Gauchisation du Conseil d’Etat
Thierry Tuot a été nommé par l’Elysée à la tête de la section de l’intérieur du Conseil d’Etat. Chargé de tous les sujets régaliens comme la justice, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la culture, les cultes et les institutions, cette section est, avec celle du contentieux, la plus importante du Conseil d’État, à la fois juge administratif suprême et conseil du gouvernement pour toutes les lois et décrets.
Thierry Tuot, conseiller d’État, a publié en 2013 un rapport sur «La grande nation pour une société inclusive», remis à Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre de François Hollande. Il proposait de refonder les politiques d’intégration en s’attaquant à un « laïcisme de combat, furibond et moralisateur », en incitant à « assumer la dimension “arabe orientale” » de la France et en proposant de « créer (…) un statut de tolérance permettant (…) une régularisation programmée au terme de cinq ans ». Extrait :
La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits. À l’islamisme – revendication publique de comportements sociaux présentés comme des exigences divines et faisant irruption dans le champ public et politique – répond un laïcisme de combat, furibond et moralisateur, qui mêle dans un étrange ballet les zélotes des racines chrétiennes de la France, qu’on n’attendait pas au chevet du petit père Combes, et républicanistes tout aussi intégristes, qui semblent n’avoir de la liberté qu’une idée terrifiée, où, hélas, souvent terrifiante.
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel émérite, s’inquiète :
« L’arrivée de Thierry Tuot à cette présidence, c’est la reconnaissance de la conversion des membres du Conseil d’État au multiculturalisme ».
Découvrez la fameuse « cire du Père Fulgence » de l’abbaye de Maylis
Aujourd’hui, cap vers le Sud-Ouest, dans les Landes, à l’abbaye de Maylis ! Ici, depuis 1946, vit une communauté de moines bénédictins olivétains (habillés en blanc !), dans une vie fraternelle, au rythme des offices chantés (sept par jour) et du travail manuel. Pour « vivre du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres » (règle de saint Benoît, chapitre 48), les vingt moines de Maylis fabriquent notamment une tisane dépurative, ainsi que des cires pour meubles et parquets. Parmi celles-ci, la fameuse cire du père Fulgence “qui brille sans frotter”, et qu’on vous recommande pour son efficacité !
Dans cet article, Divine Box met un coup de projecteur sur cette cire : son histoire, sa composition, son utilisation. C’est parti !
L’histoire de la cire du père Fulgence
Il y a encore quelques décennies, nombreux étaient les fabricants de cire dans les Landes. Il faut dire qu’ils avaient sous la main de beaux et nobles ingrédients, comme la térébenthine (essence de résine de pin) et la cire d’abeille. Mais dans les années 1980 et 1990, beaucoup déposèrent le bilan… Si bien qu’à la fin des années 1990, un fabricant proposa de transmettre son matériel et son savoir-faire à l’abbaye de Belloc pour que perdurent chez ces moines la production de la cire.
Cependant, les moines de Belloc, déjà très occupés, ont redirigé cette belle proposition à Maylis, où les moines ne produisaient à l’époque que la tisane de Maylis ! Voilà donc les moines de Maylis qui se mettent à produire de la cire depuis 2001. Dans le silence et la prière, dans leur petit atelier artisanal, naissent ainsi vos prochains produits favoris pour l’entretien des meubles et parquets…
Ah, tiens, d’ailleurs : pourquoi ce nom de « cire du père Fulgence » ? Eh bien Fulgence est tout simplement le nom du deuxième supérieur de la communauté de l’abbaye de Maylis !

Frère G. dans la fabrique de cire de l’abbaye de Maylis © Divine Box
Composition et atouts de la cire du père Fulgence
La cire du père Fulgence est 100% naturelle, sans aucun produit chimique. Elle est en effet fabriquée à partir de deux ingrédients simples :
- l’éthanol : un alcool produit à partir de la fermentation de sucre ou de l’amidon contenu dans le maïs ou le blé
- la gomme-laque : une cire naturelle, produite par des pucerons dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, et notamment en Inde
Concrètement, la cire du Père Fulgence qui « brille sans frotter » présente de nombreux avantages pour l’entretien des bois. D’abord, elle nourrit le bois et le protège de la poussière. Ensuite, pour le côté esthétique, elle apporte une finition de haute qualité, avec un bel aspect blond, chaleureux et brillant. Enfin, elle ne nécessite pas d’entretien, ce qui est bien pratique si vous avez de nombreux meubles et parquets !
Les avis récoltés par les moines de Maylis sur leur cire du Père Fulgence sont catégoriques : il n’y pas d’équivalent sur le marché !

La cire du père Fulgence prend soin du bois et des meubles © Istock
Sur quelles surfaces appliquer la cire du père Fulgence ?
Pour une utilisation comme vernis, la cire du père Fulgence s’utilise surtout sur le bois plutôt neuf : brut, ciré ou vernis (sauf vernis polyester). Cette cire est également idéale pour les escaliers, car elle ne glisse pas, et pour les parquets de chambre, car elle est facile d’utilisation et d’entretien. Enfin, pour les lambris, cette cire offre une finition blonde et brillante. Effets garantis !
Cela dit, vous pouvez également utiliser cette cire du Père Fulgence sur du bois ou des meubles anciens ou déjà patinés : dans ce cas-là, utilisez la cire du père Fulgence comme sous-couche, avant application d’une cire traditionnelle (comme la cire du Bénédit tiens, l’autre encaustique de l’abbaye de Maylis) !
Par ailleurs, même si le bois est sa surface de prédilection vous pouvez aussi appliquer la cire du père Fulgence sur d’autres surfaces comme :
- les fers forgés, cuivres et autres métaux;
- les tomettes ou carreaux de terres cuites;
- la paille de chaise et paniers en osier;
- les cuirs en tout genre;
- le lino;
Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus sur l’utilisation et l’application de la cire du Père Fulgence

La cire du Père Fulgence de l’abbaye de Maylis nourrit le cuir © Divine Box
Et où trouver la cire du Père Fulgence ?
Pour ça, vous pouvez bien-sûr vous rendre directement à l’abbaye de Maylis et en profiter pour dire bonjour aux moines ! Voici leur adresse : abbaye de Maylis, 455 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi acheter en ligne les cires et tisanes de l’abbaye de Maylis directement sur la boutique monastique de Divine Box.
Attaque directe contre l’Église catholique autorisée par l’ONU
L’organisation pro-famille C-Fam a été empêchée de parrainer un événement à l’ONU, pour présenter le documentaire de Matt Walsh, What is a Woman (Qu’est-ce qu’une femme). L’évènement a été bloqué par des féministes radicales qui affirment que C-Fam ne correspond pas aux « valeurs » de la Commission de la condition de la femme.
Or les féministes radicales organisent un colloque, approuvé par la Commission, intitulé « Comment l’Église catholique utilise l’idéologie du genre pour menacer les droits de l’homme ». Il s’agit d’une attaque directe contre l’Église catholique qui a été autorisée par l’ONU ! Parmi les intervenants se trouve une femme qui se prétend prêtre catholique…

En attendant, l’équipe de C-Fam est présente au siège des Nations Unies pour assister à cette Commission et négocier le document qui garantira que l’avortement ne progresse pas dans le droit international.
Éric Dupond-Moretti fait deux bras d’honneur aux députés
Le gouvernement pète les plombs :
Scène lunaire à l'Assemblée nationale : Éric Dupond-Moretti fait deux bras d’honneur aux députés… et l’assume ! La présidente de séance n’en revient pas, les députés RN et LR quittent l’hémicycle pic.twitter.com/4zqlYqmWhs
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 7, 2023
L’enseignement catholique sous contrat, sous pression du ministre
A défaut de faire assurer la sécurité dans les écoles ou de dispenser un enseignement de base aux jeunes écoliers, Pap Ndiaye compte mettre la « pression » – le terme est revenu à plusieurs reprises dans sa bouche – sur l’enseignement privé sous contrat, et particulièrement sur l’enseignement catholique, qui regroupe 96% des établissements privés.
