I-Média – Avortement : liberté ou crime ?
L’image de la semaine
Jean-Yves Le Gallou analyse les images effarantes d’une horde de milliers de migrants prenant d’assaut un poste-frontière hispano-marocain à Melilla. Bilan du carnage : une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés.
Avortement : liberté ou crime ?
La décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de balayer la jurisprudence Roe vs Wade permet aux Etats de légiférer librement sur l’accès à l’avortement. La nouvelle a provoqué une tempête médiatique outre-Atlantique mais également en France. Retour sur cette séquence de propagande partiale et violente.
Revue de presse
Premières sessions de l’Assemblée nationale, grève de l’audiovisuel public, condamnation de Ghislaine Maxwell et bien d’autres sujets sont couverts dans notre revue de presse hebdomadaire.
Le retour tonitruant du Covid
Le Covid a fait son grand retour dans les titres d’actualité. Doses de rappel, retour du masque et des gestes barrières, pass-vaccinal remis en route… L’opération médiatique de préparation des esprits à l’obéissance et la soumission est enclenchée.
Avortement : Le stade suprême de la domination masculine
De Louis Daufresne dans Aleteia :
Car l’avortement peut être interprété comme une ruse de l’homme, comme le prix à payer du plaisir qu’il tire du corps de la femme perpétuellement disponible. Et si l’IVG était le stade suprême de la domination masculine ? La femme ne s’aperçoit pas que le patriarcat lui fait payer la facture de la jouissance sans limite. En reportant sur elle toute la charge mentale et physique de la gestion du sexe : la femme n’a plus aucune raison de se refuser à l’homme puisque les conséquences de l’acte sont résolues médicalement, soit avant (contraception), soit après (avortement). L’homme peut donc être regardé comme un grand pervers : puisqu’un droit est forcément un bien, de quoi te plains-tu ? Avorte et tais-toi. Un discours féministe pertinent serait de reconnaître que l’avortement déresponsabilise l’homme, le libère de tout devoir envers la femme dont il profite et lui permet même d’exercer un chantage sur elle. Faire comme si l’IVG ne concernait que la femme revient à perpétuer le pouvoir que l’homme s’arroge sur tout son être, ce qui la confine dans une forme d’aliénation.
En se déresponsabilisant, l’homme oblige la femme à décider seule. Il s’ensuit une situation cruelle : bien qu’elle cède le plus souvent à l’injonction masculine, la femme ne pourra jamais s’en prendre qu’à elle-même si elle avorte. In fine, c’est toujours elle qui arbitrera : gardera ou gardera pas le fœtus ? Le droit à l’IVG fait l’impasse sur cette pression sociale. Il la nie. Il exprime une souveraineté de principe — que la femme seule est habilitée à exercer sur son corps.
Ce qu’on inculque aujourd’hui aux jeunes en école de journalisme n’a rien à voir avec la définition simple du journalisme
Christine Kelly, ancienne membre du CSA, animatrice de l’émission phare de CNews Face à l’info, publie Libertés sans expression (Le Cherche-Midi), un témoignage inquiet et lucide sur l’état du débat public en France. Menacée, des des gardes du corps ont été mis à sa disposition. Elle explique dans Valeurs Actuelles :
[…] Cette protection m’a poussée à écrire ce livre et à me demander ce que j’ai fait pour la mériter. Qu’ai-je fait de mal ? Y a-t-il une personne qui peut me dire à quel moment j’ai insulté quelqu’un, défendu une position dangereuse ou une opinion qui pourrait heurter ? Quand bien même, on est dans le cadre de la liberté d’expression. Emmanuel Macron m’a envoyé un SMS m’informant qu’il était à ma disposition. Il n’acceptait pas qu’un journaliste puisse être menacé de mort pour l’exercice de son métier. Je n’ai pas accepté la protection tout de suite. Il a fallu attendre que les menaces augmentent pour que je me décide. Cette histoire est le miroir de l’inversion de valeurs qui frappe notre société. Plus on veut bien faire son métier, plus on est critiqué. Ça me révolte. Ce qu’on inculque aujourd’hui aux jeunes en école de journalisme n’a rien à voir avec la définition simple du journalisme. Avec ces menaces, on se réveille et on se dit qu’on ne peut pas se taire.
Votre livre est courageux car il parle des écoles du journalisme, du CSA et des autres vaches sacrées qu’on n’a pas le droit de critiquer dans le monde journalistique. Quand vous racontez votre collaboration avec Éric Zemmour, vous rappelez que vous n’étiez pas là pour dire s’il avait tort ou raison, mais pour lui demander une précision et le modérer. Contrairement à ce que les gens prévoyaient, cette relation professionnelle a duré deux ans. Cela s’est-il fait naturellement ?
Ce paradoxe est très intéressant. Certains, des mauvaises langues, veulent me faire un procès en illégitimité. Les autres voient la réalité en constatant qu’Éric Zemmour sait qu’il n’est pas en roue libre. Bien qu’il soit là pour s’exprimer, il y a des barrières à ne pas franchir. J’ai essayé de le modérer. Pour cela, j’ai découvert son caractère, vu ses gestes. Tous ces détails m’ont permis de percevoir à quel moment il s’énerve et à quel moment il ne s’énerve pas.
Cette démarche était importante car le but de l’émission n’est pas d’éructer et de dire : “Je ne suis pas d’accord avec lui alors je vais quitter le plateau.” La finalité est plutôt celle-ci : “Qu’est-ce qu’on donne à penser aux téléspectateurs et leur donne-t-on à réfléchir ?” Je me suis placée dans la droite ligne de mon métier précédent, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui a pour mission première de préserver et de réguler au quotidien la liberté d’expression. J’ai souhaité être dans la continuité de mon métier. Là où j’arrête la balle, c’est uniquement à la limite de la loi. […]
Vous écrivez : « Les exemples du recul des libertés d’expression sont légion et leur nombre s’accélère de façon exponentielle, que ce soit à l’Université, dans le monde du spectacle, à la télévision ou à la radio. À qui la faute ? À la peur de la controverse, du dérapage, de l’infantilisation, de la victimisation, la prédominance d’un consensus mou qui craint les débats et les échangesvraiment contradictoires. Un manque de réflexion, de patience, de culture politique et historique de notre société. Serait-ce l’émergence tant louée de nouvelles idées, de nouveaux dogmes ? » Quel regard portez-vous sur notre débat public ?
Aujourd’hui, je constate une inversion de valeurs. Au nom de la liberté d’expression, on vous dit de vous taire. Je l’ai bien vu avec Face à l’info. J’ai été choquée quand certains voulaient faire taire Éric Zemmour. Je voulais leur répondre qu’ils pouvaient zapper, changer de chaîne ou alors regarder, écouter, juger. Le fait de vouloir faire taire l’autre est devenu totalement banal. Quelqu’un vous appelle et vous énerve, vous bloquez. Il n’y a plus de débat, de discussion, d’argument.
Pendant des mois, j’ai cherché en vain des gens qui acceptaient de venir débattre avec Éric Zemmour. Des ministres ont bien joué le jeu. D’autres, craignant de ne pas avoir le niveau, ont refusé. Argumenter, donner son avis, se confronter aux autres sont devenus des barrières. Alors, on reste enfermé dans ses propres a priori. Quand on constate ça, on voit que la démocratie est en danger et commence à mourir à petit feu. J’avais postulé pour être présidente de La Chaîne parlementaire. Mes premiers mots, en janvier 2015, étaient de dire que la démocratie était en danger car j’avais vu que les fausses informations mettaient la démocratie en danger.
Ce livre est un cri du cœur, un cri d’un membre du CSA, un cri d’une journaliste qui dit : “Attention, ce que vous voyez n’est pas la réalité, les valeurs que vous défendez ne sont pas forcément les bonnes valeurs à défendre. ” La facilité est de ne pas écouter, d’éteindre sa télé et faire taire celui avec qui vous n’êtes pas d’accord. La liberté d’expression, c’est accepter d’être choqué, même parfois violemment. Mais on peut se dire à la fin : “Il m’a fait réfléchir.” […]
La COVID repart, échec absolu d’une folie à 600 milliards
De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:
Toutes les décisions de la politique sanitaire d’E. Macron ont coûté plus de 600 milliards, pour quel résultat ?
Les coûts de la politique sanitaire
Le confinement des premiers mois a été évalué par Laurent Cappelletti, professeur au CNAM. Dès avril 2020, il l’estimait à un coût mensuel de 150 milliards d’euros. Il avait raison. L’accroissement de l’endettement de la France de 700 milliards résulte bien de cette première folie, même s’il tient marginalement à quelques autres facteurs. L’ardoise sanitaire, c’est environ 600 milliards. En plus du confinement, les vaccinations représentent quelques milliards aussi. 146 millions de doses ont été administrées pour un prix compris entre 15 et 20 euros la dose selon les périodes. La seule vaccination a couté entre 2,3 et 2,8 milliards d’euros. Concernant les tests, bien mal nommés anti-Covid, le simple mois de décembre et ses 28 millions de tests ont couté 1 milliard d’€uros à l’assurance maladie. Le ministre des Comptes publics reconnaissait un mois plus tard que les tests anti-Covid coutaient 1,5 milliard pour le mois de janvier. Deux mois de tests ont couté 2,5 milliards, pour quoi faire ? La politique sanitaire représente donc une hystérie de plus de 600 milliards d’euros.
Un ministre des Finances amnésique
Et nous entendons un ministre des Finances parler de « côte d’alerte » avec près de 3.000 milliards d’€ de dette, soit 114,5% du PIB. Peut-il rendre des comptes sur sa responsabilité et ses résultats puisqu’il a contribué à son accroissement abyssal ? Nous étions en 2017 à 2.200 milliards et 98 % du PIB. Peut-il expliquer le ratio d’efficacité de cette dépense inédite dans l’histoire économique de la France ?
