5è Pèlerinage Feiz e Breizh
Le 5è Pèlerinage Feiz e Breizh est parti ce samedi de Guénin à l’issue de la messe d’envoi pour arriver dimanche à Sainte-Anne d’Auray. 450 pèlerins ont pris le chemin de Bieuzy-Lanvaux pour 28 km de marche. A l’arrivée au bivouac, Mgr Centène, évêque de Vannes, les accueillait, pour la bénédiction d’un calvaire construit par SOS Calvaires.


Procession d’entrée du pèlerinage « Feiz e Breizh » à Sainte-Anne-d’Auray.
Y a pas à dire, nos traditions ont de l’allure.#bzh pic.twitter.com/FQJFkh8ZVW
— Père Danziec (@PereDanziec) September 18, 2022
C’est l’Arménie et non pas l’Ukraine, qu’il faudrait intégrer dans l’OTAN
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En effet, il aurait été infiniment plus intelligent et plus sage d’intégrer l’Arménie dans L’OTAN plutôt que de chercher à y intégrer l’Ukraine. Ainsi, si nous l’avions fait, nous aurions évité de provoquer les Russes et, par voie de conséquence, nous aurions aussi évité de les obliger à envahir ce pays.
En outre, et cela est même la raison principale, si l’Arménie était membre de l’OTAN, cela calmerait bien évidemment les ardeurs de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Car ne nous voilons pas la face, ce que veulent les Azerbaidjanais et les Turcs à long terme, ce n’est rien d’autre que la disparition totale de l’Arménie, ce petit pays chrétien, coincé entre deux pays musulmans impérialistes, et qui depuis 1400 ans a l’audace de résister et d’exister encore.
Qui sait, bien que dans un autre registre, c’est peut-être aussi pour cette raison qu’Israël n’aime pas les Arméniens (sinon ils ne livreraient pas des drones à l’Azerbaïdjan…), car à cause de ce petit pays chrétien, eux, les juifs, ne peuvent plus dire qu’ils sont les seuls à pouvoir survivre en dépit des siècles de persécutions. Et oui les Juifs, les Arméniens ont fait aussi bien que vous, et même mieux, car ils n’ont pas vos capacités financières. Eux, les Arméniens, ils n’ont que la foi en Jésus-Christ, Messie d’Israël, Fils de Dieu et seul sauveur universel. Eux, les Arméniens, ils n’ont pas les États-Unis, l’Europe, les Bill Gates et les Soros pour les soutenir, et pourtant ils sont encore là…Oui, qui sait, c’est peut-être cela qui vous est insupportable. Certes, nous entrons ici dans un autre débat.
Une chose est sûre, si nous laissons faire la Turquie et l’Azerbaïdjan, l’Arménie pourrait à terme quasiment disparaître. je dis «quasiment» car Dieu ne permettra jamais l’extinction complète de ce petit peuple, petit dans la taille mais qui dans la foi est le plus grand du monde…
Oui, la disparition de l’Arménie, le peuple qui dans l’histoire de l’humanité et par fidélité au Christ, a le plus souffert de tous, serait impardonnable. Si le peuple arménien disparaissait, alors plus aucun pays sur cette terre n’aurait moralement le droit de vivre, France inclus. Si l’humanité abandonne ce pays (première nation chrétienne dans l’histoire), elle creuse sa propre tombe.
Sauvons l’Arménie, ou bien mourons tous!
Jean-Pierre Aussant
Photo: Il n’est pas nécessaire d’être un génie en géopolitique pour comprendre que la position géographique de l’Arménie est la pire qui puisse être. Nous devons veiller sur l’Arménie comme sur la prunelle de nos yeux.
Ce qui est en jeu, ce ne sont pas des sensibilités, mais la foi
Nos amis Renaissance catholique organisent le 24 septembre un colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle. Jean-Pierre Maugendre, directeur de l’association, répond à nos questions:
Renaissance catholique organise avec d’autres associations un colloque sur la messe traditionnelle. Pourquoi?
La liberté de célébration de la messe romaine traditionnelle est de nouveau en danger. Après la libération octroyée par le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI en 2007, la volonté du pape François est, aujourd’hui, de voir disparaître la célébration de la messe qui est celle de la Tradition de l’Eglise. C’est ce qu’il écrit dans le motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021 affirmant que la liturgie réformée est « la seule expression de la lex orandi du rite romain ». Expression d’abord exorbitante au regard du droit et objectivement fausse puisqu’il existe un rite zaïrois, un rite pour les Anglicans convertis et que l’on nous annonçait la préparation d’un rite amazonien. Sans oublier le rite nautique récemment inauguré en Italie…
Face à cet abus de pouvoir, qui est aussi un acte d’impiété filiale manifeste, les laïcs sont plus libres que les clercs pour manifester leur détermination. Ils ne se laisseront pas dépouiller du trésor qui conforte leur foi et nourrit leurs âmes, auquel ils doivent leur conversion ou leur persévérance dans la foi, l’espérance et la charité.
Pour le moment, les évêques de France ne semblent pas appliquer Traditionis Custodes avec beaucoup de brutalité en dehors de quelques diocèses. Pensez-vous que cette relative “paix liturgique” va durer ?
Tout dépend du rapport de force qui s’instaurera dans les diocèses et auquel notre colloque entend contribuer. L’Eglise de France est moribonde. De nombreux diocèses n’ont plus de séminaristes et sont virtuellement en état de cessation de paiement. Comme l’a observé notre étude « Rentrée 2022. Les séminaristes choisissent la messe traditionnelle » le nombre d’entrées dans les séminaires diocésains est encore en baisse alors que le nombre des entrées dans les séminaires où se célèbre la messe romaine traditionnelle est en pleine croissance avec une augmentation de presque 100% du nombre de séminaristes entre 2022 et 2021 (38 en 2022, 20 en 2021). Incontestablement le dynamisme et la détermination sont du côté des traditionalistes qui savent que ce qui est en jeu ce ne sont pas des sensibilités mais la foi, et donc le salut, et l’honneur de Dieu. Peu d’évêques sont désireux de devoir affronter des manifestations devant leurs évêchés comme ce fut le cas à Dijon ou à Rennes à l’heure du dialogue tous azimuts, de l’accueil inconditionnel des migrants, de l’Eglise synodale, etc. La crainte des traditionalistes est le début de la sagesse…
La plupart des catholiques attachés à la messe traditionnelle connaissent bien les arguments en faveur de cet attachement. Quel intérêt auraient-ils à assister à ce colloque?
Je suis moins optimiste que vous sur la connaissance des raisons doctrinales de l’attachement à la liturgie traditionnelle, en particulier dans les jeunes générations. Certaines conversations me consternent par l’hypertrophie des arguments émotionnels et affectifs aux dépens des raisons doctrinales et théologiques ou au minimum catéchétiques. Un des objectifs de ce colloque est donc d’armer intellectuellement et doctrinalement les fidèles de la liturgie traditionnelle mais aussi d’éclairer toutes les âmes de bonne volonté qui s’interrogent sur les tenants et aboutissants d’une situation objectivement abracadabrantesque. En Allemagne l’Eglise bénit les couples homosexuels et en France, se marier devant un prêtre diocésain selon la liturgie romaine traditionnelle est un véritable parcours du combattant.
Le cardinal Roche, en charge du Culte divin à Rome, a affirmé que la liturgie n’était pas affaire de choix personnel, accusant à demi-mot les “traditionalistes” de subjectivisme et d’individualisme (si ce n’est même de libre examen protestant!). Comment réagissez-vous à cette vision des choses?
Ce qui est amusant avec ce type de personnages c’est qu’ils osent tout…Bien sûr que la liturgie n’est pas une affaire de choix personnel, tout au contraire. Le drame de la réforme liturgique est que, justement, elle est le fruit de choix personnels de quelques professeurs en liturgie, devenus étrangers à la Tradition de l’Eglise. Dans son ouvrage La célébration de la foi le cardinal Ratzinger rappelait : « II faut constater que le nouveau missel, (…) a été publié comme un ouvrage élaboré par des professeurs et non comme une étape au cours d’une croissance continue. Rien de semblable ne s’est jamais produit sous cette forme, cela est contraire au caractère propre de l’évolution liturgique ». Notre fidélité à la Tradition de l’Eglise est, tout simplement, le refus d’une « fabrication », « produit banal de l’instant » selon une autre déclaration du cardinal Ratzinger. Il n’y a là nul libre examen protestant quand nous nous contentons de faire ce que l’Eglise a toujours fait. Ce sont les novateurs qui, en rompant avec la Tradition de l’Eglise ont semblé oublier que l’Eglise catholique est celle du Christ et non celle de Pierre, Paul, Jacques ou … François. L’Eglise n’est pas la propriété du pape. Il est le gardien d’un dépôt qui ne lui appartient pas.
Comment peut-on participer à ce colloque?
