Beaupréau-en-Mauges : l’église St Martin ne sera pas transformée en médiathèque
Nous avions évoqué cet sujet en mai 2021 puis en juillet 2022. Finalement, le maire de Beaupréau-en-Mauges estime que le projet de reconversion de l’église Saint-Martin s’avère compromis. En effet, l’évêché refuse de céder le transept de l’église pour la transformer en médiathèque.
Le conseil municipal de Beaupréau-en-Mauges actera, lors de sa prochaine réunion le 30 mars, la fin de cette hypothèse.
Etats-Unis : attaques contre le secret de la confession
Un représentant de l’Etat du Delaware (côte Est des Etats-Unis) a déposé un projet de loi visant à abroger le secret de confession dans les cas d’abus sexuels envers des mineurs.
Le diocèse de Wilmington a répondu que la confidentialité du sacrement n’était « pas négociable ».
« Le sacrement de confession et le secret de la confession sont un aspect fondamental de la théologie et de la pratique sacramentelle de l’Eglise »
« Aucun prêtre ou évêque catholique ne briserait jamais le sceau de la confession, quelles que soient les circonstances ». « Cela entraînerait une excommunication automatique que seul le pape lui-même pourrait lever ».
Le projet de loi HB 74 a été proposé par le démocrate dEric Morrison. S’il est adopté, il modifiera le titre 16 du code du Delaware relatif au signalement obligatoire des cas de maltraitance d’enfants.
Le 3 mars, Angela Romero, représentante démocrate de l’Etat de l’Utah, a présenté un projet de loi similaire.
D’autres exemples récents incluent le Wisconsin l’année dernière, le Montana et le Dakota du Nord en 2021, et l’Arizona en 2020. De nombreux Etats ont adopté des lois relatives au signalement des abus commis sur des enfants, mais elles prévoient souvent des exemptions pour les membres du clergé dans le domaine de la confession.
Enfin un « état des lieux exhaustif de la menace terroriste d’extrême droite » !
Le 15 mars, la Commission des lois de l’Assemblée nationale procèdera à la nomination d’un rapporteur sur la proposition de loi de M. Aurélien Taché (NUPES), M. Hubert Julien-Laferrière et plusieurs de leurs collègues pour dresser un état des lieux exhaustif de la menace terroriste d’extrême droite (n° 877).
Cette PPL sera examinée en commission le 29 mars.
Finira-t-on par savoir ce qu’est cette strème-droâte qui terrorise tout le monde ? Dans l’exposé des motifs, Aurélien Taché écrit :
Partout, la menace monte. Partout, il ne se passe un jour sans que l’extrême droite défile dans nos rues, agresse des militants politiques, ou même soupçonne certains de nos citoyens d’actes malveillants en raison de leur couleur de peau. Pourtant, il n’existe aujourd’hui pas d’état des lieux de la menace terroriste suprémaciste dans notre pays. Et à cela s’ajoute le phénomène de radicalisation sur Internet. En décembre 2022, Europol a averti que la menace des communautés d’extrême droite transnationale en ligne menant à des attaques augmente. Cet avertissement faisait suite à une opération qui a conduit à signaler plus de 800 exemples de contenu violent ou « terroriste ». La menace est réelle et il faut la mesurer afin de la combattre : nous ne pouvons attendre un attentat et les morts qu’il pourrait engendrer pour enfin réagir.
La menace des Black-blocs, ce sera pour une autre fois.
Idéologie du genre : Victoire des Juristes pour l’enfance face à la CAF
En janvier, la CAF publiait cet article :
Constatant que cet article manquait aux principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance du service public,
Juristes pour l’enfance a adressé, par la voix de son avocat, deux courriers à la CAF au mois de février et de mars 2023 lui demandant de retirer cet article.
En effet, sous couvert d’apporter une aide aux parents confrontés aux difficultés de leurs enfants, cet article se faisait le porte-parole d’associations militant pour banaliser et encourager la « transidentité » chez les enfants, sans faire référence au débat contradictoire qui existe sur ces questions.
Il donnait la parole à trois intervenantes appartenant toutes les 3 aux associations militantes GRANDIR TRANS et OUTRANS et renvoyait aux sites de ces associations militantes donnant ainsi aux parents une information partisane et biaisée, de nature à les induire en erreur et à priver les enfants des soins adéquats et appropriés auxquels ils ont droit.
La CAF vient de modifier la page de son site pour enfin :
- Souligner que le traitement médical avait des impacts lourds,
- Recommander d’assurer dans un premier temps un accompagnement psychologique des enfants et des parents,
- Alerter sur le risque de surestimation diagnostique et le nombre croissant de jeunes adultes transgenres souhaitant « détransitionner »,
- Renvoyer aux préconisations de l’Académie de médecine sur une prise en charge avant tout psychologique des enfants et des adolescents en questionnement de genre.
Nous saluons la forte mobilisation dans cette affaire et, en particulier, la Tribune de 80 signataires, professionnels de santé, intellectuels, universitaires publiée dans Le Figaro le 16 février, ainsi que les multiples courriers sans doute adressés à la CAF par des médecins, parents et autres citoyens soucieux de préserver les enfants du piège d’un prétendu changement de sexe.
Juristes pour l’Enfance se réjouit de cette victoire et demande encore à la CAF de rappeler l’influence des réseaux sociaux sur ces questions, de renvoyer vers le site d’information de l’Observatoire de la petite Sirène qui diffuse des études scientifiques et des analyses comparées entre les pays, et vers le site Ypomoni de l’association de parents d’enfants qui s’identifient trans.
Les Apprentis sorciers – tout ce que l’on vous cache sur l’ARN Messager
Alexandra Henrion-Caude, généticienne, ancienne directrice de recherche à l’Inserm, directrice de l’Institut de recherche SimplissimA, auteur du livre Les Apprentis sorciers. Tout ce que l’on vous cache sur l’ARN Messager était invitée ce matin sur Radio courtoisie.
A écouter ici vers 1h36mn.
Les clivages de la politique contemporaine
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
On entend souvent dire dans le débat public que le clivage droite-gauche n’a plus aucune pertinence. Le Rassemblement national, en particulier, promeut régulièrement cette idée en proposant de remplacer ce clivage droite-gauche «périmé» par un clivage mondialistes-patriotes. Personnellement, je l’ai déjà dit souvent, je ne suis pas un grand enthousiaste du clivage droite-gauche – qui fut inventé par la Révolution pour faire des opposants des «ringards», comme s’il était évident que le renversement d’un ordre spirituel, politique et social ayant fait ses preuves constituât un progrès majeur. Il n’empêche que, bon gré, mal gré, nous sommes obligés d’admettre les règles du jeu.
Cela n’impose pas d’être dupes: il est évident que gauche et droite ne sont pas à égalité dans ce « jeu » de la politique moderne, la gauche prétendant avoir non seulement le monopole de la connaissance du «sens de l’histoire» (que celui-ci nous annonce le triomphe de la « raison », celui du « prolétariat », ou celui de la « race aryenne»!), mais encore celui de la légitimité morale.
Et, naturellement, il faut sans relâche contester ces règles du jeu. Mais, tant qu’elles sont en place, nous sommes condamnés à nous reconnaître de droite: de toute façon, que nous l’admettions ou non, la gauche – parce que nous n’applaudissons pas à ses dingueries – nous collera tôt ou tard cette étiquette supposée infamante.
Donc, oui, que nous le voulions ou non, le clivage gauche-droite existe.
Il apparaît évident dans les alliances «autorisées» ou non: personne ne voit d’objection à ce que le PS s’allie avec LFI, mais l’alliance RN-LR serait un scandale. C’est bien qu’il existe des différences, non?
Cependant, cela n’entraîne pas que d’autres clivages ne soient pas pertinents. Le clivage mondialistes-patriotes a, lui aussi, un sens réel.
Je voudrais ici suggérer un autre clivage de plus en plus évident: celui qui oppose ceux qui veulent transmettre la culture française et ceux qui s’en moquent ou s’y opposent.
Un Macron se moque comme d’une guigne de la transmission: il n’a pas d’enfant et croit que la culture française n’existe pas. Pourquoi diable irait-il s’embêter avec sa transmission? Certains écologistes radicaux (de plus en plus écoutés) s’opposent à la simple reproduction humaine, supposée mortelle pour la planète.
