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Pour lutter contre les violences, interdiction de la vente d’alcool

Il y a eu tellement de débordements et de dégradations lors des derniers Halloween, que le préfet d’Ille et Vilaine à préféré interdire temporairement la vente d’alcool. Exemple avec cet arrêté préfectoral sur le rayon bâché d’un Carrefour marketing dans la région de Saint Malo.

Pas certain que cela soit suffisant. En effet, en France, en Autriche, en Allemagne, ce sont les mêmes débordements.

Déclaration du ministre de l’Intérieur : « Arrêtons l’invasion (…) arrêtons de faire croire qu’il s’agit de réfugiés en détresse.»

Il s’agit du ministre de l’Intérieur britannique, Suella Braverman, qui a affirmé que la côte sud de l’Angleterre faisait face à une “invasion” de migrants – un jour après qu’un centre de détention à Douvres ait été bombardé d’essence.

« Soyons clairs sur ce qui se passe réellement ici : le peuple britannique mérite de savoir quel parti est sérieux quant à l’arrêt de l’invasion sur notre côte sud et quel parti ne l’est pas.

« Quelque 40 000 personnes sont arrivées sur la côte sud cette année seulement. Beaucoup d’entre eux sont facilités par des gangs criminels, dont certains sont de véritables membres de gangs criminels.

« Alors arrêtons de prétendre qu’ils sont tous des réfugiés en détresse. Tout le pays sait que ce n’est pas vrai. Seuls les honorables députés d’en face prétendent le contraire.

« Il faut être franc avec le public. Le système est brisé. La migration illégale est hors de contrôle et trop de gens sont intéressés à jouer à des jeux de société politiques, dissimulant la vérité plutôt que de résoudre le problème.

Les enjeux des élections de mi-mandat aux États-Unis

De Guy Millière dans Les 4 vérités :

Les élections de mi-mandat américaines auront lieu le mardi 8  novembre, moins d’une semaine après la parution de cet article.

Les élections de mi-mandat aux États-Unis ont souvent une grande importance en ce qu’elles viennent infirmer ou confirmer le choix que les électeurs ont fait deux années auparavant.

Cette année, ces élections ont une importance absolument décisive, et elles se déroulent dans un contexte très particulier.

Il y a deux ans, en novem­bre  2020, les électeurs américains ont fait un choix, mais ce choix leur a été volé par une fraude massive que les grands médias du monde entier continuent à nier, alors que les preuves sont innombrables (je consacre un chapitre entier de mon livre « Après la démocratie ? » à les exposer, et je renvoie dans le livre à toutes les sources requises). Un homme a été placé au poste de président.

Toutes les tentatives pour remettre le droit et la Constitution des États-Unis se sont révélées vaines, et l’indignation de millions d’Américains s’est achevée par un piège qui a été tendu aux soutiens de Trump, et par une répression féroce.

Ceux qui gouvernent le pays depuis lui infligent des dommages très graves dans tous les domaines (économie, finance, sécurité, justice, immigration, institutions) et font tout leur possible pour rendre les dommages irréversibles.

Les élections de mi-mandat de 2022, si elles permettent aux républicains de l’emporter dans les deux chambres du Congrès (chambre des représentants et Sénat), donneront à ces derniers la possibilité de freiner l’action de destruction en cours, ce qui serait indispensable.

Elles conduiront, en ce cas, au lancement de la campagne présidentielle de 2024 qui, elle, donnera la possibilité, si elle conduit à la victoire de Donald Trump (qui sera le candidat républicain), comme c’est très probable, de réparer les dégâts et d’enclencher une action de redressement.

La victoire des républicains dans les deux chambres ressemble aujourd’hui à une certitude.

Sauf incident majeur de dernière minute, la seule possibilité pour les démocrates d’éviter une défaite profonde et cinglante sera le recours à la fraude.

Il ne fait aucun doute que des fraudes auront lieu mais, dès lors qu’il sera plus difficile de frauder qu’en 2020 (il y aura davantage de surveillance de la part des républicains, et frauder dans six grandes villes, comme en 2020, ne pourra pas être suffisant pour des élections législatives), la fraude ne devrait pas être suffisante pour arrêter ce qui devrait ressembler à un raz-de-marée électoral.

Discernant les enjeux, les démocrates sont à même, cela dit, de faire tout ce qui est imaginable pour éviter la défaite.

Il serait étonnant qu’ils n’accusent pas les républicains d’avoir empêché le vote de certaines personnes pour gagner et obtenir une victoire illégitime.

Il serait possible aussi que des émeutes aient lieu.

Depuis des semaines, alors que les élections n’ont pas encore eu lieu, les démocrates disent que les élections seront litigieuses et qu’une victoire républicaine serait un danger pour la démocratie américaine.

Il est difficile de penser qu’ils tiennent des propos de ce genre sans aucune arrière-pensée.

Ce que nombre de commentateurs politiques en France semblent oublier est que le parti démocrate aujourd’hui n’est plus du tout ce qu’il était sous Bill Clinton. C’est un parti entièrement remodelé par Barack Obama. C’est aujourd’hui un parti d’extrême gauche, ce qui explique l’ensemble des décisions délibérément désastreuses pri­ses par l’administration Biden depuis son arrivée au pouvoir.

L’extrême gauche n’a aucun respect pour la démocratie et le suffrage universel et, pour elle, la fin justifie les moyens.

Les démocrates sont prêts à tout pour garder le pouvoir, et prêts à tout pour empêcher que d’autres qu’eux y accèdent.

Si les républicains gagnent, et je pense qu’ils vont gagner, ils doivent s’attendre à de très fortes turbulences, et les turbulences, quelles qu’elles soient, vont très vraisemblablement s’accentuer au cours des mois qui suivront.

Le retour de Donald Trump en 2024 serait, pour les démocrates, un cauchemar absolu, et ils ne reculeront devant strictement rien pour empêcher que ce retour ait lieu.

Victoire locale contre l’islamisme

Isabelle Surply, élue à Saint-Chamond et conseillère régionale de la Loire, explique comment elle a fait exclure une association islamiste étudiante de l’ENS de Lyon :

Même si les douleurs deviennent insupportables, Serge Lama refusera l’euthanasie «parce que je suis chrétien»

À bientôt 80 ans, le chanteur Serge Lama est interrogé dans «Sept à huit» sur la loi sur la fin de vie. Toute sa vie, il l’a vécu dans la douleur, depuis un accident de voiture à l’âge de 22 ans.

«Ma jambe gauche c’est comme si je ne l’avais pas, jusqu’aux genoux je ne sens rien de tout. C’est ma jambe droite qui tient tout mon corps depuis l’âge de 22 ans, depuis mon accident».

Il en est le seul survivant. Son premier amour, Liliane Benelli qui est alors la pianiste de Barbara n’a pas cette chance :

«on était amoureux l’un de l’autre comme des dingues. J’ai hurlé son nom toute la nuit».

La vie continue, mais les médecins ne sont pas optimistes et lui conseillent de renoncer à la scène. Il leur répond alors :

«moi non seulement je recommencerai à marcher, mais vous verrez mon nom sur le fronton de L’Olympia».

Et quand Audrey Crespo-Mara le questionne sur le projet de loi sur la fin de vie, c’est pour sa femme que Serge Lama a une pensée :

«je crois qu’il y a une force supérieure et cette force a besoin que nous les humains, nous allions jusqu’au bout de ce qui, pour moi, est déjà un calvaire depuis l’âge de 22 ans. Donc, je pense qu’il faut que je vive ce calvaire jusqu’au bout et que je l’assume».

Même si les douleurs deviennent insupportables il restera «parce que je suis chrétien» commence-t-il par argumenter, puis parce que c’est son «devoir vis-à-vis de Lu» [Luana Santonino-Lama] de se battre «jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte de ma vie».

C’est l’occasion de rediffuser son célèbre Je vous salue Marie :

 

L’OQTF du jour

Il date de vendredi :

Vendredi, un homme de 24 ans en situation irrégulière et défavorablement connu des services de police, a été interpellé devant la gare de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Selon CNews, l’individu a été relâché après sa garde à vue dans une affaire de violences volontaires. Selon nos confrères, cette décision a été motivée par la saturation des centres de rétention administrative dans l’Hexagone.

Le jeune homme, de nationalité haïtienne, est en situation irrégulière sur le territoire, et s’était vu délivrer à ce titre, par le passé, au moins une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

CNews indique qu’il est actuellement visé par une interdiction administrative de retour sur le territoire français et un placement en centre de rétention administrative en vue de son expulsion. Il fait également l’objet d’une fiche de recherche pour une peine prononcée à son encontre, de six mois de prison et 300 euros d’amende pour violences volontaires inférieures à huit jours d’ITT. “Cependant, cette sanction devait lui être notifiée prochainement, lui laissant alors la possibilité de faire appel.”, précisent nos confrères.

Et d’ajouter qu’il est passé plusieurs fois par des centres de rétention administrative (CRA), et y avait agressé un surveillant de deux coups de poings à la tête. «Comme il est ultra violent, ça doit être compliqué de le mettre dans un avion…» confie une source policière à CNEWS.