Ce colloque aura lieu le samedi 24 septembre à la Maison de la Chimie, 28 bis rue saint Dominique 75 007 Paris de 9h30 à 18h. Il est recommandé de s’inscrire par internet auparavant sur le site renaissancecatholique.fr mais on peut également se décider au dernier moment.
En Quête d’esprit : Les trésors du patrimoine chrétien
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Laurent Dandryeu, journaliste et écrivain
- Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou
- Philippe de La Mettrie, président des Priants des campagnes
Vandalisme répété à Dasle (25)
Il y a un peu plus d’un an, les paroissiens avaient retrouvé les vitraux de la chapelle en mille morceaux. Roselyne Perrin raconte :
« Nous en avons eu pour 2 500 € de réparations, plus 5 600 € pour la pose d’un grillage destiné à prévenir toute récidive. Nous avons déposé plainte mais les auteurs n’ont jamais été retrouvés. Quelques années auparavant, de l’autre côté, c’est à la 22 long rifle que d’autres vitraux avaient été détruits ! »
Il y a quelques jours, les paroissiens ont installé une main courante en inox le long d’une rampe permettant aux plus âgés des fidèles d’accéder à l’édifice.Le week-end dernier, deux tubes ont été arrachés.
Mme Perrin est allée déposer une nouvelle plainte à la gendarmerie.
Un orgue vandalisé dans une église à Bayonne
Mi-août, des dégradations et vols ont été commis dans l’église Saint-Étienne. L’orgue, qui date du XIXesiècle, a été abîmé. Les réparations pourraient coûter plusieurs milliers d’euros. Différents éléments ont été volés : un tronc contenant des dons en espèces, un récipient en argent ou encore un aigle en fonte. À l’étage, le cadre de la porte qui mène à l’orgue a été fracturé. Ils ont volé le pupitre et l’enceinte de retour de l’orgue. Ils ont voulu atteindre l’arrière de l’orgue et ont cassé les panneaux en bois. Plusieurs tuyaux de l’instrument se sont pliés, l’air ne circule plus correctement, ce qui compromet son fonctionnement.
Construit en 1864, il a été offert à l’église Saint-Étienne par le général John Hobart Caradoc. Cet Irlandais, également ambassadeur de Grande-Bretagne en Espagne, avait fait construire son château à quelques centaines de mètres du lieu de culte en 1856. Il possède deux claviers, de 54 et 42 notes, est composé de 600 tuyaux et d’un buffet en chêne style néogothique. En 2014, il avait connu une première restauration grâce à l’Association des amis de l’église Saint-Étienne.
Une plainte a été déposée.
“Il n’y aura pas de paix sociale sans la grâce du Christ et sans l’observance des commandements de Dieu et de la loi naturelle”
Mgr Athanasius Schneider a été interrogé par Jean-Marie Guénois dans Le Figaro, suite à la visite du pape François au Kazakhstan :
Les catholiques du Kazakhstan forment un « petit troupeau » au milieu d’une majorité musulmane et d’une présence considérable de chrétiens russo-orthodoxes. Nous voyons le pape non comme un leader politique, mais selon une vision surnaturelle, comme le successeur de saint Pierre, le vicaire du Christ sur terre et le chef visible de l’Église. Sa visite nous apporte la présence de l’Église universelle et révèle davantage la catholicité de notre foi. La présence du chef visible de l’Église catholique peut amener les non-catholiques à réfléchir plus profondément et à commencer à rechercher la véritable Église de Dieu.
La venue du pape a-t-elle marqué les esprits dans le pays, ou a-t-elle suscité de l’indifférence ?
L’opinion publique au Kazakhstan est encore marquée par une révérence envers tout ce qui est sacré et tout ce qui est lié à la religion. Tout le monde sait que le pape est le chef de l’Église catholique et que le ministère du pape est considéré comme l’une des plus hautes autorités morales du monde. À l’occasion de cette visite, nous avons été invités à expliquer les principaux éléments de la foi catholique et la messe en particulier. Celle-ci a été perçue comme un grand événement, auquel tous étaient invités.
Les catholiques forment une minorité de minorité au Kazakhstan. Est-ce une faiblesse ou un avantage dans un ancien pays communiste à majorité musulmane ?
Être une infime minorité dans la société ne nous paraît pas être une faiblesse. Notre Seigneur lui-même nous a encouragés à ne pas avoir peur, comme un petit troupeau. Nous sommes les héritiers de l’Église des martyrs et des confesseurs de la foi pendant la persécution communiste. À l’époque du totalitarisme, les catholiques étaient une minorité méprisée. Être une minorité devrait augmenter nos convictions. Aujourd’hui, les vrais catholiques du monde occidental sont aussi une minorité. Cependant, ils ne doivent pas nourrir de complexes de minorité, mais au contraire être fiers des nobles et saintes convictions de la foi catholique.
Quelle portée aura la rencontre interreligieuse pour laquelle le pape est venu?
Elle a pour objectif de promouvoir la paix et la compréhension mutuelle dans le monde, marqué par une grande diversité de peuples, d’opinions et de religions. En tant que tel, cet objectif a sa signification positive. Cependant, du seul point de vue extérieur, une telle réunion, où toutes les religions sont considérées comme égales, donne l’impression d’une sorte de supermarché des religions. Pourtant, la religion catholique est la seule vraie religion voulue par Dieu et il n’y a pas d’autre religion qui plaise à Dieu, que la Foi en Son Fils Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme et le seul Sauveur de l’humanité tout entière. Les rencontres interreligieuses telles qu’elles se réalisent de nos jours, sinon théoriquement, mais sûrement pratiquement, mettent Jésus-Christ au niveau de l’une des autres figures religieuses des religions mondiales. Cela sape la mission même de l’Église, qui doit enseigner toutes les nations afin qu’elles viennent à Jésus-Christ, leur Sauveur. Plus que jamais, l’Église catholique doit renouveler le zèle missionnaire des apôtres et des premiers chrétiens pour apporter le Christ avec amour et conviction au monde et à toutes les nations. Et ce, au lieu de rencontres interreligieuses de niveau mondial qui peuvent être aussi utilisées par les élites politiques pour servir leurs buts. C’est pourquoi il vaudrait mieux réaliser des rencontres entre adhérents de diverses religions au niveau personnel, familier et local et développer l’amour et le respect mutuel là où les gens vivent réellement. Il n’y aura pas de paix sociale sans la grâce du Christ et sans l’observance des commandements de Dieu et de la loi naturelle que Dieu a inscrite dans le coeur de chaque être humain ici-bas.
Il faut distinguer entre le vœu d’obéissance et la vertu d’obéissance, ordonnée à la vertu de religion et à la poursuite du bien commun
Samedi prochain, Jeanne Smits interrogera Cyrille Dounot, professeur d’histoire du droit et avocat ecclésiastique, à l’occasion du colloque organisé à la Maison de la Chimie, Paris 7e, sur le thème « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? ». Cyrille Dounot interviendra sur notre devoir d’obéissance envers le pape et la hiérarchie catholique et de ses contours précis. En attendant, Jeanne Smits a réalisé un court entretien avec Cyrille Dounot. Extrait :
La valeur de l’obéissance dans la vie des saints, même à des ordres qui semblent injustes ou vexatoires, a toujours été mise en avant dans l’hagiographie catholique. Face aux menaces qui pèsent sur la liturgie traditionnelle, une telle attitude se justifie-t-elle ?
Il faut distinguer entre le vœu d’obéissance, pratiqué héroïquement par les saints, allant parfois jusqu’à préférer l’injustice ou la vexation personnelle pour ne pas donner à croire qu’ils pouvaient violer leur vœu, et la vertu d’obéissance, qui est ordonnée à la vertu de religion et à la poursuite du bien commun. Quand l’injustice n’est pas personnelle mais collective, elle attente au bien commun, et ne saurait recevoir de caution au nom de l’obéissance. L’obéissance n’est pas aveugle, elle est conditionnée par le bien commun, qui est son critère ultime. Saint Thomas explique que l’on doit « obéir à ses supérieurs dans les limites de leur autorité » (IIa, IIae, q. 104, a. 5, concl.), et c’est là toute la question : le pape peut-il supprimer la messe traditionnelle ? Non, il n’est pas un tyran de type absolu dont la seule volonté serait législatrice. […]
Mariée de force à 14 ans… en France
Une adolescente de 14 ans a été vendue par sa mère, macédonienne, à un Kosovar de 21 ans à Amboise (Indre-et-Loire). Jugé mercredi 14 septembre pour agressions sexuelles et menaces de mort, l’homme verra son sort scellé le 20 octobre prochain.
Elle aura vécu l’enfer. Selon La Nouvelle République, qui relate l’histoire, une adolescente âgée de 14 ans au moment des faits a été vendue par sa famille à un homme de 21 ans. Ce dernier a été déféré devant le Tribunal correctionnel de Tours, et jugé pour agressions sexuelles et menaces de mort. Il connaitra son sort le 20 octobre prochain, et encourt dix-huit mois de prison dont dix avec sursis, requis par la procureure de la République.
