur. Extraits :

[…] Dans la construction du droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), des garanties ont été instaurées (délai légal de réflexion et de rétraction, information médicale obligatoire…). Cet encadrement a d’ailleurs été critiqué comme un frein dans l’accès à l’IVG, mais c’est ce qui permet l’authenticité de l’expression de la volonté, qui est d’ailleurs une notion très civiliste, une construction très contractuelle.

Précisément, sur l’IVG, tous les encadrements initiaux ont été assouplis au fil du temps. Pourquoi en irait-il autrement sur la fin de vie ?

Pour faire émerger un consensus fort, ces préventions initiales sont nécessaires. Mais quand on crée un droit nouveau, on ne peut pas prévoir avec certitudes ses évolutions futures. C’est l’usage d’un droit, l’expérience de la pratique qui permet d’en définir les évolutions possibles. Sur l’IVG, entre la création du droit en 1975 et l’allongement des délais légaux en 2022, il y a cinquante ans de pratique médicale et de spécialistes. J’entends ceux qui disent qu’on repousse sans cesse les limites de ce qui est éthiquement acceptable. Mais je crois que justement, notre force est d’avoir un état de droit suffisamment robuste pour accepter de nouvelles pratiques et en fixer les limites.

[…]

Quelle va être la liberté du Parlement par rapport aux conclusions de la convention citoyenne ?

Elle sera absolue, comme pour la Convention citoyenne pour le climat. L’article 27 de la Constitution précise bien que nous ne pouvons recevoir aucun mandat impératif. La démocratie participative sert à faire naître des consensus ou des propositions, mais c’est la démocratie représentative, avec ses élus, qui crée la norme de droit. Quand on crée une norme, il faut un responsable. Si la norme est créée par un individu X dans un cadre de démocratie participative, alors personne n’est responsable, ni juridiquement, ni politiquement devant les Français. C’est aussi pour cela que je ne crois pas qu’un référendum soit une bonne voie sur un sujet sociétal aussi grave, parce qu’il déresponsabilise par rapport au droit créé et à ses incidences.

Cela signifie-t-il que si la convention citoyenne dit « non » à la légalisation de l’aide à mourir, vous vous réservez le droit de le faire quand même ?

Ne préemptons pas les résultats de la convention. Mais si tel devait être le cas, alors oui nous pourrions quand même le faire. Il faudra bien sûr expliquer ce qui nous conduit à prendre une telle décision. Nous ne sommes pas liés par un débat national, qui vise d’abord à accroître les connaissances de la population. D’ailleurs, si la convention citoyenne conclut, par exemple, qu’il ne faut pas faire évoluer la loi car la priorité est de développer les soins palliatifs, cela signifiera qu’on aura réussi à éclairer sur ce sujet.

Si je pouvais vivre à l’euro près comme Bruno Le Maire…

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dévoilé les grandes lignes du budget 2023. D’après lui, « la France est à l’euro près ». C’est pourquoi il dépense à tout va :

  • 935 millions d’euros prévue au budget 2023 pour financer une augmentation « inédite » du salaire des enseignants
  • 1,7 milliard d’euros pour financer la hausse du point d’indice au 1er juillet 2022 pour l’ensemble des personnels du ministère
  • 10 764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l’Etat et ses opérateurs en plus pour 2023. Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer gagnent 3109 postes, celui de la Justice 2313 postes et l’Education nationale 2000 postes.
  • création de 5900 places d’hébergement dédiés aux réfugiés et aux demandeurs d’asile
  • le projet de budget 2023 prévoit une hausse de 6 % de l’enveloppe « immigration, asile et intégration ». Les crédits de cette mission progressent de 113 millions d’euros par rapport à 2022 pour atteindre 2,01 milliards d’euros.

Le budget 2023 du gouvernement a été résumé par François Lenglet en 3 chiffres:

  • Un déficit équivalent à 45% des recettes
  • 10.800 fonctionnaires de plus
  • Un record absolu de 270 milliards d’euros à emprunter en 2023

Notre Seigneur ne nous demandera pas si nous avons construit des ponts mais si nous avons été des serviteurs fidèles de la vérité

Le père Jean-François Thomas, jésuite, ancien professeur de philosophie et missionnaire aux Philippines, vient de publier des Méditations quotidiennes pour l’automne, du 21 septembre au 20 décembre. Ce livret très accessible à tous propose aux lecteurs une courte méditation quotidienne sur 2/3 pages, afin de frayer au fil des jours une voie de conversion intérieure pour tous. À l’école de la direction spirituelle d’éminents représentants de la Compagnie de Jésus, saint Ignace, saint François-Xavier, de l’Écriture sainte et des Pères, des saints et des martyrs, ces méditations pour chaque jour ouvrent l’intelligence au sain discernement, délivrent l’âme des pièges de l’orgueil et du matérialisme, nourrissent l’amour de Dieu et du prochain dans les gestes de la vie ordinaire pour le bien de l’homme, la gloire du Christ, de son Église et le salut de la France et du monde.

Voici un extrait de la méditation du 27 septembre :

[…] De nos jours, combien de fidèles désemparés pourraient déclarer qu’ils n’ont reçu que des pierres, des serpents et des scorpions, alors qu’ils demandaient du pain, du poisson et des oeufs, symboles de la sainte Eucharistie et de la Résurrection. Malheureusement à nous, dans l’Eglise, si, sous prétexte d’ouverture et de modernité, nous ne donnons à nos frères et à tous ceux qui cherchent Dieu que de la nourriture frelatée ou empoisonnée. Au jour du Jugement, Notre Seigneur ne nous demandera pas si nous avons abattu des murailles et construit des ponts mais si nous avons été des serviteurs fidèles de la vérité et des protecteurs  et des protecteurs efficaces contre les attaques de l’Adversaire. Abandonnons les slogans et accomplissons humblement notre tâche.

La mort est devenue obscène

Valeurs actuelles a passé deux jours dans un service de soins palliatifs, à la clinique Sainte-Élisabeth à Marseille. Extrait :

Alors qu’est à nouveau relancé le débat sur l’euthanasie, on interroge ces soignantes dont les mains faites pour soigner pourraient être contraintes, si une loi venait à passer, de donner la mort. « Il arrive bien sûr que des patients formulent cette demande. Mais lorsque l’on parvient à cibler la douleur et que la souffrance s’apaise, ils ne sont plus si pressés de partir ! La pulsion de vie est très forte », nous rétorque Évelyne.