L’homme est d’ailleurs connu des services de police pour une trentaine de faits différents depuis 2015, dont violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique (PDAP), transport de produits stupéfiants, vols avec violences, abus de confiance ou encore violences sur mineur. Et d’indiquer qu’il a été reconnu irresponsable sur le plan psychiatrique et placé dans un établissement spécialisé.

Les musées feraient mieux de mettre en valeur leurs collections à l’occasion de la Toussaint

Dans La Tribune de l’art, Bénédicte Bonnet Saint-Georges se désole que les musées se plient à la mode d’Halloween pour attirer les visiteurs alors qu’ils sont remplis d’oeuvres représentant des saints, ce qui devrait les inciter à ‘profiter’ de la fête de la Toussaint :

 

[…] Certes, Halloween n’est qu’un prétexte qu’utilisent les institutions pour faire venir le public et proposer des visites prétendues pédagogiques, mais surtout « ludiques » de leurs collections. Faut-il vraiment trouver des subterfuges pour donner envie de regarder des œuvres d’art ? Sont-elles si peu dignes d’intérêt qu’il faille raconter des histoires de fantômes et de morts-vivants pour qu’on désire les contempler ? Et s’il est nécessaire de captiver, voire de capturer un public qui ne viendrait pas sans ces artifices, pourquoi choisir un thème certes à la mode, mais qui n’a rien à voir avec les collections d’un musée ? La Toussaint et la Fête des morts sont peut-être moins populaires qu’Halloween, elles sont pourtant plus adaptées à la mise en valeur de nombreuses collections muséales. Par ailleurs – c’est un détail qui peut avoir son importance pour des lieux culturels – elles permettent de raconter l’histoire de la France et de ses voisins. […]

Les saints sont pléthore dans l’art, et beaucoup de musées pourraient proposer à leurs visiteurs de décrypter leurs représentations qui n’ont, quoi qu’on en pense, rien de rébarbatif. Car c’est la grande crainte des musées : ennuyer le public en exposant des œuvres trop exigeantes. Ils se donnent beaucoup de mal pour transformer la culture en divertissement, et pour faire oublier aux visiteurs où ils se trouvent (voir l’article sur comment s’échapper d’un musée).

Mais qu’on se rassure, la vie des saints est rocambolesque, et leur mort se finit souvent en apothéose. Et si l’on veut absolument du « gore » – les anglicismes sont de rigueur dans une société américanisée – les martyrs peuvent en fournir par leurs morts sanguinolentes à souhait. Ainsi les saintes Agathe et Lucie eurent l’une les seins coupés [illustration de Sebastiano del Piombo], l’autre les yeux arrachés ; on arracha la langue de saint Liévin pour la donner aux chiens, on déroula les intestins de saint Érasme, saint Laurent finit sur un gril, façon barbecue, saint Jean-Baptiste eut la tête coupée, saint Barthélemy fut écorché vif, et pas seulement.

Quant aux autres morts, tous ceux qui ne furent pas saints et que l’on fête le 2 novembre, ils sont présents dans d’innombrables œuvres d’art, aussi bien les transis que les portraits posthumes. Le thème de la mort peut ainsi se décliner de multiples manières : la danse macabre, le Dit des trois morts, le memento mori ou bien encore les vanités… Malheureusement ces deux fêtes ne sont pas assez américaines donc pas assez attrayantes. Pas assez laïques non plus. Et sans doute a-t-on peur, en les célébrant dans des lieux culturels, de se faire accuser de prosélytisme. Néanmoins qu’on le veuille ou non, les musées regorgent d’œuvres religieuses. Les expliquer ne relève pas du catéchisme, mais de l’histoire de l’art. […]

Les militants écolo-pastèques se caractérisent, non par l’amour de la création, mais par le nihilisme

Lu dans Les 4 Vérités :

[L]es militants écolo-pastèques se caractérisent, non par l’amour de la création, mais par le nihilisme. Si nous avions besoin d’arguments, les récentes actions de militants écologistes radicaux recouvrant les « Tournesols » de Van Gogh de soupe de tomates ou les « Meules » de Monet de purée seraient particulièrement emblématiques. Après cette dernière « action », les militants ont donné cette « explication » (selon la traduction du « Point ») :

« Les gens meurent de faim, de froid, les gens meurent. Nous vivons une catastrophe climatique. Et tout ce dont vous avez peur, c’est de la soupe de tomate ou de la purée de pommes de terre sur un tableau. Vous savez de quoi nous avons peur ? Nous avons peur car les scientifiques nous expliquent que nous ne pourrons pas nourrir nos familles après 2050. Est-ce qu’il faut de la purée de pommes de terre sur une peinture pour que vous écoutiez ? Cette peinture ne vaudra plus rien si on doit se battre pour de la nourriture. »

La première chose qui frappe est l’absurdité de l’action : en quoi détruire une œuvre d’art pourrait-il aider à une quelconque prise de conscience écologique de quiconque ? Certes, l’action fait parler. Mais nullement d’écologie.

La deuxième remarque qui vient spontanément à l’esprit réside dans l’incohérence du propos. Le mouvement radical qui est intervenu dans le musée de Postdam et a tenu ces propos s’appelle « Letzte Generation » (dernière génération). Il prône la grève des naissances pour « sauver la planète ». On voit donc mal à quel titre il pourrait s’inquiéter du sort de nos familles en 2050. Les seuls qui auraient une légitimité à parler sont précisément ceux que détestent les gauchistes, à savoir ces parents conservateurs qui songent à l’avenir de leurs enfants.

Mais, plus que tout, ce qui laisse pantois, c’est le mépris – au nom d’une nature fantasmée et littéralement idolâtrée – pour toute culture. Il est délirant d’imaginer « sauver la planète » avec nos petits bras musclés – comme si nous allions imposer au soleil de chauffer moins fort en plantant des éoliennes. Mais plus encore de prétendre la sauver par des actions aussi idiotes.

Cependant, comme souvent avec les gauchistes, autant leurs buts affichés n’ont guère de sens, autant leurs moyens sont éloquents : ces militants ne s’attaquent pas sans raison aux joyaux de la culture occidentale. Ce qu’ils veulent, en définitive, ce n’est pas « sauver la planète », mais bel et bien détruire et salir ce qui est beau.

L’Eglise ne doit pas se préoccuper d’être moderne

Le magazine Cardinalis est disponible gratuitement en ligne en 4 langues. Le nouveau numéro nous offre un entretien avec le cardinal Bagnasco, archevêque émérite de Gêne est et ancien président de la Conférence des évêques d’Italie, un article sur les batailles à l’intérieur du Synode sur la Synoladité, une Tribune libre du Cardinal Muller, Préfét émérite de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, les coulisses du dernier consistoire, la raison de la réforme de l’Ordre de Malte et les portraits des Cardinaux Tagle et Sarah.

Extrait de l’entretien avec le cardinal Bagnasco :

Le nombre de personnes placées en détention a bondi de 24,5 % en 2 ans

Au 1er octobre, les prisons françaises comptaient 72 350 détenus, un niveau jamais atteint. Le solde des entrées et sorties au cours du mois de septembre a été positif de 681. Et cela s’est encore accéléré en octobre.

Le 1er juin 2020, la France comptait 58 109 personnes détenues au sortir du premier confinement, le nombre de personnes placées en détention par les juges a ainsi bondi de 24,5 %.

20 000 personnes sont incarcérées dans des prisons affichant un taux d’occupation dépassant 150 % de leur capacité. Trois établissements ont franchi la barre des 200 % de surpopulation.

Selon les données du ministère de la justice, la proportion d’étrangers parmi l’ensemble des condamnés varie selon la nature de l’infraction : 29 % en 2019 pour la conduite sans permis (30 % en 2020), 26 % pour le travail illégal en 2019 (25 % en 2020), 47 % pour les faux en écriture publique ou privée en 2019 et en 2020 et 71 % pour les infractions en matière de transports en 2019 et en 2020.

L’Église est plongée dans une crise d’un type totalement atypique où le fonctionnement habituel du magistère est comme enrayé

De l’abbé Claude Barthe sur Res Novae :

De grandes échéances approchent inéluctablement. La décomposition du catholicisme va s’accélérant, et pas seulement en Allemagne. De ce fait, la mise en évidence d’un schisme de fait s’accroît entre un catholicisme de conservation (au sens où Yann Raison Du Cleuziou parle de catholiques qui ont maintenu une sorte de « conservatoire ») et un catholicisme libéral-conciliaire. De grandes secousses peuvent donner l’occasion, aux évêques qui en auront la volonté, suscitée par la toute puissante Providence, d’amorcer le dur combat d’une renaissance. Se trouvera-t-il de tels Successeurs des Apôtres ?

