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Terres de Mission : Restaurer l’abbaye de la Lucerne

Eglise universelle : Il y a cent ans mourait Dom Marmion, abbé de Maredsous

Le 30 janvier 1923 était rappelé à Dieu Dom Columba Marmion, abbé de Maredsous, en Belgique. Il fut, selon Paul Vigneron dans son Histoire des crises du clergé français contemporain, un des artisans majeurs du renouveau de la spiritualité du clergé français à l’issue de la guerre de 14. Sa spiritualité, résolument christocentrique, fut largement diffusée dans des ouvrages accessibles à tous : « Le Christ vie de l’âme », « Le Christ dans ses mystères », « Le Christ idéal du moine », etc. L’abbé François Knittel nous présente la vie, l’œuvre et la spiritualité du nouveau bienheureux.

Eglise en France : Restaurer l’abbaye de la Lucerne

Le projet Lucerna consiste à restaurer l’abbaye prémontrée de La Lucerne, à quelques encablures du Mont-Saint-Michel. Vice-recteur de l’abbaye, l’abbé Henri Vallançon, après avoir exposé l’histoire de cette abbaye, fondée en 1143, présente les projets matériels et spirituels qui devraient rendre vie à ce lieu chargé d’histoire où prièrent au total plus de 650 chanoines.

Eglise en Marche : 1,2,3 loisirs au service de la littérature jeunesse

Valérie d’Aubigny pilote le comité de lecture et le site 1,2,3 loisirs dont l’objectif est de promouvoir des œuvres contemporaines, ou plus anciennes, à destination de la jeunesse. La littérature jeunesse est, comme toute la société, impactée par les idéologies dominantes : repentance, wokisme, écologisme, féminisme, théorie du genre, etc. Depuis l’an 2000, ce sont ainsi 4 300 livres pour la jeunesse qui ont été lus et analysés. 

« Tu as un corps fait pour la reproduction, tu dois le savoir et être responsable »

Jeudi 9 mars, France 2 diffusait un numéro d’Envoyé Spécial dans lequel un gynécologue italien témoignait à visage découvert. Ce dernier a expliqué qu’il refusait de pratiquer l’avortement :

« Si tu portes une arme, tu dois savoir que ça peut tirer ».

Patrizio Angelozzi, responsable de son service gynécologie, témoigne n’avoir jamais pratiqué d’avortement, pour des raisons »religieuses, scientifiques et biologiques ».

« Tu as un corps fait pour la reproduction, tu dois le savoir et être responsable ».

Les objecteurs de conscience sont nombreux en Italie. En 2020, 64,6 % des gynécologues faisaient ce choix, selon les données du ministère de la Santé italien.

La nature et la portée d’un rescrit

De l’abbé Paul Roy (FSSP) sur Claves :

Le rescrit donné en audience le 20 février dernier par le Souverain Pontife au cardinal Arthur Roche, préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a encore fait couler de l’encre, sans que beaucoup se soient interrogés sur la nature et la portée de ce texte.

Profitons de l’occasion pour introduire certaines distinctions entre les différents documents émanant du pape, du Saint Siège et de ses différents organismes.

Il faut, avant de passer en revue les natures des divers écrits qui font la loi de l’Église, rappeler que le droit canon n’est pas formaliste : plus que la forme prise par une décision, c’est donc son contenu et l’autorité dont elle émane qui importent, avec la force que cette dernière entend lui donner. Ajoutons que les noms donnés aux différents documents romains ne sont pas fixés par une norme ou une tradition figée, leur usage a donc pu varier au cours du temps, et continue d’évoluer. Nous donnons ici le sens que la coutume a dégagé au cours des derniers siècles.

Abécédaire des documents romains

Bulle : désignant autrefois une amulette que les patriciens romains portaient autour du cou, plus tard un sceau, le terme en est venu par extension à désigner le document authentifié par ce sceau. Les papes ont commencé à utiliser eux aussi le sceau bullaire pour authentifier leurs documents, et on entend depuis lors par « bulle » les lettres officielles données par les souverains pontifes dans la forme la plus solennelle. Leur objet peut être une sentence doctrinale, une décision de canonisation, de discipline ecclésiastique, un jubilé, des indulgences, investitures canoniques, concessions[1]. Les bulles sont employées pour la nomination des évêques ; autre exemple célèbre avec la bulle Quo Primum du 14 juillet 1570 promulguant le missel romain.

Bref : lettre pontificale expédiée avec moins de solennité qu’une bulle, pour des affaires de moindre importance. Concernent ordinairement des dispenses, des concessions, des pouvoirs d’indulgencier, des grâces, provisions. Alors que les bulles étaient datées à partir de la naissance du Seigneur, les brefs l’étaient depuis l’Incarnation[2].

Constitution : nom autrefois donné à tout type de loi. Dans l’Église une constitution peut désigner une ordonnance donnée par un concile (souvent appelée « canon »), des décisions donnés par les papes hors d’un concile (décrets, décrétales et rescrits), les ordonnances des évêques. On parle encore de constitution apostolique pour désigner des décisions des papes en matière de foi et de discipline, rendues sous forme de brefs ou de bulles[3]. Exemple : la constitution apostolique Pascite Gregem Dei réformant le livre VI du Code de Droit canonique (23 mai 2021) ; les constitutions dogmatiques du concile Vatican II (Lumen Gentium, Gaudium et Spes, Sacrosanctum Concilium…).

Encyclique : lettre circulaire que les évêques et archevêques adressaient à leur troupeau, l’usage du terme est aujourd’hui réservé à des lettres apostoliques adressées par le pape à la chrétienté tout entière, directement ou à travers ses pasteurs. Les lettres encycliques ne sont pas adressées à un destinataire particulier, et se distinguent ainsi des bulles, brefs, constitutions dogmatiques, décrets pontificaux. La première à porter ce titre est due Benoît XIV en 1740[4]. Parmi les encycliques récentes on peut citer par exemple Veritatis Splendor du pape Jean-Paul II (6 août 1993) ou encore Caritas in Veritatede Benoît XVI (29 juin 2009).

Décret : terme large qui désigne un acte administratif ou judiciaire d’une autorité ecclésiastique. Un décret peut émaner d’un concile, du pape, d’une congrégation, d’un évêque ou prélat régulier, d’un chapitre…[5]

Motu proprio : termes d’une clause insérée dans certains rescrits, signifiant que le pape n’a été induit à faire cette grâce par aucun motif étranger, mais de son propre mouvement (motu proprio). Elle est utilisée quand le pape veut favoriser quelqu’un. Par extension, le motu proprio en est venu à désigner le document en lui-même dans lequel le pape fait usage de cette clause. Ce format s’est multiplié au cours des dernières années[6]. Exemple : le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007.

Rescrit : Du latin rescribere (donner une réponse par écrit). Un rescrit est une lettre apostolique par laquelle le pape ordonne de faire quelque chose en faveur d’une personne qui a demandé une grâce. Existant en droit romain comme réponse donnée par l’empereur ou le conseil impérial à la demande d’un particulier ou d’un magistrat (ex : Trajan, Hadrien), le rescrit fut repris en droit canonique. Un rescrit est une lettre apostolique par laquelle le pape ordonne de faire quelque chose en faveur d’une personne qui a demandé une grâce. Il est donné par le pape ou une congrégation romaine en faveur d’une personne et pour une occasion particulière, en réponse à une supplique ou demande. Il porte décision sur un point de droit, accorde une dispense, un privilège ou une grâce quelconque. Bulles et brefs sont ainsi des formes de rescrit[7].

Document et autorité magistérielle

Ayant distingué les différents documents par lesquels le pape et les congrégations romaines peuvent manifester leur autorité, il faut rappeler que la forme d’une décision pontificale n’a pas par elle-même d’influence sur son autorité. Ces textes peuvent ainsi relever des différents degrés d’autorité du magistère, selon leur objet et l’esprit du législateur. Pour mieux comprendre et distinguer ces différents niveaux, nous renvoyons à l’article fondamental de l’abbé Bernard Lucien sur Claves.

L’interprétation du droit canonique

Pour en venir enfin à l’interprétation du droit de l’Eglise, la tradition a distingué plusieurs types d’interprétation. Celle-ci peut être authentique, apportée par l’autorité elle-même, ou doctrinale, si elle émane de commentateurs, spécialistes et autres auteurs. Quelle qu’en soit la source, une interprétation peut être dite déclarative, lorsqu’elle se contente d’expliciter le sens des mots employés, extensive, lorsqu’elle l’étend (supposant que le législateur ait eu une intention au-delà des termes exprimés), ou restrictive dans le cas inverse. Ces derniers cas de figure (extension ou restriction) sont ordinairement réservés au législateur lui-même ou au instances judiciaires (l’interprétation est alors seulement valable pour l’affaire en cause). Bien comprendre ce qui semble être un arsenal de subtilités juridiques demande de toujours garder en tête l’intention du législateur : l’esprit de la loi est ce qui permet de l’appliquer en justice et équité.

L’usage traditionnel a consacré un adage qui gouverne ordinairement l’interprétation des lois de l’Eglise : « favorabilia sont ampligenda, odiosa sunt restringenda, » autrement dit, les dispositions favorables sont à interpréter largement, les restrictions strictement.

Qu’en est-il d’un rescrit ? Comme on l’a relevé ci-dessus, un rescrit est une décision juridique qui vient s’appliquer à un cas ou une personne particulière, pour lui concéder une dispense ou une grâce. Il est donc inférieur en termes d’autorité à une loi de l’Eglise, de portée universelle. En outre, un tel document a ordinairement pour but d’accorder une faveur, soit une interprétation extensive d’une loi plus restrictive. Si l’on s’en tient à la classification traditionnelle rappelée ci-dessus, un rescrit serait donc un élément d’interprétation authentique extensive, venant élargir le cadre d’application d’une norme supérieure plus stricte.

Les canonistes hésitent donc aujourd’hui sur la manière de considérer le récent rescrit donné au sujet du motu proprio Traditions custodes et l’ensemble du corpus législatif venant régler la possibilité de célébrer selon l’usus antiquior de la messe latin. Sans annuler les dispositions précédentes, ce texte semble en restreindre l’application à l’interprétation la plus stricte ; certains ont par ailleurs été jusqu’à le mettre en opposition à des lois de l’Eglise, en particulier le canon 87§1 qui permet aux évêques de dispenser certains de leurs fidèles des lois universelles en matière disciplinaire, en vue de leur bien spirituel. Le texte prévoit cependant que cette dispense peut être réservée au Siège Apostolique, ce qui semble être aujourd’hui le cas à travers la nécessité imposée de recourir au Dicastère pour le Culte Divin.

Références

Références
↑1 Dictionnaire de Théologie Catholique, Paris, Letouzey et Ané, à partir de 1909, t. II,  col. 1255-57
↑2 Dictionnaire de Théologie Catholique, t. II,  col  1126
↑3 Dictionnaire de Droit Canonique, t. I, p. 560
↑4 Dictionnaire de Théologie Catholique, t. V,  col 14
↑5 Dictionnaire de Théologie Catholique, t. IV,  col 205
↑6 Dictionnaire de Droit Canonique, Paris, Walzer, 1888, t. II p. 676
↑7 Voir le Canon 59 dans le Code de Droit Canonique de 1983, également le Dictionnaire de Droit Canonique, Paris, Walzer, 1888, t. III, p 352

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 3/7

Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.

3. Evaluations statistiques de l’effet abortif de la pilule

Au regard de ces chiffres, nous pouvons donner des statistiques d’encadrement de l’effet abortif de la pilule contraceptive en France, effet ignoré de la grande majorité des Français. Il y a plusieurs raisons à cette ignorance, à commencer par des changements de définition. L’effet abortif est masqué par l’expression : « modification de l’endomètre5».

