Grand remplacement
D’après une circulaire ministérielle dont « Le Monde » a eu connaissance, les immigrés seront incités à partir en province, grâce à un dispositif garantissant un hébergement et un meilleur accès au droit.
D’après le ministère de l’intérieur, quelques 500 places devraient être ouvertes, dont les premières « courant avril », réparties dans dix régions. D’après la circulaire ministérielle diffusée aux préfets en mars par les ministres de l’intérieur et du logement, les personnes seront informées, selon leur profil, de leur droit à demander l’asile, un titre de séjour ou un retour volontaire dans leur pays et, tout le temps de la procédure d’examen, un hébergement leur sera garanti.
L’enjeu pour le gouvernement est de réussir le départ vers la province des migrants à la rue, alors que l’hébergement d’urgence en région parisienne est saturé (sic).
Concernant les personnes sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), la circulaire indique que « l’examen actualisé de chaque situation est nécessaire » pour voir si des éléments nouveaux, notamment eu égard à la vie privée et familiale, justifient un réexamen du droit au séjour.
L’assassin incendiaire de la cathédrale cathédrale de Nantes reconnaît avoir menti
Lors de son procès, il a reconnu avoir menti sur ses traumatismes au Rwanda, n’avoir pas été torturé et ne pas avoir vu son père assassiné.
Emmanuel Abayisenga ne veut pas parler de son passé, avant son arrivée en France, ni de son trajet pour arriver sur le territoire. Il n'aurait finalement pas été torturé au Rwanda. Il aurait tout inventé pour obtenir des papiers qu'il n'a jamais eu. #Nantes
— Farah Sadallah (@Farahsadallah) March 29, 2023
Emmanuel Abayisenga, alors bénévole du diocèse, avait reconnu avoir mis le feu au sein de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul le 18 juillet 2020. Il avait expliqué avoir subi une agression en 2018 en sortant de la cathédrale. L’homme avait effectué plusieurs demandes de régularisation, soutenues par le diocèse, qui n’avaient pas abouti. Emmanuel Abayisenga avait reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en novembre 2019.
Emmanuel Abayisenga a été libéré sous contrôle judiciaire début juin 2021. Il a trouvé accueil dans la communauté religieuse des Monfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans l’attente de son procès. Puis il a tué le père Maire qui l’avait accueilli, et, en quelque sorte, jouait un rôle de tuteur.
Un nouveau père abbé à Wisques
Le 21 mars, les moines de l’abbaye Saint-Paul de Wisques (Congrégation de Solesmes, de l’Ordre de saint Benoît) ont élu pour abbé Dom Damien Thévenin.
Âgé de 72 ans, Dom Thévenin – originaire de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault – était, depuis le 28 octobre 2021, prieur administrateur de l’abbaye, suite à la démission de Dom Philippe Germain de Montauzan le 23 septembre de la même année.
Aujourd’hui, les moines de l’abbaye Saint-Paul se réjouissent de cette nouvelle étape de l’histoire de leur communauté et recommandent le nouvel abbé à la prière des fidèles. Mgr Olivier Leborgne lui conférera la bénédiction abbatiale à la cathédrale de Saint-Omer le 31 mai.
Nouvelle victoire de la réalité contre les absurdités du Wokisme
Le site internet du ministère du Travail laissait entendre que des hommes pouvaient être enceints… Grâce à la mobilisation, le site a été modifié :
🍾 Nouvelle victoire de la réalité contre les absurdités du #Wokisme ! Grâce à la mobilisation collective, le site du @Travail_Gouv a été modifié.
🤰 Seules les femmes peuvent être enceintes et c'est un privilège que personne ne pourra leur retirer. https://t.co/EpruiB6BnX pic.twitter.com/1dvGa2jDum
— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) March 29, 2023
Mission Falorni : aucune raison d’aller plus loin que la loi Claeys-Leonetti
Réaction d’Alliance Vita aux conclusions du rapport sur la loi Claeys-Leonetti :
La mission parlementaire d’évaluation de la loi de 2016 sur la fin de vie vient de rendre ses conclusions. Comme les députés, Alliance VITA déplore le manque de données et demande que soit établi un état des lieux exhaustif de la manière dont on meurt en France. En revanche, rien dans ce rapport ne permet de justifier l’évolution de la loi vers l’ouverture d’une aide active à mourir.
Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA et auteur de « Docteur, ai-je le droit de vivre encore un peu ? » (Salvator, 2023) :
« Ce rapport nous confirme qu’il n’y a aucune raison médicale ni éthique d’aller plus loin que la loi Claeys-Leonetti. Il montre d’ailleurs que la sédation profonde et continue jusqu’au décès reste une pratique exceptionnelle qui n’a de sens qu’en dernier recours. D’où la priorité à la sédation réversible, tant qu’elle est efficace. Cette sédation « proportionnée » permet en effet de sauvegarder la liberté d’expression du patient et sa capacité de communication. La Haute autorité de la santé (HAS) a par ailleurs édicté en 2018 des recommandations de bonnes pratiques qui précisent les critères de cette sédation profonde et continue jusqu’au décès. La HAS la distingue clairement de l’euthanasie puisqu’elle exclut l’intention d’administrer la mort. Toute préconisation qui remettrait en cause cette distinction fragiliserait la confiance entre soignants et soignés en faisant porter la suspicion sur la sédation : c’est la dérive observée en Belgique où l’intention létale de certaines sédations s’est développée dans la plus grande confusion, au détriment des soins palliatifs. »
Des députés plaident pour les soins palliatifs
Les députés chargés de la mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti appellent à « augmenter considérablement » les moyens alloués aux soins palliatifs pour rendre « pleinement effectifs » les droits des malades à l’approche de leur mort. Plus que d’une nouvelle loi, les Français en fin de vie n’ont-ils pas surtout besoin qu’on respecte leurs droits ?
Mercredi 29 mars, la commission des affaires sociales de l’Assemblée a examiné le rapport de la mission d’évaluation de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.
Les députés concluent que le cadre fixé par la loi de 2016 « répond à la grande majorité des situations » des patients mourants. Mais un certain nombre de malades font les frais d’une difficulté « principale » : le manque de moyens alloués à l’accompagnement de la fin de vie.
L’accès aux soins palliatifs, qui visent précisément à soulager la douleur et à apaiser la souffrance psychique, apparaît comme une « condition sine qua non » au respect de ce droit. Aggravée par un « manque criant de personnels », l’offre « reste marquée par de fortes disparités territoriales », symbolisées par l’absence d’unités de soins palliatifs dans 21 départements (où existent seulement des lits de soins palliatifs disséminés dans des services curatifs).
La Résurrection au sommaire du magazine Gloria
Le magazine Gloria consacre la partie thématique du prochain numéro à la grande fête de Pâques avec différents articles :
- un dossier avec les apparitions du Christ ressuscité
- des prières et méditations pour être dans la joie de Pâques
- deux rubriques pour découvrir la Résurrection dans les arts
- une grande question trouve sa réponse : Qu’est-ce que le cierge pascal ?
À partir de 20€, les formules d’abonnement permettent d’offrir le cadeau idéal aux baptisés de la vigile pascale, comme aux jeunes qui feront prochainement leur première communion, profession de foi ou confirmation.
- Abonnement de 3 mois : 3 numéros pour 20 €
- Abonnement de 6 mois : 6 numéros pour 40 €
- Abonnement d’un an : 11 numéros pour 70 €, soit un numéro offert
« Dis Tonton, pourquoi tu tousses ? »
La nièce de Gérald Darmanin a été placée en garde à vue pour consultation illégale de fichiers uniquement accessibles par les policiers et les gendarmes. Son ancien amant, gendarme, commandant d’une brigade de Dordogne, a également été interpellé. Ils sont soupçonnés de violation du secret professionnel et de recel de bien provenant d’une violation du secret professionnel.
L’Assemblée reconnaît le génocide ukrainien sous Staline
L’Assemblée nationale a voté une résolution portant sur la reconnaissance et la condamnation de la grande famine de 1932‑1933, connue sous le nom d’« holodomor », comme génocide.
