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Mot de passe chrétien

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Nos connexions internet nécessitent des mots de passe. Alors pourquoi ne pas en profiter pour prier ?

Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ! devient JvsMpdglSeav!
O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! devient OMcspppnqarav!
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae ! devient CiuDPofcet!
Ave ! Ave ! Ave Maria ! (bis) devient A!A!AM!2

Chacun peut choisir une prière préférée, un chant…
Votre mot de passe reste tout à fait confidentiel, efficace et très facile d’usage.
En plus d’être plus facilement mémorisable, ces mots de passe vous permettent des moments de prière au quotidien.
C’est aussi une manière de christianiser notre société, surtout si vous invitez votre famille et vos amis à agir de même.

Un lecteur du Salon Beige

Le voilement des croix est une invitation pressante à la conversion

Depuis dimanche, les croix des églises et les images des saints sont traditionnellement voilées de violet pendant tout le temps de la Passion. Le sens de cette coutume, devenue facultative, s’est parfois perdu. Quelle est la signification de cette belle tradition, qui nous fait entrer, par la privation visuelle, dans la passion du Seigneur ? L’abbé Télisson (FSSP) explique sur Claves :

[…] De façon plus convaincante, certains auteurs insistent sur la pédagogie liturgique. En masquant la croix durant le temps de la Passion, pour la dévoiler solennellement le Vendredi saint, l’Église invite les fidèles à se représenter que le salut tout entier découle du supplice du Calvaire. Pour cette raison aussi, le voilement des statues et tableaux met en scène ce moment où le Christ n’a pas encore ouvert les portes du Ciel.

Cette disposition est sans doute à rapprocher du transfert des fêtes solennelles du temps de la Passion à celui de la Résurrection. La date de Pâques étant mobile, il se peut par exemple que la fête de l’Annonciation intervienne en ces semaines. Elle est alors transférée après Pâques.

À la cérémonie du Vendredi saint, les fidèles viennent adorer la croix que le prêtre a dévoilée – au sens étymologique où, après la génuflexion, ils baisent le pied du crucifix, en hommage royal au Christ qui rétabli l’ordre divin des choses en mourant sur le bois qui est aussi l’instrument de son règne.

Un signe pour les catéchumènes et les pénitents

Pour cette raison sans doute, certains rattachent-ils le voilement et dévoilement solennel de la croix au cycle de la liturgie baptismale, et à l’initiation progressive des catéchumènes de l’année aux mystères divin.

D’autres encore insistent davantage sur le lien historique avec la pénitence publique. Les pécheurs publics étant éloignés de l’église du mercredi des Cendres au Jeudi saint, on aurait eu l’idée, à l’abolition de la pénitence publique, de séparer les fidèles des sanctuaires par un voile violet, pour rappeler à tous la nécessité de la conversion du cœur pour s’approcher du saint sacrifice.

Quoiqu’il en soit de la chronologie selon laquelle ce fait du culte à la croix s’est répandu, il est lourd de sens.

Évocation du mystère

Le voilement de croix est une méditation en acte sur le mystère de la foi et de l’infidélité. Dans la mort du Calvaire se manifeste la sagesse de Dieu, auquel les esprits incrédules ou révoltés sont imperméables, jusqu’à détester de haine mortelle l’amour divin fait homme. Le voilement des croix évoque la nécessité de convertir le regard d’homme en regard surnaturel, et met théâtralement en scène que le rétablissement de l’ordre du cosmos ébranlé par le péché consiste à faire toutes choses nouvelles, par l’octroi d’une vie nouvelle qui coule du côté du Christ.

Le renouvellement annuel de ces cérémonies, rappelle aussi au chrétien qu’il marche en ce monde dans le temps de la foi, c’est-à-dire celui de la nuit et du mystère, ou plutôt de la pénombre, dans laquelle il faut marcher à la suite du Christ.

Or s’approcher du Christ nécessite de faire la vérité sur soi, c’est-à-dire d’accepter une lumière divine qui n’est pas évidente.

Conversion et compassion

En voilant sombrement les figures du Christ et des saints, l’Église s’associe à la peine du Christ dans les temps précédents la Passion. La liturgie prépare en fait depuis la dernière semaine du Carême la proclamation des passions de l’évangile par l’évocation de plus en plus pressante de l’isolement du Christ devant le mensonge et l’infidélité.

Le Christ qui se retire « tout seul sur la montagne » après la multiplication des pains (évangile du 4e dimanche de Carême), qui ne peut se fier à ceux qui confessent son nom, parce qu’il « sait ce qu’il y a dans l’homme » (évangile du lundi), qui est seul à connaître d’où il vient (évangiles du mardi et du mercredi), et que finalement l’incrédulité chasse à coup de pierres (évangile du 1er dimanche de la Passion), que l’on cherche et que l’on ne trouve pas (lundi de la Passion), etc.

Nous nous souvenons alors que, de notre cœur aussi, le Seigneur sait de quoi il est fait. Le voilement des croix, qui précède l’adoration du Vendredi saint, est donc une invitation pressante à la conversion.

Il nous rappelle que sur la croix le Christ était seul, pour porter chacun d’entre les pécheurs. Pour cette raison, le voilement des croix est en même temps une exhortation à la compassion, à pleurer avec le Christ qui a pleuré seul sur la vanité, la légèreté et la corruption silencieuse de Jérusalem, qui a pleuré seul sur nos péchés.

Le sacrifice du Calvaire, acte rédempteur

Le voilement simultané des croix et des statues et autres images de saints, qui quant à elles ne seront dévoilées qu’à la Résurrection, à l’issue de la vigile pascale, rappelle aussi que sans le sacrifice du Christ, nulle vie sainte n’est possible, ni en ce monde ni dans l’autre. La mort du Calvaire est source de toutes les grâces.

Directement ou par prétérition, le voilement des croix au temps de la Passion constitue une illustration et un rappel de cette parole de l’apôtre saint Paul : « Je n’ai pas jugé, écrit ce dernier aux Corinthiens, que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus, et Jésus crucifié. »

Grenoble : les militants de Reconquête répondent à la propagande islamo-gauchiste de la mairie

Le maire EELV Eric Piolle a lancé une campagne islamo-gauchiste dans sa ville :

Les militants de Reconquête lui ont répondu en recouvrant les affiches :

A quel âge aller à la messe ?

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Il est difficile pour un prêtre de répondre à cette question étant donné le peu de jeunes familles qui viennent encore généralement à la messe et la crainte de dissuader par une remise en cause de leurs pratiques celles qui y viennent encore …

… Et cependant, la question se pose non seulement pour lui, responsable de la qualité de la liturgie, pour les participants, y compris les parents eux-mêmes, dont le recueillement peut être rendu impossible par les cris et pleurs des bambins, mais encore pour le bien des enfants eux-mêmes.

En effet, la participation à la messe requiert l’attention aux Mystères de la Rédemption rendue présente, d’où la demande immémoriale de l’Église à ce que le silence, qui favorise le recueillement, soit observé durant la liturgie. C’est si vrai que même en dehors des temps où la liturgie est célébrée, le respect du silence est demandé dans les églises en raison de la présence du Seigneur à qui nous devons l’hommage de notre attention. Et parce que dans les sacristies on se prépare à célébrer les Saints Mystères, la pratique du silence y est aussi prescrite : « Déjà avant la célébration elle-même, il est louable d’observer le silence dans l’église, à la sacristie et dans les lieux avoisinants, lorsque tous se préparent à célébrer les saints mystères avec dévotion et selon les rites. »1 Ainsi donc, parce que « La prière eucharistique exige que tous y participent par les acclamations prévues dans le rite lui-même et que tous l’écoutent avec respect et en silence. »,2 les parents y sont tenus au même titre que les autres participants, ce qui peut leur être parfois très difficile s’ils ont des enfants trop petits ou dissipés. Aussi le Code de Droit canonique stipule : « Les parents en premier, et ceux qui tiennent leur place, de même que le curé, ont le devoir de veiller à ce que les enfants qui sont parvenus à l’âge de raison soient préparés comme il faut et soient nourris le plus tôt possible de cet aliment divin, après avoir fait une confession sacramentelle ; il revient aussi au curé de veiller à ce que les enfants n’ayant pas encore atteint l’âge de raison, ou ceux qu’il juge insuffisamment disposés, ne soient pas admis à la sainte Synaxe. (Can. 914) »3 … Je rappelle également qu’aux premiers âges du christianisme, les catéchumènes et les pénitents devaient quitter l’église au début de la prière eucharistique, parce qu’ils étaient reconnus inhabiles à s’unir au Sacrifice du Christ … Aujourd’hui, il est vrai, nous en sommes arrivés au point où des évêques et des cardinaux militent pour que même les pécheurs publics restent dans l’église et y reçoivent les sacrements … histoire de se damner un peu plus avec ceux qui les écoutent (1 Co 11.29) !

Ordinairement la présence des bambins à la Messe est justifiée par la Parole de Jésus disant : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à Moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. » (Mt 19.14). Mais on ne fait pas très attention (Ah ! justement … l’attention …) à ce qui est véritablement dit dans cette phrase … Jésus ne dit pas : « Amenez-Moi les petits enfants », mais : « Ne les empêchez pas de venir ». Autrement dit : c’est aux enfants de venir à Jésus, et non pas à leurs parents à les Lui amener !4 Et tant que les petits enfants ne savent venir à Jésus d’eux-mêmes, il faut donc le leur apprendre … Cette éducation est autrement plus exigeante et formatrice que celle qui consiste à s’en remettre aux effets magiques qu’aurait la proximité physique de l’Eucharistie ! Jésus n’a pas besoin que les enfants soient présents à la Messe ou à l’adoration du Saint-Sacrement pour les bénir : Il Lui suffit de la demande intérieure de leurs parents pour cela (Mt 8.8). Et si à l’inverse, on affirme que c’est la présence des petits enfants qui attire de nombreuses grâces à l’assemblée, elles ne sont certainement rien à côté de celles que donne une participation attentive à la Messe … De même que l’on n’envoie pas les enfants à l’école avant un certain âge, ou que l’on ne peut se marier avant l’âge minimum requis, de même l’on ne devrait pas amener les enfants à la Messe avant qu’ils n’y puissent participer un minimum consciemment. C’est le même principe qui requiert que l’enfant ait atteint l’âge de raison pour pouvoir communier. Mais si certains souhaitent transformer la célébration de la Messe en garderie, serait-ce qu’ils y viennent eux-mêmes comme les enfants sont envoyés à la garderie ?