La pilule empêche l’implantation du blastocyste (embryon de 5/6 jours). Mais dans le contexte positiviste dans lequel nous sommes plongés où toute pensée métaphysique est niée, cette vie humaine est invisibilisée. On ne peut prouver son existence juridique que si l’on peut prouver son existence biologique. Or cette implantation de l’embryon dans l’endomètre ne s’observe chimiquement qu’au moment des premiers échanges de beta-HCG. Il a donc été défini que le début de la grossesse – ce qui n’est pas le début de la vie humaine – commence avec l’implantation. Avec cette définition, les techniques qui empêchent l’implantation échappent à la qualification de
technique abortive, interceptive ou contragestive, et sont qualifiées abusivement – mensongèrement – de techniques contraceptives.

Mais ce n’est pas tant la réalité de l’effet abortif de la pilule qui est nié que son occurrence.

Posons quelques calculs. Nous savons que 5 872 684 femmes prennent la pilule en France. Nous savons qu’une année compte 13 cycles menstruels. Nous savons que la pilule indique un chiffre théorique de 1% d’ovulation d’échappement, lequel chiffre observé en condition de protocole de laboratoire est irréaliste, en contradiction avec le nombre de grossesses sous pilule observées par l’OMS – 6 à 8% – et en décalage avec la fréquencez réelle d’oubli de pilule (au moins 1 fois par mois pour 21% des femmes).

Posons plusieurs hypothèses.

Hypothèse 1 : un taux de 5% d’ovulations d’échappement
Dans ce cas, nous avons :
• 365 / 28j = 13,03 cycles en moyenne par an.
• Pour 100 femmes sur une année (100 A-F), nous avons 100 x 13,03 x 5% = 65 ovulations d’échappement.
• Si nous supposons que 25% de ses ovulations sont fécondées, nous obtenons : 65 x 0,25 = 16,25 fécondations.
L’OMS nous déclare un IP (Indice de Pearl) compris entre 6 et 8. Ceci signifie que nous aurions entre 8 et 10 destructions d’embryons en phase très précoce pour 100 femmes sous pilule sur un an, donc un IDE (Indice de Destruction Embryonnaire) de 8 à 10 (16,25 – 6 à 8).
Plaçons-nous dans l’hypothèse d’un IDE de 8.

Qu’est-ce que cela signifie à l’échelle de la France ?

Pour 5 872 684 de femmes, cela signifie 469 815 avortements par an. Si à l’échelle individuelle, l’Indice de Pearl nous semble anecdotique, nous comprenons immédiatement qu’à l’échelle macro-statistique, ce chiffre est tout sauf insignifiant. Mais ce chiffre est-il aussi insignifiant qu’il y paraît au plan individuel ? Plaçons-nous dans l’optique d’une femme qui prend la pilule pendant 20 ans. En maintenant notre hypothèse d’un taux d’ovulations d’échappement de 5%, nous obtenons les résultats suivants :
• Hypothèse 1 : 5% d’ovulations d’échappement.
• 365 / 28j = 13,03 cycles par an.
• 13,03 x 0,05 = 0,65 ovulation d’échappement par an.
• 20 x 0,65 = 13 ovulations d’échappement en 20 ans.
• Si 25% sont fécondés : 13 x 0,25 = 3,25 fécondations.
La fécondité moyenne des femmes étant de 1,8 enfants6, on en déduit que cette femme aura vécu entre 1 et 2 avortements très précoces – sans nécessairement le comprendre ou le réaliser – durant sa vie féconde.

A ce stade, est-il utile de parler des nouvelles pilules microdosées progestatives de plus en plus répandues ? La combinaison du faible dosage avec une charge uniquement progestative maintient la dégradation de la muqueuse utérine tout en favorisant les ovulations d’échappement.

Si nous nous plaçons dans l’hypothèse d’un taux d’ovulation d’échappement de 20%, nous obtenons sur une durée de 20 ans de prise de pilule les résultats suivants :
• Hypothèse 2 : 20% d’ovulations d’échappement.
• 13,03 (nb de cycles) x 0,2 (20% d’échappement) = 2,6 ovulations par an.
• 20 x 2,6 = 52 ovulations d’échappement sur 20 ans.
• Si 25% sont fécondées : 52 x 0,25 = 13 fécondations.
On se rapproche d’un avortement tous les deux ans en moyenne. Ceci reste une statistique d’approximation mais elle donne une indication. Ces pilules ont un effet premièrement contraceptif, mais dans un nombre significatif de cycles elles ont aussi un effet abortif. Ces chiffres aussi effrayants que surprenants, ne sont pourtant pas totalement nouveaux.

Dans une étude publiée en 1994 dans la revue Contraception, fertilité sexualité intitulée « L’activité antinidatoire des contraceptifs oraux », le Docteur Benoît Bayle avait posé un modèle statistique en partant d’un autre mode de calcul. La difficulté de ce type d’évaluation statistique est que l’on ne peut pas faire d’étude épidémiologique pilule par pilule ou femme par femme. On est obligé de faire des macro-statistiques.
Son modèle construisait un ratio entre le nombre d’embryons qui s’implantent sous pilule par rapport au nombre d’embryons dont la nidation échoue en raison de la dégradation de l’endomètre sous progestérone. Il établit ainsi un IDE, Indice de Destruction Embryonnaire, de la même façon qu’il existe un Indice de Pearl. Son calcul était le suivant : l’Indice de Pearl (IP) réel est de 1 à 2 grossesses. Pour 1 embryon qui s’implante sous pilule, de 4 à 6 embryons seraient statistiquement nécessaires. Par conséquence, de 4 à 12 embryons sont conçus pour 1 à 2 grossesses observées. Dans ce cas de figure, de 3 à 10 embryons sont éliminés. Son IDE est donc compris entre 3 et 10 embryons pour 100 A-F (Année-Femme).

En 1994 il y avait 4,3 millions d’utilisatrices de la pilule en France. En adoptant un IDE à 4, il obtenait 4 300 000 x 4/100 (IDE) = 172 000 échecs de nidation par année. Ce chiffre situe le nombre d’avortements très précoces par la pilule dans le même ordre de grandeur que l’IVG. La destruction d’embryons oscille autour du nombre annuel d’avortements provoqués déclarés officiellement. On obtient par deux méthodes statistiques différentes des modèles d’approximation du nombre d’avortements par la pilule contraceptive qui s’inscrivent dans la même échelle de grandeur, celle du nombre d’IVG annuel.

A suivre

5 https://www.vidal.fr/infos-pratiques/id12992-id12992.html

6 https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724

Troisième dimanche de Carême

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Jésus chasse un démon impur. Alors une femme élevant la voix s’écria : Heureux le sein qui vous a porté (Évangile de S. Luc 11).

D’après l’excellent Missel Quotidien et Vespéral de Dom Gaspard Lefebvre, illustré par René De Cramer, dont l’inspiration mélange des thèmes médiévaux et un symbolisme mystique.

Jésus, fils de la Vierge Marie (Évangile), est le modèle par excellence de la pureté virginale. L’Évangile le montre luttant d’une façon spéciale contre l’esprit impur. Le démon qu’il chassa en effet par le doigt de Dieu, c’est-à-dire par l’Esprit Saint, du possédé muet était « un démon impur », dit saint Matthieu. Et l’Église chasse des âmes des baptisés le même esprit immonde. L’on sait en effet que le Carême était un temps de préparation au baptême et dans ce sacrement le prêtre souffle par trois fois sur celui qu’il baptise en disant : « Sors de cet enfant, esprit impur, et fais place à l’Esprit Saint ».

« Nul fornicateur ou impudique, dit saint Paul dans l’Épître de ce jour, n’a héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que la fornication et toute impureté ne soit donc même pas nommée parmi vous ». C’est spécialement  en ce temps de lutte contre Satan que nous devons imiter Jésus.

Introït : Oculi

Nous allons retrouver dans l’Introït du troisième dimanche de Carême le psaume 24 qui était déjà celui de l’Introït (ainsi que celui du Graduel) du deuxième dimanche. C’était alors une prière très humble dans laquelle le pécheur prosterné devant Dieu osait à peine lever la tête. Aujourd’hui il s’enhardit en levant les yeux vers le ciel, image que nous retrouverons dans le Trait tiré d’un autre psaume.

Le premier mot de cet Introït Oculi (les yeux) a donné son nom à ce dimanche. On se souvient que, jusqu’à une date récente, les dimanches de Carême étaient indiqués dans tous les calendriers par le premier mot de leur Introït : Reminiscere pour dimanche dernier, Oculi pour aujourd’hui et Lætare pour dimanche prochain.

Oculi mei semper ad Dominum, quia ipse evellet de laqueo pedes meos. Respice in me, et miserere mei, quoniam unicus et pauper sum ego.
Mes yeux sont toujours tournés vers le Seigneur, car c’est Lui qui arrachera mes pieds du filet. Jetez les yeux sur moi et ayez pitié de moi, car je suis seul et malheureux.

Unicus et pauper sum : Je suis seul et malheureux, cela veut dire que je ne peux compter ni sur mes relations ni sur mes richesses pour me sauver, mais seulement sur Dieu. Ce texte comprend donc deux parties ; la première est un grand élan de l’âme vers le haut, les yeux levés vers le Seigneur, qui peut seul nous arracher au filet que nous tend l’infernal tentateur. La mélodie exprime cet élan par deux montées assez vives vers l’aigu. La deuxième partie au contraire est une prière qui demande au Seigneur d’abaisser son regard vers nous dans notre humble état de pécheurs ; la mélodie se tient alors modestement dans le grave en une douce supplication.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 24 comme celui du dimanche précédent :

Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam.
Vers vous Seigneur j’élève mon âme, mon Dieu je mets en vous ma confiance, je n’aurai pas à en rougir.

Graduel : Exsurge Domine

Le texte du Graduel du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 9, que nous avons déjà rencontré il y a quelques semaines, dans le grand Graduel Adjutor de la Septuagésime. C’est un chant de louange et d’action de grâce au Seigneur, défenseur et protecteur des pauvres et des opprimés. La première phrase du Graduel de ce dimanche reprend d’ailleurs la dernière phrase de celui de la Septuagésime. Ce verset est pris à la fin du psaume, alors qu’on trouve au contraire dans la deuxième partie un verset du début :

Exsurge Domine, non prævaleat homo : judicentur gentes in conspectu tuo. In convertendo inimicum meum retrorsum, infirmabuntur, et peribunt a facie tua.
Levez-vous, Seigneur, que l’homme ne l’emporte pas, que les nations païennes soient jugées en votre présence. Vous faites retourner mon ennemi en arrière ; ils seront affaiblis et périront devant votre face.

Nous avons déjà signalé que l’homme, ici, désigne la créature qui s’oppose à son Créateur et refuse d’accomplir sa volonté. Mais en ce temps de Carême ce texte désigne aussi l’ennemi infernal et tous ses auxiliaires, contre lesquels nous avons à lutter ; nous annonçons ainsi la victoire que nous remporterons sur eux à Pâques si nous sommes fidèles.

La mélodie ressemble à celle du Graduel Adjutor de la Septuagésime, mais elle ressemble surtout à celle du Graduel de la Quinquagésime, il y a trois semaines. On retrouve tout à fait les mêmes formules amples et mouvementées avec de grandes vocalises et de longues tenues dans une ambiance de ferveur ardente et mystique.

Trait : Ad te levavi

Le texte du Trait du troisième dimanche de Carême est constitué par la plus grande partie du psaume 122, petit psaume assez court ; il ne manque ici que le dernier de ses cinq versets. Ce psaume ressemble au psaume 24 d’où était tiré le chant de l’Introït de cette messe ; d’abord il commence par les mêmes mots Ad te levavi, de plus il développe le thème des yeux levés par lequel débutait l’Introït :

Ad te levavi oculos meos, qui habitas in cælis. Ecce sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum : Et sicut oculi ancillæ in manibus dominæ suæ : Ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum, donec misereatur nostri. Miserere nobis domine, miserere nobis.
Vers Vous je lève les yeux, Vous qui habitez aux Cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur les mains de leurs maîtres et les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers le Seigneur Notre Dieu jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous.