Parce qu’elle va à l’encontre des valeurs de nos sociétés tournées vers la jouissance et le dynamisme, parce qu’elle est devenue une affaire personnelle, parce qu’elle est l’aveu même d’un échec de la médecine, la mort est obscène et doit être éludée sinon cachée. « Tant que le tabou demeure, les débats sur l’euthanasie reviendront au galop, comme si elle était la solution “finale” au problème que serait la mort. Cet interdit est indispensable tant il est un merveilleux stimulant, nous obligeant à répondre sans cesse aux besoins profonds des malades. Il est comme ces berges qui enserrent le fleuve et l’empêchent de devenir marécage », conclut le Dr Tesson.

Juristes pour l’enfance dépose un recours auprès du Conseil d’Etat pour demander le retrait de la circulaire “Blanquer”

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Juristes pour l’enfance dépose un recours auprès du Conseil d’Etat pour demander le retrait de la circulaire “Blanquer” du 29 septembre 2021, édictée “pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”.

Après une première demande de retrait restée sans réponse depuis le 27 mai 2022, Juristes pour l’enfance a déposé ce samedi 24 septembre 2022 un recours auprès du Conseil d’Etat.

En effet, ladite circulaire porte atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant pour plusieurs raisons :

Elle prétend simplement “rappeler, dans le respect du droit commun, les règles à suivre pour prendre en compte les élèves transgenres et partager les bonnes pratiques qui ont pu être mises en œuvre dans des établissements scolaires”.

En réalité, elle ajoute au droit en énumérant une liste de mesures claires et précises à l’intention de la communauté éducative :

“utilisation du prénom et des pronoms de genre revendiqués par l’élève, respect des choix liés à l’habillement et à l’apparence, assurance d’un accès aux lieux d’intimité correspondants (…) prévoir les implications administratives et matérielles de l’expression de la diversité des identités de genre, avec par exemple la mise en place d’un processus facilitant la substitution ou l’ajout d’un prénom d’usage dans les documents qui relèvent de l’organisation interne”.

La circulaire, en donnant la consigne de mettre en œuvre la transition sociale demandée par l’élève l’engage dans un processus dont il ne peut réaliser la portée et qui pourra lui être préjudiciable.
Juristes pour l’enfance rappelle que selon les études scientifiques, 77% à 94% des enfants en questionnement de genre soutenus psychologiquement en bénéficiant d’un accompagnement prudent (sans transition sociale à l’extérieur de leur cadre amical et familial) déclarent finalement se sentir en cohérence avec leur sexe de naissance une fois arrivés à l’âge adulte.

Or, la transition sociale officialisée par l’école fige l’élève dans le ressenti qui est le sien à un moment de son développement. Elle engage très majoritairement l’enfant vers une transition médicale qu’il n’a plus la pleine liberté de questionner et qu’il pourra regretter plus tard.

La circulaire, qui entérine un changement de sexe de fait, viole les dispositions légales relatives au changement de sexe et prive les jeunes concernés de la protection que leur statut de mineur leur assure les exposant ainsi aux risques liés à une transition sociale demandée par eux sans qu’ils aient la capacité de réaliser les implications pour eux de cette démarche.

Juristes pour l’enfance rappelle que le Code civil interdit aux mineurs non émancipés de s’engager dans un processus de changement de sexe avant leur majorité dans un souci de protection de leur état de vulnérabilité, parce que la loi prend acte de ce que l’enfant, et l’adolescent, n’ont pas la capacité de donner un consentement en connaissance de cause.

Comment vivons-nous nos souffrances vécues par nos proches ou nos patients ?

La fin de vie est un moment délicat, tant pour les familles que pour les professionnels. La perception de la souffrance, le vécu du vieillissement, de la maladie, de la mort évoluent dans nos sociétés qui promeuvent toujours plus d’efficacité, de mouvement, de bruit. Il n’y a plus de place pour l’attente, plus d’espace pour le silence.

Face à l’immense pression des pouvoirs publics manipulant l’opinion par une émotivité forcée qui prend l’apparence de la compassion, pour conserver notre professionnalisme et notre humanité dans les soins, il faut être solide et pour cela être bien formé ; formé sur le plan médical, technique, éthique, psychologique, managerial.

Parce que la bonne intention ne suffit pas à ne pas glisser sur la pente dangereuse de l’euthanasie qui nous enlèverait toute humanité et qui nous ferait nous tromper de cible: éliminer le souffrant au lieu de la souffrance; Choisir la Vie vous propose une formation pluridisciplinaire nous permettant un regard lucide sur nos pratiques.

Cette année, nous explorons l’impact du vécu de la souffrance sur nos prises en charge.

Comment vivons-nous nos souffrances vécues par nos proches ou nos patients? Comment cela influence-t-il nos pratiques? Comment rester à la fois dans l’excellence professionnelle et dans l’humanité de l’accompagnement?

Venez suivre une formation de professionnels de terrain pour les professionnels de terrain.

Phoenix, pour favoriser la paix au Proche-Orient

Après 21 ans à l’Aide à l’Eglise en Détresse (185 pays visités, 3 livres publiés dont « Guerres, pétrole & radicalisme – Les Chrétiens d’Orient pris en étau » (primé par l’Armée), lancement de La Nuit des Témoins et de AED Mission, participation au Rapport sur la liberté religieuse dans le Monde) et 2 ans 1/2 à Mission Ismérie (co-fondateur et directeur), Marc Fromager rejoint l’association Phœnix pour diriger le développement de cette association autour de 3 missions principales :

– Des projets concrets au Liban et au Moyen-Orient
– Un observatoire géopolitique des zones de tensions religieuses à travers le monde
– Des initiatives de paix dans les lieux de conflit

Nous l’avons interrogé sur cette nouvelle mission :

Après l’AED et la Mission Ismérie, vous rejoignez Phoenix. De quoi s’agit-il ?

Selon moi, il y a une cohérence dans ces différentes structures. Mission Ismérie partait du constat que dans le monde, il y avait un mouvement de conversions de l’islam au christianisme. Ce constat, je l’avais fait sur le terrain lorsque je travaillais pour l’AED. Avec Phœnix, je retrouve à la fois une dimension internationale, la gestion de projets concrets et cette approche géopolitique d’analyse du monde contemporain.

Très centré sur le Liban pour différentes raisons – la présence de Fouad Hassoun, la situation dramatique de ce pays et l’importance que le Liban représente pour l’avenir de l’Occident – Phoenix aura également à cœur l’ensemble du Moyen-Orient pour les projets et l’ensemble de la planète en ce qui concerne le message du Liban qui est un message de liberté et de pluralisme (St Jean-Paul II).

Quelle est la spécificité de cette association ? Ne fait-elle pas doublon avec SOS Chrétiens d’Orient, l’Oeuvre d’Orient… ?

