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Rumeurs alarmantes au sujet de la messe traditionnelle à Paris

Selon Paix Liturgique :

Une rumeur insistante court dans la capitale d’après laquelle [le nonce] aurait pressé Mgr Ulrich, le nouvel archevêque de Paris, de continuer la politique de Mgr Aupetit et de supprimer les messes de Sainte-Odile et de Sainte-Jeanne-de-Chantal.

Le groupe de veilleurs de Notre-Dame-du-Travail a repris ses chapelets à 18h, le dimanche, devant l’église ([email protected]), et celui de Saint-Georges-de-La-Villette, le mercredi à 17h, dans l’église.

Le groupe de Notre-Dame-du-Travail a demandé un rendez-vous à Mgr Ulrich, qui n’a pas répondu.

Retour sur l’Université d’été 2022 d’Academia Christiana

Retour de Breizh-info, en images et entretiens, sur l’Université d’été d’Academia Christiana, qui se tenait en Anjou, en ce mois d’août 2022. Conférences, activités sportives, danses folkloriques, cochon grillé et bonne humeur étaient au programme de cette journée portes ouvertes qui marquait la fin d’une semaine de formation.

Academia Christiana organise des événements tout au long de l’année comme des sessions de formations, des week-ends cohésion, des randonnées ou encore une fête de la bière au mois d’octobre.

Grand remplacement : 80 expulsions pour 18 579 visas accordés en 2021 au Maroc

 

Création d’un Observatoire de la liberté d’enseignement

Alors que le gouvernement a pour ambition éducative de relancer la lutte contre les stéréotypes de genre à l’école dès la petite enfance, Créer son école, association présidée par Anne Coffinier, crée un Observatoire de la liberté d’enseignement.

Le bac issu de la réforme de Jean-Michel Blanquer est un bac qui exclut du régime normal les élèves en instruction en famille et en établissement privé indépendant. Ces derniers ne peuvent bénéficier d’aucune note en contrôle continu et se trouvent contraints à passer 13 à 14 épreuves terminales, là où les autres n’en passent que 4. Cette situation est stressante et vécue comme une injustice par les élèves, d’autant que l’Education nationale n’a pas su organiser, cette année en tout cas, les épreuves dans des conditions respectueuses (épreuves en des lieux éloignés, examinateurs absents ou inconscients du déroulé des épreuves…) Alertés officiellement de ces dysfonctionnements tant par des écoles que par Créer son école, qui a transmis près de 80 cas de dysfonctionnements nominatifs et documentés, le Ministère a préféré nier les problèmes. Le nouveau Ministre Pap Ndiaye devra montrer qu’il est le ministre de l’éducation de tous, et qu’il a le souci de chacun. Les lycéens des écoles indépendantes doivent pouvoir passer le bac dans les mêmes conditions que ceux des écoles publiques, le bac n’appartenant pas à l’Education nationale. C’est un diplôme national, qui constitue le premier grade universitaire. Il doit pouvoir être passé par tout type de candidat sans discrimination, et dans des conditions d’égalité réelle.

La loi confortant le respect des principes de la République prévoit que l’administration puisse réclamer à toute école des documents financiers retraçant l’origine exacte de chaque recette (nom de chaque donateur etc…) sur 5 ans. Le motif avancé était de lutter contre les financements de sectes ou de mouvements salafistes. En pratique, certaines académies comme celle d’Amiens, dont le recteur est l’ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, ont demandé en masse et sans distinction ces documents à de nombreuses écoles, qui ne présentaient aucun risque de séparatisme. La loi destinée à “lutter contre le séparatisme” a mis en place un numéro national unique par enfant, afin d’en assurer mieux le suivi. Ainsi les écoles doivent-elles déclarer chaque enfant et leur demander à eux, de déclarer les métiers de leurs parents. Ce type d’approche normative ne peut-il pas avoir une incidence sur les relations entre élèves et enseignants, et plus particulièrement l’obligation de neutralité des uns par rapport aux autres ? Pourquoi l’école aurait-elle à connaître le métier et la classification du métier des parents de chaque enfant qu’elle scolarise, pour les entrer dans le logiciel ONDE qui, lui-même, contient des données sensibles et qui seront transmises systématiquement à la direction des statistiques du Ministère ? Ces questions doivent être posées. Si le salaire n’est pas meilleur que dans le public, le directeur comme les professeurs bénéficient dans les écoles indépendantes de plus de responsabilités, de libertés, et moins d’obligations technocratiques. Or, le renforcement des contrôles sur les écoles indépendantes restreint, toujours plus, les libertés et le droit à se penser et à vivre sans se définir par rapport à des catégories imposées par l’administration. Il ne s’applique pas spécifiquement aux écoles indépendantes mais il vient faire en sorte que les écoles indépendantes ne soient pas un lieu où plus de libertés s’exercent que dans d’autres écoles. Ces réformes rognent petit à petit les différences qui font encore la valeur des écoles indépendantes, et qui permettent à un esprit pionnier de liberté d’y flotter. « Surveiller et punir »?

L’Observatoire est destiné à présenter

  • la situation juridique de l’exercice de la liberté d’enseignement France (point des lois et jurisprudences) ;
  • les repères statistiques relatifs aux écoles indépendantes en France, et les données et analyses de créations d’école sur
    plusieurs années ;
  • Une bibliographie des publications scientifiques sur les écoles indépendantes et la liberté d’enseignement.

Ardèche : la Vierge du village de Pailharès vandalisée

Lundi matin, la vierge de la fontaine portait du rouge à lèvres, une couronne fluorescente et, autour du cou, ce qui ressemblait fort à un sous-vêtement féminin !

Le maire a réagi mais ne compte pas, pour le moment, porter plainte : « C’est de l’irrespect total, c’est un symbole du village ! »

172 écoles ouvrent pour l’année scolaire 2022-2023, en plus des 1 700 écoles indépendantes

Créer son école a tenu sa traditionnelle conférence de presse de rentrée ce mercredi 7 septembre pour présenter l’actualité de la liberté scolaire.

De plus en plus de parents choisissent dans le monde de recourir à l’instruction en famille. Cette croissance a été fortement accélérée par la crise du Covid 19, qui a permis à des centaines de millions de personnes d’expérimenter une forme (certes dégradée) d’instruction en famille et de prendre du recul par rapport aux coûts et bénéfices de l’instruction en institution scolaire.

Les États-Unis, premier pays du monde avec plus de 2,5 millions d’enfants en homeschooling, a connu entre 2019 et aujourd’hui une croissance très forte portant de 3,5% à plus de 10% la proportion d’enfants scolarisés à domicile. C’est en Grande-Bretagne, qui compte 100 000 enfants en IEF, que la croissance a été la plus forte, avec une augmentation de 130 % durant ces trois dernières années. On note
aussi une très forte croissance de cette pratique éducative en Indonésie, en Afrique du Sud, en Chine, au Japon, au Canada, au Brésil, en Australie…

La dégradation vécue comme irrémédiable, à court ou moyen terme de l’Education nationale, la saturation ou la banalisation des écoles privées sous contrat, l’expérience d’autres modes d’éducation à l’étranger, la pratique même dégradée de l’instruction en famille pendant les confinements, le désir de s’impliquer plus dans l’instruction des enfants, l’attente de la société pour une prise en compte accrue des spécificités de chaque enfant, le désir de bilinguisme dans le contexte de la mondialisation etc… sont autant de facteurs qui nourrissent la croissance de la demande parentale pour les écoles indépendantes en France. Mais à la différence de la plupart des autres Etats, les familles françaises se heurtent à l’hostilité de l’Etat à leurs projets de liberté scolaire. Le gouvernement français est en effet hostile aux formes d’instruction alternatives à l’Education nationale et à ses délégataires de service public, les écoles privées sous contrat, dont il contient également scrupuleusement la croissance. Tous les enfants doivent être formés dans le même cadre. La diversification des modalités d’enseignement (IEF, écoles indépendantes) est présentée comme un risque séparatiste pour la Nation. Dès lors, la politique de l’Etat français a consisté à freiner l’essor des modes d’instruction alternatifs, et à renvoyer dans la mesure du possible à l’école publique ou sous contrat les enfants éduqués autrement.