« L’enseignement privé sous contrat sera impliqué dans l’effort de mixité. Il est normal d’exiger qu’il favorise la mixité des élèves en s’engageant dans une démarche contractualisée. »
Pap Ndiaye veut doubler l’objectif de mixité sociale et scolaire. Le ministre espère la signature d’un protocole pour le 20 mars.
Le secrétaire général de l’enseignement catholique clamait que sa liberté de recrutement des élèves n’était « pas négociable ». Mais Pap Ndiaye assume lui tordre le bras :
« L’allocation des postes d’enseignants du privé peut être un facteur de pression. »
Le ministre semble prêt à mettre sur la table l’accord tacite du « 80/20 » qui, depuis les années 1980, veut que 20% seulement des allocations de postes reviennent au secteur privé sous contrat.
L’enseignement catholique sous contrat devrait contre-attaquer et ouvrir des classes hors-contrat au sein de ses établissements. La liberté est sans doute à ce prix.
Utah et Wyoming : nouvelles avancées pro-vie
Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, s’apprête à interdire les cliniques d’avortement d’Etat. Désormais, seuls les hôpitaux pourront pratiquer cet acte, que ce soient des avortements chirurgicaux ou médicamenteux. La loi prévoit de mettre fin à l’autorisation de nouvelles cliniques d’avortement après le 2 mai. Une fois cette autorisation expirée pour les cliniques qui l’utilisent actuellement, celle-ci ne sera pas renouvelée.
Les législateurs du Wyoming ont voté le 2 mars des mesures restreignant l’avortement. Ces mesures, adoptées par les deux chambres, visent à interdire l’avortement sauf en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou en cas d’anomalie du fœtus. Le projet de loi rend aussi illégal le fait de « prescrire, administrer, distribuer, vendre ou utiliser » des pilules abortives. Elles doivent désormais être signées par le gouverneur Mark Gordon pour entrer en vigueur.
L’agenda mondialiste 2030 vu par des catholiques polonais
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La pensée mondialiste également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré et déformé le catholicisme dans de nombreux domaines – a prévenu Arkadiusz Stelmach lors de la présentation du rapport intitulé « Le développement durable. Le charme des mondialistes, l’instrument de l’asservissement total. »
Vice-président de l’Association du Père Piotr Skarga (SKCh) a rappelé que l’Agenda 2030 pour le développement durable a été présenté en 2015. Le programme mondialiste pour le compte de l’ONU était dirigé par Jeffrey Sachs, bien connu en Pologne, qui a supervisé il y a des années la mise en œuvre du plan Balcerowicz, c’est-à-dire une transformation radicale impliquant, entre autres, à mettre la part du lion de notre économie entre les mains du capital supranational.
– Il s’avère que l’un des plus importants partisans, garants, promoteurs de cet agenda sont des représentants très éminents de l’Église catholique, avec le pape François lui-même au premier plan, a noté l’orateur. – Après tout, ce fut un choc, même si, en tant que catholiques conservateurs, nous savons qu’elle (l’Église) est en proie à une crise sans précédent, provoquée par l’intrusion en son sein d’une théologie basée sur une philosophie extrêmement incompatible avec la doctrine catholique, c’est-à-dire l’idéalisme allemand (en détail ces questions sur notre sol) a été discuté pendant des années par, entre autres, le père professeur Tadeusz Guz), a-t- il souligné.
– Cette idéologie plus ou moins après la guerre, à la fin du pontificat du Pape Pie XII puis, à travers les pontificats des papes suivants : Jean XXIII, et surtout Paul VI, tout le Concile Vatican II, toute la transformation, « l’esprit du concile » – comme on appelle ce phénomène, il s’est propagé. Il a conduit au fait que le successeur de Saint-Pierre lui-même, le pape François, a participé à l’inauguration du projet, le plan d’action, qui est la soi-disant idéologie du développement durable, a poursuivi Arkadiusz Stelmach.
Même au XIXe siècle, l’Église s’opposait fermement aux « nouveautés » de la pensée qui étaient contraires à ses enseignements. Les papes ont publié des encycliques luttant contre le modernisme, le nazisme ou le communisme, et les fidèles sont morts aux mains des gouvernements maçonniques (Mexique) ou des oppresseurs rouges (Espagne, pays de la zone soviétique, dont la Pologne). Maintenant, cependant, depuis des décennies, les hiérarques et les fonctionnaires du Vatican se sont engagés dans la promotion d’un concept holistique de transformation de la vie sociale selon la pensée néo-marxiste.
– Le communisme a parfaitement simulé sa mort. […] Il était effectivement en train de se transformer, et celui qui semblait le mettre dans la tombe, Mikhaïl Gorbatchev, récemment décédé, était en fait un militant mondialiste de premier plan. Ensemble avec l’ancien prêtre de gauche Leonardo Boff, condamné (par l’Église), et Steven Rockefeller, ils ont rédigé la Charte de la Terre dans les années 1980, a déclaré le vice-président du SKCh. La Charte a eu une forte influence sur l’Agenda 2030, l’encyclique Laudato si de François et d’autres documents. Toute la pensée mondialiste se réfère à un paradigme basé sur la philosophie susmentionnée de l’idéalisme allemand. Les doctrines de gauche ont aussi largement transformé la science sociale endossée par l’autorité de l’Église.
– La pensée mondialiste, également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme, crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré, déformé le catholicisme dans de nombreux domaines. En fait, l’enseignement social catholique a été déconstruit, fortement imprégné de doctrines de gauche. Leonardo Boff, après avoir été interdit de parler en public par le Vatican, se consacre à l’étude de l’écologie. Il a lui-même déclaré que de théologien de la libération, il est devenu écologiste de la libération. Il a dit que tout comme les capitalistes exploitaient les pauvres, les travailleurs, les capitalistes exploitaient l’humanité, la Terre, les ressources naturelles, etc., a décrit Arkadiusz Stelmach.
Suivant ces tendances, la gauche annonce aujourd’hui une nouvelle transition – de l’ère anthropocentrique (qui a supplanté le théocentrisme) à l’ère écocentrique. Par conséquent, l’homme « doit » se considérer non pas comme la couronne de la création, mais seulement comme l’un des éléments les plus égaux du monde, à côté de la nature. Ainsi, les organes du Vatican promeuvent, par exemple, les idées de dépopulation, invitant, par exemple, à leurs conférences les partisans d’une réduction radicale du nombre d’habitants de la Terre.
– Cette pensée entre dans les documents de l’église, ce qui est effrayant. Ces concepts proclamant le dépeuplement de l’humanité sont présentés jusque dans les instances du Vatican, a souligné le participant à la présentation de la semaine dernière du rapport sur le développement durable.
En 2017, un professeur taïwanais, promoteur de l’idée d’une réduction drastique de la population de la Terre, s’exprimait lors d’une conférence organisée par l’Académie pontificale des sciences. Il affirme que pour résoudre les problèmes écologiques et économiser les ressources de la Terre, il faudrait réduire de moitié la population de notre planète d’ici 2050.
Malheureusement, en Pologne, le sujet des menaces résultant de la promotion du développement durable est rarement abordé. Les milieux scientifiques et académiques, voulant éviter de sortir du soi-disant courant dominant, présentent cette question presque exclusivement de manière favorable.