Le fait que plusieurs associations ouvrent en partie pour la même cause confirme que celle-ci est importante ! On en doit pas raisonner en termes de concurrence puisque cela reviendrait à revendiquer une population ou une région du monde comme étant sa propriété privée, ce qui serait tout de même surprenant, et puisque de toute façon, on a vérifié expérimentalement que la communication importante autour des Chrétiens d’Orient, pour ne citer que cet exemple, a renforcé chacune des organisations concernées.

Phœnix viendra renforcer cette aide et je vous garantis qu’elle ne sera pas superflue : les besoins sont tellement importants que l’aide pourrait être considérablement augmentée, la réponse serait encore insuffisante.

Par ailleurs, Phœnix souhaite également soutenir des artisans de paix dans toutes les zones de tensions religieuses à travers le monde et là, on sort du cadre spécifique du Moyen-Orient.

Comment peut-on vous aider ?

Nous sommes en phase de lancement. Toute aide sera bien sûr la bienvenue. Nous avons déjà des projets en cours au Liban mais ils sont bien sûr appelés à se développer. Les dons, aussi minimes soient-ils, nous permettront de rapidement répondre aux demandes d’aides en attente.

Nous avons également besoin de relais locaux dans les départements français pour démultiplier notre présence art nous aider à faire connaître notre mission. Nous souhaitons en effet organiser des conférences et des rencontres un peu partout pour susciter des bonnes volontés mais aussi pour découvrir le message du Liban qui peut toucher chacun de nous.

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Le lancement de Phœnix aura lieu le jeudi 29 septembre à 20h30 au Théâtre Saint Léon (Paris, 15è). À cette occasion, une conférence à deux voix sera donnée par Fouad Hassoun, auteur de « J’ai pardonné », fondateur de Phœnix, et moi-même autour du thème : « Qui veut la paix au Moyen-Orient ? ». Interviendront également en introduction Mgr Maroun Al-Ammar, Archevêque de Sidon, et Monsieur Bertrand Besancenot, ancien Ambassadeur de France au Qatar et en Arabie Saoudite. Entrée libre – Inscription conseillée

Le bilan de la génération Manif Pour Tous, 10 ans après

Le libre journal des idées politiques de vendredi 23 septembre sur Radio courtoisie (en ce moment en accès libre) avait pour thème “Le bilan de la génération Manif Pour Tous, 10 ans après

Edouard de Praron avait pour invités :

  • Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous
  • Gaultier Bès, Professeur de Français, directeur adjoint de la Revue Limite, co-fondateur en 2013 des Veilleurs
  • Jacques de Guillebon, journaliste (L’Incorrect, La Nef)
  • Samuel Lafont – directeur de la stratégie numérique du parti Reconquête!

Messe traditionnelle : Un appel à “Ne rien lâcher”

Compte-rendu de Renaissance catholique sur le colloque de samedi concernant l’avenir de la messe traditionnelle :

Une décision venant, semble-t-il, de l’archevêché nous ayant fermé les portes de l’église Sainte Odile ce colloque a finalement eu lieu dans les bâtiments, prestigieux et accueillants, de la Maison de la chimie. Plus de 500 personnes se sont retrouvées en cette rentrée pour faire l’état des lieux du « réchauffement » de la guerre liturgique.

Le chanoine Denis a tout d’abord offert à un auditoire attentif une méditation sur « l’atmosphère spirituelle » de la liturgie de Saint Pie V : sens du sacré, transcendance, humilité, amour de ce qui est, à l’image de Dieu, immuable et plus grand que l’individu atomisé de nos société modernes.

Cyril Farret d’Astiès, interrogé par Victoire de Jaeghere, est ensuite revenu sur l’histoire de la messe « interdite » et sur la genèse historique et idéologique de la réforme liturgique. Il nous a aussi fait part de ses réflexions et de ses doutes sur la possibilité d’une célébration « recte rite » du missel de Paul VI, et le biritualisme. Un appel à « Ne rien lâcher « , parce que les faits prouvent que cela ne sert à rien et entraîne, à terme, des abandons certains.

Après ces réflexions de fond, des laïcs sont venus témoigner, à l’appel de Philippe Darantière, de l’application du motu proprio Traditionis Custodes dans leurs diocèses. Un fait s’impose : chaque évêque est libre d’appliquer, avec plus ou moins de détermination, ce motu proprio. Ainsi, les Bordelais continuent de jouir de toute leur liberté liturgique, tandis que les Grenoblois ont entamé un bras de fer avec leur évêque et que la situation reste stable à Versailles ; dans les diocèses du Mans et de Nantes l’heure est à l’observation, entre des associations de laïcs militants et des évêques plus ou moins vindicatifs. Une conclusion s’impose : c’est en montrant leur détermination que les fidèles peuvent obtenir des concessions de la part d’évêques généralement peu soucieux d’alimenter une grogne de plus, à l’heure où leurs diocèses traversent déjà tant de difficultés. Pendant les pauses, le nombreux public était invité à visiter les stands des associations organisatrices tandis que la librairie religieuse était littéralement prise d’assaut.

L’après-midi, malgré l’heure de la sieste, difficile de s’endormir durant le discours argumenté et vigoureux de Jean-Pierre Maugendre rappelant quelques caractéristiques de l’aventure traditionaliste : une fidélité, une résistance, une œuvre d’Église.

Les débats ont ensuite porté sur le sujet, délicat s’il en est, de l’obéissance. Le juriste Cyrille Dounot répondait aux questions de Jeanne Smits : Quand doit-on obéir ? Quand y-a-t-il vraiment ordre légitime ? Quelles libertés laisse le droit canon aux évêques dans l’application du motu proprio ? Quels recours sont possibles pour les fidèles ? Des réponses éclairantes pour se souvenir que l’obéissance ne peut jamais être un absolu et que dans le droit canon la première loi reste le salut des âmes.

Pour achever cette journée, il fallait bien ouvrir quelques perspectives d’avenir pour le monde traditionnel. C’est ce qu’a tenté de faire une dernière table ronde, animée par Laurent Dandrieu, rassemblant l’abbé Barthe, l’abbé Celier, de la Fraternité Saint Pie X, et le professeur Luc Perrin. Le monde traditionnel apparaît aujourd’hui tridimensionnel. Existent d’abord les œuvres liées à la FSSPX déjà bien installées et non concernées, aujourd’hui, par les sanctions romaines ; ensuite, les communautés ex-Ecclesia Dei, dans une situation difficile mais qui représentent un poids aujourd’hui non négligeable dans l’Église de France, en particulier en terme de vocations ; enfin les prêtres diocésains de rit traditionnel sont les plus exposés, et méritent certainement de manière prioritaire notre soutien spirituel et matériel. Un bilan réaliste qui nous convie, comme a conclu Jean de Tauriers, non au désespoir mais à une détermination pleine d’Espérance, puisque la Tradition est au service de l’Eglise, qui a les promesses de la vie éternelle. Une belle journée d’amitié et de réflexion chrétienne, qui, si Dieu veut, sera renouvelée chaque année, pour raffermir les raisons de notre combat pour la liturgie romaine traditionnelle, quand la lassitude ou le doute nous guettent.

