La messe catholique selon Mgr Schneider
Rencontre avec Monseigneur Schneider à l’occasion de la publication de son ouvrage “La messe catholique – Remettre Dieu au centre de la liturgie”. Des paroles de foi, dans l’espérance et la charité, au service de l’Eglise et de la messe.
Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kasakhstan, donnera le dimanche 20 novembre une conférence à l’occasion de la sortie de son dernier livre, La Messe catholique. Rendez-vous à l’Hôtel Intercontinental, 64 avenue Marceau, dans le 8e arrondissement de Paris.
Plus de 360 millions de chrétiens sont fortement persécutés ou discriminés dans le monde
Selon l’index mondial de l’association Portes Ouvertes.
L’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2022 montre que l’intensité des discriminations et de la persécution subie par les chrétiens s’est encore aggravée (la période prise en compte pour l’établissement de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2022 va du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021).
- 5 898 chrétiens tués soit 16 par jour.
- 5 110 églises ciblées dont 3000 en Chine.
- 6 175 chrétiens détenus soit une augmentation de 44%.
Par rapport à l’Index 2021:
- Le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi a augmenté de 24%
- Le nombre d’églises ciblées a augmenté de 14%
- Le nombre de chrétiens détenus a augmenté de 44%
La conversion, est-ce difficile ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Gad Elmaleh, humoriste, acteur et réalisateur
- Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe
Selon que vous serez puissant ou misérable…
Le “deux poids, deux mesures” a atteint, dans la dissociété contemporaine, des sommets vertigineux. Voici ce que nous lisons sur le compte Twitter de François Asselineau:
🚨QUEL SCANDALE !
▪️D'un côté,Macron et le gvt se déclarent horrifiés du «racisme» d'un député RN demandant que les immigrants illégaux retournent chez eux
▪️De l'autre côté,ils votent à l'ONU pour la 1re fois CONTRE LA RÉSOLUTION CONDAMNANT LA GLORIFICATION DU NAZISME en Ukraine pic.twitter.com/cLCmj83Gwu— François Asselineau (@UPR_Asselineau) November 5, 2022
De quoi s’agit-il?
D’une résolution reprenant les principes de la conférence de Durban, qui est régulièrement déposée chaque année par la Russie et plusieurs pays alliés, pour – officiellement – lutter contre la “glorification du nazisme”. Cette année, les pays déposant cette résolution étaient: l’Afrique du Sud, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Cambodge, Cuba, la Russie, la Guinée équatoriale, le Mali, le Nicaragua, le Pakistan, la Syrie, la République centrafricaine, le Laos, la Corée du Nord, le Soudan, le Venezuela et le Viet Nam.
Naturellement, il n’a échappé à personne que cette résolution visait notamment, de la part de la Russie, à critiquer l’Ukraine et les Pays baltes. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis votent contre cette résolution depuis sa première présentation en 2005 et l’Ukraine, après s’être abstenue de 2005 à 2014, a depuis rejoint cette position.
De façon plus générale, je trouve extrêmement problématique cette utilisation de l’histoire pour des intérêts politiques immédiats (d’autant qu’elle s’accompagne toujours d’une “hypermnésie” sur les crimes nazis – dénoncés à juste titre – et d’une amnésie sur les crimes communistes – volontiers oubliés par les “bien-pensants”) et je ne suis donc certainement pas un dévot de cette conférence de Durban.
Cette année, la guerre en Ukraine a rendu le vote de cette résolution particulièrement chahuté. Le compte rendu à destination de la presse de la séance par les Nations Unies vaut son pesant de cacahouètes:
La Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a commencé, ce matin, à se prononcer sur ses projets de résolution en faisant siens huit textes, dont sept par consensus. Un vote a cependant été requis pour entériner celui relatif à la « lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée ».
En vertu de ce projet de résolution présenté par la Fédération de Russie, et adopté par 105 voix pour, 52 voix contre et 15 abstentions, l’Assemblée générale se déclarerait profondément préoccupée par la glorification, quelle qu’en soit la forme, du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de l’organisation Waffen-SS.
Mais la pomme de discorde est née de l’adoption, par 63 voix pour, 23 voix contre et 65 abstentions, d’un amendement présenté par l’Australie, lequel stipule que la Fédération de Russie a cherché à justifier son agression territoriale contre l’Ukraine en invoquant l’élimination du néonazisme, et souligne qu’invoquer le néonazisme comme prétexte pour justifier une agression territoriale compromet sérieusement les mesures prises pour combattre réellement ce fléau.
Au nom de l’Union européenne (UE), la République tchèque a estimé que le projet de texte dans son ensemble s’inscrit « en contrepied » dans la mesure où la Fédération de Russie a supprimé le paragraphe qui prend note du rapport de la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, libellé réintroduit par la délégation russe lors d’un amendement oral. L’Australie a précisé pour sa part que son amendement est tiré du rapport de ladite Rapporteuse spéciale. Il s’agit d’une réaction à l’instrumentalisation grave et évidente des droits humains par la Russie, et c’est pourquoi « nous reprenons mot pour mot » le passage du rapport, a souligné la délégation.
La Macédoine du Nord et le Libéria ont estimé que cet amendement permet de corriger l’interprétation de la résolution selon laquelle l’auteur a souhaité officiellement justifier son invasion pour procéder à ce qu’il appelle une « dénazification » de l’Ukraine. Une telle position mine gravement les efforts de lutte contre le nazisme et le néonazisme, ont estimé ces délégations, l’Ukraine décriant de son côté « le comble de l’hypocrisie ».
Pour la Fédération de Russie, l’amendement, dont elle s’est dissociée, visait tout simplement à empêcher l’adoption de la résolution. Il ne s’agit pas d’une approche constructive, a-t-elle regretté. La République arabe syrienne et la Chine, ainsi que par le Burundi et l’Égypte, entre autres, ont regretté pour leur part que l’incorporation de l’amendement vienne « politiser » une résolution thématique.
La France s’est associée à l’amendement en question et a voté contre la résolution finale.
Mais, quoi que l’on pense des équivoques ou des arrière-pensées perverses des uns et des autres dans ce vote, François Asselineau a manifestement raison de dénoncer le double langage de la Macronie. Si cette dernière voit (à juste titre) une politisation de l’histoire dans la résolution russe, comment ne voit-elle pas que sa propre attitude contre le député RN Grégoire de Fournas est au moins autant une instrumentalisation politique de l’histoire? Et, accessoirement, comment ne comprend-elle pas que l’accusation de “fascisme”, si chère aux vieux bolcheviques pour qui tout non communiste est nécessairement un fasciste (moyen commode de faire oublier le pacte germano-soviétique…), pourra aisément être retournée contre elle par les mélenchonistes une fois que les “idiots utiles” du centre-gauche auront contribué à la légitimer contre le RN? Mais il est vrai qu’à l’ONU ou l’Assemblée, la politique n’est plus qu’un mauvais théâtre!
Guillaume de Thieulloy
Les rapports mensuels sur la christianophobie en France reprennent leur publication
Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie viennent de relancer la publication des rapports mensuels sur la christianophobie en France.
Ces rapports étaient naguère publiés par notre regretté ami Daniel Hamiche. Après la mort de ce dernier, l’équipe de l’Observatoire n’avait pas réussi à maintenir cette publication régulière. C’est désormais relancé. Le rapport d’octobre 2021 est en ligne et l’objectif annoncé est de rattraper le retard d’ici le printemps prochain.
Pour le consulter, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous – et n’hésitez pas à le diffuser largement autour de vous: c’est une belle initiative à soutenir et à faire connaître!
Guillaume de Thieulloy
Terres de Mission : Belloc face aux hérésies
Terres de Mission reçoit Benjamin Ferrando, traducteur des “Grandes hérésies“, livre du grand journaliste anglais Hilaire Belloc (Artège).
Puis, Olivier Bonnassies, directeur de Marie de Nazareth, présente le projet de “Merci Marie”, pour diffuser la prière mariale dans toute la France à l’occasion de la fête de l’Immaculée conception.
Enfin, le Père Jean-François Thomas, jésuite, parle de son petit livre de méditations quotidiennes d’automne (Via Romana).
La guerre de l’information
Raphaëlle Auclert, docteur en études russes et enseignante-chercheuse à l’ICES, a traduit un article de l’universitaire russe Alexandre Kouznetsov sur la guerre de l’information. Cet article porte principalement sur la guerre de l’information de l’Occident contre la Russie dans le cadre de la guerre actuelle en Ukraine et il y aurait naturellement matière à critiquer le parti-pris de l’auteur en cette affaire (car la guerre de l’information n’est certes pas à sens unique!), mais d’une part il n’est pas inintéressant d’écouter ce que les Russes disent de cette affaire, et d’autre part bien des éléments de l’article dépassent largement le contexte précis de cette guerre.
Voici en effet ce qu’écrit l’auteur en introduction:
Cet essai a vocation à souligner les aspects de la guerre informationnelle et psychologique, qui se déploie selon plusieurs axes : bloquer l’accès de la société occidentale en particulier à une information objective et gratuite, conformément aux objectifs poursuivis par les États-Unis ; adopter un parti pris systématique dans la présentation de l’information, diabolisant l’une des parties au conflit et blanchissant l’autre ; diffuser de fausses informations et des rumeurs ; étendre la guerre au cyberespace.
