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Soupçons d’emploi fictif au sein du Canard enchaîné

L’hebdomadaire qui a fait tomber François Fillon aurait-il commis le même écart ? Un journaliste de la rédaction a dénoncé un emploi fictif au sein de la rédaction. La compagne d’un dessinateur aurait été rémunérée par l’hebdomadaire, sans y avoir travaillé.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour “abus de biens sociaux” et “recel”. Christophe Nobili, l’un des auteurs de l’enquête sur les emplois fictifs du couple Fillon, a mis au jour la présence dans les effectifs du Canard Enchaîné d’une salariée qu’il ne connaissait pas, et qui s’est révélée être la compagne d’un dessinateur de l’hebdomadaire.

Sainte Jeanne Jugan va rejoindre la vallée des Saints

Un article de 20 Minutes :

Ce dimanche, Jeanne Jugan va rejoindre la vallée des Saints, en plein cœur de la Bretagne, avec une statue de granit haute de trois mètres à son effigie qui sera inaugurée puis bénite par Monseigneur Pierre d’Ornellas, l’archevêque de Rennes. Avant cela, la statue s’est offert ces dernières semaines un périple qui l’a conduite dans les différents lieux où la religieuse a vécu dans la région. A Cancale tout d’abord, petit port qui l’a vue naître le 25 octobre 1792. Puis à Saint-Pern, commune rurale située à une demi-heure de Rennes, où elle est décédée le 29 août 1879 à l’âge de 86 ans.

C’est là, sur le site de la Tour Saint-Joseph, que l’œuvre de la fondatrice des Petites Sœurs des pauvres se perpétue près de 150 ans après sa mort. Acquis en 1856, ce vaste domaine de près de quarante hectares est la maison mère de cette congrégation religieuse internationale. Dans ses murs, la figure de Jeanne Jugan est omniprésente. Son tombeau y repose ainsi depuis 1936 dans une crypte et une salle d’exposition lui est entièrement consacrée. « Nous sommes ses héritières », assure sœur Maria Colomba.

Originaire de Corée du Sud, la religieuse a rejoint il y a plusieurs dizaines d’années la congrégation pour « accueillir et accompagner des personnes âgées sans ressources dans leur fin de vie ». Une mission au service des plus pauvres que Jeanne Jugan avait entrepris en accueillant des vieillards chez elle puis dans un ancien couvent. L’œuvre de la religieuse bretonne, béatifiée en 1982 par le pape Jean-Paul II et canonisée en 2009 par Benoît XVI, est aujourd’hui mondialement connue.

Sa congrégation des Petites Sœurs des pauvres est aujourd’hui présente dans 31 pays sur cinq continents. Au quotidien, ce sont près de 1.700 religieuses qui œuvrent pour faire vivre les 165 maisons de retraite que les Petites Sœurs des pauvres gèrent en France et aux quatre coins de la planète. […]

Le président de l’Académie pontificale pour… la mort

Monseigneur Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a été interrogé par la RAI 3 sur la loi 194, qui a légitimé l’avortement. Réponse :

“Je pense que la loi 194 est désormais un pilier de notre vie sociale.”

La force missionnaire de la messe traditionnelle

L’acteur américain Shia LaBeouf dit s’être converti après avoir joué le rôle du saint Padre Pio dans un film qui doit sortir le mois prochain.

Jusque-là il n’avait pensé qu’à sa carrière et jamais à Dieu, et qu’il avait l’existence uniquement mondaine des vedettes, voire un peu plus puisqu’il a eu quelques ennuis avec la police et avec la justice. De religion juive par sa mère, le comédien de 36 ans raconte qu’il a abordé la préparation du film à l’une des pires périodes de sa vie. En novembre 2020, son ex-compagne, la chanteuse FKA Twigs, a déposé plainte contre lui pour violences conjugales, une affaire qui n’a pas encore été jugée. Très vite, l’acteur a annoncé sa volonté de suivre une thérapie. Mais il affirme aujourd’hui que la religion lui a offert un salut inattendu.

Peu avant le tournage du film il avait des idées suicidaires et avait essayé divers groupes de prière. Puis il est allé dans un couvent de capucins pour s’imprégner du rôle, et il a dû répéter la « messe en latin ».

La nouvelle messe, dit-il, s’apparente à un cadre « rationaliste de parole, parole, parole logique », qui « me prive du royaume du ressenti ». Alors que

« la messe en latin me place carrément dans le domaine du ressenti parce que je ne peux pas argumenter sur le mot, parce que je ne sais pas ce que le mot signifie, alors je reste juste avec ce sentiment qui me semble sacré et connecté. »

Pour faire revivre l’amour de la France dans le cœur des Français, il importe avant tout de les réconcilier avec leurs familles

De Louis de Bourbon, duc d’Anjou, le 25 août, en la fête de saint Louis :

La période électorale que la France vient de vivre a, comme toujours, déclenché un foisonnement de promesses. Appelés aux urnes, nos compatriotes n’ont pas même laissé aux candidats le temps de trahir leurs engagements. Ils ont clairement exprimé par leur vote une invincible défiance à l’égard de responsables politiques qui ne semblent plus en mesure de régler les problèmes quotidiens.

L’urgence est pourtant criante. L’abandon des territoires périphériques s’accélère ; la pauvreté augmente, tandis que des catégories jusqu’à présent protégées voient leur niveau de vie significativement baisser ; des services publics sont abandonnés au prétexte qu’ils ne sont plus en phase avec les ambitions d’une modernité que nul ne sait définir. Cet affaiblissement de l’État, imposé en dépit des conséquences catastrophiques qui en découlent dans les domaines de la sécurité, de la santé ou de l’instruction, n’empêche nullement la dette publique d’atteindre des proportions abyssales. Aujourd’hui, les Français attendent des réponses à ces questions brûlantes, et non l’aumône de quelques chèques.

À l’extérieur, les déconvenues et les dangers ne paraissent pas moindres. La guerre aux confins de l’Europe vient s’ajouter aux déséquilibres provoqués par les migrations incontrôlées, par la menace du terrorisme islamiste ou l’hostilité croissante entre les États-Unis et la Chine. L’état du monde contredit tragiquement les discours en vogue parmi les dirigeants européens, qui continuent à s’étourdir de fausses idéologies alors même que le cynisme le plus brutal prévaut dans les relations entre États.

Voilà un bien triste bilan. Et pourtant, il est de mon devoir d’adresser un message d’espérance à ceux qui croient en leur pays et en ce qu’il peut apporter au monde, à ceux qui conservent foi en son avenir. La solution à la crise que nous traversons dépend de la capacité des Français à retrouver les principes fondamentaux d’une saine politique : comme l’exemple de Saint Louis nous l’enseigne, ce sont ceux du long terme, de la justice et du bien commun. On ne saurait restaurer ces valeurs essentielles sans réfléchir d’abord à la finalité de nos institutions. Le bien commun doit-il s’évaluer en termes purement économiques ? Notre société doit-elle demeurer uniquement matérialiste ou doit-elle chercher à élever les individus ? C’est, à mes yeux, dans notre héritage gréco-latin et chrétien que se trouve la réponse à ces questions.

Pour réaliser cette grande espérance, il est également indispensable que notre pays fasse de nouveau entendre sa voix dans le monde. Cela suppose de renouer avec le pragmatisme qui, durant des siècles, a guidé la diplomatie de nos rois et fait de la France un acteur de premier plan sur la scène mondiale. L’équilibre instauré en Europe par les traités de Westphalie (1648) devrait nous servir d’exemple : à l’opposé de l’hystérie moralisatrice ou de la cupidité sans frein qui caractérisent aujourd’hui les rivalités entre les grandes puissances, cet ordre reposait sur la reconnaissance lucide des intérêts à la fois légitimes et contradictoires des différents États. Le moment n’est-il pas venu pour la France de renouer avec cette tradition et de proposer un nouveau modèle stratégique, dont la coopération entre nations européennes serait le cadre et le fondement ?

Une seule inquiétude pourrait affaiblir l’espérance qui m’anime et que je souhaite partager : aux yeux d’un grand nombre de nos compatriotes, la France a cessé d’être une famille. Alors que la famille et les valeurs traditionnelles sont partout combattues, il n’y a rien de surprenant à ce que le sentiment d’appartenance à la famille politique se dissolve également.

Pour faire revivre l’amour de la France dans le cœur des Français, il importe avant tout de les réconcilier avec leurs familles, c’est-à-dire avec eux-mêmes. Le combat pour les valeurs familiales m’apparaît donc comme une priorité, car c’est d’abord au sein des familles que se transmettent le caractère, les valeurs, les principes qui font l’âme d’une nation.

On ne saurait rendre aux Français l’amour de leur pays sans leur faire également reprendre conscience des liens indissolubles qui les unissent. Pendant plus de huit siècles et à travers bien des vicissitudes, les souverains qui se sont succédé sur le trône de France ont forgé ces liens. Il faut souhaiter que des initiatives nouvelles fassent découvrir aux jeunes générations les trésors de génie, de grandeur et de gloire que nos devanciers nous ont légués.

Il est vrai que l’opinion publique actuelle semble bien éloignée de ces préoccupations. Puissent les Français soucieux du bien commun ne pas se décourager pour autant ! Notre histoire démontre que de grandes choses peuvent être accomplies par un petit nombre. La France a déjà connu des heures difficiles, parfois tragiques, mais la Providence a toujours suscité une Jeanne d’Arc ou un Henri IV pour reprendre en main le destin de la nation. Pour ma part, dépositaire et gardien de la tradition capétienne, je contribuerai de toutes mes forces à cet indispensable renouveau, pour que vive la France.

Chronique des cinglés

La campagne du Planning familial (« Au Planning, les hommes aussi peuvent être enceints ») a reçu le soutien d’Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, qui a déclaré « sout[enir] pleinement l’action » de l’association. Jeudi 4 août, le premier ministre, Elisabeth Borne, avait annoncé la nomination d’un « ambassadeur aux droits LGBT+ » « avant la fin de l’année », ainsi que « la création d’un fonds de trois millions d’euros » destiné à financer « dix nouveaux centres LGBT+».

Micro-trottoir de Boulevard Voltaire :

Amande Pichegru réélue Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN

Du 26 au 28 août 2022, près de 900 Frères et Sœurs, députés et visiteurs des 740 ateliers de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, ont tenu leur Convent annuel à Reims. Via leurs députés, les 16000 membres français du DROIT HUMAIN ont à cette occasion renouvelé toute leur confiance à la Strasbourgeoise Amande PICHEGRU. Elle entame ainsi sa deuxième et dernière année de mandat en qualité de Grand Maître National de la Fédération française. Ce mandat sera notamment ponctué par le 130ème anniversaire de la création le 4 avril 1893 à Paris de la toute première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle.

Agrégée d’anglais, Amande Pichegru, 70 ans, a exercé en lycée, en classes préparatoires, à l’université, et a formé les futurs professeurs aux concours de l’Éducation Nationale.

Si Poutine avait osé faire la même chose…

Le président Zelensky, dont le parti se nomme « Serviteur du peuple », a ratifié le 17 août la loi 5371, votée par son Parlement d’où l’opposition est bannie. Cette loi supprime toute une série de droits des travailleurs dans les entreprises de moins de 250 salariés :

  • Les conventions collectives sont supprimées,
  • les syndicats sont marginalisés.
  • Les salariés doivent négocier individuellement leur contrat de travail avec l’employeur.
  • Les syndicats n’ont plus de droit de regard sur les licenciements.

Le gouvernement avait tenté de faire passer cette loi l’an dernier. Cette fois il profite de la guerre, de l’interdiction des partis d’opposition et de la loi martiale qui interdit les manifestations…

La Fraternité Saint-Pierre expulsée de Grenoble

Hier, dimanche 28 août, la Fraternité Saint-Pierre a célébré sa dernière messe en la Collégiale Saint-André de Grenoble. La mission de la FSSP s’achève dans le diocèse le 31 août sans qu’il y ait pu avoir de dialogue avec le diocèse, privé actuellement d’évêque depuis la nomination de Mgr de Kérimel à Toulouse. Selon Riposte catholique :

L’épiscopat français ressort très égratinée de cette affaire (et des quelques autres du même genre) :

D’un côté, un évêque qui acte une décision à quelques jours de quitter le diocèse, un refus de dialoguer, une exclusion des prêtres et des fidèles qui ne demandent qu’à continuer à vivre leur Foi comme ils l’ont fait pendant des années dans le diocèse.

De l’autre, un évêque qui accueille tout le monde, qui ne sanctionne aucun écart ni des laïcs ni des clercs sur beaucoup de sujets qui le mériteraient pourtout.

Les évêques ne comprennent pas ce qui est en train de se jouer depuis quelques mois. Une partie des fidèles (bien au delà du monde traditionnaliste) n’a plus confiance dans l’épiscopat. La rupture va être beaucoup plus forte que dans les années 1960-1970.

Dans la dernière livraison de Sedes Sapinetiæ (n°160, Juin 2022), revue de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, le RP Réginald-Marie Rivoire examine “Le Motu Proprio Traditionis custodes à l’épreuve de la rationaité juridique”. Extrait :

Les mesures prises par le Saint-Père, d’une dureté surprenante comme le ton violent et accusateur de la Lettre d’accomapgnement, ont suscité une vive émotion parmi les fidèles attachés à ce que l’on avait pris l’habitude d’appeler, depuis le Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, “la forme extraordinaire du rite romain”. En même temps, les imprécisions, difficultés d’interprétation et d’application concrète du récent motu proprio ont soulevé chez les canonistes, les pasteurs et les instituts que leur droit propre lie aux formes liturgiques de la tradition latine antérieure, de nombreuses interrogations, qui rendaient nécessaire la rapide publication d’un document d’application. Le 18 décembre 2021, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (CCDDS) a rendu publique des “Responsa ab dubia sur certaines dispositions de la lettre apostolique en forme de motu proprio Traditionis custodes”. Il est cependant à craindre que ces “réponses” ne soulèvent à leur tour plus de difficultés qu’elles n’en résolvent.

Le présent article se veut une lecture canonique de ces documents, principalement sous l’angle de leur rationalité. On sait que la rationalité est une des caractéristiques essentielles d’une norme juridique, de sorte qu’en toute rigueur de termes, une norme irrationnelle n’est pas une norme et n’oblige pas. Nous envisagerons brièvement le statut juridique de ces documents. Puis nous étudierons longuement l’affirmation qui est au coeur de tout ce dispositif et sa raison d’être, à savoir que les livres liturgiques promulgués par saint Paul VI et saint Jean-Paul II sont l’unique expression de la lex orandi du rite romain. Nous verrons enfin comment nombre de principes fondamentaux du droit canonique sont mis à mal par ces nouvelles normes. Nous essayerons alors d’en tirer quelques conclusions : quel sera l’avenir de cette législation ?

Chapitre 8 : Les prévisions du GIEC se vérifient-elles ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le GIEC pour les nuls

Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?

Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au GIEC ?

Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?

Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !

Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?

Chapitre 7 : Nous notons depuis une vingtaine d’année une augmentation des phénomènes climatiques. Info ou intox ?

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Chapitre 8 : Les prévisions du GIEC se vérifient-elles ?

« Une étude récente nous avertit que la banquise pourrait avoir complètement disparu l’été dans 7 ans seulement. », Al Gore, corécipiendaire du Nobel de la paix avec le GIEC, discours de décembre 2007.

« Dans la recherche et la modélisation du climat, nous devons reconnaître que nous avons affaire à un système chaotique non linéaire couplé, et donc que la prédiction à long terme des états climatiques futurs n’est pas possible. », rapport AR3 -climate change 2001- du GIEC, chapitre 14.2.2.2. (page 774) (0).

Les prévisions du GIEC se vérifient-elles dans le temps ? C’est là une question fondamentale ; nos vies sont modifiées en vue de répondre aux alertes catastrophiques du GIEC, il semble donc normal de contrôler, à minima, et à posteriori, si les prévisions en question sont justes, un peu, beaucoup, pas du tout…

Cassons tout de suite le suspens, la réponse au titre de ce chapitre tient en un mot : non !

Et c’est là une des principales critiques que l’on peut faire au GIEC. Ce qui est intéressant, c’est que maintenant, en 2022, nous avons 30 ans de recul entre les premières prévisions du GIEC et ce qui s’est réellement passé (création du GIEC en 1988 et rapport AR1 en 1990).
Pour être un peu plus nuancé, le « non » qui vaut réponse à la question, peut aussi tendre vers le « parfois ». En effet, le GIEC émet tellement de prévisions et avec des plages de valeurs très larges (plage de variation de la température moyenne allant de 1.5°C à 6°C soit un rapport de 4 !), que dans le lot, on en trouve forcement des chiffres qui vont correspondre avec la réalité. Néanmoins, comme nous allons le voir, même quand il y a correspondance, elle se situe dans la fourchette basse des valeurs. Et qui dit « valeur basse », dit absence d’urgence…

Faire des prévisions est un exercice difficile, qui nécessite une excellente définition des variables en jeu, une capacité mathématique à définir des équations, et des moyens (puissance) de calculs adaptés. En science, la modélisation d’un système se rencontre presque partout, le but est de définir le comportement dudit système, quel qu’il soit, lorsque l’on fait varier un des paramètres. Et, parmi les paramètres habituellement sensibles, le temps est une variable majeure. Le principe est de prévoir le comportement dans le temps, de lire l’avenir avec plus ou moins de réussite…

Quand l’Agence Européenne Spatiale envoie la fusée Arianne mettre un satellite en orbite, l’ensemble de sa trajectoire est modélisé par des équations mathématiques, seconde après seconde. Chaque lancement a été x fois répétés sur ordinateur. Les ingénieurs utilisent ici principalement les connaissances relevant de la mécanique des fluides, de la balistique et de la météorologie (vent, humidité, nébulosité, température, …). Et, bien qu’ici les paramètres soient infiniment plus simples que pour la modélisation du climat, les erreurs sont très fréquentes. Lorsque Météo France vous propose de connaître le temps qu’il fera pour la fin de semaine, c’est bien entendu de la prévision mathématique. Et là aussi, le taux d’erreur augmente avec le temps. Ainsi, selon les rapports de Météo France, le taux d’erreur pour le lendemain est de 5%, à 3 jours il est de 30%, et à une semaine, ce taux dépasse les 60% à 70%. Nous en avons eu un exemple au mois d’août 2022, ou de violents orages en Corse ont fait des morts, alors même que quelques heures avant, Météo France n’avait émis aucune alerte, car les modèles mathématiques de calculs n’avaient tout simplement pas prévu cet événement. Et pourtant prévoir les composantes météorologiques, comme la température et la couverture nuageuse, à 48 heures est quelque chose de bien plus simple que de prévoir le climat (moyenne météorologique sur le long terme).

En effet, car en ce qui concerne le climat, nous nous heurtons à trois problèmes majeurs que notre civilisation n’est pas, pour le moment, en mesure de résoudre :

> D’une part les variables sont trop nombreuses pour que nous puissions espérer être exhaustifs sur leur prise en compte.

> D’autre part, la modélisation du système climatique est ce qu’il y a de plus complexe au monde (avec le quantique), car il s’avère être chaotique. Cela implique qu’il est désordonné, et que donc, par définition, sa modélisation est en théorie impossible (comme le rappelle le GIEC lui-même, et qui dès lors n’est pas à un paradoxe près). Il faut donc utiliser des équations mathématiques approximatives pour tenter une approche, plus ou moins juste, du système. Et il y a de très nombreuses discussions et désaccords quant aux équations utilisées par les laboratoires sélectionnés par le GIEC.

> Enfin, la modélisation du climat est si complexe et comprend de tel volume d’informations, qu’elle nécessite des capacités de calculs énormes, capacités dont l’humanité ne dispose pas aujourd’hui si nous voulions espérer une modélisation exacte. Pour simplifier, il n’existe actuellement au monde, aucun ordinateur suffisamment puissant pour envisager un calcul exact d’un tel volume de données (que nous ne savons définir), avec autant d’interactions.

Ces 3 points impliquent que pour effectuer des prévisions climatiques, nous devons nous contenter d’approximations. La modélisation du climat est quelque chose de très fragile et en théorie, aucun scientifique ne devrait accorder le moindre crédit à une modélisation projetée à plus de quelques mois, et encore, dans ce cadre, nous disposerions au mieux d’une tendance avec une marge d’erreur conséquente. Marge d’erreur dont la croissance est proportionnelle à la durée de projection. Prévoir le climat (donc une tendance) pour l’année prochaine est aléatoire, mais on peut obtenir une approximation, le prévoir à 10 ans est totalement fantaisiste. Dès lors, ce type de prévision doit rester dans le domaine de la spéculation technique, et ne devrait en aucun cas servir à fonder des politiques de quelques natures qu’elles soient…

Pour autant cela ne suppose pas qu’il ne faille pas faire ce type de calcul prévisionnel, bien au contraire, l’Humanité a besoin de projeter des données et des informations, et c’est là une des clés de nos progrès. Mais cela implique qu’il convient d’être très prudent avec les modèles.

