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L’ultime signe des derniers temps

Témoignage de Natalie Saracco à Kervignac :

L’Ukraine près de s’effondrer

Extrait d’une analyse de Jacques Baud,un ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est :

[…] Les initiatives de Zelensky pour ouvrir un dialogue avec la Russie ont été systématiquement sabotées par l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le 25 février 2022, Zelensky laisse entendre qu’il est prêt à négocier avec la Russie. Deux jours plus tard, l’Union européenne arrive avec un paquet d’armes de €450 millions pour inciter l’Ukraine à se battre. En mars, même scénario : le 21, Zelensky fait une offre qui va dans le sens de la Russie, deux jours plus tard, l’UE revient avec un deuxième paquet de €500 millions pour des armes. Le Royaume-Uni et les États-Unis font alors pression sur Zelensky pour qu’il retire son offre, bloquant ainsi les négociations d’Istanbul.

Or, la réalité du terrain pousse les militaires occidentaux à plus de réalisme. Le 24 mars, le général Mark Milley, chef du Joint Chiefs of Staff, avait tenté d’appeler le général Valeri Gherassimov, chef de l’état-major général russe, mais s’était heurté à une fin de non-recevoir. Le 13 mai 2022, Lloyd Austin, secrétaire à la Défense américain, appelle son homologue russe, Sergueï Choïgou, afin de lui demander un cessez-le-feu. C’est la première fois que les deux hommes se parlent depuis le 18 février.

Les militaires américains sont donc demandeurs : ils voient venir le désastre pour l’Ukraine et tentent de gagner du temps. Mais ils n’ont pas la crédibilité suffisante pour que les Russes entrent en matière. Ces derniers sont dans une dynamique qui leur est actuellement favorable et les propositions des militaires américains ne semblent pas avoir d’écho auprès du secrétaire d’État. À ce stade, pour convaincre les Russes il faudrait des gestes concrets que personne n’est en mesure ou n’a envie de faire.

L’effet des sanctions

Non seulement les sanctions peinent à avoir un effet concret sur l’économie russe, mais leur impact sur nos économies commence à se ressentir au niveau politique. C’est le cas en Estonie, au Royaume-Uni, aux États-Unis, et, dans une certaine mesure, en France. Aux Etats-Unis, la perspective des mid-term encourage les Républicains à remettre en question ces sanctions qui affectent le pouvoir d’achat, le rôle du dollar et, plus globalement, l’économie américaine.

Quant à l’économie russe, elle ne semble pas souffrir des sanctions. Le journal britannique The Guardian, virulent adversaire de la Russie, doit constater que « la Russie est en train de gagner la guerre économique ». […]

[L]es armes livrées à l’Ukraine n’arrivent pas aux combattants de première ligne. Plusieurs raisons à cela.

– Premièrement, une partie de ces armes qui arrivent en Pologne pour être ensuite expédiées vers l’Ukraine, sont détournées sur le sol européen. Ainsi les missiles antichars FGM-148 Javelin, porteurs des espoirs occidentaux contre les forces russes, sont revendus sur le darknet à 30 000 dollars l’unité par des éléments du gouvernement ukrainien.

– Deuxièmement, il n’y a pas vraiment de mécanisme pour distribuer ces armes, dont les meilleures sont données aux unités de l’ouest du pays, au détriment des combattants du front.

– Troisièmement, les stocks ukrainiens tombent rapidement dans les mains des Russes. Ainsi, ces derniers ont récupéré des quantités considérables de Javelin qu’ils ont remis aux milices du Donbass, où ils sont désormais en dotation ! Ce ne sont pas les seuls. Ainsi, certains hélicoptères ukrainiens cherchant à évacuer les combattants de Marioupol ont été abattus par des missiles anti-aériens Stinger, fournis par les Américains…

De fait, même les services de renseignements américains ne savent pas où vont les armes livrées à l’Ukraine. Cette situation alarme Juergen Stock, secrétaire-général d’Interpol, qui craint que ces armes aillent vers des organisations criminelles. Or, ceci se fait avec la complicité des gouvernements occidentaux qui rechignent à mettre en place des garde-fous et des mécanismes de vérification sur l’emploi de ces armes.

Quant à leur capacité à modifier le rapport de forces sur le terrain, c’est discutable. Tout d’abord, leur quantité est loin de remplacer les centaines d’équipements ukrainiens similaires que les Russes ont détruits depuis février 2022. Ensuite, du fait qu’elles sont différentes de celles pour lesquelles l’armée ukrainienne a été formée, elles rendent difficiles une uniformisation des méthodes d’apprentissage et nécessitent des maintenances différenciées. En d’autres termes, elles permettent sans doute de provoquer des pertes russes, mais elles rendent également la gestion du combat plus compliquée pour les Ukrainiens. Leurs effets positifs sont donc d’ordre tactique, mais leurs inconvénients sont de nature opérative. Or, comme nous l’avons vu, la faiblesse ukrainienne se situe déjà au niveau opératif. Ce problème est évidemment apparent aux militaires ukrainiens, c’est pourquoi le gouvernement semble avoir émis une directive interdisant aux militaires de critiquer publiquement les équipements livrés par les Occidentaux !

Le rôle des médias

Une particularité de la crise ukrainienne est qu’elle est dominée par les politiciens et les médias, mais n’accorde qu’une place limitée aux militaires et aux services de renseignement. Depuis quelques semaines, l’irrationalité d’une conduite occidentale prête à sacrifier ses propres valeurs pour combattre Vladimir Poutine, sans pour autant chercher à améliorer le sort des Ukrainiens, pousse les militaires à donner de la voix. Tout cela n’est possible qu’avec un travail de censure (interdiction de publier), de propagande (diffusion de messages partisans) et la désinformation (diffusion de fausse information).

Le dernier carré des combattants du régiment Azov à Azovstal avait une valeur doublement symbolique pour Kiev. Tout d’abord, il figurait la détermination de la résistance ukrainienne à l’invasion russe ; ensuite, il permettait de dire que Marioupol n’était pas tombée. Erigé en exemple de manière exagérée, le mythe s’est effondré avec sa reddition (entre le 16 et le 20 mai), créant un véritable choc.