Sous couvert de lutte contre l’islamisme, c’est l’idée même de faire autrement qui est combattue in concreto. Plus l’école publique est à la peine, plus l’Education nationale paraît s’en prendre aux scolarisations alternatives.

172 écoles ouvrent pour l’année scolaire 2022-2023, en plus des 1 700 écoles indépendantes :

Ce qui a nourri la croissance des écoles indépendantes :

  • Mouvement de recherche de qualité de vie (néo-ruraux, écologie) et d’implication personnelle dans l’éducation de ses enfants (43 écoles sur 172 ont revendiqué un fort ancrage à la nature) ;
  • Effondrement du niveau et de la sécurité dans les écoles publiques et pénurie de places dans les écoles privées sous contrat ;
  • Loi obligeant la scolarisation à 3 ans (ainsi 36 % des créations sont des maternelles) ;
  • Interdiction de l’instruction en famille (importance des micro-écoles dans les villages de moins de 2 000 habitants qui représentent 67% des créations d’école cette année) ;
  • Souhait de « sur-mesure » et de « taille-humaine », qui plébiscite les petites structures plus facilement bienveillantes à l’égard de chaque enfant ;
  • Besoin d’inclusivité ou de double projet (38 écoles sur 172 s’adressent à un public spécifique : enfants pratiquant un art à haut niveau, enfants présentant des troubles de l’apprentissage, enfants à haut potentiel…) Les écoles indépendantes ne conçoivent pas leur pédagogie pour un enfant moyen appartenant à un groupe classe. Elles cherchent à personnaliser leur approche pédagogique.

Monde & vie : un mensuel tranquillement catholique et à droite

On connait le prêtre, le philosophe et le théologien, on connait moins le Guillaume de Tanoüarn journaliste et directeur de publication de “Monde et Vie“. Et pourtant, le brillant intellectuel ne compte pas ses heures pour faire vivre ce mensuel qui a une longue histoire et qui dispose d’une place unique dans la presse d’opinion puisque c’est un magazine chrétien qui n’a pas peur de se colleter à la politique. C’est dans le paysage médiatique actuel, une véritable singularité. L’abbé de Tanoüarn ne cache pas les difficultés de sa démarche notamment dans un moment de crise économique de la presse écrite non subventionnée. Au-delà, le prêtre réaffirme le retour du politique en France avec notamment une Assemblée nationale qui peut jouer pleinement son rôle. Il évoque aussi les successions de crises au sein de l’Eglise, les mauvais comportements à l’égard des catholiques de Tradition et l’attitude personnelle du Pape François. Un regard important d’une personnalité qui possède une foi à toute épreuve.

Extrait de son dernier éditorial :

Voilà juste cent ans, dans sa lettre apostolique Galliam Ecclesiae filiam primogenitam, le pape Pie XI écrivait : « Il est certain, selon un ancien adage, que “le royaume de France” a été appelé “royaume de Marie”, et cela à juste titre… ». Évoquant l’histoire de notre pays et tous les saints issus de notre sol, il rappelait le lien particulier qui unit la fille aînée de l’Église et la Vierge sans tache. En même temps que, déférant au vœu de son prédécesseur Benoît XV, le Saint-Père plaçait la France sous le patronage principal de Notre-Dame de l’Assomption, pour comble de bonheur il lui associait comme patronne secondaire sainte Jeanne d’Arc, canonisée deux ans plus tôt – et à laquelle Pie XII ajouterait plus tard sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Jusqu’à présent, même parmi les catholiques français, ce centenaire n’a pas été célébré avec la joie qu’il aurait mérité, joie toute céleste qui devrait combler les âmes et les cœurs à ce souvenir. Hélas, en remisant le Ciel dans la cave de la “sphère privée” que les petits maîtres de la République ont assigné à notre dévotion, nous avons désappris de prier pour la France. Comme si Dieu se désintéressait de l’histoire  de ses enfants.

Fumée de Satan ! Au contraire, tout le passé de notre nation, depuis le baptême de Reims, témoigne de l’attention active de la Providence dans l’histoire en général et, par Marie, dans celle de la France en particulier. En reconnaissant la royauté de Notre-Dame de l’Assomption sur la France, le pape Pie XI entérinait, à quatre siècles de distance, la décision du roi Louis XIII de placer la France sous la protection spéciale « de la très sainte et très glorieuse Vierge »et de lui consacrer sa personne, son État, sa couronne et ses sujets, afin que le royaume « ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire ». Mais Louis XI, déjà, en 1478, devant Notre-Dame de Boulogne, la Vierge nautonière, avait reconnu solennellement la reine du Ciel comme « suzeraine des rois de France »; et, dès 813, à l’époque du concile de Mayence, Charlemagne avait érigé l’Assomption de la Vierge, le 15 août, en fête d’obligation pour tout son Empire. Ses lettres de chrétienté, la France les tient de Marie, ce qui n’est pas un motif d’orgueil, mais une très puissante raison d’espérer.

Le Ciel n’est pas avare dans ses dilections et Marie est reine de l’Univers et de tous les peuples. La Vierge de Czestochowa veille sur la Pologne, celle de Fatima sur le Portugal, celle de Guadalupe protège le Mexique. Mais les sanctuaires dédiés à Notre-Dame tissent un immense rosaire sur notre pays, et la présence mariale, les nombreuses apparitions de la Sainte Vierge, multipliées depuis la Révolution et les temps de l’apostasie collective qui paraît triompher aujourd’hui, y ont répandu à profusion des grâces qui ne seront pas perdues. Notre France peut être momentanément infidèle ; mais la fidélité de Marie est éternelle. Cette conviction inébranlable, qui devrait tenir au cœur de tout catholique français, a été confirmée voilà deux ans, au début de la semaine sainte, par un symbole fort : dans l’incendie de Notre-Dame, alors que la flèche de la cathédrale s’était abattue dans le brasier, les saintes reliques contenues dans le coq n’ont pas souffert. Gardons ce signe alors que la charpente chrétienne de notre pays paraît brisée et que la flèche de son âme semble s’abîmer dans le matérialisme ambiant, et prions la Vierge de l’Assomption de sauver une nouvelle fois son royaume.

Il n’y a pas d’interdit à une alliance entre les droites

… en Italie, avec l’accord qui réunit la Lega, Forza Italia et Fratelli d’Italia, plus une galaxie de petites formations centristes. Professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po et président de la School of Government de l’université Luiss à Rome, Marc Lazar répond au Figaro :

Ces partis s’allient parce qu’ils y sont contraints par le mode de scrutin. Ils ont de profondes différences, par exemple sur la Russie et la guerre en Ukraine, et il y a une compétition pour le leadership entre Silvio Berlusconi, Matteo Salvini et Giorgia Meloni. Cette dernière cherche à affirmer sa prééminence et à imposer que le parti recueillant le plus de suffrages ait un candidat naturel, en l’occurrence elle, à la présidence du Conseil, bien que ce soit le président de la République qui nomme le président du Conseil.

Ils ont aussi de réelles convergences. D’abord une affirmation nationale voire « nationalitaire » déjà présente chez Silvio Berlusconi avec le nom de son parti depuis 1994, Forza Italia ( « Allez l’Italie » ). La Lega, au départ régionaliste, se veut une Ligue nationale depuis 2013, quand Matteo Salvini a pris la direction de ce parti. Giorgia Meloni est à la tête d’un parti nationaliste et souverainiste, issu du fascisme. Ces partis partagent l’hostilité à la gauche et l’anticommunisme, même s’il n’y a quasiment plus de communistes en Italie.

Il y a un troisième point d’accord : la défiance envers l’État. Du fait de l’origine de son parti, Giorgia Meloni se montre moins hostile à l’État, mais elle dénonce sa trop forte présence. Cela se double d’un accord sur le libéralisme économique (avec la promesse d’une diminution des taxes), là encore avec des divergences : il est fort chez Forza Italia et à la Lega, moins du côté de Fratelli d’Italia.