M. Jancovici, partisan du réchauffement anthropique, Polytechnicien, créateur du principe de “l’équivalent tonne carbone” et membre du « Haut Conseil pour le climat », qui n’est donc aucunement un climato-sceptique, explique sur son site (1) au sujet de la modélisation du climat, les limites de cette dernière :

1/ Notre système atmosphérique n’est pas entièrement prévisible,

2/ Il y a d’inévitables simplifications lorsque l’on construit un modèle,

3/ Il ne représentera toujours qu’une partie du système.

En dépit de cela, et de façon assez peu logique, M. Jancovici fait état de sa confiance dans les modèles prévisionnels climatiques actuels, et à ce titre fait partie des climato-alarmistes… Mais, car il y a un mais, M. Jancovici en qualité de président de la société Carbon 4 (www.carbone4.com), société de conseil en décarbonation auprès des entreprises, a tout intérêt à favoriser la potentielle véracité des modèles. A l’inverse, s’il émettait un doute, comme tout scientifique sérieux, quant à la réalité d’une modélisation qui selon ses propres termes « n’est pas entièrement prévisible », « est simplifié » et « est parcellaire », ses affaires ne seraient pas bonnes. Juge et partie…

A M. Jancovici, nous opposerions un autre Polytechnicien, M. Christian Gerondeau, qui lui n’hésite pas à exprimer, à travers de nombreux livres et interviews, ses profonds doutes quant aux projections du GIEC (cf. Les douze mensonges du GIEC, éditions de l’Artilleur, mars 2022). M. Gerondeau n’ayant, lui, aucun intérêt financier dans la partie qui se joue…

Le seul moyen de valider un modèle mathématique prévisionnel est de le confronter à la réalité ! Et aujourd’hui, ce travail de comparaison est adroitement évité par le GIEC et la presse mainstream.

Or, lorsque l’on fait cette comparaison, on voit rapidement que les prévisions données par le GIEC sont systématiquement surestimées. Ce qui a amené nombre de scientifiques à remettre en cause les modèles mathématiques, dits de projection, retenus par le GIEC (2).

Dans ses premiers rapports, dès 1990, et c’est toujours le cas aujourd’hui, le GIEC donne un indice d’augmentation moyenne de la température de la basse atmosphère de +0,27°C par décennie à compter des années 80 (3) (moyenne des 102 modèles mathématiques retenus par le GIEC allant de +0.12°C pour le modèle fourni par la Russie à +0.37°C pour le modèle fourni par le Canada). Or, la variation réelle mesurée par satellite de 1979 à 2018 est de +0.16°C. Soit une erreur d’estimation de 70 %, ce n’est pas rien, quand on sait que ce type de données influencent les politiques mondiales et nos vies. A titre d’information, l’erreur du Canada entre ce qu’il annonçait avoir calculé, et la réalité, est, elle, de 230% !

Regardons par ailleurs les données de simulation produite par le GIEC, dites CMIP 5 et 6 (Coupled Model Intercomparison Project, données couplées issues de divers laboratoires d’analyse climatique), cette fois à la surface de la Terre (GSTP -Global Surface Temperature Projections-). Qui sont des simulations informatiques de la variation de température. La Global Warming Policy Foundation, association scientifique, fait une comparaison de ces projections avec les mesures de température réelles, dans le cas présent, la fondation reprend le graphique du GIEC et y superpose la courbe des températures réelles. Graphique que vous pouvez consulter ici : https://i1.wp.com/climatechangedispatch.com/wp-content/uploads/2020/06/cmip5-cmip6-chart.jpg?ssl=1

Ce qui nous intéresse ce sont les droites en pointillés qui sont des moyennes (rouge, orange et bleue). Sans rentrer dans les détails plus que de besoin, vous voyez en haut, la droite rouge qui est le modèle CMIP 6 du GIEC (le pire), puis la droite orange qui elle représente la moyenne du modèle CMIP 5. Et, le graphique compare ces deux courbes de projections, pour la période 1980 à 2020, avec la réalité des relevés satellite (droite en bleue). Et comme vous le voyez aisément, les estimations du GIEC se sont révélées là aussi totalement fausses lorsqu’on les compare à ce qui s’est réellement passé. L’écart d’erreur étant ici, pour la valeur projetée haute, de 200 %, soit une mesure de la réalité à 0.4°C contre une projection à 0.8°C. Certes il s’agit de l’estimation haute du GIEC, mais c’est celle qui est mise en avant dans les résumés à l’attention des décideurs, et systématiquement celle reprise par les médias pour vendre du catastrophisme et de l’émotion.

Nous allons également produire ci-dessous un second graphique qui est tiré des rapports GIEC et qui représente les différentes projections de la température (les estimations pour l’avenir). La courbe noire (Observations) a été rajoutée par-dessus, a posteriori, pour la période 1986 à 2012, puis poursuivie jusqu’en 2017.

Sur ce graphique confus, vous pouvez visualiser des dizaines de courbes de multiples couleurs qui sont les différentes projections retenues par Le GIEC en fonction des scénarios. Chaque groupe de couleur représentant un ensemble de modèles comme relaté dans la légende (nommés RCP). Par exemple, les courbes rouges en haut, sont issues du scénario RCP 8.5 (le pire) et prennent en compte 39 modèles mathématiques fournis par divers laboratoires de divers pays. Ce qui va nous intéresser, c’est la courbe en noir (sur la partie gauche), qui représente les mesures réelles de 1986 à 2017.

Que voyons-nous ? Que la réalité de la variation de température moyenne (courbe noire) se situe tout en bas des projections. Dit autrement, 90% des modèles de projection du climat sont faux.

A noter que ce graphique n’a rien de complotiste, d’une part, car il est issu d’une production du GIEC (sans la courbe noire bien entendu) et d’autre part, car il est repris par des médias pro-GIEC comme Libération (https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/les-predictions-climatiques-d-il-y-a-dix-ans-sont-elles-confirmees-aujourd-hui_1719635/). Journal qui interprète de façon très expéditive ce graphique en écrivant : « Les observations sont donc dans le champ des possibles anticipé par les modèles. Mais elles se situent plutôt dans le bas de prévisions. ». Dans le « champ des possibles », une façon élégante de ne pas s’attarder sur le taux d’erreur de presque tous les modèles !

Factuellement, les prévisions du GIEC qui nous promettaient il y a quelques décennies une augmentation de température hors norme, se sont révélées fausses.

Ces diverses comparaisons entre ce que dit le GIEC puis la réalité quelques années plus tard, valident sans difficulté le fait que le GIEC surestime la réalité des faits. Comme évoqué au chapitre 5, ce phénomène d’erreur de projection, dénoncé de longue date par divers laboratoires et associations scientifiques, sera reconnu par le GIEC dans son rapport AR6 où il fait état du fait que ses modèles ont tendance à « chauffer », mais sans pour autant changer sa doxa.

Ces écarts entre prévisions et réalités sont tels que même des scientifiques pourtant favorables aux thèses du GIEC s’en sont émus en 2021 et 2022. A telle enseigne que le 5 mai 2022, le très célèbre journal scientifique à comité de lecture Nature, publie un article (4) intitulé « Reconnaître le problème du modèle chaud », et fondé sur la comparaison de 50 modèles récents dont les valeurs apparaissent maintenant comme totalement fantaisistes. Article signé par des spécialistes référencés GIEC…

Il y a clairement un problème dans les modèles de projection de la température tel que proposés par le GIEC depuis 30 ans, et, encore une fois, modèles sur lesquels s’appuient la majeure partie des gouvernements occidentaux pour décider des politiques à mener. Ne tournons pas autour du pot, le problème est que lesdits modèles sont faux ! Et pas de quelques pour cent, de quelque centième, non, les erreurs constatées dépassent très largement les 50%. Ce chiffre reste abscons, mais, pour le concrétiser, demandez-vous ce que vous feriez si votre salaire était diminué de 50% !

Cependant, il ne s’agit pas de jeter la pierre aux laboratoires référencés par le GIEC, même si ces derniers s’arrangent souvent avec la réalité pour ne pas perdre les subventions étatiques, car, comme évoqué en introduction de ce chapitre, prédire le climat, avec exactitude et une marge d’erreur acceptable de quelques pour cent, à moyen et long terme, est dans les faits impossible, nous ne disposons pas des savoirs et des technologies nécessaires. Nonobstant cela, ce que l’on peut reprocher au GIEC c’est de faire de ces projections grand cas dans les rapports aux décideurs, sans jamais mentionner le fait qu’aucune décision politique ne doit être prise sur la base de ces projections. A la décharge du GIEC, c’est surtout ses porte-paroles qui mettent en avant les modèles de climat sans précaution. Et que dire des médias qui prennent un malin plaisir à ne citer que les valeurs les plus hautes, ou à extraire d’un rapport de 4 000 pages, deux ou trois lignes évoquant la fin du monde. Dans ce cadre le comportement de nos politiques et des médias n’est pas déontologique, car des mentions sont tout de même portées dans les rapports du GIEC quant au fait que les projections proposées ne sont pas fiables (cf. par exemple le chapitre 14.2.2.2 du rapport AR4 que nous citons en introduction).

Oui, même le GIEC est depuis quelques années obligé de dire dans ses propres rapports que ses projections ne sont pas fiables, probablement en prévision d’éventuelles actions en justice dans les années à venir… Bien qu’en l’état cela soit difficile à prouver, il est très probable que ces mentions ont été reportée dans les rapports GIEC à l’initiative de service juridique internationaux. Quoiqu’il en soit, quel politique, quel parti écologiste, quel journaliste, quel étudiant, lit lesdits rapports ?

Maintenant, regardons un second point majeur dans les prévisions alarmistes du GIEC : la montée des eaux !

Vous avez tous vu à la télévision ou sur internet, de magnifiques cartes du monde qui simulaient ce qui resterait de terres émergées en 2050 puis en 2100, montrant alors le fait que nombre de côtes du monde entier disparaîtraient. La mort par noyade menace une partie du monde.

Sauf que ce n’est pas ce que l’on constate dans la réalité ! Car oui, aux atroces prévisions qui nous sont rabâchées, il est bon d’opposer le réel…

Prenons le dernier rapport (5) du GIEC sur les Océans et la cryosphère. Ce dernier rehausse les prévisions d’élévation du niveau des mers par rapport au rapport de 2013. Les nouvelles projections donnent pour la fin du siècle, une élévation moyenne comprise entre 40 cm pour le scénario optimiste, et 85 cm pour le scénario pessimiste. Avec comme vous vous en doutez des variations importantes d’un point à l’autre de la planète. Mais, le fantastique étant une marque de fabrique de certains médias, il n’est pas rare de lire des articles, qui bien entendu s’appuie sur des « rapports scientifiques », du type : « Les experts n’excluent pas une élévation du niveau des mers de 2 mètres en 2100 », Le Monde, 21 mai 2019. Ou encore : « Montée des eaux : la France littoralement menacée. Selon le dernier rapport du Giec, publié mercredi, la hausse du niveau de la mer pourrait atteindre 1,10 mètre en 2100. Les côtes françaises subiraient alors de plein fouet l’érosion et la submersion. », Libération, 25 septembre 2019.

Submersion de 2 mètres, littoral français menacé de disparition, etc. Dans l’imaginaire collectif de nombreux adolescents, dont les connaissances sont insuffisantes pour avoir du recul, la mort par noyade est une quasi-certitude. Une perspective d’avenir qui en paralyse plus d’un !

En ce qui concerne l’Europe, les chiffres prévisionnels (6) publiés par l’agence européenne pour l’environnement, sur la base des prévisions du GIEC, donnent une élévation moyenne allant de 30 cm (optimiste) à 70 cm (moyenne pessimiste). Le scénario pessimiste est en fait large puisque la fourchette indiquée va de 40 cm à 1 m (donc 70 cm en moyenne). Nous sommes là sur une vitesse d’élévation du niveau allant de 3,7 mm (optimiste) par an à 8,6 mm (moyenne pessimiste) par an, voire pour les endroits où la prévision est de 1 m de hausse une élévation moyenne de 12,3 mm par an.

Quelles sont les relevés opposables à ces assertions ?

Il s’avère que depuis plus de 100 ans, de nombreux marégraphes permettent des relevés précis de la variation du niveau des mers. Une étude a été menée portant sur la période 1840 – 2018, en prenant en compte 12 marégraphes installés sur les principaux ports européens. Cela concerne l’Atlantique, la Mer du Nord, la Mer Baltique et la Méditerranée. Les relevés sont reportés dans le tableau que vous trouverez à la page 26 de ce rapport d’étude : http://www.pecheurdetoiles.com/IMG/pdf/maregraphie_cotiere___rev_9.pdf

Ce qui, dans un premier temps, nous intéresse c’est la troisième colonne qui donne la vitesse d’élévation réelle (mesurée), et, comme vous pouvez le voir les chiffres vont de 1.1 mm/an à un maximum de 1.8 mm/an. Nous sommes très, très, loin du maximum de 12.3 mm/an projeté par le GIEC. L’erreur est ici de 680%. Est-il utile d’ajouter un commentaire ?

Cependant, nous pourrions objecter, comme le fait le rapport du GIEC, que la vitesse constatée sur la période ne traduit pas l’accélération du phénomène, qui laisserait donc penser que sur les dernières années la vitesse d’élévation est plus élevée, et que c’est cette accélération qui est catastrophique à terme. C’est pour cela que la présente étude a calculé, toujours à partir des mesures réelles, l’accélération de l’élévation (dernière colonne). Et, comme vous pouvez facilement le lire, sur tous les marégraphes l’accélération est infime puisque calculée en µm (micromètre = 0,001 mm), voire négative pour Marseille et Hoek.

Donc en l’état, la réalité du terrain nous dit que non seulement il n’y a pas d’élévation anormale des mers, mais qu’en plus on ne constate aucune aggravation de cette éventuelle montée. On notera que les Océans, durant notre ère, ont une tendance naturelle à la hausse, et que sous des délais que nous ne connaissons pas, probablement des milliers d’années, le paysage du monde est naturellement appelé à se modifier, comme c’est le cas depuis des millions d’années.

Pour autant, il y a, comme il y a toujours eu, des érosions de côtes, et des littoraux insulaires ou non qui sont rognés par la mer. Il convient ici de distinguer ce qui relève des modifications naturelles du paysage, de ce qui pourrait être le fait d’activité humaine. D’ailleurs, comme évoqué au chapitre 6, les sociétés d’assurances, qui sont les plus grands spécialistes mondiaux des calculs des risques (ici climatique), n’envisagent pas de surprime pour les habitats côtiers, ni de refuser de les assurer. Ils savent qu’à moyen terme, deux générations, soit la fin du siècle, il n’y aura aucun problème, si ce n’est des phénomènes locaux tout à fait naturels.

D’autre part, selon le GIEC l’augmentations des températures et des eaux sont essentiellement causés par l’augmentation en concentration de CO2 dans l’atmosphère. Or, comme expliqué au chapitre 6, le carbone ne peut avoir l’influence qu’on lui prête. Non seulement sa vibration ne couvre que 10% des émissions radiatives émises par la Terre (effet de serre), mais en plus, ce gaz a la particularité physique d’être saturé en absorption (il ne peut pas retenir plus de chaleur qu’il ne le fait déjà, même en augmentant sa concentration). Et ces faits jouent pleinement sur les surestimations diffusées par le GIEC, puisque la presque totalité des calculs sont réalisés avec la variable carbone comme pivot.

Comme vous venez de le voir, sur les deux valeurs emblématiques que sont la température moyenne, et la montée des eaux, les prévisions du GIEC sont très au-dessus de la réalité.

Le problème c’est que ces surévaluations ne datent pas d’hier, déjà en 2008 un magazine scientifique comme Futura science, pourtant pro-GIEC, titrait (7) : « Le réchauffement climatique à venir peut-être surestimé ! », reprenant une étude publiée dans le très sérieux Nature Geosciences, et qui démontrait que le taux de CO2 émis était largement surestimé par le GIEC dans son rapport 2007.

En 2009 plusieurs scientifiques avaient tiré la sonnette d’alarme et pour certains quitté le GIEC face aux manques de sérieux dans les études retenues. Comme le professeur Paul Reiter, entomologiste à l’Institut Pasteur et contributeur pour le Giec, ou encore Chris Landsea, spécialiste des ouragans, dénonçant des «objectifs préconçus et scientifiquement non valables» du GIEC (7.1). Citons également l’étude des variations de température de Michael Mann, point phare des rapports, qui dans le rapport AR4 avaient tout simplement fait disparaitre l’Optimum médiéval qui ne collait pas avec les théories que lui demandait de prouver le GIEC. Cet « arrangement » avec la réalité avait soulevé de nombreuses remarques acerbes quant au fonctionnement opaque du GIEC !

En 2010, face aux nombreuses critiques, l’ONU diligente une enquête (8) visant le GIEC, pour comprendre pourquoi certaines valeurs sont surestimées, ou modifiées indépendamment de la réalité, contre toute rigueur scientifique. Bien entendu, cette enquête ne débouchera sur rien. L’ONU ne souhaite pas porter préjudice à son outil climatique, même aux prix d’arrangements avec la réalité qui sont rarement repris par les médias, dès lors le grand public ne s’en émeut pas.

En 2013, Ross Mc Kitrick, un économiste canadien mondialement reconnu pour ses travaux sur l’environnement, et qui avait démonté une erreur manifeste dans le graphique des augmentations de température dit en « Crosse de Hockey », et qui s’avérera être à l’époque l’argument central des climato-alarmistes (le GIEC reconnaîtra l’erreur mais ne le corrigera pas), avait résumé la comparaison entre les prévisions du GIEC et les mesures réelles de la façon suivante (9) : « Depuis que nous [le GIEC] avons commencé en 1990, nous avons vu juste pour l’Arctique, faux pour l’Antarctique, faux pour la troposphère tropicale, faux pour la température de surface, faux pour les ouragans, faux pour les Himalayas, faux pour la sensibilité climatique. Nous sommes dans le brouillard au sujet des nuages et inutile au sujet des tendances régionales. Et au vu de ces constats, nous sommes confiants à 95% d’avoir raison ! »

On pourrait dire que Mc Kitrick résume en quelques phrases la présente tribune !

Concernant les rapports de 2012 (dit AR5), plusieurs scientifiques, qui ont lu l’intégralité du rapport technique, on fait savoir qu’il y avait de très nombreuses remarques de relecteurs (annexées) qui faisaient état d’erreurs de calcul. C’est, entre autres, ce qui avait valu la sortie de Ross Mc Kitrick. On rappellera que le GIEC a une obligation morale d’annexer les remarques des relecteurs, mais aucunement ni d’y répondre, ni d’en tenir compte. Ce qui se voit que très rarement dans un cadre scientifique. La relecture par les pairs est un pivot de la science en ce qui concerne les publications. Sachant que les publications jouent un rôle très important dans la renommée d’un scientifique et son niveau de compétence mesurée selon divers indicateurs.

Bref, qu’un organisme comme le GIEC se prétende scientifique et en même temps ne tiennent aucunement compte des remarques des relecteurs, devrait suffire à le disqualifier. En son temps (rapport AR5 de 2012), le Pr Gervais, spécialiste français de l’infra rouge (donc effet de serre), s’avérera être relecteur. Après avoir passé beaucoup de temps à analyser les rapports et avoir émis une liste conséquente de remarques, questions, et identifications d’erreurs, il se rendra à l’évidence quant au fait que son travail était finalement « classé à la verticale », et que les relecteurs ne servaient que de « cautions ».

Enfin, en décembre 2018, une étude publiée (10) par Eurekalert (USA), reprenant les données du GIEC, annonce une hausse des températures de 2,4°C pour 2020. Encore une fois, plusieurs scientifiques s’étonnent d’un tel chiffre tout à fait impossible et mettent en exergue des erreurs dans les calculs, ce à quoi M. Osvaldo Canziani, alors responsable du GIEC a répondu qu’il était trop tard pour modifier la publication. De là à penser que cette « erreur » a été faite à dessein il n’y a qu’un pas.

A travers ces quelques exemples, mais il y en a des centaines, nous voyons qu’il existe un vrai décalage entre les projections faites par le GIEC et la réalité. Nous sommes en droit de nous demander pourquoi. La réponse à cette question tient principalement en deux points.

