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Pour voter en connaissance de cause – 2. L’opposition non-LR et les lois “sociétales”

Nous donnions ce matin la liste des 14 députés LR ayant voté contre toutes les dérives prétendument progressistes de la majorité macronienne (en donnant au préalable une liste – non exhaustive – de ces dérives). Voici à présent la liste des 6 députés non-LR qui en ont fait autant – et qui, par conséquent, méritent notre soutien aux prochaines législatives:

Pascal BRINDEAU (UDI) Loir-et-Cher

Charles de COURSON (LT) – Marne

Marie-France LHORO (NI) – Vaucluse

Emmanuelle MENARD (NI) – Hérault

Valérie SIX (UDI) – Nord

Agnès THILL (UDI) – Oise

Tiens, revoilà le covid!

Pour ceux qui pensaient que la “crise sanitaire” était derrière nous, voici une “bonne nouvelle”: Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, vient d’annoncer que le gouvernement allait déposer un nouveau projet de loi covid le 22 juin, pour “prendre la suite de l’ensemble des mesures qui sont destinées à tomber au 31 juillet”. Il serait difficile de faire plus près des législatives – et donc de prendre plus clairement les Français pour des abrutis (les mesures coercitives auront donc été suspendues d’un mois avant les présidentielles à deux jours après les législatives, le temps de voter pour cette majorité “que le monde entier nous envie”)!

L’appel de personnalités allemandes du monde scientifique contre l’idéologie du genre

Cet appel (in extenso ici) a été signé par 99 personnalités allemandes du monde scientifique :

« Nous, scientifiques et médecins, appelons les radiodiffuseurs du service public à présenter fidèlement les faits biologiques et les découvertes scientifiques. Nous exigeons une rupture avec l’approche idéologique de la transsexualité et une présentation factuelle des faits biologiques selon l’état de la recherche et de la science. »

« Le point de départ est toujours la fausse affirmation selon laquelle il n’y a pas qu’un seul sexe masculin et un seul sexe féminin, mais une variété de genres ou d’étapes intermédiaires entre l’homme et la femme ».

« En tant que scientifiques, nous nous opposons fermement à l’idée que les femmes et les hommes ne sont que des constructions sociales ou des identités ressenties. »

En attendant qu’ils soient entendus, la course féminine 2022 de vélo ThunderCrit, qui se présente comme la compétition de cyclisme à pignon fixe la plus importante et la plus ancienne du Royaume-Uni, a été remportée par un homme se disant femme. En numéro 2 un homme se disant femme.

 

Opération exceptionnelle solidaire Via Caritatis

Fidèle à son engagement d’apporter un soutien efficace aux vignerons de son territoire, Via Caritatis a réussi à monter en production cette année 10 nouveaux hectares chez les vignerons partenaires

Dans le contexte économique difficile que traverse le marché du vin en France et à l’export, cette production aura du mal à trouver sa place sur les réseaux traditionnels (cavistes, restaurants, export). Aussi une opération exceptionnelle de vente sur internet des 8000 cartons correspondant à ces 10 nouveaux hectares est lancée. La mise en vente rapide de cette production est indispensable pour permettre de rémunérer à temps les vignerons.

Depuis leur installation entre les Dentelles de Montmirail et le Mont Ventoux dans le courant des années 1970, les moines de l’abbaye du Barroux ont révélé, par un long et patient travail sur leur vignoble, la valeur exceptionnelle de leur terroir de montagne, dominant par la fraicheur et l’altitude leurs très proches et prestigieux voisins des crus de Beaumes-de-Venise, Vacqueyras, Gigondas et Châteauneuf-du-Pape.

En parallèle, les moines étaient témoins des grandes difficultés de leurs voisins vignerons qui n’arrivaient pas à valoriser leurs récoltes en raison des coûts de production très élevés de l’agriculture de montagne et du manque de reconnaissance de l’appellation Ventoux. C’est ce constat qui les a décidés à proposer aux vignerons de ce secteur de relever ensemble l’héritage du premier vignoble pontifical planté sur leurs terres en 1309 par Clément V, premier pape d’Avignon, en créant Via Caritatis.

L’objectif très audacieux de ce projet de développement rural et régional vise à sauver l’agriculture et la viticulture dans cette région montagneuse du Ventoux au fort potentiel qualitatif mais en voie de grande paupérisation. Sans un projet de développement agronomique ambitieux, cette région est vouée à l’abandon des terres agricoles avec toutes les conséquences que cela engendre (dégradation des paysages, friches, risques d’incendie, appauvrissement des habitants, etc.).

Le projet solidaire de Via Caritatis s’avère être un véritable outil de valorisation et de pérennisation pour les 80 familles de vignerons qui y contribuent.

Démarrée modestement en 2015 sans aucun moyen matériel, la production de Via Caritatis atteint cette année 220.000 bouteilles. La qualité de ces vins est unanimement saluée par les grands dégustateurs en France et à l’international.

Les Noirs et les Arabes ne sont pas en sécurité en France

Selon Assa Traoré, présentée par les médias de propagande comme “militante antiraciste”, alors qu’elle est surtout “militante anti-flics” et “anti-blancs”. Une vidéo hallucinante de haine anti-française:

Parcoursup et les clandestins

Intéressante question de notre confrère fdesouche: Parcoursup favorise-t-il les clandestins? Un Congolais clandestin vient en tout cas de voir ses 25 voeux acceptés d’emblée par l’algorithme!

Le parlement européen et l’avortement

Le parlement européen qui, manifestement, n’a pas grand-chose à faire, débat aujourd’hui des “menaces globales sur le droit à l’avortement” à propos du possible renversement de la jurisprudence de la Cour suprême américaine. N’insistons pas sur l’extraordinaire arrogance qu’il y a à faire la leçon aux Etats-Unis sur le sujet. Mais ce qui est intéressant, c’est que les évêques d’Europe (la COMECE) viennent de publier un document sur ce débat, où on lit notamment:

Nous constatons avec surprise que le Parlement européen va débattre de l’impact de la divulgation de l’ébauche d’un projet d’avis de la Cour Suprême des États- Unis concernant l’avortement. Il s’agit d’une ingérence inacceptable dans les décisions juridictionnelles démocratiques d’un État souverain, un pays n’étant de surcroit pas membre de l’UE. L’adoption d’une résolution par le Parlement Européen approuvant cette ingérence ne fera que discréditer cette institution.

A cet égard, nous souhaitons rappeler que, d’un point de vue juridique, il n’existe pas de droit à l’avortement reconnu en droit européen ou international. Par conséquent, aucun État ne peut être obligé de légaliser l’avortement, de le faciliter ou d’être l’instrument de sa pratique.

L’UE devrait respecter les compétences législatives de ses États membres et le principe d’attribution selon lequel « l’Union dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités établissent » (Article 5.2 du Traité sur l’Union Européenne). Comme l’a exprimé le Comité permanent de la COMECE dans une déclaration en février 2022, la tentative d’introduire un prétendu droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne serait une loi « dépourvue de fondement éthique et destinée à être une cause de conflit perpétuel entre les citoyens de l’UE ».

Nous notons également avec beaucoup d’inquiétude et de regret la négation du droit fondamental à l’objection de conscience, qui est une émanation de la liberté de conscience.

Tout le document est disponible ici.

Le travail et la Chrétienté

Notre ami Olivier Debesse, engagé dans le syndicalisme chrétien, nous transmet la méditation qu’il avait préparée pour le pèlerinage de Chartres sur le travail pour son chapitre Vénérable Marthe Robin:

Méditation sur le travail

Introduction

L’organisation du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté propose comme thème général en 2022 : « Le Sacré-Cœur, Espoir et Salut des nations ».

Pour la journée du samedi, il nous est proposé comme thème particulier : « La Chrétienté ».

Qu’est-ce qu’une nation ? On peut la définir comme une famille de familles, une communauté avec une culture propre, une histoire commune. Il ne peut y avoir de nation sans familles. Du reste, le mot nation qui vient du latin natio n’évoque-t-il pas la naissance ?

Jean-Paul II dans son ouvrage posthume « Mémoire et identité » publié en 2005, nous rappelle que : « la doctrine catholique considère que tant la famille que la nation sont des réalités naturelles [c’est-à-dire en lien avec la nature humaine] et ne sont pas le fruit d’une simple convention ». La famille et la nation sont des réalités charnelles irremplaçables.

Il importe que la famille puisse vivre et qu’elle puisse trouver sa subsistance.

Comment la famille trouve-t-elle sa subsistance si ce n’est par le travail ? C’est pourquoi, en cohérence avec le thème du pèlerinage, j’intitule ma méditation :

Quelle place au Sacré-Cœur dans le travail ?