On voit qu’au thème des yeux levés s’ajoute la belle image des serviteurs fixant les mains de leurs maîtres. Ainsi devons-nous être les serviteurs de Dieu attentifs à accomplir Sa volonté.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie ornée faite de formules que nous avons déjà rencontrées, assez voisines en particulier de celle du Trait Jubilate de la Quinquagésime. Cependant le premier verset a une mélodie assez originale, où l’on note la grande vocalise qui se tient dans les hauteurs avec de longues tenues sur le mot cælis : les cieux.

Offertoire  : Justitiæ

Comme celui du deuxième dimanche, l’Offertoire du troisième dimanche de Carême est une méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :

Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.

Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes.
Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier. En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.

Communion : Passer

Le texte de la Communion du troisième dimanche de Carême est tiré du psaume 83, prière d’un exilé qui aspire à retrouver la ville sainte de Jérusalem et les cérémonies du temple, et exprime avec de belles images le bonheur qu’il avait à s’y trouver, comme le petit oiseau dans son nid :

Passer invenit sibi domum, et turtur nidum ubi reponat pullos suos. Altaria tua, Domine virtutum, Rex meus et Deus meus ! Beati qui habitant in domo tua, in sæculum sæculi laudabunt te
Le passereau trouve pour lui une demeure et la tourterelle un nid pour déposer ses petits. Vos autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu ! Heureux ceux qui habitent dans votre maison, ils vous loueront pour les siècles des siècles.

L’expression Domine virtutum, Seigneur des armées, est analogue à Deus Sabaoth que nous chantons au Sanctus, tiré de la vision d’Isaïe. Il s’agit des armées célestes, les chœurs des anges, qui évoquent ici les Chérubins et les Séraphins représentés au-dessus de l’arche d’Alliance, siège de la présence symbolique de Dieu dans son temple. Jérusalem et le temple, c’est évidemment la figure de l’Église dont nous commençons à entrevoir la naissance au fur et à mesure que notre Carême s’avance. Ce sera le thème de toute la messe du quatrième dimanche, le dimanche de Lætare. C’est aussi la figure du Ciel où nous louerons le Seigneur éternellement.

La mélodie de cette Communion est très originale. D’abord elle est d’une longueur exceptionnelle pour une antienne de Communion. Ensuite elle est d’une grande variété, avec de nombreuses modulations. La première phrase est quelque peu imitative ; on peut y entendre le battement d’ailes des passereaux ou le roucoulement de la tourterelle. La deuxième phrase commence par un grand élan sur l’exclamation altaria tua (vos autels) puis elle redescend dans une effusion pleine de tendresse sur les mots Rex meus et Deus meus que l’on avait déjà trouvés dans la Communion de dimanche dernier avec une expression analogue, bien que dans un contexte assez différent. Enfin la dernière phrase est marquée par un grand crescendo qui monte toute l’octave, avant l’apaisement final exprimant la louange éternelle.

Fête de la saint Joseph avec Hozana

Le 19 mars approche, et avec lui la grande fête à Saint Joseph ! Saint Joseph est l’époux de Marie qui a accepté d’élever le fils de Dieu comme son fils. Grand saint de l’Eglise, il est le protecteur des familles, des travailleurs, des voyageurs, entre autres. On peut lui confier tous nos problèmes matériels : travail, logement, famille, espérance d’enfant, etc. Quand on prie Saint Joseph, les grâce tombent en abondance ! Alors cette année, il est temps de le fêter comme il se doit !

Hozana propose cette année encore, une grande neuvaine pour se préparer à la fête de saint Joseph, du 11 au 19 mars. 9 prêtres influenceurs, stars des réseaux sociaux, aux charismes très diversifiés, ont conçu cette neuvaine ! Parmi eux on retrouve notamment l’Abbé Raffray (30 mille abonnés sur Instagram), Frère Benjamin (16 mille abonnés sur Instagram), et Padreblog.

Chaque jour, un prêtre différent livre en texte et en podcast un secret de Saint Joseph pour mener une vie de famille heureuse. Dans notre société individualiste, ce parcours invite à se centrer sur la famille :

comment en faire un lieu sain et saint où chaque personne trouve sa place et s’épanouisse ?

Patience, écoute, bienveillance, prière, toutes les vertus de Saint Joseph sont passées au peigne fin, dans un seul but : trouver la recette du bonheur familial !

En ces temps compliqués, où la famille est mise en danger, l’intercession de saint Joseph, protecteur de la Sainte Famille, doit être urgemment sollicitée.

Rejoignez les 73 000 priants en vous inscrivant à la neuvaine.

Une opération spéciale pour confier ses prières à saint Joseph !

Les participants à la neuvaine sont invités à confier sur www.hozana.org leurs intentions de prière à Saint Joseph. Elles seront déposées physiquement à Cotignac le 18 mars par l’équipe d’Hozana : l’an dernier plus de 11 000 intentions venues du monde entier avaient été déposées aux pieds du charpentier !

Afin de permettre aux prières de monter vers le ciel pendant tout le temps de la neuvaine, Hozana collabore avec le sanctuaire de Cotignac pour que les priants qui le souhaitent, puissent faire brûler un cierge aux pieds de Saint Joseph.

Un feu d’artifice à Cotignac !

Enfin, pour célébrer Saint Joseph, Hozana organise une soirée exceptionnelle le 18 mars au sanctuaire de Cotignac ! Au programme : procession, soirée de louange et…. feu d’artifice ! L’idée n’est pas de nous, mais de sainte Thérèse d’Avila qui en avait organisé un suite à une guérison obtenue de saint Joseph au XVIème siècle !

Voici le lien d’information et d’inscription à cette soirée inédite. Pendant cette soirée, une icône pèlerine de la sainte Famille sera bénie. Cette icône fera le tour de France afin de rendre visite aux familles de France. Toute famille souhaitant la recevoir chez elle peut en faire la demande ici pour accueillir pendant une semaine Jésus, Marie et Joseph chez elle. Déjà 520 familles participent à cette initiative à travers la France !

Fontgombault : Qu’est-ce que la Sagesse Bénédictine aurait à dire à notre monde d’aujourd’hui?

En mars, les étudiants de l’ICES (institut catholique d’études supérieures) ont pu regarder « Fons Amoris – Les moines de Fontgombault » avant d’écouter une conférence donnée par Dom Jean Pateau. Ce film documentaire, tourné dans ce monastère bénédictin français de la Congrégation de Solesmes, situé dans l’Indre, montre la vie des moines, radicale et austère mais source de joie, de paix, de liberté intérieure. Sur KTO, le Père abbé prend la parole et explique en quoi cette vie bénédictine parle à notre monde qui a perdu tout repère. Comment elle réussit à réconcilier le passé et le présent à travers le respect de la tradition. Enregistré le 8 mars 2021 à l’ICES (Vendée) :

D comme Dhimmi

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Il a paru intéressant de rappeler un texte de Jacques Ellul. Ce dernier, tout à la fois historien, sociologue et théologien protestant, a écrit deux textes sur l’islam qui ont été rassemblés dans un même ouvrage intitulé Islam et judéo-christianisme aux PUF. C’est le deuxième texte qui nous intéresse: écrit en 1983 en anglais, il servait de préface au livre de Bat Ye’or The Dhimmi: Jews and Christians under Islam (livre paru en français sous le titre Le Dhimmi. Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe – Éditions Les Provinciales). C’est de cette préface que nous extrayons quelques lignes concernant la conception musulmane du monde (quand les musulmans ont pris le contrôle) :

« … Dhimmi: ce mot veut dire protégé. Et c’est un des arguments des défenseurs modernes de l’islam: le dhimmi n’a jamais été persécuté ni maltraité (sauf accident), bien au contraire, il est un protégé… Mais bornons-nous à réfléchir à ce mot lui-même: le protégé. Et il faut bien se demander “protégé contre qui?” Dans la mesure où cet “étranger” est en terre d’islam, cela ne peut évidemment être que contre les musulmans eux-mêmes. Le terme de protégé implique en soi une hostilité latente…

La dhimma est une “charte octroyée”, ce qui implique deux conséquences. La première, c’est que celui qui octroie la charte peut aussi bien la révoquer. En fait c’est un arbitraire. La seconde, c’est que nous sommes dans une situation qui est l’inverse de ce que l’on a essayé de construire avec la théorie des droits de l’homme et selon laquelle, du fait que l’on est un homme, on a, obligatoirement, un certaine nombre de droits, donc ceux qui ne les respectent pas sont eux dans une situation de mal. Au contraire, avec l’idée de charte octroyée, on n’a de droits que pour autant qu’ils sont reconnus dans cette charte et pour autant qu’elle dure. »

(Extrait de « Jacques Ellul à propos de la conception musulmane du monde » – Le 7 janvier 2020)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

 

L’Eglise en Allemagne : un pas de plus vers le schisme ?

L’Eglise en Allemagne a terminé son conseil synodal en votant des décisions contraires au magistère, notamment en votant à 93% pour la bénédiction des « couples » homosexuels, démarche qui pourrait la conduire au schisme. Tout dépendra de l’attitude du Vatican face à cette énième provocation :

Le conseil synodal pour la réforme de l’Église catholique en Allemagne a décidé vendredi à Francfort-sur-le-Main de bénir officiellement les unions entre personnes du même sexe par 176 voix pour, 14 contre et 12 abstentions.[source]

Selon l’agence de presse allemande DPA relayée par Tass, 176 des 202 membres ont voté en faveur de la décision, 14 membres ont voté contre. Douze évêques se sont abstenus. La majorité des deux tiers requise pour l’adoption de la décision a donc été atteinte.[source]

Et ce n’est pas tout :

Réunis à Francfort, les catholiques allemands ont voté vendredi 10 mars en faveur de la participation des femmes aux prêches lors des messes et demandent au pape d’évaluer l’obligation de célibat pour les prêtres.[source]

 

 

Marion Maréchal : »La grande opposition politique se fera demain entre une droite civilisationnelle et cette gauche de la déconstruction »

Alors que le nouveau livre d’Eric Zemmour est sur le point de paraitre (à commander ici), Marion Maréchal donne sa vision du combat politique et précise que Reconquête est en train de former « la prochaine génération de responsables politiques de droite » Long  entretien à retrouver sur le site du Point:

« (…) Nous voulons décortiquer la menace idéologique de la théorie du genre, du wokisme, des lobbys LGBT et dénoncer les moyens d’influence qu’ils ont auprès des plus jeunes et les soutiens dont ils bénéficient de la part des pouvoirs publics (…) Nous allons nous en emparer quand tous, à droite, ont déserté. Il y a un troisième marqueur, qui est la défense de la valeur travail face à l’assistanat et à l’enfer fiscal (…)

La question de l’identité fait partie des sujets de préoccupation majeurs et le sera de plus en plus dans les années à venir. Les questions économiques peuvent être fluctuantes, cycliques. Pas les conséquences culturelles et sécuritaires de l’immigration. Regardez la multiplication des viols et d’agressions commises par des personnes ciblées par des obligations de quitter le territoire (OQTF), l’aggravation est terrifiante. La démographie est irréversible, pas la notation des marchés financiers. Nous considérons que la question civilisationnelle est déterminante parce qu’elle détermine toutes les autres. Ne croyez pas qu’un pays peut réussir économiquement s’il est plombé de l’intérieur par une immigration nombreuse et mal intégrée avec un taux de chômage élevé, une violence endémique, une défiance générale entre citoyens alimentés par le communautarisme (…) La spécificité d’Éric Zemmour, la force de Reconquête ! est de ne pas arrêter ses positions en fonction de sondages. Lorsque nous défendons des idées, c’est parce qu’on y croit. Non parce qu’elles sont majoritaires (…)