Certains intellectuels wokistes considèrent que la culture orale du Zimbabwe devrait être davantage enseignée dans les écoles que Racine ou Corneille, au motif de son « évidente » supériorité.
Quant à moi, je suis sans hésitation du côté de la transmission de la culture française et cela seul suffirait à faire de moi un anti-macronien déterminé!
« L’Eglise doit retrouver une proposition chrétienne » Pierre Manent
Alors que se multiplient les tentatives de faire disparaitre de l’espace public toutes traces visibles de notre héritage chrétien, Pierre Manent s’interroge sur le suicide de notre société au nom des droits individuels contre lequel l’intellectuel catholique appelle, comme l’auteur des Pensées l’a fait en son temps, à un renouveau chrétien.
Dans son dernier livre, Pascal et la proposition chrétienne, Pierre Manent s’émeut encore un peu plus de la place déclinante du christianisme dans notre société. « Nous content d’effacer toutes traces visibles de notre passé chrétien, nous tentons de balayer toutes institutions sociales (nation, famille, mariage…) qui semblent en découler » explique-t-il. Une tendance qui, selon lui, mènera à l’explosion de notre société si l’on ne reconstruit pas des institutions vouées à régir le bien commun plutôt qu’une somme de droits individuels. Un jeu dans laquelle l’Eglise à sa carte à jouer si tant est qu’elle retrouve une parole crédible. Et pour cela, le philosophe catholique en appelle à Blaise Pascal qui en son temps, sut renouveler la proposition chrétienne.
Entretien sur RCF Anjou :
La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 5/7
Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.
5. Le regard de la démographie historique
L’étude de démographie historique The Decline of Fertility in Europe since the Eighteenth Century d’Ansley Coale (Princeton, 1986) s’intéresse à la fécondité des Françaises comparée à celle des autres populations d’Europe à partir des années 1750. Elle nous rappelle un enseignement bien connu des démographes et historiens des XVIIIème et XIXème siècles. La fécondité des Françaises chute dès la Révolution. Cette révolution démographique, qualifiée de « transition » démographique, se produit près d’un siècle avant les autres pays européens.

Cette comparaison met en évidence une mentalité et une pratique contraceptives qui se répandent massivement en France dès la fin du XVIIIème. Vers la fin de l’Ancien Régime, la fécondité des Françaises se rapproche encore de la fécondité des Huttérites, population de référence pour l’indice de fécondité naturelle maximale. Si les Anglais ont théorisé la mentalité et la pratique contraceptives avec le malthusianisme, c’est bien la France révolutionnaire qui a été la grande praticienne de la contraception14.

Vers 1750 les taux de fécondité des femmes françaises et allemandes15 sont voisins. Elles ont entre 5 et 6 enfants en moyenne. Mais dès la fin du XVIIIème, la limitation des naissances se répand en France et la fécondité recule de 5,4 enfants par femme dans la décennie 1750 à 4,4 dans la décennie 1800, avant de descendre à 3,4 dans la décennie 1850. L’Allemagne, elle, maintient son taux de natalité jusqu’à la fin du XIXème (Source INED, Population & Société, Mars 2012, France-Allemagne : histoire d’un chassé-croisé démographique).
On comprend mieux le lien entre le phénomène révolutionnaire et le développement de la mentalité contraceptive : « La révolution est l’application politique de l’incroyance » (Groen Van Prinsterer). Cette mentalité contraceptive trouvera une traduction politique lorsque la pilule sera mise au point. De Gaulle, pourtant réticent au départ, en sera le promulgateur. S’il déclarait en 1965 à Alain Peyrefitte : « La pilule ? Jamais ! (…) On ne peut pas réduire la femme à une machine à faire l’amour ! (…) Si on tolère la pilule, on ne tiendra plus rien ! Le sexe va tout envahir ! (…) C’est bien joli de favoriser l’émancipation des femmes, mais il ne faut pas pousser à leur dissipation (…) Introduire
la pilule, c’est préférer quelques satisfactions immédiates à des bienfaits à long terme ! Nous n’allons pas sacrifier la France à la bagatelle ! », il finira par l’autoriser en 1967 sous l’influence de sa femme et de Lucien Neuwirth.
Évelyne Sullerot, co-fondatrice du Planning familial en France, résume l’enjeu : « la véritable révolution de mai 68 est la dissociation de la sexualité et de la procréation » (La Croix, 3 mai 2008). Pierre Simon, ancien président de la Grande Loge de France, le disait à sa façon dans son maître ouvrage de 1979, De la vie avant toute chose : « Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre (sur la contraception), il ne nous restait qu’à livrer une bataille (sur l’avortement) ».
A suivre
13 New Estimates of Nuptiality and Marital Fertility in France, 1740-1911, David R. Weir, Population Studies, Vol. 48, No.2 (Jul., 1994), pp. 307-331 (25 pages).
14 https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/18719/pop_et_soc_francais_346.fr.pdf
La dépression plus répandue chez ceux qui ont une sensibilité de gauche
Intéressant entretien dans Atlantico, qui vient confirmer que les gens de gauche sont des optimistes malheureux : rêvant du grand soir et des lendemains qui chantent, ils ne vivent pas l’instant présent et se lamentent des malheurs quotidiens… Au contraire, les gens de droite sont des pessimistes heureux : ils savent que la nature humaine est limitée, voire qu’elle est marquée par le péché originel, donc le paradis n’étant pas pour cette terre, ils se contentent du réel.
Des données américaines tendent à montrer que les jeunes de gauche sont plus déprimés que le reste de la société ? Avons-nous les mêmes données en Europe ? Ou la présomption de tendances similaires ?
Drieu Godefridi : Il existe un consensus académique assez général sur le fait qu’en moyenne les gens de droite tendent à être plus heureux que les gens de gauche ou, pour le dire à la façon de nos amis américains, ‘Conservatives Are Happier Than Liberals’. Écartons d’emblée la difficulté sémantique : par libéral, en anglais américain, on désigne aujourd’hui la gauche, et même la gauche radicale (le centre-gauche étant simplement désigné par le vocable politique partisan Democrat.) Ces ‘liberals’ moins heureux sont donc l’équivalent de notre gauche écologiste, France Insoumise. Plusieurs facteurs sont invoqués pour expliquer ce différentiel de bonheur, parmi lesquels le fait que les gens de droite vivent moins l’existence d’inégalités sur le mode de la souffrance. Tandis qu’aux gens de gauche, l’existence même d’inégalités réelles est synonyme de souffrance, une souffrance disons métaphysique, principielle et sans rémission. Il est également stipulé que les ‘conservateurs’ sont plus capables d’adaptation positive et que leur santé mentale est globalement meilleure.
La réponse habituelle à cette différence est d’expliquer que les adolescents libéraux, de gauche, sont plus déprimés parce qu’ils perçoivent correctement l’injustice dans le monde et s’en inquiètent davantage. Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec cette thèse ?
Drieu Godefridi : Je pense que cette explication est globalement exacte, mais qu’elle manque le facteur fondamental. Après tout, les inégalités réelles sont inhérentes à toute société humaine. Dès lors, comment expliquer que les jeunes de gauche soient plus malheureux que leurs aînés ? Il me semble que le facteur déterminant est ce que je nommerais l’inadéquation idéologique au réel. Tous, nous sommes animés par une vision du monde, une Weltanschauung. Des idées, idéaux. Des valeurs. Les gens de droite privilégient les liens familiaux, se réalisent par le travail, trouvent souvent une forme de satisfaction dans la foi. Ils aimeraient payer moins d’impôt, ou secouer le joug de régulations asphyxiantes. Mais ils sont capables de creuser leur voie vers une forme d’existence qui reste en rapport, fût-ce parfois lointain, avec leurs aspirations. À gauche, c’est différent. La dérive extrémiste de la gauche occidentale contemporaine est si forte, que leur idéal se trouve désormais hors de portée. Quand les contradictions dont cet idéal est hérissé ne le rendent pas tout simplement et littéralement inconcevable. Le grand soir des écologistes, par exemple, est une humanité réduite à quelques millions d’individus (Hans Jonas, Paul R. Ehrlich), pour préserver ‘Gaïa’. Que fait-on des 7 milliards d’humains excédentaires ? La décroissance, soit, mais qui fera-t-on mourir en premier ? Quand l’homme se fixe un objectif, il aime s’en approcher. L’objectif, l’horizon ultime de la gauche contemporaine, est si déréalisé, qu’il est impossible de ne serait-ce que s’engager rationnellement dans sa direction.
