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Pourquoi Bill Gates achète-t-il massivement des Terres Agricoles

Comme l’indiquait le New York Post le 27 février 2021, Bill Gates est aujourd’hui le premier propriétaire de terres agricoles aux États-Unis. Le milliardaire détient 97 000 ha de terres agricoles et près de 11 000 ha d’autres terrains. Ces possessions se trouvent dans 19 États, dont près de 28 000 ha en Louisiane et plus de 19 000 ha dans l’Arkansas. Quand on lui demande pourquoi il achète autant de terres, sa réponse reste confuse.

La crise démographique se poursuit

1940 bébés sont nés en moyenne par jour en octobre 2022, soit 10% de moins que l’année dernière à la même période. Le chiffre le plus faible depuis près de 30 ans.

Il s’agit du plus faible taux de naissances depuis 1994.

Mais l’essentiel, c’est de constitutionnaliser l’avortement, n’est-ce pas.

Les belles figures de l’Histoire : saint Pothin

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer la figure de saint Pothin, premier évêque de Lyon :

 

« La colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens »

Abdelaziz Baraka Sakin, écrivain soudanais, vient de publier un roman Princesse de Zanzibar, une histoire au cœur d’Unguja, l’île principale de l’archipel, alors aux mains des Omanais, où l’esclavage bat son plein.

Les épisodes se déroulent à la fin du XIXe, autour d’une date que l’histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes ». Mais l’auteur décrit l’incroyable violence des Omanais.

« Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes ».

On en arrive jusqu’à l’abolition de la traite et la fin de l’esclavage, proclamée mais non respectée. Le sultanat d’Oman et le Koweït n’ont pas pardonné à l’auteur sa vision des choses : ce livre est interdit dans ces pays.

 

L’Institut d’Argentré déménage

Depuis sa création il y a cinq ans, l’Institut d’Argentré a vu ses effectifs considérablement augmenter. Actuellement locataires de bâtiments devenus trop petits, l’école vient d’acquérir un ancien couventen plein coeur de Sées.

Il y une cinquantaine d’années, ce couvent accueillait encore un orphelinat tenu par des religieuses. Avec cette installation, ces murs vont retrouver une vie, à travers la joie, le travail et les prières des élèves.

Grace à la générosité des donateurs, le chantier de réfection de la chapelle a pu commencer. Mais le futur dortoir nécessite des travaux de remise aux normes : encore 120 000€ afin de mener ce projet à terme.

Comme vous le savez, les écoles hors-contrat ne reçoivent aucune subvention publique : vous êtes les bienfaiteurs sans lesquels elles ne pourraient pas exister.

 

La déchirure de l’histoire

Après les Méditations d’automne, le père Jean-François Thomas publie naturellement celles d’hiver. Ce livret très accessible à tous ouvre l’intelligence au sain discernement, délivre l’âme des pièges de l’orgueil et du matérialisme, nourrit l’amour de Dieu et du prochain dans les gestes de la vie ordinaire pour le bien de l’homme, la gloire du Christ, de son Église et le salut de la France et du monde. L’auteur nous propose une courte méditation quotidienne, rythmée par la vie liturgique, se référant à la fois à la Sainte Ecriture et aux auteurs chrétiens, canonisés ou non.

Voici un extrait de la méditation du 24 décembre :

La Nativité nous offre justement cette déchirure de l’histoire. Il y a un avant et un après. L’après ne ressemble pas à l’avant qui ne prend sens qu’à la lumière de l’après, et non point l’inverse. L’Ancien Testament se comprend enfin à Bethléem. Ce n’est point l’Incarnation qui est éclairée par les prophètes. Ces derniers ne sont justifiés, dans leur vie et dans leur mission, que par l’Enfant de la Crèche.

Des poupées et des langes à l’effigie de la Sainte Vierge et de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

Caladia est une jeune marque française textile et papeterie qui vient de fêter sa première année. Elle propose exclusivement en prévente sur CredoFunding une première collection limitée de poupées de tissus à l’effigie de la Sainte Vierge et de Sainte Thérèse, accompagnées de langes délicats brodés et imprimés. C’est original :

  • Des poupées de tissus cousues et brodées à la main, répresentant Marie et Sainte Thérèse.
  • Le lange brodé Marie dans une jolie gaze de Coton bleu avec aux 4 coins de délicates broderies écru et jaune représentant quelques symboles mariaux.
  • Le lange Marie avec son bel imprimé à l’effigie de Notre Maman du Ciel.

Une partie des bénéfices de cette campagne sera reversée à une association locale qui a à coeur de préserver ce lien si particulier de la mère et l’enfant par des colocations solidaires : La maison de Marthe et Marie !

Sécession ou reconquête ?

Academia Christiana a mis en ligne certaines interventions de son dernier colloque sur Sécession ou reconquête le 5 novembre, auquel 400 personnes ont participé. En voici quelques unes :

Discours d’ouverture de Victor Aubert :

« Reconquête ou sécession » Pourquoi ce débat ? Il nous a semblé qu’il s’agissait là d’une question primordiale pour toute personne souhaitant s’engager. A quoi sert de parler politique si l’on n’agit pas ? Les commentaires portant sur le déclin civilisationnel sont devenus un exercice de style presque banal. Il faut être aveugle, ou partisan du néant, pour ne pas voir ce que les faits nous révèlent : nous arrivons à la fin d’une période.

Allocution de Jean-Frédéric Poisson, président du parti Via et ancien député :

Abbé de Nedde – Le christianisme, école de sécession :

Jean-Eudes Gannat – Des héros et des saints : bâtir la chrétienté du XXIème siècle :

Petit livre Arc-en-Ciel pour Noël

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il y a des idées, comme ça , dans l’air du temps et vous les retrouvez, comme ça, bien bien souvent…en écoutant la radio par exemple.
Ainsi, je revenais hier de courses et je faisais quelques chose de pas très logique. J’écoutais France Info alors que je sais qu’elle frelate la réalité à « tour de bras », enfin disons, « à tour de paroles ». Et…ça n’a pas loupé!
Dans la rubrique « France info-juniors », quelques enfants interrogent ce jour -là Jeanne Brunet, une docte en matière d’égalité hommes-femmes: militante et très active en la matière. le thème: les cadeaux de Noël…
Je dois avouer que j’ai eu un sursaut d’effroi et de compassion pour ces enfants forcés de jouer une scène pathétique et d’exprimer notamment du bout des lèvres comme par mantras que « des emballages foncés pour les jouets des garçons, c’est pas bien… ».
Une illustration s’est imposée à mon esprit: je voyais en comparaison des enfants chinois du temps de Mao réciter des passages du « Petit livre rouge » à leur maîtresse très satisfaite de leur prestation , mais dans le cas présent, le petit livre était « arc-en ciel » en non rouge pour qu’il n’y ait pas de jaloux au niveau des couleurs, égalité oblige!
Voilà un flagrant délit d’endoctrinement comme il y en a à la pelle, par ces « doctes », ces experts invités sur les mainstreams. Oui,flagrant délit d’endoctrinement, ici, sur des enfants.