Je souhaite donc, et demande, que la venue à la Messe des petits enfants soit pré-pa-rée à la maison jusqu’à ce qu’ayant atteint l’âge de raison, ceux-ci soient capables de prendre pieusement part à la célébration des Saints Mystères. Imaginez un enfant qui grandit en apprenant qu’un jour, lui-aussi, sera admis à accompagner ses parents et grands frères et sœurs à ce Mystère entre tous par eux chéris : l’actualisation du Sacrifice de Jésus … Comment sa joie ne grandirait-elle pas en même temps que lui, vivifiée non pas tant par la curiosité de l’inconnu que par l’attrait du Mystère, rendu aimable et désirable dans la connaissance de sa grandeur qui lui serait au fil des jours révélée par la dévotion de sa famille pour la célébration de la Messe ? Que le jour de sa première communion deviendrait alors pour lui un grand et saint jour ! Avec quelle ferveur n’y participerait-il pas alors ? Quel respect n’enseignerait-on pas ainsi de Notre Seigneur présent en nos églises, et de Son adorable Sacrement ! Qu’enseignons-nous finalement à nos enfants ? Venons-nous à la Messe pour y … mourir … d’amour … en nous offrant « par Jésus, avec Jésus et en Jésus … dans l’unité du Saint-Esprit », pour donner au Père « tout honneur et toute gloire », et intercéder pour le salut du monde ? Aussi réellement que Jésus rend présent Son Sa-cri-fi-ce sur l’autel, nous nous unissons à Sa … MORT (1 Co 11.26) … afin de pouvoir vivre ensuite de Sa vie de Ressuscité, et cela, qui saurait le faire sans y avoir été initié ? Pitié, ne réduisons pas « LE Mystère de la Foi » à une formalité réglementaire, ou à un acte superstitieux ! Avons-nous donc oublié que c’est parce que certains participent indignement aux saints Mystères « qu’il y a parmi vous beaucoup de malades et d’infirmes, et que bon nombre sont morts. (1 Co 11.30 ; – et pas d’abord physiquement) » ? Ou bien n’avons-nous plus la Foi ?

Se pose la question de la garde des petits enfants lorsque toute la famille va à la Messe … La réponse appartient en premier lieu à M. le Curé, qui doit organiser, avec les familles, mais aussi tous les paroissiens responsables, un tour de rôle pour qu’un ou plusieurs d’entre eux, au nom de la charité qui les unit, un dimanche, aille à deux messes : l’une pour y participer, l’autre pour y garder, enseigner et faire prier, dans une salle réservée, ces petits enfants.

Chaque personne présente dans une église doit veiller au respect dû à la Présence du Seigneur, respect qui se manifeste par le silence, non « le silence d’inertie d’assemblées individualistes et informes, qu’il faut faire disparaître, [mais] le silence de plénitude, le silence communautaire, nourri et préparé par le chant et la catéchèse. Le silence est le sommet de la prière ; c’est à sa qualité qu’on mesure la réussite de l’effort pastoral. »5

« Le silence est le sommet de la prière ; c’est à sa qualité qu’on mesure la réussite de l’effort pastoral. »

Législative partielle : Renaissance s’effondre, duel à gauche

Une législative partielle était organisée en Ariège, suite à l’annulation de l’élection de 2022 en saison d’une erreur de distribution des bulletins de vote RN, qui avait privé le parti de Marine Le Pen d’une qualification pour le second tour. Bénédicte Taurine, député LFI sortant, investie par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), et la socialiste Martine Forger seront opposées au second tour.

Bénédicte Taurine arrive en tête (31,18 % des voix contre 33% en 2022), devant son opposante de gauche, Martine Froger (26,42 % contre 18,07 % en 2022), soutenue par le PS et la présidente de l’Occitanie Carole Delga.

Le candidat du Rassemblement national (RN), Jean-Marc Garnier, arrive troisième (24,78 % contre 19,94 % en 2022), très loin devant la candidate macroniste, Anne-Sophie Tribout (10,69 % contre 19,96 % en 2022), qui était au second tour en mai 2022. Suivent le candidat Reconquête ! François-Xavier Jossinet (2,77 %), celui sans étiquette Robert Claraco (2,2 %), et Gisèle Lapeyre de Lutte ouvrière (1,96 %). LR n’avait pas présenté de candidat.

La participation a atteint dimanche 39,4 %.

Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie, proche de Carole Delga qui soutenait Mme Froger, souligne :

« On augmente partout, mais c’est le RN plus que LFI qui capitalise sur la mobilisation nationale [contre la réforme des retraites], et la candidate de Renaissance qui s’effondre. »

Le parti présidentiel Renaissance a appelé à voter sans ambiguïté pour la candidate du Parti socialiste Martine Froger.

I comme Injustement

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Le deuxième reproche sur le fond fait [au projet de « Charte des principes du Conseil national des imams »] par [le jeune imam] Mohamed Nadhir concerne l’apostasie : « La charte …  dénonce dans l’absolu des concepts qui sont pourtant des concepts islamiques comme le concept de l’apostasie, qui est le fait de renier la foi, qui est un concept islamique qui a été mentionné dans les 395 Chroniques sur l’islam livres et dans la juridiction et qui évidemment a ses règles et ses principes qui le régissent. Qui évidemment ne doit pas mener à ce qu’un individu fasse couler le sang injustement… »… Relevons maintenant le mot-clé « injustement ». Il signifie donc qu’on accepte l’idée qu’un individu (= un musulman) pourrait faire couler le sang (= tuer l’apostat) si la sentence est juste. Que peut signifier une sentence juste (et on sait que l’islam est abondamment pourvoyeur de sentences diverses et donc souvent mortelles)? Une sentence conforme à ce que Mohamed Nadhir appelle «les livres et la juridiction » Les livres? Le Coran, d’abord, bien sûr.

(Extrait de « Un jeune imam français condamne l’exécution pour apostasie. Si elle est injuste ! » – Le 29 janvier 2021)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

La vérité sur le génocide vendéen

Le succès et la polémique autour du film « Vaincre ou mourir » ont braqué les projecteurs sur le drame des guerres de Vendée. Le temps est-il venu de regarder courageusement en face l’histoire de ce drame absolu ? TVLibertés a décidé de participer à ce travail en proposant une émission réunissant quatre sommités, quatre spécialistes et en prenant le temps de saisir les vérités sur cette période, en tous points, abominable. Une émission exclusive et qui va faire référence.

Pour connaitre la vérité sur la guerre de Vendée , les invités de Martial Bild sont :

  • Philippe de Villiers , ancien député, ancien président du Conseil départemental de Vendée, écrivain et créateur du Puy du Fou
  • Reynald Secher, écrivain et historien de la Vendée
  • Jacques Villemain, diplomate et énarque, auteur de plusieurs ouvrages sur les guerres de Vendée
  • Guillaume Bernard, historien du droit, professeur à l’ICES, l’Institut catholique de Vendée.

Rue89 à la remorque des Blacks Blocs

Rue89 a tenté d’accuser la strème-droâte dans l’incendie de la porte de la mairie de Bordeaux. Aussitôt, l’extrême-gauche est montée au créneau avant que la police ne rétablisse les faits. Ces personnes auraient-elles peur que l’on découvre que ce sont leurs amis qui ont commis ce méfait comme les autres saccages et dégradations ?

Rencontrer Dieu avec Pascal

Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Isabelle Schmitz, Rédactrice en chef du Figaro Hors-Série
  • Hélène Michon, Maître de conférences en littérature française
  • Alain Lanavère, Critique littéraire & animateur de radio

Terres de Mission : Une autre parole chrétienne sur l’écologie

Terres de Mission reçoit Romain Delenda, animateur de l’application de méditation catholique Meditatio.

Puis, l’abbé Paul Roy, de la Fraternité Saint Pierre, évoque son apostolat à Pau et la façon dont sa formation traditionnelle (notamment thomiste) l’a préparé à sa mission de jeune prêtre.

Enfin, l’agronome Stanislas de Larminat présente son livre « Entretiens avec Monseigneur », fruit d’un long périple à pied, à travers toute la France, pour rencontrer de nombreux évêques et parler avec eux d’écologie – sous un autre angle que le catastrophisme et l’anti-humanisme des discours écologistes ambiants.

L’euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour ceux qui les théorisent, ceux qui les décident et ceux qui les pratiquent

Le diocèse de Paris a édité un petit livret intitulé Vivants !, distribué dans toutes la paroisses, pour évoquer la fin de vie. Composé d’un éditorial de l’archevêque, de ressources et de repères sur l’enseignement de l’Eglise, ainsi que de témoignages de professionnels comme de patients. Le livret cite notamment la lettre « Samaritanus bonus » du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur le soin des personnes en phases critiques et terminales de la vie (juin 2020) :

« De même que nous ne pouvons accepter qu’un autre homme soit notre esclave, même s’il nous le demande, nous ne pouvons choisir directement de porter atteinte à la vie d’un être humain, même s’il l’exige. Par conséquent, supprimer un malade qui demande l’euthanasie ne signifie pas du tout reconnaître son autonomie et la valoriser, mais signifie au contraire méconnaître la valeur de sa liberté, fortement conditionnée par la maladie et la douleur, et la valeur de sa vie, en lui refusant toute possibilité ultérieure de relation humaine, de sens de l’existence et de croissance dans la vie théologale. (…) C’est pourquoi l’euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour ceux qui les théorisent, ceux qui les décident et ceux qui les pratiquent. »

Dans Le Figaro, Mgr Rougé, évêque de Nanterre, débat face au philosophe laïciste Raphaël Enthoven, qui a signé une tribune antichrétienne sur l’euthanasie. Extrait des propos de Mgr Rougé :

[C]e qui m’a choqué dans votre tribune, c’est l’affirmation que légiférer en faveur de l’euthanasie constituerait un acte de laïcité libératrice, un dépassement salutaire de l’imprégnation religieuse maléfique de notre société! J’y ai vu le prolongement de ce qu’a pu écrire Vincent Peillon dans La Révolution française n’est pas terminée: « La Révolution a échoué parce qu’elle n’a pas réussi à éradiquer le catholicisme, religion intrinsèquement incompatible avec la liberté. »

On voit aujourd’hui beaucoup de soignants, agnostiques ou athées, qui s’opposent fermement à l’euthanasie, au nom de la cohérence éthique de leur mission de soignants. Le refus de l’euthanasie ne relève pas nécessairement ni d’abord d’une appartenance religieuse. D’autre part, en tant que chrétien, je pense que mon rapport à la vie ne vient pas interrompre le débat, mais permet au contraire de le relancer, de poser de bonnes questions: accompagne-t-on, aujourd’hui, suffisamment bien les personnes en fin de vie, les personnes atteintes de maladies chroniques graves ou de handicaps très lourds?