Pour Forza Italia et Fratelli d’Italia, et de manière moins prononcée dans la Lega, on retrouve ce que l’historien Giovanni Orsina a appelé  « l’anti-antifascisme » , c’est-à-dire l’exaspération contre l’antifascisme. Enfin, ces partis ont une sociologie assez semblable : leur électorat comporte une forte présence de petits commerçants, d’artisans, de chefs d’entreprise mais aussi d’employés et de catégories populaires ayant déserté la gauche. La droite dispose de ce qu’Antonio Gramsci appelait un « bloc social » . Cette tradition d’unité date de 1994 même s’il y a eu des tensions et des ruptures. Ces partis sont habitués à former une machine de guerre pour les élections même si ensuite gouverner ensemble s’avère plus compliqué.

Pourquoi n’y a-t-il pas, ou plus, d’interdit moral, au sein de la droite modérée, face à la perspective d’une alliance avec Giorgia Meloni et Matteo Salvini ? Cette situation est-elle le legs des choix de Berlusconi en son temps ? 

Incontestablement, c’est la réussite de l’opération politique de Berlusconi : quand il se lance en politique en 1994, il choisit de faire une large alliance avec la Ligue du Nord, alors régionaliste, et Alliance nationale, un parti issu du fascisme. Cet accord fait qu’il n’y a pas d’interdit politique et moral aujourd’hui. À l’époque, cela avait déclenché d’énormes polémiques dans le camp opposé, à gauche et au centre. Mais l’argumentaire de Silvio Berlusconi a été de dire que, grâce à lui, ces formations se sont déradicalisées. Par exemple, Gianfranco Fini, qui venait du néofascisme, a transformé son parti, Alliance nationale ; il en était arrivé à répudier son passé et le fascisme.

La Lega, que l’on classe en France à l’extrême droite, possède une composante de droite plus modérée, en particulier dans le nord de l’Italie avec une grande expérience de gestion municipale. Ce n’est pas une formation monolithique, ce qui explique son ralliement au gouvernement de Mario Draghi ; Matteo Salvini ne l’a pas fait de gaieté de coeur. Aujourd’hui, Fratelli d’Italia, la formation de Giorgia Meloni, tente aussi de sortir de son passé néofasciste. […]

En Italie, on parle de « coalition de centre droit » , là où beaucoup d’observateurs européens rangent Matteo Salvini et Giorgia Meloni à l’extrême droite ou les qualifient de droite radicale. Comment expliquer cette différence de vocabulaire ? La frontière entre droite et extrême droite ou droite radicale existe-t-elle en Italie? Faut-il s’attendre à ce que le parti de Berlusconi s’efface derrière ses alliés plus radicaux ? 

Effectivement, en France, on qualifie la Lega, Fratelli d’Italia, voire Silvio Berlusconi, d’ « extrême droite » . En Italie, il existe un consensus politique, journalistique et académique pour parler de centre droit. Cela provient des années 1990, quand le système politique caractérisé entre autres par la puissance de la Démocratie chrétienne et du Parti communiste s’effondre. Cela a amené à la formation de coalitions, encouragée par les modes de scrutin. Il était impossible de se présenter comme « droite » parce qu’elle était historiquement associée au fascisme. Inversement, se revendiquer de gauche revenait à être identifié comme communiste. Ces larges coalitions de droite et de gauche ont voulu capter l’héritage de la Démocratie chrétienne qui occupait une position centrale, avec la conviction que les élections se gagnent avec l’électorat modéré du centre.  […]

Jean-Christophe Lagarde encore en garde à vue

L’ex-député Jean-Christophe Lagarde a été placé en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbièr. Il a été interpellé à son domicile.

En juin, une enquête pour escroquerie avait été ouverte après une plainte du couple accusé indûment dans un article du Point d’avoir exploité une femme de ménage sans papiers, ce que les deux élus avaient fermement démenti.

Il avait déjà été placé en garde à vue en mars 2021 pour «détention d’arme».

A trois mois de l’élection du nouveau président des LR, les discours se droitisent

Constat de Valeurs Actuelles au campus des Jeunes Républicains à Angers :

On veut coller à la ligne du RN, le parti qui gagne dans les urnes. L’arrivée de 89 députés du RN à l’Assemblée nationale en juin a été vue comme une humiliation pour l’ex-UMP, il y a peu encore aux manettes. A la tribune, Théo Michel, secrétaire général des Jeunes LR, dénonce les « quartiers où on ne peut entrer », quitte à « choquer la bien-pensance, les belles âmes. » Même discours chez Guilhem Carayon, président des jeunes LR. « Il faut revenir aux fondamentaux : d’abord défendre l’autorité de l’Etat et la sécurité parce que c’est la première des libertés. Surtout pour les jeunes d’ailleurs, qui sont les personnes les plus touchées dans le pays par la délinquance. »

[…] « On est là pour dire à nos aînés qu’il faut vraiment mener une révolution au sein des républicains. On sort d’une défaite énorme, c’est la troisième élection présentielle de suite que l’on perd. Il faut clarifier la ligne politique avec un changement radical : on est de droite, on n’est pas au centre ! », tranche Guilhem Carayon. Lui a apporté son soutien à Ciotti. « C’est un des rares hommes politiques qui a eu le courage de voter contre le traité de Lisbonne en 2007, contre l’avis-même de sa famille politique. » Tout en concédant qu’entre les deux candidats, « les lignes sont très proches. » On en oublierait presque la présence du troisième larron sur la ligne de départ, le député du Lot Aurélien Pradié. « C’est un fantôme », ironise un militant. La famille LR prend elle aussi des allures de parti fantôme. Seuls 48 500 adhérents sont invités à glisser un bulletin dans l’urne, en décembre. Ils étaient 268 000 à élire Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement en 2014.

Une médiation…

Le tribunal judiciaire de Paris a proposé hier aux cinq sites pornographiques (Pornhub, Tukif, XHamster, Xvideos, Xnxx) visés par une mise en demeure de l’Arcom d’organiser une médiation pour définir un moyen d’empêcher leur accès aux mineurs, au grand dam de l’Arcom qui demandait aux opérateurs télécoms le blocage immédiat de ces sites.

“La position du régulateur, ce n’est pas d’animer des ateliers pour aider les sites pornographiques à exercer leur activité”, ont regretté ses avocats.

En outre, la société chypriote MG Freesites, éditrice de la plateforme Pornhub, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la légitimité de l’Arcom à agir ; le tribunal se prononcera le 4 octobre sur son éventuelle transmission à la Cour de cassation.

Mayotte : soyons enfin lucides

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Du 21 au 24 août, Gérald Darmanin, notre ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer (autrement dit “d’ici-et-d’ailleurs”) était en visite à Mayotte. Il a profité de son séjour de carte-postale (souvenez-vous qu’un des arguments de vente touristique pour bobos parisiens est le suivant : “Mayotte, le plus beau lagon du monde !”) pour nous offrir l’une de ces supercheries dont il a le secret, alliant faux bon sens paysan, feinte compassion et trompeuse détermination qu’il a résumée dans cette formule oiseuse : “Il faut lutter contre l’attractivité sociale et administrative” de l’île pour y freiner l’immigration clandestine en provenance des Comores voisines ! On croit rêver.

Rappelons quelques faits.

D’abord, le rattachement de Mayotte à la France est le fruit de deux fautes politiques : l’achat de l’archipel au sultan local (Andriantsoly) par le gouvernement du roi Louis-Philipe en avril 1841 (onze ans après le début de la conquête de l’Algérie) et la confirmation de l’appartenance à la République française par le gouvernement issu de la révolution de 1848. Mais c’est aussi le fruit d’une forfaiture – au sens premier du terme -, la départementalisation de ce territoire d’Outre-Mer par le gouvernement de Nicolas Sarkozy en 2011, à la suite du référendum local de mars 2009, sans consultation des Français de métropole. Le coup répété du Traité de Lisbonne après le résultat négatif du référendum de mai 2005…

Hélas, les ennuis ne firent que se multiplier. Et c’est tellement vrai que, dès janvier 2016, la Cour des comptes annonçait aux Français que la départementalisation de Mayotte était une “bombe à retardement” !

Car, située dans l’océan Indien, entre l’Afrique de l’Est et Madagascar, Mayotte a vu sa population quadrupler entre 1985 et 2017, selon l’Insee, sous l’effet conjugué d’une forte natalité (plus de quatre enfants par femme) et d’une immigration d’habitants venus principalement de l’archipel voisin des Comores (mais aussi de Madagascar et même du continent africain -).