Je suis convaincue que la grande opposition politique, demain, se fera entre une droite civilisationnelle au sens large et cette gauche de la déconstruction. Entre nous et cet anti-humanisme de gauche qui déconstruit le peuple par l’immigration, la culture par le multiculturalisme, l’histoire par le déboulonnage des statues, la biologie par la négation des sexes féminin et masculin, la langue par l’écriture inclusive… D’autres dérives viennent, avec la déconstruction de la place de l’homme dans la nature par l’idéologie antispéciste. Tous ces sujets qui paraissent des coquetteries intellectuelles aujourd’hui seront des grands sujets idéologiques demain. Cette gauche qui les porte, relativement marginale il y a encore quelques années, est en train de devenir extrêmement puissante et a d’ores et déjà une traduction électorale (…)

Reconquête ! n’est pas un feu de paille mais un parti significatif dans la politique française (…). Nous voulons ensuite en quelque sorte « grand-remplacer » la droite de compromission par une vraie droite de conviction (…) Comme partout en Europe, ces vieilles droites qui se sont compromises se font concurrencer puis doubler par de nouvelles offres politiques. C’est ce qu’il s’est passé en Italie, où Giorgia Meloni a pris la place de Silvio Berlusconi ; en Espagne où le Vox taille des croupières au Parti populaire. Le grand fait politique de 2022, ce n’est pas la réélection d’Emmanuel Macron. C’est l’apparition d’un nouveau parti fort de près de 100 000 adhérents. Si nous obtenons des élus aux européennes et faisons un meilleur score que LR, alors Reconquête ! sera un parti pivot incontournable. D’ici 2027, nous pourrons alors travailler à ce que chacun accepte de s’asseoir autour de la table et que toutes les composantes du camp national et de la droite se retrouvent pour pouvoir arriver au pouvoir.

Éric Zemmour retrouve ses habits d’essayiste en sortant un livre, la semaine prochaine. Quel doit être, selon vous, son rôle dorénavant ? Figure tutélaire et intellectuelle de Reconquête ! loin de l’arène électorale, ou au contraire continuer d’en être l’incarnation dans les urnes ?

Éric Zemmour est, de fait, un homme politique mais ce n’est pas un politicien. Il ne fait pas de calcul démagogique. Il pense davantage à la prochaine génération qu’à la prochaine élection. C’est sa force. Il a été soutenu aussi parce qu’il a été un prescripteur intellectuel à droite pendant des années. À ce titre, c’est normal qu’il continue de s’exprimer par ce qui l’a fait aussi connaître des Français : l’écrit. Nous arrivons un an après l’élection présidentielle, ce bilan sera intéressant parce que l’histoire écrite par Reconquête ! en très peu de temps est inédite dans l’histoire de la Ve République. Donner sa grille de lecture des événements aux Français, la frénésie médiatique de la présidentielle maintenant derrière nous, permet de poser les fondations sur lesquelles s’appuyer pour l’avenir.

Même question, posée différemment. Souhaitez-vous prendre la tête de la liste Reconquête ! aux prochaines européennes ?

Je l’ai dit. Je suis à la disposition du parti et d’Éric Zemmour. La décision lui reviendra en temps voulu. Nous en avons parlé ensemble récemment. Il a été convenu que la décision ne sera pas prise pour l’instant. C’est trop tôt. Comme je vous l’ai dit, nous sommes dans une phase de consolidation.

Comment jugez-vous Jordan Bardella, probable future tête de liste aux européennes, dans ses premiers pas de président du Rassemblement national ?

Je n’arrive pas à déceler de ligne bardelienne. Le temps la fera probablement apparaître. Dans ses déclarations, ses discours, je n’ai rien vu qui ne le distingue de Marine Le Pen. Je peux donc difficilement émettre sur lui un avis distinct de celui que je porte sur elle. Ce qui ne m’empêche pas de le trouver talentueux.

Une rencontre avec la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, est-elle prévue ?

Une tournée européenne aura lieu en temps et en heure. Elle se fera quand la tête de liste sera désignée. Je suis en contact avec les équipes de Giorgia Meloni et une grande partie des forces qui composent, au Parlement européen, le groupe ECR des conservateurs. L’enjeu de ces européennes est aussi qu’une nouvelle majorité se dégage au Parlement européen, et qu’une nouvelle présidence de la Commission soit obtenue. Qui défende réellement l’indépendance de l’Union européenne, sa souveraineté stratégique, la civilisation européenne et qui respecte le principe de subsidiarité d’États trop de fois violés ces dernières années. Avec des élus, Reconquête ! peut y contribuer.

Tentative d’incendie d’une église, vandalisme dans des églises parisiennes et dans un cimetière

Des feux ont été volontairement allumés dans l’église Saints-Pierre-et-Paul d’Eguisheim (68), jeudi 9 mars en fin d’après-midi. Les feux ont été découverts par un bénévole de la paroisse venu verrouiller les accès comme chaque fin de journée. Les gendarmes ont constaté « quelques départs de feu » au niveau d’un rideau de confessionnal, d’un carnet d’intentions posé sur un pupitre, de napperons et des sous-protections en carton installés sur deux autels latéraux. Les dégâts sont minimes, mais l’origine volontaire ne fait aucun doute.

La Préfecture de police de Paris a annoncé vendredi 10 mars l’arrestation d’un homme qui a commis des dégradations dans trois églises du 3e, 7e et 10e arrondissements de Paris. L’interpellation de cet homme intervient deux jours après d’autres dégradations commises dans plusieurs églises de Paris : un tableau a d’abord été dégradé dans l’église Notre-Dame-de-Lorette, dans le 9e arrondissement, avant qu’une statue soit détruite dans l’église Saint-Augustin, dans le 8e arrondissement de la capitale.

Une trentaine de tombes du cimetière Saint-Louis, à Évreux, a été dégradée, mercredi 8 mars. Un ressortissant sénégalais de 39 ans en situation irrégulière, interpellé par les policiers, venait de dévisser, voire arracher, des crucifix sur une trentaine de pierres tombales. L’auteur a été interpellé et placé en garde à vue.

« Un musulman ou une musulmane qui irait dans un village où il n’y a pas de musulmans… Eh bien, ça, c’est interdit »

Ah, l’islam ! Cette grande religion de paix, de tolérance et de fraternité comme les exemples en abondent !

Voilà-t-il pas que, par quelque navigation internetienne, nous sommes tombés sur le tweet suivant et cette figure affable :

Le sieur est, comme il est sous-mentionné, Monsieur Vincent Souleymane. Son site internet nous donne l’occasion de lire un « Qui suis-je » qui nous apprend qu’il a été converti en 1999, que « le Très-Haut [l]’a gratifié de l’amour pour les sciences de sa religion et pour la langue arabe », qu’il s’est lancé dans des études qui l’ont amené à « valider une licence de chari’a en langue arabe ». Vocabulaire bien caractéristique, le mot « science » : « tous les hommes de sciences de qui j’ai pu recevoir les enseignements ».

Sa page Linkedin précise que sa licence (mention Très bien, c’était un bon étudiant) a été passée à l’IESH (Institut Européen des Sciences Humaines) à Château-Chinon : l’IESH, dans le livre de Del Valle et Razavi Le PROJET. Stratégie de conquête et d’infiltration des Frères Musulmans en France et dans le monde, est présenté comme « L’ « université » de Château-Chinon : des imams fréristes pour la France et l’Europe » (« L’IESH, qui forme les imams européens à l’idéologie « fréro-salafiste », a été concrètement fondé par des personnalités proches du noyau dur de la Confrérie » (p. 187).

M.Souleymane est depuis et tout à la fois enseignant, référent en chari’a et imam (Saint Denis, 93). Un C.V. de référence.

Alors, que dit M.Souleymane dans l’extrait mis à notre disposition (date inconnue) ? Verbatim exhaustif sauf deux passages en arabe :

« Par exemple, en France, un musulman ou une musulmane qui irait dans un village où il n’y a pas de musulmans, il n’y a pas de mosquée, pas de boucherie hallal, rien ! Y’a pas de cimetière. Si il meurt, y’a personne pour faire [mots en arabe]. Eh bien, ça, c’est interdit. Et ça, c’est ce que nous dit le hadith, un hadith qui est souvent rapporté en disant pour dire que, oui, on n’a pas le droit de vivre dans un pays qui est non-musulman.

Et ça c’est intéressant, regardez comment il faut savoir à quelle occasion le Prophète a dit les choses et qu’est-ce qu’il a voulu dire.

Y’a un hadith qui dit, où le Prophète dit [suit de l’arabe], il est rapporté par Abou Daoud : « je me désavoue, je suis innocent de tout musulman qui vit au milieu des idolâtres ». Déjà, à quelle occasion le Prophète a dit ça ? Regardez quand on va plus loin dans la connaissance des hadiths et à quelle occasion le Prophète a dit ça. En fait, ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait une tribu ennemie. Il y avait une tribu ennemie aux musulmans. Les compagnons sont partis attaquer. C’était la guerre, hein ! En fait, le Prophète n’a pas pris part à cette expédition mais les compagnons sont partis les attaquer. Dans cette tribu ennemie, il y avait des musulmans. Il y en avait qui s’étaient convertis à l’islam. D’accord ?  Les compagnons arrivent et ceux qui s’étaient convertis à l’islam se mettent en prosternation pour leur faire comprendre. Sauf que c’est la guerre, et voilà, les compagnons, ils ont pas fait de détail. C’est la guerre, et ils ont frappé, tué et blessé. Ils n’ont pas capté qu’il y avait des musulmans. Après cela, le chef de cette tribu vient voir le Prophète et lui dit : « ben voilà » ; il a accepté l’islam, il a accepté l’autorité de l’islam et il dit : « C’est un meurtre. C’est un homicide involontaire on dirait aujourd’hui. Ils ne savaient pas mais ils les ont tués quand même. Donc vous nous devez le prix du sang ».

L’enregistrement, et c’est bien dommage, s’arrête là. Si on essaie de faire un lien logique entre la première partie de l’exposé et la deuxième [Ceci étant, la lecture  ou l’écoute de quelques discours musulmans ne porte pas à penser que le sens commun est toujours respecté….], on peut supposer que Mahomet aurait répondu au chef de la tribu :

« tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à ne pas vivre avec dans une tribu non musulmane, c’est interdit ».

Le lecteur aura également remarqué au moins quatre choses.

  • L’une à propos du vivre ensemble : quand des musulmans, visiblement en minorité, vivent dans une tribu ennemie, apparemment ils survivent.
  • La deuxième est associée au chef de la tribu ennemie. Grande miséricorde : il n’a pas été tué ! Mais, et c’est clairement dit, c’est parce qu’il s’est soumis à l’islam.
  • La troisième est de jurisprudence constante en islam : « le sang musulman est inviolable» (hadith 14 de Al Nawawi. Bien sûr, on a dit jurisprudence, pas réalité…
  • La quatrième, enfin, est liée à la phrase si représentative : « regardez quand on va plus loin dans la connaissance des hadiths». Et c’est exactement l’impression que l’on a quand on en apprend plus sur l’islam : quand on va plus loin, on se retrouve in fine tellement fréquemment confronté à l’ennemi, au conflit, au meurtre voire au massacre.

Petite taquinerie, peut-être que finalement c’est M. Vincent Souleymane qui a écrit ce tag récemment relevé sur un centre cultuel [ou culturel, on ne sait jamais très bien avec l’habileté d’usage du statut de la loi sur les associations] musulman :

C’est vrai après tout, quand on ne capte pas qu’il y a des musulmans….