Sur 170 députés présents, 168 ont voté pour.
Les 2 députés qui ont voté contre sont les derniers staliniens qui ont eu le « courage » de manifester leur soutien au bolchévisme : Jean-Paul Lecoq
et Jean-Marc Tellier.
Les députés NUPES étaient tous absents.
Mais à part cela il n’y a pas de grand remplacement
A Londres, des décorations du Ramadan ont fait leur apparition dans les rues.
Humza Yousaf a été élu nouveau Premier ministre d’Ecosse. Il est d’origine pakistanaise. Lors de sa première nuit à Bute House, il y a réalisé la prière du tarâwîh pour le ramadan. Humza Yousaf est en même temps militant très actif de la cause LGBT, du mariage pour tous et du changement de genre. Jusqu’ici il était ministre de la Santé. Le chef du parti travailliste écossais, Anas Sarwar, est également pakistanais.
Le dirigeant britannique Rishi Sunak est d’origine indienne.
On comprend mieux les expositions qu’il y a à Paris…
Nicolas Jeanneté, conseiller de Paris, a été mis en examen pour trafic de stupéfiants ainsi que pour détention et consultation d’images pédopornographiques.
Le directeur général du parti «Les Centristes» et conseiller de Paris au sein du groupe d’opposition «Changer Paris» est soupçonné de trafic de stupéfiants et consultation d’images pédopornographiques. Les enquêteurs ont découvert des centaines d’images pédopornographiques sur le matériel informatique de l’élu lors d’une perquisition à son domicile.
Placé sous contrôle judiciaire, il a été «suspendu à titre conservatoire» par son groupe au Conseil de Paris.
Il ne faut pas s’étonner que la justice française valide une exposition pédo-criminelle.
Ce gouvernement nous rend complotiste
Suite au « coming out » d’Olivier Dusspot, E&R se demande si ce type d’information ne constitue pas une manoeuvre de contre-feu du gouvernement :
[…] La déplacardisation de Dussopt, ce serait pas un nouveau truc pour nous interdire de le critiquer, un peu à la manière de BHL avec l’antisémitisme ? Certains doutent. Il est vrai que depuis la réélection magique de Macron le 24 avril 2022, les Français subissent un bombardement ininterrompu de fausses informations oligarchiques. […]
Au point de se demander si les menaces reçues par certains députés sont authentiques :
C’est le moment que choisit Aurore Bergé, le roquet fêlé du groupe LREM, pour révéler qu’elle a reçu une lettre de menaces contre son bébé de 4 mois. Cette concordance nous rappelle Laetitia Avia, disparue depuis des radars, qui avait reçu une lettre d’injures raciste après avoir mordu un chauffeur de taxi Uber, dont le terminal de carte bleue était HS et qui lui demandait simplement de payer en liquide.
Alors, complotisme ?
On en vient à se demander s’il n’y a pas, au gouvernement, un service spécial qui envoie – à l’image des nécros toutes prêtes – au moment opportun des dossiers de coming out à la presse et des lettres anonymes aux ministres et députés. Quand on sait que la Macronie n’a ni foi ni loi, qu’elle fonctionne avec les ingénieurs sociaux de McKinsey, on est en droit de se poser ce genre de questions.
Enquête sur les fondements de l’art
Qu’est-ce que l’art ? La beauté est-elle seulement affaire de goût personnel ? Et si elle a un aspect objectif, qu’est-ce qui fait la beauté d’une œuvre ? Le diaporama « Enquête sur les fondements de l’art » a pour but de donner des éléments de réponses à ces questions. Il a été réalisé par une moniale du Barroux à partir de conférences données par Albert Gérard, artiste peintre et disciple d’Henri Charlier. Plus de 700 photos l’illustrent, offrant un voyage dans un musée imaginaire, à travers toutes les époques et nombre de civilisations.
SOMMAIRE :
Première partie : QU’EST-CE QUE L’ART ?
I- L’art est une métaphysique
II- L’art est un langage
1- La technique de la forme
2- La technique de la lumière
3- La technique de la couleur
III- L’art est une transfiguration
Deuxième partie : LES CONSTANTES DE L’ART
1- Le réalisme
2- Le trait
3- Simplicité, gravité, austérité
Marc Fromager rejoint SOS Chrétiens d’Orient
L’ancien directeur de l’Aide à l’Eglise en détresse va créer et diriger un Service Information, l’objectif étant de produire des analyses sur une zone allant de l’Ukraine à l’Éthiopie et de l’Égypte à l’Inde.
J’ai le plaisir de vous informer qu’à compter de ce jour, je rejoins SOS Chrétiens d’Orient, association pour laquelle je vais créer et diriger un Service Information, l’objectif étant de produire des analyses sur une zone allant de l’Ukraine à l’Éthiopie et de l’Égypte à l’Inde. pic.twitter.com/aqmcZJ8mXk
— Fromager Marc (@MarcFromager) March 27, 2023
Euthanasie : déclaration des évêques réunis à Lourdes
La Convention citoyenne sur la fin de vie s’achèvera dimanche 2 avril, par la remise au Premier ministre, de l’avis des 185 citoyens mobilisés depuis décembre dernier. Réunis à Lourdes en Assemblée plénière cette semaine, lieu où les personnes malades et handicapées sont à la première place, les évêques de France ont souhaité rappeler leur engagement en faveur d’une aide active à vivre, et non à mourir :
Nous sommes profondément sensibles aux souffrances et aux angoisses des malades, des familles et des aidants qui connaissent des situations humaines et médicales particulièrement éprouvantes. Beaucoup de fidèles catholiques se tiennent à leur côté dans les aumôneries d’hôpitaux ou de maisons de retraite, en leur rendant visite à domicile, ou en s’impliquant dans des associations non confessionnelles d’accompagnement des soins palliatifs. Avec eux, grâce à eux, nous avons pleinement conscience que notre société doit encore progresser dans l’accompagnement de la fin de vie et de la grande fragilité.
Nous sommes impressionnés par le dévouement et la compétence des personnels soignants, malgré les difficultés humaines et économiques considérables auxquelles ils doivent aujourd’hui faire face. Nous tenons à saluer le développement encore insuffisant mais significatif des soins palliatifs. Certes, les déserts palliatifs sont encore trop nombreux, la culture palliative n’est pas assez valorisée durant les études médicales, les soins palliatifs doivent encore progresser pour les nourrissons et les enfants. Mais une véritable dynamique palliative, faite d’attention à chaque personne dans son unité et avec son entourage, contribue notablement à l’humanité de notre société.
Nous entendons de très nombreux soignants affirmer vigoureusement que « la main qui prend soin ne peut en aucun cas être celle qui donne la mort ». Nous entendons plusieurs observateurs de notre société, aux opinions philosophiques et aux appartenances religieuses diverses, mettre en garde contre l’injonction de renoncer à vivre que ferait peser sur les personnes fragiles la facilité légale et économique de « l’aide active à mourir ». Nous entendons la révolte, la colère, le sentiment d’injustice qui retentissent face à la souffrance et à la mort comme des appels à une plus grande fraternité et comme la recherche d’une espérance dont nous désirons témoigner, mais en aucun cas comme une légitimation de l’euthanasie ou du suicide assisté.
Voilà pourquoi nous souhaitons que le débat en cours sur la fin de vie constitue l’occasion positive d’un progrès significatif de l’accompagnement et de la prise en charge notamment de la dépendance due au grand âge dans notre pays. Beaucoup de projets législatifs dans ce domaine ne sont malheureusement pas encore allés jusqu’au bout de leurs promesses. Le débat sur le « suicide assisté » pose aussi la question globale de notre engagement collectif pour la prévention du suicide.
Notre époque est marquée par un mélange de négation de la mort et de fascination pour la mort : comment mieux assumer socialement le terme naturel de l’existence terrestre ?