La valeur concrète de cette folle dépense
Prenons la mesure de cette dépense sanitaire faramineuse. Rappelons que le fonctionnement annuel d’un hôpital départemental s’estime dans une fourchette de 250 à 350 millions d’euros. Ce sont donc 2.000 hôpitaux fonctionnant pendant un an où 100 hôpitaux départementaux fonctionnant pendant 20 ans. 600 milliards, c’est 15 ans du budget de la défense (un peu moins de 40 milliards en 2021) ou 10 ans du budget de l’éducation nationale (55 milliards en 2021). Un tel sacrifice jamais engagé dans les dépenses publiques de la France exige un résultat rapide et parfait, à la hauteur de la dépense et des promesses exposées comme des certitudes de foi par tous les spécialistes, non ? Nous avons tous en mémoire l’agressivité, le scientisme des certitudes, l’arrogance et le mépris du ministre Véran en particulier. 600 milliards pour quoi faire ?
La nullité du résultat
Or, cette dépense inouïe a-t-elle obtenu un résultat à la hauteur, soit l’éradication rapide du virus ? Non, puisque nous parlons d’une 7e vague, que des personnes meurent encore de cette maladie, même si fort heureusement, ce ne sont pas des milliers par jour. Mais ce confinement initial nous a-t-il libéré de la maladie ? Non. Le 2e confinement ? Non. La vaccination a-t-elle fonctionné ? Non, puisqu’aujourd’hui les chiffres démontrent que les malades sont des vaccinés ainsi que les hospitalisés. Charlatanisme, escroquerie ? Et les tests ont-ils été utiles ? Non plus, puisque la maladie demeure. Alors à quoi ont servi ces 600 milliards de dépenses publiques ? Et nous n’avons pas aujourd’hui la capacité de mesurer le cout des effets indésirables. Il risque d’être élevé.
La liberté démocratique d’inventaire des responsabilités
Est-il possible dans une société libre et démocratique de demander à nos nouveaux élus d’ouvrir une commission d’enquête transparente, voire populaire, pour exiger des réponses sur les responsabilités de ces engagements de dépenses faramineuses ? Il y a là plusieurs enjeux. Celui de ne jamais reproduire une telle folie. Celui de sanctionner les ministres, voire le Président à la hauteur de cette absolue folie. Celui enfin de solder cette dépense par des mesures et sanctions financières à l’encontre de ceux qui ont profité, voire corrompus : Union européenne, laboratoires, actionnaires des laboratoires, Etats complices, etc.
L’enjeu majeur est de se libérer de cette emprise irrationnelle de quelques-uns sur le destin du plus grand nombre. Ils ont démontré qu’ils ne savaient rien. Nous avons maintenant la preuve que la dépense était irrationnelle, non pertinente et aujourd’hui sans résultat. Il est urgent de changer radicalement de paradigme. C’est cela le progrès, non ? Du moins, c’est une obligation avant de demander au Français de se sacrifier encore alors qu’il faut solder cette dette en la recouvrant auprès des auteurs de cette hystérie.
L’apologétique de l’avortement ou l’art de la fausse sémantique
De Jean-Pierre Aussant, écrivain, pour le Salon beige:
Tous les arguments (sans exception) en faveur du meurtre légal des “enfants-à-naître” se laissent, dans le cadre d’une analyse précise, démolir avec la plus grande facilité. Cela prouve au moins une chose: Le vrai débat rationnel et contradictoire sur l’avortement n’a à ce jour toujours pas eu lieu. La dictature culturelle planétaire dont les médias sont infestés et qui repose sur le noyau dur du fondamentalisme féministe international ne l’a pas permis. A l’aide de onze arguments, j’en apporte ici la preuve.
1: Le libre choix?
Le vrai libre choix consiste à laisser choisir la personne qui est la plus concernée et qui risque de se faire tuer, c’est-à-dire “l’enfant-à-naître”. Celui-ci, en effet, choisit toujours de se développer et donc de vivre. Respecter son choix, implique donc de s’opposer à l’avortement. (Notons que la mère, elle, avortement ou pas, survit toujours).
Le lavage de cerveau issu de la culture de mort s’acharne à vouloir faire oublier un petit détail, c’est que l’avortement concerne non pas une seule personne (la mère) mais bien deux (la mère et l’enfant).
2: Les “pro life” (adversaires de l’avortement) sont intolérants?
La pire des intolérances et discriminations, n’est-ce pas au contraire de tuer “un enfant-à-naitre” innocent et sans défenses qui ne demande qu’à se développer? Prétendre le contraire, c’est inverser le sens des mots, c’est entrer dans une fausse sémantique.
3: C’est une affaire privée qui concerne uniquement la femme et son corps?
Faux. L’embryon se trouve certes dans le corps de la femme mais ce n’est pas son corps. L’ADN, les chromosomes, les gènes (différents de ceux de la mère) sont ceux d’un nouvel être humain qui existe à part entière. “To be or not to be”, “être ou ne pas être”. Il y a une “égalité d’être” entre la mère et le fœtus. Personne n’existe “à moitié”. Un fœtus existe autant que Hillary Clinton, Maradonna, Carla Bruni, Poutine ou Raspoutine. Prétendre le contraire, c’est mentir ou bien être complètement ignorant en biologie. Par ailleurs, l’embryon est appelé à sortir tôt ou tard du corps de la femme, soit comme cadavre assassiné par un avortement ou bien comme bébé vivant. Dans tous les cas l’enfant à naître sortira de l’utérus. Affirmer que le fœtus “est” le corps de la femme est une contre-vérité et une infamie, issue de la culture de mort.
Certes, l’embryon a besoin de la mère pour se développer et continuer à vivre mais cela est vrai également pour un bébé de deux mois. Si une mère laisse son nourrisson livré à lui-même, celui-ci mourra dans les plus brefs délais et elle sera, à juste titre, accusée d’homicide.
4: L’avortement est légal, donc il faut “la fermer” et l’accepter?
Les plus grands résistants de l’histoire se sont toujours battus contre la “légalité du moment”.
Quand Nelson Mandela luttait contre cet abominable système qu’était l’apartheid en Afrique du sud, il était “illégal” et pourtant il avait raison.
De même quand Oscar Schindler sauvait des juifs en Allemagne nazie, il était à l’époque “illégal”. Puisque, en effet, il était alors légal d’exterminer les juifs et pourtant, lui aussi, avait raison.
La limite de la légalité et d’ailleurs de la démocratie en général, c’est là où commence la conscience universelle. Quand les lois et la légalité du moment sont infâmes, on a non seulement le droit mais aussi le devoir de les combattre. Si demain la majorité des français devient pédophile, cela ne fera pas pour autant de la pédophilie quelque chose de bien.
La limite de la légalité se trouve là où commencent la vérité et la dignité de l’être humain données par Dieu.
5: L’avortement concerne l’émancipation e la femme?
Une loi qui permet à une femme de tuer une autre femme (sous forme de fœtus féminin) serait donc un progrès pour le droit des femmes?
Pouvoir assassiner des femmes au nom des droits de la femme (SIC).
Bienvenu chez les fous. Cet argument est trop “couillon” pour être développer.
6: Le monde est atroce, je n’ai pas d’argent, mon enfant n’aurait pas de bonnes perspectives. Il est donc préférable de le tuer?
Suivre un tel résonnement équivaut aussi à dire qu’il faudrait, pour être conséquent, éliminer tous les malheureux de la planète. Les malnutris, les clochards, ceux qui vivent dans des pays en guerres, bref en gros la moitié de la population planétaire. Au fait, à partir de quel degré de bonheur a-t-on le droit de continuer à vivre? Sommes-nous tous si sûr d’être “heureux”?
Heureusement, nos ancêtres n’ont pas raisonné ainsi sinon nous ne serions pas là pour en parler. En effet, jadis, les conditions de vie étaient largement plus dures que maintenant.
La vie humaine est sacrée. Elle se justifie en elle-même. Lier le droit de vivre à la possibilité d’avoir un beau frigo et une belle voiture, c’est passer à côté de l’essence de l’être humain et de sa vraie dignité.
Par ailleurs, celui qui pense que le monde est trop pourri pour laisser son enfant vivre, devrait commencer par se suicider. C’est trop facile de tuer les autres (enfants-à-naître) tout en continuant soi-même à vivre.
7: Les avortements ont de toute façon toujours existé. Par conséquent il convient de ne pas les interdire?
Les viols, les meurtres, la pédophilie ont aussi toujours existé. Faut-il aussi légaliser les viols et la pédophilie? Bien évidemment, cet argument est un affront contre le bon sens.
En outre, il y avait avant la légalisation de l’IVG, beaucoup moins d’avortements. Ceux qui prétendent le contraire, mentent.
8: Auparavant, les femmes se blessaient en s’avortant?
La légalisation de l’avortement a donc au fond permis de rendre les “armes donnant la mort” plus efficaces afin de permettre à la femme de tuer “proprement” sans prendre le risque de se blesser elle-même. Franchement, entre nous, est-ce un argument???
Cela, à titre d’exemple, revient un peu à dire qu’il faudrait donner des armes plus efficaces à ceux qui cambriolent des banques afin que les cambrioleurs ne prennent pas le risque de se blesser en tuant les autres (sic).
Bien évidemment, cet argument est éthiquement et dialectiquement intenable.
Ceux qui ne veulent pas se blesser, doivent commencer par arrêter de tuer des êtres humains innocents.
On oublie ici tout de même un petit détail. Dans un avortement, l’enfant, lui n’est pas blessé, mais toujours assassiné.
9: Il y a la surpopulation. Nous sommes déjà trop nombreux sur la planète?
Cela est faux. Le mythe de la surpopulation a été véhiculé par le planning familial pour justifier l’avortement. En Inde il y a actuellement deux enfants par couples. Le problème est donc réglé. En Chine Idem. Quant à l’occident, les populations ne sont même pas capables de se reproduire.
La surpopulation n’a pas eu lieu. En tout cas pas dans les proportions annoncées dans les années 70.
