« Qu’ils retournent en Afrique » ou « Qu’il retourne en Afrique »
Les navires de l’immigration Océan Viking, Humanity 1 et Géo Barents, qui totalisent 985 immigrants, sont actuellement bloqués en mer suite au refus du nouveau gouvernement italien de les faire débarquer en Italie.
« La situation à bord de l’Ocean Viking se détériore gravement. Les prévisions météorologiques annoncent un vent fort, de hautes vagues et une baisse de température d’ici à la fin de la semaine. Et les provisions commencent à manquer ».
Face à cette situation, ils demandent aux autres européens de Méditerranée occidentale, la France, l’Espagne et la Grèce, de participer à la coordination des efforts permettant au navire de trouver un port sûr où débarquer. Le député NUPES Carlos Bilongo a donc posé la question à l’Assemblée nationale et a été interrompu par le député RN de Fournas, déclarant qu’ils n’avaient qu’à retourner en Afrique. Les élus de gauche ont détourné son intervention en déclarant qu’il s’adressait au député de la Nupes. Du grand cinéma :
Aujourd’hui, un député RN a crié « retourne en Afrique » à un autre député de la République au sein de l’Assemblée Nationale.
C’est une honte absolue.#DirectAN #QAG pic.twitter.com/ZTnBxZA2wi— Marcel (@realmarcel1) November 3, 2022
"Qu'il(s) retourne(nt) en Afrique"
l'Assemblée met fin à la séance des questions au Gouvernement après une interpellation raciste pic.twitter.com/CZj4slhXu7
— BFMTV (@BFMTV) November 3, 2022
Le compte-rendu de séance de l’Assemblée Nationale confirme que le député RN parlait du bateau d’immigrés et non du député. Se servir de la couleur de peau d’un député pour faire croire que le RN s’adressait à lui, et non aux migrants africains, afin de diaboliser ses opposants, est profondément raciste. Etrangement, ce tweet de La Chaine Parlementaire a été supprimé :

Le compte-rendu officiel rapporte la phrase au singulier, mais en lisant l’intervention du député Bilongo, on comprend que Grégoire de Fournas parle du bateau Ocean Viking :
L’ Ocean Viking a adressé aujourd’hui sa septième demande d’assistance aux autorités maritimes italiennes. L’île de Malte, tout aussi proche, n’a tout simplement pas répondu aux trois demandes qui lui ont été adressées. Le blocage de ces personnes est une violation grave du droit de la mer. L’évaluation du statut et de la nationalité des personnes secourues ne doit pas retarder le débarquement des survivants. Je ne peux que partager l’inquiétude de ces migrants, à l’heure où la nouvelle première ministre italienne s’est engagée à bloquer l’arrivée des immigrants en provenance d’Afrique. Quelle sera l’action du gouvernement français sur le sujet ? Quelle forme la coopération avec l’Italie prendra-t-elle ? Allez-vous vous saisir, avec les autres pays européens, de la question de la répartition des migrants ? Malte ne répond plus aux demandes de coordination de sauvetage. Les personnes secourues se trouvent dans une situation d’urgence absolue et les prévisions météo indiquent une détérioration significative du climat…
M. Grégoire de Fournas : Qu’il retourne en Afrique !
M. Carlos Martens Bilongo : Pas du tout !
M. Erwan Balanant : Madame la présidente ! C’est un scandale.
Mme Sophia Chikirou : C’est du racisme !
Mme la présidente : Quel est le député qui vient de prononcer cette phrase ? (Mme la présidente scrute les bancs du groupe RN.)
M. Davy Rimane : Raciste !
M. Erwan Balanant : Dehors !
Mme Constance Le Grip et plusieurs députés du groupe RE : Dehors !
Mme Laure Lavalette et Mme Caroline Parmentier : Il parlait du bateau !
Honteuse manipulation de LFI qui détourne mes propos. Lorsque mon collègue député de LFI évoque SOS Méditerranée, j’assume pleinement d’avoir répondu « qu’ils retournent en Afrique ».
Ma réponse concernait le bateau et les migrants, évidemment pas mon collègue.— Grégoire de Fournas (@gdefournas) November 3, 2022
Grégoire de Fournas : «Que les choses soient très claires, nous sommes en face d’une manipulation de la France Insoumise qui cherche à dénaturer mes propos» pic.twitter.com/4wpPwdInKA
— CNEWS (@CNEWS) November 3, 2022
Mais au fond, ils se fichent bien de ce qu’il a vraiment déclaré. Laurent Neumann, sur BFMTV, déclare que la version donnée par Fournas n’est pas “moins grave” que celle reprochée au départ, que c’est au minimum “xénophobe”.
NEUMANN SE FÂCHE – Avec ses propos, le député RN Grégoire de Fournas a fait "preuve d'une inhumanité absolue" pic.twitter.com/aVEc3PEuaJ
— BFMTV (@BFMTV) November 3, 2022
Et tout le monde fait son cinéma :
#NupesOuinOuin pic.twitter.com/0zOimqHKBT
— Chancla Divine 🕊️ (@Chancla_Div) November 3, 2022
Je condamne avec fermeté les propos d’une extrême gravité tenus aujourd’hui par un député au sein de l’hémicycle de notre assemblée.
Scandaleux de la part d’un représentant de la République.
— Eric Ciotti (@ECiotti) November 3, 2022
Aucune posture médiatique ne parviendra à masquer la réalité de l’idéologie frontiste. #DirectAN pic.twitter.com/dOwReX1cBm
— les Républicains (@lesRepublicains) November 3, 2022
Pourtant, Nadine Morano ne dit pas autre chose :
Toujours le même scénario ! Que ce bateau reparte en Afrique ! Et que l’organisation de l’Union Africaine prenne ses responsabilités et arrête de se laver les mains du sort de leurs citoyens du continent africain ! https://t.co/QKCLpLw1xJ
— Nadine Morano (@nadine__morano) November 3, 2022
Propos raciste à l'Assemblée: les députés de la majorité ne siégeront plus tant qu'une sanction n'est pas décidée contre le député RN pic.twitter.com/5mxDS5gnZA
— BFMTV (@BFMTV) November 3, 2022
Suite à l’interruption de la séance de questions au gouvernement, le bureau de l’Assemblée se réunira vendredi. Dans cette séquence, il faut souligner aussi l’unité des élus RN autour de Grégoire de Fournas, et le courage de ce dernier qui ne s’abaisse pas face à la pression politico-médiatique.
Je rassure ceux qui s’inquiètent : je ne lâcherai rien !
J’assume totalement mes propos sur la politique migratoire anarchique de notre pays et je continuerai à le faire face à la meute politico-médiatique.
Retrouvez-moi à 9h sur CNews ! 🇫🇷
— Grégoire de Fournas (@gdefournas) November 4, 2022
Les Maires pour le bien commun soutiennent le Dr Martine Wonner
Communiqué des Maires pour le bien commun en soutien au Dr Martine Wonner :
Le collectif des Maires pour le Bien Commun est extrêmement choqué par la mise en cause du Docteur Martine Wonner, élue de l’Assemblée Nationale à l’époque des faits qu’on lui reproche, pour plusieurs raisons :
- L’épisode inédit du Covid-19 a occasionné des discussions compréhensibles entre médecins et des errements dans la politique sanitaire française (qu’on se souvienne des variations sur les masques, d’abord « inutiles » puis devenus obligatoires). Le débat scientifique doit rester libre : sur des questions discutables, comme l’était la politique sanitaire de l’époque, faire taire un expert par voie de justice s’apparente à des méthodes totalitaires indignes d’un Etat de droit.
- Le Docteur Martine Wonner s’est exprimée au double titre de médecin et d’élue. Il était non seulement de son droit, mais de son devoir de participer à ce débat et d’exprimer la position des nombreux confrères et citoyens dont la voix n’était presque pas écoutée par une couverture médiatique à sens unique. Que devient la représentation nationale si on lui interdit la parole par voie de justice ? Elus de nos communes, nous n’accepterions pas qu’une élue exprimant respectueusement une partie de l’opinion soit bâillonnée par voie disciplinaire.
- Le Conseil National de l’Ordre des Médecins vient de s’honorer, le 21 octobre 2022, en faisant justice au Professeur Perronne, rappelant que « S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invective une voix discordante sur un sujet d’intérêt général. »
- Enfin, la politique sanitaire française, en même temps qu’elle abandonne nombre de nos communes aux déserts médicaux, laisse perdurer le scandale de patients de nos communes privés de soin alors que certains de leurs soignants sont privés de l’exercice de leur métier si critique, sur le simple refus d’une vaccination dont l’efficacité contre la maladie et contre sa transmission est discutable, comme l’ont montré le même Professeur Perronne et de nombreux professionnels de santé.
Pour ces raisons, en tant qu’élus de nos communes, nous apportons notre soutien entier à Martine Wonner. Nous faisons confiance à la chambre disciplinaire du Conseil régional de l’Ordre des médecins de Nancy pour que sa décision soit cohérente avec celle de la Chambre disciplinaire d’Ile-de-France en faveur du Professeur Perronne. Si tel n’était pas le cas, nous recommanderions aux
maires de France, surtout ceux dont les communes sont situées dans les déserts médicaux, de se mobiliser pour la défense d’une élue de l’Assemblée nationale qui a été leur voix durant son mandat.