Nous aimons et nous croyons à la liberté. Mais nous affirmons qu’elle ne peut se déployer que si la valeur de la vie de chacun est pleinement reconnue et respectée. C’est dans ce cadre protecteur qu’il convient de mettre en œuvre tous les chemins possibles d’aide active à vivre. Plus que jamais, ce qui peut unir et apaiser notre société si violemment fracturée, comme le montrent les conflits sociaux de ces jours, c’est la vérité de notre engagement collectif pour la fraternité. Voilà ce que, dans la lumière toute proche de Pâques, nous voulons partager avec toute notre société.
Une sage-femme pour donner la vie
Google célèbre sur sa page d’accueil Justine Siegemund (1636-1705), une sage-femme renommée de Basse-Silésie, dont le manuel obstétrical, La sage-femme de la cour (1690) est l’ouvrage allemand publié par une femme le plus lu.
L’absence d’enfant aurait dû techniquement la disqualifier pour le métier de sage-femme, car seules les femmes ayant procréé sont censées pouvoir exercer. Elle pratique pour la première fois en 1659, quand on lui demande d’aider un cas d’accouchement dystocique lié à un bras de bébé mal placé. Jusqu’en 1670, elle fournit des services de sages-femmes gratuitement aux paysannes et aux femmes pauvres de sa région, puis elle diversifie progressivement sa clientèle pour inclure des femmes de familles marchandes et nobles. Justine Siegemund est sollicitée lorsqu’une tumeur cervicale menace Luise duchesse de Legnica. Elle l’enlève avec succès, après que des médecins hommes aient requis ses services. En 1670, elle est nommée «sage-femme de la ville» de Legnica. Son expertise et sa dextérité attirent l’attention de Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg qui la nomme sage-femme de la cour. Elle est aussi la sage-femme royale de la sœur de Frédéric III, Marie-Amélie, duchesse de Saxe-Zeitz, et met au monde quatre de ses enfants. À la cour d’August le Fort, elle aide Christiane Eberhardine, l’électrice saxonne, à donner naissance à son fils, Frédéric August II (1696). Aux Pays-Bas, Marie II d’Orange, suggère que Justine Siegemund rédige un manuel de formation pour les sages-femmes.
Chaque jour, 8,5 milliards de recherches sont opérées sur Google.
Fin de vie ? – Comment lutter contre la souffrance ?
Communiqué de la Communauté de l’Emmanuel :
Débat crucial qui nous concerne tous, le débat sur la fin de vie anime depuis décembre la Convention Citoyenne sur la fin de vie : faut-il faire évoluer le cadre légal actuel et ouvrir la voie à l’euthanasie et au suicide assisté ? Cette perspective percute de plein fouet nos convictions et le regard que nous portons sur l’homme.
Pour cette raison, avec la chaîne Emmanuel Play, nous avons voulu apporter notre contribution au débat à travers 5 vidéos pour comprendre sans simplifier, argumenter sans manipuler, témoigner sans juger. A partir des expériences vécues par nos invités sur le terrain, nous avons cherché à comprendre les enjeux qui se jouent dans les derniers instants de la vie.
Cinq thèmes seront abordés :
- Lutter contre la souffrance, jusqu’où et comment, entre éthique du non-abandon et refus de l’obstination déraisonnable ? (vidéo 1, avec Myriam Terlinden, ancienne infirmière en soins palliatifs et actuellement thérapeute familiale en Belgique)
- Les soins palliatifs sont-ils une réponse suffisante à cette souffrance parfois insupportable à vivre et à approcher ? (vidéo 2, avec Dr Chantal Habert, cardiologue pendant 15 ans et médecin en soins palliatifs pendant 13 ans à Paris)
- Ces questions jaillissent d’une question plus profonde encore, plus existentielle, celle de la valeur de la vie : qu’est-ce qui confère à la vie sa dignité que nous, chrétiens, croyons inconditionnelle ? (vidéo 3, avec Paul Clavier, enseignant en philosophie à l’Université de Lorraine )
- « À l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas un raisonnement qui explique tout, mais il offre sa réponse sous la forme d’une présence qui accompagne » Pape François, Lumen Fidei, 2013. Les bénévoles et les aumôniers d’hôpitaux sont cette réponse de Dieu, cette présence offerte gratuitement à tous ceux qui le souhaitent. (vidéo 4, avec Catherine de Vregille, aumônier de l’hôpital de Chinon (Indre-et-Loire))
- Cet accompagnement manifeste le désir de bâtir une fraternité universelle : il offre à la personne malade un espace pour laisser émerger un questionnement spirituel que déclenche souvent la maladie. (vidéo 5, avec Dr Béatrix Paillot, gériatre, formée en soins palliatifs, elle travaille auprès de patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Consacrée dans la Communauté de l’Emmanuel, elle a fait sa thèse de médecine sur les besoins spirituels de la personne).
Première vidéo avec Myriam Terlinden, ancienne infirmière en soins palliatifs et actuellement thérapeute familiale en Belgique où l’euthanasie, légale depuis 20 ans, est passée du rang d’exception à une pratique banale :
La justice tranche en faveur de l’exposition pédo-porno
Mardi 28 mars, six associations de protection de l’enfance qui réclamaient le retrait du tableau pédoporno de Miriam Cahn ont été déboutées par la justice. Devant le tribunal administratif de Paris, lundi 27 mars, ces 6 associations (Juristes pour l’enfance, Enfance en partage, Pornostop, Face à l’inceste, Innocence en danger et le Collectif féministe contre le viol) ont saisi le juge en référé-liberté pour faire retirer le tableau, invoquant l’article 227-23 du code pénal.
Le juge administratif a rejeté ce matin la requête et cautionne ainsi le maintien de l’exposition publique d’un tableau pédo-porno. Le juge permet ainsi la poursuite d’une atteinte grave à l’intérêt supérieur de l’enfant. Il considère que cette représentation d’une scène de pédo-criminalité peut être vue par tous, y compris des enfants, comme si un message de sensibilisation était suffisant. La loi pénale est pourtant claire sur le fait qu’exposer une image à caractère pornographique impliquant un mineur est en soi une infraction (article 227-23 al. 1er du code pénal).
En outre, l’exposition étant ouverte aux mineurs (et gratuite pour eux!), une seconde infraction est caractérisée, à savoir le fait soit de diffuser un message à caractère pornographique lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur (article 227-24 du code pénal).
Le juge des référés Sylvie Vidal a estimé dans son ordonnance que le fait d’accompagner le public et de lui expliquer la chose permet d’autoriser son exposition (sic):
Il résulte également de l’instruction que le Palais de Tokyo a mis en place un dispositif pour accompagner l’exposition de l’artiste Miriam Cahn intitulée « Ma pensée sérielle » d’une part en exposant cette œuvre dans une salle séparée avec d’autres œuvres susceptibles de choquer le public, de placer à l’entrée de cette salle un panneau d’avertissement indiquant que « certaines œuvres de cette salle sont susceptibles de heurter la sensibilité des publics. Son accès est déconseillé aux mineurs. / l’équipe de médiation est à votre disposition pour échanger avec vous sur les œuvres. » et de disposer dans la salle un cartel explicatif de façon à ce que le public ne puisse l’ignorer avant de voir le tableau et de placer un second cartel à côté de l’œuvre, d’assurer la présence de médiateurs à disposition du public et de sensibiliser les agents du musée placés en permanence à l’entrée de la salle 1, à l’entrée de la salle 3 et au milieu de cette salle 3 où se trouve l’œuvre litigieuse, à la nécessité de s’assurer que le public ait bien connaissance des avertissements et de ne pas laisser dans cette salle des mineurs non accompagnés et enfin de placer encore un avertissement au niveau de la billetterie. D’autre part, il résulte également du document intitulé « Comment construire un corps à soi ? » destiné aux enfants que ce dernier constitue un livret pédagogique destiné à comprendre les deux expositions présentées actuellement au Palais de Tokyo qui n’incite ni à visiter l’exposition de Miriam Cahn ni à aller voir le tableau litigieux auquel il ne fait pas référence, et ne conduit donc nullement à conforter la perception pédopornographique de l’œuvre litigieuse. Par ailleurs, le Palais de Tokyo n’organise pas de visite de l’exposition pour les lycéens ou les collégiens et déconseille aux enseignants cette visite en leur adressant un courriel type. Enfin, depuis le 17 février 2023, l’exposition a accueilli 45 000 visiteurs sans qu’aucune difficulté n’ait jamais été constatée par le Palais de Tokyo qui n’a reçu aucune plainte ou signalement des visiteurs et n’a pas recensé de mineurs visitant seuls l’exposition. Dans ces conditions, et eu égard aux mesures ci-dessus rappelées, prises par le Palais de Tokyo, l’association Juristes pour l’enfance n’est pas fondée à soutenir que le maintien de l’œuvre en litige dans le cadre de l’exposition serait constitutif d’une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue l’intérêt supérieur de l’enfant. Par suite, et sans qu’il soit besoin de statuer sur la condition d’urgence, la requête de l’association Juristes pour l’enfance doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
Maître Adeline Le Gouvello a réagi :
« Il est plus que regrettable que la décision admette comme normal qu’un enfant puisse voir une scène explicite de viol d’un enfant dès lors qu’il est accompagné d’un adulte ou d’un message de sensibilisation ».
