Souffrante, elle n’a pas eu accès aux soins et a fini par demander l’euthanasie
Intitulé “All is Beauty”, un film publicitaire de trois minutes posté sur YouTube raconte l’histoire (ou prétendue telle) de Jennyfer, qui explique à quel point la beauté a été importante dans sa vie et comment elle continue à la trouver dans les derniers jours avant de… mettre fin à ses jours.
Dans une autre vidéo de cinq minutes postée sur YouTube, Peter Simons – qui a quitté son poste de PDG et nommé en mars le premier non-membre de la famille à la tête de l’entreprise canadienne vieille de 180 ans – explique pourquoi la société que sa famille possède et exploite depuis cinq générations a créé “All is Beauty”. Et il explique que le commerce a laissé place à l’idéologie :
“Il ne s’agit évidemment pas d’une campagne commerciale”. “Il s’agit plutôt d’un effort pour utiliser notre liberté, notre voix et le privilège que nous avons de parler et de créer chaque jour d’une manière qui relève davantage de la connexion humaine. Et je pense que nous croyons sincèrement que les entreprises ont la responsabilité de participer aux communautés et d’aider à construire les communautés dans lesquelles nous voulons vivre demain, et laisser à nos enfants.”
Le film s’ouvre sur une chambre d’hôpital vide. “Mourir dans un hôpital, ce n’est pas ce qui est naturel, ce n’est pas ce qui est doux. Dans ce genre de moments, on a besoin de douceur”, dit Jennyfer alors que la caméra fait un zoom arrière pour révéler que la chambre d’hôpital se trouve dans un grand conteneur sur une plage en train d’être emportée par la mer, alors que “Simons presents” apparaît en surimpression à l’écran. Le reste de la vidéo se déroule comme une célébration de la vie de Jennyfer.
Le film se termine par une simple phrase à l’écran : “Pour Jennyfer : De juin 1985 à octobre 2022”, remplacée par “Tout est beauté” et un petit logo Simons en dessous.
L’aide médicale à mourir (MAID) est devenue une procédure médicale légale au Canada en 2016. En 2021, la loi a été modifiée pour permettre aux personnes atteintes de conditions physiques non terminales de choisir une mort assistée, et l’année prochaine, elle changera à nouveau pour permettre l’éligibilité des personnes atteintes de maladies mentales.
Un article daté du mois de juin nous apprend que la véritable histoire de Jennyfer n’est pas celle qui a été racontée par l’enseigne commerciale. Il s’agit d’une femme, qui, en raison de ses faibles moyens financiers, n’a pas eu droit à des soins dignes de ce nom. Cette femme atteinte d’une maladie chronique a déclaré à CTV News:
« J’ai pensé : ‘Mon Dieu, j’ai l’impression de passer entre les mailles du filet, donc si je ne peux pas accéder aux soins de santé, puis-je accéder aux soins de la mort ?‘ Et c’est ce qui m’a amené à me pencher sur MAID et j’ai fait une demande l’année dernière. »
Elle a expliqué que, bien qu’elle ait espéré avoir accès à des soins palliatifs ou à d’autres soutiens, sa “souffrance a été validée dans la mesure où elle a été approuvée pour le MAID, mais aucune ressource supplémentaire ne s’est ouverte”. Pendant des années, elle n’a pas réussi à changer de médecin, qui avait déménagé, elle a pris des traitements qui n’ont jamais vraiment résolu son problème, en raison notamment de moyens financiers. Et donc elle constate :
“Parce que je suis bloquée financièrement et géographiquement, il est beaucoup plus facile de laisser tomber que de continuer à me battre.”
La documentation MAID de l’autorité sanitaire note froidement que la “patiente a un dossier médical complet” et qu'”il n’y avait pas d’autres recommandations de traitement ou d’interventions adaptées aux besoins de la patiente ou à ses contraintes financières.”
Son handicap et sa pauvreté sont les deux principales préoccupations soulevées. Au départ, les demandeurs de l’euthanasie devaient souffrir d’une maladie en phase terminale en plus de souffrir physiquement, mais maintenant la souffrance physique est la seule exigence. Les législateurs entendent maintenant les arguments de divers groupes concernant la prochaine phase du programme MAID, qui permettrait aux personnes souffrant de troubles mentaux de demander l’aide à mourir.
La laïcité qu’es a quo ? Une « valeur » républicaine ou un vertu chrétienne ?
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Le thème de la laïcité revient de temps à autre dans le débat public. La République s’interroge sur la laïcité et cherche en en faire la promotion lors d’une « Journée » de la laïcité. Elle institue un observatoire de la laïcité faisant partie d’un comité interministériel éponyme. Colloques, séminaires, conférences sont organisés fréquemment sur ce sujet pour tenter de définir les contours de cette notion ô combien emblématique pour les républicains montrant ainsi leurs fébrilité mais sans doute aussi leur embarras.
Qu’est-ce donc que cet obscur objet de désir qui nous a valu la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905, obtenue aux forceps et par la force des baïonnettes ? La laïcité véritable est-elle une séparation comme le prétendent les laïcards ? Ou s’agit-il, en réalité, de tout autre chose ? Est-elle le fruit d’un combat acharné et fratricide ou un don reçu ? Est-elle une valeur ou s’agit-il plutôt d’une vertu ?
Ouvrons donc le dossier.
La séparation de l’Église et de l’État est justifiée par les républicains par la célèbre phrase du Christ : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Pour les tenants de la privatisation de la religion, citer publiquement le Nom divin comme source de la laïcité ne semble pas leur poser problème. Ils n’en sont pas à une contradiction prêt. En réalité, ils ne disposent pas d’autre source que la Bible pour tenter de justifier leur conception de la laïcité. Et cette source est sure, n’en doutons pas une seconde.
Revenons donc à la Source.
Le contexte de la déclaration de Jésus-Christ se situe au terme d’un dialogue entre Lui et des Pharisiens, toujours prêts à Le mettre en difficulté. Les Pharisiens d’hier ne sont-ils pas les Républicains d’aujourd’hui ? La question qu’ils Lui posent est la suivante : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » et d’insister : « Devons-nous payer, oui ou non ? » Notons au passage qu’il est douloureux, en tout temps, de payer des impôts et que la préoccupation fiscale ne date pas des Gilets Jaune.
Il n’en demeure pas moins que la question est d’importance, lorsque la Palestine d’alors est occupée par l’Empire romain, lequel fait subir à ce pays tout le poids de cette occupation. On sent donc chez les Pharisiens une méchante envie de prendre Jésus au piège. Car si Jésus répond oui à la question posée, Il sera coupable d’être un collabo de l’occupant et un Juif scélérat. Si, en revanche, Il répond non, Il passe aux yeux de ces mêmes Pharisiens comme un dangereux séditieux à dénoncer. N’ont-ils pas hurler devant Pilate : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’Empereur ! » N’ont-ils pas été scandalisés de l’écriteau posé sur la Croix : INRI « Jésus Nazaréen Roi des Juifs » N’ont-ils pas choisi ainsi de condamner à mort leur véritable Roi et libérer, du même coup, l’assassin Barrabas. Choix tragique à méditer lorsque l’on évoque les périodes troubles de notre histoire, notamment celle de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie. Mais également du crédit que l’on accorde aux dirigeants du moment.
Mais Lui [Jésus], sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » L’ interpellation de Jésus est vive et précise. Vive, car Il décèle le piège grossier qui Lui est tendu : répondre par oui ou par non et donc s’enfermer dans une impasse binaire. Impasse mortifère qui consiste à diviser et à exclure celui qui, selon le politiquement correct, à « mal » répondu. Précise, car Il demande aux Pharisiens des précisions sur l’objet même de leur question. Les Pharisiens ne peuvent pas, ici, répondre par oui ou par non ; ils sont contraints de vider leurs poches remplies de monnaie romaine. Belle leçon de lucidité et de discernement à retenir dans tous les débats actuels. Se faire préciser l’objet de la question : est-ce bien de cela dont il est question ou d’autre chose. Pousser l’adversaire jusqu’à son dernier retranchement pour l’acculer à se dévoiler et à manifester ses vraies motivations. « Ainsi donc seront révélées les intentions d’un grand nombre ».