 

N’hésitez pas à vous inscrire pour participer ou diffuser le documentaire sur l’euthanasie :

Je souhaite
(Indiquer le numéro - pour l'outre-mer: 97 - pour l'étranger: 99)

Mgr Guillaume Bruté de Rémur, un Français installé au Liban, témoigne de la situation et de ses raisons d’espérer

Alors que le monde a toujours les yeux rivés sur l’Ukraine, et depuis peu, sur le 49-3, sur la France et son risque de crise politico-sociale, nous regardons ailleurs sur la planète bleue. Le pape François vient de recevoir le Premier ministre libanais Najib Mikati, le milliardaire musulman sunnite. L’occasion pour nous d’interviewer Mgr Guillaume Bruté de Rémur, un Français qui vit au Liban, depuis plus de 20 ans.

Antoine Bordier : Mgr Guillaume Bruté de Rémur, vous revenez tout juste de France, de Paris. Comment va la France vue d’un Français vivant au Liban ? Avez-vous constaté cette crise politico-sociale qui semble redémarrer, au sujet de la réforme des retraites ? 

Mgr Guillaume Bruté de Rémur : Oui, j’ai bien remarqué la crise politico-sociale que vit mon pays d’origine Je suis arrivé en pleine grève à Paris. Et, j’ai pu subir les difficultés que provoquent les grèves pour les déplacements en France et à l’intérieur de la capitale. Je suis, assez, frappé justement de ce conflit politico-social qui est né de la réforme des retraites. Je ne prendrai pas de position précise sur la loi des retraites, parce que je ne connais pas assez le sujet, mais je trouve que cela met en évidence un profond malaise de la société française. Il y a une réelle difficulté à expliquer et à communiquer sur un tel sujet. Les partis politiques sont, également, en difficulté. Ils ne construisent pas quelque chose en commun. Le sujet est important : il s’agit du futur de la France, de son économie, de sa gestion des personnes qui ne sont plus actives.  Comment vont-elles continuer à grandir en avançant vers le grand-âge ? Ces passages en force ont pour conséquence l’ensauvagement de la politique et de la société.  Cela décrit un profond malaise de la société française.

Mgr, parlons de vous. Vous faites partie des 25 000 Français qui se sont établis au Liban. Présentez-vous, qui êtes-vous et que faites-vous au Liban ?

Je suis un prêtre du diocèse de Rome. Je suis 100% Français, mais je suis un peu Libanais. Car, depuis 1999, je vis au Liban. J’y suis en mission. Je suis le recteur d’un séminaire qui s’appelle Redemptoris Mater. Ce séminaire a la belle mission de former des prêtres missionnaires pour toutes les églises orientales catholiques.

Il y a un mois la Turquie et la Syrie subissaient un terrible séisme, le Liban a envoyé des secouristes. Parmi les populations touchées, il y a des chrétiens. Quelles sont les dernières informations que vous avez sur le sujet ? Car on n’en parle plus. Et, il y a eu, cette semaine des pluies diluviennes qui ont fait des morts qui se rajoutent aux 50 000 victimes.

Les dernières informations que j’ai concernent la ville d’Antioche parce que je connais une communauté chrétienne là-bas. L’église des franciscains n’avait pas été touchée et elle accueille de nombreux réfugiés. En général, les églises et les communautés chrétiennes, qui sont encore debout, accueillent effectivement beaucoup de réfugiés.

Le 15 mars, des pluies diluviennes sont tombées dans les régions dévastées par le séisme. Je crois qu’il y a plusieurs dizaines de morts. Là, encore, les chrétiens, les églises et les organisations humanitaires sont sur le terrain.

Les chrétiens, on le comprend, sont très solidaires. Et, les Libanais ont quelque chose de particulier : ils ont le coeur sur la main. Cela fait-il partie de votre culture de l’accueil ?

Déjà en soi, la culture chrétienne est une culture dans lequel l’autre est important. Rappelez-vous les paroles du Christ : « Aimez-vous les uns, les autres, comme je vous ai aimé. » C’est important et surtout le Liban a une longue tradition d’accueillir les minorités en difficulté. Cela fait vraiment partie de la culture libanaise.

En raison de sa position géographique, le Liban a toujours été au carrefour des trois continents : Afrique, Asie, Europe. C’est le lieu de passage obligé entre l’Occident et le monde arabe, l’Asie centrale et la Russie. Par ce fait même, le pays fut souvent envahi par les peuples du bassin Méditerranéen. Il a souvent accueilli des réfugiés. Aujourd’hui, sur 6,8 millions d’habitants, il y a près de 2 millions de réfugiés au Liban.

Parlons davantage du Liban, qui vit, depuis 2018, une récession sans précédent. Et, le 4 août 2020, avait lieu ces terribles explosions du port de Beyrouth. Où étiez-vous à ce moment-là ?

Lors de cette catastrophe, j’étais absent. J’avais besoin de me reposer, après une année très difficile due au Covid. Je suis parti la veille pour aller me reposer en Egypte, chez des amis. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé de nombreux amis et mon téléphone n’a pas arrêté de sonner. J’ai des amis qui ont été blessés, mais, heureusement, aucun gravement. Sur place, c’était terrible, dans un rayon de plusieurs centaines de mètre toutes les habitations autour du port ont été endommagées. Je connais le curé de la paroisse du port, le père Elie. Heureusement, il a survécu. Et, sa paroisse a été reconstruite. Il y a eu un vrai élan de solidarité.

Concernant la récession que nous vivons, la pauvreté a augmenté fortement. Elle atteint par endroit plus de 80% de la population. C’est terrible.

Le Liban est une mosaïque confessionnelle et culturelle : 18 confessions y vivent. Quels rôles jouent les chrétiens dans ce concert des religions ? Et, présentez-nous votre église. Quel est son rôle à l’heure où plus de 70% de la population, justement, vit en dessous du seuil de pauvreté ?

Vous ne trouverez jamais un village multi-confessionnel dans lequel il n’y a pas de chrétiens. C’est-à-dire que vous pouvez trouver des villages 100% chiites, d’autres 100% sunnites, d’autres 100% druzes, mais vous ne trouverez jamais des chiites, des druzes et des sunnites ensemble, s’il n’y a pas de chrétiens. Au Liban, les chrétiens sont un peu comme le ciment de cette société. C’est eux qui ont garanti la cohésion du pays.

Moi, je suis un prêtre du diocèse de Rome, mais je travaille beaucoup avec l’église maronite et en fait j’ai le bi-ritualisme [le rite catholique et le rite maronite], donc, je travaille un peu dans la pastorale de l’église maronite. Cette église, qui est née en Syrie, à Antioche, a de nombreuses structures qui aident les personnes en difficulté. Il faut ajouter la Caritas qui est une structure qui regroupe toutes les églises catholiques. Il y a, également, de nombreuses ONG et de nombreuses congrégations religieuses qui viennent en aide aux populations. Mais, il faut savoir que l’église, elle aussi, a été gravement atteinte par cette crise parce que son patrimoine est un patrimoine essentiellement immobilier. L’église, elle aussi, est gravement touchée par la crise.

Parlons d’un sujet dont on parle souvent dans l’hexagone : la laïcité. En France, la laïcité subit de nombreuses influences et elle remet souvent en question le rapport du religieux entre la sphère publique et la sphère privée. Au Liban, l’Etat n’est pas laïque. Pensez-vous que les religions soient sources d’espérance et de solution à un moment où le pays lui-même peine à sortir de la crise ?

Je pense qu’effectivement les religions sont une source d’espérance et une source de solution au moment où le pays souffre pour sortir de cette crise. Je pense qu’en fait nous, les Français, nous venons d’une culture dans laquelle le fait religieux est cantonné à la sphère privée. Puis, on a laissé l’Etat envahir la sphère de la solidarité. Aujourd’hui, on voit la crise du système de solidarité sociale de l’Etat, avec les problèmes sur les retraites et sur la sécurité sociale. Je ne dis pas que c’est une mauvaise solution que l’Etat s’en occupe.

Mais, ici, au Liban, il y a très peu d’Etat. L’Etat devrait avoir un rôle de régulateur, qu’il n’a plus à cause de la corruption. Comment survit-on, dans ces conditions de faillite ? Notre grande force, c’est cette cohésion sociale due à l’appartenance religieuse et au fait que nous baignons tous dans des cultures religieuses. Elles sont une vraie richesse, car elles portent à l’ouverture vers l’autre. Elles sont vraiment un ferment pour la société. Et, elles offrent de véritables solutions pour sortir de la crise.

Concluons, si vous le voulez bien, par la visite du Premier ministre libanais, Najib Mikati, au Vatican. Comment s’est passé son entrevue avec le pape François ? 

C’est toujours un grand problème les visites des hommes politiques libanais au Vatican, parce qu’ils ont toujours un peu tendance à utiliser cette proximité du pape pour valider leur position qui souvent est liée à la confession. En l’espèce, aux intérêts des sunnites.  Je sais que le pape n’est pas dupe. Il a dû mettre les choses un peu au clair. Il pensait, déjà, venir au Liban [fin 2022]. Quand il a vu que sa visite allait être récupérée, il n’est pas venu. Le pape a dû parler de la vacance de la Présidence de la République. Il a dû aborder les sujets économiques et sociaux. Espérons qu’il viendra l’année prochaine…

Interview réalisée par Antoine Bordier

Copyright des photos Guillaume Bruté de Rémur

Après l’ouverture à Valognes (50), cap sur la Vendée pour le Béguinage Solidaire

Credofunding soutient l’ouverture d’un béguinage à Luçon :

Quel succès ! Le premier Béguinage Solidaire ouvre ses portes à Valognes (Cotentin) en ce mois de mars 2023 en respectant son calendrier et son budget prévisionnels. Entre la crise financière et l’explosion des coûts, l’équipe peut se féliciter. Plus de 250 personnes se sont portées candidates pour entrer dans ce projet de vie vertueux pour une trentaine de logements. Pourquoi cette forte attractivité ? Savamment mûri, le Béguinage Solidaire offre le juste équilibre entre l’autonomie et la vie en communauté : la maison commune ouverte sur le territoire et propice à la rencontre est le cœur battant de cet oasis épanouissant.

Les retraités et les personnes en situation de fragilité doivent rester acteurs de leur vie et de la vie de la cité. Leurs savoirs, leurs compétences sont des richesses pour les générations montantes qui leurs apportent en échange leur dynamisme et de nouvelles connaissances. Prendre en compte les fragilités plutôt que de prendre en charge les personnes. La liberté est un bien précieux. Le Béguinage Solidaire s’articule autour de trois piliers :

  • Des logements personnels adaptés au vieillissement : être libre
  • Le Tiers-lieu : des espaces de partage ouverts aux habitants du quartier : être utile
  • La présence bienveillante : accompagnement professionnel qui facilite la vie : être aimé

La philosophie du Béguinage Solidaire donne une réponse saine et enracinée à l’isolement et à la solitude, les fléaux actuels de notre société malade. La deuxième implantation doit se réaliser en Vendée (Luçon) dans l’ancien patronage Saint-Louis.