Les associations compte faire appel devant le Conseil d’Etat.
Campagne publicitaire près du Vatican pour la promotion de la messe traditionnelle
Depuis ce matin, une série de grandes affiches demandant, pour l’amour du Pape, pour la paix et l’unité de l’Église et pour la liberté de la messe traditionnelle ont été apposées près du Vatican.
Les affiches sont de différents modèles : sous une large bande verte reprenant les demandes ci-dessus, se détache un tableau ancien représentant saint Pie V, ainsi que les visages des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. A côté des images des Papes vénérés, quelques citations de leurs actes : un extrait du Quo Primum, un extrait d’une allocution de Jean-Paul II, un extrait du Motu Proprio Summorum Pontificum et un extrait de la Lettre aux Evêques qui l’accompagnait.
Voici le communiqué publiépar le comité d’organisation :
A partir de ce matin, pendant 15 jours, quelques dizaines d’affiches consacrées à la liturgie traditionnelle resteront affichées près du Vatican.
Un comité de promoteurs, qui participent à titre personnel même s’ils viennent de différentes réalités catholiques (comme les blogs Messainlatino et Campari & de Maistre, et les associations Coordination Nationale de Summorum Pontificum et Ass. San Michele Arcangelo), a voulu montrer leur profond attachement à la messe traditionnelle précisément au moment où son extinction semble programmée : par amour pour le Pape, pour qu’il soit paternellement ouvert à la compréhension de ces périphéries liturgiques qui depuis quelques mois ne se sentent plus les bienvenues dans l’Église, parce qu’elles trouvent pleinement et l’expression complète de toute la foi catholique dans la liturgie traditionnelle.
« Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste sacré et grand pour nous aussi, et ne peut pas être tout d’un coup complètement interdit ni même jugé nuisible » (Benoît XVI). L’hostilité croissante envers la liturgie traditionnelle ne trouve aucune justification ni sur le plan théologique ni sur le plan pastoral. Les communautés qui célèbrent selon le Missel de 1962 ne sont pas des rebelles contre l’Église ; au contraire, bénis par une croissance constante des vocations fidèles et sacerdotales, ils constituent un exemple de persévérance inébranlable dans la foi et l’unité catholiques, dans un monde toujours plus insensible à l’Évangile, et dans un tissu ecclésial toujours plus soumis aux impulsions perturbatrices.
Pour cette raison, l’attitude de refus avec laquelle leurs propres pasteurs sont contraints de les traiter aujourd’hui n’est pas seulement une cause de douleur amère, que ces fidèles s’efforcent d’offrir pour la purification de l’Église, mais constitue aussi une grave injustice devant la la charité elle-même impose de ne pas se taire : « un silence intempestif laisse ceux qui auraient pu l’éviter dans une fausse condition » (Saint Grégoire le Grand).
Dans l’Église d’aujourd’hui, où l’écoute, l’accueil et l’inclusion inspirent toute action pastorale, et où la communion ecclésiale est à construire « avec la méthode synodale », ce peuple de fidèles ordinaires, de jeunes familles, de prêtres fervents, a l’espérance confiante que sa voix ne sera pas étouffée, mais accueillie, écoutée et tenue en considération. Quiconque va à la « messe en latin » n’est pas un croyant de seconde zone, ni un déviant à rééduquer ou un lest dont il faut se débarrasser.

La conférence des Évêques des Etats-Unis a publié une instruction qui condamne les « transitions de genre »
Voilà qui nous change de l’épiscopat allemand. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a publié une instruction interdisant les opérations chirurgicales et les médicaments dits de « transition de genre », qu’elle considère comme contraires à l’ordre naturel inhérent au corps humain et voulu par Dieu en tant que Créateur.
Le document, intitulé « Note doctrinale sur les limites morales de la manipulation technologique du corps humain« , a été rédigé par le comité doctrinal des évêques, présidé par Mgr Daniel Flores, évêque de Brownsville (Texas). Le texte a été publié le 20 mars et, bien qu’il s’adresse particulièrement aux institutions médicales catholiques, il expose les principes d’une approche catholique de la question d’une manière qui est instructive pour tous les fidèles.
Les évêques ont condamné l’idéologie transgenre comme une version moderne du dualisme qui rejette le corps humain comme partie constitutive de la personne humaine. Les évêques ont déclaré qu’une telle idéologie, qui soutient qu’une personne peut naître dans le » mauvais type de corps » et peut » changer » son corps pour celui du sexe opposé, ne voit pas l’unité inhérente du corps et de l’âme ainsi que l’ordre naturel du corps sexuellement distinct de l’homme et de la femme.
Les évêques commencent par rappeler la compréhension chrétienne de l’ordre placé par Dieu dans la nature elle-même. Ils écrivent :
« Un principe fondamental de la foi chrétienne est qu’il existe un ordre dans le monde naturel qui a été conçu par son Créateur et que cet ordre créé est bon (Gn 1,31 ; Ps 19,1ss.). L’Église a toujours affirmé la bonté essentielle de l’ordre naturel et nous a invités à le respecter ».
Au sein de cet ordre naturel et à son sommet se trouve la nature humaine, elle-même dotée par Dieu d’un ordre intrinsèque, affirment les évêques.
Ce qui est vrai pour la création dans son ensemble l’est aussi pour la nature humaine en particulier : il y a un ordre dans la nature humaine que nous sommes appelés à respecter. En fait, la nature humaine mérite le plus grand respect puisque l’humanité occupe une place singulière dans l’ordre créé, étant créée à l’image de Dieu (Gen. 1:27). Pour nous épanouir en tant que personnes humaines, pour trouver le vrai bonheur, nous devons respecter cet ordre. Nous n’avons pas créé la nature humaine ; c’est un don d’un Créateur aimant. Nous ne sommes pas non plus « propriétaires » de notre nature humaine, comme s’il s’agissait d’une chose dont nous serions libres de faire l’usage qui nous plaît. Ainsi, le respect authentique de la dignité humaine exige que les décisions relatives à l’utilisation de la technologie soient guidées par un respect authentique de cet ordre créé.
Les évêques ont poursuivi en soulignant que le fait que la personne humaine soit composée à la fois d’un corps et d’une âme fait partie de l’ordre naturel. Le corps est une partie constitutive de la personne humaine, ont-ils expliqué, et non une nature séparée, un accessoire ou un simple instrument de l’âme, à utiliser ou à remodeler à volonté. L’Église a toujours rejeté les concepts dualistes de la nature humaine qui ne reconnaissent pas que le corps est une partie constitutive intrinsèque de la personne, ont insisté les évêques. Cela signifie qu' »une âme ne peut jamais être dans un autre corps, et encore moins dans le mauvais corps », un mantra souvent répété par les défenseurs du transgenre qui prétendent que ceux qui s’identifient différemment de leur sexe biologique sont simplement nés dans le mauvais type de corps.