Choisie sur Internet par un membre de la communauté rom, originaire du Kosovo, la jeune fille a, en 2016, fait l’objet d’un pacte entre deux familles.
Pour quelques centaines d’euros, elle a été vendue à Sedat – un homme aujourd’hui âgé de 27 ans – fin 2016. Et elle n’a échappé à son triste sort qu’en 2018.
Dès leur première rencontre, l’adolescente a dû dormir au côté de son futur mari. Une «tradition» qui s’est soldée par un viol. Puis par une fausse couche, le 30 janvier 2017.
Traitée comme une esclave, l’adolescente alors âgée de 15 ans a dû effectuer toutes les tâches ménagères et a été régulièrement frappée et humiliée, par son mari mais aussi par sa belle-famille.
Une première plainte a été déposée en mai 2017. Sedat, dans les alentours, a fondu sur son épouse à la sortie de la gendarmerie. Alors qu’il se déchaînait sur elle, il a été interpellé. Aucune suite n’a été donnée à l’enquête, ouverte pour traite d’êtres humains.
Il tente d’allumer un incendie dans une église… il sera convoqué par la justice en 2023
Un homme inquiétant s’est présenté au guichet d’une banque de Paramé, à Saint-Malo jeudi 15 septembre. La police a été prévenue, une plainte a été déposée.
Facilement identifié, connu tant de la banque que des services de police, l’homme correspondait également au signalement de la personne ayant été vue la veille, mercredi 14 septembre, entrant dans l’église de Rothéneuf, place de Cancale, et d’où il était ressorti rapidement. Des chaises empilées y avaient été retrouvées. Il avait tenté d’y mettre le feu, sans toutefois y parvenir, le départ de feu s’étant éteint de lui-même.
Interpellé, ayant reconnu les faits, il sera convoqué par la justice en… 2023
Le retrait de la statue de Saint Michel aux Sables d’Olonne, un jugement ethnocidaire à poursuivre
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La statue de l’archange Saint Michel est présente devant l’église depuis des décennies sans que cela n’ait jamais dérangé personne. Elle est là depuis 1935 jusqu’en 2017 dans l’enceinte d’une école privée. La statue a été déplacée le 6 octobre 2018 lors du réaménagement du carrefour devant l’église, sur le nouveau parvis de l’église Saint-Michel.
1. L’affaire judiciaire
Quelques personnes éprises d’une ferme laïcité, dont Jean Regourd, président de la fédération vendéenne de La Libre-pensée, avec son esprit sans concession et sans intention, ( ?), que diable, ont donc œuvré au strict respect de la loi pour la faire retirer. La cour administrative d’appel de Nantes vient de confirmer ce 16 septembre que la statue de l’archange Saint-Michel était un « emblème religieux », sur une place publique des Sables-d’Olonne interdite par la loi et qu’elle devait être retirée. Au nom de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, la présence d’une telle statue de l’archange Saint-Michel « sur un emplacement public est interdite », estime dans son arrêt la juridiction administrative d’appel, qui confirme le jugement de première instance du 16 décembre 2021.
La cour note que, je cite : « constaté que le personnage de Saint-Michel, chef de la milice céleste des anges du Bien, fait partie de l’iconographie chrétienne et présente de ce fait un caractère religieux ». Elle ne tient pas compte des arguments de la commune vendéenne évoquant : « un caractère culturel, historique, traditionnel, artistique et festif ».
2. La loi n’est rien sans l’esprit de la loi, et un peu de culture
Le juge applique à la lettre la loi comme un pharisien. Il omet la présence de cette statue depuis 1935, la présence de statues de Saint Michel dans des milliers de lieux en France, souvent visibles de partout alentour, à commencer par le Mont Saint-Michel ou la fontaine Saint-Michel à Paris, mais datant d’avant la loi de 1905 heureusement. Il oublie même que ce qu’il dénomme « emblème religieux » est depuis des lustres l’insigne d’un régiment prestigieux de l’armée de la République, ce qui ne devrait pas exister sans aucun doute. Elle existait, et perdura jusqu’en 1999 ?
Quand on veut faire l’âne et appliquer la loi à la lettre, on en perd l’esprit, manifestant bien sa mauvaise intention, bien plus que sa compréhension des faits. Une pyramide dans l’espace publique est-elle un emblème religieux ou sectaire ? La pyramide est-elle un symbole religieux ? Les colonnes qui émaillent certaines places dont deux aux Sables d’Olonne sont elles des symboles religieux et sectaires ? Un peu d’éducation permettrait de statuer sur une présence militante de symboles qui n’ont rien à faire eux aussi dans l’espace public ? Si le problème est strictement l’espace public, que la ville cède le terrain, qu’elle a, me semble-t-il, acquis à l’Eglise pour réaménager ce carrefour, et n’en parlons plus. L’entêtement devient en la circonstance, le signe d’une très mauvaise intention coupable.
3. Le juge ethnocidaire
Je suggère que la ville poursuive l’Etat, l’association et son Président, le Juge si la chose est juridiquement possible pour ethnocide. Car le retrait de cette statue relève des pratiques ethnocidaires. D’abord, la force du peuple souverain existe. Or, la votation organisée par la municipalité voulant recueillir l’avis des habitants a obtenu un score sans appel : 94,51 %, à faire pâlir nombre d’élus, il est vrai, et qu’ils ne viennent par parler du taux de participation pour contester sa légitimité au regard des pitoyables taux des élections les plus importantes dans ce pays.
Rappelons à ce juge zélé ce qu’il en est des décisions ethnocidaires d’un Etat contre les populations. L’ethnocide consiste en la destruction des signes et symboles d’une culture présente dans son espace. Comme le signale l’ethnologue Robert Jaulin, qui a approfondi le sens du terme proposé par le juriste Lemkin, l’ethnocide consiste en une œuvre de décivilisation (cf. son livre Décivilisation de 1974). Il reproche d’ailleurs au système Occidental de liquider progressivement toutes les cultures et civilisations dans le monde, jusqu’à maintenant s’attaquer à sa propre tradition. Cette décision est stricto sensu un acte de destruction civilisationnelle, voilé du respect strict de la loi. Il est vrai que la Terreur républicaine révolutionnaire avait tenté de détruire le calendrier grégorien, de restaurer la décade romaine contre la semaine chrétienne, décapitant les têtes des Saints des façades des Eglises, sans remords ni travaux depuis, laissant un héritage défiguré etc. La Terreur était une œuvre ethnocidaire s’attaquant à deux milles ans d’histoire, de mémoire et de tradition. Ce juge en serait-il de la Terreur, avec l’alibi facile du respect de la loi ?
Ce juge oublie l’esprit des lois qui les animent dont celui des lois non-écrites comme l’Antigone nous le rappelle depuis Sophocle :
« Oui, car ce n’est point Zeus qui l’avait proclamé. La Justice qui siège auprès des Infernaux n’a jamais rédigé ces lois parmi les hommes. Je ne croyais pas que l’édit eût permis de s’en prendre si fort aux lois issues des dieux. Ces lois non écrites, ces lois inébranlables qui ne datent ni d’hier, ni d’aujourd’hui et dont nul ne sait d’où même elles ont surgi. »
4. L’application à géométrie variable de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905
« Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »
Le juge peut-il nous assurer du strict respect de la loi ? Quelques exemples. La colonne tronquée est-elle ou non un symbole sectaire ou religieux ? Comment accepter l’installation dans le domaine public d’une collection de colonnes tronquées, celle de Buren, par exemple dans l’espace public du jardin du Palais Royal ? Le prétexte de l’art y suffit-il ? La pyramide, symbole des sépultures dans la tradition religieuse égyptienne, peut-elle s’imposer dans l’espace public comme le décida le président Mitterrand au milieu du Louvres ? Le juge peut-il aussi nous éclairer sur la présence de textes évangéliques ou bibliques sur des monuments occupant l’espace public. Je note que le mémorial de la Shoah de Drancy comporte des textes bibliques, extrait des lamentations, présent dans l’espace public, monument inauguré par le Président de la République au passage. Un texte biblique est-il ou non un signe religieux visible ?
Le pinaillage sordide et manifestement très orienté de cette association et ce juge complice de la laïcité la plus hostile prennent-ils la pleine mesure du caractère négationniste de leur combat et de leur jugement ? Faut-il maintenant pourchasser chaque trace religieuse des constructions contemporaines ; soit en fait nous imposer une société privée de ses ancrages symboliques, quel qu’en soit l’origine. Si tel est le cas, la loi de 1905 met en œuvre une logique ethnocidaire. CQFD
Pierre-Antoine Pontoizeau
Les violences entre mineurs laissent beaucoup de personnes chargées des enfants dans l’embarras et l’incertitude
Juristes pour l’enfance annonce la tenue de son prochain colloque, le 26 novembre 2022 à Paris, sur le thème suivant : les violences sexuelles entre mineurs.
