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Décidément, le débat politique progresse à vue d’oeil!

Extraordinaire réponse du ministre chargé des relations avec le Parlement, Franck Riester:

Le député LR Patrick Hetzel lui disait:

M. Patrick Hetzel appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de remise des rapports demandés lors de l’examen de projets de loi. Alors que ce taux s’établissait à 28 % lors du précédent bilan, il atteint 21 % pour la dernière session (27 sur 127). Ainsi, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable passe d’un taux de remise de 5 à 4 %. Le taux le plus surprenant est pour le Gouvernement qui ne remet pas les rapports qu’il s’est lui-même imposé de rédiger par l’intermédiaire d’un amendement qu’il a proposé et fait voter. Pour la session 2018-2019, ce taux était de 43 % Il est passé à 11 % pour la session 2020-2021 avec seulement un rapport remis sur les neuf demandés par amendement gouvernemental. Aussi, il lui demande à quelle date paraîtront les autres rapports gouvernementaux.

M. Riester répond:

M. le ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé des relations avec le Parlement, partage la préoccupation de M. le député de voir les rapports rédigés à l’attention du Parlement remis dans les délais prévus par les textes. Le respect de cet principe est régulièrement rappelé aux ministères dans le cadre du suivi de l’application de chaque loi, lorsque celle-ci prévoit une ou plusieurs demandes de rapports à remettre au Parlement, notamment à l’occasion des réunions interministérielles de suivi sur les différentes lois. Ce suivi permet de faire le point sur l’état d’avancement des projets de rapports et sur l’échéance actualisée de leur transmission au Parlement. Cette exigence est portée avec la même attention quelle que soit l’origine de la demande de rapport, parlementaire ou gouvernementale, prévue par la loi définitivement promulguée.
C’est-à-dire, en substance: vous avez raison, Monsieur le Député, nous sommes mauvais; nous ne respectons pas la constitution; nous ne respectons même pas les obligations que nous décidons de nous imposer à nous-mêmes par pu souci de communication; mais ne comptez pas sur nous pour changer quoi que ce soit!

Communiqué de Mgr d’Ornellas sur l’avis du CCNE

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail « Bioéthique » de la Conférence des évêques de France, vient de réagir à l’avis du “Comité consultatif national d’éthique” (tous les mots mérioteraient des guillemets spécifiques… sauf peut-être le mot de Comité qui rappelle “efficacement” celui de salut public, spécialiste de la “solution finale”!)

L’Avis du CCNE est un magnifique plaidoyer pour les soins palliatifs. Il exprime avec finesse et justesse ces soins « essentiels »1 à la médecine. Il dénonce les faiblesses de leur mise en œuvre en France, malgré les lois qui les promeuvent comme un droit pour chaque citoyen. Il appelle vigoureusement à un effort de l’État pour que se diffusepartout la « culture palliative » en notre pays. Grâce au CCNE, cet effort et son caractère impératif seront-ils enfinpris au sérieux par nos dirigeants ?

Vouloir développer « en même temps » les soins palliatifs et l’aide active à mourir, c’est à la fois favoriser l’expression des désirs individuels d’une mort immédiate, et promouvoir le soin par l’écoute et l’accompagnement dela vie, aussi fragile soit-elle. En définitive, c’est décider de faire peser sur tous le choix cornélien de mourir ou de vivre ! Dans leur écrasante majorité, les médecins des soins palliatifs dénoncent la contradiction entre le soulagement qu’ilssavent offrir et la proposition de donner la mort, proposition que les patients seront obligés d’envisager.

L’Avis du CCNE pose l’argument de non-discrimination pour ouvrir la porte à une éventuelle légalisation du suicideassisté et de l’euthanasie. Cet argument d’égalité est contredit par l’expérience des soignants : y a-t-il une égalité entre la personne qui, en pleine possession de ses facultés, peut demander de façon récurrente l’euthanasie, et la personne fragilisée qui, ne pouvant pas s’exprimer, s’en remet avec confiance aux soignants qui l’accompagnerontjusqu’au bout ?

L’Avis du CCNE jette du brouillard sur la réflexion. Il utilise le même mot « fraternité » pour qualifier à la fois l’aide activeà mourir et l’accompagnement par les soins palliatifs. Mais comment appeler fraternel le geste qui donne la mort à sonfrère qui la demanderait ? Ce n’est pas dans le brouillard qu’on discerne le projet de société à édifier ! Soit nouschoisissons une société des désirs individuels qui s’imposent à tous, y compris au corps médical, société fragile et fluctuante, sans consistance et sans visée commune. Soit nous souhaitons une société de la fraternité grâce à laquelle les personnes les plus vulnérables sont collectivement entourées de considération et accompagnées par le soin,société cohérente, bâtie sur un projet fort et commun pour tous, sur une espérance.

Pourquoi l’Avis du CCNE ne pose-t-il pas dans le débat la longue tradition éthique issue du « tu ne tueras pas », qui fondenotre civilisation et qui donne de la clarté pour penser notre responsabilité collective face à la question si complexe dela fin de vie ?

Alexandre le Grand pour les enfants

Les éditions jeunesse de La Nouvelle librairie ont publié Alexandre le Grand, l’enfance d’un conquérant, faisant revivre un personnage de légende.

Alexandre le Grand (356 — 323 av. J.-C.) reste, par-delà les siècles, un héros comme l’Histoire en a peu vu. Mais quelle fut sa jeunesse ? Son père, le roi Philippe de Macédoine, lui a donné les meilleurs maîtres. Au gymnase, Alexandre s’entraîne au javelot et à la lutte. A la chasse, son oncle le confronte à un loup. Quand il faut étudier l’Iliade et l’Odyssée, c’est au grand philosophe Aristote que son père le confie. Mais cela suffit-il pour avoir le courage de dompter un cheval aussi fougueux que Bucéphale ou pour se faire aimer de ses soldats ?

En 338 av. J.-C, la bataille de Chéronée marque, pour Alexandre, le début de quinze années d’aventures et de conquêtes qui le mèneront au bout de la terre, en des lieux encore inconnus des Grecs. C’est ainsi que, malgré son jeune âge, Alexandre de Macédoine bâtira l’un des plus grands empires qui aient jamais existé. Lui qui craignait de ne pas avoir un destin suffisamment glorieux deviendra l’un des personnages les plus connus et les plus admirés de toute l’histoire de l’Europe.

TopMusic, l’appli musicale chrétienne

Après la catastrophe du téléchargement illégal au début des années 2000 et la chute des ventes de CDs, les plateformes de streaming musical ont commencé à émerger, pour le mieux puis pour le pire. Spotify, Deezer, ou encore Apple Music sont désormais des incontournables de la consommation de musique au quotidien. Ces plateformes, bien que salvatrice en certains aspects, font mal à la musique. Elles pratiquent une rémunération des ayants droits (artistes, auteurs, labels, etc.) qui favorise les artistes déjà très populaires face aux artistes de catégories de niche notamment les artistes chrétiens.