Un salut qui ne peut être que hiérarchique

L’Église, du fait de l’événement Vatican II, est plongée dans une crise d’un type totalement atypique où le fonctionnement habituel du magistère est comme enrayé. Cela tient aux novations enseignées par ce concile et à cette sorte de démission que constitue la sortie du magistère infaillible, au moins comme référence, et son remplacement par l’enseignement pastoral. Le signe le plus visible de cette ère nouvelle étant une liturgie elle-même pastorale, affaiblie, parfois considérablement, du point de vue de sa signification théologique.

La divine constitution de l’Église étant fondée sur le pape et les évêques, la sortie de crise, à terme, ne peut être qu’une reprise en main par le pape et les évêques unis à lui. Ils devront nécessairement se consacrer à un renversement ecclésiologique dans le cadre d’une société catholique, aujourd’hui minoritaire. L’Église retrouvera la conscience d’être la totalité surnaturelle de son Corps mystique sur la terre, dans la pauvreté des moyens que lui impose une situation de persécution idéologique du monde moderne[1].

Tel est le terme. Auparavant les fidèles de l’Église (jadis, on aurait pu y ajouter les princes chrétiens), animés par le sensus fidelium, peuvent certes œuvrer grandement en cette direction, notamment par la conservation de la lex orandi traditionnelle. Mais la préparation adéquate au retournement dont nous parlons serait – ou est déjà, quoique bien faiblement encore – l’action réformatrice de Successeurs des Apôtres en communion prévenante avec le pape devenu restaurateur.

Il ne faut pas se cacher que si la confession intégrale de la foi catholique redevient un jour, comme il est de règle, le critère d’appartenance à l’Église, la brisure latente de l’unité qui existe depuis cinquante ans entre catholiques[2] va nécessairement se transformer en schisme ouvert. Et cela ne pourra intervenir que « dans le sang et dans les larmes » moralement parlant. Mais ce sera en même temps libérateur, la vérité étant par essence salvatrice, y compris pour les schismatiques appelés au choix et à la conversion. Car on ne peut malheureusement pas prévoir de solutions gentillettes à une crise de cette profondeur.

Sortir d’un catholicisme « allégé », revenir à un catholicisme « entier »

Quel programme peut-on imaginer pour la hiérarchie du futur, et dans un plus proche avenir pour ces évêques anticipant et préparant le relèvement de l’Église ? Nous évoquerons dans de prochaines livraisons un certain nombre de thèmes de réforme, et auparavant de prolégomènes à la réforme, comme la recomposition de la liturgie, le retour à la prédication sur les fins dernières, la restauration de la discipline de la communion, l’enseignement de ce qu’on pourrait appeler le catéchisme tout simplement, la morale et spécialement la morale conjugale, la formation des prêtres.

Mais fondamentalement, comme le dit Georges Weigel, dans son livre Le prochain pape[3]– l’éditeur en a remis un exemplaire à chacun des cardinaux lors du consistoire du mois d’août dernier –, il convient de se démarquer d’un catholicisme « allégé » et revenir à un catholicisme « entier ». C’est, explique-t-il, une « loi d’airain » que, dans le cadre de la confrontation du christianisme avec la modernité et la postmodernité, seules continuent de survivre et même de s’épanouir les communautés bien conscientes de leur identité en matière de doctrine et de morale : « Le prochain pape devra se rappeler que le dogme est libérateur ». Le cardinal anonyme qui a pris le pseudonyme de Demos, auteur d’un mémorandum sur le prochain conclave, reprend l’antienne :

« Le Successeur de Pierre, en tant que chef du collège des évêques, qui sont également les Successeurs des Apôtres, joue un rôle fondamental pour l’unité et la doctrine. Le nouveau pape devra comprendre que le secret de la vitalité chrétienne et catholique vient de la fidélité aux enseignements du Christ et aux pratiques catholiques[4]. »

Mais ce que l’on doit attendre d’un futur pape de restauration du catholicisme, on doit déjà l’espérer de ces évêques, dont nous avons proposé de dire qu’ils étaient en communion prévenante avec ce pape qui ne les a pas encore rejoints[5]. C’est le pape que souhaitent expressément George Weigel, le cardinal Demos et les évêques prêts à se déclarer délibérément réformateurs ou encore la revue Cardinalis lancée par de jeunes éditeurs français et s’adressant à tous les cardinaux du monde[6].

Mais ce pape et d’abord ces évêques se trouveront aux prises avec une double contrainte externe et interne. Une contrainte externe très forte : le catholicisme vit ou survit dans un monde affirmant sa laïcité par une pression sociale et institutionnelle, libérale certes, mais de fait très dictatoriale. Les sociologues Philippe Portier et Jean-Paul Willaime, dans La religion dans la France contemporaine. Entre sécularisation et recomposition[7], font une typologie et une analyse de ces indifférents et athées qui sont devenus majoritaires dans les sociétés contemporaines, à partir de la rupture des années 1960-1970. Ce sont des « sécularistes d’affirmation » ou « sécularistes d’indifférence » qui évoluent dans un monde où la religion est absente. Ces auteurs précisent que ce monde des sans-Dieu n’est pas un espace vide : il s’articule autour d’une éthique de l’autonomie lourdement subjectiviste et très prégnante. Ajoutons qu’elle délégitime toute tentative de retour du dogme et de la morale catholique et qu’elle pénalise systématiquement leurs défenseurs.

Mais aussi une contrainte interne : le courant d’adaptation au monde moderne tiendra longtemps beaucoup de postes hiérarchiques et fera puissamment obstacle à toute remontée du courant de  conservation. À preuve l’opposition virulente qu’a rencontrée Benoît XVI, alors qu’il se contentait de vouloir mettre en œuvre rien de plus qu’une interprétation plus conservatrice du Concile. Cela donne idée de ce que pourra être une opposition à l’adoption pure et simple d’une ecclésiologie traditionnelle.

Tourner la page

Nos réflexions d’anticipation peuvent paraître relever du rêve. Pourtant, depuis un demi-siècle, l’ensemble des catholiques désarçonnés par les oppositions entre le magistère traditionnel et un magistère nouveau de type pastoral n’ont cessé d’entretenir ce rêve d’un relèvement salvateur. Ils ont constamment appelé le magistère pontifical à se reprendre et à s’exprimer à l’ancienne : tout simplement à s’exprimer comme magistère. Innombrables ont été les questionnements, les dubia, à lui adressés, sous les formes les plus diverses, du très direct Liber accusationis de l’abbé Georges de Nantes, qui demandait en 1972 à Paul VI de se juger lui-même, aux dubia respectueux des cardinaux Caffarra, Meisner, Burke et Brandmüller, qui interrogeaient le pape François en 2016 afin qu’il tranchât au sujet de l’opposition entre la morale traditionnelle et le chapitre VIII d’Amoris lætitia, autrement dit qu’il condamnât avec autorité magistérielle ses propres enseignements.

Préalablement à cette condamnation espérée, les cardinaux concernés, et bien d’autres, ont enseigné cette doctrine traditionnelle. Il est même arrivé que certains évêques soient allés jusqu’à suspendre l’application de la discipline nouvelle pour les divorcés « remariés ».

Point n’est besoin d’ailleurs d’attaquer le Concile pour attaquer Amoris lætitia¸ puisqu’en effet d’Humanæ vitæ à Benoît XVI la doctrine morale était restée pour l’essentiel traditionnelle, antéconciliaire. Pourtant, le choc de la démission de Benoît et de l’élection de François en 2013, a beaucoup contribué à faire remonter la réflexion, des effets, le bergoglisme, aux causes, Vatican II. La critique du Concile, grâce en somme au rejet provoqué par le pape François, a acquis un certain droit de cité dans l’Église[8]. Ainsi est-il apparu que la déclaration d’Abu Dhabi[9], signée par le pape François, comme les successives journées d’Assise, présidées par Jean-Paul II et Benoît XVI, étaient fondées sur le « respect » qu’accorde Nostra ætate n. 2 aux religions non chrétiennes[10]. Ainsi les blogs ratzinguériens consacrent-ils désormais une large place aux débats critiques sur le concile Vatican II, jusque-là réservés aux aires traditionalistes. Ainsi le livre dirigé par le vaticaniste Aldo Maria Vall, L’altro Vaticano II. Voci su un Concilio che non vuole finire[11], réunissait-il des auteurs relativement divers, mais qui pratiquement tous formulaient d’importantes réserves vis-à-vis du dernier concile.

Très logiquement d’ailleurs, A. M. Valli amenait la question ultime à laquelle aboutit l’immense mal-être dont souffre le catholicisme depuis 1965 : pour sortir de cette situation, que faire de Vatican II ? Question à laquelle cherchent à répondre aussi tous ceux qui, en évitant de le remettre en cause, ont tenté sans jamais y parvenir d’« encadrer » le Concile, tel Benoît XVI par son « herméneutique de la réforme ou du renouveau dans la continuité ».

Remarquons d’ailleurs que, fatalement, vouloir encadrer le Concile conduit à le remettre en cause. Le processus lancé par le même Benoît XVI avec Summorum Pontificum en 2007 allait en ce sens, non seulement parce qu’il affirmait le droit à l’existence de la liturgie d’avant Vatican II, expression cultuelle de la doctrine d’avant, mais aussi parce qu’en lançant l’idée d’« enrichissement réciproque » de la liturgie nouvelle et de la liturgie ancienne, il cherchait à donner vigueur à l’idée récurrente de « réforme de la réforme », c’est-à-dire à celle de la correction progressive de la liturgie de Paul VI par le voisinage de la liturgie tridentine.