Les Pharisiens ainsi acculés apportèrent à Jésus une pièce d’argent. Pièce d’argent dont ils étaient entrés en possession et qui représentait une participation active au commerce et à la vie économique. Les Pharisiens étaient donc des agents économiques consommateurs de produits et de biens mis à leur disposition par le système économique de l’époque et dont les échanges étaient facilités par les réseaux de communication de l’Empire. Jésus leur dit alors : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. La pièce d’argent n’est pas anonyme, elle représente une certaine valeur marchande dans un contexte économique et politique donnés. Elle a une figure symbolique, certes, mais réelle de l’État qui l’a mise en circulation pour faciliter les échanges.
César est donc bien l’image de l’État. Et puisque l’État met sa monnaie à notre disposition et avec sa monnaie crée des biens et des services pour le bien de tous, nous ne pouvons qu’acquiescer à la réponse de Jésus : « Ce qui est à César, rendez-le à César… » Notre devoir de participer à la vie politique, économique et sociale et de contribuer au financement de la dépense publique est confirmée par le Christ. Ce devoir a de la valeur pour Dieu. Nous ne pouvons pas y échapper.
Nous pourrions nous croire quitte et rentrer chez-nous en prenant la ferme résolution de ne pas omettre de faire sa déclaration des revenus, de payer à l’échéance ses taxes et cotisations … et de jouir de l’existence une fois son devoir de contribuable et de citoyen rempli.
Jésus nous demande cependant d’aller plus loin. Les Pharisiens et nous-même aussi ne sommes pas quittes de ce qui suit. Lors de son procès le Christ montre à Pilate la source de son pouvoir : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut… ». César ne s’est pas fait tout seul. Il ne s’est pas créé lui-même par la seule force de sa loi, fusse-t-elle fiscale. Tout régime, quel qu’il soit, républicain ou pas dépend d’une autorité qui lui est supérieure. Aucun régime politique, aucune institution ne peut se légitimer par soi-même. Il en est de même pour la loi. Aristote et Cicéron, non chrétiens, défendait l’idée d’une loi naturelle supérieure. Cicéron disait à ce propos : « La loi dans son essence n’est ni une invention issue du génie des hommes, ni une décision arbitraire des peuples, mais quelque chose d’éternel qui règne sur le monde entier par la sagesse de ses commandements et de ses défenses. Son origine n’est autre que la pensée de la divinité édictant selon la raison des obligations et des interdictions qui s’étendent à toute chose. Elle régit toute les nations et tous les temps. » Ainsi en est-il de la famille institué par Dieu dés l’origine, « Homme et femme, Il les créa. Et l’homme quitteras son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et ils ne feront plus qu’un ». Tout naturellement, par extension et par prolongement, toute société humaine se reçoit d’en haut. C’est ce que l’on appelle la légitimité ou, en terme religieux la justification. C’est donc bien par la sagesse d’une force extérieure à eux-même que des hommes et des femmes se sont organisés entre eux, ont créé des structures communes, se sont dotés de pouvoir, ont constitué des États et se sont soumis à une autorité.
Or, la République, issue de la Révolution de 1789 conteste la loi naturelle. Dans l’Encyclopédie ? Diderot dira : « C’est à la volonté générale que l’individu doit s’adresser, pour savoir jusqu’où il doit être homme, citoyen, sujet, père, enfant, et quand il lui convient de vivre et de mourir. » C’est sous ce régime que nous vivons et qui ne reconnaît rien d’autre que lui-même comme référence. La loi républicaine se base donc sur l’instinct primaire et animal et sur les envies du moment exacerbés par l’individualisme et les pressions des minorités. Toute référence transcendante est contestée, toute loi naturelle est bannie, Dieu est écarté. Seul l’homme décide de son propre bien. La laïcité républicaine, sensée régir la vie, reste bien terre à terre. Elle n’a donc aucune « valeur » universelle. Avec la République, telle qu’elle existe aujourd’hui, nous sommes en présence d’une rupture anthropologique majeure aux conséquences tragiques : on décide soi-même ce qui est bon, ce qui est bien, ce qui a de la valeur ou pas, ce qui doit exister et ce qui ne peut pas vivre et à quel moment on est citoyen ou on cesse de l’être. Tel est la caractéristique d’un régime tyrannique. Et ce régime est le nôtre.
Et pourtant, dés le début de la Création : « L’Esprit de Dieu planait au dessus des eaux. ». Ce même Esprit qui est Dieu organise la Création avec méthode. Du chaos originel sort de ses mains un Univers organisé. Tout est ordonné et réglé par Lui avec ses lois, ses principes, ses forces et tout est mu par l’Esprit qui donne la Vie. L’homme – homme et femme – dernières créations à l’image et à la ressemblance de Dieu, contient en lui tout l’ordre de la terre. Son corps est lui-même un monde ordonné récapitulant l’Univers entier. L’homme et la femme reçoivent mission de soumettre la terre, de l’organiser et de poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu. La légitimé de l’homme et de la femme vient de Dieu et non pas d’une République.
C’est donc, en tant qu’image et ressemblance de Dieu, que l’homme prend possession de la terre pour l’administrer. La liberté que Dieu lui accorde permet à l’homme de constituer des familles, de bâtir des nations et des états. C’est cette capacité que l’homme a reçu qui doit être, comme Jésus le rappelle aux Pharisiens oublieux : « … rendu à Dieu. » Là non plus, il n’y a pas d’échappatoire.
Comment rendre à Dieu ce qui est à Dieu ? Il ne s’agit pas ici de lui faire une simple déclaration de revenus mais bien une déclaration d’amour. Car les devoirs à rendre à Dieu consistent à mettre en œuvre tous les dons dont Il nous a gratifiés afin de les faire fructifier.
Il s’agit, en premier lieu, du devoir d’être. C’est-à-dire d’assumer ce que l’on est : homme ou femme, mari ou épouse, père ou mère, enfant ou parents sans confusion de sexe, de genre et de génération. Tel est le premier devoir à rendre à Dieu : assumer l’homme ou la femme que je suis, tel que je l’ai reçu de Dieu. Car Dieu sait mieux que nous ce que nous sommes. Ce qu’Il dit à Jérémie le prophète, Il le dit à chacun de nous : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. » Et tout homme est prophète pour son prochain. C’est, d’ailleurs, l’une des trois missions que reçoit chaque baptisé. La vraie liberté ne consiste pas à « changer » de sexe, selon son envie ou sa folie, mais à assumer son sexe pour le rendre intact au Créateur qui nous en fait le don. Il nous fait réellement prendre possession de notre corps, de la même manière que Dieu nous demande de posséder la terre, qu’Il nous donne en héritage. Il nous faut donc concrètement habiter notre corps d’homme ou notre corps de femme. Vivre sa vocation d’homme et de femme est le premier service à rendre à Dieu, notre Créateur. De cette humanité de la différence des sexes voulue par Dieu, pour le bien commun, découle l’union des corps ; union indissoluble rappelée par Jésus à ces mêmes Pharisiens qui l’interrogeaient sur le « droit » de répudiation de la femme. Sa réponse : « Dieu créa l’homme, homme et femme Il les créa, et l’homme quittera sa père et sa mère, il s’attachera à sa femme et ne feront plus qu’un». Mais cette union n’est pas seulement charnelle elle est également spirituelle. Dans son livre des Œuvres divines, Sainte Hildegarde de Bingen le dit très clairement : « Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu. Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit ». De cela découle le mariage qui est la manifestation publique de l’union de deux corps fait l’un pour l’autre. Le mariage est sacrement car il consacre l’union charnelle et spirituelle de l’homme et de la femme et bien plus encore l’union de l’Homme avec Dieu. Aussi, sainte Hildegarde prévient que « Quiconque brise ce serment de fidélité et persiste dans son erreur encourt l’exil à Babylone, en une terre de chaos et de sécheresse, en une éternelle jachère qui ne connaît pas la beauté des campagnes verdoyantes et pleine de vie, ni la bénédiction de Dieu. » L’actualité de ce propos n’est plus à prouver. Le drame des ruptures conjugales ainsi que le « mariage » homosexuel sont causes de désordres écologiques bien plus graves que le « réchauffement climatique ». Ces désordres provenant de Satan ne peuvent pas être bénis par Dieu. Voilà l’une des conséquences tragiques de cette laïcité qui se coupe de son initiateur : Dieu, le seul Maître de la Vie.