Le sujet des violences sexuelles d’un majeur sur un mineur est en effet assez largement traité, notamment depuis la loi du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste.
En revanche, les faits de violences entre mineurs laissent beaucoup de personnes en charge des enfants dans l’embarras et l’incertitude.
Ce colloque pluridisciplinaire s’adressera principalement aux éducateurs (parents, enseignants, encadrants de colonies, éducateurs spécialisés) et aux personnes amenées à prendre en charge des enfants (psychologues, médecins, juristes).
L’objectif de ce colloque est de donner des éléments de discernement aux personnes en charge d’enfants confrontées à des faits de violences sexuelles entre mineurs, pour trouver des attitudes justes entre les deux écueils de surréagir et dramatiser au moindre incident, ou au contraire sous-estimer et minimiser des situations graves qui deviennent des bombes à retardement.
Programme complet ICI
Est-il possible de défendre les femmes sans être féministe ?
Thaïs est une femme et pourtant… elle n’est pas féministe (mais alors, pas du tout) !
Est-il possible de défendre les femmes sans l’être ? Faut-il être féministe ? Et surtout pourquoi ne le suis-je pas ?
Un Evangile de Clovis ? – Terres de Mission
L’abbé Michel Viot vient évoquer la bataille qui s’engage sur l’euthanasie.
Puis le Frère Arnaud Bouan présente son livre “L’Evangile de Clovis”, sur l’Eglise dans la Gaule de la fin de l’empire romain.
Enfin, le réalisateur Daniel Rabourdin parle, par Skype, du stage qu’il organise à paris pour devenir acteur, notamment pour tourner des films catholiques.
Existe-t-il un droit à la mort?
Une communication de Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES, sur l’euthanasie et le suicide assisté, dans le cadre d’un colloque organisé par l’Institut catholique de Toulouse:
L’aspect symbolique de la monarchie et la permanence de la nation
Après les extraits de Guillaume Tabard sur le fonds monarchiste enfoui dans le coeur des Français, un lecteur nous signale cet article paru voici plusieurs années sur Herodote.net, où on lit notamment ces quelques lignes sur la monarchie et la permanence de la nation:
En marge de l’aspect politique, ne sous-estimons pas l’aspect symbolique de la monarchie. Le souverain représente l’État, à l’étranger comme dans toutes les manifestations protocolaires. C’est très pratique pour le chef du gouvernement qui est ainsi déchargé de ces corvées… comme doit se le dire avec regret le président des États-Unis, lequel est mobilisé la moitié de son temps par les obligations protocolaires en sa double qualité de chef du gouvernement et chef de l’État !
Plus sérieusement, la personne royale et sa lignée portent témoignage de la continuité de l’État. Elles manifestent l’unité de la Nation et sa survivance à travers les siècles. Elles contribuent aussi à la cohésion nationale, ce qui est d’une grande importance à l’heure du multiculturalisme.
La fidélité à la couronne et à la personne du souverain est plus facile à admettre de la part des citoyens, quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse, que la référence à une « identité nationale » et des « valeurs républicaines » dont on est bien en peine de définir l’essence… Il est ainsi plus naturel à un immigrant africain ou asiatique d’exprimer son attachement et son affection à la reine Elizabeth II qu’à la Constitution de la Ve République française !
Accessoirement, le souverain a appris dès son plus jeune âge à se maîtriser et rester poli vis-à-vis de ses sujets. Il est la référence en matière de civilité (même si les écarts ne sont pas rares), ce que ne peuvent être les politiciens professionnels, voués à des combats sans merci et souvent peu soucieux de bonnes manières.
D’autre part, en sacrifiant ses ambitions et ses goûts personnels à l’obligation de conserver et transmettre la couronne, il témoigne de ce que chacun, en tant qu’individu, doit se soumettre à des valeurs supérieures et assumer humblement sa place dans la longue chaîne des générations. C’est un pied-de-nez au sacro-saint individualisme contemporain (« Je veux ça et pas autre chose »). Difficile de faire plus archaïque… et plus humain.
Détail financier : en dépit des apparences, le décorum monarchique et les dotations dont bénéficient les familles royales pèsent relativement peu sur les finances publiques si on les compare au coût des élections présidentielles en France et surtout aux États-Unis ; elles sont par ailleurs source de profits touristiques (c’est particulièrement vrai au Royaume-Uni).
Un seul voyage de la reine fait plus pour l’Angleterre que le travail de nos ambassadeurs pendant toute une année.
Une rentrée pleine d’allant avec saint Matthieu
Le 21 septembre, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste.
Matthieu, avant de répondre à l’appel de Jésus, est Lévy, collecteur d’impôts pour les romains. Il quitte son confort, sa vie bien organisée pour vivre l’aventure du Christ et annoncer la Bonne Nouvelle.
Matthieu accueille ce qui s’offre à lui et se met en chemin avec audace et confiance.
Alors commencer une nouvelle année, avec ses challenges et ses défis, avec saint Matthieu ne peut être que de bon augure !
Voici 4 beaux passages de l’évangile de Matthieu pour booster notre rentrée, en prenant conscience :
- Que Jésus est venu nous sauver, nous guérir, nous libérer de toutes nos chaînes
“Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.”(Matthieu 8, 2-3) - Que le Père a mis en chacun de nous des talents qu’il nous invite à faire fructifier, à la mesure de ce qui nous a été donné
“ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” (Matthieu 25, 22-23) - Que le Seigneur a besoin de nous pour son Royaume
“ Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.” (Matthieu 4,19-20) - Qu’en acceptant de suivre Jésus, nous pouvons avancer sans crainte
“ Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine”. (Matthieu 6, 33-34)
Bonne rentrée !
Quinzième dimanche après la Pentecôte
L’Évangile nous relate l’épisode touchant de la résurrection du fils de la veuve de Naïm et donne son nom à ce Quinzième dimanche après la Pentecôte.
L’Introït nous présente la forme des prières que nous devons adresser au Seigneur dans tous nos besoins. L’Homme-Dieu a promis, dimanche dernier, d’y pourvoir toujours, à la condition d’être servi par nous fidèlement dans la recherche de son royaume. En lui adressant nos supplications, montrons-nous confiants dans sa parole, comme il est juste de l’être, et nous serons exaucés.
Introït : Inclina Domine
Comme les dimanches précédents, les chants du propre de la messe du quinzième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes sauf la Communion, et ils expriment les sentiments de supplication, de confiance, de louange et d’action de grâces qui doivent animer les chrétiens durant leur séjour sur la terre. Mais ils présentent aujourd’hui une particularité qui les oppose à ceux des dimanches précédents. Les alléluias des dix derniers dimanches, du cinquième au quatorzième après la Pentecôte, avaient tous pour texte le premier verset d’un psaume. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci ; ce seront au contraire les autres pièces, Introït, Graduel et Offertoire, qui auront pour texte le premier verset d’un psaume.
Le texte de l’Introït est le début du psaume 85, un des nombreux psaumes où David, qui se sent humainement perdu devant la puissance de ses ennemis, lance un appel suppliant vers Dieu pour qu’Il le délivre.
Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die.
Seigneur, tendez l’oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.
Chacun de nous peut faire sienne cette prière dans les épreuves et les tentations au milieu desquelles nous nous débattons. La mélodie est une des plus belles et des plus expressives du répertoire. Elle commence par une intonation qui s’élève en un grand élan, franchissant d’un bon toute l’octave pour culminer sur le mot Domine ; puis elle redescend et la phrase s’achève dans le grave sur exaudi me, prière plus humble mais tout aussi suppliante. La deuxième phrase, celle de l’espérance, est plus assurée, les mots Deus meus sont vraiment pleins de confiance. On retrouve dans la troisième phrase une supplication presque angoissée, s’enfonçant dans le grave puis se reprenant pour remonter sur le mot clamavi, qui est vraiment un cri lancé du fond de notre misère. Si les mots de profundis ne sont pas dans le texte, ils sont dans la mélodie. On entendra ensuite comme verset psalmodié la suite du psaume.
Lætifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam meam levavi.
Donnez la joie à l’âme de votre serviteur car j’élève vers vous mon âme Seigneur.
Graduel : Bonum est confiteri
Comme celui de l’Introït le texte du Graduel du quinzième dimanche après la Pentecôte est formé du début d’un psaume, cette fois le psaume 91. Après la supplication du fond de notre misère, voici la louange à Dieu pour sa justice et sa bonté infinie, et ces premiers versets chantent le bonheur que nous procure cette louange qui ne doit jamais cesser. On notera le passage de la deuxième à la troisième personne qui est assez fréquent dans les psaumes.