Cette « réforme de la réforme » est typiquement un processus de transition – que le pape Ratzinger s’est malheureusement abstenu de mettre concrètement en œuvre, sauf dans quelques détails de ses propres célébrations –, qui pourra être appliqué à la liturgie par des évêques ou par un pape qui en auraient une ferme volonté restauratrice. Ce sera nécessaire car la nouvelle liturgie a créé des habitudes profondément ancrées qui, même dans un climat favorable au retour vers les formes anciennes, obligeront à ménager des phases transitoires. Ce processus progressif appliqué à la lex orandi, pourra inspirer, analogiquement bien sûr, un mouvement de retour dogmatique dans la lex credendi. D’une analogie lointaine, car on ne saurait opérer de transaction, fût-elle celle d’une transition provisoire, dans l’expression conceptuelle de la vérité.

Alors pourquoi parler de « réforme de la réforme » en matière de doctrine ? Il nous semble qu’il s’agirait de considérer les points litigieux de Vatican II comme des sortes d’objections, des videtur quod non, faites au magistère, comme étaient faites, dans les écoles médiévales, des objections au maître en théologie. À ces objections, ce dernier donnait des réponses, en explicitant sa pensée avec toutes les distinctions nécessaires. N’est-ce pas ainsi que procédait Pie XII, pour donner un exemple parmi bien d’autres, lorsqu’à l’adage « Hors de l’Église, point de salut » les contemporains objectaient l’apparente injustice de cette affirmation compte tenu de la faible proportion d’hommes qui avaient pu recevoir la lumière de la Révélation depuis le début de l’humanité et aujourd’hui encore. Pie XII répondait alors avec Mystici Corporis que, dans le secret de Dieu, peuvent accéder au salut « ceux qui par un certain désir et souhait inconscient, se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur » : ceux-là aussi, que Dieu seul connaît, sont donc sauvés par l’Église (comme d’ailleurs inversement se damnent ceux qui semblent appartenir à l’Église, mais qui en sont en réalité séparés par l’hérésie).

Cela reviendrait à opérer une rectification authentique des domaines controversés, laquelle chercherait par exemple une voie pour qualifier les chrétiens séparés, non de catholiques « imparfaits » (Unitatis redintegratio, n. 3), ce qui est d’une orthodoxie douteuse, mais comme bénéficiant concrètement, en vertu des « éléments » d’Église qui se trouvent dans leur communauté, tels le baptême, l’Écriture (ibidem), d’une préparation et d’une invitation au retour vers la communion au Christ et à l’Église.

Cette œuvre de rectification doctrinale est assurément la plus importante des œuvres que les Successeurs des Apôtres, conscients de la nécessité d’une restauration de l’Église – d’une vraie réforme – auront à préparer pour un pape à venir et ont déjà à exercer, au nom de la sollicitude qu’ils doivent à l’ensemble de l’Église (Fidei Donum repris par Lumen Gentium 23), du fait même qu’ils sont évêques, docteurs de la foi.

Abbé Claude Barthe


[1] Voir Res Novæ, novembre 2022, Pour une vraie réforme de l’Église.
[2] Voir Res Novæ, octobre 2022, Le magistère comme un édredon.
[3] Parole et Silence, 2020. Il prossimo papa, Fede e Cultura, 2021.The Next Pope, Ignatius Press, 2020.
[4] Un mémorandum sur le prochain conclave circule parmi les cardinaux. Le voici (www.Diakonos.be).
[5] Voir Res Novæ, juin 2022, Si le pape se tait, que parlent les évêques !
[6] Cardinalis – Le magazine des cardinaux (cardinalis-magazine.com).
[7] Armand Colin, 2021.
[8] Voir Res Novæ, mars 2021, La critique du Concile se porte bien.
[9] « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine ».
[10] « [L’Église catholique] considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. »
[11] Chorabooks, Hong Kong, 2021.

Une expérience familiale hors du commun

Dominique et Geneviève Thisse ont eu 7 enfants, parmi lesquels 3 filles atteintes de la trisomie 21. Ils ont témoigné dans un ouvrage paru il y a 15 ans, réédité et complété aujourd’hui dans une nouvelle édition, complétant leur témoignage hors du commun.

Tous, nous côtoyons un jour ou l’autre l’infirmité. Mais pour ce père et cette mère d’une famille de sept enfants où sont nés non pas un, ni même deux, mais trois enfants atteints d’une infirmité mentale, il ne s’agit plus de côtoyer. Il s’agit de recevoir l’enfant, de l’éduquer et de l’aimer. La couleur de la vie familiale devient nouvelle, la façon de faire face à la souffrance également.

Les auteurs mêlent de façon inséparable la description de la vie quotidienne et les réflexions que celle-ci leur a inspirées. Les ayant emmenées en pèlerinage à Lourdes, les parents ont été frappés par la piété de leurs filles handicapées. A tel point que :

Ce sont elles qui nous ont aidé à prier. Comme nous l’avons si souvent constaté avec elles, la multitude des difficultés rencontrées élevait notre âme par l’acceptation des contrariétés. Leur entrain à participer au déroulement du pèlerinage, leur patience et leur intérêt à suivre les longs offices, la spontanéité et la gaieté de leur comportement entre deux cérémonies, effaçaient nos soucis pratiques, nous entraînaient et nous rendaient semblables à elles. De tels être nous mettent dans un esprit d’abandon à Dieu, de recueillement et de prière. Ils sont les ambassadeurs du ciel.

Aux chapitres couvrant leur expérience familiale, les auteurs ont adjoint deux méditations du Rosaire et du Chemin de la Croix à la lumière de l’infirmité.

Un sportif obligé de cesser de s’entraîner, victime d’une péricardite à la suite de l’injection d’un ‘vaccin anti-Covid’

Vainqueur à Oslo le 20 mars dernier, le champion de ski Sivert Bakken décrochait sa première victoire en carrière. Après quelques semaines de vacances, le Norvégien décide de se faire vacciner une troisième fois contre le covid, c’est là que ses soucis débutent :

“Il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas à l’entraînement, le corps était un peu fatigué. J’ai donc consulté un médecin et j’ai complètement arrêté l’entraînement. Puis c’est devenu de pire en pire. J’avais une gêne physique et une pression dans la poitrine. Il y avait beaucoup de douleur et il n’y avait aucun doute que j’abandonnerais l’entraînement. Cela fait désormais cinq mois que je n’ai pas pu faire une séance d’entrainement.”.

Victime d’une péricardite suite à son injection, et ses médecins pointent le vaccin comme la cause principale de ses soucis.

“ll est quasi certain à 100% que mon vaccin corona est le problème. J’ai entendu parler d’autres cas où des personnes ont rencontré des problèmes similaires à cause des vaccins. Lorsqu’on nous injecte ce produit, on ne sait rien de tout cela et avec le recul on se dit qu’il faudrait mieux ne pas le faire, mais on me dit qu’il y a aussi des côtés positifs, alors je ne peux pas regretter maintenant.”

Belle édition du 11e pèlerinage ad Sedem Petri à Rome

Petit bilan par l’abbé Claude Barthe du 11e pèlerinage ad Sedem Petri organisé par le Coetus Internationalis Summorum Pontificum, à Rome du vendredi 28 octobre, fête des SS Simon et Jude, au dimanche du Christ-Roi, avec un nombre inattendu de pèlerins et de clercs, qui en a fait la plus grosse “édition” depuis celle de 2017 :

Le vendredi, le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne, président de la Conférence Episcopale Italienne, a présidé avec aisance les Vêpres pontificales au Panthéon, organisées par l’Institut du Bon Pasteur.

Le samedi, après l’adoration eucharistique, organisée par l’Institut du Christ-Roi à Saint-Celse, la procession a traversé le Pont Saint-Ange et remonté la via della Conciliazione pour arriver à Saint-Pierre, où la messe solennelle a été célébrée par Mgr Agostini, en présence du cardinal Brandmüller.

Et le dimanche, l’église paroissiale de la Trinité des Pèlerins, confiée à la Fraternité Saint-Pierre, a paru exploser du fait d’un nombre d’assistants que n’avait jamais connu cette église, venus assister à la messe solennelle du Christ-Roi célébrée par Mgr Descourtieux.

Le pèlerinage avait été précédé le vendredi d’une Rencontre Pax liturgica, la 7ème. Parmi les moments forts de cette rencontre : le vaticaniste Aldo Maria Valli, ancien biographe du cardinal Martini, a raconté de manière très émouvante comment la découverte du rite traditionnel avait changé sa vie.

Dieu seul connaît les grâces qu’il accorde lors d’une pieuse manifestation, mais la grâce la plus visible n’a-t-elle pas été que ce pèlerinage romain ait lieu?