L’homme et la femme doivent assumer leur vocation au mariage. Cependant, Dieu suscite d’autres vocations qui ont une grande valeur : la vocation au sacerdoce, à la vie monastique ou religieuse ou encore à celle, ô combien éclairante, de célibataire vierge consacré(e) en ce monde en proie à la pornographie et à la pédophilie. Cette dernière vocation sublime l’amour chaste entièrement consacré au service de Dieu. Tout ces états de vie montrent la richesse de l’engagement chrétien au service de Dieu, de l’Église, de la famille, de la société et du monde.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est aussi, rendre témoignage à la vie, telle que Dieu l’a voulue : du commencement jusqu’au dernier souffle de vie. A l’image de Marie, qui fait totalement la volonté de Dieu en acceptant d’ouvrir son cœur à la vie, d’accueillir en son corps immaculé le Corps du Fils Bien aimé du Père et de se laisser guider par l’Esprit jusqu’au pied de la Croix. Pour nous, hommes et femmes, qui sommes engendrés charnellement, rendre témoignage à la vie c’est accepter mais plus encore vouloir que la rencontre du spermatozoïde de l’homme avec l’ovule de la femme soit consacrée à Dieu. De cette primordiale rencontre, en effet, dépend toute nos rencontres. Et du soin que nous apporterons à glorifier et à protéger cette rencontre intime dans l’utérus féminin dépendra la qualité de nos relations familiales, sociales et politiques. Car l’utérus est cette première nation qui est le creuset de toute vie humaine. C’est donc une patrie à défendre. Saint Paul le dit admirablement : « Ne savez-vous pas ? votre corps est le temple de l’Esprit ». Le corps de Marie est resté vierge. Joseph, son époux, est resté chaste. Aussi le corps des femmes doit rester inviolable. Tel n’est plus le cas dans cette République qui, par la contraception, sépare la sexualité de la fécondité, ramenant ainsi les rapports sexuels qu’à une jouissance bestiale au nom d’une libération sexuelle. En cela l’homme et la femme ne sont que des objets qui se consomment l’un l’autre et finalement se détruisent.
Il devient urgent de renouer avec l’amour conjugal, véritable image et ressemblance de Dieu. Car dans l’union de l’homme et de la femme Dieu s’engage. Rendre à Dieu c’est donc, en premier lieu, une liturgie d’action de grâce et d’adoration, et ensuite, mais ensuite seulement, un travail quotient. Ora et labora, l’intuition magistrale de saint Benoît et saint Bernard et le génie du mouvement monastique au Moyen-Age dit tout de ce service à rendre à Dieu. Intuition déjà en œuvre dans la Création où Dieu, en consacrant le septième jour à la contemplation de Son Œuvre, institue le Premier Commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. »
La laïcité bien comprise commence, non pas d’abord à rendre à César ce qui est à César, mais à rendre en premier lieu à Dieu ce qui est à Dieu. C’est ce que sainte Jeanne d’Arc a proclamé lors de son procès : « Dieu premier servi » ; alors qu’elle avait reçu mission de Dieu de servir le royaume de France en la personne du Gentil Dauphin, futur Charles VII. La mission politique, aussi noble soit-elle, est subordonnée à la mission divine qui en est la source. Ainsi les rois de France, recevant le sacre des mains de l’Église, devenaient des Lieutenants de Dieu, ce qu’aucun Président de la République n’assume et ce que la République rejette. Tel est le drame majeur que subit la France, la Fille aînée de l’Église. Ce refus d’assumer ses propres racines, de se nourrir à la sève de la vraie foi et de se tourner vers Dieu sont causes de toutes les tragédies que nous subissons.
Après ce nécessaire et vital retour à Dieu, la laïcité ordonnée à la Sainte Trinité et placée sous la maternelle protection de Vierge Marie, peut rendre à César ce qui lui revient, c’est-à-dire finalement ce que dit le second commandement de Dieu qui est semblable au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Mais l’amour du prochain nécessite d’abord l’amour de soi. Non pas l’amour propre, mais un amour propre à aimer l’autre car on aime déjà le Tout Autre. S’aimer soi-même comme une merveille de Dieu ne peut que nous ouvrir à aimer les autres.
Comment peut-on aimer le tout petit enfant dans le ventre de sa mère si l’on n’aime pas Dieu qui l’a créé et si l’on ne s’aime pas soi-même comme cette merveille que j’étais moi-aussi dans les entrailles de ma maman ?
Aimer, son pays, sa nation, sa patrie, comme Jésus Lui-même a aimé les siens jusqu’au bout, comme condition première à aimer le pays de l’autre, la nation ou la patrie voisine, selon l’invitation de ce même Jésus à aller par toute la terre annoncer la Bonne Nouvelle. Quel meilleur service à rendre à toutes les nations que d’annoncer l’Évangile du Christ ! Et cette mission est celle de la France la Fille aînée de l’Église, l’éducatrice des peuples. La République, on le voit bien, refuse cette vocation à la France.
La laïcité véritable n’est donc pas celle que la République impose. La laïcité républicaine est un carcan qui étouffe l’homme. Ainsi mal vécue elle se présente comme une pseudo religion qui place l’État au sommet : la République comme divinité à adorer, sa loi comme un absolu , son catéchisme obligatoire et ses « valeurs » dévoyées, car coupées de sa source véritable. G.K. Chesterton le montrait en ces termes : « Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules. » Seules car coupées de Dieu. La République ne s’occupe que des seuls besoins matériels. Toute transcendance est bannie. Mais nous le constatons tous les jours que Dieu fait, malgré le fait que nous rendions à César, et que nous rendions beaucoup et parfois au-delà de nos possibilité contributives, bien des carences existent que la République est incapable de combler : sécurité, santé, éducation, justice etc. La conception que la République a de la laïcité est fausse et ne conduit à rien. Elle n’a donc aucune valeur universelle. Car elle est coupée de sa vraie source : Dieu.
La laïcité est, au contraire, cet espace ouvert par le Christ dans lequel la liberté de l’homme s’ouvre à l’universel ; universel est très exactement la définition de catholique. Seule la laïcité promue par l’Église à la suite du Christ ; « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » est de nature à libérer l’homme et la femme de tout les prisons existentielles dans lesquelles la République a enfermé ses propres citoyens. Les Pharisiens eux-même en faisaient l’aveu au départ, avant de poser la question sur la légitimité fiscale : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. »
La Vérité nous rendra libre. La laïcité véritable est cet espace ouvert qui unit les réalités visibles et invisibles, le Ciel et la terre enfin réconciliés et qui poursuit un unique objectif servir la Gloire de Dieu pour le Salut des Hommes.
Jean-Noël LACOMBE
Importante manifestation pro-vie à Malte
Une manifestation pro-vie, la plus importante depuis des années, a rassemblé plusieurs milliers de personnes, dont le principal évêque catholique de Malte, Mgr Charles Scicluna, qui a publié une tribune dans le Times de Malte All human lives matter, et le chef de l’opposition conservatrice, mais elle était dirigée par une ancienne présidente de centre-gauche, Marie Louise Coleiro Preca.
“Nous sommes ici pour être la voix de l’enfant à naître“, a déclaré Maria Formosa, étudiante universitaire de 19 ans, l’une des oratrices du rassemblement.
“Par l’avortement, la vie est toujours perdue”.
Certaines des personnes présentes portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que “Maintenir l’avortement hors de Malte” et “Protéger nos enfants”. Ils ont également scandé “Non à l’avortement, oui à la vie”.
Malte est le seul membre de l’Union européenne qui interdit l’avortement en toutes circonstances, même lorsque la vie ou la santé d’une femme est mise en danger par sa grossesse. Suite à la pression de médecins, le ministre de la santé, Chris Fearne, a présenté la semaine dernière au Parlement un amendement qui permettrait aux médecins de ne plus risquer jusqu’à quatre ans d’emprisonnement si leur intervention pour aider des femmes souffrant de graves problèmes de santé provoque l’avortement. À ce jour, aucun médecin n’a été poursuivi pour de telles accusations.
L’opposition de centre-droit, l’Église catholique et certaines ONG ont déclaré que l’amendement n’était pas nécessaire et qu’il ouvrait la voie à une libéralisation totale de l’avortement. Nous savons en effet ce que recouvre la fameuse dépénalisation…
Aucun membre du gouvernement n’a fait de commentaire en réponse à la manifestation de dimanche.

« Qui ignore aujourd’hui ce qu’est le grand remplacement ? »
Dimanche, Éric Zemmour tenait un meeting au Palais des Sports de Paris pour le premier anniversaire de son parti, Reconquête !. 4 000 personnes étaient réunis pour relancer la dynamique après les déceptions électorales du parti. Stanislas Rigault a déclaré :
« Toutes les deux semaines, on nous explique que Reconquête ! est enterré ».