Les ordres d’Allah ou la répudiation de la beauté

De Marion Duvauchel, historienne des religions-docteur en philosophie, pour Le Salon beige :

Les ordres d’Allah, c’est un livre publié en 2006, dont l’auteur, Jean-Paul Roux, fut directeur de recherche au CNRS. On ne peut donc sans anachronisme le qualifier de complotiste. L’ouvrage est une merveille de clarté et de concision et invite à quelques questions centrales en l’époque improbable qui est la nôtre.

On y dit que la société musulmane ne ressemble pas à la nôtre, que l’homme musulman possède une personnalité (une mentalité diraient les historiens) qui est sur bien des points diamétralement opposée à la nôtre.

« Nous n’avons pas affaire à une masse amorphe, mais à un corps vivant et dynamique, et en outre en continuelle expansion démographique. Nous sommes confrontés à lui de façon de plus en plus étroite, parce que nous voyageons en pays musulman, parce que nous sommes victimes des ses attentats terroristes, de son apostolat, de l’arrivée sur nos terres de millions d’immigrants qui s’installent dans nos villes et que nous côtoyons chaque jour ».

Ces lignes datent de l’année 2006…

La loi musulmane appelée charia a été établie par des juristes en se fondant sur deux sources essentielles : le Coran et les hadith, ces derniers transmis par une chaîne ininterrompue (ou présumée telle) de personnages honorables et connus depuis le temps de Mahomet jusqu’au IXe siècle, date à laquelle ils furent consignés par de grands compilateurs. Qui sont ces hommes honorables ? On n’en sait pas grand-chose, pour ne pas dire rien, et ce qu’on en sait n’est pas venu jusqu’aux oreilles de la presse ou des spécialistes de l’islam.

Voudrait-on m’expliquer par quel mystère le monde catholique romain accorde à cette chaîne de transmission orale un crédit et une dignité qu’il refuse à toute la transmission d’oralité du christianisme oriental ?

L’autre source de la charia, le Coran, est intouchable. Il faut accepter ce livre comme tel ou le rejeter en bloc. On ne peut être musulman si on refuse, voire même si l’on discute le texte coranique.

La plupart des musulmans ne connaissent pas le Coran. Il en ont entendu parler mais ne l’ont jamais lu. Interrogez n’importe quel Libyen, Afghan, Pakistanais à la sortie d’une mosquée, il n’a pas lu le Coran parce qu’il est écrit en arabe et qu’il n’est que rarement traduit et mis à la portée des populations. Il peut donc être difficile à des musulmans de déterminer si telle injonction vient d’un hadith (et peut donc faire l’objet d’une contestation) ou du texte coranique qui impose la soumission la plus absolue. De fait, la culture religieuse de la plupart des musulmans est à peu près de même nature que celle des chrétiens de nos paroisses. Quelques racontars auxquels on a fini par accorder un peu de crédit. On m’a dit que…

Je voudrais ne m’intéresser qu’à un seul des aspects évoqués dans ce livre, la sexualité, en allant un peu au-delà des déductions tirées par son auteur, qui est un historien, mais qui n’est pas un philosophe.

Pourquoi la sexualité ? Parce qu’elle constitue l’une des grandes conduites humaine, qu’elle engage la qualité morale (ou éthique) de tout homme et femme ; parce que cette dimension de l’existence humaine est organiquement liée à la vision de l’homme véhiculée par une société et intériorisée (ou rejetée) par ses ressortissants ; parce que la sexualité implique une anthropologie, et que celle de l’islam est non seulement défaillante mais essentiellement inégalitaire et oppressive pour la moitié de son humanité, les femmes ; parce que, enfin, elle pose un point de métaphysique et de philosophie essentiel, qui n’est pas visible et qui demande une analyse un peu technique, mais que les ordres d’Allah touchent directement.

Dans l’islam, il est normal de s’accoupler comme le veut la nature mais aussi la soumission à Dieu qui a établi ces lois. L’homme a besoin de manger, qu’il mange, il a des organes sexuels pour jouir et procréer, qu’il jouisse et procréée : « jouissez d’elles (vos femmes (IV, 24/28), ayez commerce avec elles et désirez ce qu’il a prescrit pour vous ». C’est très clairement l’expression d’une loi animale qui met au demeurant sur le même plan l’acte de manger et celui de copuler. Mais s’il est normal de s’accoupler, il convient de le faire en observant la « continence » que le Coran appelle « le contrôle » ou la « garde de ses organes sexuels ». Les croyants sont ainsi invités à « baisser leurs regards » et à « veiller sur leurs organes sexuels ». L’invitation vaut pour tous, hommes comme femmes.

Cela signifie quelque chose de précis : la sexualité est légitime à la condition d’être bridée, elle ne peut s’exercer que dans le cadre du mariage ou du concubinage avec les femmes esclaves.

« Ceux qui vivent dans la continence, sauf avec leurs épouses et leurs esclaves, seront honorés dans les jardins du paradis (LXXX,29).

Nul besoin de la longue chaine cartésienne déductive pour parvenir à une conclusion : l’esclavage sexuel est parfaitement autorisé et même récompensé. L’islam de DAESH applique donc bel et bien le Coran. Il y a des femmes esclaves et ils sont autorisés par le texte coranique lui-même, à en jouir, récompense à la clé. Pourquoi se priver ?

Deux points sont à considérer. Il se pourrait bien qu’il soit impossible à un musulman croyant et fermement croyant de tenir l’acte sexuel comme un acte de communication hautement signifiant qui engage tout le corps, pour ne pas dire toute la personne, puisque le corps, c’est aussi l’âme qui y est unie. On peut il est vrai, considérer que les organes sexuels sont une sorte de métonymie pour le corps tout entier. Mais l’islam ne connaît pas l’esprit, il ne connaît que la lettre du texte car s’il admettait l’esprit, il lui faudrait tout simplement réfléchir, et toute cette prose s’effriterait sous la lumière de l’évidence et de la raison.

C’est donc la continence (telle que l’islam la conçoit) qui ouvre le paradis et non la fidélité ni la relation avec l’épouse. L’islam ne peut atteindre l’idée qui est celle que la théologie catholique a promulgué en s’appuyant sur saint Paul : la femme est la gloire de l’homme et la relation époux/épouse constitue la figure visible et analogique de la relation de Dieu et de la créature. Le corps humain est le temple de l’Esprit Saint et c’est le profaner que de le considérer comme un objet de jouissance et de convoitise.

L’islam condamne non seulement l’adultère et l’homosexualité (le Coran enjoint de torturer les hommes qui ont commis des « turpitudes » à deux) mais aussi la prostitution et on inflige cent coups de fouets à « la débauche (autrement dit à tout acte de débauche) et aux débauchés ». Et quant à ceux qui n’ont pas les moyens de verser une dot, ils doivent tout simplement s’abstenir de tout acte sexuel.

« quant à ceux qui n’ont pas de quoi se marier, qu’ils choisissent de rester chastes ».

Peut-il s’agit d’un choix quand on n’a pas de quoi payer la dot ?

Le Coran ne met pas seulement en place une morale rigoriste et pudibonde dont on finirait par se débarrasser comme d’un manteau usagé : il institue un rapport à la sexualité spécifique qui place la femme dans une situation radicalement inégalitaire, un rapport qui par ailleurs détruit le rapport de l’homme à la beauté et à la volupté, une volupté saine. Car la sexualité n’est pas radicalement mauvaise, elle peut simplement se pervertir, comme tout ce qui est bon.

À ce titre, le port du voile nous informe, au sens profond du terme. Certes, sauf dans le cas pervers où même le regard est dissimulé par un voile (souvent transparent), il ne saurait couvrir les yeux, qu’il faut tenir baissé, attitude associée à la pudeur mais aussi à la honte. J’ai vu au Qatar des femmes conduire à 130 à l’heure dans Doha avec ce voile sur la figure.

Après tout, pourquoi donc couvrir la totalité du corps s’il suffit de veiller sur les organes sexuels ?

De soi, les organes sexuels ne sont ni beaux ni laids, ce qui est beau (ou laid) c’est le corps humain. Et c’est parce que ce corps humain, quand il est jeune et de belles proportions suscite un plaisir de type esthétique qu’il peut éveiller le désir sexuel. Si on couvre le corps de la femme, nul besoin pour l’homme musulman de baisser les yeux : il peux veiller en toute sérénité sur ses organes sexuels car on ne baisse pas les yeux sur une masse informe entièrement recouverte qui rappelle un sac de pommes de terre.

C’est l’une des orientations vicieuses de l’islam que ce rapport à la sexualité car il implique la répudiation de la beauté, et donc une forme de perversion.

L’esprit a besoin de jouissances, de contempler de belles choses, car le sens esthétique demande à s’éveiller et pour cela il a autour de lui toute la Création, qui est une merveille : montages et vallées, fleuves et rivières, bois et forêts, paysages d’une infinie diversité. Et bien sûr, le plaisir que donne le rayonnement de la jeunesse ou que suscite sur un visage ridée le sentiment d’une vie réellement vécue et de la fragilité de la vie humaine. Faute de cette délectation, il ne reste que des plaisirs compensatoires de ce sens frustré qu’est le sens de la beauté, à la fois intellect et sensibilité : plaisirs qui satisfont alors la curiosité brute, l’appétit brutal et la curiosité morbide sous le règne de la Vénus charnelle.

La beauté, qui est délectation, implique le plaisir esthétique et la nature singulière de ce plaisir se traduit dans les sens engagés : la vue et l’ouïe, tenues traditionnellement pour les sens les plus hauts. Car il n’y a que chez l’homme qu’existe la possibilité d’un plaisir tout à fait distinct de la satisfaction tactile. Pour goûter ce sens de la beauté, il faut cesser de vouloir tripoter les choses ou s’en emparer.

Parce que, de par sa nature même, le beau est délectable, il meut le désir. Et il produit l’amour.

Les Grecs ont vu l’essentiel en racontant la guerre de Troie. Le principe qui gouverne la vie sensitive, la vie de l’appétit sensible – en puissance – c’est l’amour, que Saint Augustin, fin psychologue, mettait à la racine de toutes les passions. Saint Thomas d’Aquin distingue l’affectivité réglée selon la raison – l’amour qui porte vers une chose en vertu du fait qu’elle nous convient – et l’affectivité réglée selon la passion sensible – l’amour sensitif, nécessairement réglé par une affection. C’est l’appétit sensitif qui explique qu’il y a dans l’homme une espèce d’amour qui est d’ordre purement animal, amour exclusivement charnel et intimement lié aux sens voire exclusivement gouverné par l’attrait des sens.

C’est pourquoi pour le malheur des Troyens, c’est à Vénus que revient la victoire sur les deux autres déesses. Si la beauté d’Hélène est l’origine terrestre de la Guerre de Troie, l’origine divine en est « l’étourderie trifonctionnelle » du prince berger sommé de choisir entre les trois déesses. En choisissant Vénus, Pâris signifie par là combien la beauté est prise dans les sens et les liens secrets qui unissent le plaisir esthétique et la volupté. Il signifie qu’il est esclave de l’appétit dans le choix qu’il fait et qui coûtera bien cher aux siens. La femme se présente ainsi comme le lieu naturel de la beauté, voire de la volupté. Elle est dans un rapport d’obédience à la beauté, diraient les métaphysiciens.

Qu’ils soient ou non capables de l’expliquer philosophiquement comme je viens d’essayer de le faire, les hommes (hommes et femmes) ressentent ce nœud de relations entre le plaisir esthétique, la volupté, le désir et l’amour. C’est ce noyau complexe que les ordres d’Allah détruisent, détruisant ainsi l’usage de la raison comme l’exercice de la liberté, et le risque d’erreur qu’elle peut générer. Et puisque c’est la femme qui d’une manière générale suscite ce sentiment et ce plaisir esthétique, donc ce désir, il faut cacher ce corps que l’on ne saurait voir. Mais on brise alors une des grandes sources de délectation : la beauté du corps féminin et ce qu’il figure : l’inspiration.