Si des gens crèvent de faim sur terre, c’est à cause de l’égoïsme et non pas à cause de la surpopulation.
10 : Existe-t-il des cas où l’avortement est éthiquement acceptable?
Oui, si la vie de la mère est clairement en danger lors de l’accouchement (ce qui , soit dit en passant est extrêmement rare en occident).
Concernant les avortements pour viols et pour malformations gravissimes du fœtus, ils ne représentent que moins de 1% des avortements en général. Faire une fixation sur ces 1% est donc une malhonnêteté pour écraser et fuir le vrai débat. Si après un viol, il faut coute que coute tuer quelqu’un, alors, il serait plus logique de tuer le violeur plutôt que l’enfant. L’enfant, lui, est toujours innocent. En cas de viol, la solution est de faciliter l’accouchement sous X (qui garantit l’anonymat et l’adoption) et d’aider massivement la mère concernée. L’accouchement sous X n’est certes pas l’idéal mais c’est mieux que l’autre solution qui est le meurtre. Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Par ailleurs, même si l’avortement était acceptable en cas de viol ou de malformation grave de l’enfant-à-naître, cela ne justifierait quand même pas la légalisation de l’avortement pour tous. En effet cela reviendrait à dire que pour éviter 1% d’injustices on accepte de pratiquer 99% d’injustices (les 99% d’enfants avortés bien que n’étant ni malades et ni issus d’un viol). Ce qui dialectiquement ne tient pas vraiment la route et relève de l’affront contre le bon sens.
11: On ne sait pas quand la vie commence donc l’avortement n’est pas si grave?
D’aucuns insinuent que nous ne savons pas quand commence la vie et que par conséquent l’avortement ne doit pas être considéré comme un meurtre. Peut-être, après tout, faut-il avoir une mémoire pour avoir droit à la dénomination “d’être humain”? Cela est faux car la vie de l’individu commence au moment même de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Mais quand bien même ces personnes auraient raison, dans le doute, il faudrait à plus forte raison faire commencer la vie de l’être humain le plus tôt possible, au risque dans le cas contraire, d’ouvrir une brèche dans laquelle toutes les interprétations et tous les dérapages seraient possibles. Sans le savoir, leur position, donne des arguments en faveur du respect absolu de la vie dès la fécondation.
En effet si la vie ne commence pas au moment de la fécondation, alors quand commence-t-elle???
A partir de quel moment a-t-on le droit d’être protéger pour continuer à vivre?
Deux jours après la fécondation??
Ou bien deux mois après??
Six mois??
Ou bien deux heures avant la naissance???
Ou bien deux minutes après la naissance???????
A l’âge de deux ans, quand l’enfant dit ses premiers mots???
Ou bien à sept ans avec l’âge de raison quand l’enfant commence à se percevoir comme un être socio-culturel?????
Et pourquoi pas à l’âge de dix-huit ans quand il peut enfin voter???
Non, bien sûr que non. En réalité, la vie de l’individu commence au moment même où il reçoit la totalité de son patrimoine génétique unique, c’est-à-dire à la fécondation.
Nier cette évidence biologique équivaut à ouvrir une boite de pandore qui débouche irréversiblement sur l’instrumentalisation de l’être humain, sur sa “chosification”. Autrement dit, le début de l’enfer sur terre. S’il est possible de tuer les plus faibles et les plus innocents, alors tout est permis. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la phrase de Mère Teresa quand elle a dit, qu’au fond, l’avortement était responsable de toutes les guerres.
(Annexe de mon essai « le complot inconscient »)
“Sans avortement, il n’y a pas de démocratie”
Dans un article du journal espagnol ABC (qui tire à plus de 300 000 exemplaires), Juan Manuel de Prada critique le fait qu’une majorité puisse avoir droit de vie ou de mort sur des citoyens innocents :
[…] Accepter que la décision d’une majorité puisse légitimer un crime revient à accepter que le crime ne puisse être défini objectivement. Lorsque l’on fait croire que l’avortement, ou tout autre crime, peut être interdit ou autorisé par de simples dispositions de “volonté populaire”, on transforme le peuple lui-même en une organisation criminelle.
Et pourtant – objecterez-vous – ce renversement de Roe v. Wade a provoqué une grande colère et une grande amertume chez les défenseurs de l’avortement. Le système a besoin de créer des “antagonismes” grinçants afin de mieux s’implanter. Ce renversement de Roe v. Wade signifie que, dans quelques années seulement (dès que la Cour suprême aura une majorité progressiste, si cette éventualité n’est pas précipitée par une loi augmentant le nombre de ses membres), le “droit à l’avortement” sera encore plus ancré.
La démocratie libérale se nourrit finalement d’un principe émancipateur, selon lequel nous sommes d’autant plus pleinement humains que nous nous libérons de tous les liens qui “limitent” notre capacité de décision et empêchent notre “épanouissement personnel”. Après nous avoir “libérés” de ces liens (famille, propriété, communauté, foi religieuse), la démocratie doit nous donner quelque chose en retour, pour nous donner une illusion pathétique de “pouvoir”. Et, en l’absence de propriété d’enracinement, la démocratie libérale nous donne une propriété de déracinement, une propriété solipsiste sur le corps, transformé en un champ de mort de la vie en gestation, un supermarché pénis-vulve et un objet euthanasiquement jetable.
L’annulation de l’arrêt Roe v. Wade ne fera qu’accélérer ce processus de protection du “droit à l’avortement”. En attendant, des entreprises telles que Netflix, Disney, Tesla, Apple, Starbucks et Amazon ont déjà annoncé qu’elles prendraient en charge les frais d’avortement de leurs employés lorsqu’ils vivent dans des États qui l’interdisent. Subir un avortement est beaucoup moins cher pour ces entreprises que d’affronter un congé de maternité ; et surtout, c’est beaucoup plus bénéfique pour le système, qui a besoin que nous nous libérions de tous les liens qui nous unissent. Sans avortement, il n’y a pas de démocratie. C’est tout, les amis.
Il y a eu une belle manifestation pro-vie dimanche dernier à Madrid (on parle de 100 000 participants), tandis que le gouvernement socialiste souhaite retoucher la composition de la Cour suprême espagnole pour la rendre plus progressiste…
Esteban, 29 ans et souffrant d’un handicap, déclare lors de la manifestation :
“Ce qui n’est pas normal, c’est que la dernière loi sur l’avortement permette à une mineure de se faire avorter mais que, pour aller en voyage scolaire, elle doive demander la permission à ses parents”.
Et un autre :
“Nous protestons contre les lois qui ont été imposées contre la vie, contre la philosophie qui cherche à détruire la famille et à enlever l’innocence des petits”. Merci maman, j’aime vivre”.
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De l’importance d’un groupe parlementaire
Dans Présent, Bruno Gollnisch revient sur l’élection de 89 députés RN à l’Assemblée :
[…] Ainsi donc ce grand succès permettra au Rassemblement national de disposer d’un groupe important à l’assemblée, dont Marine Le Pen exercera la présidence. D’aucuns me demandent quelle différence cela fait d’avec la situation précédente où Marine et six autres députés siégeaient aussi à l’Assemblée nationale, mais comme non-inscrits, faute d’avoir atteint le seuil minimum pour constituer un groupe, qui est aujourd’hui de 15 membres. En réalité, la différence est considérable ; les groupes ont part au Bureau de l’Assemblée, qui en est l’organe directeur, et à ses diverses fonctions : Vice-présidents, questeurs, secrétaires, qui régissent l’institution. En fonction de leur nombre, ils disposent d’un droit préférentiel pour placer tel ou tel de leurs membres dans les commissions de leur choix, où ils peuvent prétendre à des présidences ou des vice-présidences. Pareillement pour les commissions d’enquête, les délégations parlementaires chargées des relations avec tel ou tel pays ou groupe de pays étrangers… Ils peuvent présenter des amendements en séance, imposer à intervalles périodiques la discussion d’une de leurs propositions de loi, déposer des motions d’irrecevabilité dans la discussion générale d’un projet de loi, exiger une suspension de séance, saisir le conseil constitutionnel (à partir d’un effectif de 60 membres), etc. ; toutes choses impossibles pour des députés non-inscrits.
Les députés RN Sébastien Chenu et Hélène Laporte ont été élus vice-présidents de l’Assemblée nationale.
La fin du gouvernement des juges
Dans Le Figaro, Frédéric Rouvillois, professeur de droit constitutionnel, souligne que, dans sa décision du 24 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a inversé et non pas renversé la jurisprudence Roe v. Wade. Si ces juges l’avaient renversé, ils auraient entendu déduire du texte de la constitution l’interdiction de l’avortement – laquelle n’y figure pas plus que son contraire, le droit à l’avortement inventé de toutes pièces dans la décision de 1973 :
[…] On a évoqué plus haut la théorie du «droit vivant», qui sous-tendait l’activisme jurisprudentiel à l’œuvre dans la décision Roe ; de leur côté, les conservateurs désormais majoritaires à la Cour suprême défendent la doctrine inverse, dite «originaliste», selon laquelle le juge, lorsqu’il interprète la constitution, doit s’en tenir strictement à l’intention originelle des auteurs de celle-ci, c’est-à-dire à la signification qu’ils ont entendu donner au texte qu’il lui revient maintenant d’appliquer. En vertu de cette approche, le juge se dépouille volontairement du pouvoir créatif et proprement politique que lui attribue la théorie du «droit vivant» : il entend se situer, autant que possible, dans une stricte neutralité idéologique. Or, telle est bien la position de la Cour suprême lorsqu’elle constate, dans sa décision du 24 juin, qu’un «droit à l’avortement» ne figure pas dans le texte constitutionnel ; que par conséquent la décision de 1973 était manifestement erronée ; qu’il est donc légitime de revenir sur celle-ci ; et qu’enfin, il est conforme au droit de rendre aux États le pouvoir démocratique qui leur avait été enlevé en la matière.
