La haine de l’Occident
Douglas Murray vient de publier Abattre l’Occident. Comment l’antiracisme est devenu une arme de destruction massive. Extrait d’un entretien donné au Figaro :
[…] Ces nouveaux antiracistes sont racistes à l’égard des Blancs et ceci est désormais considéré comme autorisé et même encouragé. Je pense que tout ceci est pernicieux et risque d’être hautement contre-productif. Après tout, si vous dites à un groupe minoritaire qu’il est mauvais, qu’il n’y a rien de bon à dire sur lui et qu’il ne peut rien faire pour expier sa culpabilité innée sauf disparaître, il est peu probable que cette minorité se laisse convaincre. Mais lorsqu’il s’agit de la nouvelle guerre contre les Blancs, c’est une guerre menée contre les populations majoritaires de l’Occident.
La probabilité qu’une majorité continue à accepter qu’on lui parle de cette manière me paraît faible. C’est une des raisons pour lesquelles ce nouvel antiracisme doit être stoppé net. Permettez-moi également d’ajouter que, selon moi, nous parlons en réalité d’anti-occidentalisme. Il en existe de nombreuses formes: l’anti-occidentalisme arabe, l’anti-occidentalisme chinois. Mais celui qui m’intéresse le plus (et que je cherche à démonter pièce par pièce) est celui que j’appelle anti-occidentalisme occidental. La haine de l’Occident depuis l’intérieur de l’Occident. […]
La principale réécriture concerne le passé occidental qui se trouve ainsi tout entier entaché des péchés de l’esclavage, du colonialisme et du racisme. Personne ne nie que ce sont des aspects de notre passé. Mais ils ne constituent pas la somme totale de notre passé, et encore moins le seul prisme à travers lequel regarder tout le reste. Nous ne le ferions pour aucune autre culture, mais grâce aux théoriciens américains de l’antiracisme, ces erreurs sont devenues la seule façon d’appréhender ce qu’ils appellent «l’histoire blanche». Ils parlent par exemple du «péché fondamental» de l’Amérique, l’esclavage. Mais attention, tout le monde peut jouer à ce jeu. Pourquoi seuls les pays occidentaux auraient-ils des péchés fondateurs? Quel est le péché fondamental du Nigeria ou du Gabon, par exemple? Ces pays en ont évidemment un. Après tout, si nous en avons un, pourquoi pas tous les autres pays, toutes les autres civilisations? Pourquoi faut-il que seul l’Occident soit placé sur le banc des accusés et que tous les autres soient considérés comme des innocents édéniques? […]
Vous rappelez dans votre livre que les détracteurs du racisme ou du sexisme ciblent systématiquement les Occidentaux alors que des pays, comme la Chine, où sont commises les pires atrocités contemporaines, sont au contraire épargnés par les critiques. Comment expliquez-vous ce «deux poids, deux mesures»?
Je crois que notre sens inné de l’autocritique est utilisé contre nous. Et je crois que nos concurrents et rivaux sur la scène mondiale l’utilisent tout particulièrement. Regardez la façon dont le Parti communiste chinois joue sur l’autocritique occidentale. L’un des organes de propagande du PCC a récemment publié une caricature (en anglais) de l’Oncle Sam dans le Bureau ovale, entouré de cadavres. Le texte d’accompagnement parlait de George Floyd et de la séparation des familles à la frontière mexicaine, affirmant que l’Amérique a toujours été raciste. Il n’est pas nécessaire d’être un génie pour savoir ce qui se passe. Mais il faut être fou pour croire que le PCC se soucie le moins du monde du racisme ou de la séparation des familles. Demandez aux habitants de la province du Xinjiang ce qu’ils en pensent, ce million de personnes dans les camps de concentration en Chine. Et bien d’autres… […]
De même, ne surestime-t-on pas l’influence réelle du phénomène woke? Vous proposez de le combattre, mais le meilleur moyen de le combattre n’est-il pas de l’ignorer ou de le mépriser?
«Woke» est un terme que je n’aime pas car il fait croire que ces attaques sont frivoles, légères, ce qui n’est vraiment pas le cas. Ce qu’on appelle woke est en fait une offensive fondamentale contre tout ce qui concerne notre culture et notre passé. Et nous ne pouvons pas l’ignorer. Ce que je pense, c’est que nous devrions le comprendre, puis essayer de nous en détacher et de le démonter à notre tour. En termes intellectuels, ce qui s’est passé, c’est que la «théorie» déconstructiviste française est arrivée en Amérique il y a quelques décennies, que les académies américaines lui ont donné une tournure raciale américaine et qu’elle nous a ensuite été renvoyée à toute vitesse.
Les pays anglophones sont particulièrement vulnérables à ce phénomène, c’est pourquoi le mouvement woke est si fort dans certaines régions du Canada, ainsi qu’au Royaume-Uni et en Australie. Mais les Français auraient raison de nous engager à nous éloigner de tout cela. J’avais l’habitude de penser que l’Amérique était un importateur net de mauvaises idées. Ces dernières années, elle est devenue un exportateur net de mauvaises idées. Nous devrions essayer de rejeter ces importations particulières. Nous avons nos propres problèmes, mais nous devons nous assurer que nous ne faisons pas nôtres ceux de l’Amérique. […]
Pour quelles raisons pensez-vous que les wokistes et les nouveaux antiracistes veulent à tout prix détruire l’Occident ? Est-ce lié à l’absence de sens de nos sociétés?
ll y a des vides, certes, et l’une des grandes tâches de cette génération doit être de les combler ou du moins de viser à les combler. Mais comme je le dis vers la fin de mon livre, la réponse doit venir d’un niveau très profond. Nos sociétés sont poussées à se transformer en sociétés du ressentiment. Je pense qu’il n’y a qu’une seule réponse à cela, c’est d’inverser la tendance. La seule réponse au ressentiment, celle qui s’adresse aux mêmes profondeurs, c’est la culture de la gratitude. C’est ce qui manque le plus. Où est cette fichue gratitude pour tout ce que nous avons? Après tout, naître en France ou en Amérique au XXIe siècle, c’est encore gagner à la loterie de la vie. Pensez à d’autres endroits où vous pourriez naître. Et faire partie d’une culture telle que la nôtre, c’est loin d’être négligeable.
Pourtant, qui ose aujourd’hui aborder ce sujet? Lorsque j’ai écrit L’Étrange Suicide de l’Europe , j’ai dit que l’un de nos problèmes en Occident était que nous ne savions pas quoi faire de notre chance. Mais j’ai changé d’avis à ce sujet. Un sportif américain, Branch Rickey, a dit un jour une très belle chose sur la chance. Il a dit: « La chance est un fruit de l’existence. » Le fait qu’une si grande partie du monde veuille venir en Occident (et non l’inverse) suggère que quelque chose doit être bon chez nous. Et je suggère que s’il y a quelque chose de bon aujourd’hui, c’est parce que nous et ceux qui nous ont précédés avons fait des choses qui étaient bonnes dans le passé. Nous avons fait de bons choix. Ou du moins de meilleurs choix que d’autres. J’aimerais que nous réfléchissions à ces bonnes choses, et que nous les chérissions davantage.
Genre à l’école : La Manif Pour Tous demande à être reçue par Pap Ndiaye et Isabelle Rome
Alors que les cabinets du ministre de l’Éducation nationale et du ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances confirment dans la presse avoir lancé de premières réunions de travail sur les stéréotypes de genre à l’école, La Manif Pour Tous s’inquiète d’un éventuel retour, sous une forme ou sous une autre, des ABCD de l’égalité. Alors qu’une concertation est annoncée, les familles doivent évidemment être informées et entendues. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, indique :
« Si l’entourage des ministres précise ne pas vouloir relancer de polémiques inutiles sur la théorie du genre après celles suscitées en 2015 par l’initiative de Najat Vallaud Belkacem, heureusement enterrée par François Hollande, l’inquiétude persiste ». « Or les termes à forte connotation idéologique utilisées pour décrire la thématique desdites réunions ravivent déjà cette inquiétude. En outre, le caractère off des communications auprès des journalistes n’est pas la bonne méthode sur ces questions sensibles. Il faut au contraire de la transparence et du dialogue. C’est cette méthode de la main tendue que nous proposons au gouvernement. Nous verrons dans les prochains jours s’il accepte de la saisir en nous donnant rendez-vous ».
Des courriers officiels de demandes de rendez-vous ont été adressés ce jour à Pap Ndiaye et Isabelle Rome.
Dans la plupart des académies, il y a désormais un service chargé des écoles indépendantes
Michel Valadier, fondateur de l’école Saint-Dominique, est le nouveau directeur général de la Fondation pour l’école. Interrogé dans L’Homme Nouveau, il révèle :
Depuis quelques années, un écart de plus en plus flagrant se creuse entre le traitement des établissements hors contrat et celui des établissements sous contrat, en particulier aux examens. Y a-t-il d’autres points sur lesquels vous aimeriez mettre l’accent ?
Il y a plusieurs sujets à relever, mais celui des examens est le plus actuel. Avant la réforme du bac – en 2019 –, les lycées hors contrat étaient considérés comme des établissements scolaires à part entière et les élèves scolarisés s’inscrivaient au bac via leurs lycées. Dans un premier temps rien n’a changé ; mais depuis 2021, nos lycéens sont traités comme des candidats libres, ce qui permet de leur refuser la prise en compte du fameux contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat. Mais comme l’administration a besoin du relais que sont les établissements hors contrat, les élèves sont considérés comme candidats individuels inscrits par leur établissement. L’hypocrisie est flagrante et nous la dénonçons. Il faut savoir que, dans la plupart des académies, il y a désormais un service chargé des écoles indépendantes, ce qui manifeste une réalité devenue incontournable. Il n’est plus possible d’ignorer 2 500 établissements qui scolarisent plus de 100 000 élèves, ce n’est plus un phénomène marginal. Un des combats que nous allons mener prochainement sera de demander leur reconnaissance par le Ministère comme établissements à part entière. Nous sommes inspectés et utilisés par l’Administration quand ça l’arrange. Quand nous aurons obtenu cette reconnaissance, la prise en compte du contrôle continu suivra.