Souhaitez-vous contribuer à l’implantation de ce 2ème Béguinage Solidaire, oasis pour le vieillissement ?

Pour toutes informations et investir dans ce beau projet, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/fonciere-beguinage-solidaire

Méditation pour ce temps de la Passion – Non, nous n’avons pas de roi que César… ou Macron !

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

« Nascituri te salutant ! » (Ceux qui vont naître te saluent !) : tel est le titre du livre de Jean-Marie Le Méné sur La crise de conscience éthique, paru en 2009 aux éditions Salvator. Il s’agit, explique-t-il, d’un clin d’œil au « Morituri te salutant ! » que les gladiateurs prononçaient dans l’arène devant César. Jeux du cirque et jeu de mots qui invitent à réfléchir sur la vie et la mort par rapport au Politique : « Si l’on respecte César [pour ce qu’il est : investi du pouvoir parce que responsable du bien commun], quel est le message que celui-ci renvoie à ceux dont il a la charge ? »

Tel est bien l’enjeu du débat « bioéthique » sur l’avortement et son inscription dans la Constitution. Débat qui en évoque un autre entre Pilate et Jésus il y a près de 2000 ans, qui a permis la civilisation de l’Amour, autrement dit la Chrétienté :

– Ignores-tu que j’ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier ?

– Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut.

« Ecce homo ! » (Voici l’homme !) avait dit Pilate aux Juifs qui le harcelaient : « Si tu le délivres, tu n’es point ami de César ; quiconque se fait roi se déclare contre César. » Et les Princes des prêtres : « Nous n’avons de roi que César. »

N’est-ce pas ce que soufflent maintenant au législateur et au Président les nouveaux Princes des prêtres : les mandarins complices de la médecine et des médias, les apprentis sorciers des sciences et des nouvelles mœurs, inspirés par le Retors « menteur et homicide dès le commencement » (Jn, 8, 44) ? – Si tu n’inscris pas ce « droit sacré » à l’avortement dans la Constitution,  la « liberté » de la mère de tuer son enfant à naître, tu n’es point ami de la gauche, des « droits de l’homme sans Dieu », de l’idéologie dominante, du sens de l’histoire, du féminisme, du wokisme… ! La « sacralisation » du « droit » à l’« IVG » doit à jamais empêcher le Don de la vie de l’emporter : cela passe par ce culte public à l’État-Moloch…

« Voici l’homme ! », leur dit à son tour le nouveau César, le Politique d’aujourd’hui : Macron et Cie, en leur livrant l’embryon dans sa nudité et sa dignité originelles. Il dit l’homme, comme Ponce Pilate dit l’homme, car il ne peut, au fond, totalement nier la réalité et l’infanticide prénatal que constitue une « interruption volontaire de grossesse », malgré les ruses sémantiques et juridiques. Mais il désigne et « salue » par là cet être dérisoire et infime, méprisable comme un vermisseau et que certains voudraient qu’on respecte comme une personne. De même que d’aucuns voudraient qu’on respecte ce Jésus-Enfant ou ce Christ outragé comme un Roi glorieux, vrai Dieu et vrai homme, dont le Royaume n’est pas de ce monde mais a renouvelé ce monde. Absurde ! C’est à eux les politiciens, c’est à lui Macron, « maître des horloges », d’être sur cette terre le(s) maître(s) de la vie et de la mort : – Vous serez comme des dieux ! N’ont-ils pas finalement d’autre autorité, dans cette démocratie religieuse, que celle du Président élu au suffrage universel, d’autre roi que Macron ! Sans besoin d’autres commandements ou Révélation. — Rendez à César ce qui est à César et tout est à César ! Nous n’avons de roi que César… ou Macron !

Et pourtant, comme Pilate, ne devraient-ils pas être saisis d’une plus grande crainte ces députés et sénateurs, ces « révisionnistes »des lois bioéthiques, suppôts et protecteurs du tabou de la loi Veil, au-delà de leurs calculs politiciens et de leurs soucis de carrière ? S’ils livraient ainsi autre chose qu’un « amas de cellules » à un tragique destin ? « À l’instant même de sa conception, l’homme est déjà ordonné à l’éternité en Dieu », les avait pourtant déjà averti saint Jean-Paul II. – Tu ne tueras pas l’innocent ! imposait le commandement dicté à Moïse, loi naturelle et divine à l’origine de la sagesse des nations et des civilisations contre la barbarie. « Impression en nous de la lumière divine » (saint Thomas d’Aquin).

– Qu’est-ce que la vérité ? répètent-ils, feignant le scepticisme à la suite du gouverneur romain. Précisément, l’homme pitoyable que présente Pilate aux Juifs est la Vérité et la Vie comme il est la Voie et l’Amour. Il est la vérité sur l’homme et sur la vie. L’accomplissement de l’homme. Et l’homme-embryon que livre aujourd’hui le législateur n’a de sens que par cette Vérité divine : sa vie est sacrée.

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu… En Lui était la Vie et la Vie était la lumière des hommes… Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde… Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli… »  (Prologue de saint Jean).

« Morituri Te salutant ! »

Voici donc l’Enfant annoncé que dénonce Hérode et l’homme condamné que désignent Judas et Pilate : Il est l’Homme nouveau ! Il s’identifie aujourd’hui avec l’enfant conçu et rejeté par le pouce incliné en bas de César-Macron :

« En vérité je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait au moindre de mes frères que voici, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matt. 26, 40).

« – Vous ne m’avez pas accueilli ! Ce jugement lui aussi fait son chemin à travers l’histoire de nos familles ; il fait son chemin à travers l’histoire des nations et de l’humanité. Les paroles du Christ concernent aussi des institutions sociales, des gouvernements et des organisations internationales », prévenait également Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles terriblement actuelle.

Comme pour le passé, l’avenir des hommes, celui de la civilisation de l’Amour ou de la Chrétienté, dépendra de cet accueil fait au Fils de Dieu. À méditer doublement au temps de l’Avent qui prépare l’Incarnation avec une majuscule et en ce temps de la Passion qui prépare la Résurrection avec une majuscule ! Et, comme ne cessait de le répéter prophétiquement le professeur Jérôme Lejeune, cet avenir dépendra corollairement de l’accueil fait à l’embryon, cette incarnation minuscule de l’homme, à qui nous devons une sorte de piété filiale. Car, s’il est notre « frère humain » qui après nous vivra, il est aussi un peu paradoxalement comme « le père de l’homme » (Jean-Marie Le Méné) : nous sommes tous passés par là, son histoire est la nôtre ! Dans la biologie de la procréation est inscrite le mystère de la généalogie des personnes, qui devient communion des générations par-delà la communion conjugale, dans une solidarité au-delà du temps. De l’embryon comme avenir ou père de l’homme, si l’on peut dire, au Fils de l’Homme, on saisit bien le lien ineffable dans le mystère de la Création et de la Rédemption. Nous ne  comprenons rien au mystère de la vie humaine si nous ne le lisons dans « le Livre de l’Amour infini ». Le respect et la défense inconditionnelles de ces tout-petits est bien aussi un combat eschatologique, enseignait le docteur Xavier Dor. N’en déplaisent à certains de nos évêques !

Rappelons tout de même, avec sainte Mère Teresa, que « le premier être humain qui souhaita la bienvenue à Jésus, qui le reconnut dès le sein de sa propre mère (sainte Elisabeth), fut un enfant : Jean-Baptiste. » Un enfant également in utero, à l’exultation et la salutation singulières : « Nasciturus Te salutat ! » Celui qui va naître Te salue ! Mais il mourra lui-même martyr, comme des légions d’apôtres pour rendre témoignage à la Vérité : « Morituri Te salutant ! »

Non, ce n’est pas César en effet qu’il faut ainsi saluer ou seulement dans la mesure où il rend à Dieu ce qui est à Dieu. Car la vie humaine, par sa destinée surnaturelle, est moralement supérieure à toute mauvaise raison d’État contraire au bien commun, et aucun César ne peut exiger que la personne lui sacrifie son salut, en transgressant la loi (morale) naturelle. Non, nous n’avons pas de roi que César… Créon ou Macron ! Nous avons Celui qui, si son Royaume n’est pas de ce monde, a cependant répondu à Pilate : — Tu le dis : je suis roi ! Comme Antigone, Jean-Baptiste et tous les hérauts de la transcendance divine,  nous refusons, dans ces conditions terribles et précises d’abus du pouvoir politique, l’allégeance à César, jusqu’au martyre s’il le faut, comme y invitait saint Jean-Paul II dans Evangelium vitae.

Et par leur baptême de sang, les saints innocents d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, ont peut-être droit de participer à l’élection des martyrs (1). Appelés par leur Créateur à la vie, ces nascituri sont devenus des morituri par la main légale et assassine du nouvel Hérode en place. Des morituri, dont le cri(me) étouffé et le salut silencieux ne peuvent être que reconnus par le Christ-Roi. Ce cri vient de Dieu, il faut l’entendre : «… Quiconque est de la vérité écoute ma voix ».

Rémi Fontaine (d’après un article paru dans Présent du 16 décembre 2009)

(1) Le 10 septembre 2023 sera béatifié, avec tous les autres membres de sa famille polonaise, un enfant encore dans le sein de sa mère : le 7ème de la famille Ulma entièrement massacrée par des nazis pour avoir accueilli une famille juive. Une première dans l’histoire de l’Église.

Commentaire libre d’un message épiscopal à l’occasion du Ramadan

Nous avons souhaité illustrer un exemple des éléments du langage épiscopal et autres institutions catholiques utilisés lors des voeux adressés aux musulmans à l’occasion du ramadan et qui deviennent aussi rituelles que les abattages hallal. Surtout ne pas risquer de heurter semble être la ligne directrice, au détriment de tout le reste. Exemple repris du site Facebook du diocèse de Metz.

« C’est avec une profonde confiance en l’amour (1) miséricordieux (2) de Dieu que j’adresse ce premier message. Alors que dans quelques jours les catholiques vont rentrer dans la semaine sainte qui les conduira à célébrer la Pâque (3) du Seigneur le 10 avril (4) prochain, vous entrez dans le mois béni du ramadan (5). Que par ce temps de jeûne, de prière, de don sous toutes ses formes, Dieu agrée vos efforts, qu’il renforce votre foi (6)… Ensemble, puissions-nous continuer à promouvoir la rencontre entre chrétiens et musulmans. Chers frères et sœurs, nous comptons sur votre prière (7)… ».