Éric Zemmour ajoute :
« Un ami m’a dit tout à l’heure : “Tu ne te rends plus vraiment compte, mais voir ainsi 4 000 Français réunis, un dimanche de Coupe du monde, en pleine grève SNCF, à 6 degrés dehors et hors campagne électorale, je ne sais pas qui d’autre que vous peut faire ça !” » « Quand on dit le vrai, quand on agit pour le bien, on se relève toujours ».
« Qui ignore aujourd’hui ce qu’est le grand remplacement ? »
« Sortez-vous de la tête que c’est impossible, détruisez en vous ce fatalisme. » « Viktor Orbán faisait 4 % en 1994, quatre ans plus tard il était élu pour gouverner la Hongrie jusqu’à aujourd’hui. »
Le RN adoucit son image pour accéder au pouvoir en 2027. Reconquête mène le nécessaire combat des idées au détriment d’une image de parti de gouvernement. Le RN fait un travail parlementaire et politique. Reconquête mène un travail de vérité. A ce titre ils sont complémentaires.
La politique hongroise pro-famille en 5 minutes
La Hongrie réussit-elle une politique de prévention de l’avortement sans l’interdire formellement ? Quelles sont les principales mesures prises par le Gouvernement hongrois pour soutenir la natalité ? Réponses dans cette vidéo avec Julia.
Belle fake new d’Agnès Pannier-Runacher
Pour justifier les coupures de courant, le ministre de la Transition énergétique affirme que la France n’a jamais connu l’indépendance énergétique :
«Nous n’avons jamais été souverains en matière d’énergie. L’indépendance énergétique relève du mythe. Le gouvernement construit cette indépendance», commente Agnès Pannier-Runacher dans #LaMatinale pic.twitter.com/gv2S1Vncda
— CNEWS (@CNEWS) December 5, 2022
Evidemment, si elle parle de pétrole… Mais les coupures de courant concernent spécifiquement l’énergie électrique. Et de ce côté-là, il y a des choses à dire sur la souveraineté :

Mais que s’est-il passé ?


Comme disait Coluche :
« Confiez leur la direction du Sahara, et au bout d’un an, ils y importent du sable »
Voilà la conséquence de décisions de justice sans effet
Un cambrioleur surpris par des habitants a été pourchassé et battu à mort dans les Alpes-Maritimes. Les faits remontent au 12 octobre. La victime, âgée de 39 ans, est morte deux jours plus tard à la suite de ses blessures au centre hospitalier de Nice.
Evidemment c’est choquant de se faire justice soi-même. Mais n’est-ce pas la conséquence de l’impunité ambiante et de la croissance de la violence endémique ?
Gender : Il regrette et accuse les médias
Sa « transition de genre » avait été ultra-médiatisée et avait fait l’objet d’un livre, Warrior Princess (princesse de guerre, sic), qui avait été un gigantesque succès de librairie.
Lors d’un podcast de deux heures avec le commentateur politique Robby Starbuck, Chris Beck, soldat des forces spéciales de la marine américaine qui était devenu “Kristin”, a expliqué qu’il regrettait ce qu’il avait fait et qu’il avait entamé une « détransition ».
Il a précisé que les médias l’avaient utilisé pour promouvoir l’idéologie transgenre. Une psychologue, Anne Speckhard, lui avait affirmé qu’il était transgenre après une seule séance d’une heure. Puis elle l’a manipulé pour qu’ils écrivent un livre. Pendant l’écriture il a senti que quelque chose n’allait pas et il a demandé d’arrêter. Mais Anne Speckhard a terminé et publié « le livre qui l’a rendue millionnaire ». Puis il est longuement passé sur CNN et est devenu malgré lui le porte-flambeau de l’idéologie transgenre.
Aujourd’hui il dit que c’est une secte dangereuse, qui ne supporte pas qu’on la critique et traite de nazis ceux qui la quittent.
Chris Beck assume son « entière responsabilité » dans la promotion de l’idéologie du genre, mais considère qu’alors il était naïf.
L’Église ne peut donc réformer en profondeur la société que si celle-ci y est ouverte et préparée
Cent ans après la première encyclique de Pie XI, l’abbé Roy (FSSP) revient dans l’Homme nouveau sur Ubi arcano Dei consilio sur la paix du Christ dans le règne de Dieu, du 23 décembre 1922. Extrait :
[…] Or cette paix est celle du règne du Christ, qui se retrouve aux trois niveaux de l’individu, de la famille et de la société. Ce règne s’établit individuellement dans les hommes qui reçoivent et suivent l’enseignement de Jésus et vivent de la charité à son imitation. Il est dans les familles fondées sur le mariage chrétien, où l’autorité paternelle reflète celle du Père et où les enfants imitent l’obéissance du Christ. Il règne dans les sociétés qui reconnaissent que l’autorité et ses droits se fondent sur le Christ et en dérivent, et reconnaissent à l’Église les privilèges qu’elle tient de son fondateur et de son statut de société parfaite.
À la faveur de cette triple exhortation à instaurer le règne du Christ, le Pape ajoute une remarque fine mais importante sur l’articulation entre la société et l’Église, qui ne vient pas amoindrir l’autorité de l’État, mais la « complète très heureusement, comme le fait la grâce pour la nature ». Cette profonde vue théologique résonne aujourd’hui fortement, alors que les chrétiens, face à des sociétés de plus en plus détournées de la loi naturelle et divine, sont parfois tentés de se réfugier dans le surnaturel [on pourra se référer aux débats qu’avait alimentés, dans ces mêmes colonnes, la parution en 2017 du Pari bénédictin de l’américain Rod Dreher]. Pour Pie XI, dans un esprit profondément thomiste, la grâce vient guérir et surélever la nature, mais ne la détruit pas ni ne la remplace. Ainsi la société parfaite des chrétiens, l’Église, vient perfectionner et compléter la société naturelle que constitue l’État, mais l’action de la grâce ne peut trouver sa pleine mesure que si la nature y est convenablement disposée, et l’Église ne peut donc réformer en profondeur la société que si celle-ci y est ouverte et préparée.
Abandonner le politique au motif que toute restauration y serait impossible, pour se concentrer sur le spirituel, serait par conséquent une impasse théologique et pratique grave. Cet écueil est une conséquence de l’affirmation erronée d’une exigence radicale au surnaturel en l’homme, qui lui permettrait de s’affranchir totalement du plan naturel pour ne poursuivre sa destinée qu’au plan de la grâce, donnée quelle que soit la disposition de sa nature. Le seul moyen pour restaurer la paix, conclut Ubi arcano, prophétiquement entrevu et poursuivi par Pie X et Benoît XV, est de la fonder sur l’instauration du règne du Christ.
4. Applications concrètes
Comment s’y prendre ? Après avoir évoqué l’éventualité de réunir à nouveau le concile interrompu, le Pape salue et encourage les nombreuses œuvres lancées par ses prédécesseurs et par les évêques du monde entier. l insiste en particulier sur les congrès
eucharistiques et les œuvres de dévotion au saint sacrement et à Notre-Dame, notant que cette piété envers Jésus-hostie et sa sainte Mère est la vraie nourriture de l’action apostolique. Le pontife encourage prêtres, religieux et laïcs engagés dans l’apostolat public et privé,
mais note le paradoxe de la situation qui requiert un engagement renforcé des fidèles pour l’instauration du règne du Christ tout en faisant
courir de réels dangers à certains catholiques inexpérimentés, peu ou mal éclairés. Il dénonce le manque de considération pour les enseignements des pontifes, véritable « modernisme moral, juridique et social », et insiste sur la nécessité de remettre au centre l’enseignement authentiquement chrétien et la formation de la jeunesse. Que faire pour instaurer le règne du Christ ? Cent ans après Pie XI, il semble que la situation ne se soit guère améliorée, et pourtant la parole pontificale, tant dans la dimension prophétique de ses constats que dans le caractère profondément traditionnel de ses exhortations, nous parle aujourd’hui avec une acuité particulière. En 2022 comme en 1922, dans un contexte national et international troublé et incertain, la conviction profonde du chrétien doit rester la même : il n’y aura de paix véritable que dans le Christ et par le règne du Christ.
Des restes humains retrouvés dans un temple maçonnique (suite)
Suite à l’article de vendredi, voici deux vidéos :
Les fidèles de Saint-Germain-en-Laye attachés à la messe traditionnelle ont rendez-vous avec leur évêque
Depuis deux ans et demi à Saint-Germain-en-Laye, des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle assistent à la messe devant une église fermée à clé. Entretien avec le président de l’association.