L’application TopMusic apporte aux artistes chrétiens une solution double : donner de la visibilité à leurs projets auprès d’une audience chrétienne francophone très ciblée, tout en leur permettant de bénéficier directement du soutien financier de ces auditeurs selon un modèle plus juste (basé sur les « tips » – chaque abonné peut donner des pourboires aux artistes de son choix – , et les écoutes individuelles : le montant de l’abonnement est réparti aux artistes écoutés par l’abonné).

D’après les estimations actuelles, l’application permettra de financer entre 3 et 15 fois plus les artistes par rapport à la moyenne actuelle des plateformes, en fonction de l’engagement de la communauté des artistes.

Plus de 50 artistes sont déjà ambassadeurs de TopMusic (Hopen, Collectif Cieux Ouverts, Gregory Turpin, Hillsong, Dan Luiten, Matt Marvanne…) et relayent le projet auprès de leurs audiences.

« L’application TopMusic, c’est la formidable promesse de trouver le meilleur de la musique chrétienne, tout en encourageant ceux qui la créent. » résume un artiste ambassadeur enthousiaste de l’initiative.

Aujourd’hui, 42% des titres du Top50 divulguent des contenus dits « explicite » (insultes, drogue, sexe, violence, …). Face à cette dérive, TopMusic souhaite promouvoir les valeurs chrétiennes dans la culture et la société française au travers de la musique.

Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en contribuant au lancement de TopMusic, l’application musicale chrétienne révolutionnaire ?

Pour toute information et investir, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/topmusic   

Fin de vie : des éléments pour argumenter

Alors qu’Emmanuel Macron a lancé l’offensive visant à légaliser d’ici 2023 le droit de tuer les personnes gênantes, un certain nombre de publications viennent éclairer les idées et donner des arguments en faveur d’une fin de vie véritablement digne. Cela ne convaincra sans doute pas nos idéologues, mais peut permettre de mieux argumenter durant cette bataille.

Les Dr Jean-Marie Gomas, l’un des fondateurs du mouvement des soins palliatifs, médecin généraliste, gériatre, enseignant, ancien responsable d’une Unité Douleurs Chroniques et Soins Palliatifs à Paris, et Pascale Favre, médecin, diplômée d’un DEA de droit de la santé, ont publié chez Artège Fin de vie : peut-on choisir sa mort ? L’euthanasie n est pas LA solution.

Face à l’argument récurrent du “droit à”, celle de la liberté débridée (« Je veux choisir ma mort, c’est ma liberté ! »), ils témoignent du décalage de cette revendication avec la réalité de ce que vivent les malades à l’approche de leur fin de vie. Ce livre clarifie le vocabulaire et propose de revisiter les croyances et préjugés qui obscurcissent la question de la fin de vie, en interdisant un véritable débat. Il donne les éléments éthiques et médicaux nécessaires à la compréhension des enjeux de la mort provoquée. Beaucoup plus largement, il y est question du chemin du mourir et de la finitude. Chaque fin de vie se révèle une histoire singulière jusqu’au bout, imprévisible, appelant des soins adaptés et toujours créatifs. Basé sur une longue expérience clinique des auteurs dans le domaine des soins palliatifs et sur un travail universitaire autour de l’impact de l’acte euthanasique sur le praticien, il est à destination du grand public comme des professionnels du soin.

Henri de Soos, diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise de droit, volontaire du mouvement ATD Quart Monde, ancien DRH d’une grande entreprise industrielle, il a notamment été au sein d’Alliance Vita responsable du service d’écoute SOS Fin de vie. Il publie chez Salvator L’impasse de l’euthanasie, préfacé par Philippe Pozzo di Borgo.

Il analyse dans cet essai les cinq principaux arguments des militants pro-euthanasie (suivre l’exemple de pays étrangers, suivre l’opinion de certains sondages, mettre un cadre à des pratiques illégales existantes, mourir plutôt que souffrir, et exercer son ultime liberté) afin d’en souligner les limites et les incohérences. Plutôt que de considérer cet acte comme une ultime liberté, il met en lumière les dangers de renoncer à « l’interdit de tuer », fondement essentiel de notre relation entre soignants et soignés.

L’exemple des pays étrangers, en particulier les pays du Bénélux, est éloquent : la légalisation a eu pour conséquence une hausse continue des euthanasies, la poursuite d’un nombre important d’euthanasies clandestines, l’élargissement de la pratique pour des personnes ne souffrant pas de maladie en phase terminale, des cas de dérives à la pelle.

L’auteur privilégie la voie suivie jusqu’à présent par la France et qui mérite d’être mieux connue et défendue : ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie, mais des soins palliatifs de qualité et accessibles à tous.

Avis du CCNE sur le suicide assisté et consultation citoyenne : bis repetita

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Depuis que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait annoncé s’être auto-saisi du sujet de l’euthanasie, le contenu de son avis était hélas prévisible, tout comme l’annonce d’une consultation citoyenne, dont les conclusions sont déjà écrites.

Nos politiques ne cessent de s’étonner, depuis quelques années, de la montée de la défiance des Français à leur égard et de la hausse de l’abstention à chaque élection.

Hélas, sur une question humaine et éthique majeure – celle de l’euthanasie, renommée « suicide assisté » ou « aide active à mourir » – la méthode politique ne progresse pas : un nouvel avis du CCNE, contredisant ses avis précédents mais répondant au vœu du président de la République, vient cautionner le nouveau projet sociétal. Une consultation citoyenne se déroule ensuite, dont les conclusions ne seront pas prises en compte, étant écrites d’avance.

Mais le fait est que les Français ne peuvent croire que ce qui n’était pas éthique hier devienne éthique aujourd’hui. La dignité humaine et le respect qui lui est dû ne changent pas au gré des majorités politiques.

Ces procédés, que l’on retrouve dans d’autres domaines – la Convention citoyenne sur le climat par exemple- sont indignes de tels enjeux. Ils décrédibilisent aussi bien le respect que prétend avoir Emmanuel Macron pour les Français que l’indépendance des institutions – dont celle du CCNE – vis-à-vis du politique.

« Toute la communication gouvernementale sur les mesures prises pendant la pandémie soulignait l’impératif de solidarité et de protection des plus vulnérables. Dans cette même période, de nombreux Français ont vécu très douloureusement le fait de ne pas pouvoir accompagner leurs proches jusqu’à leur dernier souffle à cause du Covid 19. Cette expérience très marquante rend encore plus incompréhensible la volonté d’Emmanuel Macron de légaliser la possibilité de donner la mort, un geste qui va à l’encontre de tout ce que nous venons de vivre », souligne Albéric Dumont, vice-président de La Manif Pour Tous. « Hélas, il n’est pas certain que cela soit entendu : pour Emmanuel Macron, consulter ne veut pas dire écouter » complète-t-il.