Pour lire cet article, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous:
Le 2e anniversaire du “Nouveau conservateur”
Paul-Marie Couteaux, ancien député européen et directeur de la revue “Le nouveau conservateur”, nous prie de diffuser la lettre aux amis et abonnés qu’il a envoyée à l’occasion du 2e anniversaire de la revue. Vous pouvez vous abonner en ligne (www.lenouveauconservateur.org) ou par voie postale (50 € pour 4 numéros – chèque à l’ordre de l’ADALI – 101 rue Haxo – 75020 Paris)
Vous venez de recevoir le numéro 8 du Nouveau Conservateur, numéro qui marque le deuxième anniversaire de notre revue. A cette occasion, je souhaite, avec toute notre équipe, vous remercier pour votre fidélité, mais également vous donner quelques informations sur la santé de votre publication et sur les développements qu’elle va connaître dans les prochains mois.
Notre objectif des 3000 abonnés sera bientôt atteint. Nous l’avions fixé pour la fin de l’année présente (comme tous les organes de ré-information, nous avons cet été subi le contre coup des mécomptes électoraux du Printemps). Cependant la dynamique actuelle nous permet d’envisager d’atteindre ce chiffre dès les prochains mois, après nos prochains numéros (le n°9, quatrième de l’année, paraîtra en décembre, poursuivant notre réflexion sur les États-Unis et « l’Empire impensé »). Un premier sous-dossier sera consacré à ce que Jean-Paul II nommait « la culture de mort » (rupture de la filiation naturelle, injections géniques déguisée en vaccinolâtrie, euthanasie et « suicide assisté »…). Un sous-dossier sera consacré à notre partenaire le plus naturel, l’Italie, dont nous analyserons le foisonnement intellectuel qui accompagne son renouveau politique. Nous prévoyons pour le Printemps prochain deux dossiers importants, l’un sur l’Armée française, l’autre sur la médecine et l’alimentation.
De son côté, notre développement en librairie se renforce, ainsi que nos ventes au numéro, ce qui nous assure désormais des tirages supérieurs à 4000 exemplaires – rappelons que notre premier tirage, en 2020, n’était que de 1600 exemplaires. Notre équipe s’attache par ailleurs à développer de nouveaux partenariats, notamment avec Radio Courtoisie (une émission mensuelle) et TVLibertés qui assure désormais deux émissions mensuelles, Les Conversations du Nouveau Conservateur. Pour finir, notre site internet se développe à bon rythme (https://lenouveauconservateur.org/), sans oublier le renfort de notre compte touitteur (@LNCRevue). Signalons que, notre site publie de plus en plus souvent des articles inédits qui ne figurent pas dans la revue, et que nous envisageons de le fusionner à terme avec d’autres sites afin de leur assurer une plus grande « force de frappe ».
Le Nouveau Conservateur a désormais un grand partenaire, le fonds de dotation Amitié Politique, dont le directeur de notre publication, Jean-Frédéric Poisson, est aussi le président, avec l’assistance de Francis Jubert. De nouvelles perspectives s’ouvrent ainsi à nous. Notamment, celle de lancer, dans le courant de l’année 2023, une nouvelle collection de courts ouvrages au format constant (56 pages) permettant d’approfondir des sujets plus amplement que ne le permet le format d’une revue, dont nous limitons volontairement la dimension à 152 pages.
Nous comptons également développer, au cours des prochains mois, une activité qui n’a que trop manqué jusqu’à présent : l’organisation de colloques réguliers sous l’égide d’Amitié Politique, tout en intensifiant nos partenariats comme celui que nous avons noué avec Le Salon Beige et Les Quatre Vérités que dirige notre ami Guillaume de Thieulloy, notamment dans la perspective proche d’un colloque que nous vous avions annoncé pour le vendredi 11 novembre mais que nous devons reporter en raison de l’impossibilité d’organiser les visio-conférences que cette date rendait nécessaires. Il est reporté au mois de janvier (nous garderons le même thème, celui des dossiers des numéros 8 et 9 consacrés au « naufrage de l’Empire américain ») et sera le premier d’un cycle désormais plus régulier.
Cependant, ce même 11 novembre, nous vous attendons nombreux lors d’une rencontre informelle comme celle que nous l’avons déjà tenue l’an dernie, au théâtre du Nord-Ouest, l’un de nos partenaires (3, rue du Faubourg-Montmartre – Paris IXè – métro Grands Boulevards). Attention : les horaires sont modifiés : nous nous réunirons en mâtinée de 10h30 à A13h. Ce sera l’occasion d’analyser ensembe les derniers numéros, leurs forces et leurs failles, d’esquisser les prochains thèmes et de mettre au point nos projets d’avenir -occasion, aussi, de commémorer à notre façon le 11 novembre !
Il va sans dire que, pour assurer cette progression, nous avons grand besoin de vous et que, même si le fonds de dotation Amitié Politique ouvre la voie à des renforts privés, nous ne pouvons compter sur de meilleures forces que celles qui ont assuré nos premiers succès, c’est à dire les vôtres.
C’est pourquoi, à l’occasion de ce deuxième anniversaire, nous vous demandons de ne pas attendre pour renouveler votre abonnement, quelle que soit sa date d’expiration normale. Certes, si vous ne nous avez envoyé votre abonnement qu’au cours de cette année 2022, vous pouvez attendre quelques mois pour le renouveler ; mais au moment d’entreprendre de nouvelles initiatives, il nous serait très précieux que vous preniez les devants et que, votre abonnement étant, ou pas arrivé à échéance, vous consentiez à le renouveler d’ores et déjà ; pour cela nous vous consentons un abonnement pour quatre nouveaux numéros au prix qui était celui du lancement, soit de 50 euros, sachant que le prix normal est de 55 euros et que l’augmentation rapide du prix du papier nous obligera à fixer prochainement notre abonnement à 60 euros.
Nous avons aussi besoin de votre aide pour développer diffusion en librairie. Il vous suffit de demander à votre libraire de commander un numéro de votre choix (lui indiquer le nom de notre diffuseur : Téqui diffusion). S’il est bien disposé, demander lui de commander la revue spontanément et de l’exposer en bonne place sur ses tables. Ce petit geste militant est très important pour le rayonnement de la revue et des idées qu’elle porte. Pour finir, vous trouverez, joint à cette lettre, une fiche vous permettant de nous adresser le nom et l’adresse d’un, deux, ou plusieurs de vos amis, ou connaissances à qui nous pourrions nous adresser afin de leur proposer un abonnement préférentiel, étant entendu que la formule la plus avantageuse pour nous serait que vous l’abonniez vous-même : ce pourrait être, à l’approche de Noël, un cadeau plein de sens !
Certes d’un point de vue politique, l’année 2022 n’a guère comblé nos espérances. Mais il faut à présent préparer, face au déferlement de la propagande, aux errances de M. Macron, de ses mandataires et de ses entourages, et d’une manière générale face au totalitarisme rampant qui menace jusqu’à la conception que nous avons de l’homme, de la France et de l’Europe, une riposte intellectuelle, morale et spirituelle d’envergure. De toutes parts, la situation de notre pays, la paix sociale elle-même, se dégradent. Tout Français attaché à la pérennité de notre civilisation (et de toute civilisation), se doit de consentir un effort. Grace à votre engagement, votre revue est désormais assurée de sa pérennité. C’est un premier succès. Ensemble nous pouvons largement développer sa diffusion : pour ce faire, nous avons absolument besoin de votre soutien. N’attendez pas pour vous réabonner, faire connaître la revue, abonner vos amis, être partout nos représentants, notamment auprès de vos libraires -ou pour prendre toute initiative qui vous paraîtrait utile. Soyez les ambassadeurs du Nouveau Conservateur !
Avec toute ma confiance,
Paul-Marie Coûteaux
Vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La messe du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est l’avant-dernière de l’année liturgique, tout au moins en ce qui concerne les chants ; aussi la pensée de l’Église est-elle plus que jamais tournée vers la fin des temps et le jugement dernier, temps d’épreuve et d’angoisse mais aussi d’espoir. Ces sentiments sont exprimés en particulier dans le psaume 129 De profundis, qui est surtout connu pour son utilisation à l’office des défunts, mais qui revient à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte, et notamment à l’Introït de ce vingt-deuxième dimanche, le seul des six derniers dimanches, depuis le dix-huitième, à être extrait d’un psaume. Mais on y retrouve un thème qui était déjà celui des Introïts précédents, celui des deux attributs divins qui se manifesteront au jugement dernier : la justice qui nous condamne et que nous redoutons, et la miséricorde qui nous sauve et en laquelle nous espérons. Ils sont ici opposés en deux phrases très contrastées.
Introït : Si iniquitates
Si iniquitates observaveris Domine, Domine quis sustinebit ? quia apud te propitiatio est, Deus Israël.
Si vous considérez nos péchés Seigneur, Seigneur qui subsistera ? Mais auprès de Vous est le pardon, Dieu d’Israël.
La première phrase est un appel angoissé s’élevant en un grand élan qui franchit toute l’octave et même au-delà, avec une insistance suppliante sur le mot Domine répété deux fois, et une cadence interrogative restant en suspens dans l’aigu. La deuxième phrase au contraire est plus douce et pleine de confiance, avec un bel élan de ferveur sur les mots Deus Israel, qui ne font d’ailleurs pas partie du psaume, et ont été rajoutés par la liturgie pour rappeler au Seigneur dans notre prière que nous faisons partie de son peuple, Israël, qui est maintenant l’Église. Le verset est bien entendu le premier du psaume 129 :
De profundis clamavi ad te Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous Seigneur ; Seigneur écoutez ma voix.
Graduel : Ecce quam bonum
Le texte du Graduel du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est formé des deux premiers versets du psaume 132 qui constituent d’ailleurs la moitié du psaume, un des plus courts du psautier. Il chante le bonheur des Israélites à chaque fois qu’ils se retrouvaient fraternellement unis dans le temple.