https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-junior

Voici de quoi est tiré le petit livre « Arc en Ciel »

CONVENTION INTERMINISTERIELLE 2019-2024. https://eduscol.education.fr/document/22321/download
Pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif

« Les jeunes – de l’école maternelle à l’enseignement supérieur – sont les principaux bénéficiaires de la politique d’égalité poursuivie par les ministères signataires de cette convention. Ainsi, au quotidien, dans toutes les disciplines d’enseignement et dans toutes les situations d’apprentissage, les équipes éducatives doivent veiller à ne pas véhiculer de stéréotypes liés au genre et à la sexualité et à favoriser la déconstruction des idées reçues qui se forgent dès la petite enfance. Les enjeux pour les élèves, les étudiants et les étudiantes sont majeurs ; ils ont trait à leur construction comme individus et citoyens, à leur liberté de choix, à leur sécurité et leur bien-être. En s’engageant eux-mêmes dans des actions citoyennes et en se mobilisant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, les jeunes doivent également devenir, au sein de leur établissement, des moteurs de la lutte contre les discriminations et les violences fondées sur le genre. »

Le Nouvel Obs titre dans un article de Florencia Rovira Torres:

-« Au risque de radoter, « la théorie du genre » n’existe pas. »

VRAIMENT?

Un passionnant recueil de chroniques sur l’islam

Notre ami Bernard Prady vient de publier aux Presses de la Délivrance un passionnant recueil de chroniques sur l’islam et l’islamisation de la France parues entre 2018 et 2022 sur le Salon beige.

Des questions ingénues sur de fausses évidences abondamment ressassées par la caste jacassante. Des remarques judicieuses sur les déclarations de certains imams. De l’humour, de l’érudition, du bon sens surtout, font de cet ouvrage un livre aussi utile que nécessaire.

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Propagande: pour ne pas tomber de Charybde en Scylla

S’il y a une chose que je déteste dans la corporation journalistique, c’est bien sa propension à hurler avec les loups. Peut-être qu’ayant eu les honneurs discutables de lynchages médiatiques, j’y suis plus sensible que d’autres. Toujours est-il qu’il me semble évident que ce comportement présente au moins deux gros inconvénients. Le premier est qu’il est tout à fait déshonorant : s’associer à quelques dizaines, dotés de tous les moyens de la propagande moderne, pour déchirer un unique adversaire n’est pas vraiment l’attitude la plus chevaleresque que l’on puisse imaginer ! Mais il y a plus grave : les meutes de hyènes se moquent éperdument de la vérité et on peut être à peu près assuré que, lorsque les médias de propagande chassent en meute, ils constituent une sorte de boussole qui indique le sud – je veux dire par là que ce qu’ils disent est presqu’à tout coup faux et archi-faux.

Cela explique par ricochet le curieux défaut que nous avons souvent dans la réinfosphère de prendre systématiquement (et pas toujours subtilement) le contre-pied du chœur politico-médiatique. Et je précise que, contrairement à la mode contemporaine, je ne bats pas ma coulpe sur la poitrine du voisin, mais que je me place dans le lot.

En particulier, la volonté (légitime) de rejeter les aberrations de la propagande occidentale dans l’actuel conflit russo-ukrainien a parfois conduit le Salon beige à relayer une propagande qui n’était pas moins aberrante. Il est bien connu que la première victime d’une « guerre de l’information » est la vérité.

Précisons au passage que nous ne sommes pas omniscients et que la mission du Salon beige est prioritairement de se battre sur le front des « principes non négociables » – domaine dans lequel nous revendiquons une certaine « expertise ». Dans les autres domaines, nous lisons (et relayons) ce qui se dit en divers endroits pour tenter d’y voir plus clair, sans affirmer avec certitude que ces points de vue décrivent toute la réalité avec impartialité. J’avoue que je ne comprends pas, à ce propos, pourquoi les pouvoirs publics ont interdit la diffusion de RT ou Sputnik en Europe : je ne vois pas comment l’on peut déchiffrer quoi que ce soit dans l’actuel conflit si nous nous interdisons d’écouter le point de vue du Kremlin.

En tout cas, le Salon beige, après avoir tâtonné pendant quelques jours, a choisi de traiter cette actualité doublement : d’une part, en démontant certains bobards de la propagande (parfois de la propagande russe, plus souvent de la propagande occidentale qui, naturellement, est nettement plus fréquente sous nos cieux) ; d’autre part, en relayant les points de vue de spécialistes divers, d’expertises diverses et d’opinions diverses – mais tous susceptibles d’ajouter des éléments d’information dans ce vaste tableau chaotique.

Cela ne constitue certes pas une doctrine (je confesse bien volontiers que je ne comprends pas tout à ce conflit, pas même les buts de guerre de Vladimir Poutine sur lesquels j’ai entendu de nombreux points de vue contradictoires – et qui constituent à la fois un point fondamental pour notre compréhension de la situation et un point que la plupart des commentateurs dédaignent d’analyser), mais cela peut aider, à tout le moins, à se faire un avis un peu moins grossier que la lecture des médias de grand chemin.

Dans ce cadre, l’histoire est un élément précieux de compréhension – mais aussi, bien sûr, un élément décisif des propagandes de part et d’autre.

Personnellement, ce qui me frappe le plus en la matière, c’est l’incohérence généralisée. Vladimir Poutine critiquait naguère – à juste titre selon moi – les interventions aventureuses et généralement illégales des forces « occidentales » au Kosovo, en Irak ou en Libye. Mais son invasion de l’Ukraine ruine sa démonstration : on ne peut pas à la fois donner de grands coups d’encensoir aux frontières de 1945 (qui, entre nous, mériteraient au moins un peu de distance critique puisqu’il serait assez difficile de prétendre que Staline qui a tant fait pour les dessiner l’ait fait uniquement pour le bonheur des peuples concernés !) et franchir avec son armée les frontières d’un Etat souverain !