L’île est aujourd’hui peuplée de 350 000 à 400 000 personnes selon les autorités. En réalité, nul n’en sait rien et les chiffres sont sans doute supérieurs car PLUS DE LA MOITIE DE CES HABITANTS SONT DES IMMIGRES ET QUE LEUR NOMBRE AUGMENTE CHAQUE JOUR, leur objectif étant de profiter des avantages sociaux qu’ils ne trouvent pas chez eux et, pire encore, de faire accoucher dans l’archipel leurs femmes (ils sont polygames…) afin que les enfants nés sur le territoire puissent revendiquer la nationalité française par le droit du sol !

Rappelons ici que la principale maternité de l’île, à Mamoudzou, est, en nombre d’accouchements (plus de 10 000 par an)… la plus importante de France et même de toute l’Union européenne (puisque Mayotte, département français, est une “Région ultrapériphérique” de l’UE).

Cette surpopulation entraine une explosion des habitats précaires sous la forme d’innombrables bidonvilles avec toutes leurs conséquences économiques, sanitaires et… sécuritaires.

L’île connait aussi des problèmes insolubles pour insérer la jeunesse dans la vie active alors que l’âge moyen y était de 23 ans en 2017. Toujours selon l’Insee, 25 000 jeunes de 15 à 29 ans sont sans emploi, ni en cours d’études, ni en formation. Soit 36% de cette tranche d’âge, trois fois plus que sur le reste du territoire français (13%).

Mayotte doit également faire face à une autre calamité, la violence des bandes. Les affrontements se font entre elles mais de plus en plus contre les forces de l’ordre. La délinquance y est très élevée, bien plus importante qu’en France métropolitaine (ce qui n’est pas rien !), avec quatre fois plus de procédures pour cambriolages, vols, agressions physiques ou viols… Evidemment sans résultat puisque, là-bas, la justice ne s’applique tout simplement jamais.

L’insécurité s’ajoute à un contexte de très grande pauvreté : près des trois quarts de la population (74%) vit avec un niveau de vie inférieur à 50% de la médiane nationale, toujours selon l’Insee.

Or que nous a annoncé l’ineffable Gérald Darmanin pour lutter contre tous ces fléaux ? Principalement deux choses.

Il souhaite d’abord renforcer la lutte contre l’immigration clandestine dans le département, en durcissant la législation sur le droit du sol. “Cette augmentation de l’immigration illégale fait naître énormément de désordre. Un désordre d’habitats insalubres, d’habitats illéga[ux], de difficultés de sécurité que personne ne peut nier”, a-t-il justifié. Aujourd’hui, un enfant né à Mayotte est déclaré Français si l’un de ses parents a résidé régulièrement sur l’île pendant au moins trois mois (les trois mois qui précèdent l’accouchement de sa mère par exemple !). A l’avenir, ce même parent “devrait” prouver sa présence pendant un an. Une vraie révolution !

Il veut ensuite s’attaquer à la délinquance des mineurs à Mayotte en proposant d’ouvrir “des lieux de rééducation et de redressement pour les mineurs délinquants, encadrés par des militaires” (Il a évoqué des discussions avec les policiers et gendarmes qui rapportaient des attaques de “mineurs de 11 ans, de 10 ans, de neuf ans”, armés de machettes et de haches… “Aujourd’hui les magistrats, et c’est bien normal, les libèrent, puisqu’on ne met pas les enfants en prison, mais il faut pourtant leur offrir un lieu de sanction et d’éducation”, a expliqué le ministre.)

Chiche. Mais alors, pourquoi pas aussi… en métropole ?

Et pourquoi pas, aussi, rétablir les bagnes et la relégation ?

Vous l’aurez compris, tout cela n’est qu’imposture et foutaises. Comme toujours avec Emmanuel Macron et ses acolytes. Alors que, en réalité, il n’y a plus qu’une seule solution :

RENDRE SA LIBERTE À MAYOTTE ET PASSER LE FLAMBEAU À L’UNION DES COMORES, CI-DEVANT REPUBLIQUE ISLAMIQUE DES COMORES, QUI RECLAME SON DÛ DEPUIS 1972. SANS OUBLIER LE COROLLAIRE DE CETTE MESURE : LA SUPPRESSION DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE POUR LES MAHORAIS…

Et que l’on ne vienne pas nous opposer la perte d’une fraction ridicule de notre zone économique exclusive (ZEE) maritime, déjà très étendue sans beaucoup de bénéfice, voire trop étendue peut-être pour nos présentes capacités de défense.

Si nous y ajoutons le fait que l’archipel est menacé sérieusement par le volcanisme sous-marin alentour, il n’y a pas d’alternative au retrait de la France de ce piège intenable.

J-Y Pons (Conseil dans l’Espérance du Roi)

Retrouver notre souveraineté en matière d’immigration

Dans Valeurs Actuelles, Nicolas Bay, député français au Parlement européen, écrit :

[…] Nos normes sur l’asile, l’accueil, ont été pensées au siècle dernier dans un contexte particulier, celui d’une Europe en ruines où des millions de réfugiés d’une même civilisation se déplaçaient d’est en ouest. Inchangées, elles favorisent aujourd’hui la submersion démographique, l’assaut vers notre continent. Dans le même esprit, le droit de la mer n’a pas été mis en place pour des « naufragés » volontaires conduits par des criminels, ni pour donner illusoirement un supplément d’âme à des militants d’organisations gauchistes.

[…] On aurait tort de croire que ces organisations limitent leur activité au transfert de migrants vers l’Europe. Elles exercent désormais également une surveillance aérienne de l’action de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, qui se traduit en ce mois d’août, sans surprise, par une dénonciation de l’agence pour « violation du droit international ».

La démission au printemps dernier du patron de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, est à mettre en partie à leur passif. L’autre part du travail de sape a été accomplie par la Commission européenne et notamment Ylva Johansson, une suédoise qui appartient à l’aile gauche de la gauche dans son pays.

Militants gauchistes, commissaires européens, CJUE. Avec cette triade, l’Europe reste plus que jamais un terrain vague et ses frontières extérieures des passoires.

En 2020, sur les sept premiers mois de l’année, 10 900 clandestins avaient été convoyés en Italie par les ONG. Près du triple en 2021 (29 000). Presque quatre fois plus cette année (42 500). Un total de 70 400 dont une bonne part est allée ou ira en France à l’instar du dénommé Brahim Aouissaoui qui, le 29 octobre 2020, a assassiné trois personnes dans la basilique Notre-Dame de Nice. Les pages faits-divers de nos journaux régionaux regorgent presque chaque jour d’agresseurs, de violeurs, de voleurs, de tueurs, dont on apprend au détour de l’article qu’ils sont entrés illégalement en France et que, déjà interpellés, ils n’ont jamais été expulsés.

Qu’ils le veulent ou non, mais y ont-ils seulement pensé, ceux qui se félicitent de la décision de la CJUE portent une responsabilité, certes indirecte, certes involontaire, des délits et des crimes qui, inévitablement, en résulteront. Par ailleurs, ne cessons jamais de le répéter : si les clandestins qui prennent la mer en partant de Libye ou de Tunisie avaient été systématiquement renvoyés à leurs points de départs dès les premières traversées, il y a longtemps que plus aucun départ ne se ferait. Qui payerait (car ces gens payent) pour un aller-retour ?

Sur l’ensemble des frontières européennes, les passages forcés de migrants illégaux, souvent des hommes jeunes et musulmans,  sont en hausse de 86% sur les sept premiers mois de 2022. 35 000 pour le seul mois de juillet, 155 000 depuis le début de l’année. Citer ces chiffres, aligner ces statistiques, a indubitablement un air de déjà-vu. À défaut de lasser les patiences, ils endorment les consciences. Chaque année, c’est l’équivalent d’une grande ville européenne qui entre sur notre continent, puis une autre et encore une autre. Sans compter les millions de migrants légaux qui « oublient » de partir une fois leurs visas arrivés à échéance. Si le grand remplacement est une formule, le peuplement de nos quartiers, de nos villes et désormais de nos villages est une réalité dont les Européens ne commencent qu’à peine à mesurer la conséquence à moyen terme : devenir minoritaires sur leur propre terre.