Tout d’abord, comme nous l’avons évoqué dans les paragraphes précédents, le GIEC part du postulat qu’il y a un réchauffement d’origine anthropique, et qu’il y a une urgence climatique. Comme l’a démontré le Climategate, pour un certain nombre de responsables du GIEC il faut, quitte, à déformer la réalité, prouver cette urgence, c’est devenu une question dogmatique. Comme ils bénéficient d’une très grande indulgence de la part des acteurs médiatiques, il est rare que leurs prévisions soient, quelques années plus tard, comparées aux réalités mesurées, ou quand c’est le cas, les valeurs sont soigneusement choisies. Dès lors, le GIEC continue de surestimer ses scénarios. C’est un moyen de justifier son existence même, et surtout de maintenir, à la demande de certains Etats, la pression (pour des motifs économiques et politiques).

Le second point est scientifique. En fait, comme vous l’avez maintenant compris, il est totalement impossible, ou, disons très aléatoire, de prévoir le climat dans 5 ans, 10 ans, ou pire 80 ans. C’est ce qui a amené le prix Nobel de chimie Kary Mullis, à dire que la climatologie est une « plaisanterie », dans le sens où prédire sur le long terme le climat avec une certitude élevée n’est pas à portée de nos connaissances et nos capacités de calculs (informatiques) actuelles. Le climat est un système chaotique extrêmement complexe. D’une part le réglage des variables est très fin, une infime variation peut tout changer (ce que l’on appelle l’effet papillon). Et d’autre part, on ne connait pas l’exhaustivité des variables, il y en a trop à prendre en compte. Retenez qu’un système chaotique se traduit très difficilement par des équations mathématiques, de nos jours personne n’est en mesure de s’assurer de leurs validités. Et pire, les équations utilisées jusqu’à maintenant se sont révélées fausses, puisque les chiffres, comme nous venons le voir, ne correspondent pas à la réalité. Toute cela amène à ce que les résultats donnés par des équations de modélisation du climat ne sont que des approximations, avec tout ce que cela implique…

Si on parle d’éléments, comme la température d’une zone, la nébulosité, ou encore la pression atmosphérique, actuellement, les meilleurs météorologues, avec les ordinateurs les plus puissants du monde, peinent à obtenir des valeurs tout à fait exactes au-delà de 6 heures. En aéronautique, les pilotes préparant un vol prennent en compte des données avec une projection de quelques heures, au-delà, c’est trop aléatoire. Alors, quand quelqu’un vous dit avec certitude que la température à Paris sera entre x°C et y°C en 2100, ou encore, que la côte atlantique française verra l’océan monter de 50 cm en 2050. Soit c’est un devin capable de lire l’avenir, soit il dispose d’une technologie inconnue par l’espèce humaine…

Ce à quoi, face à cet argument implacable, certains de répondre que la météorologie n’est pas le climat, éludant la question. Mais, cette aversion est fausse, car la météorologie est une composante du climat, et pour tout dire la principale. Le climat est donné comme étant une moyenne météorologique sur 30 ans. L’ONU de spécifier sur sa page « Action climat » : « Les changements climatiques désignent les variations à long terme de la température et des modèles météorologiques. » Quand le GIEC annonce des projections de températures moyennes pour 2050 ou 2100, il fait de la météorologie prédictive, il donne des indicateurs météorologiques. Et quand les services de météorologie nous disent qu’à 5 jours le taux d’erreur est compris entre 60% et 70%, que dire quand vous essayer de projeter non pas une température fixe, mais une fourchette à 1°C ou 2°C sur 50 ans !

De nombreux mathématiciens émettent depuis des décennies de sérieux doutes quant à la validité de tels modèles. A l’exemple de Benoit Rittaud, mathématicien français, spécialiste des systèmes dynamiques (le climat est un système dynamique), chargé de mission auprès de l’institut mathématique du CNRS, enseignant-chercheur, maître de conférences, membre de l’institut Galilée, président de l’association scientifique des Climato-réalistes, auteur d’une quinzaine d’ouvrages scientifiques traduits en plusieurs langues. Et qui dans son livre « Le mythe climatique », édité en 2015, dénonce également, preuves à l’appui, le fait que les équations actuelles ne peuvent traduire le climat à venir sur le moyen terme, soit quelques années (ne parlons même pas du long terme).

Enfin, et peut être surtout, comme évoqué en introduction, le GIEC lui-même reconnaît cette impossibilité de prévoir le climat !
On trouve ainsi dans le rapport AR3 de 2001 (11), au chapitre 14.2.2.2, la phrase suivante : « Dans la recherche et la modélisation du climat, nous devons reconnaître que nous avons affaire à un système chaotique non linéaire couplé, et donc que la prédiction à long terme des états climatiques futurs n’est pas possible. »

Puis dans le rapport suivant, AR5 de 2013, page 16 du résumé la phrase suivante : « Les modèles climatiques incluent désormais davantage de processus décrivant les nuages et les aérosols, et leurs interactions, mais le degré de confiance dans la représentation et la quantification de ces processus dans les modèles reste faible. »

Et enfin, en 2022 dans le rapport AR6, le GIEC reconnait que ses modèles mathématiques ont tendance à chauffer (à sur-estimer).

Même pour le GIEC, les prédictions sur le long terme sont douteuses, et le degré de confiance dans les prévisions reste faible. Un aveu qui devrait avertir le monde politique… Or ce n’est pas le cas… Il y a trop d’intérêts en jeu.

Pour terminer, un autre phénomène doit être mis dans la balance : le caractère millénariste humain. Ces idées de catastrophes menant à la fin de l’humanité sont apparues à la fin d’un siècle et d’un millénaire. Inconsciemment, l’être humain réagit souvent de façon désordonnée face à un changement, quel qu’il soit. Et, à plusieurs reprises, nos ancêtres ont eu à faire face aux mêmes peurs. La seule différence, c’est qu’en cette fin de XXe début de XXIe nous habillons cela de « science ». Cet état cérébral millénariste, propre aux humains que nous sommes, favorise l’illusion d’un état catastrophique, et d’une augmentation des phénomènes menant à l’apocalypse (qui bien que pour St Jean il s’agisse de révélation, dans l’imaginaire populaire ce nom renvoie à une fin catastrophique). Ce changement de millénaire amène de nombreuses personnes, y compris scientifiques, à militer pour une fin du monde probable, de façon irraisonnée mais correspondant à un réflexe humain.

En conclusion, de nombreuses informations données dans les rapports du GIEC ne tiennent pas face aux mesures réelles. Même si le GIEC s’inscrit dans des tendances, les données publiées s’orientent trop aisément vers des scénarios très élevés, amenant alors à des positions anxiogènes et à une notion d’urgence qui dispose de toutes les composantes pour s’avérer être dangereuse pour les nations occidentales (lois, contraintes, dépenses inutiles, tensions internationales, guerre, dictature, contrôle des populations, etc.). D’autre part, il n’est pas scientifiquement sérieux de prétendre aujourd’hui donner les orientations fiables quant à l’état du climat dans le temps. Là où jadis on faisait appel à l’astrologie pour prédire le futur, de nos jours on se pare de la cape scientifique pour faire la même chose. Peut-être qu’un jour nous disposerons de la puissance de calcul pour approcher des projections fiables à quelques années, mais cela n’est pas encore le cas.

La semaine prochaine, nous tâcherons de voir vers quoi tout cela nous emmène !

Jacques Laurentie

Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche 2019, Face aux miracles 2022, éditions Téqui)

(0) https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/WGI_TAR_full_report.pdf
(1) https://jancovici.com/changement-climatique/predire-lavenir/quest-ce-quun-modele-climatique-quels-sont-leurs-premieres-conclusions/

(2) Un exemple parmi d’autres : https://judithcurry.com/2020/06/20/structural-errors-in-global-climate-models/#more-26311

(3) https://www.drroyspencer.com/wp-content/uploads/ICCC13-DC-Spencer-25-July-2019-Global-LT-ranking-scaled.jpg

(4) https://www.nature.com/articles/d41586-022-01192-2

(5) https://www.ipcc.ch/srocc/

(6) https://experience.arcgis.com/experience/5f6596de6c4445a58aec956532b9813d/page/home/

(7) https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-rechauffement-climatique-venir-peut-etre-surestime-17410/

(7.1) https://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/01/30/01006-20100130ARTFIG00029–les-bourdes-repetition-du-giec-.php

(8) https://www.actu-environnement.com/ae/news/onu-enquete-GIEC_9785.php4

(9) https://www.contrepoints.org/2013/10/30/144432-le-GIEC-et-les-previsions-de-rechauffement-requisitoire-contre-les-modeles-climatiques

(10) https://www.maxisciences.com/rechauffement-climatique/la-hausse-de-la-temperature-terrestre-surestimee_art11972.html
(11) https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/WGI_TAR_full_report.pdf

Terres de Mission Quel avenir pour la messe traditionnelle ?

Eglise universelle : Etre missionnaire en Afrique du Sud

Monsieur l’abbé Ginoux, prêtre de la Fraternité Saint Pie X, est en mission en Afrique australe depuis 6 ans. Il nous présente la situation de l’Eglise catholique et l’état de la société en République Sud-Africaine. La situation n’est guère réjouissante : la crise du covid-19 a entraîné une quasi suspension du culte public pendant 6 mois et l’insécurité est endémique. Néanmoins, toujours, la grâce travaille les âmes et les conversions sont nombreuses.

Eglise en France : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? 

Un an après la publication du motu proprio Traditionis custodes, limitant drastiquement la célébration de la messe traditionnelle, un colloque est organisé le 24 septembre à la maison de la chimie avec pour sujet : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? Un des organisateurs, Jean-Pierre Maugendre, présente le très riche programme de conférences : La messe traditionnelle, nourriture de nos âmes – Histoire de la messe interdite (1969-2022) – La situation de la messe dans les diocèses de France – Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances – L’obéissance dans l’Eglise : aveugle ou clairvoyante ? – Un demi-siècle de réforme liturgique : Bilan et perspectives, etc.

Eglise en Marche : Pèlerinage Feiz e Breizh 

Pour sa cinquième édition, le pèlerinage annuel de l’association Feiz e Breizh aura lieu à Sainte Anne d’Auray les 17 et 18 septembre prochains. Korantin Denis, responsable de la direction des pèlerins, nous présente cette initiative en plein développement.

Le Nouvel Ordre mondial et ses sectes

Nous achevons ici la publication des conférences prononcées au colloque “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” .

Après L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade,

Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations,

De l’ingérence à la subversion,

et Satanism as an Ideology of Total Terror,

voici la conférence d’Olivier ROUOT, consultant international, ancien rédacteur en chef de la revue catholique De Rome et d’ailleurs, et secrétaire général de l’Institut 1717 pour une nouvelle Alliance franco-russe: Le Nouvel Ordre mondial et ses sectes.

Olivier ROUOT

Le Nouvel Ordre mondial et ses sectes

Merci à tous ceux qui se sont exprimés jusqu’à maintenant, qui m’ont vivement intéressé et enrichi. Oui, je suis effectivement un consultant international. Mais en vous parlant ici, je tiens à le dire, je parle en tant que catholique et aussi en tant qu’amoureux de la Russie et, plus particulièrement, en tant que secrétaire général d’une association d’amitié franco-russe dont je suis l’un des trois cofondateurs. Cela peut juste vous permettre d’éclairer mieux mes propos qui suivent. Mes propos pourront peut-être agacer certains. J’en suis désolé, c’est moi. J’en ai l’habitude d’ailleurs. Ils sont peut-être un peu iconoclastes et pourtant ils représentent ce que je crois. Je voudrais rappeler un adage : de même que le démon est le singe de Dieu, de même, les sectes aiment à imiter les religions. Je voudrais juste résumer, pour introduire mon propos, que c’est en général un groupe organisé de personnes qui professent une doctrine, une pseudodoctrine, laquelle n’a en général pour origine que les révélations d’une seule et unique personne au caractère prétendument charismatique.

Et ensemble, ils recherchent surtout une position dominante ou une sorte de monopole qui leur assurerait non seulement une notoriété, un financement, mais aussi une sorte de vision un peu officielle. En général, leurs croyances et leurs pratiques les rendent nocifs. Bien souvent le gourou exerce un contrôle mental, contrôle psychologique et manipulation sur ses affidés qui est souvent épouvantable. Alors, outre les différents critères de dangerosité déjà évoqués, l’une des caractéristiques des sectes, c’est sa fermeture, son opacité la plus complète. Quitte, comme cela a été évoqué, à créer une vitrine, une vitrine respectable pour dissimuler des comportements réels. Non seulement les sectes tendent à prendre la place de Dieu tout simplement – dans des sociétés qui sont, malheureusement, déchristianisées, mais aussi elles profitent d’une certaine déshumanisation de nos sociétés aujourd’hui. Alors, bien sûr, cela a été rappelé, tous les gouvernements du monde, à peu près, luttent contre les dérives sectaires et cherchent à en protéger leurs populations. Mais, il faut bien l’avouer, les critères qui définissent une secte ne sont pas toujours faciles.Il faut bien reconnaître que l’État a longtemps hésité à s’immiscer – en France – dans un domaine aussi proche des convictions personnelles, de la foi et de la philosophie.

De fait, certaines organisations sectaires échappent totalement à la vigilance ou aux capacités de discernement des responsables publics. À moins, et c’est là que le mauvais esprit intervient, à moins qu’il ne s’agisse parfois de crainte, voire de connivence. Alors, il y a parmi toutes les sectes de l’univers une qui est particulièrement nuisible au genre humain et à toute la chrétienté en particulier, qui n’est jamais évoquée ou en tout cas plus à notre époque, sous cette étiquette de secte. Nommons-la, il s’agit de la franc-maçonnerie. Quelle que soit son obédience, la franc-maçonnerie est intrinsèquement perverse. Elle a été férocement combattue par l’Église catholique dès son avènement. L’avènement de la franc-maçonnerie date des années 1720, à peu près, puis elle a été combattue par l’ensemble de la chrétienté. Et pour cause, le vrai objectif de la franc-maçonnerie, c’est le service de Lucifer. Et monsieur Silantiev nous a montré bien sûr l’impact du satanisme dans notre société. Bien sûr, en 2022, évoquer Lucifer peut paraître un peu démodé et un peu anachronique, et pourtant… Alors, la franc-maçonnerie agit dans l’ombre, dans le mystère. Elle se vante elle-même parfois des lois qu’elle promeut ou de ses interventions sur des décisions politiques qui sont toutes des décisions négatives. La franc-maçonnerie est en amont des lois sur l’avortement, des lois sur le divorce, des lois sur l’euthanasie, des lois sur la crémation.

Autant de sujets qui ont toujours été, comment dirais-je, moralement réfutés par toute l’humanité dans le monde entier et par l’Église catholique bien sûr. La franc-maçonnerie se vante elle-même d’être en amont, ce n’est pas une, comment dirais-je, une croyance personnelle. La franc-maçonnerie œuvre à changer notre société en lui retirant progressivement ses traditions, son histoire, sa mémoire. Et si elle lutte tout particulièrement contre toute forme de chrétienté ou de foi. Sa cible privilégiée est la famille, comme toutes les sectes d’ailleurs. Car, partout dans le monde, la famille constitue une cellule, la cellule fondatrice de toute société heureuse ou équilibrée. La famille, c’est la pierre fondatrice du mur de soutien de notre humanité. Sans famille, que ce soit en France ou en Russie, en Israël ou au Maroc, le monde s’effondre. Mais les réflexions les plus graves, les décisions les plus déterminantes de la franc-maçonnerie restent secrètes. Leurs conversations, leurs chapitres, leurs travaux restent secrets. Et les membres de la franc-maçonnerie occupent des postes importants dans la société : les élus, des responsables politiques, des responsables médiatiques qui travaillent ensemble à refaire le monde dans le secret de l’horloge. Tout à l’heure, il était posé la question de la position de l’extrême droite. Mais en réalité, on trouve dans les loges des gens d’extrême droite, d’extrême gauche, de gauche, de droite, des écolos, etc., qui travaillent ensemble.

Sans moi, en tout cas, sans dire ce qu’ils font pour changer ma société. Et pour moi c’est vraiment un comportement sectaire. Par ailleurs, il est vrai, et chacun le sait, que les connivences maçonnes transcendent les clivages politiques, on vient de le voir. Elles se nourrissent aussi de liens internationaux. Évidemment, ne faut-il pas faire avancer la cause maçonnique ? Il est peu connu que sans le soutien des loges maçonniques et un soutien proactif, jamais la russophobie actuelle en Europe n’aurait pu ni s’installer ni perdurer, notamment par l’entremise des loges américaines. Et donc merci, merci à mon interlocuteur de tout à l’heure, à Maxime Perrotin, d’avoir évoqué le sujet, même discrètement.

Les loges américaines se montrent actuellement très influentes, par exemple, dans le soutien de Zelenski, dans les décisions de sanctions que les Européens doivent appliquer. Sans aucune indépendance, ces idées ne viennent pas d’eux. N’oublions jamais que les instances européennes comptent parmi les institutions mondiales qui hébergent en leur sein le plus de francs-maçons. C’est facile à démontrer. Mais comment s’étonner alors de ce déferlement de mesures d’origine américaine, relayées par l’Europe, qui nuisent le plus aux intérêts de l’amitié franco-russe ? Sans la franc-maçonnerie, cela ne serait pas possible. Et pourtant, où sont les publications officielles où les francs-maçons le disent ? Où sont les débats publics ? Où sont les travaux préliminaires ? Qui sont les responsables ? Qui les a élus ? Quelle est la doctrine ou le programme qui sous-tend ces influences ? A moi, on ne me l’a pas dit en tout cas. Cette opacité, associée au désir de nuire, à la dangerosité des actions, au soutien mutuel des membres sans aucun discernement ou esprit de justice, à une doctrine mystérieuse et cachée, mais ne sont-ce pas là les critères qui définissent ce qu’est une secte ? Pour moi, il n’y a pas l’ombre d’un débat. J’y reviendrai tout à l’heure.

Je ne vais pas faire la liste de tous ceux qui me paraissent éminemment sectaires sur la planète parce que nous continuerions jusqu’à 22 h. Néanmoins, il est un autre outil sectaire dont j’aimerais rapidement vous parler. Vous le connaissez tous. Il a un gourou, un vrai gourou à sa tête, un gourou connu, fort charismatique. Il tient des réunions totalement secrètes. Ses travaux comportent de grands volets, en général une partie publiée. On la trouve sur Internet ou dans les librairies, et l’autre, qui contient un agenda, contient des mesures extrêmement secrètes. Sa doctrine n’est pas intégralement dévoilée. Son désir affiché clairement de diriger le monde. Ses fidèles sont formés à cela. Ils sont même endoctrinés pour beaucoup et tous gardent le secret sur des travaux en fait sectaires. Leurs réunions sont protégées par des milices armées. Il est clair que le gourou se prend parfois pour Dieu, notamment quand il réfléchit à haute voix sur la surpopulation de la planète qu’il aimerait réduire.

Il a pu corrompre ou influencer la quasi-totalité des gouvernements du monde et des médias qui leur sont inféodés. Et pourtant, ces conseils ou ces instructions sont protégés par le plus grand des secrets. Sa puissance, mais aussi sa dangerosité fait l’objet chaque jour de milliers de commentaires dans le monde. Et pourtant, ça continue. Est-ce que je viens pas là de vous décrire une secte parfaite ? En fait, je viens d’évoquer le Forum de Davos et son président fondateur, Klaus Schwab. Je pourrais en trouver beaucoup d’autres. J’ai voulu attirer votre attention sur le fait que les sectes ne sont pas forcément cachées même quand elles sont extrêmement nombreuses, comme l’a démontré tout à l’heure Maxime Perrotin. Les sectes ne sont pas forcément issues du monde de Hergé, de Tintin. Les sectes aussi ont parfois pignon sur rue, sont parfois très efficaces, très populaires, mais elles agissent contre nos intérêts. Alors on pourrait définir, il faudrait pour cela une autre conférence, ce que signifient nos intérêts, bien sûr. Mais j’ai quand-même tendance à parler, à évoquer les intérêts de l’humanité. Alors j’ai l’air pessimiste, mais pas du tout. Je vais vous le prouver dans quelques secondes. Que peut-on conclure de ces descriptions qui ne sont jamais nommées ainsi ? En effet, jamais aucun journaliste ne traitera du Forum de Davos comme d’une secte.