Ceux qui se scandalisent de la décision du 24 juin ont ainsi le choix entre trois reproches, susceptibles d’être combinés les uns avec les autres: l’accusation de populisme, qui implique qu’une question de cette importance ne saurait être abandonnée à la décision du peuple, et surtout, du peuple des États supposés incultes et arriérés du sud et du centre des États-Unis ; l’accusation de conservatisme, la décision Dobbs étant censée opérer un «retour en arrière» de cinquante, de cent, voire de cent cinquante ans, intolérable rechute dans les ténèbres du passé ; et enfin l’accusation de complot, le président Biden faisant comme monsieur Jourdain du conspirationnisme sans le savoir, évoquant dans son allocution solennelle du 24 juin un attentat contre la jurisprudence Roe ourdi de longue date par des extrémistes manipulés.
Des reproches qu’explique peut-être l’émotion suscitée par la décision Dobbs mais qui, à leur tour, suscitent de nouveaux problèmes, notamment au regard du principe démocratique, du rôle attribué aux juges ou de la notion d’État de droit.
« La décision d’aujourd’hui », observe le juge Brett Kavanaugh dans l’explication qu’il donne de sa propre position, « replace la Cour dans une position de neutralité juridique sur la question de l’avortement, et restitue au peuple le pouvoir de trancher cette question à travers les procédures démocratiques établies par la constitution » ; « D’après mon jugement, sur cette question de l’avortement, la constitution n’est ni “pro-life”, ni “pro-choice”. La constitution est neutre, et de la même manière, cette Cour doit être scrupuleusement neutre. La Cour aujourd’hui se doit de respecter strictement le principe constitutionnel de la neutralité judiciaire, et renvoyer la question de l’avortement au peuple et à ceux qu’il a élus comme ses représentants par un processus démocratique. »
En démocratie, c’est en effet au peuple de se gouverner lui-même, et de déterminer à quelles normes il entend se soumettre : il n’y a pas de raison juridique pour que la question de l’avortement fasse exception à la règle. C’est tout ce que la Cour suprême a entendu dire dans sa décision du 24 juin. Rien de plus, rien de moins.
Constitutionnalisation de l’avortement : liberté de vote pour les députés RN
Interrogée sur France Info à propos de la proposition de loi visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, Marine Le Pen a déclaré :
« La réalité, c’est que En marche effectue une diversion politique car il ne veut pas que le focus soit mis sur les préoccupations principales des Français aujourd’hui et leurs difficultés, qui est le pouvoir d’achat, qui est la sécurité, qui est l’immigration hors contrôle ».
Interrogée sur les prises de position de plusieurs députés du RN, comme Caroline Parmentier ou Hervé de Lépinau, Maine Le Pen ajoute :
« Il y a un mouvement politique, ce mouvement politique détermine une ligne politique qui est votée par les adhérents, c’est moi qui la porte depuis 10 ans » et « la ligne du mouvement est très claire : nous n’avons jamais remis en cause l’accès à l’IVG ».
« Chacun peut avoir son avis sur des sujets qui sont des sujets sensibles, des sujets de société, dont j’ai toujours dit d’ailleurs qu’ils devraient être réglés par référendum. […] Qu’il y ait des personnes qui ne se réjouissent pas de voir qu’il y a encore 200 000 avortements par an en France, c’est pas critiquable, personne ne peut se réjouir de cela ».
Sur la révision constitutionnelle :
« Pourquoi pas, mais si on ouvre une révision constitutionnelle, nous avons beaucoup de choses à y mettre, nous voudrons intégrer le droit des étrangers, nous voudrons y intégrer la suppression du droit du sol, nous voudrons y intégrer la modification des conditions d’accès à la nationalité française, nous voudrons intégrer la supériorité de la Constitution sur les textes internationaux ».
Dans un entretien au Figaro publié mercredi, Marine Le Pen précisait :
je pense que je laisserais à mes élus dans l’Hémicycle une liberté de vote. Même si je sais que la quasi-unanimité des députés votera sur la ligne du mouvement.
“Mon corps, mon choix”, sauf pour le vaccin
Aux Etats-Unis, des manifestations en faveur de l’avortement sont organisées, avec le fameux slogan “mon corps, mon choix”, comme si l’enfant à naître était un organe de la femme, mais, le plus cocasse c’est que les manifestants précisent que la vérification du statut vaccinal est requise pour l’admission à la manifestation…
Official “My Body My Choice” protests are scheduled for tonight all across the nation. Find the nearest protest in your city!
*Vaccination status check required for admission to the protest pic.twitter.com/1FwAFaixHz
— News That Matters (@ThatmattersNews) June 27, 2022
L’OTAN prêt à la troisième guerre mondiale ?
Il est inscrit dans le document stratégique que vient d’adopter le sommet de l’OTAN à Madrid que « la Russie est la plus grande menace pour notre sécurité », que ses dirigeants « menacent nos intérêts, nos valeurs et le mode de vie démocratique », et que « les ambitions déclarées de la Chine et ses politiques coercitives défient nos intérêts, notre sécurité et nos valeurs ».
Et donc maintenant, que fait-on ?
Energie pas vraiment renouvelable…
La société Luxel construisait un parc solaire à Vitry-en-Charollais, qui devait être mis en service cet été. Mais l’orage du 21 juin a endommagé 80% des panneaux. Près de 21 000 panneaux sur 26 000 ont été endommagés et sont hors d’usage.
Le réchauffement climatique ne se laisse pas faire…
Restriction des libertés : «Ce qui était hier exceptionnel et temporaire se banalise»
Le ministre de la Santé a incité les Français à remettre le masque. Mathieu Slama, consultant et analyste politique, écrit dans Le Figaro :
L’oubli est la meilleure arme pour installer et normaliser les mesures et pratiques les plus intolérables.
Il y a plus de deux ans, nous entrions dans une nouvelle ère politique faite d’interdictions, de coercition, d’enfermements et de discipline des corps. Ce que Foucault appelait biopolitique s’est réveillée de la pire des manières, emportant avec elle notre État de droit, nos libertés et une certaine conception de la démocratie. Mais voilà, après ces deux ans de folie liberticide, nous voici replongés dans la quotidienneté des petites affaires politiques et politiciennes, et le pays tout entier semble avoir oublié qu’il a vécu les privations et interdictions les plus dures de son histoire récente.
Le gouvernement, dans l’indifférence générale, songe à prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’à mars 2023 (ce qui implique un état d’urgence de trois ans, c’est-à-dire permanent) et à réinstaller le passe sanitaire pour les entrées et sorties du territoire. Ce qui était hier exceptionnel, gravissime et temporaire se banalise, devient modulable selon le bon vouloir du pouvoir en place et trouve dans l’opinion un silence qui vaut approbation. Toutes ces mesures finiront par s’inscrire dans le droit commun sans que personne ou presque ne s’en émeuve, cela ne fait guère de doute.
Symbole de cette normalisation de l’inacceptable, le masque semble lui aussi de retour si l’on en croit les propos de la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon qui a vivement recommandé aux Français de porter un masque dans les transports en commun (avant peut-être de le rendre à nouveau obligatoire ?).
Entendons-nous bien: le masque en lui-même n’est pas inacceptable, et il est souhaitable que les personnes malades ou ressentant des symptômes le portent dans des milieux clos. Et si d’autres souhaitent le porter par sécurité dans la rue ou dans les transports (comme c’est le cas aujourd’hui), grand bien leur fasse.
Ce qui est inacceptable et dangereux, c’est le fait que le gouvernement s’arroge le droit, dans le cadre d’un état d’urgence non démocratique, d’imposer une mesure aussi coercitive et liberticide. Donner à l’État le pouvoir de masquer les gens de force, c’est faire fi de toute notre culture libérale qui interdit à l’État de dicter notre manière de nous présenter au monde, y compris en temps de crise. […]
Derrière le masque, il y a l’idéologie du «safe», idéologie qui menace la société tout entière et qui constitue le drame de notre époque. Cette idéologie, qui se nourrit de la peur, fait de la sécurité le paradigme majeur de la société, et implique que les grands principes de notre République, au premier rang desquels la liberté, soient subordonnés à la demande de sécurité et de protection. D’où la dérive sécuritaire de ces dix dernières années, où les mesures les plus liberticides et attentatoires à l’État de droit sont prises avec l’assentiment d’une majorité de la population. D’où les mesures de surveillance de plus en plus intrusives, auxquelles nous nous soumettons car grâce à elle, nous nous sentons enfin en sécurité. D’où l’incroyable dérive de la politique sanitaire, où les mesures les plus graves et liberticides ont été plébiscitées par la majorité des Français parce qu’elles étaient nécessaires pour nous protéger du virus. L’idéologie du «safe» fait de chaque citoyen une menace potentielle, de chaque crise une menace existentielle pour la nation et de la Liberté une menace pour notre sécurité. «La sécurité est la première des libertés» est sa doctrine et son slogan. La protection et la sécurité deviennent les uniques objectifs du pouvoir. Ce n’est pas un hasard si ce mot, «protéger», est le mot favori du gouvernement et d’Emmanuel Macron, qui encore récemment expliquait que sa mission était de «protéger les Français face aux crises». «Protéger les Français», comme on protège un enfant des menaces de son environnement, comme jadis le souverain protégeait ses sujets en échange de leur soumission. Mais le rôle d’un gouvernement démocratique n’est pas de «protéger» les Français. Il est d’être le garant de notre contrat social, de notre Constitution, de nos libertés et de nos droits fondamentaux.
Quand Le Monde dénonce un grand remplacement : les Français qui envahissent Bruxelles
L’article utilise les mots “invasion” et “envahisseurs”. Imaginez le scandale si un journaliste utilisait ces termes pour les personnes venant du Maghreb en France :
Les Hexagonaux forment la première communauté étrangère de la capitale belge. Cette « invasion », motivée par une fiscalité et une scolarité avantageuses, offre aux natifs bruxellois le goût du bon « pain français », mais pèse sur les prix de l’immobilier.
