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La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 1/7

Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.

Considérez les perspectives différentes sur la vie et le monde que nous donnent les expressions descriptives du processus d’engendrement de la vie. L’Israël antique accentuant l’idée de la transmission de la vie du père au fils, utilisait le verbe « engendrer ». Les Grecs, accentuant le surgissement de la vie nouvelle dans un processus cyclique de génération et d’extinction, parlaient de genesis, d’une racine signifiant « venir à l’existence ». Le monde chrétien prémoderne parlait de pro-création, mettant l’accent sur un Dieu créateur du monde. Notre société parle de « re-production », une métaphore de l’ère industrielle tirée de l’usine. Toward a More Natural Science, p. 48, Leon R. Kass

Sommaire
1. La pilule contraceptive
2. L’usage de la pilule en France
3. Evaluations statistiques de l’effet abortif de la pilule
4. Norme contraceptive, interceptive, contragestive
5. Le regard de la démographie historique
6. Une génération de survivants
7. Jusqu’à la troisième et la quatrième génération
Conclusion

1. La pilule contraceptive

La contraception orale se présente sous la forme de comprimés à prise quotidienne communément appelés « pilules contraceptives », ou plus simplement « pilule ». Il existe deux types de pilules contraceptives, la pilule combinée, qui contient de l’œstrogène et de la progestérone, et la pilule progestative, qui ne contient que le progestatif.

Au début des années 2020, environ 60% des femmes françaises âgées de 20 à 44 ans utilisent cette forme de contraception. Cette place prédominante occupée en France par la contraception orale n’a pas d’équivalent à l’étranger, le stérilet étant le premier choix contraceptif au niveau mondial et notamment en Chine.

La pilule agit à différents niveaux. Elle cherche à bloquer l’ovulation en trompant les mécanismes de retro-contrôles exercés par le cerveau entre les hormones de l’axe hypothalamo-hypophysaire FSH, LH et les hormones des organes cibles, l’œstrogène et la progestérone. Elle épaissit la glaire cervicale sécrétée par le col de l’utérus, rendant très difficile le passage des spermatozoïdes. Elle empêche le développement du tissu endométrial, rendant la muqueuse utérine atrophiée impropre à la nidation. Elle diminue le péristaltisme des trompes utérines, retardant l’arrivée de l’enfant embryonnaire éventuel dans l’utérus. Enfin elle perturbe chez la jeune fille le fonctionnement du cycle menstruel et le développement de ses cryptes cervicales, favorisant une hypofertilité en raison de la mauvaise qualité de glaire qu’elle produira même si les cycles sont ovulatoires.

La progestérone épaissit le mucus cervical et forme une certaine barrière à l’ascension des spermatozoïdes. A côté du frein à l’ovulation certains auteurs considèrent cet effet comme « l’effet contraceptif principal » » (Lauritzen1, 1989). Mais les expériences de Chang et Hunt2
avec des lapins parlent contre un tel « deuxième effet principal ». Les autopsies ont montré qu’on trouvait chez les lapins traités avec des hormones gestagènes artificiels – des progestatifs comme le norgestrel ou le norethynodrel – des milliers de spermatozoïdes dans les trompes chez les femelles traitées. Ceci prouve que – au moins lors des essais avec animaux – le mucus cervical épaissi ne représente pas de barrière absolue.

Et le professeur Rudolph Ehmann de rappeler : « D’autre part, dans ces réflexions il n’a pas été pris en considération que lors de ces ovulations d’échappement les œstrogènes formés dans les follicules qui se développent peuvent influencer le mucus dans le sens d’une fluidification, de sorte que le cervix devient perméable pour le spermatozoïde. Ceci est prouvé par les grossesses survenues sous pilule, qui ont augmenté en nombre les dernières années à cause du dosage progressivement abaissé des préparations, car sans ascension de sperme, pas de fécondation. » Il apparaît que si la pilule a un effet contraceptif, elle n’a pas que cet effet. Elle peut également avoir un effet contragestif en cas d’ovulation d’échappement fécondée.

A suivre

  1. Lauritzen, C., Fragen aus der Praxis, Die Pille : (auch) ein Abortivum ?, Deutsche Medizinische Wochenschrift (1989) 114,
    14, 567.
  2. Chang, M.C., Hunt, D.M., Effects of various progestins and oestrogen on the gamete transport and fertilization in the rabbit, in:
    Fertiliy and Sterility (1970) 21, 683–686

Personne n’est pro-vie en France, vraiment ?

Marine Le Pen s’est opposée à l’inscription de l’avortement dans la Constitution, estimant que ce n’est ni utile ni urgent. 38 députés RN avaient pourtant voté en faveur de cette constitutionnalisation, 23 contre et 13 s’étaient abstenus (les autres étaient absents…).

Dommage qu’elle ait ensuite avancé un argument contestable :

« personne ne remet en cause la liberté de recourir à l’IVG en France, pas un seul mouvement politique constitué, pas une seule personnalité d’envergure, pas une seule association ».

Jean-Frédéric Poisson et son parti Via, la Voix du peuple, appréciera. L’association qui organise la Marche pour la vie chaque année au mois de janvier n’est peut-être pas non plus une association selon Marine Le Pen…

Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, lui a rappelé qu’il y a bien encore quelques élus pro-vie au sein du RN. Ou qui l’étaient encore il y a peu, comme Caroline Parmentier, qui écrivait dans Présent en 2018 :

« Après avoir ’génocidé’ les enfants français à raison de 200 000 par an, on doit maintenant les remplacer à tour de bras par les migrants ».

Désormais elle inaugure les bustes de Simone Veil… et est absente quand il faut voter sur ce genre de sujet.

Stéphane Séjourné a évoqué aussi le député RN du Vaucluse, Hervé de Lépineau, le député RN du Var Laure Lavalette, le député RN Christophe Bentz…

Addendum : Caroline Parmentier me signale que son absence lors du vote sur la constitutionnalisation de l’avortement est dû au fait qu’elle était au chevet de sa mère qui a agonisé pendant une semaine, ce qui est effectivement un motif d’absence impérieux.

Avortement : Comme d’habitude, La Croix fait le service après vente

La Croix fait semblant de ne pas savoir que la clause de conscience est menacée pour les soignants.

Exemple avec cet article de La Croix, en 2020 :

C’est une polémique récurrente. Depuis plusieurs années, la clause de conscience que les soignants peuvent invoquer pour refuser de pratiquer une interruption volontaire de grossesse est régulièrement remise en cause par les associations féministes. Cette clause, consacrée par la loi Veil de 1975, expliquerait en partie, selon ces associations, les difficultés constatées d’accès à l’IVG.

Voici l’article d’hier, saluant les propos d’Emmanuel Macron :

Emmanuel Macron a annoncé mercredi 8 mars la préparation d’un projet de loi inscrivant dans la Constitution non pas le droit mais la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse. Fidèle à l’esprit de compromis de la loi Veil, cette formulation permet de conserver le fragile équilibre entre la liberté des femmes et celle des médecins.

L’esprit de la loi, c’est un peu comme l’esprit du Concile : on lui fait dire tout et surtout n’importe quoi.

Geoffroy de Lagasnerie, l’homme le plus à gauche de France

Tour d’actualité de VA+, avec notamment Geoffroy de Lagasnerie qui veut des amis, mais pas de famille… Les féminicides causés apparemment par le judéo-christianisme, une manif d’Africains très remontés contre le président tunisien, l’agression de Jordan Florentin et de la librairie des « Deux cités » à Nancy.

Turbo cancers, morts subites, règles perturbées : « Je n’ai jamais vu autant de gens qui ont des effets indésirables »

Alexandra Henrion Caude vient de sortir un livre intitulé : « Les Apprentis sorciers: Tout ce que l’on vous cache sur l’ARN messager« . Quel média en parlera ?