Ecce quam bonum, et quam jucundum habitare fratres in unum ! Sicut unguentum in capite, quod descendit in barbam, barbam Aaron.
Qu’il est bon et qu’il est doux d’habiter ensemble unis comme des frères : c’est comme l’huile versée sur la tête qui descend dans la barbe d’Aaron.
On sait qu’Aaron fut le premier grand prêtre, et il fut sacré en versant sur sa tête une huile parfumée qui coula dans sa barbe, puis sur son vêtement, comme le dit le verset suivant du psaume, répandant partout sa bonne odeur. La douceur de ce parfum est comparée ici au bonheur de se retrouver ensemble après une longue dispersion. De plus l’huile du sacre est le symbole de la grâce divine qui va faire du grand prêtre un consacré, inverti d’une mission d’en haut. De même Dieu répand ses grâces sur son Église : elles viennent par le Christ qui est la tête, puis se répandent sur tout le corps mystique, réalisant l’unité entre ses membres qui deviennent réellement frères. Après l’exil où nous conduit trop souvent le péché, nous sommes heureux de nous retrouver par la grâce des sacrements dans cette fraternelle union. Et après l’exil de cette vie, au jour du jugement, si nous avons été fidèles, la grâce divine produira enfin tous ses fruits pour nous conduire au bonheur de l’union parfaite et éternelle.
La mélodie exprime ce bonheur par de grandes courbes gracieuses et très expressives. La première partie culmine sur le mot habitare très enthousiaste ; la deuxième partie commence par une montée progressive jusqu’à l’extrême aigu ; paradoxalement, c’est sur le mot descendit qu’elle monte le plus haut, mais il s’agit ici d’exprimer notre enthousiasme, puis elle continue par une grande descente franchissant plus d’une octave et demie et s’enfonçant dans le grave pour une cadence solennelle.
Alléluia : Qui timent
Pour la troisième fois en ce temps après la Pentecôte, nous trouvons au vingt-deuxième dimanche un Alléluia dont le texte n’est pas le premier verset d’un psaume, comme c’est généralement le cas, mais est tiré d’un psaume dont le premier verset a été chanté à l’Alléluia du dimanche précédent. C’est donc cette fois le psaume 113, formé en réalité de deux psaumes de la Bible qui ont été réunis par la Vulgate.
Nous sommes maintenant dans le deuxième, qui est un chant de louanges et de confiance au Seigneur opposé aux idoles païennes, et le verset qui figure ici est le troisième d’une série qui répète le même texte, un acte d’espérance avec trois sujets différents : Domus Israel, c’est tout le peuple élu ; Domus Aaron, ce sont les prêtres et les consacrés, enfin Qui timent Dominum, ceux qu’on appelle dans la bible les ” craignants Dieu “, ce sont ceux qui ne font pas partie du peuple élu, mais reconnaissent le vrai Dieu et se soumettent à sa volonté.
Qui timent Dominum, sperent in eo : adjutor et protector eorum est.
Ceux qui craignent le Seigneur, qu’ils espèrent en Lui. Il est leur secours et leur protecteur.
Les ” craignants Dieu ” c’est nous, qui avons reçu la grâce de connaître le vrai Dieu, de l’aimer et de le servir, et qui mettons en Lui notre confiance. La mélodie de cet Alléluia est identiquement la même que celle de l’Alléluia du seizième dimanche Cantate Domino. C’était un chant d’action de grâces et de louanges au Seigneur pour tous ses bienfaits, et nous avons dit que cette mélodie traduisait ces sentiments par des belles courbes souples et très liées animées d’un bout à l’autre par un grand élan de ferveur et d’enthousiasme. Elles convient tout à fait pour inviter les craignants Dieu que nous sommes à mettre en Lui notre confiance.
Offertoire : Recordare mei
L‘Offertoire du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est le seul chant de ce dimanche dont le texte n’est pas extrait d’un psaume. Comme l’Introït de dimanche dernier, il est emprunté au livre d’Esther. Il s’agit cette fois de la prière qu’Esther adresse à Dieu avant de se présenter devant le terrible du roi Assuérus pour intercéder en faveur de son peuple menacé d’extermination. Elle se sent faible et démunie devant une tâche aussi difficile et elle supplie le Seigneur de l’inspirer.
Recordare mei, Domine, omni potentatui dominans : da sermonem rectum in os meum, ut placeant verba mea in conspectu principis.
Souvenez-vous de moi Seigneur, vous qui êtes le maître de tout pouvoir. Mettez dans ma bouche le discours qui convient afin que mes paroles soient agréées lorsque je serai en présence du roi.
L’Église redit ces paroles en cette fin de l’année liturgique en les appliquant à la fin des temps, quand nous allons nous présenter devant le souverain Juge infiniment supérieur à tous les rois de la terre, et elle le supplie de nous accorder les grâces nécessaires pour être fidèles jusqu’au bout, et aborder comme il faut ce moment redoutable. Ce chant d’Offertoire se compose de trois phrases très différentes. La première est une prière très humble ; l’âme comme Esther se sent faible et démunie et se prosterne devant la toute puissance divine, avec une mélodie calme et douce. La deuxième phrase est une prière suppliante implorant les grâces dont nous avons besoin, avec une mélodie qui s’élève à deux reprises dans l’aigu d’une façon très expressive. Enfin dans la troisième phrase, en abordant les mots in conspectu : en présence de Dieu, la mélodie devient presque immobile en une longue vocalise revenant toujours sur la même note, comme une contemplation indéfinie, dépassant le jugement dernier pour se fixer dans l’éternité.
Communion : Ego clamavi
Le texte de l’antienne de Communion du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 16, que nous avons déjà rencontré au sixième et au dixième dimanche, et reprend même une partie de celui de l’Offertoire du sixième. Comme nous l’avons dit, ce psaume est la prière du juste qui supplie le Seigneur de le garder de tout ce qui pourrait le faire dévier de la voie droite. Et en ces derniers dimanches de l’année liturgique l’âme demande de rester fidèle jusqu’au bout.
Ego clamavi, quoniam exaudisti me Deus : inclina aurem tuam, et exaudi verba mea.
J’ai crié vers vous car vous m’avez exaucé, mon Dieu. Tendez l’oreille et exaucez ma prière.
On remarquera que le verbe exaucer revient deux fois, une première fois au passé et la deuxième à l’impératif. C’est parce que le Seigneur nous a déjà exaucés que nous espérons qu’il nous exaucera encore. C’est donc une prière pleine de confiance. La mélodie l’exprime par une grande courbe qui après une intonation calme et grave s’élève progressivement jusqu’à l’aigu puis redescend pour s’achever à nouveau au grave en une cadence paisible et assurée.
Année jubilaire en l’honneur des 1 500 ans de la naissance de saint Cloud
Du 7 septembre 2022 au 8 mai 2023, la ville de Saint-Cloud bénéficie d’une année jubilaire en l’honneur des 1 500 ans de la naissance de son saint fondateur, Clodoald (522-560) – appelé aussi saint Cloud. L’abbé Vincent Baumann, vicaire de la paroisse, est interrogé dans L’Homme Nouveau à cette occasion. Extrait :
[…] Personnellement, j’impute à Clodoald la paix anormalement familiale qui subsiste à Saint-Cloud, relative certes, mais étonnante. Ici règne une sorte d’alliance du trône et de l’autel, dans laquelle la personnalité et l’histoire de Clodoald ne sont pas pour rien : cette harmonie dans la ville vient sans doute du fait que son fondateur la vivait en lui-même. Ses armes, devenues celles de la ville et de la paroisse, le symbolisent : elles sont constituées d’un écu d’azur frappé d’un demi-lys et d’une demi-crosse, le lys désignant sa filiation royale et la crosse, sa qualité d’abbé.
Quelles leçons pouvons-nous en tirer, Clodoaldiens, Français ou catholiques ?
Il est bon que le Clodoaldien ne soit pas amnésique, qu’il prenne conscience que les motifs profonds de cette paix ne sont pas à trouver dans l’application de la loi française actuelle. Nous avons un terreau riche, fécondé par saint Cloud. La Providence semble vouloir nous parler. Je souhaite que les Clodoaldiens prennent conscience que cette cité a été fondée par un saint ayant un pied dans la cité, comme prince du sang et héritier et comme moine, avec tout ce que les moines ont fourni de travail d’édification de l’Europe. Tous peuvent apprendre de lui la docilité à la vocation, la primauté absolue de la volonté divine. Nous avons tendance à avoir des vues très humaines : saint Cloud est un exemple notoire de l’accomplissement du bon vouloir de Dieu.
Faire silence
Le silence est une attitude spirituelle essentielle. Mère Teresa disait : “Au commencement de la prière se trouve le silence.”
Dans la liturgie, des temps de silence nous permettent de mieux entrer dans la prière, d’accueillir la Parole de Dieu, de nous rendre présent au Christ qui s’offre dans l’eucharistie.
Dans de nombreuses traditions et pratiques de prières, le silence est également très présent : dans l’oraison de sainte Thérèse d’Avila, dans l’adoration eucharistique, dans la phase de contemplatio de la lectio divina …
Jésus nous met en garde dans l’évangile de Matthieu contre notre tendance à rabâcher dans nos prières. Nous pouvons, avec saint Jean de la Croix, demander à Dieu :
“ Impose même ton silence à ma prière, pour qu’elle soit pur élan vers Toi.”
Au-delà des moments de prière, le silence est une façon d’être au monde qui peut nous aider à retrouver cette qualité de présence à soi, aux autres et à Dieu.
Ainsi, en favorisant des moments de silence dans nos journées, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur, nous nous rendons sensibles à sa présence.