Sainte fête de la Toussaint

Toussaint, c’est la fête du Ciel. L’Église honore en ce jour tous les hommes qui nous ont précédés et qui ont déjà mérité la récompense éternelle. Parmi eux il y a les saints canonisés que l’on connaît mais aussi tous les autres que l’on ne connaît pas, cette foule immense que personne ne peut dénombrer, dont parle l’Apocalypse.

► Introït

Nous nous réjouissons en leur compagnie de la victoire qu’ils ont remportée. C’est ce que chante l’introït de la fête, le célèbre Gaudeámus.

Son texte n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il a été composé pour la fête de sainte Agathe, le 5 février, puis il a été repris pour d’autres fêtes, notamment certaines fêtes de la Sainte Vierge. Sa mélodie très joyeuse et pleine de grands élans convient tout à fait pour nous unir à la joie des anges et de tous les saints du paradis.

Cet introït est le même que celui de la fête de Notre Dame du Très Saint Rosaire que nous vous avons passé le 7 octobre. Il suffit de remplacer les mots « Maríæ Vírginis » par « Sanctórum ómnium », c’est-à-dire « tous les saints » et le 1er verset du psaume 44 par celui du psaume 32.

Exsultáte justi in Dómino : rectos decet collaudátio.
Justes, exultez dans le Seigneur, la louange convient aux cœurs droits.

► Graduel :

C’est le seul chant de la messe de cette fête qui soit tiré d’un psaume, le psaume 33, chant de louange envers la bonté du Seigneur, un des plus utilisés dans la liturgie.

Timéte Dóminum omnes sancti ejus quóniam nihil deest timéntibus eum.

Craignez le Seigneur, tous les saints, car rien ne manque à ceux qui le craignent

Et le verset :

Inquiréntes autem Dóminum non defícient omni bono.

Ceux qui cherchent le Seigneur ne manqueront d’aucun bien.

Il ne s’agit pas ici de crainte au sens moderne de peur, mais d’un adoration pleine de soumission à la volonté divine. D’ailleurs le verset précédent du psaume, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises, disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Quant aux saints, il s’agit dans le psaume des fidèles du peuple élu, qui observent cette soumission pleine de respect, et ne manquent de rien au sens spirituel. Cela s’applique à plus forte raison aux élus du ciel qui sont en possession du bien infini ; ils l’ont obtenu grâce à cette parfaite soumission toute leur vie, quoi qu’il en coûte.

La mélodie est ample et solennelle, déroulant des formules que l’on rencontre dans d’autres graduels avec de belles vocalises, en particulier celle qui termine de façon identique la première et la deuxième partie, descendant dans le grave pour une cadence paisible et majestueuse convenant parfaitement à l’évocation de la bienheureuse éternité.

► Alléluia :

Les textes de l’alléluia et de la communion de la Toussaint sont tirés de passages de l’Évangile où notre Seigneur nous apprend à supporter les épreuves par lesquelles nous devons passer sur cette terre pour mériter le bonheur éternel dont jouissent les élus ; le verset alléluiatique est pris en saint Mathieu au chapitre XI. C’est donc notre Seigneur qui parle ici, après avoir rappelé sa divinité :

Veníte ad me, omnes qui laborátis, et oneráti estis, et ego refíciam vos.
Venez à moi, vous tous qui peinez et êtes accablés, et moi je vous soulagerai.

Non seulement les élus dans le ciel ne manquent de rien et sont comblés par la possession du bien infini, mais ils reçoivent la récompense de toutes les peines et des souffrances de cette vie. Notre Seigneur lui-même est là pour les accueillir et la leur accorder.

Cette invitation pleine de douceur est accompagnée ici d’une mélodie très riche et très ornée dans une ambiance joyeuse et affirmative évocatrice du bonheur du ciel. On remarquera particulièrement la grande vocalise du mot laborátis qui commence et s’achève par deux envolées à l’aigu identiques, entre lesquelles se déroule un passage plus grave reprenant un des thèmes du júbilus de l’alléluia que l’on retrouve à la fin du verset.

►Offertoire :

L’antienne d’offertoire est empruntée au commun des martyrs. En effet la fête de tous les saints fut à l’origine, à Rome, une fête de tous les martyrs, et on sait que dans les premiers siècles de l’Église tous les saints auxquels on rendait un culte étaient des martyrs. Le texte est tiré du livre de la Sagesse ; s’il s’applique en premier lieu aux martyrs, il convient à tous les saints, qui ont tous eu à souffrir sur cette terre pour être fidèles à la volonté divine.

Justórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiæ
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et le tourment du mal ne les atteindra pas.

Visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.
Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, mais eux, ils sont dans la paix.

La mélodie empruntée à un ancien offertoire de la fête de l’Ascension exprime de façon saisissante le contraste entre les souffrances de la terre et le bonheur et la paix du ciel. Toute la première partie se tient de plus en plus dans le grave jusqu’à rester presque immobile à ras de terre. Puis soudain elle s’élance dans l’aigu en une immense et somptueuse vocalise chantant éperdument la récompense éternelle.

►Communion :

Comme celui de l’alléluia, le texte de la communion de la Toussaint est tiré de l’Évangile, et il s’agit cette fois de l’évangile du jour, celui des béatitudes. Ceux qui sont maintenant dans le ciel, et qui sont les bienheureux, beáti comme l’Évangile les appelle à huit reprises, sont ceux qui ont conformé leur vie à ces exigences. Ce sont les trois dernières des huit béatitudes qui sont reprises ici :

Beáti mundo corde, quóniam ipsi Deum vidébunt
Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Beáti pacífici quóniam fílii Dei, vocabúntur
Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Beáti qui persecutiónem patiúntur propter justítiam, quóniam ipsórum est regnum cælórum.
Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux.

Ce texte est assez long pour une antienne de communion, et il est chanté simplement dans un style de récitatif en partie syllabique. La première phrase commence légèrement à l’aigu, avant de redescendre tranquillement. La deuxième au contraire commence dans le grave en s’y attardant un peu, avant de monter en un bel élan vers les mots fílii Dei. La troisième enfin, la plus longue, débute hardiment par une grande montée enthousiaste, sommet de toute la pièce, suivie d’un récitatif dépouillé s’achevant par une cadence en demi-ton un peu douloureuse pour évoquer les persécutions, avant de retrouver le calme et la paix du début.

Entre ciel et terre

Le film ENTRE CIEL ET TERRE va être diffusé sur 3 séances uniques à l’occasion de la fête de la Toussaint dans 99 salles à compter de ce mercredi 2 novembre.

Or le 2 novembre, au lendemain de la Toussaint, nous fêtons les morts et, comme l’écrit Louis Daufresne dans La Sélection du Jour et intitulé « Et si nos morts avaient besoin de nous ? » :

« Le film, c’est incontestable, donne envie d’aller prier pour eux. »

Voilà donc une très belle manière de vivre la Toussaint cette année.

La liste des cinémas et des dates est à jour ici :

Je réserve ma séance pour ENTRE CIEL ET TERRE

Attention, le film ENTRE CIEL ET TERRE n’est pas destiné aux enfants ou aux personnes vulnérables. Le film a été classé « Tous publics avec avertissement » par la commission de classification du CNC : « Ce film (…) est susceptible de troubler la sensibilité des plus vulnérables »

Voici la bande-annonce :

Synopsis :Que se passe-t-il lorsque l’on quitte ce monde ? Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent ce qui les attend après la mort. Et bien que nul n’ait réussi à percer ce secret, quelques personnes à travers les âges semblent en avoir découvert davantage – comme Sainte Faustine Kowalska, Saint Padre Pio ou encore Stanislas Papczyński. Inspiré de témoignages de différents mystiques ainsi que d’analyses de théologiens et d’éminents scientifiques, Entre Ciel et Terre apporte un éclairage inédit sur ce qui s’avère être l’un des plus grands mystères de la foi : la vie après la mort.

Le Brésil repris de justesse par un repris de justice

Le marxiste Luiz Inacio Lula da Silva a été élu dimanche pour un troisième mandat à la tête du Brésil, distançant d’une très courte tête le président sortant Jair Bolsonaro.

Le président élu a obtenu 50,90% voix contre 49,10% pour Bolsonaro, soit un peu plus de deux millions de voix d’avance sur 156 millions d’électeurs. Il s’agit de l’élection la plus serrée de l’histoire du Brésil.

Qui imaginait que, condamné pour corruption, il reviendrait trois ans plus tard à la présidence ?

Les électeurs étaient aussi appelés à renouveler la chambre des députés, une partie du Sénat, ainsi que les gouverneurs de chacun des 27 États qui composent le Brésil.

Cette élection des gouverneurs, au Brésil, est presque aussi importante que celle du président. Un gouverneur a bien plus de pouvoir qu’un président de Conseil régional chez nous. Le Brésil est un pays fédéral, comme les États-Unis. Autrement dit, fortement décentralisé. Les gouverneurs ont des pouvoirs assez étendus : ils ont leur mot à dire en matière d’Éducation, de Justice, de lutte contre la pauvreté, en matière de santé.