Il n’est pas certain que les Français soient la cause du prix de l’immobilier. Ce sont les fonctionnaires européens, selon les médias belges.
Les fonctionnaires européens font grimper les prix de 10 à 20%
Le Monde poursuit :
Où vivent-ils, ces « envahisseurs » qu’une association créée il y a plus de soixante ans, l’Accueil français de Bruxelles, se fait fort d’épauler ?
Il est condamné à quitter le territoire… mais il revient à l’hôtel
Le 20 juin, les policiers briochins ont escorté à Paris un homme, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, avant de le ramener après qu’il a refusé de monter dans l’avion. « Absurde » pour les syndicats policiers… comme pour les associations de soutien aux migrants.
La préfecture des Côtes-d’Armor a pris un arrêté, le 20 juin 2022, pour créer un « local provisoire de rétention administrative », dans un hôtel près de Saint-Brieuc.
Inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, pas si évident
Selon Le Canard enchaîné :

La réaction en ligne des professionnels de santé est également intéressante :

Les cinq juges qui ont adopté l’arrêt sur l’avortement sont tous catholiques
De Jeanne Smits à propos de l’arrêt de la Cour Suprême à propos de l’avortement :
[…] Beaucoup ont noté que les cinq juges qui ont adopté l’opinion Dobbs sont tous catholiques.
Comment ne pas ressentir une gratitude émue en constatant que Roe est tombée en la fête du Sacré-Cœur, que nous fêtons en ce mois de juin à rebours des « Gay Prides » du monde qui s’autoproclame maître des avancées sociales ? Comment ne pas trembler d’émerveillement devant la date ce cette victoire, le 24 juin, jour de la saint Jean-Baptiste qui tressaillit de joie dans les entrailles de sa mère devant le Messie, Fils de Dieu, âgé de quelques jours à peine dans le sein de la Bienheureuse Vierge Marie ?
Comment ne pas se rappeler qu’en la fête de l’Annonciation, il y a trois mois à peine, le pape François consacrait la Russie, l’Ukraine et le monde au Cœur Immaculé de Marie ?
Cette « opinion » des juges suprêmes américains, adoptée par cinq voix contre quatre, produit un premier effet immédiat : dans plus de vingt Etats américains, de l’Arkansas au Wyoming, l’avortement n’est plus légal du fait de lois prévoyant que la fin de Roe v. Wade déclencherait automatiquement les dispositifs de protection de la vie. Dans pas moins de treize Etats, parmi lesquels le Texas, le Mississippi, la Louisiane… l’avortement serait automatiquement interdit (avec une seule exception, le danger pour la vie de la mère, cas où on peut en effet discuter de l’opportunité d’une sanction pénale).
Le droit de l’avortement rendu aux Etats, pour le meilleur et pour le pire
Ailleurs, c’est la prochaine étape de la bataille qui commence : il appartient désormais aux politiques et aux militants de nombreux autres Etats d’œuvrer pour la mise en place de lois pro-vie, avec la certitude enfin que la victoire est possible.
Les législateurs américains pourront même aller plus loin, puisque désormais rien n’empêche les membres du Congrès de mettre sur pied l’interdiction totale de l’avortement aux Etats-Unis au niveau fédéral.
En proclamant vouloir « rendre au peuple et à ses représentants élus leur autorité sur la régulation de l’avortement », la Cour suprême ne va certes pas jusqu’à proclamer le caractère inconstitutionnel de l’avortement légal dans l’ensemble des Etats-Unis. Mais elle interprète de la manière la plus exacte et la plus stricte, la plus juridique possible un texte malmené depuis cinquante ans pour empêcher les Etats hostiles au massacre des innocents de mettre en œuvre leur volonté politique à cet égard. Les juges n’ont pas mâché leurs mots : « Tout comme l’infâme décision dans l’affaire Plessy v. Ferguson, Roe était aussi notoirement entachée d’erreur et en contradiction avec la Constitution, depuis le jour où elle a été rendue. »
Plessy v. Ferguson est la décision par laquelle la ségrégation raciale fut autorisée dans les écoles des Etats-Unis au motif que les enfants d’ethnies différentes étaient dans ce cadre certes « séparés », mais « égaux ». Dobbs insiste beaucoup sur cette affaire pour montrer que la jurisprudence de la Cour suprême ne saurait être considérée comme contraignante, gravée dans le marbre, même pour protéger la stabilité de l’interprétation de la loi au bénéfice des citoyens qui ont le droit de savoir où ils en sont, dès lors qu’elle peut être fausse, voire scandaleuse. Voir mettre sur un même plan Plessy v. Ferguson et Roe v. Wade constitue, il faut bien le dire, un plaisir rare. […]
On peut dire qu’en dépit de ses imperfections et de nombre de décisions contestables, notamment au sujet de la crise du COVID, Donald Trump a été le moyen par lequel les autorités fédérales des Etats-Unis ont été privées de leur pouvoir de nuisance vis-à-vis des enfants à naître. Du fait de l’existence d’un mouvement pro-vie fort et cohérent, qui a su imposer la fin de la légalité fédérale de l’avortement comme sujet incontournable de toutes les campagnes politiques nationales, il a, nolens volens, épousé leur cause.
C’est lui qui a nommé trois des cinq juges suprêmes à l’origine du renversement de Roe v. Wade (Gorsuch, Kavanaugh et Amy Coney Barrett). Il avait promis des nominations solides à la Cour suprême, et il a tenu parole. Il a choisi des juristes hors pair, soucieux d’une interprétation stricte de la Constitution américaine. Et contrairement à ce que peut penser aujourd’hui toute la gauche américaine, il a mis fin au « gouvernement des juges », c’est-à-dire au pouvoir exorbitant de magistrats qui ont imposé leur idéologie progressiste et post-moderne en sollicitant le texte fondateur des Etats-Unis. […]
Vers une réforme des règles du Conclave ?
Un Conseil des cardinaux s’est tenu en ligne le 21 juin. Il a duré moins d’une heure, alors qu’en général les cardinaux se réunissent pendant trois jours. Les cardinaux ont parlé de la réforme de la Curie, mais aussi de l’organisation du prochain Consistoire des 29-30 août. Rien n’a été dit sur ce Consistoire qui, on le sait, est le premier Consistoire ordinaire public que le Pape François tient depuis 2015.
Il semble aussi que le pape songe à une large réforme de la législation qui réglemente la vacance du siège apostolique et l’élection du nouveau pape, comme il l’a mentionné lors de la réunion du Conseil des cardinaux. En quoi consisterait cette nouvelle législation ? Premièrement, on dit que le pape veut abolir les congrégations générales, excluant de fait tous les cardinaux de plus de 80 ans du processus pré-électoral. Dans le même temps, il souhaiterait augmenter le nombre de cardinaux pouvant voter en conclave : la loi les fixe à 120, même si le pape peut exécuter des dérogations à sa discrétion. En fait, nous en sommes à 126. Le pape François pourrait les porter à 130 ou 140.
Au lieu des congrégations générales, le pape pourrait organiser les cardinaux en groupes, comme lors des synodes, et chaque groupe aurait un rapporteur qui, à la fin, ferait rapport. On compte un dans le vote, mais les rapporteurs guident en fait la discussion. Reste à savoir si le pape François modifiera également le processus de vote. Benoît XVI avait déterminé que les deux tiers des voix des cardinaux seraient toujours nécessaires pour élire le pape. Avant, le seuil était abaissé après plusieurs scrutins. L’idée de Benoît XVI était d’empêcher les accords trop politiques. Le pape François pourrait plutôt instaurer la possibilité d’abaisser le seuil de l’élection en cas d’impasse. L’idée serait de ne pas continuer à voter trop longtemps. Ce ne sont que des spéculations, et il n’y a aucun moyen de savoir si elles se révéleront exactes. Ces rumeurs sont pourtant omniprésentes, preuve que ces spéculations ne sont pas farfelues.
En réalité, nous sommes à un moment imprévisible, au milieu d’une réforme de la Curie non encore achevée, conjuguée à la possibilité d’un sede vacante. Tous les yeux sont fixés sur L’Aquila, où le Pape se rendra le 28 août pour les événements du Pardon Célestinien. Célestin V a renoncé au pontificat, et Benoît XVI lui a rendu hommage en plaçant son étole sur sa tombe à L’Aquila, ce qui a prédit sa renonciation. Le pape François a organisé le voyage dès février, puis a construit le Consistoire autour du voyage. Il se peut que rien ne se passe. Peut-être qu’un nouveau document y sera signé.
Nancy Pelosi reçoit quand même la communion… en la basilique Saint-Pierre
Après de nombreuses tentatives, Mgr Cordileone avait interdit à Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, catholique pratiquante et militante de l’avortement (encore récemment suite à l’arrêt de la Cour Suprême), de recevoir la Sainte Communion.
Nancy Pelosi a rencontré le pape François mercredi et a reçu la communion lors d’une messe papale dans la basilique Saint-Pierre. Pelosi a assisté à la messe du matin marquant les fêtes de Saint-Pierre et de Saint-Paul, au cours de laquelle François a remis l’étole de pallium en laine aux archevêques nouvellement consacrés. Elle était assise dans une section diplomatique et a reçu la communion avec le reste des fidèles.
Pelosi a qualifié la récente décision de la Cour suprême de décision “scandaleuse et déchirante” qui répond à “l’objectif sombre et extrême du Parti républicain de priver les femmes du droit de prendre leurs propres décisions en matière de santé reproductive”.
Deux grands saints, deux prêtres que tout oppose ?
A l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, l’abbé Cras (FSSP) écrit sur Claves :
Ce qui doit dominer dans la vie du prêtre : la gratitude
Au terme de son étude sur la spiritualité sacerdotale selon saint Paul, le P. Spicq parvenait à la conclusion que ce qui doit dominer dans la vie du prêtre, c’est la gratitude. Il écrivait : « la gratitude, c’est le fond même d’une âme sacerdotale et comme son climat ».