Matthew Yglesias : Les auteurs me semblent s’appuyer fortement sur cette explication. Je ne le trouve pas particulièrement satisfaisant d’abord parce que je ne suis pas sûr que ce soit une lecture précise des tendances politiques. Il y a quinze ans, les grands débats de la politique américaine étaient une proposition de privatisation de notre système de retraite, le mariage homosexuel, et la guerre en Irak et la gauche ont fini par gagner ces trois arguments. Il y a eu de nouveaux revers pour la gauche depuis lors, mais aussi quelques victoires majeures comme l’initiative de soins de santé d’Obama et le projet de loi sur le climat récemment adopté par Joe Biden. Les événements objectifs sont, au mieux, ambigus. Le fait que les libéraux aient tendance à regarder cette ambiguïté et à lui donner une interprétation pessimiste est intéressant, mais c’est justement ce qu’avoir un affect dépressif signifie que ce n’est pas une explication.
Si cette explication n’est pas satisfaisante, quelle pourrait en être une plus plausible, selon vous ? Qu’est-ce qui, dans le fait d’être liberal, de gauche, aujourd’hui, conduit à un sentiment plus dépressif ?
Drieu Godefridi : Je ne pense pas que le fait d’être de gauche ou de droite condamne, en soi, à être plus ou moins heureux. Que l’on soit de droite ou de gauche, selon les époques, il me semble que le facteur décisif est la dissociation idéologique. Lorsque l’on se fixe un idéal qui est inaccessible, dans ce monde ni aucun autre, aujourd’hui comme demain, ou qu’on ne peut s’approcher de cet idéal que par un grand carnage que par ailleurs on ne souhaite pas, il ne faut pas être grand clerc pour se figurer que cet être dolent au monde ne promet aucune félicité ni contentement. Sinon dans la punition, fût-elle symbolique, des plus heureux que soi.
Matthew Yglesias : Je pense que dans une certaine mesure, les progressistes contemporains ont commencé à valoriser l’expression dépressive comme signe d’engagement politique. La façon dont vous montrez que vous vous souciez beaucoup du changement climatique est de dire que vous êtes paralysé par un sentiment de malheur. Ou vous montrez que vous êtes engagé dans la lutte contre le racisme en niant que des progrès aient été réalisés.
Dans quelle mesure la culture de la victimisation est-elle responsable de cette situation ?
Drieu Godefridi : La culture de la victimisation me paraît un symptôme, parmi d’autres, de la radicalisation idéologique de la gauche contemporaine, et sa dissociation du réel. Nos lecteurs doivent comprendre que, selon la gauche contemporaine, on est victime du seul fait de son existence, quels que soient les actes que l’on pose ou qui sont posés à notre égard. Par exemple, l’Américain noir apparaît selon la Critical Race Theory comme victime d’un système de droit qui reste, en 2023, ‘white supremacist’ dans chacune de ses catégories et représentations. Cela, quel que soit son statut social, et peu importe ses réalisations. Même s’il est médecin, artiste, politique ou athlète au plus haut niveau. Ce retour en force de l’essentialisme, dans sa version la plus naïve et haineuse, enferme les individus dans leur épiderme.
Matthew Yglesias : « Culture de la victimisation » est un terme un peu péjoratif. Mais je pense qu’il y a une culture sur les campus universitaires américains qui met l’accent sur les sentiments subjectifs comme moyen de fermer les yeux sur les personnes avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord. Si vous prétendez que quelque chose que quelqu’un d’autre a dit vous a fait du mal, alors vous avez une chance que cette personne soit forcée de se taire. Je ne pense pas que ce soit une façon saine de s’engager dans le monde – encourager les gens à maximiser leur propre vulnérabilité et leur sentiment de blessure va les rendre malheureux. […]
Norvège : augmentation des avortements de 10%
Par rapport à 2021, le nombre d’avortements en Norvège a augmenté de 10% en 2022 pour atteindre 11 967 avortements contre 10 875, soit, en 2022, un taux de 9,8 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans. La Norvège compte environ 5 millions d’habitants. La Norvège est passée sous le seuil de renouvellement de sa population (2,1 enfants par femme) en 1975. En 2018, le taux de fécondité s’élevait à 1,56 enfant par femme.
Le nombre d’avortements en 2022 est comparable à celui de 2019, avant la pandémie, qui était de 11 734.
Cultes : Vers une possibilité de subventionner les travaux des bâtiments construits après 1905
Le gouvernement a autorisé la possibilité pour les collectivités publiques de subventionner les travaux de rénovation énergétique des bâtiments propriétés des cultes, c’est-à-dire construits après la loi de 1905.
Après une rencontre avec la Conférence des évêques de France à Matignon, l’entourage d’Elisabeth Borne souligne :
« Le gouvernement a donné son accord de principe pour soutenir une évolution législative afin que les collectivités publiques puissent subventionner les travaux de rénovation énergétique menés dans des bâtiments propriétés des associations cultuelles, construits après 1905, ce pour tous les cultes ».
Actuellement, les communes peuvent subventionner ces travaux pour le patrimoine religieux antérieur à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, car ce patrimoine appartient aux communes.
Pour les rénovations énergétiques, sont principalement concernés les bâtiments annexes, à savoir « les salles paroissiales, logements des ministres du culte », selon l’entourage d’Elisabeth Borne. Les bâtiments de l’enseignement privé catholique seront aussi concernés, a précisé Mgr Vincent Jordy, vice-président de la CEF.
Concernant le patrimoine religieux, le gouvernement s’est engagé à « poursuivre la dynamique de classement » de ce patrimoine, « et particulièrement celui d’après-guerre ». Le classement ouvre la voie à des financements publics.
Chaque nouveau-né porte aujourd’hui sur ses épaules plus de 45 000 euros de dette publique
Communiqué de Contribuables associés :
La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel dans lequel elle insiste sur le délabrement des finances publiques et promeut une utilisation de l’argent public mieux ciblée.
La Cour tire à boulets rouges sur la politique budgétaire de l’exécutif.
Et pour cause : fin 2023, la dette publique française dépassera 111 % du PIB, soit 14 points au-dessus de son niveau d’avant Covid et le déficit public représentera 5 % du PIB.
À 58 % du PIB, la France a les dépenses publiques les plus élevées des pays la zone euro.
Les Sages de la rue Cambon exhortent une nouvelle fois l’exécutif à sortir « définitivement » du « quoi qu’il en coûte » présidentiel et à faire du redressement des finances publiques « une priorité nationale ».
Contribuables Associés partage les analyses de la Cour des comptes, le désendettement public est une ardente obligation.
Il s’agit d’ailleurs d’un combat que porte notre association depuis des années : les choix politiques de nos dirigeants ne doivent pas peser sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants.
Chaque nouveau-né porte aujourd’hui sur ses épaules plus de 45 000 euros de dette publique.
Il s’agit d’une injustice à laquelle le gouvernement doit mettre un terme.
C’est pourquoi Contribuables Associés demande au gouvernement de présenter au Parlement dans les prochaines semaines un plan de désendettement quinquennal.
Pour Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés, « le gouvernement est désormais au pied du mur, alors que la dette publique devrait dépasser les 3 000 milliards d’euros cette année. »
Un cabaret au sein d’une chapelle désacralisée du XIe siècle
Cela se passe à Laàs, en Béarn :
La transformation de la chapelle romane Saint-Barthélémy, du XIe siècle, en cabaret ne passe pas auprès d’une partie des administrés de l’auto proclamée principauté. […]
Au fil d’une année de chantier, le match des plaintes interposées a été classé sans suite. […]
« C’est la transformation d’une chapelle en lieu de débauche » pour Caroline Willem. L’Alsacienne a fait partie des 2 365 jeunes Guides de France, venues successivement de tout l’Hexagone entre 1993 et 2000 pour rénover l’édifice, alors en ruines. « On nous aurait dit tout de suite ce qu’allait devenir cette chapelle, on ne serait jamais venus », assure l’ancienne petite main qui se dit « trahie » par le maire de Laàs.
Dans ce petit village de près de 130 habitants, bercé par le gave d’Oloron, la vie communale s’anime dans le sillage de l’audace du premier édile. Et « le prince », vice-président du Conseil départemental, quarante années de mandat municipal, n’est pas du genre à abdiquer.