Dans ce contexte, la base de la Reconquête pourrait bien être le glaive de la justice, la reconquête juridique des droits des peuples européens à rester eux-mêmes.

Chronique des cinglés

« Je n’ai pas honte d’avoir été un opposant de madame Taubira quand elle prétendait changer la civilisation»

Extrait du discours de François-Xavier Bellamy à Angers le dimanche 4 septembre 2022, à l’occasion de la rentrée des Jeunes Républicains :

« Je n’ai pas honte d’avoir été un opposant de madame Taubira quand elle prétendait changer la civilisation […]. Je pense même que notre combat d’hier n’a jamais été autant d’actualité […]. Nous étions très nombreux ici à porter le même message et nous avions raison de le faire ».

François-Xavier Bellamy est revenu dimanche 4 septembre à Angers, dans son discours à l’occasion de la rentrée des Jeunes Républicains, sur la loi Taubira et la défense

« à temps et à contre-temps la sagesse, l’équilibre, l’intelligence, la justesse, le sens de l’expérience humaine ».

« Vous êtes jeunes, vous n’avez pas à rougir, vous n’êtes pas de vieux cons quand vous dites que nous avons le devoir de défendre ce qui fait la fécondité de l’expérience humaine toute entière. […] Même les combats menés un jour à contre courant peuvent devenir le secret de nos victoires futures. »

Des protestants s’élèvent contre les abus de pouvoir

Une coalition internationale de pasteurs (Européens, Nord-Américains et Africains) vient de signer une déclaration contre les abus de pouvoir par les élites politiques : la Frankfurt Declaration of Christian & Civil Liberties.

Cette déclaration a été publiée en anglais, allemand, espagnol, tchèque et français : https://frankfurtdeclaration.com/wp-content/uploads/2022/09/Declaration-de-Francfort.pdf

Elle réunit déjà plus de 2700 signataires.

Extrait :

Nous affirmons que chaque être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (imago Dei) et qu’il possède donc une dignité et une valeur intrinsèques, ainsi que certains droits et libertés inaliénables, nécessaires à une vie humaine correcte. Ces droits et libertés comprennent le droit de pratiquer un culte collectif, d’entretenir des relations personnelles et présentielles, d’exercer une profession, de participer aux événements importants de la vie humaine, comme le droit de réconforter les malades et les mourants (en particulier ceux de sa propre famille), d’assister à des funérailles, d’assister à la naissance de son enfant, de se marier lors d’une réunion publique, de se réunir pour manger avec d’autres personnes, et d’exercer un travail honorable. Nous affirmons également que les gouvernements devraient reconnaître que chaque individu est responsable de son propre bien-être corporel et devraient protéger le droit à l’autodétermination médicale personnelle.

Nous refusons donc les actions déshumanisantes d’une autorité gouvernementale, ou de toute autre institution, visant à soumettre toute personne à une manipulation psychologique et à une intimidation. Cela inclut le fait d’encourager la suspicion envers les autres, en les présentant comme des menaces potentielles pour le bien commun et individuel. De même, nous nous opposons à ce que l’État prenne des décisions médicales pour ses citoyens, ainsi qu’à la criminalisation, la ségrégation forcée, le licenciement professionnel obligatoire et toute autre privation des droits des personnes qui choisissent de ne pas se conformer aux politiques médicales de leur gouvernement. Nous rejetons donc toute forme de coercition médicale et toute restriction des libertés individuelles des personnes qui ne sont pas infectées par une maladie contagieuse et potentiellement mortelle ; cela inclut la mise en place de pass vaccinal, la distanciation sociale ou le port d’un masque comme condition générale d’accès aux lieux publics, de participation au travail ou à la vie sociale. Nous nous opposons également aux tendances mondiales en faveur du transhumanisme, de la surveillance et du contrôle technologiques des êtres humains, car elles sapent la capacité d’agir de l’être humain, qui est si fondamentale pour notre vocation divine à vivre en tant que porteurs de l’image de Dieu.

Nous affirmons que toutes les autorités terrestres tirent leur autorité (“le droit d’être obéi”) de Dieu, qui est au-dessus de tout et à qui tous doivent rendre des comptes. Nous croyons qu’Il a établi leurs différentes sphères de responsabilité (c’est-à-dire leurs mandats) et, ce faisant, a fixé les limites de leur autorité. Dieu a délégué l’autorité aux gouvernements civils dans le but de récompenser le bien et de punir le mal, et de protéger les droits et libertés accordés par Dieu à tous les peuples. Il a également délégué son autorité à l’Église dans ses diverses expressions, en particulier pour faire des disciples de toutes les nations en prêchant la Parole de Dieu, et pour établir et administrer des communautés d’individus rachetés par la foi, vivant sous l’autorité du Christ. En outre, il a délégué l’autorité à la famille en tant qu’unité de base de la société, dans le but de favoriser la cohésion sociale et la fidélité sexuelle, et de protéger, de pourvoir aux besoins des enfants, de les élever et de les éduquer dans la voie du Seigneur. Nous affirmons notre droit, en tant que citoyens, parents et chrétiens, de déterminer librement nos croyances et nos comportements sur la base de ces vérités.

Nous refusons donc les idéologies totalitaires des gouvernements qui ne reconnaissent pas les limites de leur autorité et usurpent l’autorité déléguée par Dieu à l’Église ou à la famille. En particulier, nous rejetons la tendance des gouvernements à centraliser les croyances et les comportements de leurs citoyens, en créant une société autoritaire dans laquelle l’État est absolu. Un tel totalitarisme et étatisme est construit sur des croyances qui ont fondamentalement redéfini le bien et le mal et la nature des êtres humains et sont contraires à l’ordre divin des choses. Ces croyances ont pour effet d’asservir les libertés individuelles et religieuses, et d’engendrer une intolérance idéologique qui cherche à réduire au silence, à annuler et à rééduquer ceux qui ne sont pas d’accord. Nous nous opposons également à l’idée que les enfants sont la propriété de l’État, et donc des sujets à endoctriner, ainsi qu’à tout encouragement ou toute manipulation des enfants visant à ce qu’ils subissent des procédures médicales sans le consentement de leurs parents.

Désinformation : flagrants délits de LCI

LCI accuse la TV d’État russe de propagande mensongère au sujet d’une manifestation hostile à Macron qui n’aurait jamais existé. Cette manifestation a pourtant bien eu lieu sous les fenêtres de l’AFP :

Julien Arnaud a regretté :

Mais la même chaine a enchainé dans la désinformation en déclarant qu’il s’agit d’une manifestation contre le passeport sanitaire

 

Grand remplacement électoral

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :

Le président LREM (pardon Renaissance, cela fait plus chic !) de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Sacha Houlié, a déposé le 2 août dernier une proposition de loi constitutionnelle visant à « accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France ».

Pour ceux qui auraient encore quelques doutes sur le fait que la Macronie est bien un mouvement social-démocrate (et que son « et de droite et de gauche » est un pâté d’alouette ne prenant à peu près rien à la droite et à peu près tout à la gauche), cette mesure devrait ouvrir les yeux – sauf à choisir l’aveuglement volontaire qui se porte si bien dans le monde politique français ! Cette mesure a fait son apparition dans le programme commun de la gauche socialo-communiste en 1972. Depuis, le « droit de vote des étrangers » est un serpent de mer permettant de refédérer les gauches quand elles se disputent trop ostensiblement.

En l’occurrence, difficile de ne pas y voir un clin d’œil appuyé aux troupes de Jean-Luc Mélenchon. Lequel prétend d’ailleurs, contre tout bon sens, que M. Macron va s’allier avec LR, dont le programme serait dicté par le Rassemblement national ! De là à prétendre que le programme de la Macronie serait de droite dure, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par le tribun castriste ! Si seulement …

Mais revenons au vote des étrangers.