Il manque quelque chose à la France

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos du décès de la reine Elizabeth II, qui a donné lieu, dans les médias français, à un concert de louanges :

Certes, le Royaume-Uni n’est pas la France, mais cette fascination des Français pour la monarchie britannique n’en reste pas moins significative.

Elle témoigne du fait qu’il manque quelque chose à la France depuis le 21 janvier 1793. Je ne suis pas sûr que ce « quelque chose » pourrait être du même ordre que la monarchie britannique, mais ce manque est de moins en moins contestable.

Qu’il manque quelque chose à la France n’est d’ailleurs pas une révélation récente.

Balzac disait qu’en coupant la tête à Louis XVI, la Révolution avait coupé la tête à tous les pères de famille. Cette décapitation des pères de famille nous a valu l’effondrement démographique qui fut la cause première de la Grande Guerre. Elle nous vaut aujourd’hui « l’ensauvagement » du pays, faute d’autorité éducative.

Mais, surtout, il manque à la France deux éléments que la monarchie britannique a conservés par son existence même : le sens de la continuité historique et l’acceptation d’une autorité supérieure.

La monarchie britannique incarne la longue durée. La chose est d’autant plus frappante que la dynastie des Windsor est récente et a usurpé le trône des Stuart – ce qui montre que la force de la monarchie n’est pas principalement la qualité des personnes assises sur le trône, ni même de la famille régnante, mais bel et bien le système de succession sans débat ni guerre civile à la tête de l’État.

Et la chose est aussi, hélas, singulièrement frappante si l’on compare à notre propre chef de l’État qui donne l’image d’un gamin capricieux incapable d’apprécier la prestigieuse histoire du peuple qu’il aspire à gouverner et poussant même l’indécence jusqu’à insulter cette histoire depuis l’étranger. Cette indécence de « Jupiter » et ce mépris de l’histoire contrastent douloureusement avec la dignité d’Elizabeth II.

Ajoutons, puisque ce deuil britannique nous force à comparer, que la monarchie avait une autre vertu : le roi étant lieutenant de Dieu, l’idée qu’il est des lois supérieures auxquelles les hommes ne peuvent toucher sans tyrannie, s’imposait naturellement.

La monarchie britannique, qui a gardé le « décorum » des cérémonies religieuses, les a largement vidées de leur sens, au point que, désormais, le parlement anglais vote autant, sinon plus, de dérives sociétales que le français. Mais il reste que l’idée que le parlement ne peut pas tout faire – en particulier ne peut pas « changer en homme en femme » comme disait le dicton britannique ou ne peut pas décider de la vérité – est la seule garantie des libertés humaines face aux tyrannies.

Quelques commentateurs, irrités du concert de louanges pour la reine défunte, ont objecté que l’Angleterre était une oligarchie. Mais, hélas, la même chose vaut pour la France. Et pratiquement pour les mêmes raisons : dans les deux cas, les plus riches ont spolié les biens de l’Église (qui permettaient de financer l’hôpital, l’éducation et l’assistance) – à la Réforme pour l’Angleterre et à la Révolution pour la France. Une caste de parvenus en est née, qui continue à dicter la politique économique et la politique tout court au détriment du bien commun. Il y a de bonnes raisons de le reprocher à l’Angleterre, mais pourquoi pas à la France ?

En un mot, la France post-révolutionnaire a presque tous les défauts de la monarchie britannique et aucun de ses avantages. Comment se réjouir d’une telle comparaison ?

Homme enceint ou femme à barbe ?

Suite aux nombreuses réactions suscitées par la publication de la nouvelle campagne du Planning Familial à l’attention de la communauté LGBT mettant en scène une femme transgenre enceinte, VA + a décidé d’aller demander aux Parisiens ce qu’ils pensaient de cette affiche. D’après le Planning Familial, seule « l’extrême-droite » a été choquée par ces dessins. Qu’en est-il vraiment ?

Légaliser l’euthanasie pour décharger l’hôpital ?

Il est permis de se poser cette question cynique : alors qu’Emmanuel Macron ouvre les débats (il faut le dire vite) pour la légalisation de l’euthanasie, on apprend qu’à Strasbourg un octogénaire a été retrouvé mort sur son brancard après avoir attendu une vingtaine d’heures aux urgences. Le syndicat FO a écrit au ministre de la Santé François Braun, pour l’alerter sur

«la récurrence de la dégradation des prises en charge et du fonctionnement délétère des urgences».

En mars, un patient était déjà décédé aux urgences. Victime d’une hémorragie digestive, il avait attendu une douzaine d’heures avant d’être pris en charge, ce qui avait suscité l’ire de soignants qui avaient dénoncé le manque de lits d’hospitalisation et l’encombrement des urgences.

Fin des poursuites contre les saisies de cocaïne inférieures à 1,5 kilo

L’information date du mois de juin mais elle vient d’être révélée :

Le parquet de Cayenne expérimente depuis le 1er juillet le classement sans poursuite des saisies inférieures à 1,5 kilo de cocaïne afin de « diminuer la charge » du trafic de stupéfiants sur la chaîne pénale.

Le syndicat Synergie-Officiers a réagi :

“Comment peut-on en arriver à une politique pénale de cette nature pour le trafic de cocaïne dont la Guyane est le principal point d’entrée en métropole ? On peut toujours demander plus à la Police mais pas en sabordant son action”.

Olivier Lorry, secrétaire zonal Alternative police, ajoute :

“Nous, on fait notre travail, on interpelle de plus en plus et derrière, au niveau de la justice, on a l’impression d’un bricolage pour trouver des solutions”.

“En tant que policiers, on a du mal à comprendre la réponse pénale. Si vous vous faites attraper avec 300 grammes de cocaïne en France, vous prenez 3-4 ans de prison ferme. En Guyane, avec un kilo sur vous, on vous demande juste de ne pas recommencer”.

Selon le préfet Thierry Queffelec, 20% de la cocaïne consommée dans l’Hexagone provient de Guyane.

Pervers

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a plaidé mardi pour accélérer le développement de l’éducation sexuelle à l’école. Sa présidente Sylvie Pierre-Brossolette, auditionnée par la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, a déclaré :

“Lutter contre l’ignorance et l’envahissement de la pornographie dans les sphères adolescentes ou même les plus jeunes, c’est une urgence. Si on ne fait rien, on prépare les violences et féminicides de demain”. “Il faut s’y prendre le plus vite possible, dès le primaire, il y a des enseignements à faire, adaptés à chaque âge, pour que dès l’enfance, l’égalité, le respect, le consentement soient intégrés dans les psychologies”.

La présidente du HCE a dit “espérer” que

“des petits garçons et petites filles imprégnés dès leur enfance de l’égalité, cela permette d’éviter ces statistiques atroces sur les féminicides”.