Il peut être difficile dans notre quotidien très rempli de s’accorder de longs moments de recueillement, mais il est souvent possible de trouver de petits moments pour faire silence :
- avant un repas pour inviter le Seigneur à notre table,
- avant une rencontre pour accueillir véritablement Dieu en l’autre,
- en marchant pour s’ouvrir à la contemplation, …
“Dieu est ami du silence. Nous avons soif de trouver Dieu, mais il ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l’agitation.” (Mére Térésa)
Alors offrons- nous régulièrement quelques secondes, quelques minutes de vrai silence pour laisser un peu d’espace à Celui qui veut nous rejoindre dans “le murmure d’une brise légère” (1 Rois, 19,12)
Alice Ollivier pour Hozana.org
Dans la tête de Poutine, la “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste
Loin des caricatures des “experts” de plateau télé et d’ailleurs, Frédéric Pons dresse le portrait de Vladimir Poutine dans Valeurs Actuelles. Extrait :
[…] Patriote soviétique et officier du KGB déçu par l’effondrement de l’URSS (1991), Poutine n’a jamais cessé d’approfondir sa réflexion politique, grâce à quelques maîtres à penser russes, dont le principal est le philosophe Ivan Iline (1883-1954), l’un des inspirateurs d’Alexandre Soljenitsyne. Slavophile et orthodoxe, Iline rejetait la démocratie occidentale, jugée inadaptée à la Russie, au profit d’une « dictature ferme, national-patriotique ».
Dans la tête de Poutine, cette “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste. Elle repose sur l’affirmation d’un État fort, l’exaltation politique de l’histoire, la réhabilitation de la religion, la défense de l’ordre naturel, du patriotisme et de la grandeur de la Russie. Tout ce dont rêvait aussi Soljenitsyne. Tout ce qu’une partie des élites occidentales déteste… Cette ligne guide le chantier de restauration que Poutine conduit depuis août 1999. À l’intérieur, le rétablissement de l’unité, de l’ordre et de l’autorité. Poutine veut-il ressusciter le système soviétique ? Surtout pas, a-t-il souvent répété – l’a-t-on écouté ?
« Ce fut un couloir aveugle », dit-il. À l’extérieur, il souhaite une Russie forte et respectée, pour éviter son encerclement. Veut-il reconstituer l’empire soviétique ? Il a déjà répondu non. Pour lui, l’important est de relever la puissance et l’influence russes, de reprendre le contrôle de son “étranger proche”, en ralliant les peuples slaves. C’est l’une des clés de l’invasion de l’Ukraine.
L’épreuve est de taille, comme le montrent les revers militaires russes et la réaction de l’Occident. Malgré les risques, Poutine a pourtant décidé d’attaquer, persuadé qu’il était dangereux d’attendre plus longtemps. Attendre, c’était risquer de voir l’armée ukrainienne, réarmée depuis 2014 par les États-Unis et le Royaume-Uni, se lancer à la reconquête du Donbass et de la Crimée. C’était aussi perdre le port stratégique de Sébastopol, sur la mer Noire, et accepter des bases de l’Otan en Ukraine. Poutine avait mis en garde l’Occident à ce sujet, dès 2007. L’entrée de l’Ukraine dans l’Otan serait un casus belli. L’alignement total de Kiev sur Washington, depuis huit ans, conduisait à cette adhésion tant redoutée par Moscou. C’est la logique profonde de l’attaque russe. […]
Encore un scandale pour l’association LGBT Le Refuge
Après les scandales à Angers et à Montpellier, c’est cette fois dans le Doubs que des bénévoles et anciens jeunes dénoncent : une prise de pouvoir solitaire, aucune écoute, et aucune confiance ni dans les jeunes, ni dans les bénévoles.
“Le délégué ne souhaite s’encombrer de personne… Il n’est pas compétent dans les fonctions qu’il occupe et refuse le recrutement de bénévoles formés dans l’accompagnement. Pire, il « vire » sous des prétextes mensongers toute personne dérangeante par le fait qu’elle pointe du doigt les dysfonctionnements”.
Une autre dénonce le “manque de transparence dans les motifs de renvoi de jeunes et de bénévoles” , “sans avertissement préalable ou exclusion temporaire stipulés dans le règlement” .
La gestion financière opaque du délégué est également pointée du doigt. Des faits de“harcèlement moral” sur certains sont également rapportés.
Plusieurs bénévoles ont également été exclus de la fondation sans aucun avertissement préalable par le délégué.
L’avortement aux Etats-Unis
Le 3 novembre, huit membres de la commission Clovis, au Nouveau-Mexique, ont déclaré vouloir interdire l’avortement. Cependant, le vote de l’ordonnance, qui s’oppose à la législation de l’Etat, a été reporté.
Dans l’Iowa, Chris Schandevel, avocat du gouverneur républicain, a affirmé que le juge, Celene Gogerty, devait annuler l’injonction permanente de 2019 qui empêche l’application d’une loi de 2018 interdisant la plupart des avortements à partir de 6 semaines de grossesse.
De son côté, Planned Parenthood est poursuivie en justice après avoir prescrit la pilule abortive ayant entraînée le décès d’un bébé « pleinement formé » âgé de 30 semaines de grossesse. La société a prescrit à une jeune femme de 18 ans des pilules abortives, estimant qu’elle était enceinte de 6 semaines. Aucun examen physique et aucune échographie n’ont été réalisés. Elle n’a signé aucun formulaire de consentement, alors que le système de sécurité Risk Evaluation and Mitigation Strategy (REMS) de la FDA « exige qu’un accord du patient soit revu et signé par la cliente ».
Après avoir pris les pilules de Mifeprex et Misoprostol, le 4 mai 2020, elle a finalement accouché, le 5 mai, d’un petit garçon « complètement formé » et âgé de 30 à 36 semaines. La jeune femme, surnommée Jane Doe, a déposé plainte contre Meera Shah, médecin avorteur de Planned Parenthood, et Abigail Mensah, infirmière praticienne. Après avoir confirmé l’âge du bébé, « au lieu de diriger la plaignante vers le service d’urgence le plus proche », le Planned Parenthood a cherché à éliminer les preuves. Ils ont souhaité se “débarrasser” du bébé en l’emmenant au centre de White Plains, hors du comté. Ils ont ensuite demandé à la jeune femme de ne pas appeler les forces de l’ordre. « Choquée et traumatisée », elle les accuse d’avoir pratiqué un « avortement illégal » sur elle.
Un autre procès a également été intenté la même année contre Planned Parenthood après l’avortement d’un petit garçon de 22 semaines.
En principe, la FDA autorise l’utilisation de la pilule abortive jusqu’à 10 semaines de grossesse, mais Gynuity Health Projects (GHP) les prescrit jusqu’à 12 semaines.
Jordan Bardella est élu président du Rassemblement National avec 84,84% des voix
Le député européen Jordan Bardella, déjà président par intérim du parti, prend officiellement, à 27 ans, la succession de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national. Il faisait face au maire de Perpignan, Louis Aliot.
Un score supérieur à celui réalisé en 2011 par Marine Le Pen, qui avait remporté la présidence au Congrès de Tours face à Bruno Gollnisch avec 67,65% des voix (ce dernier arrive aujourd’hui en 11e position du vote des adhérents RN pour le conseil national du parti).
Deux historiques sortent du Bureau exécutif et du Bureau national :
- Bruno Bilde député du Pas-de-Calais
- Steeve Briois maire de Henin-Beaumont
La fin pour le clan d’Hénin-Beaumont ? Steeve Briois l’a mauvaise et a déclaré :
Alors que depuis de nombreux mois je tire la sonnette d’alarme sur une potentielle re-radicalisation, je ne peux voir dans mon éviction qu’une sanction pour avoir voulu sensibiliser sur un phénomène que les faits confirment, depuis les ronds de jambe faits à certains intégristes, jusqu’à l’adoption de positions droitardes, contraires à mon sens au « ni droite, ni gauche » qui a prévalu pendant des décennies au Front National. Certaines outrances me donnent encore raison.
Je regrette que des années de dédiabolisation soient en train d’être réduites à néant, avec comme seul but de plaire à une minorité électorale, avec le risque d’une nouvelle mise à la marge du RN. Dans le même temps, je déplore que les préoccupations sociales et l’implantation locale n’aient pas été au cœur des thématiques de campagne interne de la nouvelle direction. Alors que nos compatriotes font face à une crise économique, énergétique et donc sociale de premier ordre, les marottes identitaires semblent être aujourd’hui au cœur de ses priorités.
Je ne peux qu’y voir un rabougrissement, et j´espère que le «Rassemblement national », qui n’est pas qu’un slogan mais une promesse faite à la France, n’est pas en train de céder au grand « compromis nationaliste », cette stratégie d’union des droites radicales, qui a échoué à la présidentielle, plutôt que de l’ensemble des patriotes de droite comme de gauche
Résultats du conseil national. Voici les 10 premiers sur les 100 :
- Sébastien Chenu
- David Rachline
- Marie-Caroline Le Pen
- Steve Briois
- Julien Odoul
- Edwige Diaz
- Laurent Jacobelli
- Philippe Ballard
- Jean-Lin Lacapelle
- Julien Sanchez
La constitution du Bureau exécutif du RN :
- Louis Aliot, 1er vice-président
- David Rachline, 2e VP
- Edwige Diaz, VP chargée de l’implantation locale
- Julien Sanchez, VP chargé des élus
- Gilles Pennelle, directeur général
- Sébastien Chenu, VP
- Kevin Pfeffer, trésorier
- Hélène Laporte, VP
- Jean-Paul Garraud
- Philippe Olivier
Un an après son lancement, un centre d’avortements menacé d’avortement
Le docteur Marianne Lainé, fondatrice du centre d’avortements Simone-Veil de Rouen, a annoncé que cet institut médical dédié entièrement aux interruptions médicales de grossesse est menacé de fermeture.