Cela étant, en sens inverse, quelle crédibilité ont donc les Occidentaux pour dénoncer une invasion dont on voit mal en quoi elle serait pire que celle de l’Irak ?

En tout cas, je ne saurais trop conseiller aux lecteurs la lecture du petit livre de Bernard Antony : « L’Ukraine face à Poutine », en particulier pour les éléments historiques que notre ami apporte avec son style habituel – à la fois richement documenté et facile d’accès.

Ce livre est un livre militant et hostile à Vladimir Poutine comme à sa politique, sans la moindre équivoque possible (quand l’ami Bernard a quelque chose a dire, il le dit nettement!). Sans doute certains lecteurs en seront-ils agacés. Mais je crois que ce sont précisément ces derniers qui devraient prioritairement faire l’effort de le lire. A l’heure des réseaux sociaux où chacun est conforté par les algorithmes dans la pensée de sa « chapelle », il est salubre d’écouter d’autres arguments – spécialement quand ces arguments viennent d’un camarade de combat qui n’a pas sa langue dans sa poche !

J’en retiens, pour ma part, plusieurs éléments importants que je vous donne pêle-mêle.

D’abord, sur l’existence historique de l’Ukraine. A lire certains commentateurs en effet soit l’Ukraine n’aurait rien à voir avec la Russie, soit au contraire elle aurait été artificiellement créée par Staline en un temps où ces deux pays gémissaient sous le joug bolchevique. Bernard Antony décrit très bien les liens historiques entre les deux pays – à commencer par le baptême de la « Rus’ de Kiev » qui fut à la fois baptême de la Russie et baptême de l’Ukraine (des siècles avant la création de Moscou et encore plus de siècles avant la germination de la mythologie anti-catholique de la « Troisième Rome »). Mais aussi les évolutions divergentes. L’Ukraine connut un sort très différent de la Russie et notamment la domination polono-lituanienne. Il est absolument faux que l’Ukraine soit une invention récente et a fortiori une invention soviétique – même si, bien sûr, les Soviétiques ont bouleversé les frontières, ce qui est l’une des causes profondes du conflit actuel.

A ce propos, je dois dire que, pour moi, la Crimée est effectivement russe et que je n’ai donc pas été spécialement choqué de son annexion en 2014. Mais il faut aussi reconnaître que les frontières ont souvent quelque chose d’arbitraire et que l’intérêt de la paix et de l’ordre international peut justifier une chose aussi douloureuse que la séparation entre une province et sa patrie d’origine ou le passage de frontières au milieu d’un peuple – au demeurant, si je ne m’abuse, le tsar ne s’était pas privé d’exiger le respect de frontières arbitraires, notamment avec la Pologne, lors du congrès de Vienne en 1815 ! Bien sûr, la condition pour que ce respect de frontières arbitraires soit facteur de paix est que le nouveau souverain de la province concernée ne jette pas du sel sur les plaies. En particulier, quand le gouvernement ukrainien a interdit aux russophones de l’est ukrainien de parler russe, il a manifestement agité une torche enflammée à côté d’un paquet de dynamite. Mais, il faut aussi entendre le rappel opportun de Bernard Antony : cette interdiction n’était en somme que la réponse du berger à la bergère, puisque, jadis, les Russes (et pas seulement bolcheviques) avaient interdit aux Ukrainiens de parler leur langue et de transmettre leur culture. Encore une fois, l’histoire aide à comprendre – et d’abord à comprendre que la situation est passablement complexe !

Il importe également de faire la part de la mémoire particulière des crimes communistes. L’un des éléments importants de la mémoire ukrainienne est évidemment l’Holodomor, le génocide par la famine orchestré par Staline au début des années 1930, noyant dans un commun opprobre les Ukrainiens qu’il détestait et les koulaks que le « sens de l’histoire » marxiste-léniniste vouait à l’anéantissement. A supposer même que l’Ukraine n’ait pas existé avant 1930, l’Holodomor lui aurait donné une conscience nationale amplement suffisante pour la distinguer de la Russie : personne ne peut exiger des victimes d’un crime aussi abominable de continuer à cohabiter avec leurs bourreaux.

D’autant moins que la Russie de Vladimir Poutine entretient une relation pour le moins équivoque avec sa propre mémoire communiste. Le président russe a participé à une cérémonie de réhabilitation du fondateur de la Tchéka Félix Dzerjinski – et réhabiliter un tel monstre, spécialement quand l’un des principaux acteurs de cette opération est lui-même ancien agent du KGB, n’a rien d’anodin. En matière de mémoire, j’en reste, comme la plupart des anti-communistes européens, à la profonde pensée de Soljénitsyne : « Tant que la charogne de Lénine demeurera dans son mausolée de la place Rouge, nous n’en aurons pas fini avec le communisme en Russie. »

Evoquant Lénine, je dois signaler une divergence avec Bernard Antony : celui-ci considère que le culte de Staline par l’actuel pouvoir russe est une forme d’aggravation du culte de Lénine. Et, naturellement, pour nous, Occidentaux, c’est ainsi que cela se présente. Mais les quelques fois où j’ai eu l’occasion de discuter de ces questions de mémoire soviétique en Russie ou avec des Russes m’ont convaincu qu’en réalité, pour les Russes (y compris anti-communistes), le problème se posait pratiquement en sens inverse. Ayant entendu des personnages officiels dire devant moi pis que pendre de Lénine, tout en étant sensiblement plus discrets, voire élogieux, sur Staline, je m’en étais étonné devant quelques interlocuteurs (dont beaucoup étaient à la fois anti-communistes et pro-Poutine) qui tous m’avaient répondu en substance : Lénine est honni comme l’auteur de la révolution qui a détruit la Russie, tandis que Staline est respecté, sinon même vénéré, comme vainqueur de la « grande guerre patriotique » qui sauvé la Russie de la destruction. Inutile de dire que cette vision de l’histoire me semble singulièrement partiale (et oublieuse de la colossale aide anglo-américaine, comme des responsabilités des purges staliniennes dans l’effondrement de l’armée rouge devant l’offensive allemande), mais il demeure qu’il y a quinze ans, des proches du pouvoir poutinien pouvaient dire devant des étrangers comme moi leur espoir de voir détruit le fameux mausolée de Lénine, mais n’osaient pas critiquer ouvertement Staline.

Ce qui m’amène à un autre point : la question idéologique. Là aussi, on simplifie abusivement en voyant le conflit soit comme l’affrontement d’un Occident décadent et d’une Russie revenue à l’orthodoxie, soit comme l’affrontement d’une Russie demeurée indécrottablement stalinienne et de la démocratie ukrainienne.