  • « amour » : il faut le reconnaître, sans doute le seul mot totalement étranger à la sphère spirituelle musulmane.
  • « miséricordieux » : ouf, ça vient tempérer l’audace précédente. «Miséricorde », c’est le grand qualificatif associé à Allah (le Tout-Miséricordieux et le Très-Miséricordieux sont ses deuxième et troisième noms). Bien évidemment, la notion de miséricorde en islam n’a rien à voir avec ce qu’elle est dans le christianisme.
  • « la Pâque » : mot étrange. Sans doute l’évêque veut-il parler de la Résurrection du Christ, mais là on toucherait à l’invraisemblable pour tout musulman. Donc, on parle de la Pâque, c’est sans doute moins risqué. Et en plus, la Pâque juive était fêtée par un repas, notion compréhensible par tous, et casher en plus ce qui ressemble beaucoup à du hallal : on n’y verra pas de porc. Donc, c’est plus acceptable.
  • « 10 avril » : il y a même une erreur sur la date de Pâques (le 9 avril) !
  • « mois béni du ramadan » : un imam n’aurait pas dit mieux.
  • « qu’il renforce votre foi » : qu’un évêque catholique prie Dieu de faire que la foi musulmane soit renforcée laisse pantois.
  • « nous comptons sur votre prière » : que celui qui connaît un seul musulman qui va prier pour les chrétiens parce qu’ils vont bientôt vivre la Semaine sainte lève le doigt !

Nous renvoyons pour conclure à deux tribunes toutes fraîches du Salon beige : la première s’intitule « Aux fous ! » et donnera quelque rappel sans doute utile sur les consignes miséricordieuses du « Tout-miséricordieux » ; la deuxième est le témoignage d’un ancien musulman converti et qui indique en particulier :

« J’ai fait une petite analyse sur les Chrétiens qui apportent leur aide à des Musulmans, et qui en font la publicité. Un homme très engagé dans la vie paroissiale a pris la parole en public dans un cercle de prière pour nous rappeler que c’était le début du Ramadan. Terriblement choquant pour moi qui me suis échappé de l’islam et de sa férule. J’ai choisi le joug du Christ et des Chrétiens me rappellent le joug de l’islam. »

Et d’ajouter :

« Pendant le Ramadan, la seule vraie charité est l’annonce du Christ. Le reste n’est que gloire personnelle. ».

Peut-être au moins lui sera-t-il évité d’habiter en Moselle !

En taxant d’idéaliste une parole exigeante par amour, tout est permis

Un article paru dans La Croix, juge que la théologie du corps enseignée par le pape Jean-Paul II est idéalisée. Il existe en ce moment différentes manoeuvres pour revoir l’enseignement de l’Eglise sur l’amour humain, le mariage, la contraception, etc. De même qu’en Allemagne, l’épiscopat a décidé de revendiquer des pratiques qui existent depuis quelques temps, en France, certains groupes militent pour la reconnaissance des unions entre personnes de même sexe, avec la réécriture du catéchisme en ce sens, l’acceptation de la contraception… Mais pour cela, il convient de remettre en cause l’enseignement de Jean-Paul II et sa grande encyclique sur l’Evangile de la vie.

L’abbé Philippe de Kergorlay, prêtre, ancien aumônier de prison, nous a autorisé à reproduire son témoignage sur Facebook :

Le journal La Croix, qui me semble de plus en plus partisan, publie une tribune aujourd’hui qui soutient que la théologie du corps de Jean-Paul II serait « audacieuse mais idéalisée ».

Idéalisée, vraiment ???

Pendant 11 ans, j’ai été aumônier de prison et ai rencontré des dizaines, voire des centaines de délinquants sexuels. Et, pour les accompagner, rien ne m’a été plus utile que cette théologie du corps, fondée sur la Bible. Je ne suis pas un intellectuel comme l’auteur de La Tribune, Élodie Maurot, mais quand on assiste spirituellement des délinquants, on a besoin d’arguments pratiques et profonds à la fois.

Il faut arrêter de taxer d’idéaliste une parole exigeante par amour. Sinon, tout est permis.

Avec des gens sans repères sexuels, j’ai eu besoin de poser des exigences structurantes et la « théologie du corps » de Jean-Paul II m’a permis d’avoir un discours vrai et pratique. Et je lui en garde grande reconnaissance. Qu’on se le dise.

Le coup de génie de Jean-Paul II, me semble-t-il a été de parler de la sexualité, non pas en définissant l’être humain d’abord, puis l’homme masculin, puis la femme mais le couple immédiatement à partir de la relation « homme-femme » (Gn 1,27).

Il n’y a pas de virilité en soi, ou de féminin en soi. Bien des discours féministes ou masculinistes sont mortifères, car ils isolent les sexes ou les genres, cherchant à les exalter pour eux-mêmes. C’est la relation homme-femme qui est fondatrice et structurante de l’humanité, selon la Bible.

Quand des garçons violent une fille dans une « tournante », on s’aperçoit en fait que pour eux la femme n’existe que comme objet. Ils ne voient que leur propre virilité, qu’ils sont fiers de manifester et de satisfaire. Ils n’ont aucune conscience que leur masculinité n’existe que dans un « vis-à-vis » (Gn 2,18). Le masculin seul n’existe pas. Le féminin seul n’existe pas. La sexuation de notre corps est d’emblée tournée vers une relation paritaire, qui n’est pas que génitale, mais qui est un « vis-à-vis » personnel.

Différents et complémentaires, l’homme et la femme ne se définissent que par cet échange, cette correspondance, cette « sponsalité » dont parle si volontiers Jean-Paul II. Et elle oriente tout l’être humain vers Dieu : « Dieu créa l’être humain à son image : homme et femme Il les créa. » (Gn 1,27). Dès lors, l’altérité homme/femme devient essentielle et fonde le sens biblique de la sexualité.

Il est clair qu’à partir de là, toute pratique sexuelle qui ne tient pas compte de cette structuration première perd son sens spirituel, notamment les conduites LGBTQ+. La vraie liberté humaine ne s’épanouit que dans un consentement au corps sexué, tel que Dieu nous l’a confié, et non pas tel que nous le décidons arbitrairement. On est évidemment aux antipodes de la philosophie homosexuelle de Judith Butler ou des théologies queer, qui refusent toutes normes pour exalter les choix individuels et les histoires singulières.

C’est pourquoi la « théologie du corps » est attaquée aujourd’hui. Le synode allemand voudrait « bénir » toutes les conduites possibles entre adultes consentants, sans référence à des normes bibliques, structurantes et transcendantes. Là commence le schisme.

Sans référence directe avec la « théologie du corps » de Jean-Paul II, un tout récent commentaire scientifique du Chapitre 2 de la Genèse en conforte cependant les conclusions : « Sexuation, parité et nuptialité dans le second récit de la Création » d’Hélène de St-Aubert, Cerf, Février 2023 : L’auteur montre comment la sexuation de l’être humain est la fondation et la garantie de la parité entre l’homme et la femme, selon la Bible.

Dimanche de la Passion

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.

Introït : Judica me

L’Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.

Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.

Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.

Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.

Graduel : Eripe me

Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.

Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.

La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :

Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.

La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.

Trait : Sæpe expugnaverunt mea

Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :

Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.

Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.

Offertoire : Confitebor tibi

L’Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :

Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.

Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.

La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.

Communion : Hoc corpus

Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie

Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.

Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.

Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.

1) Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium,
Les étendards du Roi s’avancent, et la lumière de la Croix resplendit de son mystère,
Qua vita mortem pertulit, et morte vitam protulit.
Où la vie a subi la mort, produisant, par la mort, la vie.

2) Quæ vulnerata lanceæ, mucrone diro, criminum
De Son Coeur transpercé par la pointe cruelle de la lance, Il laisse
Ut nos lavaret sordibus manavit unda et sanguine.
Ruisseler l’eau et le sang afin de nous laver de notre crime.

3) Impleta sunt quæ concinit David fideli carmine
Voici qu’est accompli ce que chantait David dans son psaume plein de foi,
Dicendo nationibus regnavit a ligno Deus.
Proclamant : « Sur les nations, c’est par le bois que règne Dieu. »

4) Arbor decora et fulgida ornata Regis purpura,
Arbre splendide de lumière orné de la pourpre royale,
Electa digno stipite tam sancta membra tangere.
Tronc choisi qui fut jugé digne de toucher des membres si saints.

5) Beata, cuius brachiis pretium pependit sæculi :
Arbre bienheureux dont les branches supportent pendu le salut de ce siècle :
Statera facta corporis tulique prædam tartari.
En échange de ce Corps, l’Enfer a été dépouillé.

Pour les deux dernières strophes, les fidèles se mettent à genoux

6) O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore ! (14 septembre = in hac triumphi gloria !)
Salut ô Croix, unique espérance dans les temps de ta Passion  (14 septembre = dans la gloire de ton triomphe !)
Piis adauge gratiam reisque dele crimina.
Offre la grâce aux hommes pieux, et lave les péchés des coupables.

7) Te, fons salutis Trinitas collaudet omnis spiritus :
C’est Toi, Trinité Suprême, source de notre salut, que loue tout esprit :
Quibus Crucis victoriam largiris adde præmium. Amen.
Par la Croix vous nous fîtes vaincre, donnez-nous aussi la couronne. Ainsi soit-il.

Sainte Anne & Saint Joachim

Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite, pour évoquer les parents de la sainte Vierge.

Arnaud Beltrame à répondu à la sourate de la mort par le Notre Père et le Je vous Salue Marie

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

23 mars 2018, Radouane Lakdim, âgé de 21 ans vient de faire allégeance à DAESH. Le terroriste musulman tuait ce jour là quatre personnes à Carcassonne et Trèbes, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

Au supermarché de Trèbes, il crie “Allahu Akbar”. Au début, personne ne l’entend et personne ne le prend au sérieux. Vexé, Radouane Lakdim de rétorquer “C’est pas une blague, c’est vraiment un attentat”. Il tire à bout portant sur un client, puis un deuxième. Une grenade est dégoupillée, les gens s’enfuient dans tous les sens.

Radouane Lakdim réussit à prendre une jeune femme en otage, Julie, et passe 45 minutes en tête à tête avec elle, et lui demande d’appeler les secours. Caché derrière elle, il l’encadre d’un fusil sur la tempe et d’un couteau sur la hanche. Elle ne peut pas bouger. Lorsque les gendarmes arrivent, Radouane Lakdim de glisser à l’oreille de Julie : “Je ne veux pas te tuer, je veux juste tuer des gendarmes.” Il venait de perdre sa dernière balle et le chargeur de son pistolet était vide.

Beltrame décide de chambouler le protocole prévu par la gendarmerie et se propose en échange. Qu’une jeune maman puisse être tuée lui était insupportable. Lui et Radouane Lakdim vont passer trois heures en tête à tête.