Pour l’Ukraine, l’image de sa détermination à résister est entachée. Pour les Occidentaux, cet événement a montré que la détermination ukrainienne est essentiellement portée par des volontaires paramilitaires néo-nazis appelés pudiquement « militaires ukrainiens » par des médias peu scrupuleux. Les images de leurs tatouages exposaient ce que l’on savait depuis longtemps : leur attachement à des idéologies nauséabondes. Pour compenser, il a fallu déclarer qu’il y avait également des néo-nazis du côté russe. C’est pourquoi, dès le 22 mai, fleurissent des articles sur le sujet, dans le Berliner-Zeitung et dans le Spiegel.

Le fait qu’il y ait des néo-nazis en Russie est reconnu. Le fait qu’il y ait des néo-nazis dans les forces armées est très possible. Mais à la différence de l’Ukraine, la Russie interdit ces mouvements et il n’y a pas d’unités constituées des forces armées qui revendiquent des idées néo-nazies. On évoque bien évidemment des liens – invérifiés – avec le célèbre mais très flou groupe WAGNER, qui serait actif en Ukraine, mais dont la présence n’a jamais été démontrée.

Les vidéos de témoignages dénonçant les crimes commis par les volontaires Azov sont systématiquement censurés sous prétexte qu’ils « incitent à la haine ». Ceux qui apportent une information alternative et plus équilibrée de la situation sont immédiatement qualifiés de « complotistes », par des individus (journalistes) qui relaient des idées « nazéabondes » et dont aucun ne critique les éliminations ciblées ou les crimes contre la population ukrainienne du Donbass, pas plus que le fait que Henry Kissinger ait été placé sur la liste noire du site Mirotvorets, plusieurs fois dénoncée par les organisations internationales, car elle livre à la vindicte populaire les « ennemis de l’Ukraine », violant présomption d’innocence et le droit à la vie privée, lorsque ce n’est tout simplement pas le droit de vivre.

On observe une claire différence dans le traitement de la crise ukrainienne entre les médias francophones et anglophones. Les premiers tentent d’écarter toute opinion discordante en qualifiant les individus de « complotistes », alors que les seconds tentent davantage de traiter la question sur le plan de la substance.

Pour certains, la crise ukrainienne a renforcé l’unité européenne, le lien transatlantique et l’importance de l’OTAN. Les sanctions ont été unanimement appliquées dans l’euphorie et la perspective d’un effondrement rapide de la Russie.

Mais la Russie ne s’est pas effondrée et les sanctions commencent à avoir des effets pervers sur les pays occidentaux, qui ne peuvent plus faire marche arrière sans perdre la face. L’unité européenne n’est qu’une façade que l’inflation créée par les sanctions pourrait bien fissurer davantage dans les mois qui viennent. Aux États-Unis et en Europe, les commentateurs commencent à remettre en question la gestion de la crise et l’alignement sur Washington qui semble avoir été totalement dépassé par les événements. Quant à l’OTAN, la réaction de la Turquie aux candidatures de la Suède et de la Finlande met en évidence deux choses.

– Tout d’abord, l’incroyable dilettantisme des dirigeants suédois et finlandais qui ont totalement négligé de consulter les divers membres de l’Alliance – et la Turquie en premier lieu – pour sonder leur soutien. Au début des années 1990, alors que la Suisse s’interrogeait sur l’adhésion au Partenariat pour la Paix (PPP) de l’OTAN, une de nos premières visites a été à Moscou, afin de sonder leur perception de la neutralité suisse dans cette nouvelle situation.

– Ensuite, la légèreté de la lecture stratégique des pays nordiques, qui tendent à se croire au centre des préoccupations stratégiques de la Russie. Leur lecture pourrait être celle de la Pologne, voire de l’Allemagne. Mais pour la Suède en particulier, une adhésion à l’OTAN constituerait une péjoration de sa posture stratégique.

Selon le service de renseignement allemand (BND), l’Ukraine serait prête à s’effondrer dans les prochaines semaines. Les livraisons d’armes ne font que prolonger inutilement le conflit au prix de vies qui sont essentiellement ukrainiennes.

Contrairement à ceux qui annoncent de manière péremptoire depuis février que la Russie cherche à conquérir l’Ukraine, son objectif final n’est pas vraiment connu. On peut s’attendre à ce que les forces russes poussent jusqu’à la Transnistrie, comme l’avait annoncé le ministère de la Défense russe. Ainsi serait plus ou moins reconstituée la Novorossiya qui avait eu une très éphémère existence en 2014.

En octobre 2014, les rebelles du sud de l’Ukraine joignent leurs forces pour créer les « Forces conjointes de Novorossiya ». La rébellion est rapidement matée par les nouvelles autorités de Kiev. Cet épisode est « oublié » de nos médias, car il montre que la résistance au « coup » de Maidan n’était pas limitée au Donbass, mais concernait presque tout le sud du pays. C’est probablement à l’intérieur de ces frontières que pourrait émerger un nouvel « État », sous la houlette de Moscou.

On s’achemine vers une situation où l’Ukraine et les Occidentaux devront faire des concessions dont ils n’ont pas encore mesuré l’importance. L’idée que le statut de la Crimée, du Donbass, voire le sud de l’Ukraine, peut encore être négociable est une illusion. C’était le message de Henry Kissinger lors du World Economic Forumde Davos en mai.

Il est très vraisemblable que si l’on avait laissé Zelensky négocier comme il l’entendait avec la Russie dès le début de l’offensive, l’Ukraine aurait pu maintenir la plus grande partie du sud sous sa souveraineté. Aujourd’hui, la combinaison de l’acharnement occidental à prolonger le conflit et du refus ukrainien d’engager un processus de négociation place la Russie en position de force. L’incapacité des Occidentaux à juger leur adversaire de manière rationnelle semble conduire l’Ukraine à la catastrophe.

Cléricalisme

Alors que la Conférence des évêques de France semble plus préoccupée par les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle (sujet récurrent au sein du Conseil permanent de la CEF) que par le respect de la vie naissante (aucun communiqué sur l’arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis), le diocèse du Mans vient de déclarer la guerre aux traditionalistes. Il y a encore sans doute trop de prêtres, de vocations et de fidèles au sein de ce diocèse…

Le diocèse va jusqu’à préciser que la messe traditionnelle ne doit pas être célébrée dans les écoles (y compris indépendantes). Comme l’écrit Riposte catholique, que le diocèse se rassure : la messe “tout court” n’est plus célébrée depuis longtemps dans les écoles de ce diocèse et de tant d’autres !

Le magazine Zélie fête ses 7 ans !

Qu’est-ce que Zélie ?