Jésus est un des premiers à s’être opposé aux violences faites aux femmes

Réponse aux féministes incultes :

A l’origine des accusations contre Jean-Paul II, les faux dossiers du régime communiste

Suite aux informations qui sortent actuellement contre Jean-Paul II, et qui voient Isabelle de Gaulmyn s’interroger dans La Croix sur la pertinence de sa canonisation (la voilà plus proche de la FSSPX qu’elle ne le croit…), Benoît-et-moi a traduit un article d’un collaborateur polonais de la Bussola, qui explique les origines de cette sombre machination (qui n’est pas sans rappeler « l’opération Vicaire » contre Pie XII) plongeant ses racines dans l’époque communiste :

Le livre Maxima culpa prétendant que Wojtyła a couvert les abus de prêtres lorsqu’il était archevêque de Cracovie a été lancée en Pologne avec une opération de marketing bien rodée. Des attaques qui viennent de loin, résultat d’un travail rampant de démolition de Jean-Paul II dans sa patrie et réunissant les secteurs anticléricaux, les médias libéraux et les catholiques hostiles à la Tradition. Et à l’origine, les faux dossiers du régime communiste.

Dans le pays qui a vu naître saint Jean-Paul II, il existe des forces qui en ont toujours voulu à celui qui fut d’abord archevêque de Cracovie, puis souverain pontife. Jusqu’en 1989, c’est d’abord l’appareil du régime communiste polonais qui a tout fait pour diminuer l’impact de l’action pastorale du pape dans son pays. Mais les mêmes forces politiques ont continué à critiquer Jean-Paul II même après la percée démocratique de 1989, s’alliant aux milieux libéraux anticléricaux et aux catholiques « ouverts » qui n’appréciaient pas la ligne « conservatrice » de l’Église.

Pendant le pontificat de Jean-Paul II, les attaques étaient liées à son enseignement sur la sexualité, à la défense de la vie de la conception à la mort naturelle, au rôle des femmes dans l’Église et à son « anticommunisme »; mais il semble que ces sujets n’aient pas réussi à écorner sa figure gigantesque dans son pays, où l’on parlait de lui avec le plus grand respect.

Pourtant, sous les radars, des forces étaient à l’œuvre en Pologne pour détruire « le mythe Wojtyła », en premier lieu liées à l’influent journal Gazeta Wyborcza. Des attaques directes contre le saint polonais ont commencé à apparaître dans les pages de ce journal libéral de gauche, portées notamment par d’anciens prêtres comme Stanislaw Obirek : malheureusement, ses attaques de plus en plus vulgaires et primaires n’ont été ni contrées ni stigmatisées. En Pologne, ils ont oublié la règle de Goebbels, le génie de la propagande hitlérienne, selon laquelle il restera toujours quelque chose de mensonges répétés à l’infini. C’est ainsi que certains mensonges sur Jean-Paul II ont commencé à être perçus comme des vérités.

Mais un autre facteur a également facilité l’action de « déconstruction » de la figure du Pontife : le facteur temps. Depuis plus d’une décennie, des personnes travaillant dans le monde de l’information en Pologne ne connaissaient pas directement Jean-Paul II et ne pouvaient pas apprécier son charisme, son travail et son enseignement. De plus, une véritable coalition médiatique s’est formée dans le but de rompre avec l’héritage de Jean-Paul II. Une coalition composée de la Gazeta Wyborcza déjà citée, de l’hebdomadaire Newsweek, de la télévision TVN et du portail Onet (Newsweek et Onet sont liés au géant des médias suisse-allemand Ringier Axel Springer).

Malheureusement, les cas d’abus réels et présumés de mineurs par des prêtres et les accusations contre la hiérarchie de tolérer la pédophilie ont fourni une arme redoutable pour frapper l’Église et Jean-Paul II. Et ces jours-ci, nous assistons en Pologne à l’apogée des attaques contre la figure de Wojtyła.

Le 8 mars, Agora – la maison d’édition de Gazeta Wyborcza – a lancé le livre  » Maxima Culpa. Jean Paul II savait « , du journaliste néerlandais Ekke Overbeek. Le slogan marketing est le suivant : « Ce que l’Église cache sur Jean-Paul II ». L’hebdomadaire Newsweek lance l’accusation avec en couverture la photo du pape et le titre : « La vérité cachée sur la pédophilie ». Sous-titre : « En cachant les crimes sexuels de ses prêtres, il agissait comme un apparatchik communiste de l’Église ». Pour ne rien arranger, le 7 mars, TVN a diffusé un reportage de Marcin Gutowski sur la responsabilité présumée de Wojtyła dans la tolérance d’épisodes de pédophilie à l’époque où il était archevêque métropolitain de Cracovie.

Mais l’attaque massive, bien synchronisée comme on peut le constater, ne s’arrête pas là : les médias ont ressorti l’histoire des abus sexuels présumés commis par le cardinal Adam Sapieha, longtemps métropolite de Cracovie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le cardinal a organisé un séminaire clandestin dans lequel ont étudié, entre autres, ses deux successeurs, Karol Wojtyła et Franciszek Macharski, tous deux ordonnés par Sapieha. On insinue que Wojtyła a « appris » la tolérance envers les abus de son « mentor » Sapieha ; certains insinuent malicieusement qu’il y avait peut-être « quelque chose » entre Wojtyła et le vieux cardinal qui l’aimait tant. Il s’agit d’une histoire complètement fausse qui révèle à quel point toute éthique journalistique a été perdue. Elle mérite d’être analysée.

Les mensonges concernant l’homosexualité présumée du cardinal Sapieha et les abus qu’il aurait commis à l’égard de séminaristes ont été publiés dans Gazeta Wyborcza.

Les accusations se fondent sur les déclarations d’Anatol Boczek, un prêtre collaborateur du régime communiste qui voulait organiser une église nationale contrôlée par le parti en Pologne. Boczek appartenait à un groupe de prêtres dits patriotes et était en conflit ouvert avec le cardinal Sapieha lorsqu’il rédigeait ses déclarations pour les services secrets polonais. Il a été suspendu par le cardinal précisément en raison de sa collaboration avec le régime communiste. Boczek était alcoolique et ses déclarations étaient si manifestement fausses que même les communistes n’ont pas osé les utiliser pour cibler Sapieha à l’époque. Finalement, il a été retiré de la liste des collaborateurs.

Il convient de rappeler que les années 1950 ont été celles de l’apogée de la répression exercée par le régime communiste contre l’Église. Le cardinal Sapieha est mort en 1951 et, peu après, les autorités communistes ont fait arrêter les évêques des diocèses de Katowice et de Cracovie, qui ont ensuite organisé le faux procès des prêtres de Cracovie, typique de la période stalinienne.

Le père Andrzej Mistat, l’aumônier du cardinal, a lui aussi été amené à accréditer les mensonges du collaborateur du régime communiste. Son témoignage, extrait des archives des services secrets communistes, est censé prouver les tendances homosexuelles du cardinal. Mais personne n’explique aujourd’hui que ce témoignage a été écrit par le père Mistat dans les bureaux des services secrets. Il a été arrêté, battu et menacé et, dans l’incertitude de son sort, il a fait cette déclaration. Ce genre de témoignage, arraché à des prêtres, a été utilisé pour organiser des simulacres de procès contre des évêques. On ne peut donc qu’admirer la sagacité du père Mistat qui, risquant la prison et devant écrire quelque chose, a formulé des accusations sexuelles qui lui semblaient probablement « inoffensives ». Quelle est la valeur de ce type de documents des services secrets ? Ils ne devraient avoir aucune valeur juridique, mais entre-temps, ils sont rendus publics et utilisés par les médias comme des preuves « sûres » de la culpabilité.

Les médias lancent d’autres accusations purement dénigratoires: le fait que, pendant la guerre, le cardinal Sapieha a hébergé des séminaristes dans son palais serait la « preuve » qu’il était homosexuel, mais les mêmes médias cachent l’information selon laquelle les bâtiments du séminaire avaient été occupés par les Allemands.

On est rempli de tristesse devant l’attitude des rédacteurs de l’hebdomadaire Tygodnik Powszechny, fondé par cardinal Sapieha, qui se demandent si le jeune Wojtyła n’a pas été abusé par le cardinal. Ces thèses iconoclastes atteignent le summum du mensonge mais ne servent pas à convaincre les historiens qui peuvent facilement les réfuter : leur but est de détruire l’autorité de ceux qui font justement autorité pour nous, catholiques ordinaires, qui n’avons généralement pas les outils pour vérifier ces mensonges honteux.