L’exposé des motifs de cette proposition de loi est révélateur – et serait jugé parfaitement délirant si le régime était encore gouverné par des principes clairs et non par l’anarchie et la confusion mentale. « L’argumentation » repose pour l’essentiel sur le double fait que les étrangers votent aux élections syndicales ou associatives et que les priver de vote serait instaurer une insupportable « discrimination ». Mais cela n’a rigoureusement aucun sens : par nature, la citoyenneté est « discriminante ». On est citoyen français ou on ne l’est pas : le citoyen français qui peut être appelé à mourir pour sa patrie a aussi son mot à dire dans la direction des affaires publiques, tandis que le non-citoyen a à la fois moins de droits et moins de devoirs. Cette espèce de phobie de la discrimination est absurde. Quant à la justification par les élections syndicales, elle en dit long sur la conception du bien commun qui prévaut en Macronie : la France est une « start-up nation », que nous pouvons vendre sur les marchés. En fait de syndicalisme, leur vision de la France relève surtout du syndic de faillite !

La trisomie 21 chez Tibo InShape

Passionné de fitness et de musculation, le youtubeur français aux 8,7 millions d’abonnés « Tibo InShape », s’est notamment fait connaitre par sa bienveillance et son autodérision. Dernier témoignage en date : une récente vidéo dans laquelle il rencontre Fatiha, une jeune femme de 25 ans porteuse de trisomie 21, et sa maman.

Grand sourire, il démarre cet entretien avec sa traditionnelle motivation : « Tu vas être une machine de guerre, j’ai confiance en toi », rappelant dès le début que la trisomie est un handicap et non une maladie. De questions en explications, Fatiha se livre et parle de son quotidien : scolarité, recherche d’emploi, amitiés et aspirations, elle n’hésite pas à témoigner qu’il faut s’accepter comme on est ! Avec finesse et humour, Tibo l’écoute et l’encourage. Il n’hésite pas à lui poser des questions personnelles sur son rapport au handicap, sa réaction face aux moqueries, ou encore sa relation à sa famille.

La maman de Fatiha, présente elle aussi, vient raconter l’histoire touchante de sa grossesse et l’accueil de sa fille, dernière d’une fratrie de 6 enfants. Elle explique qu’au cours de sa grossesse, elle avait « tout à fait le droit d’abandonner sa fille » si elle le souhaitait. Mais pour elle « les enfants trisomiques sont comme les enfants ordinaires : chacun est unique ». Elle n’hésite pas à donner des conseils aux mamans, leur rappelant combien les enfants trisomiques sont attachants et attentionnés.

Le sourire de Fatiha, sa détermination et sa gaité font de cette vidéo un témoignage simple et poignant de ce que peut être le quotidien d’une personne porteuse de handicap. Plus qu’une rencontre originale, cette vidéo qui se termine sur quelques images de « Dear Futur Mom » (coproduit par la Fondation Jérôme Lejeune), est un bel hommage à la trisomie !

Emprisonné pour avoir refusé d’utiliser un pronom neutre pour appeler un élève trans

Lundi 5 septembre, un enseignant catholique a été emprisonné en Irlande pour avoir refusé d’appeler un de ses élèves transgenre par un pronom neutre.

Devant le tribunal, il a affirmé avoir été suspendu par l’école pour avoir refusé d’appeler un de ses élèves « un garçon » comme étant « une fille ». À la suite de cette affaire, il avait été suspendu. Il est revenu à l’école vendredi 2 septembre. La police de l’établissement l’a arrêté lundi 5 septembre et l’a transféré au tribunal de Dublin. Le juge a demandé l’incarcération du professeur pour qu’il respecte la décision de l’école. Se conformer aux ordres serait « un mépris » de ses propres croyances chrétiennes profondes. Accepter de se conformer à l’ordonnance du tribunal, a-t-il dit, reviendrait à enfreindre sa propre morale, son éthique et ses opinions religieuses.

Voyage en Arménie

Antoine Bordier publie aux Editions SIGEST Arthur, le petit prince d’Arménie, Les aventures d’un jeune journaliste français en Arménie.

Arthur de La Madrière est un orphelin de 20 ans, qui vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Il est l’aîné d’une fratrie de 7 enfants. Il vit son premier grand reportage en Arménie. Là, il découvre un pays aux mille facettes, aux mille visages. Boulimique d’aventures et de rencontres, il multiplie les reportages. Au cours de l’un d’eux, il développe des dons d’ubiquité et de bilocation. Il se retrouve à deux endroits différents, au même moment. Il se déplace, pendant ses reportages, dans le temps et dans l’espace. Au cours de l’un de ses déplacements inédits, il rencontre des personnages illustres comme Noé et Abraham. L’arche de Noé aurait terminé sa course folle sur les eaux du déluge, en s’arrêtant au sommet du mont Ararat. Et, il rencontre Abraham en tant que « Père de tous les croyants ». Quelque temps après cette rencontre incroyable, il bascule dans un monde parallèle où il devient le héros invisible qui sauve des vies le 27 septembre 2020 à Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, la république auto-proclamée, du Haut-Karabakh, que vient d’envahir les troupes belligérantes voisines, celles de l’Azerbaïdjan. Arthur va traiter différents sujets : sur l’église, les jeunes, les femmes, la Francophonie, l’économie, les entrepreneurs, les start-ups. Il va, également, vouloir traiter les sujets du génocide, de la guerre, de la politique et de la géopolitique. Enfin, il termine son long séjour, qu’il reporte plusieurs fois, en faisant des rencontres merveilleuses, notamment, avec des personnalités locales, avec la diaspora, avec l’aigle Aroso et la reine Anahit. Cette dernière en fait son chevalier et son « petit prince ». Ce livre se présente comme un triptyque : avec un tableau journalistique plus ou moins romancé, un tableau allégorique et un tableau fantastique.

Le cardinal Jean-Pierre Ricard – ancien Président de la Conférence des Evêques de France, ancien archevêque de Bordeaux – a accepté d’écrire la préface. Véronique Lévy (la soeur de BHL), convertie au catholicisme, a écrit un coup de coeur majestueux. Jean-Pierre Mahé, ancien Président de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Membre de l’Institut de France, historien, orientaliste et philologue, spécialiste du Caucase, de la Géorgie et de l’Arménie, est l’auteur de la postface.

Agression anti-chrétienne à Rambouillet : l’Agrif se porte partie civile

Suite à cette affaire, Bernard Antony indique que l’AGRIF va se porter partie civile. Deux des trois agresseurs ont été interpellés.

Une loi sur l’euthanasie “rapidement”

La présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Mme Yaël Braun-Pivet, a apporté sur France Inter des précisions sur le calendrier de l’Assemblée nationale pour les prochaines semaines. Elle attend que le Parlement “puisse être saisi rapidement d’un texte relatif à la fin de vie”.

La consultation sur ce sujet promise par le chef de l’Etat pendant la campagne électorale devrait être lancée très prochainement, comme l’a annoncé la Première ministre Elisabeth Borne à l’issue du séminaire gouvernemental de rentrée.

Jupiter s’invite chez vous

L’assistante sociale de l’Elysée a un message :

C’est quoi la phase suivante : il va nous apprendre à prendre une douche et à faire la vaisselle ?

Ces tentatives de PMA qui font exploser les couples

Lu dans Le Figaro :

Certains couples vacillent durant un processus de PMA, jusqu’à se déliter. Usés par l’infertilité, abîmés par les protocoles invasifs, fatigués – dans certains cas – par l’espoir suivi d’échec. «Ils disent souvent «la PMA a eu raison de notre couple», commente le Pr Michaël Grynberg, gynécologue obstétricien et chef du service de médecine de la reproduction et de la préservation de la fertilité à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart) et Jean-Verdier (Bondy). Ces unions pourraient-elles être trop fragiles pour supporter l’épreuve ? Certaines oui ; mais pas toutes. Dans son cabinet, le Pr Grynberg voit au contraire arriver des hommes et des femmes solides, gonflés d’espoir et soudés par un même projet.

«Mais ils ne se rendent pas compte de ce qui les attend, poursuit le médecin. On va rythmer leur vie, rentrer dans leur intimité, dans leur sexualité, et tout cela pour réussir quelque chose censé être naturel. Le couple sera inévitablement mis à mal.»