Zélie est un magazine numérique. C’est un média féminin et chrétien (magazine-zelie.com). Il est gratuit (financé par de la publicité). Zélie est envoyé par voie numérique sous la forme d’un document de 26 pages, chaque mois, avec de nombreuses rubriques. Zélie compte maintenant 13 000 abonnées. Il s’agit de femmes de tous âges, majoritairement catholiques pratiquantes.

Pourquoi Zélie ?

En 2015, une jeune journaliste diplômée du Celsa, Solange Pinilla, est déçue de la presse féminine actuelle. Il manque notamment à ses yeux la dimension spirituelle (catholique en l’occurrence). Avec quelques collaborateurs, elle lance donc le 1er septembre 2015 un magazine numérique, féminin et chrétien, entièrement unique et indépendant.

Pourquoi ce nom ?

Il fait référence à sainte Zélie Martin, la mère de sainte Thérèse de Lisieux. Elle a été canonisée avec son mari Louis en 2015, au moment du lancement du magazine Zélie. Cette femme, qui habitait à Alençon au XIXe siècle, incarne une sainteté accessible, en tant qu’entrepreneure, mariée et mère.

De quoi parle Zélie ?

Les rubriques, qui suivent le fil d’une journée, sont très variées : foi, mode, actualité, culture, ren- contre, couple… Il s’agit de nourrir toutes les dimensions de la personne : physique, intellectuelle, affective et spirituelle. Les derniers dossiers ? « Richesses de la langue française », « Bienheureuse Pauline Jaricot », « Chemins de conversion », « Le sourire, un don du présent », « L’acédie, quand la foi devient fade »…

Zélie c’est aussi…

  • Un podcast qui interviewe depuis 2019 des femmes inspirées et inspirantes (plus de 30 000 écoutes depuis le début !).
  • Des réseaux sociaux : Facebook (9 000 abonnés) et Instagram (3 000 abonnés).
  • Un site avec des articles en format web (les plus appréciés de chaque numéro).

Quel bilan après 7 ans ?

C’est 75 numéros, beaucoup de passion, de travail, de rencontres, de joies… Des sujets très variés, car un thème en amène un autre. Un désir d’évoquer encore plus des sujets qui nous tiennent à cœur : habiter son corps, avoir une vision subtile de la vie (le « et » qui équilibre plutôt que le « ou » qui exclut), et annoncer l’amour du Christ toujours davantage !

Une lectrice en parle…

« La lecture chaque mois de Zélie est pour moi une petite parenthèse bien agréable dans mes journées. Je m’octroie un petit moment « à moi », je m’isole, m’installe dans un endroit agréable et commence ma lecture. Zélie m’apporte entre autres des idées, des envies d’approfondir certains sujets et je referme mon ordinateur toujours reboos- tée pour ma journée, apaisée et convaincue de la beauté de mon identité de femme ! »

La décision de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement met le monde entier au défi de réfléchir aux questions de vie

L’Académie pour la vie du Vatican a salué vendredi la décision de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement, affirmant qu’elle mettait le monde entier au défi de réfléchir aux questions de vie. Elle déclaré dans un communiqué que la défense de la vie humaine ne pouvait se limiter aux droits individuels car la vie est une question de “large signification sociale”.

C’est le moment de guérir les blessures et de réparer les divisions sociales ; c’est le moment de la réflexion raisonnée et du dialogue civil, et de se rassembler pour construire une société et une économie qui soutiennent les mariages et les familles, et où chaque femme a le soutien et les ressources dont elle a besoin pour mettre au monde son enfant dans l’amour.”

L’avis de la Cour montre à quel point la question de l’avortement continue de susciter des débats passionnés. Le fait qu’un grand pays ayant une longue tradition démocratique ait changé sa position sur cette question interpelle également le monde entier. Il n’est pas juste que le problème soit mis de côté sans considération globale adéquate. La protection et la défense de la vie humaine n’est pas une question qui peut rester confinée à l’exercice des droits individuels, mais au contraire une question de grande portée sociale. Après 50 ans, il est important de rouvrir un débat non idéologique sur la place que la protection de la vie occupe dans une société civile pour nous demander quel type de coexistence et de société nous voulons construire.

Il s’agit de développer des choix politiques qui favorisent des conditions d’existence en faveur de la vie sans tomber dans des positions idéologiques a priori. Il s’agit également d’assurer une éducation sexuelle adéquate, de garantir des soins de santé accessibles à tous et de préparer des mesures législatives pour protéger la famille et la maternité, en surmontant les inégalités existantes. Nous avons besoin d’une assistance solide aux mères, aux couples et à l’enfant à naître, qui implique toute la communauté, encourageant la possibilité pour les mères en difficulté de poursuivre la grossesse et de confier l’enfant à ceux qui peuvent garantir sa croissance.

Mgr Paglia a déclaré

“face à une société occidentale qui perd sa passion pour la vie, cet acte est une puissante invitation à réfléchir ensemble sur la question grave et urgente de la génération humaine et des conditions qui la rendent possible ; en choisissant la vie, c’est notre responsabilité pour l’avenir de l’humanité qui est en jeu”.

Tristes Ménard

Le couple se lamente de la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis :

 

Record d’avortements en Grande-Bretagne

214 869 avortements ont été recensés en Angleterre et au Pays de Galles l’an dernier. C’est le record absolu depuis que l’avortement a été légalisé en 1967.

C’est à cause du covid… (parce que le gouvernement a permis de recevoir les abortifs par la poste). Le taux le plus élevé est observé chez les femmes de 22 ans : 31 pour mille. 43% des femmes qui ont avorté en 2021 avaient déjà subi un ou plusieurs avortements, contre 36% en 2011.

Le ministère de la Santé a annoncé la prochaine publication d’un « plan d’action pour la santé sexuelle et reproductive », afin d’aggraver la situation.

Avons-nous besoin des hérésies ?

La phrase de Saint Paul “Opportet hereses esse” est-elle encore d’actualité ? Quels rôles ont joué dans l’histoire de l’Eglise les différentes hérésies, et ont-elles permis à l’Eglise de renforcer sa doctrine au fil du temps ? Enfin, certaines hérésies, autrefois condamnées, ne sont-elles pas en train de revenir au goût du jour ?

Le Club des Hommes en noir composé des abbés Célier et Guelfucci, ainsi que de Jeanne Smits et du Docteur de Labriolle, sous la direction de Philippe Maxence, s’attelle à nous apporter quelques réponses dans ce dernier épisode de la saison 2022-2023.