Les ordres d’Allah ont rendu Homère illisible et plongé un quart de l’humanité dans une sorte de détresse morale sans issue. Il a interdit aux femmes le bonheur de sentir l’énergie d’un corps jeune, vigoureux, plein d’attrait, de sève et de vitalité, d’éprouver la joie de constater que ce corps est vu, regardé, qu’il peut susciter l’attraction, le désir et donc la rencontre, l’échange, la parole. C’est priver des femmes mais aussi des jeunes hommes du rapport d’attraction mutuelle qui constitue le terreau et le ressort de la relation amoureuse future.

La Juliette de Shakespeare n’était pas une délinquante sexuelle.

Tuer dans l’islam est un acte pieux quand il s’agit de djihad. La loi naturelle n’a pas de consistance. Allah décide de ce qui est bien et de ce qui est mal. Les ordres d’Allah sont ceux d’un Dieu arbitraire qui ne laisse à l’homme aucune liberté et qui l’a conçu comme un animal, un animal dont il faut juguler la convoitise et la concupiscence, un animal qu’il faut mettre sous le joug.

Nous ne connaissons pas l’islam. Les travaux pour faire connaître le monde musulman contemporain et qui posent le problème de ses rapports avec le monde occidental, soutiennent des thèses inspirées par des idéologies, le plus souvent actuellement extraordinairement favorables à l’islam.

« Nous avons inventé pour nous rassurer, deux islams : l’un ouvert, éclairé, tolérant, pacifique, formaliste, préoccupé de rituels et frappé de multiples interdits, l’autre obscurantiste, fermé sur lui-même, sectaire, fanatique, guerrier, que l’on qualifié d’intégriste ou d’islamiste, ce qui ne veut absolument rien dire, l’un authentique – le premier – l’autre déviant et malade – le second. Il n‘en est qu’un, et il n’a pas deux visages, mais un seul à facettes multiples. Le mystique et le terroriste, et tous ceux qui se situent entre ces deux extrêmes, ont toujours coexisté et s’abreuvent aux mêmes sources, le livre de Dieu et la personne de Mahomet. »

Cela a été écrit en 2006.

Trois questions se posent à tout Français, tout Européen face à cette religion :

« l’individu tel que le voit l’islam peut-il s’insérer dans la civilisation occidentale ? L’image que le Coran et l’Histoire ont dessinée de l’athée, de l’idolâtre, du juif et du chrétien rend-elle ou non possible la fraternisation du musulman avec eux ? La société telle que l’islam la conçoit est-elle compatible avec la société occidentale de telle sorte qu’elles puissent se fondre l’une dans l’autre ? »

Si la réponse à ces trois questions est non, alors le destin de nos frères chrétiens d’Orient est gravement compromis. Mais cela, nous le savons déjà non ? Et nous le saurions si l’Église d’Occident avait défendu sa part d’Orient avec le courage que sa cause requiert, et qu’elle mérite.

Ouvrons une carte de monde et regardons les terres musulmanes, celles qui appliquent le Coran, au moins officiellement, entre les deux extrêmes de la mystique et du terrorisme. Que Dieu prenne en pitié les femmes d’Afghanistan mais aussi celles du Pakistan, et celles de toutes les nations musulmanes qui les condamnent à un terrible asservissement.

L’alliance contre-nature des anthropologies nouvelles et de l’islam, (dont on voit une figure dans ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme) n’est possible que parce que l’une et l’autre tiennent l’homme pour un animal. Les ordres d’Allah pour tous, tel est le programme de l’islam. En face, la destruction de ce qui fait notre nature humaine : « homme et femme il les créa », pour montrer un autre pôle invisible de la nature humaine, le pôle sacerdotal et grand sacerdotal. Pas de prêtrise dans l’islam.

L’histoire, qui a déjà enfanté bien des monstres assoiffés de sang a enfanté l’islam et la nouvelle programmation.

Mais on ne va pas contre le Dieu d’Israël qui a programmé l’homme pour la liberté, pour la beauté et pour Lui. Dieu, notre Dieu, dit vrai, vraie est sa promesse, vraie sa parole, vraie son salut. Vraie aussi sa puissance. Quand le Dieu des chrétiens ordonne, Il dit à ses prophètes : « Va, je serai avec toi », « Dis à mon peuple »… Il donne le choix : « je mets devant toi la vie et la mort. Choisis la vie ».

Choisissons la vie.

Choisissons-Le.

Pourquoi diable restreindre les messes en latin ?

Extraits du livre de Sonia Mabrouk pour Reconquérir le sacré :

Voici son entretien de vendredi matin sur Europe 1:

 

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 2/7

Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.

2. L’usage de la pilule en France

Le rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) de 2009 intitulé La prévention des grossesses non désirées : contraception et contraception d’urgence3 publie les statistiques suivantes (p. 87) : « parmi les Françaises entre 15 et 49 ans (14 410 079), 71% utilisent une méthode contraceptive (10 231 156), et 57,4% d’entre elles prennent la pilule (soit 5 872 684). ». On y apprend également (p. 88) que la fréquence des oublis de pilules est de 21% au moins une fois par mois, 21% au moins une fois tous les trois mois, 11% une fois tous les 6 mois et 11% une fois par an. On y apprend (p. 8) que sur 100 couples utilisant la contraception, 47% sont sous pilule en France, contre 27% au Brésil, 20% aux Etats-Unis, 19% au Canada, 4% au Japon et 2% en Chine. Les autres pays ayant massivement recours à la stérilisation (Canada, Brésil, Etats-Unis, Chine) ou au stérilet (Chine).

Ce rapport présente la contraception comme « une norme de fait » (p. 9), tout en soulignant le décalage entre l’efficacité théorique de la pilule (0,1% de grossesse sur 12 mois) et la réalité (6 à 8% de grossesses en pratique courante, données source OMS). Ces grossesses sous pilule s’expliquent par les ovulations d’échappement qui peuvent conduire à une fécondation. Selon les pilules et le métabolisme des femmes qui la prennent, cet effet d’échappement peut être plus ou moins grand. Il peut être renforcé par les oublis de pilules. L’indice de Pearl4, du nom du médecin américain qui l’a proposé, calcule le nombre de grossesses observées pour cent femmes sous contraception pendant une année. Les laboratoires indiquent pour chaque type de pilule l’indice de Pearl théorique et l’indice de Pearl pratique (intégrant les oublis de pilule et la prise en condition de vie réelle). Prenons deux exemples :
• La pilule combinée Yaz (Ethynylestradiol 0,02 mg, Drospirénone). Elle indique un indice de Pearl théorique de 0,41 et de 0,80 si on y inclut l’échec de la patiente ;
• La pilule progestative Cerazette (Désogestrel 0,075 mg). La fréquence d’ovulation d’échappement observée est de 1% (1/103).

Ces statistiques peuvent ne pas sembler significatives dans l’esprit du lecteur. Mais il convient de les mettre en perspective avec les données de l’OMS qui annonce 6 à 8 grossesses sous pilule. Le rapport IGAS (p. 12) déclare que « les données de l’enquête COCON permettent d’éclairer le paradoxe contraceptif français, à savoir la relative stabilité du recours à l’IVG dans un contexte de diffusion massive des méthodes médicalisées de contraception, dont l’efficacité est très élevée (…) On a ainsi montré que les échecs de contraception restent fréquents : aujourd’hui encore une grossesse sur trois est qualifiée de « non prévue » (contre près d’une sur deux en 1975), qui donnera lieu, dans 60% des cas, à une IVG. Deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes qui déclarent utiliser une contraception au moment de la survenue de ladite grossesse. Cette couverture contraceptive reposait dans près de la moitié des cas sur une méthode de contraception médicalisée présentant une efficacité théorique très élevée (pilule ou stérilet) ce qui ne manque pas d’interroger. »

Le Dr Christian Jamin, gynécologue-endocrinologue, déclarait en 2012 : « Aucune personne, si elle est amenée à prendre 8000 comprimés (nombre moyen de pilules contraceptives pris par une femme au cours de sa vie), ne peut dire qu’elle n’oubliera jamais une seule fois ! Le hiatus contraceptif est inéluctable au cours de la vie ! ». L’oubli de pilule fait partie de la pilule, et renforce mécaniquement le nombre d’ovulations d’échappement. La clef chimique de la pilule qui cherche à tromper les mécanismes hormonaux du cerveau ne fonctionne pas à 100%, cet effet étant variable selon le type de pilule, son dosage (microdosée ou non, progestative ou combinée) et le métabolisme de la femme qui la prend. Chaque cas reste particulier.

A suivre

3 https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/104000049.pdf
4 https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_Pearl

Présence de Satan dans le monde moderne

Peut-on tuer sous l’emprise du diable ? Quelle est la part de Satan lorsque nous péchons ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés de Tanouärn et Célier, le père Danziec et Jeanne Smits.

Education (sexuelle) : retirer l’agrément aux associations militantes

De Ludovine de La Rochère dans Valeurs Actuelles, suite à la plainte de 3 associations contre le gouvernement pour le contraindre à la mise en place de « trois séances annuelles d’éducation à la sexualité » à l’école :

 

Ils voulaient bien gouverner par la peur

The Telegraph a publié les 2,3 millions de mots échangés sur WhatsApp par des ministres du gouvernement et leurs conseillers concernant la gestion de la pandémie du Covid-19. Documents passés au journal par Isabel Oakeshott (rédactrice internationale chez la chaîne Talk TV), à qui l’ancien ministre de la santé Matt Hancock avait confié le matériel afin de l’aider à co-écrire son livre Pandemic Diaries. Malgré sa signature d’un accord de non divulgation, la journaliste a livré les messages WhatsApp au Telegraph, les jugeant d’intérêt public.

Hancock ainsi que ses conseillers et des hauts fonctionnaires ont cherché à manipuler l’opinion publique pour avancer ce qu’on a appelé « Project Fear » (« projet peur »), en exagérant la dangerosité de la situation sanitaire pour que les Britanniques acceptent les restrictions avec plus de docilité. Il est également allégué que les messages montrent un souci constant de la part de Hancock de soigner sa propre image en subordonnant l’aspect médical des mesures sanitaires à leur intérêt politique dans le contexte de sa stratégie de communication. Malgré le refrain qu’il s’agissait avant tout de « suivre la science », on trouve des situations où Hancock paraît avoir ignoré l’opinion scientifique pour des raisons politiques : en novembre 2020, il a notamment choisi de ne pas remplacer les 14 jours de confinement imposés aux cas contacts par 5 jours de tests (option préconisée par le conseiller médical Chris Whitty), considérant entre autres que cela « impliquerait que nous nous sommes trompés ».

L’un des échanges concerne la gestion de l’apparition du variant « Alpha » ou « Kent » du SARS-CoV2 en décembre 2020. Une conversation avec son conseiller Damon Poole donne l’impression que Hancock regardait le variant comme un outil utile pour renforcer l’adhésion du public à la politique gouvernementale. Hancock déclare qu’il souhaite « effrayer tout le monde » et Poole répond que cela permettrait effectivement « d’obtenir un changement de comportement adéquat ». Hancock demande alors : « Quand allons-nous déployer le nouveau variant ? » (c’est-à-dire en informer le public). Un mois plus tard, Simon Case – chef de la fonction publique britannique – a affirmé que le « facteur peur/culpabilité » était un élément « vital » du message gouvernemental visant à arrêter le virus. Case a qualifié d’« hilarante » la mise en quarantaine des voyageurs revenant en Grande-Bretagne.