Et pour cause, le parcours d’infertilité vient attaquer et fragiliser les fondations mêmes de l’union. À commencer par la sphère intime. «On entre rapidement dans des rouages médicaux», détaille Sonia, 41 ans. Elle a 26 ans et son mari 10 de plus quand ils se soumettent à leurs premiers tests de fertilité. Le spermogramme est mauvais : peu de spermatozoïdes, beaucoup de malformations. Ce qu’il se passe dans la chambre à coucher se retrouve alors sur le bureau d’un médecin en consultation. Combien de fois faites-vous l’amour dans la semaine ? Dans le mois ? Comment ça se passe ? «Une graine est semée et elle peut pourrir la relation», explique Sonia. Prise de température chaque matin, calcul et analyse du cycle à la loupe, rapports sexuels programmés… La spontanéité disparaît, le sexe plaisir fait place à la sexualité reproductive. «On ne faisait l’amour qu’en vue de faire un enfant, résume la quarantenaire, et un fossé s’est creusé.» Pour extraire son corps du champ médical, 1 personne sur 4 vit une relation extraconjugale, estime Déborah Schouhmann, thérapeute en périnatalité (infertilité et maternité) à l’hôpital américain de Neuilly.

C’est peu de dire que le processus de PMA malmène l’intimité du corps, et celui de la femme, plus précisément. Si l’homme est impliqué dans environ 60 % des infertilités, c’est bien elle qui est au centre des traitements. «Tu n’imagines pas combien de personnes ont visité mon vagin», a lancé un jour Sonia à son mari. «J’avais l’impression d’être un réceptacle», décrit-elle. Qu’il s’agisse d’insémination artificielle ou de FIV, le traitement hormonal de stimulation ovarienne présente de potentiels effets secondaires (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, prise de poids) et les techniques sont invasives. Piqûres dans le ventre, prises de sang, ponction folliculaire à l’aide d’une aiguille plantée sur une sonde endovaginale…

Et si on leur parlait plutôt de l’adoption ? Voici ce que dit l’instruction Dignitas Personae, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 8 septembre 2008

En ce qui concerne le traitement de l’infertilité, les nouvelles technologies médicales doivent respecter trois valeurs fondamentales: a) le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; b) l’unité du mariage qui implique le respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre  ; c) les valeurs spécifiquement humaines de la sexualité, qui «exigent que la procréation d’une personne humaine doit être poursuivie comme le fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux » . Les techniques qui apparaissent comme une aide à la procréation « ne sont pas à rejeter parce qu’artificielles. Comme telles, elles témoignent des possibilités de l’art médical. Mais elles sont à évaluer moralement par référence à la dignité de la personne humaine, appelée à réaliser sa vocation divine au don de l’amour et au don de la vie ».

A la lumière de ce critère, sont à exclure toutes les techniques de fécondation hétérologue  et celles de fécondation artificielle homologue qui se substituent à l’acte conjugal. En revanche, sont permises les techniques qui sont comme une aide à l’acte conjugal et à sa fécondité. L’Instruction Donum vitae s’exprime en ces termes : «Le médecin est au service des gens et de la procréation humaine: il n’a pas le droit de disposer d’elles ni de décider à leur sujet. L’intervention médicale est respectueuse de la dignité des personnes quand elle vise à aider l’acte conjugal, pour en faciliter l’accomplissement, soit pour lui permettre d’atteindre sa fin une fois qu’il a été accompli normalement ». Concernant l’insémination artificielle homologue, elle affirme: « l’insémination artificielle homologue à l’intérieur du mariage ne peut être admise, sauf dans le cas où le moyen technique ne se substitue pas à l’acte conjugal, mais apparaît comme une facilité et une aide afin que celui-ci rejoigne sa fin naturelle ».

13. Les techniques visant à l’élimination des obstacles à la fécondité naturelle, telles que le traitement hormonal de l’infertilité d’origine gonadique, le traitement chirurgical de l’endométriose, la désobstruction des trompes ou la restauration microchirurgicale de leur perméabilité, sont quant à elles licites. Elles peuvent être considérées comme de véritables thérapies, dans la mesure où, une fois résolu le problème qui est à l’origine de la stérilité, le couple peut accomplir les actes matrimoniaux dans le but de la procréation, sans que le médecin interfère directement dans l’acte conjugal en tant que tel. Aucune de ces techniques ne remplace l’acte conjugal, qui reste la seule digne d’une procréation responsable.

Afin de répondre au désir de nombreux couples stériles d’avoir un enfant, il serait également souhaitable d’encourager, de promouvoir et de faciliter, avec des mesures législatives appropriées, la procédure d’adoption des nombreux enfants orphelins qui ont besoin d’un foyer domestique pour leur adéquate croissance humaine.

“Plan 75” : l’élimination programmée des personnes âgées

Ce film japonais d’anticipation imagine une société qui décide de se débarrasser légalement, et de manière industrielle, des plus de 75 ans.

Le film s’ouvre sur un bain de sang : 19 résidents d’un foyer pour handicapés assassinés sauvagement en 2016 par un jeune homme qui voulait débarrasser le Japon de ces personnes “inutiles”. La suite du film est beaucoup plus feutrée mais pas moins violente. Dans un futur proche, le gouvernement japonais décide de régler le problème du vieillissement de sa population en votant une loi autorisant l’élimination volontaire des seniors, jugés inutiles et considérés comme une charge pour la société. Ce projet baptisé “Plan 75”, vendu comme un “droit à l’euthanasie”, est basé sur le volontariat. Souvent en difficulté financière, isolés, avec de faibles revenus, les personnes âgées se laissent convaincre par des agents dépêchés aux quatre coins du pays pour recruter les candidats au suicide. On leur propose de l’argent et un accompagnement logistique et humain pour mettre fin à leurs jours.

Le film montre comment les anciens sont ostracisés, isolés, et souvent plongés dans la misère, faute de pension de retraite, et comment la honte les empêche de réclamer l’aide sociale.

Un film d’anticipation ?

Etat des lieux de l’avortement aux Etats-Unis

Après l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade le 24 juin dernier, certains Etats des Etats-Unis ont confirmé leur volonté de légaliser l’avortement tandis que d’autres ont posé des restrictions ou même déclaré illégaux tous types d’avortements.

L’avortement demeure légal dans 26 Etats sur 50. Il s’agit notamment de l’Alaska, de la Californie, du Colorado, du Connecticut, du Delaware, d’Hawaï, de l’Illinois, du Kansas, du Maine, de Maryland, du Massachussetts, du Michigan, du Minnesota, du Montana, du Nebraska, du Nevada, du New Hampshire, du New Jersey, de New York, du Nouveau Mexique, de l’Oregon, de la Pennsylvanie, de Rhode Island, du Vermont, de la Virginie et de Washington.

Parmi ceux-ci, certains Etats envisagent un référendum pour renforcer le « droit » à l’avortement comme l’Alaska, la Californie, le Michigan, le Montana et le Vermont.

D’autres Etats sont en pleine bataille judiciaire comme l’Arizona où un conflit existe entre deux textes. Dans le Dakota du Nord, une loi qui devait entrer en vigueur le 26 août pour criminaliser l’avortement a été bloquée. Dans l’Idaho, une loi interdisant quasiment tous les avortements a été bloquée le 25 août. Dans l’Indiana, une loi interdisant l’avortement à quelques exceptions près devrait entrer en vigueur le 15 septembre, mais une action en justice a été intentée. Dans l’Utah la loi d’interdiction a été bloquée par un juge. En Virginie-Occidentale une loi interdisant l’avortement et antérieure à l’arrêt Roe vs. Wade, pourrait à nouveau entrer en vigueur. Dans le Wisconsin et le Wyoming une loi interdisant les avortements a été bloquée le 27 juillet. Concernant l’Iowa, le gouverneur a demandé aux tribunaux de lever une injonction contre l’application d’une loi de 2019 interdisant les avortements après 6 semaines.

L’accès à l’avortement est interdit à partir de 20 semaines de grossesse en Caroline du Nord, de 18 semaines dans l’Utah, de 15 semaines en Floride, de 6 semaines en Géorgie et dans l’Ohio. Pour le moment, l’avortement est interdit au-delà de six semaines en Caroline du Sud, mais la chambre des représentants a adopté le 31 août un projet de loi qui interdirait presque tous les avortements à tous les stades de la grossesse, avec des exceptions en cas de viol ou d’inceste.