Frapper une personne morte il y a soixante-dix ans ne permet pas une défense équitable car les gens ne connaissent pas le contexte historique des faits, le conditionnement politique, etc. Les milieux qui ont lancé l’attaque contre Wojtyła comptent sur cela.

En frappant le cardinal Sapieha, on veut frapper, il faut le souligner fortement, la figure de saint Jean-Paul II. Mgr Jan Machniak, professeur à l’Académie théologique pontificale de Cracovie, dit : « Frapper Jean-Paul II et les personnes qui lui sont liées, c’est détruire le grand héritage que le pape a laissé non seulement à l’Église, mais aussi à l’humanité tout entière ».

Nous devons garder cela à l’esprit lorsque nous lisons les nouvelles « sensationnelles » concernant Wojtyła qui nous parviennent de Pologne ces jours-ci.

Le Premier ministre Mateusz Morawiecki a déclaré de son côté que les preuves citées contre le défunt souverain pontife étaient « très douteuses ». Il a également affirmé que la question avait été soulevée par des cercles désireux de mener une « guerre culturelle » contre les Polonais et de bouleverser leur vie.

I-Média – L’arnaque du narratif officiel : Capitole, Nord Stream, Covid…

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les révélations inédites de Fox News sur l’affaire du Capitole qui mettent à mal le narratif de la presse depuis deux ans !

Dans le dossier du jour, les manifestations en France contre la réforme des retraites : avec le bon et le mauvais manifestant selon Olivier Véran et le point commun entre le président du Sénat, Gérard Larcher et les Black blocs…

Dans la revue de presse enfin, ce sera l’occasion de revenir sur les « Lockdown files », Caroline Fourest contre la censure, les supporters de Liverpool bientôt remboursés, la fin du magazine Vice, la nouvelle offre “pour les rats” de Canal + et les manifestations en Géorgie…

Le rôle de l’UE dans la promotion des fameux ateliers de Drag-queens destinés aux enfants

De Jean-Frédéric Poisson sur l’Etudiant Libre :

De nombreux Français ont été choqués, et avec raison, par les fameux ateliers de Drag-queens qui se tiennent de plus en plus souvent sur le territoire français et promeuvent l’idéologie LGBT auprès des lycéens, collégiens voire des jeunes enfants. Récemment, c’est la mairie de Paris qui a décidé d’organiser dans une salle municipale du 13e arrondissement, une lecture de « conte » à des enfants afin de leurs véhiculer, par les bons soins d’une Drag-queen « des messages de respect et d’acceptation des différences ». Ce que l’on commente moins, en revanche, c’est la part qui revient à l’Union européenne dans la promotion de ce type d’ateliers, et d’une manière générale de tout ce qui a rapport à l’idéologie progressiste : Drag-queens, LGBT+, GPA, avortement,…

Ainsi, l’été dernier, les observateurs attentifs de la politique bruxelloise ont remarqué que la Commission européenne finançait de nombreux ateliers « drag-queen » pour les jeunes, via le programme Erasmus+ dédié au soutien à l’éducation. C’est plus de 200.000 € de l’argent des contribuables européens qui ont servi directement à financer ces projets tels que « Dragtivism » à Barcelone, « Drag It Up ! » à Berlin, ou   « United with Pride » en Slovénie. Le projet berlinois a été justifié par la Commission européenne par sa volonté de faire découvrir à ces jeunes « la richesse et la diversité de la scène Drag et queer de Berlin » et de leur apprendre « les contextes historiques, sociaux et politiques des Drag, de l’activisme queer et de l’art queer ». Face à ce qui s’apparente à un forçage idéologique, la question se pose de la neutralité des institutions bruxelloises.

En effet, il nous est régulièrement rappelé, en particulier depuis le début du conflit russo-ukrainien, que nous devons défendre les sempiternelles « valeurs de l’Europe ». Mais ces fameuses valeurs, quelles sont-elles ? La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne nous en donne un premier indice. Au chapitre III, article 21-1, y est interdite    « toute discrimination fondée notamment sur le sexe, […] l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle ». Lutter contre les discriminations, qui s’y opposeraient ? Pourtant, c’est au nom de ces principes que sont régulièrement attaqués des pays comme la Hongrie ou la Pologne lorsqu’ils osent protéger leurs enfants de la propagande LGBT+. Ainsi, la Hongrie s’est vue privée de financements lorsqu’elle a refusé de faire la promotion de « contenu pornographique, qui représente la sexualité comme une fin en soi, qui représente le changement de sexe, le changement d’orientation sexuelle, ou qui fait la promotion de l’homosexualité ». Clément Beaune, alors secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, avait déclaré « Je ne fais pas de l’ingérence dans la vie politique hongroise, c’est leur droit. Mais, ils ont adhéré à l’Union européenne, à des valeurs communes et là c’est une discrimination tout simplement ». Plus tôt, en 2020, l’Union européenne avait privé six villes polonaises de subventions parce qu’elles avaient décidé de créer des « zones sans idéologie LGBT ». Elles avaient dû faire marche arrière face à la pression de Bruxelles.

Plus récemment, en juillet dernier, 324 députés européens réunis en session plénière à Strasbourg ont adopté une proposition modifiant l’article 7 de la Charte. Initialement, cet article soutient que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications ». Jusqu’ici, rien d’anormal. Mais une nouvelle proposition devrait être soumise au Conseil européen afin d’y ajouter que « toute personne a droit à un avortement sûr et légal ». Les députés attendent du Conseil européen qu’il se réunisse pour discuter d’une Convention permettant de réviser les traités, quand bien même certaines populations administrées par l’Union ne seraient pas d’accord avec cette proposition. C’est le traité de Lisbonne qui a donné à la Charte des droits fondamentaux la même valeur juridique que celle des traités. Il a été signé lors du Conseil européen de Lisbonne du 13 décembre 2007 et a été ratifié par tous les États membres. Depuis lors, cette Charte est contraignante pour les États membres et tout citoyen peut s’en prévaloir en cas de non-respect de ces droits par un texte européen.

Constamment, l’Union prouve aux Européens que la structure qui décide de leur sort n’a que faire des patries et des populations, que sa gouvernance est hors-sol et sa finalité idéologique. Il y a donc un véritable problème de fond avec la manière dont l’Union européenne conçoit les Droits fondamentaux, l’éducation ou la culture. Il est impératif pour la France de se donner un cadre afin de pouvoir renégocier le traité de Lisbonne et en particulier la Charte des Droits fondamentaux afin d’en bannir les aspects idéologiques. C’est le seul moyen de veiller à la préservation de la cellule familiale, premier lieu d’éducation de la société.

Mgr Lagadec nommé auxiliaire de Lyon

Lu sur Riposte catholique :

Le Pape François nomme ce jour Mgr Loïck Lagadec, évêque auxiliaire de Lyon. Mgr Lagadec a été vicaire général du diocèse de Grenoble. Il a notamment géré la situation de la communauté traditionnelle de Grenoble et Vienne suite à l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre par Mgr de Kerimel.

Pèlerinage aux Lucs-sur-Boulogne le 25 mars

Les Lucs-sur-Boulogne sont la destination du pèlerinage annuel pour la béatification des 110 enfants martyrs de moins de 7 ans massacrés par les colonnes infernales le 28 février 1794. Le pèlerinage 2023 aura lieu en la fête de l’Annonciation. Romain Lamiot, organisateur du pèlerinage des Lucs-sur-Boulogne, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :

[…] Aujourd’hui, il y a 200 à 300 pèlerins mais chaque fidèle du diocèse est le bienvenu. La route est praticable pour les poussettes et le temps de marche n’excède pas les 3 heures. Ce pèlerinage est conçu pour les familles même avec de très jeunes enfants.

Comment se déroulera le pèlerinage cette année ?