Je peux vous dire ici comment nous en sommes arrivés là. Lors du confinement du mois de mars 2020, s’est posée la question des épreuves du baccalauréat. Le 2 avril, Jean-Michel Blanquer annonçait à la radio que les élèves inscrits dans les établissements hors contrat passeraient les épreuves du bac en septembre, lors de la session de rattrapage, comme les candidats libres, alors que les élèves du public et du privé sous contrat étaient dispensés de toute épreuve. Une mobilisation exceptionnelle l’a contraint en 36 heures à changer d’avis et le lendemain soir, 3 avril, il annonçait au journal télévisé que les élèves des établissements hors contrat seraient traités de la même manière que les autres élèves scolarisés dans le public. Les notes des premier et deuxième trimestres de nos élèves ont pu être prises en compte et en ce qui concerne l’établissement que je dirigeais, le rectorat a tenu compte de nos résultats passés et augmenté les moyennes de tous les élèves d’un point et demi à deux points dans certaines disciplines.
Je suis persuadé que cet événement a suscité la réaction dont nous subissons les conséquences aujourd’hui. Nous sommes considérés comme des anomalies qu’il faut à tout prix marginaliser. Ce point était très clair dans l’attitude des inspecteurs qui sont venus à Saint-Dominique quand je dirigeais l’établissement et qui, loin de nier notre bon niveau ou nos résultats, cherchaient ce qui pourrait nous contraindre à fermer. Avec la Fondation, nous nous battons pour faire reconnaître que nous sommes, dans le paysage scolaire français, une forme de diversité. Et qu’à ce titre, nous avons le droit au respect, à la considération, dans la mesure où notre travail est couronné de succès.
Mobilisation pour la Marche pour la vie à Lyon
Cette année encore, la Marche pour la Vie de Lyon organisera une manifestation, comme elle l’a fait depuis cinq ans.
Ce combat est devenu plus que nécessaire dans une société qui s’enfonce chaque année davantage, dans la destruction et la manipulation de la Vie humaine. Nous avons connu l’allongement des délais de l’avortement l’année dernière, et si nous ne nous mobilisons pas cette année, si nous ne mettons pas toutes nos forces dans la défense de la Vie, nous connaîtrons également l’inscription de l’avortement dans la constitution, prévue avant la fin de l’année 2022.
La Marche pour la Vie refuse de se taire et de tomber dans l’inaction. Elle vous invite donc à venir manifester le 02 octobre à Lyon, et à mobiliser vos proches, familles, amis, afin qu’eux aussi, deviennent acteurs de la défense de la Vie.
La Marche pour la Vie ne peut exister sans vous ! Inscrivez-vous et devenez bénévole en cliquant ici.
Si vous souhaitez participer financièrement à l’organisation de cette manifestation, vous pouvez nous aider ici.

L’école du reformatage
Et pour apprendre à lire, écrire, compter, réfléchir, où faut-il aller ?
Iannis Roder, directeur de l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès : "L'école républicaine prend les élèves comme ils sont et va essayer de les dégager des déterminismes : économiques, sociaux, culturels, religieux" #le7930inter pic.twitter.com/YNajQ5Q3hE
— France Inter (@franceinter) September 8, 2022
L’amour de la patrie est une véritable vertu politique
Mathieu Detchessahar, agrégé des universités, est interrogé dans Permanences sur la nation. Extraits :
Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Antoine Bordier publie son triptyque littéraire : Arthur, le petit prince d’Arménie
Pendant 30 ans, il avait mis sa plume entre-parenthèse, choisissant une carrière dans le monde de l’entreprise. En 2018, lors d’un séjour en Italie dans la maison de famille du bienheureux Pier Giorgio Frassati, il décide de revenir vers le journalisme en plus de ses activités de conseil. Il reprend la plume et écrit dans plusieurs journaux : Challenges, Entreprendre, Famille Chrétienne, France Catholique, Journal de France, L’Homme Nouveau, Paris Match, etc. En 2020, il part en Arménie. Il y écrit son premier roman. Entretien avec un auteur passionnant, qui a fait de ses coups de cœur sa raison d’être et de vivre.

Nous sommes à quelques heures de la sortie de votre premier roman, Arthur, le petit prince d’Arménie. Comment appréhendez-vous cette première ?
Je suis un peu stressé et impatient de voir Arthur, le petit prince d’Arménie, en version papier ! Quand je vais toucher la couverture cartonnée et feuilleter les pages de mon « bébé » tous mes sens vont être en éveil. Je suis, en fait, excité à l’idée d’avoir pu accomplir un tel travail, avec mon éditeur, SIGEST. Il y a très longtemps que je voulais publier et offrir ma plume au grand public. L’heure est venue. Et, c’est maintenant. Je suis vraiment heureux, car je suis allé jusqu’au bout de mon projet. J’espère que le public sera au rendez-vous !
Avez-vous eu des moments où vous n’arriviez plus à écrire ? Où vous aviez perdu l’inspiration ?
Avec le recul, il est facile d’oublier les moments les plus difficiles. J’ai eu des moments, effectivement, non pas d’abandon, mais de souffrance. En tout, j’ai dû écrire, lire, relire, corriger, recorriger, amender, changer, améliorer, affiner mon livre et mon style 5 ou 7 fois. Entre le moment où j’ai commencé à écrire mon livre et la fin, lorsque mon éditeur m’a dit : “ Antoine, c’est fini, on n’y touche plus ”, il y a 17 à 18 mois. Tout mis bout-à-bout, j’ai écrit pendant 9 mois, une vraie gestation…Eh dire que cette aventure a commencé par un pari !
A partir d’un pari ? C’est drôle et original. C’était quand ?
C’était en décembre 2020. Un soir, je dînais chez un ami, qui a écrit une dizaine de livres. Il me dit : “ Antoine, je pars en Arménie pour la première fois. J’organise une mission humanitaire. Tu viens avec moi ? ” Je lui ai répondu : “ Oui, pourquoi pas ! On se retrouve là-bas. Moi, je vais organiser une mission économique.” Cela paraît bizarre, mais tout a commencé comme cela.
Auparavant, en 2018, j’avais, donc, repris ma plume journalistique. Et, j’ai ajouté l’activité de communication à mon activité de conseil, au sein de mon cabinet. A l’été 2018, lors de mon passage dans la superbe villa de la famille du bienheureux Pier Giorgio Frassati (sa famille possédait La Stampa, le quotidien de l’époque), je ne pouvais pas garder pour moi tout seul ce moment historique, emblématique. J’ai, donc, écrit un article fleuve sur Pier Giorgio pour le compte de France Catholique. J’ai interviewé sa nièce, Wanda Gawrońska, qui à l’époque avait plus de 90 ans. Elle était incroyable d’énergie et d’anecdotes. Pour mémoire, Pier Giorgio est mort à 24 ans, le 4 juillet 1925. Je me souviens qu’elle disait de lui : “ Pier Giorgio avait un lien très fort avec Jésus. Il en parlait librement. C’est, certainement, pour cela qu’il était proche des pauvres. Un jour, il a vu une femme avec son enfant pieds nus qui s’étaient abrités sous le porche de sa maison. Il a ôté ses chaussures et les a données…”
Donc, vous avez repris la plume journalistique à ce moment-là. Je comprends bien que le bienheureux Pier Giorgio Frassati est important pour vous. Mais, est-ce qu’Arthur, du coup, le héros de votre livre, lui ressemble ?
Bonne question ! Plus ou moins. Mais, c’est vrai, en y réfléchissant, ils ont plusieurs points communs : l’action, la jeunesse et la prise de risque. Une petite nuance : dans le livre Arthur ne s’occupe pas des pauvres. Il s’occupe des victimes de la guerre, des blessés, etc. Il sauve des vies. Arthur est plus jeune, 4 ans les séparent. Et, Arthur a un problème avec Dieu, même s’il continue à croire. Il reproche à Dieu de lui avoir pris ses parents lors de ce tragique accident de voiture. J’évoque, rapidement, le mystère de Dieu, de la foi, de la mort, de la souffrance et de la vie.
Parlons davantage de vous. Pouvez-vous vous présenter, simplement ?
Je suis le 5è d’une fratrie de 6 enfants. Je suis né dans une famille de militaires. Mon père était pilote de l’armée de l’air et ma mère s’occupait de nous à la maison. J’ai vécu le début de mon enfance en Afrique. Puis, nous sommes rentrés en France. Nous avons vécu à Tours, où j’ai fait toute ma scolarité du collège au lycée. J’ai commencé à écrire mes premiers cahiers, mes premiers essais, mes premiers poèmes à Tours. J’ai été passionné, aussi, par plusieurs lectures : celles de la Bible, du livre d’Hector Malot, Sans Famille, du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Je dévorais les aventures de Tintin ! Et, plus tard celles de Joseph Kessel. Elles ont balisé, et encore maintenant, ma vie. Elles ont façonné ma plume.
A quel âge avez-vous commencé le journalisme ?