« On a réalisé 1200 consultations avec des femmes venues parfois de loin. Les créneaux sont pleins. 95% des IVG de l’ensemble de la Métropole sont réalisés ici. »
Avec la mise en place de ce centre, le docteur souhaite offrir aux femmes « le temps d’un choix et d’une prise en charge sereine », en permettant une prise d’information précoce et une offre de soin avec des horaires différents et complémentaires de ce qui est proposé par ailleurs. Son fonctionnement s’avère enrayé par des problèmes de coût et les démarches administratives. La Métropole a déjà apporté un financement pour trois ans. L’agence régionale de santé (ARS) a fourni une subvention de 50 000 € pour la première année de fonctionnement, en plus du financement à l’acte par l’assurance maladie.
L’abbaye de Boulaur accueille pour la première fois les Bilans Ephata
Connaissez-vous l’Abbaye de Boulaur qui accueille du 5 au 9 décembre pour la première fois la prochaine session de bilan de compétences Ephata ?
Il s’agit d’une abbaye cistercienne française, fondée en 1142 dans le Gers près de Toulouse par la prestigieuse abbaye royale de Fontevraud. L’abbaye est confisquée par l’État pendant la Révolution et la communauté dissoute. Mais en 1949 les cisterciennes s’y établissent à nouveau ayant même un projet d’abbaye fille avec la restauration de l’antique abbaye de Rieunette près de Carcassonne. Les sœurs, en plus de la prière travaillent selon la règle de Saint Benoît : elles entretiennent et développent les bâtiments, font tourner une petite ferme agricole, confectionnent fromages, pâtés, confitures et gâteaux.
Jamais à cours de projets, les sœurs ont entrepris en 2020 la construction d’une grange cistercienne pour permettre à la communauté de vivre de son travail agricole. Aujourd’hui, elles souhaitent mettre en place un écotone.
Un cadre idéal pour faire le point sur sa carrière, discerner dans une vision chrétienne, trouver un nouvel élan professionnel !
La France Insoumise veut faire oublier ses difficultés
Le député RN Grégoire de Fournas a été interrogé dans Sud-Ouest :

Macron est-il catho-compatible ?
Quel est le bilan de la rencontre de Macron avec le pape François ? Quelles sont les relations entre la République française et le Vatican ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, l’abbé Barthe et les pères Viot, Thomas et Danziec.
Cardinal Burke : il n’est tout simplement pas vrai que la liturgie réformée est la seule forme valide du rite romain
Le cardinal Raymond Burke s’est interrogé sur le fondement des efforts menés par le pape pour restreindre et éliminer la messe traditionnelle , tandis que Mgr Athanasius Schneider a déclaré que ce “trésor millénaire” ne peut être détruit, car il est l’œuvre du Saint-Esprit.
Le cardinal Burke a dit à Edward Pentin, du National Catholic Register :
“dans la mesure où la raison et la saine théologie prévaudront, la sauvegarde et la promotion de l’Usus Antiquior se poursuivront”.
Le préfet émérite de la signature apostolique a déclaré que cela se passait “malgré les difficultés et même la persécution” inspirées par Traditionis Custodes et les Responsa ad Dubia. Mais le cardinal Burke a souligné qu’en tant que “motu proprio”, Traditionis Custodes n’a pas une force suffisante car il n’a d’autorité que dans la mesure où il est fondé sur des motifs justes. Il a ajouté que les motifs du décret, et la lettre du pape François aux évêques qui l’accompagnait, “ne sont pas vrais et justes” lorsqu’ils sont pris ensemble, et il a donné ses raisons.
La première est qu’il n’est “tout simplement pas vrai” que la liturgie réformée est la seule forme valide du rite romain. Il a souligné que, comme l’ont reconnu les papes Saint-Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, l’Usus Antiquior n’a “jamais été supprimé” et, en fait, a continué à être célébré depuis l’époque de la promulgation du Missel du pape Saint-Paul VI.
Le cardinal Burke a déclaré qu’il est
“contraire à la raison et à la saine théologie liturgique d’affirmer qu’une forme du rite romain célébrée sans interruption pendant quelque 15 siècles n’est plus une forme valide du rite romain”.
Il s’est également inscrit en faux contre l’affirmation des documents selon lesquels ceux qui assistent à la liturgie traditionnelle rejettent le Concile Vatican II et sèment la discorde parce qu’ils se considèrent comme les seuls vrais catholiques. Au contraire, il est évident, y compris pour ceux qui ne sont pas eux-mêmes attirés par la liturgie traditionnelle, que les fidèles qui sont attirés par elle sont
“nourris spirituellement par elle, qu’ils sont pieux dans leur culte et dans leur pratique de la foi. Ils sont également loyaux envers leurs évêques et le Saint-Père.”
“Pour cette raison, ils ont été, à juste titre, profondément blessés par la dureté des documents en question, par le fait que le document Traditionis Custodes a pris effet immédiatement, et par l’application des documents par certains évêques sans aucun égard pour le bien des âmes.”
Il a également déclaré que “malheureusement, certains ont conclu à tort qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’Église.”
Le cardinal Burke a déclaré que leur douleur est “naturellement intensifiée” lorsqu’ils voient
“la voie synodale allemande et d’autres individus et groupes dissidents s’écarter ouvertement de ce que l’Église a toujours enseigné et pratiqué, alors qu’ils sont traités comme nuisibles à l’Église en raison de leur profonde appréciation de la liturgie romaine classique”.
“La situation est totalement confuse et source de division”.
Le Cardinal Burke a également fait allusion aux résultats de l’enquête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur laquelle Traditionis Custodes est basée, en disant que ce n’était pas une base justifiée pour ces mesures parce que les résultats de l’enquête
“n’ont jamais été rendus publics, et plusieurs personnes dignes de confiance qui ont vu les résultats ou, au moins, certains des résultats, déclarent qu’ils sont favorables à la poursuite de la discipline établie par Summorum Pontificum”.
Mais le cardinal Burke a souligné un autre “vice de procédure fondamental dans la promulgation de Traditionis Custodes”, à savoir que la plupart des personnes concernées n’ont pas été consultées avant sa promulgation – ce qui, a-t-il dit, va à l’encontre des Regulae Iuris [Règles de droit].
Quant aux Responsa ad Dubia, le cardinal Burke a déclaré qu’elles n’ont que la force de la loi à laquelle elles se réfèrent, mais les Responsa vont au-delà de Traditionis Custodes et, même, présument changer la loi universelle de l’Eglise – par exemple, en ce qui concerne la loi sur la célébration de la messe deux fois le même jour.
Un autre problème pour le Vatican, a-t-il dit, est que le Dicastère pour le culte divin s’arroge des compétences qui appartiennent à l’évêque diocésain et relèvent de sa juridiction.
Le cardinal a déclaré que les Responsa ad Dubia présentent de nombreuses autres difficultés sérieuses, qui découlent du fait qu’elles ont été élaborées et promulguées sans consultation suffisante.
“On ne peut qu’espérer que les évêques l’interpréteront selon les principes pérennes du droit canonique, en particulier le principe selon lequel le soin des âmes est la loi suprême”.
Mgr Athanasius Schneider a fortement encouragé les évêques, les prêtres et les fidèles à conserver leur attachement et leur fidélité à l’ancienne liturgie qui
“est un trésor de toute l’Église, également en raison de sa vitalité.”
Étant donné qu’il s’agit d’un don inestimable pour l’Église, il a déclaré qu’il fallait trouver un moyen
“de défendre ce trésor et de le transmettre à la prochaine génération, par amour de la sainte mère l’Église, et aussi par amour pour l’honneur du siège apostolique.”
“C’est très grave”. “C’est une tentative de détruire en partie la tradition liturgique. Aucun pape en 2 000 ans, et aucun concile, n’avait osé réformer un rite vénérable séculaire éprouvé ; personne n’oserait faire cela à quelque chose d’aussi vénérable et porteur de fruits.”
“Pour ces raisons, les évêques, les prêtres et les fidèles doivent rester fidèles à ce grand trésor de l’Église.”
S’ils ne le font pas, et collaborent à l’application de ces mesures restrictives, alors ils causent
“un préjudice spirituel pour l’Église, car perdre un tel trésor sanctifié par les saints depuis tant d’années serait un préjudice évident pour le bien spirituel de l’Église et pour les âmes.”
Cela inclut le rejet du style de culte versus populum (face au peuple) et de la communion dans la main :
“Cela n’a jamais été catholique”. “C’est un style protestant et il faut les abandonner”.
Mgr Schneider a déclaré que, pour ceux qui poussent à la réforme liturgique, la Messe est un rassemblement centré sur la communauté, alors que pour les catholiques traditionnels, elle est l’adoration de la Très Sainte Trinité. La Messe est avant tout le sacrifice du Golgotha sous la forme sacramentelle, mais pour ceux du Vatican, ils insistent davantage sur l’élément banquet qui est protestant et luthérien et ne relève pas de la tradition apostolique. Ceci est particulièrement clair dans la lettre apostolique Desiderio Desideravi du pape de 2022 sur la formation liturgique.
Interrogé sur la façon dont le Vatican pourrait se faire une idée plus claire des catholiques traditionnels afin qu’ils ne soient pas qualifiés à tort d'”extrémistes”, il a déclaré qu’une telle terminologie est abusive et constitue une injustice.