Cyril Farret d’Astiès, pouvez-vous rappeler pour nos lecteurs quelle est la situation à Saint-Germain-en-Laye ?
Il y a toujours eu à Saint-Germain-en-Laye des fidèles pour demander la célébration dans leur ville d’un messe traditionnelle. En 2007, forts des promesses du motu proprio Summorum pontificum (Article 5, § 1. : Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande), les fidèles ont déposé très officiellement une demande. Demande refusée en février 2008. Pendant dix ans, diverses demandes ont été adressées aux autorités religieuses. Début 2017, suite aux travaux imposant la fermeture temporaire de l’église de Saint-Louis du Port-Marly, cette communauté a été accueillie dans la chapelle des Franciscaines, une des chapelles de notre ville. Constatant les bonnes relations entre tous les fidèles et le clergé à Saint-Germain-en-Laye (organisation d’une procession commune pour la Fête-Dieu par exemple), une nouvelle demande a été déposée et une nouvelle association constituée, toujours en vain. En novembre 2019 a été lu un communiqué annonçant la réouverture de Saint-Louis du Port-Marly et imposant un partage de cette église avec la paroisse de Marly-le-Roi (messe dominicale anticipée du samedi soir), cette communauté est repartie en mars 2020. Nous nous sommes donc retrouvés orphelins dans notre ville. Symboliquement d’abord, une première messe sans autorisation a été célébrée par un prêtre ami à la chapelle Saint-Louis de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye le 21 juin 2020 pour demander la célébration d’une messe traditionnelle chaque dimanche et jour de fête, à une heure compatible avec une vie familiale, dans un des lieux de culte de la ville, célébrée par un prêtre bienveillant. Devant les demandes des fidèles, cette messe a été reconduite, à échéances irrégulières d’abord, puis chaque dimanche et fête à 11h00. Cette messe regroupe en moyenne une petite centaine de personnes, parfois bien davantage, en particulier aux beaux jours.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Sur le plan pratique, nous approchons le chiffre symbolique de la centième messe célébrée devant la chapelle. Notre organisation est bien rodée : schola, sacristie mobile, ouvroir liturgique, pot de fin de messe, service d’autel… et un stock de parapluie ! Nous cohabitons en bonne intelligence et avec une certaine affection avec les sans-abris qui occupent le porche de l’église. Les prêtres qui nous soutiennent sont conviés à déjeuner à tour de rôle dans les familles.
Sur le fond, nous n’avions aucun contact avec le diocèse à l’époque de monseigneur Aumônier en dépit de nos très nombreuses sollicitations. A la nomination de monseigneur Crepy au siège de Versailles et du père L’Hirondel comme curé de Saint-Germain-en-Laye, les relations se sont immédiatement améliorées. Nous rencontrons régulièrement notre curé et ses jeunes vicaires avec qui nous avons des rapports sincères et fraternels. Nous avons également rencontré plusieurs fois l’abbé Boulle, vicaire général. Nous devons très prochainement rencontrer notre évêque.
L’hiver est pratiquement là, pourquoi ne pas entrer dans la chapelle ou louer une salle ?
Nous ne voulons pas forcer cette porte qui est fermée à clé, nous ne voulons pas entrer en clandestinité, nous ne voulons pas faire sécession, ce que nous voulons c’est que l’Église nous ouvre ses portes car nous sommes ses fils !
Nous comprenons la difficulté que représente pour les autorités religieuses du diocèse cette situation qui possède un double nœud qu’il faut parvenir à trancher.
Premier nœud : notre évêque et notre curé ont hérité d’une situation envenimée dans laquelle ils n’ont aucune responsabilité personnelle.
Second nœud : alors qu’ils entendaient proposer une solution à l’été 2021 (nous en avons la quasi-certitude) ils ont été arrêtés net dans leur élan charitable par l’acte autoritaire du pape François. Ce sont des éléments importants à avoir à l’esprit.
Mais d’autre part, nous sommes de notre côté confronté à une triple injustice : injustice car de 2007 à 2021 le motu proprio Sumorum Pontificum a été bafoué (le curé accueillera volontiers…). Injustice de Traditionis Custodes qui, outrepassant toute légitimité et tout sens de la mesure prétend éradiquer un rit liturgique dont le fondement est précisément la fidélité à la longue Tradition de l’Église. Injustice enfin de se voir fermer la porte au nez quand on sait le succès de mot comme « accueil » et « ouverture » qui accompagnent la communication de l’Église de France depuis quelques années…

N’est-ce pas insoluble ?
CFA : Rien n’est jamais insoluble. Les réalités de l’Église ne sont pas comparables aux réalités juridiques, commerciales ou même diplomatiques. C’est la charité qui doit guider nos réflexions et nos actions.
J’ai exposé les difficultés réciproques dont il faut avoir conscience, mais il ne faut pas les ruminer. Au-delà de ces difficultés bien réelles, je crois très sincèrement qu’entre catholiques il y a forcément moyen de trouver une sortie honorable. Nous en avons identifié plusieurs qui permettraient aux autorités de tourner cette page douloureuse. Et s’il ne semblait pas possible de tourner immédiatement et définitivement la page, il est toujours possible de mettre en place une solution d’attente.
Il y a en outre dans l’Église depuis quelques semaines me semble-t-il une tendance à enterrer la hache de guerre. Trois exemples tout à fait parlants : au cours du pèlerinage ad Sedem Petri 2022 le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, président de la conférence épiscopale italienne, a présidé les vêpres pontificales au Panthéon ; une caution importante confirmée par l’accueil des pèlerins pour une messe solennelle célébrée dans Saint Pierre par monseigneur Agostini (cérémoniaire et membre de la Secrétairerie d’État), en présence du cardinal Brandmüller, évidemment avec l’accord du pape. De son côté le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État, dans un message du 27 octobre 2022 aux évêques de France réunis en Assemblée plénière les a invités « au nom du pape à la plus grande sollicitude et paternité (envers) les personnes – en particulier les jeunes, prêtres ou laïcs – désorientées par le motu proprio Traditionis Custodes (…). A Paris, monseigneur Ulrich a autorisé fin novembre un prêtre de la fraternité Saint-Pierre à célébrer une messe traditionnelle en semaine et le dimanche à Notre-Dame du Lys.
Mais au-delà de ces explications optimistes mais un peu éthérées, à quoi pensez-vous de concret ?
Très concrètement, il est possible que la paroisse offre cette célébration dans une des chapelles de la ville comme elle offre aussi une messe à une petite communauté gréco-catholique ukrainienne ainsi qu’une messe « grégorienne » pour certains paroissiens.
Je pense également possible de rattacher une messe célébrée à Saint-Germain-en-Laye à une communauté traditionnelle déjà existante dans le diocèse.
Il est aussi possible que la porte de la chapelle reste ouverte en attendant que les choses rentrent enfin dans l’ordre à Rome après cet épisode malheureux déclenché en juillet 2021.
Pourquoi ne vous contentez-vous pas de cette messe grégorienne ?
C’est une excellente question ! Et une question bien difficile ! Mais permettez-moi de commencer par une remarque liminaire avant de poursuivre : la question liturgique est vraiment extrêmement sensible car elle touche en profondeur notre rapport à la prière et notre intimité spirituelle. Les réformateurs de la liturgie ont tellement misé sur l’investissement personnel dans la préparation et la conduite de la célébration pour favoriser une participation des prêtres et des fidèles que toute critique, toute interrogation peut être interprétée comme une mise en cause personnelle et une attaque ad hominem.
Ceci étant dit, je pense qu’en proposant à Saint-Germain-en-Laye une messe de Paul VI célébrée en latin, orientée et accompagnée de chants grégoriens les autorités du diocèse ont réellement et sincèrement voulu faire un geste d’ouverture. Tant mieux, cette messe grégorienne peut devenir un « sas » pour retrouver la célébration pleinement traditionnelle.
Pour répondre précisément à votre importante question et essayer de dire les choses avec tact, je voudrais persuader nos frères qui ne comprennent pas notre attachement inconditionnel à la liturgie traditionnelle que cet attachement n’est pas dicté par le sentiment, ni par esprit de contradiction ou d’indépendance. Notre attachement est un attachement spirituel. Lorsque l’on a goûté à l’harmonie de l’année liturgique, que l’on a plongé dans la profondeur rituelle, que l’on a découvert la poésie mystique des oraisons, que l’on a ouvert son intelligence aux mystères rendus perceptibles par l’admirable édifice de la liturgie traditionnelle, que l’on a fait l’oblation de ses propres idées pour se laisser porter et modeler par cette antique tradition cultuelle, les formes soignées et classiques que peuvent prendre telle ou telle interprétation du rit de Paul VI semblent bien trop fades.