L’Eglise catholique a une doctrine relative au travail

Comme sur bien d’autres sujets, l’Eglise catholique a une doctrine relative au travail. Les Enseignements Pontificaux, dans le volume consacré aux Problèmes agricoles et rurauxparu chez Desclée & Cie en 1960, donnait ce résumé de la loi du travail :

« Le travail, et spécialement celui de la terre ; a été imposé à l’homme dès avant le péché : comme une occupation belle et ennoblissante rendu pénible par le péché.

Il devient un instrument de rédemption s’il n’est pas considéré seulement comme le moyen de pourvoir aux besoins de la vie et de gagner un juste salaire, mais comme un acte personnel intégré dans la vie et accompli dans l’ordre et l’amour comme un moyen d’obéir à Dieu et de rendre service au prochain ».

Cette doctrine sur le travail doit être rappelée, surtout à notre époque de déshumanisation et de démesure de la technique.

Influence du progrès technique et des nouvelles organisations

Du fait du progrès technique, on confond l’outil de production et l’homme en le mettant à la dernière place. On considère que l’intelligence est un obstacle – puisque le travail à la chaîne en usine ou l’application de procédures est devenu irréfléchi et monotone.

Il est permis d’affirmer que dans chaque travail, il faut de la place à la pensée humaine. Si tel n’est pas le cas (élimination de la pensée), il y a appauvrissement de la personne et de la société dans laquelle les personnes perdent l’habitude d’utiliser leur intelligence.

Le monde se déshumanise quand on demande à des hommes d’être de simples exécutants de procédures rigides. L’obéissance aveugle, dispensant l’homme de sa réflexion, sauf dans de très rares cas, est dommageable. Même pour l’utilisation de la force physique, il faut faire appel à la réflexion humaine qui en exerce le contrôle.

Nous sommes obligés d’observer que dans beaucoup de grandes entreprises, depuis une certaine crise dite sanitaire, l’organisation du travail accroît la déshumanisation. Par exemple avec le recours massif au télétravail (facteur de désinsertion professionnelle) et aux bureaux partagés (facteurs de nomadisme et de déracinement).

Quelle civilisation voulons-nous ?

Dans « Mémoire et identité », Jean-Paul II dénonce : « La civilisation de l’argent, au profit du pouvoir excessif d’un économisme unilatéral ».

Marchant à la suite de Charles Péguy vers Chartres, comment ne pas citer ce qu’il disait dans son texte intitulé « L’Argent » publié en 1913 ?

Pour la première fois dans l’histoire du monde, toutes les puissances spirituelles ensemble et du même mouvement et toutes les autres puissances matérielles ensemble et d’un même mouvement qui est le même, ont été refoulées par une seule puissance matérielle qui est la puissance de l’argent.

Et pour la première fois dans l’histoire du monde, l’argent est maître sans limitation ni mesure. Pour la première fois dans l’histoire du monde, l’argent est seul en face de l’esprit.

L’appareil de mesure et d’échange et d’évaluation a envahi toute la valeur qu’il devait servir à mesurer, échanger, évaluer. L’instrument est devenu la matière et l’objet et le monde.

L’argent est le maître de l’homme d’Etat, comme il est le maître de l’homme d’affaires. Et il est le maître du magistrat comme il est le maître du simple citoyen. Et il est le maître de l’Etat comme il est le maître de l’école. Et il est le maître du public comme il est le maître du privé.

Et il est le maître de la justice plus profondément qu’il n’était le maître de l’iniquité. Et il est le maître de la vertu plus profondément qu’il n’était le maître du vice.

Il est le maître de la morale plus profondément qu’il n’était le maître des immoralités … 

Que dirait Péguy aujourd’hui ? Et nous, quelle civilisation voulons-nous ?
Celle de l’Argent-Roi ou celle du Christ-Roi et de son Sacré-Cœur ?

Face aux dangers comment agir ?

Face aux dangers qui menacent, il est important de tisser des liens entre personnes de bonnes volontés. Notamment dans les grandes entreprises.

Ce n’est pas un hasard si dans l’ancien temps, le Christianisme produisit les corporations, puis les syndicats professionnels. Il ne fait aucun doute que les fondateurs des syndicats, du moins en France, se souvenaient de l’héritage corporatif et qu’après un siècle d’interdiction de s’associer – de 1791 à 1884 – ils restaurèrent, tant bien que mal, les « outils » de représentation et de protection du travail et du travailleur.

Parmi les restaurateurs se trouvèrent des hommes et des femmes de culture chrétienne qui fondèrent les premiers syndicats chrétiens. Le terme « syndicat chrétien » ne veut pas dire « syndicat pour les chrétiens », mais syndicat qui s’inspire dans son action des principes et valeurs que l’on trouve dans l’Evangile. Un syndicat chrétien s’adresse à tous, de la même manière que Notre Seigneur Jésus-Christ n’est pas venu sur Terre pour les chrétiens (il n’y en avait pas encore de son temps) mais pour tous les hommes, hommes ou femmes, disposés à écouter la parole de Dieu et à la mettre en pratique.

Un drapeau syndical portant l’image du Sacré-Cœur

C’est en 1887 que fut fondé en France le premier syndicat chrétien, le SECI (Syndicat des Employés du Commerce et de l’Industrie). Le SECI fut un des syndicats constituant une confédération syndicale créée au lendemain de la 1ère guerre mondiale en 1919.

Lors des réunions solennelles du SECI, les syndiqués aimaient à se retrouver autour du drapeau portant l’image du Sacré-Cœur.

Dans son livre « La fondation du SECI », Editions SPES – 1929, Edouard Verdin écrivait ceci :

On devait se retrouver le dimanche 29 [juin 1890], à la Basilique [du Sacré-Cœur de Montmartre consacrée le 21 juin 1890], où une messe fut célébrée à 8h. 3/4 par Mgr Richard, archevêque de Paris, avec l’assistance des membres des Œuvres de Jeunesse.

Les syndiqués y figuraient, nombreux, et de plus ils avaient apporté leur drapeau, celui que leur avait donné M. Emile Dognin et qui renfermait dans ses plis tricolores l’image du Sacré-Cœur. La cravate, aux mêmes couleurs, portaient l’inscription : « Syndicat des Voyageurs et des Employés de Commerce ». Pour la première fois, le drapeau de la France, revêtu de l’emblème du Sacré-Cœur [avec l’invocation : « Cœur de Jésus sauvez la France »], pénétrait officiellement dans l’église du Vœu National.

Alphonse Brégou (1922 – 2011) qui a eu en charge l’Institut Syndical de Formation d’une confédération syndicale nationale de 1977 à 1987, auteur du livre : « La Doctrine Sociale de l’Eglise » publié en 2002, avait pris des photos du drapeau et de la cravate qu’il trouva à la cave du temps de la rue des Ecluses St Martin à Paris. En me donnant les photos bien des années après, il m’avait exprimé sa crainte de ne pas savoir ce qu’étaient devenus le drapeau et la cravate.

Conclusion

Dans les temps difficiles que nous vivons, il est de la plus haute importance de tisser des liens avec les personnes que la Providence nous fait rencontrer, quels que soient leurs origines, parcours, modes de vie. De même que Notre Seigneur allait au devant de tous, samaritain, publicain, pharisien, romain, homme ou femme, collecteur d’impôts, prostituée … nous nous devons d’aller au devant de l’autre, de l’alter. Notamment en entreprise où trop souvent la relation humaine est réduite au prisme réducteur de la transaction commerciale. Nous devons nous soutenir les uns les autres, pratiquer la solidarité en fonction de nos moyens sans attendre une quelconque réciprocité.

Dans le livre « éthique de Solidarité », publié chez Criterion en 1983, Józef Tischner, prêtre du Bureau de Solidarność (le grand syndicat Polonais) et ami de Karol Wojtyla, propose à notre méditation un dictionnaire pour traduire la « langue de bois » en « langue du vrai » et divers aphorismes. Voici quelques uns d’entres eux :

A l’image d’un verbe qui s’est fait chair, nos idées deviendront réalités.

Pour que le dialogue s’établisse, il faut que les hommes puissent sortir de leurs cachettes, qu’ils se rapprochent les uns des autres et n’aient plus peur de simplement se parler.

Notre mouvement Solidarité est avant tout une communauté des travailleurs qui, tous ensemble, s’efforcent de libérer le travail des fardeaux et des souffrances qui lui sont imposées par autrui, sans rapport naturel avec le processus de transformation de la matière.

Qu’est-ce que le travail ? Pour nous, c’est une forme particulière du dialogue entre les hommes qui contribue à maintenir et à développer la vie humaine.

De même que le mensonge est la maladie de la parole, l’exploitation est la maladie du travail.

La conscience naturelle des travailleurs permet de reconnaître l’exploitation d’une manière relativement simple à son signe essentiel : la souffrance inutile.

Le socialisme suggère : il faut commencer par mettre de l’ordre dans le rapport de l’homme aux richesses de cette terre. Le christianisme déclare : il faut commencer à mettre de l’ordre dans les rapports entre les hommes, par instaurer l’ordre de la charité [ce que l’on appelle la Chrétienté].