Le collectif des Maires pour le Bien Commun
Mois des âmes du Purgatoire
L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier ce petit communiqué:
Ceux qui voudraient pendant le mois de novembre (mois des âmes du purgatoire) recevoir régulièrement des petits enseignements par mail sur l’aide que l’on peut peut donner aux âmes du purgatoire et l’aide que l’on peut en recevoir, avec des témoignages issus de la vie des saints : écrire à [email protected] . Abbé Billot
Trois soirées de prière, de jeûne, de réflexion contre l’euthanasie
Extrait du discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France à Lourdes, prononcé par Mgr de Moulins-Beaufort :
Bientôt va s’ouvrir le débat national sur la fin de vie, préparant déjà une révision de la loi Claeys-Léonetti. Le Conseil permanent a apporté sa contribution dès le mois de septembre sous la forme d’une tribune publiée par le journal Le Monde. Mgr d’Ornellas et quelques autres ont fait entendre aussi la réflexion de l’Église catholique. Tous l’ont fait en s’appuyant sur l’expérience et le témoignage de nombreux soignants, notamment mais pas seulement dans les équipes de soins palliatifs. J’ai pu m’exprimer aussi, à l’occasion de la Toussaint et de la journée de prière pour les défunts, dans Le Parisien Aujourd’hui en France. Le Conseil permanent vous proposera cependant deux actions complémentaires :
d’abord une lettre pastorale adressée aux fidèles catholiques sur le sens de la mort et la manière chrétienne d’accompagner ceux et celles qui meurent ou de se préparer soi-même à mourir. Cette lettre vous a été envoyée une première et une seconde fois, pour amendements et réactions. Elle pourrait n’être qu’un message du Conseil permanent ; elle aura plus de poids si vous acceptez tous de la signer. Elle pourrait servir de support à des rencontres paroissiales ;
ensuite une proposition analogue à celle qui avait été faite il y a deux ans : en janvier, trois soirées de prière, de jeûne, de réflexion. Chaque paroisse, chaque mouvement, pourrait être invité à organiser une soirée publique avec lecture de la lettre pastorale évoquée à l’instant, visionnage d’un film ou d’un extrait de film permettant un débat ensuite, prière silencieuse, intercession. Il nous faut former les consciences et les aider à s’interroger et à choisir en vérité devant Dieu. Les fidèles ont à incarner une attention aux personnes proches de leur fin de vie qui soit une expression forte de la fraternité que le Christ crée entre tous et qu’il promet à tous dans la vie éternelle.
I-Média : Twitter, les censeurs en PLS
L’ image de la semaine est celle des violents affrontements entre les forces de l’ordre et des militants d’ultra-gauche samedi à Sainte-Soline.
L’émission jette par ailleurs un coup d’œil à la propagande médiatique abondant dans le sens de la nouvelle réforme des ministres Dussopt et Darmanin : accorder plus de titres de séjour aux clandestins travaillant dans des “métiers en tension”.
Dans la revue de presse : le dérapage de Gérard Majax, 20 minutes et ses “djihadistes modérés”, une amnistie pour la propagande covid, une grand-mère devenue raciste à cause de BFM TV, un dîner de Laurent Wauquiez à 150 000 euros d’argent public ou encore une manipulation d’article.
Enfin, la cerise sur le gâteau sera la polémique sur le rachat de Twitter par Elon Musk. Des licenciements à la pelle, un retour de Trump sur le réseau, du satanisme et bien d’autres choses… ne manquez surtout pas ce dossier étoffé.
Réaffecter la totalité des dépenses destinées aux radars vers l’entretien des routes ?
C’est l’idée du député LR Pierre Cordier qui a dépoé un amendement (n°II-1-273) au projet de Loi de finances (d’autres amendements en ce sens sont en cours), qui propose que la totalité des dépenses voulues par le gouvernement dans les radars (4700 radars, 1,4 milliard d’euros dépensés depuis 2014) soient réaffectées à l’entretien des routes.
Cet amendement sera débattu en séance publique le vendredi 4 novembre.
La Ligue de Défense des Conducteurs, qui soutient cette idée, lance une pétition à destination des députés pour qu’ilssoient submergés de messages signés par des électeurs leur demandant de voter les amendements anti-radars.
En France on préfère financer l’avortement que les soins pédiatriques
Cela devient difficile d’accuser le Covid et les non-vaccinés d’occuper tous les lits d’hôpitaux… Ce n’est pas parce qu’il y a plus de malades que l’hôpital est en crise, mais parce que des choix politiques ont été pris, qui conduisent notre pays à ressembler de plus en plus au Tiers-Monde.
Parmi les choix politiques contestables, il y a la culture de mort, mais aussi l’immigration :

Chronique des cinglés
En Norvège, Jørund Viktoria Alme, père de famille en pleine santé a décidé de faire sa double transition : il est désormais une femme en fauteuil roulant (bien que ses jambes fonctionnent parfaitement…) #FurieWoke https://t.co/pMO08CY0ms
— JS Ferjou (@jsferjou) November 2, 2022
Les Femmes et les Enfants d’abord ! Gender : que reste-t-il de nos enfants ?
Ce numéro de l’émission Les Femmes et les Enfants d’abord ! s’attaque aux revendications d’identité de genre, un phénomène de plus en plus présent chez les enfants et les adolescents et qui commence de plus en plus tôt, promu largement par le transactivisme et les réseaux sociaux ! Aude Mirkovic et Olivia Sarton de “Juristes pour l’enfance” et co-auteurs de l’ouvrage “Questionnements de genre chez les enfants et les adolescents” publié chez Artège interviennent.
Dans l’actualité des parents est évoqué le meurtre barbare de la petite Lola et l’insécurité des enfants, mais aussi, la multiplication des articles sur le regret maternel et de ce chiffre issu d’un sondage IFOP : 30 % des femmes en âge de procréer ne désirent pas avoir d’enfant.
Dans sa chronique lecture Anne-Laure Blanc présente un superbe livre de Noël pour commencer à préparer cette période et puis Valérie d’Aubigny nous propose de nous plonger dans l’Histoire illustrée de la France chrétienne.
Hunter Biden, fils de Joe Biden, au cœur d’un scandale de corruption
La semaine dernière, Stanislas Berton est intervenu au micro d’André Bercoff sur le rapport Hunter Biden. Celui-ci révèle l’ampleur de la corruption politique, sexuelle et morale du clan Biden. Il s’agit d’un scandale qui éclipse de loin le Watergate et à part André Bercoff et lui, personne n’en a parlé en France dans les médias.
Il était hier l’invité de Clémence Houdiakova sur Radio Courtoisie pour parler de ce rapport :
La gauche domine toujours le champ culturel
Contrairement à ce que tentent de nous faire croire les gauchistes, qui pointent avec inquiétude les quelques voix dissidentes. Dans Le Figaro, Eugénie Bastié recense le dernier livre d’André Perrin, Postures médiatiques, André Perrin vient lui-meme de la gauche, il a voté Mitterrand et Bayrou. Cet agrégé de philosophie, ami de Jean-Claude Michéa, rappelle que la gauche domine toujours le champ culturel :
[…] Les professeurs, les journalistes et les artistes, qui sont les principaux vecteurs de la transmission sont majoritairement de gauche. N’en déplaisent à ceux qui voient dans les 2 % de points d’audience de CNews un péril pour la démocratie et le retour des heures les plus sombres, le service public délivre matin, midi et soir un catéchisme bien-pensant (et il est révélateur, remarque André Perrin, qu’on ait appelé le créneau de deux minutes ouvert sur France Inter à des éditorialistes de droite « En toute subjectivité » , sous entendant que l’information délivrée par les journalistes de gauche de la radio était elle « objective » ).
Défenseur sourcilleux de la liberté d’expression, il relève l’invraisemblable retournement de la charge à laquelle procèdent les défenseurs du wokisme. Ainsi, au sujet du colloque organisé par des universitaires à la Sorbonne en janvier 2022, un universitaire avait publié une tribune dans Le Monde intitulée « Le colloque organisé contre le wokisme à la Sorbonne relève du maccarthysme soft » . Mais qui met véritablement en oeuvre ce maccarthysme soft, s’interroge André Perrin ? Ces professeurs réunis pour discuter à coups d’arguments d’une idéologie en vogue, ou bien ceux qui à longueur de temps réclament la proscription de ceux dont ils ne supportent pas la pensée ? Et André Perrin de citer la longue liste de ceux dont on a demandé (et parfois obtenu) la tête dans les journaux, par les tribunaux, sur les réseaux sociaux, d’Olivier Grenouilleau, historien ayant osé aborder la traite orientale, à Marcel Gauchet. « Clémentine Autain, dont la légitimité scientifique n’est pourtant pas plus assurée que celle d’Éric Zemmour, a pu donner des conférences à l’université de Paris-Tolbiac et à celle de Poitiers, sans subir le sort réservé à Alain Finkielkraut ou à Sylviane Agacinski (dont les conférences avaient été annulées) » , remarque Perrin. Ou encore : « En 2017, Geoffroy de Lagasnerie a réuni près de 2 000 signataires pour réclamer qu’on retire à Nathalie Heinich le prix Pétrarque qui venait de lui être attribué : est-ce qu’un seul des universitaires qui se sont associés à cette entreprise a lui-même fait l’objet d’une semblable cabale de la part d’adversaires ? » La question elle est vite répondue, comme disent les jeunes. Le livre fourmille d’exemples de ce type. […]
Il excelle à cerner le double standard permanent du discours médiatique : « On s’alarme de la droitisation de la société, mais on ne s’est jamais inquiété de sa gauchisation. On déplore la « dédiabolisation » de l’extrême droite mais pas celle de l’extrême gauche (…) On s’indigne de l’apparition d’une droite « décomplexée » , mais pas de la perpétuation d’une gauche sans le moindre complexe. On proclame son appartenance à la gauche mais on confesse être de droite. » […]
Cinq siècles de légende noire contre l’Eglise catholique
Jean Sévillia est interrogé dans Permanences, qui consacre un dossier sur l’Histoire et la Politique. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Les familles, grandes oubliées du projet de loi de finance
Le député LR Thibault Bazin est interrogé dans le Point à propos du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui s’apprête à ponctionner 2 milliards d’euros alloués à la politique familiale. L’article 10 prévoit en effet le « transfert du financement des indemnités journalières maternité postnatales à la branche famille » : une stratégie pour siphonner 2 milliards d’euros normalement consacrés aux familles.
Extrait :
Le coût des congés maternité et paternité est transféré de la branche maladie à la branche famille de la Sécurité sociale. Mais les indemnités « maladie-maternité », elles, continueront d’être reçues par la branche maladie. Autrement dit, on fait payer d’un côté, sans faire suivre les sommes qui servent normalement à financer cela de l’autre. Ce qui revient à ponctionner 2 milliards d’euros par an à la branche famille. On nous répond que cet argent reste dans la Sécurité sociale, qu’il est simplement distribué différemment. Mais la vérité, c’est que, chaque année maintenant, on ponctionne la branche famille dans des proportions de plus en plus importantes au lieu de lui permettre d’utiliser cet argent pour soutenir les familles.
Pourquoi ce choix du gouvernement ?