Bonum est confiteri Domino : et psallere nomini tuo, Altissime. Ad annuntiandum mane misericordiam tuam, et veritatem tuam per noctem.
Qu’il est bon de louer le Seigneur et de chanter un psaume à votre nom ô Très-Haut, pour annoncer dès le matin votre miséricorde et votre vérité durant la nuit.
Ce Graduel commence par les mêmes mots que celui de dimanche dernier Bonum est, et avec la même intonation, mais la suite est totalement différente. Après une courte cadence au grave, la mélodie s’élève soudain dans l’aigu avec hardiesse et enthousiasme, et elle s’y tiendra jusqu’à la fin, revenant sans cesse sur la même note avec une insistance que rien ne semble lasser. On retrouvera dans la deuxième partie de grandes vocalises déjà souvent rencontrées, puis la finale reprend exactement la même mélodie que celle de la première partie.
Alléluia : Quoniam Deus
Contrairement aux autres chants de cette messe et contrairement aux Alléluias des dimanches précédents, le texte de l’Alléluia du quinzième dimanche après la Pentecôte n’est pas le premier verset d’un psaume, mais c’est tout simplement la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 94, qui disait :
Venite exsultemus Domino : jubilemus Deo salutari nostro.
Venez exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.
Et nous continuons aujourd’hui :
Quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est un grand Dieu et un grand roi au-dessus de toute la terre.
Il y a bien un verset entre les deux qui a été sauté, mais il dit la même chose que le précédent. C’est l’acclamation de la majesté divine qui continue, et la mélodie ressemble aussi à celle de dimanche dernier ainsi qu’à celle de tous les Alléluias de louange et d’action de grâces des dimanches précédents. Elle est très développée avec de grandes vocalises éclatantes, surtout dans le verset.
Offertoire : Exspectans exspectavi
Nous retrouvons dans le chant de l’Offertoire du quinzième dimanche après la Pentecôte le début d’un psaume, le psaume 39.
Après la supplication, la louange et l’acclamation, voici l’action de grâces et de reconnaissance pour les bienfaits reçus.
Exspectans exspectavi Dominum, et respexit me : et exaudivit deprecationem meam, et immisit in os meum canticum novum, hymnum Deo nostro.
D’un grand espoir j’ai espéré dans le Seigneur et il a jeté les yeux sur moi et a exaucé ma prière. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une hymne à notre Dieu.
Un verset de psaume a été sauté entre les deux phrases, dans lequel David, auquel le psaume est attribué, précisait : il m’a arraché à la mort. Ce psaume est ainsi considéré comme messianique et David, figure du Christ, y prophétise la résurrection. C’est donc pour le grand bienfait de la Rédemption et toutes les grâces qui en ont découlé pour nous que nous chantons ce cantique nouveau mis en notre bouche par l’Église. Ces paroles s’appliquent, plus qu’à tout autre, au chant grégorien.
La mélodie exprime notre reconnaissance pour ces grâces espérées et reçues, d’une manière calme et douce, peu développée, se tenant toujours sur les mêmes notes dans le climat de vie intérieure et de contemplation qui est habituellement celui des Offertoires. Cependant la cadence finale surprend, venant se poser au grave sur une note qu’on n’avait jamais entendue auparavant, comme s’il ne s’agissait que d’une déposition passagère dont la suite se perd dans le silence.
Communion : Panis quem ego
Comme celle du dimanche précédent, la Communion du quinzième dimanche après la Pentecôte est tirée de l’Évangile, mais il ne s’agit pas cette fois de l’Évangile du jour. C’est un passage du discours sur le pain de vie, au chapitre VI de l’Évangile de saint Jean, dont nous avions entendu un autre extrait à la Communion du neuvième dimanche :
Panis quem ego dedero caro mea est pro sæculi vita.
Le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde.
Ces paroles, qui ont tellement scandalisé les auditeurs de Notre Seigneur, nous sont maintenant familières. Elles conviennent particulièrement bien au moment de la communion, alors que nous recevons ce pain devenu la chair du Christ. C’est Lui qui parle ici d’une voix très douce avec de belles vocalises mélodieuses et expressives.
Une riche actualité judiciaire… qui me remplit d’espoir pour les combats à venir!
Chers amis,
Si j’en crois ma récente actualité judiciaire, nos adversaires sont un tantinet fébriles – ce qui augure bien des batailles pro-vie qui vont nous occuper durant les prochains mois (car, comme disait le peu regretté président Mao, « être attaqué par l’ennemi est une bonne chose et non une mauvaise chose » !).
A la fin de l’été, j’ai appris que le Grand Orient faisait appel de notre victoire dans ce procès absurde qu’ils m’ont intenté. Après l’excellente plaidoirie de l’ami Jérôme Triomphe, le tribunal avait, à juste titre, considéré que s’opposer à l’avortement, même par le détournement potache, relevait du libre débat et avait donc débouté l’Eglise officielle du régime de sa plainte.
Manifestement peu satisfaite par le jugement, ladite Eglise officielle a donc fait appel. Mais, à ma grande surprise, j’ai récemment découvert tout récemment que le Grand Orient s’était finalement désisté (sans considérer comme normal de me prévenir, ni de prévenir mon avocat) – ce qui, si je comprends bien, signifie que j’ai finalement gagné. La chose reste à confirmer. En tout cas, merci de vos prières : je ne doute pas qu’elles soient pour beaucoup dans ma victoire en première instance et dans ce nouveau rebondissement.
En attendant – sans doute pour nous apprendre à nous confier davantage à la Providence ! –, j’ai appris, comme vous le disait Michel Janva, qu’une plainte contre le Salon beige pour « injure et provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre » (ouf !) avait été déposée. D’après ce que me dit la police judiciaire, le plaignant serait l’association LGBTXYZW Mousse qui avait annoncé sa plainte voici près d’un an sans que, pour ma part, j’en entende parler. J’ignore pour le moment si SOS Homophobie, un temps annoncée, en sera également. Je n’ai pas encore eu la plainte entre les mains, donc wait and see… Ce qui est sûr, c’est que l’article incriminé est celui-ci.
Ces braves gens se présentent comme des parangons de « tolérance » mais ils n’admettent pas que l’on pense différemment d’eux. Et ils trouvent odieusement « homophobe » qu’un prêtre invite une personne ayant des tendances homosexuelles à la chasteté. Sans doute doit-on en déduire les fiançailles sont une pratique « hétérophobe » ! Je rappelle tout de même à ces sourcilleux censeurs qui semblent tout ignorer de la foi et de la morale catholiques que l’invitation à la chasteté vaut pour tout le monde, comme l’invitation à la sainteté est pour tous : dans l’anthropologie biblique, dans la loi naturelle, la chasteté est simplement l’ordination de la sexualité à sa fin qui, ultimement, comme pour tous les actes humains, est la gloire de Dieu et la vision béatifique (et, dans cette logique d’ordination, le corps se soumet à l’âme comme l’âme se soumet à Dieu). Que ce soit difficile pour tout le monde, en raison du péché originel, est un fait ; mais ce n’est pas une raison pour ne pas tendre vers le but.
Bref, je continue à considérer – et j’ai bien l’intention de le dire au tribunal car ce n’est pas ma petite personne qui compte dans cette affaire – que les prêtres ont la mission de nous inviter tous à la chasteté (y compris les personnes ayant des penchants homosexuels qui, que je sache, ne cessent pas pour autant d’être des êtres humains appelés à la sainteté). Et je continue à considérer que le courageux apostolat d’associations comme Courage n’est pas, comme les associations LGBT l’en accusent absurdement, un acte de « torture » contre les personnes homosexuelles ! Il me semble fondamental que l’Eglise puisse continuer à parler et à agir librement pour nous inviter tous à la sainteté et nous conduire au Ciel.
Nous verrons ce que donnera ce nouveau procès – et d’abord de quoi je suis accusé et par qui. Mais, là aussi, vos prières seront bienvenues.
En tout cas, si les attaques se multiplient ainsi, c’est que les sectes de la culture de mort se sentent menacées. Comment ne pas s’en réjouir et comment ne pas en espérer le meilleur pour les combats à venir ?
Alors, même si cela les enquiquine (je n’ose pas dire: surtout si ça les enquiquine, mais j’avoue que cela me démange!), Viva Cristo Rey !
Guillaume de Thieulloy
La chasse aux prêtres étrangers est ouverte!
Naguère, l’extrême gauche était prolétarienne. Mais elle n’aimait guère les ouvriers en chair et en os : trop conservateurs ou trop réactionnaires ! Désormais, l’extrême gauche est immigrationniste, mais elle n’a guère changé de tropisme idéologique : elle continue à détester les étrangers réels. C’est ainsi que le journal pseudo-catho « Golias » vient de publier, sous la plume d’un certain Alexandre Ballario (qui semble être l’un des secrétaires de rédaction), un article à charge contre la « communauté intégriste chilienne de Saint Joseph le Gardien » qui dessert les paroisses de La Londe les Maures et Bormes les Mimosas dans le diocèse de Toulon.