Invocations

Saint Yves, patron des avocats et des défenseurs syndicaux, priez pour nous !

Saint François de Salles, patron des journalistes et des propagandistes syndicaux, priez pour nous !

Saint Joseph, patron des travailleurs et des maîtres d’apprentissage, priez pour nous !

Saint Éloi, patron des métallurgistes, priez pour nous !

Vénérable Marthe Robin, priez pour nous, priez pour la France !

Cœur de Jésus, sauvez la France !

Législatives : la droite laminée chez les Français de l’étranger

Le 1er tour dans les circonscriptions des Français de l’étranger préfigure-t-il celui de dimanche prochain ?

Certes, les Français de l’étranger votent d’une façon très peu représentative de la majorité de nos compatriotes, mais les résultats du premier tour des législatives (qui se terminait le 5 juin) confirment nos pires inquiétudes.

Les médias dominants n’ont retenu que l’élimination de Manuel Valls, ancien Premier ministre socialiste, investi par LREM dans la circonscription comprenant l’Espagne (l’intéressé, franco-catalan, s’étant récemment présenté sans succès à la mairie de Barcelone, ce qui devait plaire aux apatrides macronistes !). J’avoue que je ne vais pas pleurer sur son sort.

Mais, même la défaite de Manuel Valls cache une mauvaise nouvelle : le candidat de la NUPES termine en tête dans cette circonscription, devant un macroniste dissident (le député sortant).

De façon générale, sur 11 circonscriptions, 10 verront au second tour un duel entre LREM et l’extrême gauche mélenchonienne.

La droite la plus bête du monde a réussi le tour de force d’être majoritaire dans les esprits et laminée dans les urnes. Un grand merci aux divisions et aux ego débridés !

Plus que jamais, nous sommes obligés de constater que les électeurs de droite sont trahis par leurs « représentants ». Ou, plus exactement, par ceux qui veulent bien de leurs voix, mais ne veulent pas faire gagner leurs idées.

Naturellement, n’en tirons pas de conclusions trop hâtives : les circonscriptions des Français de l’étranger sont généralement peuplées de Français plus aisés que la moyenne et il n’est pas surprenant qu’elles aient donné en 2017 une écrasante majorité à la Macronie.

On aurait pu espérer que ces Français aisés et éduqués tirent, au premier tour de 2022, les conséquences d’un quinquennat désastreux. Il n’en est manifestement rien.

Mais il y a pire encore : nous constatons que les Français de l’étranger choisissent également massivement le programme de Jean-Luc Mélenchon. Ils choisissent ainsi l’islamo-gauchisme, le rejet de la civilisation française et la spoliation fiscale.

Souhaitons que la majorité des Français ne suivent pas cet exemple calamiteux – tout en craignant que la campagne de Mélenchon, bien meilleure que les campagnes de droite, porte ses fruits vénéneux dans les prochaines années.

Sortie de “Capital social”

On nous annonce la sortie dans les kiosques demain de “Capital social”, revue trimestrielle de 84 pages (9 € le numéro, 34 € pour un an), dirigé par Joseph Thouvenel, bien connu pour son action syndicale à la CFTC, et dont le rédacteur en chef est Guillaume de Prémare. Le premier numéro comprend un dossier intitulé: “Faut-il travailler le dimanche?”. Et le slogan ne pourra que réjouir les catholiques attachés à la doctrine sociale de l’Eglise: “Ni finance folle, ni lutte des classes: l’humain!”

Bon vent à ce nouveau confrère!

Difficultés à Notre Dame d’Orveau?

Des parents d’élèves de Notre Dame d’Orveau nous alertent sur les problèmes qu’ils rencontrent avec la tutelle du collège (la congrégation de la Sainte Croix, désormais beaucoup plus active en Amérique du Nord, où elle dirige plusieurs universités, dont celle de Notre Dame, principale université catholique américaine, qu’en France).

Les problèmes se concentrent autour de deux sujets principaux. Le premier tient à la décision de mettre fin à la mission du directeur. Ce dernier serait accusé par la tutelle de n’avoir organisé aucun voyage… pendant la crise sanitaire ! Ce qui laisse supposer qu’il s’agit d’un simple prétexte – sans que l’on sache, à ce stade, quelles sont les véritables raisons de son éviction.

Le deuxième sujet concerne la volonté de la congrégation de la Sainte Croix de faire passer l’école primaire récemment créée sous contrat, contre l’avis de l’association gestionnaire qui souhaite garder une complète liberté éducative.

Nous commençons malheureusement à avoir l’habitude de voir les plus beaux établissements catholiques devenir le théâtre de crises plus ou moins graves – ce qui semble logique puisque la crise que traverse notre civilisation est fondamentalement une crise de la transmission et que, par conséquent, les familles et les écoles sont l’un des lieux du combat prioritaire.

Prions cependant pour que cette crise trouve une issue heureuse, dans le respect de la responsabilité éducative première des parents et de la mission de transmission de la foi de la congrégation.

Ce couple fait appel une mère porteuse… puis abandonne le bébé

Un couple d’Américains, ne parvenant pas à avoir un enfant, a décidé de faire appel à une mère porteuse. Ils pensaient que l’enfant serait biologiquement le leur, mais ce n’était pas le cas à la naissance, c’est pourquoi ils ont décidé d’abandonner le bébé. Le bébé avait des traits asiatiques, les cheveux noirs et des yeux marron, alors que lui et sa femme sont tous les deux blancs, blonds et avec des yeux bleus. Le couple décide alors de réaliser un test ADN, qui révèle que l’homme n’est pas le père biologique de l’enfant. La mère porteuse ne peut se permettre de garder le bébé car elle a déjà cinq enfants…

C’est avec ce type d’affaire que le lobby de la GPA tente d’expliquer qu’il faut une loi pour “encadrer” la vente d’enfants…

Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’abbaye de Lérins

Décrite comme l’antichambre du paradis, l’île Saint-Honorat est le lieu d’enracinement d’une des 1ère communauté monastique de l’occident : l’abbaye de Lérins. Aussi appelée l’île des Saints, son Histoire regorge de légendes, miracles et de faits avérés qui témoignent de sa singularité et de sa sacralité. Cette île majestueuse, située au large de Cannes, fut d’abord débarrassée de ses serpents par l’intercession à Dieu de Saint Honorat qui déclencha un raz de marée salvateur : il se protègera des eaux déchainés en grimpant sur un palmier, épisode qui donnera à la ville de Cannes son emblème ainsi qu’à son célèbre festival. Depuis lors, il ne se trouve plus un serpent sur l’île alors que sa jumelle, l’île Sainte Marguerite, à proximité, en compte. Un miracle permet également de profiter d’eau douce sur l’île Saint Honorat, élément introuvable sur sa jumelle pourtant plus proche du continent.

Sept chapelles entourent l’île et faisaient l’objet d’un pèlerinage très prisé, qui pour certains Papes valait procession en Terre Sainte : à noter le chiffre 7 , celui de la perfection et de la complétude. De nombreux évêques et Saints ont été engendrés par l’abbaye de Lérins dans ces 1600 ans d’histoire.

Aujourd’hui, 21 moines cisterciens poursuivent l’œuvre à travers leur vie de prière, de travail et d’accueil sur cette île inspirante. La production de vins, de liqueurs et d’huile d’olives ainsi que leur offre du gîte et du couvert avec le restaurant et l’hôtellerie procurent les ressources nécessaires à la pérennité de leur vie monastique. La restauration de la tour-monastère, lieu unique au monde, construite afin de faire face aux invasions sarrasines, où soldats et moines vivaient en promiscuité, est permise grâce aux subventions des collectivités territoriales séduites par le site et par l’appel à la générosité.

Pour préserver ce bijoux naturel, riche de sa biodiversité, et maintenir une atmosphère paisible, les moines ont décidé il y a quelques années de créer leur propre compagnie maritime composée de trois bateaux. Devant la pression touristique, la maîtrise des flux est stratégique et sa gestion aide à mieux accueillir. Un des trois bateaux doit être renouvelé en raison de son âge avancé : le coût de cet investissement programmé est de 2 500 000 €, financé à hauteur de 60% par un emprunt bancaire et de 40% par la levée de fonds orchestrée par CredoLending à laquelle nous vous proposons de participer.

Souhaitez-vous contribuer à l’acquisition d’un bien stratégique des moines de Lérins et plus largement à la préservation de ce petit paradis sur Terre à l’intersection de la terre, de la mer et du ciel ?

Plus de 50 investisseurs ont déjà répondu présent pour un montant collecté de près de 450 000 € sur un objectif de 1 000 000 €.

Pour toutes informations et donner du sens à votre épargne en contribuant à cette œuvre millénaire, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/abbaye-de-lerins

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toutes demandes de précisions si nécessaire.