Des proches de Jaïr Bolsonaro ont été désignés à la tête de plusieurs États clés. Notamment l’État le plus riche du Brésil : celui de Sao Paulo, qui représente à lui seul un tiers de la richesse produite chaque année dans tout le pays, avec un produit intérieur brut plus élevé que celui de l’Argentine ou de la Belgique.

Après le vote d’hier, les Bolsonaristes seront même majoritaires parmi les gouverneurs : 14 États sur 27. Autant de possibilité de jouer l’obstruction face au nouveau pouvoir.

Drame de Séoul: la vraie raison c’est la fête satanique d’halloween.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Hier soir à l’occasion de la fête d’halloween un mouvement de foule a fait plus de 150 victimes dans la ville de Séoul en Corée du Sud. Cela n’a rien d’étonnant. C’est qu’à force de faire des appels d’air à l’endroit des forces des ténèbres, on finit par les libérer. Action réaction. Bien compris, le drame de Séoul (prions bien sûr pour les nombreux disparus), est un condensé (ou un résumé) de notre écrasement actuel. Essayons d’en comprendre les vraies causes sous-jacentes qui, en réalité, sont d’ordres surnaturelles.

En effet, si ces deux dernières années nous avons été écrasés et déshumanisés sous le prétexte d’une grippe ou si aujourd’hui nous sommes au bord d’une guerre nucléaire dont la (fausse) cause serait de savoir à qui appartient un bout de terrain en Ukraine (ce qui en réalité est le dernier de nos soucis car si nous étions épris de justice, nous aurions commencé par dénoncer prioritairement la guerre d’agression de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie martyre et chrétienne ou bien le génocide des chrétiens du Soudan du Sud…), c’est parce que nous n’avons cessés ces dernières décennies d’ouvrir les portes aux démons en acceptant notamment, sans vraiment combattre, les lois d’infamie du politiquement correct (la légalisation du meurtre de l’innocent absolu qui est l’enfant-à-naître, etc…).

Dans cet esprit il important de comprendre que les manifestations culturelles de plus en plus sataniques dont Halloween est loin d’être le seul exemple (pensons entre autres au «show» diabolique lors de l’ouverture des jeux du Commonwealth à Birmingham https://www.youtube.com/watch?v=JZRX4-h8c3Y ou bien tout simplement à tous ces gens qui se baladent habillés de tee shirts représentant des démons) ne font que s’inscrire dans cette tendance, elles ne font que renforcer ces «clins d’œil» au diable, chose qui à terme lui permet de se manifester avec de plus en plus de force dans l’évènementiel humain.

« Nul ne peut avoir deux maîtres » disait le Fils de Dieu et seul sauveur universel, Jésus-Christ (Matthieu 6 :24). Si nous rejetons Dieu, nous aurons Satan et son cortège de souffrance et d’abomination.

Au-delà des explications géopolitiques des uns et des autres, c’est le rejet de la Sainte Église Catholique qui est la vraie cause de nos malheurs.
« Convertissez-vous ou vous périrez tous » (Luc 13 :1-9)
Jean-Pierre Aussant

Une année sabbatique riche en évènements

Dans L’Année sabbatique, Michael D. O’Brien, auteur de Père Elijah, une histoire de l’apocalypse, nous entraîne dans un roman aux accents métaphysiques, entre le mystère du mal, l’action de la Providence et le déterminisme.

Owen Whitfield, le vieux professeur de l’université d’Oxford apparu pour la première fois dans L’odyssée du père, catholique profondément uni à son épouse Monica, amoureux de son travail d’universitaire, attend avec impatience une année sabbatique, qu’il espère pleine de silence et de paix, et qu’il destine à jardiner, bricoler et achever son dernier livre qu’il qualifie lui-même d’« impubliable ». Alors que son année vient à peine de commencer, une série de troublantes coïncidences l’amène à voyager en Europe et à se lier avec une famille victime de tentatives d’assassinat par des puissances inconnues. Durant son séjour en Roumanie, il s’attache à cette famille en sursis, menacée par des puissances inconnues, et engage des conversations profondes avec le jeune fils de 14 ans.

Etatisme : l’Etat fait main basse sur 90 milliards d’euros

Une dizaine de députés et sénateurs, dont les LR Bruno Retailleau et Philippe Juvin, la centriste Valérie Letard et le socialiste Jérôme Guedj, dénoncent dans le JDD la décision du gouvernement de confier aux Urssaf le recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco, une caisse de retraite complémentaire du secteur privé :

[…] au-delà de son opacité technique, le transfert voulu par le Gouvernement du recouvrement des cotisations Agirc-Arrco aux Urssaf – soit celles des retraites complémentaires de tous les salariés du privé – est un nouveau pas vers l’étatisation de la protection sociale. 

En prenant la main sur 90 milliards d’euros de cotisations de l’Agirc-Arrco, l’Etat se donne les moyens de s’accaparer le patrimoine de plus de 50 millions de Français et 2 millions d’entreprises. Il fait ainsi le choix de la facilité face au déficit persistant des comptes sociaux, en démantelant et en se servant de fait dans les caisses d’un régime pourtant bien géré.

Depuis 75 ans, les représentants des entreprises et des salariés gèrent, dans le cadre d’un dialogue social constant et efficace, l’Agirc-Arrco qui est un élément majeur du pacte social.

Depuis 75 ans, l’Agirc-Arrco a toujours été à l’équilibre, sans un euro de dette et dispose de plus de 60 milliards de réserves qui contribuent en outre à la souveraineté économique de notre pays. Ce régime assure à 13 millions de retraités l’équivalent de 30 et 60% de leur pension.

Depuis 75 ans, l’Agirc-Arrco tient la promesse de la retraite par répartition : garantir le paiement des pensions à chaque génération sans peser sur les générations futures. Régime contributif, il construit un lien direct entre les cotisations payées et les retraites versées. Il participe ainsi au consentement à la contribution de chacun au bien commun, principe démocratique fondateur de notre République.

Mercredi prochain 2 novembre, plus de 13 millions de retraités verront leur retraite complémentaire augmenter de 5,12%. Une décision bienvenue qui a été prise grâce à la robustesse financière de l’Agirc-Arrco et au pilotage durable des partenaires sociaux. Expression de notre démocratie sociale, ce sont les représentants des salariés et des entreprises qui gèrent leur régime de retraite complémentaire, grâce à la maîtrise de leurs ressources.

À contre-courant, le Gouvernement a soutenu, dans le débat écourté du PLFSS à l’Assemblée, qu’il fallait absolument confier aux URSSAF le recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco. Les Partenaires sociaux – du Medef à la CGT – se sont pourtant opposés unanimement à cette mesure. Une large majorité de parlementaires, de tous les groupes politiques, ont tenté en vain de voter l’abrogation de cette disposition, mais le 49.3 a coupé court.

Supposé « simplifier la vie des entreprises et réaliser des économies », ce chantier est tout au contraire une source de complexité et d’augmentation des coûts : ajouter un intermédiaire, c’est créer le risque d’erreurs irréversibles dans le calcul des droits à retraite de chacun de nos concitoyens. […]

Voici ce qu’en disait Le Canard :

La Révolution mange ses enfants

Yannick Jadot en a fait les frais lors de la manifestation au bassin de rétention d’eau de Sainte-Soline, qui a fait plusieurs dizaines de blessés parmi les gendarmes, l’eurodéputé EELV a été critiqué par des militants. La voiture (un écolo en voiture !) avec laquelle il s’est rendu sur les lieux a également été taguée.

Il a tenté de prononcer un discours sous les sifflets des manifestants, puis le parlementaire a été vivement critiqué par des militantes écologistes vêtues de noir et masquées, alors qu’il donnait un entretien au micro de BFM TV.

« On ne lutte pas contre les mêmes projets ! », ont lancé à Yannick Jadot les militants se présentant comme « membres de l’ultra-gauche »

« Vous étiez là il y a cinq ans, mademoiselle ? »

« Tu vas pas commencer à m’appeler mademoiselle, je ne suis pas une mademoiselle ! »

Sa voiture a été vandalisée, l’inscription « crevure » ayant été peinte en blanc de part et d’autre du véhicule. 

Simone, le voyage du siècle : un film de propagande

Critique par Guilhem de Tarlé du film biographique sur Simone VeilSimone, le voyage du siècle, un film français d’Olivier Dahan, avec Rebecca Marder et Elsa Zylberstein (Simone Jacob, épouse Veil, de 1941-1962 et de 1968 à 2006), Olivier Gourmet (son mari, Antoine Veil), Judith Chemla (sa sœur, Milou), Élodie Bouchez (sa mère, Yvonne Steinmetz, épouse Jacob) :

Dans son livre, Une vie, daté de 2007, Simone Veil mentionne la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, dont elle a été la première présidente de 2001 à 2007, et cite 5 films que cette fondation ne pouvait pas financer (La vie est belle, La liste de Schindler, Lacombe Lucien, Portier de nuit et Le Choix de Sophie), dont elle dit que l’un « caricature la réalité historique » ou encore qu’ils donnent à voir des « images inexactes, invraisemblables ou dérangeantes » !  Je ne sais pas ce qu’elle aurait dit de ce biopic qui lui est consacré dont, au moins la moitié porte précisément sur la Shoah, et dont je n’ai pas lu qu’il était financé ni soutenu par ladite FMS.