[…] L’écrin fait de pierres, de poutres et de vitraux contient 150 places. Il s’illumine aux couleurs d’un show « sexy chic » prénommé « Gabrielle ». […]
8 personnes tuées chaque jour en Belgique. Légalement
En 2022, 2 966 euthanasies ont été enregistrées en Belgique (50,4 % d’hommes, 49,6 % de femmes). Elles représentent 2,5 % de la totalité des décès dans le pays (contre 2,4 % en 2021). Leur nombre a augmenté de près de 10 % par rapport à l’année précédente et de 26 % depuis 2018.
Les plus de 70 ans constituent 69,9 % des demandes et plus particulièrement la tranche d’âge entre 80 et 89 ans, la plus représentée (29,2 %). huit personnes de moins de 29 ans ont vu leur demande d’euthanasie aboutir l’année dernière.
Dans plus de 90 % des cas, les médecins ont eu recours à un produit anesthésique d’action rapide injecté en intraveineuse (thiopental, propofol) associé ou non à un paralysant neuromusculaire.
Dégradations à l’église du Sacré Coeur à Bordeaux
Des tags ont été inscrits sur la porte et certains murs de l’église du Sacré-Cœur, dans la nuit de dimanche à lundi. La préfecture de la Gironde confirme qu’une enquête a été ouverte dans cette affaire et que les auteurs des dégradations sont recherchés.
Communiqué du diocèse :
Dans la nuit du 12 au 13 mars, la porte et certains des murs de la façade de l’église du Sacré-Cœur ont été dégradés avec des tags. Un feu de détritus devant l’église a été éteint par les pompiers appelés sur place. Ce feu n’a pas endommagé l’église. Dès le dimanche 12 mars tard le soir, la paroisse a porté plainte contre X pour dégradation de bien. Le diocèse partage l’émotion des fidèles catholiques et des habitants choqués par cet acte.
Le style du pape François
De Thibaud Collin dans L’Homme Nouveau :
Voilà dix ans que le pape François a été élu à la Chaire de saint Pierre. Sans prétendre établir un bilan de cette décennie, il est possible de souligner quelques points saillants, caractéristiques du style du Pape qui contribuent à déterminer la situation ecclésiale actuelle.
Le pape François, comme tous les autres papes, est arrivé à Rome avec sa riche expérience humaine, spirituelle et ecclésiale antérieure. Ce qui signifie dans son cas que l’esprit actuel de la Compagnie de Jésus et la modalité sud-américaine de l’Église sont devenus des éléments du magistère et du gouvernement pontificaux. Cela se manifeste notamment par un souci du concret, un style direct et pratique, une attention aux situations singulières, une préoccupation pour les pauvres et les personnes fragiles.
Le style ignacien se retrouve dans la mise en œuvre du discernement, méthode appliquée dans les Exercices spirituels à la volonté de Dieu, mais qui peut aussi devenir plus généralement une manière d’interpréter les événements historiques pour mieux s’y engager. Tout cela a engendré un pontificat très politique et peu doctrinal.
Il faut entendre par là que le pape François est plus à l’aise quand il s’agit de décider concrètement que quand il s’agit d’exposer la foi et la morale chrétiennes ; d’où parfois une impression de confusion doctrinale, souvent soulignée, accompagnant une démarche qui se veut authentiquement pastorale. Les âpres débats suscités par les deux synodes sur la famille ont été l’acmé de cette caractéristique du « style François ». […]
Renaissance catholique évoque l’ouvrage de Jean-Pierre Moreau :
[…] Né en 1936, le pape François est, comme tout homme, le fruit d’une histoire incarnée dans une nation, en l’occurrence l’Argentine ; il a subi les influences intellectuelles des maîtres qui l’ont formé dans sa jeunesse et qui l’ont accompagné dans sa carrière dans la Compagnie de Jésus.
Spécialiste de l’Amérique latine, envoyé spécial du Figaro-Magazine sur ce continent à plusieurs reprises, Jean-Pierre Moreau a rencontré de nombreuses figures de la théologie de la libération qui ont marqué la pensée et la « praxis » du pape François.
Trois influences majeures se dessinent :
Tout d’abord la « théologie du peuple », variante argentine de la « théologie de la libération » qui promeut le « peuple de Dieu » comme « lieu théologique » et donc source de connaissance de la Révélation.
Puis le péronisme, mélange subtil de pragmatisme opportuniste et d’idéologie « populiste », le général Perón ayant joué un rôle majeur dans la vie politique argentine des années 1940 jusqu’à son décès en 1974.
Enfin les nouvelles orientations données à la Compagnie de Jésus par le P. Pedro Arrupe, le « pape noir », supérieur général de la Compagnie de 1965 à 1981. […]
La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 4/7
Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.
4. Norme contraceptive, interceptive, contragestive
Il nous faut ici bien différencier la pilule contraceptive des autres pilules dites « du lendemain » ou « du surlendemain ».
Si elle se veut « une norme de fait », la contraception doit assumer « une solution de rattrapage face aux échecs de contraception » (rapport IGAS, p. 37) : « Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport imprévu non protégé… diverses circonstances exposent au risque d’une grossesse non désirée. Dans ces cas, où la prévention primaire que constitue la prise d’une contraception régulière a été mise en échec, la contraception dite d’urgence constitue une solution de rattrapage qui s’apparente à une forme de prévention secondaire, et permet d’éviter le recours éventuel à l’interruption volontaire de grossesse. La forme la plus connue de la contraception d’urgence est la « pilule du lendemain ». Actuellement seules deux spécialités contenant du lévonorgestrel dosé à 1,5 mg sont commercialisées (Le Norlevo et, depuis 2007, le Lévonorgestrel-Biogaran).
Conditionné et administré sous forme d’un comprimé en prise unique, le lévonorgestrel empêche la nidification de l’embryon dans la paroi utérine quand le rapport a été fécond. Il doit être pris dans les 72 heures qui suivent un rapport non ou mal protégé. Son efficacité est d’autant meilleure qu’il est pris précocement après le rapport. » Le laboratoire HRA Pharma7 (passé sous le contrôle du fond d’investissement Astorg Partner en 2016 8) qui fabrique le Norlevo déclarait en commercialiser plus de 1 200 000 boîtes en 2006
(rapport IGAS, p. 43).
Le fonctionnement de la pilule du lendemain est différent de celui de la pilule. Le principe actif du lévonorgestrel est de créer une tempête chimique qui perturbe les communications chimiques entre l’embryon qui veut s’implanter et le tissu endométrial de la mère. Cette perturbation des intégrines, ces hormones de communication, brouille le dialogue chimique embryon-mère et provoque un avortement en phase pré-implantatoire. Elle perturbe les communications par les intégrines qui permettent à l’embryon de se nider dans la muqueuse de l’endomètre. La pilule du lendemain fait appel à une technique interceptive. On n’observe pas de modification de l’endomètre si la femme n’est pas déjà sous pilule. Le temps est trop court pour faire cette observation.
Dans une publication9 de juillet 2013, les docteurs Justo Aznar et Julio Tuleda de l’observatoire bioéthique de l’Université catholique de Valence font une synthèse des études s’intéressant à l’action du lévonorgestrel, plus communément appelé contraception d’urgence, contraception post-coïtale ou pilule du lendemain. Son nom commercial est le Norlevo ; son nom scientifique ou le principe actif est le lévonorgestrel, nom utilisé en mode générique.
En passant en revue une soixantaine de publications internationales sur le sujet, ils mettent en évidence le mécanisme abortif de l’action du lévonorgestrel dans un certain nombre de prises possibles. En fonction du jour de prise par rapport à l’ovulation, l’effet peut être anovulatoire ou interceptif, c’est-à-dire abortif d’un embryon en phase préimplantatoire. La Haute Autorité de Santé dans son rapport Contraception d’urgence : Prescription et délivrance à l’avance10 d’avril 2013 confirme (p. 25) que le nombre de pilules du lendemain vendues a plus que doublé en 10 ans, passant de 570 000 en 2000 à 1 200 000 en 2010. L’augmentation semble cependant avoir atteint un plateau depuis 2009.