Cela s’accorde logiquement avec la raison d’être du prêtre, qui est l’offrande de la sainte messe. La messe est justement une eucharistie, une action de grâces. À fortiori pour le prêtre, qui est appelé par le Christ à participer intimement et activement à l’acte le plus important au monde. On ne peut pas se lasser d’admirer la messe, qui est « ce qu’il y a de plus beau de ce côté-ci du Paradis » (P. Faber). Et on ne se lasse pas de remercier le Seigneur pour la vocation sacerdotale, cet appel aussi mystérieux que merveilleux.
La gratitude, c’est aussi ce qui dominait dans le cœur de saint Pierre. Si on devait écrire un ouvrage sur la spiritualité sacerdotale selon saint Pierre, on pourrait tout à fait conclure de la même façon que le P. Spicq pour saint Paul, quoique pour des raisons différentes, en raison de leurs parcours presque opposés.
Paul, Pierre : deux parcours opposés
Saint Paul c’est le converti, celui que le Christ a fait brutalement tomber, non pas de cheval, car aucun texte ne le dit, mais du haut de ses certitudes et de son aveuglement. Comme la pécheresse qui aime d’autant plus qu’elle a été beaucoup pardonnée, Saint Paul a pour Jésus l’enthousiasme du converti, et il est indéniablement un beau modèle sacerdotal quand il déclare : « pour moi, vivre c’est le Christ ».
Mais pour saint Pierre, l’itinéraire spirituel, et sacerdotal, est différent. Saint Pierre n’est pas le disciple de la onzième heure, mais de la première heure. Il n’a pas commencé par tomber : il a d’abord suivi simplement Jésus, et c’est plus tard qu’il est tombé, par son triple reniement.
Relevé par le Christ, et pénétré d’une contrition bouleversante, il est devenu la grande figure de la première partie des Actes des apôtres, qui se consacrent ensuite à saint Paul.
Un autre contraste : le disciple que Jésus aimait
Mais plus encore que d’une comparaison avec saint Paul, la figure sacerdotale de saint Pierre s’éclaire dans l’Évangile selon saint Jean, par le contraste appuyé avec une autre figure, un personnage énigmatique, celui qu’on appelle seulement : « le disciple que Jésus aimait ». Cette figure étonnante apparaît au moment du lavement des pieds et de la Cène (Jn 13), puis elle accompagne Jésus de façon absolument parfaite, jusqu’au pied de la Croix. La Sainte Écriture ne le dit pas clairement, mais selon la Tradition, ce disciple idéal était l’apôtre saint Jean, qui est donc devenu le prêtre modèle, celui qui repose sur le cœur de Jésus et le suit jusqu’au pied de la Croix. Pourtant il reste anonyme dans l’Évangile, et c’est volontaire, car il est presqu’irréel. Quel disciple de Jésus peut s’identifier à lui ?
En fait, ce disciple impeccable, infaillible, indéfectible, est un modèle, mais il représente la figure idéalisée du prêtre, plutôt que sa figure réalisée. De façon plus concrète, c’est bien plutôt saint Pierre qui représente dans l’Évangile la figure réaliste, plutôt qu’idéaliste.
Avec saint Pierre, le sacerdoce présente un visage réaliste
Parce que tous les disciples de Jésus : tous les papes, tous les évêques, tous les prêtres, tous les séminaristes, sont de pauvres pécheurs. Ce sont des faibles, des traîtres, des renégats. Ils sont tous indignes du sacerdoce et inférieurs à leur sublime vocation.
Mais, s’ils croient en Dieu, s’ils aiment le Seigneur Jésus, alors ils sont les instruments bénis de la grâce. À chaque fois qu’ils absolvent, ils font plus que la création de l’univers. Et à chaque fois qu’ils consacrent, ils réalisent le salut du monde. C’est dans leur pauvre misère humaine que se déploie la puissance de Dieu, et tout étonnés ils peuvent s’exclamer : Fecit in me magna qui potens est[1].
Saint Pierre a vécu d’abord avec une foi tâtonnante, une espérance chancelante, une charité intermittente. Son ordination au cénacle n’a pas changé son caractère. Mais c’est quelqu’un qui est toujours revenu à Jésus, comme aimanté, parce qu’aimant. Malgré sa pauvreté, il n’a jamais renoncé. On sait que des vocations se perdent parfois simplement par le découragement. Vraiment il ne faut pas se décourager, car le ministère sacerdotal est sublime, et il mérite largement tous les efforts pour y parvenir.
Être prêtre à la suite de saint Pierre : rendre grâces avec humilité et générosité
Que la figure de saint Pierre nous encourage à persévérer comme lui, donc avec humilité et générosité. Finalement être prêtre, prêtre depuis trois jours, ou depuis cinquante ans, cela consiste à ne jamais cesser de s’en étonner, et cela invite à remercier le Seigneur, à se confier à Notre Dame, et à imiter saint Pierre, modèle réaliste de spiritualité, et patron idéal d’une fraternité sacerdotale.
Au Seigneur, le prêtre dira Deo gratias. Avec sa mère admirable, il dira Magnificat. Et avec le bon saint Pierre il dira encore au Seigneur : Tu es Christus Filius Dei vivi. Tu omnia nosti. Domine, tu scis quia amo te[2] !
Un nouveau texte sur la liturgie
Dans une lettre apostolique intitulée Desiderio Desidaravi, publiée aujourd’hui, le pape revient longuement sur la liturgie, très souvent malmenée. Après avoir restreint l’usage de la liturgique traditionnelle, tout en encourageant le rite zaïrois, le pape rappelle à la fin (n°61), qu’il a écrit
Traditionis custodes, afin que l’Église puisse élever, dans la variété de tant de langues, une seule et même prière capable d’exprimer son unité [23]. Comme je l’ai déjà écrit, j’entends que cette unité soit rétablie dans toute l’Église de rite romain.
Pourtant, il est aujourd’hui bien difficile de trouver une unité entre deux célébrations de la messe réformée… Et je doute que ce texte y change quoi que ce soit. Même si le pape écrit par exemple au numéro 23 :
tous les aspects de la célébration doivent être soignés (espace, temps, gestes, paroles, objets, vêtements, chant, musique, …) et toutes les rubriques doivent être respectées : une telle attention suffirait à ne pas priver l’assemblée de ce qui lui est dû, c’est-à-dire le mystère pascal célébré selon le rituel établi par l’Église.
Sans revenir sur la communion dans la main ou sur la cléricalisation des laïcs, il n’y a pas de rubrique dans la messe réformée. La créativité liturgique fait partie intégrante de la nouvelle messe, au nom d’un certain soin pastoral, qui permet de tout déréglementer et de tout justifier. Sans parler des traductions…
Les communautés traditionnelles trouveront toute leur place dans les diocèses et dans l’Eglise
Jean de Tauriers, Président de l’association Notre Dame de Chrétienté qui organise tous les ans à la Pentecôte le pèlerinage de Paris à Chartres, explique pourquoi il a rejoint le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP). Extrait :
Pourquoi êtes-vous attachés à la liturgie Traditionnelle ?
Pour conserver la foi catholique et la transmettre à nos enfants et autour de nous. La liturgie traditionnelle exprime à la perfection les vérités de la foi catholique. Le cardinal Ratzinger résume bien cette position quand il écrivait « Je suis convaincu que la crise de l’Eglise que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie ».
Pourquoi avez-vous rejoint le Coetus ?
Il est très important que les catholiques attachés à la Tradition de tous les pays se réunissent, se connaissent, partagent leurs vues sur les grands sujets d’actualité, organisent des événements communs.
Comment voyez-vous l’avenir ?
Délicat à court terme, radieux à plus long terme. En France, la situation de l’Eglise est catastrophique (églises et séminaires vides, catéchismes sans substance, écoles catholiques très peu catholiques, …). Les familles catholiques encore pratiquantes s’organisent face à ce désastre. Parmi les réactions existantes, le traditionalisme a évidemment toute sa place avec la force de l’enseignement des siècles passés.
Tout cela prendra encore quelques années mais les communautés traditionnelles trouveront toute leur place dans les diocèses et dans l’Eglise. La fidélité et la résistance de tant de catholiques fervents et dévoués, clercs et laïcs, trouveront ainsi leur juste récompense.
Les larmes des pauvres et des familles : lettre à mon évêque
Cher Monseigneur,
Nous sommes en larmes.
Face aux difficultés du moment, nous, familles catholiques essayons de faire face comme nous pouvons. Les soucis de travail, d’école, de couple, de santé, d’éducation, etc. sont tels, que lorsque nous trouvons un ancrage dans une communauté animée par des prêtres de la Fraternité Saint Pierre, de l’Institut du Christ-Roi, etc. nous nous y trouvons bien. Ce peut être aussi une paroisse où se célèbre la messe appelée jadis forme extraordinaire…
Oui, nos communautés sont accueillantes et intègrent facilement ceux qui arrivent d’ailleurs, quel que soit leur pays, leur origine sociale, leur situation personnelle. De nombreux exclus font partie de nos communautés, des immigrés, des blessés de la vie et nous vivons cette diversité comme un avant-goût du Ciel.
Pourquoi précariser leurs situations, notre situation ? Pourquoi ? Pourquoi en vouloir aux prêtres ? Certains d’entre eux sont des convertis, d’autres sont issus de familles catholiques dont l’attachement au rite ancien a été le berceau de leur vocation ou pas.
Ces prêtres confessent, écoutent, consolent, ils sont pour nous témoins de la miséricorde du Seigneur, comme les autres. Ils nous enseignent par le catéchisme, nous sanctifient par les sacrements célébrés selon la forme tridentine de la messe. Sans doute ne sont-ils pas parfaits, comme tous, comme vous, comme nous.
C’est ainsi que nous rencontrons le Christ, célébré dans la liturgie, annoncé dans le catéchisme, les conférences pour adultes, etc.