Le père Jean-Baptiste Golfier, chanoine de l’abbaye de Lagrasse, a accompagné la vie de foi d’Arnaud Beltrame, confie qu’il connaissait très bien l’islam et sa théologie.

Détail troublant, passé inaperçu dans la presse nationale : un homme du PSIG a avoué en mars dernier une chose que tout le GIGN de Toulouse a entendu grâce à un micro posé sur la paroi.

Alors que Le jeune Radouane Lakdim lance la sourate de mort bien connue des jihadistes, le colonel Beltrame a répliqué par des Notre Père et des Je Vous Salue Marie. Après avoir essayé de tuer Arnaud Beltrame avec les balles de sa propre arme de service, Radouane Lakdim l’égorge.

Ces faits furent rapportés par le père Jean-Baptiste Golfier dans la conférence « Arnaud Beltrame : Héros ? Modèle ? Martyr ? » disponible sur YouTube.

Des questions demeurent.

Pourquoi Dieu aurait-il besoin de tueurs pour être grand ? Le Dieu dont il est question serait-il un narco-trafiquant mafieux de territoire perdu de la République ? Ou un petit chef de guerre du moyen-âge arabe ? Les chrétiens savent que la grandeur de Dieu s’est d’abord révélée dans la petitesse de l’enfant Jésus dans l’étable de Bethlehem.

Si la foi en la mort et résurrection de Jésus d’Arnaud Beltrame était connue, le petit monde médiatique a vite fait de rappeler qu’il était franc-maçon. Une petite recherche permet de tomber sur d’abracadabrantes pépites, telles que celle de Jean-Marie Baurens, chroniqueur dans la presse locale et nationale, dont les avis ont été publiés dans les colonnes du Monde au mois une centaine de fois depuis 2000… Pépite que voici : “Franc vient de free, signifiant libre en Anglais, l’Angleterre étant le pays qui a donné naissance aux Free Masons à la fin du Moyen-âge.” Franc signifie libre, du latin Francus, du vieux-francique frank. C’est par le partage des racines éthymologiques qu’il est apparenté à l’allemand frei et à l’anglais free eux aussi signifiant libre. Il est intéressant de le souligner, et d’autant plus pour ceux dont c’est le patronyme.

Il faut avoir peur de la pauvreté intellectuelle et de la haine qui sont logés dans de pauvres esprits comme celui du jeune Radouane Lakdim, brebis égarée sans pasteur à qui la République laïque a failli à proposer quoi que ce soit de convainquant.

Il s’agit ici d’un haine du gendarme motivée par le fait qu’il représente l’ordre français. Un ordre chancelant, certes, mais qui empêche l’islam de mettre en oeuvre le programme de gouvernement terrestre. Ce programme de gouvernement terrestre est consubstantiel à la religion islamique. Ce fait, la laïcité ne veut pas le voir. Si Beltrame connaissait la théologie de l’islam, connaissait-il sa vision politique ?

On connait la chanson : on nous parlera de « récupération politique et religieuse ». N’est-il pas bon et sain de récupérer ce qui est sien ? Il faut récupérer ce qui a été pris en otage. Invisibiliser la foi et les prières d’Arnaud Beltrame a l’heure de sa mort, c’est participer de l’appropriation culturelle de laquelle nous souffrons tous.

Une chose est sûre : les prières du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame feront sans doute plus pour l’avenir de la France que toutes les élucubrations des collaborateurs à l’islam, des islamo-gauchistes et autres dirigeants politiques prêts à accepter le statut de dhimmi.

Olivier Dussopt veut-il acheter un enfant ?

Dans un entretien accordé au magazine LGBT Têtu, Olivier Dussopt, ancien député PS devenu ministre du Travail d’Emmanuel Macron, ne fait pas mystère de sa vie privée, révélant son attirance sexuelle envers des personnes du même sexe. Et il précise :

« Mon engagement, c’est l’énergie que j’ai consacrée à défendre le mariage pour tous et la PMA pour les couples lesbiens, dès 2012. Je suis aussi, et à titre personnel, favorable à la GPA. Tout en me sachant minoritaire sur cette position au sein de la majorité présidentielle, cela ne change pas ma conviction sur le sujet ».

« On cherche à interdire une pratique qui existe et qui, je crois, existera toujours, ce qui pousse à la clandestinité et à la précarité. C’est la même logique qui m’avait amené à ne pas soutenir la loi d’abrogation de la prostitution de 2016 ».

Essaierait-il de nous expliquer qu’il cherche à acheter un bébé ?

Pour mémoire, c’est lui qui, en , dans le cadre du débat parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, a déclaré :

« Quand j’entends que, malheureusement, 96 % des grossesses pour lesquelles la trisomie 21 est déclarée débouchent sur un avortement, la vraie question que je me pose est : pourquoi il en reste 4 % ? ».

Le député RN Bryan Masson estime que défiler avec La Manif Pour Tous était une erreur

Si vous avez aimé le député RN qui inaugure une mosquée, vous aimerez le député RN qui soutient la dénaturation du mariage.

Bryan Masson, député RN de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes, a été interrogé par Nice Matin aujourd’hui. Parmi les sujets évoqués, il est revenu sur la loi Taubira :

« Ceux qui ont défilé avec la Manif pour tous l’ont fait par erreur, contre François Hollande et Christiane Taubira. Moi, je suis très content que deux personnes qui s’aiment puissent se marier et qu’au bout de dix ans, plus personne ne remette en cause cette conquête pour la liberté et surtout l’égalité. »

Encore un recul dans les convictions du RN. Parleront-ils encore d’immigration en 2027 ?

Va, Vis, Prie : une association pour prier pour la vie

Les offensives contre la Vie n’ont jamais été aussi grandes. Le président de la République a annoncé son intention d’inscrire l’avortement dans la constitution française. Les centres d’écoute, les associations pro-vie subissent de nombreuses attaques. Et un vote récent de la Convention citoyenne semble ouvrir la voie au suicide assisté et à l’euthanasie.

Il faut un nouveau soutien spirituel à la hauteur de ces enjeux !

« Va, Vis, Prie » a ainsi vu le jour.

Le but :

  • Prier en réparation des 223.000 avortements par an en France
  • Prier afin que l’avortement ne soit pas inscrite dans la Constitution française – Prier pour la Vie dans ce contexte d’euthanasie

Premier Objectif :

144 jours de l’Annonciation à l’Assomption :

Transmettre aujourd’hui les métiers manuels

Un colloque sur la transmission des métiers manuels s’est tenu à l’Institut de France, le mardi 21 mars, à l’initiative de la Fondation Kairos. Près de 30 intervenants et de 200 participants étaient présents lors de ce colloque très vivant à l’énergie communicative. Les interventions peuvent être vues sur la page Youtube de la Fondation. Une synthèse est en ligne ici. Sont intervenus

  • Chantal Delsol, philosophe, membre de l’Institut de France,
  • Pierre-Noël Luiggi, président fondateur d’OSCARO et d’OSCARO Power
  • Amélie de Ronseray, directrice adjointe du Campus Versailles-Patrimoine et artisanat d’excellence, pour un état des lieux des forces et faiblesses de la transmission des métiers manuels en France aujourd’hui
  • Patrick Doffémont, responsable de l’Institut de la transmission des Compagnons du devoir,
  • Régis Guillen, secrétaire général de la Fédération compagnonnique des Compagnons du Tour de France,
  • Ismaël Menault, directeur général de l’Ecole de Paris des Métiers de la Table (EPMT)
  • Son Excellence Roberto Balzaretti, ambassadeur de Suisse en France, sur le système dual de formation professionnelle en Suisse
  • Béatrice Bouy, présidente de l’association L’Outil en main de Versailles,
  • Lucile Michel, coordinatrice de projets pour l’association Rempart
  • Marc Bayard, responsable du développement culturel et scientifique du Mobilier national,
  • Aïssa Dione, designer textile, chef d’entreprise et créatrice de l’Institut des Métiers d’Art et du Design (IMAD) au Sénégal, en partenariat avec l’école Boulle et le Mobilier national,
  • Lisa Staniforth-Gourdon, directrice de l’Ecole d’art mural de Versailles
  • Jean-François Girardin, président de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France, sur les concours et l’excellence comme moyens d’attirer et de former les jeunes talents
  • Olivier Lemaire, président de l’école de production en chaudronnerie O’Tech,
  • Joël Archer, chef d’entreprise dans le levage de charges (SAPEM),
  • Vanessa Dequidt, responsable du développement de la Fédération nationale des écoles de production,
  • Alexandre Avril, maire de Salbris et administrateur de l’école de production Maurice Leroux de Salbris, ainsi que deux élèves de cette école
  • Martin Kegl, artisan autodidacte de 16 ans, ébéniste et fabricant de cannes : l’approche autodidacte et le beau
  • Nicolas Bergerault, PDG de l’Atelier des chefs,
  • François Garçon, essayiste, historien spécialiste de la Suisse et de son système d’enseignement dual

Intervention finale d’Anne Coffinier :

Vous voulez protéger la famille ? Syndiquez-vous !

Discours de Ludovine de La Rochère hier soir, lors du lancement du Syndicat de la famille :

Chers amis,

Il y a 10 ans, jour pour jour, nous étions, comme a fini par le reconnaitre François Hollande, plus d’1 million à occuper toute l’avenue de la Grande Armée et l’avenue du Général-de-Gaulle, de l’Etoile jusqu’à l’Arche de la Défense ! Quel souvenir j’en suis sûre pour chacun d’entre nous ! Alors, nous vous avons invité ce soir en vous écrivant : « on a quelque chose à vous dire ». Et la première chose, c’est naturellement : Merci ! Oui, un immense merci parce que cette manifestation du 24 mars a marqué l’Histoire grâce à chacun d’entre vous. Ce 24 mars 2013, les Français ont montré qu’ils sont profondément attachés à la famille et qu’ils sont immensément nombreux à vouloir la protéger. Ce 24 mars est aussi emblématique des centaines de mobilisations que nous avons organisées, partout en France. Non seulement en 2012/2013, mais aussi tout le long de ces 10 années de combats, en particulier lors des longs débats sur la PMA sans père. Et récemment encore, le 25 novembre dernier près du Secrétariat d’Etat aux affaires européennes pour dénoncer le projet GPA de l’Union européenne.