Le rendez-vous est donné à 8h30, le 25 mars prochain, à La Chabotterie, pour partir à 8h45 de la Croix de Charette. Nous marcherons ensuite pour arriver à la chapelle des Lucs aujourd’hui reconstruite. La messe sera célébrée vers 12h30 devant l’édifice qui est trop petit pour accueillir tout le monde. Enfin, un pique-nique convivial, aux Lucs-sur-Boulogne, vient clôturer cette journée de fidélité chrétienne.

Il est à noter que cette année, notre pèlerinage aura lieu le même jour que l’hommage à Charette rendu par l’association des amis de La Chabotterie et les enfants de Charette. Ce sont deux événements différents : notre cause est purement spirituelle et organisée par des laïcs vendéens, mais nous avons choisi de nous retrouver au début du pèlerinage, à la croix de Charette. « Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de fidélité ! »

Inscriptions : [email protected]

La fabrique de la duplicité

De Gabrielle Vialla :

Pour un grand nombre de personnes, il est temps de faire évoluer la morale sexuelle afin qu’elle réponde enfin aux fragilités comme aux attentes contemporaines. Peut-être quelquefois sommes-nous sensibles à cette tentation?

L’intention est-elle vraiment sympathique ?

Une morale sexuelle amendée aurait le mérite d’être accessible au plus grand nombre. Si elle pouvait même être accessible à tout le monde, sans remise en cause personnelle ce serait l’idéal. « La passion, le désir et le sexe contre la raison, l’amour et la morale ? Cela sonne parfois un peu comme s’il y avait soit une vie pécheresse, guidée par l’instinct et déraisonnable, soit l’idéal de l’amour pur », explique ainsi le cardinal Marx.

Voilà un peu la tactique : on explique au bon peuple catholique que s’il y a eu des abus sexuels et une si stupéfiante duplicité chez les pasteurs, c’est parce que la morale catholique reposerait non sur une loi universelle et objective, inscrite en nous, mais sur un système de type manichéen où le bien ne serait réservé qu’aux seuls purs, les autres n’y ayant pas accès. Le manichéisme a pourtant toujours été rejeté par l’Église catholique comme une hérésie.

Il faudrait donc qu’à chaque époque quelques « sachants » s’emploient à rendre la loi morale adaptable à leurs contemporains. Quitte à la rendre difficilement lisible par tout un chacun.

Comme tout cela est bien pratique…

Les archives et le travail historique relaté dans l’Affaire Philippe – oui j’ai lu le livre aux éditions du Cerf – montrent pourtant une énième fois avec douleur et cruauté, qu’une morale « adaptée à sa vision de la foi » par celui qui a l’autorité, devient ipso facto la fabrique de sa propre duplicité et la condition de l’abus.

Que l’on nous promette encore une fois des réformes nécessaires. Soit. C’est très bien. Mais que l’on nous promette un amour chrétien facile et indolore… c’est vraiment nous prendre pour des idiots.

Je gage, moi, qu’il reste ici ou là du bon sens. Associé à un certain ras le bol avouons-le.

Puisque le récent film du Puy du Fou Vaincre ou mourir met à l’honneur la figure droite, bien que non sans complexité, d’Athanase de Charette, qu’on me permette de redire à sa manière que toutes ces belles nouveautés risquent fort d’être vieilles comme le monde, tout comme la ruse de celui qui veut se soustraire au don pour accaparer.

La réalité de toute vie est qu’elle n’échappe pas à d’inhérentes tensions entre le désir de bonheur et les aléas, circonstances, limites, souffrances de l’existence concrète. La tension entre le bien perçu et la difficulté à le mettre en pratique traverse toute conscience humaine. (Rm 7 14-22)

La bonne nouvelle est que c’est justement cette disproportion entre la loi et nos capacités humaines qui éveille notre désir de la grâce, qui nous rappelle sans cesse la vérité du Salut par le Christ, la nécessité de vivre des sacrements et de l’Église du Christ.

« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » (2Co 6, 2) N’est-ce pas le bon moment pour demander une foi simple, qui ne s’effraie pas des exigences de l’amour, qui accepte les aides humaines et spirituelles pour grandir dans la vie morale ? Voilà ce qui permet de garder le cœur jeune, de la jeunesse de Dieu, dont nous avons grand besoin !

Gabrielle Vialla

L’idéologie du genre contre les femmes

De Mathieu Bock-Côté :

Sous la pression de la théorie du genre, qui laisse croire que le masculin et le féminin sont de pures constructions sociales, elle affirme désormais qu’il suffit de se dire femme pour être reconnue comme telle, sans égard à la réalité biologique d’une personne, sans égard à ce qu’on appelait autrefois la nature sexuée. Le néoféminisme s’appuie sur la théorie du genre.

Ainsi, dans plusieurs pays, il n’est plus nécessaire de connaître une opération de changement de sexe pour que l’État reconnaisse la nouvelle « identité de genre » d’un individu. Il suffit de réclamer une modification administrative, car il existerait une telle chose qu’un droit à l’autodétermination de genre.

On connaît la réflexion de Simone de Beauvoir, selon laquelle on ne naît pas femme, mais on le devient. C’était évidemment absurde. Mais poussons cette absurdité jusqu’au bout : si on ne naît pas femme, mais on le devient, pourquoi le deviendrait-on, puisque le féminin serait une fiction idéologique à déconstruire ? Notre époque rend les choses compliquées, non ?

Tout cela pose de vraies complications dans la vie pratique.

Comment appliquer des mécanismes de parité, par exemple, si n’importe qui peut s’autoproclamer femme, selon son bon caprice ?

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Comment réserver certains postes aux femmes dans les conseils d’administration si, encore une fois, on ne peut plus présumer de l’identité de genre de personne ?

Que faire du sport féminin ? Faut-il l’ouvrir aux femmes trans ?

Et que faire des prisons pour femmes si un prisonnier masculin peut se déclarer femme et y réclamer une place ?

L’Écosse vient de le découvrir. Un détenu masculin reconnu coupable de viol sur deux femmes se présentait désormais comme une femme et réclamait d’être enfermé avec d’autres femmes. Le gouvernement, d’abord favorable à cela, a dû reculer.

Enceint ?

Prenons le problème autrement : que faire quand une femme qui se déclare désormais homme, donc homme trans, mais qui conserve ses organes génitaux féminins, tombe enceinte ? Doit-on dire qu’il s’agit d’un homme enceint ? Cet homme enceint devra-t-il aller voir régulièrement son gynécologue ? Dire que ce sont les femmes qui portent les enfants, est-ce discriminatoire ? Posons la question : la théorie du genre ne vole-t-elle pas aux femmes leur journée en proposant une définition absolument désincarnée de la femme ?

Ne sachant plus ce qu’est la femme, on ne sait donc plus quels sont ses droits.

ONU : La Manif Pour Tous intervient de nouveau sur la GPA

Le 6 mars s’est ouverte la 67ème session de la Commission sur le statut de la femme (CSW) au siège des Nations-Unies à New-York. Les travaux de cette édition 2023 portent sur « l’innovation et le changement technologique » au regard du statut de la femme, une thématique très large.

Les travaux de cette année portent sur la question centrale de « l’innovation et du changement technologique, de l’éducation à l’ère numérique pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et filles ». Dans le contexte d’une nouvelle société presque « tout-numérique », ce thème souligne les enjeux fondamentaux pour les femmes : harcèlement, fracture numérique, accès à l’éducation, internet libre, image de la femme…

Comme chaque année, le thème du CSW est très large. Dans son intervention, La Manif pour Tous a choisi de souligner et de développer le fait que les outils numériques sont utilisés par les trafiquants d’humains comme accélérateurs du business de la procréation et de l’exploitation reproductive dans le monde. Le mouvement souligne l’urgence, pour l’ONU, de condamner l’exploitation reproductive et, pour tous les Etats-Membres, de lutter contre cette nouvelle forme d’esclavage et de traite humaine, qu’il s’agisse de trafic de gamètes ou de gestation pour autrui (GPA), sous toutes ses formes.