Je devais avoir 15 ans. C’était, exactement en 1985, lors d’un voyage en Italie. J’ai rédigé mon premier article pour la revue interne du diocèse de Tours. Avec les jeunes clercs de la Basilique Saint-Martin, nous avions fait un pèlerinage à Assise et à Rome. C’est, certainement, pour cela que l’Italie m’inspire beaucoup. Je viens de le comprendre grâce à votre question. Et, cela me rappelle une anecdote : j’ai été l’un des rares journalistes français à être présent à Assise, les 9 et 10 octobre 2020, lors de la béatification du jeune Carlo Acutis. J’étais l’envoyé spécial de France Catholique, la revue rachetée par Vincent Bolloré. Je me suis dit : “ Mais où sont les autres médias français ? ” Cette question, je me la suis posée, aussi, en Arménie : que fait la France pour son petit-pays frère ?
Votre CV est très riche et atypique à la fois. Vous avez été un journaliste en herbe (excusez-moi cette expression) de l’âge de 15 ans jusqu’à 21 ans. En même temps, vous poursuiviez vos études supérieures. Puis, vous êtes entré dans l’entreprise, après votre service militaire. Pendant une trentaine d’années, vous avez été auditeur, contrôleur de gestion, directeur administratif et financier, puis, dirigeant. Vous lancez et dirigez, ensuite, votre cabinet et vous revenez petit-à-petit à vos premiers amours. Quel sens donnez-vous à votre plume, finalement, au regard de votre carrière professionnelle ?
Votre question est intéressante. Mais, j’aimerais parler davantage d’Arthur que de moi. Pour faire court, ma plume serait mon talent, mon art. Chacun en a un, non ? Il est vrai que j’ai essayé de comprendre ce talent. En fait, c’est une erreur de vouloir comprendre son talent. Il ne faut pas essayer de le comprendre. Il faut l’accueillir, l’utiliser, en vivre, et, le développer. Lors de cette petite introspection, j’ai voulu discuter avec des grands auteurs de best-sellers comme Marc Levy, Guillaume Musso, ou encore Bernard Werber. Marc Levy est intéressant parce qu’il a eu une autre vie avant de devenir un auteur à succès. Il était architecte. Guillaume Musso, lui, était prof, et Bernard Werber journaliste. J’ai eu la chance de les rencontrer et d’échanger, rapidement, avec eux, sauf avec Guillaume Musso.
Au sujet de mon parcours atypique dans l’entreprise, je pense qu’il a nourri, indirectement, ma plume. Mais, finalement, c’est le même moteur qui m’anime : l’envie d’écrire, d’entreprendre, de réaliser, d’écouter, de raconter des histoires.
Parlons maintenant de votre livre : Arthur, le petit prince d’Arménie. Racontez-nous sa genèse.
Sa genèse serait le 5 octobre 2018, lorsque pour le compte de la revue France Catholique, je suis les obsèques nationales de Charles Aznavour, à Paris, aux Invalides. Le lendemain, je couvre les obsèques religieuses et je suis amené à rencontrer des Arméniens de la diaspora. Une Arménienne de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance, AGBU, (NDLR : une ONG présente dans le monde entier qui vient en aide à l’Arménie) me parle du 17è Sommet International de la Francophonie, qui a lieu en Arménie. J’hésite à me rendre à Erevan. Finalement, je suis pris par une mission de conseil. Mais, l’Arménie est venue à moi à ce moment-là. Deux ans plus tard, je relevais le défi !
Concrètement, comment s’est passé votre premier séjour ? Je crois que vous avez passé plusieurs mois en Arménie ?
J’ai, donc, organisé une première mission économique en Arménie. Puis, dans la foulée deux suivront. En tout, j’y suis allé 3 fois. Et, j’y retourne dans quelques jours pour faire la promotion de mon livre.
La toute première fois, c’était il y a un an. En plus de cette mission économique, j’ai été l’envoyé spécial de Challenges. Pierre-Henri de Menthon (NDLR : le Directeur de la revue économique) m’a demandé de traiter deux sujets économiques. Sur place, j’ai eu plusieurs coups-de-cœur, comme si je tombais amoureux de cette civilisation, de ce pays, de son peuple, de son histoire. C’est pour cela que j’ai décidé d’écrire ce livre. J’ai été particulièrement bouleversé par le fait que ce petit pays, que j’appelle confetti, sortait d’une guerre de 44 jours contre l’Azerbaïdjan – qu’elle a perdue sous le regard silencieux de toute la communauté internationale, qui a laissé faire les soldats azéris aux ordres de l’autocrate Aliev. L’Artsakh est l’enjeu de cette guerre. Géographiquement, cette république auto-proclamée de la région du Haut-Karabakh se situe en Azerbaïdjan. Mais ce sont des terres arméniennes ancestrales. Elles ont, d’ailleurs, été spoliées par Staline. En 1921, il les a données à l’Azerbaïdjan pour assurer la maxime : « diviser pour régner. » Aujourd’hui, le danger de voir disparaître la civilisation arménienne de ses propres terres est alarmant.
Ce qui m’a touché profondément, également, c’est le génocide de 1915 et le tremblement de terre de 1988…
L’Arménie est martyre et, si je vous comprends bien, la Communauté Internationale reste silencieuse. Dans votre livre, vous évoquez ces tragédies. Dans quel genre littéraire se situe votre livre. C’est un roman journalistique ?
Pour faire court, oui. Mais, il s’agit plutôt d’un triptyque littéraire. Le premier tableau est un tableau journalistique plus ou moins romancé. Arthur de La Madrière réalise de nombreux reportages. Le deuxième tableau est un tableau allégorique, dans lequel Arthur rencontre Noé et Abraham. Le troisième tableau est fantastique.

Arthur, c’est qui ? Ne serait-ce pas vous, finalement ?
Non, Arthur de La Madrière est un orphelin de 20 ans, qui vient de perdre ses parents dans un grave accident de voiture. Il est l’aîné d’une fratrie de 7 enfants. Il vit son premier grand reportage en Arménie, juste après la guerre des 44 jours. Boulimique d’aventures et de rencontres, il multiplie les reportages. Au cours de l’un d’eux, il développe des dons d’ubiquité et de bilocation. Lors de l’un de ses déplacements inédits, il rencontre des personnages illustres comme Noé et Abraham. Quelques temps après, il bascule dans un monde parallèle où il devient le héros invisible qui sauve des vies. Notamment, le 27 septembre 2020 à Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, république auto-proclamée du Haut-Karabakh, que vient d’envahir les troupes de l’Azerbaïdjan.
Arthur va faire des reportages sur l’église, les jeunes, les femmes, la Francophonie, l’économie, les entrepreneurs, les start-ups, etc. Il va, également, vouloir traiter les sujets sur le génocide, la guerre, la politique et la géopolitique. Enfin, il termine son long séjour, qu’il reporte plusieurs fois, en faisant des rencontres merveilleuses, notamment, avec des personnalités locales, avec la diaspora, avec l’aigle Aroso et la reine Anahit. Cette dernière en fait son chevalier et son petit prince. Là, nous entrons dans le monde fantastique…qui pourrait ressembler à celui de Narnia.
Le 9 septembre, vous fêtez la naissance d’Arthur, le petit prince d’Arménie. Quand sera-t-il disponible ?
A partir du 19 septembre, il est disponible chez amazon.fr, chez Decitre, à la fnac.com et à lalibrairie.com. A Bordeaux, à Marseille, à Montpellier, à Lille, à Lyon, à Nice, à Paris, à Rennes, à Strasbourg, à Toulon, à Tours, dans les plus grandes villes de France, nous sommes en contact avec de grandes librairies comme La Hall du Livre, la librairie Kléber, La Procure, La Sorbonne, Mollat, Gibert, etc.
Un mot de conclusion ?
Pour conclure, je voudrais parler du Cardinal Jean-Pierre Ricard, de Véronique Lévy et de Jean-Pierre Mahé. Ils ont accepté de faire la préface, le coup de cœur et la postface de mon livre. Quel honneur ! Je voudrais leur rendre hommage.
Enfin, je souhaite, comme Philippine de Saint-Pierre, la Directrice Générale de KTO : “ Longue vie à Arthur !”
J’espère qu’il deviendra un best-seller. Arthur, le petit prince d’Arménie pourrait se retrouver dans tous les foyers. Je l’ai écrit pour les Francophones. Il va être traduit en arménien, puis, en anglais. Car, je souhaite que toute la diaspora s’en empare. Je souhaite qu’il soit « en haut de l’affiche » de toutes les librairies. Et, qu’il soit enseigné dans toutes les écoles…Comme Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry !
Copyright des photos A. Bordier
J’ai compris pourquoi je suis devenu de strème droâte
Avoir des enfants aurait une influence sur nos opinions politiques et ferait clairement pencher vers la droite, selon une étude menée par l’Université de Pennsylvanie. Autant dire qu’avec 7 enfants on est clairement à droite de la droite…
Un ensemble de quatre études menées par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie montre qu’avoir des enfants fait clairement pencher du côté conservateur. Devenir parent entraînerait un attachement à des valeurs plus traditionnelles concernant par exemple la famille, l’éducation, la sexualité ou encore la religion, tout en rendant davantage réfractaire à des progrès sociaux.
C’est The Guardian souligne :
« Il y a cette idée que plus on vieillit, plus on devient conservateur en raison de l’expérience de s’être frotté à la dureté de la réalité. Mais ce n’est pas le cas. Si on regarde les personnes qui ne sont pas parents, on ne voit pas une différence d’âge ».
« Puisque les valeurs sociales conservatrices privilégient ostensiblement la sécurité, la stabilité et les valeurs familiales, nous faisons l’hypothèse qu’être davantage investi dans le soin parental pourrait rendre les politiques conservatrices plus attractives. ».