Dans une note datée du 31 août, le HCE s’inquiétait d'”une culture du viol prégnante chez les jeunes générations” et regrettait que l’Education nationale ne soit “pas au rendez-vous”. Et la justice, est-elle au rendez-vous ?

Dans un article de ce jour, Le Parisien souligne qu’il y a près de quatre plaintes pour viol par jour à Paris. Encore deux en 24h dimanche. Chaque année, sur la période 2011-2018, 94 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes d’un viol ou d’une tentative de viol. Plus d’une femme sur deux, en France, a déjà été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle au moins une fois dans sa vie.

L’Arménie sacrifiée au nom du gaz azéri ?

Le député LR au Parlement européen François-Xavier Bellamy est intervenu en séance pour demander une condamnation de l’Azerbaïdjan :

En juillet, la présidente de la Commission européenne était allée à Bakou pour demander plus de gaz. Les exportations ont bondi de 30%. C’est après cet accord que l’Azerbaïdjan a commencé à se montrer plus menaçant à la frontière arménienne.

Soins palliatifs, suicide assisté et euthanasie : la contradiction flagrante du CCNE

Réaction d’Alliance Vita à l’avis du CCNE :

Alliance VITA dénonce la contradiction flagrante et inquiétante qui traverse l’avis du CCNE sur la fin de vie publié aujourd’hui.

L’avis affirme avec raison la dignité de tous, et les auteurs disent vouloir concilier devoir de solidarité avec les personnes les plus fragiles et le respect de l’autonomie des personnes. Mais il se fourvoie en prétendant « qu’il existe une voie pour une application éthique de l’aide active à mourir » (terminologie utilisée pour articuler suicide assisté et euthanasie) en réponse à l’exigence de « la liberté de disposer de soi-même ». Or c’est largement le manque d’accompagnement, de soins antidouleur et, plus généralement d’accès aux soins palliatifs qui explique le « mal mourir » qu’on continue de déplorer en France. La pression sociale, la peur de peser voire de coûter sont en effet des mobiles majeurs des rares demandes d’euthanasie.

Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA :

« Par un tour de passe-passe, dont on peut interroger la motivation et les pressions, les rédacteurs de l’avis tentent de concilier l’inconciliable. Ils utilisent la promotion des soins palliatifs comme caution de leur aval donné au suicide assisté et à l’euthanasie, alors que les deux démarches restent antinomiques. Quelle que soit l’édulcoration du vocabulaire, cette légitimation de la levée de l’interdit de tuer ne relève à nos yeux, ni de l’éthique médicale, ni de l’éthique tout court. L’interdit de tuer est en effet le premier fondement de la confiance entre soignants et soignés comme de la vie en société ; personne ne devrait être exclu de la prévention du suicide. Les risques inhérents à ce basculement sont d’ailleurs énumérés avec finesse par le CCNE. Comment ne pas voir qu’une conception sacralisée de l’autonomie de la personne conduit à une culture de rejet et d’auto-exclusion des plus fragiles ? »

Que huit membres du CCNE aient voulu exprimer publiquement leurs fermes réserves sur cet avis montre que nous sommes loin du consensus, même au CCNE.

Alliance VITA prendra dans les jours qui viennent les initiatives qui s’imposent pour préserver les Français de la violence et de l’arbitraire du suicide et de l’euthanasie, afin que, rejetant dos à dos acharnement thérapeutique et euthanasie, soit préservée la voie française, la seule digne de l’éthique et de la médecine : le développement des soins palliatifs, accessibles à tous et la lutte contre la mort sociale des personnes malades, dépendantes et isolées.

Un député RN agressé

Yaël Menache, député RN de la Somme, a été agressée par son voisin :

Et tandis que Pap N’Diaye veut donner des cours d’éducation sexuelle…

Une enseignante de français au lycée Malherbe à Caen a été poignardée ce matin par un élève. L’auteur a été interpellé et les jours de l’enseignante ne sont pas en danger.

 

Fin de vie : donner la mort n’est pas un soin

Des associations de santé signent un communiqué commun pour s’opposer à la future loi sur l’euthanasie :

Représentantes des soignants engagés quotidiennement dans l’accompagnement et les soins auprès des personnes en fin de vie, les sociétés savantes, organisations professionnelles et associations cosignataires de ce communiqué prennent acte de la publication de l’avis n°139 du CCNE rendu ce 13 septembre 2022.

Si le CCNE tente de concilier l’impératif de solidarité avec celui d’autonomie de décision, il apparait clairement qu’il propose un nouveau paradigme où, dans certaines situations, l’éthique collective pourrait s’effacer devant la demande individuelle.

Reposant justement sur des principes de solidarité inconditionnelle vis-à-vis des patients, nos pratiques soignantes d’aujourd’hui s’inscrivent dans une déontologie et une éthique médicale collégiale claire, caractérisée par une longue continuité historique. Avec le changement de paradigme envisagé par le CCNE, c’est cette continuité qui pourrait demain être rompue.

Les conséquences de ce changement seraient donc majeures sur l’engagement soignant si la loi leur demandait in fine d’être acteurs de la mise en œuvre d’une forme d’euthanasie ou de suicide médicalement assisté. Conscients de l’injonction qui pourrait nous être faite demain, nous nous saisissons d’une réflexion éthique et pratique indépendante. Celle-ci aura pour but d’explorer et de partager les conséquences concrètes qu’une légalisation du suicide médicalement assisté ou de l’euthanasie aurait sur nos pratiques soignantes.

Nous relevons enfin dans cet avis du CCNE l’absence de consensus sur ce sujet, matérialisé par la présence d’un avis de réserve et des divergences entre les membres signataires de l’avis majoritaire. Cette absence de consensus témoigne de la complexité de la prise en charge des personnes en fin de vie et devra être prise en compte dans les futurs débats.

Détail des organisations signataires :
SFAP : Société française d’accompagnement et de soins palliatifs
MCOOR : Association nationale des médecins coordonnateurs en Ehpad et du médico-social ;
CNPI : Collège national professionnel infirmier
AFSOS : Association francophone pour les soins oncologiques de support
FNEHAD : Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile
UNICANCER : Fédération des centres de lutte contre le cancer ;
2SPP : Société française de soins palliatifs pédiatriques
ANFIIDE : Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers diplômés et Étudiants

Le Comité d’éthique juge possible l’euthanasie

Si une nouvelle loi sur la fin de vie devait être discutée en France, Alain Claeys, l’un des rapporteurs d’un avis rendu mardi par le Comité national consultatif d’éthique (CCNE, parmi lesquels huit membres ont souhaité exprimer une « réserve ») a déclaré :

“Il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger”.

Les conditions strictes, ils nous ont déjà fait le coup avec l’avortement… On sait comment ça évolue…

Face à l’APP, Emmanuel Macron a confirmé son intention de légiférer sur ce sujet à l’issue d’une consultation citoyenne.

“Le CCNE indique qu’on peut ouvrir le sujet sur les majeurs en faisant une distinction entre les personnes majeures et mineures”.