Les justifications ne manquent pas. Comme il y a moins de naissances qu’il y a dix ans, la branche famille dispose d’excédents. Mais il faudrait en profiter pour investir dans la politique familiale ! Ce projet de loi de financement correspond à une vision budgétaire court-termiste. Investir dans les familles, c’est agir pour la préservation de notre modèle social à long terme. Aujourd’hui, il y a un écart entre le désir d’enfant, qui est de 2,3 en moyenne, et la natalité, qui oscille entre 1,7 et 1,9. Il faut s’interroger sur les causes de cet écart : pourquoi les Français ne peuvent-ils pas avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent vraiment ?
Les moyens n’étant pas illimités, n’est-il pas naturel de donner la priorité à d’autres sujets ? La baisse du pouvoir d’achat préoccupe davantage les Français que celle de la politique familiale…
Mais justement, soutenir les familles, c’est soutenir le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de Français ! Il y a une perte importante de pouvoir d’achat quand vous accueillez un enfant. Or, normalement, la politique familiale est là pour atténuer cette perte et faire en sorte que votre niveau de vie ne baisse pas trop. Avec ce PLFSS, les familles en général, et les familles de classe moyenne en particulier, sont les grandes oubliées du soutien au pouvoir d’achat.
Quand, dans un foyer, les deux parents travaillent, qu’est-ce qui est prévu comme soutien dans ce projet de loi de finances ? Rien. Un couple de profs en début de carrière n’a le droit ni au chèque énergie, ni à la prime Renov [une aide à la rénovation thermique de son logement, NDLR], ni à rien… Et en plus, sa prestation d’accueil du jeune enfant et son quotient familial ont été rabotés. Où est l’aide au pouvoir d’achat pour ceux qui doivent payer les frais de cantine, les frais de garde, etc. ?
Notre système de politique familiale a perdu sa vocation universaliste : c’est devenu des aides sociales plutôt que des aides familiales. Pour en bénéficier, il faut souvent ne pas travailler, autrement l’aide est très limitée. Le chef de l’État dit qu’il veut soutenir la France qui travaille mais, en réalité, les couples qui ont des enfants et qui travaillent sont totalement oubliés. Et c’est d’autant plus inquiétant pour les femmes : si l’aide apportée pour la garde des enfants n’est pas suffisante, c’est bien souvent leur carrière qui est sacrifiée. Si on veut vraiment l’égalité hommes-femmes, il faut mieux soutenir les familles. […]
L’Église sataniste américaine poursuit en justice le gouvernement américain parce que depuis juin, elle ne peut plus faire ses rituels sataniques avec l’avortement
Jean-Léon Laffitte est président de l’Association des parents catholiques du Québec. Il travaille sur la question de l’avortement dans sa province et au Canada depuis 1988, année de la décriminalisation de l’avortement par la Cour Suprême du Canada. À la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis de ce 8 novembre 2022, il est interrogé dans La Nef. Extrait :
[…] En gros, pour le Canada, on compte 100 000 avortements par an pour 38 millions d’habitants. Dans la province du Québec, on tourne autour de 25 000 interruptions de grossesses pour 8,5 millions d’habitants. Oui, cela semble diminuer avec le temps mais on ne comptabilise pas toujours les avortements médicamenteux qui augmentent petit à petit.
Pourquoi le nombre d’avortements baisse-t-il ainsi ?
En fait, ce sont les avortements chirurgicaux qui diminuent, ceux qui se font directement sur place dans les hôpitaux ou dans des cliniques spécialisées. Ces dernières sont réparties sur tout le territoire. De plus en plus, au Canada comme ailleurs, ce sont les avortements médicamenteux qui prennent la place. Ils sont pris sous forme de pilules, en une ou deux fois. Dans ce cadre, la femme subit toutes les conséquences, seule. […]
Que dit l’Église ?
En 1988, l’assemblée des évêques de la province québécoise a proposé que l’avortement soit autorisé jusqu’à la douzième semaine de grossesse. Ce sont alors les pro-vie du Québec qui ont repris la position de saint Jean-Paul II et qui l’ont fait connaître partout au Québec en rappelant que le chrétien en politique ne peut participer à la mise en place d’une loi favorable à l’avortement. Il ne peut qu’apporter des restrictions à des lois plus permissives, son refus de l’avortement dès la fécondation étant connu. À la différence des États-Unis, l’Église catholique au Québec, bien qu’en communion avec l’enseignement de l’Église universelle, ne parle pas de cette réalité. Pour elle, c’est un choix politique et elle ne veut pas participer au débat, ni en chaire ni dans les médias. Elle ne serait d’ailleurs pas entendue, puisque censurée dans les journaux et les médias. […]
On le voit dans l’actualité, pourquoi ce combat revient-il aussi fort aux États-Unis ?
Il a toujours été très présent dans la société américaine. En fait, ce qui vient de se produire à la Cour suprême des États-Unis a donné un coup de pouce aux mouvements pro-vie. […]
C’est un combat énorme. Certains évoquent une similitude avec la Guerre civile aux États-Unis pour la question de l’esclavage. Je ne pense pas que cela va aller jusque-là. Mais on a vu quand même des interventions du FBI sur des militants pro-vie assez choquantes. Comme celle sur ce père de famille de sept enfants qui a été arrêté en pleine nuit, devant ses enfants, par des membres du FBI armés. Son tort ? Avoir participé à une manifestation pro-vie… Ce sont des tentatives d’intimidations qui viennent du gouvernement Biden. Gouvernement qui vient d’ailleurs de dire que cette question de l’avortement serait au cœur des élections de mi-mandat de ce début novembre et qu’il s’engageait de toutes ses forces à ce que l’avortement soit légal partout aux États-Unis malgré la volonté des États qui l’ont interdit. La situation est assez explosive et parfois ubuesque : on a entendu une sénatrice défendre l’avortement car cela fait baisser l’inflation selon elle… Et que dire de l’Église sataniste américaine qui poursuit en justice le gouvernement américain parce qu’elle est entravée dans sa liberté religieuse : depuis juin dernier, elle ne peut plus faire ses rituels sataniques qui vont de pair avec ces avortements…
Pourquoi cet acharnement du président Joe Biden qui se présente pourtant comme catholique ?
C’est difficile à expliquer. Par le passé, Joe Biden s’est prononcé à plusieurs reprises contre l’avortement. Mais depuis qu’il a été candidat à la présidence américaine, il a complètement changé d’avis. Le parti démocrate, son parti, a toujours été pro-choix donc il a dû se plier à cette politique-là. C’est pour eux, désormais, une question essentielle comme le fut la question de l’esclavage à l’époque, qu’ils ont également défendu. Ils se trouvent de nouveau du mauvais côté de l’histoire… La tension est très forte : sur les réseaux sociaux, il y a des publicités extrêmement hargneuses contre le mouvement pro-vie. On a vu ces derniers mois des églises vandalisées ou incendiées. Des centres d’aide aux femmes enceintes en difficulté ont subi le même sort. Bien que des groupes connus aient revendiqué ces actes, personne n’a été poursuivi et encore moins puni. […]
Des “assises des dérives sectaires et du complotisme”
Si vous ne connaissiez pas Sonia Backès, c’est le moment de vous affranchir : elle est Secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté auprès du Ministre de l’Intérieur et des Outre-mer. Elle a annoncé sur BFMTV que le gouvernement va organiser des “assises des dérives sectaires et du complotisme”. Comprenez : mettre en garde contre ceux qui doutent des mesures prises durant le Covid… et non pas contre les adeptes du wokisme ou du transhumanisme.
Sonia Backès (@SoniaBackes) annonce que le gouvernement va organiser des "assises des dérives sectaires et du complotisme" pic.twitter.com/JeAry36QNC
— BFMTV (@BFMTV) November 2, 2022
Les saisines de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ont atteint un nouveau record en 2021, en atteignant le nombre de 4 020, soit une augmentation de 33,6% par rapport à 2020, indique la Miviludes dans son nouveau rapport. Un “regain d’activité” lié notamment à… la crise sanitaire. En effet, une grande partie des saisines concernent des formes de médecines alternatives ou des promesses de bien-être et de spiritualité, qui attirent des personnes se méfiant de la médecine conventionnelle. La Miviludes estime qu’il est “indéniable” que le Covid-19 a “déstabilisé de nombreuses personnes en perte de repères” et que les signalements qu’elle a reçues sont le “reflet d’une véritable crise sociale teintée d’isolement, de questionnements, de colères et de craintes”.
Le Covid-19 a entraîné un “regain d’activité” du pôle santé de la Miviludes. 1 011 saisines lui ont été confiées.
Dans le détail, 744 saisines concernent la santé en général, 148 le complotisme et les antivax, 173 le développement personnel, dont le coaching, 159 les spiritualités, le chamanisme et les psycho-spiritualités, 116 la méditation et le yoga et 35 les pseudos-sciences.
293 saisines concernent des mouvances chrétiennes, 99 les Témoins de Jéhovah, 33 l’Église de scientologie, 31 l’anthroposophie, 27 de l’écologie et des éco-villages, 26 des mouvances bouddhistes, et quelques dizaines des mouvances hindouistes, musulmanes et juives.
Remise d’un rapport à l’ONU sur la violation de droits de l’homme en France
Elections de mi-mandat aux Etats-Unis : 678 candidats LGBT
Un record : 678 personnes se revendiquant lesbiennes, gays, bi ou transgenres sont candidats aux élections américaines de mi-mandat le 8 novembre dans les 50 États du pays. Ces scrutins électoraux mettent en jeu l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat. Pour de nombreux États, le scrutin est également l’occasion de changer de gouverneur.
D’après l’association LGBT Victory Fund, qui aide à financer ces campagnes électorales, les candidatures LGBT connaissent une augmentation de 18 % par rapport à l’an dernier. Près de 90 % d’entre elles proviennent du camp démocrate. Parmi les candidatures remarquées, celle d’une certaine Tina Kotek. Cette dernière pourrait devenir la première gouverneur lesbienne de l’État de l’Oregon. Idem pour Maura Healey, candidate pour le Massachusetts, en position de favorite.
Au total, 340 lois protégeant la famille du lobby LGBT ont été présentées l’an dernier dans des assemblées locales. Le bilan provient de l’association Human Rights Campaign (HRC), le plus grand lobby américain LGBT.
Les âmes du Purgatoire entre Ciel et enfer
Documentaire de Réinformation.tv de 2016 d’actualité en ce jour des morts.