Bernard Antony montre assez bien qu’il y a loin de la propagande à la réalité : la Russie n’est pas « en retard » (comme disent nos braves « progressistes ») sur l’Ukraine en matière d’avortement ou de mères porteuses. Il est évident que la Russie de Poutine est bien plus respectueuse de la dignité humaine que la Russie de Staline ; mais il est évident aussi qu’elle demeure profondément marquée par son douloureux et criminel passé. Il serait tout de même étrange que des pro-vie comme nous restions de marbre devant les millions de petits Russes tués – aujourd’hui encore – dans le sein de leur mère… et devant les assassinats politiques. En sens inverse, comment douter que « l’Occident » donne bien du grain à moudre à Moscou quand tant de nos dirigeants prétendent que la « démocratie » se jauge au soutien étatique à la « gay pride » et à l’enseignement LGBT dans les écoles maternelles ? De façon générale, il est aussi aberrant de prétendre que l’Ukraine se bat pour la démocratie que de prétendre que la Russie lutte contre le nazisme. Pourquoi donc ne pas reconnaître que se battre pour sa liberté est au moins aussi honorable que se battre pour la « démocratie » – surtout à la sauce post-moderne !

Evoquant le sujet idéologique, je voudrais également mentionner un autre point de divergence avec Bernard Antony. Ce dernier évoque assez longuement la figure d’Alexandre Douguine (et les non spécialistes comme moi apprendront bien des choses sur cet étrange intellectuel). Je ne suis, pour ma part, pas du tout certain que sa pensée ait une influence considérable sur le cercle du pouvoir russe. Bien sûr, cette pensée est utilisée à l’occasion, mais Vladimir Poutine a aussi utilisé la grande figure de Soljénitsyne. Sans prétendre trancher un débat que je maîtrise mal, je ne serais pas surpris que le président russe « picore » au gré de ses intérêts politiques les références intellectuelles justifiant telle ou telle action. En l’occurrence, naturellement, il ne doit guère être difficile d’utiliser la pensée « panslave », si je puis dire, de Douguine pour justifier l’invasion de l’Ukraine – et il aurait certes été plus difficile d’utiliser celle de Soljénistyne (dont Bernard Antony cite une phrase peu connue sur son refus de toute guerre avec l’Ukraine). Il est d’ailleurs curieux que partisans comme opposants à l’actuelle invasion prêtent une telle influence à Douguine : les uns pour dire que, si nous soutenons trop l’Ukraine, la Russie se tournera vers la Chine conformément à la doctrine eurasiatique de Douguine (comme si la Russie nous avait attendus pour constater qu’elle avait une frontière de milliers de kilomètres avec la Chine !), les autres pour dire que l’invasion de l’Ukraine serait l’application de la doctrine slavophile et anti-occidentale du même.

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que la pensée de Douguine est assez éloignée de celle des conservateurs ou des contre-révolutionnaires européens – et, de ce point de vue, bien des pages de Bernard Antony devraient être lues par certains de nos amis trop pressés de trouver des convergences. De façon générale, et là encore sans prétendre le moins du monde à une expertise dans ce domaine, je suis frappé du fait que le monde orthodoxe russe, aussi proche soit-il de notre catholicisme sur tant de sujets, est également touché par certaines faiblesses (je ne doute pas que nous en ayons aussi et que nous puissions recevoir des leçons de chrétiens séparés, notamment orientaux, mais là n’est pas la question pour aujourd’hui !). Je pense en particulier à cette étrange sorte d’illuminisme dont Raspoutine offrit une fabuleuse caricature dans l’empire agonisant, jointe parfois à une sorte de « traditionalisme », au sens du traditionalisme (parfois un tantinet maçonnique comme dans le cas du génial Joseph de Maistre) condamné par les papes du XIXe siècle ou, si l’on préfère une référence plus contemporaine, au sens du traditionalisme guénonien. Je pense aussi – et cela n’est pas pour rien dans les problèmes contemporains – au césaro-papisme passé de Byzance à Moscou et qui pose bien des questions sur les libertés de l’Eglise.

Mais peut-être sommes-nous ainsi entraînés un peu loin de l’Ukraine.

Revenons donc à notre sujet, à l’histoire et à ce conflit qui replonge notre vieux continent dans ses vieux démons.

Peut-être serait-il bon, à ce propos, de nous garder de la sorte de « provincialisme » de tant de commentateurs qui ont l’air d’ignorer que tout le monde ne réagit pas comme un bobo parisien ! Les mêmes événements, touchant des mémoires différentes, sont en effet lus très différemment selon les endroits. Récemment, un ami de Budapest m’expliquait que l’une des raisons de la froideur de Viktor Orban pour Zelensky tenait entre autres raisons au fait que les chars qui écrasèrent l’insurrection de 1956 étaient ukrainiens. Au demeurant, cette appréciation différenciée vaut même au sein de l’Europe de l’Ouest : les Allemands ont réagi beaucoup plus durement que nous au sabotage des gazoducs Nord Stream I et II, certains allant jusqu’à parler d’acte de guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne. Bien sûr, l’Allemagne est plus dépendante que nous au gaz russe, mais, là aussi, l’histoire explique certains éléments de psychologie sociale : les Allemands ont beau être beaucoup plus liés (au moins parmi les élites) que nous aux Etats-Unis, ils se souviennent d’avoir été écrasés à deux reprises par les Américains, tandis que nous en avons gardé le souvenir de libérateurs et qu’il nous serait difficile d’imaginer une guerre des Etats-Unis contre l’Europe très facile à imaginer, au contraire, de l’autre côté du Rhin !

Un autre élément est particulièrement intéressant dans ce petit ouvrage : tous ceux qui connaissent Bernard Antony connaissent son intérêt pour l’hétérotélie (le fait qu’une action aboutisse parfois au résultat opposé à celui que visait les acteurs : c’est ainsi que les acteurs du 13 mai 1958 ont rappelé De Gaulle pour sauver l’Algérie française et ont, en réalité, hâté involontairement la livraison de cette dernière aux assassins du FLN). Je ne suis pas certain que le terme figure dans le livre, mais l’idée certainement. Ainsi l’auteur fait-il observer que Vladimir Poutine a plus fait que tous les propagandistes de Washington pour renforcer et agrandir l’OTAN.