Pour voter en connaissance de cause – 1. LR et les lois “sociétales”

Comme à chaque élection législative, grâce à l’aide d’amis lecteurs travaillant au parlement, nous allons évoquer le bilan des députés sortants en matière de principes non négociables et, tout spécialement, en matière de défense de la vie et de la famille. Rappelons que le bilan de la majorité LREM est particulièrement lourd en ce domaine. Voici quelques unes des principales mesures “sociétales” adoptées au cours du quinquennat qui vient de s’écouler:

Loi de bioéthique :

  • Extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules qui conduit à la PMA sans père au détriment de l’intérêt de l’enfant,
  • Suppression du caractère d’infertilité,
  • Remboursement de la PMA par la sécurité sociale,
  • Auto-conservation des gamètes sans raison médicale qui risque d’inciter des femmes à reporter leur grossesse à un âge plus risqué pour leur santé et celle du fœtus,
  • Suppression de la référence à un père qui devient un « donneur de gamètes »,
  • Levée programmée de l’anonymat du donneur qui risque d’accroître les risques de marchandisation,
  • Filiation par reconnaissance conjointe avant la naissance devant notaire fondée sur le projet parental, ce qui conduit à un bouleversement de la filiation biologique,
  • Passage du régime d’autorisation à un régime de déclaration pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, ce qui porte atteinte à l’embryon humain qui est détruit pour obtenir ces cellules souches,
  • Suppression de l’obligation de vérifier le consentement préalable du couple avant d’autoriser une recherche sur l’embryon humain,
  • Levée de l’interdit de créer des embryons transgéniques,
  • Levée de l’interdit de créer des embryons chimériques animal-homme, conduisant à une pente glissante de transgression des frontières entre l’espèce humaine et l’espèce animale.

Loi renforçant le droit à l’avortement :

  • Allongement des délais légaux d’accès de l’IVG de 12 à 14 semaines,
  • Ouverture de l’avortement chirurgical aux sages-femmes,
  • Suppression du délai de réflexion minimal entre la consultation d’information et le recueil du consentement de la femme pour effectuer une IVG,
  • Obligation de délivrance des contraceptifs par les pharmaciens.

Loi visant à réformer l’adoption :

  • Ouverture de l’adoption à deux personnes non mariées (pacsés ou concubins). Si l’adoption est une procédure qui a d’abord pour rôle de protéger l’enfant, la stabilité et le mode d’union choisi par les candidats à l’adoption ne sont pas anodins.
  • Abaissement de l’âge (26 ans) et de la durée de communauté de vie (2 ans)
  • Autorisation de la filiation de la mère d’intention à l’égard d’un enfant né d’une PMA à l’étranger, avant la loi bioéthique du 2 août 2021,
  • Interdiction faite aux organismes agréés pour l’adoption (OAA) de recueillir des enfants en France en vue de l’adoption, conférant ainsi un monopole à l’aide sociale à l’enfance (ASE),
  • Suppression du consentement des parents qui confient leur enfant à l’aide sociale à l’enfance (ASE) en vue de son admission au statut de pupille de l’Etat, mesure unanimemt dénoncée par les associations familiales, ATD Quart Monde et la Fédération française des organismes autorisés pour l’adoption (FFOAA),

Loi relative au choix du nom issu de la filiation :

  • Réforme globale des règles relatives au nom (nom d’usage et nom de famille) et aux conditions dans lesquelles il peut évoluer au sein des possibilités de choix qu’offrent les noms transmis par les ascendants, ce qui va conduire à un « état-civil à la carte » et à une nouvelle rupture anthropologique. Le consentement d’un enfant ayant plus de treize ans étant nécessaire, il y a un réel risque de ne plus avoir de cohérence de nom au sein d’une fratrie.

Loi relative au respect des principes de la République :

Encadrement contraignant de l’instruction en famille (IEF) alors que le choix de l’instruction en famille repose sur le droit des parents de choisir, pour les enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public. En aucun cas, la menace de radicalisation ne peut servir de prétexte à supprimer cette liberté.

L’opposition à l’ensemble de ces mesures entraînant des ruptures anthropologiques majeures a été particulièrement modeste. Raison de plus pour soutenir les quelques députés sortants qui ont réalisé un “sans faute”. Nous évoquerons ici simplement les députés LR, qui constituent l’essentiel de cette opposition (et nous évoquerons dans un prochain article les autres députés ayant, eux aussi, refusé ces dérives libertaires). Sauf erreur de notre part (naturellement, si vous repérez une erreur, chers amis lecteurs, n’hésitez pas à nous la signaler), sur 100 députés LR (dont 5 apparentés), seuls 14 ont rejeté l’ensemble des mesures ci-dessus:

  • Julien AUBERT – Vaucluse
  • Nathalie BASSIRE – La Réunion
  • Thibault BAZIN – Meurthe et Moselle
  • Anne-Laure BLIN – Maine et Loire
  • Xavier BRETON -Ain
  • Josiane CORNELOUP – Saône et Loire
  • Marie-Christine DALLOZ – Jura
  • Fabien DI FILIPPO – Moselle
  • Annie GENEVARD – Doubs
  • Philippe GOSSELIN – La Manche
  • Patrick HETZEL – Bas-Rhin
  • Marc LE FUR – Côte d’Amor
  • Olivier MARLEIX – Eure et Loir
  • Nathalie SERRE – Rhône

Rappelons que ce petit noyau nous sera encore précieux dans le quinquennat à venir puisque les menaces “sociétales” sont encore nombreuses:

  • Légalisation de la gestation pour autrui (GPA) sur le territoire français,
  • Nombreuses revendications liées à la PMA :
    • PMA post-mortem,
    • Ouverture de la PMA aux personnes trans (c’est-à-dire possibilité pour une personne trans d’utiliser ses gamètes correspondant à son sexe de naissance pour concevoir un enfant, tout en étant identifiée sur l’acte de naissance de l’enfant dans le sexe opposé)
    • Ouverture de la technique de la ROPA, qui permet à une femme (mère biologique) de donner ses ovocytes à sa conjointe qui porte la grossesse,
    • Ouverture des activités de prélèvement, recueil et conservation des gamètes au privé à but lucratif (banque de gamètes),
    • « Indemnisation » (c’est-à-dire rémunération) des donneurs.
  • Risque pour la famille et la filiation :
  • Reconnaissance de la pluriparenté,
  • Partage de l’autorité parentale entre plus de deux adultes.
  • Et, “naturellement”, l’euthanasie qui devrait être la “mesure phare” du quinquennat.

N’hésitez pas à soutenir ces députés (spécialement ceux qui sont le plus menacés pour les prochaines législatives). Et n’hésitez pas à diffuser abondamment cette liste autour de vous pour que tous les catholiques de conviction puissent voter en connaissance de cause.

Guillaume de Thieulloy

“Par erreur”

Ben voyons :

Une erreur d’étiquetage a conduit à l’injection de vaccins Moderna et Pfizer dont la date limite d’utilisation était dépassée de quelques jours, à la fin du mois de février au centre de Vaulx-en-Velin, d’après une information exclusive du Progrès. A priori, il n’y aurait pas de danger, mais une nouvelle injection a dû être réalisée pour ces patients.

Participez à la restauration de l’ostensoir du Saint-Sacrement à Bollène

“Rien n’est trop beau pour le Bon Dieu“, aimait à dire et vivre Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars.

L’ostensoir de la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène, a besoin de restauration. Nous ne comptons pas les dizaines de milliers d’heures où des âmes au long des deux derniers siècles sont venues prier, adorer Jésus, présent dans le Saint-Sacrement de l’autel. L’aimer pour le faire aimer. Vivre un coeur à Coeur. Entendre l’Appel à devenir prêtre, missionnaire, religieux, religieuse. Trouver réconfort dans l’épreuve… Confier une personne malade, pleurer de tristesse dans l’épreuve, pleurer de joie.

L’ostensoir a besoin de restauration : avec le temps il est très oxydé. Et l’or a presque disparu. C’est pourquoi, nous voulons ensemble, permettre que cet ostensoir retrouve une beauté… pour une plus grande et belle beauté des âmes.

Les travaux réalisés avec précision dureront 6 semaines. Le côut de la restauration est d’un peu plus de 6000€. Aider aujourd’hui à sa restauration permettra que les générations futures puissent trouver le plus beau pour Jésus ! C’est un travail qui se réalise très rarement. C’est un honneur pour nous que de participer à sa restauration !

Pour en savoir plus

En 2016, un laboratoire canadien avait recréé en six mois la variole du cheval

Lu ici :

En 2016, des biologistes canadiens ont pu, avec 100 000 dollars, recréer une souche équine de ce virus mortel, la variole du cheval ou horsepox. Ces recherches peuvent-elles avoir un rapport avec l’apparition de la variole du singe sur plusieurs continents ?