Il y a dix ans, lorsque nous déclarions que l’idéologie du genre fonde le mariage et l’adoption par deux personnes de même sexe et qu’elle va de pair avec l’indifférenciation sexuelle, nos opposants répondaient « Arrêtez de fantasmer ! » Mais, comme le titrait une tribune parue dans Libération en 2018, « La Manif Pour Tous avait raison sur tout ». Et aujourd’hui, 49% de jeunes de 18 à 30 ans déclarent ne pas savoir quel est leur sexe. Nous voyons bien les conséquences de cette idéologie qui confond le garçon et la fille, l’homme et la femme, la différence et l’inégalité, le père et la mère, la maternité et le business, le droit à l’enfant et le droit de l’enfant, la réalité et l’illusion, l’amour et l’égoïsme…

Nous voyons bien le dénigrement permanent de tout ce qui fonde la famille, son exclusion du discours politique et médiatique, l’explosion de la cellule familiale, le recul de sa stabilité comme le recul de l’engagement et donc de la natalité. La France compte 19 millions de familles. 80% des Français vivent en famille. On a tous une famille. Mais il n’y a même plus de ministère de la famille. Cela illustre bien le mépris idéologique de nos dirigeants pour la famille. Tout cela fragilise les plus vulnérables, détruit les repères et déstabilise la société.
Si la société va mal, c’est aussi parce que la famille va mal. Résultats : isolement, fragilités, difficultés psycho-sociales, échecs scolaires, addictions, délinquance, harcèlement et violences sexuelles…

C’est fort de ce constat et de cette vision, que, depuis 10 ans, nous nous battons, sans relâche, face aux projets politiques qui déstabilisent la famille, qui nourrissent la déconstruction : genre, wokisme et transhumanisme. Certes, La Manif Pour Tous a vécu des échecs. Ils sont connus. Mais je voudrai vous rappeler aussi quelques victoires :

  • Retrait par Jean-Marc Ayrault de l’éducation au genre prévue dans la loi de refondation de l’école ;
  • Retrait du projet de loi « familles » porté par Dominique Bertinotti, au lendemain d’une de nos manifestations
  • Retrait des ABCD de l’Egalité, là encore sous notre pression.
  • Après 3 tentatives, François Hollande a fini par renoncer officiellement, en 2016, à légaliser la PMA sans père, comme il renonça à légaliser l’euthanasie, la même année, à cause de La Manif
    Pour Tous précisa-t-il.
  • Le Conseil de l’Europe – et ses 49 Etats membres – a renoncé lui aussi, en 2015, à recommander la légalisation de la GPA.
  • Et justement, en France, il n’est plus question aujourd’hui de légaliser la GPA. C’est fini ! Et même la scandaleuse reconnaissance de fait de la GPA, par la transcription systématique des actes de naissance, a connu un coup d’arrêt en 2021. Mais il nous faut naturellement rester vigilants.
  • Quant à la PMA pour les personnes trans, la PMA post-mortem, elles n’ont finalement pas été légalisées non plus en 2021, pas plus que la co-parentalité et la multi-parentalité.
  • Et à l’inverse, l’importance de la politique familiale a enfin resurgi ces derniers mois. Et croyez- moi, cela ne s’est pas fait tout seul !

J’insiste sur ces victoires parce qu’elles sont importantes, concrètes, et parce qu’elles viennent contrecarrer et perturber l’agenda de nos opposants. Il y a aussi un arbre que nous avons planté et qui n’a pas fini de donner des fruits. C’est sans doute le plus précieux pour l’avenir : La Manif Pour Tous a réveillé les Français, toutes générations confondues, à commencer par la jeunesse, celle qu’on appelle désormais « La Génération Manif Pour Tous ». Au cours des dernières années, ils ont été incroyablement nombreux à s’engager dans les domaines politique, social, culturel et médiatique. Aujourd’hui, ils n’ont pas peur de parler en vérité, de s’opposer au conformisme, ni même d’être stigmatisés. Cette jeunesse ne s’empêche pas d’agir en conscience. Elle a le courage de la dissidence.

Ainsi, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, oui, nous pesons sur le débat public. Oui, chaque jour, les murs du politiquement correct sont repoussées. Ce mouvement, c’est La Manif Pour Tous qui l’a enclenché. Et c’est encore l’une de nos victoires !

Dans ce contexte difficile pour les familles, La Manif Pour Tous ne s’est jamais dérobée. Mais ce soir, 10 ans après sa fondation, c’est le moment de nous projeter dans l’avenir. C’est ce « quelque chose qu’on a à vous dire ». Après une longue réflexion menée avec la direction du mouvement et les responsables de notre réseau partout en France, nous avons pris la décision, lourde, difficile, que ce soir, nous devions vivre, ensemble, le dernier événement de La Manif Pour Tous. Oui chers amis, vous avez bien entendu, nous vivons ce soir le dernier événement de La Manif Pour Tous… En effet, nous avons besoin de faire autrement, d’agir autrement.

C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, chers amis, chers militants, j’ai l’honneur de vous annoncer que La Manif Pour Tous devient ce soir, à l’instant où je vous parle, le Syndicat de la famille !

Depuis 10 ans, La Manif Pour Tous défend la famille en agissant selon divers modes d’action : manifestations, actions coup de poing, piquets de mobilisation, tractage, affichage, campagnes de communication, RDV avec les élus, échanges argumentés sur les textes à venir ou en débat au Parlement, concertation stratégique avec d’autres organisations, propositions pour la famille, interventions médiatiques, etc.

Ce faisant, La Manif Pour Tous est devenue, naturellement, au fil du temps, le Syndicat de la Famille. Elle en assume désormais, explicitement, l’objectif, le périmètre et le nom. Oui, il faut un avocat libre et indépendant pour défendre la famille. Il faut un syndicat pour la famille !

Un syndicat, ça revendique, ça alerte, ça mobilise, ça défend, ça propose, ça influence. C’est exactement ce que nous allons faire ! Nos revendications sont claires : défendre la famille, la maternité, la paternité, les droits et les besoins de l’enfant, la solidarité entre les générations. Nous allons poursuivre et accélérer notre mobilisation. Notre mouvement initié il y a 10 ans est intemporel, car sa cause l’est : incarner la résistance face à une nouvelle société que l’on nous impose et qui s’impose bien réellement. Notre devoir, notre responsabilité, est de permettre un nouveau temps de mobilisation, ancré dans notre époque, structuré, ambitieux. Notre feuille de route est claire :

  • Alerter d’abord. Grâce à une veille législative et réglementaire, culturelle, judiciaire et médiatique, en France, en Europe mais aussi au plan international puisque nous conservons notre précieux statut d’organisme consultatif auprès de l’ONU acquis en 2015.
  • Mobiliser ensuite, par tous types de moyen. On est un syndicat : on est là pour se battre, y compris dans la rue. Les manifs, on connait, on sait faire ! Mobiliser, c’est aussi rassembler, fédérer, en nous appuyant sur notre réseau, qui s’est consolidé au fil des ans.
  • Enfin, influencer pour rebâtir : on ne va pas se mentir ni tourner autour du pot : c’est l’objectif ! Nous voulons gagner ! Nous voulons faire gagner la famille… parce que nous avons tous besoin d’elle, parce que la société a besoin d’elle. Pour influencer les politiques, les parlementaires, les élus locaux, les équipes de campagne, nous allons proposer, interpeler, batailler, en nous appuyant sur des experts, et diffuser nos idées auprès des politiques, des décideurs et des leaders d’opinion.

Le Syndicat de la Famille défend la famille sur un plan politique, mais pas la petite politique familiale, mesquine, comptable et sans imagination, réduite aux allocations familiales et au quotient familial. Nous voulons une politique familiale portée par une vision globale, qui inclue la natalité comme l’accompagnement des aînés en fin de vie, la protection des mineurs comme le respect des mères et des pères, la solidarité entre conjoints comme la solidarité intergénérationnelle. Autant de champs d’action et d’influence à occuper pleinement. Nous nous nous battrons pour les droits sociaux des familles. Elles ont toutes droit à la reconnaissance et à la solidarité de la nation, laquelle dépend des familles. Nous agirons en concertation avec des organisations convergentes, avec des associations familiales, bien sûr, dont le rôle dans les institutions est irremplaçable. Nous sommes évidemment complémentaires les uns des autres. Nous continuerons d’être un pôle de résistance, à nous battre contre l’achat d’enfants, contre la location de femmes, contre le prosélytisme du changement de sexe auprès des mineurs. Stop à l’invasion des névroses américaines et à tous leurs dégâts humains, fléaux de notre temps !

Le Syndicat de la famille sera le défenseur de la raison, de l’intégrité des corps, de l’intégrité des personnes ! La famille n’étant ni de droite, ni de gauche, son Syndicat ne l’est pas non plus. Libre et indépendant, ne vivant que des contributions de ses membres et de ses donateurs, Le Syndicat de la Famille sera présent dans toutes les villes et villages de France, comme à Bruxelles, Strasbourg, La Haye, Genève et New York.

Chers amis,
Le Syndicat de la Famille est philosophiquement utile, politiquement nécessaire, socialement incontournable, humainement indispensable. Et il était grand temps, car il y a urgence ! Avec lui, avec vous, et tous ceux qui sont à nos côtés, partout en France, j’ai confiance dans l’avenir. Comme vous, j’ai assisté à l’écroulement de l’idéologie communiste. L’idéologie woke, individualiste et anti-famille tombera elle aussi. Mais cela ne se fera pas tout seul et il n’est pas question de remettre à plus tard. C’est pourquoi nous sommes là !

Vive la famille !
Longue vie au Syndicat de la famille !
Nous ne lâcherons rien, jamais, jamais, jamais !

Ludovine de La Rochère

Rejoignez le syndicat de la famille :

La famille, c’est aussi bien le foyer qui réunit un couple ou des parents avec leurs enfants que le lien indéfectible qui les unit. La famille, c’est aussi la fratrie, les grands-parents, les cousins… C’est grâce à son père et sa mère que chaque enfant vient au monde ; c’est avec sa famille qu’il fait ses premiers pas et apprend à vivre avec les autres. La famille renouvelle et enrichit l’héritage immatériel des générations qui la précèdent. Elle transmet et donne à l’enfant tout ce dont il a besoin pour devenir adulte et contribuer à la vie sociale.

La famille n’est pas exempte de difficultés, plus ou moins graves. Il est donc nécessaire de la soutenir pour prévenir au mieux les épreuves. Hélas, depuis trente ans, la famille est critiquée et attaquée par les uns ; ignorée par les autres. La déconstruction en cours génère une confusion grandissante sur l’altérité des sexes, la procréation, la filiation, qui sont les fondements mêmes de la famille.

Dès lors, la famille se défait à bas bruit : de moins en moins de mariages et d’enfants ; de plus en plus de difficultés à éduquer, d’intrusions idéologiques et, désormais, la parentalité marchandisée. Parce qu’on a tous besoin de la famille, il lui faut un avocat, libre et indépendant : c’est le rôle du Syndicat de la Famille.