Persécution des chrétiens au Mozambique
Une religieuse combonienne, Maria De Coppi, a été tuée dans l’attaque de la mission de Chipene, dau nord du Mozambique, dans la nuit du 6 au 7 septembre. Agée de 84 ans, la religieuse italienne était au Mozambique depuis 1963. C’est elle qui avait fondé la mission.
Les assaillants ont détruit l’église, l’hôpital, l’école (primaire et secondaire) et les voitures. Sœur Maria a reçu une balle dans la tête alors qu’elle tentait de rejoindre le dortoir où se trouvaient les quelques étudiantes qui ne s’étaient pas enfuies.
L’Etat islamique a revendiqué l’attaque, indiquant que ses combattants « ont tué quatre chrétiens dont une religieuse italienne ».
Euthanasie : droit à l’objection de conscience des médecins en Californie
Suite à la légalisation du suicide assisté en Californie, une loi entrée en vigueur en janvier, la California Senate Bill 380, exige que les médecins qui refusent de procéder à un suicide assisté pour des raisons religieuses ou éthiques, « documentent » la demande du patient et l’adressent à un autre médecin. Cette loi réduit aussi de 15 jours à 48h le délai imposé entre les deux « notifications » par lesquelles le patient manifeste sa volonté de recourir au suicide assisté. Les avocats des associations médicales et dentaires chrétiennes et le Dr Leslee Cochrane, médecin objecteur, ont intenté un procès en février contre le texte, en faisant valoir que cette procédure constituait une « participation » à la loi.
Dans la même lignée qu’une décision de 2018 de la Cour Suprême selon laquelle les médecins n’avaient pas à violer leurs croyances pour donner des informations sur les fournisseurs d’avortement, le tribunal de district a affirmé que les médecins objecteurs n’étaient pas contraints de renseigner le patient réclamant le suicide assisté.
La secte des Insoumis
Attaqué par la France insoumise et des journalistes de gauche après l’annonce de sa venue aux universités d’été de Reconquête, Éric Naulleau déclare dans Valeurs Actuelles :
[…] Que répondez vous aux insoumis et journalistes de gauche qui vous ciblent depuis l’annonce de votre participation aux universités d’été ?
Que je suis un homme libre. Que je ne leur reconnais aucun droit à décider de la place où je peux ou ne peux pas m’asseoir — j’ai le plus grand respect pour les ouvreuses de théâtre, mais à chacun son métier.
Pour quelles raisons les insoumis vous attaquent ?
Je fais partie de ces gens de gauche qui refusent de se laisser « toutouiser » (selon l’heureux néologisme de Bernard Cazeneuve) par la France Insoumise. […]
Cette “polémique” illustre-t-elle le sectarisme qui caractérise désormais la gauche contemporaine, que vous décrivez dans votre dernier ouvrage intitulé La Gauche réfractaire ?
La nature sectaire des Insoumis est tellement évidente que même Clémentine Autain s’en est récemment fait l’écho. Et pour comprendre la signification du mot gourou, il faut avoir vu Jean-Luc Mélenchon lors de son récent discours de Lille répondre avec une morgue et un mépris inouïs à ses propres partisans qui osaient lui demander de parler plus fort. La dérive sectaire ne tient pas seulement à un mode de fonctionnement d’un parti sans adhérents où un homme et son clan décident de tout.
Il faudrait inventer la légion de déshonneur et récompenser dans la même promotion Raquel Garrido qui estime que le procès des attentats du 13 novembre avait pour but « de réconcilier la France avec les terroristes », Alexis Corbière qui juge que Samuel Paty n’a pas bien fait son travail en donnant à voir des caricatures de Charlie, David Guiraud qui affirme qu’il n’existe aucun lien entre islamisme et terrorisme, Danielle Simonnet qui s’affiche avec Jeremy Corbyn, écarté de son parti pour complaisance envers l’antisémitisme, et bien sûr Jean-Luc Mélenchon pour l’ensemble de son œuvre.
Le délire prend des proportions inquiétantes — il est grand temps que la gauche authentique reprenne le dessus sur cette gauche. L’histoire des sectes se termine souvent par un suicide collectif — et c’est à un suicide moral que nous assistons depuis quelque temps dans le cas de la secte des Insoumis.
La reine Elizabeth II est morte à 96 ans après 70 ans de règne, RIP
Sans élection, les Britanniques ont désormais à leur tête une figure à la fois nouvelle et familière. C’est la continuité de la monarchie. Lors de sa venue en France en 2014 pour l’anniversaire du débarquement, la reine Elisabeth II avait été littéralement ovationnée. François Hollande, à l’issue de la cérémonie à l’Arc de Triomphe, en compagnie de la reine, aurait confié : «Je n’ai jamais vu tant de monde sur les Champs-Elysées, même le 14-Juillet, ou aux balcons du Faubourg Saint-Honoré !» Et, selon le Figaro, le soir, à la table d’honneur au Palais de l’Elysée, l’ancien ministre Bernard Kouchner aurait lâché, pour répondre au marasme républicain : « Il nous faudrait un roi ».
On se souvient qu’en 2016, la reine Elizabeth II a demandé au gouvernement britannique de cesser la querelle avec la France suite à la lettre que lui avait adressée Nicolas de Villiers au nom du Puy-du-Fou, pour récupérer l’anneau de sainte Jeanne d’Arc.
Hélas en 2013, elle signait la loi dénaturant le mariage, parjurant, selon l’anglican Michael Nazir Ali, son serment devant Dieu. Chef de la communauté anglicane, elle avait juré de “conserver les lois de Dieu”.
Depuis Pie XII, elle a rencontré tous les papes à l’exception de Jean-Paul Ier et de Paul VI, pourtant le plus actif avec les Anglicans. Elle n’était que princesse quand elle salua Pie XII mais elle allait devenir reine, un an plus tard, en 1951.



“Les résultats de la réforme liturgique ne semblent pas à ce point positif et merveilleux qu’il faille ostraciser toute autre forme liturgique”
Suite à l’offensive déclenchée l’an passé par Traditionis custodes, un colloque, organisé par Renaissance catholique et soutenu par Una Voce, Oremus-Paix liturgique, Lex Orandi, Notre Dame de Chrétienté, se tiendra le 24 septembre à Paris, Maison de la Chimie, 28 bis rue saint Dominique. Paix Liturgique a interrogé Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance catholique, à propos de ce vaste forum où les catholiques attachés à la messe traditionnelle, que l’on cherche aujourd’hui à faire disparaître, vont faire entendre leur voix.
Quel est le contexte de ce colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle ?
L’actualité récente de ce colloque est, bien sûr, la promulgation, puis la mise en œuvre, du motu proprio Traditionis custodes dont l’objectif avoué est de procéder à la disparition de toute forme liturgique antérieure à la réforme de 1969. Cette volonté laisse pantois pour trois raisons. Tout d’abord les résultats de la réforme liturgique ne semblent pas à ce point positif et merveilleux qu’il faille dédaigner et ostraciser toute autre forme liturgique du rite romain, en particulier celle qui a sanctifié l’Église pendant des siècles. Ensuite, depuis plus de cinquante années, cette réforme liturgique fait l’objet d’interrogations doctrinales, toujours en attente de réponses. L’argument consistant à répéter : « La liturgie donnée par l’Église ne peut être déficiente » (La Nef No 350, septembre 2022) paraît un peu court. Enfin ce dessein de rupture avec la Tradition de l’Église marque un changement manifeste avec la politique de Benoît XVI sur ce sujet et signe, très vraisemblablement, l’avis de décès de l’herméneutique dite de continuité chère au pape émérite. Il paraît en effet difficile de sortir du dilemme suivant : soit la réforme liturgique est dans la continuité des formes liturgiques antérieures et il n’y a pas, alors, de raisons d’ostraciser ces formes anciennes qui ne manifesteraient qu’un retard de cinquante années, ce qui est peu au regard de l’histoire de l’Église. C’était la position de Benoît XVI. Soit la réforme liturgique de 1969 est une manifestation d’une nouvelle ecclésiologie, voire d’une nouvelle conception de la messe, celle de l’« Église conciliaire », pour reprendre la célèbre expression du cardinal Benelli, et alors la volonté de voir disparaître une liturgie porteuse d’une autre ecclésiologie et théologie est parfaitement cohérente. C’est la position du pape François. On ne voit pas comment sortir, logiquement, de cette alternative. La messe traditionnelle qui devait disparaître, emportée par le flot, ravageur et enthousiaste, de « la nouvelle Pentecôte de l’Église » n’a pas disparu. Au contraire, dans le champ de décombres doctrinal, moral et liturgique qu’est devenue l’Église post conciliaire elle suscite l’engouement de nombreux jeunes, clercs et laïcs, saisis par sa beauté et sa transcendance, la cohérence et l’exigence qui anime, par elle, leurs vies.
Quel est l’objectif de ce colloque ?
L’objectif de tout colloque est de nourrir des réflexions, de transmettre des informations, de confronter des arguments et d’échanger des expériences. C’est ce que nous nous efforcerons de faire, conscients que beaucoup de nos contemporains, catholiques ou non, pratiquants ou non, « tradis » ou non, ont un peu de mal à comprendre les tenants et aboutissants de la situation actuelle qui, vue de loin, apparaît comme, effectivement, un peu surréaliste : le monde traditionnel est une des rares composantes dynamiques de l’Église et la seule qui suscite une hostilité aussi active de la part de la hiérarchie de l’Église. La messe traditionnelle est interdite mais, ce qu’avec humour l’abbé Lorans a qualifié de « rite nautique » – le prêtre célébrant, en maillot de bain, la messe dans la mer avec comme autel un matelas pneumatique – est toléré. Des stands des associations organisatrices : Una Voce, Lex orandi, Notre-Dame de Chrétienté, Renaissance catholique et Oremus-Paix liturgique accueilleront les participants. Une grande librairie religieuse proposera des livres de spiritualité sur la messe et la crise liturgique. Les éditions Contretemps publieront, ce jour, le dernier livre de Mgr Schneider : La messe catholique. Remettre Dieu au centre de la liturgie. Ouvrage très doctrinal d’une rare élévation spirituelle.