Nous sommes en tout cas très certainement en présence d’un film de propagande européiste affirmant l’utopie selon laquelle  l’Europe (terme mensonger qui désigne l’Union européenne) serait un rempart contre la guerre et les camps de concentration.

Propagande aussi quand le film accuse l’armée française de torture et des conditions indignes de détention des prisonniers du FLN durant la guerre d’Algérie, sans même évoquer les atrocités commises par ces terroristes.

Propagande enfin que cette hagiographie de celle qui a « porté » -comme on dit – et accouché la loi sur l’IVG. Olivier Dahan s’est complu dans les gros plans sur les visages des députés opposés à la loi,  afin de bien nous convaincre qu’ils étaient uniquement des personnages haineux et misogynes.

Ce n’est sans doute malheureusement pas ici le lieu de discuter de l’avortement (quoique ?) mais il  nous faut néanmoins juger l’arbre à ses fruits… Simone Veil affirmait que l’avortement était  un « échec » et un « drame » et qu’il s’agissait seulement de lutter contre l’avortement clandestin…  J’invite chacun à lire ou relire son discours du 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale, en annexe de son livre Une vie : Que sont devenues « l’exception » qu’elle évoquait, les restrictions et les conditions qu’elle formulait pour une loi qui devait être « dissuasive », alors qu’aujourd’hui Mme Borne appuie une proposition de loi visant à inscrire le « droit à l’avortement » dans la constitution, tandis qu’Emmanuel Macron veut qu’il figure dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Rien dans le film n’évoque la position des autorités religieuses dont elle écrit que, lors de son entretien

« avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie catholique, il n’a pas tenté de (la) dissuader (…) à cette époque, l’Église de France était très ouverte (…) J’en ai tiré le sentiment que les communautés religieuse étaient plus concernées par leur régime de Sécurité sociale que par l’IVG ».

Simone Veil est décédée en 2017. Son athéisme, qu’elle affichait, ne m’empêche pas de formuler le Requiescat in pace de rigueur, tout en affirmant mon opposition sans concession à la femme politique qu’elle fut. Le long métrage (2h40) de propagande hagiographique n’en est pas moins un très bon film qui ne peut, en outre, que flatter la ville de La Ciotat où ses parents avaient construit leur « maison de vacances ». Le réalisateur, ciotaden comme nous, a su nous enchanter de jolies photos, avec un plongeon final dans  la très belle calanque de Figuerolles.

“Aujourd’hui nous sommes devant une offensive de l’islamisme qui est visible partout”

François-Xavier Bellamy était invité sur Europe 1 / CNews / Les Echos :

Spiritisme : peut-on parler aux morts ?

Dans son émission En quête d’esprit Aymeric Pourbaix reçoit :

  • le Père Jean-Christophe THIBAUT, prêtre du Diocese de Metz
  • Soeur Cécile, religieuse à Montligeon
  • Olivier JOLY, ancien medium converti au christianisme

Terres de mission : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble

Eglise universelle : Le Saint Suaire de Turin – L’enquête définitive

L’histoire moderne du Saint Suaire commence dans la nuit du 28 mai 1898 par une photographie qui fait apparaître une image saisissante du crucifié. Depuis cette date, de multiples études scientifiques, dans de nombreux domaines, ont cherché à percer le mystère du linceul de Turin. Jean-Christian Petitfils montre de façon claire et convaincante dans son livre “Le Saint Suaire de Turin – Témoin de la Passion de Jésus-Christ” que ce linceul est bien authentique.

Eglise en France : Situation de la messe traditionnelle à Grenoble

Ayant découvert la messe romaine traditionnelle à l’occasion des mesures de restriction de culte et d’interdiction de communier dans la main lors de la crise du Covid-19, Aldona Tresseras témoigne de sa foi et de ce que lui apporte, désormais, la liturgie traditionnelle. Elle fait le point sur la situation de la messe traditionnelle dans le diocèse de Grenoble, où a été appliqué de manière particulièrement brutale le Motu proprio Traditionis custodes.

Eglise en Marche : Mission salésienne à Saint Dominique du Pecq

Du 3 au 5 octobre a eu lieu une mission salésienne à l’école Saint Dominique du Pecq (78). Monsieur le chanoine Jean Despaigne présente ce qu’est une mission, en général, et une mission salésienne en particulier. Il présente les fruits de cette mission et également les activités de l’Oeuvre salésienne dont il est le référent.

Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925, à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire.

Il faut bien dire que le laïcisme contre lequel s’élevait le pape à l’époque est désormais devenu plus arrogant que jamais. La religion serait une affaire strictement individuelle. La société pourrait donc se passer de Dieu. On constate que ce n’est nullement le cas et que ces conquêtes laïques ont entraîné défaites morales, décadence des mœurs.

Dans le nouvel Ordo, cette fête a été renvoyée à la fin de novembre, au dernier dimanche de l’année liturgique, après celui où on lit l’Évangile de la fin du monde. M. Gire, ancien Secrétaire général d’Una Voce et fin grégorianiste, contestait à juste titre ce déplacement qui semble reporter ce règne après le jugement dernier et dénature ainsi le sens de la fête. Le nouvel Ordo Missae assume cet esprit qui se veut plus eschatologique. Il suffit de lire les changements que les réformateurs ont effectués dans les oraisons (Collecte, Super Oblata ou postcommunion) pour s’en convaincre. Ou de constater que deux strophes de la splendide hymne Te saeculorum des vêpres de la fête ont été purement supprimées dans le Liturgia Horarum de 2002. Voici ces deux strophes :

Te nationum Præsides
Honore tollant publico,
Colant magistri, judices,
Leges et artes exprimant.

Que les chefs des nations
Vous glorifient par des honneurs publics;
Que les maîtres et les juges vous confessent,
Que les lois et les arts portent votre marque.

Submissa regum fulgeant
Tibi dicata insignia:
Mitique sceptro patriam
Domosque subde civium.

Que les étendards des rois vous soient consacrés
Et resplendissent de vous être soumis,
Que votre douce autorité
Régente la patrie et les foyers.

Commentaires supplémentaires superflus !

Introït : Dignus est Agnus

Le texte de l’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre V. C’est la grande vision de l’Agneau immolé qui est seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux, ayant mérité la royauté universelle par son sacrifice. Il reçoit les louanges et les acclamations de multitudes d’anges auxquels s’unit toute la création.

Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem, Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.

Il est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À lui la gloire et l’empire pour les siècles des siècles.

Cette dernière phrase est prise dans un autre passage de l’Apocalypse, au début du livre. La mélodie de cet introït est originale, mais on y retrouve des formules habituelles à bon nombre d’autres pièces. Elle est très noble et solennelle.

Cet introït est accompagné du 1er verset du psaume 71, grand psaume messianique que nous allons retrouver au graduel.

Deus judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.

Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice.

Les cinq chants du propre de cette messe sont modernes puisqu’ils furent composés à l’occasion de l’institution de la fête en 1925. Ils n’en demeurent pas moins de l’authentique grégorien. Il est vrai qu’ils sont des adaptations de types anciens. Cet introït est par exemple calqué sur l’introït Dum Sanctificátus du samedi de la Vigile de la Pentecôte.

Graduel : Dominábitur

Le texte est issu du psaume 71, un des grands psaumes messianiques.

Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum.

Son pouvoir s’étendra d’une mer à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.

Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.

Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations le serviront.

C’est bien le Christ-roi, dont l’empire s’étend d’une mer à l’autre et à partir du fleuve, peut-être l’Euphrate, ou le Jourdain, jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que tous les puissants de la terre doivent adorer et servir en se soumettant à sa loi. Ce texte nous rappelle évidemment la fête de l’Épiphanie où l’on retrouve à plusieurs reprises le psaume 71, et l’on ne s’étonnera donc pas que l’on ait repris pour ce graduel la mélodie de celui de l’Épiphanie qui s’adapte très bien au texte de ce jour.

Dom Gajard commente ainsi la mélodie sur la pochette d’un ancien disque 33T non réédité :

« Elle vaut surtout par sa beauté propre, sa ligne, d’abord ample, puissante puis, dans les enthousiastes envolées du verset, extraordinairement souple et balancée parcourant par 2 fois toute l’étendue de la gamme modale pour aussitôt s’apaiser et se reposer dans un grand regard de complaisance ».

Alléluia : Potéstas ejus

Le texte provient du prophète Daniel qui eut, la 1re année du règne de Balthazar, roi de Babylone, une vision qui ressemble à celle que rapporte saint Jean au chapitre XIII et XIV de l’Apocalypse.

C’est la proclamation de la royauté éternelle du Fils de l’homme.

Potéstas ejus, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum ejus, quod non corrumpétur.

Sa puissance est une puissance éternelle qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé.