Action de lancement du Mouvement Chouan ce matin devant Bercy pour dénoncer la politique sociale de Macron

Communiqué du Mouvement chouan, nouvellement créé, suite à une action devant le ministère des Finances pour dénoncer la politique sociale de Macron :

Depuis quelques semaines, la France s’est transformée en asile de schizophrènes.

Un président élu par un quart des français leur impose une réforme inique. Faisant fi de l’opinion populaire, s’appuyant sur ses électeurs boomers qui ont bien joui et tout détruit, il prétend faire travailler plus longtemps les actifs sans distinction, et quelles que soient la pénibilité de leurs professions. Tout en ôtant sa montre à 80 000 euros, il explique à un peuple en voie de tiers-mondisation que tout va bien dans le meilleur des mondes, alors que par sa faute l’électricité, les matières premières, les denrées alimentaires ont explosé. Dans le même temps, notre nation continue de mériter sa place de « pays le plus taxé au monde » ; artisans, commerçants, paysans croulent sous les charges et les normes tandis que certaines multinationales engrangent des milliards sans parfois payer d’impôts en France ! À mesure que nos services publics disparaissent, des pans entiers de notre pays sont livrés à la rapacité financière, le « Mozart de l’économie » nous mène à la banqueroute !

Face au président gérontophile d’un régime gérontocratique, l’extrême-gauche prétend « protéger ses conquêtes », en omettant de dire que c’est le régime de Vichy qui instaura le système par répartition qui a fait le bonheur de plusieurs génération. Mais ce système n’est pas viable sans une natalité importante, ni avec une immigration massive ! Confisquée par des groupuscules marxisants qui ont TOUS appelé à voter Macron alors que Marine Le Pen représentait l’alternative, la justice sociale dans notre pays est mise à l’arrêt. Les travailleurs ne parviennent plus à vivre de leur métier, et ils assistent médusés aux débordements de black blocks qui pour beaucoup ne connaissent rien au monde du travail !

En appelant à voter Macron, les syndicats ont trahi ! En chassant des mobilisations tous ceux qui ne partagent pas leur délires gauchistes, les antifas sont les véritables casseurs de grève. En refusant de voir que c’est en libérant le travail et en freinant la mondialisation et pas en pratiquant la démagogie et l’immigrationnisme à outrance que l’on redressera la situation, La France Insoumise se cantonne au rôle de clowns parlementaires, tout juste bons à mettre en avant Ducobu Boyard et les anciens compagnons de route de François Hollande recyclés en révolutionnaires de Palais Bourbon !

Le Mouvement Chouan dénonce l’anarchie du parlementarisme jacobin, qui fait le jeu des lobbies et des puissances d’argent. Il réclame des politiques natalistes seules à même de sauver les retraites ainsi que la libération fiscale de ceux qui travaillent et produisent de vraies richesses.

Pour casser l’influence des lobbies, il est vital de ramener les décisions politiques au plus proche des gens et d’inscrire nos politiques dans le cadre naturel de la Nation. Pour sauver notre système social, il est indispensable de sortir des logiques libérales et technocratiques qui cassent le service public et refusent de prendre en compte le pays réel et la pénibilité de certains métiers.

Enfin, il est impératif de restaurer une véritable liberté syndicale, seule à même de faire remonter la volonté populaire sans qu’elle soit confisquée par une extrême-gauche sectaire et emprisonnée dans des logiques partisanes.

Nous ne voulons plus travailler pour des assistés et des fraudeurs fiscaux ! Nous refusons de suer sang et eau pour un régime boulimique qui n’assure plus notre sécurité ni notre prospérité !

À bas la Macronie ! À bas l’extrême-gauche caricaturale ! À bas les lobbies !

Avortement : les femmes autrichiennes sous pression

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Selon Gènéthique :

Une enquête menée auprès de 1000 personnes en Autriche indique qu’une femme « concernée » sur deux subit une « forte ou très forte pression » pour avorter.

77% des personnes interrogées indiquent souhaiter davantage de soutien pour les femmes enceintes qui souhaitent garder leur bébé. Par ailleurs, 75% d’entre elles sont témoins d’une « pression croissante » en faveur de l’avortement en cas de suspicion de handicap.

Ines Gstrein, présidente régionale de l’Association autrichienne des psychothérapeutes, estime que l’avortement est un « sujet tabou ». « Aucune grossesse n’est exempte de peurs, de doutes, d’incertitudes et de réflexions critiques », souligne-t-elle. « Mais aucune interruption de grossesse ne passe non plus sans laisser de traces chez une femme ». Elle déplore que « l’énorme pression à laquelle sont soumises les femmes dans cette situation » soit « généralement trop peu perçue ».

En effet, l’une des sondées témoigne que dire « la décision vous appartient entièrement » conduit souvent à ce que les femmes concernées soient laissées seules.

Pour le professeur Daniela Karall, présidente de la Société autrichienne de pédiatrie, il est « incompréhensible » que l’Etat ne dispose toujours pas de données consolidées en matière d’avortement. « Avec 30.000 avortements estimés par an, nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux », déclare-t-elle.

« Il est urgent de disposer de statistiques et d’une recherche sur les motifs de l’avortement en Autriche, comme c’est le cas dans la plupart des autres pays, afin de pouvoir apporter une aide ciblée et plus efficace. »

Les Médiévales de La Faye

La FAYEssociation a pour mission de participer à la sauvegarde et à la restauration du château de la Faye, à Olmet dans le Puy de Dôme, et d’aider à la mise en valeur du site. Longtemps laissée à l’abandon, cette très ancienne forteresse d’Auvergne connaît un nouvel essor depuis 2001.

Oé, le bien par le bon de la vigne à la dégustation

Proposer du bon en faisant du bien : c’est le moteur d’Oé, entreprise à mission créée il y a 5 ans à Lyon qui compte aujourd’hui une quinzaine de salariés. Oé est une marque engagée du vin : zéro pesticide, goût savoureux, zéro déchet, communication pédagogique autour du vigneron. Les vignerons sélectionnés par Oé et séduits par cette marque qui assure leurs débouchés sont accompagnés dans ce changement vertueux à faire le bien, de la vigne à la consommation. Il faut savoir que la majorité des vignerons en France vendent leur production au marché du négoce : une fois leur production vendue, ils disparaissent donc du circuit et devienne invisible du consommateur. Oé propose aux vignerons sélectionnés par la qualité de leur vin de :

  • financer l’analyse de leur sol
  • enrichir leur terre par la biodiversité (plantation de haie, …)
  • passer au zéro pesticide
  • embouteiller leur vin sous la marque Oé
  • communiquer sur leur savoir-faire et créer un lien direct avec le consommateur
  • profiter du circuit de distribution d’Oé
  • profiter de la logistique « zéro déchet » : consigne de la bouteille

Une dizaine de références produite par une vingtaine de vignerons sous la marque Oé ont déjà séduit Carrefour, Naturalia, Club Med, … Premier à relancer la consigne, plus écologique que les bouteilles recyclées et aujourd’hui, plus économique, Oé est saluée par la presse spécialisée et suivie avec intérêt par les acteurs du métier.

Par un circuit vertueux et un bon vin, Oé apporte aux vignerons et aux consommateurs ce qu’ils attendent aujourd’hui : un engagement fort pour la Personne humaine & son Environnement.

Souhaitez-vous contribuer au développement en France de ce circuit vertueux du vin avec Oé ?

Pour toutes informations et investir dans ce beau projet, cliquez ici :  https://www.credofunding.fr/fr/oeforgood

Quel bilan pour le synode allemand ?

Quelles sont les demandes retenues à la fin du synode allemand ? Peuvent-elles influencer toute l’Eglise ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Célier et Benoît, le père Danziec et Anne Le Pape.

La Manif Pour Tous devient Le Syndicat de la famille

A l’occasion des 10 ans de La Manif pour Tous, en ce 24 mars, Ludovine de La Rochère annonce la mutation de La Manif Pour Tous en syndicat pour défendre la famille.

Communiqué :

10 ans jour pour jour après la manifestation historique du 24 mars 2013 où 1,4 million de personnes s’étaient mobilisées à Paris pour défendre le mariage et les droits de l’enfant, La Manif Pour Tous affiche de nouvelles ambitions avec détermination et enthousiasme. Devant un millier de cadres du mouvement réunis sur le roof top du Parc des Expositions de Paris, et en présence de nombreux leaders d’opinion, Ludovine de La Rochère et Albéric Dumont, Présidente et Vice-Président, ont annoncé que La Manif Pour Tous franchit une nouvelle étape en devenant Le Syndicat de la Famille.

On a tous besoin de la famille

La famille est plébiscitée par l’immense majorité des Français et ce, quel que soit leur âge ou leur situation personnelle. Mobilisé par la défense du mariage, de la filiation, des droits de l’enfant et de la famille, le mouvement social s’est construit au fil d’une décennie marquée par des victoires et des défaites, un éveil des consciences et une impatience. Convaincu de la nécessité de s’engager sur le temps long pour voir grand, il trouve aujourd’hui sa pleine légitimité comme Syndicat de la Famille, c’est-à-dire celui du premier corps intermédiaire. Plus qu’un tournant, c’est un tremplin au service de ce qui unit et fonde une société.

Alerter, mobiliser, influencer

La feuille de route du Syndicat de la Famille est aussi claire qu’ambitieuse et entend poursuivre et étendre l’action initiée il y a 10 ans. Législative, réglementaire, scientifique, médiatique : la veille est une clé pour identifier le plus en amont possible toutes les menaces et attaques contre la famille, la filiation et les besoins de l’enfant, et alerter le cas échéant. La mobilisation, sous toutes ses formes, est au cœur de son action. Elle se traduit aussi bien dans la rue que dans la réflexion et la formulation de propositions concrètes. L’objectif est donc d’influencer la prise de décision, notamment politique, en faisant de la famille et des enjeux qui la concernent un pilier du débat public. De la natalité à la santé, de l’éducation à l’emploi, du mariage au logement, de l’attractivité des territoires à la justice, la famille est un maillon essentiel. Et s’il s’est malheureusement défait au fil des années, la situation n’a rien d’inéluctable.

Cap sur l’avenir

Fort de son expérience et du réseau tissé et enrichi depuis dix ans, Le Syndicat de la Famille est d’ores et déjà pleinement opérationnel. Les sections syndicales et les équipes centrales sont mobilisées et animées d’une nouvelle ambition. Parce que la famille est un trésor fragile à protéger, Le Syndicat de la Famille s’appuie sur la force d’un mouvement intergénérationnel et présent partout sur le territoire. En ligne de mire, il y a notamment les prochaines échéances majeures, 2027 et 2032, où le Syndicat entend bien voir ses propositions reprises et mises en œuvre. Le combat continue, plus que jamais !