Les évêques ont ensuite défendu la différenciation sexuelle et la complémentarité de l’homme et de la femme comme étant fondamentales pour l’ordre naturel du corps humain. La corporéité humaine est, à son tour, intrinsèquement liée à la différenciation sexuelle humaine. De même que toute personne humaine a nécessairement un corps, de même les corps humains, comme ceux des autres mammifères, sont sexuellement différenciés en mâle et femelle : « Il les créa mâle et femelle » (Gn 1,27). Saint Jean-Paul II nous a rappelé que, dans le livre de la Genèse, nous apprenons que « l’homme est créé « dès l’origine » comme mâle et femelle : la vie de toute l’humanité – qu’il s’agisse de petites communautés ou de la société dans son ensemble – est marquée par cette dualité primordiale ». Le Catéchisme de l’Église catholique affirme :
« L’homme et la femme ont été créés, c’est-à-dire voulus par Dieu : d’une part, dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines ; d’autre part, dans leur être respectif d’homme et de femme. Être homme’ ou ‘être femme’ est une réalité qui est bonne et voulue par Dieu ».
Les évêques se sont ensuite tournés vers l’enseignement de Pie XII sur les principes permettant de juger de la légitimité morale des interventions médicales qui touchent à l’ordre naturel du corps humain, telles que les opérations chirurgicales, les amputations ou les altérations génétiques. Ces interventions médicales, ont-ils déclaré, doivent respecter l’ordre et la finalité du corps humain.
« La personne humaine, corps et âme, homme ou femme, a un ordre et une finalité fondamentaux dont l’intégrité doit être respectée. En raison de cet ordre et de cette finalité, ni les patients, ni les médecins, ni les chercheurs, ni aucune autre personne n’ont de droits illimités sur le corps ; ils doivent respecter l’ordre et la finalité inscrits dans la personne incarnée ».
Ils ont ensuite exposé les deux types d’interventions médicales technologiques qui sont moralement justifiées, ainsi que les conditions qui, selon Pie XII, doivent être remplies pour que de telles interventions soient moralement acceptables.
La tradition morale de l’Église reconnaît essentiellement deux scénarios dans lesquels les interventions technologiques sur le corps humain peuvent être moralement justifiées :
1) lorsque ces interventions visent à réparer un défaut du corps ;
2) lorsque le sacrifice d’une partie du corps est nécessaire au bien-être du corps tout entier.
Les évêques ont souligné que si « ces types d’interventions technologiques respectent l’ordre fondamental et la finalité inhérente à la personne humaine … il existe d’autres interventions technologiques qui ne visent ni à réparer un défaut du corps ni à sacrifier une partie pour le bien du tout, mais qui visent plutôt à modifier l’ordre fondamental du corps ». « De telles interventions ne respectent pas l’ordre et la finalité inscrits dans la personne humaine », ont-ils déclaré.
Les évêques ont donné les trois conditions que le pape Pie XII a stipulées comme devant être remplies pour qu’une intervention médicale « qui implique une mutilation anatomique ou fonctionnelle » soit moralement permise :
- Premièrement, le maintien ou le fonctionnement d’un organe particulier dans l’ensemble de l’organisme lui cause un dommage grave ou constitue une menace.
- Deuxièmement, ce dommage ne peut être évité, ou du moins sensiblement diminué, autrement que par la mutilation en question et l’efficacité de la mutilation est bien assurée.
- Enfin, on peut raisonnablement s’attendre à ce que l’effet négatif, c’est-à-dire la mutilation et ses conséquences, soit compensé par l’effet positif : suppression du danger pour l’ensemble de l’organisme, atténuation des souffrances, etc.
Ces conditions assurent le bon respect de l’ordre fondamental de la personne humaine en ce qu’elles établissent que le sacrifice de la partie du corps n’est pas en soi ce qui est recherché, qu’il s’agit bien d’un dernier recours nécessaire au bien-être du corps, en l’absence d’autres options pour assurer le bien-être du corps dans son ensemble.
Partant de ces principes, les évêques les ont ensuite appliqués aux cas du « génie génétique » non thérapeutique et des chirurgies et médicaments dits de « transition de genre », qu’ils ont tous condamnés comme étant moralement inadmissibles, destinés à remplacer plutôt qu’à respecter l’ordre naturel.
Alors que les deux types d’interventions technologiques susmentionnés considèrent l’ordre fondamental de la personne humaine comme acquis et n’ont pas l’intention de le modifier, il existe un autre type d’intervention qui considère cet ordre comme insatisfaisant d’une certaine manière et propose un ordre plus souhaitable, un ordre repensé.
Le génie génétique « à des fins autres que le traitement médical » n’est pas moralement admissible. L’intention est ici de remplacer l’ordre naturel par ce que l’on imagine être un ordre nouveau et meilleur. La Congrégation [pour la doctrine de la foi] avertit que « dans la tentative de créer un nouveau type d’être humain, on peut reconnaître un élément idéologique dans lequel l’homme essaie de prendre la place de son Créateur ». De la même manière, certaines propositions d' »amélioration cybernétique » visent également à repenser l’ordre fondamental de l’être humain et à produire un nouveau type d’être humain en remplaçant tout ou partie des organes corporels par des dispositifs artificiels.
Les mutilations et les drogues dans le but de « changer » de sexe ne sont pas moralement acceptables.
Les évêques ont ensuite dénoncé la vaste pratique et la gamme d' » interventions techniques » proposées comme » traitements » pour la soi-disant » dysphorie de genre » ou » incongruité de genre » qui » impliquent l’utilisation de techniques chirurgicales ou chimiques visant à échanger les caractéristiques sexuelles du corps d’un patient pour celles du sexe opposé ou pour des simulations de celles-ci « , et qui » dans le cas des enfants … est préparée par l’administration de bloqueurs de puberté chimiques, qui arrêtent le cours naturel de la puberté et empêchent le développement de certaines caractéristiques sexuelles en premier lieu « .
En termes clairs, les évêques ont condamné toutes ces procédures transgenres, déclarant :
« Ces interventions technologiques ne sont pas moralement justifiées, ni comme des tentatives de réparer un défaut dans le corps, ni comme des tentatives de sacrifier une partie du corps pour le bien de l’ensemble ».
Les évêques ont défendu cette condamnation en avançant les arguments suivants :
Premièrement, elles ne réparent pas un défaut du corps : il n’y a pas de désordre dans le corps qui doit être traité ; les organes du corps sont normaux et sains. Deuxièmement, les interventions ne sacrifient pas une partie du corps pour le bien de l’ensemble. Lorsqu’une partie du corps est légitimement sacrifiée pour le bien de l’ensemble, que ce soit par l’ablation totale ou la reconfiguration substantielle d’un organe corporel, l’ablation ou la reconfiguration de l’organe corporel est tolérée à contrecœur comme étant le seul moyen de faire face à une menace sérieuse pour le corps. Ici, au contraire, l’ablation ou la reconfiguration est elle-même le résultat souhaité.
Plutôt que de réparer un défaut du corps ou de sacrifier une partie pour le bien de l’ensemble, ces interventions visent à transformer le corps de manière à lui faire prendre autant que possible la forme du sexe opposé, contrairement à la forme naturelle du corps. Elles tentent de modifier l’ordre fondamental et la finalité du corps et de le remplacer par quelque chose d’autre.
Ces interventions diffèrent par l’ampleur des changements apportés au corps. Elles se ressemblent cependant en ce qu’elles ont toutes le même objectif fondamental : transformer les caractéristiques sexuelles du corps en celles du sexe opposé.
En accord avec la condamnation de ces procédures, les évêques ont demandé aux institutions et services de santé catholiques de s’abstenir de toute intervention de transformation du genre, « qu’elle soit chirurgicale ou chimique », qui, selon eux, nuit en fin de compte à la personne humaine. Ils ont écrit : « De telles interventions ne respectent donc pas les droits de l’homme :
De telles interventions ne respectent donc pas l’ordre fondamental de la personne humaine en tant qu’unité intrinsèque de corps et d’âme, avec un corps sexuellement différencié. La corporéité est un aspect fondamental de l’existence humaine, tout comme la différenciation sexuelle du corps. Les services de santé catholiques ne doivent pas pratiquer d’interventions, qu’elles soient chirurgicales ou chimiques, visant à transformer les caractéristiques sexuelles d’un corps humain en celles du sexe opposé, ni participer à l’élaboration de telles procédures. Ils doivent utiliser toutes les ressources appropriées pour atténuer la souffrance de ceux qui luttent contre l’incongruité de genre, mais les moyens utilisés doivent respecter l’ordre fondamental du corps humain.