En posant l’hypothèse d’un effet abortif dans 20% des prises de pilules du lendemain, on approche un nombre d’avortement en phase préimplantatoire de 240 000. La mentalité contraceptive et la contraception de masse provoquent des avortements de masse. Pour donner une autre échelle de grandeur, il est utile de souligner que le Norlevo11 (1500 μg de lévonorgestrel) contient 50 fois la dose de lévonorgestrel contenue dans la pilule Microval12 (30 μg). Pour terminer sur la misère contraceptive française, il nous faut parler du dernier filet/verrou de la norme contraceptive, les pilules du surlendemain EllaOne (Acétate d’ulipristal, 30 mg) et RU486 (mifépristone, 600 mg). L’effet abortif de ces pilules est mieux connu. Il s’agit d’anti-progestatifs qui bloquent les communications hormonales entre l’embryon déjà nidé et le tissu endométrial, provoquant la mort de l’embryon qui ne peut plus se développer.
A suivre
7 https://www.hra-pharma.com/about-us/leadership
8 https://capitalfinance.lesechos.fr/deals/lbo/hra-pharma-sallie-a-astorg-partners-et-a-goldman-sachs-111780
9https://www.researchgate.net/publication/256706596_Comment_on_the_decision_of_the_german_bishops_regarding_the_use_of_emergency_contraception_in_rape_victims/
10 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2013-04/contraception_durgence_-_argumentaire_2013-04-30_14-24-25_321.pdf
11 https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/norlevo-12745.html
12 https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/microval-6137.html
Sans le socle du droit naturel, l’Etat de droit perd toute consistance
Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit, Maître de conférences à l’université de Brest, chargé de cours à l’université d’Angers et à l’Institut catholique d’études supérieures (La Roche-sur-Yon), professeur au séminaire de l’Institut du Christ-Roi, vient de publier un petit ouvrage visant à définir Le droit naturel. Préfacé par le cardinal Burke, cet ouvrage dresse une brève histoire du droit naturel, au moment où il semble que le droit positiviste écrase tout sur son passage avec l’adoption de lois sociétales contre-natures. Cette notion de droit naturel, codifié notamment par le Décalogue biblique, mais présent au coeur de l’homme, capable de découvrir, sans la Révélation, les sources naturelles du droit, sans lequel l’État de droit perd toute consistance.
Le droit naturel s’oppose à la notion des droits de l’homme, telles que définis depuis la Révolution dite française. L’auteur souligne que ces droits reposent sur une conception nominaliste du monde et subjectiviste du droit.
Or le nominalisme a également engendré chez certains auteurs une anthropologie réductionniste négatrice de l’idée de nature humaine. […] Dès lors le genre humain n’existe pas ; l’homme n’existe pas. Il n’existe dans la nature que des êtres animés classés et hiérarchisés selon des critères artificiels d’apparence. Comme l’a montré Xavier Martin, les hommes du XVIIIe siècle, et leurs héritiers, butent sur une question majeure : Qu’est-ce que l’homme ? Dans leurs écrits, la frontière entre humanité et animalité s’estompe très fortement […]
L’auteur souligne notamment l’apport de Benoît XVI en faveur du droit naturel, avec la définition de trois principes non négociables : la défense de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme et la liberté d’éducation des enfants.
Ces principes sont le préalable incontournable de la réalisation du bien commun. Ils s’imposent à tous avec une autorité absolue. Dès lors, les hommes politiques ont le devoir de les défendre et les baptisés celui de déterminer par rapport à eux leurs choix, notamment électoraux.
Il y a 10 ans, l’opposition aux pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI prenait le pouvoir
Puisque tout le monde parle du 10e anniversaire de l’élection surprise du cardinal Bergoglio au Souverain Pontificat, voici ce qu’en écrit Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :
[…] Pendant un tiers de siècle, les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI – 34 années cumulées – ont ainsi résisté aux assauts progressistes. Dans ce contexte, la renonciation de Benoît XVI a été un premier coup de théâtre, impensé. Et l’élection du cardinal Bergoglio a été encore plus inattendue, impensable. C’était en réalité l’opposition aux pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI qui prenait le pouvoir. Opposition non fondée sur la foi chrétienne mais sur la façon d’en parler au monde. François, il l’a dit à plusieurs reprises, s’est donné la mission d’achever l’application du concile Vatican II. Il la vit comme une responsabilité historique puisque son avènement comme pape ne se serait jamais produit sans la renonciation surprise de Benoît XVI. Renonciation que François, 86 ans, n’envisage d’ailleurs plus pour lui-même – il l’a confirmé trois fois en 2023 -, sauf impossibilité mentale ou psychique majeure.
Autre point saillant de cette décennie, le pape mène ces réformes en mode paradoxal. Il est très autoritaire sur certains dossiers, comme celui de la liturgie où, sans concession, il barre la route aux traditionalistes en déconstruisant systématiquement l’œuvre de Benoît XVI. Un autoritarisme qu’il exerce également sur la réforme de la curie, préparée avec quelques cardinaux seulement, où, sans prendre de gants, il a imposé une recentralisation du pouvoir dans ses seules mains. Au détriment de son premier ministre et de son administration.
En revanche, François se montre très conciliant sur l’ouverture à l’homosexualité. Ces dix années ont confirmé la fameuse phrase « Qui suis-je pour juger? », prononcée en juillet 2013. Dernier épisode en date: le 25 janvier, il déclare à l’agence Associated Press que l’homosexualité a beau ne pas être un «crime», elle n’en est pas moins un «péché». Ce qui provoque l’ire et les protestations du jésuite américain James Martin, sorte d’aumônier mondial de la communauté gay. François corrige aussitôt le tir, le 27 janvier, en lui écrivant: « Il faut tenir compte des circonstances, qui diminuent ou annulent la faute .»
Sur d’autres réformes majeures, l’ordination d’hommes mariés ou la communion pour les divorcés remariés, François a adopté une méthode collective, moins directive, celle de la «synodalité». De racine grecque, ce mot d’Église signifie «avancer ensemble en chemin». Un synode consiste à réunir au Vatican, pendant trois semaines environ, deux cents évêques et experts d’un sujet précis pour évaluer la question, en débattre et voter des propositions. Lesquelles sont transmises au pape, qui décide ensuite de leur application.
Deux synodes ont marqué la décennie. Le synode sur la famille, en 2014 et 2015, qui a ouvert la porte à la communion pour les divorcés remariés. Et le synode sur l’Amazonie, en 2019, qui a reporté la décision d’ordonner des hommes mariés dans l’Église catholique latine, mesure pourtant votée aux deux tiers par l’assemblée mais récusée par François. Provisoirement, semble-t-il, puisque le pape a confié, le 10 mars, à un site d’information argentin (Infobae), que le célibat est une «prescription temporaire», qui n’est pas «éternelle», et qu’ « il n’y a aucune contradiction à ce qu’un prêtre puisse se marier» .
Reste à présent la bataille des batailles du pontificat, la réforme des réformes. Convoqué pour l’automne 2023 et celui de 2024, un nouveau synode mondial sur… la «synodalité» a été lancé par François. En clair, à tous les étages de l’Église, il veut une autre gouvernance, moins centralisée à Rome, moins hiérarchique, plus démocratique. Une voie synodale que le pape voudrait appliquer dans chaque pays pour laisser aux conférences épiscopales une certaine liberté dans le gouvernement de «leur» Église.
Mais le rêve de François vient de se heurter à un inquiétant principe de réalité: une expérience synodale grandeur nature s’est conclue samedi dernier dans l’Église allemande, menée par la Conférence des évêques elle-même, sur laquelle Rome semble avoir perdu tout contrôle. Le résultat est éloquent. Neuf textes de propositions ont été votés à la majorité des voix d’évêques et de laïcs. Ils vont être transmis au pape. Parmi les propositions, les femmes doivent pouvoir prêcher et présider tous les sacrements, sauf l’eucharistie et la confession. Cela se ferait par le biais d’un diaconat féminin, voire d’un sacerdoce féminin. On y trouve également le feu vert pour la «célébration de bénédiction pour les couples qui s’aiment». Ce qui s’applique aux personnes homosexuelles, mais aussi aux personnes libres de choisir un genre sexuel dénommé «divers» dans les registres de baptême. Dans ces propositions, il y a enfin la demande de «réexaminer» la question du «célibat des prêtres». Pour mettre tout cela en œuvre, le «chemin synodal» allemand demande la création d’un «comité synodal» national et dans chaque diocèse,pour «décider ensemble», évêques et laïcs.