Pourtant, pour moi, les définitions sont là. La plus grande ruse du démon, c’est de faire croire qu’il n’existe pas. Vous vous souvenez de cet adage. Le spectacle de la russophobie ambiante que je viens d’évoquer ? Cet empêchement qui est fait aux Européens de constituer une grande puissance chrétienne avec la Russie est un spectacle dramatique, un spectacle épouvantable qui, moi, m’émeut et m’attriste chaque jour. Cette terrible désolation a un but, évidemment. Vous connaissez l’adage policier qui dit : cherche à qui le crime profite ? Bien sûr, pour n’importe qui, même s’il est particulièrement atlantiste, on sait bien à qui le profite crime. C’est très clair. Mais sans l’aide de ces nombreux relais, de ces nombreuses sectes, dont les deux que je viens d’évoquer à l’instant, le crime serait beaucoup plus difficile à perpétrer. Ces sectes en général, notamment celles évoquées tout à l’heure par Maxime Perrotin, ces francs-maçons, ces partisans du démon, se nourrissent comme lui du mensonge. Exposée, la vérité est sans doute la première contre-offensive efficace. La vérité, l’information est un argument important contre cette subversion et ses partisans. D’ailleurs, la vérité ne doit-elle pas nous rendre libres ? Telle sera ma conclusion. J’ai voulu être plus rapide parce qu’on a déjà pris beaucoup de temps. Mais bien sûr, je suis prêt à répondre à toutes vos questions.

Modérateur : Merci beaucoup pour votre intervention, Monsieur Rouot. C’était très intéressant et effectivement, je voulais vous poser une question concernant les francs-maçons. Une des caractéristiques des sectes totalitaires fait que vous pouvez y entrer, mais que c’est difficile d’en sortir. Est-ce que c’est la même chose avec la franc-maçonnerie ?

Olivier Rouot : Oui, on voit parfois des livres ou des conférences de gens qui ont quitté la franc maçonnerie, qui nous apprennent qu’ils ont beaucoup souffert. Ils ont été surtout calomniés, détruits et leur réputation a énormément souffert. Il fut une époque où les francs-maçons n’hésitaient pas à tuer les membres qui dévoilaient des secrets ou qui s’en allaient. Je pense qu’on ne le fait pas, ou on le fait plus discrètement, certainement. Mais je crois que les gens qui quittent la franc-maçonnerie ont beaucoup de mal à la quitter et souffrent après d’un déficit d’image très important.

Modérateur : D’accord.

Un intervenant : Moi, j’ai aussi une petite question à Olivier Rouot. Qu’est-ce que vous pensez de ceux qui font un parallèle entre franc-maçonnerie et l’Opus Dei ?

Olivier Rouot : Alors, l’Opus Dei, on peut faire des parallèles, mais ce n’est pas du tout le même sujet. Bien qu’il y ait énormément de membres de l’Opus Dei qui soient francs-maçons. En fait, l’Opus Dei est un organisme de l’Église catholique issu du concile de Vatican II, qui est issu de la crise de l’Église et de son extrême modernisation. Même si cette extrême modernisation semble actuellement marquer le pas par rapport aux années 1965-75, il y a eu quand même une espèce de révolution dans l’Église que chacun d’entre vous connaît. L’Opus Dei affiche une dimension sectaire. Je n’hésite pas à le dire, ses membres n’ont pas tellement de liberté de parole, sont extrêmement encadrés. Lorsqu’ils y sont entrés célibataires, doivent rester célibataires. Je pense que c’est un des ordres de l’Église moderniste. Alors, après le parallèle avec la franc-maçonnerie, on ne peut pas le faire à 100 %. La franc-maçonnerie existe depuis 1717 ou 1720. L’Opus Dei est issu de la crise de l’Église, c’est une œuvre qui a certainement une volonté charitable, une volonté de purifier ses membres. Mais les Cathares aussi avaient cette volonté-là et je ne suis pas sûr que l’Église n’ait pas intérêt à faire le ménage dans cette organisation-là.

Un intervenant : Alors peut être une précision, quand on dit que l’Opus Dei qu’elle est faite par des élites pour noyauter les différents rouages de la société, influer, etc. Pourquoi ne pas les mettre sur le même plan que les francs-maçons dans ce cas-là?

Olivier Rouot : Ce que vous dites est juste.

Un intervenant : De manière sournoise, j’entends, de manière sournoise.

Olivier Rouot : Mais je ferai deux objections. La première, on est franc-maçon ou on ne l’est pas. Donc l’Opus Dei n’est pas la franc-maçonnerie. Qu’il ait effectivement des comportements qui y ressemblent – je suis d’accord avec vous. Et la deuxième objection, c’est qu’en fait je connais des dizaines de mouvements philosophiques, politiques, de réflexion, de jeunes, de vieux dont l’objectif est de noyauter l’État profond et d’investir l’État pour l’améliorer. Et ce n’est pas une caractéristique définitive selon moi. Je connais des catholiques, des protestants encore plus nombreux. Je connais des œuvres de jeunesse qui travaillent à se former pour être dans l’État, pour y apporter un sang neuf et une respectabilité supérieure à celle d’aujourd’hui. Et en fait, je ne suis pas sûr que ce soit une condition suffisante pour que ça ressemble à la franc-maçonnerie et je ne suis pas certain. Et bien sûr, on est dans un domaine que vous connaissez bien, qui est très flou et très difficile à discerner. On est dans un domaine qui n’est pas nécessairement malhonnête car quelque part, vouloir créer une élite qui dirige ce pays convenablement, eh bien, j’aimerais bien que cela existe, personnellement.

Un intervenant : Mais il faut voir aussi, comment dire, les plaintes qui ont été déposées – de la part de jeunes filles ou autres, qui ont travaillé pour rien, etc. Il faut lire la presse.

 

Douzième dimanche après la Pentecôte

C’est l’Évangile du bon Samaritain qui donne aujourd’hui son nom au douzième dimanche après la Pentecôte.

L‘Introït débute par le beau verset du psaume 69 : O Dieu, venez à mon aide ; Seigneur, hâtez-vous de me secourir ! Dans sa dixième Conférence, Cassien montre comment ce cri de l’âme convient à tous les états et répond à tous les sentiments. Durand de Mende en fait application dans la circonstance présente à Job, parce que les lectures de l’Office de la nuit tirées du Livre où sont racontées ses épreuves se rencontrent quelquefois, quoique rarement, avec ce Dimanche. Rupert y voit de préférence les accents du sourd-muet, dont la guérison mystérieuse faisait, il y a huit jours, l’objet de nos méditations. « Le genre humain dans la personne de nos premiers parents, dit-il, était devenu sourd pour écouter les commandements du Créateur, et muet pour chanter ses louanges ; le premier mouvement de sa langue déliée par le Seigneur est pour invoquer Dieu. » C’est aussi chaque matin le premier élan de l’Église, comme sa première parole à chacune des Heures du jour et de la nuit.
Dom Guéranger  L’Année Liturgique

Dans l’Introït de ce douzième dimanche après la Pentecôte c’est le psaume 69, supplication adressée au Seigneur pour obtenir son secours au milieu des dangers et des épreuves de cette vie. Le premier verset est très connu, car il est chanté au début de toutes les heures de l’Office divin sans exception, appel plein de confiance en Dieu qui est prêt à nous accorder ses grâces, mais qui veut qu’on les lui demande :

Deus, in adjutórium meum inténde : Dómine, ad adjuvándum me festína : confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam.

À ce premier verset du psaume, le texte de l’Introït ajoute le deuxième verset.

Avertántur retrórsum et erubéscant : qui cógitant mihi mala…

Qu’ils soient couverts de honte et de confusion les ennemis qui en veulent à ma vie.

La mélodie de cet Introït est assez originale. Elle se lance d’abord dans l’aigu en une affirmation pleine d’assurance. Si le texte est très suppliant la mélodie exprime une confiance absolue. Puis elle devient plus calme et statique, tournant toujours autour des mêmes notes pour s’achever par une cadence au grave très paisible. Le verset suivant qui est psalmodié à la suite redit à peu près la même chose :

Avertantur retrorsum et erubescant, qui volunt mihi mala.

Qu’ils s’en retournent en rougissant ceux qui me veulent du mal.

La Serbie annule “l’Europride” prévue en septembre

Du 12 au 18 septembre prochains, Belgrade devait accueillir “l’Europride” (manifestation de propagande qui fait le tour des villes d’Europe, en choisissant de préférence les pays les plus “conservateurs pour les forcer à accepter l’agenda LGBT).

Au mois d’août, une importante manifestation de protestation avait réuni dans les rues de la capitale des milliers d’opposants – et de nombreux prêtres orthodoxes. D’autres manifestations du même type étaient annoncées – et la mobilisation grandissait, notamment au sein de l’Eglise orthodoxe serbe.

Finalement, le gouvernement a renoncé à l’organisation de cet événement et le président serbe, Alexandre Vucic, malgré son désir d’être bien vu par Bruxelles (ce qui implique désormais non plus de partager la civilisation européenne, mais d’être un “bon élève” de la culture de mort!), a annoncé l’annulation de l’Europride. Mais l’affaire n’est pas terminée pour autant: les organisateurs de la manifestation, dont le principal objectif était de provoquer, ne l’entendent pas de cette oreille et annoncent leur intention de la maintenir (ou d’aller en justice si l’Etat tentait de l’interdire). Reste qu’une telle manifestation à Belgrade ne peut se tenir sans protection policière. Affaire à suivre…

Propagande vaccinale à l’école ou enseignements scientifiques ? Révoltons-nous d’urgence!

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le ministère de l’Education nationale envisage à la rentrée une grande manœuvre d’idéologie scientifique aussi stupide que l’enseignement de la théorie des races sous la IIIe République. Le document de référence s’intitule : Mettre en place une activité de découverte de la vaccination en cycle 2 et 3. C’est un pur instrument de manipulation qui contredit le savoir scientifique. En effet, il n’est pas établi que la vaccination est la solution universelle dont-on veut persuader nos enfants ? De plus, il contourne l’autorité parentale pour manipuler les enfants et les persuader du bien-fondé de la « vaccination » anti-Covid.

Il y a quelques raisons de douter très sérieusement de ce document. Mettons à la disposition des familles et des enfants une authentique connaissance et exigeons autre chose. Essayons ici -même d’avoir ici un discours raisonnable. Rappelons que dans la démarche scientifique, il faut apporter la preuve de ses affirmations. En l’absence de preuve, nous sommes dans la pensée magique, l’idéologie, la manipulation ou la spéculation.

Il est faux de dire que la seule vaccination éradique des maladies, les preuves

L’étude historique prouve qu’il est faux d’enseigner que la vaccination éradique une maladie. Une telle affirmation pour être vraie devrait se répéter à chaque fois qu’une campagne de vaccination a été initiée, du fait de l’efficacité sur les populations, déjà faux pour la COVID. Pour être vraie, il ne faudrait pas constater que, sans vaccination, ces mêmes résultats de contraction, voire de quasi-éradication s’observent aussi, réalité de très nombreux pays pour la COVID.

De plus, pour la variole, maladie de référence des apologues de la solution vaccinale pour toutes les maladies, le rapport de l’OMS, de la commission mondiale pour la certification de l’éradication de la variole en date du 13 mars 1980 disait déjà dans sa page 32. Lisez bien :

« Les campagnes d’éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas. »

En effet, l’étude historique des courbes des décès causés par la variole et celle des campagnes de vaccination ne concordent pas. Trois situations sont observées par les médecins en Angleterre par exemple, comme le rapporte Michel de Lorgeril, connu pour ses travaux sur les bienfaits du régime alimentaire méditerranéen contre les maladies cardiovasculaires. Etudiant la vaccination contre la variole en Angleterre, il observe donc :
1. La baisse de la couverture vaccinale ne produit pas une envolée des décès (1879-1898).
2. La croissance de la couverture vaccinale s’accompagne d’une recrudescence des décès (1898-1905)
3. La baisse continue de la couverture vaccinale n’induit pas de résurgence après les années 1905.

Au passage, lui, réalise un essai clinique jamais contredit depuis, testant le régime méditerranéen sur des patients lyonnais volontaires avec pour comparaison un groupe témoin de 300 patients suivant un régime dit classique. L’étude conclut à la réduction de la mortalité et à une baisse de 70 % des récidives d’accidents vasculaires dans le groupe qui a suivi le régime méditerranéen. Depuis, toutes les expériences et études ont confirmé sa découverte.

A l’inverse, certaines maladies ont très sensiblement reculé pour d’autres raisons sans aucune vaccination ; cas de la peste, du choléra ou de la lèpre en Europe. Donc, d’autres facteurs jouent un rôle très important : l’hygiène élémentaire, l’organisation sociale ou l’alimentation comme il l’a prouvé pour certaines maladies. Vacciner est certes une possibilité, pas une nécessité, encore moins une obligation et encore moins la seule et unique solution selon les maladies. Or, les preuves sont déjà là contre cet enseignement mensonger. Des vaccinés sont malades, des vaccinés meurent de cette maladie, des vaccinés sont contagieux longtemps et contaminent. L’échec est donc patent pour la COVID. Il faut en faire une étude de cas pour les enfants ? Non ! L’Etat ment, et les enseignants deviendront complices d’un mensonge d’Etat anti-scientifique.

La preuve que la vaccination obtient des résultats très variables et échoue pour des maladies

Faisons le point sur d’autres maladies, objets de vaccination. Il y a plusieurs biais. Concernant le tétanos, la population française ne travaille presque plus la terre et le bricolage expose très exceptionnellement à des outils rouillés comme autrefois dans les fermes. Les conditions de vie expliquent tout autant cette performance. Le résultat est certes probant, mais le vaccin n’est pas à lui seul le facteur explicatif. J’emprunte ici au journal Le Monde l’excellente synthèse en date 1er aout 2017 pour ses schémas.

Schéma 1 – Tétanos

De même, certains pics sont visibles malgré la vaccination concernant la rubéole dans les années 93, 94, 97 ou 2000. Si la vaccination était à elle seule la source de liquidation de la maladie chez les mères enceinte avec les risques sur leur enfant à naître, ces pics ne devraient pas exister. La variation du taux de vaccination n’est pas une variable suffisante d’une année sur l’autre. Admettons toutefois ici que la vaccination reste prédominante, mais il y a à l’évidence d’autres facteurs.

Schéma 2 – Rubéole

A l’inverse, pour l’hépatite B, la baisse est très relative et aujourd’hui stagnante. La performance de la vaccination est cette fois très aléatoire, d’autant que nous sommes sur des estimations. La stratégie vaccinale est même un échec admis.

Schéma 3 – Hépatite B

De même pour la méningite où nous assistons à un rebond. Les résultats ne sont pas concluant non plus, deuxième échec a montré à nos enfants.

Schéma 4 – Méningite

Cependant, il est indéniable que pour la poliomyélite, l’effet de la vaccination semble assez peu contestable, là le résultat est même spectaculaire.

 


Schéma 5 – Poliomyélite

Enfin, reste le cas de la tuberculose, oubliée par l’enquête du Monde en 2017, d’ailleurs car la vaccination n’était plus obligatoire et pour cause. Le résultat est très discutable. Loin d’être efficace à 100%, l’estimation publique est une réduction du risque de moitié avec absence de complications graves, affirmée, mais pas prouvée. C’est l’exemple même de la vaccination mal étayée. Toute la littérature scientifique officielle reconnaît cette situation d’une vaccination assez médiocre dans ses résultats. Le vaccin n’est plus obligatoire d’ailleurs, signe que. Le bilan est donc très contrasté pour le moins.

La manipulation est grossière et fondamentalement anti-scientifique

Extrayons quelques exemples des manipulations orchestrées par le ministère de l’éducation nationale.

Premier exemple : contourner l’autorité parentale
« Certains vaccins sont obligatoires, d’autres seulement recommandés. La démarche de vacciner un enfant de moins de 16 ans contre la Covid-19 est un choix appartenant aux responsables légaux. Sans être prescriptive et interférer dans leur décision, l’éducation nationale peut contribuer à aider les élèves à mieux comprendre le fonctionnement et la circulation des virus ainsi que la contribution du vaccin à la réponse immunitaire. Tel est l’objet de cette ressource. » (p.3)Deux phrases démontrent bien qu’il s’agit d’apporter des informations partisanes pour que les enfants argumentent avec, voire contre leurs parents en faveur de leur « vaccination ». Cela s’appelle un détournement du consentement, puisque l’éducateur n’a pas mission ni compétence pour éclairer le « patient » sur les besoins et les risques inhérents à une thérapeutique. La déloyauté du procédé est actée dans ce premier paragraphe sur les enjeux.

Deuxième exemple : manipuler le consentement sans preuve scientifique
« Enseignement moral et civique (EMC) « Respecter autrui », en s’appuyant notamment sur le développement des compétences et connaissances suivantes : « Adopter un comportement responsable par rapport à soi et à autrui » (cycle 2) ; « Avoir conscience de sa responsabilité individuelle » (cycle 3). » (p.4)
L’enseignement passe sous silence tout le fondement scientifique de telles affirmations. Il faudrait avoir la certitude scientifique étayée que le « vaccin » protège, qu’il évite la contagion et contamination, etc. Tout cela est occulté pour un enseignement « moralisateur » totalement manipulatoire. Les faits scientifiques contredisent ces assertions morales irrationnelles. C’est la doxa de la COVID.

Troisième exemple : la manipulation grossière, seule la vaccination soigne
Parmi le matériel pédagogique, un petit film simpliste et très manipulateur sur la rougeole : https://www.youtube.com/watch?v=0FlvVP4GRmY (p.14). Comme l’ensemble de la séance, il persuade l’enfant que toutes les maladies se soignent par la seule vaccination. A aucun moment, dans aucune séquence ne sont présentées aux enfants les thérapeutiques de soin face aux maladies ; alors que la plupart des maladies et accidents donnent lieu à des thérapeutiques. Le biais de représentation qui en ressort est aussi grossier que les campagnes de dénigrement orchestrées contre les médecines traitant La COVID. Malicieuse perversion de l’Etat, non ?

Quatrième exemple : le lien à la « vaccination » Covid, le glissement vers la forfaiture scientifique
« Maintenant que le mécanisme de la vaccination a été étudié, ainsi que d’autres concepts liés aux microbes et maladies, il est possible de relier ces notions à l’épidémie de Covid-19. » (p.18)
Personne ne pourra nier que l’objectif ultime est bien de convaincre des enfants de demander à leurs parents de se faire vacciner quand l’Etat exercera la pression pour retourner les enfants contre leurs parents, cet hiver par exemple. La manœuvre est grossière pour saborder l’autorité puis contester la compétence parentale. Les parents ignares seront dévalués face à l’autorité de l’école opposée à celle des parents, vieilles méthodes bien connues.

Dernier exemple : absence totale d’alternative, d’esprit critique et de bilan scientifique
« L’idée générale de cette première partie est d’une part d’introduire la vaccination auprès des élèves, et d’autre part de recueillir leurs représentations premières concernant ce sujet. » (p.6)
L’enfant est bien grossièrement manipulé dans un seul but, lui faire accepter l’idéologie de la vaccination. Comment les enseignants peuvent-ils être les complices d’un tel déni d’enseignement ? Aucune données scientifiques, aucun résultat sur les vaccins pour différentes maladies, aucune place pour la controverse scientifique ou l’analyse des enjeux économiques : vacciner ou traiter les malades par exemple. C’est-là le petit livre rouge de l’apologie de la vaccination avec un Etat sûr de ses vérités, de son bon droit d’imposer et dicter : les scientistes au pouvoir. Les progressistes sont sur ses sujets bien peu ouverts au relativisme, à la discussion, comme si tout cela était certitude absolue. L’idéologie scientifique au lieu et place d’un enseignement raisonnable. Effrayant.

Conclusion, rien ne prouve que la vaccination soit la meilleure des réponses pour toutes les maladies, surtout les virales dont les virus mutent très régulièrement, exemple de la grippe. D’ailleurs ce vaccin n’est pas présenté. A cet égard, Michel de Lorgeril dans un entretien de grande qualité avec Laurent Mucchielli dans QG Le média explique très bien l’échec de la pseudo- vaccination grippale : « Comme les virus responsables de la grippe changent chaque année, il est impossible de conduire des essais cliniques avant l’arrivée de la grippe saisonnière pour vérifier l’efficacité des vaccins proposés. C’est donc une sorte de pari, répété chaque année. … Et c’est a posteriori que l’efficacité potentielle sera vérifiée. Les techniques utilisées pour cette vérification rétrospective sont scientifiquement faibles, il est évident que beaucoup de vaccinés font une grippe plus ou moins sévère et même les experts admettent en général une faible efficacité de ces vaccins. Les autorités sanitaires et les experts liés à l’industrie prétendent que c’est mieux que rien, mais pour un scientifique c’est irrecevable. » C’est un business qui spécule sur la peur, voilà tout. Les enfants ne sont pas éduqués aux concepts de base : protection, innocuité, sécurité et liberté personnelle.

Outre la dimension scientifique qui exige de l’honnêteté intellectuelle, nos enseignants auront-ils le courage d’une analyse économique, politique, pour ne pas dire « marxiste », comme au bon vieux temps. Parce que celle-là exercerait quand même l’esprit critique des enfants. Voyez par vous-même. Cela s’appelle l’intérêt à agir des acteurs économiques pour développer le sens de la citoyenneté.