Puisque nous évoquons la géopolitique, il faut lire aussi les pages sur la milice Wagner. Je comprends personnellement fort bien les méfiances de bon nombre de patriotes français à l’encontre de l’encombrante tutelle de l’OTAN – surtout depuis que celle-ci a cessé d’être une alliance défensive contre le Pacte de Varsovie pour devenir une alliance offensive déliée de toute légalité internationale. Mais, d’une part, ce n’est tout de même de la faute des Américains, si tous nos derniers présidents ont voulu « tirer les dividendes de la paix » et ont détruit notre appareil militaire. Et, d’autre part, il serait pour le moins aventureux de se jeter dans les bras d’un empire pour en éviter un autre – je veux dire se jeter dans les bras de la Russie pour échapper à la tutelle de l’OTAN. En l’occurrence, notre ami fait remarquer à juste titre que la milice Wagner a joué un rôle particulièrement trouble (et bien dans la continuité de l’appareil d’Etat soviétique !) dans notre expulsion du Mali – allant jusqu’à constituer (là aussi, vieille tradition…) un faux charnier de Maliens prétendument assassinés par nos soldats.

Je pourrais poursuivre longtemps les réflexions que m’a inspirées ce stimulant petit livre. Mais écoutons plutôt une personne plus qualifiée que moi, citée par Bernard Antony (il faudrait lire aussi les citations de Bainville et bien d’autres encore, dont l’ouvrage fourmille et qui éclairent puissamment l’actualité), la fameuse impératrice Catherine II écrivant presqu’ingénument à Voltaire : « Nous n’avons point trouvé d’autres moyens de garantir nos frontières que de les étendre. » C’est d’ailleurs la caractéristique de tous les empires, pas seulement du russe. Mais cela n’est certes pas rassurant pour les malheureux pays baltes ou pour la Pologne qui ont déjà payé cher dans l’histoire cette curieuse façon de « garantir ses frontières ».

En tout cas, quelle que soit votre grille d’analyse sur cette douloureuse actualité, la lecture de ce petit ouvrage devrait vous offrir bien des éléments de réflexion stimulante, aussi éloignée que possible des fausses évidences.

Guillaume de Thieulloy

L’Ukraine face à Poutine: Répliques à la désinformation du néo-stalinisme

Légal mais pas moral Madame La Ministre…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Madame La Ministre,

Quelle outrecuidance ! Quel mépris envers votre haute personne !
Quels sont ces laquais, ces manants qui viennent s’immiscer dans votre vie privée et s’occuper de quoi au fond ? De ce qui ne les regarde pas.
Vous avez bien LE DROIT d’optimiser juridiquement et fiscalement votre modeste patrimoine.
Qui ne le ferait pas ? Surtout pour ses enfants. Surtout que, et nous en sommes certain vous et moi, tous les actes ont correctement été rédigés. Nous ne serions pas surpris que les plus grands cabinets de la place parisienne ont su conseiller avantageusement votre père dans cette opération de transmission d’héritage somme toute banale.
Vous avez bien LE DROIT d’être bien née et d’avoir quelques économies à placer dans des paradis fiscaux. Vous n’en avez pas fait étalage sur la place publique et nous vous en savons gré. Quel dégoût tous ces nouveaux riches vous imposant leur réussite sociale (quoique) et financière, vous expliquant le secret d’un succès que nous savons éphémère et futile. Je parle des influenceurs bien évidemment, pas de votre personne pour laquelle l’estime, l’honneur et la probité sont des qualités qui nous viennent immédiatement à l’esprit en vous observant.
Tout cela n’est qu’une profonde injustice et nous sommes convaincus que la lumière sera faite sur cette affaire qui n’en est pas une. Et puis, si le public n’adhère pas à votre discours, vous pourrez toujours vous adresser au ténor des barreaux qui de sa voix de stentor saura rendre la raison à tout ce petit monde un peu trop inquisiteur : les media, les associations, les gens normaux… Quand on est capable d’intimider des enfants de 10 ans dans le cadre d’un procès sur la pédophilie, on est capable de tout et c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnait. Et puis lui aussi semble en connaître un rayon sur la notion de conflit d’intérêts…
Droit… injustice…le discours de la raison. Pure, froide, détachée de tous sentiment. Vous invoquez les textes, les actes comme autant de couches de métal sur un bouclier pour vous défendre.
Les actes… Parlons en…
Il semble malgré tout que vous ayez oublié le principe même de votre fonction.
Je ne reviendrai pas sur votre posture écologique et procéder à un amalgame indigne de votre personne en évoquant la carrière pétrolifère de votre papa. Non. D’ailleurs vous l’avez dit : « Je crois que le plus simple, c’est de dire que ma mission est de sortir la France des énergies fossiles ». De là à sortir votre patrimoine (issu des énergies fossiles) de France et le planquer dans l’Etat du Delaware…

Pardonnez-moi cette ironie mais voilà je suis un naïf. Je crois encore à la probité des hommes et femmes politiques. Et il y en a, j’en connais.
Que vous feignez de ne pas comprendre que cette opération d’optimisation fiscale soit de nature à choquer le public en dit long sur le décalage entre votre monde et le mien.
Que vous n’établissiez pas de lien entre l’activité de votre papa et votre fonction actuelle et passée (ministre de l’industrie et ministre de la transition écologique) me chagrine et m’interpelle sur votre indépendance à l’égard d’un monde industriel lobbyiste à souhait.
D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis mais la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).
Ces conflits d’intérêts qui foisonnent depuis quelques années maintenant dans les plus hautes sphères de l’Etat semblent s’être généralisés dans le nouveau monde de Monsieur Macron. Elles devaient pourtant trancher avec les vieilles habitudes du passé. Mais aujourd’hui n’illustrent-elles pas à elles seules cette république des coquins, ce capitalisme de connivence pour reprendre l’expression de Charles Gave ? Et vous comprendrez aisément que de telles attitudes contribuent encore davantage à détourner le public de la politique, pourtant esprit sacré de la vie dans la cité.
Plus que jamais nous déplorons de jour en jour le déclassement de notre pays, son délitement pour reprendre le terme du Capitaine Fabre-Bernadac et la perte des valeurs morales ; Mais comment pourrait en être-t-il autrement quand les plus hautes fonctions de l’Etat sont ternies par de tels agissements ? Quand votre petit intérêt prévaut sur le Bien Commun ? Quand vos actes ne reflètent pas vos paroles ?
Comment pourrait-il en être autrement quand lorsque des hommes ayant donné leur vie à la patrie, ayant donné un vrai sens au mot honneur sont rabroués, humiliés par une jeune femme inexpérimentée ? J’imagine que vous voyez ce à quoi je fais référence.
Le quarteron de généraux en charentaise ne vous salue pas.