Comme l’a noté le vice-président du SKCh, l’idéologie libérale s’est installée dans les universités, les médias, les systèmes éducatifs et juridiques depuis de nombreuses décennies. Arkadiusz Stelmach s’est référé au texte du professeur Ryszard Legutka. Le philosophe y indique que les tenants de cette idéologie sont prêts à admettre les concepts les plus fous dans les salons et à leur donner des droits égaux aux vues de bon sens. Par exemple, les militants du mouvement LGBT en ont profité. D’abord simplement apparues dans la sphère publique, ils imposent aujourd’hui leur agenda partout, dans le cadre de la stratégie de gender mainstreaming.
– Quel est, par exemple, le combat dans l’Église maintenant ? Changer l’enseignement catholique sur la sexualité, comme l’approche de l’homosexualité et diverses autres soi-disant orientations ; à la question de la contraception, à la question du changement de sexe, etc. Veuillez noter que tous les synodes récents – qu’ils soient sur la famille, ou sur l’Amazonie, ou sur la jeunesse, ou maintenant la route synodale – ont toujours posé ces questions quelque part, a souligné l’orateur.
Arkadiusz Stelmach a également fait référence à la publication de Marguerite A. Peeters, qui décrit le mondialisme et ses manifestations dans la politique internationale. – Elle affirme que l’Église catholique est la dernière grande institution au monde qui prêche encore la vérité sur la sexualité humaine. Toute la bataille, cependant, est pour que ce dernier bastion tombe. Alors la victoire de cette révolution placée sous le signe du « développement durable », du gender mainstreaming, sera complète et totale, estime Peeters, chef adjoint du SKCh.
Source : PCh24TV (Polonia Christiana : www.pch24.pl)
Député ivre
La presse a fait état de députés ivres à la buvette de l’Assemblée Nationale lors du débat sur les retraites.
On a peut-être un indice : Nicolas Sansu, député PCF, a été placé en garde à vue ce week-end pour conduite en état d’ivresse manifeste mais également outrage à personnes dépositaires de l’autorité public.
Nicolas Sansu participait à une soirée dans un bar vierzonnais. Sur le chemin du retour, le député a été contrôlé en état d’ébriété manifeste…
Nigeria : Témoignage de deux rescapées de Boko Haram
À l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Aide à l’Eglise en Détresse invite deux nigérianes victimes des violences de Boko Haram à témoigner ce 8 mars. Elles seront reçues par le pape François.
Maryamu Joseph (19 ans) et Janada Marcus (22 ans) sont deux victimes de la secte djihadiste Boko Haram responsable de la mort de 75 000 Nigérians au cours des 13 dernières années.
À l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, l’AED a invité ces deux nigérianes chrétiennes à se rendre en Italie pour témoigner et attirer l’attention des institutions sur la situation dramatique du Nigeria. Elles seront reçues par des personnalités politiques.
Après leur agression au Nigeria, Maryamu Joseph et Janada Marcus ont été prises en charge par les spécialistes du centre de traumatologie de Maiduguri, au nord-est du pays, construit avec l’aide de l’AED. L’association a recueilli leur témoignage effroyable ainsi que celui de 24 autres victimes, disponibles dans un document unique téléchargeable ici.
De 2018 à 2022, l’AED a financé 637 projets au Nigeria pour une somme de 8,2 millions d’euros. L’association a agi notamment dans le nord du pays, en soutenant la reconstruction des propriétés de l’Église détruites par les terroristes et en aidant les personnes traumatisées par des attaques djihadistes, comme Maryamu ou Janada.
Les scandales de corruption au niveau de l’UE continuent
Un haut fonctionnaire de la Commission, l’Estonien Henrik Hololei, est accusé d’avoir effectué plusieurs voyages payés par le Qatar, alors que son équipe travaillait avec l’État du Golfe sur un accord de transport aérien.
Ce directeur général du département des transports de la Commission européenne est critiqué pour avoir voyagé neuf fois en classe affaires, entre 2015 et 2021, avec la compagnie Qatar Airways, sans débourser le moindre sou. A une période où son équipe négociait un important accord aérien avec le petit émirat.
4 des vols concernés ont été payés soit par le gouvernement de l’État du Golfe, soit par des organisations proches du pouvoir qatari.
Un vaste scandale de corruption au Parlement européen a déjà été dévoilé en décembre 2022.
Peut-on être catholique et homosexuel ?
Alors que certains lobbys, au sein de l’Eglise, veulent réécrire le catéchisme de l’Eglise catholique, accompagnés par certains évêques, l’abbé Raffray (IBP) reçoit Gaëtan Poisson pour un entretien autour de la question de l’homosexualité et de la foi catholique. Gaëtan Poisson est l’auteur d’un ouvrage sur le sujet : L’homosexualité au risque de la foi – Le témoignage d’un gay qui défend l’Église. Ayant fait le choix de la chasteté dans la continence, il a perçu que l’homosexualité était porteuse d’une fragilité lumineuse, pleinement évangélique. Cet ouvrage offre le témoignage d’une rédemption, de la libération d’un homme d’une hypersexualisation imposée par les LGBT. Il offre aussi au lecteur une réflexion profonde non seulement sur l’Église et l’homosexualité mais aussi sur la beauté du discours de l’Église sur la sexualité.
Déroulé de l’émission :
- 1:18 Parcours de foi
- 4:52 Découvrir un tendance homosexuelle
- 12:17 Vivre libre, mais de quelle liberté ?
- 15:17 La parabole du fils prodigue
- 17:39 L’addiction au plaisir sexuel
- 19:45 Les épreuves sont source de salut – La conversion
- 23:19 Faut il réformer le catéchisme ?
- 24:40 La doctrine ne peut pas évoluer
- 28:45 L’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité
- 31:48 Désordre et péché
- 35:58 – La chasteté chrétienne
- 39:56 – Distinguer la personne de ses actes
- 41:34 – Dangers de l’idéologie LGBT
- 44:17 – L’affectivité n’est pas un péché
- 48:26 – La chasteté concerne tous les chrétiens
- 50:08 – L’Église doit prêcher à nouveau la morale chrétienne
- 52:03– Homosexualité et crise de la foi
- 53:30 – Péché et miséricorde
- 58:31 – Le renoncement est source de bonheur
- 1:01:22 – Vrai bonheur et illusions trompeuses
- 1:03:24 – La doctrine de l’Église est libératrice
- 1:05:52 – Conseils à un jeune aux tendances homosexuelles
- 1:07:20 – Accueillir les personnes
- 1:11:34 – Suivre le Christ pour comprendre le mystère du mal
La liturgie traditionnelle, source de vocation monastique
Le père abbé de l’abbaye Sainte-Marie de La Garde, fondation du Barroux, Dom Marc Guillot a été interrogé dans La Nef. Extrait :


Le clivage gauche-droite a-t-il encore un sens ?
Extrait de l’entretien paru dans L’Incorrect entre Guilhem Carayon (Les Républicains), Stanislas Rigault (Reconquête !) et Pierre-Romain Thionnet (Rassemblement national) :


Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Donald Trump : » Nous soutiendrons les allocations familiales pour un nouveau baby-boom et nous démolirons la tyrannie woke »
Extrait du discours de Donal Trump dans le cadre de sa campagne interne pour l’investiture de la présidentielle 2024 (source : blog d’Yves Daoudal) :
En 2016, j’ai déclaré : ‘Je suis votre voix’. Aujourd’hui, j’ajoute : je suis votre guerrier, je suis votre justice, et pour ceux qui ont été lésés et trahis, je suis votre rétribution !
Avec vous à mes côtés, nous démolirons l’État profond, nous expulserons les bellicistes, nous chasserons les mondialistes, nous chasserons les communistes, nous nous débarrasserons de la classe politique qui déteste notre pays, nous battrons les démocrates, nous mettrons en déroute les faux médias, nous exposerons et traiterons de manière appropriée les RINOS, nous expulserons Joe Biden de la Maison Blanche, et nous libérerons l’Amérique de ces scélérats et de ces crapules UNE FOIS POUR TOUTES. (RINOS : republicans in name only : ceux qui ne sot républicains que de nom.)