Cet événement fut aussi l’occasion de la publication d’un nouveau livre de Mgr Schneider : « La messe catholique. Remettre Dieu au centre de la liturgie ». Une initiative qui ne pourra se poursuivre sans votre aide car pour rester à un tarif d’entrée accessible le revenu des inscriptions est loin de couvrir le montant des frais engagés. Merci de votre soutien spirituel et matériel.

Délirant

Le Monde nous offre un festival d’amalgames :

Pour l’Europe, dont le continent doit déjà subir une guerre frontale pour la première fois depuis des décennies, la situation politique en Italie est un nouveau défi. Quelques jours après le succès des Démocrates de Suède, une formation née d’un parti ouvertement néonazi, et alors qu’en France le Rassemblement national de Marine Le Pen a confirmé sa progression récente en faisant élire près de cent députés à l’Assemblée nationale, la victoire historique de Fratelli d’Italia confirme à tous ceux qui faisaient mine de l’ignorer que le danger vient principalement d’un côté en Europe : de l’extrême droite. De partis nationalistes qui cherchent à banaliser leur apparence, mais n’en demeurent pas moins opposés, dans leur identité et leurs principes, aux valeurs qui ont fondé l’Union européenne.

Le métavers, une entreprise d’anéantissement des subjectivités

Auteur d’une thèse sur les jeux vidéo, l’universitaire Douglas Hoare esquisse dans Le Monde une critique du métavers, dénonçant l’avènement d’un « monde à l’envers ». Extrait :

[…] Pour justifier leur enthousiasme, les partisans du métavers nous promettent des communications plus intenses, un lien social renforcé, des simulations permettant un apprentissage ludique, une créativité sans limite, etc. Internet permet déjà le télétravail et les visioconférences ; les jeux vidéo, un dépaysement virtuel. Le métavers se propose de combiner les deux. Au sein du simulacre, la plus ennuyeuse des réunions se donnera des airs de jeu.

Grâce à la réalité virtuelle, le participant sera en immersion dans un jeu vidéo total. Grâce à la réalité augmentée, ce jeu vidéo débordera l’écran, contaminera notre perception du réel au point de faire corps avec lui. Leur association paraîtra réaliser les promesses de l’imaginaire.

Le fantasme régnera en maître, de même que le miracle, puisque, dans la réalité virtuelle, toute contradiction avec le réel peut être suspendue ; et dans la réalité augmentée, le moindre geste pourra acquérir une portée magique, être embelli et agrandi par le simulacre.

Mais cet imaginaire n’est pas aussi libre qu’il en a l’air, dans la mesure où il est objectivé. Ce n’est plus le produit d’une conscience rêveuse, c’est une fantaisie informatique qui implique une procédure à suivre pour que l’on puisse en jouir. C’est ici que l’échange, propre au jeu vidéo, d’une liberté simulée contre un asservissement réel est retrouvé à une tout autre échelle.

La fusion de l’interface et de la réalité permettra d’étendre la quantification de nos actes, et avec elle la rationalisation des conduites. Greffé à notre vue, le programme restituera les données de nos moindres faits et gestes. Le participant sera en autoévaluation constante, enfermé dans des boucles de rétroaction. Il ajustera sa conduite pour faire grimper ou baisser la statistique qu’est devenue sa vie. L’accès au merveilleux informatique se monnaiera donc : il impliquera d’aligner l’ensemble des activités humaines sur un processus de valorisation économique.

Ce processus, déjà bien entamé par les smartphones et leurs applications, a de beaux jours devant lui. C’est finalement une certaine interprétation du monde – celle du fétichisme de la marchandise – paraissant d’autant plus objective qu’elle semblera émaner de la réalité elle-même, qui se substituera au monde.

Cette idéologie matérialisée, interposée entre les choses et nous, entraînera une réduction terrible du champ des possibles. Elle imposera cet unique rapport au monde, orné des attraits du merveilleux. L’embellissement promis par le métavers est ainsi un « embellissement stratégique », qui n’aura plus pour objet les quartiers pauvres de Paris, mais nos propres perceptions.

Les partisans du métavers souhaitent donc, consciemment ou non, que l’utopie disciplinaire du jeu vidéo soit transposée dans la vie ; que la société capitaliste soit un programme impossible à contredire ; l’individu, un avatar possédant une poignée de fonctions autorisées, et de ce fait une conduite prévisible ; que le monde sensible soit le simple support d’interactions obligatoires, en même temps qu’un décor lointain dont on contemple la facture. Avec l’espoir que la réduction terrible de l’être humain aux bornes du programme s’accompagne du même sentiment de toute-puissance, porté par l’effacement des limites du moi, fusionnant avec la logique du monde.

Cette entreprise d’anéantissement des subjectivités participe aussi à la dévastation de la nature : elle implique nombre d’infrastructures nocives, une nouvelle génération du réseau téléphonique, de nouveaux centres de stockage des données, etc. […]

Gender : faut-il rééduquer les chimpanzés et les babouins ?

Dans un éditorial du Point, Peggy Sastre s’en prend à l’usine à gaz bureaucratique destinée à lutter contre les stéréotypes de genre à l’école :

Si le contenu précis de ce combat reste encore flou, sa visée est claire : changer les mentalités pour rectifier les comportements. Comme l’explicite un conseiller ministériel chargé du dossier : « Les garçons sont trop souvent élevés dans un idéal de force, de virilité, quand on a encore tendance à associer les filles à ladouceur ou à la soumission. » En d’autres termes, les différences psychologiques et comportementales que l’on observe, en moyenne, entre les sexes sont préjudiciables et, comme elles seraient entièrement le produit de l’éducation et, plus généralement, de la culture, corriger l’éducation et la culture permettra d’estomper les préjudices. Soit, encore et toujours, la manifestation d’une même double erreur : non, il n’y a pas automatiquement à déplorer que filles, garçons, hommes et femmes ne soient pas parfaitement faits sur le même moule. Et, non plus, ces divergences statistiques n’ont rien de pures constructions sociales.

Prenez un gros cheval de bataille de cette lutte contre les stéréotypes de genre à l’école : le fait que les enfants ne jouent pas tous aux mêmes jeux selon leur sexe et, d’ailleurs, pas de la même manière, selon les mêmes configurations territoriales. On va ainsi regretter que les filles restent majoritairement aux marges de la cour de récréation pour s’occuper à des activités aussi calmes que tournant autour de préoccupations sociales, quand les garçons vont plutôt monopoliser le centre de l’espace pour s’agiter au cours d’activités d’une nature bien plus physique et, par définition, s’exprimant de manière plus turbulente.