Que devient l’âme après la mort ? Cette question, l’humanité se la pose à chaque génération. Chaque homme, chaque femme s’est déjà un jour posé la question de savoir ce qu’il advient… après la mort, ce que deviennent, ce que sont devenus ses proches et ses amis défunts. Depuis des siècles, des milliers d’ouvrages ont été écrits sur ce thème. Les saints qui ont jalonné l’histoire de l’Eglise catholique ont raconté ce qu’ils avaient vécu et le nombre des témoignages recueilli est considérable. Sainte Thérèse de Lisieux, sainte Thérèse d’Avila, saint Augustin, saint Bernard et bien d’autres ont eu des visions du purgatoire, ou des échanges avec des âmes défuntes.
Le purgatoire, un lieu intermédiaire pour les âmes entre Ciel et enfer
Depuis toujours, la doctrine chrétienne enseigne qu’après la mort, l’âme qui est sans péché monte au Paradis. Si elle détient en elle quelque péché véniel, elle va au purgatoire pour y rester quelque temps, plus mois, plusieurs années, plusieurs décennies ou bien plus encore. Mais si l’âme est en état de péché mortel, « obstinée dans sa révolte contre Dieu », elle va directement en enfer. Et dans ce lieu, aucune rémission n’est possible. Car l’enfer est éternel.
Un musée du purgatoire à Rome
La « ville éternelle » possède un musée des âmes du purgatoire, le « Museo delle anime del purgatorio » situé dans une petite Eglise la Chiesa Sacra del cuore del suffragio, au bord du Tibre. Le musée rassemble un ensemble de documents attestant de l’existence du purgatoire : morceaux de tissus, billets italiens, livres et empreintes de mains sur des panneaux de bois. On y trouve également les traits d’un visage laissé sur un morceau du retable de l’ancien autel à l’intérieur de l’église. Plus généralement, ce musée témoigne d’échanges, de communications ayant eu lieu entre des prêtres, des religieuses et des âmes défuntes au XIXè siècle notamment.
En France, Notre Dame de Montligeon, un sanctuaire mondial
A la fin du XIXe, un prêtre, l’abbé Buguet découvrit sa vocation : prier, faire pénitence, faire dire des Messes pour venir en aide aux âmes placées dans le purgatoire. Il parcourut le monde en quête de dons et fit construire une imposante basilique. Cette dernière, situé à Montligeon dans le département de l’Orne, est devenue un haut lieu de dévotion des fidèles pour les âmes ayant quitté la terre.
Reportage en France et en Italie Armel Joubert des Ouches :
L’OQTF du jour
Gratiné :
un homme originaire du Congo a été interpellé par les forces de l’ordre après une tentative d’agression sexuelle dans un hall d’immeuble. Récemment sorti de prison pour viols, il était sous le coup d’une OQTF.
[…] Dans l’attente de l’audience, une expertise psychiatrique et une expertise psychologique ont été ordonnées par la justice.
Dépourvu de papiers d’identité, le suspect, visiblement alcoolisé, a néanmoins décliné son identité. Il s’agit d’un certain Pablo T., 43 ans, natif du Congo, en situation irrégulière et visé par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Il a été condamné à huit ans de prison pour viol en 2000 selon une source policière, puis s’est vu octroyer une autorisation de sortie en 2005 pour rendre visite à sa cousine, qu’il a violé. Il a alors été condamné à quinze ans de prison, ce qui ne l’a pas empêché de récidiver en 2018 en agressant sexuellement une visiteuse dans la prison. L’homme a néanmoins été libéré le 2 août 2022, à la fin des différentes peines auxquelles il avait été condamné, notamment celles prononcées pour les faits de viols et d’agression sexuelle. Il était soumis à un suivi socio-judiciaire.
Pablo T. se présente comme de nationalité congolaise, mais avait précédemment déclaré être Angolais et serait arrivé en France en 1992 alors qu’il était mineur. D’après nos informations, ses parents, de nationalité angolaise, se sont réfugiés au Congo, puis en France, où leurs enfants les ont rejoints. En situation irrégulière, il a logiquement fait l’objet d’une mesure de placement en CRA (Centre de rétention administrative) et d’une reconduite à la frontière le 4 août 2022 par le préfet de l’Orne, à sa sortie du centre de détention d’Argentan. Après son passage en CRA, il a néanmoins été remis en liberté le 30 septembre 2022 par le juge des libertés et de la détention de Rouen, sans être expulsé du territoire français, car ni les autorités congolaises ni les autorités angolaises ne le reconnaissent comme l’un de leurs ressortissants. Il a par ailleurs effectué plusieurs démarches pour être reconnu comme apatride.
Gérald Darmanin a bien appris l’art du « en même temps »
Une demi-heure séparent ces deux informations :

Ou encore :
Gérald Darmanin: "Je ne fais pas le lien entre immigration et délinquance mais une partie des étrangers dans les grandes métropoles commettent l'essentiel des actes de délinquance" pic.twitter.com/qaayu0LboF
— BFMTV (@BFMTV) November 2, 2022
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure »
Le tabou autour de la fin de vie ne concerne pas seulement nos dirigeants, il s’étend jusque dans l’Église, dont l’enseignement sur l’impossibilité de se déterminer après la mort est trop souvent obscurci ou mal compris. Extrait d’un article de Claves :
[…] Que la mort fixe définitivement la volonté dans le bien ou le mal, l’amour ou la haine de Dieu, c’est pourtant une vérité que l’Écriture Sainte enseigne résolument. « Qu’un arbre tombe au nord ou au midi, là où il est tombé, il restera » lit-on au livre de l’Ecclésiaste[3], tandis que le psalmiste proclame « très mauvaise la mort des pécheurs »[4] et « précieuse aux yeux du Seigneur la mort de ses saints »[5], parce que l’une et l’autre ratifient pour l’éternité l’état dans lequel se trouve l’homme à l’heure de sa mort. Les paraboles sont également nombreuses où Notre-Seigneur insiste sur la nécessité de se convertir dans cette vie, avant qu’il ne soit trop tard : les vierges sages et les vierges folles[6], le serviteur infidèle[7], le voleur de nuit[8], etc. Leur conclusion commune revient comme un leitmotiv dans les Évangiles : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure[9]. » En effet, un temps vient pour chacun où il ne sera plus possible de se convertir : « Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où nul ne peut travailler. »[10]
Le Magistère se fait l’interprète authentique de l’Écriture lorsqu’il affirme l’impossibilité pour les damnés de se convertir[11] et la rétribution éternelle et immédiate dès la mort[12]. Le Catéchisme de l’Église catholique résume l’enseignement de l’Église :
Chaque homme dans son âme immortelle reçoit sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier par le Christ, juge des vivants et des morts.[13]
Il n’y a, certes, pas eu de définition solennelle de l’immutabilité de la volonté après la mort, comme il y a eu une définition solennelle de l’Infaillibilité pontificale ou de l’Assomption. Plutôt que d’y voir un signe de faible assurance de la doctrine en question, on peut observer que c’est au contraire un indice de sa réception ancienne, universelle et constante dans l’Église.
[…]
Notre fin de vie va être tirée au sort : la méthode Ponce Pilate
Sophie de Menthon souligne le refus d’Emmanuel Macron d’assumer une loi
C’est devenu une alternative démocratique que de confier au hasard les décisions qui devraient relever du président de la République, de son gouvernement ou du parlement. La « bonne idée » qui a permis de nous sortir de la crise des Gilets jaunes consistant à battre la campagne pour écouter le bon peuple, puis de constituer des conventions citoyennes est devenu un recours quand on ne sait pas quoi faire. Voilà qui permet de gagner du temps et de ne pas porter la responsabilité de ce qui sort de ces réflexions, quitte à choisir après ce que l’on supprime ! La mode des grands débats était lancée avec la convention citoyenne sur le climat.
La solution désormais est de tirer au sort ceux qui vont contribuer aux plus grandes décisions concernant le pays ; ce que proposait d’ailleurs la convention citoyenne ne fut (heureusement ?) que partiellement repris dans la loi climat. Un système qui a le mérite de mécontenter mollement, mais tout le monde ! On néglige les parlementaires, on démontre que le gouvernement n’a pas d’imagination ou du moins de bon sens… exemple : « ne plus chauffer les espaces publics », on ne l’aurait pas trouvé sans cet appel à la population. Cette méthode Ponce Pilate est un refus de décider au plus haut niveau, c’est plus inquiétant que rassurant ; la démagogie consistant à faire croire que les citoyens savent mieux, au nom d’une démocratie directe inspirée des réseaux sociaux est affligeante, voilà qui n’incite pas à aller voter. […]
Voilà qui ajoute de la confusion à la confusion ambiante : aujourd’hui, c’est notre fin de vie qui va… être tirée au sort ! Avec un « comité de gouvernance » (nouveau) qui acte de la méthodologie (sic)… et que je t’embrouille un peu plus. […] En général, nos élus ne sont-ils pas supposés nous représenter ? Mais on n’y pense pas : peut-être faudrait-il tirer au sort les parlementaires ! […]
Près de 5 000 femmes ont fait une demande d’autoconservation de leurs ovocytes
C’est un pan méconnu de la loi de bioéthique dite « PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes »adoptée l’an dernier. L’autoconservation des ovocytes (et des spermatozoïdes) est désormais possible en France pour les femmes âgées de 29 à 37 ans (et pour les hommes âgés de 29 à 45 ans). […] Dans une brochure d’information, l’Agence de la biomédecine précise : « L’objectif de l’autoconservation des gamètes est de les avoir à disposition si, plus tard, un projet d’enfant devait nécessiter une AMP (assistance médicale à la procréation).» Seulement voilà, un an après, peu de femmes y ont encore accès.
D’après l’établissement public, les demandes sont en hausse. « Près de 550 conservations d’ovocytes et près de 35 conservations de spermatozoïdes ont été réalisées au 1er semestre 2022. Parmi les près de 5 000 femmes qui ont fait une demande d’autoconservation, environ la moitié ont commencé le parcours », indique l’agence. […]
Et comme c’est un parcours du combattant, qu’il n’y a pas assez de centres agréés, on va bien voir émerger la revendication de prélever systématiquement les ovocytes des adolescentes “pour leur bien”.