La tradition hippocratique en médecine demande à tous les prestataires de soins de santé, avant tout, de « ne pas nuire ». Toute intervention technologique qui ne respecte pas l’ordre fondamental de la personne humaine en tant qu’unité du corps et de l’âme, y compris la différence sexuelle inscrite dans le corps, n’aide pas en fin de compte la personne humaine, mais lui nuit.
La religion de la République
Ancien Vénérable Maître franc-maçon et membre des Hauts Grades au sein de l’obédience du Droit humain, Serge Abad-Gallardo, converti il y a quelques années se consacre désormais à dévoiler ce véritable contre-pouvoir caché qu’est la franc-maçonnerie. Dans ce nouveau livre Franc-maçonnerie et politique: Les liaisons dangereuses‚ il met en lumière l’influence déterminante, continue et secrète de la franc-maçonnerie sur le politique depuis le XVIIIe siècle. Aucun régime n’a été épargné par l’ombre de celle-ci depuis la Révolution française : en particulier toutes les républiques successives, sans exception, y compris la Ve République. Les décisions politiques ont été orientées et sont orientées aujourd’hui encore par le pouvoir des loges – particulièrement dans le champ sociétal, jusqu’au sombre exemple actuel de l’euthanasie. Selon l’auteur, environ 40% de nos parlementaires sont franc-maçons. Cela explique l’influence déterminante de cette secte dans l’élaboration et le vote des lois.
Ces laïcités qui luttent contre l’influence de l’Eglise dans la société prônent une fausse laïcité : ils combattent l’Eglise pour qu’elle n’empiète pas sur leur église maçonnique, véritable religion de la République depuis l’origine :
La franc-maçonnerie est une religion utilisant des d’action politique. L’ordre initiatique refuse la qualification de religion, mais il s’agit là que d’une stratégie de la franc-maçonnerie dont la plupart de ses membres sont dupes, parfois le plus naïvement du monde !
Au printemps 2013, alors que la loi dénaturant le mariage venait d’être adopté, l’Orateur de la loge du Droit Humain Tolérance et Fraternité à Narbonne déclarait :
Pour terminer, mes « seuls » et mes « frères », formons le voeu que la franc-maçonnerie demeure à l’origine de l’élaboration des lois de notre pays. Des lois de liberté, d’égalité et de fraternité, comme celles qui ont permis, grâce à notre « frère » Schoelcher, l’abolition de l’esclavage. Puis grâce à d’autres « frères » ou « soeurs », députés et membres de gouvernement, le divorce, puis le droit de vote pour les femmes, ensuite la pilule, et l’avortement, l’abolition de la peine de mort, et récemment le mariage pour tous. Bientôt, la possibilité pour chacun de mourir dans la dignité par la légalisation de l’euthanasie. J’ai dit, Vénérable Maître !
L’auteur souligne que l’objectif de cette secte est de perpétuer la révolte contre Dieu, en pesant sur l’action politique afin de bouleverser les lois du Décalogue. Un Grand-Maître a ainsi fait l’apologie de la transgression, au sens biblique du terme :
Le maçon est un transgresseur… En mangeant le fruit défendu, l’homme devient enfin conscient
Ainsi par la légalisation de l’avortement, et bientôt de l’euthanasie, la franc-maçonnerie, dans un idéal satanique, tend à se faire maitre de la vie et de la mort. Avortement et euthanasie s’inscrivent dans l’orgueil démesuré de Lucifer d’être l’égal de Dieu. Le Dr Henri Cavaillet, sénateur radical-socialiste et franc-maçon, déposé une première proposition de loi sur l’euthanasie en 1976. Pierre Simon, Grand Maître de la Grande Loge de France, fonda l’ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. En 1986, Henri Cavaillet en fut le président.
On m’informe par ailleurs que le député qui sera rapporteur de la loi sur l’euthanasie est le franc-maçon Didier Martin, membre du Grand-Orient et du parti Renaissance.
Frans van Daele envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion hors UE
L’ECLJ se réjouit :
Frans van Daele a été nommé le 7 décembre 2022 envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l’Union européenne (UE). Après une vacance de plus d’un an, il succède à Christos Stylianides resté 5 mois en poste et lui-même nommé en mai 2021 après une vacance de deux ans. Ces vacances semblent démontrer le peu d’intérêt de la Commission européenne pour ce poste fondé en 2016. Pourtant en 2019, le premier envoyé spécial, Jan Figel, avait joué un rôle crucial dans la libération d’Asia Bibi, condamnée à mort puis longuement détenue pour « blasphème », démontrant ainsi l’importance de sa mission. L’ECLJ, spécialisé dans la défense de la liberté religieuse depuis 1998, avait collaboré d’une façon très riche avec Jan Figel, et se félicite de la nomination de Frans van Daele. L’ECLJ espère pourvoir le soutenir de la même façon dans son mandat.
Frans van Daele est l’ancien chef de cabinet du roi de Belgique. Avant cela il a eu une longue carrière administrative et diplomatique de plus de quarante ans. Il a en particulier été représentant permanent de la Belgique auprès de l’OTAN, ambassadeur de Belgique aux États-Unis ainsi qu’ambassadeur et représentant permanent auprès de l’Union européenne à Bruxelles.
Dans une résolution du 18 janvier 2023, le Parlement européen se félicitait de sa nomination et demandait au Conseil et à la Commission d’évaluer le mandat afin de lui fournir des ressources humaines et financières suffisantes. Le Parlement rappelait enfin que « les fonctions de l’envoyé spécial devraient se concentrer sur la promotion et la protection de la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, ainsi que sur le droit à ne pas croire, à l’apostasie et à l’athéisme ». Il soulignait que l’envoyé spécial devrait également accorder une attention particulière aux conversions forcées, à l’utilisation abusive des lois sur le blasphème et à la situation des personnes non croyantes en danger (§22). […]
En attendant l’ouverture des inscriptions dimanche prochain…
Retrouvez le teaser du prochain pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
🎬 Le teaser du Pèlerinage de Chartres 2023 ✝️
L'eucharistie, salut des âmes
26-27-28 mai 2023https://t.co/dzorcn2pRb#ndc #notredamedechretiente #peledechartres #chartres #tradition pic.twitter.com/ub7m3xOAsC— Ant Ch (@AnttoCh92) March 27, 2023
Si les inscriptions ne seront ouvertes que dimanche, vous pouvez déjà proposer vos services aux équipes Soutiens (chauffeur poids lourd, ramassage pèlerins, service d’ordre, logistique, médecin…) : [email protected]
La vraie raison de la réforme des retraites : éviter la dégradation de la note de la France par les agences de notation
D’Agnès Verdier-Moliné, directrice de la Fondation Ifrap, dans Valeurs Actuelles :
[…] On le voit bien à l’insistance du gouvernement pour faire passer une réforme des retraites avec report de l’âge de départ à 64 ans alors que la même majorité y était opposée pendant le précédent quinquennat. Emmanuel Macron a lui-même expliqué l’urgence financière devant le Conseil des ministres convoqué jeudi dernier avant l’utilisation du 49.3 :
« Je considère qu’en l’état, les risques financiers, économiques, sont trop grands. Et je vous autorise donc à utiliser le 49.3. »
Oui, les risques financiers qui pèsent sur la France sont énormes et, jusque-là, le gouvernement n’avait pas été très clair dans sa communication sur le sujet. Pourquoi n’avoir pas dit plus tôt que les nuages financiers sont déjà au-dessus de nos têtes et pas seulement en 2027 ou 2030 ? Que nous risquons une attaque des marchés sur la dette de la France ?
Le gouvernement est resté dans le flou, ces derniers mois, en ne disant pas la vraie raison de la réforme des retraites : éviter la dégradation de la note de la France par les agences de notation et, derrière, un emballement des taux et une explosion du coût annuel de la dette qu’on ne pourrait pas payer.