Matt Hancock avait été contraint de démissionner suite à la publication de preuves photographiques venant de son bureau d’une liaison extraconjugale… en violation de ses propres règles en matière de distanciation.

Mesures pro-famille aux Etats-Unis

  • Trois députés républicains, Mary Miller (Illinois), Diana Harshbarger (Tennessee), et Brian Babin (Texas) annoncent qu’ils lancent un « Caucus du Congrès pour la famille ». L’objectif est de « défendre la famille naturelle contre les tentatives de la gauche radicale d’éroder ce fondement essentiel de notre société » et de promouvoir « une législation favorable aux familles américaines ».

« La famille naturelle, composée d’un homme et d’une femme engagés pour la vie l’un envers l’autre et envers leurs enfants, a été ordonnée par Dieu comme le fondement de notre société… Une famille heureuse est une bénédiction de Dieu et est à la base de l’épanouissement humain. » « La famille naturelle est essentielle à la prospérité d’une nation parce qu’elle est la racine de l’autonomie, du service, de la communauté et de la responsabilité personnelle. »

  • Les députés du Tennessee ont adopté par 74 voix contre 22 une loi qui garantit aux employés des tribunaux et aux greffiers des comtés le droit de ne pas délivrer de licences de mariage aux LGBT. Le texte dit sobrement qu’une

« personne n’est pas tenue de célébrer un mariage si elle s’y oppose en raison de sa conscience ou de ses convictions religieuses ».

Court-circuit

Communiqué de l’ACPERVie (Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie) :

Ainsi, le Président s’est décidé à priver le peuple français de s’exprimer au sujet de sa propre vie, ce que les Chrétiens Protestants et Evangéliques regrettent profondément. En effet, le 8 mars, il a présenté son initiative de nouveau projet de loi comme étant seule susceptible de garantir l’inscription de l’I.V.G. dans la Constitution française. Or, un processus législatif est en cours, prêt d’aboutir à la formulation exacte de l’enjeu de société sur lequel la nation se serait prononcée par référendum. En coupant l’herbe sous le pied de la représentation nationale le président a privé les citoyens d’expression directe. Et l’on ne saura pas ce que le peuple français connait encore des intentions divines en faveur de la vie et de la société.

Le Président, Pasteur Jean Pira.

Le Canard, un hebdomadaire qui fonctionne parfois selon les règles qu’il reproche à tout le monde

De Jean-Christophe Buisson dans Le Figaro :

Riche à millions (135 !!!), il néglige de reverser un peu de sa fortune à ses collaborateurs les moins bien payés ou à ses pigistes au statut pourtant fort précaire ; dénonçant souvent ces chefs d’entreprise ou politiciens cacochymes qui s’accrochent à leur place, il est dirigé par des septuagénaires aux airs de berniques accrochées à leur rocher. Mais il y a pire : le journal vit en ce moment une véritable… affaire Fillon  ! Qui prétend cela ? Une plume maison particulièrement bien placée puisqu’il s’agit de celle-là même qui a justement révélé naguère (avec deux autres confrères) les arrangements avec la loi du candidat malheureux à l’élection présidentielle.

Dans un livre explosif paru hier et dont la sortie a été tenue secrète jusqu’au dernier moment, Christophe Nobili révèle en détail comment, depuis vingt-cinq ans, un salaire important a été versé à l’épouse du dessinateur de cabochons André Escaro (91 ans). Un emploi fictif (madame n’est ni dessinatrice ni journaliste), agrémenté d’une carte de presse bidon, qui aura rapporté 1,5 million d’euros à l’heureuse bénéficiaire (et à son mari, on l’espère pour lui, même s’il avait par ailleurs fait valoir des droits à la retraite fort substantiels). Mieux que Pénélope, donc !

[…] Christophe Nobili décrit aussi la manière (chose presque plus grave, à ses yeux) dont la direction tente de camoufler, relativiser, voire nier ses turpitudes. Comment il subit pressions, menaces et reproches. En particulier celui de «cracher dans la soupe» , de «tirer contre son propre camp». […]

« Nous avons un engagement de solidarité à tenir envers les personnes dépendantes »

Alors que l’imminence d’une légalisation de l’euthanasie n’a jamais été aussi proche, Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance Vita et membre de l’Académie pontificale pour la vie, ne perd pas espoir et appelle à la résistance et à l’engagement. A l’occasion de son passage à Angers pour une conférence, Tugdual Derville est l’invité du 18/19 RCF Anjou.

Avortement : de qui Macron est-il la figure ?

De Thibaud Collin sur Jeanne 2031 :

Comment interpréter la décision d’Emmanuel Macron d’introduire dans la Constitution de la République française la prétendue liberté de la femme d’avoir recours à l’avortement ? Selon quel registre d’intelligibilité du réel en rendre compte ? Vatican II invite les catholiques à scruter les signes des temps et à les interpréter à la lumière de l’Évangile. (Gaudium et spes, 4) Cette lumière permet de repérer les forces surnaturelles qui sont à l’œuvre dans l’histoire humaine ; et d’interpréter certains événements comme les étapes d’un conflit dont les protagonistes sont Dieu, Satan et les êtres humains.

En effet, comment comprendre cet impérieux désir de sacraliser la liberté de tuer un être humain à son stade embryonnaire ? C’est-à-dire là où il est le plus vulnérable et dépendant de sa mère et de la société dans laquelle celle-ci vit ? La tradition chrétienne nous offre le moyen de penser la source de ce désir obsessionnel : le mystère de l’iniquité. La signature de Satan est l’inversion de la création divine. Il ne peut certes rien créer mais il peut singer Dieu en embarquant les hommes dans son projet de décréation, moyen par lequel il cherche à leur faire croire qu’ils seront effectivement « comme des dieux » (Gn 3,5). Ici l’inversion est manifeste : le meurtre de l’innocent est consacré comme une liberté fondamentale alors qu’il est la transgression de la loi morale fondamentale : « tu ne tueras pas ».

De plus, cette liberté de tuer est honorée lors de la Journée internationale des femmes comme si la féminité était d’autant plus exaltée qu’on nie son lien à la maternité ; là encore, inversion manifeste.

Macron en décidant d’inscrire dans la Constitution le droit ou la liberté d’avorter veut ainsi « assurer solennellement que rien ne pourra entraver ou défaire ce qui sera ainsi irréversible. » Est manifeste ici la pathétique fuite en avant d’un monde humain manipulé par les forces du mal qui cherchent à établir un substitut de la loi morale naturelle : telle est l’iniquité d’une telle décision. Sans percevoir la contradiction Macron continue en louant Gisèle Halimi qui, lors du fameux procès de Bobigny en 1972, « marqua une brisure (…) avec cette défense de rupture, refusant la légitimité de la loi et la logique des juges. » Curieux éloge présidentiel d’une contestation de la loi républicaine mais, justement, d’une loi positive qui était encore fondée sur la loi morale : là encore l’esprit de rébellion est manifeste.

De qui Macron est-il la figure en posant un tel acte, c’est-à-dire de qui est-il la manifestation imparfaite anticipée ? Comme le dit saint John Henry Newman commentant saint Paul « de même que les figures du Christ ont annoncé le Christ, les ombres de l’Antichrist précèdent celui-ci. »[1] Celui qui s’attaque à la vie humaine innocente travaille objectivement à l’avènement d’un anti-royaume et s’oppose par là au Royaume du Christ. Rappelons que selon saint Paul, l’Antichrist est cet individu qui apparaîtra au terme d’un période d’apostasie juste avant le retour du Christ. Pour Newman, l’histoire a connu et connaîtra de nombreuses figures de l’Antichrist. Un tel diagnostic permet de mesurer les dimensions et la nature du combat dans lequel les défenseurs de la vie humaine commençante sont engagés. Cela permet de discerner les moyens les plus efficaces à employer : la prière et le jeûne. Moyens qui doivent irriguer la lutte culturelle, politique et sociale pour le respect de la vie de l’enfant à naître et de la dignité plénière de la femme.

Prions et jeûnons pour la conversion d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, a demandé et reçu le baptême à l’âge de douze ans. Prions et jeûnons pour que les parlementaires réunis en congrès mesurent la gravité et les enjeux d’un tel geste.

L’avis positif du Cercle Charrette sur le film Vaincre ou mourir

Communiqué du Cercle Charrette :

L’association familiale le « Cercle Charette », qui a pour objectif de fédérer la famille autour de son histoire, a accueilli la sortie de « Vaincre ou mourir » avec enthousiasme. En décidant de faire ce film, Nicolas de VILLIERS, raconte l’histoire des guerres de Vendée  conformément à la transmission orale dont nous et un grand nombre d’autres familles ont bénéficiée au fil du temps. Mettre l’épopée vendéenne et celle d’Athanase CHARETTE de la CONTRIE au cinéma est un acte contemporain fort, permettant de reparler de cette page de l’histoire à la fois héroïque et tragique.

Pour faire la différence avec Athanase de CHARETTE le Pair de France, Athanase de CHARETTE le général des Zouaves Pontificaux, nos parents et grands parents avaient pour habitude de le nommer « le Vendéen ». Cet homme, « le Vendéen », qui a façonné notre famille est authentiquement représenté dans le film. Les réalisateurs Paul MIGNOT et Vincent MOTTEZ ont fait parler les personnages avec justesse sans cacher leurs inquiétudes et leurs faiblesses. Contrairement à  ce qui a pu être écrit par ailleurs, les réalisateurs ont démontré une véritable connaissance de cette page de l’histoire. Il aurait été facile de romancer le personnage de CHARETTE au travers de ses amazones. Il n’en est rien. Les réalisateurs relatent des faits. On voit un homme lucide face aux difficultés à venir mais aussi un véritable chef de guerre imprégné, malgré lui, d’une mission bien supérieure au destin d’un petit noble de province. Mission qu’il honorera avec panache.

Au travers d’Hugo BECKER, l’acteur qui joue le rôle de CHARETTE, se dessine un officier redoutable mais aussi très proche de ses hommes, un vrai chef de guerre respecté et estimé.

Parallèlement, jouer le rôle du général TRAVOT sans le rabaisser n’était pas chose aisée. Grégory FITOUSSI l’incarne en militaire ferme, respectueux et lucide des valeurs humaines de l’ennemi désigné par la Convention.

La question du traité de la JAUNAYE et plus particulièrement l’affaire Louis XVII ont été présentées avec subtilité. Il s’agit d’une des pages charnières de cette guerre sur laquelle il ne fallait pas passer succinctement. Celle-ci a été présentée justement en relatant l’espoir ultime de CHARETTE ; accueillir en Vendée l’héritier du trône de France en l’attente de jours meilleurs. L’espoir de sauver le Dauphin ne valait-il pas le risque d’être trompé ?  Conscient de la fatigue de ses troupes n’a-t-il pas été aveuglé par un traité considéré ensuite comme un marché de dupe ? Qu’aurions nous fait à sa place ?

En tout état de cause, et malgré lui, ce film fait ressortir la fameuse question de la reconnaissance ou non du génocide vendéen. L’historien Reynald SECHER qui intervient au début du film, spécialiste de cette question, plaide en faveur de cette reconnaissance. Depuis des dizaines d’années, la poussière de ce dossier est mise sous le tapis pour ne pas en parler malgré les demandes de plusieurs députés, dont Hervé de CHARETTE, signataires de cette proposition. La République serait plus forte si elle savait reconnaître cette page tragique de l’histoire avec pour seul objectif de sceller le peuple dans une union nationale. Ainsi les 200 000 morts de cette guerre seraient justement reconnus.

Sur le plan médiatique, nous avons tous été surpris par le déchaînement d’une certaine presse sur le film alors que les historiens sont unanimes au sujet des excès de la convention.