C’est la bataille finale – ils le savent, je le sais, VOUS le savez, tout le monde le sait. Soit ils gagnent, soit nous gagnons. Et je vous promets ceci : si vous me remettez à la Maison Blanche, leur règne sera terminé, et l’Amérique sera à nouveau une NATION LIBRE. »
Je suis le seul candidat qui peut faire cette promesse : j’empêcherai la troisième guerre mondiale.
Quand je serai de retour à la Maison Blanche, le tout premier projet de loi de réconciliation que je signerai sera pour une augmentation massive des patrouilles frontalières, et une augmentation colossale du nombre d’agents d’expulsion.
Je demanderai à chaque État et à chaque agence fédérale d’identifier chaque membre connu ou suspecté de gang en Amérique, et chacun d’entre eux qui est ici illégalement, nous les prendrons, et nous les jetterons hors de notre pays, et il n’y aura aucune question posée.
Dès le premier jour, je révoquerai le décret fou de Joe Biden qui installe des délégués marxistes chargés de la diversité, de l’équité et de l’inclusion dans chaque agence fédérale, et je licencierai immédiatement tous les membres du personnel engagés pour mettre en œuvre ce programme. Je demanderai au Congrès de créer un fonds de dédommagement pour les Américains qui ont été injustement discriminés par les politiques de Biden. Et nous interdirons toute discrimination raciale de la part du gouvernement.
Je me battrai pour les DROITS DES PARENTS, y compris le choix universel de l’école, et l’élection directe des directeurs d’école par les parents. Si un directeur ne fait pas son travail, les parents devront pouvoir voter pour le renvoyer et choisir quelqu’un qui le fera.
Poursuivant le travail de la Commission 1776, nous enseignerons NOS valeurs et nous promouvrons NOTRE histoire et NOS traditions à nos enfants.
Je révoquerai toutes les politiques de Biden encourageant la castration chimique et la mutilation sexuelle de nos jeunes – et je demanderai au Congrès de m’envoyer un projet de loi interdisant la mutilation sexuelle des enfants dans les 50 États.
Nous écarterons les hommes des sports féminins.
Je détruirai le régime illégal de censure et ramènerai la LIBERTÉ D’EXPRESSION en Amérique.
Je mettrai au défi les gouverneurs des 50 États de se joindre à moi dans une grande campagne d’embellissement. Nous renommerons nos écoles et nos boulevards non pas en fonction des communistes mais des patriotes. Nous nous débarrasserons des bâtiments laids et reviendrons au magnifique style classique de la civilisation occidentale.
Nous soutiendrons les allocations familiales pour un nouveau baby-boom.
NOUS FINIRONS CE QUE NOUS AVONS COMMENCÉ. Nous franchirons la ligne d’arrivée. Nous démantèlerons l’État profond. et nous restaurerons la République américaine dans toute sa gloire rayonnante.
Novak Djokovic encore victime en 2023 de la discrimination contre les « non-vaccinés » Covid
Le pays de Pfizer, les Etats-Unis, interdisent à l’accès à leur sol aux personnes non « vaccinées » contre le Covid-19. Faute d’avoir obtenu une autorisation spéciale, le Serbe a dû déclarer forfait :
Novak Djokovic ne décrochera pas un sixième titre à Indian Wells cette année. Dans un court communiqué, dimanche 5 mars, les organisateurs du tournoi de tennis qui débute mercredi dans le désert californien ont annoncé son forfait pour la compétition. Les Etats-Unis interdisent pour l’heure l’entrée sur leur territoire aux personnes non vaccinées contre le Covid-19, comme c’est le cas du Serbe. Ce dernier avait demandé une autorisation spéciale, mais elle lui a été refusée.
Au moins, Novak Djokovic conserve sa santé…
Laurent Wauquiez subventionne un spectacle pour enfants faisant la promotion de l’idéologie du genre
Nous vous disions récemment qu’avec Eric Ciotti et Laurent Wauquiez, le combat des valeurs et de la droite est très mal parti. Nouvel exemple en date avec un spectacle, organisé à Chadrac à l’occasion de la journée de la femme (voir le livret complet) et destiné aux enfants à partir de 5 ans, qui fait la promotion de l’idéologie du genre comme l’explique ce communiqué :
« Il s’agit d’un spectacle qui s’insère dans la semaine des droits de la femme, dont le but est de « lutter contre les stéréotypes de genre dès l’enfance afin de tendre à plus d’égalité des genres » par le biais d’un format interactif permettant aux enfant de débattre et de « s’approprier des stratégies pour faire face au sexisme ». Ce spectacle scandaleux mettra en scène « une enfant qui se pose des tas de questions : C’est quoi être une fille ? Un garçon ? On peut changer ? Qui décide ? Et si je me sens fille, je suis obligée de…? » et qui se transformera en princesse et en chevalier ; les enfants seront invités à rejouer l’histoire « pour créer une fin ni bleu ni rose ». Il sera de plus ouvert à tous, « petits et grands dès 5 ans » (…)
La réalité est, il n’y a aucunement matière à « décider » si un enfant est un garçon ou une fille. Une chose ne peut pas être et ne pas être sous un même rapport. L’esprit humain n’a aucunement la capacité de changer la nature des choses et de faire se conformer la réalité à ses désirs personnels : c’est à l’esprit humain d’adhérer et de se conformer à la vérité, à ce qui est, afin d’agir en conséquence de manière rationnelle et pertinente (…)
La seconde chose qu’il faut remarquer, c’est que ce spectacle s’adresse à un public d’enfants : c’est sans cesse les enfants qui sont ciblés par la propagande de déviance sexuelle. Cette déstabilisation systématique des enfants est véritablement dramatique : c’est toute une jeunesse qui se trouvera bientôt sans repère, sans base solide sur lesquelles s’appuyer, sans modèle de référence. Comme les jeunes plantes qui n’ont pas de tuteur, au lieu de monter vers le ciel, ces enfants intoxiqués s’avachiront bientôt sur la terre, et quand viendra la pluie, ils seront noyés dans la boue au lieu de se maintenir droits et solides. Nous ne pouvons pas accepter cela ! »
La maire de Chadrac, Corinne Bringer, était suppléante du député très proche de Laurent Wauquiez, Jean-Pierre Vigier, qui a voté pour la constitutionnalisation de l’avortement. Et cerise sur le gâteau, ce spectacle est financé par la Région AURA présidée par Laurent Wauquiez et par le Conseil départemental à majorité LR.
Sommes-nous donc condamnés à voir nous impôts financer SOS Méditerranée lorsque la gauche est majoritaire et financer la théorie du genre quand la majorité est LR ?
Sur l’affiche ci-dessous, outre la femme voilée qui apparait, vous noterez que sans les subventions de la Région, du département et de l’Etat, ce spectacle n’aurait pas pu avoir lieu :

Leur nouvelle lubie : inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
Le 8 mars la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale discutera de l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le député LREM Pieyre-Alexandre Anglade explique qu’il n’y a sans doute pas assez de meurtres d’enfants à naître. Un projet qui va se heurter aux refus des gouvernements polonais et hongrois :
[…] En Europe également, l’accession au pouvoir de gouvernements conservateurs a d’ores et déjà fragilisé le droit des femmes d’accéder à un avortement légal et sûr.