Quel est le programme et qui seront les intervenants ?
Nous avons cherché à traiter le sujet de manière pédagogique et néanmoins la plus complète possible. Monsieur le chanoine Alban Denis, de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre ouvrira ce colloque en plaçant les débats à leur véritable niveau : La messe traditionnelle nourriture de nos âmes. Sans doute n’est-il pas incongru de rappeler ici que ce colloque devait initialement avoir lieu en l’église sainte Odile par la célébration de la Sainte messe. Le curé nous a avertis fin juillet que « Monseigneur Ulrich lui-même a demandé de ne pas vous recevoir. Vous voyez avec lui, c’est pour des raisons qui lui sont propres ». Mon courrier à Mgr Ulrich souhaitant une rencontre et des informations sur ces « raisons propres », en ces temps où le pape nous invite à « rencontrer, écouter, discerner » est, à ce jour, resté sans réponse.
Nous ferons, ensuite, un peu d’histoire, avec Cyril Farret d’Astiés, auteur de « Un heureux anniversaire ? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI » qui sera interrogé par Victoire De Jaeghere. Le sujet traité sera : « Histoire de la messe interdite (1969-2022) ».
Puis Philippe Darantière, président de Lex orandi animera une table ronde avec des intervenants venus de toute la France dressant un état de la célébration de la messe traditionnelle dans leurs diocèses. Il sera ainsi question de la situation à Grenoble, Le Mans, Bordeaux, Paris, Versailles, etc.
Une pause déjeuner permettra de poursuivre les échanges avant que Jean-Pierre Maugendre, de renaissance catholique, ne cherche à répondre à la question : Qu’est-ce que le traditionalisme ? La réponse tenant en quelques mots : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances.
Puis Cyrille Dounot, docteur en droit et licencié en droit canonique, sera interrogé par Jeanne Smits à propos d’un sujet légitime et crucial : L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ?
Enfin une table ronde animée par Laurent Dandrieu rassemblera Yves Chiron, historien, auteur de Histoire des traditionalistes, Luc Perrin, docteur en histoire, maître de conférences en histoire de l’Église, l’abbé Barthe, vaticanologue et auteur de plusieurs ouvrages sur la liturgie et l’abbé Grégoire Celier de la Fraternité Saint Pie X. Le sujet dévolu à ces éminents intervenants sera : Un demi-siècle de réformes liturgiques. Bilan et perspectives.
Enfin Jean de Tauriers président de Notre-Dame de Chrétienté tirera les conclusions de cette journée. Journée d’études et de prières, de rencontres et d’échanges mais aussi de mobilisation pour la défense de ce bien commun de l’Église qu’est la liturgie romaine traditionnelle.
Concrètement ?
La réussite de cette journée nous paraît importante afin de manifester la détermination des catholiques qui souhaitent vivement ne pas être dépossédés des rites liturgiques qui sanctifièrent leurs pères et trouvent dans la liturgie traditionnelle la nourriture de leur âme et les moyens de leur propre sanctification. Depuis un an beaucoup de clercs et de communautés religieuses se sont exprimés. Il est temps que les laïcs, à leur tour, participent à ces débats surtout à l’heure de la promotion de d’Église synodale… Nous espérons que les fidèles et les prêtres non directement concernés par les restrictions de Traditionis custodes, auront à cœur de soutenir, par leurs prières et leur présence leurs frères persécutés pour leur fidélité à la même foi et aux mêmes sacrements qu’eux. Saint Paul nous y exhorte dans la première épître aux corinthiens : « Qu’un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 cor, XII,26)
Concrètement ce colloque a lieu le samedi 24 septembre de 9h30 à 18h à la maison de la chimie 28 bis rue saint Dominique 75007 Paris. Il est vivement recommandé de s’inscrire à l’avance sur le site : www.renaissancecatholique.fr. Afin de permettre l’accès le plus large possible à cet événement nous avons établi un prix d’entrée très modéré, en particulier 10 € pour les étudiants et lycéens. Ces tarifs ne couvrent pas les, importants, frais de location. Tous les dons seront donc les bienvenus, sur le même site. Au plaisir de vous retrouver nombreux pour la messe, pour l’Église, pour le Christ.
I-Média – La plus grosse manipulation médiatique de l’année
Notre image de la semaine : eh bien, en réalité, nous en avons plusieurs mais toutes concernent le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Nous regarderons ensemble le comportement de différentes chaînes de télévision face à cette annonce, certaines essaient de dédouaner l’islam tandis que d’autres choisissent de rire d’un des attentats les plus meurtriers qu’ait connu la France.
Nous passerons ensuite en revue ce qui est peut-être la manipulation d’information la plus grossière et honteuse de cette année : le mensonge de Julien Arnaud sur LCI quant à la manifestation de samedi dernier.
Nous dresserons, comme chaque semaine, un portrait de l’actualité médiatique marquante de la semaine dans notre revue de presse.
Puis, notre deuxième sujet sera consacré à l’interdiction du rire. Un titre qui peut paraître exagéré, c’est en réalité ce que les médias semblent vouloir nous réserver.
Guet-apens LGBT : Détournement des subventions aux associations
Gilles Rossary-Lenglet, ancien proche de la mairie de Saint-Étienne, est revenu sur le guet-apens LGBT tendu en 2014 à Gilles Artigues, alors premier adjoint au maire de la ville. Non seulement le maire LR Gaël Perdriau était parfaitement informé, contrairement à ce qu’il a affirmé, mais on découvre qu’il a été rémunéré via des associations qui lui ont reversé des subventions municipales :
[…] J’avais demandé 50.000 euros. Il y a eu une partie en nature et une partie en argent sonnant et trébuchant, à peu près 40.000 euros, que les deux associations ont donné à 50/50. Et j’ai touché les sommes sur un an et demi.
Vous dites avoir touché 20.000 euros de chaque association [l’Association des artistes de la Galerie Art Pluriel, et l’association France-Lettonie-Loire-Auvergne]. L’Association Agap s’est vu octroyer une subvention de 20.000 euros justement qui a été votée en conseil municipal en juillet 2015. On note que les associations, habituellement, déposent leur dossier de demande dès l’automne de l’année précédant le vote. L’Association de Philippe Buil a été créée au printemps 2015. Cette demande de subvention arrive en juin. Le vote a lieu en juillet. Qui a rempli ce dossier de demande de subvention ?
La demande de subvention a été faite à quatre mains. Je crois que c’est Samy Kéfi-Jérôme et le bureau du maire. Je dis “je crois” parce qu’il y avait des allers-retours. Des fois, on leur amenait directement, ou on ne préremplissait que ce qui était compliqué et, eux, n’avait qu’à mettre le nom etc. De toute façon, c’était vérifié. Marc Chassaubéné [adjoint au maire à la culture NDLR] n’a pas eu son mot à dire. C’est le cabinet qui, explicitement, a appuyé pour faire voter ces questions-là.
Le dossier de demande de subvention de l’association de la galerie Art pluriel indique que l’association souhaitait lancer l’organisation d’une FIAC, une Foire Internationale d’Art Contemporain à Saint-Étienne et que, pour ce faire, l’association aura recours aux services d’un prestataire. Avez-vous travaillé en tant que prestataire pour tenter d’organiser une FIAC à Saint-Étienne ? L’entourage du maire nous assure qu’il y a des traces de votre travail pour cette association. Est-ce que c’est le cas ?
Je dois rigoler à quel moment ? Bah non, c’est totalement faux. C’est une galerie qui était une petite galerie, qui a eu la chance de trouver un grand local qui s’agrandissait etc. Ils n’avaient ni le potentiel ni le réseau. Et moi je n’avais pas le réseau pour créer cela. Mais bien sûr que non, c’est totalement faux. Alors qu’après, il y a eu des envies de passerelles. Moi, je me souviens d’une rencontre avec M. Chassaubéné sur la possibilité de développer d’autres lieux qui ne soient pas des lieux institutionnalisés au niveau des galeries, avec tout ce que l’on peut savoir. Oui, ça d’accord. M’enfin, soyons sérieux. Une Fiac ? Non !
La capitale mondiale de l’avortement
Michelle Lujan Grisham, gouverneur de l’Etat américain du Nouveau-Mexique, vient de signer un décret ordonnant à son ministère des Finances de débloquer 10 millions de dollars pour l’édification d’une « clinique de soins de santé reproductive », c’est-à-dire un avortoir industriel, dans le comté de Doña Ana, et à
« étendre l’accès à l’avortement dans les zones rurales de l’Etat, rendre les médications abortives disponibles dans les cliniques publiques, et réduire le temps d’attente et accroître l’accès dans tout l’Etat ».
Le comté de Doña Ana est à la frontière du Texas, où l’avortement est désormais interdit.
Le sénateur Républicain du Nouveau-Mexique David Gallegos a déclaré que c’est une initiative « vraiment tragique » qui va faire de cet Etat « la capitale mondiale de l’avortement ».
Proposition de loi visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution le 19 octobre au Sénat
C’est la course à l’échalote entre l’Assemblée et le Sénat pour inscrire l’avortement dans la Constitution. Aurore Bergé a promis un texte fin novembre à l’Assemblée. Les sénateurs sont plus rapides. La proposition de loi visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution que le groupe Ecologiste du Sénat a prévu de mettre à l’ordre du jour de sa “niche” réservée le 19 octobre a été cosignée par 114 sénateurs issus de cinq groupes (Ecologiste, Socialiste, CRCE, RDPI et RDSE).