Magnifique victoire aujourd’hui pour les enfants à naître et la protection de leur droit à la vie

Réaction de Gregor Puppinck, de l’European Centre for Law and Justice. La Cour Suprême reconnaît que la Constitution américaine ne contient pas de droit à l’avortement et elle rend aux États fédérés le pouvoir de légiférer sur cette question. Voici une brève explication de cette décision historique dans l’affaire :

https://fb.watch/dRCgBPLa7T/

13 Etats américains abrogent l’avortement, suite à la décision de la Cour Suprême

Selon le ministre de la justice du Missouri, Eric Schmitt : « C’est un jour monumental pour la sainteté de la vie ». Le Missouri fait partie des treize Etats qui avaient prévu des lois pro-vie appelées « trigger laws ». Ces dernières ont été pensées pour entrer en application automatiquement, ou du moins rapidement, si l’arrêt Roe vs Wade était annulé. C’est le cas du Missouri, de l’Arkansas, de l’Idaho, du Kentucky, de la Louisiane, du Mississipi, du Dakota du Nord, du Dakota du Sud, de l’Oklahoma, du Tennessee, du Texas, de l’Utah et du Wyoming.

L’ancien vice-président républicain des Etats-Unis Mike Pence a salué la décision de la Cour suprême révoquant le droit à l’avortement, « jeté aux oubliettes de l’histoire ».

« En renvoyant la question de l’avortement aux Etats et au peuple, la Cour suprême a réparé une erreur historique »

Selon les motifs déjà connus par le texte de Samuel Alito : la Constitution ne fait aucune référence à l’avortement ni ne protège implicitement un quelconque droit à l’avortement, l’arrêt était donc “totalement infondé dès le début”.

Le jour de la fête du Sacré Cœur…

La cour suprême renverse l’arrêt Roe v. Wade sur l’avortement

On s’y attendait, mais la nouvelle vient de tomber: la cour suprême vient de renverser par 6 voix contre 3 les arrêts Roe v. Wade et Planned Parenthood of Southeastern v. Casey qui faisaient de l’avortement un droit fédéral. Désormais les Etats seront libres de limiter l’avortement. On estime qu’une trentaine d’Etats pourraient utiliser cette nouvelle faculté (plus exactement cette faculté ancienne qui leur avait été supprimée) pour favoriser la culture de vie.

Une nouvelle fois, on constate qu’il n’existe aucun “sens de l’histoire” imposant pour l’éternité les législations “progressistes”! Et l’on peut dire merci à Donald Trump pour ses nominations!

Le texte de ce nouvel arrêt est disponible ici.

Le piège des majorités de circonstance

La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, met en garde les députés Les Républicains :

[…] Le piège serait donc pour les Républicains de soutenir une semaine une réforme des retraites puis de voir, la semaine suivante, le gouvernement se jeter dans les bras de la gauche pour légaliser l’euthanasie, la suppression de l’identité sexuée à l’état civil ou encore la pratique des mères porteuses.

Les Républicains semblent en avoir conscience. Dès l’annonce des résultats, la question de l’exploitation des femmes à travers la gestation pour autrui s’est invitée sur les plateaux de télévision à l’initiative de la droite: ses représentants mettaient en garde le groupe Ensemble! en laissant clairement entendre que le va-et-vient ne serait pas possible. Un début encourageant, mais sera-t-il durable, là est la question.

Les formidables opportunités de ce quinquennat

Selon Olivier Frèrejacques :

Le caractère précaire de la XVIème législature de l’Assemblée nationale ne doit pas cacher les formidables opportunités de ce quinquennat. Si nul ne sait quand le président finira par dissoudre, il semble plus que jamais qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus des députés. Attendant le faux pas à gauche ou à droite, le président pourrait aussi miser sur un élément extérieur qui pourrait fédérer autour de lui (nouvel épisode sanitaire, crise internationale, effondrement économique). En attendant le choix de Jupiter, les forces en présence à l’Assemblée sont inédites. Les près de 90 députés RN et la soixantaine de LR peuvent peser et être poussés à peser sur des sujets essentiels : passe sanitaire, bioéthique, immigration.

Olivier Marleix, nouveau patron du groupe LR à l’Assemblée nationale

Le député d’Eure-et-Loir a été élu président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale. C’est une bonne nouvelle puisqu’il fait partie des députés qui ont voté contre toutes les dérives de la majorité macronienne sous la précédente mandature.

Côté RN, sans surprise, c’est Marine Le Pen qui a été élue présidente du groupe.

Chez LREM, nous retrouvons l’inénarrable girouette Aurore Bergé, qui succède à Christophe Castaner.

Autres présidents de groupe à retrouver ici.

L’Autriche abandonne la vaccination obligatoire

Le gouvernement autrichien a annoncé l’abandon total de sa politique de vaccination obligatoire contre le Covid-19, après l’avoir suspendue en mars, un mois à peine après son entrée en vigueur. Le ministre de la Santé Johannes Rauch explique :

« Il faut désormais vivre avec le Covid, nous allons donc mettre en œuvre une série de mesures, ce qui signifie la fin de la vaccination obligatoire ».

« Même ceux qui avaient accepté de se faire vacciner sont maintenant réticents à se faire administrer une nouvelle dose ».

Les chiffres de l’euthanasie en Espagne

Depuis l’entrée en vigueur de la loi dépénalisant l’euthanasie en Espagne il y a un an, « au moins 172 personnes » ont mis fin à leur vie de cette façon. Les Asturies et La Rioja n’ont pas encore communiqué de chiffres.

Le ministère attend des « rapports exhaustifs sur les motifs invoqués pour demander l’euthanasie, le type de procédure, les raisons des refus, le nombre d’objections, etc. ».

En Catalogne 60 euthanasies ont été pratiquées, quand on en a recensé 25 au Pays basque, 19 à Madrid, et 11 en Andalousie.

Les données des maladies dont souffrent les personnes souhaitant recourir à l’euthanasie ne sont pas publiées. Toutefois, selon Tayra Velasco, présidente de la commission de bioéthique du Collège des infirmières de Madrid, « contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où le cancer est la pathologie la plus fréquente », en Espagne, « la plupart des demandes émanent de personnes souffrant de maladies neurodégénératives ». Les autres caractéristiques sont en revanche similaires. Les personnes recourant à l’euthanasie sont en majorité des hommes septuagénaires, euthanasiés à domicile.