En Pologne, alors que le pays disposait déjà d’une des législations les plus restrictives de l’Union, le Gouvernement a tenté d’interdire totalement l’avortement en 2016, sans succès. C’est finalement l’application en 2021, d’un arrêt du Tribunal constitutionnel du 22 octobre 2020, qui a conduit à la suppression de la possibilité d’avorter en cas de malformation grave du fœtus, alors même qu’il s’agissait de 98 % des motifs d’avortement dans le pays. Désormais, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.
Cette quasi interdiction de l’avortement a déjà abouti à des situations dramatiques pour les femmes polonaises. En effet, depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle restriction, au moins trois femmes ont péri faute d’avoir pu bénéficier d’un avortement. Le cas d’Izabela Sajbor, une mère de famille décédée à l’hôpital en septembre 2021, des suites d’un choc septique, a suscité une profonde indignation dans le pays et plusieurs manifestations. Les soignants avaient en effet refuséd’intervenir tant que le cœur du fœtus battait encore alors même que sa vie était en danger.
En conséquence, les avortements clandestins se multiplient, l’association Avortement sans frontière déclare avoir réalisé 44 000 avortements clandestins en 2022. Le nombre total d’avortements clandestins est lui estimé à au moins 100 000 par an.
La Hongrie connaît également d’importantes tentatives de restriction du droit à l’avortement depuis l’accession au pouvoir du Gouvernement conservateur de Viktor Orbán, alors même que l’avortement est autorisé depuis les années 1950.
Le Gouvernement a fait inscrire à l’article 2 de la Constitution que « la vie humaine est protégée depuis la conception », laissant craindre que cette disposition puisse constituer une base juridique pour l’interdiction ou la restriction de l’avortement. En outre, un décret publié en septembre 2022 prévoit désormais que les femmes souhaitant effectuer une IVG devront être confrontées « d’une manière clairement identifiable » aux « fonctions vitales » du fœtus, notamment en « écoutant les battements de cœur du fœtus ».
Au sein d’autres États membres, les régressions sont plus pernicieuses. En Espagne, le gouvernement a présenté un projet de loi prévoyant de limiter l’IVG aux cas de grave danger pour la vie, la santé physique ou psychologique de la mère ou de viol, avant d’y renoncer en 2014 sous la pression d’une importante mobilisation.
Au Portugal, une loi votée en 2021 prévoit désormais que les frais médicaux liés à l’avortement incombent intégralement à la charge des patientes et instaure, en outre, un examen psychologique obligatoire avant de pouvoir y recourir.
En Italie, bien que l’avortement soit légal, son accès est fortement limité par la proportion très importante de médecins faisant valoir une clause de conscience (estimée à 70 %) pour ne pas le pratiquer. De surcroît, les campagnes tendant à dissuader les femmes d’y avoir recours se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Giorgia Meloni, celle-ci ayant pris publiquement position contre l’avortement.
Ces régressions des droits des femmes au sein même de l’Union européenne démontrent la fragilité du droit à l’avortement et sa réversibilité. Elles doivent alerter sur la nécessité de ne pas sous-estimer l’influence des mouvements « anti-choix » en Europe qui mènent d’importantes campagnes pour inciter les pouvoirs publics à revoir leur législation en faveur des droits sexuels et reproductifs. L’influence de ces mouvements a notamment été analysée par le rapport du Forum parlementaire européen pour des droits sexuels et reproductifs (EPF) intitulé « Restaurer l’ordre naturel », lequel montre l’importance des moyens financiers dont ils disposent et de la grande structuration dont ils font preuve.
B. Face aux menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement, son inscription dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne constituerait une garantie forte
L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne constituerait une garantie forte face aux tentatives de remise en cause observées en Europe, tout en permettant de clarifier son statut juridique.
L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte permettrait en premier lieu de renforcer la protection juridique de ce droit au niveau européen en l’intégrant pleinement au sein du corpus de droits fondamentaux protégés par l’Union. En effet, la Charte a, depuis l’adoption du Traité de Lisbonne en 2009, la même valeur que les traités et fait donc partie intégrante du droit primaire de l’Union, que doivent respecter l’ensemble des institutions de l’UE et des États membres.
L’inscription dans la Charte permettrait, de plus, de clarifier le statut du droit à l’avortement. En effet, s’il n’est pas consacré en tant que tel comme un droit fondamental par le droit international, il apparaît manifeste que l’on ne peut pénaliser le recours à l’avortement sans engendrer des situations dramatiques pour les femmes qui violeraient de nombreux autres droits humains.
Enfin, son inscription dans la Charte serait pleinement cohérente avec l’esprit de ce texte, qui a été conçu précisément pour réaffirmer et actualiser le corpus de droits fondamentaux commun aux États membres à la lumière des progrès sociaux, médicaux et technologiques. À cet égard, l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte avait été envisagée dès sa rédaction.
En ce sens, le Parlement européen a, par deux résolutions, du 9 juin et 7 juillet 2022, proposé d’introduire le droit à l’avortement dans la Charte en créant après le droit à la vie privée et familiale consacré à l’article 7 de la Charte, un article 7 bis disposant que « Toute personne a le droit de bénéficier d’un avortement sûr et légal ».
Une telle initiative, qui nécessite une révision des traités, conformément à la procédure prévue à l’article 48 TUE, doit être soutenue. Le Parlement européen a ainsi appelé, dans sa résolution du 9 juin 2022, à la convocation d’une convention à cette fin. Il revient désormais au Conseil européen de décider, à la majorité simple, d’y procéder.
L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux constituerait un signal fort de soutien et de cohérence avec les initiatives nationales qui visent à consacrer le caractère fondamental de ce droit par son inscription dans la Constitution, tout en réaffirmant la place des valeurs dans le projet européen.
D’Antioche à Antakya, des premiers chrétiens à l’annexion turque
D’Antoine de Lacoste pour Politique Magazine :
Le tragique tremblement de terre qui a ravagé le sud-ouest de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie a particulièrement touché Antakya, qui n’est plus qu’un champ de ruines.
Antakya est le nouveau nom d’Antioche, ville si importante pour les chrétiens car c’est là que ce mot a été utilisé pour la première fois.
Sous l’Empire romain, Antioche fur la capitale de la Syrie et comptait 500 000 habitants. C’était une ville somptueuse dont la rue principale comportait 3200 colonnes. La tradition a fait de Saint Pierre son premier évêque mais c’est Saint Ignace d’Antioche qui organisera cette église jusqu’à son martyre survenu vers 110.
Ravagée par un tremblement de terre en 526 (il y en eut beaucoup) puis par les Perses en 540, elle perdit de son importance. Turcs et Byzantins se la disputèrent et les Croisés s’y battirent héroïquement. Elle fut définitivement détruite par le sultan mamelouk Baybars en 1268.
Un des rares vestiges de sa glorieuse époque chrétienne est l’église Saint Pierre, qui fut peut-être la première église de l’histoire. Creusée dans la roche, elle a résisté à tout.
Mais comment Antioche est devenue Turque ?
Il faut remonter au mandat français pour comprendre ce qui s’est passé. Au lendemain de la première guerre mondiale, les alliés confient à la France un mandat pour administrer et développer les territoires de la Syrie et du Liban afin de les amener progressivement à l’indépendance. Les accords Sykes-Picot de 1916 avaient déjà réglé la question de la frontière avec l’Irak dont l’administration est confiée aux Anglais. L’Etat islamique abolira d’ailleurs symboliquement cette frontière en 2015 pour montrer que le califat a une vocation universelle.
Pour exercer ce mandat, la France nomme en 1920 le général Gouraud Haut Commissaire au Levant (nom englobant la Syrie et le Liban). Le Général Weygand lui succédera en 1923. Pour composer avec tous les acteurs de cette pièce si orientale, ils vont successivement morceler le territoire en 6 parties : le Liban (dont il proclame l’indépendance symbolique mais qui ne le sera vraiment qu’en 1943), l’Etat de Damas, l’Etat d’Alep, le Territoire autonome des Alaouites (d’où est issue la famille Assad), le Djebel Druze et le Sandjak d’Alexandrette, au nord-ouest, où se trouve Antioche.