“Peut-être doivent-ils appliquer ces mots à eux-mêmes”. “Ne sont-ils pas des extrémistes lorsqu’ils persécutent impitoyablement un si vieux trésor de l’Église ? Ne sont-ils pas également extrémistes ? Alors ils appliquent leur comportement aux autres. Leur idéologie est de répéter une nouvelle forme de compréhension protestante, et cela sape la preuve catholique immuable du caractère sacrificiel de la messe et principalement du caractère adoratif de la Sainte Messe.”
La situation pourrait-elle s’aggraver ?
“Tout est entre les mains de la Providence”. “Même si Dieu permet une telle persécution de ce trésor de l’Église, il le permet pour un plus grand bien, que notre foi soit purifiée, nettoyée, et que la vérité soit toujours plus visible après cette crise.” “La beauté du caractère sacrificiel, adorateur et immuable de la messe et de la liturgie devrait être toujours plus mise en évidence afin qu’à l’avenir, aucun pape n’ose plus jamais faire une telle révolution – pas d’une manière aussi radicalement révolutionnaire.”
“Bien sûr, l’Église peut faire quelques changements, mais pas de manière drastique et révolutionnaire.”
Il a ensuite fait remarquer que si, comme l’insiste ce pontificat, les réformes liturgiques après Vatican II n’étaient pas une révolution mais en continuité avec la Tradition, “alors pourquoi persécutent-ils la forme traditionnelle ?” Si le Novus Ordo n’est qu’une autre forme de la Tradition, a-t-il demandé, alors pourquoi doivent-ils persécuter l’autre forme, qui est aussi une tradition ?
Mgr Schneider a dit que, pour lui, cela montre que leur
“concept de la Messe est contraire d’une certaine manière à ce qui exprime la forme traditionnelle de la Messe, et cette forme traditionnelle de la Messe les dérange, ou remet en question leur nouvelle compréhension idéologique de la Messe, qui est en contraste avec le sens pérenne de l’Église”.
Mgr Schneider a conclu en se disant confiant qu’
“aucun pape, aucun évêque, aucun dicastère du Vatican ne parviendra à éliminer un trésor millénaire”.
L’Esprit Saint, a-t-il ajouté,
“ne le permettra pas et même après Traditionis Custodes, l’Esprit Saint réveille maintenant une nouvelle vague d’amour pour la liturgie traditionnelle pour les nouvelles générations.”
“C’est un fait qui démontre que c’est l’œuvre de l’Esprit Saint” “et qui montre qu’ils ne peuvent pas lutter contre l’œuvre de l’Esprit Saint”.
“Je dirais au Saint-Père, aux cardinaux à Rome, au Dicastère pour le culte divin, aux évêques diocésains : N’osez pas lutter contre l’œuvre de l’Esprit Saint.”
18 établissements de “santé” retenus pour tuer des bébés
Dix-huit établissements de santé sont retenus pour participer à l’expérimentation portant sur la réalisation des avortements instrumentaux par les sages-femmes, selon un arrêté publié vendredi au Journal officiel.
Communiqué du ministère de la “santé” :
Le cadre de l’expérimentation a été posé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021. Un décret et un arrêté parus fin 2021 définissent les conditions requises en termes d’organisation des établissements de santé, de formation et d’expérience des sages-femmes pour assurer la sécurité des actes et la qualité de leur réalisation.
A l’issue d’un appel à candidatures national, 18 établissements de santé ont été retenus pour participer à l’expérimentation et proposeront dans les mois à venir ce nouveau type de parcours aux femmes.
Selon les dynamiques propres à chaque territoire, l’expérimentation accélèrera la réponse aux demandes des femmes et diversifiera les profils des professionnels qu’elles peuvent solliciter, ajustant plus finement les parcours aux aspirations de chacune.
C’est une étape préalable et indispensable avant une généralisation courant 2023 dans l’ensemble des établissements de santé souhaitant s’engager dans cette démarche, en application de la loi du 2 mars 2022 visant à renforcer l’accès à l’avortement.
Cathophobie du gouvernement allemand
Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères, a fait retirer le crucifix de la « Salle de la paix » (où fut signé le traité de Westphalie) de l’hôtel de ville de Münster pour le temps de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7. La croix date de 1540. Personne jusqu’ici ne l’avait enlevée ou demandé à l’enlever. Depuis 1540 tous les conseillers municipaux de Münster prêtent serment devant elle.
Claudia Roth, déléguée du gouvernement allemand pour la Culture et les Médias, veut recouvrir les inscriptions bibliques sur la coupole du Bundestag, pourtant restaurées en 2020. Les inscriptions avaient été choisies par Frédéric-Guillaume IV :
« Il n’y a de salut en aucun autre, et il n’y a aucun autre nom donné aux hommes, que dans le nom de Jésus, à la gloire de Dieu le Père. Qu’au nom de Jésus tous les genoux fléchissent, dans les cieux, sur la terre et sous la terre. »
L’archevêque de Berlin Mgr Heiner Koch a fait remarquer que le propos de saint Paul était qu’il ne fallait s’agenouiller que devant Dieu et pas devant l’empereur de Rome, et que ce message était toujours d’actualité : « Les hommes ne doivent s’incliner que devant Dieu et ne doivent rendre cet honneur à aucun pouvoir terrestre ».
Procès politique à l’Assemblée nationale : le théâtre politique terriblement coupé du quotidien des Français
Le bureau de l’Assemblée nationale vient de priver le député RN Grégoire de Fournas de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois – soit une amputation de 3746 euros par mois sur un total de 7493 euros. L’élu de Gironde ne pourra pas non plus revenir au Palais-Bourbon pendant les quinze prochains jours de séance. Il s’agit de la sanction maximale prévue par le règlement de l’institution.
La peine politique prononcée par le bureau de l’Assemblée nationale, qui se compose de 22 députés dont seulement 2 RN, a été soutenue par une majorité de députés.
Grégoire de Fournas a réagi :
Je suis totalement innocent des faits que l’on me reproche. Je ressens cette sanction d’une dureté inouïe avec une grande injustice. Mais respectueux de l’institution, je m’y soumets.
— Grégoire de Fournas (@gdefournas) November 4, 2022
Marine Le Pen :
« Il s’agit d’un procès politique qui condamne une idée politique : celle qui considère que les bateaux des ONG doivent déposer les migrants non pas en Europe mais dans les ports de départ, en Afrique »
De son côté François-Xavier Bellamy écrit
il est évident qu’il parle bien de ce bateau et des migrants. […] il n’y a pas de doute possible. Personnellement, je n’ai pas l’habitude d’interrompre des collègues en hémicycle, et je n’aurais pas employé cette expression ; je crois à l’importance de la civilité, et à la nécessité du raisonnement, surtout sur des sujets aussi difficiles. Mais il est absurde de faire semblant de croire que Carlos Bilongo a été visé par une insulte raciste […]
Et il souligne surtout :
pendant que le bureau de l’Assemblée, la salle des Quatre colonnes, les tribunes de presse et les réseaux sociaux commentent fiévreusement des points de conjugaison et s’étudient à la subtilité des règles de liaison (doit-on prononcer le “t” muet après un éventuel « qu’ils rentrent en Afrique » ?), les Français, eux, se préoccupent des conséquences de l’impuissance de leur gouvernement à lutter contre l’immigration illégale. Au milieu des crises majeures que nous traversons, ce décalage est effarant. Comme l’a si bien dit Julien Aubert hier soir, cet épisode montre surtout combien le théâtre politique semble terriblement coupé du quotidien des Français, et préoccupé de son propre spectacle au lieu de s’inquiéter de la réalité des défis existentiels auxquels nous sommes confrontés.
La NUPES manifeste, la majorité refuse de siéger ; pendant ce temps, l’Ocean Viking, lui, est toujours en mer. Ce dont il faudrait parler, c’est de l’irresponsabilité des pays européens, qui acceptent depuis longtemps que des ONG recueillent près des côtes africaines des embarcations de fortune, pour emmener ensuite leurs passagers vers l’Europe. Le gouvernement a d’ailleurs indiqué ce matin qu’il était prêt à accueillir ce navire. Mais agir ainsi, c’est rendre possible la promesse de l’immigration illégale dans nos pays, cette promesse qui a conduit tant de personnes à risquer et à perdre la vie dans l’enfer libyen et en Méditerranée. Rappelons que des enquêtes ont documenté les contacts que plusieurs de ces ONG entretiennent, pour récupérer ces migrants en mer, avec des passeurs, et montré ainsi qu’elles concourent au sinistre business de ces réseaux qui constitue aujourd’hui la mafia la plus meurtrière du monde.
Si nous voulons empêcher que cette situation ne dure indéfiniment, si nous voulons éviter aux Français de subir plus longtemps une immigration incontrôlée dont l’actualité des dernières semaines n’a cessé de rappeler les conséquences terribles, si nous voulons que demain plus une seule personne ne se noie en mer Méditerranée, alors il faut établir ce principe simple, que nul ne pourra s’établir en France s’il n’a pas été préalablement autorisé à y entrer. Nous travaillons sans relâche au Parlement européen pour garantir ce principe. Bien sûr, cela suppose de convaincre plutôt que de provoquer, de comprendre plutôt que de s’indigner. Au-delà de la complexité et de l’importance de la question migratoire, c’est d’abord le sens même de la politique qui est en jeu. Espérons que notre débat public reviendra vite à la raison.