La soutane, encore

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

Alors que les soutanes revenues du 40e pèlerinage de Chartres finissent de sécher, poursuivons nos réflexions suite à l’interdiction de l’archevêque de Toulouse faite aux séminaristes et aux diacres de porter la soutane. C’est un détail écrivent certains lecteurs du Salon Beige à ce sujet. Peut-être est-ce un détail, comme l’offertoire serait un détail, la communion sur les lèvres serait un détail, l’instauration de lectrices serait un détail. Cette accumulation de détails, qui vont tous dans le même sens, aboutit cependant à un petit détail qui est la perte de la foi en ce qu’est le prêtre et forcément également en ce qu’est la messe, en ce qu’est la Croix, en ce qu’est le catholicisme… Alors perdons encore un peu de temps pour évoquer ce détail.

Notons tout d’abord que cette interdiction est assez révélatrice d’un état de fait ; si l’archevêque a cru devoir agir, c’est donc que les cas sont nombreux. Réjouissons-nous que des séminaristes aient envie de ressembler à des prêtres, ce n’est pas toujours évident. Soit que les prêtres ne ressemblent plus beaucoup à des prêtres ; soit que certains séminaristes se destinent en réalité à du coaching personnel spirituel.

Pour résumer les faits et les idées déjà exposés sur le Salon Beige, rappelons que monseigneur de Kérimel a adressé le 2 juin un courrier à tous les séminaristes pour formuler très officiellement cette interdiction. Les motifs qui l’ont conduit à exprimer cet interdit sont les suivants : la soutane donnerait une image trop cléricale et créerait une distance avec les fidèles. Demander à des séminaristes de ne pas aspirer à l’état clérical et les forcer à se mélanger avec des laïques c’est véritablement tout mettre en œuvre pour faire avorter les vocations.

Michel Janva rappelait par la suite que canoniquement Mgr de Kérimel est dans son droit, quand bien même pastoralement sa décision est plus que saugrenue.

Quant à l’abbé Perrenx, distinguant “clerc” (à partir du diaconat) et “ecclésiastique” (à partir de “l’admission” parmi les séminaristes du diocèse), il faisait avancer la réflexion en précisant que l’on parle ici d’habit ecclésiastique et non clérical.

Proposons quelques idées complémentaires :

Il n’est probablement pas anodin que l’une des toutes premières mesures prise par la Révolution française contre l’Église en France aura été l’interdiction du port de l’habit clérical dès septembre 1790.

En 1962 fut autorisé dans le diocèse de Paris le remplacement de la soutane par le clergyman. En réalité, ce choix fut l’occasion de toutes les fantaisies et de tous les excès allant très vite jusqu’à l’absence totale d’habit et de signe religieux.

Par le motu proprio Ministeria quaedam du 15 août 1972 furent supprimés les ordres mineurs et la tonsure. La remise de la soutane, encore pratiquée ici ou là (en Pologne au moment de l’entrée en théologie comme le précise un lecteur du Salon Beige ou à la communauté Saint Martin par exemple), est à présent dans une zone grise.

À Rome même, elle ne semble plus avoir la cote. Rappelons-nous que l’un des premiers actes du Synode sur l’Amazonie a été de faire « voler » la soutane des participants comme le rapporte Jean Bernard dans le n° 319 de La Nef.

Le canon 284 indique que les clercs porteront un habit ecclésiastique convenable, selon les règles établies par la conférence des Évêques et les coutumes légitimes des lieux. Voilà une prescription typique du relativisme normatif de ces dernières années.

La soutane, nous l’avons dit, est davantage qu’un vêtement de travail. Elle est la livrée du Christ. Dans les communautés traditionnelles les années de séminaire sont l’occasion, année après année de revêtir cette livrée, depuis la tonsure et la vêture de la soutane jusqu’au joug de la chasuble au jour heureux de l’ordination sacerdotale. Une soutane, donc, qui n’est pas vêtue clandestinement, contre l’autorité de l’ordinaire ; prise, puis ôtée, puis reprise en cachette, mais conférée par le pouvoir de l’Église pour dire au monde le début de la transformation du jeune homme qui aboutira à la naissance d’un nouveau prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech. Ainsi, pourquoi s’en passer, pourquoi priver les séminaristes de cette aide surnaturelle offerte par l’Église, particulièrement dans le marasme actuel et les difficultés abyssales dans lesquelles se débattent non seulement les recteurs de séminaires mais les séminaristes eux-mêmes, pris en étau entre une Église qui ne sait plus les accueillir et un monde qui ricane. La réception de ces ordres les habitue et habitue les laïcs à cette hiérarchie consubstantielle à la nature de l’Église.

Et nous disons bien réception.

Ainsi la responsabilité des évêques est-elle grande de s’arcbouter sur ce refus de conférer la soutane aux séminaristes. C’est pousser ces jeunes gens à la désobéissance et à un certain relativisme (port clandestin et port à éclipse).

Finalement il en est de ce sujet comme de la communion dans la main ou du service de l’autel par les femmes. Après une phase de rappel de la discipline et de la saine pratique surviennent quelques autorisations spécifiques bientôt généralisées et qui aboutissent à l’interdiction de fait ou de droit à ce qui fut pendant des siècles et des siècles la louable pratique de l’Église.

Terminons sur la question de l’habit ecclésiastique en appelant, comme en bien d’autres sujets, à retrouver les anciens usages dont la cohérence et le succès ne sont plus à démontrer.

Enfin, suggérons aux candidats au sacerdoce dans le choix de leur séminaire de faire preuve de réalisme. En cet octave de la Pentecôte, il est plus que temps de demander pour eux les dons de sagesse, d’intelligence, de force, de science, de crainte de Dieu, de conseil et de piété.

Cyril Farret d’Astiès

La NUPES est l’expression d’un autre nihilisme ou miroir inversé du nihilisme macronien

De Maxime Tandonnet :

C’est un éternel problème: la mémoire courte. Quelques mois auparavant, M. Mélenchon et son parti des Insoumis étaient en pleine débâcle. L’homme était fustigé partout pour son « populisme » soupçonné d’antisionisme en raison de déclarations douteuses, les médias le dénigraient violemment et les sondages étaient catastrophiques. Tout le monde était à peu près certain qu’il était fini. Et soudain, à travers la NUPES, alliance des gauches, il a réussi à revenir au premier plan jusqu’à s’imposer comme leader de l’opposition. De même on disait la gauche disparue, morte et enterrée et la France devenue droitière menacée par la poussée d’extrême droite. C’était il y a quelques mois seulement. La vérité, c’est que la France n’est pas du tout en train de se réveiller mélenchonniste. Elle est juste en plein chaos politique. Après des présidentielles biaisées, un duel Le Pen/Macron imposé depuis 5 ans par le matraquage sondagier et médiatique qui devait, inévitablement, déboucher sur une réélection, le pays dans ses profondeurs ressent une terrible frustration. Il n’a qu’une idée en ce moment: exprimer son mécontentement et aussi son inquiétude. La NUPES est certes aux antipodes du bien de la France avec son fanatisme écologiste, « anti police » et communautariste. Mais elle a su créer une sensation de dynamique unitaire – il n’en fallait pas davantage – et incarner ainsi l’opposition la plus résolue au macronisme. Elle s’est imposée comme l’expression radicale d’un rejet et d’un refus d’une majorité absolue au service du pouvoir à l’occasion des législatives. La NUPES est l’expression d’un autre nihilisme ou miroir inversé du nihilisme macronien. L’électeur de la NUPES ne vote pas pour Mélenchon mais contre Macron. Ainsi, son électorat ne peut que déborder largement les frontières de la gauche extrême voire de la gauche tout court. La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette poussée de la NUPES se traduira par l’échec d’une majorité absolue. Ensuite, son existence ne sera bien évidemment qu’un feu de paille.

Les miracles de Chartres

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

De mémoire de pèlerin jamais de telles conditions climatiques n’avaient dues être affrontées : tempêtes de grêle, violentes bourrasques, pluies diluviennes, etc. Avec pour conséquences des lieux de passage inondés et des bivouacs détrempés, voire submergés par les eaux. Face à ces difficultés le pèlerinage de Tradition, Chartres-Paris, a été annulé, suite à un arrêté préfectoral. Contrainte mais non vaincue une partie des pèlerins s’est retrouvée le lendemain pour une messe pontificale à Saint Nicolas du Chardonnet, alors que certains rejoignaient la colonne dans l’autre sens. De son côté le pèlerinage de Chrétienté, dont les bivouacs avaient été moins touchés par les intempéries, poursuivait sa marche vers Chartres après que les équipes de logistique eurent passé la nuit de samedi à dimanche à identifier et repérer les nouveaux itinéraires. Exploit remarquable, petit miracle, à mettre au crédit des responsables des 1 200 bénévoles qui assurent l’organisation et l’encadrement de ce pèlerinage. Dans un sens comme dans l’autre une jeunesse ardente et joyeuse a fait face à l’adversité dans la joie et la bonne humeur, ayant sans doute au cœur la célèbre maxime : « Les choses valent ce qu’elles coûtent ». Le père Danziec, chroniqueur religieux à Valeurs Actuelles et pèlerin vers Chartres exprimait le sentiment général des pèlerins rescapés dans un tweet remarqué « Grande compassion pour les organisateurs et union de prière avec ces pèlerins si courageux. Leurs sacrifices comptent ».