Quelques vérités sur Zelensky et les médias
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Que disait la presse Mainstream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril de Benoit Vitkine, celui de La Croix du 28 mars d’Olivier Tallès après le premier tour et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant la corruption, l’ukrainisation, la guerre dans le Donbass, la faillite du régime et la misère des Ukrainiens, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle. Leur relecture confirme notre totale incompréhension du soutien des démocraties occidentales au régime de Zelensky. Et comme le titrait le Monde : « le pays fait un saut dans l’inconnu » ? En effet.
Les trois références :
1. Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu (lemonde.fr)
2. En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne (la-croix.com)
3. Ukraine : ce que l’on sait du programme du nouveau président Volodymyr Zelensky (francetvinfo.fr)
I / Le défi de la corruption généralisée
Il est maintenant interdit de rappeler que l’Ukraine est un pays victime de la corruption et d’une oligarchie mafieuse. Pourtant que disaient ces journaux lors de l’élection d’avril 2019 ?
« Les Ukrainiens ont préféré, en élisant un parfait inconnu, faire un saut dans le vide plutôt que de poursuivre leur route avec une classe politique décrédibilisée par des années de prévarication. » (Le Monde)
Benoit Vitkine poursuit :
« Il est assez facile de comprendre contre quoi les Ukrainiens ont voté : corruption, guerre, pauvreté, ces maux associés à l’ère Porochenko. » (Le Monde) Le journaliste est encore plus explicite dans ses formulations : « Les Ukrainiens ont estimé que nul n’était mieux placé pour démanteler le système politico-mafieux ukrainien que l’un de ses enfants, l’oligarque Petro Porochenko ; cinq ans plus tard, alors que leur pays est déchiré, ils misent sur un outsider investi d’une mission de salubrité publique. » (Le Monde)
Zelenski a bien été élu pour lutter contre la lèpre de la corruption. B. Vitkine le dit très bien :
« De fait, la tâche qui attend Volodymyr Zelensky est gigantesque. « Casser le système », comme l’a promis le candidat. » (Le Monde). Et le parallèle que le journaliste fait avec les USA est troublant :
« « S’il se décide vraiment à agir, Zelensky va se retrouver face à l’Etat profond ukrainien, qui est bien plus puissant que l’Etat profond américain qui lutte face à Trump », prévient Iouri Romanenko, de l’Institut du futur, une structure qui a conseillé le candidat. » (Le Monde)
A peine l’élection enregistrée, c’est France Info qui apprend que la situation est compliquée dans un pays à la corruption endémique :
« Si Pierre Lorrain estime que Volodymyr Zelensky a un programme inexistant, il souligne qu’il a “un plan qui s’articule en deux points”. Selon lui, le premier concerne la lutte contre la corruption. “Et là, son plan est bien établi, insiste-t-il. Il y a une vingtaine de points très précis qui font que si on l’applique, l’Ukraine peut sortir de la spirale de la corruption.” Volodymyr Zelensky doit, en effet, une large partie de sa victoire à l’échec du gouvernement précédent à lutter contre la corruption, un fléau qui éclabousse une partie des élites du pays. En octobre 2018, dans son rapport sur la compétitivité mondiale (en anglais), le World Economic Forum a publié son indice de corruption annuel. L’Ukraine y figure parmi les pays les plus corrompus au monde ex-aequo avec l’Iran, la Sierra Leone et la Gambie. » (France Info)
Preuve donc, que l’oligarchie mafieuse ukrainienne n’est pas une fiction de complotiste ou de correspondants de Poutine à l’étranger. Etrangeté donc, de constater que depuis février 2022, nos oligarchies occidentales ont balayé ce constat. Pourtant, le peuple ukrainien a voté pour un « libérateur » de cette corruption de l’Etat. Depuis, rien n’a été entrepris en ce sens, bien au contraire. Zelensky a trahi ses électeurs, il a poursuivi dans la voie de ses prédécesseurs.
Mais pire encore, des milliards sont affectés à l’Ukraine en dehors de tout contrôle effectif de leur destination et de leur usage. Des armes sont transmises là encore sans contrôle effectif. Comment l’Union Européenne, la France ou les USA peuvent-ils apporter un tel soutien à un régime défaillant alors que nous subordonnons notre aide en Roumanie ou en Bulgarie à des mesures de lutte contre la corruption ?
II / L’abandon de l’Ukrainisation
Alors que ces mêmes médias nient maintenant le nationalisme ukrainien et ses provocations à l’encontre des populations de culture et de langue russes, Benoit Vitkine affirmait bien dans Le Monde :
« C’est d’ailleurs dans ce domaine que Volodymyr Zelensky s’est montré le plus précis, en disant sa volonté de cesser l’« ukrainisation » linguistique et culturelle menée par M. Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population, de « réintégrer » les populations du Donbass, par exemple en versant leurs pensions aux retraités des territoires de l’Est sous le contrôle des séparatistes prorusses. » (Le Monde)
La promesse sur laquelle il fut élu : cesser ce nationalisme linguistique qui existait bel et bien. Le lecteur notera qu’on punissait bien les russophones en les privant de leurs droits dont celui à leur pension de retraite. Pour un Etat de droit, la mesure est étonnante !
Sa campagne relatée par O. Tallès de La Croix dans son article d’entre deux tours montre bien que les décisions prises en 2014 ont brisé l’unité de l’Ukraine en exacerbant des tensions ethniques et linguistiques. Même La Croix parle bien à cette époque de tension ethnique (CQFD). Et Zelensky apparaît comme le pacificateur :
« Dans les villes de l’Est et du Sud, Vladimir Zelensky est en passe de détrôner les candidats traditionnellement pro-russes, issus du parti des régions de l’ancien président en fuite Viktor Yanoukovitch. L’humoriste rassemble aussi à l’ouest et au centre, gommant les clivages linguistiques et ethniques habituels du pays. » (La Croix)
France Info constate aussi la réalité nationaliste depuis 2014, et la radio souligne la position du nouveau président désireux de réunir les Ukrainiens par-delà ces rivalités artificielles et dangereuses :
« Le président sortant avait imposé un agenda nationaliste. A l’inverse, Volodymyr Zelensky veut “cesser l’’ukrainisation’ linguistique et culturelle menée par Petro Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population” et “‘réintégrer’ les populations du Donbass” majoritairement russophones, rapporte Le Monde. » (France Info), la radio faisant référence à l’article du Monde que nous utilisons aujourd’hui.
L’ukrainisation n’est donc pas un fantasme de serviteur de la cause russe. C’est une réalité vécue par les populations, avec son cortège d’humiliations, d’agressions et de combats menés à l’intérieure des frontières, entre ukrainiens. La trahison est là encore immense. Le peuple a été trompé par le comédien.
Comment l’Occident compte-t-il sortir de la guerre, même dans l’hypothèse d’une victoire ukrainienne ? Comment seront traitées les populations russophones ? Nous disposons déjà de témoignages d’exactions, de meurtres, de tortures. La reprise de ces territoires ne s’accompagnera-t-elle pas d’une chasse ethnique ? L’Occident aveuglé par son projet de déstabilisation otanesque de la Russie semble prêt à sacrifier des populations, comme en Afrique. Un ethnocide de plus à notre actif, voilà tout.
III / La promesse de la paix
Comme le rappelle B. Vitkine, Zelensky se distinguait de ses adversaires politiques du fait de sa promesse de mettre un terme à la guerre du Donbass.
« Volodymyr Zelensky a aussi décomplexé les Ukrainiens en reprenant à son compte leur ras-le-bol de la guerre. » (Le Monde)
Il poursuit en ce sens :
« Il a dit son intention de « relancer » le processus de paix avec la Russie, dans le cadre des accords de Minsk, qui impliquent la France et l’Allemagne. » (Le Monde)
A ce sujet, Olivier Tallès de La Croix confirme bien l’analyse de la situation depuis 2014. La guerre est là, entre ukrainiens, faisant des morts inutiles. Or, le journaliste montre bien que la guerre intérieure était bien-là, et que les électeurs voulaient en sortir en votant pour l’homme qui promettait la paix en Ukraine :
« Valentina découpe sans trembler le lait caillé. La babouchka consent du bout des lèvres à parler de son quotidien haché par le fracas des tirs des soldats ukrainiens et des rebelles séparatistes. La ligne de front est à une poignée de kilomètres de son épicerie, à l’entrée du village de Gnutova. En parlant de l’élection présidentielle, son regard s’anime enfin. Volodymyr Zelensky est la surprise qu’elle n’attendait plus. Son candidat « saura négocier la paix », assure-t-elle. Il virera « la clique qui a détruit le pays ». L’idée la fait sourire d’avance, comme une bonne blague. » (La Croix)
Et cette situation conflictuelle, O. Tallès la mentionne aussi, avec ce couple qui espère :
« Ruslan Shvachko et son épouse Elena, un couple de trentenaires que la guerre a contraint à abandonner leur maison. Ils sont néophytes en politique et se disent séduits par l’image de self-made-man du comédien, devenu célèbre avec son personnage de professeur d’histoire qui se retrouve élu à son insu président de l’Ukraine. » (La Croix)
De même, au soir de son élection, les commentateurs de France Info sont explicites sur la motivation pacifique du nouveau président Zelensky :
« Le second point saillant du plan de Volodymyr Zelensky vise à faire la paix avec Moscou pour reprendre le contrôle sur le bassin houiller et industriel du Donbass et sur une partie de sa frontière avec la Russie. “Il a les moyens parce qu’il a une position pragmatique. Il dit ‘la Russie est notre ennemi mais pour finir une guerre, il faut négocier avec l’ennemi donc engageons des négociations’”, commente Pierre Lorrain. De fait, lors de sa première conférence de presse après sa victoire, Volodymyr Zelensky a dit souhaiter “relancer” le processus de paix de Minsk et “arriver à un cessez-le-feu”, en référence aux accords signés en février 2015 dans la capitale biélorusse sous l’égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin. Pendant sa campagne, il a évoqué l’idée d’associer les Etats-Unis ou le Royaume-Uni au processus de paix. “Le plus important est de cesser le feu”, a-t-il martelé. » (France Info)
Par quel miracle donc, cette promesse de paix, cet engagement pris devant le peuple ukrainien qui aspirait à la paix a-t-il été trahi ? Qui a interféré ? Qui a fait basculer Zelensky dans une logique belliqueuse acharnée qui contredit point par point son engagement électoral le plus clair ? Ceux qui écoutent la démocratie ne peuvent donc souscrire à la logique de guerre qui lui a été visiblement imposée d’ailleurs, en contradiction totale avec le vœu des électeurs ukrainiens. Comme nous tous, les Ukrainiens voulaient la paix avec leurs frères et une réconciliation nationale.