Le Général Weygand justifiera cette décision dans ses mémoires : »Pourquoi pas un seul Etat dans lequel on eût réservé au Liban un statut ? C’est que les Libanais refusèrent catégoriquement le maintien d’une servitude dont ils avaient souffert dans le passé; que le pays d’Alep, habitué par les débouchés de son commerce à regarder vers le nord ne tenait pas à lier son sort à celui de Damas; qu’enfin les Alaouites exprimèrent sans détour leur volonté de jouir de l’autonomie sous la protection de la France. Il apparut alors plus avantageux de reconnaître ces autonomies. »
Le Sandjak d’Alexandrette relève d’une autre logique, nettement plus discutable : il faut négocier avec les Turcs après qu’ils nous aient repoussés de Cilicie en 1920 sous l’impulsion de Mustapha Kémal dont l’armée se rapproche alors dangereusement d’Alep. Or une importante minorité turque vit dans ce sandjak (mot qui signifie subdivision administrative) où elle cohabite avec des turkmènes, des arabes sunnites, des alaouites et des chrétiens dont beaucoup d’Arméniens qui ont fui les persécution turques et se sont mis sous la protection de la France.
Mustapha Kémal va tomber amoureux de cette région verte et vallonnée baignée par l’Oronte et veut l’annexer à la Turquie. Pendant des années il va organiser l’implantation de milliers de turcs afin de les rendre majoritaires et la France laisse faire.
En 1936, Ankara devient plus pressante. En effet, le nouveau gouvernement français du Front Populaire signe un traité avec la Syrie organisant la marche vers l’indépendance. Paris cède en outre sur deux points essentiels pour les Syriens : les territoires druzes et alaouites feront partie de la future Syrie.
Les Turcs sont inquiets de l’apparition programmé de ce nouvel Etat et saisissent l’occasion pour exiger une concession sur le Sandjak d’Alexandrette. La France cède, en échange de la neutralité de la Turquie en cas de guerre avec l’Allemagne. Un accord est signé en 1938 et les troupes turques pénètrent aussitôt dans le sandjak. Un referendum est organisé, des milliers de nouveaux électeurs turcs s’installent (de force pour beaucoup d’ailleurs) et le sandjak est officiellement rattaché à la Turquie.
Alexandrette devient Iskenderun et Antioche Antakya…
Pour les Arméniens, un nouvel exode commence et la plupart s’installent au Liban. C’est dans le sandjak d’Alexandrette que quelques centaines d’Arméniens résistèrent héroïquement aux Turcs pendant le génocide, sur la montagne du Mussa Dagh pendant 40 jours (on peut lire le très beau roman de Franz Werfel, Les 40 jours du Mussa Dagh). Les Arabes sunnites s’en allèrent également pour rejoindre Alep notamment. Seuls restèrent les Alaouites, car la plupart étaient ouvriers agricoles et indispensables aux nouveaux dirigeants turcs qui ne les laisseront pas partir.
C’est ainsi qu’Antioche est devenue turque et ce n’est pas à l’honneur de la France. Pour la Syrie c’est une spoliation qui n’a jamais été acceptée.
Aujourd’hui, Antioche est encore détruite. Il ne reste pas grand-chose mais il semble bien que l’Eglise Saint Pierre ait résisté, protégé par la roche. Certes, elle est rudimentaire mais sa pérennité est le témoin d’un glorieux passé qui est aussi le notre.
Antoine de Lacoste
15.000 euros pour les salariés qui veulent fonder une famille
Intéressante initiative de cette société canadienne spécialisée dans le numérique et implantée en France. Le gérant de la nouvelle antenne, installée à Toulouse depuis novembre, compte employer 10 ou 15 jeunes diplômés.
Pour trouver ces personnes, l’entreprise promet de soutenir financièrement les employés qui ont pour projet de fonder une famille avec une aide de 15.000 euros.En outre, les salariés qui restent au moins deux ans dans l’entreprise seront récompensés pour leur fidélité. Ils pourront obtenir deux semaines de congés payés supplémentaires et un chèque de 5.000 euros.
On en est là
Le Sénat du Kansas a adopté le premier projet de loi définissant la « femme » comme une femme biologique, jetant les bases d’une éventuelle interdiction pour les hommes qui s’identifient comme femmes d’utiliser des zones réservées aux femmes.
Le projet de loi, de la sénatrice Renee Erickson, définit une femme comme quelqu’un « dont le système reproducteur biologique est développé pour produire des ovules », tandis que « mâle » fait référence à toute personne dont le système reproducteur « est développé pour féconder les ovules d’une femme ».
Ce projet de loi codifie simplement la définition du sexe en tant qu’homme et femme biologiques. Cela permet de faire la distinction entre les sexes en ce qui concerne les prisons, les refuges pour victimes de violence domestique, les centres d’aide aux victimes de viol et d’autres domaines où la sécurité et la confidentialité sont nécessaires.
Ce projet de loi a déjà déclenché une violente réaction de la part des démocrates du Sénat du Kansas, qui affirment qu’il est « offensant » pour les femmes transgenres et « cisgenres ».
L’adoption de ce projet de loi pourrait conduire à de futures lois interdisant aux athlètes masculins qui s’identifient comme femmes de participer aux sports féminins.
Des mesures similaires ont été envisagées dans l’Oklahoma, le New Hampshire, le Dakota du Nord, le Tennessee et le Texas, tandis que les législateurs de Caroline du Sud envisagent une résolution commune qui modifierait la constitution de l’État pour définir le sexe comme le sexe biologique à la naissance.
Des cabinets de consultants utilisés dans le cadre de la convention citoyenne sur la fin de vie
C’est ce que l’on découvre au détour d’un article dans La Croix, qui évoque un collectif d’animation destiné à rédiger un prérédactionnel,
une sorte de version martyre pour servir de base de travail :
[…] Ce collectif d’animation est composé de 27 consultants privés chargés de faciliter les débats lors des ateliers ou durant les plénières
dans l’hémicycle du palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui organise la Convention.
Dans le cadre des marchés publics de l’État, le Cese a recours au prestataire Eurogroup consulting qui avait animé la Convention climat
en 2019-2020. À ses côtés, on trouve trois sociétés plus modestes – Planète citoyenne, Stratéact’dialogue et Ezalen – spécialisées dans
l’organisation de consultations citoyennes. Un créneau porteur : selon le Cese, le poste animation est évalué à environ 25 % d’un budget
total estimé à 4,2 millions d’euros.
Un exemple de « l’inluence croissante » des cabinets privés sur les politiques publiques que pointait un récent rapport du Sénat ? « Une convention est un événement de grande ampleur et d’une durée limitée. Le Cese s’est doté en 2022 d’une direction participation citoyenne qui gère la stratégie, mais doit faire appel à des prestataires pour les aspects opérationnels qui n’ont pas vocation à perdurer », plaide le Cese. « Et la feuille de route fixée au collectif est nette : il s’agit de mettre en forme, pas d’écrire à la place. Le comité de gouvernance et les quatre garants internationaux veilleront à ce que la parole et l’initiative des conventionnels soient respectées. Dans le cas contraire, ceux-ci ne manqueraient d’ailleurs pas de nous le faire savoir », précise Claire Thoury.
Par un vote qui a clos cette session 7, malgré quelques remous minoritaires, les citoyens ont d’ailleurs largement adopté le plan proposé par le collectif. […]
Fin de partie pour Euronews ?