Dans un premier temps, à son lancement en mars 2019, ce synode allemand est encouragé par François. Mais, quatre mois plus tard, il envoie une première lettre pour lui demander de ne pas sortir des clous. Sans aucun effet. En septembre 2019, le Vatican envoie un nouvel avertissement: ce synode sera «non valide sur le plan ecclésiologique». Mais le cardinal Marx, alors président de la conférence épiscopale allemande, rejette l’avertissement papal. En février 2022, une session de ce synode a évoqué tous les points votés ce samedi, ainsi que le droit de regard des laïcs sur la nomination des évêques. En juin 2022, François est alors passé à un mode plus frontal, en affirmant qu’il n’y a «pas besoin de deux Églises protestantes» en Allemagne… Un mois plus tard, le Vatican enfonce le clou et publie une nouvelle note stipulant que le synode allemand n’avait pas le droit «d’adopter de nouvelles formes de gouvernance ou de nouvelles orientations de doctrine». En novembre, une visite des évêques allemands à Rome tourne à la confrontation. Tout récemment, début mars, le président des évêques allemands, Mgr Bätzing, est allé jusqu’à critiquer publiquement le nonce apostolique en Allemagne – le représentant du pape – en disant qu’il était «insupportable à écouter». Ce qui conduit le cardinal Kasper, un théologien allemand de renom et un proche de François, pourtant favorable à l’initiative, à sonner l’alerte rouge en évoquant un risque de «schisme».
Avec ce mouvement synodal, et les conclusions de l’Église allemande samedi, voilà le pape totalement dépassé par sa créature. Un cadeau très amer pour ses 10 ans de pontificat.
La grande pitié des catholiques français pour leurs frères allemands
Communiqué de l’Union Lex Orandi :
Lors de la cinquième et dernière assemblée du chemin synodal allemand, 40 évêques sur les 69 membres de la Conférence épiscopale ont voté le 9 mars 2023 un document demandant à l’Eglise de réévaluer le célibat sacerdotal. L’assemblée a voté le 10 mars 2023 à 93% un texte en faveur de la bénédiction des couples de même sexe et des divorcés-remariés. Lors de la dernière journée du 11 mars 2023, l’assemblée a adopté un texte sur la diversité des genres dans l’Église à près de 95%. Un texte demandant au pape le diaconat féminin a aussi été largement adopté.
Pourtant, ce qui caractérise la Foi catholique est « l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélé » (CEC N°150). Le catéchisme de l’Eglise Catholique enseigne aussi que
« l’assistance divine est donnée aux successeurs des apôtres, enseignant en communion avec le successeur de Pierre, [lorsqu’ils proposent] un enseignement qui conduit à une meilleure intelligence de la Révélation en matière de foi et de mœurs. A cet enseignement ordinaire les fidèles doivent » donner l’assentiment religieux de leur esprit » (LG 25)… » (CEC N°892).
Or l’assemblée synodale était composée des 69 membres de la conférence épiscopale allemande et de 69 membres de Conférence centrale des catholiques allemands, afin d’assurer une parfaite parité entre évêques et laïcs. Divers autres membres siégeaient également et les décisions du Chemin synodal étaient prises à une double majorité des deux tiers : celle des deux tiers des membres présents de l’Assemblée synodale et celle des deux tiers des membres présents de la conférence des évêques d’Allemagne.
Il y a donc deux façon d’envisager les résultats de l’assemblée synodale allemande : soit le catéchisme catholique est pour elle superflu, soit les décisions allemandes ne sont pas catholiques. De fait, le Nonce Apostolique Monseigneur Eterović était intervenu le 27 février 2023, au premier jour de l’assemblée plénière de printemps de l’épiscopat allemand et à la veille de la dernière session du chemin synodal, pour réaffirmer plusieurs points de doctrine. On constate que le représentant du Pape n’a pas été écouté, même des évêques allemands, successeurs des apôtres…
Face à cet effondrement de la Foi manifesté publiquement, les catholiques français ne peuvent exprimer que leur immense pitié pour leurs frères allemands. Au début de l’ère chrétienne, l’hérésie arienne a ébranlé la chrétienté à partir de 318. Malgré la foi catholique proclamée au concile de Nicée (325), l’arianisme s’est étendu dans l’Eglise au point que le Pape Libère fut chassé de son trône en 356 et qu’un anti-Pape pro-arien s’installa à Rome quelque temps à sa place. Il fallut la réunion du concile de Constantinople en 381 pour que la foi de Nicée soit définitivement restaurée. Malgré cela, un clergé et un épiscopat arien subsisteront en Occident jusqu’au concile de Tolède en 589.
En ces jours qui précèdent la fête de Saint Joseph, protecteur de l’Eglise, prions pour que les erreurs synodales allemandes ne s’étendent pas comme le fit l’hérésie arienne. Prions pour que le Pape « confirme ses frères dans la Foi », selon la mission qu’il a reçue du Christ lui-même. Prions pour que le dépôt de la Foi soit préservé et transmis sans altération ni souillures par tous les fidèles baptisés. Et prions pour le Saint Père lui-même.
Le gouvernement Ortega a interdit les chemins de Croix et les processions de la Semaine Sainte
Au Nicaragua, le gouvernement s’acharne à réduire au silence l’Église. Maria, une laïque nicaraguayenne, déclare à l’Aide à l’Eglise en Détresse :
« les manifestations de piété populaire telles que le chemin de Croix ou les processions ont été interdites et ne peuvent plus avoir lieu hors des paroisses, dans les rues, comme cela s’est toujours fait. Les prêtres sont persécutés, des personnes viennent à la messe pour enregistrer les homélies ; Il est impossible de demander publiquement la libération de Mgr Rolando Álvarez. Je suis membre d’un groupe de prière qui se réunit chaque semaine et, récemment, nous avons été observés par un paramilitaire manifestement armé d’un pistolet sous sa chemise ».
« Malgré cela, nous continuons à chercher des moyens de mortification, le sacrement de la confession, la prière du Chemin de Croix dans nos maisons, dans les paroisses, la participation à la messe le dimanche… Nous nous réunissons également pour prier en utilisant Zoom, WhatsApp ou en regardant des prédications sur YouTube ou Facebook ; en tant que peuple, nous continuons à avoir foi en notre Dieu «.
Craignant d’être accusés de désobéissance civile, de nombreux prêtres ont limité le champ de leurs activités et de leurs homélies. Les évêques ont été publiquement accusés par le président du gouvernement de promouvoir la mort au Nicaragua, ils les a traités de fils du diable et, ces derniers jours, à la radio nationale, le président a qualifié Mgr Rolando Álvarez, condamné à 26 ans de prison pour avoir refusé de quitter son pays, d’ »arrogant » et d’ »idiot ».
La situation dans les diocèses de Matagalpa et d’Estelí, qui étaient tous deux sous la responsabilité de Mgr Álvarez et qui font l’objet d’une surveillance étroite est extrêmement difficile. Selon les informations recueillies par l’AED, dans tout le pays, les catholiques vivent dans la crainte que leurs prêtres et leurs évêques soient arrêtés et déportés.
Après l’expulsion des Missionnaires de la Charité, fondées par Mère Teresa de Calcutta, d’autres ordres religieux féminins, tels que les Trappistes ou un groupe de religieuses de Porto Rico, ont décidé de quitter le Nicaragua, sous la pression étatique. Selon les informations reçues par l’AED, dans de nombreux cas, le gouvernement a empêché les ordres religieux d’accepter des dons pour mener à bien leurs œuvres caritatives et s’occuper des plus démunis, et leur a refusé des permis de résidence ou a révoqué la citoyenneté nicaraguayenne des missionnaires qui l’avaient déjà obtenue.
Les islamistes détestent la France
Suite à la publication de son ouvrage sur le sacré, que nous avons déjà évoqué à propos de la messe traditionnelle, Sonia Mabrouk est interrogée dans les médias. Elle a surpris Elise Lucet en déclarant que les islamistes détestent la France…
Elise Lucet interloquée car Sonia Mabrouk pense que les islamistes détestent la France pic.twitter.com/s57XSyGIAr
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 12, 2023
Par ailleurs, Sonia Mabrouk révèle avoir déjà assisté à une messe en latin. Mais ses interlocuteurs n’ont pas eu la présence d’esprit de leur demander si cette assistance était hebdomadaire…
Tout y est ⤵️
Léa Salamé : "Parfois, vous allez trop loin, pardon, mais les messes en latin…🤔"
Sonia Mabrouk : "Si, si, j’y tiens !"