Passons sur le fait que ladite communauté s’appelle en réalité « Fraternité saint Joseph Gardien », ce qu’un coup d’œil distrait au site du diocèse aurait permis de constater – et ce qui montre le sérieux de « l’enquête ».
Passons aussi sur le qualificatif d’« intégriste ». Je sais bien qu’on est toujours l’intégriste de quelqu’un – et qu’il n’est pas bien difficile de l’être par rapport aux rédacteurs de « Golias » – mais il est assez curieux de parler d’« intégrisme » pour des prêtres qui célèbrent quotidiennement la messe paroissiale selon le rite de Paul VI et en français. En réalité, et là aussi un coup d’œil rapide à internet aurait évité de dire n’importe quoi, cette communauté est biritualiste. De façon générale, il faut se méfier de ces étiquettes supposées infamantes employées à tort à et à travers. En l’occurrence, cela n’a simplement aucun sens.
Tout le reste de l’article est à l’avenant.
On y apprend que les prêtres parlent de l’enfer et du « pêché » (sic : à force de ne jamais en parler, « Golias » ignore comment ça s’écrit !). La belle affaire ! Les pauvres prêtres chiliens n’ont pas été informés que cela n’existait plus et ils croyaient bêtement que le Christ n’était pas mort pour rien. Mais figurez-vous que cette terrible dérive « intégriste » est assez répandue. Il se trouve même qu’elle est répandue jusque dans le Catéchisme de l’Eglise catholique – bible intégriste bien connue. Plus sérieusement, il suffit d’avoir assisté deux ou trois fois à la messe à La Londe ou à Bormes (ce qui est mon cas, figurez-vous, cher confrère : peut-être devriez-vous ajouter cet élément à charge dans votre réquisitoire !) pour constater à l’évidence que les sermons y parlent de bien des choses – d’enfer et de péché sans doute, mais aussi de bien d’autres sujets, du salut, du ciel, de la vertu et des mille choses qui font la vie chrétienne.
On découvre aussi que les femmes sont invitées à ne pas communier. Alors, celle-ci est assez mignonne ! Je serais fort intéressé de lire la monition paroissiale interdisant la communion aux femmes. Peut-être qu’à « Golias », on croit vraiment au bobard sur le concile de Mâcon qui aurait débattu de l’existence de l’âme chez les femmes (naguère un Premier ministre socialiste avait témoigné de sa remarquable culture religieuse en évoquant ce bobard comme un fait historique!). En tout cas, je n’ai jamais vu ça nulle part et je doute fort qu’il y ait la moindre parcelle de vérité dans cette accusation fantaisiste. On a l’impression que l’auteur de l’article s’est créé un intégriste imaginaire et fait porter à ces prêtres bien réels tous les travers inventés par sa fertile imagination. Je suppose que Saint-Nicolas du Chardonnet correspond davantage que la Fraternité Saint Joseph Gardien aux canons de l’intégrisme fantasmé par M. Ballario ; eh bien, je n’ai pas l’impression que les bancs de communion y soient interdits aux femmes ! Il serait en tout cas amusant d’avoir des détails sur cette invention loufoque… Au demeurant, si nos confrères avaient posé deux ou trois questions de vérification, ils auraient pu constater que, à l’exception d’un prêtre de la paroisse, toutes les personnes qui s’occupent de l’aumônerie de la maison de retraite locale, pour ne citer qu’un exemple, sont des femmes : croit-on vraiment que, si nos pauvres Chiliens demeurés doutaient de l’existence de l’âme chez les femmes, ils laisseraient ces dernières exercer des missions pastorales ?
Tout ça n’a vraiment aucun sens.
En général, je ne vois pas bien l’intérêt de répondre aux articles de « Golias » : la vérité n’est pas leur affaire et le débat ne peut donc servir à rien. Mais, en l’occurrence, je trouve assez scandaleux d’insulter des prêtres que l’immense majorité de leurs paroissiens apprécient (y compris les pratiquants très irréguliers – je peux en témoigner ayant accompagné à l’occasion tel de ces prêtres au bistrot local) et, avec eux, les sœurs qui nous accueillent avec tant de gentillesse au séminaire de la Castille. En réalité, la seule chose que ne digèrent pas nos excellents confrères, c’est qu’il s’agit d’étrangers comme on rêverait d’en accueillir davantage sur le sol de France : pieux, dévoués et attachés autant à leur patrie d’adoption qu’à leur patrie d’origine. Si on ne peut même plus compter sur les immigrés pour détruire la civilisation occidentale, tout est foutu, n’est-ce pas ? Il est vrai que, ces derniers jours, le Chili a apporté de bien mauvaises nouvelles à l’extrême gauche internationale en refusant, à une écrasante majorité, la réforme constitutionnelle de guerre civile que voulait imposer l’actuel gouvernement (et en rejetant, par la même occasion, la réforme qui aurait aggravé la culture de mort en faisant de l’avortement un « droit » constitutionnel). On comprend alors que taper sur des Chiliens puisse « soulager » un idéologue post-marxiste, quitte à taper complètement à côté de la cible.
En attendant, on constatera l’élégance du procédé : le diocèse de Toulon est endeuillé par le moratoire sur les ordinations, son évêque en est légitimement meurtri, de même que les séminaristes et les ordinands et c’est le moment que choisit « Golias » pour glisser cet article venimeux (et à la lisière de la diffamation au plan pénal). C’est vrai que ce diocèse qui avait l’incroyable audace d’avoir l’un des séminaires les plus féconds de France aurait pu faire des émules : c’est ce que les syndics de faillite veulent à tout prix éviter. Mais, dans cette histoire, ils font fausse route : ce qui rend cette communauté chilienne insupportable à leurs yeux est précisément ce qui la rend aimable pour l’immense majorité des catholiques. Des prêtres qui ne se croient pas investis de la mission de détruire la foi catholique, on peut comprendre que cela désespère les fossoyeurs, mais il n’est pas difficile non plus de comprendre pourquoi les églises de La Londe et de Bormes sont pleines !
Guillaume de Thieulloy
Huit tracts apologétiques publiés par les dominicains d’Avrillé
Les dominicains d’Avrillé nous prient d’annoncer la publication de 8 tracts apologétiques (pour discerner la vraie religion) téléchargeables sur le site des dominicains d’Avrillé :
Tract 1 : Dieu ? La raison dit oui !
Tract 2 : Jésus-Christ prophétisé : la clé du mystère des Juifs
Tract 3 : Jésus ressuscité
Tract 4 : La charité : la vraie religion discernée à ses fruits
Tract 5 : Les Témoins de Jéhovah : vrais ou faux témoins ?
Tract 7 : Qui ?
Tract 8 : Laïcité – Islam : complices ?
Tract 9 : Martin Luther : l’anti-saint
Pour y accéder directement :
http://www.dominicainsavrille.
Marches pour la vie à Zürich en Suisse et à Berlin en Allemagne
Suisse
#MPLVSuisse à Zurich . Monika Hoffman nouvelle directrice de la Marche pic.twitter.com/1gWbuBEqUB
— Choisir la Vie Fr (@ChoisirlaVie_Fr) September 17, 2022
En direct #MPLVSuisse pic.twitter.com/kWmDPZiA8s
— Choisir la Vie Fr (@ChoisirlaVie_Fr) September 17, 2022
Le cortège de la #MPLVSuisse @MarschFuerLeben pic.twitter.com/yD53YprUKc
— Choisir la Vie Fr (@ChoisirlaVie_Fr) September 17, 2022
Allemagne :
Presque personne n’est au courant : En Allemagne, 400 enfants en moyenne sont avortés par jour ouvrable.