Le comité évoque la difficulté de l’expression du consentement, notamment en cas de maladie psychiatrique et va se pencher sur cette question cruciale : “est-ce que chacun peut disposer seul de sa vie ?”

Pendant la campagne présidentielle, interpellé par une personne atteinte de la maladie de Charcot, Macron avait alors déclaré :

“Je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge”.

La Belgique a dépénalisé l’euthanasie, notamment en cas de maladie dégénérative grave.

Une convention, annoncée pendant la campagne, sera installée en octobre et aura 6 mois pour rendre ses travaux. Quant à savoir si la fin de vie sera traitée par la voie parlementaire ou par référendum, Emmanuel Macron botte en touche :

“ce n’est pas encore décidé… Ce n’est pas un chemin que j’exclus”.

Dans leur réserve, 8 membres du CCNE soulèvent plusieurs inquiétudes :

– Quel message enverrait une évolution législative à la société ? Revendiquer le recours à une aide active à mourir engage soi-même et les autres, non seulement dans le champ privé de sa relation aux autres, mais aussi dans le champ sociétal. Nous nous inquiétons d’une revendication d’autonomie du sujet qui tendrait à dénier que cette évolution, à la jonction de l’intime et du collectif, ne nous concerne pas seulement en tant qu’individu mais en tant que parties d’un corps social et interroge plus largement le rapport de ce corps à la mort et à la vie.

– De ce fait, quel message enverrait une telle évolution législative aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées ? Ne risque – t – elle pas d’être perçue comme le signe que certaines vies ne méritent pas d’être vécues ? Nous nous inquiétons que cette loi suscite une forme de culpabilité, voire un complexe de vivre chez des personnes souffrant déjà d’une exclusion sociale. En outre, comment concilier une évolution législative de l’aide active à mourir avec la nécessaire prévention au suicide et les politiques d’accompagnement de la vieillesse ?

– Enfin, quel message enverrait aujourd’hui une évolution législative au personnel soignant ? Dans le contexte de crise sanitaire majeure que nous connaissons et d’une crise de la vocation soignante et médicale, alors même que les personnels de santé témoignent d’une souffrance éthique inédite, il nous semble inapproprié de sembler prioriser cette évolution législative par rapport à l’urgence que requiert la situation alarmante de notre système de santé. En outre, pour de nombreux soignants, l’assistance au suicide et l’euthanasie correspondent à des actes contraires à la vocation et au sens du devoir médical et du soin, contradictoires avec le serment d’Hippocrate. La mise en place d’une aide active à mourir risquerait de représenter pour eux une abdication signifiant l’incapacité collective à prendre réellement en charge la fin de vie.

Un homme armé durant la messe en la cathédrale de Bayeux

Dimanche 11 septembre, vers 11 h, alors que près de 500 fidèles étaient réunis à l’intérieur de la cathédrale de Bayeux, à l’occasion de la messe d’installation du père Emmanuel Péteul, le nouveau curé de la paroisse, par l’évêque Mgr Jacques Habert, des témoins se sont inquiétés du comportement bizarre d’un homme depuis le début de l’office.

Ce dernier, assis dans la travée nord de la nef, portait un casque audio sur la tête et semblait manifestement plus intéressé par sa musique que par la cérémonie à laquelle il assistait. L’homme aurait alors sorti un couteau de son sac et l’aurait manipulé longuement.

Menotté, il a été dirigé vers la gendarmerie pour y être entendu par les forces de l’ordre.

L’être humain n’est pas une variable d’ajustement

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Les êtres humains ne sont pas des objets qu’on puisse détruire avant la naissance, intoxiquer moralement par la propagande, et liquider par l’euthanasie. En particulier, il est effroyablement honteux de faire de l’être humain à son tout début une variable d’ajustement, en le vouant à la mort comme effet indésirable de la débauche sexuelle !

Aucune charte européenne, aucune loi française ne doit être au service de tels abus.

Est à l’oeuvre sous nos yeux, par la propagande et la perversion du droit, la lutte implacable du mal contre la dignité et la Vie humaine, et contre le message évangélique : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Pour le deuxième anniversaire du décès de notre Président d’Honneur et Fondateur le Docteur Xavier DOR ( le 4 avril 2020) une messe a été dite, le 9 avril 2022, en l’église Saint Eugène-Sainte Cécile à Paris par Monsieur l’abbé Pagès. On ne saurait mieux dire ce qu’il a exprimé dans son sermon, en particulier :

«… le combat contre l’avortement appartient foncièrement au combat spirituel que mène l’Eglise et auquel chaque chrétien doit donc prendre part ».

C’est pourquoi nous prions publiquement par le Rosaire.

Prochainement nous nous retrouverons :

En banlieue parisienne :

  • Chapelet – le 17 septembre à Bougival à 10 h.45, place du Général de Gaulle
  • le 1er octobre à St Germain en Laye à 10 h.45, place du Château ( sortie du RER)

A Paris :

  • Rosaire à 14 h.30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire ( RER B Port-Royal)
  • le samedi 24 septembre
  • le samedi 15 octobre

Et nous commémorerons la fondation de SOS Tout-Petits (le 31 octobre 1986) par :

  • un chapelet le 19 novembre à Poissy à 10 h.45 (sortie de la gare)
  • un Rosaire le 26 novembre à Paris à 14 h.30 à l’endroit habituel ( RER B Port-Royal)

…en union avec tous les Rosaires que les groupes SOS Tout-Petits en France et à l’étranger voudront bien organiser.
(Prière de nous informer des dates et lieux : à [email protected])

Jacques BAY
Vice-Président de SOS Tout-Petits

C’est le génocide arménien qui se poursuit

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient condamne avec force les bombardements de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie. Ils démontrent une volonté d’agression et une absence de désir de solution pacifique. Nous nous associons à la douleur des familles des soldats.

L’Œuvre d’Orient demande aux autorités de la France, coprésidente du groupe de Minsk, d’agir pour sauvegarder l’intégrité du territoire arménien.

L’Œuvre d’Orient demande qu’une enquête parlementaire, si nécessaire, établisse le rôle de l’État turc dans cette agression.

Le peuple arménien a acquis dans le sang le droit de vivre dans la paix et la liberté. C’est le génocide qui se poursuit.

SOS Chrétiens d’Orient alerte sur la situation de l’Arménie après de nouvelles attaques armées de l’Azerbaïdjan :

Dans la nuit du 12 au 13 septembre, l’armée azerbaïdjanaise a attaqué l’Arménie, bombardant de nombreux villages sur sa frontière orientale, dans la région du Syunik, faisant 50 morts et déjà de nombreux déplacés. SOS Chrétiens d’Orient exprime sa très grande inquiétude pour l’intégrité du territoire arménien et la sécurité de ses habitants, isolés et affaiblis depuis la guerre de 2020.  