Certains Etats interdisent l’avortement sans exception comme l’Alabama, l’Arkansas, le Dakota du Sud, le Kentucky, le Missouri, le Tennessee et le Texas. D’autres autorisent des exceptions comme le Wisconsin, l’Idaho, ou l’Indiana qui permettent l’avortement en cas de viol, d’inceste, d’anomalie mortelle du fœtus ou pour protéger la vie et la santé physique de la mère. La Louisiane pose une exception lorsqu’il y a « un risque substantiel de décès ou de déficience permanente dans certaines circonstances ». Le Mississippi permet d’y avoir recours en cas de viol ou pour sauver la vie de la femme enceinte, tandis que l’Oklahoma admet deux exceptions qui sont le viol et l’inceste.

Parmi ces Etats, treize avaient, avant l’annulation de Roe vs. Wade, voté des lois dites de « déclenchement »[1]. Il s’agit de l’Arkansas, du Dakota Nord, du Dakota Sud, de l’Idaho, du Kentucky, de la Louisiane, du Mississippi, du Missouri, de l’Oklahoma, du Tennessee, du Texas, de l’Utah et du Wyoming.

Salon désir d’enfant à Paris : l’interdiction de la GPA enfin respectée

Selon les observations de La Manif Pour Tous, les organisateurs et exposants du salon Désir d’enfant 2022 ont respecté leur engagement de bannir la proposition de GPA : aucun démarchage commercial n’a été constaté cette année lors du salon. Cette victoire en appelle d’autres. En effet, après la GPA, La Manif Pour Tous entend faire appliquer la loi pour obtenir l’interdiction du business des gamètes.

L’exploitation reproductive recouvre la gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses, et le business de gamètes, illégal aussi. En France, en effet, les produits du corps humain ne peuvent être ni vendus ni achetés.

Le marché des gamètes qui sévit à l’international concerne le sperme et les ovocytes. Les prélèvements d’ovocytes impliquent, pour les femmes, un processus lourd, long, douloureux et potentiellement dangereux pour la santé. Il s’agit d’une violence faite aux femmes, que celles-ci subissent pour de l’argent, certains pays les rémunérant pour alimenter leur trafic en vendant leurs ovocytes en France et ailleurs. Quant aux hommes, certains pays les rémunèrent aussi, là encore pour obtenir des plus pauvres d’entre eux ce qu’ils refusent de faire autrement.

Ce business sordide était encore présent cette année au salon Désir d’enfant. D’autres pratiques illégales l’étaient aussi comme la ROPA – Réception des Ovocytes de la Partenaire – qui vise à prélever les ovocytes d’une femme, à les féconder lors d’une FIV avec « don » de sperme (acheté en réalité), puis à placer l’un des embryons obtenus dans l’utérus d’une autre. Des PMA post-mortem, pour les personnes trans ou au-delà de l’âge légal en France sont aussi proposées dans les allées du salon Désir d’enfant, avec sélection génétique et parfois même choix du sexe. C’est ce qu’ont pu observer les infiltrés de La Manif Pour Tous pendant toute la durée du salon.

« Le recul sur la GPA est une bonne nouvelle. Il faut désormais aller plus loin et obtenir l’interdiction de toutes les pratiques illégales de ce salon et, plus largement, de toutes les « réunions » de ce type organisées en France sous le manteau. La Manif Pour Tous est déterminée à poursuivre son action pour défendre la dignité et les droits de tous, adultes et enfants » résume Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

La Troménie de Marie , prochaine arrivée à Ste Anne d’Auray

La Troménie de Marie a parcouru durant l’été toute la Bretagne pour participer au relèvement spirituel et temporel de la Région et de la France. Partie de Nantes le 18 juin, elle arrivera à Ste Anne d’Auray le 10 septembre. Pour clôturer cette grande marche priante, 2 journées exceptionnelles sont organisées dans ce sanctuaire consacré à la mère de Marie auquel les Bretons sont très attachés. 2 journées :

  • Pour permettre aux bretons de redécouvrir la foi de leurs ancêtres et rendre hommage à Marie et à Sainte Anne
  • Deux journées de visite de la Fille à sa mère et d’accueil de la Fille par la mère.
  • Deux journées pour demander le relèvement spirituel et temporel de la Bretagne et de la France,
  • Deux journées pour venir déposer aux pieds de Marie et de Sainte Anne nos intentions de prières personnelles.
  • Deux journées pour rendre grâces de la visite de Notre Dame de France dans nos petits bourgs, dans nos églises, dans nos chapelles et dans nos sanctuaires
  • Deux journées pour remercier Marie des intentions de prières exaucées tout au long de ce périple et il y en a eu en grand nombre !!!
  • Deux journées pour remercier des pardons donnés et reçus

Les organisateurs ont souhaité, pour ces deux journées, associer aux côtés des marcheurs plusieurs « mondes » : les gens de la mer, les familles, le monde paysan et les personnes fragiles et/ou en situation de handicap. Des temps de prières leur seront spécialement réservés, ainsi que des temps de bénédiction.

Quelques chiffres à ce jour :

  • 12 tronçons soit 1 2 00 km au total
  • 5 personnes font le parcours complet soit 1 200 km.
  • 3 500 personnes ont participé à la marche
  • 72 veillées de prières ont eu lieu dont la majorité avec adoration du Saint Sacrement ont réuni quelques 5 000 personnes. (Marcheurs et paroissiens)
  • 14 000 « Je vous salue Mare » récités par les marcheurs (3 à 4 chapelets par journée de marche).
  • 5 diocèses visités par Notre-Dame de France.
  • Quelques 200 églises ou chapelles visitées
  • 72 communes ont accueilli La Troménie de Marie et mis à disposition salles municipales, étangs, douches de stade et salles de sport, 4 communes ont prêté leurs gites d’autres ont prêté leur camping.
  • 10 communes ont servi un pot d’accueil
  • 2 chevaux ont été nécessaires : après 6 semaines de marche la jument « Symphonie » a pris 1 semaine de « congé ». Elle a été remplacée par un cheval venant de Clohars Carnoët puis a repris sa place.
  • 2 ferrures au tungstène ont été nécessaires pour la marche.
  • 4 000 (sur les 6 000 prévus) livrets du marcheurs distribués
  • 15 000 cartons d’intentions de prières ont déjà été donnés aux personnes croisées sur les routes et dans les villages
  • 150 bénévoles ont travaillé à La Troménie de Marie
  • 4 évêques sur 5 ont participé à un moment de La Troménie de Marie
  • UNE PLUIE DE GRACES durant le parcours : confessions en grand nombre (parfois confession pour la première fois, d’adultes baptisés), nombreuses retrouvailles parents enfants et conjoints qui ne se parlaient plus

Le retour des nations (suite)

Selon la police, quelque 70 000 personnes se sont rassemblées dimanche sur la place Venceslas à Prague (100 000 selon les organisateurs, dans un pays de moins de 11 millions d’habitants) pour une manifestation de plus de trois heures contre le gouvernement. La manifestation, intitulée “La République tchèque d’abord”, était une action commune d’organisations, de partis politiques et de citoyens qui désapprouvent les politiques actuelles et souhaitent la démission du gouvernement. Les organisateurs prévoient une autre manifestation le 28 septembre.

“Nous exigeons la démission immédiate du gouvernement”. “Nous demandons la mise en place d’un gouvernement temporaire d’experts et la convocation d’élections anticipées. Si le gouvernement ne démissionne pas d’ici le 25 septembre, nous déclarerons le droit de résistance prévu par la Constitution tchèque et annoncerons des actions coercitives lors d’une manifestation nationale. Nous sommes déjà en pourparlers avec les syndicats, les hommes d’affaires, les agriculteurs, les maires, les opérateurs de transport et d’autres organisations pour déclarer une grève”.

Parmi les intervenants figurait Zuzana Majerová Zahradníková, présidente du mouvement Trikolora, qui a déclaré que le gouvernement devait mettre fin aux sanctions anti-russes et cesser de fournir des armes à l’Ukraine.

De nombreux manifestants ont apporté des drapeaux tchèques et des banderoles avec des slogans contre l’UE, l’OTAN, le Premier ministre Fiala, le Green Deal pour l’Europe et la position de rejet du gouvernement envers la Russie.

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