Pourquoi n’avoir pas dit clairement, au début des débats sur la réforme des retraites, que, dès cette année 2023, nous risquons de graves problèmes de financement de nos services publics, de nos retraites et des salaires des fonctionnaires, car les taux sur la dette française augmentent ? Bientôt 60 milliards d’euros en budgétaire alors que nous étions à 39 milliards en 2019.
Nous avons des taux d’intérêt qui tutoient maintenant les 3 % sur la dette à dix ans (ils étaient encore négatifs début 2021) et qui pourraient monter en flèche si les investisseurs dans la dette française perdaient confiance. Dans ces temps troublés où la moindre étincelle peut mettre le feu aux marchés, ce serait bien pour nous tous de ne pas tester cette hypothèse.
Ce n’est pas un petit sujet, car une crise de la dette peut survenir à tout moment en France. Et pour rassurer les investisseurs qui nous prêtent gentiment sur la totalité des administrations publiques autour de 300 milliards d’euros par an, il faut expliquer comment nous allons – et pouvons ! – redresser les comptes de la France. Et comment nous allons le faire. La fin de l’argent magique, c’est aussi l’atterrissage dans la réalité. […]
Jeunes LR : après l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan, la Manche se dissout
Reste-t-il encore des jeunes chez LR ?

Arte oublie le passé chrétien de l’Arabie et de la Kaba de La Mecque
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
De nombreux éléments de l’histoire officielle de la religion islamique sont remis en question par le documentaire “Le Coran : aux origines du Livre”, diffusé par Arte, dont on peut louer le courage à l’heure ou cela peut leur coûter très cher.
Cependant, quelques détails ne peuvent éviter de sauter aux yeux des amoureux de l’histoire et de la vérité.
Si le documentaire mentionne timidement quelques tribus chrétiennes et juives, il ne remet pas en question l’histoire officielle de l’islam s’agissant du passé polythéiste de La Mecque et Médine. Ces données sont pourtant des légendes contredites par la recherche archéologique. Le narrateur du documentaire de déclamer : “L’oasis de La Mecque abritait la Kaba, un sanctuaire ou on vénérait encore de multiples dieux, des idoles de pierre”. Un peu plus tard :
« Les Mecquois se montrèrent tout d’abord indifférent aux prédications de Mahomet. Mais quand le prophète (de l’Islam, ndlr) a renoncé au culte païen des idoles, ils se mirent à le persécuter. »
Dans l’excellent “Controverses sur les écritures canoniques de l’islam”, sous la direction de Daniel de Smet et Mohamed Ali Amir-Moezzi, le spécialiste M.F. van Reeth vient nous éclairer sur ce sujet en réfutant l’idée des idoles de pierre dans la Kaba.
“Pendant le siècle qui précède l’islam, la tribu des Ǧurhum est venue occuper La Mecque. En tant que chrétiens, il semble qu’ils aient transformé son vieux temple en le christianisant : le ḥiǧr (…) Il paraît aussi que la tradition musulmane ultérieure aurait totalement défiguré le rôle historique des Ǧurhum, en englobant leur activité dans la légende des origines du temple mecquois, au temps d’Abraham et d’Ismaël.” (…) Un grand nombre de détails, que la plupart des historiens ont tendance à minimaliser, acquièrent alors une tout autre signification. Ainsi, le grand-père du Prophète (de l’Islam), ʿAbd al-Muṭṭalib, qui aurait eu un « siège » dans le ḥiǧr, a exercé une fonction importante dans le temple, précisément à l’époque où les Ǧurhum y exerçaient leur contrôle. Ces Ǧurhum auraient introduit le culte de la croix ; quand Muḥammad entra victorieux dans la Kaʿba, on y trouva aux murs des fresques, représentant entre autres Abraham, Jésus, Marie, ainsi que des anges.”
En effet, l’Arabie avant l’invention et l’imposition de l’islam n’était pas polythéiste, mais “presque entièrement sous domination chrétienne”, pour reprendre les mots de Françoise Briquel-Chatonnet, spécialiste du sujet.
L’auteur décrit un lieu
“très importante de l’Eglise de Perse et le lieu d’origine de beaucoup d’écrivains et de penseurs. Le christianisme s’était également implanté dans l’actuel Yémen. Un épisode est demeuré célèbre : le martyre de chrétiens par un roi juif en Arabie du Sud un siècle avant la naissance de l’islam et le renversement de ce même roi par une expédition du souverain d’Ethiopie qui rétablit le christianisme en Arabie heureuse.
La présence de traditions chrétiennes dans le Coran, aussi bien bibliques que théologiques, et l’influence de mouvements chrétiens divers a aussi été soulignée. Depuis une trentaine d’années, des fouilles archéologiques sur la côte occidentale du golfe arabo-persique ont révélé la présence de bâtiments de culte chrétien, églises et monastères, mais dont la date semble plus tardive que ce qui ressortait des textes.
Des prospections récentes dans le Sud-Ouest de l’Arabie saoudite ont révélé des inscriptions chrétiennes et permis de poser des hypothèses sur les voies de pénétration du christianisme dans cette région de l’Arabie. Il en ressort que l’Arabie fut à une époque presque entièrement sous domination chrétienne.”
Mohamed Arbi Nsiri, Doctorant en histoire ancienne, rapporte que
“La présence chrétienne dans la presqu’île de l’Arabie remonte probablement à la fin du IIIᵉ siècle. (…) Si les sources écrites n’y mentionnent la présence de diocèses et de monastères que jusqu’au VIIe siècle, l’archéologie atteste, quant à elle, la présence de communautés chrétiennes jusqu’au IXe siècle. Aux Émirats Arabes Unis, au moins trois sites chrétiens étaient encore occupés au début de la période abbasside : Al-Qusûr au Koweït, Khârg en Iran et Sîr Banî Yâs”
Le doctorant de citer Christian Robin Salim Tayran et leur article “Soixante-dix ans avant l’Islam : l’Arabie toute entière dominée par un roi chrétien”, publié en 2012 dans les Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
M.F. van Reeth, précédemment cité, détaille que
“les sources musulmanes sont extrêmement vagues et confuses quant à cette présence chrétienne au Hedjaz avant l’islam, ce qui amena le Père Lammens à la minimaliser. Or, une autre voie pour expliquer ce silence presque complet pourrait être envisagée : les auteurs, narrateurs et théologiens musulmans ultérieurs ont délibérément obscurci l’arrière-fond et les origines chrétiennes du Coran. La tradition nous conserve pourtant des détails déconcertants qui pourraient être des indications précieuses, bien que la plupart des historiens aient tendance à les reléger dans le domaine des légendes.”
Une chose est sûre : l’image de l’Arabie préislamique polythéiste est une construction de l’apologétique musulmane pour souligner la déchéance de la Jahiliyya (l’ère pré-islamique) et l’opposer à l’action salvatrice du prophète de l’islam.
L’époque de la mondialisation est en train de se refermer
Extrait d’une longue analyse sur le clivage mondialisme/populisme :
[…] Comment nous prémunir des dangers du populisme, et combler les trous idéologiques qu’il pourrait laisser si nous décidions de nous en séparer? Souvent la droite se fait happer par le populisme avec l’angle du patriotisme. Le populisme arrive à nous faire miroiter un monde imaginaire où gens de gauche et de droite pourraient se réunir autour de la patrie. Revoir notre conception du spectre politique occidental implique de reconsidérer certains points de vue. Le dernier élément est que le mondialisme n’est pas forcément une mauvaise chose, et que le patriotisme n’est pas forcément une bonne chose.
Par exemple, faut-il vraiment être contre des échanges culturels et économiques fructueux entre les nations ? Ne sommes-nous pas heureux de bénéficier des productions américaines et japonaises, et ne voudrions nous-mêmes pas que la France exporte et rayonne davantage ? Sur le plan économique, le protectionnisme qui découle du patriotisme nous empêche d’aller au fond du problème : pourquoi la France n’est plus compétitive, pourquoi subit-elle une telle émigration de ses talents, pourquoi le coût du travail devient mirobolant alors même qu’il devient de plus en plus difficile de vivre avec le salaire net, pourquoi les actionnaires français se désengagent. Fermer les frontières ne résoudra jamais les problèmes économiques qui se trouvent à l’intérieur de notre territoire.