Un succès remarquable

A l’occasion de ce 40e pèlerinage de Pentecôte les pèlerins de Chrétienté furent charitablement accueillis dans les deux cathédrales, Mgr Aumônier, évêque émérite de Versailles, célébrant et prêchant à Paris et Mgr Christory, évêque de Chartres, présidant au trône et prêchant dans sa cathédrale. Ce dernier invita les pèlerins à refuser le consumérisme et à rester fidèles à leur vocation, ce qu’ils comptent bien faire. Mgr Rougé a, quant à lui, accueilli les pèlerins de Chrétienté à l’entrée dans son diocèse et Mgr Christory a rencontré les pèlerins de Tradition le samedi matin. Pour mémoire, lors du premier pèlerinage, en 1983 les deux cathédrales avaient été interdites aux pèlerins pour la célébration de la messe.

Quasiment un an après la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes visant à restreindre de manière drastique la célébration de la messe traditionnelle les faits sont là : cette mesure n’a en aucune façon freiné la croissance du pèlerinage de Chrétienté qui rassemblait cette année 15 000 marcheurs, et environ 5000 non marcheurs (anges gardiens), répartis en 300 chapitres et accompagnés par 300 clercs (prêtres, séminaristes, religieux). L’encadrement ecclésiastique et laïc du pèlerinage de Chrétienté, en particulier le président Jean de Tauriers et l’aumônier général l’abbé Alexis Garnier, n’a cessé de rappeler durant ces trois jours que le diptyque Tradition et Église était indissociable et que l’usage par des « laïcs ordinaires » de la liturgie romaine traditionnelle de l’Église, dite un temps « extraordinaire » constituait un bien commun de l’Église et à ce titre un droit non négociable pour tous. Avec humour, le chanoine Benoît Merly, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, a rappelé lors de sa vigoureuse prédication du dimanche de Pentecôte le caractère éminemment synodal de ce pèlerinage, synode désignant en grec « une marche commune ».

Un contexte toujours difficile

Au-delà des sujets « classiques » sur les difficultés climatiques, l’état des pieds et la durée de la prochaine halte les conversations des pèlerins revenaient régulièrement sur la suspension des ordinations dans le diocèse de Toulon et l’interdiction du port de la soutane, pour les séminaristes de Toulouse. Alors que nous en sommes, pour certains, à la troisième génération de pèlerins, les anciens qui avaient 25 ans en 1983 ont des enfants de 35 ans qui pèlerinent avec leurs enfants de 10 ans qui sont louveteaux ou louvettes, le combat pour la sauvegarde de la Tradition dans l’Église reste une nécessité. Peu à peu commencent à être rendus publics les rapports de certains synodes diocésains dans lesquels, de manière récurrente, des dames patronnesses au cheveux blancs et des vieillards chenus font le constat, douloureux, qu’ils n’ont pas transmis la foi à leurs enfants mais qu’ils se sentent néanmoins investis pour déterminer l’avenir de l’Église. Là-contre, les plus jeunes, comme l’a montré le rapport du synode du Morbihan, aspirent à une Église qui donne des réponses, et ne se contente pas de poser des questions, autour du triptyque : cohérence, exigence, transcendance.

Dans une Église en crise, alors que les quelques lumières un temps entrevues semblent s’éteindre les unes après les autres, ou du moins largement vaciller, les pèlerins de Pentecôte par leurs prières, leurs pénitences, leurs souffrances, leurs croix portées ensemble hâtent le triomphe inéluctable du Christ. Un jour, connu de Dieu seul, la Sainte Église sera restaurée dans sa splendeur et les nations se soumettront enfin au joug suave et léger du Christ. Honneur aux pèlerins de Pentecôte, qui unissent dans une indissoluble alliance la Tradition et la Chrétienté !

Une organisation lamentable pour les épreuves du Bac des élèves de l’enseignement libre

Communiqué d’Anne Coffinier :

L’association Créer son école dénonce les conditions de désorganisation et de mépris dans lesquelles se passent les épreuves du bac pour les élèves des lycées hors contrat.

C’est inouï ! Les centres d’examen ne sont pas prévenus, les candidats sont envoyés à deux heures d’intervalle passer des épreuves à l’autre bout de la capitale, les examinateurs se moquent du déroulé et de la durée règlementaires de l’épreuve et multiplient les remarques de dénigrement à l’égard des élèves. Les élèves des lycées hors contrat subissent déjà un bac différent des autres et autrement plus dur: ils passent toutes les épreuves en fin d’année tandis que les autres n’en passent que très peu et valident les 40 pour cent restants au contrôle continu.

Faut-il le rappeler? Le bac est un diplôme national. Il constitue le premier grade universitaire. Il incarne un symbole républicain. La moindre des choses est qu’il soit organisé pour tous de la même manière, sans discrimination, et dans la dignité.

D’ici là, n’hésitez pas à nous faire parvenir ici vos témoignages personnels sur la manière dont vos épreuves de bac se sont passées.

Ici ou par mail à [email protected]

La Louisiane vote un texte interdisant l’avortement

Les élus de Louisiane ont adopté une loi qui interdira immédiatement l’avortement dans l’Etat dès que l’arrêt Roe contre Wade sera annulé. Le texte ne fait d’exception qu’en cas de menace pour la vie de la mère.

Le 3 juin, 72 députés ont voté le texte, contre 24. 6 députés démocrates l’ont voté, et un député républicain a voté contre. Le 6 juin, le Sénat l’a voté à son tour, par 10 voix contre 2.

Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur John Bel Edwards. Lequel est démocrate, mais pro-vie, comme il l’a déjà montré notamment en signant la « loi battement de cœur » en 2019. Et il a dit qu’il n’opposerait pas son veto même s’il aurait aimé qu’il y ait une exception pour le viol et l’inceste.

“Soyez fidèles à votre belle vocation”

Homélie de l’évêque de Chartres, Mgr Christory, lors de la messe de clôture du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté :

Mes amis,

Vos pas vous ont portés jusqu’auprès de NotreDame de Chartres, qui vous accueille en vous présentant son Fils Jésus. Ici, la relique de son voile est donnée comme un signe mais Marie est bien présente et vivante. Ce n’est pas une simple affirmation théorique et mystique. Jésus ne cesse de nous dire « voici ta mère ! ». Aussi en sa demeure ou autour de la cathédrale, installezvous, certes confortablement mais avec la conscience que vous n’êtes pas seuls car elle est proche de chacun de vous.

Bravo pour votre enthousiasme qui a augmenté le rythme de vos pas, pour certains douloureux. Bravo pour votre fraternité si merveilleuse, permettant d’avancer ensemble en vous soutenant et en louant Dieu. Maintenant, fermons les yeux un instant afin de nous mettre en présence de Jésus, le fils bienaimé du Père qui désire nous parler : Jésus est Dieu et offre sa vie pour nous sauver du péché et de la mort. Chacun et chacune de nous sera attentif, car l’Esprit désire déposer en nos âmes une grâce particulière, une parole de vie personnelle, un appel à nous donner pleinement.

Le thème de notre pèlerinage est le SacréCœur. J’ai fréquenté dans ma lointaine jeunesse à Tourcoing un collège qui portait ce nom, de la 10ème à la terminale. Ne m’aton jamais parlé du SacréCœur ? Je n’en ai aucun souvenir. Estce pour cela que j’ai cessé toute pratique entre 15 et 26 ans ? En tout cas, l’image que j’en avais à l’époque était celle dune simple expression catholique, un brin désuète, sans intérêt selon moi car je ne me sentais pas concerné, elle ne me parlait pas. Qu’en estil pour vous aujourd’hui ? Il est vrai qu’en notre époque contemporaine, où Internet occupe une place grandissante, où les jeux vidéo deviennent des espaces de fraternisation, où beaucoup se parlent plus sur les réseaux sociaux qu’entre voisins et où le métavers fait une apparition encore timide mais ouvre des perspectives inexplorées, le langage change. C’est pourquoi une question se pose : que peut représenter le SacréCœur pour chacun de nous aujourd’hui ?

En réalité, il nous dévoile le plus grand mystère d’amour. Celui de Dieu, créateur de cet univers aux milliards de galaxies, qui acréé l’homme et la femme à son image et les a placés sur une petite planète bleue, très probablement la plus belle. Pour comprendre comment le cœur de Jésus révèle le Mystère insondable de l’amour divin, repartons du verset de saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Notre foi révélée par Jésus nous apprend qu’en Dieu, il y a la vie en premier, qui émane de cet Amour parfait et incessant, la vie échangée entre les trois personnes de la sainte Trinité. Celleci déborde hors de Dieu pour inonder l’univers qui nous entoure. Là Dieu a façonné sa plus belle œuvre : l’être humain. Il a placé son chef d’œuvre au centre d’une création magnifique, reflet de sa bonté divine et parfaite, pour faire de nous des cocréateurs en la faisant fructifier.