Les présidents des groupes Socialiste Patrick Kanner et RDPI François Patriat l’ont notamment cosigné, ainsi que la présidente du groupe CRCE Eliane Assassi (non il ne manque pas le ‘n’…).
Selon ce texte
“Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits”.
L’exposé des motifs souligne :
“Aucun pays n’est à l’abri d’une majorité politique susceptible d’abroger les dispositions autorisant l’avortement, la contraception ou d’en restreindre considérablement l’accès”.
Déni du réel : la gauche science-fiction
🤩 Extraordinaire noyade de cet élu de gauche dans le bouillon du réel ! @morandiniblog : avec 50% de faits de délinquance commis par des étrangers à Marseille, est ce qu’il y a un lien entre délinquance et immigration ?
😎 La gauche science-fiction : absolument pas !
Ciao ! pic.twitter.com/ydkjMCZrjR
— Julien ODOUL (@JulienOdoul) September 6, 2022
La relation malaisée et contrainte que le président de la République entretient avec le peuple
Emmanuel Macron lance ce 8 septembre le Conseil national de la refondation conçu comme un outil pour rapprocher les décisions gouvernementales des Français. Pour le directeur général de l’Institut Thomas More, Jean-Thomas Lesueur, la France a besoin, entre autres, d’un meilleur équilibre des pouvoirs et non de gadgets inutiles :
[…] Il est vrai que la défiance que l’initiative provoque jusque dans les rangs de la majorité prête à sourire. Il est vrai que le choix du nom du «bidule» présidentiel, dont l’acronyme renvoie aux heures mythifiées de 1944, laisse pantois : quel fade communiquant de cabinet ministériel peut-il croire qu’une si grosse ficelle ait encore une quelconque efficace ? Il est vrai enfin que le choix de François Bayrou pour diriger le «bidule» présidentiel est désarmant. La nomination d’un homme qui fait de la politique depuis bientôt quarante ans et qui dirige déjà le fantomatique Haut-Commissariat au Plan témoigne ironiquement de ce qu’est la macronie : un champ clos politique et technocratique, coupé du pays et de ses forces vives, disposant d’aussi peu de cadres que de troupes, sans prise réelle avec le «monde de la vie» .
Mais sourire ne suffit pas. L’affaire n’est pas anecdotique. Elle mérite au contraire attention et sérieux. Car elle en dit long sur la relation malaisée et contrainte que le président de la République entretient avec la démocratie française. Après le «grand débat» inventé en 2019 en réaction à la crise des «gilets jaunes», après la Convention citoyenne pour le climat de 2020, le Conseil national de la refondation est la troisième initiative d’Emmanuel Macron prétendant revitaliser notre démocratie en crise. L’analyse de ces initiatives met au jour deux erreurs: celle de la foi dans les ressources prétendues de la démocratie participative, étrangement conjuguée à un étatisme et un recours sans failles à la verticale du pouvoir.
Cela fait vingt ans et plus que sociologues, politologues, activistes des ONG et responsables politiques tournent autour du concept de démocratie participative et en chantent les louanges. En invitant à une participation citoyenne accrue, elle serait une réponse efficace à la défiance et à l’indifférence politique. Pourtant, force est de constater son bilan plutôt maigre. Comment l’expliquer ?
D’abord parce que des a priori idéologiques l’empêchent de convaincre au-delà du cercle de ses militants : on a bien vu comment la Convention citoyenne pour le climat avait été confisquée par les acteurs de l’écologisme politique, on voit bien comment les »conseils de quartier» fonctionnent à Paris, on voit comment la nouvelle Constitution «progressiste, féministe, écologique et sociale», conçue par une assemblée citoyenne, vient d’être sèchement rejetée par référendum au Chili. Ensuite, parce que le fond « gauchiste » qui a présidé à l’émergence de la démocratie participative a poussé ses acteurs et ses promoteurs à la concevoir contre les institutions et les élus plutôt qu’en soutien. Enfin, parce que ces mêmes acteurs ont oublié un fait sociologique majeur : le refus de s’impliquer d’un grand nombre de citoyens. Qu’il s’agisse de défiance, de banale indifférence, de manque de temps ou au contraire de confiance maintenue dans la démocratie représentative, une majorité de personnes n’éprouve pas le besoin ni l’envie de s’engager. Pour la plupart des citoyens, tout n’est pas politique. Et la politique n’est pas tout.
De là vient l’impression d’artificialité, d’entre-soi et de démocratie confisquée que laissent la plupart des expériences réalisées de démocratie représentative. Peu frottés au terrain et sans grand ancrage local (les résultats des élections municipales de 2020 et l’implantation quasi nulle du parti présidentiel en attestent), Emmanuel Macron et sa majorité semblent pourtant goûter ce produit de synthèse : si son empreinte est faible sur la France et les Français, il a le mérite d’offrir à ses initiateurs une parfaite maîtrise des procédures (et des conclusions) ainsi que des éléments de langage et des images pour la communication.
Mais le président conjugue ce goût à une pratique, assez contradictoire dans ses principes, très verticale du pouvoir. Qu’il s’agisse d’une inclinaison personnelle ou des effets des mauvais génies de la Ve République, il semble croire que l’impulsion ne peut venir que d’en haut, que la pyramide institutionnelle et politique française repose fatalement sur sa pointe. C’est en effet une étrange chose que, dans le pays occidental où l’exécutif dispose du pouvoir le plus étendu (et le moins contrôlé), l’offre de renouveau démocratique vienne de lui avec une telle insistance. Mais, de fait, après la crise des «gilets jaunes», le président préféra prudemment un «grand débat» taillé sur mesure pour lui à l’instauration d’un RIP (référendum d’initiative populaire), qui aurait pu être local dans un premier temps, qui aurait fait respirer la démocratie par le bas mais hors de son contrôle. Et, de fait aujourd’hui, il morigène les syndicats, les corps intermédiaires, les représentants du pouvoir législatif qui refusent ou rechignent à participer au show que va constituer l’installation de son Conseil national de la refondation.
Si le président souhaitait réellement soigner notre démocratie assurément malade, il renoncerait à ses « bidules », qui contribuent à frapper d’inutilité et d’archaïsme les corps intermédiaires et les acteurs de la démocratie représentative. Avec modestie, il apprendrait à comprendre que la démocratie se construit par le bas. Il respecterait alors davantage le Parlement et ses membres et engagerait sans attendre une réforme constitutionnelle pour accroître leurs pouvoirs et leurs moyens de contrôle sur l’exécutif. Il proposerait le déploiement progressif d’instruments de démocratie directe, comme le RIP local, et aurait l’audace de soumettre certaines questions cruciales pour l’avenir du pays (choix énergétiques, traités européens, immigration) à l’article 11 de la constitution. Il lancerait enfin un vaste mouvement de décentralisation et d’allègement des contraintes (juridiques, réglementaires, budgétaires) qui pèsent sur les collectivités territoriales, en vue de revitaliser la démocratie locale, dernier espace de confiance politique dans notre pays.
Bref, il prendrait des initiatives qui favorisent des outils, des pratiques, des procédures qui ne dépendent pas de lui. Ce dont la France a besoin, c’est d’un meilleur équilibre des pouvoirs, d’une démocratie qui ne repose pas sur une tête d’épingle, d’un exécutif plus modeste. Pas de « bidules », de la confiance et des libertés.
Quand le gouvernement mettra-t-il un terme aux subventions du Planning familial ?
Mme Marie-France Lorho appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’usage fait par le Planning familial de fonds publics au service de sa propagande idéologique :
En avril 2021, dans sa question écrite 2870, elle alertait le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports d’alors, sur les publicités douteuses émises par le Planning familial, confédération nationale de 75 associations départementales et 13 fédérations régionales qui dispose d’une généreuse contribution de l’État visant selon lui à « accéder à une information juste et complète sur les droits reproductifs et sexuels ». Dans une récente publicité, cet organisme fait la promotion des « hommes […] enceints », ce qui ne constitue en aucun cas « une information juste et complète » sur la réalité de la reproduction des êtres humains. L’objectif de « déconstruction […] de modèles traditionnels de la famille et du couple » prôné par cet organisme, pour reprendre les mots du cabinet ministériel précédent (réponse n° 8449) est peut-être admis par certains militants de l’institution. En revanche, les Français n’ont pas à contribuer à une idéologie qui enseigne aux enfants une reproduction non naturelle. Elle demande au Gouvernement quand il compte mettre un terme aux subventions du Planning familial, dont la vocation première d’informations apparaît dévoyée.
La composition des vaccins et les maladies auto-immunes
Corinne Lalo, journaliste grand reporter à la télévision depuis trente ans, spécialisée dans la santé, a couvert de grandes affaires telles que le sang contaminé, le « nuage de Tchernobyl », la vaccination contre l’hépatite B, la grippe H1N1 et le Mediator. Elle est coauteure du Livre noir du médicament et Se soigner sans médicaments de A à Z. Dans « Le grand désordre hormonal » (Le Cherche-Midi), elle s’intéresse aux perturbateurs endocriniens, ces polluants hormonaux responsables de nombreuses pathologies.
Dans la vidéo ci-dessous, elle détaille la composition des vaccins. La vidéo est longue (2h30), mais elle a plusieurs avantages sur d’autres présentations :
- Elle est claire, structurée, avec un plan.
- Corinne LALO appuie son exposé d’une présentation power point simple et visuelle.
Le plan est en 3 parties :
- Les risques liés aux nanoparticules lipidiques,
- Les risques liés à l’ARNm,
- Les risques liés à la spike.