Il faut bien avoir conscience que beaucoup de fidèles ont découvert la liturgie traditionnelle au cours de leur vie, ils connaissent donc bien le nouveau rit et ils l’ont abandonné pour une source plus vive, plus fraîche, plus désaltérante.
Un dernier mot ?
CFA : En échos à ce que disait récemment monseigneur Crepy à Lourdes au micro de KTO évoquant la communion dans la diversité des communautés, je citerais cette sentence que l’on attribue habituellement à saint Augustin : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas.
Pour toute question complémentaire, contact de l’association : [email protected]
Le député Roussel interroge le ministre sur la liberté de l’instruction en famille
Le député NUPES Fabien Roussel attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la mise en œuvre du régime d’autorisation d’instruction en famille prévu par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République :
À l’échelle de l’académie de Lille, 2 600 demandes d’autorisations ont été adressées au rectorat pour la rentrée de septembre 2022 et ont donné lieu à quelques 356 refus. Il semblerait que les premières demandes motivées par « la situation propre à l’enfant » (motif 4) aient été particulièrement suivies de refus. Face à l’absence d’autorisation délivrée par l’éducation nationale, 121 recours administratifs préalables obligatoires (RAPO) ont été formés par les familles concernées. Au final, une dizaine de recours pour des demandes relevant du motif 4 se sont conclus négativement. Les familles ayant opté pour l’IEF s’inquiètent toutefois d’un manque de transparence dans les décisions de l’éducation nationale et soulignent l’inégalité de traitement entre les parents ayant les ressources pour engager des recours et ceux qui ne disposent pas des capacités ou des informations leur permettant de mener une telle démarche. Les principaux intéressés s’interrogent par ailleurs sur le bien-fondé du régime d’autorisation et son impact réel sur la prévention des dérives séparatistes. Quelques mois après la mise en œuvre de cette disposition légale, il apparaît pertinent de disposer d’informations précises sur l’impact de ce nouveau régime d’autorisation. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre de lui communiquer le nombre d’autorisations enregistrées au niveau national en précisant leur ventilation selon les motifs avancés par les requérants, le nombre de refus avant et après recours, le nombre de RAPO et le nombre de contrôles effectués par les autorités académiques. Il souhaiterait également disposer de l’appréciation du ministère sur les résultats obtenus, via cette évolution du régime d’autorisation, en matière de lutte contre les tentations séparatistes.
« Non, la France n’a jamais été une terre d’immigration. Emmanuel Macron se trompe. »
Dans Le Parisien, Emmanuel Macron a déclaré cette énormité :
“La France a toujours été une terre d’immigration. Cela fait partie de notre ADN, c’est la force de notre pays, et on en a toujours eu besoin pour notre économie. Sans les Polonais il y a un peu plus d’un siècle, comment nos mines auraient tourné ? Sans les Italiens, les Espagnols, les Maghrébins, comment le secteur agricole aurait tourné ? Sans les immigrés africains, comment le BTP, la construction auraient tourné ? Et vous savez, il y avait déjà des mouvements de rejet à l’époque.”
Malika Sorel lui répond :
Malika Sorel : « Non, la France n’a jamais été une terre d’immigration. Emmanuel Macron se trompe. Les premiers phénomènes migratoires démarrent en 1870 » pic.twitter.com/w1oEoAV8We
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 4, 2022
Malika Sorel : « En 2017, l'INSEE disait que 44% de la hausse de la population française était le fait des immigrés. Je parle régulièrement de mise en minorité du peuple de souche sur la terre française » pic.twitter.com/SXhaL5NGyx
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 4, 2022
Pyrénées-Orientales : Louis Aliot vainqueur de la cantonale partielle
Le maire de Perpignan Louis Aliot a remporté dimanche 4 décembre l’élection départementale partielle dans le canton de Perpignan-Canohès, avec 53,53 % des suffrages exprimés. Il a battu le duo divers droite de Jean-Louis Chambon et Florence Micolau (46,47 %). La participation n’a atteint que 23,98 % des inscrits.
Louis Aliot a déclaré que cette victoire
« donne une indication. C’est la première fois que le RN entre au conseil départemental et ça a valeur de symbole pour l’avenir ». « Nous avons quatre députés sur quatre, maintenant on entre au conseil départemental après avoir pris la mairie. On est sur une dynamique et il ne faut pas casser ce mouvement ».
Nouvelle composition du conseil départemental des Pyrénées orientales:
- Groupe PS, écolo. 14 (-1)
- Groupe PCF et app. 4 (-1)
- Total Majorité 18
- Groupe “Droite, centre, indépdts” 6
- Groupe Les indépendants (Centre, LR, UDI, DVD) 6
- Extrême centre (LREM) 2
- RN 2 (+2)
- Total opposition 16
Eric Ciotti face à Bruno Retailleau
Arrivé en tête du premier tour du scrutin interne pour la présidence des Républicains, dimanche 4 décembre, Eric Ciotti (42,73%) affrontera Bruno Retailleau (34,45%) lors d’un second tour organisé les 10 et 11 décembre. Avec 22,29% des voix, Aurélien Pradié termine troisième.
66216 militants ont voté sur 92000 adhérents, soit 72%.
Débats parlementaires avortés
Le député NUPES Pierre Dharréville a félicité le gouvernement pour la bonne tenue des débats parlementaires interrompus à coups de 49.3 (utilisé au moins 7 fois) :
Très bon 👉 pic.twitter.com/GnyYNi7LX5
— Zenonus Maximus (@m_zenonus) December 2, 2022
Avez-vous aimé le passeport sanitaire ? Vous aimerez le passeport énergétique
Loïk Le Floch-Prigent a été interrogé sur Atlantico à propos de potentielles coupures d’électricité. Extrait :
[…] Le 3 décembre, la France a acheté 6000 GW à ses voisins. C’est beaucoup trop si l’on se réfère aux années antérieures. La cause en est connue, un grand nombre de centrales nucléaires sont encore à l’arrêt, pour des retards de maintenance ! Habituellement, on avait à cœur d’avoir tous les réacteurs nucléaires en fonctionnement début janvier, soit avant les grands froids, et cette année, il y en a deux de moins (Fessenheim) et on ne sait pas encore parfaitement combien vont redémarrer avant la fin de l’année.
Il faudrait donc, avant de rassurer, ou non, la population, donner des informations claires sur la production envisageable dès le début 2023, et surtout montrer que tout a été fait et sera fait dans l’urgence pour que la production de toutes les centrales nucléaires soit au rendez-vous du froid. Comme les réponses à cet égard sont floues ou insuffisantes, il ne reste plus qu’à craindre le pire …d’ailleurs en préparation !
La seule urgence visible a été de précipiter une proposition de loi sur l’accélération de la construction des installations éoliennes et solaires dont on sait que dans le meilleur des cas elles n’auront aucun résultat sur le problème posé par les prochains hivers puisque le vent et le soleil , intermittents, ne répondent pas aux besoins surtout en janvier/février aux moments où on pourrait le souhaiter. De toute façon, en France, c’est le nucléaire et l’hydraulique qui correspondent à plus de 87 % des consommations depuis vingt ans, c’est donc là que le problème doit être traité pour ne pas céder à la panique pour les prochains hivers, et c’est l’action qui rassure, pas la parole.
Si on regarde les grandes masses de la consommation d’électricité en France, que signifie vraiment à vos yeux l’invitation des Français à se montrer responsables comme l’a fait Emmanuel Macron dans son interview sur TF1 ? Qu’est-ce qui se joue vraiment à hauteur de comportement domestique de M. et Mme Toutlemonde ?