Gad Elmaleh rêve d’aller faire un tour à l’abbaye de Lagrasse
Suite à son film-témoignage sur sa conversion, Gad Elmaleh a été interrogé dans Le Figaro Magazine. Extrait :
Il y a dans ce film des éléments autobiographiques et d’autres totalement scénarisés, mais je garde volontairement un mystère là-dessus. Le point de départ, qui est réel, c’est cette entrée dans une église de Casablanca, à l’âge de 6 ans, avec ma sœur, alors qu’on nous l’avait toujours interdit. Je me vois encore pousser la porte, j’entends le bruit et perçois le faisceau de lumière qui m’a ébloui. À l’intérieur, je me suis arrêté net devant une statue de la Vierge et, comme cueilli, j’ai fondu en larmes. On peut analyser cette réaction par le prisme pédopsychiatrique, psychanalytique, architectural, émotif, mais savoir si c’était une expérience mystique ou un simple plaisir transgressif m’importe peu finalement, car j’ai simplement le sentiment d’avoir vécu une rencontre qui m’a bouleversé et métamorphosé. En sortant, je me suis demandé pourquoi on m’avait interdit d’entrer dans un endroit aussi beau, apaisant et réconfortant que celui-là. […]
Ce film nous éclaire sur les raisons de votre participation à la production du spectacle musical «Bernadette de Lourdes», créé en 2019…
Quand j’ai confié à Gilbert Coullier et Roberto Ciurleo que j’écrivais sur ma passion pour la Vierge Marie et que j’aimerais prendre part à leur projet, ils ont d’abord été surpris. Mais rapidement, ils ont compris que j’étais en quête et que j’aimais me rendre régulièrement à la basilique et au sanctuaire. Lourdes est un lieu de pèlerinage qui peut provoquer un ricanement, mais il reflète avant tout une détresse et une jeunesse qui donne du temps…
Avez-vous souvent l’occasion d’effectuer des retraites ?
Je me suis rendu à l’abbaye de Sénanque et j’y retournerais bien volontiers, mais depuis que j’ai lu Trois jours et trois nuits (Fayard), recensant les expériences de grands auteurs, je rêve aussi d’aller faire un tour à l’abbaye de Lagrasse, près de Narbonne, où des chanoines réguliers vivent selon la règle de saint Augustin.
Vous dites regretter la pudeur souvent trop grande des catholiques…
Je suis étonné, en effet, qu’en France, une grande majorité de catholiques ne vivent pas leur foi au grand jour. Il y a une forme de pudeur et de retenue que les juifs et les musulmans n’ont pas. Je ne sais pas comment l’analyser mais, dès lors qu’ils sont dans l’amour et dans la joie, ils devraient être fiers d’être chrétiens !
En allant, cet été, à Paray-le-Monial, j’ai assisté à quelque chose que tout le monde devrait voir : des milliers de gens se réunissent quelques jours pour faire le bien, être dans l’amour, l’entraide, la réflexion. Alors, pour reprendre les mots de Jean-Paul II, je dirais : «N’ayez pas peur !». Moi, j’ai découvert la joie profonde grâce à la religion catholique et, n’en déplaise aux extrémistes, j’ai été très éclairé par son enseignement car il est jumelé à mon judaïsme. C’est pourquoi j’ai décidé de clore mon film par cette phrase de Jean-Marie Lustiger : «C’est ainsi que, dans le cours de mon existence, j’ai estimé que je devenais juif parce qu’en embrassant le christianisme, je découvrais enfin les valeurs du judaïsme, bien loin de les renier.» […]
Depuis quelque temps, vous suivez des cours de théologie au Collège des Bernardins. En quoi l’étude «à la table» est-elle indispensable à votre quête??
Tout a une histoire, une origine, un chemin, et j’aime les retracer. Je ne suis pas un grand lecteur et n’ai pas une culture littéraire extraordinaire, mais ayant une aversion pour l’approximation et la médiocrité intellectuelle, je préfère me documenter et m’entourer de gens informés. En ce moment, je lis Maïmonide, un pilier de sagesse dans la tradition juive, Charles de Foucauld, dont j’ai célébré la canonisation à Rome en mai dernier, et j’écoute les lectures, par Daniel Mesguich, des Confessions de saint Augustin . Ce philosophe et théologien chrétien romain d’origine berbère me séduit autant par sa poésie que par sa complainte car, d’une manière générale, j’aime les hommes qui défient Dieu ou se mettent en colère. Il y en a aussi dans la tradition juive, et cela me touche car l’idée de Dieu nous frustre, voire nous déçoit, parfois. Mais il y a surtout un recueil que nous partageons, qui n’a pas été adapté et qui ne me quitte jamais, ce sont les Psaumes. Je rêve d’organiser une lecture qui réunirait les copains juifs, chrétiens et même musulmans autour de ces textes, car ils sont somptueux.
Bref, au-delà du chemin personnel que je raconte dans le film, ces études nourrissent une grande curiosité que j’ai depuis toujours par rapport à la religion et aux religions. En fait, je suis le contraire d’un agnostique : l’hypothèse de Dieu me passionne et me donne de la joie. Bien sûr, quand je dis ça à un juif, il me dit : «Ils t’ont bien eu les cathos, avec leur joie !».
Si le film aborde clairement la conversion de votre «personnage», votre pudeur vous empêche de dire jusqu’où votre quête personnelle vous a mené. Pourtant, la conversion est un sujet qui vous bouleverse…
Quel qu’en soit le sens, cela prend la forme d’un virage si radical dans la vie d’un homme ou d’une femme que cela m’émeut en effet terriblement. Voilà pourquoi j’aime lire les récits de conversion écrits lors de la Seconde Guerre mondiale par des intellectuels juifs comme Bergson, Edith Stein, Jacques Maritain, Maurice Sachs ou la philosophe Simone Weil. Tous ces grands convertis n’ont pas demandé le baptême mais ont fait des conversions de cœur. […]
«Je veux me faire baptiser pour être plus proche de Marie», dites-vous dans le film. Que représente la Vierge pour vous??
Le plus beau coup de foudre de ma vie ! C’est le symbole qui me touche, mais surtout ce qu’elle m’apporte. Si le film s’appelle Reste un peu, c’est parce que c’est une phrase que ma mère dit beaucoup et m’a répété toute ma jeunesse, mais, d’une certaine manière, c’est aussi moi qui le dis à Marie… […]
Êtes-vous par ailleurs un fervent défenseur de la laïcité ?
Je suis pour la démocratie et heureux que la justice, l’éducation ou la santé ne dépendent pas de la religion, mais cela me rend fou de faire comme si les différentes religions et toutes les communautés intrinsèques n’existaient pas. Aujourd’hui, on a tellement peur de la complexité qu’on évite tout sujet s’approchant de près ou de loin à la religion. Pendant les confinements, j’aurais aimé être éclairé par les hommes de foi. Sans parler des rites, de l’organisation des célébrations, j’aurais voulu connaître leur perception de l’humanité aujourd’hui et leur sentiment sur le risque, la détresse que nous traversions. Ça aurait été bien de partager une réflexion en dehors de celles qu’ont menées la classe politique, le personnel soignant ou les acteurs de l’économie. Les corps et les portefeuilles, ils ont géré, mais les âmes, fallait-il aussi les masquer?? […]
Chronique des attaques de diligences
Ah non il s’agit d’autobus :
- Des vitres brisées et des voyageurs choqués : un bus “attaqué” à coups de pierre à Saint-Jean-de-Braye
- A cause de l’insécurité, des bus ne circulent plus le soir entre la Lorraine et le Luxembourg
C’est pour cela que les Français n veulent plus faire certains métiers ? Chauffeur de bus, un “métier sous tension” ?
Peut-on choisir sa destinée éternelle après la mort, y a-t-il une possibilité d’ « option finale » dans la mort ?
Non, contrairement à ce qu’enseignent actuellement certains théologiens comme Françoise Breynaert, notamment dans son livre Bonne nouvelle aux défunts (préfacé par Mgr Minnerath), ainsi que le rappelle cet article de Claves :
La doctrine de l’immutabilité de l’âme après la mort est théologiquement certaine, cela est entendu. N’y aurait-il pas cependant une ultime possibilité de conversion dans la mort, c’est-à-dire à l’instant même de la mort ? C’est l’hypothèse d’une « option finale dans la mort », qui a été développée par certains théologiens au XXe siècle[1].
Écartons tout d’abord deux équivoques possibles. L’hypothèse de l’option finale dans la mort n’est pas un développement théologique qui s’appuierait sur les fameuses « expériences de mort imminente »[2]. Elle ne s’intéresse pas non plus aux grâces spéciales dont peuvent bénéficier les mourants en vue d’une conversion in extremis, laquelle intervient par définition avant la mort.
Venons-en à l’hypothèse elle-même. Aux yeux de ceux qui la soutiennent, l’option finale dans la mort est un choix pour ou contre Dieu que chacun fait à l’instant même de sa mort, étant entendu que ce choix implique la possibilité d’une conversion. On voit aussitôt l’intérêt de l’hypothèse. D’une part, la doctrine de l’immutabilité de l’âme après la mort semble respectée, puisque l’option finale n’a pas lieu après la mort, mais dans la mort. D’autre part, l’option finale aurait lieu dans des conditions telles que l’âme bénéficierait d’une grande clairvoyance, puisqu’elle se trouverait libérée des nombreuses infirmités que comporte l’état d’union au corps, qui obscurcissent ici-bas le jugement de l’homme[3]. L’option finale serait ainsi à rapprocher du choix définitif qu’ont fait les anges pour ou contre Dieu, avec une parfaite connaissance des tenants et des aboutissants de leur décision. Dans cette perspective, l’option finale n’est ultime que chronologiquement (elle vient en dernier), mais elle vient en premier quant à la profondeur de la liberté dont jouit l’âme qui s’engage pour l’éternité. On peut alors espérer que, dans la lumière de l’instant de leur mort, de nombreuses âmes prennent conscience de la bonté de Dieu et de la gravité du péché, se convertissent, reçoivent la grâce et obtiennent la vie éternelle.