Quelle merveille en réalité que ce projet. Quelle responsabilité incroyable que celle qui nous est confiée, à savoir celle defavoriser la communion entre tous nos frères et sœurs les hommes, celle d’être en harmonie avec la nature. Celle de prendre soin de la maison commune qui est comme un navire voguant sur les grandes eaux, parfois calmes et parfois en

pleine tempête. Surtout celle d’aimer Dieu luimême qui nous offre notre liberté en vue du bien. Notre cité se trouve dans les Cieux. L’homme est destiné à vivre en présence de la Gloire céleste. Nous avons tous et toutes vocation à entrer dans l’intimité divine.

Malheureusement, depuis l’origine, par orgueil, nous usons de notre liberté pour faire le mal et brisons ainsi notre relation avec Dieu. Cependant, alors que ce péché aurait dû entraîner la suppression de l’humanité, Dieu le Père a choisi d’envoyer son divin Fils pour nous sauver en partageant notre condition, nous enseigner patiemment puis offrir sa vie jusqu’à mourir en croix. Il donne tout, il nous plonge avec lui dans sa mort et il nous ressuscite avec lui pour une vie éternelle. C’est la preuve que Dieu a tant aimé le monde, qu’il n’a pas limité la puissance de sa grâce. Il l’a étendue à tous les hommes. Jésus n’est pas venu juger le monde, ni les chrétiens ni les autres. Il vient, dit saint Paul, pour que tous les hommes soient sauvés.

Afin de faire connaître ce mystère d’amour, Jésus révèle son cœur aimant et sensible. En premier lieu, auprès des pauvres et des malades. Ceuxci ne sontils pas ses bien aimés ? Ensuite envers celles et ceux qui se font enfants, c’estàdire ceux qui lui font confiance et qu’il bénit. Puis il y a les disciples qu’il enseigne sans se lasser, même quand ils ne comprennent pas où il les conduit. Enfin, il se tourne vers chacun de nous et nous invite à sa suite, éliminant par son pardon le fardeau si lourd du péché. Son cœur est transpercé lorsque, cloué sur le bois de la Croix, et agonisant, il remet son esprit à Dieu le Père. Alors de son cœur coulent du sang et de l’eau, le sang de sa vie offerte pour que nous ayons la vie, l’eau comme prémisse de la grâce que nous recevons par les sacrements. Avec lui nous avons la vie en abondance.`

Ainsi le SacréCœur de Jésus n’est pas un simple objet de piété. Il est l’amour transpercé et toujours vivant qui déverse les grâces préparées par le Père pour ses enfants. Il exprime parfaitement l’amour divin offert pour chacun de nous. Néanmoins, là même où il montre son divin cœur tel un brasier ardent, sous les voutes du couvent de la Visitation à ParayleMonial, Jésus exprime une plainte à sainte MargueriteMarie : « voici ce cœur qui a tant aimé le monde et qui ne reçoit qu’ingratitude » ! Le cœur de Jésus est comme une porte ouverte sur le feu brûlant de son amour. Alors pourquoi sommesnous si indifférents Sommesnous attentifs à cet amour ? Sommesnous dans une authentique gratitude, nous qui pêchons chaque jour et qui bénéficions de son inlassable remise de peine ? Combien de personnes baptisées ont oublié leur premier amour, celui qui a animé leur âme dès le sein maternel, et ont aujourd’hui renié leur créateur en prenant le risque de perdre l’essentiel : la vie éternelle ?

Depuis le buisson ardent au désert du Sinaï dans lequel Dieu se révéla à Moïse, Il n’ade cesse de donner ses grâces aux saints et aux saintes qui le suivent et lui font confiance. La vie de saint Charles de Foucault exprime si bien comment l’Esprit l’a saisi hors de la fosse aux lions pour le conduire à l’écart du monde, en haut de la montagne du Hoggar, dans son ermitage,l’Assekrem, où, dépouillé de tout attachement aux biens matériels, il s’est fait l’ami de tous pour être toujours plus celui duSeigneur. Pourtant parmi nous, chrétiennes et chrétiens, il y a tant d’ingratitude, de refus, de médiocrité. Si nous pouvions comprendre ce que veut dire « Dieu est amour » ! Cela ne méritetil pas notre conversion ? Une volonté radicale de le choisir et de le suivre ?

Chers amis, voulezvous décider de marcher à la suite de Jésus  jusqu’à lui donner votre vie ? Ne craignez pas une générosité excessive ! En effet, comment celui qui a tout donné par amour pourraitil vous ôter la vie ? « Le Christ donne tout mais il n’enlève rien » comme l’a si merveilleusement exprimé le pape Benoît XVI.

Nous sortons du temps pascal. Nous avons relu les Actes des Apôtres. Nous entendions à l’instant le récit de la conversion de Corneille, un romain païen, et de toute sa famille. Saint Pierre luimême est bouleversé et affirme aux disciples « ne fallaitil pas donner le baptême à ceux qui avaient déjà reçu le saint Esprit ? » Il est vrai que le Saint Esprit souffle où il veut comme le vent va où il veut, dit Jésus. Notre monde est en désarroi. Les craintes sont nombreuses face à une instabilité politique et économique, face aux idéologies qui veulent tordre notre histoire et notre culture.

Fondée sur le Christ, notre vie ecclésiale est le rempart face aux vagues rugissantes de l’athéisme et du consumérisme. Le cœur de Jésus n’est pas un refuge. Il est une source pour recevoir la force d’enhaut et accueillir notre vocation propre afin de contribuer au développement d’une société promotrice de justice et de paix. Voulezvous y participer activement ? Voulezvous y participer de tout votre cœur ?

Mes amis, votre marche a fait étape ce jour à Chartres où je vous accueille avec joie. Désormais, cette marche ne s’arrêtera plus et se poursuivra demain et les jours suivants en portant sur vos cœurs la bannière inaltérable du SacréCœur.

Soyez fidèles à votre belle vocation. Amen.

Bruno Mégret : “L’Union européenne devrait se désolidariser des États- Unis pour imposer la désescalade”

Le site Polémia publie une tribune de Bruno Mégret sur l’Ukraine :

Organisant la mobilisation générale contre la Russie, les Américains jettent de l’huile sur le feu. Accuser Poutine des pires ignominies, le traiter de boucher, parler de crimes de guerre et de génocide, le menacer de la Cour pénale internationale, c’est se couper de toute négociation possible avec lui. Ensuite, soutenir l’armée ukrainienne en s’engageant massivement à ses côtés au point de planifier maintenant des livraisons d’armes pour vingt milliards de dollars, c’est prolonger, voire étendre le conflit avec les pertes matérielles et principalement humaines qui en résultent. Enfin, c’est surtout s’engager ouvertement dans la guerre contre les Russes avec la volonté de les battre militairement.

Un projet dont on peut d’ailleurs se demander s’il ne s’inscrit pas dans une stratégie conçue de longue date. Tout se passe en effet comme si les Américains avaient cherché à piéger le maître du Kremlin en refusant toute négociation avec lui sur la sécurité en Europe et en annonçant ensuite que pas un soldat américain ne viendrait défendre l’Ukraine. À la manière dont ils avaient poussé Saddam Hussein à l’invasion du Koweit, ils auraient ainsi délibérément créé les conditions de la réaction agressive des Russes pour, dans un deuxième temps, organiser contre eux une mobilisation générale de tout le monde occidental.

L’erreur dramatique des Américains est que Poutine n’acceptera jamais de subir une défaite militaire. Et, s’il n’est pas question ici de défendre l’intéressé et de nier sa responsabilité première dans le conflit et dans les drames, voire les exactions qui en résultent, le devoir des dirigeants confrontés au chef d’État russe n’est pas d’aller pleurer dans les médias comme certains responsables américains mais d’agir lucidement en tenant compte des contraintes géopolitiques comme des réalités psychologiques.

A cet égard, il est clair que si Poutine est acculé à subir une défaite militaire, il utilisera l’arme nucléaire. On peut penser et espérer que ce sera, dans un premier temps au moins, l’arme nucléaire tactique sur le théâtre du champ de bataille, mais personne ne peut prévoir ce qu’il adviendra après une telle escalade de la violence guerrière.