Au-delà des intentions affichées par le CSW, cette commission a en effet une vision hautement idéologique des droits des femmes. Ainsi, cette vision n’inclue toujours pas, à ce jour, la lutte contre l’exploitation reproductive. Alors que la gestation pour autrui est évidemment contraire à toutes les conventions internationales (droits de l’Homme, droit de l’enfant, esclavage, traite humaine…), et en particulier à celles qui concernent la lutte contre les violences faites aux femmes, elle n’a toujours pas été condamnée par l’ONU, et pas même par le CSW ! Et pour cause, les groupes de pression progressistes, moteurs du CSW, y sont favorables.

Cela explique aussi que, cette année encore, le CSW soit le lieu d’un combat acharné, non pour protéger les femmes du trafic procréatif, mais pour faire avancer les revendications de groupes militants « transaffirmatifs ». En clair, favorables à l’idéologie du genre et, en particulier, à l’idée que l’humain serait en fait non binaire – ni homme, ni femme – et que chacun devrait « s’auto-déterminer ».

Ainsi, alors qu’il s’agit de la Commission sur le statut de la FEMME, le terme « mentrual hygiene management » a fait son apparition dans le texte en cours de négociations entre les Etats-membres, qui constituera la déclaration officielle du CSW 2023. Inoffensif à première vue, le texte efface pourtant à dessein toute mention de la femme, remplacée ici par « personne menstruée », pour un problème pourtant spécifiquement féminin. 

Et justement, une ONG avait proposé au CSW d’organiser un événement où serait diffusé le passionnant documentaire « What is a woman ? ». Las, cet événement a été annulé parce que jugé « trop discriminant » par la Commission.

Le Comité des ONG avait de fait publié des consignes pour les événements parallèles stipulant que les organisations devaient reconnaitre « le sexisme, le racisme, le classisme, l’hétérosexisme, la transphobie, la domination mondiale du Nord et d’autres formes institutionnalisées d’oppression » et « valoriser et préférer une approche intersectionnelle du féminisme ». Un vocabulaire et des concepts qui en disent long et visent, évidemment, à faire taire toute dissidence.

Cela n’empêche pas La Manif Pour Tous de poursuivre son action et, en l’occurrence, de défendre explicitement la femme dans le cadre du CSW, même si ses dirigeants ne savent plus bien ce qu’est une femme.

Par ailleurs, les appels lancés depuis 2015 par La Manif Pour Tous à toutes les ONG pro-famille de faire entendre aussi leurs voix à l’ONU ont eu de l’écho. Leur nombre progresse d’année en année. Il faudrait que cela s’accélère néanmoins, mais la problématique est bien souvent financière : le travail auprès de l’ONU et les déplacements à New York et Genève pèsent lourds sur les budgets des associations, au point qu’elles hésitent à se lancer ou peinent à persévérer. 

Mais déjà, la multiplication d’acteurs pro-famille et leur capacité à parler au sein des institutions internationales commencent à inquiéter les responsables. Ils évoquent une « renaissance conservatrice », qu’ils appellent « the great pushback ». La fébrilité est telle que des événements officiels sont organisés pour « push back the pushback » et redonner plus de moyens à des militants progressistes pourtant déjà surreprésentés et surfinancés par les institutions internationales.

La bataille est âpre pour défendre une vision équilibrée de la femme et de la famille.

Retrouvez ici la déclaration de La Manif Pour Tous.

Reynald Secher est le grand historien de la Vendée

Ivan Rioufol a invité Reynald Secher en direct sur le plateau de CNEWS le dimanche 26 février à 20h30 :

Face à l’euthanasie, ne pas se limiter aux arguments rationnels

Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Gregor Puppinck et Elise Botbol sur l’opposition à l’euthanasie :

Il peut aussi être utile de diffuser le documentaire qui montre la réalité de l’euthanasie en organisant des projections. Inscrivez-vous :

Je souhaite
(Indiquer le numéro - pour l'outre-mer: 97 - pour l'étranger: 99)

Le gouvernement colombien propose de dépénaliser l’inceste entre adultes

Le président gauchiste de Colombie, Gustavo Petro, a pris ses fonctions en août 2022 et, en moins de 30 jours, il a déjà retiré la Colombie du Consensus de Genève, un engagement pro-vie que le gouvernement précédent avait pris seulement 3 mois plus tôt. Le consensus est une initiative mise en œuvre en octobre 2020 pour défendre la santé des femmes sans renoncer à la protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle.

Sous sa présidence, la Colombie a également défendu les politiques de libéralisation des drogues.

Récemment, le ministre colombien de la justice, Néstor Osuna, considéré comme d’extrême gauche, a présenté au parlement un projet de loi visant à dépénaliser l’inceste entre adultes. Il a déclaré à ce sujet :

« Ce que nous proposons d’éliminer, c’est que deux personnes adultes, qui consentent librement à avoir des relations sexuelles, soient envoyées en prison. Il est nécessaire d’établir, dans un droit pénal typique d’une société libérale, certaines limites à la persécution par l’État de comportements qui ne nuisent pas réellement à la société.

La législation colombienne actuelle punit de peines allant jusqu’à six ans de prison les personnes qui entretiennent des relations sexuelles avec des parents consanguins au premier degré. Le ministre n’a pas précisé ce qui se passerait en cas de relations incestueuses entre un adulte et un jeune âgé de 14 à 18 ans, sachant que l’âge du consentement sexuel dans le pays est actuellement de 14 ans.

La proposition a suscité de vives discussions dans la société, avec un grand nombre de manifestations de rejet sur les réseaux sociaux.

Ernesto Macías, ancien président du Sénat colombien pour le parti Centro Democrático, a dénoncé la situation sur Twitter :

« Le gouvernement propose d’éliminer l’inceste en tant que crime. Un message désastreux pour les familles et une incitation macabre pour les violeurs ».

Traumatisme et avortement

Dans le cadre d’une proposition de loi visant à favoriser l’accompagnement psychologique des femmes victimes de fausse couche, quelques députés parmi lesquels Sandrine Rousseau ont déposé un amendement pour permettre à un couple ayant subi une fausse couche de prendre trois jours. Explication :

Bien qu’il s’agisse d’une expérience particulièrement traumatisante et alors même qu’on estime qu’une femme sur dix a vécu une fausse couche, le traumatisme de la fausse couche reste aujourd’hui un véritable tabou en France. Pourtant, pour les futurs parents, cette épreuve est souvent un choc, un drame silencieux dont les douleurs sont vécues dans l’ombre et auquel notre société ne prépare guère.

Cet amendement propose ainsi la création d’un congé spécial de trois jours pour la survenue d’une fausse couche, à destination du ou des parents concernés.  Et pour cause, la fausse couche n’est pas une maladie, c’est une perte. À ce titre, ce congé sera un moyen de reconnaître officiellement cette perte et ses conséquences psychologiques pour les personnes la traversant. Il permettra d’offrir un tant soit peu de temps pour s’en remettre physiquement et mentalement.

Deux jours de congés exceptionnels sont par exemple accordés à ce jour en cas d’annonce de la survenue d’un handicap ou d’un cancer chez un enfant, ou bien trois jours en cas de décès d’un beau-père ou d’une belle-mère. Enfin si nous voulons avancer vers une plus grande égalité au sein du couple et une déconstruction des rôles et des tâches traditionnellement assignés, nous devons aussi permettre au conjoint, quel que soit son genre ou son statut, de s’impliquer tout au long des événements liés à la grossesse, de se sentir directement concerné, dans les hauts comme dans les bas.

Cet amendement a été rejeté.

La fausse couche étant aussi définie comme un avortement spontané, on se demande comment cet évènement peut être traumatisant et, en même temps, comment l’avortement provoqué n’a aucune conséquence pour la femme…

C comme Castaner

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Après la drague du chrétien aux Bernardins par E. Macron, le 101e anniversaire de l’armistice de 1918 valait certainement (par ces temps d’élections municipales approchant) la drague du musulman par C. Castaner. Ce dernier s’est donc rendu le 7 novembre à la grande mosquée de Paris pour rendre un hommage aux soldats musulmans morts pour la France. … Même si C. Castaner lors de son discours a tenu à indiquer: « Si quelqu’un pouvait en douter, je retiens des récits de l’enfer des tranchées et de la dureté de la guerre, un enseignement. Un enseignement, comme une leçon républicaine: dans les rangs de nos Armées, face à l’ennemi et face à la mort, il n’y avait pas de chrétiens, de musulmans, de juifs ou d’athées. Il n’y avait que la bravoure et l’honneur. Il n’y avait que des frères d’armes, unis et déterminés ». Mais pourquoi voudriez-vous qu’il comprenne les discours qu’on lui prépare?