L. S. : "Vous avez déjà assisté à une messe en latin ?🤔"
S. M. : "Mais, bien sûr !"
Christophe Dechavanne : "Saint-Nicolas-du-Chardonnet🙄" pic.twitter.com/epw4KlFiZc
— Père Danziec (@PereDanziec) March 12, 2023
Manifestation à Belâbre (36) contre l’implantation d’immigrés au coeur du village
200 personnes ont manifesté à Belâbre (900 habitants) pour protester contre l’ouverture en cachette d’un centre d’hébergement pour des dizaines de migrants.
Bélâbre (36) : 200 habitants mobilisés pour protester contre l'ouverture en cachette d'un centre d'hébergement pour des dizaines de migrants dans ce village de 900 habitants (MàJ)
https://t.co/agkywbZhHF pic.twitter.com/CoFYZJ4yka— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 12, 2023
Bravo aux habitants de #Belâbre (#Indre), mobilisés une nouvelle fois en nombre ce week-end pour empêcher la répartition des migrants dans leur village.👏 pic.twitter.com/fUgesfnGUS
— Damien Rieu (@DamienRieu) March 12, 2023
Les habitants de #Belâbre (36) ne veulent pas d’un centre de migrants au cœur de leur petit village ! J’étais à leurs côtés aujourd’hui.
Le phénomène migratoire nous touche tous ! Nous ne voulons pas que nos villages ressemblent à la Seine Saint-Denis !
Battons nous ! pic.twitter.com/zlkZqexqkG
— Pierre Gentillet (@Pierre_GTIL) March 11, 2023
Outre Pierre Gentillet ci-dessus, Francis Bergeron est intervenu :
« Si le problème dont on parle aujourd’hui n’était que celui de l’arrivée de 38 migrants en France, cela ne justifierait certes pas « la peur, la colère, le repli sur soi », pour parler comme M. Laroche, le maire de Bélâbre.
Mais à ce stade, on ne parle pas de la France, il s’agit de Belâbre, 900 habitants. Ces 38 personnes, jeunes hommes, venus le plus souvent de l’autre bout du monde, ne parlant généralement pas notre langue, pratiquant une religion différente, ne connaissant pas notre histoire, ayant des moeurs très opposées aux nôtres, notamment sur la place et le rôle de la femme dans la société, ces 38 migrants représenteront presque 5% de la population bélabraise, ce qui n’est déjà plus tout à fait la même chose.
Et puis Belâbre n’est pas un cas isolé : de partout nous arrivent des informations sur la prise en charge massive de populations migrantes. 50000 personnes sont actuellement en phase d’injection dans des villages de tout le territoire, sauf la Corse, par peur de la réaction des Corses. Ce qui prouve soit dit en passant que la réaction est payante.
Argenton est également concerné : 54 migrants, ont été implantés dans le quartier du Merle Blanc, essentiellement des Afghans à 6000 kilomètres d’ici à vol d’oiseau.
Ils ne sont pas venus pour résister à la folie des talibans. Car dans ce cas-là, ils n’auraient pas choisi la France pour s’installer. La vérité, c’est qu’il s’agit d’une migration de peuplement,
A Argenton, un nouveau contingent est prévu, qui ne sera plus concentré au quartier du Merle blanc, mais sera cette fois dispersé dans les différents quartiers de la ville nous a dit le maire. Pourquoi ? « Pour éviter les problèmes rencontrés dans le passé ». Mais quels problèmes ? Il y a une étrange pudeur sur ce genre de question, et une autocensure du quotidien socialiste monopolistique local, La Nouvelle République.
En parallèle la mairie d’Argenton s’oppose à l’installation de caméras, ce qui serait pourtant la solution pour rassurer les personnes âgées, et si l’insécurité n’était qu’un fantasme, un « sentiment d’insécurité » pas une réalité. Mais le vrai problème c’est que ce n’est pas qu’un sentiment d’insécurité.
Des centaines d’autres petites communes du territoire français se voient actuellement imposer des contingents de migrants : « réfugiés climatiques » (c’est la formule à la mode), demandeurs du statut de réfugiés, clandestins, semi-clandestins en phase de régularisation, réfugiés économiques etc. des « réfugiés économiques » venus de l’autre bout du monde… Ne savez-vous pas qu’il y a beaucoup de Français qui prennent leur retraite en zones rurales parce que leur mince retraite ne leur permet plus de vivre correctement dans les grandes métropoles. Pour ces réfugiés économiques-là, on ne réhabilite pas des bâtiments, on ne les prend pas totalement en charge (santé, déplacements etc.). L’inégalité de traitement entre français et migrants et devenue scandaleusement choquante et insupportable.
Et tout cela se fait subrepticement, alors qu’on sollicite notre avis, en tout cas à Argenton, pour changer des noms de rues ou un plan de circulation automobile.
Et c’est nous qui sommes accusés d’être des repliés sur nous même, voire des haineux. Au nom de quoi nous cache-t-on ces projets ou les minimise-t-on ?
La peur, le repli, la haine, elle est chez ceux qui veulent nous interdire de nous exprimer librement, qui nous censurent. La peur d’être désavoués par les habitants au service desquels ils prétendent agir.
Parmi les arguments mis en avant pour nous empêcher de manifester, de protester, certains sont absolument répugnants, et je pèse mes mots.
J’ai lu par exemple dans la « lettre aux bélâbrais » que dans la mesure où une majorité d’élus (le conseil municipal de Belâbre, ou l’Europe de Mme Van der Leyen, peu importe) avait décidé l’implantation de cellules de migrants, il était antidémocratique de s’y opposer.
Mais alors je pose la question : les gens qui manifestent en ce moment même contre la réforme des retraites, – à bon ou à mauvais escient, ce n’est pas la question ici – est-ce que ce sont des « putschistes » ? C’est l’argument lui-même du maire de Bélâbre qui est antidémocratique.
Le secret gardé sur les combines de la mairie, le refus du débat, le refus de tout référendum d’initiative populaire sur quelque question que ce soit, voilà les vraies attitudes antidémocratiques.
Et quand les petits, les braves gens, les péquenots, les « sans dents », comme nous appelait avec élégance le président Hollande, quand ils s’inquiètent des rumeurs, et qu’ils tentent de s’exprimer publiquement, nos donneurs de leçons de démocratie nous traitent de putschistes ! Pour nous faire peur, pour nous empêcher de nous exprimer, précisément.
Mais j’ai lu quelque chose de plus répugnant encore dans la lettre de la mairie. Les opposants à la CADA (c’est-à-dire nous), soutiendraient que « les étrangers de couleur qui viennent chercher refuge sont a priori des intrus et des violeurs ».
Mais d’abord pourquoi parler d’étrangers de couleur, et prétendre que ce serait nos propos ?
Dire simplement « on est chez nous » serait de la haine et de la xénophobie ? Monsieur Laroche, vous avez une étrange définition de la haine et de la xénophobie ! Qu’est-ce que disent les Ukrainiens aux Russes ? « On est chez nous ! ». Qu’est-ce qu’a dit la semaine dernière le président tunisien face à la submersion migratoire de son pays ? « On est chez nous !». Qu’est-ce que disent les Mahorais, les habitants du département de Mayotte (qui sont des Français noirs, qui ont choisi de rester français en 1974, et qui sont actuellement victimes d’une inimaginable submersion migratoire ? « On est chez nous ! »
La souveraineté nationale, c’est le droit de décider de notre destin collectif.
La patrie, la terre de nos père, c’est ce que nous avons de plus cher. Il y a sur ce monument plus de 70 noms, des garçons de 20 ans, pour la plupart, qui sont morts pour cela. Dans toutes les villes, dans tous les villages de France, il y a des monuments comme celui-ci. Ils sont mort pour perpétuer notre souveraineté nationale. C’est bien pourquoi nous nous battons, à Bélâbre, nous nous battrons à Argenton, comme le font nos amis de Beyssenac, en Corrèze, de Saint-Brevin, de Quimperlé en Bretagne et un peu partout ailleurs.