L’Ukraine doit mener une guerre qu’elle aurait pu éviter…

Alors pourquoi prendre un tel risque ? S’agit-il de la souveraineté de l’Ukraine ? Un pays ne cesse pas d’être souverain si ses dirigeants, en sages politiques, tiennent compte des contraintes géopolitiques auxquels il est soumis. Faute d’avoir voulu le faire, les Ukrainiens ont été entraînés dans la guerre d’une façon pour le moins paradoxale : ils subissent une invasion russe pour avoir voulu se protéger d’une invasion russe (en cherchant à adhérer à l’Otan) ! Le président Zelensky porte donc sa part de responsabilité dans cette guerre en n’ayant pas accepté pour son pays un statut de neutralité, statut qui n’a rien au demeurant de déshonorant. Aussi est-il mal placé pour exiger aujourd’hui de tous les pays occidentaux qu’ils s’engagent sans réserve à ses côtés dans une guerre qu’il aurait peut-être pu éviter par une attitude plus prudente. Une guerre dans laquelle lui et son peuple sont d’ailleurs de surcroît instrumentalisés par les États-Unis.

… et se trouve instrumentalisée par les Américains pour détruire la puissance russe

Si les Américains prennent le risque d’une escalade militaire avec la Russie, c’est en effet pour un enjeu à leurs yeux bien supérieur à celui du devenir de l’Ukraine. Il s’agit pour eux d’en finir avec la puissance russe. Une puissance qu’ils ne contrôlent pas et dont ils détestent les valeurs politiquement incorrectes. Mais cet acharnement américain contre la Russie montre en tout cas combien les États-Unis peinent à prendre en compte les réalités nouvelles du monde actuel. Après leur victoire sur l’URSS ils ne sont pas devenus en effet les maîtres du monde car ce dernier n’est pas passé d’une organisation bipolaire à une structure unipolaire mais à une planète structurée en plusieurs pôles de puissance. Leur ennemi, ou leur adversaire, comme le nôtre, n’est donc pas la Russie mais bien plutôt les puissances émergentes qui veulent prendre leur revanche sur l’Europe et le monde occidental qui les ont dominées pendant plusieurs siècles. Les Américains seraient donc bien avisés de comprendre ce grand basculement et d’en tirer les conséquences : pour faire face à ces nouvelles puissances comme la Chine et dont beaucoup sont animées par le ressentiment ou l’esprit de vengeance, les États-Unis gagneraient à avoir à leur coté une vraie puissance européenne autonome et une Russie forte qui reste européenne.

L’Union européenne devrait se désolidariser des États- Unis pour imposer la désescalade

D’ici là, et pour en revenir à la guerre en Ukraine et au risque majeur d’une escalade nucléaire, je considère qu’il est de la responsabilité historique de l’Union européenne de se désolidariser officiellement des États-Unis et, forte de cette nouvelle légitimité, de se positionner avec autorité comme une puissance d’apaisement et de désescalade, écartant les Américains et poussant les deux parties à la négociation. Telle est l’initiative que devrait prendre rapidement l’actuel président de l’Union européenne, Emmanuel Macron. Et peu importe si certains pays comme la Pologne s’opposent à une telle prise de position, l’enjeu est trop important pour ne pas passer outre. Il s’agit en effet d’éviter le risque d’une guerre qui d’ailleurs ne serait pas mondiale. Car cette guerre n’embraserait que l’Europe et l’Amérique du nord. Elle conduirait au suicide du monde européen et chrétien, ce serait le crépuscule de l’Occident.

 

Décès de S.E. le Lieutenant de Grand Maître Fra’ Marco Luzzago

Communiqué de l’Ordre de Malte :

Le Grand Magistère annonce, avec une profonde tristesse, le retour à la maison du Père de Son Excellence le Lieutenant du Grand Maître, Fra’ Marco Luzzago, décédé soudainement aujourd’hui à Villa Ciccolini, Sforzacosta (Macerata en Italie). Conformément à l’article 17 de la Constitution de l’Ordre Souverain de Malte, le Grand Commandeur, Fra’ Ruy Gonçalo do Valle Peixoto de Villas-Boas a assumé les fonctions de Lieutenant intérimaire et restera à la tête de l’Ordre Souverain de Malte jusqu’à l’élection du nouveau chef de l’Ordre.

Fra’ Marco Luzzago a été élu à la tête de l’Ordre souverain de Malte le 8 novembre 2020.

Né à Brescia en 1950, Fra’ Marco Luzzago a étudié la médecine à l’Université de Padoue et de Parme avant d’être appelé à diriger l’entreprise familiale.

Il avait été admis dans l’Ordre Souverain de Malte en 1975 au Grand Prieuré de Lombardie et de Venise et prononcé les vœux religieux solennels en 2003. Il avait participé à de nombreux pèlerinages internationaux de l’Ordre de Malte à Lourdes ainsi qu’aux pèlerinages nationaux à Assise et à Lorette. Depuis 2010, il s’était entièrement consacré à l’Ordre de Malte, s’installant dans la région des Marches pour s’occuper de l’une des Commanderies de l’Ordre, celle de la Villa Ciccolini. Depuis 2011, il était Commandeur de Justice au Grand Prieuré de Rome, où il occupait le poste de délégué des Marches du Nord et de responsable de la bibliothèque. Entre 2017 et 2020, il a été conseiller de l’association italienne de l’Ordre de Malte.

Des informations sur les funérailles seront annoncées dans les prochaines heures.

Nominations en vue du conclave et survivalisme catholique

Les abbés Benoit, Guelfucci avec Guillaume de Thieulloy sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Après une parenthèse sur la nomination de 21 nouveaux cardinaux par le Pape François, les membres du Club se sont penchés sur le survivalisme catholique. Est-il sain ? Nécessaire ? Et le communautarisme ? Dans un monde qui se complexifie n’est-il pas un moyen nécessaire pour protéger les générations futures afin qu’elles portent du fruit ?

Il n’est pas trop tard

Au mois de mai, suite au massacre d’une jeune nigériane chrétienne, lapidée et brûlée, le député au Parlement européen Jean-Paul Garraud avait demandé un débat sur la persécution des chrétiens. Le Parlement européen le lui avait refusé.

Le 6 juin, suite au massacre de la Pentecôte au Nigéria, le Parlement européen accepte enfin de débattre de la persécution des chrétiens au Nigéria.

Deux martyrs franciscains béatifiés au Liban

Les frères capucins Thomas Saleh ofm et Léonard Melki ofm ont été béatifiés ce 4 juin, au couvent de la Croix de Ja El Dib, en banlieue de Beyrouth. Ils morts en martyrs en Turquie en 1915 et 1917.

C’est en décembre 1914, dans ce contexte particulièrement difficile pour les chrétiens, que les deux Capucins décident de partir en mission. Alors que les autres religieux de la communauté cherchent refuge dans des lieux plus sûrs, le bienheureux Léonard choisit de rester dans le couvent de Mardine pour continuer à prendre soin d’un confrère âgé. Le 5 juin 1915, il est arrêté et torturé, avant d’être tué, avec d’autres compagnons, à coup de pierres, puis de poignards.

Le bienheureux Thomas fut accueilli en décembre 1914 avec d’autres confrères dans le couvent d’Orfa. Emprisonné avec eux, il fut enfermé dans différents cachots et subit plusieurs marches de la mort et des tortures terribles destinées à le faire apostasier.

Portugal : Rejet d’une mesure qui aurait récompensé les médecins de famille ayant réussi à éviter l’avortement

Lu sur IFN :

Le fait que le recours à l’avortement et le diagnostic des maladies sexuellement transmissibles figurent parmi les indicateurs utilisés pour évaluer les équipes médicales a suscité une vive controverse au Portugal. Si nombreux, que l’hypothèse a été annulée.

Le 10 mai, la ministre de la Santé, Marta Temido, avait déclaré qu’elle s’engageait à évaluer “[…] de nouveaux critères sur lesquels établir d’éventuels salaires supplémentaires pour les médecins de famille des unités de “type B”, c’est-à-dire des centres du système de santé publique, reconnus comme mieux structurés et plus efficaces.” Selon cette évaluation, des incitations financières seraient prévues pour les équipes de prestataires de soins de santé qui n’enregistreraient pas les patientes ayant eu recours à une interruption volontaire de grossesse ou ayant contracté des maladies sexuellement transmissibles. La prévention de l’un et de l’autre aurait été considérée comme un succès, le signal d’une planification familiale et d’une prévention appropriées, pour lesquelles les médecins responsables pouvaient être récompensés.

Des groupes féministes portugais se sont levés, accusant le législateur de vouloir nier le “droit” des femmes à l’avortement, et des associations de médecins de famille se sont également levées, notamment l’Association Portugaise de Médecine Générale et Familiale (APMGF), qui a qualifié de discriminatoire un critère fondé sur le comportement personnel à la discrétion des patients, le qualifiant en outre d’”inacceptable” et de “recul de civilisation”. La Fédération Nationale des Médecins (FNAM) a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole que la mesure constituerait une “discrimination salariale, fondée sur des décisions individuelles des patients” et pourrait conduire “[…] à des formes de pression sur les femmes qui envisagent une interruption de grossesse.”

Par la suite, le coordinateur du groupe de travail sur la réforme des soins de santé primaires, João Rodrigues, a retiré les deux indicateurs relatifs au recours à l’avortement et aux maladies sexuellement transmissibles

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