Cette dérive nous concerne aussi. Aucun peuple n’a donné mandat pour la guerre, ni en Ukraine, ni en Europe, ni aux USA. Pourtant, quelques oligarchies agissent contre nous tous. Il est peut-être urgent d’initier des grands mouvements populaires d’affirmation de notre préférence pour la coopération internationale et la paix entre les nations. Ces « élites » semblent vouloir s’enrichir par la guerre et la destruction, capitalisme dévoyé oblige.
IV / Le piège des oligarques
Et comment se libérer d’une oligarchie omnipotente ? C’est bien le piège d’une démocratie largement factice où les candidats sont interchangeables, car aucun ne peut affronter réellement cette gangrène qui mine la société ukrainienne. B. Vitkine doute de la capacité de Zelensky à mener ses réformes promises aux populations et qui lui valurent 73 % des voix. Il explique à ce sujet :
« Preuve en est, les accusations faisant de lui une marionnette de l’oligarque Ihor Kolomoïski lui ont glissé dessus, malgré des enquêtes sérieuses sur l’influence prêtée au milliardaire. Celui-ci est l’un des plus grands perdants de l’ère Porochenko, durant laquelle sa Privatbank a notamment été nationalisée, et plusieurs de ses hommes gravitent dans l’entourage du président élu. » (Le Monde)
Le journaliste du Monde témoigne de la potentielle violence des oligarques qui n’accepteront pas de perdre de leurs avantages :
« Mais il faudra aussi compter sur l’opposition de ceux qui ont à perdre d’un changement « Il y aura des résistances énormes, admet également Oleksandr Danyliouk, un ancien ministre des finances et le plus expérimenté des réformateurs à avoir rejoint le jeune candidat. » (Le Monde)
Et sans aucune naïveté, B. Vitkine indique que Zelensky est lui aussi lié à certains de ces oligarques qui règnent sans partage sur l’Ukraine :
« Mais plus encore la question de son entourage interroge. A ses côtés, des réformateurs bon teint comme M. Danyliouk cohabitent avec d’autres cercles moins recommandables issus notamment des équipes de l’oligarque Kolomoïski, à qui le candidat a rendu visite à plusieurs reprises durant la campagne. » (Le Monde)
Le piège des oligarques est bien décrit. La démocratie est défaillante parce que les promesses ne seront pas tenues. Elles ne sont pas tenables, sans un bouleversement politique beaucoup plus radical. « Casser le système » disait le candidat en campagne !
En conclusion, il est inouï de constater que ces mêmes médias ont changé totalement leur narratif de la situation en Ukraine : sous l’influence de qui ? Pour quelles raisons ? Dans quels buts ? Ces rédactions savent comme nous ce qu’il en est des faits. Pourtant, plus rien sur ce pouvoir mafieux, plus rien sur le nationalisme destructeur, plus rien sur les promesses du candidat, plus rien sur le redressement économique et sur la paix. Cette inversion s’explique-t-elle ? Oui. Elle a une seule et unique origine possible, l’intrusion massive d’institutions subversives étatiques totalement hostiles à la paix et au développement de l’Ukraine. L’enjeu est ailleurs.
Et les pauvres électeurs ont été trahi comme cette jeune femme dont O. Tallès reprend les propos, la pauvre :
« « Son inexpérience ? Je n’en ai pas peur, il ne peut faire pire que ses prédécesseurs », lance Alina Lissenko, 29 ans. La jeune femme aux ongles interminables tient la permanence électorale à Marioupol » (La Croix)
Certains évoquaient alors l’ultime espoir offert par le comédien, disant ce que le peuple voulait entendre, croyant peut-être illusoirement pouvoir agir en ce sens. Mais le système est plus fort que le peuple, il est plus fort que ce jeune président qui va se retourner pour défendre tout ce qu’il a dénoncé. Voilà le destin tragique d’une Ukraine promise à la destruction pour des enjeux qui en font l’instrument d’une puissance visant l’affaiblissement d’une autre. Je persiste dans ce diagnostic que nous sommes outrageusement manipulés nous aussi par des oligarchies qui n’ont que faire des populations, en Ukraine et ailleurs.
Les pièges sont terrifiants : fabriquer des ennemis, entretenir et faire monter la haine, promouvoir la guerre, installer la violence et la ruine pour mieux asservir des populations tétanisées, déplacées, déboussolées, et comme nous venons de le montrer, dominer et enrégimenter les médias.
Hommage aux soldats musulmans morts pour la France : la passe de trois, le recteur Hafiz et les hadiths « nawawi »

Cela ne peut pas être le séparatisme puisque celui-ci est sévèrement et efficacement interdit dans la France macronienne comme si bien démontré avec les aventures de l’imam Iquioussen. Ca ne peut pas être du clientélisme car, d’une façon générale, les intentions de M.Macron sont toujours pures, sans l’ombre d’un début de perversité et toujours au bénéfice du bien commun. Même si on sait que la Grande mosquée de Paris a appelé à voter pour lui aux présidentielles en 2022. Ca ne peut être la rage car son chien est sûrement vacciné, peut-être même contre le covid car il faut bien aider Ursula à liquider les stocks. Donc, on ne voit plus qu’une solution, c’est l’amour : M.Macron aime l’islam et les soldats musulmans.
Sinon, comment comprendre qu’à l’occasion du centième anniversaire de la pose de la première pierre de la Grande mosquée de Paris, érigée en l’honneur des soldats musulmans morts pour la France lors de la Première guerre mondiale, le Président de la république saute sur l’occasion pour prononcer un nouvel hommage aux soldats musulmans morts pour la France, se livre à une réconfortante envolée lyrique sur l’islam (« Islam ouvert aux autres religions, pleinement inscrit dans la République ») et décore dans la foulée M. Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris depuis 2020, des insignes d’officier de la Légion d’honneur ?
Nouvel hommage disions-nous ? Eh bien oui, car on se rappelle que M. Castaner, alors ministre de l’intérieur de M. Macron, avait prononcé un premier hommage à ces mêmes soldats le 7 novembre 2019, c’était déjà à la Grande mosquée de Paris. Et rebelote même pas un an après (mais le ministre de l’intérieur avait changé, alors ça valait la peine), M. Darmanin, ministre proche de M.Macron, rend hommage aux combattants musulmans morts pour la France le 29 juillet 2020.
L’occasion d’ailleurs peut-être de rappeler que c’est à la faveur d’un détournement de la loi de 1905 via la création d’une association de type 1901, la Société des Habbous des Lieux saints de l’islam (et non pas une association cultuelle de type 1905) qu’il a été possible à l’Etat d’apporter des fonds publics pour la construction d’un institut musulman à Paris. Le 16 novembre 1920, à l’Assemblée nationale, M.Edouard Herriot, alors député du Rhône, déclare :
« nous ne subventionnons aucun culte ; nous ne vous avons pas demandé de subvention pour une mosquée; pour éviter cette faute contre la loi, nous avons subventionné la société des Habbous.
Il est interrompu.
Paul Gay : — Pas d’hypocrisie ! (Mouvements divers).
Herriot : — Je ne vous réponds plus.
Le Président (à Paul Gay) : — Veuillez ne pas employer de mots de ce genre. M. Herriot s’exprime toujours avec une parfaite loyauté.
Herriot : — J’aurais répondu en détail à une question, je refuse de répondre à une grossièreté.
On remarquera incidemment que cette « parfaite loyauté » n’est que la préfiguration, finalement, du contournement incessant utilisé depuis pour le financement de tant de mosquées construites sous le vocable de « centre culturel » et qui ont pu ainsi émarger à des budgets publics.
C’est donc au tour de M.Macron de prendre la parole pour une sorte d’apothéose. On retrouve d’abord bien sûr le lyrisme macronien précocement travaillé en atelier-théâtre :
« La capitale offrit à la mosquée une place en son cœur, sur cette colline du Quartier latin que l’histoire a consacrée comme, Madame le maire, celle où souffle l’esprit, dans ce triangle d’or tracé par les arènes gallo-romaines, le Muséum d’histoire naturelle et le Panthéon, triade antique, scientifique et républicaine. Des artisans venus de Fès l’ont parée de pavements et de mosaïques, lui donnant ses couleurs de « perle, de rubis et de topaze » que le Coran prête au jardin d’Éden. A l’ombre de son patio andalou et de son minaret tunisien, entre les tapis persans tissés d’or et les plafonds de cèdre du Liban, c’est toute la palette des arts de l’islam qui se déploie. On y lit la diversité de la communauté musulmane de France, la plus nombreuse du monde occidental, riche de ses origines variées, de ses aspirations multiples, de ses façons de croire singulières ».
Ce que M. Hafiz appelle, dans un entretien donné à Ouest-France en l’honneur de cette journée : « Cette mosquée est devenue le cœur palpitant du quartier ». Ce que Charles Maurras entrevoyait ainsi au moment de l’inauguration de la mosquée :
« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve être aussi la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’islam, et je ne crois pas que l’on puisse en douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir ».
Du lyrisme, M.Macron passe à l’hyperbole :
« Il n’y a pas que les musulmans qui fréquentent la Grande Mosquée de Paris. Tant de Français la connaissent et l’aiment pour être venus admirer son architecture et pour des lieux qui, en quelque sorte, ont épousé l’imaginaire français… Si la bataille de la Marne fut remportée au plus critique de la guerre, c’est grâce à l’apport décisif de ces soldats glorieux ».
Et tout n’est que luxe, calme et volupté entre cette « Grande Mosquée de Paris [qui] incarne l’harmonie des hommes et des religions quand ils acceptent que la foi des uns ne doit pas contraindre celle des autres, que la liberté de croire des uns ne doit pas renier la liberté de ne pas croire des autres », la République et une laïcité décidément enchantée
(« Il est du rôle des religions de nous rappeler leur importance au cœur de nos quotidiens, qui se laisse trop facilement aller au seul souci de l’efficacité, au détriment de celui de la fragilité, à l’individualisme au détriment de la solidarité aussi. Et la Grande Mosquée en montre l’exemple… Ce monument religieux est également un monument civique. Les prières que son minaret fait monter vers le ciel d’Ile-de-France, des prières aux hommes [sic !] et à chaque fois, l’imploration de ne pas céder aux rejets ni aux anathèmes »).