C’est une attaque d’envergure et coordonnée que l’Azerbaïdjan a mené cette nuit tout le long de la frontière orientale de l’Arménie, frappant les villages frontaliers de la région du Syunik, y compris autour de la ville de Goris, premier point d’entrée en Arménie pour les habitants d’Artsakh. Des tirs d’artillerie et de mortiers, doublés par l’envoi de drones armées ont été constatés du lac de Sevan jusqu’à la région de Kapan.    

SOS Chrétiens d’Orient condamne fermement ce qui est une attaque caractérisée et une violation des frontières de l’Arménie, et non pas seulement une « escalade de la violence » comme l’évoquent de nombreux médias. Les revendications de l’Azerbaïdjan, qui réclame la cession de l’Artsakh et de toute la région sud de l’Arménie, confirme la gravité de ces événements, qui surviennent au moment même où la Russie, lié par un accord de défense mutuelle avec l’Arménie, s’enlise en Ukraine, et alors que l’Union européenne vient d’augmenter ses importations de gaz azerbaïdjanais.  

Alors que les réactions et condamnations des autorités officielles se font encore attendre ce matin, SOS Chrétiens d’Orient alerte sur l’isolement et le danger encouru par les civils habitants la région du Syunik, mais aussi d’Artsakh, cette enclave qui fut le théâtre de la dernière guerre, et qui se trouve aujourd’hui parfaitement encerclée par l’agresseur, reliée par un long corridor passant au milieu des territoires précédemment annexés par l’Azerbaïdjan.  

Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont été rapatriés de Goris et de Vardénis, les deux antennes de l’association dans cette région, et l’ensemble des équipes sont en sécurité.

Golet, un petit fou au service de Guillaume de Normandie

Les éditions jeunesse de La Nouvelle Librairie publient une belle histoire intitulée Golet, un petit fou au grand coeur. Cette histoire, authentique, se déroule dans le château de Guillaume le Conquérant, en 1046, alors que ce dernier n’a que 19 ans. Golet, qui n’a jamais grandi, a appris à jongler et à faire des cabrioles au château de Guillaume de Normandie. Après avoir fait le pitre pour animer un banquet, après être sorti d’un énorme gâteau, il est parti se coucher. Mais soudain, en pleine nuit, il entend cliqueter des armes et parler à voix basse. Derrière les réjouissances, un complot se prépare… Dans la tête de Golet, une voix s’impose, plus forte que tout: « Je n’ai qu’une heure pour sauver le duc Guillaume.» Y parviendra-t-il ? S’il n’est pas bien grand, notre Golet est intrépide, inventif et courageux !

Le fanatisme woke

Jean-François Braunstein, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, vient de publier La Religion woke. Extraits publiés dans Le Figaro :

Les wokes expliquent que le genre est au choix et que seule compte la conscience que l’on a d’être homme ou femme ou n’importe quoi d’autre. La race redevient un déterminant essentiel de nos existences en société : les Blancs seraient par définition racistes et les « racisés » ne pourraient l’être en aucun cas. Quant à l’intersectionnalité, elle est un « outil » pour potentialiser toutes les identités victimaires et appeler à la lutte contre le responsable de ces discriminations. Il est tout trouvé, c’est l’homme blanc occidental hétérosexuel, par définition sexiste, raciste et colonialiste, qui est le « bouc émissaire parfait » . Ceux qui n’acceptent pas ces théories wokes sont dénoncés sur les réseaux sociaux et, chaque fois que cela est possible, chassés de leur poste, à l’université ou ailleurs.

Les médias et bon nombre de politiques embrassent ces théories avec enthousiasme et ce qui n’était naguère qu’une curiosité américaine est devenu, à une vitesse extraordinaire, le discours officiel de nos élites. On pourrait être tenté de se rassurer en se disant que cela ne touche que les facultés de lettres et de sciences humaines, qui en ont vu d’autres. Mais c’est aujourd’hui dans les facultés de sciences et de médecine que se poursuit l’offensive woke : les sciences dures elles-mêmes sont mises en accusation comme « racistes » et « virilistes » .

Mais le wokisme ne se limite pas au monde de l’éducation. Comme l’a très justement noté le journaliste américain Andrew Sullivan, « nous vivons tous sur les campus maintenant » . Les élites occidentales, devenues militantes pendant leurs études, diffusent maintenant ces idées sur les réseaux sociaux, dans les médias, l’édition et les industries culturelles. Dans les grandes entreprises se développe un capitalisme woke qui met en place des politiques « diversité, équité, inclusion » , c’est-à-dire des politiques de discrimination positive qui vont contre tous les principes méritocratiques. Les Gafam, comme Netflix et les réseaux sociaux, font une promotion massive d’une pensée politiquement correcte (…). Avec le wokisme, nous avons ainsi proprement affaire à une nouvelle religion. Certains auteurs américains sont persuadés qu’il s’agit là de la « prochaine religion américaine » qui veut « effacer toute la mémoire historique de la civilisation » , comme le christianisme devenu religion d’État au IVe siècle avait voulu effacer l’ensemble du monde gréco-romain. Le caractère très intolérant de la religion woke et son refus de s’adresser à ceux qui ne partagent pas son point de vue, son absence de transcendance, font qu’elle ressemble plus exactement, pour l’instant, à une secte à dimension politique et sociale.

Le spécialiste de Tocqueville qu’est Joshua Mitchell a fait le rapprochement entre les wokes et le post-protestantisme. Il évoque un Great Awokening, un Grand Réveil woke, qui ferait écho aux Grands Réveils (Great Awakenings) protestants des siècles passés. Mais Mitchell insiste sur deux différences essentielles : avec la religion woke, « nous vivons au milieu d’un Réveil américain (…) mais sans Dieu et sans pardon » . Le « privilège blanc » semble alors être l’équivalent d’une sorte de péché originel. Le Blanc est coupable du fait que ses ancêtres ont opprimé, et qu’il continue d’opprimer, les Noirs et toutes les personnes de couleur. Il est responsable de quasiment tout le mal qui existe sur la terre. Mais ce privilège est en un sens plus grave que le péché originel. En effet, à la différence du péché, qui est en général le résultat d’un choix libre, le nôtre ou celui d’Adam, le privilège blanc est un fait biologique, dont il est absolument impossible de se défaire. (…)

La religion woke ne se limite pas au seul monde universitaire, elle vise maintenant l’enseignement primaire et secondaire. Dans la mesure où les wokes sont des croyants convaincus, ils sont aussi des prosélytes. Ils veulent faire triompher leurs idées et former les nouvelles générations, plus malléables. Puisqu’il n’est pas toujours facile de convaincre des adultes que l’identité sexuelle n’a rien à voir avec le corps ou que le racisme est inhérent au fait d’être blanc, les wokes vont s’efforcer d’en persuader les enfants, dès leur plus jeune âge. (…)

C’est là que le mouvement woke prend ses aspects les plus inquiétants : il ne fait pas mystère de sa volonté d’endoctriner les enfants. Pour les wokes les plus militants, comme les juristes Richard Delgado et Jean Stefancic (universitaires américains considérés comme les pères de la théorie critique de la race, NDLR), cette présence dans les écoles est le vrai signe de leur réussite : « Voir la théorie critique de la race prendre son essor dans l’éducation a été une source de grande satisfaction pour nous deux . » Les années d’école, de collège et de lycée sont désormais des années d’endoctrinement continu par des enseignants qui ont eux-mêmes été convertis au wokisme à l’université. Il y a là une vraie dimension totalitaire et on ne peut que penser à la manière dont communistes et fascistes se sont efforcés d’enrégimenter les jeunes.