Pour asseoir l’idée qu’une telle ségrégation sexuée des activités ludiques serait le résultat de pressions culturelles, on met souvent en avant ce fait incontestable : cette divergence comportementale ne s’observe pas tout de suite, dès la naissance, ce n’est que vers 5 ans, grosso modo, que les enfants se mettent à jouer – toujours en tendance, faut-il le rappeler – différemment selon leur sexe, et de manière toujours plus marquée à mesure qu’ils arrivent à la puberté. Voilà la preuve, pense-t-on, de l’influence de la socialisation sur les comportements individuels et du temps qu’il lui faut pour les imprimer. Plus tôt on s’y prendra, mieux on pourra inverser le mouvement.

Sauf que l’hypothèse peine à expliquer pourquoi les mêmes tendances s’observent chez bien d’autres animaux que les humains, en particulier chez les singes et les grands singes dont nous sommes les plus proches parents évolutionnaires. Pourquoi, comme le montrent de fascinants travaux de l’équipe de Jane Goodall sur les chimpanzés du site de Gombe, sur les rives du lac Tanganyika, les femelles adolescentes ont tendance à délaisser les jeux de leurs homologues mâles – par extension, les endroits où ils jouent. Pourquoi, comme l’ont constaté Sonya Kahlenberg et Richard Wranghamen analysant près de quinze ans de données issues d’une autre population de chimpanzés sauvages, les jeux des femelles sont d’un type « maternant » et ceux des mâles d’un type « turbulent ».

Pourquoi, chez les babouins géladas étudiés par Robin et Patsy Dunbar en Éthiopie dans les années 1970, les groupes de jeu sont souvent composés des deux sexes avec des activités très douces jusqu’à 1 an, avant que les jeux des mâles ne deviennent de plus en plus brutaux, physiques et agressifs. Pourquoi à 3 ans (la puberté chez les babouins), il n’y a quasi plus aucune femelle dans les groupes de jeu parce qu’elles préfèrent passer leur temps auprès des bébés, parfois même en portant des bâtons ou des pierres accrochés à leur ventre comme elles l’auraient fait avec des petits. Ce qui ne se voit jamais chez les mâles… Quels stéréotypes seraient ici à l’oeuvre ? Quelle usine à gaz bureaucratique faudrait-il mettre en place pour les combattre ?

Jean de Tauriers : des arguments de foi nous font préférer la messe traditionnelle

Intervention de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, lors du colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle :

Conclure notre colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle ne sera pas facile étant donné la richesse des interventions, l’importance du sujet et … l’incertitude des temps. Vous me pardonnerez de ne pas vous décrire l’avenir de la messe traditionnelle sur le moyen ou long terme. Je me concentrerai sur l’avenir de la messe traditionnelle, ‘à très court terme’, pendant les mois que nous allons vivre prochainement, avec ou sans le pape François, d’ailleurs.

A court terme, très court terme, nous aurons à défendre la messe traditionnelle de toutes nos forces. Comme le pèlerin qui aime prendre des engagements après un pèlerinage, l’auditeur
attentif de notre colloque parisien de début d’automne pourrait lui aussi prendre quelques résolutions. En m’adressant essentiellement aux laïcs, je vous proposerai trois engagements qui
permettront à nos enfants, nos petits-enfants, de pouvoir se sanctifier demain grâce à la messe traditionnelle : le militantisme, la formation et l’esprit d’unité.

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Rien ne sera, en effet, possible si nous, catholiques traditionnels (acceptons ce terme pour aller vite), ne redevenons pas des militants, c’est-à-dire des catholiques engagés dans l’action.
À la veille de sa mort, en 1975, le Père Roger-Thomas Calmel donnait comme définition de la vie chrétienne « l’engagement, le combat, la béatitude » (militia, certamen, beatitudo).

L’engagement, le combat sont importants. Ce sont des termes forts, guerriers et pourtant bien adaptés à la situation. Nous l’avions peut-être oublié ces dernières années. Le Pape François nous rappelle ces derniers temps ce qu’étaient les années soixante-dix où le Concile qui ne voulait condamner personne a fait tomber toutes les condamnations sur les traditionalistes. Il se rejoue exactement la même chose aujourd’hui. La messe tridentine doit donc être défendue puisqu’elle est attaquée et cette tâche incombe aux laïcs. Rassurez-vous, je ne vous propose aucune action violente, derrière le mot de militantisme, d’engagement, j’entends que nous aurons à pétitionner, argumenter, défiler, manifester, pèleriner, discuter et négocier, insister, organiser des messes privées, savoir remercier quand il le faut, etc, etc. Notre détermination sauvera les apostolats, protègera les prêtres ainsi que les communautés traditionnelles. Nous gagnerons cette nouvelle ‘guerre liturgique’ rallumée inutilement, comme elle l’a été hier, d’abord grâce à Dieu mais aussi grâce à notre énergie militante, notre nombre et notre jeunesse.

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Ce militantisme ne suffira cependant pas si nous ne savons pas défendre intellectuellement notre attachement à la messe tridentine. Ce colloque a eu lieu pour vous donner les arguments intellectuels nécessaires. Là aussi, nous avons trop souvent laissé dire des propos lénifiants et faux : « notre préférence liturgique serait affaire de sensibilité, d’esthétisme, de conservatisme, etc » Nous l’avons entendu aujourd’hui : des arguments de foi nous font préférer la messe tridentine. L’Eglise fait aujourd’hui face à un véritable effondrement de la connaissance des vérités de la foi. Il faut oser le dire : nous vivons une crise de la transmission sans précédent. Elle est liée à la crise catéchétique sans oublier la crise magistérielle, en dépit du redressement des années Jean-Paul II et Benoît XVI. Pour cette raison, nous parlons couramment dans le monde traditionnel, et nous sommes très critiqués pour cela, de crise dans l’Eglise. Il nous est reproché de relier cette crise notamment aux expériences liturgiques du Nouvel Ordo ou à la crise catéchétique. Quelques exemples tirés de l’enquête du Monde de 2020 :

  • 63% des pratiquants réguliers ne savent pas ce qu’est la Pentecôte
  • 74% des pratiquants réguliers ne savent pas ce qu’est la Toussaint
  • 62% ne savent pas ce qu’est le péché

Décrire le réel est indispensable si nous voulons comprendre les erreurs commises. Souvent, on veut nous faire croire que cette crise serait uniquement « sociétale » c’est-à-dire liée à mai 68 et indépendante des expériences conciliaires. Ce n’est pas notre position. Nous considèrons que la réforme liturgique, les expériences catéchétiques, les flous magistériels et pastoraux sont les explications essentielles de la situation que nous vivons aujourd’hui. J’espère, chers amis, que ce colloque vous aura donné le courage, la curiosité d’approfondir ces sujets, avec comme but la transmission avec l’art et la manière afin de toucher les cœurs et les intelligences.