Le grand remplacement – car c’est un grand remplacement qui se met en place, une authentique substitution progressive de population – ne passera pas par nous.
Manifestation pour la vie à Madrid
Des milliers de personnes ont manifesté contre l’avortement dimanche 12 mars dans le centre de Madrid, quelques semaines après le vote par le Parlement espagnol d’une loi élargissant l’accès à l’avortement.
Tenant des ballons verts avec le slogan «Oui à la vie» et des banderoles sur lesquelles était par exemple écrit «Un humain, de 0 à 100 ans», les manifestants -au nombre de 23.000 selon les autorités locales- se sont rassemblés à l’appel de la plateforme «Sí a la vida» («Oui à la vie»).
Le 16 février, les députés espagnols ont voté une loi renforçant l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics, et qui permet aux mineures d’avorter sans l’autorisation de leurs parents dès l’âge de 16 ans.
Animacion entre los manifestantes de la convocatoria Sí a la vida en Madrid @aciprensa @EWTNNoticias pic.twitter.com/zu2O2ltovy
— Nicolás de Cárdenas 🇪🇸🇻🇦 (@cardenasnicolas) March 12, 2023
La alegría del Evangelio de la Vida. @aciprensa @EWTNNoticias pic.twitter.com/jpv3ftlUeb
— Nicolás de Cárdenas 🇪🇸🇻🇦 (@cardenasnicolas) March 12, 2023
Miles se unen en defensa de la vida e inundan las calles de Madrid.
📸 @cardenasnicolas #SíALaVida pic.twitter.com/oLLEfDzt0V— ACI Prensa (@aciprensa) March 12, 2023
Avortement dans la Constitution : Nouvelles « tables de la loi » ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Pascale MORINIÈRE, Président de la Confédération nationale de Associations Familiales catholiques
- Laetitia de CALBIAC, membre de l’association «Mère de Miséricorde»
- Delphine LOISEAU, juriste, avocat au barreau de Paris
Patrice Martineau rend hommage au P. Planchat
Notre ami Patrice Martineau vient d’enregistrer « Le Chasseur d’âmes » – une complainte sur la vie et la mort du Père Henri Planchat à l’occasion de sa béatification le 22 avril 2023. Cette chanson est produite par produit par les Religieux de Saint Vincent de Paul.
Le P. Planchat, martyrisé par la Commune, est un modèle de haute sainteté pour donner du cœur à l’ouvrage aux prêtres d’aujourd’hui. Une chanson à diffuser tous azimuts!
Dissidents soviétiques: Soljénitsyne et l’Ukraine
Mise sous tutelle de la communauté “Famille de Marie”
Une visite apostolique mandatée par le Saint-Siège est à l’origine de la décision du Vatican de mettre sous tutelle la communauté “Famille de Marie” et son bras sacerdotal “Oeuvre de Jésus Souverain Prêtre”, sous la juridiction du Dicastère pour le Clergé.
La Famille de Marie-Oeuvre de Jésus Souverain Prêtre est présente dans 10 pays (dont la Slovaquie, l’Italie, l’Allemagne, la France, notamment dans le diocèse de Séez, l’Autriche) et compte plus de 60 prêtres, 30 séminaristes et 200 femmes laïques consacrées. Elle promeut les “apparitions d’Amsterdam”, pourtant condamnées par le Vatican. La mesure du Saint-Siège ne serait pas liée à des questions théologiques controversées, mais à des dérives sectaires.
Une longue enquête d’un hebdomadaire italien relève la confusion entre le for interne et le for externe, entre le rôle spirituel et administratif, un culte aveugle et inconditionnel du fondateur, la manipulation mentale, l’anéantissement des personnalités et des consciences, la mystification du récit spirituel, la marginalisation des dissidents…
La mise sous tutelle fait suite à la visite apostolique menée en 2021 par l’évêque émérite de Bari, Mgr Francesco Cacucci. Le père Paul Maria Sigl a été relevé de ses fonctions et éloigné de la communauté. La Famille de Marie a été confiée le 1er juin 2022 à l’évêque auxiliaire de Rome, Mgr Daniele Libanori, et, pour la branche féminine, à la religieuse Sœur Katarina Kristofová, en attendant de statuer sur son avenir et celui de ses membres.
Le fondateur de la communauté « Pro Deo et Fratribus » (appelée plus tard Famille de Marie) est le jésuite Mgr Pavel Hnilica, ordonné et consacré évêque dans la clandestinité dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie communiste. Dans l’ouvrage Wojtyla segreto de Ferruccio Pinotti et Giacomo Galeazzi paru en 2011, on apprend que d’énormes sommes d’argent ont été transférées de la banque du Vatican (IOR) et de la Banque Ambrosiano vers la Pologne et des pays d’Amérique centrale et du Sud par le biais d’organisations parmi lesquelles figure Pro Deo et Fratribus. C’est précisément dans le cadre de l’affaire Banque du Vatican / Banque Ambrosiano et de l’affaire de la mallette du banquier Roberto Calvi, appartenant à la loge maçonnique P2 et retrouvé assassiné à Londres, que Mgr Hnilica fut mis en cause. Il fut condamné en première instance, en 1993, à trois ans et six mois de prison avec sursis pour recel. Il avait émis deux chèques d’une valeur totale de 1,35 million de francs suisses provenant de son œuvre « Pro Deo et Fratribus » en échange de documents destinés à le mettre hors de cause dans le blanchiment d’argent disparu et suspecté provenir de la Mafia. En 1989, il est trouvé en possession de documents des services secrets italiens (SISMI) concernant les derniers jours de Roberto Calvi avant son assassinat. On ne sait toujours pas à quelles fins furent employés les fonds récoltés.
Après l’effondrement des régimes communistes au début des années 1990, Mgr Hnilica a “refondé” Pro Deo et Fratribus sur les cendres de l’Œuvre du Saint-Esprit (OSS), une communauté fondée en 1972 par le prêtre autrichien Joseph Seidnitzer, alors âgé de 52 ans – un personnage tragique et complexe, condamnée à trois reprises à la prison entre les années 1950 et 1960 par les tribunaux autrichiens pour des abus sexuels en série sur des adolescents – et par son “protégé”, Gebhard Paul Maria Sigl, 23 ans, son bras droit qui lui restera fidèle jusqu’à sa mort (Seidnitzer est décédé en 1993), malgré la connaissance de son passé criminel. Lorsque l’Œuvre du Saint-Esprit fut dissoute par l’Eglise en 1990, en raison des graves déviances, Mgr Hnilica réuni autour de lui ses 21 “survivants” et leur offrit, avec Gebhard Paul Maria Sigl, la perspective d’une nouvelle vie communautaire à Rome : la “nouvelle” Famille de Marie.
Ayant obtenu une première approbation de la communauté à l’été 1992, de la part de l’évêque du diocèse slovaque de Roznava, Mgr Hnilica ordonna à la hâte et en cachette, le 8 décembre de la même année, cinq des membres qui, venant de l’OSS, n’avaient pas la formation requises pour accéder au sacerdoce. Outre Paul Maria Sigl lui-même, Luciano Alimandi (aujourd’hui fonctionnaire à la Secrétairerie d’État du Vatican), Aleandro Cervellini, Rolf Schönenberger et Johannes Stoop furent ordonnés ce jour-là.
Paul Maria Sigl, qui se fait appeler “Padre“, parvient à faire croire à ses adeptes qu’il est un fils spirituel du Padre Pio, dont il prétend posséder les mitaines qu’il impose sur ses fidèles. Il prétend également avoir le charisme de lire dans les cœurs, charisme grâce auquel il révèle à chacun sa vocation et son saint protecteur, que lui seul est en mesure de voir. Le “nouvel apôtre Paul” appose le sceau de son pouvoir absolu sur sa “créature” : la Famille de Marie. Il marginalise adroitement ceux qui expriment une voix dissidente, dévalorise la personnalité des membres (surtout celle des femmes consacrées, vouées à la « sanctification des prêtres »), instille un concept d’obéissance absolue et de culpabilité, viole la liberté individuelle, principalement psychologique, en échange de l’offre d’une vie confortable, grâce aux importantes sommes d’argent, aux origines encore inconnues, qui affluent dans les caisses de la communauté. Il réunit sur sa seule personne les rôles de président et de directeur spirituel, confondant ainsi for interne et for externe, conscience et autorité : la racine de tout abus de pouvoir.