L’Azerbaïdjan relance des attaques contre l’Arménie

L’Azerbaïdjan a lancé des opérations militaires contre l’Arménie tôt mardi, selon le ministère arménien de la Défense.

“A 00h05 (2005 GMT) mardi, l’Azerbaïdjan a lancé des bombardements intensifs, avec de l’artillerie et des armes à feu de gros calibre, contre des positions militaires arméniennes en direction des villes de Goris, Sotk et Jermuk”.

L’Arménie a lancé mardi un appel à la Russie pour une intervention militaire urgente. L’appel fait suite à l’appel téléphonique de M. Pashinian avec le président russe Vladimir Poutine, au cours duquel ils ont discuté des violents combats qui ont éclaté à différents endroits de la frontière arméno-azerbaïdjanaise peu après minuit. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue arménien, Ararat Mirzoyan, se sont également entretenus par téléphone.

L’armée arménienne a accusé les forces azerbaïdjanaises de bombarder ses positions frontalières et de tenter d’avancer vers le territoire arménien « dans certaines directions ». Bakou a affirmé, pour sa part, que ses troupes contrecarrent les attaques de sabotage transfrontalières des unités de l’armée arménienne. Erevan a fermement démenti cette affirmation.

La Russie possède une base militaire en Arménie. Certaines de ses troupes ont été redéployées plus près de la frontière arméno-azerbaïdjanaise à la suite de la guerre de 2020 dans le Haut-Karabakh.

La Cour des Comptes recommande de transférer la mission Sentinelle aux forces de sécurité

Lancée début 2015 pour protéger les Français face à la menace terroriste, la mission Sentinelle, permettant de déployer jusqu’à 10 000 militaires pendant un mois sur le territoire national, s’est inscrite dans la durée. D’après la Cour des comptes, il est temps de tourner la page.

Premier enseignement de ses conclusions, rendues publiques lundi : entre 2015 et 2020, ce déploiement a coûté plus de deux milliards d’euros au total , et même plus de trois milliards en intégrant les jours pendant lesquels les militaires ne patrouillent pas. Un niveau trop élevé, juge la Cour des comptes, qui grève les capacités d’entraînement de l’armée au quotidien. L’opération Sentinelle est le grain de sable qui vient enrayer le cycle militaire : entrainement, opération, repos. En outre, l’image de militaires patrouillant dans les rues ne favorise pas le recrutement (“engagez-vous, vous verrez du pays…”).

Par conséquent, l’activité opérationnelle des soldats engagés est en fort recul, en cohérence avec la courbe des forces déployées sur le terrain. En 2017, les patrouilles de Sentinelle ont débouché sur 7335 événements (périmètre de sécurité sur un colis ou un véhicule suspect, altercations, aide à la personne, appui aux policiers ou gendarmes, etc.). Ce chiffre a été divisé par plus de trois lors de l’année 2020, avec seulement 2375 faits et interventions.

Au-delà des chiffres, la Cour des comptes dresse une longue liste de biais : la banalisation de ces patrouilles pour des missions éloignées de leur cœur de métier, l’amalgame des détachements (de Sentinelle) avec les forces de sécurité intérieures, la couverture du territoire uniquement à des fins d’image, ou encore le sentiment d’inutilité et d’usure exprimé par un nombre croissant de personnels mobilisés.

Conclusion : Parce que la menace a évolué, la réponse purement quantitative paraît insuffisante et une autre réponse est nécessaire. A menace endogène, réponse endogène, c’est-à-dire fondée sur l’exploitation du renseignement venant de l’intérieur et la mise en œuvre de pouvoirs de police. Raison pour laquelle le rapport recommande, en conclusion, d’opérer un transfert progressif de la mission Sentinelle aux policiers et gendarmes.

L’évolution de la menace a conduit à réduire les effectifs de Sentinelle de 10 000 à 3 000 hommes. En 2014 et 2015, la menace, exogène, se caractérisait par la projection d’attaques depuis le Levant. Mais depuis les revers de l’État islamique, la menace est devenue endogène, même si elle est parfois incarnée par certains ressortissants étrangers réfugiés ou résidents illégaux. Depuis la fin 2018, elle est portée par des individus inspirés par l’État islamique mais qui ne sont pas nécessairement affiliés à une organisation terroriste. Il en résulte que les forces militaires qui ne disposent ni du renseignement intérieur, ni de pouvoirs de police, ni des armements appropriés en zone urbaine, ne paraissent pas les mieux placées pour faire face à la nouvelle forme de menace. En même temps, les sollicitations des forces de Sentinelle se multiplient. La présidence française du Conseil de l’Union européenne en 2022 a donné lieu à la tenue d’un grand nombre d’évènements en France métropolitaine et outre-mer, qui ont entraîné des contraintes supplémentaires en termes de sécurité. En 2023, la France accueillera la Coupe du monde de rugby et en 2024 les Jeux olympiques. Parallèlement, devraient être poursuivies des tâches – qui sont parfois reportées – telles que l’aide civile et militaire due par la France aux forces alliées transitant ou stationnant sur son territoire. Dans ce contexte, il apparaît que les forces de Sentinelle, imbriquées dans le continuum sécurité/défense, seront largement employées pour des missions éloignées de leur cœur de métier. Les armées sont conscientes de cette dérive quand elles résument les trois vulnérabilités que représentent l’addiction des autorités et forces de sécurité intérieure à la force Sentinelle, la banalisation et l’amalgame des détachements avec les FSI, la dilution des unités militaires engagées dans une logique de couverture du terrain à des fins d’image ou de satisfaction des autorités civiles, plus que par une réelle recherche d’efficacité militaire.La demande du gouvernement à la force Sentinelle de participer à la lutte contre l’immigration illégale et clandestine (LIIC) complexifie la situation. Le ministère de l’intérieur et celui des armées partagent à cet égard des visions divergentes, voire opposées. Sur les frontières montagneuses où elles peuvent apporter une plus-value, les armées participent cependant à la lutte antiterroriste. Alors que les armées se concentrent sur l’hypothèse d’un engagement majeur en coalition dans une opération de coercition de haute intensité, la Cour estime qu’il n’est plus pertinent de poursuivre sans limite de temps une contribution à la tranquillité publique par un « affichage de militaires dans les rues ». Il appartient donc aux FSI de reprendre des secteurs d’activité qui leur reviennent en priorité et pour lesquels elles sont mieux équipées qu’en 2015 dans la mesure où les moyens humains et matériels ont été significativement renforcés pour leur permettre de faire face à la menace terroriste. Par ailleurs, une réflexion renouvelée sur le pilotage des différentes réserves opérationnelles (des ministères de l’intérieur et des armées) sous commandement unifié d’une Garde nationale rénovée serait de nature à simplifier la mobilisation des différentes réserves pour des missions intérieures.