Avortement : les députés polonais tiennent bon

Les députés polonais ont rejeté, jeudi, une proposition d’initiative citoyenne de libéraliser la loi sur l’avortement. La Chambre basse du Parlement a voté contre l’initiative proposant d’autoriser les avortements jusqu’à la douzième semaine. 265 députés ont voté contre, 175 pour et quatre se sont abstenus.

L’avortement reste interdit en Pologne, sauf en cas de viol et d’inceste, ou si la vie ou la santé de la mère sont en danger.

Le Parlement européen prolonge d’un an le passeport sanitaire. La France veut suivre

Détail des votes des députés français :

Nous montrerons la même ténacité sous Traditionis Custodes et les effarantes Responsa ad dubia que sous la grêle et la tempête

De Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté, dans L’Appel de Chartres :

[…] Je veux voir, très chers amis, dans notre résistance dans la tempête, un signe de notre capacité à résister aux tentatives de supprimer le monde traditionaliste arc-bouté autour de la liturgie tridentine. Je le rappelle au risque de vous lasser : nous n’aimons pas la messe tridentine par nostalgie, esthétisme, conservatisme, … et je ne sais quelles autres billevesées. Nous aimons la messe traditionnelle pour des raisons de foi. A ceux qui ne comprennent pas, je les invite à consulter les dossiers Notre-Dame de Chrétienté (nd-chretiente.com) : 40 années de documentation les attendent !

Nos évêques ne se réjouissent pas de ce qu’il faut bien appeler une nouvelle persécution. Bien sûr que non ! Toutefois, certains relancent avec zèle la machine à interdire en invoquant la sainte obéissance (notons que celle-ci était absente quand il s’agissait d’appliquer Summorum Ponticum, il y a encore quelques mois). Je l’ai dit, en votre nom à tous, dimanche dernier:

« Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire… Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus ».

Si nos autorités comprenaient les difficultés des familles pour rester catholiques de nos jours, elles comprendraient la fidélité et la résistance du monde traditionaliste. Elles voient que nous montrerons la même ténacité sous Traditionis Custodes et les effarantes Responsa ad dubia que sous la grêle et la tempête.

A la sortie de la messe du lundi de Pentecôte, un prêtre, très respecté, m’a fait le reproche amical d’avoir dit la veille que « nous n’étions pas des théologiens » et que j’oubliais un peu vite nos maîtres qui avaient eu le courage de résister sur « un plan théologique » justement. Il est connu que tout auteur est susceptible. « Monsieur ; mon sang se coagule. En pensant qu’on y peut changer une virgule. » nous dit Cyrano. Il est aussi vrai que l’avis de ce prêtre importe à mes yeux.

Je me suis donc défendu en rappelant mes mots exacts. J’avais dit, la veille, que nous n’étions pas « des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés ». Cette phrase ne signifie pas que nous ne nous intéressons pas à la théologie, à Vatican II, à la liturgie ! Nous sommes des théologiens parce que nous sommes attachés à la doctrine catholique et nous essayons d’approfondir notre connaissance. Notre théologie est solide, elle s’appuie sur le Catéchisme, le Magistère de l’Eglise, la Tradition. La réaction traditionaliste, d’où vient Notre-Dame de Chrétienté, est d’abord une réaction théologique. Ceci dit, nous n’avons pas de goût pour les arguties intellectuelles. En ce sens, nous ne voulons pas être des théologiens « subtils ». Je voudrais remercier tous les bénévoles qui ont permis ce pèlerinage à la fois difficile et beau. Je connais le dévouement de tant d’entre vous dans les différents chapitres de pèlerins et les services. Je sais combien le pèlerinage traditionnel de chrétienté est important pour votre vie spirituelle. Un immense merci à tous nos cadres (Pèlerins, Soutiens, Communication, Formation, Secrétariat général, Informatique, Etudes, Secrétariat, Trésorerie). […]

Les PDG commencent à s’opposer à l’intimidation des employés « wokes »

La semaine dernière, le PDG de Kraken, une société de technologie de crypto-monnaies, est devenu le dernier dirigeant à dire qu’il en avait assez. Il a invité les employés qui se sentaient « déclenchés » par des idées controversées à accepter une indemnité de départ et à quitter l’entreprise. Sur les 3 000 employés de la société, environ 30 ont choisi d’accepter l’indemnité de départ de quatre mois et de partir, invoquant leur besoin d’exprimer des convictions politiques ou sociales sur le lieu de travail. Les commentaires des 99 % restants des employés de Kraken concernant la politique visant à maintenir la politique hors du lieu de travail ont été « extrêmement positifs ».

« Je pense que tout le monde est prêt à se remettre au travail et à cesser d’être distrait ».

SpaceX, la société d’exploration spatiale d’Elon Musk, a rejoint le chœur le 16 juin. Après que plusieurs employés ont rendu publique une lettre dénonçant la campagne de Musk visant à acquérir Twitter et à éloigner la plateforme de médias sociaux de la censure, SpaceX a réagi en les licenciant. Après avoir licencié les responsables, le président de SpaceX, Gwynne Shotwell, a envoyé un courriel aux employés indiquant que les efforts déployés contre l’acquisition de Twitter par Musk

« ont mis les employés mal à l’aise, les ont intimidés et intimidés, et/ou les ont mis en colère parce que la lettre les a poussés à signer quelque chose qui ne reflétait pas leurs opinions. Nous avons trop de travail critique à accomplir et n’avons pas besoin de ce genre d’activisme excessif. »

The Athletic, un site d’informations sportives appartenant au New York Times, un journal de gauche de plus en plus progressiste, a demandé cette semaine à son personnel de s’en tenir au sport et de laisser tomber l’activisme politique.

« Nous ne voulons pas empêcher les gens d’avoir une voix et de s’exprimer ». « Nous devons simplement éviter que cela ne bascule dans l’espace politique ».

Le PDG de Disney, Bob Chapek, s’est au contraire incliné devant les employés activistes et a annoncé que la société de divertissement familial se battrait pour soutenir l’éducation sexuelle des enfants à l’école primaire, tandis que sa société révélait son intention de sexualiser les films et émissions pour enfants. Cette action a déclenché une réaction brutale de la part des employés conservateurs et a conduit des parents à annuler des abonnements et des visites de parcs d’attractions. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a répondu aux critiques sévères de Disney à l’égard d’une loi de l’État interdisant l’éducation sexuelle de la maternelle à la troisième année en révoquant le statut d’avantage fiscal du parc à thème de la société à Orlando. Et les actionnaires ont assisté, alarmés, à la chute de l’action Disney, qui est passée de 130 dollars par action en mars à 95 dollars aujourd’hui, soit une baisse de 27 %.