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Enfin, comme nous le demandait Jean Ousset : « N’ayons pas l’esprit de boutique ». La crise actuelle avec le collapsus de l’autorité dont parlait Jean Madiran modifie le lien, la relation entre les catholiques eux-mêmes ; le petit monde traditionnel est touché comme les autres. Ne pas avoir l’esprit de boutique vaut également en-dehors du monde traditionnel. Je me ferai comprendre en prenant l’exemple du pèlerinage de Chartres. De nombreux prêtres diocésains célébrant habituellement la messe de Paul VI viennent au pèlerinage pour célébrer la messe tridentine. Je les entends souvent nous dire combien la célébration de la messe traditionnelle a modifié leur manière de célébrer la messe de Paul VI. Ne pas avoir l’esprit de boutique, c’est comprendre que ces prêtres sont nos alliés, courageux et amicaux. Ils représentent une part importante de ce qui restent des vocations diocésaines en France. Les observants, c’est-à-dire les catholiques fervents au sens de Yann Raison du Cleuziou dans son livre « Une contre-révolution catholique », sont nettement majoritaires parmi les 2% de pratiquants réguliers restant en France. Ce clergé, ces laïcs, disons conservateurs, ne comprennent rien à l’acharnement du pape François contre la messe traditionnelle. La défense de la messe traditionnelle, et son avenir, passera nécessairement par la mobilisation de tous les derniers catholiques fervents, sans esprit de boutique.

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Ayons bien conscience que nous en sommes désormais à la troisième génération de déchristianisés en France ! Les petits enfants des familles catholiques du milieu des années 60 sont devenus des « nones » c’est-à-dire des personnes se déclarant sans religion (64% des 16-29 ans se disent « sans religion »). Nous savons de foi que l’Eglise ne disparaîtra pas, que Notre Seigneur ne nous abandonne pas. Un redressement arrivera de manière certaine. Si nous sommes inquiets, nous restons confiants. Nous savons que l’Eglise nous sauvera, nous ne sauverons pas l’Eglise, même si nous voulons la défendre bien sûr. Et nous savons bien que seul le Magistère pourra corriger le Magistère défaillant. A vues humaines tout du moins, l’Eglise devra s’appuyer sur ses dernières forces, ses derniers pratiquants, son histoire, ses racines, sa grande tradition. Unir les catholiques fervents ni tièdes, ni timorés ou résignés, veut dire bien évidemment pleinement intégrer la frange traditionaliste qui doit avoir « toute sa place dans l’Eglise », comme le promettait Benoît XVI. C’est tout le sens de notre défense de la messe tridentine, un combat pour l’honneur de Dieu et pour l’Eglise.

Italie : victoire de la coalition de droite

Fratelli d’Italia est passée de 4,3 % des suffrages en 2018 à près de 26,50 %, selon les résultats partiels fournis par le ministère italien de l’intérieur.

La coalition formée par Fratelli d’Italia avec la Ligue de Matteo Salvini (9 % des voix), et le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia (8 %) recueille plus de 44 % des suffrages après le dépouillement de 90 % des circonscriptions. Cette coalition devrait s’assurer la majorité absolue des sièges aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat.

La formation fondée fin 2012 par Giorgia Meloni avec des dissidents du berlusconisme devance le Parti démocrate (PD) d’Enrico Letta, qui obtient moins de 20 %. Le Mouvement 5 étoiles (M5S, ex-antisystème) récolte moins de 15 % des voix, en chute par rapport à son score historique de plus de 30 % en 2018.

Ce séisme intervient deux semaines après celui qui, en Suède, a vu la victoire d’un bloc conservateur comprenant les Démocrates de Suède (SD).

Le premier ministre hongrois Viktor Orban et son homologue polonais Mateusz Morawiecki ont adressé, dès dimanche soir, leurs « félicitations » à Giorgia Meloni. M. Orban, par la voix de son directeur politique, le député Balazs Orban, a ajouté ce message :

« Nous avons plus que jamais besoin d’amis partageant une vision et une approche communes de l’Europe ».

Giorgia Meloni « a montré la voie vers une Europe orgueilleuse et libre de nations souveraines », s’est réjoui de son côté le leader du parti espagnol Vox, Santiago Abascal.

C’est une claque pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a déclaré récemment :

Nous verrons le résultat du vote en Italie, il y a eu aussi des élections en Suède. Si les choses vont dans un sens difficile, nous avons des outils, comme dans le cas de la Pologne et de la Hongrie.

C’est la victoire de l’union : voilà une leçon que devrait méditer l’ensemble de la droite française.

Anges et Démons – V

La Cour suprême condamne des centres d’avortement espagnols pour publicité mensongère

La Cour suprême confirme le jugement de l’Audience Provinciale d’Oviedo qui condamne l’ACAI, l’association patronale des centres d’avortement, pour avoir fait de la publicité mensongère en prétendant que l’avortement est une pratique sans risque.

La Haute Cour donne ainsi raison à la Fondation espagnole des juristes chrétiens, qui dénonçait l’ACAI pour avoir caché aux femmes les conséquences de l’avortement.

L’ACAI regroupe la plupart des centres accrédités pour pratiquer des avortements en Espagne.

La présidente de Juristes Chrétiens, Polonia Castellanos, annonce que

Compte tenu de la gravité de la sentence, nous enverrons le jugement à tous les départements de santé espagnols afin qu’ils résilient tout contrat avec les centres d’avortement concernés

Elle exhorte la ministre de l’égalité, Irene Montero, à “prendre position sur cet arrêt qui condamne les centres d’avortement pour avoir menti aux femmes.

“Les subventions et l’argent public doivent être retirés à ces entreprises qui mettent en danger la vie des femmes pour faire des affaires”.

Elle se félicite que

“justice ait enfin été rendue contre une organisation qui, par appât du gain, a menti à de nombreuses femmes en les encourageant à avorter comme si elles étaient exemptes de graves séquelles“.

Mgr Aupetit sur Radio Courtoisie, à propos de l’euthanasie

Dimanche sur Radio courtoise, l’abbé Michel Viot, assisté de Mathieu, a reçu :

  • Monseigneur Michel Aupetit, Archevêque émérite de Paris
  • Jean-Marie Gomas, médecin,  l’un des fondateurs du mouvement des soins palliatifs, médecin généraliste, gériatre, enseignant, ancien responsable d’une Unité Douleurs Chroniques et Soins Palliatifs à Paris, co-auteur de l’ouvrage “Peut-on choisir sa mort ?