Car nous avons fait confiance à Saint Jean-Paul II, puis à Benoît XVI et à François. Voici ce qu’écrivait Benoît XVI :
« L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. »
Tout ceci serait-il erroné ? Faudrait-il tourner le dos à une telle parole quand on sait qu’elle vient d’un pape aussi éminent que Benoît XVI ?
Faudrait-il que les paroles de saint Jean-Paul II soit contredites :
« On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962 » ?
Oui, nous faisons nôtre l’enseignement du Catéchisme de l’Eglise Catholique et les dispositions du code de Droit Canonique. Sans oublier la dernière phrase :
« Sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême ».
Voici ce que Saint Paul VI confiait en 1977 à son ami Jean Guitton :
“Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question, c’est la foi. Il arrive maintenant que je me redise la phrase obscure de Jésus dans l’Évangile de saint Luc : ‘Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ?’ Il arrive que paraissent des livres où la foi est diminuée sur des points importants, que l’épiscopat se taise, qu’on ne trouve pas ces livres étranges. Et c’est cela qui, à mes yeux, est étrange. Il m’arrive de relire l’Évangile de la fin des temps et de constater qu’il y a en ce moment certains signes de cette fin. Est-ce que nous sommes proches de la fin ? c’est ce que nous ne saurons jamais. Il faut toujours nous tenir prêts à la fin, mais tout peut durer très longtemps. Ce qui me frappe quand je considère le monde catholique, c’est qu’à l’intérieur du catholicisme une pensée de type non-catholique semble parfois avoir le dessus, et il se peut que cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain la plus forte. Mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. Il faut que subsiste un petit troupeau, même si c’est un troupeau tout petit”. (Jean Guitton, Paul VI secret, pp. 168-169)
Cher Monseigneur et Père dans la Foi, nous le redisons, nous voulons être obéissants, soumis à votre autorité dans la mesure où ce qui est demandé est conforme aux lois de la raison, de la justice, de la foi et surtout de la charité. Exigez ce qui est exigible. Alors nous obéirons. Exigez de vos prêtres qu’ils enseignent la foi catholique, qu’ils accompagnent les familles selon la sagesse de l’enseignement moral magnifiquement mis en lumière par Saint Jean-Paul II.
Pourquoi un certain nombre d’entre vous refusent que nos enfants soient confirmés dans le rite tridentin dans leurs diocèses ? Sommes-nous des catholiques de seconde zone ? A l’heure où le pape promeut le rite zaïrois, où des interprétations baroques du rite de 1970 ont lieu dans nombre des églises de nos diocèses… ?
Cher Monseigneur, la situation est difficile dans l’Eglise. Les luttes sont terribles au sein de la Curie Romaine et les lobbys qui viennent du monde cherchent à s’emparer des bijoux de famille : l’Institut Jean-Paul II à Rome, l’Académie pontificale pour la vie, sans oublier la relégation de la congrégation pour la doctrine de la Foi… Nous ne représentons pas une menace pour la communion dans l’Eglise mais un atout par la dynamique enclenchée : vocations, mission, développement. Le concile Vatican II invitait à discerner les signes des temps. Il y en a un ici et de taille.
Cher Monseigneur, n’ayez pas peur de nous. Nous avons besoin de votre amour paternel et que vous cherchiez à nous comprendre. Venez passer du temps avec nous, avec nos prêtres, vos prêtres, rencontrez-les souvent, priez avec eux, le Christ sera au milieu de vous. Et son Esprit inspirera les uns et les autres pour le meilleur.
Nous portons déjà lourd, financièrement, en créant des écoles, en portant nos nombreux enfants matériellement. En soit, c’est à vous de maintenir l’identité catholique de vos écoles, croyez que nous avons autre chose à faire que d’en créer, que de fatigues, de tracas, de stress. Et tout ceci retombe sur nos conjoints, nos enfants… les temps sont si durs. Et maintenant dans certains diocèses on veut interdire aux fidèles qui créent des écoles de pouvoir bénéficier dans ce cadre de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain ? C’est absolument insoutenable !
Le Cardinal Sarah est très ferme sur ce sujet. Lorsqu’on lui demande s’il est vrai que beaucoup de jeunes d’aujourd’hui préfèrent assister aux célébrations dans le vieil ordo, c’est-à-dire selon la « forme extraordinaire » relancée par le Summorum Pontificum de Benoît XVI, le cardinal répond :
« J’en suis témoin. Et les jeunes m’ont confié leur préférence absolue pour la forme extraordinaire, plus éducative et plus insistante sur la primauté et la centralité de Dieu, sur le silence et sur le sens de la transcendance sacrée et divine. Mais surtout, comment comprendre, comment ne pas être surpris et profondément choqué par le fait que ce qui était la règle hier est aujourd’hui interdit ? N’est-il pas vrai que l’interdiction ou la suspicion de la forme extraordinaire ne peuvent être inspirées que par le diable qui désire notre suffocation et notre mort spirituelle ? »
Le Cardinal Sarah voit une coexistence fructueuse entre les deux rites de la messe.
« Quand la forme extraordinaire est célébrée dans l’esprit du Concile Vatican II, elle révèle toute sa fécondité : comment s’étonner qu’une liturgie qui a apporté tant de saints continue à sourire aux jeunes âmes assoiffées de Dieu ? « Comme Benoît XVI, j’espère que les deux formes du rite romain s’enrichiront mutuellement. Cela implique de sortir d’une herméneutique de rupture. Les deux formes ont la même foi et la même théologie. S’y opposer est une profonde erreur ecclésiologique. C’est détruire l’Église en l’arrachant à sa Tradition et en lui faisant croire que ce que l’Église considérait comme saint dans le passé est maintenant faux et inacceptable. Quelle déception et insulte à tous les saints qui nous ont précédés ! Quelle vision de l’Église! »
Parmi nous, certains sont paysans, ils connaissent le poids du labeur, d’autres sont patrons de très grandes entreprises, ils savent ce que veut dire responsabilité, gestion des relations humaines, d’autres sont généraux, gendarmes en haute-montagne, magistrats, professeurs dans l’enseignement public, employés municipaux, infirmières de nuit, médecins urgentistes, aides-soignants, ont des métiers à revenus plus que modestes …
Certaines sont au foyer, avec une charge importante d’enfants en bas-âge. Et elles enfilent les kilomètres pour aller chercher leurs enfants dans les écoles indépendantes parfois très loin… Que de fatigue, avec l’augmentation du prix de l’essence, avec le souci de pouvoir reprendre avec chaque enfant, l’un après l’autre, ce qui s’est passé dans la journée… Des mères de familles nombreuses en rémission de cancer donnent tout.
Ne nous demandez pas ce qui est impossible à exiger quand on sait tout ce que vous laissez passer dans vos diocèses, et parfois de très grave.
Comme le gouvernement dans l’Eglise est en ce moment complexe ou imprévisible, un certain stress s’installe dans le monde épiscopal et nous comprenons volontiers qu’une pression s’exerce sur vous. On a l’impression qu’une certaine catégorie de fidèles fait actuellement les frais d’un déchargement d’autorité. Nous percevons aussi une autre tentation, qui serait celle de s’appuyer sur la collégialité épiscopale pour prendre des décisions hostiles à nos communautés sans avoir à en subir les conséquences : « ce n’est pas moi qui décide c’est la conférence épiscopale qui a tranché ». Vous le savez mieux que nous, aucune conférence épiscopale ne peut trancher à la place de l’évêque quand il s’agit du gouvernement de son diocèse.
D’autres portent un conjoint atteint de dégénérescence, sont gravement malades, ont adopté un ou des enfants lourdement handicapés, ou ont été abusés par des clercs.
D’autres encore font des maraudes dans les quartiers difficiles, la nuit, au service des SDF, risquent leur vie dans des missions au service des chrétiens persécutés, sont convertis du judaïsme ou de l’islam, ou œuvrent au service des femmes en détresse, de l’enfance maltraitée et des vieillards abandonnés.
Tous ont été rejoints par le Seigneur et grandissent dans leur foi, leur espérance et leur charité parce qu’ils aiment le silence et la sacralité de la liturgie ancienne.
Et si certains de nos prêtres ne souhaitent pas concélébrer (systématiquement), est-ce si dramatique quand on connaît les enjeux du monde d’aujourd’hui ? Peut-on exiger d’eux ce qui n’est pas exigible par le droit canon ? D’ailleurs, la théologie catholique enseigne qu’un prêtre en état de péché grave n’a pas le droit de célébrer la messe sauf s’il est curé de paroisse et qu’il est obligé de célébrer la messe pour ses fidèles le dimanche. C’est aussi pour cela que le droit canonique n’oblige pas la concélébration. Monseigneur, prudentiellement, est-ce raisonnable de casser ce qui existe même si cela ne correspond pas exactement à ce que vous souhaitez ? Nous aimons à ce sujet méditer le livre d’Isaïe pour indiquer la douceur du Bon Pasteur : « Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. » En l’occurrence la mèche a plutôt tendance à se renforcer.
La communion dans l’Eglise se situe au niveau de la foi partagée, de la charité vécue. Préférez-vous concélébrer avec ceux qui vous trainent dans la boue par derrière et n’enseignent pas la foi de l’Eglise, vous dénoncent aux journalistes si vous êtes trop « doctrinaux » ou tiennent des propos abominables sur les réseaux sociaux ? Cela a-t-il un sens ?
Prenez patience avec nos prêtres, qui sont aussi les vôtres car ils servent une portion non négligeable du peuple qui vous est confié. Les choses évolueront avec les années, nous ne sommes plus aux combats des années 70. Et la jeune génération a grandi entre Paray et Chartres, entre les grands rassemblements scouts et le chemin de saint Jacques. Les jeunes prêtres, qu’ils soient issus de la Communauté Saint Martin, diocésains ou encore tradis, parlent la même langue et utilisent les mêmes codes. Ils sont les évêques de demain.
Aussi, nous nous tournons avec une immense espérance vers la Vierge Marie, que nous prions quotidiennement avec le rosaire à cette intention.