La chaîne Euronews est en pleine crise. Cumulant près de 160 millions d’euros de pertes, elle va réduire ses effectifs (198 salariés sur 478 vont être licenciés) et vendre son siège.
Une saignée brutale malgré trois plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) en six ans, le dernier en 2020, qui avait déjà vu partir une trentaine de personnes.
Lancée en 1993, Euronews, disponible sur le câble, le satellite et Internet (mais pas la TNT), s’appuyait jusqu’ici sur une rédaction multilingue réunie dans un même lieu et composée d’une trentaine de nationalités.
D’abord actionnaires uniques à son lancement il y a trente ans, les groupes de l’audiovisuel public européen, comme France Télévisions ou la Rai, se sont progressivement désengagés au profit d’opérateurs privés. En 2015, la majorité des parts de la chaîne avaient été acquises par un milliardaire égyptien, Naguib Sawiris. Il les a cédées sept ans plus tard, en juillet 2022, à un fonds d’investissement situé au Portugal, Alpac Capital. Mais les problèmes d’Euronews viennent-ils de son actionnaire ou de sa qualité de traitement de l’information ?
30 vivants : Vous allez changer de regard sur la fin de vie et le grand handicap
Le 19 mars, le film documentaire « 30 vivants » sera diffusé sur la chaîne C8. Parallèlement, les citoyens sont invités à s’emparer de ce support pour organiser, partout en France, des projections-débats, afin d’échanger, de façon éclairée, en écho au débat national sur la fin de vie.
La Clinique Sainte-Elisabeth, spécialisée en soins palliatifs et dans l’accompagnement du grand handicap à Marseille, lance une invitation : organiser une projection-débat citoyenne autour du film « 30 vivants ».
« 30 vivants » est un documentaire inédit tourné au cœur de l’établissement marseillais, qui donne à voir et comprendre l’essence même de l’accompagnement de la fin de vie et de la fragilité. Avec un angle original et sensible : la rencontre entre Alban, artiste-peintre, et les résidents de la clinique dont il immortalise le portrait vivant en couleurs. Par ces regards croisés, la parole et le silence des patients et soignants, par leurs rires aussi, ce documentaire singulier vient bousculer nos idées reçues en filmant l’élan de vitalité qui peut surgir au seuil même de la mort.
Depuis le 6 février, à l’initiative de la Clinique Sainte-Elisabeth, chacun peut télécharger gratuitement en ligne, via le site 30vivants-lefilm.com, le documentaire de 27 minutes et son kit de projection. Objectif : permettre à un maximum de nos concitoyens de disposer des moyens concrets d’organiser, partout en France, en salle ou à domicile, une projection-débat lors de laquelle échanger à plusieurs sur les questions fondamentales liées à l’accompagnement de la fin de vie, tout en faisant mieux connaitre la réalité et la richesse des soins palliatifs.
A travers le témoignage de ces visages immortalisés sous le pinceau d’Alban, 30 vivants dessine avec pudeur et dignité le portrait-hommage de celles et ceux qui traversent la grande épreuve de la fin de vie, ainsi que celui des équipes engagées avec humanité et professionnalisme, chaque jour, à leurs côtés.
Quand un acteur holywoodien manifeste ouvertement sa foi catholique
Alors que nous sommes entrés dans les 40 jours du Carême, l’acteur catholique Mark Wahlberg a de nouveau fait les gros titres, en parlant de sa foi catholique.
Interrogé par Savannah Guthrie dans l’émission Today, Wahlberg a déclaré qu’il a toujours été ouvert sur sa foi catholique, mais « je ne veux pas l’enfoncer dans la gorge des gens ». Il a poursuivi en disant que renier sa foi, « c’est un péché encore plus grand ».
« Vous savez, ce n’est pas populaire dans mon industrie, mais je ne peux pas renier ma foi. C’est important pour moi de la partager avec les gens. Mais j’ai des amis de tous les horizons et de tous les types de foi et de religion, alors il est important de les respecter et de les honorer aussi ».
Evoquant le jeûne et la pénitence, il a déclaré :
« Vous savez, nous connaissons tous ces choses qui nous font culpabiliser, qui ne nous font pas nous sentir aussi bien que nous le devrions, donc être capable de se détacher de ces choses et de se concentrer sur, vous savez, les bonnes habitudes par opposition aux mauvaises habitudes ». « Il y a donc des défis pour le jeûne ; comme aujourd’hui, je ne mangerai pas de viande, je prendrai un seul repas aujourd’hui, et je ferai cela tous les vendredis pendant tout le Carême et le Vendredi saint. »
« Il y a beaucoup d’éléments différents dans le jeûne, et je pense que la chose importante à comprendre est – et tout d’abord, si vous avez des problèmes avec la nourriture, il y a d’autres choses – Dieu sait les choses dont il veut que vous vous détachiez. »
« Je pense juste que ça me donne – la discipline a toujours été importante pour moi dans la vie. Une fois que j’ai commencé à faire du cinéma et que je suis passé de la musique, j’ai réalisé que j’avais besoin de beaucoup de discipline dans ma vie, et cette discipline m’a permis de faire tellement d’autres choses, et j’en ai été tellement récompensé, et je veux partager cela avec les gens ».
« Que ce soit par le jeûne, l’exercice physique, le détachement d’autres choses et le fait de passer plus de temps avec Dieu dans la prière ou la réflexion, ces choses sont importantes ».
Père de quatre enfants, Wahlberg a également parlé de l’enseignement de la foi catholique à ses enfants.
« Je veux qu’ils gravitent vers [la foi] d’une manière très naturelle. Je veux qu’ils comprennent que papa doit commencer la journée en se mettant à genoux, et que, où que je sois, la priorité le dimanche est d’aller à l’église ; donc, être capable de faire ces choses et simplement les voir – avec un peu de chance, ils diront : ‘Bon, d’accord, il doit y avoir quelque chose là’ et les laisseront faire par eux-mêmes. »
« Je pense que, pour les parents et les enfants, il suffit de communiquer les uns avec les autres, d’être honnête sur ce que l’on ressent, surtout les enfants qui sont capables de communiquer leurs sentiments. … Lorsque vous voyez des enfants qui font face à leur souffrance et qui doivent garder des choses à l’intérieur, cela devrait être accepté et embrassé, quoi qu’il arrive. C’était une chose très difficile. … Vous savez, il y a un Juge. Il y a un seul Juge. Et nous sommes tous des pécheurs. Nous sommes tous faibles dans la chair. Et nous avons tous fait des erreurs. Mais nous voulons encourager les gens … »
« Que les trafiquants d’êtres humains soient arrêtés »
Une semaine après le naufrage d’une embarcation qui a coûté la vie à au moins 70 personnes dans le sud de l’Italie, la pape a demandé :
« Que les trafiquants d’êtres humains soient arrêtés, qu’ils ne puissent plus disposer de la vie de tant d’innocents ». « Que ces voyages d’espoir ne se transforment plus jamais en voyages de la mort, et que les eaux claires de la Méditerranée ne soient plus ensanglantées par des incidents aussi dramatiques ».
Trois personnes soupçonnées d’être des passeurs ont été arrêtées. Selon les médias italiens, ils sont soupçonnés d’avoir fait payer entre 5 000 et 8 000 € à chaque migrant qu’ils avaient fait embarquer en Turquie trois jours plus tôt.
Il faudrait aussi fire condamner les associations comme SOS Méditerranée.
Hames-Boucres : bientôt la messe dans la rue ?
Article de Nord littoral traitant du choix de la mairie d’Hames-Boucres de retirer à la FSSPX, après 35 ans, La Chapelle Sainte Victoire pour la réserver aux rares célébrations diocésaines :

La FSSPX a proposé au maire de racheter l’édifice qui fait partie du domaine privé de la commune. Le maire balaye sans explication cette proposition de partager la chapelle Sainte-Victoire pour qu’il puisse s’y tenir des cérémonies d’enterrement.