Il est vrai de supputer par le doute raisonnable que la cupidité tue

Il existe toutefois un doute raisonnable selon lequel les laboratoires sont avant tout motivés par l’appas du gain. La vaccination de masse à très grande échelle représente un enjeu financier en centaines de milliards, et plus encore une vaccination récurrente annuelle avec un vaccin à l’efficacité temporaire est un miracle économique qui devient le business du millénaire. La vaccinothérapie est un choix stratégique des laboratoires bien plus qu’un choix raisonnable de politique de santé publique. Et cette fascination pour les bénéfices commence à altérer très sérieusement le jugement des institutions de santé. Un vaccin pas très efficace justifie de repiquer chaque année. Le graal du business man, mais l’antiscience au pouvoir. On observe d’ailleurs une dégradation de la qualité des médicaments qui favorisent des traitements au long court : hasard ou nécessité des affaires ?

A cet égard, il faut lire le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, qui consacre quelques pages brillantes au danger de la propriété intellectuelle des brevets des laboratoires, leur durée, l’effet de destruction des solutions alternatives moins onéreuses, l’élimination des thérapeutiques antérieurement éprouvées et leurs stratégies perverses. Stiglitz indique par exemple que : « L’accord sur les ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle liés au commerce (OMC), a traduit le triomphe d’intérêts d’affaires américains et européens sur les intérêts généraux de milliards d’habitants… Le profit a pesé plus lourd que les valeurs fondamentales. » (p.191) Nous sommes dans des situations de « monopoles abusifs » qui vont « ralentir le rythme de l’innovation. Leurs effets débilitants sont particulièrement graves. » (p.193) dit le prix Nobel dans Un autre monde : contre le fanatisme du marché. Livre exceptionnel.

D’ailleurs, ces laboratoires ne visent plus la santé humaine mais affichent bien l’objectif du bienêtre qui ouvre la porte à des drogues douces de bienêtre, au viagra qui n’a rien d’un médicament et tout d’un dopant sexuel, le dopage devenant lui aussi un business raisonnable pour le bienêtre du sportif. Il suffit de lire les projets stratégiques de ces grands laboratoires pour constater que la santé publique n’est plus leur objectif : business first. Et le patient devenu client deviendra responsable des éventuels aléas des thérapeutiques du bienêtre. Magnifique.

Malheureusement, ce capitalisme dévoyé dénoncé par Stiglitz fait du médicament un outil du bienêtre. Le scandale des opiacés démontre leur cynisme : emprise, dépendance, addiction, puis enfermement et mort. Le viagra vendu pour les troubles de l’érection est avant tout consommé par des hommes dont l’andropause réduit la libido, dame nature l’a voulu ainsi. Seulement, les effets indésirables existent. Le plus graves étant des troubles digestifs, des troubles de la vision avec diminution de l’acuité visuelle, des érections prolongées et douloureuses, de l’hypertension ou une hypotension avec évanouissement jusqu’à l’accident vasculaire cérébral. Il faudra soigner le « fada du kiki » comme on dit chez moi. Le refus de la condition humaine nous entraine vers le dopage sexuel et autres éléments d’un bienêtre très artificiel. Ce n’est plus de la médecine. Quelques textes émanant de ces laboratoires éclaireraient judicieusement nos enfants, non.

Lançons un appel aux parents pour que cette propagande fasse l’objet d’une contestation massive pour ces deux raisons. Lançons dans les écoles des comités de vigilance contre l’idéologie scientifique. La première raison sera strictement scientifique qui prouve que les vaccins ne sont pas la solution universelle, très loin de là ; la seconde raison sera strictement économique et elle démontre que les intentions des laboratoires sont très loin d’être liées à l’amélioration de la santé publique. C’est prouvé dans leur projet stratégique, document public remis à leurs actionnaires et les centaines de condamnations des juridictions de très nombreux pays étayent bien plus qu’un doute raisonnable. Nos enseignants porteront-ils à la connaissance des enfants les milliards de dollars de condamnation des laboratoires américains pour initier une réflexion sur les questions éthiques qui y sont liées ? J’en doute à ce stade. Imposons-là. Construisons et mettons à la disposition des parents et des maîtres d’autres documents.

L’Etat procède sous nos yeux à un enfermement de nos enfants dans une bulle cognitive où la seule vaccination est présentée comme le traitement des maladies qu’ils devront accepter. C’est en soi une contre-vérité scientifique absolue. Et le plus grave, rien sur l’éthique, rien sur l’histoire de la médecine et ses errements, rien sur la dignité humaine, rien sur la liberté et le consentement, rien sur le droit à l’information, rien pour les plus grands sur les traités internationaux et la protection des personnes. Fascinant, fascisant même. C’est intolérable, et nous devrons tous faire pression dans les écoles et les collèges. Fabriquons des documents, distributions-les, diffusons, affichons, etc.

L’idéologie gnostique et anti-catholique d’Alexandre Douguine

Après l’article de Raphaëlle Auclert, voici comme annoncé de larges extraits de celui de Jeanne Smitrs, paru chez nos excellents confrères de Réinformation TV sous le titre: “Daria Douguin: sa mort fut tragique, mais elle ne justifie pas l’idéologie des Douguine”.

Que l’attaque à la voiture piégée par laquelle Daria Douguine, fille d’Alexandre, a été tuée, samedi soir, soit un crime abominable et lâche, je ne le contesterai pas un instant. Ne comptez pas sur moi pour me réjouir de la mort violente de cette jeune femme de trente ans, quasiment sous les yeux de son père. On ne souhaite pas cela à son pire ennemi. […]

En revanche, je suis stupéfaite et scandalisée de voir le concert de louanges d’une certaine « droite » à l’égard de cette journaliste engagée – concert qui rejaillit sur son père, Alexandre Douguine, dont elle partageait largement les idées, et qui était vraisemblablement la cible de l’attentat. Idéologie fortement marquée par une eschatologie instrumentalisée, et qui développe un anti-catholicisme véritablement spectaculaire.

La grande presse occidentale affirme volontiers qu’Alexandre est le « Raspoutine de Poutine », son maître à penser, un proche. Cette idée est balayée par des personnalités comme Jacques Sapir, Alexandre del Valle»  Christian Bouchet, spécialiste de l’occultisme et proche de Douguine, affirme aujourd’hui à Breizh-Info :

« Ces médias le présentent comme le « Raspoutine de Vladimir Poutine », comme le « cerveau de Poutine », etc. Or, en réalité, je crois bien qu’il n’a jamais rencontré le président Poutine et, il y a quelques années, il a perdu sa chaire à l’Université de Moscou car ses prises de position radicales gênaient le gouvernement Poutine alors favorable à la signature des accords de Minsk.

« Contrairement à ce qui peut être écrit, il n’est pas celui qui murmure ses conseils à l’oreille de Vladimir Poutine. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il n’a pas d’influence, mais celle-ci s’exerce différemment : par ses livres, ses articles, ses conférences, ses interventions télévisées, ses prises de position sur la toile. Et cette influence est importante, même si elle est bien différente de celle qu’on nous présente. Si je peux faire une comparaison, il est plus proche, en Russie, du statut qu’a en France Bernard-Henri Levy que de celui qu’a pu avoir Jacques Attali avec François Mitterand. »

Gênant pour le régime de Poutine, Douguine ? Critique à l’égard du président russe ? On veut bien le croire, mais dans une certaine mesure seulement, car comme sa fille, il soutient fortement l’invasion de l’Ukraine. Il a effectivement perdu sa chaire de sociologie à l’Université de Moscou en 2014 parce qu’il avait appelé à « tuer, tuer, tuer » les Ukrainiens – affirmation qu’il a par la suite qualifiée de « métaphorique ». C’est d’ailleurs à peu près ainsi qu’il minimise ses appels à la « destruction » des libéraux, de l’Amérique et j’en passe.

Si Douguine semble avoir été mis à l’écart des médias officiels russes, il est néanmoins libre, dans ce pays très surveillé, de diffuser son abondante prose au service de l’» eurasisme » qu’il a théorisé, et dont il faut bien reconnaître que Poutine le met – toujours dans une certaine mesure – en pratique. L’Union eurasiatique (calquée sur l’UE…), le grand rapprochement entre la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie… (avec ses heurts et ses contradictions internes) se joue sous nos yeux, et désigne un ennemi, voire une cible : l’Occident. Leur vocabulaire est voisin, les idées se recoupent. Sans cesse revient le mot : « multipolarité ». […]

La fréquentation de ces sites [Tsargrad et Katehon, dirigés par Konstantin Malofeev] est extrêmement instructive, mais j’ai peine à croire que nombre de nos amis catholiques de la droite de conviction s’y soient beaucoup aventurés. Bien sûr, on y condamne l’idéologie du genre, le « wokisme », le mondialisme, le « grand Reset », mais il faut regarder plus loin. On y trouve une rhétorique fortement anti-occidentale, le désir de créer un empire « terrien » dont la Russie serait le « Heartland » – le cœur – englobant toute l’Europe occidentale, en lien avec la Chine (communiste) et son réseau de communication terrestre. […]

Au titre de la « multipolarité », c’est le respect de toutes les civilisations qui est prôné, et de leurs religions, attachées à des territoires dans une sorte de déterminisme historique. L’universalisme de l’Europe occidentale est présenté comme l’ennemi à abattre, car il n’y a pas de vérité, seulement des « peuples » à la valeur quasi mystique, plongeant tous leurs racines historiques dans une religion originelle qui a donné naissance aux religions sur le fondement d’une révélation multiforme (dont les Orthodoxes russes sont assurément, dans cette optique, les plus proches). Cela aboutit forcément à un syncrétisme et à un relativisme. L’Occident est présenté comme s’étant exclu de cet héritage, en choisissant un « matérialisme » libéral et hégémonique qu’il faut combattre à tout prix.

Cela explique la fascination de Douguine – qui se réclame de l’ésotériste René Guénon, de Julius Evola, de la gnose – pour l’hindouisme ou l’islam. La « Tradition » défendue ici n’est pas celle de la transmission de la vérité révélée : elle est celle du « temps long », des archétypes, de la mémoire primordiale. Elle rejette le dogme (à la manière des francs-maçons). Elle dénonce l’idéologie des droits de l’homme, non en que celle-ci rejette les droits de Dieu, mais en ce qu’elle proclame les droits des personnes en tant qu’individus et non de manière « collective » (car le « peuple » prévaut sur les personnes). Elle déteste l’Europe catholique qui a traversé les océans.

Quelques exemples significatifs (mais on pourrait remplir des pages) donneront une idée.

En septembre dernier, sur son site geopolitika.ru, Alexandre Douguine publiait une charge violente contre la présence française au Mali, terre dont il saluait au passage la civilisation historiquement très forte sur le plan culturel, politique et économique, « société belle et raffinée à part entière ». […]

« La France, par inertie, essaie toujours de gouverner son ancienne colonie, mais elle ne peut pas résoudre les problèmes économiques, de séparatisme ou d’extrémisme, ou peut-être ne le veut-elle pas. Tout est affecté par l’inertie de l’arrogance occidentale. Le président pro-français Ibrahim Boubacar Keita a été évincé en 2020. Au Mali, même les drapeaux russes peuvent être vus lors des rassemblements, le peuple exige que les nouveaux dirigeants se tournent vers la Russie dès que possible.

« Dans un monde multipolaire, la Russie a une chance de venir en Afrique avec une toute nouvelle mission. La Russie n’a pas d’histoire coloniale en Afrique. Et Moscou a une longue histoire, généralement positive, de liens traditionnels avec les pays africains et les mouvements anticoloniaux. […]

Je ne me lasse pas non plus de cette profession de foi gnostique de Douguine, que j’avais rapidement commentée ici, tirée de : Le prophète de l’eurasisme, Partie IV – Essais philosophiques, Le gnostique, pp. 217-220, Avatar éditions, Collection Heartland. Extraits (le texte complet est ici) :

« Maintenant vient le temps de révéler la vérité, de dévoiler une essence spirituelle que les lèche-bottes ordinaires définissent comme de l’» extrémisme politique ». Nous les avons embrouillés, changeant les registres de nos sympathies politiques, la couleur de nos héros, passant du chaud au froid, du droitisme au gauchisme et inversement. Tout cela n’était qu’une préparation intellectuelle, une sorte de réchauffement idéologique.

« Nous avons effrayé et séduit à la fois l’extrême droite et l’extrême gauche, et maintenant toutes deux ont perdu leurs lignes directrices, toutes deux ont été attirées hors des sentiers battus. C’est merveilleux. Comme le grand Evgueni Golovin aimait à le répéter : « Celui qui marche face au jour ne doit pas craindre la nuit. » Il n’y a rien de plus agréable que de sentir le sol se dérober sous vos pieds. C’est la première expérience de vol. Cela tuera la vermine. Cela endurcira les anges. […]

« La Voie de la Main Gauche est appelée « gnose », « connaissance ». Elle est amère, en tant que connaissance elle engendre la douleur et froide tragédie. Jadis, dans l’Antiquité, quand l’Humanité attachait encore une signification décisive aux aspects spirituels, les gnostiques développèrent leurs théories à un niveau philosophique, comme une doctrine, comme des mystères cosmologiques, comme un culte. Graduellement les êtres se dégradèrent, cessèrent de prêter attention au royaume de la pensée, tombèrent dans la physiologie, dans la recherche de la vie privée, de la vie personnelle. (…) Les fils de l’ancienne connaissance conduisirent Marx, Netchaïev, Lénine, Staline, Mao, Che Guevrara… Le Vin de la Révolution socialiste, le plaisir de la révolte contre les forces du destin, la passion furieuse et sacrée de la destruction totale de tout ce qui est sombre pour l’amour de trouver une nouvelle Lumière non-terrestre… […]

Il rejette explicitement la philosophie réaliste, le principe de non-contradiction, vantant le Chaos « féminin » d’où l’ordre peut naître face au Logos, « phallocrate ». Ordo ab chao : c’est une devise maçonnique. Et c’est ce Chaos que Douguine appelle de ses vœux, afin que de l’horreur, de la destruction, puisse naître une nouvelle ère, une nouvelle lumière, après le Logos qui a fait tout dégénérer… […]

Ce n’est pas un hasard si le symbole de l’eurasisme, le symbole du site geopolitika.ru, celui qui figure sur les drapeaux du mouvement et sur le tee-shirt de Daria Douguine est la « chaosphère », un globe dont partent huit flèches, qui minimise et contredit la Croix autour de laquelle tourne le monde.

Cette pensée n’est pas la nôtre. Elle nous est opposée et hostile. Elle est fondamentalement ennemie de Dieu et de la foi. Elle rejette le commandement du Christ : « Faites de toutes les nations des disciples. »

 

 

Qui voulait la peau de Daria Douguina ?

L’assassinat de Daria Douguina, fille d’Alexandre Douguine, n’a guère été commenté par les médias français, mais il pourrait avoir des conséquences politiques majeures, notamment sur l’actuelle guerre en Ukraine. Et il est une occasion de réfléchir sur l’idéologie de Douguine (et son influence sur Vladimir Poutine). Nous proposons donc coup sur coup deux articles de catholiques françaises, aux analyses manifestement opposées, mais complémentaires pour tenter de comprendre à la fois ce monde intellectuel et spirituel qui nous est tellement étranger et les enjeux géopolitiques. Tout d’abord, cet article de Raphaëlle Auclert, docteur en études russes, portant principalement sur le refus du mondialisme “occidental” d’Alexandre et Daria Douguine. Puis, dans quelques minutes, un article de notre amie la journaliste Jeanne Smits sur leur idéologie gnostique.

La rédaction

 

Une voiture en flammes sur une autoroute de nuit. Des policiers qui s’affairent autour d’éclats de tôle épars et un père dévasté qui se tient la tête dans les mains : on se croirait dans un roman de John Le Carré mais, malheureusement, ces images sont bien réelles et datent de quelques jours seulement. Samedi dernier, Daria Douguina a péri dans l’explosion criminelle de son véhicule dans les environs de Moscou. Agée de 29 ans à peine, elle était la fille du géopolitologue Alexandre Douguine, théoricien du néo-eurasisme qui fut au début des années 2000 un proche conseiller du président Vladimir Poutine. Revenons sur cette tragédie et ses conséquences à court et moyen terme.

Un jeune espoir des antimondialistes

Daria Douguina était philosophe de formation et travaillait comme journaliste pour des médias loyalistes tels que RT, Tsargrad et Zvezda. Dans ses articles, elle appliquait les concepts paternels de « monde russe » et de « néo-eurasisme », théorie qui oppose une Russie imprégnée de tradition et de spiritualité à un Occident décadent et impérialiste dominé par les thalassocraties, Etats-Unis et Grande Bretagne. Mais elle ne se contentait pas d’être une « fille de » ; sa force était de casser les clichés un tantinet rétrogrades des tradis orthodoxes pour offrir aux patriotes un visage jeune et avenant, le sien. Détail inattendu, la jeune Douguina était une adepte de la musique électronique et avait même cofondé un groupe. Au cours de ses études à l’Université d’Etat de Moscou, elle avait passé un an à l’université de Bordeaux III où elle s’était liée avec de jeunes souverainistes français et notamment avec Marion Maréchal.

En outre, les deux jeunes femmes ont beaucoup en commun, à commencer par leur origine sociale (la « nomenklatura » politique) et leur capacité à incarner les idées héritées de leur famille avec leur énergie et le style de leur génération. Comme son père francophile et francophone, elle était une observatrice attentive de la politique française et avait commenté l’issue des élections : bien sûr, ses sympathies allaient vers le discours patriote de Le Pen et sa dénonciation des effets contre-productifs des sanctions contre la Russie, mais elle appréciait beaucoup le bagout de Mélenchon et sa critique irrévérente de l’OTAN.

Sur le plan géopolitique, elle avait soutenu l’opération spéciale russe en Ukraine, la justifiant par la nécessité de provoquer un changement de régime à Kiev, « celui-ci n’étant qu’une marionnette de l’Occident. » Le nouveau régime empêcherait l’expansion de l’OTAN jusqu’à la frontière russe et mettrait fin au calvaire des habitants des républiques de Donetsk et Lougansk. En juin elle s’était rendue à Donetsk et Marioupol et avait publié des photos et vidéos prises sur place, notamment à l’usine Azovstal. Ce reportage lui valut de figurer sur la liste noire du Foreign Office britannique en tant qu’« auteur régulier et reconnu de désinformation au sujet de l’Ukraine » ; plus tôt en mars, elle avait été fichée comme « propagandiste pro-Kremlin » par les Australiens, les Américains et les Canadiens pour ses activités de rédactrice en chef du site United World International. A la fin de l’automne doit paraître Le livre Z, rassemblant des textes de participants et témoins de la guerre, et où figurera sa contribution intitulée « Novorossia et la métaphysique de la marche. »

On l’aura compris, Daria Douguina était l’anti- Navalny, cette idole des libéraux russes et européens, le gendre idéal au charme éventé qui, pour tenter de sortir de l’oubli de ses geôles, multipliait depuis le début de la guerre les déclarations pro-otaniennes. Elle aimait son pays passionnément et allait au devant du danger pour le défendre dans la guerre mondiale de l’information. Sans cette attaque, elle aurait sans aucun doute rejoint les rangs de l’élite politique conservatrice russe.

Précisons que Daria Douguina était bien la cible de l’attentat. Ce fait a été établi par les enquêteurs russes, contrairement à des suppositions ayant circulé dans les premières heures, selon lesquelles c’est son père qui aurait visé. Entre autres détails, l’assassin avait loué depuis juin un appartement dans l’immeuble de sa victime pour mieux surveiller ses déplacements. D’ailleurs, l’intérêt de frapper une figure montante des médias et de la politique russes était bien supérieur à celui de s’en prendre à Douguine, un vieux briscard ayant déjà toute son œuvre derrière lui ; autant empoisonner  Jean-Marie Le Pen ! Et puis, quel plus cruel châtiment y avait-il pour l’architecte de la doctrine stratégique russe que de lui prendre sa fille ? Plus qu’un assassinat politique, cet acte odieux est à l’évidence celui de fanatiques, guidés par la seule haine de ceux qui ne pensent pas comme eux.