Thème : “Faut- il légaliser l’euthanasie en France ?”

A écouter ici.

Euthanasie : les associations familiales catholiques écrivent aux parlementaires du Morbihan

Les Associations familiales catholiques du Morbihan (AFC56), sous la plume de leur président Frantz Toussaint, ont écrit une lettre ouverte aux parlementaires du Morbihan au sujet du projet d’évolution législative sur la fin de vie :

Mesdames et Messieurs les Députés du Morbihan,

Madame et Messieurs les Sénateurs du Morbihan,

Les annonces par le Président de la République d’une loi sur la fin de vie, puis d’une convention citoyenne devant aborder ce sujet, et enfin la publication de l’avis controversé n° 139 par le versatile Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) sont des signaux convergents qui inquiètent nos familles : la majorité présidentielle toute relative souhaite ouvrir la porte à l’aide active à mourir, que ce soit sous la forme de l’euthanasie ou du suicide assisté. Nous souhaitons donc vous interpeller pour sonder vos éventuelles intentions et tenter d’évoquer brièvement avec vous quelques raisons qui nous font craindre que le législateur puisse aller, encore une fois, trop loin s’il votait une telle loi.

L’interdit de l’homicide est un principe essentiel qui fonde notre civilisation. Bien plus que de protéger des biens, l’état et la loi doivent se soucier de protéger effectivement des personnes, et en premier lieu, leur vie. Depuis toujours existent des exceptions à l’injonction anthropologique de ne pas tuer, et deux seulement nous semblent légitimes : tuer au combat pour son pays et tuer en légitime défense. Faire porter à un tiers soignant ou non la responsabilité directe ou la complicité d’un homicide, fût-il souhaité par celui qui le subit, nous semble une transgression anthropologique et morale inacceptable quand bien même la loi l’autoriserait.

Nous sommes bien conscients des problèmes de la fin de vie en France. Nous nous réjouissons de constater que l’acharnement thérapeutique ou l’obstination déraisonnable ont effectivement reculé, sans doute même disparu ou presque. Il est cependant regrettable de voir que les soins palliatifs dont le législateur a décidé en 2002, 2005 et 2016 qu’ils devaient être accessibles à tous, ne le sont toujours pas. Trop de personnes meurent aujourd’hui sans un accompagnement adéquat. Nous souscrivons entièrement aux recommandations du titre A points 1 à 14 inclus dans l’avis n°139 du CCNE qui abordent le problème des soins palliatifs. Par contre, nous sommes en complet désaccord avec les autres recommandations incluses dans cet avis, comme nous l’expliquerons plus bas.

Bien sûr, notre système de santé déjà fragile auparavant peine à se relever d’une crise sanitaire. Les efforts à consentir pour développer des soins palliatifs de qualité accessibles à tous et partout sont importants. Est-ce une raison pour abandonner toute solidarité intergénérationnelle et refuser aux personnes en fin de vie la possibilité d’apaiser leur départ ? Autant effacer directement le mot « fraternité » de notre devise et des frontons de nos édifices publics. Et si seulement les plus nantis peuvent accéder à ces soins, il faudra aussi songer à biffer le mot « égalité ».

Nul doute que vous voteriez au sein d’un large consensus tous les articles et amendements en faveur du développement des soins palliatifs. Vous ou vos prédécesseurs l’ont fait par trois fois, sans grande effectivité. Il nous semble plus judicieux de contraindre le pouvoir exécutif à appliquer les lois déjà votées et restées sans effets. Tant que le déploiement de ces soins ne sera pas réel, il est impossible d’évaluer la pertinence des choix passés, et par conséquent prématuré de se poser la question d’une éventuelle insuffisance de dispositions législatives, nonobstant le discours des partisans d’une loi homicide. Nous pensons en outre que le soutien aux familles accompagnant les personnes en fin de vie pourrait sans doute être amélioré.

Si vous autorisez dans une prochaine loi le suicide assisté et l’euthanasie, vous offrirez à l’état en détresse financière et à une médecine de technocrates qui se déshumanise déjà trop le choix entre soulager, mais c’est coûteux, et hâter la fin de vie du patient, qu’il le veuille ou non. Il s’en suivra inéluctablement une perte de confiance des patients envers leurs soignants : cette blouse blanche vient-elle pour soigner et soulager, ou pour achever la personne en fin de vie comme un animal blessé ? Les soignants tant éprouvés ont-ils besoin d’endurer ce soupçon si contraire à l’éthique de leur engagement ?

Nous n’avons en outre aucune confiance dans l’érection de barrières méthodologique pour encadrer une aide active à mourir. Elles sont juste censées rassurer ceux qui auraient des scrupules à approuver une telle transgression. Ces barrières tomberaient vite, comme celles érigées en 1975 lors de la dépénalisation de l’avortement que des législateurs voudraient maintenant constitutionnaliser. Nous observons les dérives belges en la matière.

Nous souhaitons aussi vous mettre en garde comme tous nos concitoyens sur l’abus de discours compassionnels qui risquent fort de tenter de légitimer une mort sur ordonnance que nos détracteurs présenteraient comme miséricordieuse si ce terme, dans ce contexte, n’était pas connoté. C’est ainsi que leurs discours abusent des sentiments et des émotions pour oblitérer ce qui relève de la raison et du jugement. L’homme est intrinsèquement digne, indépendamment de son état de santé.

La famille est et reste le premier lieu de solidarité effective tout au long de la vie. La crise sanitaire en a, s’il en était besoin, une nouvelle fois donné la preuve. Même en face d’une société où l’individualisme prend le pas sur le lien social, nous affirmons comme les évêques de France l’urgence d’une aide active à vivre plutôt qu’à mourir. Nous ne voulons pas d’une société où l’homme est perçu exclusivement comme un producteur-consommateur, devenu inutile dès lors qu’il n’est ni productif ni solvable.

Nous participerons à tous débats, à toute concertation où nous serons invités, afin de porter cette parole.

Nous serions heureux de vous entendre vous exprimer personnellement et publiquement sur ce sujet, en dehors de toute logique partisane, car les mandats parlementaires ne sont pas impératifs et que chaque élu vote en son âme et conscience.

Nous sollicitons un rendez-vous auprès de vous afin d’échanger et de vous présenter nos positions et nos propositions en la matière.

Soyez assuré de notre dévouement au service de la famille en France.

Respectueusement.