… Ah, la Patrie, justement! Mot jamais utilisé par M. Castaner. Et celui de France disparaît au profit de la République… Pourtant, sur les monuments aux morts, c’est bien Morts pour la France qui est inscrit! Mais Paris vaut bien une sourate. Et puis après tout, la République, ça parle à tout le monde. Il y a même des républiques islamiques.

(Extrait de « Pour C. Castaner, Paris vaut bien une sourate » – Le 11 novembre 2019)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

C’est le Droit à la Vie qu’il faut proclamer

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Le projet d’introduction du prétendu droit à l’IVG dans la Constitution française constitue une double menace :

Il tend à conforter tout l’appareil de mise à mort de l’être humain avant la naissance et pourrait menacer la liberté de conscience des médecins et de tout le personnel soignant, et confirmer que cette liberté n’est pas assurée pour les pharmaciens.

La France n’a nul besoin d’être marquée ainsi pour le présent et pour l’avenir d’une façon qui heurte beaucoup de citoyens.

Au contraire nous avons besoin d’une vraie politique sociale en faveur des familles avec une réelle assistance aux femmes enceintes en difficulté, et une prime de naissance protectrice du petit être humain qu’elles portent.

C’est le Droit à la Vie qu’il faut proclamer.

Nous aurons à coeur de prier pour que ce funeste projet n’aboutisse pas.

Soyons nombreux le 11 mars à Paris !

Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits

Destruction de la famille, suite

Elisabeth Borne annonce que dès 2025, le taux d’imposition sera individualisé par défaut pour l’ensemble des foyers fiscaux. Cet individualisme forcé ne sert qu’à déliter un peu plus la famille. Comme l’écrire Pascale Morinière, présidente des AFC, plus d’émancipation individuelle ne mène qu’à toujours plus de solitude tout en renforçant le pouvoir de l’Etat sur des individus isolés.

Avorter oui, donner naissance non

Tout un symbole : la même semaine on annonce la fermeture de 100 maternités et l’inscription de l’avortement dans la Constitution.

Aujourd’hui, Macron annonce un projet de loi « dans les prochains mois » pour constitutionnaliser l’avortement, sur le modèle de ce qu’avait fait le dictateur Tito en Yougoslavie.

Quelques jours avant, un « rapport » demandait la fermeture d’une centaine de maternités… sachant que  » 30% des maternités ont déjà fermé sur les vingt dernières années en France ». Ce rapport remis à l’Académie de médecine mardi recommande la fin des accouchements dans les petites maternités, au profit d’un renforcement des plus grosses structures.

Journée de la femme : un plan national pour défendre les mères et soutenir la maternité

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, La Manif Pour Tous souligne que les mères sont particulièrement victimes de discriminations. Elle demande au Gouvernement de lancer un plan de sensibilisation pour soutenir les femmes dans leur maternité et lutter ainsi contre les difficultés à l’embauche, les inégalités salariales et l’injustice sur les retraites des mères sans oublier les mères porteuses victimes du sordide business de la GPA.

Tout le monde sait combien il est difficile pour une mère ou une femme enceinte de postuler à un emploi ou d’évoluer professionnellement. On ne compte plus les exemples de femmes pour lesquelles le congé maternité ou le congé parental est synonyme de difficultés professionnelles. Si l’on parle de plus en plus des inégalités salariales entre hommes et femmes, elles concernent en réalité les mères. C’est en effet à partir de la naissance d’un premier enfant que cette discrimination se manifeste. Agir pour les droits des femmes, c’est donc agir pour les mères et pour la maternité.

Au cœur du débat actuel sur la réforme des retraites, la situation des mères de famille illustre elle aussi les difficultés et injustices auxquelles elles sont confrontées. Parce que la natalité est indispensable à la dynamique sociale et à l’avenir de notre société, il est urgent de soutenir la maternité. Cela doit se traduire par un plan national et une campagne de sensibilisation pour pour promouvoir et protéger la maternité.

Enfin, la mobilisation en faveur des droits des femmes et des mères doit se manifester par un durcissement de l’interdiction de la gestation pour autrui, et y compris du recours à l’étranger, comme pratique scandaleuse qui met à mal la maternité en réduisant la femme à son utérus pour produire des enfants pour des tiers. Toute concession faite à la GPA entraîne de facto une attaque contre la maternité, contre les femmes et contre les mères.

« Agir pour les droits des femmes implique une cohérence pour être efficace. Il ne s’agit pas de se contenter de grands discours mais d’être présents là où les femmes en ont besoin. Force est de constater que les mères sont les victimes. Au même titre que la jeunesse, l’inclusion des personnes handicapées et la dépendance, la maternité doit aujourd’hui faire l’objet d’un plan national dédié. Toutes les mères le méritent » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Constitutionnalisation de l’avortement : Macron écarte le référendum en passant par un projet de loi

Mis sous pression par la lobby de l’avortement, Emmanuel Macron a rendu mercredi un hommage à l’avocate Gisèle Halimi, complice des criminels terroristes algériens, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, annonçant la prochaine présentation d' »un projet de loi » pour inscrire le crime de l’avortement dans la Constitution :

« Les avancées issues des débats parlementaires (…) permettront je le souhaite, d’inscrire dans notre texte fondamental cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois ».

Emmanuel Macron a ainsi ouvert la voie à une constitutionnalisation de l’avortement par un vote des deux chambres réunies en Congrès plutôt que par un référendum.

Des images du prétendu assaut du Capitole viennent contredire le récit officiel

« Les vidéos de surveillances ont parlé ! » sur les évènements du 6 janvier 2021, selon Stanislas Berton sur Sud Radio :

La semaine des cinglés

Document distribué aujourd’hui aux étudiants de la faculté de médecine de Saint-Quentin en Yvelines :

Dieu, la France et le Roy

De Thierry De Cruzy, auteur de Démondialiser la musique, à propos de l’album de Louis-Antoine, Dieu, la France et le Roy :

Les musiciens dissidents sont créatifs, après Fleur d’Épine, voici Louis-Antoine qui nous arrive avec un CD très inspiré. Il a effectivement l’ardeur des nouveaux convertis – en musique – et nous propose un album de dix chansons de sa composition. Il est musicien de formation classique, ce qui explique la qualité de ses harmonisations. Son jeu de guitare rappelle parfois Brassens, par ses paroles aussi, très travaillées, mais avec un engagement dans une autre direction, résolument dissidente bien entendu.

Le titre de son album a annonce tranquillement la couleur : Dieu, la France et le Roy. Il explique son engagement en quelques mots sur son site : « Dieu, est venu me trouver il y a quelques années, moi qui lui refusait toute révérence, toute obéissance, tout respect et toute adoration ». Les dix chansons de son album tracent donc un cheminement spirituel et militant. D’abord une invocation à Jeanne d’Arc, l’Occupation, poursuivant par une description de la France et un appel à s’engager avec la Guerre. L’artiste entraîne son auditoire qui se laisse prendre par les mélodies et les paroles. On retrouve une référence à Péguy dans Nos Amis les saints, se signale par une référence à Péguy : « Heureux les braves, les modestes […] Heureux les justes…». La chanson Par amour de ma Reine, est ouverte et clôturée par l’Ave Maria, sorte d’incitation à poursuivre la prière. Engagé, il affirme un choix politique, il est pour le roi. Il l’exprime dans la chanson qui donne son titre à l’album et le précise dans Vive Louis XX. Dans l’émouvant Miserere Nobis, il déclame une imploration sous la forme d’un puissant slam, original et bienvenu pour ce thème.