Le plaidoyer de Citibank en faveur de l’avortement et contre les armes à feu a également attiré l’attention des législateurs des États. En juin 2021, le Texas a adopté une loi interdisant aux banques qui pratiquent la discrimination à l’égard des entreprises de combustibles fossiles ou des fabricants d’armes à feu de souscrire des obligations d’État. En mars, le représentant de l’État du Texas, Briscoe Cain, a menacé Citibank d’un traitement similaire en raison de sa politique consistant à payer les frais de déplacement des employés qui se rendent hors de l’État pour contourner les lois anti-avortement du Texas.

En réponse aux protestations des employés concernant des programmes controversés, tels que le spectacle de l’humoriste Dave Chappelle « The Closer », Netflix a déclaré aux employés en mai qu’il ne tolérerait plus les efforts visant à censurer le contenu que le personnel trouve répréhensible.

« Nous soutenons l’expression artistique des créateurs avec lesquels nous choisissons de travailler ; nous programmons pour une diversité de publics et de goûts ; et nous laissons les téléspectateurs décider de ce qui leur convient, au lieu que Netflix censure des artistes ou des voix spécifiques ». « Si vous avez du mal à supporter l’étendue de notre contenu, Netflix n’est peut-être pas le meilleur endroit pour vous ».

Netflix a pris cette mesure après avoir perdu 200 000 abonnés au premier trimestre de cette année et a prévu d’en perdre 2 millions de plus au deuxième trimestre.

Le Washington Post, journal de gauche, a licencié la journaliste Felicia Sonmez pour ses attaques publiques incessantes à l’encontre d’un collègue rédacteur et du journal lui-même, les accusant de racisme et de sexisme. La rédactrice en chef a publié un avis à l’intention de l’ensemble du personnel indiquant que « nous ne tolérons pas que des collègues attaquent des collègues, que ce soit en face à face ou en ligne ».

Le Parlement européen prétend faire la leçon à la Cour suprême des États-Unis

En attendant le jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement, voici une analyse d’une résolution du Parlement européen qui s’inquiète d’un revirement de jurisprudence. Les députés européens osent donner aux juges américains une leçon sur la Constitution des États-Unis. L’ECLJ est intervenu en tant qu’“amicus curiae” dans l’affaire en cours auprès de la Cour suprême. Cette tribune a été publiée dans Famille chrétienne.

En mai, un projet de jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement avait fuité dans la presse. Les juges constitutionnels envisagent de rendre aux États la possibilité de protéger la vie des enfants à naître. Depuis la publication frauduleuse de ce texte, les partisans de l’avortement s’acharnent sur la Cour suprême. Pour certains d’entre eux, tous les moyens semblent bons, même la tentative d’assassinat de l’un des juges à son domicile, le 8 juin. Ce même jour, le Parlement européen a débattu d’une résolution adressée à la Cour suprême.

Une supercherie, qui mérite d’être analysée en détail

La résolution porte sur le « démantèlement possible du droit à l’avortement par la Cour suprême des États-Unis » et a été adoptée le lendemain, 9 juin. C’est une initiative de quatre groupes politiques du Parlement, de l’extrême-gauche aux libéraux. Certes, il est habituel que le Parlement européen prenne position sur des points d’actualité, par des textes pléthoriques, sans valeur législative et manquant bien souvent de sérieux. Mais cette résolution est, davantage que les autres, une véritable supercherie, qui mérite d’être analysée en détail.

La résolution commence par un visa, listant 33 références, au soutien d’un prétendu « droit à l’avortement ». Des traités internationaux sont abusivement cités, alors qu’aucun d’entre eux n’inclut un tel droit. Au contraire, plusieurs consacrent un droit à la vie. La Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant reconnaît même le besoin de protéger juridiquement les enfants avant leur naissance. Les députés instrumentalisent aussi la conférence du Caire de 1994, en oubliant que les gouvernements s’étaient alors engagés à « réduire le recours à l’avortement ».

La mobilisation d’experts de l’ONU controversés

À la suite du visa, viennent 18 considérants. Le Parlement européen y détaille les éléments de contexte motivant sa résolution : « la montée en puissance de l’extrême-droite », la « pression sur des gouvernements et des tribunaux en dehors des États-Unis pour qu’ils remettent en cause le droit à l’avortement », le « recul du droit d’accès à un avortement légal et sans risques ». Sans avoir peur du ridicule, les députés européens constatent également que les restrictions en matière d’avortement « toucheraient de manière disproportionnée (…) les personnes LGBTIQ » (sic.).  

Dans deux considérants, le Parlement européen s’appuie sur les experts de l’ONU les plus controversés, depuis des révélations d’août 2021 sur les financements privés qui les influencent. Il cite une déclaration signée par Tlaleng Mofokeng, experte qui présente l’avortement comme un « acte radical d’amour de soi », et Melissa Upreti, experte financée par la galaxie Soros. Le Parlement européen valide par ailleurs l’idée de l’expert onusien Juan Méndez qui assimile restriction de l’avortement et « torture », « idée » soutenue notamment par un chèque de 90 000 dollars de la Fondation Ford.

Une distribution de bons et mauvais points

Après les considérants, le cœur de la résolution elle-même commence par « condamner fermement » tout ce qui s’oppose à l’avortement, puis par distribuer des bons et mauvais points. Joe Biden est « encouragé », le Texas et d’autres États du Sud sont « invités » à abroger leurs lois. Les députés européens « se félicitent » d’un vote de la Chambre des représentants, mais « regrettent profondément » le vote contraire du Sénat américain. Le Parlement européen exprime aussi « sa vive solidarité (…) aux femmes et aux filles des États-Unis ».

C’est surtout la Cour suprême des États-Unis à laquelle le Parlement européen ose donner une leçon… sur le droit constitutionnel américain. Les députés européens prétendent également expliquer aux juges américains qu’« il importe de maintenir l’arrêt historique Roe v. Wade (1973) », car il « fait jurisprudence », et qu’un revirement de jurisprudence aurait des « conséquences ». Le cas échéant, la résolution invite les autres institutions européennes à « condamner » et « dénoncer » un tel revirement.