La décomposition des risques sur les 4 nanoparticules lipidiques à partir de 25’30’’ est particulièrement didactique :
- ALC-0159 (polyéthylène glycol)
- Pseudo phospholipide
- Cholestérol
- ALC-0315
L’apprentissage par cœur aux origines de la Bible et de la Tradition de l’Église
Extrait d’un article de l’abbé Roy (FSSP) sur Claves :
L’apprentissage par cœur jouait un rôle clé dans l’instruction et l’éducation durant l’antiquité : apprendre, c’était toujours à un certain degré apprendre par cœur. On mémorisait ainsi des livres entiers, des fragments, ou d’autres types de matériau intellectuel. À ces divers éléments d’apprentissage correspondaient plusieurs degrés et techniques de mémorisation : on enregistrait verbatim un discours à prononcer en public (comme le faisaient les rhéteurs grecs du siècle de Périclès), on apprenait de grands extraits de classiques littéraires pour pouvoir les imiter ensuite (témoin Quintilien, contemporain des apôtres, dans son Institution Oratoire), on retenait quant à la substance le contenu d’une tradition orale (Sénèque, Lettres, 33, 4). La précision de l’apprentissage variait ainsi selon le type de matériau : dans la narration d’un récit, les éléments principaux de l’intrigue importent bien plus que les mots mêmes qui sont employés. Dans le contexte juif en revanche, la Sainte Écriture était apprise mot-à-mot, pour être proclamée à la synagogue comme parole divinement révélée.
Apprendre pour transmettre – vitale mémoire
Quoiqu’il en soit de ces divers degrés, un certain niveau d’apprentissage par cœur était indispensable pour la transmission fidèle d’une tradition. Dans ces sociétés où prédominait encore l’oralité, on dit souvent que la mémoire des personnes était bien plus développée que celle de nos contemporains ; il est peut-être plus juste de dire que les gens accordaient alors un soin bien plus grand à l’apprentissage et à ses techniques – la mémoire était une faculté vitale.
La liturgie : fruit d’un apprentissage du cœur
Un exemple frappant de matériau appris par cœur apparaît au cœur même du message chrétien, dans le parallélisme extraordinaire que l’on dresse entre le onzième chapitre de la Première épitre aux Corinthiens (1Co 11, 23-25) et le récit par saint Luc de l’institution de l’eucharistie (Lc 22, 19-10). Les deux textes ne présentent vraisemblablement pas de réelle connexion littéraire (au sens où l’auteur de l’un aurait eu à disposition le texte de l’autre au moment de rédiger le sien)[1]. La précision du parallélisme doit donc s’expliquer par la présence à la racine des deux textes d’un matériau appris par cœur – sans doute un des textes de la liturgie primitive de la messe.
Un enseignement adapté à la mémorisation
La prédominance de l’oralité dans les sociétés du Proche Orient ancien n’imprègne pas seulement la mémoire des auditeurs, elle se lit aussi dans la manière dont les maîtres formulaient leur enseignement, afin de le rendre facilement mémorisable. On observe souvent que les paroles de Jésus, en particulier dans les Évangiles synoptiques, sont typiquement des sentences propres à être aisément répétées et retenues par ses auditeurs. Le Seigneur s’y exprime souvent en des aphorismes courts et incisifs, il emploie par ailleurs des paraboles à la trame claire et relativement simple. La traduction grecque rend bien ce que la formulation originale en araméen devait avoir de poétique et de littéraire : usage d’allitérations, de jeux de mots, de rimes.
Une intention délibérée du Christ
On peut imaginer que Jésus ne se soit pas contenté d’user de tels formules dans son enseignement – comme si un prédicateur ou un homme politique se contentait d’asséner des slogans, sans manifester leur justification ni leur articulation. Il reste cependant que ce sont ces éléments qui nous ont été fidèlement transmis, ce qui ne peut avoir été le fait du hasard mais doit correspondre à un dessein délibéré du Christ, parce que la Sainte Écriture est inspirée par l’Esprit de Dieu, et parce que Jésus lui-même, en tant qu’homme de son siècle et de son milieu, semble maîtriser parfaitement les techniques d’expression de la culture de son temps.
Ces techniques sont en effet présentes largement dans l’enseignement des sages juifs des premiers siècles : les aphorismes et sentences ramassées des docteurs étaient faites pour être retenues mot-à-mot, les paraboles et récits à teneur morale étaient quant à eux destinés à être mémorisés au moins quant à la substance. On retrouve la distinction entre ces degrés de mémorisation dans la différence entre les paroles mêmes de Jésus et les histoires circulant à son propos : la formulation exacte semble avoir été transmise précisément pour les paroles du Christ, alors que des variations plus grandes interviennent peuvent être observées entre les divers récits des événements de sa vie publique (par exemple entre les quatre Évangiles canoniques).
Jésus semble donc bien avoir eu pour but que ses paroles et son enseignement soient mémorisés exactement par ses disciples, au cours de sa vie publique. Cette évidence apparaît dans la forme même qu’il lui donne, propre à être apprise par cœur et facilement répétée, et dans le commandement qu’il donne de diffuser son message largement autour de lui : dès les premiers moments de son ministère, les disciples sont envoyés en son nom pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume.
L’apprentissage par cœur, origine de la Tradition
La transmission « par cœur » de l’Évangile commença donc déjà durant la période de vie publique de Jésus : celle de ses paroles, qui se diffusèrent largement dans le monde juif (elles sont rapportées – quoiqu’avec des déformations évidentes – lors de son procès), celles des éléments principaux de sa vie (« il a fait parler les sourds et entendre les muets » – Mc 7, 37). Cette transmission qui s’origine dans les témoins directs de la vie du Christ est un processus parfaitement naturel dans une société orale comme celle où vivait Jésus ; elle ne s’est pas interrompue depuis, et l’enseignement de l’Église actuelle, contenu dans l’Écriture Sainte et la Tradition, en est la suite logique et organique. Recevoir le message chrétien, c’est donc écouter le Seigneur directement, à travers la voix de ses témoins les plus proches, dans un processus de transmission dont la précision n’a rien à envier aux techniques modernes de communication. […]
“Je ne provoquerai jamais la mort délibérément”
Le Quotidien du médecin revient sur le projet de loi à venir sur l’euthanasie. Les commentaires sont assez pertinents :
Ne confondons pas le « droit de mourir… dans la dignité », avec le « droit à la dignité lorsque l’on meurt ». […] Pour justifier son projet de loi autorisant l’injection létale O. Falorni cite le grand nombre de personnes mourant dans des souffrances épouvantables. Cela veut dire que les lois françaises ne sont pas appliquées dans un grand nombre de cas. C’est affligeant. […]
Durant mes nombreuses années en Réa, je n ai jamais eu de patients réclamant une euthanasie, par contre, ils réclamaient de ne pas souffrir et que l’on s’occupe d’eux. Par contre, les familles le réclamaient souvent. L’euthanasie est un moyen de faire faire des économies à la sécu, dans le dernier mois de vie on dépense autant que sur toute une vie. Abrégeons la vie et plus de déficit de la sécu. Voilà le but ils ont commencé avec le midazolam pendant le Covid.
En tant que membre du groupe éthique des hôpitaux de mon département, je pense qu’il est urgent de réagir à ce futur projet de loi sur l’euthanasie. ” le droit à mourir nous dit-on dans la dignité” ?. Méfions-nous, au regard de l’évolution de la société et des mentalités, que ce soit disant droit à mourir ne devienne synonyme de droit à donner la mort. Les lois Claeys Leonetti ne sont pas faites pour les chiens. Le problème est la méconnaissance pour le grand public de l’existence de DIRECTIVES ANTICIPEES et de leur impact sur la fin de vie. Si nos gouvernants mettaient autant de ferveur à informer les patients sur ce sujet comme ils le font plusieurs fois par jour sur les vaccins Pfizer, il est clair que beaucoup comprendraient qu’une loi sur l’euthanasie n’a pas de raison d’être. Pour avoir personnellement assisté avec d’autres confrères en Belgique et en direct à une euthanasie, j’avoue que ce type d’acte ( j’allais dire “exécution”) réalisé dans un temps record en présence de deux médecins chargé de l’injection est insoutenable. Plusieurs de mes confrères sont alors sortis en vomissant, d’autres ont dit “jamais ça de la part d’un médecin normalement constitué”. J’avoue avoir moi-même aidé des personnes à mourir “doucement et calmement” dans le strict respect des lois en vigueur. C’est tout à fait possible mais ça prend un peu plus de temps… Ce sont probablement les fameux Cabinets de Conseil qui planchent sur la future loi avant que nos gouvernants ne demandent l’avis du non moins fameux Conseil Constitutionnel : vous avez dit conflit d’intérêt …? A bon entendeur salut mais très peu pour moi. Médecin je suis, médecin je reste.
La Belgique est un très mauvais exemple puisque les études montrent autant de suicides assistés hors cadre légal. Légaliser le suicide assisté, c’est ouvrir la boire de Pandore. Quid de nos concitoyens très âgés “fardeau” des familles, handicapés lourds dont la question de leur “utilité sociale” pour ne pas dire “coût social” pointe dans certains écrits aux Pays-Bas.
Pas d’accord non plus pour aller dans le sens de la Belgique ! La plupart des soignants en soins palliatifs sont contre une légalisation de l’euthanasie qui entrainerait comme en Belgique une dégradation de la médecine palliative. Il faudrait enfin mettre les moyens pour généraliser les soins palliatifs, ce qui n’est pas fait malgré tous les discours politiques, et garder la législation actuelle, qui permet de répondre à toutes les situations, et qui protège les plus faibles, les vieux, contre une utilisation extensive de l’euthanasie à la belge.