P.MAGNERON

Avortement : la loi Veil est-elle un moindre mal ?

L’avortement peut-il être condamné dans n’importe quel contexte ? Quels sont les enjeux de la constitutionalisation de l’avortement ? La constitutionnalisation de la loi Veil aurait-elle pu être une solution ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Célier, le père Danziec et Anne Le Pape.

Concert solidarité Chrétiens d’Orient

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

À l’occasion du Festival de la Beauté qui se tiendra du 3 au 5 décembre,
Daniel Facerias et Patrice Martineau se produiront au théâtre de la Gobinière à Orvault
Le dimanche 4 décembre à 15h
Venez nombreux !

A Singapour, le mariage restera un mariage

Le Parlement de Singapour a dépénalisé les relations sexuelles entre personnes de même sexe, par 93 voix contre 3.

Néanmoins, en même temps, il a adopté, par 85 voix contre 2, un amendement constitutionnel soulignant que rien dans la Constitution ne peut permettre de modifier par la loi la définition du mariage comme union d’un homme et d’une femme. Il s’agit de « protéger le mariage hétérosexuel comme institution clé de la société », a dit le ministre de l’Intérieur K Shanmugam. Lequel a ajouté qu’il n’y avait aucun projet pour admettre le changement de genre à l’état-civil, et que son ministère était déterminé à lutter contre la cancel culture.

Perquisitions ukrainiennes dans les monastères orthodoxes

Des perquisitions ont été faites au monastère Saint Nicolas du diocèse de Khust, au couvent Sainte Anastasie de Jitomir et dans ses ermitages, dans les ermitages du monastère de l’icône Iverskaïa du district de Jitomir, et dans le diocèse de Rivne-Otrog au couvent de Gorodotsk, en l’église de tous les saints de Volyn, en l’église de la Résurrection et en l’église de la Dormition dans la région de Rivne. D’autres ont été faites au monastère Saints Cyrille et Méthode de Moukatchevo, dans une église à Ivano-Frankivsk.

Et le Parlement ukrainien (où l’opposition a été interdite) va voter une loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

La France, ce nouveau pays du Tiers-monde

En juin 2022, le président Emmanuel Macron déclarait sur un ton jupitérien :

« Il n’y a aucun risque de coupure » d’électricité l’hiver prochain

En décembre 2022, une note du gouvernement vers les préfet nous informe qu’il y aura bien des coupures d’électricité. Cette circulaire adressée aux préfets leur demande de se préparer à cette hypothèse et d’aider la population, les entreprises et les administrations à anticiper des coupures pour tenter d’en limiter les inconvénients. Elisabeth Borne avoue :

«On s’y prépare depuis des mois (…) Mais quelque part, on a une partie de la réponse tous entre nos mains. Si on baisse tous nos consommations d’énergie, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour la compétitivité des entreprises et en même temps cela permet d’éviter un moment où nous aurions insuffisamment de production d’électricité par rapport à la demande.»

« C’est bon pour… » ou comment transformer son incompétence en opportunité.

Abominable

La marque de prêt-à-porter de luxe Balenciaga est au cœur d’une polémique après la publication de sa campagne publicitaire pour sa collection printemps-été 2023. Les visuels proposés par la marque ont particulièrement choqué, certaines photos mettant en scène des enfants avec des accessoires évoquant les pratiques sadomasochistes… Une autre photo faisant la promotion d’un sac en partenariat avec Adidas laissait quant à elle entrevoir, sur un bureau en désordre, une feuille sur laquelle on peut reconnaître un arrêt de la Cour suprême étasunienne portant sur la pornographie infantile…

Réaction de Liberté Politique :

Derrière le scandale se trouvent des équipes de communication, des « artistes » et autres professionnels du marketing baignés dans un imaginaire glauque. Probablement assez familier de la consommation de substances illicites, ce petit monde répond a minima à un univers mental malsain et, dans le pire des cas, s’adonne à des pratiques abjectes. Sans entrer dans un détail de personnes ou de pratiques, il convient de relever ici l’aspect repoussant de cette petite caste qui n’a pas trompé les masses peu tolérantes avec ses dégénérescences. La levée de boucliers sur les réseaux sociaux a, pour une fois, eu des effets positifs en poussant la marque à reculer. Excuses et explications ne changeront d’ailleurs rien, si les responsables ne sont pas écartés. Ce nouveau scandale succède à une multitude de « dérapages » ou crimes graves de personnalités de premier ordre – à l’image de Duhamel, Cohn-Bendit, etc.

L’affaire Balenciaga implique plusieurs éléments qui méritent d’être envisagés à des degrés différents mais qui peuvent s’avérer complémentaires. Il s’agit avant tout d’une publicité ; les réclames doivent donner envie d’acheter, mais aussi, généralement, susciter l’adhésion du consommateur. Elles portent aussi souvent un message politique du vendeur au consommateur.

Ici, c’est évidemment sur la banalisation d’images subversives que surfent les spécialistes marketings. En allant trop loin ou trop vite, ils se sont néanmoins confrontés au bon sens de nombre de personnes qui n’admettent pas de mêler des contenus issus de l’imaginaire pornographique à des visages d’enfants. On touche d’ailleurs ici une notion évoquée par François Billot de Lochner dans un article du 19 août dernier sur le site de Stop au porno, dans lequel il explique les interconnexions qui peuvent exister entre consommation de contenus pornographiques et pédophilie.

La publicité comme outil d’incitation à la consommation peut ainsi être mise en œuvre pour instiller le goût de telle ou telle déviance ou attitude inappropriée. Lutter contre Balenciaga et les marchands dégénérés implique donc non seulement une certaine rectitude mais aussi de s’opposer à l’oppression publicitaire sous ses divers formes : affiches de rue, réclames dans les transports, contenus marchands intempestifs sur Internet…

Prochains concerts de Patrice Martineau en solidarité avec les chrétiens d’Orient

Patrice Martineau chantera avec Daniel Facerias dans deux concerts prochains en solidarité avec les chrétiens d’Orient:

Dimanche 4 décembre à 15h au Théâtre d la Gobinière à Orvault (44)
Vendredi 9 décembre à 20h30 à l’Espace Bernanos – Paris (Près de la Gare St Lazare)

La nation et l’universel

Une rencontre qui promet d’être passionnante: débat coorganisé par Ichtus et le Cercle de Flore, ce soir à 20 heure

Des restes humains retrouvés dans un temple maçonnique

Étrange découverte dans un château abandonné, à Trébons, non loin de Lourdes : un crâne, des ossements, des scalpels. L’ensemble de ces trouvailles a été transféré à l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Pontoise (95) pour évaluer s’il s’agit de restes humains.