Le Fils de l’homme, bien entendu, c’est le Christ ; il s’est lui-même à de nombreuses reprises attribué ce titre, notamment devant Caïphe. La mélodie est celle de l’alléluia du IVe dimanche après Pâques, Christus resúrgens : le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort ne l’emportera plus sur lui. Le rapprochement entre les deux textes est évident. Cette mélodie est une magnifique acclamation ample et solennelle au Christ victorieux de la mort et de ses ennemis.

Offertoire : Póstula a me

Nous retrouvons un psaume messianique, le psaume 2.

Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam, términos terræ.

Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour domaine les extrémités de la terre.

Dans le psaume, il s’agit du roi d’Israël, dont par l’onction sacrée Dieu a fait son fils, c’est-à-dire son représentant sur terre pour gouverner les nations en son nom, mais il est là aussi la figure du Messie, véritable fils de Dieu à qui toutes les nations doivent être soumises. La mélodie de cet offertoire emprunte ses formules à celles des offertoires de la messe de minuit et de la messe du jour.

Communion : Sedébit Dóminus

Nous terminons les chants du propre de la messe du Christ-roi avec l’antienne de communion Sedébit dont le texte est extrait du psaume 28, un chant de louange à Dieu pour sa majesté et sa toute puissance. Ce verset a été choisi à cause du mot Roi qui y figure et qui s’applique aujourd’hui au Christ. En outre, il évoque la paix qui est un des bienfaits de la royauté de Notre Seigneur.

Sedébit Dóminus Rex in ætérnum.

Le Seigneur siège sur son trône, Roi pour l’éternité.

Dóminus benedícet pópulo suo in pace.

Le Seigneur bénira son peuple dans la paix.

La mélodie est pleine de simplicité, et de cette paix dont parle le texte.

Ecologie intégrale : la priorité du sociétal sur le social

Denis Sureau analyse la fin de parution de la revue Limite. Cette dernière cherchait d’abord à convertir les cathos conservateurs à l’écologie (et leur faire dé-prioriser le sociétal) et pas tellement à christianiser l’écologie :

Née la même année que l’encyclique du pape François, Limite était un peu la revue de la « génération Laudato Si’ » mais aussi, sous un autre angle, de la « génération Manif pour tous ». Son ambition était de promouvoir l’écologie, mais une écologie intégrale, c’est-à-dire intégrant toutes les dimensions de la vie humaine, impliquant des combats sociaux (pour la justice sociale) et « sociétaux » (autour des questions de bioéthique). Ces différents aspects ne sont pas en soi incompatibles, l’individualisme libéral étant à la racine tant du « techno-capitalisme » que des « avancées progressistes » (PMA, GPA, etc.).

Mais la priorité donnée à l’une ou l’autre de ces dimensions peut être source de tensions, et celles-ci n’ont pas manqué de surgir. Les premiers engagements de ses jeunes initiateurs s’étaient principalement déployés dans le cadre de la Manif pour tous et des Veilleurs, ce qui avait conduit la presse de gauche à leur coller une étiquette de « droite » qui semblait inadéquate à ceux qui se déclaraient inspirés  d’intellectuels tels que Jacques Ellul, George Orwell ou Ivan Illich. En cherchant à ne pas se montrer « conservateurs » au point d’être de plus en plus perçus comme une revue de « jeunes chrétiens de gauche », ils ont perdu des collaborateurs que cette appellation ne rebutait pas (Eugénie Bastié, du Figaro, Jacques de Guillebon, de L’Incorrect, mensuel proche d’Eric Zemmour) et étaient davantage préoccupés par les ravages du wokisme et de l’idéologie du genre que par la promotion de la permaculture ou des ZAD. Il manquait peut-être à Limite une vision spirituelle et théologique suffisamment forte pour harmoniser des sensibilités et des tempéraments intellectuels différents.

Une partie des abonnés a fini par ne plus se reconnaître dans une publication dont le filon écolo-catho commençait à s’épuiser. Après avoir compté deux mille abonnés pendant plusieurs années – chiffre plus qu’honorable pour une publication aussi consistante – et des ventes en librairie conséquentes, Limite a connu le sort d’autres revues indépendantes qui ne disposent ni de ressources publicitaires, ni de riches mécènes. Dommage.

Article excentrique du Figaro

Dans Le Figaro, Armelle Vincent publie un article à charge contre Kari Lake, candidate républicaine au poste de gouverneur de l’Arizona, soutenue par Donald Trump. Elle serait “conspirationniste” et “adepte de la désinformation”. La journaliste devrait se regarder dans un miroir… Elle ne parle pas de sa rivale démocrate, Katie Hobbs, idéologue du gender, qui croit qu’il y a 47 genres différents ! Ce qui lui attire cette moquerie de Kari Lake :

« Katie Hobbs pense qu’il y a 47 genres différents. Puisque nous sommes ici dans un rodéo, j’ai un défi pour toi. Katie, vas-y et essaie de traire un taureau, et dis-moi comment ça se passe. »

Kari Lake a déclaré en 2022 qu’elle considérait l’avortement comme “le péché ultime” et a salué la décision de la Cour suprême qui a conclu qu’il n’y avait pas de droit fédéral à l’avortement en vertu de la Constitution américaine. Elle a exprimé son soutien à l’interdiction des avortements chirurgicaux et des avortements médicamenteux en Arizona. Elle a promis qu’en tant que gouverneure, elle expulserait les immigrants illégaux qui entrent en Arizona sans demander l’approbation fédérale et complèteraient les parties inachevées du mur frontalier de Trump. Elle s’est opposée à la législation LGBT et s’oppose à la création de toilettes spécifiques aux transgenres.

Elon Musk, Twitter et le transhumanisme

Suite au rachat de Twitter par Elon Musk, un lecteur nous propose cette tribune :

Cela fait 7 mois qu’Elon Musk fait tous les coups d’éclat possibles sur le rachat de Twitter.

Dans le débat public : deux sons de cloches par rapport à ce rachat, personne n’apporte d’argument constructif pour savoir si c’est une bonne chose ou non. Des personnes souvent à gauche qui crient au scandale, et d’autres souvent à droite qui scandent “l’oiseau est libéré” après des années de censure et de bannissement.

Mais en réalité, est-il raisonnable de penser qu’Elon Musk n’a fait ça que pour le plaisir de la liberté ?

Il n’a échappé à personne qu’Elon Musk est fondateur ou propriétaire des entreprises suivantes : SpaceX, Tesla, Paypal, OpenAI, Neuralink… Ainsi, le milliardaire détient l’espace, les déplacements, la gestion de monnaie, mais aussi les meilleures intelligences artificielles au monde, et les plus grandes avancées en matière de technologie transhumaniste.

Est-il donc toujours raisonnable de penser qu’Elon Musk a racheté Twitter dans le seul but de “libérer l’oiseau” ?

Chez nous, catholiques, la grande majorité ont crié victoire. Mais le problème est toujours le même : nous nous obstinons, sans comprendre les enjeux éthiques, à rester sur les mêmes plateformes numériques (Youtube, Facebook, Twitter) plutôt que de chercher une solution à long terme qui respecte l’être humain. Nous avons eu de nombreuses occasions d’aller vers ces plateformes, mais nous qui avons choisi de ne pas le faire, par simplicité, par manque de volonté.

Nous avons donc cherché à rester sur Twitter, et aujourd’hui nous crions victoire, alors que nous oublions le principal : Elon Musk est l’un des plus grands transhumaniste de cette Terre. “La mort de la mort, l’augmentation des capacités humaines, la création de la vie en éprouvette et l’utérus artificiel, la fabrication d’IA et la colonisation du cosmos sont les objectifs de ce mouvement qui promeut l’homme 2.0”.

Ses projets sont d’envoyer en masse coloniser Mars avec SpaceX, de modifier l’homme pour créer des cyborgs grâce aux technologies développer par Neuralink d’ici cinq ans !

Que manquait-il à Musk ? Twitter ! C’est le contrôle de ce que voient les gens, les interactions entre les utilisateurs, le libertarisme absolu (chacun est ce qu’il veut devenir).

Nous savons déjà que le projet d’Elon Musk avec Twitter est de créer une “application universelle”. C’est à dire, une application qui répond à tout et qui nous assiste dans tout. Finalement, c’est à la hauteur de tous les projets qu’il a eus jusqu’ici : cette application sera la grande porte d’entrée du transhumanisme dans notre quotidien.

Cessons donc de crier à la liberté ! Car nous n’avons pas la même définition de liberté. Sachons tirer humblement la leçon, et cherchons à comprendre les technologies que nous utilisons pour en avoir un usage qui respecte la dignité de l’homme !

« Le rachat de Twitter par Elon Musk est une victoire des transhumanistes.

Twitter + neuralink + NFT + Metaverse  + OpenAI

C’EST UNE BOMBE TRANSHUMANISTE »

Docteur Laurent Alexandre

Saint Bruno, le grand silence

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas pour évoquer le fondateur des Chartreux dans l’émission de CNews Les plus belles figures de l’Histoire.

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