Comme vous pouvez le comprendre au travers de ces quelques lignes, après avoir vu « Vaincre ou mourir », les membres du bureau du Cercle Charette ont un sentiment unanimement positif sur cette œuvre. Deux-cent vingt sept ans après son exécution, le Roy de la Vendée est toujours présent et nous rappelle que « rien ne se perd, jamais ».

Nous remercions Nicolas de VILLIERS, les réalisateurs, acteurs, figurants et plus largement toutes les personnes qui ont contribué à faire de film.

Le parlement polonais adopte une résolution défendant le pape Jean-Paul II

La chambre basse du parlement polonais, la Diète, a adopté une résolution visant à « défendre la réputation de saint Jean-Paul II » après qu’un reportage télévisé a suggéré que le défunt pape polonais avait permis à des prêtres placés sous son autorité de continuer à travailler au sein de l’Église tout en sachant qu’ils avaient abusé sexuellement d’enfants.

La résolution, qui condamne la « campagne médiatique honteuse » contre l’ancien pape, a été proposée par le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, dont les députés ont voté en sa faveur. Nombre d’entre eux ont également brandi des photos de Jean-Paul II dans l’hémicycle.

Dans l’opposition, le parti agrarien du peuple polonais (PSL) et le parti Confédération (Konfederacja) ont également voté en faveur de la résolution, qui a été adoptée avec une majorité de 271 voix pour et seulement 43 voix contre.

La quasi-totalité de ces votes négatifs proviennent de la Gauche (Lewica). Le plus grand groupe d’opposition, la Coalition civique centriste (KO), a choisi de ne pas voter du tout, tout comme la Pologne 2050 (Polska 2050), un autre parti centriste.

« La tentative de discréditer Jean-Paul II avec des matériaux que même les communistes n’osaient pas utiliser rappelle des méthodes qui placent les auteurs [du rapport] en dehors du cercle de civilisation auquel la Pologne appartient depuis 1989 ». « Nous ne permettrons pas que soit détruite l’image d’un homme que le monde libre tout entier reconnaît comme un pilier de la victoire sur l’empire du mal ». « Le pape Jean-Paul II est un symbole de l’indépendance retrouvée de la Pologne et de sa libération de la sphère d’influence russe. « Le peuple polonais et ses représentants démocratiquement élus ne permettront jamais que sa mémoire soit détruite par des documents fabriqués par le système communiste, auquel il s’opposait.

Le chef de l’épiscopat catholique polonais, l’archevêque Stanisław Gądecki, a déclaré que les

« auteurs de [ce reportage] ont évalué Karol Wojtyła de manière biaisée, souvent anhistorique, sans connaître le contexte, en reconnaissant sans esprit critique les documents créés par les [services de sécurité] comme des sources crédibles ».

Le ministère polonais des affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur des États-Unis pour discuter des reportages de TVN, étant donné que la chaîne appartient au conglomérat américain Warner Bros. Discovery, Inc.

L’ECLJ va donc agir auprès de plusieurs organes de l’ONU pour qu’ils réaffirment l’interdiction de l’euthanasie

De l’ECLJ :

La vie est le bien le plus précieux de l’homme. Nul ne peut exercer aucun droit ni jouir d’aucune liberté sans cette vie. Pourtant, certains en France et ailleurs veulent pouvoir mettre fin à la vie des personnes vulnérables, malades, âgées et handicapées, sous couvert de « liberté ».

Cependant l’interdiction de tuer est le fondement des droits de l’homme. Elle constitue un principe fondamental du droit international.

Ce principe fut réaffirmé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après que des médecins furent condamnés à Nuremberg pour avoir euthanasié des personnes handicapées. Ce principe ne prévoit aucune exception d’euthanasie. Dès lors, toute euthanasie – même présentée comme volontaire – est une violation des droits de l’homme.

L’ECLJ va donc agir auprès de plusieurs organes de l’ONU pour qu’ils réaffirment l’interdiction de l’euthanasie et initient une procédure d’enquête sur les pays ayant légalisé l’euthanasie.

En effet, la Convention européenne des droits de l’homme pose très clairement que « La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement » (article 2). L’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine ».

Les promoteurs de l’euthanasie veulent donc revenir sur ces textes invoquant la liberté individuelle et arguant qu’un tel droit personnel n’enlèverait « rien aux autres. »

Ce n’est pas vrai.

Pour la société c’est renoncer à un principe fondamental d’humanité : protéger la vie de ses membres, y compris contre eux-mêmes. Légaliser l’euthanasie revient à considérer la mort comme une solution. C’est priver la société de sa légitimité de soigner une personne qui demande la mort. C’est mettre sur ses épaules la responsabilité de s’assurer du caractère libre d’une décision d’être euthanasié.

Il y a ensuite les soignants à qui l’on demande de pratiquer un acte qui viole frontalement leur serment d’Hippocrate de ne pas donner la mort intentionnellement.

Pour les autres enfin, c’est toujours un membre d’une famille qui s’en va, et la liberté de l’un de se donner la mort prive ses proches de sa présence.

Quand une personne demande à mourir, cela ne concerne pas qu’elle. C’est à la société qu’elle demande la mort et la société en est atteinte.

Ces choix individuels créent ensuite une norme, une norme sociale. Lorsque l’euthanasie devient légale, toute personne se projette devant ce choix. Chacun se demande s’il devrait un jour demander l’euthanasie pour lui-même. Alors ce sont les personnes âgées, les malades ou les personnes handicapées qui souffrent le plus de cette nouvelle norme sociale qui s’établit inévitablement.

De la liberté de demander l’euthanasie, on en vient à l’opportunité de choisir l’euthanasie et finalement on aboutira à la responsabilité de demander l’euthanasie. « Donner la liberté de recourir au suicide assisté c’est autoriser la société à faire pression pour que certains aient l’élégance de demander la mort et ne pas peser. »

Parce que l’euthanasie n’est pas une simple liberté individuelle mais un danger pour la société et particulièrement pour les plus vulnérables, l’ECLJ vous invite à vous associer à son action auprès de l’ONU en soutenant notre demande adressée à l’Expert indépendant sur les droits des personnes âgées, au Rapporteur spécial sur les personnes âgées du Conseil des droits de l’homme, ainsi qu’au Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies, suivant la procédure officielle.

La dépénalisation de l’euthanasie entraîne non seulement une violation systématique des droits de l’homme, mais aussi une régression culturelle et juridique extrêmement grave.

La dépénalisation de l’euthanasie ouvre la voie à la normalisation de la suppression des personnes les plus faibles, dont ces organes de l’ONU ont la mission de défendre la vie et les autres droits fondamentaux.

C’est pourquoi nous leur demandons, à eux qui ont spécifiquement le mandat de protéger les droits des personnes vulnérables, âgées et handicapées :

  • de rappeler l’interdiction fondamentale de l’euthanasie ;
  • d’initier une procédure d’enquête et de faire rapport sur les pays ayant légalisé l’euthanasie.

Cette saisine devra recevoir une réponse formelle de ces instances de protection des droits de l’homme, et vise à susciter leur action concrète.

Où sont passées les centaines de milliers de victimes ?

Le rapport de la Ciase publié le 5 octobre 2021 avait fait état de 330 000 victimes de violences sexuelles. Une statistique qui avait été largement contestée, jusqu’à Rome, où Jean-Marc Sauvé n’a jamais été reçu.

On apprend que, au 31 décembre 2022, 1133 personnes se sont adressées à l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, parmi lesquelles 131 victimes ont obtenu une réparation financière.

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 1/7

Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.

Considérez les perspectives différentes sur la vie et le monde que nous donnent les expressions descriptives du processus d’engendrement de la vie. L’Israël antique accentuant l’idée de la transmission de la vie du père au fils, utilisait le verbe « engendrer ». Les Grecs, accentuant le surgissement de la vie nouvelle dans un processus cyclique de génération et d’extinction, parlaient de genesis, d’une racine signifiant « venir à l’existence ». Le monde chrétien prémoderne parlait de pro-création, mettant l’accent sur un Dieu créateur du monde. Notre société parle de « re-production », une métaphore de l’ère industrielle tirée de l’usine. Toward a More Natural Science, p. 48, Leon R. Kass

Sommaire
1. La pilule contraceptive
2. L’usage de la pilule en France
3. Evaluations statistiques de l’effet abortif de la pilule
4. Norme contraceptive, interceptive, contragestive
5. Le regard de la démographie historique
6. Une génération de survivants
7. Jusqu’à la troisième et la quatrième génération
Conclusion

1. La pilule contraceptive

La contraception orale se présente sous la forme de comprimés à prise quotidienne communément appelés « pilules contraceptives », ou plus simplement « pilule ». Il existe deux types de pilules contraceptives, la pilule combinée, qui contient de l’œstrogène et de la progestérone, et la pilule progestative, qui ne contient que le progestatif.

Au début des années 2020, environ 60% des femmes françaises âgées de 20 à 44 ans utilisent cette forme de contraception. Cette place prédominante occupée en France par la contraception orale n’a pas d’équivalent à l’étranger, le stérilet étant le premier choix contraceptif au niveau mondial et notamment en Chine.

La pilule agit à différents niveaux. Elle cherche à bloquer l’ovulation en trompant les mécanismes de retro-contrôles exercés par le cerveau entre les hormones de l’axe hypothalamo-hypophysaire FSH, LH et les hormones des organes cibles, l’œstrogène et la progestérone. Elle épaissit la glaire cervicale sécrétée par le col de l’utérus, rendant très difficile le passage des spermatozoïdes. Elle empêche le développement du tissu endométrial, rendant la muqueuse utérine atrophiée impropre à la nidation. Elle diminue le péristaltisme des trompes utérines, retardant l’arrivée de l’enfant embryonnaire éventuel dans l’utérus. Enfin elle perturbe chez la jeune fille le fonctionnement du cycle menstruel et le développement de ses cryptes cervicales, favorisant une hypofertilité en raison de la mauvaise qualité de glaire qu’elle produira même si les cycles sont ovulatoires.

La progestérone épaissit le mucus cervical et forme une certaine barrière à l’ascension des spermatozoïdes. A côté du frein à l’ovulation certains auteurs considèrent cet effet comme « l’effet contraceptif principal » » (Lauritzen1, 1989). Mais les expériences de Chang et Hunt2
avec des lapins parlent contre un tel « deuxième effet principal ». Les autopsies ont montré qu’on trouvait chez les lapins traités avec des hormones gestagènes artificiels – des progestatifs comme le norgestrel ou le norethynodrel – des milliers de spermatozoïdes dans les trompes chez les femelles traitées. Ceci prouve que – au moins lors des essais avec animaux – le mucus cervical épaissi ne représente pas de barrière absolue.

Et le professeur Rudolph Ehmann de rappeler : « D’autre part, dans ces réflexions il n’a pas été pris en considération que lors de ces ovulations d’échappement les œstrogènes formés dans les follicules qui se développent peuvent influencer le mucus dans le sens d’une fluidification, de sorte que le cervix devient perméable pour le spermatozoïde. Ceci est prouvé par les grossesses survenues sous pilule, qui ont augmenté en nombre les dernières années à cause du dosage progressivement abaissé des préparations, car sans ascension de sperme, pas de fécondation. » Il apparaît que si la pilule a un effet contraceptif, elle n’a pas que cet effet. Elle peut également avoir un effet contragestif en cas d’ovulation d’échappement fécondée.

A suivre

  1. Lauritzen, C., Fragen aus der Praxis, Die Pille : (auch) ein Abortivum ?, Deutsche Medizinische Wochenschrift (1989) 114,
    14, 567.
  2. Chang, M.C., Hunt, D.M., Effects of various progestins and oestrogen on the gamete transport and fertilization in the rabbit, in:
    Fertiliy and Sterility (1970) 21, 683–686