On rejoue un peu le Covid dans cette histoire. Or ici le consommateur individuel est très marginal et a déjà pris beaucoup de mesures d’économies dans sa vie quotidienne. Ce qui ne l’est pas, c’est le fonctionnement des entreprises, de services ou industrielles, et là, si la consommation baisse, cela veut dire la baisse de la production, l’arrêt des usines comme aussi des fours de boulangers ou les frigos des bouchers, et ce n’est pas une bonne nouvelle car c’est la décroissance, la désindustrialisation et non pas seulement la fin de l’abondance mais celle de la prospérité du pays qui repose sur sa production agricole et industrielle. Se réjouir déjà d’une baisse de consommation et des « efforts » des français c’est ignorer les chiffres de la consommation réelle et surtout les difficultés actuelles de l’industrie française qui doit payer son électricité entre trois et six fois plus que ses voisins, c’est-à-dire ses concurrents ! En appeler aux efforts de M. et Mme Toulemonde c’est de la communication, ce n’est pas une politique. Nous avons tout en mains pour produire de l’électricité, en plus des centrales nucléaires des centrales hydrauliques, à gaz, à charbon et à pellets (biomasse), il suffit de décréter l’état d’urgence au lieu de pérorer sur le nombre de douches par jour et par personne. Avant de vouloir faire baisser la consommation, assurons nous que nous avons tout fait pour l’offre d’électricité, et tout le monde peut observer que ce n’est pas le cas ! On ne peut pas « gagner » 5% de consommation avec le comportement domestique, on le peut en fermant des usines, espérons que cela ne va pas être la solution ultime ! On peut aussi rappeler que l’on incite aussi M. et Mme Toulemonde à adopter le véhicule électrique, la pompe à chaleur (électrique) pour éviter le diesel, l’essence, le fioul ou le gaz, tandis que beaucoup d’utilisateurs individuels ou collectifs se ruent sur les générateurs électriques au gazole pour être surs de disposer des électrons qui leur sont nécessaires !
Le plan du gouvernement vous paraît-il à la hauteur des enjeux ?
Il n’y a pas de plan, il y a des paroles sans action véritable. Il faut agir sur l’offre d’abord, cela fait plus de deux ans que l’on sait que les hivers 2023, 2024 et 2025 vont être tendus et on veut de la réindustrialisation, des changements de comportement vers l’électrique, en préparant la gestion de la pénurie en investissant dans l’éolien et le solaire dont on sait qu’ils ne résolvent rien. Et on ne prépare même pas l’avenir puisqu’après avoir fermé le programme Astrid en 2019, celui des générateurs à neutrons rapides (RNR), la 4ème génération nucléaire, celle qui utilise les déchets, on n’en parle même plus tandis que tous nos concurrents s’y engagent à grands pas. […]
La Marche Pour la Vie recrute ses bénévoles
La Marche Pour la Vie aura lieu cette année le 22 janvier et nous vous attendons très nombreux !
Sans bénévole, pas de marche : alors nous comptons sur vous !
– Vous aimez chanter, votre joie et votre dynamisme sont contagieux ? Rejoignez l’équipe d’animation ou celle du cortège !
– Vous êtes débrouillard, efficace et souriant : rejoignez l’équipe de logistique ou de sécurité !
A plusieurs c’est plus facile, inscrivez vous avec vos amis, nous ferons le maximum pour vous affecter au même endroit.
Pour les inviter c’est ici : https://volunteo.com/fr/r/mpv2023.
Il vous faut seulement avoir plus de 16 ans ! Notez également la réunion d’information et un temps de formation qui auront lieu le samedi 21 janvier durant l’après-midi ! Nous vous confirmerons le lieu ultérieurement.
Noël : le mystère de l’incarnation
Aymeric Pourbaix reçoit :
Véronique Lévy, Essayiste
Jean-Christian PETITFILS, Historien
Mathieu LOURS, Historien de l’Art
Medjugorge: de fausses apparitions?
Terre de missions reçoit François Billot de Lochner, directeur de la revue “Liberté politique”, pour parler des apparitions de Medjugorge sur lesquelles un rapport du Vatican demeuré secret aurait récemment suggéré de reconnaître les premières, mais non les suivantes. Pour François Billot de Lochner, c’est dès le début que ces apparitions sont problématiques.
Puis, la philosophe Marion Duvauchel présente son dernier livre sur le bouddhisme – très critique sur la vision qu’en a donné l’orientalisme contemporain.
Enfin Rémy Jolin, directeur de la production des studios Saint-Louis, présente le premier long-métrage produit par ses studios: “Un dîner aux chandelles”.
Deuxième dimanche de l’Avent
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
L’Office de ce dimanche est rempli tout entier des sentiments d’espérance et de joie que donne à l’âme fidèle l’heureuse nouvelle de la prochaine arrivée de celui qui est son Sauveur et son Époux. L’Avènement intérieur, celui qui s’opère dans les âmes, est l’objet presque exclusif des prières de l’Église en ce jour : ouvrons donc nos cœurs, préparons nos lampes, et attendons dans l’allégresse ce cri qui se fera entendre au milieu de la nuit : Gloire à Dieu ! Paix aux hommes ! (Dom Guéranger)
Le temps de l’Avent, qui nous prépare à Noël, se place dans la perspective d’un triple avènement :
– avènement historique, la naissance du Fils de Dieu dans la crèche de Bethléem.
– avènement mystique en nos âmes, avec les grâces propres à la fête de Noël.
– avènement eschatologique, le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme Sauveur mais comme juge
Les chants de la messe de ce deuxième dimanche de l’Avent sont plus particulièrement tournés vers ce troisième avènement : jour de colère pour les ennemis de Dieu, mais jour d’allégresse pour les élus qui recevront leur récompense. Aussi un autre caractère commun aux chants de cette messe est la joie. Tous les textes parlent d’allégresse, de bonheur, de beauté, ce qui nous rappelle que l’attente de l’Avent est joyeuse car elle est pleine d’espérance. Enfin la plupart de ces textes nous parlent de Jérusalem ou Sion, la montagne sainte, la maison du Seigneur, qui représente l’Église, le peuple de Dieu, mais aussi le ciel auquel nous aspirons, l’Église triomphante. Tout cela se trouve dans l’Introït, dont le texte regroupe plusieurs passages du prophète Isaïe…
Introït : Populus Sion
Populus Sion, ecce Dominus veniet ad salvandas gentes : et auditas faciet Dominus gloriam vocis suæ, in lætitia cordis vestri.
Peuple de Sion, voici que le Seigneur va venir pour sauver les nations. Le Seigneur fera entendre sa voix glorieuse dans la joie de vos cœurs.
On reconnaît dans la première phrase l’annonce du premier avènement : Dieu qui vient pour sauver tous les peuples, puis dans la deuxième phrase celle du dernier avènement, avec la voix majestueuse du Seigneur dans sa gloire ; enfin la joie de nos cœurs c’est l’avènement mystique dans nos âmes à Noël.
La mélodie, joyeuse et enthousiaste dans son ensemble, est très affirmative dans la première phrase, puis elle culmine avec éclat dans la deuxième, évoquant la voix glorieuse, et elle se termine en une dernière montée très expressive traduisant l’allégresse des élus.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 79, un des grands psaumes de l’Avent que nous retrouverons dimanche prochain au Graduel et à l’Alléluia.
Qui regis Isræl, intende : qui deducis velut ovem Ioseph.
Tendez l’oreille Vous qui conduisez Israël et guidez Joseph comme une brebis.
Graduel : Ex Sion
Le texte du Graduel du deuxième dimanche de l’Avent est tiré du psaume 49 qui est très peu utilisé dans la liturgie ; c’est peut-être même le seul emprunt, que lui font les chants de la messe. Il met en scène de façon grandiose Dieu lui-même venant juger la conduite de son peuple, récompensant les bons et punissant les méchants.
Ex Sion species decoris ejus : Deus manifeste veniet. Congregate illi sanctos ejus, qui ordinaverunt testamentum ejus super sacrificia.
De Sion apparaît l’éclat de sa beauté ; Dieu vient se manifester visiblement.
Rassemblez devant Lui ses fidèles, ceux qui ont conclu alliance avec Lui par des sacrifices.
Dans ces deux versets nous voyons Dieu venant de Sion, le temple de Jérusalem où il est présent symboliquement, pour juger son peuple d’Israël, avec lequel il a fait alliance sur le Sinaï par le sang des victimes offertes en sacrifice. Dans la liturgie il s’agit évidemment du jugement dernier, quand Dieu viendra du ciel dans sa gloire pour juger tous les hommes rachetés par le sang du Christ.
Ce chant s’applique donc essentiellement au troisième avènement, mais dans la liturgie de l’Avent les trois perspectives sont intimement liées.