L’hypothèse de l’option finale a beau être séduisante, elle soulève d’importantes difficultés, que nous pouvons schématiquement ramener à deux objections. La première concerne le statut même de cet « instant de la mort » sur lequel repose l’hypothèse. La seconde concerne le rôle attribué à la mort et, par conséquent, la conception de la liberté humaine et du salut qui sous-tend l’hypothèse.
Y a-t-il un instant de la mort ?
L’hypothèse de l’option finale postule l’existence d’un instant de la mort dans lequel l’homme se trouverait dans un état en quelque manière intermédiaire entre l’état de voie – caractérisé par l’union de l’âme au corps – et l’état de terme – caractérisé par la séparation de l’âme et du corps. De l’état antérieur, l’instant de la mort retiendrait la possibilité de se convertir, tandis qu’il anticiperait déjà la clairvoyance dont l’âme séparée jouit dans l’état postérieur. L’instant de la mort ne peut cependant appartenir à la fois à l’état antérieur et à l’état postérieur. En effet, l’âme ne peut, dans le même instant être à la fois unie au corps et séparée du corps. Pour éviter la contradiction il faut donc que l’instant de la mort, tel qu’il est conçu par les partisans de l’option finale, n’appartienne ni à l’état antérieur, ni à l’état postérieur.
Malheureusement, ce découpage chronologique, s’il peut éventuellement satisfaire l’imagination, ne se révèle pas conforme à la réalité concrète du temps telle que l’intelligence peut l’appréhender. Une réflexion de saint Thomas à propos de la justification du pécheur – le passage de l’état de péché mortel à l’état de grâce – nous éclaire sur ce point :
[…] on ne peut concevoir de dernier instant en lequel le pécheur a la faute, mais […] on peut concevoir un temps ultime. Par ailleurs, on conçoit de fait un premier instant en lequel il a eu la grâce : cet instant est le terme de ce temps en lequel il a eu la faute. Or aucun intermédiaire ne vient entre un temps et le terme d’un temps.[4]
L’instant de la justification n’est donc pas un instant intermédiaire entre le temps où le péché demeure et le temps où la grâce existe : il est le premier instant du temps où la grâce existe. Quant au temps où le péché demeure, on ne peut lui assigner de dernier instant, mais simplement dire qu’il est borné par l’instant de la justification, qui appartient déjà au temps de la grâce. En affirmant cela, saint Thomas ne se fonde pas sur quelque spécificité que présenterait la justification du pécheur, mais sur la nature même du temps. Il est donc possible de transposer son argumentation au cas qui nous occupe[5].
L’instant de la mort n’est pas un instant intermédiaire entre le temps où l’âme demeure unie au corps et le temps où elle se trouve séparée du corps : il est le premier instant du temps où l’âme se trouve séparée du corps. Quant au temps où l’âme demeure unie au corps, on ne peut lui assigner de dernier instant, mais simplement dire qu’il est borné par l’instant de la mort, qui appartient déjà au temps de la séparation. Ce temps ultime de la vie, borné par la mort, c’est ce que nous appelons dans le langage courant « les derniers instants », c’est « l’heure de notre de mort » que nous évoquons dans le « Je vous salue Marie », mais ce n’est pas l’instant de la mort au sens où l’entendent les partisans de l’option finale. Or, entre ce temps ultime et son terme, qui est le premier instant en lequel l’âme est séparée du corps, aucun intermédiaire ne vient :
[…] la mort est la limite de la vie, mais n’en fait pas partie, comme la digue est la limite de la mer mais n’en fait pas partie, étant le début de la terre ferme. […] En réalité, l’“instant de la mort” n’existe pas, mais il y a seulement un premier instant où l’on est mort et dans lequel on ne peut plus poser les actes d’un vivant. »[6]
L’actualité du salut
S’il n’y a pas d’« instant de la mort », il n’y a pas non plus d’option finale dans la mort. Telle est notre conclusion. Les considérations « techniques » dont elle découle ne doivent pas nous faire oublier ce qui est jeu lorsque l’on s’intéresse à l’hypothèse de l’option finale : rien moins que la conception que nous nous faisons de la liberté humaine et du salut. Mettons donc de côté un instant notre conclusion pour nous pencher sur les implications théologiques de l’hypothèse de l’option finale. Nous pourrons ainsi mettre en valeur, par contraste, l’actualité du salut qui caractérise la doctrine catholique de l’immutabilité de l’âme après – et donc dans – la mort.
L’hypothèse de l’option finale situe donc à l’« instant de la mort », et à cet instant seulement, l’acte dans lequel l’homme agit vraiment comme homme. « Si l’hypothèse est vraie, note le P. Noonan, c’est que l’homme passe toute sa vie à ne pas être vraiment homme. »[7] Sa liberté est en effet à ce point diminuée dans l’état d’union de l’âme au corps qu’il n’est pas capable de s’engager d’une manière en soi définitive à l’égard de l’essentiel, à savoir la fin dernière. Il y a, certes, une tradition théologique plutôt pessimiste quant aux capacités de la nature humaine blessée par le péché originel. Mais il s’agit alors de magnifier l’œuvre de la grâce divine. Or, l’hypothèse de l’option finale manifeste également « une grande défiance par rapport à la puissance de la grâce en cette vie »[8].
En apparence, l’hypothèse de l’option finale se présente comme un motif d’espérance. Elle est en réalité un geste de « désespoir théologique »[9]. Elle est une tentative hasardeuse de réapprivoiser la mort, non pas en la regardant en face et pour ce qu’elle est en soi – une peine que nous subissons en raison du péché originel – mais en évacuant tout ce qui en elle peut gêner : « la difficulté majeure de l’hypothèse se trouve dans son incapacité, ou plutôt son refus, de regarder en face la cruauté de la mort. »[10]
Certes, la mort, qui est un mal en soi, peut devenir un bien sous un certain aspect. Tel est l’exemple que nous donnent la « mort des saints, précieuse aux yeux du Seigneur »[11]et, en premier lieu la mort de Notre-Seigneur. Mais alors c’est pour ceux qui ont bien vécu que la mort est d’une certaine façon un bien[12], pour ceux qui, précisément, ont fait de leur vie le temps de la conversion. La doctrine de l’immutabilité de l’âme après – et donc dans – la mort, souligne en effet que le temps de la conversion est celui de cette vie :
le salut est quelque chose qui nous concerne aujourd’hui. […] C’est ici et maintenant que je décide de mon destin éternel, par le choix concret que je fais en me tournant vers Dieu pour lui obéir et vers le prochain pour l’aimer et l’aider, ou bien en me tournant vers moi-même, refusant d’accepter de Dieu la vie qu’il veut tant me donner par sa grâce miséricordieuse. »[13]
Saint Paul nous donne dernier mot :
Il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu’il aura fait pendant qu’il était dans son corps, soit en bien, soit en mal. […] Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut.[14]
Les Pays-Bas veulent surveiller tous les paiements supérieurs à 100 euros
Non ce n’est pas en Chine. Les Pays-Bas veulent obliger leurs banques à stocker toutes les transactions supérieures à 100 euros dans une grande base de données. Ce projet du gouvernement néerlandais de suivre la quasi-totalité des transactions de ses citoyens serait une étape préliminaire à la mise en œuvre d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Grâce à cet “euro numérique”, seuls les plus petits paiements resteraient alors anonymes pour la banque centrale.
Cela nous rappelle qu’en septembre dernier, en France, le ministère de l’Économie avait demandé l’accès à « l’ensemble des opérations effectuées sur les comptes bancaires » de tous les Français. La direction interministérielle du numérique (Dinum) a refusé cette demande de Bruno Le Maire.
Philippe Herlin en conclut qu’il s’agit là d’un projet de l’Union européenne :
Douce France
- Bois de Vincennes: une élève policière rejoignant le RER A échappe de peu à une tentative d’enlèvement par un homme “probablement d’origine africaine”
- Nantes : une étudiante de 22 ans voit depuis son lit un Algérien défoncer sa porte pour entrer dans son logement
- Orléans : un Soudanais, connu des services de police, interpellé après avoir étranglé une jeune femme dans la rue
- Rosny-sous-Bois : un adolescent de 16 ans entre la vie et la mort après avoir été lynché pour une casquette
- Muret (31) : les habitants se plaignent de l’insécurité. Coups de feu, tirs de mortiers, agressions… Le maire PS assure que “ce n’est pas pire qu’ailleurs”
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Les étrangers sous le coup d’une procédure d’expulsion reçoivent toujours des prestations sociales
C’est l’actualité OQTF du jour :
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin veut s’attaquer aux aides touchées par les personnes visées par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) et qui ne s’y plient pas. «Le préfet veillera à leur rendre la vie impossible, par exemple en s’assurant qu’elles ne bénéficient plus de prestations sociales ni de logement social. Nous changeons de braquet», a-t-il annoncé.
En effet, les étrangers présents sur le sol français ont droit à toutes sortes d’aides, notamment pour se loger ou la santé. «Les étrangers qui font l’objet d’une OQTF continuent à bénéficier de prestations, notamment l’AME, l’aide médicale d’Etat, ainsi que des facilités d’hébergement», confirme ainsi Georges Fenech, ancien magistrat et député.
Depuis le temps qu’on demande de supprimer les pompes aspirantes de l’immigration…