De la piste ukrainienne aux méthodes de Guerre froide

Les hypothèses les plus farfelues ont été évoquées ces derniers jours au sujet des coupables. Le journaliste d’opposition pro-ukrainien Andreï Piontkovski affirmait que l’assassinat de Daria Douguina devait être attribué aux services de sécurité russes pour, selon lui, « envoyer un avertissement aux partisans de Douguine qui voudraient que Poutine montre plus de détermination dans la destruction de l’Ukraine ».  Outre que l’argument est fallacieux, Douguine n’ayant jamais appelé à la destruction de l’Ukraine,[1] il néglige le fait que le terrorisme d’Etat n’est pas de mise dans la Russie d’aujourd’hui. En effet, le pouvoir de Poutine bénéficie d’une bonne assise dans le peuple russe, gagnée à la fois par sa longévité et par l’émergence d’une classe moyenne au cours des deux dernières décennies. Or, n’oublions pas que l’assassinat politique porte en germe l’instabilité et le délitement. Instrument classique des luttes de pouvoir au lendemain de révolutions (souvenons des décennies 1790 ou 1940 en France et 1930 ou 1990 en Russie), il devient inutile voire dangereux dans un régime arrivé à sa pleine maturité. Du reste, ce dernier dispose toujours d’un arsenal de moyens de pression moraux, financiers, judiciaires et politiques pour renforcer ou amoindrir l’influence d’une personne. Enfin, à considérer les conséquences catastrophiques pour l’image de la Russie de ce genre d’événements, on imagine mal les autorités organiser leur propre mise au pilori dans la presse internationale… comme si elles avaient besoin de cela en ce moment !

D’après les résultats de l’enquête menée par le FSB, l’assassin se nommerait Natalia Vovk, une citoyenne ukrainienne née en 1979. Elle serait membre du régiment Azov et aurait bénéficié du soutien logistique des services secrets ukrainiens. Elle se serait installée dans l’immeuble de Daria Douguina il y a deux mois pour connaître ses habitudes, puis l’aurait suivie au festival « Tradition » avant de placer une bombe sous sa voiture. L’arme aurait été déclenchée à distance lorsque Douguina rentrait chez elle et Vovk aurait ensuite gagné l’Estonie. La célérité du FSB dans cette affaire (deux jours !) peut surprendre, néanmoins il ne faut pas pour autant rejeter l’explication officielle, qui est tout à fait plausible. Autre élément corroborant la piste ukrainienne : le site du centre Mirotvorets (littéralement « le soldat de la paix »), basé en Ukraine et qui y est reconnu depuis 2016 comme média d’information, a ajouté ces derniers jours sur la fiche de Daria Douguina la mention « liquidée ». Rappelons que l’activité de ce centre douteux – bien qu’autorisé par le pouvoir de Kiev – consiste à publier sur leur site des photos de cadavres décomposés de soldats russes et à jeter en pâture les personnes pro-russes ou supposées telles en y affichant leurs photo et coordonnées personnelles. Ceci posé, il n’est pas exclu qu’on ignore le fin mot de cette affaire. A vrai dire, l(es) exécutant(s) importe(nt) peu.

Plus intéressant est le style de cet assassinat, qui n’est pas sans rappeler les méthodes de la Guerre froide : nous évoquions plus haut John Le Carré, or on se souvient de la tentative ratée d’assassinat en 1948 contre le chef du parti communiste italien Palmiro Togliatti et de l’assassinat en 1973 du président marxiste chilien Salvador Allende. A chaque fois, la cible était un ennemi idéologique des Etats-Unis doté d’une personnalité charismatique. Daria Douguina, fichée sur liste noire, partisane du monde russe et étoile montante des réseaux, faisait partie sans nul doute de ces pions gênants sur le grand échiquier.

Quelles conséquences politiques peut-on attendre ?

Auparavant, les seuls attentats qu’avaient connus le pays étaient le fait d’islamistes tchétchènes qui, pour aussi terrifiants qu’ils fussent, étaient rattachés au territoire national. Malgré la composante religieuse, leurs actions restaient dans le cadre de revendications d’indépendantistes comme en connaît la France, avec le Pays basque ou la Corse par exemple. En revanche, avec la mort de Daria Douguina, la Russie est touchée en plein cœur par un ennemi extérieur.

Partant, deux pièges sont à éviter, celui de l’ire intérieure et extérieure. La colère est une réaction, donc une manière de subjuguer sa volonté aux actes ou aux paroles d’un autre. Durant la Guerre froide et après, l’Union soviétique puis la Russie ont longtemps eu le tort d’être dans le registre de la réaction. Pour cette raison, la Russie avait souvent un coup de retard et n’était pas en mesure de mener le combat idéologique. Avec la doctrine de Douguine, même si son volet mystique est discutable à certains égards, puis le discours de Poutine à Munich en 2007, la Russie a affirmé son intention de fixer elle-même les termes du débat et de définir son propre paradigme spirituel, philosophique et culturel. Autrement dit, elle s’est mise en position de force chez elle et sur l’arène internationale, comme prêtant l’oreille à une réminiscence de Zbignew Brzezinski lorsqu’il disait dans son article « Géostratégie de l’Eurasie » : « le rôle sur le long terme de la Russie en Eurasie dépendra largement de la façon dont elle se définira elle-même ».

Il est ici crucial de rester fidèle à sa propre ligne et de ne pas s’aliéner. Toute réaction impulsive est donc à proscrire. Sur le plan intérieur, cela consisterait à réagir comme l’avaient fait les Etats-Unis en 2001 avec des mesures de type Patriot Act, qui sous-prétexte de traque de la menace intérieure réduiraient drastiquement les libertés individuelles. En outre, cette décision reviendrait à donner davantage encore les coudées franches à une bureaucratie déjà envahissante et qui, pour autant qu’elle permette de lester le régime avec une classe de fonctionnaires acquis à sa cause, alourdit beaucoup la vie courante et suscite beaucoup de mécontentement.

A l’extérieur, une mauvaise réaction pourrait être de lancer un assaut de grande ampleur en représailles de l’attentat pour réaffirmer la puissance russe et l’inviolabilité de son territoire. Une telle offensive causerait inévitablement de lourdes pertes de part et d’autre sans pour autant être décisive. Elle casserait le rythme de progression lente et méthodique de l’armée russe et ternirait son image d’un état-major qui prend pour cible les installations militaires et stratégiques en évitant les habitations. Notons qu’il y a fort à parier qu’un des buts de cet attentat était de remonter le moral des troupes ukrainiennes, composées de malheureux conscrits envoyés de force se faire hacher menu, à telle enseigne qu’il n’y aura bientôt plus personne pour manier les armes livrées généreusement par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Alors que faire devant ce crime odieux ? Ne pas réagir, mais persévérer. Après la mort de sa fille, Douguine n’a pas demandé vengeance ; « ils n’écraseront pas notre volonté par la terreur (…) il nous faut la victoire ». Cette mort barbare n’appelle pas de réaction, elle est le reflet de ses coupables. Et que ceux qui disent « qu’elle l’a bien cherché » en défendant son opinion, et qui tenaient déjà le même discours lors des massacres de Charlie Hebdo ou de Samuel Paty, réfléchissent un seul instant au monde qu’ils appellent pour eux-mêmes et pour leurs enfants : un monde lisse et froid comme une lame de rasoir, ne tolérant aucun pluralisme de culture ni d’opinion.

On peut se demander où est l’Europe, et surtout où est la France dans ce monde lisse et normé comme un formulaire de la sécu ? Il faut croire qu’elle s’y sent très bien, au vu de l’absence totale de marque de compassion de nos politiques et de nos médias – à l’exception des milieux patriotes prorusses – envers la Russie pour l’assassinat d’une de ses enfants. L’ambassade de France à Moscou ne s’en est pas émue une seconde. Seraient-ils tous aussi muets si une chose semblable était arrivée au fils Sarkozy pendant la guerre en Libye, ou encore au fils Fabius, à la fille BHL ou à la petite-fille Le Pen ? N’auraient-ils qu’un silence blasé à opposer à cette barbarie ?

Ce silence indifférent, comme celui de l’absence de Daria Douguina, est le même que celui laissé chez nous par la Cancel culture, cette machine à effacer toute voix dissidente, c’est-à-dire trop virile, trop patriote et trop catholique. Alors, pour sa mémoire et pour notre avenir, ne restons plus silencieux et, comme elle, affirmons tout haut notre foi et notre identité.

[1] « Notre opération en Ukraine est un défi au monde unipolaire ; de son issue dépendra l’émergence d’un nouvel ordre mondial », interview d’Alexandre Douguine au journal turc Turkiye Gazetesi, 11 avril 2022.

Satanisme et Terreur [add.]

Nous poursuivons la publication des conférences prononcées au colloque “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” .

Après L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade,

Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations,

et De l’ingérence à la subversion,

voici la conférence (en anglais) de Roman SILANTIEV, spécialiste des religions et professeur à l’Université linguistique d’Etat de Moscou (Russie): Satanism as an Ideology of Total Terror [addendum: une traduction française est disponible en bas de l’article].

Roman SILANTIEV

Satanism as an Ideology of Total Terror

I welcome you on behalf of the Destructology Laboratory of the Moscow State Linguistic University. Our department conducts research with the framework of the new applied science of destructology and studies destructive ideologies of both religious and not religious nature. We believe that at the current historical stage, the main terrorist threat to Russian national security is the misanthropic ideology represented by the Columbine terroristic movement of American origins.

Adherents of misanthropic ideology incite hatred towards all mankind, calling for its total destruction. Considering that the misanthropes also don’t value their own lives and usually commit suicide after committing terrorist attack, the form of terrorism generated by them can be defined as absolute terrorism. Absolute terrorism seriously differs from the forms of terrorists defined in the legislation of the Russian Federation in that it considers the killing of citizens not a means to an end, but the goal itself. Its adherents rarely make any demands and want to change something in society. They don’t take hostages and don’t enter into the negotiation, but they try to indiscriminately kill as many people as possible, among whom minors predominate due to their least protection.

As of August, we count about 20 confirmed Columbine-style attacks that have been recorded in Russia, in which 50 people were killed and more than 200 injured. At the same time, more than 100 attacks were prevented at the final stages of preparation, and more than 500 pupils with attention for such criminal activity were defined. Ten times Columbines attack secondary education institutions, twice  preschool and other universities. The ideology of Columbine and related terroristic movements is based on the ideology of Satanism, which presupposes the destruction of all mankind and also esoteric Nazism in the form of a neo-pagan stream. It incorporates the cult of superhumans – gods who have tried to kill humans or bio-waste. The Columbine school massacre in the United States, which marked the beginning of the same subculture, had a number of key signs of Satanism ritual markers, such as:

  • Date selection (from the point of view of Satanism, rituals dedicated to holy days have a special power). For example, Walpurgis night, or Halloween (Samhain), April 20, as Hitler’s birthday is considered the main holy day for neo-Nazi Satanists.
  • The number of victims and their choice. Exactly 30 people were killed, two of them bright Christian girls. In addition, in general, the killing were not selective, which fits perfectly into the criteria for finding victims for satanic rituals.
  • The choice of clothing and weapons. Harris and Klebold preferred to wear black raincoats and special shoes – “bertsy” (army boots). They came to the shootings in T-shirts with the words rage and natural selection. From their weapons – a shotgun subsequently acquired ritual status in Russia, with the help of which three of the largest executions were carried out. Symbolism in the choice of clothing and weapons, for example, knives of a special shape is very important for satanic rituals.
  • Reliance on text. With the jurors Harris and Klebold proved that they were not mentally ill and did not act in the state of passion, having carefully planned everything in advance. In addition, their lyrics were written in an openly satanic style. Also, as half an increased percentage of people with mental disabilities generally remain with psychiatric notes and commit their crimes completely in cold blood and also relying on specific texts.
  • Ritual suicide. Klebold and Harris committed suicide so that it should not be too typical for school shooters before them. In addition to the reference to Satanism with its self-worship, there are also certain rituals of classical settings.

Thanks to the detailed coverage of this crime the above details did not pass by the attention of the audience who practice ritual murders. The act of Harris and Klebold was reinterpreted after the fact in the right way as a particularly effective ritual that needs to be repeated as close to the original as possible. It was the circumstance that distinguish them from the mass of school shooters and make them the first deities or demons of new religion – subculture “Columbine”. The abundance of specific fans of Klebold and Harris – neo-Nazis, Satanists and misanthropes undecided with the specific ideology – turned this subculture into one of the most numerous and aggressive manifestations of misanthropic ideology, that is into the new form of satanism. Thank you for your attention.

Addendum: Un lecteur, que nous remercions chaleureusement, nous envoie cette traduction:

Le satanisme comme idéologie de la terreur totale

Je vous souhaite la bienvenue au nom du Laboratoire de Destructologie de l’Université Linguistique d’Etat de Moscou. Notre département mène des recherches dans le cadre de la nouvelle science appliquée qu’est la déstructologie et étudie les idéologies destructrices de nature religieuse et non religieuse. Nous pensons qu’au stade historique actuel, la principale menace terroriste pour la sécurité nationale russe est l’idéologie misanthrope représentée par le mouvement terroriste d’origine américaine Columbine.

Les adeptes de l’idéologie misanthrope incitent à la haine envers toute l’humanité, appelant à sa destruction totale. Étant donné que les misanthropes n’accordent pas non plus de valeur à leur propre vie et se suicident généralement après avoir commis une attaque terroriste, la forme de terrorisme qu’ils génèrent peut être définie comme un terrorisme absolu. Le terrorisme absolu diffère sérieusement des formes de terrorisme définies dans la législation de la Fédération de Russie en ce qu’il considère le meurtre de citoyens non pas comme un moyen d’atteindre un but, mais comme le but lui-même. Ses adeptes formulent rarement des revendications et veulent changer quelque chose dans la société. Ils ne prennent pas d’otages et n’entrent pas dans la négociation, mais ils essaient de tuer indistinctement autant de personnes que possible, parmi lesquelles les mineurs prédominent en raison de leur moindre protection.

Au mois d’août, nous comptons environ 20 attaques confirmées de type Columbine qui ont été enregistrées en Russie, dans lesquelles 50 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées. Dans le même temps, plus de 100 attaques ont été empêchées dans les dernières phases de préparation, et plus de 500 élèves ayant une attention pour ce type d’activité criminelle ont été définis. Dix fois, les Columbine attaquent des établissements d’enseignement secondaire, deux fois des écoles maternelles et d’autres universités. L’idéologie de Columbine et des mouvements terroristes apparentés est basée sur l’idéologie du satanisme, qui présuppose la destruction de toute l’humanité, ainsi que sur le nazisme ésotérique sous la forme d’un courant néo-païen. Il intègre le culte des surhommes – des dieux qui ont essayé de tuer des humains ou des biodéchets. Le massacre de l’école de Columbine aux États-Unis, qui a marqué le début de cette même sous-culture, présentait un certain nombre de signes clés des marqueurs rituels du satanisme, tels que :

Le choix de la date (du point de vue du satanisme, les rituels dédiés aux jours saints ont un pouvoir spécial). Par exemple, la nuit de Walpurgis, ou Halloween (Samhain), le 20 avril, en tant qu’anniversaire d’Hitler est considéré comme le principal jour saint pour les satanistes néo-nazis.
Le nombre de victimes et leur choix. Exactement 30 personnes ont été tuées, dont deux jeunes filles chrétiennes brillantes. De plus, en général, les tueries n’étaient pas sélectives, ce qui correspond parfaitement aux critères de recherche de victimes pour les rituels sataniques.
Le choix des vêtements et des armes. Harris et Klebold préféraient porter des imperméables noirs et des chaussures spéciales – des “bertsy” (bottes de l’armée). Ils se sont rendus aux fusillades vêtus de T-shirts sur lesquels étaient inscrits les mots “rage” et “sélection naturelle”. De leurs armes – un fusil de chasse a par la suite acquis un statut rituel en Russie, à l’aide duquel trois des plus grandes exécutions ont été réalisées. Le symbolisme dans le choix des vêtements et des armes, par exemple des couteaux d’une forme particulière, est très important pour les rituels sataniques.
Le recours au texte. Avec les jurés, Harris et Klebold ont prouvé qu’ils n’étaient pas des malades mentaux et qu’ils n’ont pas agi dans l’état de passion, ayant soigneusement tout planifié à l’avance. En outre, leurs textes étaient écrits dans un style ouvertement satanique. En outre, comme la moitié d’un pourcentage accru de personnes souffrant de handicaps mentaux restent généralement avec des notes psychiatriques et commettent leurs crimes complètement de sang-froid et en s’appuyant également sur des textes spécifiques.
Le suicide rituel. Klebold et Harris se sont suicidés de sorte que cela ne devrait pas être trop typique pour les tireurs scolaires avant eux. En plus de la référence au satanisme avec son culte de soi, il y a aussi certains rituels de cadres classiques.
Grâce à la couverture détaillée de ce crime, les détails ci-dessus n’ont pas échappé à l’attention du public qui pratique les meurtres rituels. L’acte de Harris et Klebold a été réinterprété après coup de la bonne manière, comme un rituel particulièrement efficace qui doit être répété aussi près que possible de l’original. C’est cette circonstance qui les distingue de la masse des tireurs scolaires et en fait les premières divinités ou démons de la nouvelle religion – la sous-culture “Columbine”. L’abondance des fans spécifiques de Klebold et Harris – néo-nazis, satanistes et misanthropes indécis avec l’idéologie spécifique – a transformé cette sous-culture en une des manifestations les plus nombreuses et agressives de l’idéologie misanthrope, c’est-à-dire en une nouvelle forme de satanisme. Merci de votre attention

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous

L’abbé Renard FSSP) présente pour Claves la belle figure du père Emmanuel du Mesnil-Saint-Loup. Extrait :

[…]

Il arriva dans sa cure à pieds, un 24 décembre, sous la neige, et se rendit directement dans la vieille église du village, où il célébra à minuit sa première messe de nouveau curé. L’abbé André héritait d’une paroisse sans relief ni ferveur, où les pratiquants s’en tenaient au strict nécessaire et ne se distinguaient pas par leur esprit de dévotion.

Rome et la dévotion à Notre-Dame de la Sainte-Espérance

Sa vie prend une nouvelle dimension en juin 1852 lorsque l’abbé André part en pèlerinage pour Rome. Quittant son village, il confie ses paroissiens à la Vierge de la vieille église et un nom s’impose à son esprit : Notre-Dame de la Sainte-Espérance. L’idée revient, insistante, durant le trajet vers Rome : lui consacrer sa paroisse, instituer une fête de Notre-Dame de la Sainte-Espérance.

Le 5 juillet, reçu en audience par le bienheureux pape IX, l’abbé André se jette à ses pieds et ose demander que la Vierge honorée en son église soit vénérée sous le vocable de Notre-Dame de la Sainte-Espérance et que sa fête le quatrième dimanche d’octobre soit assortie d’une indulgence plénière.

De retour au Mesnil, l’abbé attend le 15 août pour apprendre à ses ouailles, en un sermon plein de feu, l’heureuse nouvelle. Il égrène alors de multiples invocations, dont l’une retient en particulier l’adhésion des fidèles : Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous.

La première fête de Notre-Dame de la Sainte-Espérance fut donc célébrée au Mesnil le 22 octobre 1852, initiant un beau mouvement de conversion, alors que le respect humain retenait encore beaucoup de villageois loin des sacrements. L’abbé André prêcha sur l’urgence du retour à Dieu, la nécessité de la pénitence, et resta une grande partie de la nuit à confesser les hommes de la paroisse, dans la pénombre de la vieille église.
En 1853 fut instaurée la prière perpétuelle : les volontaires s’engageaient à dire un Ave entouré de l’invocation à Notre-Dame à une heure du jour ou de la nuit qui leur était attribuée. Cette initiative sera érigée en 1869 en archiconfrérie, donnant lieu à la diffusion d’un Bulletin de Notre-Dame de la Sainte-Espérance, puis en 1880 à la constitution d’une Union sacerdotale. […]

Rétro-commission

Verra-t-on dans cette commission Jean Sevillia et Guillaume Zeller ?

 

Une camionnette fonce sur une terrasse : deux témoins ont entendu « Allah Akbar », la piste terroriste écartée

Vers 13h00 vendredi, le conducteur d’une camionnette blanche a foncé sur deux terrasses à Bruxelles. Il s’est ensuite enfui.

Six personnes ont été légèrement blessées mais aucune n’a dû être hospitalisée. Le conducteur a été arrêté quelques heures plus tard.

Pause d’un an pour l’école de prière et d’évangélisation Jeunesse-Lumière

Communiqué du Conseil Pastoral de Jeunesse-Lumière (école lancée par le P. Daniel-Ange):

L’école internationale de prière et d’évangélisation JEUNESSE-LUMIÈRE, fondée en 1984, va prendre une année de réflexion pour renouveler son élan à l’aube de son 40ème anniversaire.

Ce 19 juillet 2022, Mgr Jean Legrez, archevêque d’Albi, en charge pastorale de l’école internationale de prière et d’évangélisation JEUNESSE-LUMIÈRE, a demandé au Conseil Pastoral de l’école « de prendre un temps de réflexion dans la prière pour permettre au charisme de l’École de prendre un nouveau souffle. »

Après 38 années non-stop d’alternance désert-mission, expérience passionnante déjà vécue par près d’un millier de jeunes de plus de 50 pays, cette décision vise à permettre une réflexion en profondeur sur les moyens d’ajuster la vie de l’école aux attentes, besoins et capacités des nouvelles générations, en vue de la rentrée en septembre 2023 dans un dynamisme renouvelé par l’Esprit-Saint.