Le jugement de la Cour suprême très attendu

Les réactions mondiales sur le projet de jugement de la Cour suprême accentuent les tensions sociales au sujet de l’avortement, déjà fortes aux États-Unis. Pourtant, ce texte n’est pas en lui-même « pro-life », car il ne déclare pas l’avortement contraire à la Constitution américaine. Il ne fait que rendre au politique le pouvoir de légiférer sur la question, au niveau des États fédérés (ou même de l’État fédéral). Les États n’auront plus l’obligation constitutionnelle de légaliser l’avortement, mais rien ne les obligera non plus à l’abroger.

Il est paradoxal que le Parlement européen s’indigne autant de ce projet de jugement, alors qu’il n’est qu’un alignement sur la position des juges européens. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) laisse en effet aux États européens la possibilité de réglementer l’avortement, dans un sens ou dans l’autre. Les députés européens, du fait même de leur fonction politique, devraient logiquement approuver cette idée de ne pas laisser le juge se substituer au politique.

Une société ne peut pas à la fois vouloir toujours plus d’avortements et toujours plus de naissances

Les fermetures de maternités s’enchaînent partout en France. En Seine-Saint-Denis, le manque de sages-femmes inquiète pour les mois à venir.

  • À Chinon (Indre-et-Loire), une maternité est restée fermée pendant plus d’un mois, faute de personnel.
  • À Nevers, une autre avait fermé ses portes pendant huit jours avec 14 sages-femmes en arrêt maladie pour épuisement professionnel.
  • À Limoges, la maternité est sous pression depuis un an.
  • En Seine-Saint-Denis, la plus grosse maternité manque de sages-femmes. En deux ans, les sages-femmes sont passées de 91 à 63 dans cet établissement.

I-Média – Rachel Kéké : une députée “raciste” chez LFI ?

L’image de la semaine 

Incivilités, débordements, violences et maltraitances, le vivre-ensemble tourne mal dans les piscines et étendues d’eau d’Europe durant la première canicule de l’été.

Législatives : un traitement médiatique en demi-teinte

Retrouvez l’analyse de Jean-Yves Le Gallou concernant les résultats des élections législatives et leur traitement médiatique.

Revue de presse

Rachel Kéké : une députée “RACISTE” chez LFI ?

A la fois femme de chambre, cheffe d’une lutte syndicale sans pitié et députée de la nation, l’histoire de Rachel Kéké a tout d’un conte de fée… du moins selon les médias français, tombés en pâmoison devant ce chef d’œuvre d’intégration républicaine. Et si son passé “d’extrême-droite” était en train de la rattraper…?

L’autre réforme des retraites

A défaut de pouvoir décaler l’âge légal de départ à la retraite, le gouvernement prévoit de faire lever les cotisations retraites du privé (AGIRC ARRCO) par les URSSAF au premier janvier 2023. Autrement dit : faire payer les retraites des fonctionnaires par le privé, et laisser AGIRC ARRCO utiliser leurs réserves pour payer les retraités actuels !

La réforme promise par Emmanuel Macron pour « l’été 2023 » relevant l’âge de départ à 65 ans devient plus que jamais incertaine. En revanche, sa décision de revaloriser les pensions de base de 4 % dès cet été pour tenir compte de l’envolée de l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des retraités demeure une priorité. Les partenaires sociaux s’inquiètent du projet du gouvernement de déposséder l’Agirc-Arrco du recouvrement des cotisations retraite au 1er janvier 2023, pour le confier aux Urssaf.

Colombie : un nouveau président “en déconstruction”

Le révolutionnaire Gustavo Petro, ancien maire de Bogota et sénateur, est devenu dimanche le premier président colombien de gauche.

Son passage à la mairie de la capitale a laissé un souvenir mitigé, l’image d’un homme autoritaire, médiocre gestionnaire. Un de ses conseillers à cette époque, Daniel Garcia-Peña, critique son “despotisme” et sa “difficulté à travailler en équipe”.

Gustavo Petro est marié et père de six enfants de plusieurs femmes. Dans une récente interview, sa fille adolescente Sofia s’est félicitée de

“considérer son père comme un homme en déconstruction, une grande victoire pour le féminisme”.

Gustavo Petro s’est engagé à renforcer l’Etat, à réformer le système des retraites et l’impôt pour faire payer les plus riches. Sa première mesure sera de suspendre l’exploration pétrolière et d’entamer la transition énergétique.

A quoi joue donc l’ambassade de France à Moscou ?

Lu sur Strategika :

Cela fait des années que l’Ambassade de France à Moscou soutient ouvertement l’opposition russe, avec laquelle elle a toujours eu plus de contacts qu’avec les institutionnels. Ce secret de polichinelle s’accompagne, en revanche, de mécanismes de financement occulte de mouvements politiques et de journalistes, pour diffuser l’idéologie LGBT, déstabiliser la situation intérieure, etc. Frabrice Rousseau, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France à Moscou et directeur de l’Institut français, personnellement impliqué dans cette histoire, doit quitter au plus vite ses fonctions et le pays. Une note en ce sens a été remise à l’ambassadeur français par le ministère russe des Affaires étrangères. La diplomatie française se porte de mieux en mieux.

Une publication est passée dans les médias russes, aucune information dans les médias français, pour ce qui ressemble à un véritable scandale de financement occulte par l’Ambassade de France en Russie de l’opposition russe, politique et médiatique. Au centre de ces transactions, l’on trouve la signature de Fabrice Rousseau, conseiller culturel.

Ainsi, le site 7×7, site d’information régional dit “indépendant”, c’est-à-dire d’opposition, puisque la seule “indépendance” reconnue aux médias russes en Occident est celle de l’engagement contre le pays, fut financé par l’Ambassade de France en Russie. Ce site défend les “valeurs” globalistes, à savoir les LGBT ou le climat, et reprend la ligne classique de toutes les ONG financées en Russie de l’étranger, notamment la corruption et les mauvais traitements contre les prisonniers. Rien d’original sur le fond (l’ordre du jour globaliste), ni sur la forme (travailler dans les régions), mais cette activité est très lucrative, si l’on en croit d’anciens activistes dévoilant les financements.

Pavel Marouchak, l’ancien responsable de la communication pour la République des Komis, où ce site est implanté, signal qu’un simple spot d’une minute et demi a été financé, par exemple, à hauteur de 7 000 dollars, pendant que des millions de roubles étaient versés. C’est lui qui a révélé le schéma de financement, puisqu’il a de nombreuses années étroitement travaillé avec 7×7. Ce site était, par ailleurs, un support médiatique de Memorial, l’ONG qui a été interdite en Russie.