Le devoir du médecin est de soigner, voire guérir, pas de tuer.
Pour clore le sujet relisons notre Code de déontologie : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » 1 / Soulager les souffrances. Déjà mourir c’est pas rigolo, mais qui, en plus, a envie de souffrir ? La formation à la prise en charge de la fin de vie quelle qu’en soit la cause est une obligation déontologique. 2 / Pas d’acharnement. Un médecin ne doit pas se prendre pour Dieu lui-même. Nous mourrons tous un jour ou l’autre et lorsque on a bien géré le point (1), laissons faire la nature, c’est une obligation déontologique et c’est surtout faire preuve d’humanité. 3 / Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Si on a bien géré le point (1) et que tout a été fait pour que le point (2) se passe le mieux possible, le débat sur la gestion de la fin de vie est clos n’en déplaise à Mr Macron ou à Line Renaud, médecin ni l’un ni l’autre.
La France à elle seule pourrait abriter environ 2,6 millions d’Algériens
Selon TSA :
Il faut dire que les Algériens représentent une part importante de l’immigration en France. En 2021, les immigrés nés en Algérie représentaient 12,7 % de l’immigration en France, la plus grande part. […]
En 2021, la diaspora algérienne a enfin été perçue comme une force qu’il était temps d’impliquer dans le développement de l’Algérie. Un plan d’action “Stratégie du gouvernement en direction de la communauté nationale à l’étranger” a même été pensé.
“Des mesures concrètes et opérationnelles, telles que l’incitation de nos compatriotes à investir dans des projets économiques, les impliquer dans la stratégie de promotion des exportations hors-hydrocarbures, de drainer leur épargne par l’ouverture de banque et de succursales et l’encadrement des milliers de commerçants et hommes d’affaires expatriés“, prévoyait le plan stratégique.
Le plan stratégique en faveur de la communauté algérienne de l’étranger prévoit aussi des guichets uniques et décentralisés qui accompagneraient les investisseurs, entrepreneurs ou startuppeurs dans leurs projets de développement en Algérie.
Plus récemment, le gouvernement a étudié la possibilité de changer les conditions d’affiliation au régime national de retraite pour les Algériens de l’étranger. Un autre moyen d’attirer les fonds de la diaspora.
La plainte des associations LGBT contre Caroline Cayeux classée sans suite
Les associations LGBTXXX Mousse, STOP homophobie, Sports LGBT, Éducation LGBT, Familles LGBT et ADHEOS, toutes gavées de subventions publiques, avaient déposé plainte le 13 juillet contre le ministre déléguée à la Cohésion du territoire Caroline Cayeux pour injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Public Sénat avait demandé la veille à Caroline Cayeux si elle maintenait d’anciennes déclarations datant de 2013
« sur le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, qualifiées de réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».
Le ministre avait répondu :
« Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ».« Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».
Face au tollé suscité par l’expression ces gens-là , Caroline Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos « stupides et maladroits ».
Le parquet de Paris a classé sans suite cette plainte.
« Les poursuites ne sont pas engagées au motif que l’infraction n’apparaît pas, au regard des dispositions légales applicables, suffisamment caractérisée ».
“La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins”
L’ancien ministre de la Santé désormais porte-parole du gouvernement Olivier Véran, plus de deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, l’a reconnu le mercredi 7 septembre dans Le Parisien.
Le gouvernement a d’abord réservé les masques aux soignants directement exposés aux malades, empêchant les pharmacies d’en vendre au grand public dans un contexte de stocks insuffisants. Le Premier ministre d’alors, Edouard Philippe, le ministre de la Santé, Olivier Véran, et la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, ont d’abord tous insisté sur son inutilité pour le grand public.
Olivier Véran reconnaît :
“Une partie de l’opinion nous a reproché d’avoir sciemment menti sur les masques, pour cacher la pénurie. Ce n’est pas le cas”. “La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins. Nous, l’Organisation mondiale de la Santé, les autorités sanitaires internationales. De bonne foi, certes, mais nous nous sommes trompés”.
L’ex-ministre de la Santé sort un livre jeudi (Par-delà les vagues, Éd. Robert Laffont) qui est pour lui “l’occasion pour présenter (ses) excuses.”
Il reconnaît également que certaines mesures lors du premier confinement ont pu paraître “absurdes”.
“Par exemple, quand on rouvre les terrasses de restaurant en exigeant des bacs à fleurs ou des panneaux de plexi pour séparer les tables”.
Un début de commencement de mea culpa ? Nous attendons la suite.
11ème pèlerinage Ad Petri Sedem à Rome et rencontre Pax Liturgica
Dans le cadre du traditionnel pèlerinage Summorum Pontificum (pèlerinage Ad Petri Sedem) qui se tiendra à Rome du 28 au 30 octobre, les vêpres du vendredi 28 octobre seront présidées par le cardinal Matteo Maria Zuppi, archevêque de Bologne et Président de la conférence épiscopale italienne.
La 7ème Rencontre Pax Liturgica, aura lieu le vendredi 28 octobre 2022, à l’Institut Patristique Augustinianum, qui se situe en face du Saint-Office, juste à côté de la place Saint-Pierre (via Paolo VI, 25). Voici le programme de cette journée:
A partir de 9h00 : Accueil des participants
09h45 : Mot d’accueil de l’abbé Claude Barthe, aumônier du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP)
10h00 : Présentation de la Rencontre par le Professeur Rubén Peretó Rivas, coordinateur de la rencontre
10h15 : Trinidad Dufourq, “La liturgie traditionnelle et le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté dans le monde hispanique”
11h00 : Don Nicola Bux : “De Mediator Dei à Summorum Pontificum : remèdes à l’effondrement d’une liturgie célébrée comme si Dieu n’était pas là”.
12h00 : Aldo Maria Valli : “La messe traditionnelle, le trésor retrouvé”
13h00 : Buffet
14h30 : Peter Kwasnievski: “Une Église entre le légalisme et le désordre : Retrouver des principes d’action dans un temps d’anarchie”
15h30 : Christian Marquant, “En conclusion, quel avenir pour le monde traditionnel après Traditionis Custodes ? “
16h00 : Fin des travaux à l’Augustinianum.
17h30 : en conclusion de notre rencontre, nous nous retrouverons à Sainte-Marie des Martyrs (Panthéon) pour le premier acte du pèlerinage, le chant des vêpres pontificales présidées par son Éminence le cardinal Matteo Maria Zuppi, archevêque de Bologne, Président de la Conférence épiscopale italienne. Pour en savoir plus sur le programme complet du pèlerinage
Le programme des jours suivants est ici. A noter notamment le samedi 29 octobre à 11h30, la messe solennelle à l’autel de la Chaire dans la Basilique Saint-Pierre, célébrée par Mgr Marco Agostini, de la Secrétairerie d’Etat et Cérémoniaire pontifical.
Christian Marquant, président de Paix Liturgique, membre actif de cet évènement annuel, déclare :
Il ne fait aucun doute que le motu Proprio Traditionis Custodes est la dernière tentative d’une idéologie moribonde à freiner l’inéluctable retour à la pleine Foi catholique des fidèles du monde entier. Nos nombreux sondages en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie nous confirment qu’au moins un tiers des catholiques de la planète vivraient volontiers leur Foi Catholique au rythme de la liturgie traditionnelle.
Camaret consacrée au Sacré-Cœur de Jésus
📆 Je vous invite à venir nombreux célébrer le renouvellement de la consécration de la Ville de #CamaretSurAygues sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus, ce jeudi 8 septembre 2022 à 18h00 à l'église de Camaret. pic.twitter.com/GBjeseJW7t
— Philippe de Beauregard 🇫🇷 (@Phdebeauregard) September 7, 2022
“Jordan Bardella me rappelle Nicolas Sarkozy à son âge”
Thierry Mariani soutien Jordan Bardella à la présidence du RN. Il explique dans Valeurs Actuelles :
[…] j’ai appris à le connaître. En 2019, j’ai accepté d’être sur la liste des européennes du RN sans savoir qui serait le numéro un. Marine m’avait simplement dit : « Tu seras numéro 3 ou numéro 5. Ça dépendra de l’acceptation d’un personnage. » J’ai compris par la suite que le personnage en question était un certain Eric Zemmour. Le jour où j’ai finalement appris que la tête de liste serait le jeune Jordan Bardella, j’ai été surpris bien sûr, comme tout le monde. Mais j’ai rapidement compris la décision de Marine Le Pen. C’est un surdoué qui est resté très simple malgré tout ce qui lui arrive. Il me rappelle Nicolas Sarkozy à son âge. Bardella a en commun avec le Sarkozy de cette époque une énergie, un dynamisme sans borne et des réelles convictions. Le problème, c’est que Sarkozy les a perdu en route. J’espère que Jordan ne fera pas la même erreur. […]
Quand je me déplace dans les fédérations, je croise déjà énormément de personnes que j’ai pu connaître au RPR ou à l’UMP. Le soi-disant “parti gaulliste” se déplume d’année en année, et on retrouve ses adhérents au Rassemblement national. C’est le choix logique. Aujourd’hui, les idées historiques du gaullisme (la défense de la nation, son indépendance sur la scène internationale) sont défendues par Marine Le Pen. Il ne s’agit pas de faire du débauchage pour autant. L’électeur de droite est resté de droite finira au RN. Les Républicains, c’est l’UDF en phase terminale. C’est un parti qui possède un bon réseau d’élus locaux. C’est tout. Ce n’est pas en changeant Christian Jacob par Eric Ciotti qu’ils changeront la fin de l’histoire. Aux régionales, je rappelle que Ciotti a appelé ouvertement à voter pour la liste de Renaud Muselier soutenu par Emmanuel Macron.