Liens externes :

https://www.jeunesse-lumiere.com

https://www.facebook.com/Jeunesse-Lumiere-1607398346177613/

Communiqué de l’archevêque au sujet de l’école Jeunesse Lumière :  https://albi.catholique.fr/notre-diocese/mgr-legrez/345680-communique-de-larcheveque-au-sujet-de-lecole-jeunesse-lumiere/

Coupures d’électricité : merci Macron

2018:

2022 :

Interrogé ce vendredi dans la Matinale de CNEWS sur le projet de plan de sobriété énergétique voulu par Emmanuel Macron, Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques, n’a pas exclu des coupures de gaz et d’électricité cet hiver en France.

I-Média Ce que les médias n’ont pas montré cet été

L’image de la semaine est celle du retrait définitif, et en catimini, des dernières troupes françaises du sol malien. Pourquoi ne parle-t-on quasiment plus de ce désaveu dans la presse nationale ?

Le premier sujet est consacré à l’Ukraine. Pourquoi les médias s’efforcent-ils encore de dissimuler les détournements de l’armement de l’ouest ? Pourquoi la mort de Daria Douguine n’émeut-elle pas notre presse ? Qu’en est-il des derniers mensonges de France Télévisions ?

Revue de presse avant le dernier sujet : en France, les racailles n’ont pas pris de vacances.

Quand Moussa Darmanin dînait avec Hassan Iquioussen

En s’acharnant à expulser l’imam islamiste Hassan Iquioussen, Gérald Darmanin n’a pas cessé de multiplier les invectives à l’égard du prêcheur. Particulièrement, le ministre de l’Intérieur n’a jamais manqué de rappeler que les antécédents de l’imam remontent à près de vingt ans, et sont depuis longtemps bien connus des services de l’État. Une longue carrière islamiste qui n’a pourtant pas empêché Gérald Darmanin de dîner avec Hassan Iquioussen, en 2014, révèle Mediapart.

 

Alors député UMP, il ambitionnait de conquérir la mairie de Tourcoing à la gauche. Pour ce faire, Gérald Darmanin avait conçu le projet de se rapprocher de l’électorat musulman.

Gérald Darmanin avait alors tenu à rencontrer la communauté musulmane du Nord. C’est à cette occasion que, selon Mediapart, il aurait partagé un dîner de deux heures avec l’imam Iquioussen. L’intéressé confirme d’ailleurs l’information, sans difficulté :

« On a passé une très belle soirée. C’était très positif, on s’est mis d’accord sur 99,9 % des sujets de conversation ».

 

« Darmanin mettait un point d’honneur à rappeler qu’il portait comme deuxième prénom Moussa, que ça venait de son grand-père », ajoute un autre convive.

L’imam Hassan Iquioussen avait aussi acheté en 2003 sa propriété de Lourches dans le Nord à un oncle de Gérald Darmanin.

Arrêtons le martyre des Ukrainiens – l’urgence d’une conférence pour la paix en Europe

De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:

Il y a des esprits va-t’en guerre qui veulent encore la guerre par haine, vengeance, pour faire rendre gorge à l’ennemi. Seulement, depuis 1990, le peuple ukrainien vit une descente aux enfers, un véritable martyre qui s’accélère sous les effets d’une guerre que les puissances occidentales encouragent, en toute inhumanité.

Je me contrefiche de savoir si Poutine est un féodal ou si Zelensky est un sinistre manipulateur – à mon avis les deux. Je me contrefiche de savoir si l’Empire russe en profite ou si l’OTAN et les USA rêvent de mettre à genou l’ours russe. Ce débat est sordide et irresponsable, voire inhumain. La seule réalité, c’est la descente aux enfers d’un peuple qu’il faut arrêter pour que le développement, la coopération et la paix retrouvent naturellement leurs droits.

Les enfants martyrs de l’Ukraine contemporaine

L’indice de concrétisation des droits de l’enfant conformément à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont l’Ukraine est signataire est très moyenne, même avant la guerre. Les ONG, dont Humanium signalent une situation très difficile. Quelques points.  Ils sont les premières victimes de la pauvreté qui touche près de 35 % de la population. Le taux de mortalité infantile est un des plus élevé de la région. La transmission du SIDA des mères à leurs enfants est toujours bien présente et n’a pas diminué. La violence contre les enfants est très préoccupante. Des mineurs sont par exemple victimes des services de police : violence physique, tortures. Cela n’a rien à voir avec la guerre. Les enfants handicapés sont victimes de discriminations et les ONG dont Humanium soulignent bien les discriminations racistes à l’encontre des enfants des minorités dont les Roms. Ils sont victimes de violences organisées. Le martyr des enfants tient aussi au fait que 8 à 10% travaillent, voire subissent les traites clandestines : prostitutions, esclavages, réseaux pornographiques, etc. Le phénomène des enfants des rues est jugé grave, sans accès aux soins, à l’école, exposés aux maladies, à la drogue et aux trafics. La population enfantine est aussi victime des conséquences de Tchernobyl : malformation, vieillissement prématuré, pneumonie. Et cette situation s’aggrave avec la guerre. L’enfant ukrainien est déjà martyr dans de nombreux cas et cette guerre en accroit les effets délétères.

La misère et la pauvreté d’un peuple martyrisé au quotidien

La population est de plus en plus pauvre. LE PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) alerte sur l’extrême pauvreté qui est en train de dévaster l’Ukraine. Déjà, 35% de la population était dans la misère avant la guerre. Un des pays le plus pauvres de la région. Le PNUD craint qu’une guerre de plusieurs trimestres entraine jusqu’à 90% de la population ukrainienne dans l’extrême pauvreté. Un cauchemar. L’estimation a aujourd’hui est de plus de 60%. Toute l’Ukraine bascule dans la misère dit le PNUD.

L’analyse vient des organismes ukrainiens eux-mêmes. L’Institut de démographie annonce un taux de pauvreté de 50% en ce moment même. C’est Ella Libanova, directrice, qui décrit cette tendance. De même, la Commissaire aux droits de l’homme de l’Ukraine Lyudmila Denisova annonçait qu’un quart des Ukrainiens sont en état de misère. Et la guerre précipite le mouvement avec pour cet hiver un risque alimentaire, de manque d’énergie et une mortalité liée à la malnutrition et au froid. Une tragédie se dessine.

L’émigration massive, la fuite de l’enfer ukrainien

Toute la presse, de toutes les obédiences, de La Croix à Lutte Ouvrière, du Monde au Figaro en France partage le constat terrible d’un pays qui a perdu un quart de sa population en trente ans. Et la guerre accroit ce phénomène de dépopulation. Des 41 millions annoncés avant la guerre, le pays compterait moins de 37 millions d’habitants. Ils étaient 51 millions au moment de l’indépendance. Cet effondrement est donc imputable aux politiques ukrainiennes pour une immense partie et au fait de la guerre depuis six mois. Seulement de nombreuses décisions politiques ont accéléré cette émigration massive. Quelques exemples. Lutte Ouvrière note bien le chômage de masse, la désindustrialisation massive, la recherche d’un travail en Pologne, en Russie ou en Europe de l’Ouest. Zelensky déclarait que 10 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté, occasionnant cette émigration économique. On oublie de dire que Zelensky a détruit les restes de la protection des travailleurs de l’époque soviétique au nom du libéralisme. Il a autorisé la cession des terres aux étrangers, réclamée par les puissances étrangères. Qui a dit qu’il y avait des colonisateurs pour s’approprier les terres ? La guerre des terres fertiles a commencé, là aussi, avec l’exploitation des travailleurs, la confiscation des terres, la spoliation et la perte des revenus de subsistance d’une économie grégaire. L’ONU alerte sur les conséquences de cette dépopulation massive. Le facteur démographique étant déterminant pour le développement économique : investissement, main d’œuvre, consommation, la dépopulation accélère l’effondrement économique d’où la certitude d’une faillite décrite par tous les observateurs économiques internationaux.

La certitude d’une faillite cataclysmique

Déjà très fragile, la Banque Mondiale, le FMI, la COFACE, Fitch, Standard & Poors, Moody’s ont tous publié des notes avec des prévisions de faillite à court terme. Le PIB sera divisé par deux à fin 2022 ; la guerre étant une pure folie destructrice. L’Ukraine vit sous perfusion des aides internationales estimées à environ 85 milliards actuellement. Mais qu’en est-il de la situation économique ? Le financement courant est estimé à 5 milliards par mois que l’économie ukrainienne ne produit plus. Même les économistes locaux, Volodymyr Vakhitov, économiste à la Kyiv School of Economics explique que l’aide étrangère permet d’éviter la faillite. Le plus délirant, ce sont des pays dont les économies sont elles aussi très endettées et ou une part croissante de la population bascule dans la pauvreté qui viennent supporter un Etat ukrainien dévasté. Les USA donnent 43 milliards, la France aurait donné 2 milliards, etc. La géopoliticienne Ana Pouvreau abonde en ce sens dans La Croix : « La guerre a actuellement pour effet d’amplifier le fléau de la corruption en Ukraine car elle a contribué à renforcer les réseaux criminels et l’économie grise et à déstabiliser les structures de lutte contre la criminalité. » A quoi jouons-nous, si ce n’est a engendrer de la misère en Ukraine et bientôt chez nous ?

Les institutions financières décrivent un pays ruiné, sans activité, incapable de produire les recettes fiscales indispensables, parasité par une corruption massive et endémique qui date de bien avant la guerre. La dette extérieure explose, atteignant 130 milliards. L’inflation sera de 20 % a minima sur l’année de guerre, insoutenable pour les populations. Les notes de ces organismes financiers mentionnent par exemple un environnement des affaires sous l’emprise de la corruption incluant le système judiciaire, des monopoles oligarchiques néfastes, des services publics inopérants. Et la guerre accroit le pouvoir de ces corrupteurs dans un Etat encore moins organisé.  Aujourd’hui, les détenteurs d’obligations ukrainiennes reportent le paiement des intérêts de la dette. Mais pour combien de temps ? Car les notes économiques soulignent qu’il n’y a aucun espoir, surtout si la guerre dure. Le pays est donc objectivement en faillite. Chaque mois de guerre est un désastre humain et économique. Ce sont-là les analyses conjointes des trois institutions : Moody’s, Fitch et Standard & Poors.

Un parti politique gouvernemental en perdition, avant même la guerre

On oublie trop d’analyser les « trahisons » successives du gouvernement Zelensky, entre ses promesses électorales et la réalité des décisions qui ont provoqué une érosion massive de la confiance des Ukrainiens. La guerre est alors une fuite en avant cynique dont il n’est pas impossible d’imaginer qu’elle serve, à très court terme, les ambitions politiques d’un parti très largement rejeté dans l’opinion. Alors qu’il s’était engagé à lutter contre la corruption, rien n’a été fait. L’agence internationale Transparency International, spécialiste de la corruption, classe l’Ukraine au 117e rang sur 180 pays, avec 33 points sur une échelle de 0 à 100. Notons que le 0 indique que la corruption remplace le gouvernement de droit. Avec 33, le score est éloquent. Guerre ou pas guerre, le pays est martyrisé par quelques dizaines de familles oligarchiques qui vampirisent toute l’économie à leur profit.

L’urgence d’une conférence internationale pour la paix en Europe

Il faut arrêter la guerre, car le peuple ukrainien et ses enfants vivent un martyre depuis trente ans qui ne fait que s’accentuer. Il est du devoir des hommes de paix d’exiger l’arrêt de la guerre, et Zelensky en a le pouvoir avec l’aide des pays européens. Sauf à être dans cette surenchère de haine, dans cette folie destructrice contre les Russes, nous devons tous demander la paix. Et il appartient aux populations de décider librement d’être russophones ou ukrainophones, d’être russes ou ukrainiennes, polonaises ou hongroises même. Ce sont les peuples qui sont libres, pas des représentants qui prétendent imposer leurs vues. Que les nationalistes ukrainiens, d’ailleurs minoritaires dans le pays acceptent le verdict de la liberté des urnes pour savoir si la nation ukrainienne est une fiction ou une réalité vécue et souhaitée par les populations. Nous devons soutenir l’arrêt des combats, demander des référendums d’autodétermination des populations dans leurs Oblasts, sous l’égide des institutions internationales et en accepter tous loyalement le verdict. Le temps des féodaux qui décident que celui-là est à moi est révolu. Soyons vraiment digne des valeurs occidentales de liberté et de souveraineté des populations.

Il faut donc soutenir l’appel à la paix de l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner, lorsqu’il dit que : « La guerre en Ukraine entraîne des souffrances humaines inimaginables, avec la perte tragique de vies humaines et le déplacement de millions de personnes. » Et il est indispensable : « Pour éviter d’autres souffrances, de plus amples destructions et un appauvrissement accru, la paix est nécessaire maintenant ». Je partage pour ma part son diagnostic qui vient rendre coupable nos dirigeants qui cachent la situation pour nous enfermer dans une logique de guerre mortifère : « Un déclin économique alarmant, ainsi que les souffrances et les difficultés qu’il entraînera pour une population déjà traumatisée, doivent maintenant être mis en évidence. Il est encore temps de rectifier cette sombre trajectoire ».

Voilà pourquoi je suis en total désaccord avec le Président Macron et que notre Parlement a un devoir de paix et de rappel à l’ordre que la Nation française ne veut pas la guerre. Sans consultation du parlement, le président Macron devient très personnellement, jour après jour, co-responsable du martyre des Ukrainiens, par fanatisme anti-russe, par intérêt économique peut-être, car de sordides manœuvres succéderont à la faillite inéluctable de ce pays où les prédateurs ne manqueront pas de se partager la dépouille. Oui, nos valeurs sont bafouées quand on promeut et entretient ici la guerre en Europe. Ce cynisme est indigne, et malheureusement, beaucoup de nos contemporains en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie ne sont pas dupes de cette déshérence morale de l’Occident et de la France, qui explique aussi le rejet actuel des pays africains au passage. Oui, nos dirigeants deviennent les bourreaux de l’Ukraine en perpétuant une guerre absurde dont les responsables sont là : des dirigeants occidentaux, les oligarchies ukrainiennes et les Russes.

Les références :

Quelques esprits chagrins reprochent toujours le manque de sources, alors qu’elles sont le plus souvent indiquées dans mes articles. Pour attester des sources et des preuves de toutes les informations qui démontrent mes propos et que tout cela n’est pas le fruit du délire d’un complotiste pro-russe, merci de consulter l’ensemble de ces documents, parmi de très nombreux, et de cesser de polluer les fils de discussion d’invectives indignes d’une situation où se jouent sous nos yeux le destin de millions de nos contemporains :

Journal La Croix : L’Ukraine, une économie sous perfusion étrangère (la-croix.com)

Journal La Presse : Moody’s abaisse la note de l’Ukraine et signale une perspective négative | La Presse

Journal Ukriform : En Ukraine, le taux de pauvreté dépasse les 50% (ukrinform.fr)

Journal Le Monde : Entre guerre et pauvreté, l’Ukraine se vide (lemonde.fr)

Journal Lutte Ouvrière : Ukraine : la démographie s’effondre, comme le reste | Le Journal Lutte Ouvrière (lutte-ouvriere.org)

ArabNews : S&P abaisse la notation de l’Ukraine, défaut «quasi-certain» | Arabnews fr

Association Humanium – ONG internationale pour la protection des enfants : Enfants d’Ukraine – Humanium

ONU : L’Ukraine pourrait sombrer dans la pauvreté si la guerre continue, alerte le PNUD | ONU Info (un.org)

Note COFACE : Ukraine / Etudes économiques – Coface

Forte contestation de la réforme de l’Ordre de Malte [add.]

Dans deux courriers adressés au pape François, plusieurs hauts responsables de l’Ordre de Malte et treize des quarante-huit associations nationales qui lui sont affiliées, dénoncent les réformes en cours voulues par Rome, et pointent du doigt le rôle joué par le délégué spécial du Saint-Père auprès de l’Ordre, le cardinal Silvano Tomasi.

Les signataires décrivent au pontife romain un scénario apocalyptique en cas de mise en œuvre du projet, annonçant ni plus ni moins une mise en danger des activités humanitaires réalisées par l’Ordre.Ces dernières péripéties illustrent le bras de fer qui oppose Rome à l’aile allemande des chevaliers, représentée par l’actuel Grand Chancelier, Albrecht von Boeselager : ceux-ci voient d’un mauvais œil la réforme de l’Ordre pilotée directement depuis Sainte-Marthe.

Et pour cause, en remettant les chevaliers profès au cœur de la gouvernance de l’Ordre, au prétexte de retrouver l’identité religieuse de l’Ordre, la réforme pilotée par le cardinal Tomasi au nom du souverain pontife, si elle était promulguée, diminuerait l’influence des chevaliers allemands, une influence aussi prépondérante que discrète, depuis une vingtaine d’années déjà.

De son côté, l’aile allemande défend un autre projet de réforme visant à marginaliser le rôle des profès dans le gouvernement de l’Ordre, au profit d’une méthode de représentation fondée sur la base du budget alloué aux associations : en résumé, plus une association nationale est riche, plus son pouvoir serait grand. Or, l’association allemande est – de loin – la mieux pourvue en ce domaine.

Addendum: Un bon connaisseur du dossier nous fait remarquer que les associations signataires sont loin d’être majoritaires en termes de membres car, sur le chiffre cité par la lettre de 13400 membres de l’ordre de Malter au niveau mondial, les associations signataires n’en représentent que 3100 et on ne sait pas encore si, dans tous les cas, le fait de signer a été une décision collective formelle ou une initiative des seuls présidents.

L’épiscopat allemand poursuit sa descente aux enfers

L’Assemblée synodale allemande se réunira pour la quatrième fois du 8 au 10 septembre à Francfort. Les textes à adopter ont été envoyés aux membres synodaux pour leur préparation et ont été publiés sur le site Internet de du Chemin synodal.

Loin de se ranger à l’avertissement du Dicastère pour la doctrine de la foi, les membres traiteront essentiellement de sujets qui sont hors de leur compétence.

Un projet de “conseil synodal” sera discuté. Il devrait garantir une poursuite quasi permanente du Chemin synodal et signifierait une modification de la structure de l’Eglise : Il est proposé que les évêques démissionnent de leur fonction et remettent leur responsabilité à un conseil.

L’objectif de nombreux membres synodaux est d’élire eux-mêmes leur évêque, d’établir un droit de décision pour les laïcs dans l’Eglise, de leur permettre d’administrer le baptême et l’extrême-onction, ainsi que d’apporter leur aide lors du mariage.

Le texte propose qu’un auto-engagement des évêques rende « obligatoire l’interaction entre la responsabilité commune et la fonction de direction » et qu’une « instance de contrôle judiciaire supérieur » soit mise en place, ce qui nécessiterait un « auto-engagement du pape ».

Le droit canonique doit être développé pour que

« les droits fondamentaux de tous les croyants y revête une importance centrale et fondamentale – par analogie avec les droits fondamentaux du droit étatique ».

Parmi ces droits, le texte pose des exigences dans le sens de la transsexualité et de l’homosexualité : ouverture à tous les sexes non-binaires possibles selon le genre (transsexualité et intersexualité). Par analogie avec le droit allemand, l’inscription du sexe « divers » ou des modifications du sexe et du nom dans le registre des baptêmes doivent être possibles.

La gestion de l’homosexualité au sein de l’Eglise doit être ouverte et les erreurs du passé abolies. Les évêques non-hétérosexuels doivent pouvoir faire leur coming-out, afin que

« la diversité dans l’épiscopat soit également visible ».

De plus, les évêques et les responsables de la formation des prêtres doivent s’engager

« pour que l’interdiction de former et d’ordonner des hommes non-hétérosexuels soit levée au niveau de l’Eglise universelle et que toutes les déclarations négatives concernant leur orientation sexuelle soient supprimées dans les documents officiels de l’Eglise ».

Des postes de direction pour les femmes ainsi que leur ordination est réclamée avec véhémence – en tant que

« correction de l’inégalité de pouvoir et des structures ».

L’ouverture des ministères ordonnés tend aussi dans le sens du genre, lorsqu’il est dit que l’Assemblée synodale s’engage à

« émettre des votes qualifiés afin que les croyants qui sont appelés et habilités aient accès à tous les services et ministères de l’Eglise – y compris tous les ministères ordonnés – indépendamment de leur sexe et de leur état de vie ».

De l’ingérence à la subversion

Nous poursuivons la publication des conférences prononcées au colloque “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” .