Pas d’enfant, pas d’avenir
Lu sur Causeur :
Alors que les chiffres d’une baisse effarante de la natalité en 2022 ont été publiés, l’Assemblée nationale a débattu le 28 février sur ce sujet, mais sans conclure par un vote. Chaque parti y est allé de ses propositions: de la baisse des impôts aux conséquences de l’éco-anxiété, chacun a agité ses constats et ses idées. Même si les intentions sont bonnes, la politique se juge aux actes. Il est temps de réaliser l’ampleur des conséquences sociales ! La baisse significative de la fécondité a des répercussions directes sur nos vies, notre modèle social et la solidarité intergénérationnelle. La viabilité de celle-ci dépend de l’équilibre entre la génération qui débute sa vie, celle qui travaille et celle qui s’est retirée de la vie active. La baisse du nombre de mariages, la hausse du nombre des séparations et divorces, des familles monoparentales et des familles recomposées, crée des situations plus complexes et précaires. Par exemple, une famille sur quatre est une famille monoparentale et, d’après l’INSEE, en 2021, 40,5% des enfants vivant dans une famille monoparentale sont en situation de pauvreté. Cette précarité familiale se retrouve à la fin de la vie. Le vieillissement de la population et la diminution du nombre d’enfants créeront des situations difficiles pour les parents âgés, malades ou en fin de vie. Alors qu’il y avait encore, voici quelques années, plusieurs enfants pour s’occuper d’un parent, il n’y en aura bientôt plus qu’un, voire plus du tout. L’équilibre de la natalité a aussi des conséquences sur notre modèle de répartition. À l’heure de la réforme des retraites, les esprits s’agitent pour contrer la baisse du ratio cotisants/retraités.
Hollande et Macron, adversaires de la famille
Depuis sa création, il y a 10 ans cette année, La Manif Pour Tous dénonce la déconstruction radicale de la politique familiale. Or nous ne pouvons plus vivre sur le crédit de la génération de nos parents qui avait une forte natalité. Comme le dit l’adage : « la démographie, c’est le destin ». De quoi cette baisse de la fécondité est-elle le nom ? Elle est d’abord celui d’un choix politique de François Hollande qui a fait instituer, en 2015, des différences très importantes du montant des allocations familiales suivant les revenus des parents. L’accueil et l’éducation des enfants bénéficient pourtant à toute la société, quel que soit le niveau de vie des parents, et les familles qui s’agrandissent sont toutes impactées financièrement. Ce fut aussi la baisse continue du plafond du quotient familial et, peut-être plus impactant encore, les conditions nouvelles accolées au congé parental, en 2015 aussi: elles ont de facto réduit celui-ci d’une année entière (sur les trois années qu’il compte supposément) pour 96% des familles dont l’un des parents prend un congé parental. Une catastrophe. C’est depuis 2015, justement, que la natalité française a décroché. Mais le ministre François Braun prétendait encore récemment, en répondant à une question du député « Renaissance » Bertrand Sorre, qu’il n’est pas possible d’établir un lien de causalité direct entre le taux de fécondité et le montant d’une prestation familiale ou une réforme en particulier. Un prétexte et un mensonge qui perdurent depuis des années. En réalité, toute l’histoire de la politique familiale atteste du contraire. Jusque-là, Emmanuel Macron n’a rien fait pour y remédier. Au contraire, la réforme des retraites pénalise particulièrement les mères parce qu’elle reporte l’âge minimum de la retraite tout en ne tenant pas compte des trimestres pour enfants. Ainsi, même si elles ont acquis tous leurs trimestres avant 64 ans, les mères n’auront pas de retraite à taux plein si elles n’attendent pas l’âge fatidique. Une aberration ! Alors que le texte est discuté au Sénat, les parlementaires et plus particulièrement la droite, ont les moyens de défendre les mères de famille et ainsi de renouer avec une politique familiale. L’ont-ils âprement négocié en amont avec Elisabeth Borne ? Vont-ils se suffire d’une dérisoire surcote de 5% ou vont-ils réellement défendre les mères ? […]
Un ex-élu LREM condamné pour pédopornographie et agressions sexuelles sur mineures
Matheus Branquinho, ex-député suppléant de Valéria Faure-Muntian, du parti présidentiel LREM de la Loire, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur deux fillettes de six et huit ans et de détention d’images pédopornographiques.
Il a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis. Pas cher payé.
La représentante du parquet avait requis cinq années d’emprisonnement, dont deux avec sursis probatoire.
Matheus Branquinho se voit imposer cinq années d’inéligibilité, une obligation de soins et une interdiction définitive de toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
Les participants à la Convention sur la fin de vie demandent le développement des soins palliatifs
Les 184 participants de la Convention dite citoyenne ont approuvé 67 propositions, avec l’objectif largement partagé d’améliorer le cadre actuel de l’accompagnement de la fin de vie. Il faut améliorer le « cadre actuel d’accompagnement de la fin de vie » en développant notamment les soins palliatifs, et cela indépendamment de l’éventuelle légalisation d’une « aide active à mourir ».
Entre autres propositions, les citoyens participants suggèrent d’inscrire dans la loi un « droit opposable à l’accompagnement à la fin de vie et aux soins palliatifs » et de débloquer pour cela les budgets nécessaires sur le principe du « quoi qu’il en coûte ». Il faudrait également financer des recherches pour mieux soulager la douleur, et développer l’accompagnement des mourants par des psychologues, proposent-ils.
Cette question des soins palliatifs avait déjà été longuement évoquée lors des sessions de travail précédentes, ont souligné les membres de la Convention, dont certains avaient d’ailleurs publiquement regretté que ce point n’ait pas été mis en avant dans les comptes-rendus des travaux.
La Convention doit encore se réunir du 17 au 19 mars, puis du 31 mars au 2 avril, date à laquelle elle devra remettre ses conclusions au gouvernement.
La France vieillit, et elle vieillit vite. Le pays a connu à l’issue de la seconde guerre mondiale le plus fort sursaut démographique d’Europe. De 1946 à 1950, il est né en France plus de 850 000 enfants par an, le record étant atteint en 1949 avec près de 900 000 naissances. Un demi-siècle plus tard, les bébés de l’après-guerre ont vieilli et la natalité a chuté. La France de 2023 compte 26 % de personnes de plus de 60 ans, un habitant sur quatre. En 2040, ce sera près d’un sur trois. Un choc démographique qui ira s’accentuant durant les deux décennies à venir. Non seulement le pays vieillit, mais ses seniors sont de plus en plus âgés, et pas toujours en bonne santé. Entre 2,7 millions et 3,7 millions de personnes deviendront dépendantes dans les années qui viennent, selon les estimations du rapport Libault, publié en 2019.
Pour participer à la diffusion du documentaire sur la fin de vie, inscrivez-vous ici :
“La raison de l’agression n’est toujours pas claire”
Enquête difficile pour la police de Suède… Un homme de 36 ans originaire d’Iran a poignardé jeudi au cou et à l’estomac une fillette dans le centre de Göteborg. L’homme a déjà été condamné pour un grand nombre de crimes, dont plusieurs crimes violents. La grand-mère de la fillette a été poignardée au bras en voulant intervenir lors de l’attaque.
La fillette gravement blessée a été transportée en ambulance à l’hôpital. La police déclare que son état est stable.
Selon les témoins, l’homme au couteau a crié “Allahu akbar” avant d’attaquer la jeune fille. Immigré musulman, il a été arrêté mais “la raison de l’agression n’est toujours pas claire”. La police ne voit “aucun lien entre l’auteur et la victime”.