De la même façon, faut-il être contre les apports culturels étrangers ? Tous les apports culturels se valent-ils? C’est une chose d’accepter quelques influences de puissances économiques qui rencontrent le succès, C’en est une autre que la tiers-mondisation, l’imposition de cultures étrangères complètement dysfonctionnelles sur notre sol. Tous les échanges culturels ne se valent pas. Il n’y a aucune honte à se saisir d’éléments d’une culture qui rencontre le succès. Il n’y a aucune honte à rejeter les éléments d’une culture qui rencontre l’échec. Il est totalement sain d’être ouvert aux échanges culturels intéressants, tout en défendant férocement son existence sur le plan démographique.
Faut-il être contre l’immigration de travail et la circulation libre des personnes, si elles respectent la loi, et repartent lorsque leur visa de travail expire ? Quelle place pour le rôle des importations et des exportations lorsque notre pays devient vieillissant et que le coût de production explose de ce fait ? Faut-il donc lutter contre la mondialisation, ou bien tout ce qui rend l’activité économique insoutenable sur le sol français ?
Il en va de même pour la remise en question du patriotisme. Avec le temps, ce dernier est devenu quelque chose de vide de sens, qui oublie le peuple, pour lui préférer des symboles abstraits. En voulant élargir la question du patriotisme au point d’englober le populisme à la fois de gauche et droite, la patrie à défendre s’est retrouvée vidée de toute substance. De cette façon, le patriotisme (ou bien le nationalisme) a doucement dérivé vers ce qui a fini par s’appeler le souverainisme, compatible avec le populisme.
Mais la patrie est elle une simple opposition à une classe dirigeante? Est-elle un sol magique qui naturalise ceux qui s’y trouvent ? Est-elle un drapeau ? Est-elle une équipe de football ? Ou bien un Etat ? Que devient la patrie lorsqu’on l’a dépossédée du peuple? Un rien. Une course vers plus d’étatisme, comme si l’Etat pouvait décréter l’identité pourvu qu’il y ait une discipline de fer, ou bien une distribution générale d’aides sociales.
Ainsi, au patriotisme, il faudrait préférer prendre le peuple pour socle, et avoir confiance dans le génie qu’il a maintes fois prouvé dans son histoire. Le souverainisme a tenté de proposer un nationalisme sans le peuple. Les identitaires devraient peut-être maintenant songer à une doctrine centrée sur le peuple avec un nationalisme atténué.
Il ne s’agirait donc pas d’échanger le patriotisme contre le mondialisme, au moment même d’ailleurs où le monde sort petit à petit de la mondialisation, et voit éclore un peu partout des guerres réelles ou commerciales. Nous vivons une période de transition importante. Il s’agirait plutôt de chercher un juste milieu, et de résoudre les contradictions entre ces deux courants opposés. Et ce juste milieu, je crois, peut se défendre au sein de ce qui s’appellerait la droite civilisationnelle. C’est à dire une droite qui ferait la part des choses, en circonscrivant l’élan universaliste et en lui posant comme frontières celles du monde occidental/européen.
L’époque de la mondialisation qui a commencé dans les années 80 est en train de se refermer. Cela, les “élites” le comprennent de plus en plus. Les cartes en sont rebattues. Nous devons nous aussi en prendre conscience et capitaliser sur cette nouvelle ère qui s’ouvre.
Une église fermée à force d’être souillée
Depuis plusieurs semaines, les bénévoles qui s’occupent de l’église Saint-Géry à Cambrai retrouvent l’endroit sérieusement souillé… Faute d’être en mesure d’endiguer le phénomène, la décision a été prise de fermer l’église.
Grève ou manifestation vs démission ou dissolution ou retrait
De Bertrand du Boullay :
Sur les grèves : en l’occurence elles n’ont rien de légitime. Dire le contraire c’est admettre (accepter) avec la gauche que ce mode d’action puisse être employé quand on conteste une réforme politique décidée par un gouvernement. La grève s’adresse au patronat et aux actionnaires. Ceux-ci sont-ils décisionnaires dans la loi de réforme de l’âge de la retraite ? Nullement ! Ainsi, les entreprises se trouvent subir une grève sur laquelle elles n’ont aucun pouvoir. Admettons qu’il y a là quelque bizarrerie très française, pour ne pas dire quelque …gaucherie très Nupesienne.
Sur les blocages : Il n’y a rien là que l’habituel comportement de la gauche. Celle qui refuse que l’on pense autrement qu’elle. Ainsi comme on bloque les entreprises quand on fait grève, on va bloquer les boulevards, demain les ports, les gares et les aéroports. La minorité à gauche a toujours agi ainsi. Rien de très nouveau. On peut (on doit) le regretter et le condamner, mais rien n’y fera : la gauche est la gauche, non républicaine, non démocratique. S’en plaindrait-on, qu’il ne fallait pas voter pour elle en 2022.
Sur la légitimité de la contestation :
Quand le pouvoir n’a pas le cran de dire que Mitterrand a fait miroiter un mirage aux alouettes…
Quand le pouvoir n’a le crédit qu’apporterait de dire qu’il modifiera aussi les systèmes les plus scandaleux qui soient, tel celui du Sénat…
Quand, pour amadouer, le pouvoir baragouine un système général à 1200€ qui ne concernera finalement personne…
Quand le pouvoir se fout du peuple à ce point, la révolte est légitime ! Celle-ci, populaire et de gauche, succède à celle de la droite (les gilets-jaunes). Et si la nôtre, celle de 2013, fut éteinte à coup de lacrimos, celle-ci ne cessera, car la gauche n’a jamais accepté d’avoir tort. Le numéro de mauvais acteur du grand débat ne satisferait plus personne, tant la colère est grande.
Sur le 49.3 : Si la trahison de Lisbonne est le seul déni démocratique de la V ème république, il demeure la morale au dessus de la démocratie. Ne pas la respecter laisse des traces profondes dans le cœur des gens : ainsi la faute de l’auto-amnistie que vota le parlement en 1993 (si ma mémoire est bonne). Ces fautes sont tout autant détestables qu’un déni de démocratie : il en vient une désaffection du peuple pour ses institutions et, avant tout, pour le système électoral. Les politiques deviennent de moins en moins crédibles. Il est temps de virer toute cette engeance !
Éviter une révolution qui n’ose dire son nom ne se pourrait que par un gigantesque Grenelle qui remettrait à plat non seulement le système des retraites, mais aussi celui des rémunérations. Aussi par une Loi qui engagerait l’État à suivre ou répondre aux recommandations de la Cour des comptes et celles des commissions d’enquêtes contre la fraude sociale et fiscale, afin qu’enfin les Français sachent pourquoi ils paient toujours plus d’impôts pour des services toujours plus réduits des fonctions publiques.
Portons au pouvoir un homme qui accepterait de ne pas transiger avec la vérité ! Vive Z !
Bertrand du Boullay
Ps/ Macron doit choisir entre démission, dissolution ou retrait. On n’est pas parti pour, lui qui propose de recevoir l’intersyndicale sauf pour parler des retraites ! Se moquer du monde, il y excelle.
Mot de passe chrétien
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Nos connexions internet nécessitent des mots de passe. Alors pourquoi ne pas en profiter pour prier ?
Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ! devient JvsMpdglSeav!
O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! devient OMcspppnqarav!
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae ! devient CiuDPofcet!
Ave ! Ave ! Ave Maria ! (bis) devient A!A!AM!2
Chacun peut choisir une prière préférée, un chant…
Votre mot de passe reste tout à fait confidentiel, efficace et très facile d’usage.
En plus d’être plus facilement mémorisable, ces mots de passe vous permettent des moments de prière au quotidien.
C’est aussi une manière de christianiser notre société, surtout si vous invitez votre famille et vos amis à agir de même.
Un lecteur du Salon Beige