La mélodie est très ornée, comme celles de tous les Graduels, avec de grandes vocalises, surtout dans la deuxième partie ; elle est très expressive, pleine de noblesse et de majesté. On ne peut s’empêcher, en entendant toutes les notes répétées sur le mot congregate qui veut dire ” rassemblez “, de penser à la trompette du jugement dernier appelant tous les hommes au grand rassemblement.
Alléluia : Lætatus sum
Contrairement au psaume 49 que l’on trouve dans le Graduel, le psaume 121 dont est tiré le verset de l’Alléluia revient assez souvent dans la liturgie. C’est un de ceux que les hébreux chantaient en montant au temple de Jérusalem pour leur pèlerinage annuel.
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.
Le Temple de Jérusalem, la maison du Seigneur, nous l’avons dit, c’est la figure de l’Église mais c’est surtout ici la figure du ciel, et nous retrouvons encore une fois la perspective du troisième avènement qui doit nous remplir de joie si nous sommes fidèles.
La mélodie de cet Alléluia est originale, ce qui est assez rare en ce début d’année liturgique ; avant la Septuagésime (où l’Alléluia sera suspendu jusqu’à Pâques), la plupart des Alléluias ont des mélodies types, que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le répertoire. Cette mélodie exprime la joie d’aller au ciel de manière ample et lyrique, avec de belles courbes pleines de souplesse.
Offertoire : Deus tu convertens
Comme c’est souvent le cas, l’Offertoire du deuxième dimanche de l’Avent est un peu à part dans les chants de cette messe. On y trouve la joie mais ni Jérusalem ni la fin des temps. En revanche il se situe très bien dans l’ensemble des chants du temps de l’Avent, puisque son texte est tiré du psaume 84, qui était déjà utilisé à l’Alléluia et à la Communion du premier dimanche, et que nous retrouverons à l’Offertoire du troisième dimanche. La deuxième partie de l’Offertoire d’aujourd’hui reprend d’ailleurs exactement le texte de l’Alléluia de dimanche dernier.
Deus tu convertens vivificabis nos, et plebs tua lætabitur in te : ostende nobis, Domine, misericordiam tuam, et salutare tuum da nobis.
Ô Dieu Vous Vous tournerez vers nous pour nous donner la vie, et votre peuple se réjouira en Vous. Montrez-nous Seigneur votre Miséricorde et donnez-nous votre Salut.
Ici la prière de demande suppliant le Seigneur de nous envoyer le Sauveur est précédée d’un acte de confiance et d’espoir dans la joie à venir. Elle est donc pleine d’assurance puisqu’on commence par affirmer qu’on obtiendra ce qu’on a demandé. Cette assurance se traduit par une mélodie très ferme avec de nombreuses notes longues et tenues ; elle est pleine de mouvement, tout en restant dans l’ensemble recueillie et contemplative.
Communion : Jerusalem surge
Le texte du chant de Communion du deuxième dimanche de l’Avent est tiré du prophète Baruch, très peu utilisé dans la liturgie, comme le psaume 49 du Graduel. Baruch était un disciple de Jérémie qui, se trouvant en captivité à Babylone, envoya un message aux habitants de Jérusalem pour leur annoncer le prochain retour des captifs, les invitant à monter sur la montagne pour les voir venir de plus loin ; tel est le bonheur que Dieu leur envoie.
Jerusalem surge, et sta in excelso : et vide jucunditatem quæ veniet tibi a Deo tuo.
Jérusalem lève-toi, tiens-toi sur la hauteur et regarde le bonheur qui vient vers toi de ton Dieu.
Ici encore Jérusalem est la figure de l’Église, le peuple de Dieu qui doit s’élever au-dessus de ses passions et de tout ce qui l’attache à la terre, pour voir venir de loin le bonheur du salut que Dieu va lui envoyer à Noël. On notera pour la troisième fois dans cette messe, après l’Introït et le Graduel, le mot veniet qui est encore un de ces mots clef de l’Avent. La mélodie commence par un bel élan sur le mot surge, puis se poursuit d’une manière assez solennelle pleine d’une joie contenue.
Pourquoi Bill Gates achète-t-il massivement des Terres Agricoles
Comme l’indiquait le New York Post le 27 février 2021, Bill Gates est aujourd’hui le premier propriétaire de terres agricoles aux États-Unis. Le milliardaire détient 97 000 ha de terres agricoles et près de 11 000 ha d’autres terrains. Ces possessions se trouvent dans 19 États, dont près de 28 000 ha en Louisiane et plus de 19 000 ha dans l’Arkansas. Quand on lui demande pourquoi il achète autant de terres, sa réponse reste confuse.
La crise démographique se poursuit
1940 bébés sont nés en moyenne par jour en octobre 2022, soit 10% de moins que l’année dernière à la même période. Le chiffre le plus faible depuis près de 30 ans.
Il s’agit du plus faible taux de naissances depuis 1994.
Mais l’essentiel, c’est de constitutionnaliser l’avortement, n’est-ce pas.
Les belles figures de l’Histoire : saint Pothin
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer la figure de saint Pothin, premier évêque de Lyon :
« La colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens »
Abdelaziz Baraka Sakin, écrivain soudanais, vient de publier un roman Princesse de Zanzibar, une histoire au cœur d’Unguja, l’île principale de l’archipel, alors aux mains des Omanais, où l’esclavage bat son plein.
Les épisodes se déroulent à la fin du XIXe, autour d’une date que l’histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes ». Mais l’auteur décrit l’incroyable violence des Omanais.
« Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes ».
On en arrive jusqu’à l’abolition de la traite et la fin de l’esclavage, proclamée mais non respectée. Le sultanat d’Oman et le Koweït n’ont pas pardonné à l’auteur sa vision des choses : ce livre est interdit dans ces pays.
L’Institut d’Argentré déménage
Depuis sa création il y a cinq ans, l’Institut d’Argentré a vu ses effectifs considérablement augmenter. Actuellement locataires de bâtiments devenus trop petits, l’école vient d’acquérir un ancien couventen plein coeur de Sées.
Il y une cinquantaine d’années, ce couvent accueillait encore un orphelinat tenu par des religieuses. Avec cette installation, ces murs vont retrouver une vie, à travers la joie, le travail et les prières des élèves.
Grace à la générosité des donateurs, le chantier de réfection de la chapelle a pu commencer. Mais le futur dortoir nécessite des travaux de remise aux normes : encore 120 000€ afin de mener ce projet à terme.
Comme vous le savez, les écoles hors-contrat ne reçoivent aucune subvention publique : vous êtes les bienfaiteurs sans lesquels elles ne pourraient pas exister.
La déchirure de l’histoire
Après les Méditations d’automne, le père Jean-François Thomas publie naturellement celles d’hiver. Ce livret très accessible à tous ouvre l’intelligence au sain discernement, délivre l’âme des pièges de l’orgueil et du matérialisme, nourrit l’amour de Dieu et du prochain dans les gestes de la vie ordinaire pour le bien de l’homme, la gloire du Christ, de son Église et le salut de la France et du monde. L’auteur nous propose une courte méditation quotidienne, rythmée par la vie liturgique, se référant à la fois à la Sainte Ecriture et aux auteurs chrétiens, canonisés ou non.
Voici un extrait de la méditation du 24 décembre :
La Nativité nous offre justement cette déchirure de l’histoire. Il y a un avant et un après. L’après ne ressemble pas à l’avant qui ne prend sens qu’à la lumière de l’après, et non point l’inverse. L’Ancien Testament se comprend enfin à Bethléem. Ce n’est point l’Incarnation qui est éclairée par les prophètes. Ces derniers ne sont justifiés, dans leur vie et dans leur mission, que par l’Enfant de la Crèche.
Des poupées et des langes à l’effigie de la Sainte Vierge et de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus
Caladia est une jeune marque française textile et papeterie qui vient de fêter sa première année. Elle propose exclusivement en prévente sur CredoFunding une première collection limitée de poupées de tissus à l’effigie de la Sainte Vierge et de Sainte Thérèse, accompagnées de langes délicats brodés et imprimés. C’est original :
- Des poupées de tissus cousues et brodées à la main, répresentant Marie et Sainte Thérèse.
- Le lange brodé Marie dans une jolie gaze de Coton bleu avec aux 4 coins de délicates broderies écru et jaune représentant quelques symboles mariaux.
- Le lange Marie avec son bel imprimé à l’effigie de Notre Maman du Ciel.
Une partie des bénéfices de cette campagne sera reversée à une association locale qui a à coeur de préserver ce lien si particulier de la mère et l’enfant par des colocations solidaires : La maison de Marthe et Marie !