Kaum jemandem bewusst:
In Deutschland werden an einem Arbeitstag durchschnittlich 400 Kinder abgetrieben. #MarschfürdasLeben pic.twitter.com/JS2JMXWM2W— Martin C. T. Kohler (@MartinCTKohler) September 17, 2022
#MarschfürDasLeben ist gestartet pic.twitter.com/5niUGToQVZ
— Lukas Steinwandter (@LSteinwandter) September 17, 2022
#marschfürdasleben pic.twitter.com/b1SJRrEfxK
— Lukas Steinwandter (@LSteinwandter) September 17, 2022
Hubert Hüppe et Sylvia Pantel, membres de la CDU, opposants à l’avortement :
Wie erwartet sind CDU-FunktionärInnen heute mit von der Partie beim #MarschfürdasLeben. Hubert Hüppe und Sylvia Pantel gehören mit zu den lautesten AbtreibungsgegnerInnen in der Union. #b1709 pic.twitter.com/KkeR1Dn5YT
— Lina Dahm (@_LinaDahm_) September 17, 2022
In Berlin läuft gerade die wichtigste Zukunftsdemo: Die für das grundlegendste Menschenrecht. #Lebensrecht #Lebensschutz #Abtreibung #MarschfuerdasLeben pic.twitter.com/nfirKoHizz
— Philip Kiril Preußen (@PhilipKiril) September 17, 2022
Auf der Bühne spricht jetzt eine Atheistin aus Kalifornien, die den „Democrats for Live“ vorsitzt. Sie kämpft gegen die Abtreibungsindustrie. #prolife #marschfürdasleben pic.twitter.com/8uwBNahozU
— Lukas Steinwandter (@LSteinwandter) September 17, 2022
Le mépris d’une foi enracinée dans les rites et les sacrements et celui d’une foi enracinée dans une culture nationale vont de pair
Laurent Dandrieu vient de publier Rome ou Babel, pour un christianisme universaliste et enraciné, dans lequel il montre comment l’attachement à nos petites et grandes patries concourt au bien commun et nous détache de nos égoïsmes. L’universalisme chrétien, le catholicisme, n’est pas un mondialisme. L’Eglise catholique, c’est-à-dire universelle, est la religion de l’incarnation. Mais c’est l’écrivain qui parle le mieux de son ouvrage, dans Valeurs Actuelles :
Depuis une soixantaine d’années, il y a dans l’Église une tendance à la désincarnation qui s’est traduite, dans les années 1960, par une traque de tout ce qui avait trait à la piété populaire : processions, ex-voto, culte des reliques, dévotions mariales, etc., censés relever d’une religiosité archaïque et superstitieuse. Dès cette époque, le père Serge Bonnet, sociologue dominicain pas particulièrement conservateur, avertissait que cette destruction du catholicisme populaire aboutirait à un catholicisme apatride. Or, c’est précisément ce que l’on est en train de vivre. Le mépris d’une foi enracinée dans les rites et les sacrements et celui d’une foi enracinée dans une culture nationale vont de pair.
Faire de la foi un phénomène purement spirituel, penser que la relation avec Dieu rend le culte et le rite secondaires, et la culture catholique accessoire, c’est une trahison du catholicisme. Et c’est une erreur fondamentale, à la fois parce que la foi personnelle a besoin d’être étayée par une culture sous peine de risquer l’asphyxie, et parce que cette culture catholique constitue un lien très fort avec ceux qui n’ont pas la foi : c’est un terreau formidable d’évangélisation, en particulier des classes populaires qui, même inconsciemment, restent imprégnées de catholicisme.
En réalité, ce débat qui semble extérieur à mon sujet en est au cœur : c’est l’une des formes d’un affrontement entre une vision enracinée du catholicisme et une vision désincarnée, hors-sol. Cela rejoint le sujet fondamental de mon livre, le duel entre l’universalisme catholique et le mondialisme.
Votre livre place le catholicisme sous le signe d’un choix entre Rome et Babel : pourquoi cela ?
Pour certains, le catholicisme semble être devenu un autre nom du mondialisme. La question est de savoir si l’universalisme chrétien, qui affirme que tous les habitants de la Terre sont membres d’une commune famille humaine par la paternité divine, nous appelle à dépasser les nations, les patries, les communautés naturelles et à abolir les frontières pour parvenir à l’unité politique du genre humain. Ou si, au contraire, on peut être catholique et attaché à son identité, à sa culture, à sa patrie. Je soutiens que non seulement on le peut, mais on le doit.
La tentation mondialiste, qui s’exprime dans le mythe de Babel, c’est l’utopie d’une humanité uniformisée, partageant une même langue, une même culture, un même gouvernement. L’universalisme chrétien en est l’exact contraire. Il connaît sa première manifestation concrète à la Pentecôte : saisis par l’Esprit saint, les apôtres s’adressent aux représentants de peuples divers et chacun les entend dans sa propre langue. C’est le premier acte de cette inculturation que Pie XII va appeler « l’étoile directrice de l’apostolat universel ». Jean-Paul II la définira ainsi : « L’incarnation de l’Évangile dans les cultures autochtones, et en même temps l’introduction de ces cultures dans la vie de l’Église. » Dès l’origine, l’évangélisation s’est faite en s’enracinant dans les cultures des différents peuples. L’inculturation, c’est la traduction dans les faits de la doctrine de saint Thomas d’Aquin selon qui « la grâce ne détruit pas la nature mais la couronne ». Le catholicisme, à la suite d’Aristote perfectionné par saint Thomas, reconnaît que la nature humaine présuppose que l’homme, pour accomplir pleinement son humanité, a besoin d’être enraciné dans une culture, une histoire, une tradition. L’Église va donc s’étendre sur toute la Terre en respectant et en valorisant l’identité des peuples qu’elle va évangéliser.
L’universalisme chrétien, ce n’est pas la dissolution des identités particulières dans une identité commune, c’est la communion de ces identités différentes dans une destinée spirituelle commune, qui respecte leur diversité et leur charisme propres. C’est par la singularité de chaque culture que l’homme atteint l’universalité de la grâce. L’uniformisation que prône le mondialisme, c’est l’exact contraire de cela.
C’est pour cela que l’Église a toujours loué l’amour de la patrie comme un acte de piété filiale, et comme un acte de charité, parce qu’il concourt au bien commun. « Si le catholicisme était ennemi de la patrie, il ne serait plus une religion divine », dit saint Pie X. Cet amour de la patrie n’éloigne pas de l’universel ; au contraire, il y conduit en nous détachant de nos égoïsmes immédiats par la solidarité à une communauté plus large. […]
L’esprit de Babel a gagné une partie des chrétiens et même de la hiérarchie de l’Église, à cause d’un appauvrissement de la pensée théologique, qui notamment n’intègre plus de réflexion sur le bien commun. Il y a aussi, chez certains, un opportunisme, l’idée qu’il ne faudrait pas rater le train de l’histoire, qui irait inéluctablement vers une unité du genre humain. Vers les années 1960, l’unité du genre humain s’est ainsi mise à dériver du plan eschatologique au plan politique, de l’espérance vers la “militance”. Cette contamination de l’esprit de la Pentecôte par l’esprit de Babel a été favorisée par l’espoir qu’en se convertissant à « la religion de l’humanité », comme le dit Pierre Manent, l’Église garderait l’oreille du monde. On voit alors apparaître dans certains textes pontificaux l’appel à une gouvernance mondiale pour résoudre des problèmes devenus planétaires. Cette contamination de l’universalisme chrétien par le mondialisme est la matrice des positions à courte vue de l’Église sur l’immigration. Dans ces positions, il y a d’abord une dissolution de la notion de bien commun dans les droits de l’individu ; mais surtout, il y a une sorte de messianisme humanitaire qui considère que l’immigration de masse est un moyen providentiel pour progresser vers l’unité concrète de la famille humaine. Le migrant devient ainsi, en tant que migrant, une sorte de rédempteur grâce auquel le genre humain va enfin atteindre à l’unité.
Ce qui est à la fois fascinant et inquiétant, c’est qu’en se laissant ainsi contaminer par le mondialisme, l’Église prête la main à une idéologie qui est son pire ennemi, puisqu’elle veut arracher l’homme à tous ses ancrages, naturels, humains, mais aussi religieux. Si elle veut échapper à son déclin, l’Église doit au contraire de toute urgence redécouvrir que la voie du salut universel passe par une civilisation chrétienne enracinée.
Euthanasie, suicide assisté : un droit à la mort ?
L’analyse de Guillaume Bernard à l’occasion du colloque de l’Institut catholique de Toulouse, le 22 avril 2022; sur le thème “Le religion, le droit et la mort” :
Explications sur le nouveau décret hongrois sur l’avortement
Un nouveau décret hongrois oblige les femmes à écouter le cœur de l’enfant qu’elle porte avant de décider si elles souhaitent avorter ou non. Explications :
Le pèlerinage de Chrétienté fête ses 40 ans
Pour l’occasion, une messe sera célébrée à Paris, en l’église Saint-Roch, le samedi 8 octobre à 10h30, par le père abbé du Barroux, Dom Louis-Marie.
La cérémonie sera suivie d’un buffet.

Entrées au séminaire : progression générale et importante dans les communautés traditionalistes
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Depuis une année trois documents romains ont mené des attaques, convergentes et complémentaires, contre la liberté de célébration de la messe romaine traditionnelle. Citons, le 16 juillet 2021, le motu proprio du pape François Traditionis custodes. La réponse, le 4 août, de Mgr Roche, Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, aux questions posées par le cardinal Nichols, archevêque de Westminster. Enfin, le 29 juin 2022, la lettre apostolique Desidero desideravi sur la formation liturgique du peuple de Dieu.