Dans le cadre de cette légère ivresse, comme d’habitude, M.Macron se fait islamologue chatoyant :
« La Grande Mosquée de Paris porte la possibilité non pas simplement d’un Islam en France, fidèle aux valeurs de la République, mais aussi d’un Islam avec la France qui les soutient, et même d’un Islam de France qui les fait grandir en son sein. Veillant tout particulièrement à la plus haute de ce que Victor HUGO appelait les trois marches du perron suprême, la Fraternité ».
On dirait un gamin auquel on aurait donné une boîte de Lego et qui s’amuse avec ses composants.
Il y a aussi les composants CFCM et Forif, et puis la Charte des principes pour l’islam de France ; et M.Macron de s’extasier encore :
« Vous avez porté, co-signé, la Charte des principes pour l’Islam de France, que vous m’avez présenté en janvier 2021 et qui y consacre, vous citez les mots du Coran, l’égale dignité « de tous les enfants d’Adam » ».
C’est magnifique ! Et puis n’oublions pas cet institut français d’islamologie, créé par l’Etat en février 2022 pour
« faire connaître, étudier, faire respecter, mieux comprendre, votre religion grâce à nos historiens, nos penseurs, nos chercheurs, nos artistes. L’Institut français d’Islamologie, que nous avons créé en février, dernier contribuera à revivifier ce domaine où la France a excellé, mais qui manquait ces dernières années d’un pôle d’excellence universitaire ».
Et on arrive à la conclusion évidente :
« Le manifeste que vous [M.Hafiz] avez publié, 20 ans après les attentats du 11 septembre 2001, contre le terrorisme islamiste, contredit, point par point, les interprétations violentes du Coran, montrant que la volonté de destruction et de terreur est étrangère à l’ADN même de la religion musulmane ».
Islamologue chatoyant on vous dit.
Un mot revient souvent dans le discours présidentiel : celui de « courage », sept fois. Il y a bien sûr en premier lieu le courage des soldats morts pour la France. Le mot était d’ailleurs employé par Charles de Foucauld dans une citation rappelée récemment par le Salon beige, Charles de Foucauld, à la même question :
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? répondait : « Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France. »
On admettra aisément que Charles de Foucauld, en terme d’islamologie, devait être un nain comparé à M.Macron.
Mais le mot courage est employé par M.Macron également à propos tant du recteur de Lyon M.Kabtane (« Et à l’heure où la laïcité est battue en brèche, notamment dans nos écoles, je veux aussi saluer le courage de tous ceux qui, à l’exemple des mosquées du Rhône et par l’intermédiaire du recteur KABTANE, vous-même aussi, Monsieur le recteur, ont dénoncé ces derniers, je cite « les comportements provocateurs et irresponsables d’une frange minoritaire de la jeunesse » ») que du recteur Hafiz (« Monsieur le recteur, cher Chems-Eddine HAFIZ, pour ce travail de pensée, d’ouverture, de dialogue, et pour le courage qui est le vôtre… »). On suppose qu’il y a là quelque référence aux événements actuels concernant le port de tenues dites islamiques dans les établissements scolaires. Mais si l’islam est bien une religion de paix et de tolérance, où peut être le courage dans le fait de dénoncer les comportements provocateurs d’une frange minoritaire de la jeunesse, ou d’assurer la fonction de recteur de la Grande mosquée de Paris ?
A la suite de cette visite, M.Jean-Frédéric Poisson a publié le 27 octobre dans Valeurs actuelles un article intitulé : “À la Grande mosquée de Paris, nouvelles compromissions entre la macronie et l’islam conquérant”. M.Poisson pose ainsi la question de fond :
« Ainsi l’a-t-on d’abord entendu affirmer que nier la « compatibilité entre la France et l’islam, c’est apporter de l’eau au moulin du séparatisme ». Comme on pouvait l’attendre d’un discours de soumission, Emmanuel Macron évite de poser la question correctement : n’est-ce pas justement parce que l’on ne s’interroge pas sur la compatibilité entre la France et l’islam que le séparatisme prospère ? ».
Et il relève ensuite quelques indécences :
- A propos du « courage » des mosquées du Rhône et de M.Kabtane :
« c’est justement le conseil des Mosquées du Rhône (CMR) ainsi que le Conseil Théologique des Imams du Rhône (CTIR) qui ont soutenu l’islamiste marocain Hassan Iquioussen et condamné son expulsion en août dernier. C’est également le fameux recteur Kabtane précité qui, avec Tariq Ramadan et d’autres imams de l’UOIF, a signé une pétition pour s’opposer à l’expulsion de Mohammed Hammami. Pourtant, celui-ci, président de Foi et Pratique, était imam à la mosquée Omar de Paris (mosquée Tabligh fondamentaliste). Il a d’ailleurs été expulsé du territoire français pour avoir « valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes ». Le même recteur Kabtane volait au secours de Tariq Ramadan lors de ses démêlées judiciaires, en publiant un communiqué de presse de soutien avec Azzedine Gaci, recteur à Villeurbanne et longtemps membre des Frères de l’UOIF».
- Il relève l’indécence à expliquer que « nous devons tendre la main à beaucoup d’enfants de notre pays qui se sentent parfois abandonnés et qui peuvent développer vis-à-vis de la République un ressentiment où prospère une haine illégitime » alors même que M.Macron lui-même, ses gouvernements et ses ministres
« ne cessent d’attiser la repentance et de donner en particulier du crédit aux revendications mémorielles du gouvernement algérien en échange de leur gaz. C’est ce qui a été fait par le Président de la République lui-même, lorsqu’il s’est rendu en Algérie le 17 octobre dernier et qu’il a évoqué des « crimes inexcusables pour la République »à propos de la répression d’une manifestation d’indépendantistes algériens le 17 octobre 1961 ».
- Enfin, à propos de l’hommage rendu au recteur Hafiz, il rappelle tout à la fois « que ce recteur qui reçoit les amabilités de notre président de la République avait rendu une visite amicale à l’école de charia des Frères musulmans de Château-Chinon en novembre 2021, pour parler formation des imams » et que « le 23 octobre de la même année, il célébrait dans son institution parisienne un concours de mémorisation de hadiths».
Un « concours de mémorisation » ? Voilà qui est bien intéressant parce que ce concours a été également rappelé dans un tweet de M. Aurélien Marq qui nous avait aussi alerté :

Cela mérite quelques développements.
Tout d’abord, l’information est véridique : voilà l’information originelle publiée sur le compte Twitter de la Grande mosquée de Paris, où l’on reconnait M.Hafiz :

De quoi s’agit-il ? D’un concours de mémorisation des hadiths « nawawi ». Du nom de l’imam al-Nawawi, ayant vécu au 13èmesiècle essentiellement à Damas, connu à la fois pour sa piété et sa connaissance des fondements de la loi sacrée islamique, qu’il a ramassés en particulier dans ses hadiths (cités au nombre de 40 mais, dans la version que nous avons lue, il y en avait 42). Ils sont courts, d’où l’intérêt sans doute de les faire apprendre par cœur aux petits musulmans.
Quatre de ces hadiths ont particulièrement retenu notre attention dans ce contexte :
- Le hadith 8 « Le caractère sacré du musulman» : « L’Envoyé de Dieu a dit : « il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent l’aumône. S’ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu’ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l’Islam, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies) ». C’est sans doute dans ce hadith (qui, par son titre, semble dénier tout caractère sacré à toute personne autre que musulmane) que M.Macron a puisé son ode à la fraternité musulmane.
- Le hadith 14 est lui aussi un peu dans la même veine (si l’on ose dire). Il s’intitule délicatement « L’inviolabilité du sang du musulman» (où il faut peut-être aussi comprendre que, pour les non-musulmans, le sang n’est peut-être pas si inviolable que ça). Le texte du hadith : « Il n’est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s’il s’agit d’un des trois coupables que voici : le marié qui commet l’adultère, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l’apostat qui se sépare de la communauté musulmane ». La condamnation de l’apostat serait-elle devenue une valeur de la République macronienne (cette « liberté de ne pas croire des autres ») ? L’ensemble du hadith rappelle parfaitement la structure du verset 32 de la sourate 5 du coran !
- Le hadith 5 appelé « La nullité des innovations». Texte : « Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallah Aïcha, l’Envoyé de Dieu a dit : « Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n’en provient pas, celui-là est à repousser » ». On aimerait avoir quelques éclaircissements au regard de cet islam en France, qui deviendrait un islam avec la Francepour s’épanouir dans un islam de France innovant ? Et quand, à Ouest-France, M.Hafiz oppose son islam ouvert et fraternel à un islam obscur et fermé, que faut-il penser de l’innovation et de sa validité au regard des hadiths que lui-même fait étudier ?
- Enfin, le hadith 17 « La généralité du bel-agir» : « Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs, l’Envoyé de Dieu a dit : « Allan a prescrit le bel-agir dans toute chose. Quand vous tuez, faites-le de façon parfaite. Quand vous égorgez une bête, faites-le de la manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez à la victime le temps suffisant pour mourir ». Où l’on comprend que parler du bel-agir semble renvoyer ipso facto au fait de tuer. Symptomatique ? Serait-ce toute la grande fraternité musulmane et son caractère paisible qui ressortent dans cette association d’idée ?
Au demeurant, toutes ces ambiguïtés sont parfaitement résumées dans une phrase extraite d’un entretien accordé par M.Hafiz à la revue Décideurs Magazine en mars 2022 :

M.Hafiz est interrogé sur la façon de contrer les discours radicaux (mettant carrément sur le même plan ceux des musulmans radicaux voire terroristes et M.Zemmour qui les dénonce, « Éric Zemmour et les islamistes sont les deux faces d’une même pièce et se renforcent mutuellement »). La solution de M.Hafiz pour contrer ces discours radicaux est donc :
« En revenant aux fondamentaux des préceptes coraniques et en affirmant que tous les versets et les hadiths parlent de paix, de bienveillance, d’égalité, de vivre ensemble et d’humilité ».