Le chansonnier a rattrapé le temps perdu. Il nous gratfie de texte profonds, véritables supports à la méditation. Louis-Antoine se livre et nous délivre un véritable rayon de soleil capable d’accompagner les dissidents dans leur parcours quotidien à travers les temps incertains que nous traversons. Chanter avec lui est facile, les paroles sont en ligne. Il faut déjà se procurer son album. Les artistes indépendants, engagés et talentueux sont rares, il est donc indispensable de les soutenir.

Pour commander.

 

Louis Salleron, un laïc catholique au coeur de la vie de l’Eglise

Après une imposante biographie consacrée à Dom Aubourg, Sœur Ambroise-Dominique Salleron, dominicaine enseignante à Fanjeaux, publie une non moins conséquente biographie de Louis Salleron, son grand-père. Il est d’ailleurs dommage que cet ouvrage consacré à cet artisan du bien commun ne soit pas plus succinct, car il risque de décourager le lecteur.

Ayant travaillé sur le corporatisme et le syndicalisme, l’économie politique et le catholicisme, Louis Salleron (1905-1992) a voué sa vie au service du bien commun. A partir de sa correspondance, de ses ouvrages et articles publiés notamment dans Fédération qu’il dirige, Itinéraires qu’il fonde avec Jean Madiran, Carrefour dont il est la cheville ouvrière ou encore ceux de La Pensée catholique ou du quotidien L’Aurore, l’auteur dresse une étude minutieuse de l’œuvre injustement laissée sous le boisseau.

Louis Salleron a traité d’agriculture et de corporation dès sa thèse de doctorat, s’est penché sur l’équilibre des rapports sociaux entre patrons et salariés ou ouvriers au sein de l’entreprise, a dispensé des cours d’économie politique à l’Institut catholique de Paris inspirés par la Doctrine sociale de l’Église. Témoin des bouleversements liturgiques et pastoraux de l’après-Concile, il entreprend une résistance tout à la fois patiente et résolue, tant contre les hérésies que contre l’esprit de chapelle au sein du catholicisme.

Père de douze enfants dont trois prêtres, Louis Salleron a le privilège d’avoir une épouse d’élite à ses côtés, toute d’intelligence, de bon sens et de discrétion. Aimant la vie, convive aux traits d’esprit réputés, il s’entoure de relations ou d’amis d’envergure avec lesquels il correspond. Parmi eux : Georges Bernanos, Mgr Jean Rupp, Dom Gaston Aubourg, Gustave Thibon, Marcel De Corte, le général Weygand, le colonel Rémy, le révérend père Bruckberger, Mgr Marcel Lefebvre, Henri Rambaud ou l’amiral Paul Auphan.

En mai 1947, Louis Salleron prononça une conférence pour le Congrès de la Confédération nationale de la famille rurale sur « l’optimum de la Sécurité sociale » :

Evoquant le « beau risque » de Platon, il constatait que, autant « il est normal et souhaitable que l’humanité s’efforce de supprimer le maximum de risques qui l’assaillent », autant « elle ne peut se fixer l’objectif de les supprimer tous parce que 1°) elle va ainsi contre la loi de la vie ; 2°) elle augmente l’insécurité au lieu de la diminuer ». Et puisque « la vie est risque », « les grands vivants sont les grands risques » et « la Sécurité ne se trouve que dans la mort ». Aussi, concluait-il avec une ferme vigueur : « Non la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour un homme libre. Non, la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour une nation vivante ».

En 1965, dans la tourmente post-conciliaire, il lance une chronique qu’il intitule « Le laïc dans l’Eglise ». Il explique :

Le laïc, nous explique-t-on, doit jouer un plus grand rôle dans l’Eglise. Nous sommes « le peuple de Dieu ». Nous avons notre mot à dire. […] Oui, le laïc a son mot à dire. Le laïc ordinaire. Celui qui n’est que le paroissien de sa paroisse, qui ne fait pas partie de l’Action catholique, qui n’est pas « mandaté ». C’est mon cas. C’est le cas de l’immense majorité des fidèles. Ceux-là sont silencieux. Comment parleraient-ils . Où parleraient-ils ? Et, d’ailleurs, que diraient-ils ? Ils ne sont pas théologiens. Ils ne sont pas savants. On leur clouerait toujours le bec, s’ils s’aventuraient à l’ouvrir. Alors, ils se taisent. Ils n’en pensent pas moins. Ils n’en souffrent pas moins. Nous parlerons pour eux. « Comment ! Quelle audace ! Quelle insolence ! Vous prétendez vous faire les interprètes des catholiques français ! Qui vous donne le droit d’affirmer qu’ils pensent comme vous ? » Paix, mes beau messieurs ! Paix !  Nous parlerons pour ceux qui pensent comme nous. Pas pour les autres. Vous voilà rassurés. Quelques dizaines seulement, peut-être. Ou quelques dizaines de milliers. Nous n’en savons rien. […] Nous n’interpellerons pas. Nous informerons. Nous observerons. Nous discuterons; Nous réfléchirons. Trois mots seront notre code : liberté, justice, vérité. »

Manu Bellegueule se prend des râteaux en Afrique

Wikipedia (encyclopédie en ligne qui vaut ce qu’elle vaut) nous apprend qu’Edouard Louis, jeune personnage interlope ayant déjà écrit une autobiographie sous le titre En finir avec Eddie Bellegueule, est picard et a, au lycée, fréquenté la section théâtre. Suffisant pour faire naître l’idée du qualificatif de Manu Bellegueule pour M. Macron et qui nous semble d’autant plus adéquat qu’on sait que chez ce dernier, natif d’Amiens quelques années avant M.Louis, la section théâtre a visiblement représenté une fixette durable. Pour Manu Bellegueule, tout est matière à théâtre y compris les relations de la France avec l’Afrique. Quelques rappels de ses derniers succès d’audience à ce sujet :

  • Le Maroc: en réponse à M.Macron qui le 27 février, lors d’un échange avec la presse ayant suivi un discours supposé fondateur (on y revient plus loin), avait qualifié ses relations avec le roi Mohammed VI d’amicales (« Ma volonté est d’avancer avec le Maroc, sa Majesté le roi le sait, nous avons plusieurs discussions, les relations personnelles sont amicales et, elles le demeureront»), le Maroc a fait savoir immédiatement que : « nos relations ne sont ni bonnes ni amicales, pas plus entre les deux gouvernements qu’entre le Palais royal et l’Elysée ». Diantre, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, en visite au Maroc en décembre 2022, nous aurait-elle aussi menti ?

  • L’Algérie: a décidé d’arrêter la délivrance de tout document consulaire nécessaire à l’expulsion d’Algériens sans papier. Diantre, M.Darmanin nous aurait-il menti, lui qui déclarait à l’issue de sa dernière visite à Alger  « Nous avons eu un échange extrêmement important ce matin, important car cela permet aussi à la France de continuer de démontrer sa grande volonté de coopération… Nous avons décidé de reprendre une relation consulaire normale, notamment dans les relations entre nos populations qui est à la hauteur de la relation amicale extrêmement forte entre la France et Alger »

  • Le Burkina Faso : en janvier 2023, exige le départ des troupes françaises stationnées sur son sol dans un délai d’un mois
  • Le Togo et le Gabon: en juin 2022, ont été, à leur demande, admis dans le Commonwealth. Pour le politologue togolais Mohamed Madi Djabakate, cette décision sera bien accueillie car l’influence française au Togo est souvent critiquée : « L’adhésion n’a pas été discutée avec le peuple togolais. C’est une décision unilatérale du gouvernement, qui n’est toutefois pas impopulaire auprès des Togolais, qui progressivement voient en la politique étrangère de la France les raisons de la stagnation du pays« , estime-t-il.
  • Le Mali: en février 2022, avait demandé à la France de retirer ses troupes armées sans délai.

Un palmarès de champion. A tel point qu’un article du Courrier des stratèges se demande si « tout cela ne correspond pas à une stratégie à bas bruit de ruine de notre pays ». On se rappelle d’ailleurs la décision de Manu en juin 2022 de supprimer le corps diplomatique.

Cela n’empêche bien sûr pas Manu Bellegueule d’organiser à l’Elysée, le 27 février, un discours comme nous l’avons annoncé plus haut. Son pupitre comme à l’habitude donne le sujet : Notre futur. Le partenariat Afrique-France. Nous en retiendrons cinq aspects.