Après L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade

et Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations,

voici la conférence de Maxime PERROTIN, journaliste spécialiste des questions géopolitiques: De l’ingérence à la subversion : le cas d’école des sectes asiatiques

Maxime PERROTIN

De l’ingérence à la subversion : le cas d’école des sectes asiatiques

Pour ma part, à l’inverse de mon prédécesseur [Roman Silantiev, note du SB], je vais m’arrêter sur des organisations religieuses qui ont pignon sur rue, qui comptent des millions de membres et qui disposent d’une force de frappe financière et politique à laquelle nous ne sommes pas vraiment accoutumés en Europe, ou plutôt que nous ne semblons plus reconnaître. Il y a un détail qui m’a toujours intrigué, c’est la manière dont on perçoit en France les mouvements sectaires, ou plutôt la manière dont leur image s’est construite. Pour beaucoup, il s’agit, on va dire pour résumer, d’illuminés, d’individus crédules, victimes d’un mégalomane qui cherchent à vivre en marge de la société. On pense aux raéliens, qui prêtent même presque plus à sourire qu’ils n’inquiètent, avec leurs ambassades pour les extraterrestres ou encore leur méditation sensuelle. De manière beaucoup plus sinistre, on pense aussi à l’Ordre du Temple Solaire et ses suicides collectifs sur lesquels, Raphaëlle Auclert, vous reviendrez tout à l’heure. Ou encore aux Davidiens, qui se sont notamment mondialement fait connaître lorsque, au printemps 1993, le Bureau de l’alcool, du tabac et des armes à feu ainsi que le FBI avaient assiégé leur résidence à Mount Carmel, près de Waco. Et voilà, pendant près d’une cinquantaine de jours, plus de 80 personnes avaient trouvé la mort – adeptes et agents fédéraux inclus. Des cas médiatiques plus ou moins marquants qui tiennent plutôt de l’épiphénomène, d’une infinitésimale partie émergée de l’iceberg.

A Mount Carmel, par exemple, il s’agissait d’une congrégation d’une centaine d’individus installés depuis les années 30 au fin fond du Texas et où ils attendaient la venue de l’Apocalypse et prêchaient la rédemption au peuple. On est fort loin, on va dire, des temples et des buildings rutilants que des mouvements religieux qui ont émergé aux États-Unis ou dans les pays d’Asie ont disséminé tout autour de la planète : les pays d’Asie en question, il s’agit du Japon et de la Corée du Sud. Ces deux pays où les mouvements religieux foisonnent, deux pays dont les constitutions, dirons-nous, étaient inspirées par les Américains. On y retrouve d’ailleurs une interdiction pour l’État de se mêler des affaires des institutions religieuses. Et sans parler de ce petit coup de pouce financier qui aiguise d’ailleurs bien des appétits à travers les exonérations d’impôts. Mais, là encore, l’image des sectes japonaises en France était fortement influencée par un événement singulier et dramatique, par la manière dont l’opinion publique en France avait fait connaissance avec ce phénomène, c’était l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, donc via la secte Aum Shinri Kyo qui n’en était pas d’ailleurs à son premier attentat du genre. Une secte de quelques milliers d’adeptes, mais une parmi 230 000 organisations religieuses que comptait alors le Japon. Les Français connaissent l’Église de la Scientologie et les Témoins de Jéhovah.

Connaissent-ils la secte coréenne Moon avec ses mariages de masse? Connaissent-ils, parmi les nouveaux mouvements, ceux du Japon, le Reiyukai, le Sukyo Makikari et évidemment l’incontournable Soka Gakkai, plus communément appelée « Société pour la création de valeurs ». Bon, il faut dire que cette dernière n’est pas aussi prosélyte que ses équivalentes américaines. Mais cela ne l’a pas empêchée de devenir quand même la plus puissante secte du monde, revendiquant 12 millions d’adeptes, trois fois plus que les Témoins de Jéhovah. Et ces adeptes ne permettent pas uniquement au mouvement de s’offrir le troisième quotidien du pays, mais également de s’ériger comme la troisième force politique du pays dans le milieu des années 1960, puis même d’intégrer les gouvernements libéraux à partir de la fin des années 1990. Mais même avant de prendre part à des coalitions de gouvernement, ils avaient même réussi à savonner la planche au gouvernement qui voulait justement accentuer la transparence sur les organisations religieuses en soudoyant des ministres, dont le ministre de la Justice dans les années 1995-96. Alors il n’y a pas qu’à la diète et au cabinet que la Soka demande – pour rester sur cette secte pour le moment. Alors, en tout cas pour ce mouvement religieux, au Congrès des États-Unis également, lorsqu’en 2007 c’était le démocrate Hank Johnson qui prend son siège à la Chambre des représentants – il est membre de la Soka depuis plus de 30 ans. Un média comme le Washington Post y avait vu justement l’expression de la nouvelle diversité religieuse aux États-Unis.

A cette époque cette mouvance bouddhiste revendiquait donc 6000 nouveaux membres par an. 100 000 membres à peu près aux États-Unis, 90 centres. Elle est loin d’être la seule. Pour revenir sur Moon, que j’ai évoquée un petit peu plus tôt, c’est comme la Soka. Elle dispose d’un quotidien d’ailleurs aux États-Unis, avec le Washington Times qu’elle a fondé, ainsi qu’une université, du moins jusqu’en 2019. Elle aurait donc coupé les ponts. C’était la Bridgeport qui est cette université aux portes de New York et où elle avait investi plus de 100 millions de dollars. Avec ces chiffres, on est quand même dans une certaine démesure de ces organisations-là par rapport à ce qu’on a l’habitude de connaître ou aux chiffres qu’on a l’habitude de manier en France. Sachant qu’en plus, leur influence ne va pas nécessairement pas dans le sens du pouvoir en place dans les pays où elles émergent. Pour l’anecdote, la Soka, lorsque le Japon était en difficulté face aux troupes russes en Mongolie, l’empereur avait appelé à l’unité derrière le shintoïsme d’État et évidemment, seul la Soka, ou du moins son leader de l’époque, avait refusé cet appel à l’unité, notamment par défiance de la figure de l’empereur, ce qui paraissait inconcevable à l’époque au Japon. Et finalement, sans la victoire américaine et l’instauration de cette liberté religieuse dans l’archipel, la Soka n’aurait pas pu renaître.

Et il y a quelques temps, le numéro deux du mouvement a même accusé le leader de nourrir aussi cette ambition de devenir le personnage numéro un du pays. Elle fait aussi des émules sur le Vieux Continent. Pour prendre un exemple assez parlant, on citera l’Italie, qui est quand-même le pays des Papes et où elle est devenue la quatrième religion de l’Italie. Alors ses 70 membres revendiqués ? Cela peut paraître peu, mais pour dresser une comparaison, c’est deux fois plus que la Corée a de citoyens de confession musulmane. Si bien qu’en mars 2013, la représentante de la Soka en Italie avait été conviée au Vatican par le tout nouveau Pape François. Ce qui était finalement une consécration pour le mouvement. Alors l’accueil avait été plus réservé en France. Il faut dire que la Soka avait été éclaboussée par des soupçons d’espionnage industriel. Mais la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, créée en 1998, l’avait à l’œil, celle même qui, d’ailleurs, dans son premier rapport, avait dépeint les actions de la Scientologie, je cite : « comme semblant être commandées depuis le quartier général de la secte aux États-Unis et pouvant être qualifiées d’activités clandestines menées à partir d’une nation étrangère », donc clairement dans de soupçons d’ingérence. Et c’est là que ça devient intéressant parce qu’aujourd’hui, et c’est le journaliste qui parle, à mes yeux, la documentation, les articles dans la presse générale, en tout cas, sur ces nouvelles pratiques religieuses, se sont, on va dire, raréfiées depuis les années 1990.

Aussi pour de bonnes raisons, mais aussi parce qu’on a le sentiment, la perception que l’on a de ces grands mouvements religieux, de ces grandes organisations, a changé. La perception qu’on a semble s’être lissée. Il faut dire que leur statut a évolué à la recherche de légitimité. On évoquait justement ce cas au Vatican. L’Église de Scientologie est, depuis 1999, justement qualifiée de religion en France et même au-delà de l’État français. La Soka, encore elle, avait été reconnue dans les années 1980 comme une ONG à statut consultatif aux Nations Unies. Donc c’est finalement lorsqu’on s’intéresse à ces sujets, on a le même sentiment que lorsqu’on traite par exemple de thématiques telles que l’imperium juridique américain. À savoir cette extraterritorialité du droit américain. Donc, au service de la prédation des entreprises américaines. Il y a 20 ans, les responsables français semblaient justement beaucoup plus au fait des menaces qui planaient au-dessus de nos têtes et n’hésitaient pas à les pointer du doigt. Aujourd’hui, avec l’affaire Alstom, on a l’impression qu’on redécouvre totalement le phénomène comme s’il était tout nouveau, qu’il n’avait jamais existé. Et finalement c’est ça qui est étonnant. Des pays ont reconnu, pour rester sur ce statut d’ONG évoqué il y a un moment plus tôt, ont reconnu justement le potentiel d’ingérence que peuvent représenter les ONG et n’ont plus le levier de puissance, le levier qu’elle peut octroyer à des puissances étrangères.

Et on semble totalement minimiser celui des mouvements religieux qui pourtant vont toucher au plus profond de nous-mêmes, donc aux croyances des gens. On va dire que cela ne cesse de me surprendre. Parce que justement, l’une des forces, on va dire, des grands mouvements venus d’Asie, c’est que, paradoxalement, au regard de leur taille, ils ne sont justement pas connus. Les futurs membres se laissent progressivement entraîner dans ces mouvements au travers des différentes associations qui gravitent autour d’elles. Ce sera ma conclusion finale sur une question et une interrogation : est-ce qu’il n’y aurait pas justement une carence ? Pas forcément en matière de prévention à proprement parler. Finalement, celle-ci va être limitée par le droit, comme c’était évoqué plus tôt durant notre conférence. Difficile de pointer nommément une organisation, de la dénoncer publiquement, surtout si elle n’a pas fauté à proprement parler, mais il faudra plutôt se concentrer sur l’information. Il suffira justement de montrer de manière pragmatique qui sont ces organisations sans forcément les décrier, de montrer leurs ramifications, de faire preuve d’une plus grande transparence, justement, parce que ces organisations tentent de limiter leur visibilité dans leurs pays d’origine, plutôt que d’aller sur le terrain de la sémantique pour savoir si elles rentrent, on va dire, dans la catégorie des sectes, des religions, des ONG culturelles et autres. Voilà. Merci de votre attention.

Raphaëlle Auclert : Merci, monsieur Perrotin. C’était très intéressant et justement cela nous a permis aussi de lever le voile sur des secte qui, comme vous l’introduisiez au début, n’ont pas du tout les formats ni les apparences classiques des groupes d’illuminés qui restent à une échelle assez réduite, mais sont au contraire des organisations qui ont des airs tentaculaires et mènent une action clandestine, en sous-main. Et justement, je voulais rebondir sur votre conclusion parce que vous disiez au cours de votre présentation que l’information sur ces sectes s’était raréfiée ces derniers temps et, au contraire, vers la fin, vous appeliez à plus de transparence pour mieux connaître ces mouvements et justement mieux éviter leurs dangers. Mais justement, je me posais la question : est-ce que, à votre avis justement, cette opacité autour de ces mouvements, est-ce que ce ne serait pas voulu ? Justement, est-ce qu’il n’y aurait pas tout un travail d’influence ? Et peut-être que comme ces organisations ont de plus en plus de pouvoir et de prise dans les Etats où elles sont, est-ce qu’elles ne font pas tout un travail justement pour rester dans l’ombre, pour qu’on ne parle pas d’elles et pour être mieux cachées, plus efficaces ? Est-ce que ce serait possible ? Ou est-ce que c’est parce que c’est tellement compliqué que les gens n’arrivent simplement pas à saisir ? Parce que ce que vous avez ébauché, c’est vrai que ça a l’air quand-même très complexe, avec beaucoup de ramifications, etc. Est-ce que c’est le problème de la complexité ou bien est-ce qu’il y a une volonté délibérée de se dissimuler pour mieux agir dans l’ombre ?

Maxime Perrotin : Je dirais les deux. Il doit y avoir une grille de lecture, on va dire du côté du public français. On a vu comment ça se passait, on va dire, ou comment elles étaient perçues dans d’autres pays. Mais voilà, on était dans les années 1990. On parlait justement de la manière dont était perçue l’Église de la Scientologie en France à l’époque où les Allemands se sont aussi intéressés de près, on va dire, à l’Église de Scientologie. Mais effectivement, il y a, au niveau de l’approche qu’on va en avoir, dans l’opinion, on va dire, une forme d’incompatibilité avec le fait que les sectes ou les mouvements religieux puissent justement avancer, puissent être des cols blancs. On octroie généralement aux mouvements sectaires une forme de charlatanisme qui tient parfois presque de la bienveillance. On se dit que tant que ça ne nous tombe pas dessus, ça ne nous concerne pas, qu’ils font finalement ce qu’ils font de leur côté. Il est vrai aussi que ces grosses organisations n’ont pas toutes les mêmes méthodes. La Scientologie et les Témoins de Jéhovah sont quand-même assez réputés pour leur prosélytisme. Ce qui n’est pas vraiment le cas justement des organisations asiatiques qui misent plus sur le bouche-à-oreille mais qui sont tout aussi efficaces.

Le nombre de leurs membres a explosé dans les années 1950 au Japon, ils ont évolué aussi de manière assez exponentielle en Italie. Et tout cela effectivement est couplé avec, on va dire, une volonté de ces organisations de faire profil bas dans des pays comme les nôtres, où il faut généralement miser sur une bonne image, et surtout sur la discrétion. Il n’y a pas eu de scandales comme il y en a eu là-bas. Médiatiquement, ils ont tendance à passer sous les radars. Sur le Net, on a surtout trouvé leurs propres publications, pas forcément celles des médias. Et il y a effectivement dans leur pays d’origine une forte proportion à aller toucher à tous les domaines, on va dire, de la société. Ils investissent dans les médias, ils investissent beaucoup dans l’éducation qui leur tient particulièrement à cœur. Il y a des universités Soka, il y a des alliances et des universités aux États-Unis, du côté de l’Église de l’Unification. Et il y a effectivement des tentatives de minimiser, d’empêcher justement que des législations puissent venir les contraindre à rendre plus de comptes ou à faire preuve de plus de transparence.

Ces organisations communiquent généralement peu sur elles-mêmes. Alors, elles peuvent revendiquer et parler mais, pour la Scientologie, c’est très difficile, par exemple, de savoir avec exactitude le nombre de leurs membres. On le retrouve, par exemple, aux États-Unis. Mais c’est vrai que, en tout cas du côté du Japon, oui, il y a eu une véritable volonté, en tout cas dans la fin des années 1990, de faire taire les critiques, d’empêcher justement qu’on s’intéresse un peu de trop près à leurs affaires. Après, il y a toujours eu des accusations entre leur leader de l’époque et leur clergé sur des dérives qui sont celles d’un homme et qui ne sont pas en accord avec celles du mouvement. Mais, de manière générale, on peut dire qu’ils s’appuient effectivement sur une influence discrète mais extrêmement présente, des ramifications très diverses, très variées, qui remontent jusqu’au sommet de l’État. Et c’est vrai que c’est particulièrement étonnant. Ce ne sont effectivement pas du tout des configurations qu’on voit chez nous, du moins on ne les imagine pas.

Raphaëlle Auclert : Très bien, merci pour ces précisions. Je crois qu’il y a beaucoup de questions. Alors Olivier Rouot, si vous voulez, vous pouvez prendre la parole.

Olivier Rouot : Merci, bonjour, Maxime Perrotin, merci pour cette conférence très intéressante. Vous avez évoqué un point qui m’intéresse énormément, que je développerai tout à l’heure dans mon propos et sur lequels j’aimerais que vous vous exprimiez peut-être un peu plus si vous en avez le temps et l’envie. Vous avez évoqué rapidement l’influence ou en tout cas le soutien, du moins la bienveillance des instances américaines. Effectivement, il m’apparaît que pour beaucoup de situations sectaires mondiales, les grandes sectes très puissantes bénéficient non seulement d’une bienveillance, au moins aux États-Unis, mais parfois même sont un peu télécommandés par les États-Unis pour renseigner ou mettre le bazar dans des pays où elles sont installées. Est-ce que c’est ce que vous avez voulu dire ou est-ce que vous avez des informations sur ce sujet ?

Maxime Perrotin : C’est à peu près ce que j’ai voulu dire. Je savais que vous réagiriez certainement sur ce point et, effectivement, c’est aussi votre sujet qui va suivre. Mais c’est vrai que ça attire l’attention parce qu’effectivement ces pays où foisonne ce terreau, cet environnement religieux très riche sont souvent sous influence américaine. Alors évidemment, on pourrait dire qu’il y avait déjà un terreau qui était très fertile. Mais on a quand-même effectivement l’impression que les États-Unis, je ne sais pas justement si c’est à dessein, mais ont quand même arrosé d’une certaine manière. Il est clair qu’ils ont co-rédigé, on va dire, les constitutions de ces pays-là, et ont mis en place (surtout pour le Japon à la fin de la guerre) les conditions pour défaire ce qui avait fait l’empire. Voilà, la Soka qui existait déjà avant. Mais c’est vrai qu’il y a eu une explosion, à partir de ce moment-là, à partir de la fin des années 1940, du nombre d’organisations religieuses dans ce pays et on retrouve exactement la même chose du côté coréen.

Raphaëlle Auclert : Comme par hasard.

Maxime Perrotin : En Corée, c’est quand même assez différent. Enfin, c’est assez particulier, on va dire, religieusement parlant. Ça reste aussi deux cultures qui sont marquées par le shinto, le bouddhisme et beaucoup de courants qui viennent de là. Mais c’est vrai et finalement les États-Unis ont vu revenir ces mouvements chez eux. Alors vous me direz que ce n’est pas forcément la première fois que les Américains font cela, j’allais dire le mot réforme. En tout cas à l’heure actuelle, c’est difficile pour moi de juger si c’était forcément voulu. Est ce qu’il y avait une volonté justement aussi de de satisfaire ces pays ? Je veux dire, la Corée, était plus pauvre à la fin de la guerre, le Japon était complètement détruit. Est ce qu’il n’y a pas aussi une volonté de contenter les gens en leur donnant justement la possibilité de croire en ce qu’ils voulaient, notamment pour contrer l’influence du communisme qui grandissait dans ces pays ? Alors là, c’est un avis personnel. Je m’en remets justement à l’analyse que vous allez faire sur ce sujet qui, effectivement, mérite d’être creusé.

Raphaëlle Auclert : Très bien. Merci beaucoup. Il y a encore une question.

Un intervenant : Florence Lacroix avait fait sa thèse de doctorat sur la Soka Gakkai en sociologie. Et elle faisait le parallèle entre justement cet organisme de la Soka Gakkai et la mafia. Vous en pensez quoi ? Vous êtes d’accord avec ça ?

Maxime Perrotin : C’est une vaste question. Il y a eu des accusations comme quoi l’intégrité de la société nippone était affectée par la Soka, ce qui offrait une certaine impunité à son leader historique, en tout cas celui qui est toujours vivant. Et je ne saurais pas dire plus, c’est difficile. Les yakuzas sont un peu un État dans l’État. Ils sont assez discrets. Ils sont aussi un peu, notamment chez nous, l’objet de certains fantasmes.

Raphaëlle Auclert : Ce que vous décrivez, c’est à dire une implication à la fois sociale, politique, économique. Ça ressemble quand-même beaucoup à une mafia. En tout cas, ça en a les traits.

Maxime Perrotin : Mais oui.

Raphaëlle Auclert : Avec la dimension religieuse.

Maxime Perrotin : Chacun a son opinion, mais c’est le levier d’influence qui est intéressant. En fait, que ce soient de petits groupes dont je parlais au tout début, comme les raëliens et autres, ou d’autres, finalement il n’y a pas beaucoup de différence, si ce n’est la taille des organisations. Généralement, leur leader semble nourrir une certaine appétence pour le pouvoir, pour l’influence. Elles se revendiquent toutes d’être vectrices d’un message universaliste. Elles veulent toutes non pas conquérir le monde, mais elles aspirent tous à une forme d’universalité qui va de pair avec justement cette recherche d’influence par goût du pouvoir ou simplement par volonté d’expansion.

Raphaëlle Auclert : Très bien, merci.

 

Une écrasante majorité de Français pour l’euthanasie, vraiment?

On nous serine depuis des années que 95% des Français sont favorables à l’euthanasie. “Le Point”, qui ne passe pas vraiment pour un journal pro-vie, interroge son lectorat aujourd’hui. Nous sommes loin du raz-de-marée (et l’avance du “oui” diminue d’heure en heure…).

Addendum:

Une heure après notre article, le “oui” était minoritaire. Décidément, cette propagande pour la culture de mort repose sur du vent!

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