Ont également été trouvés sur les lieux des symboles de l’iconographie franc-maçonne, des documents qui font référence à des protocoles de cérémonie… Le propriétaire du château est un ancien médecin d’une clinique de Tarbes. Il est décédé en septembre à 90 ans. Son appartenance à la franc-maçonnerie est établie.

Une galerie souterraine aux proportions impressionnantes comportait au centre de l’une des pièces deux petits piliers sur une dalle entourée d’un cercle de peinture blanche. Comme s’il s’agissait d’un autel sur lequel auraient pu avoir lieu des rites païens… ou maçonniques.

Ce sous-sol renfermait aussi des restes d’animaux (des cornes de béliers notamment), du matériel médical rouillé (scalpels, bistouris, seringues) et des lames de microscopes sous lesquelles, à en croire les inscriptions retrouvées dessus, auraient été insérés des échantillons de peau de testicules et de reins.

Le projet de l’Etat français pour légaliser la GPA

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Un projet de code de droit international privé en préparation au sein du ministère de la Justice prévoit l’application par le juge français des lois étrangères organisant la GPA (voir le projet).

L’article 63 de ce projet de code de droit international privé dispose en effet que :

« Lorsqu’une convention portant sur la procréation ou la gestation pour autrui a été conclue dans un État qui l’autorise, la filiation de l’enfant qui en est issu peut être établie par le juge selon la loi de cet État, si une partie en fait la demande ».

Cette disposition rend exécutoires en France, par le juge français, les contrats de GPA conclus à l’étranger, alors que cette pratique est interdite par la France:

Écarter ainsi la loi française prive au passage l’enfant et les femmes de la protection que la loi française leur assure lorsqu’elle invalide la GPA. En effet, l’article se limite à énoncer que « le juge s’assure au préalable que la convention a été́ conclue et exécutée dans le respect des dispositions du droit de l’État en cause » sans considérer que dans nombre d’Etats les règles en cause ne sont pas inspirées par les mêmes principes que ceux du droit français. Quel que soit l’encadrement qui peut varier d’un État à l’autre, il demeure que ce contrat est contraire à la dignité de la personne humaine car il fait de l’enfant l’objet d’une commande et d’une livraison, et fait de la femme l’instrument de production d’un enfant.

Ce projet organise un contournement légal de la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur l’adoption internationale, par laquelle les États se sont engagés à protéger les enfants contre les trafics en refusant l’adoption lorsque le consentement des parents biologiques a été obtenu avant la naissance et/ou moyennant finance. L’article 63 permet au juge d’établir la filiation de l’enfant selon la loi d’un État autorisant la GPA, alors même le contrat de GPA prévoit l’engagement de la mère d’abandonner l’enfant, avant même la conception programmée dans ce but et presque toujours contre rémunération. Une telle disposition prive donc d’efficacité la Convention de la Haye et prive les enfants comme les parents biologiques de la protection qu’elle vise à leur assurer.

De façon significative, le projet envisage l’intérêt de l’enfant comme un intérêt parmi les autres, lorsqu’il demande au juge de tenir compte « des intérêts en présence et notamment de l’intérêt de l’enfant », alors l’intérêt de l’enfant est supérieur aux autres et consacré comme tel par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU dans son article 3-1 : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, ….l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ». Le Conseil constitutionnel a conféré une valeur constitutionnelle à « l’exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant » (21 mars 2019) et la CEDH impose elle aussi, de manière générale, aux États de tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant « dans toute décision qui concerne les enfants».

Alors que le Président de la République affirme que la GPA est la ligne rouge que la France ne franchira pas, et que le Parlement Européen vient de condamner une nouvelle fois, le 5 mai 2022, « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction,… violation de la dignité humaine et des droits de l’homme », le contenu de l’article 63 importe en France les lois étrangères organisant la GPA.

Juristes pour l’enfance a donc demandé donc le retrait de cette disposition dans le cadre de la consultation ouverte sur ce projet jusqu’à hier, 30 novembre 2022 (lien vers la consultation).

Cyber-attaque au Vatican ?

Ce matin, une grande partie des sites internet du Vatican sont toujours inaccessible. Une « activité anormale » a été détectée mercredi par les services du Vatican, qui se refuse à parler d’attaque. La plupart des textes de référence de l’Eglise catholique restent inaccessibles.

L’Ukraine affirme que le Vatican a été attaqué par des hackers russes. Mercredi, le directeur de la Salle de presse, Matteo Bruni, avait affirmé que des activités de « maintenance » étaient en cours au Vatican, à la suite d’« activités anormales ».

Cet incident intervient deux jours après la publication d’un entretien avec le pape, dans lequel il affirmait disposer de « beaucoup d’informations sur la cruauté des troupes » russes arrivant en Ukraine. « Les plus cruels sont peut-être ceux qui viennent de Russie, mais (qui ne sont) pas de tradition russe, comme les Tchétchènes, les Bouriates ». Cette déclaration a provoqué des protestations de la part des autorités russes.

Ce type d’attaques par déni de service (DDoS) a également touché le Parlement européen mercredi 23 novembre après le vote d’une résolution définissant la Russie comme État promoteur du terrorisme.

Ce ne serait pas la première fois que le Vatican fait l’objet d’une attaque informatique. Au printemps 2020, les réseaux du Saint-Siège avaient fait l’objet d’un piratage de la part de services liés à la Chine.

Le député RN Grégoire de Fournas de retour à l’Assemblée nationale

Il avait souhaité que le bateau de SOS Méditerranée « retourne en Afrique » pendant une question du député LFI Carlos Bilongo. Provoquant une gigantesque bronca des autres groupes qui ont hurlé au racisme. Si le racisme n’a pas été retenu, le député RN du Médoc Grégoire de Fournas a été expulsé 15 jours de l’Assemblée Nationale pour avoir « provoqué un tumulte ». Revenu ce jeudi dans l’hémicycle, il se confie au micro de Marc Eynaud et Jordan Florentin sur les conditions de ce retour et sur la polémique dans laquelle il s’est retrouvé embarqué. Un député qui ne s’aplatit pas face à la gauche :

Peut-être n’y a-t-il pas de vertu sans courage

François Sureau prononçait jeudi 1er décembre le traditionnel « Discours sur la vertu » fait chaque année par un membre de l’Académie française lors de la séance annuelle. Il a choisi de faire l’éloge du courage à travers le portrait de quatre hommes ayant manifesté un courage moral exceptionnel dans l’histoire : Thomas More, Auguste Scheurer-Kestner, André Gide et Jean Cavaillès. Extrait :

En matière de vertu, comme on sait, on parle plus volontiers de ce qu’on ne possède pas. L’hypocrisie n’est pas le seul hommage qui naisse du vice, le sermon et la propagande en viennent aussi. Ainsi Julien Green prétendait-il que les livres pieux étaient écrits par le diable. Les États despotiques invoquent la liberté, les peuples luxurieux la chasteté, les nations violentes le pacifisme. La vertu, c’est peut-être avant tout un regret, et ce regret prend toutes les formes que l’imagination, personnelle, religieuse ou politique, lui donne.