Frantz Toussaint, Président de la Fédération des AFC du Morbihan

Destinataires :

  • Les Députés du Morbihan : Madame Anne LE HENANFF, Députée de la 1re circonscription du Morbihan, Monsieur Jimmy PAHUN, Député de la 2e circonscription du Morbihan, Madame Nicole LE PEIH, Députée de la 3e circonscription du Morbihan, Monsieur Paul MOLAC, Député de la 4e circonscription du Morbihan, Madame Lysiane METAYER, Députée de la 5e circonscription du Morbihan, Monsieur Jean-Michel JACQUES, Député de la 6e circonscription du Morbihan
  • Les Sénateurs du Morbihan : Madame Muriel JOURDA, Sénateur du Morbihan, Monsieur Joël LABBE, Sénateur du Morbihan, Monsieur Jacques LE NAY, Sénateur du Morbihan

Euthanasie : tu ne tueras point

Véronique Jacquier reçoit :

  • Docteur Alix de BONNIÈRES, médecin dans une unité de soins palliatifs
  • Sœur Anne-Marie, Religieuse de l’ordre des Xavières
  • Jacques RICOT, Agrégé et docteur en philosophie

 

Libye: un chrétien condamné à mort

Pour apostasie :

Le 4 septembre dernier, Dhiyaa ad-Din Ahmed Muftah Bala’ou, un jeune musulman converti, a été condamné à mort pour apostasie par la cour d’appel de Misrata (Ouest de la Libye). Les chrétiens libyens en appellent à la prière.

Arrêté et détenu à plusieurs reprises

Le jeune homme, qui a accepté Jésus il y a environ quatre ans, a déjà été arrêté par des milices et détenu à plusieurs reprises ces dernières années. Les extrémistes islamiques ont essayé de le forcer à abjurer sa foi, mais il a refusé. En raison de l’absence d’État de droit et d’organismes officiels chargés de faire respecter la loi en Libye, les milices font office de police, d’agence de renseignement et d’armée.

Pas de loi contre l’apostasie, mais…

La Libye n’a pas voté de loi contre l’apostasie. Ce qui signifie que les convertis sont généralement jugés pour trahison. Toutefois, ce tribunal a fondé sa décision sur une loi promulguée par le Congrès national général, l’organe législatif élu entre 2012 et 2014. Selon cette loi, un apostat de l’islam doit être exécuté s’il ne se rétracte pas.

Le jeune converti n’a pas été représenté par un avocat au cours de la procédure judiciaire. L’information a été diffusée dans un journal local et sur une station de radio locale. On ne sait pas encore quand le verdict sera exécuté.

Pap Ndiaye, ministre de l’Education Nationale, injurie la France en Amérique

De l’AGRIF :

Ainsi le ministre français de l’Éducation Nationale, Pap Ndiaye, donnant une conférence à l’étranger, à l’université Howard de Washington présentée comme « historiquement noire », en a-t-il profité pour y émettre sans vergogne de stupéfiants jugements sur la société française, confirmant ainsi son imprégnation par l’idéologie totalitaire « woke ».

Alors qu’il est un haut dirigeant de l’État français, il a en effet osé proférer que

« l’État français est officiellement indifférent à la couleur de peau, et que c’est une belle idée bien sûr, mais que la réalité impose une approche plus concrète ».

Ajoutant que « les inégalités, les discriminations et différentes formes de racisme existent en France ». Plus avant, le sieur Ndiaye a osé affirmer qu’il est « difficile d’affronter de manière nuancée les questions ethno-raciales », et précisant : « Je peux attester du prix à payer quand on ose en parler » (sic).

On aurait pourtant apprécié qu’il précise ce propos. Lui qui a bâti toute sa carrière prospère d’universitaire et finalement de ministre sur l’étude des minorités racialisées dont il est un représentant, qu’il nous dise donc de quel prix réel il a eu à payer cela !

La vérité c’est que Pap Ndiaye sait pertinemment que la France n’est pas un pays raciste. Qu’en tout cas il n’y a pas plus en France de racisme anti-noir ou anti-jaune que de racisme anti-blanc, anti-chrétien, anti-français. Nous le mettons au défi de nous prouver le contraire, ne serait-ce que par une analyse des faits divers motivés par du racisme portant, par exemple, sur les deux dernières années.

Hélas, Pap Ndiaye qui doit immensément à la France qui l’a accueilli, éduqué, promu, ne tient pas à son endroit les propos de reconnaissance et de piété filiale des grands hommes politiques africains d’expression française. Il n’est évidemment pas à la hauteur d’un Léopold Sedar Senghor ou d’un Houphouet Boigny.

Mais, concédons-lui qu’il n’est pas le seul fautif pour ses indécents propos de racialiste obsédé. Le coupable est monsieur Macron qui ne choisit pas ses ministres pour qu’ils fassent au moins preuve d’un élémentaire patriotisme.

Quelle messe veut le pape François ?

Quelle est l’image de la messe donnée par la lettre apostolique Desiderio desideravi ? Quelles en sont les conséquences ? Quelle messe veut le pape François ?

Le Club des Hommes en noir composé des abbés de Tanouärn et Célier, ainsi que de Jeanne Smits et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence, décryptent la Lette apostolique du Pape dans ce deuxième épisode de la saison 2022-2023.

Propagande “woke” dans les établissements catholiques de Gironde

La polémique monte dans les familles catholiques de plusieurs établissements privés de Gironde. De nombreux parents d’élèves sont vent debout contre des « attaques directes à l’intégrité morale de leurs enfants ». L’affaire est désormais sur les réseaux sociaux, depuis qu’un journaliste de « Valeurs Actuelles » a publié les documents en question sur son compte Twitter.

Il y a tout d’abord l’école primaire Saint-Gabriel (68 Rue Mondenard), dont une des maitresses utilise l’écriture inclusive, avec l’utilisation du pronom personnel «iel», contraction de «il» et «elle».

Le collège de l’Assomption-Sainte Clotilde (9 Rue de Bel Orme) est également mis en cause. La lecture d’un roman de l’écrivain japonais Haruki Murakami (Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil) a suscité l’indignation de plusieurs familles de cet établissement catholique. Dans cet ouvrage, qu’ils considèrent comme faisant « la promotion de la pornographie », des élèves de treize ans ont une explication détaillée d’une fellation. Suite à la mobilisation de plusieurs parents, le livre été retiré de liste des ouvrages conseillés.

Enfin le lycée Bel Orme (67 Rue de Bel Orme), comme de nombreux autres établissements catholiques, connait une forte propagande du lobby LGBT, comme l’a confié un parent d’élève furieux que son enfant soit soumis à un discours « totalement contraire au catéchisme catholique, à son enseignement et ses valeurs ».

L’enseignement catholique, dont le but est « de promouvoir une éducation intégrale de la personne fondée sur une vision chrétienne de l’Homme », n’a pas encore réagi.

Anges et Démons – IV

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