Un monde traditionnel en développement
En France ces documents ont eu un impact médiatique important mais une influence modeste sur le nombre de messes traditionnelles célébrées avec l’accord de l’évêque. Le site Ad majorem dei gloriam note cependant la suppression de 14 lieux de culte sur un total initial de 241, soit une diminution de 6%. Si ce chiffre n’est pas très élevé c’est la première fois que s’observe une diminution du nombre de messes traditionnelles célébrées en application de Summorum Pontificum. Qu’en est-il de l’impact de ces documents sur les entrées dans les séminaires, et donc, à terme sur l’évolution du nombre de prêtres en France et leurs pratiques liturgiques ? Notons d’abord qu’en 2022 il a été ordonné, selon le site de la Conférence des Évêques de France, 77 prêtres séculiers français, c’est-à-dire destinés à être prêtres diocésains, auxquels il faut adjoindre 12 autres Français : 3 pour l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP), 3 pour la Fraternité Saint Pierre (FSSP) et 6 pour la Fraternité Saint Pie X (FSSPX). Ces 12 prêtres français ordonnés pour la messe traditionnelle représentent ainsi 14 % du total des ordinations de prêtres séculiers français. Sans prendre en compte les 4 ordinations prévues au diocèse de Toulon et reportées sine die on notera que ces ordinations se concentrent essentiellement sur quelques diocèses et communautés : communauté Saint Martin : 14, Paris : 10, Vannes : 5, Versailles :3. Ces chiffres sont à rapprocher d’un âge médian des prêtres de 75 ans et d’un nombre de décès annuel compris entre 600 et 800.
La réalité face à l’idéologie
En ce mois de septembre 2022 quel a été l’impact des décisions romaines sur les entrées dans les séminaires ? Les chiffres sont éloquents. Les communautés où se célèbre la messe traditionnelle (ICRSP, FSSP, FSSPX, IBP -Institut du Bon Pasteur- et MMD- Missionnaires de la Miséricorde Divine-ont bénéficié de 95 rentrées au regard de 69 en 2021, dont 38 français alors qu’ils étaient 20 en 2021. Cette progression est générale et importante pour toutes les communautés. Un double mouvement, que l’on pourrait qualifier politiquement de dextrogyre, semble ainsi s’opérer à partir du fait que de nombreux séminaristes, même diocésains, sont, en fait, depuis des années déjà, plus ou moins familiers de la messe traditionnelle dans leurs familles ou lors de leur itinéraire personnel (cf le témoignage de Dom Geoffroy Kemlin, nouvel abbé de Solesmes dans La Nef No 350). Par le motu proprio Traditionis custodes le pape François a rendu quasiment impossible à un nouveau prêtre diocésain la célébration de la liturgie traditionnelle. Il faut en demander l’autorisation à Rome, laquelle est toujours refusée ! Face à cette situation un certain nombre de jeunes aspirants au sacerdoce, et qui espéraient pouvoir vivre dans les diocèses une forme de biritualisme, semblent avoir fait le choix des communautés ex Ecclesia Dei pour se préparer à la prêtrise. Il est d’autre part certain que plane sur les communautés ex Ecclesia Dei la menace de visites canoniques dont l’objet serait de leur imposer les « bienfaits » de la réforme liturgique et de « tout ce qui va avec ». Rejoindre les séminaires de la FSSPX est un moyen, radical, de se mettre à l’abri de telles menaces. Enfin les vocations étant un mystère peut-être est-ce là, tout simplement, la réponse divine à la volonté pontificale de couper l’Église romaine de sa tradition liturgique ?
En regard de cette situation, encourageante, dans les communautés attachées à la messe traditionnelle la situation de l’Église que le cardinal Benelli qualifiait de « conciliaire » apparaît pathétique. En 2019 les séminaires de Bordeaux et de Lille ont fermé par manque d’effectifs. La Conférence des Évêques de France n’a pas encore communiqué officiellement sur les entrées en propédeutique en 2022 mais les chiffres ne seront certainement pas bons, un évêque déclarant pudiquement il y a quelques jours : « Les entrées au séminaire marquent le pas ».
Ne tirent leur épingle du jeu que les communautés les plus traditionnelles même si elles ont adopté les réformes conciliaires. Citons la communauté Saint Martin avec 24 ordinations en 2021 et 14 en 2022, 24 entrées en propédeutique en 2022 et 19 en 2021. Les dominicains de Toulouse thomistes et conservateurs, qui sont des religieux, bénéficient de 11 entrées en 2022 alors qu’il n’y en a qu’une, en propédeutique, au séminaire de la ville rose où Mgr de Kérimel s’est fait remarquer en fustigeant les séminaristes qui portaient la soutane. Quant au diocèse de Toulon, réputé pour le nombre de ses ordinations, l’unique candidat en propédeutique est envoyé à Aix et cette année est fermée au séminaire de La Castille. De plus il ne suffit pas de rentrer, encore faut-il persévérer. Sur les 6 entrées en propédeutique au séminaire de Paris en 2021, uniquement 2 étudiants passent en première année de philosophie, les autres ayant pris une autre voie, lassés de se voir imposer la communion dans la main.
Se poser les bonnes questions
Face à cette situation bien peu d’évêques semblent se poser la question : « Peut-être avons-nous longtemps fait fausse route ? » et son corollaire « Pourquoi n’essayerions-nous pas ces méthodes traditionnelles qui semblent avoir fait leurs preuves et qui s’avèrent toujours efficaces ? » Au contraire la solution, pour beaucoup, serait l’avènement d’une Église sans prêtre, les diacres mariés en faisant plus ou moins office, en attendant l’ordination d’hommes mariés, voire de femmes. Un évêque récemment nommé à la tête d’un diocèse du Sud de la France n’annonçait-il pas à son presbyterium, il y a quelques mois : « Il y a encore 50 % de prêtres en trop dans ce diocèse ». Mais une Église sans prêtres serait-elle encore l’Église catholique ?

Renaissance catholique organise un colloque le samedi 24 septembre de 10 h à 18 h à la Maison de la chimie à Paris :
9h 30 Accueil
10 h La Messe traditionnelle nourriture de nos âmes – Chanoine Alban Denis
10 h 30 Histoire de la messe interdite (1969-2022) Cyril Farret d’Astiés et Victoire De Jaeghere
11 h 30 La situation de la messe dans les diocèses (Grenoble, Le Mans, Tours, Bordeaux, Versailles, Paris etc.) Philippe Darantière (Lex Orandi)
12 h 30 Déjeuner, stands, rencontres
14 h Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances – Jean-Pierre Maugendre (Renaissance Catholique)
14 h 45 L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? Cyrille Dounot et Jeanne Smits
15 h 30 Visite des stands et de la librairie
16 h15 Table ronde : Un demi siècle de réformes liturgiques.
Bilan et perspectives : Luc Perrin, abbé Grégoire Celier, abbé Barthe. Coordination Laurent Dandrieu
17 h 15 Conclusion Jean de Tauriers (Notre-Dame de chrétienté)
À quoi servent les cardinaux ?
Pourquoi le pape a-t-il créé de nouveaux cardinaux ? Quelles conséquences pour la réforme de la curie ? Pourquoi les cardinaux Kasper et Ouellet s’opposent-ils à cette réforme ? Le Club des Hommes en noir composé des abbés Célier, Barthe et Guelfucci, ainsi que de Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence, s’attelle à nous apporter quelques réponses dans ce premier épisode de la saison 2022-2023.
Mais oui : pourquoi ?
Pourquoi a-t-on le nom de tous les religieux, scientifiques, philosophes, médecins… auditionnés par le CCNE sur l'euthanasie, mais pas ceux des personnalités appartenant aux trois loges maçonniques qui ont également été consultées par le comité ? https://t.co/CZTPYKprNu pic.twitter.com/skBAgU0a5L
— Paul Sugy (@PaulSugy) September 16, 2022
Sables d’Olonne : la Cour administrative d’appel de Nantes confirme le retrait de la statue de Saint-Michel
Installée en octobre 2018 place Saint-Michel aux Sables d’Olonne, devant l’église Saint-Michel. Dans son arrêt la juridiction administrative d’appel de Nantes estime que l’installation d’un emblème religieux
“sur un emplacement public est interdite par l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat”.
Elle confirme le jugement en première instance du tribunal administratif du 16 décembre 2021.
Le maire de la commune Yannick Moreau a réagi vendredi matin dans un communiqué :
“La ville déplore cette décision et regrette que le caractère patrimonial, culturel, artistique et historique de cette œuvre n’ait pas été reconnu par la Cour administrative d’appel”. “C’est pourquoi la collectivité va saisir le Conseil d’État et tout faire pour convaincre la plus haute juridiction administrative que cette statue a toute sa place au cœur du quartier Saint-Michel dont elle est l’emblème”.
En mars dernier, le maire avait organisé une votation pour recueillir l’avis des habitants. Une très grande majorité des votants (94,51%) s’était dite favorable au maintien de la statue.
Ce dimanche 18 septembre, l’association pour la sauvegarde de la statue, Reconquête et Génération Z appellent à une manifestation place Saint-Michel à 14 heures.