Nous vous assurons que nous sommes en communion avec vous dans la foi catholique.
Bien filialement, mais en larmes.
Nous sommes des dizaines de milliers à signer cette lettre.
Désinformation sur Krementchouk
Zelensky a annoncé que les Russes avaient lancé des missiles sur le centre commercial Amstor de Krementchouk au moment où un millier de personnes faisaient leurs courses et que le nombre de victimes est « inimaginable ». Tous les médias internationaux sont tombés dans le panneau de la désinformation.
Juste derrière le centre commercial il y a un grand complexe industriel. C’est lui qui a été frappé : les Russes disent qu’ils ont détruit un hangar d’armements occidentaux et de munitions destinés au Donbass. Les munitions, en explosant, ont déclenché un incendie qui s’est propagé au centre commercial. Le bilan serait de 18 morts (un nombre « inimaginable »).
𝗚𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗨𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲, 𝗲𝗻 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁 | Un missile russe a frappé, lundi, un centre commercial « très fréquenté » à Krementchouk, dans le centre de l’Ukraine. « Plus de mille civils » s’y trouvaient, selon Volodymyr Zelensky. https://t.co/7hKV9AF1Yw
— Le Monde (@lemondefr) June 28, 2022
En direct – Guerre en Ukraine : l'armée russe affirme que le centre commercial de Krementchouk était fermé et abritait des munitions https://t.co/V8panxomLu
— CNEWS (@CNEWS) June 28, 2022
Le bombardement d’un centre commercial à Krementchouk par la Russie est une horreur absolue. Nous partageons la douleur des familles des victimes. Et la colère devant une telle ignominie. Le peuple russe doit voir la vérité : pic.twitter.com/7drortbGSE
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) June 27, 2022
Ce qui frappe dans la vidéo ci-dessus c’est que ces voitures (et les deux garées devant l’entrée) sont intactes, alors que si un missile avait frappé le centre commercial les vitres auraient toutes explosé. La structure du centre commercial restée intacte montre également que le bâtiment n’a pas été frappé par des missiles.
𝗚𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗨𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲, 𝗲𝗻 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁 |
Volodymyr Zelensky demande que la Russie soit désignée comme « Etat parrain du terrorisme » : « Seuls des terroristes complètement fous […] peuvent lancer des missiles sur des objectifs civils. »https://t.co/sAPytNgIkk
— Le Monde (@lemondefr) June 28, 2022
𝗚𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗨𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲, 𝗲𝗻 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁 |
Le bilan du bombardement du centre commercial de Krementchouk s’alourdit à dix-huit morts : « Mes sincères condoléances aux familles et aux proches. Les sauveteurs continuent à travailler » https://t.co/lkcwZy6IUA— Le Monde (@lemondefr) June 28, 2022
Des images de drones de la scène de l'incendie à Krementchouk confirment que l'incendie s'est propagé au centre commercial depuis un bâtiment voisin utilisé à des fins militaires
Dans le cas de "l'attaque au missile contre un centre commercial pacifique" à Krementchoug, pic.twitter.com/DBdIVIatau
— mustapha hida (@mustaphah64) June 28, 2022
Visiblement, le centre commercial était fermé :
Les 20 personnes blessées étaient des militaires qui se cachaient à l'intérieur ? Car le centre commercial Amstor à #Krementchouk est fermé depuis longtemps
see screencap>dauerhaft geschlossen !=fermeture définitive !#Ukraine #Russie #Poutine https://t.co/zBqa3HDlLA https://t.co/6lnJH61dq5 pic.twitter.com/qvijxxpIvI— Creatureduchaos (@creatureduchaos) June 27, 2022
#Krementchouk Un miracle ! Un miracle ! …avec l'impact de la méchante fusée russe sur le marché de Kremenchuk, ni les bouteilles en verre ni les étagères ne se sont brisées et aucun tas de cadavres n'apparaît, dans un lieu bondé de monde selon Zelensky… 😱😱 https://t.co/QVfpEJNAEX
— Cocotte (@vadocdeh) June 28, 2022
Intrigant
Mais quel peut donc être le point commun de ces violences ?
2019 :

2017

2017

27 juin 2022 :

Chronique des cinglés
La procréation médicalement assistée devrait-elle être ouverte aux femmes qui se prennent pour des hommes, reconnus comme tels à l’état-civil mais encore dotés d’un utérus?
La question doit être tranchée le 8 juillet par le Conseil constitutionnel, qui y a consacré mardi une audience.
La loi sur la “PMA pour toutes” a ouvert l’accès à cette technique aux femmes, mais pas aux hommes… ni aux femmes qui se prennent pour des hommes.
L’avocate du Groupement d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles (sic) a saisi le Conseil de cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC).
Le représentant du gouvernement, Antoine Pavageau, a difficilement défendu le gouvernement, en expliquant que cette demande reviendrait à “reconnaître une nouvelle catégorie sexuelle, masculin pour l’état-civil, et féminin pour l’accès à l’assistance médicale à la procréation”. Or, ajoute-t-il “la binarité est nécessaire à l’ordre social et juridique” … Enfin, sauf pour les bébés privés de père…
Le combat fondamental de la civilisation contre la barbarie
Bernard Antony, président de l’Agrif, président de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête communique :
Malgré le triste président Biden, mensongèrement catholique, les Etats-Unis peuvent s’honorer d’être la seule grande nation au monde dont la Cour suprême a porté un coup à la banalisation mondiale de l’avortement. Elle permet désormais aux Etats constitutifs de prohiber ou de limiter l’interdiction par l’avortement du droit à la vie des enfants à naître.
Pareille possibilité de protection juridique du respect de la vie n’existe hélas plus dans les pays de l’Union européenne ou dans ceux qui veulent en faire partie, ni en Russie, ni en Chine et autres pays du monde, même islamiques.
Partout, le plus sacré des droits de l’homme, le droit de naître, est bafoué par la « culture » de mort contre la loi naturelle du Décalogue.
Devant ce revers constitutionnel en Amérique pour la barbarie moderne légalisée, les groupes de pression abortocratiques se mobilisent pour que la liberté de la suppression des enfants à naître soit totale-selon une absolue inversion des valeurs- par la constitutionnalisation du pseudo-droit à l’avortement.
La pratique de la mise à mort des enfants à naître ne souffre d’ailleurs désormais quasiment aucune limite puisque elle est de plus en plus légalement autorisée jusqu’au neuvième mois de grossesse de la mère.
Cela va bien sûr totalement à l’encontre des valeurs de l’identité de civilisation des nations chrétiennes et tout simplement à rebours de toute humanité.
La mobilisation, partout dans le monde, contre les pratiques de l’avortement érigé en tabou féroce, idéologisé, banalisé, et si souvent imposé va désormais dans le sens du combat pour un renouveau des droits de l’homme fondés d’abord sur le respect du droit à la vie des enfants à naître et le commandement du Décalogue du « Tu ne tueras pas », c’est le combat fondamental de la civilisation contre la barbarie.
Cette victoire s’inscrit dans un travail structurel des droites américaines
D’Olivier Frèrejacques, délégué général de Liberté politique :
En l’espace de quelques jours, le paysage politique américain a été agité par deux victoires du camp républicain : le jeudi 23 juin, la Cour Suprême a rendu un arrêt favorable au port d’arme ; le vendredi 24 juin, elle annulait l’arrêt de 1973 Roe contre Wade, jugeant le droit à l’avortement comme conforme à la Constitution. Cette décision a fait l’effet d’une véritable bombe, provoquant des réactions dans tout l’Occident.
S’installer dans le paysage
Minoritaires au Congrès, les forces conservatrices ont obtenu deux succès en une semaine. Si la première est peu parlante pour nous autre français, la seconde a une portée qui a largement traversé l’Atlantique. Cette victoire pro-vie américaine est d’autant plus étonnante qu’elle intervient alors que les Républicains sont minoritaires à la Chambre des représentants et que leur champion, Donald Trump, a cédé sa place à la Maison Blanche au démocrate Joe Biden.
Cette victoire n’est donc pas une victoire électorale conjoncturelle mais s’inscrit dans un travail structurel des droites américaines. La société civile conservatrice, ses lobbies, ses “think tank” (laboratoires d’idées), ses associations n’ont jamais cessé de maintenir la pression en matière de droit à la vie. La nomination de juges favorables par Donald Trump aura fini de fragiliser un édifice progressiste un demi-siècle après son entrée en vigueur !
Les retournements sont possibles
Cette victoire oblige cependant tout un écosystème conservateur à assurer le “service après-vente”. Mettre fin à l’avortement implique, pour pérenniser une politique pro-vie, de mettre en place les outils de l’accueil de la vie, ce qui passe aussi par des politiques sociales qui sont rarement du goût de la droite américaine. Cela implique d’envisager nos combats politique dans leurs multiples aspects. Défendre une position bioéthique, c’est défendre un choix qui n’est pas le plus facile et oblige donc à assurer les meilleures conditions du maintien de la loi juste.
Sur ces sujets délicats comme sur d’autres, tenir bon, ne pas se renier tout en assurant un travail efficace à tous les échelons créent les conditions de la victoire. Investir les médias, l’appareil judiciaire, l’enseignement, les entreprises… Autant d’investissements humains qui assureront les victoires de demain et permettront de peser auprès des élus. En France, la percée historique du RN aux législatives et le maintien d’un grand groupe LR montrent que des surprises sont possibles même en matière électorale. Liberté politique sera présent auprès de ses élus et des autres pour les rappeler à leurs devoirs et les aider dans la lourde tâche qui les attend. Nos équipes sont déjà au travail pour élaborer un ensemble d’outils visant à toucher directement députés et sénateurs dans les mois déterminants qui nous attendent.
Un village cherche un prêtre pour une messe le 15 août
L’annonce est parue dans France catholique. Si le maire de Veuvey-sur-Ouche demande un prêtre occasionnel, l’évêché sera-t-il d’accord ?