La progression des Démocrates de Suède dans les urnes est intimement liée à l’immigration

Suite à la victoire des populistes en Suède, Dominique Reynié, professeur des universités à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, est interrogé dans Le Figaro :

C’est indubitablement le prolongement des conséquences d’une politique irresponsable en matière d’immigration. Si la Suède est connue pour être la patrie de la social-démocratie, d’un État-providence très généreux, elle se caractérise surtout par son histoire migratoire.

De la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 1990, ce pays accueillait, de façon modérée, une population immigrée venue de pays européens. Par la suite, la Suède a reçu sur son sol un nombre croissant d’immigrés, notamment issus de pays non européens, jusqu’à déstabiliser sa culture nationale. Et les gouvernements successifs, ainsi qu’une certaine classe médiatique, n’ont pas voulu considérer la réalité de ce problème.

Pourtant, la classe politique suédoise a opéré un virage à 180° sur la question migratoire ces dernières années. Cela n’a pas suffi ?

Non, car ce problème a été ignoré pendant trop longtemps. Cette nouvelle population présente sur le territoire qui n’est pas intégrée, ou très mal intégrée fait désormais partie intégrante de la vie du pays. Ces difficultés d’intégration ne sont pas liées à un processus de ségrégation, de stigmatisation, mais elle est liée au faible niveau de diplômes de nombre d’une partie significative de personnes immigrées, principalement originaires de pays pauvres.

En 2005, au moment des émeutes dans diverses banlieues, la Suède ne comprenait pas ce qu’il se passait chez nous. Aujourd’hui, elle doit faire face à des trafics de drogue importants, une délinquance endémique et des guerres entre gangs rivaux. Plus marquant encore, les règlements de compte à coups de grenades sont devenus très courants. Ce pays a, en quelque sorte, a perdu aussi le contrôle de l’ordre public.

Conséquence: de nombreux Suédois adoptent un discours, sincère, de tolérance et louent le multiculturalisme, mais dans les faits, ils ne se mêlent pas aux immigrés extra-européens. Ils ne vivent pas ensemble, ne se marient pas entre eux. Ils vivent côte à côte et non ensemble.

La question migratoire est-elle la seule grille de lecture qui vaille pour comprendre le résultat de ce scrutin ?

Non, la question migratoire et l’insécurité ne sont pas les seules explications à ce vote. La guerre en Ukraine, et la crise énergétique qui en découle, sont des éléments à prendre en compte. Toutefois, la progression des Démocrates de Suède dans les urnes est intimement liée à l’immigration. Il y a 20 ans, ce parti pesait 1,4% des voix. Dimanche, près de 21% des électeurs ont voté pour ce mouvement.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que, à l’instar de d’autres pays européens, la droite modérée suédoise est dépassée par une droite plus radicale. Et bien qu’il faille rester prudents, une alliance entre les Démocrates de Suède et la droite modérée n’est pas à exclure.

L’évolution des Démocrates de Suède est intéressante. Ce parti, historiquement constitué de forces d’extrême droite, est entré dans un processus de normalisation depuis quelques années. Désormais, il ne souhaite plus quitter l’Union européenne, il est favorable à l’État-providence, etc. À l’image du Rassemblement national en France. […]

Pourquoi nos enfants ne sauront ni lire ni écrire

Parce que le ministre obsédé veut leur inculquer autre chose :

Parler de “francocide” plutôt que de faits divers ?

Mathieu Bock-Coté revient sur le concept proposé hier par Eric Zemmour pour appuyer ces crimes commis par des étrangers sur le sol français :

Depuis la Réforme protestante, l’Église évolue dans un monde où son rôle de mère et maîtresse de vérité lui est dénié

Extrait d’un entretien de Jean-Pierre Maugendre à Boulevard Voltaire :

[…] Depuis la « fin de la chrétienté » qui correspond, en fait, à la Réforme protestante, l’Église évolue dans un monde où son rôle de Mater et magistra, mère et maîtresse de vérité, lui est dénié. Elle détenait la Vérité sur Dieu et sur l’homme et elle la transmettait aux peuples. Depuis la Réforme et la Révolution française, les paradigmes ont été inversés. La vérité ne vient plus d’en haut. Il n’existe plus d’ordre naturel des choses ni de « lois non écrites, immuables voulues par les dieux » (Antigone). S’impose alors ce que Benoît XVI avait appelé « la dictature du relativisme ». L’homme, d’abord, interprète, seul, sans l’Église, l’Écriture puis décide, seul, de ce qui est bien et de ce qui est mal. Enfin, il choisit lui-même ce qu’il veut être : homme ou femme. La pente logique est inéluctable. N’est-ce pas Bossuet qui observait « Dieu se rit des hommes qui déplorent les maux dont ils chérissent les causes » ?

Dans un ouvrage remarquable, L’Église occupée, Jacques Ploncard d’Assac a analysé comment l’Église peu à peu, depuis la Réforme, s’est ralliée aux valeurs d’un monde dont les principes fondateurs étaient en opposition radicale avec ses propres règles et fondements. Les termites mettent des années à ronger la charpente qui s’effondre en un instant. Si l’effondrement peut être très rapide, le travail de sape antérieur, lui, remonte loin dans le temps. Concernant Vatican II, ce concile « pastoral » s’inscrit dans le mouvement plus ancien décrit ci-dessus. Il formalise la volonté de l’Église de ne plus condamner le monde et ses valeurs mais de se rallier à lui afin de le convertir. Le Christ lui-même nous l’enseigne : « Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits pas plus qu’un mauvais arbre n’en peut porter de bons. Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits est coupé et jeté au feu » (Mat VII, 18). À chacun de juger et d’en tirer les conséquences… Je conclurai, citant Dom Gérard, fondateur de l’abbaye bénédictine du Barroux et auteur du livre Demain la chrétienté, à l’arrivée du pèlerinage de Pentecôte à Chartres en 1985 : « Très sainte Vierge, rendez à ce peuple sa vocation de soldat, de laboureur, de poète, de héros et de saint. Rendez-nous l’âme de la France. »

« Je suis le plus en capacité d’ouvrir le RN à des électorats nouveaux, aux gens des Républicains, de Reconquête !»

Jordan Bardella, candidat à la présidence du RN, déclare sur RTL :

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