Le premier : Manu Bellegueule aime l’anglicisme. Il parle de l’initiative Choose Africa, d’un futur programme Choose Africa 2, de  l’objectif MEET Africa 2, du programme Pass Africa, sans compter un Global Gateway développé par l’Union européenne  et un « effort en particulier en matière de digital, reprenant tout ce que nous avons fait avec Digital Africa ». Il est vrai que Manu Bellegueule a confié les rênes de l’organisation de la francophonie à une anglophone.

Le deuxième aspect : des moments d’incontinence verbale assez habituels chez cet acteur. Par exemple :

« C’est pourquoi je suis convaincu que le moment est venu de faire un choix et de savoir quel rapport nous voulons entretenir avec les pays africains. Et au fond, quand j’essaie de suivre l’actualité, ce qui m’arrive, et de lire la qualification du moment que nous sommes en train de vivre, qui est très clairement un entre deux parce que nous héritons de beaucoup de difficultés historiques et nous sommes dans un moment de transition sans avoir pleinement réalisé, je vais y revenir, le début de la transition commencée ».

Le troisième déjà plus embêtant : des propos ambigüs sur l’Afrique, terrain ou non de compétition internationale (on aurait aussi bien pu dire concurrence). Manu commence en disant :

« Pour éviter la répétition de l’histoire, il existe une autre voie que nous poursuivons désormais depuis six ans. Une autre voie qui consiste à ne pas réduire l’Afrique à un terrain de compétition ou de rente ».

Pour ensuite affirmer :

« L’Afrique est devenue une terre de compétition. Il faut donc qu’on ait un réveil du monde économique français pour se dire « on doit aller s’y battre ».

Le quatrième aspect est encore plus gênant car il s’agit d’incohérence de fond. Manu Bellegueule commence son discours en rappelant, avec semble-t-il quelque fierté, l’un de ses propos lors d’un discours [déjà fondateur…] à Ougadougou en novembre 2017 : « Il n’y a plus de politique africaine de la France » et ajoute : « Ces mots sont toujours d’actualité ». Pourtant, tout le reste de son discours essaie de démontrer la politique qu’il envisage de construire :

« Mais on va défendre des intérêts et c’est ça un partenariat réciproque et équilibré… . On vient défendre nos intérêts ».

Et plus loin :

« Notre intérêt, c’est évidemment aussi de nous donner une nouvelle ambition économique sur le continent africain ».

Le cinquième aspect est le plus improbable : Manu Bellegueule parle d’humilité :

« une réalité unique africaine n’existe que dans bon nombre de schémas simplificateurs. J’en retirerai une seule exigence, celle de faire preuve d’une profonde humilité face à ce qui se joue sur le continent africain ».

Encore plus improbable, il dit encore :

« c’est la mission que je donne à nos ambassadrices et ambassadeurs : démontrer que notre partenariat est concret et piloter une communication offensive, au fond, décomplexée mais sans arrogance… Pour moi, le moment que nous sommes en train d’inaugurer consiste à … adopter une posture résolument plus claire de modestie, d’écoute et d’ambition ».

Forcément, personne n’y croit et le naturel revient au galop. On se rappelle encore Ouagadougou le 28 novembre 2017, lors d’une rencontre avec des étudiants en présence du président Kaboré : Manu Bellegueule avait rigolé du fait qu’il ne rentrait pas dans ses attributions de s’occuper de l’approvisionnement électrique de l’université burkinabé, mais que c’était une de celles du Président Burkinabé ; celui-ci quittant alors la tribune se voit apostrophé ainsi par Manu qui prend l’amphi à témoin : « Reste-là [le Président sort] Du coup, il est parti réparer la climatisation ». Classe.

Quelques extraits disponibles de la conférence de presse du 4 mars avec le Président de la République démocratique du Congo, M. Félix Tshisekedi, donnent à penser que Manu Bellegueule s’est laissé entraîner par son goût provoc. Au Président Tshisekedi qui lui disait en parlant d’agressions armées provenant du Rwanda : « Ca doit changer dans la manière de coopérer entre l’Afrique et l’Europe. Regardez-nous autrement, en nous respectant et en nous considérant comme de vrais partenaires et non toujours avec un regard paternaliste, avec l’idée de savoir toujours ce qu’il faut pour nous », Manu Bellegueule de répondre un rien méprisant, se la jouant facile et surtout en répondant à côté de la remarque fait en louant… la liberté de la presse française (« elle essaie de dire la vérité, c’est le travail d’une presse indépendant »). Comme si, au demeurant, la presse française et ses propriétaires étaient indépendants des subventions de plus en plus généreuses versées par le pouvoir macronien. Cela se saurait.

Et à un autre moment, Manu Bellegueule envoie, là encore de façon assez désinvolte et à un moment que l’on peut juger inapproprié, au Président Congolais :

« Et depuis 1994, c’est pas la faute de la France, pardon de le dire en des termes aussi crûs, vous n’avez pas été capables de restaurer la souveraineté ni militaire, ni sécuritaire, ni administrative de votre pas. C’est aussi une réalité. Faut pas chercher des coupables à l’extérieur… N’accusez pas la France pour quelque chose qui dépend de vous ».

Finalement, ce qui caractérise Manu Bellegueule, c’est qu’il ne sait pas la fermer. Il ne sait pas écouter. Il faut qu’il ait raison. Il faut qu’il parle (on se rappelle le Grand débat). Il faut qu’il brille. Les autres ne sont que des faire-valoir, sans distinction.

Cela a été bien vu dans un tweet de M. François Asselineau (nous recommandons vivement le suivi de ce compte Twitter souvent bien inspiré) :

Soyons honnêtes. Il y a une chose que Manu Bellegueule réussit parfaitement, c’est l’africanisation de la France. C’est une de ses obsessions. Manu aime l’Afrique. Tellement passionnément qu’il semble penser que la France devrait en devenir un petit bout. « L’Afrique fait partie non seulement de l’histoire de la France, mais de la France d’aujourd’hui ». Dans les deux composantes de l’Afrique : maghrébine et noire.

Il l’a encore dit ce 26 février : « j’ai jugé que la priorité [était] d’essayer, de la manière la plus claire…de renforcer aussi cette envie d’Afrique en France ». Et plus loin : « Nous réussirons ce nouveau partenariat si nous assumons la part d’africanité de la France ». Et d’ailleurs, à une question qui lui était posée (1h01’) après son discours sur les relations tendues avec le Maroc, Manu Bellegueule a eu cette réponse un peu stupéfiante : « La France est sans doute le pays du monde où il y a le plus de diasporas maghrébines. Et d’ailleurs, si le Maghreb est une réalité géopolitique aujourd’hui, c’est sans doute en France qu’elle se précipite [NDLR : on savourera les différents sens de ce terme bien choisi], beaucoup plus que dans la région quand je vois les relations des uns avec les autres ».

Pour terminer, nous ne résistons pas au petit plaisir coupable de fournir un autre tweet de M. Asselineau consacré au déplacement quasiment salvateur de Manu Bellegueule dans la forêt équatoriale :

Industrialisation de la procréation sans père

L’extension de la PMA a donné lieu, fin 2022, à 22 800 demandes de premières consultations de la part de paires de femmes ou de femmes seules, selon des chiffres publiés mercredi 8 mars par l’Agence de la biomédecine.

Sur la seule année 2022, près de 9 300 demandes ont été enregistrées au premier semestre pour une première consultation en vue d’une AMP avec don de spermatozoïdes, suivies de 5 800 demandes au second semestre.

Entre août 2021 et fin décembre 2022, près de 11 800 premières consultations ont été effectivement réalisées.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi, près de 2 000 premières tentatives d’AMP ont été réalisées au bénéfice de paires de femmes (47 %) ou de femmes non mariées (53 %). Et au 31 décembre 2022, près de 5 600 personnes étaient en attente d’une AMP avec don de spermatozoïdes.

Et combien de naissances ? L’Agence de biomédecine ne le précise pas, mais il y a généralement 75% d’échecs, voire plus.