Reprenons notre souffle et relisons tranquillement tellement c’est énorme :
« tous les versets [du Coran donc] et les hadiths parlent de paix, de bienveillance, d’égalité, de vivre ensemble et d’humilité » !
Au-delà des hadiths déjà cités supra qui nous ont déjà enchantés par leur bienveillance et leur sens de l’égalité, nous proposons simplement à nos aimables lecteurs de se reporter à un article précédemment paru dans le Salon beige et intitulé « L’islam, religion de paix et d’amour ? Eléments de décryptage des citations coraniques à l’usage de ceux qui refusent la propagande » pour comprendre le mensonge tranquille du nouvel officier dans l’ordre de la Légion d’honneur (distinction française).
Nous terminerons en relevant que, la Grande mosquée de Paris ayant été inaugurée le 14 juillet 1926, le 14 juillet 2026 devrait être, si M.Macron est encore président de la république, une excellente occasion pour lui d’encore verbigérer et, disons au hasard, exalter la mémoire des soldats musulmans morts pour la France.
Les fleuves de sang d’Enoch Powell
Dans Face à l’info hier soir sur CNews, Mathieu Bock-Côté revient sur les propos de la Ministre de l’intérieur britannique en citant le célèbre discours sur les fleuves de sang d’Enoch Powell :
Une certaine forme de temps de catacombes
Extrait d’un récent entretien de Mgr Athanasius Schneider avec John-Henry Westen de LifeSiteNews, traduit par Jeanne Smits :
L’Église traverse actuellement des temps difficiles, des temps spirituellement difficiles. Vous avez souvent fait allusion à l’Église clandestine, et au fait qu’il faudrait peut-être entrer dans la clandestinité. Je sais que vous avez vous-même vécu cela quand vous étiez enfant. Pour cette raison, mais aussi en raison de votre position actuelle dans l’Église, il serait à mon avis très fructueux pour les fidèles d’entendre de votre bouche comment cela fonctionne en pratique. En Chine, par exemple, l’Église vit dans la clandestinité depuis longtemps, et encore aujourd’hui. Nous nous trouvons dans une situation un peu analogue. En Chine, des évêques infidèles font la promotion du communisme au mépris de la vérité du Christ. Mais il demeure des évêques nommés et approuvés par le pape François, et les prêtres doivent donc exister sous leur autorité, tout comme les fidèles, ce qui les place dans une situation de clandestinité. En Occident, nous n’avons pas vraiment fait cette expérience. Mais il semble que nous y arrivions désormais, car nous avons des évêques infidèles qui ont pourtant été nommés par le pape François. Et ainsi, les prêtres et les fidèles doivent en quelque sorte vivre dans cette situation. Vous avez indiqué qu’il s’agit peut-être d’un temps où il faut vivre de manière clandestine. À quoi cela ressemble-t-il en pratique ? Comment y arriver ? Comment les prêtres et les fidèles peuvent-ils savoir à quel moment ils doivent se mettre à pratiquer de manière clandestine ? Et comment cela fonctionne-t-il ?
Un exemple de ce type de situation, tant pour les fidèles que pour les prêtres – d’être en quelque sorte persécutés et marginalisés par ceux qui occupent les postes de haut rang dans l’Église, par les évêques – est celle que nous avons connue au quatrième siècle, avec l’arianisme. À cette époque, les évêques valides, les évêques licites, en tout cas la majorité d’entre eux, persécutaient les vrais catholiques qui gardaient la tradition de la foi en la divinité de Jésus-Christ, Fils de Dieu. Telle était la question de vie et de mort, de la vérité, de la tradition de la foi. Et donc ceux-ci étaient chassés des églises, ils étaient obligés de descendre aux « racines », aux messes en plein air.
D’une certaine manière, nous pouvons nous aussi nous trouver face à de telles situations. Et c’est déjà arrivé, surtout après Traditionis custodes. Il y a des endroits où les gens sont littéralement chassés des églises paroissiales où ils avaient eu, pendant plusieurs années, la messe traditionnelle en latin approuvée par le pape Benoît XVI et par les évêques locaux. Aujourd’hui, dans le nouveau contexte de Traditionis custodes, certains évêques – je le répète – expulsent littéralement des églises, des églises paroissiales, les meilleurs fidèles, les meilleurs prêtres : ils les expulsent de l’église paroissiale qu’on appelle l’église mère. Et ces fidèles sont donc obligés de chercher de nouveaux lieux de culte, des gymnases, des écoles ou des salles de réunion, etc.
C’est une situation qui s’apparente à une certaine forme de temps de catacombes. Ce ne sont pas littéralement des catacombes, car ils peuvent encore célébrer publiquement, mais on peut comparer cela au temps des catacombes parce qu’ils ne peuvent pas utiliser les structures et bâtiments officiels de l’Église.
Cependant, chaque situation de persécution de l’histoire de l’Église a apporté de nombreuses bénédictions et a renforcé davantage la foi des personnes persécutées. Celles-ci n’ont pas seulement fortifié leur propre foi, en étant expulsées et en cherchant d’autres lieux, mais leur fidélité a renforcé l’Église entière. Et cela est important : grâce à la fidélité de ces fidèles, cette injustice et ce traitement injuste de ces catholiques en notre temps par le Vatican, par les ordres du Pape François, et par les évêques – certains d’entre eux, malheureusement, ont dû simplement exécuter les ordres qui venaient du nonce ou du Vatican de fermer les églises et de mettre fin à des messes, des messes traditionnelles –produisent vraiment beaucoup de fruits pour l’Église tout entière.
Sébastien Chenu : “Je suis un militant du mariage pour tous”
Les députés LFI sont en colère, suite au tri opéré dans les groupes d’études à l’Assemblée nationale par le député (RN) du Nord Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée chargé des groupes d’études. “Le souhait a été de les rationaliser” en portant leur nombre à 80, contre plus d’une centaine sous la précédente législature, a expliqué M. Chenu. Par conséquent, il a fallu faire des choix, et LFI n’a participé à aucune réunion pour ce travail.
Les groupes parlementaires sont constitués à la demande des députés, après agrément du Bureau de l’Assemblée nationale puis, sur décision du Bureau, les présidences de groupes d’études sont réparties entre les groupes politiques qui désignent ensuite leur président. Chaque député est libre d’appartenir à autant de groupes d’études qu’il le souhaite.
LFI accuse Sébastien Chenu de s’attaquer “aux droits des personnes en situation de handicap, des personnes LGBT, des migrants”, préférant “favoriser des groupes sur la thématique de l’industrie du luxe ou de la chasse”.
Sébastien Chenu a répondu être prêt à compléter l’intitulé du groupe dédié à la question des discriminations, pour ajouter celles concernant les personnes LGBT.
“Je suis un militant du mariage pour tous”.
Prier pour les défunts
Dans la religion catholique, les fidèles sont invités à prier pour les personnes décédées. C’est vrai à tout moment de l’année mais il existe un jour qui leur est particulièrement dédié : la commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre, le lendemain de la fête de la Toussaint.
Les âmes des croyants, vivants et morts, forment un même corps par la communion des saints. Nous pouvons donc prier pour eux mais également nous recommander à leurs prières. Notre foi nous appelle à l’espérance de la vie éternelle ; ainsi la mort ne brise pas la relation mais est un passage.
Henry Scott Holland, dans un texte souvent lu aux enterrements, écrit :
“Le fil n’est pas coupé.Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vie ? Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. »
La prière nous permet de nourrir, dans le Christ, une relation spirituelle vivante, un lien d’âmes, avec nos proches partis avant nous ; « La prière est le lien des âmes ». (sainte Elisabeth de la Trinité)
Nous pouvons, par exemple, les confier à Dieu dans nos prières quotidiennes, nous recueillir sur leur tombe ou dans un endroit qui nous les rappelle, allumer une bougie pour eux dans une église et même offrir une messe à leur mémoire.
L’Eglise catholique encourage également le fait de prier pour les âmes du purgatoire ; ces âmes qui “continuent leur marche vers le Royaume de Dieu” comme disait saint Jean Chrysostome. Il ajoutait : “Continuons de leur venir en aide et de prier pour les morts, ne négligeons pas ce devoir.”
C’est ainsi que les catholiques prient pour les défunts à chaque messe, lors de la prière eucharistique, mais aussi quotidiennement à travers la liturgie des heures. La neuvaine de la miséricorde divine propose de réciter un chapelet de la miséricorde divine, le huitième jour, pour les âmes du purgatoire.
Alice Ollivier pour Hozana.org
Lutter contre le métagénisme pour défendre la loi naturelle
L’abbé Renaud de Sainte Marie, ordonné en 2006, titulaire d’un doctorat en philosophie, vient de publier un petit ouvrage de 90 pages sur l’idéologie du genre, qu’il renomme du néologisme “métagénisme“. D’une part pour sortir de l’anglais ‘gender‘, mais aussi parce que ce dernier terme laisse une imprécision :
[L]’utilisation du néologisme que nous produisons aujourd’hui, nouveau mot fondé sur la combinaison de deux racines grecques déjà très présentes dans la langue française. Méta en grec indique l’idée d’une transition, d’un dépassement, pas nécessairement dialectique, même si c’est le cas dans ce que nous désignons ; il s’agit pour les défenseurs de ces idées de bouleverser des stéréotypes, des structures conceptuelles et sociales. La pertinence de la racine –génisme apparaît par elle-même puisque geinos est l’équivalent du generis latin. Ce mot permet par ailleurs de ne pas arrêter la réflexion à la seule question du genre mais d’englober toutes les luttes de ce courante e pensée, comme les luttes indigénistes.
L’adoption de la loi Taubira était l’arbre qui cachait la forêt. Depuis lors, dans ces domaines qui touchent à la définition des sexes, à leur place dans la société, à la définition de la famille s’accumulent les bouleversements, certains diront les déconstructions. Ce processus n’est pas sans cohérence. Ce petit livre a dévoile l’arrière-fond philosophique du chaos général soutenu institutionnellement à grand renfort de lois et de propagande par les gouvernements successifs de notre pays et par les institutions internationales. Les premières victimes de cette offensive sont les plus jeunes générations, celles qui à l’école sont devenues les souris de laboratoire de théoriciens promouvant une égalité pas encore atteinte malgré cent cinquante ans de démocratie. On découvrira par ce livre pourquoi les luttes contre les discriminations sont devenues intersectionnelles.