L’argent était versé par des firmes, dont les comptes changeaient de domicialition à chaque fois, pour ne pas laisser de traces. Alexandre Zilberg, l’un des dirigeants de 7×7 a déclaré, que c’était n’importe quoi. Pourtant, il en a bénéficié et les documents financiers portent la signature de Fabrice Rousseau. Si Memorial était financé directement, le financement pour ce site passait par la Géorgie, où une compagnie appartenant à un journaliste d’opposition russe reversait les fonds à une compagnie tenue par Zilberg. La boucle est bouclée.

L’opposition politique russe était également financée par l’intermédiaire du programme Prisme. Mikhail Mourguine, qui travaillait dans le Fonds de Navalny, a raconté comment l’argent coulait à flots, dont l’origine était à 80% composée de financements étrangers. Ces financements arrivaient par tranches, sous forme de donations privées.

Les ambassades étrangères ont déjà reçu des notes diplomatiques de protestation à ce sujet, dont l’Ambassade de France à Moscou. Sans résultats, manifestement. Le ministère russe des Affaires étrangères a donc convoqué l’ambassadeur de France, pour lui signifier que notre conseiller culturel était indésirable en Russie et qu’il devait partir au plus tôt.

La Grande-Bretagne veut pouvoir ignorer certaines injonctions de la CEDH

Le gouvernement britannique a présenté le 22 juin au Parlement un projet de loi qui lui permettrait d’ignorer certaines injonctions de la Cour européenne des droits de l’Homme, après le blocage par cette instance d’expulsions de migrants clandestins au Rwanda. Le ministre de la Justice, Dominic Raab, a commenté :

«Cette déclaration des droits renforcera notre tradition britannique de liberté tout en injectant une saine dose de bon sens dans le système».

Elle prévoit aussi de faciliter l’expulsion de ressortissants étrangers condamnés en justice, en limitant leur possibilité de faire prévaloir leur droit à la vie familiale sur la sécurité publique.

«Ces réformes renforceront la liberté d’expression, nous permettront d’expulser plus de criminels étrangers et de mieux protéger le public contre de dangereux criminels».

Une voie à suivre pour contourner certaines décisions de la CEDH ?

Accord franco-algérien pour l’enseignement de l’arabe dans les écoles élémentaires

Le 22 juin un décret a été promulgué au Journal officiel pour l’enseignement de l’arabe dans nos écoles élémentaires. En annexe à ce décret figure l’accord entre la France et l’Algérie – signé à Alger le 8 juin 2021 – sur l’enseignement de l’arabe à l’école élémentaire en France. Élisabeth Borne est ”chargée de l’exécution de ce décret”.

« La mise en place de cet enseignement est assurée par les autorités françaises en coopération avec les autorités algériennes compétentes. »

C’est l’Algérie qui recrute et rémunère les enseignants (art. 11 et 12). Ce n’est certes qu’un enseignement supposé « facultatif, accessible à tous les élèves volontaires [du primaire] après accord de leurs représentants légaux » et « organisé au-delà du temps scolaire obligatoire ». Mais les « outils pédagogiques pourront faire référence à des éléments culturels, notamment algériens, adaptés à l’âge et à la diversité des élèves. »(art.6). Certes, ces enseignants sont censés respecter les règles françaises de laïcité et neutralité (art.1er), mais ce sont les autorités algériennes qui ont seules le pouvoir de sanction disciplinaire (art.14).

Mais le grand remplacement est un mythe…

Pourquoi seuls les hommes sont appelés au sacerdoce ?

Extrait d’un article de l’abbé Roy sur Claves :

[…] La mission de sanctification de l’Église prolonge l’envoi dans le monde du Fils et du Saint-Esprit, selon des missions distinctes quoique inséparables. La mission visible du Fils (l’Incarnation) se poursuit dans la visibilité de l’Église et de la Rédemption, à travers la hiérarchie, le gouvernement extérieur de l’Église, la prédication, les sacrements. Cette dimension renvoie aux aspects masculins du gouvernement de l’Église, en laquelle la capitalité du Christ est prolongée dans les apôtres et leurs successeurs. Les missions invisibles du Saint-Esprit (infusion de la grâce dans les âmes, inspiration intérieure) sont plus intimes et mystérieuses, sans intermédiation créée et perceptible. Cette dimension renvoie à des aspects plus féminins de l’action divine. Dieu est un père qui nous guide, protège et nourrit, mais il se présente parfois comme une mère qui ne peut oublier son enfant[14]. Saint François de Sales aime à recourir à l’image maternelle pour magnifier l’amour de Dieu, exhortant à demeurer « entre les bras de Dieu comme un petit enfant sur le sein de sa mère[15] ». Saint Paul dit avoir été pour les Thessaloniciens comme un père, mais il aurait aimé aussi leur servir de nourrice[16]. La figure féminine offre ainsi comme un répondant créé à l’action du Saint-Esprit, alors que la figure masculine correspond à la mission du Fils poursuivie dans l’Église hiérarchique. On retrouve cette dimension mystérique au plus haut point chez Notre Dame, Vierge bénie que l’Esprit a « pris sous son ombre[17]. »  Bien loin d’être exclue du plan divin, la femme par excellence de la Nouvelle Alliance, Marie, est associée à la distribution de chacune des grâces qui la constituent. Elle n’y participe cependant pas comme dispensatrice d’un sacrement – rôle de médiation ministérielle du prêtre – mais en préparant, en disposant les âmes à recevoir la grâce dans les signes visibles par lesquels l’Église les transmet. Saint Thomas affirme que dans la médiation essentielle du Christ, le plan divin admet des médiateurs subordonnés, qui peuvent agir de manière ministérielle ou dispositive[18].

Il faut pour conclure contempler l’économie de la providence divine, réservant à chaque composante de notre nature une place admirable et merveilleusement adaptée, tout en notant que cette distinction des missions masculine et féminine au service de l’Église n’exclut pas parfois une certaine visibilité de l’action de grandes chrétiennes (Notre Dame à Cana, sainte Hildegarde de Bingen, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila…). Il importe surtout de garder à l’esprit que ces missions distinctes trouvent leur fin et leur raison d’être dans la sainteté du Corps mystique tout entier : les grandeurs de hiérarchie n’existent en effet qu’« au service des grandeurs de sainteté[19] ».

Mathieu Bock-Côté analyse le phénomène Top Gun Maverick

Analyse du 11 juin sur CNews. Top Gun ou la défense de valeurs aujourd’hui méprisées :

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