L’exercice n’est pas facile : la vertu, au sens privé, inquiète ou fait sourire, et, n’étant ni moraliste ni théologien, je ne m’aventurerai pas à en parler. La vertu, au sens public, elle, terrorise. C’est le mot dont la Révolution s’est enivrée, celui, dit Valéry, de la « dictature des abstractions dans le délire clair desquelles une foi toute vierge engage les esprits » . Il n’y a pas si longtemps que cette vertu s’incarnait pour nos contemporains dans les figures rêvées de Staline ou de Mao Tsé-toung. Arthur Koestler a décrit de manière définitive ces intellectuels qui défailliraient à la vue d’un chien crevé mais parviennent sans effort à justifier les massacres qu’ils ne seront jamais appelés à contempler au nom des chimères dont la poursuite justifie leur rôle public. À la fin, disait Orwell, qui, lui, en avait vu, un charnier n’est qu’un charnier, et pas une étape dans l’avènement d’un monde meilleur. Laissons là la vertu majuscule, qui nous dépasse, nous accable et nous assassine.

La vertu dont je voudrais vous entretenir aujourd’hui est à mi-chemin entre l’espace privé et l’espace public. Il s’agit du courage. Peut-être n’y a-t-il pas de vertu sans courage. N’étant que médiocrement doué pour l’abstraction, je voudrais méditer avec vous sur le courage pris en quelque sorte à sa source, et peut-être en tirer quelques leçons pour le temps présent. J’ai choisi pour ce faire quatre figures du courage, afin qu’en les contemplant nous puissions nous faire une idée de ce que le courage demande. Je vous parlerai de Thomas More, d’Auguste Scheurer-Kestner, d’André Gide et de Jean Cavaillès.

Le courage physique, au moins sous sa forme militaire, est un composé indéfinissable où l’individuel se mêle au collectif dans des proportions difficiles à déterminer, qui ne sont jamais les mêmes pour chacun et d’ailleurs varient au gré des circonstances. La solitude ne revient qu’avec le choc, la blessure, qui font passer d’un coup au-delà du courage immédiat, dans le domaine obscur et douloureux des conséquences, où désormais la patience, et non l’acte décisif, tient la première place. Dans le courage moral, c’est au contraire l’impression de grande solitude qui frappe. J’en connais peu d’exemples aussi frappants que celui de Thomas More, emprisonné à la Tour de Londres pour n’avoir pas accepté les évolutions conjugales de Henry VIII. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’il n’accepte pas. Juriste, lorsqu’il a comparu, il s’est continûment refusé à ce qu’on appellerait aujourd’hui une défense de rupture et n’a cessé de protester de son obéissance au roi. Quant à la soumission à Rome, bien qu’il fût opposé au luthéranisme, elle prenait chez lui des formes complexes d’où l’esprit insulaire n’était pas absent. Que défend-il, à la fin ? L’impossibilité pour lui de prêter l’un après l’autre deux serments contradictoires, le premier au roi en tant que roi, le second au roi en tant que chef de l’Église d’Angleterre ; son hostilité, que l’on peut aujourd’hui juger prophétique, à voir réunis dans une seule main le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Entré à la Tour le 17 avril 1534, par une porte qu’on appelle « la porte des traîtres » , Thomas More s’y trouve absolument seul. Érasme se tait, son ami Tunstall a signé le serment ainsi que William Roper, son gendre, qui poursuit sa carrière au Parlement. On sait par ses lettres qu’il avait peur du supplice et de la mort. C’est alors qu’il écrit le célèbre Dialogue du réconfort, où il fait apparaître dans sa cellule, comme pour remplacer ses amis absents, un maître et son disciple engagés dans un dialogue platonicien. Il restera seul jusqu’au bout. Son humour ne l’abandonnera pas, et l’on sait qu’en montant à l’échafaud il demandera l’aide du lieutenant de la Tour en ces termes : « Merci de m’aider à monter. Pour la descente, je me débrouillerai tout seul. » […]

La Route

Le 1er novembre dernier se terminait la route de Toussaint des Europa Scouts et des Scouts Saint-Louis vers Cléry. Ces adultes ont choisi de continuer à vivre la pédagogie du scoutisme. Reportage de L’Homme nouveau :

Face à la destruction opérée par le diable, vivre simplement dans la foi de l’Eglise, selon la tradition

L’abbaye de Triors a été fondé par Fontgombault en 1984 et érigé en abbaye en 1994 avec Dom Hervé Courau comme premier Abbé. Élu Père Abbé de Triors le 30 novembre 2021, Dom Louis Blanc, âgé de 35 ans, a reçu la bénédiction abbatiale le 2 février 2022. Il a été interrogé dans La Nef. Extrait :

En tant que moine, comment voyez-vous l’avenir de nos pays jadis chrétiens et désormais très fortement déchristianisés, déboussolés d’un côté par une déconstruction anthropologique sans précédent (genre, wokisme…) et d’un autre par une immigration non maîtrisée faisant le lit de l’islam ?

Derrière la destruction organisée et progressive des repères naturels et chrétiens, je vois le diable jaloux de notre ressemblance avec Dieu : l’être, l’intelligence, l’amour, la liberté, la fécondité et la paix sont autant de ressemblances avec la vie intense et tranquille des trois Personnes divines dans leur être unique. Alors, le diable et ses suppôts s’acharnent. Mais je sais qu’il n’est pas possible de modifier la nature humaine créée par Dieu, et je garde donc confiance. Dans sa lettre, Benoît XVI m’a indiqué une merveilleuse ligne de conduite :

« Dans la confusion actuelle, il est important qu’on ne défende pas n’importe quelle théorie, mais qu’on vive simplement dans la foi de l’Église, selon la tradition véhiculée dans son Credo et dans la règle de saint Benoît. Une telle attitude de fond donne de la mobilité dans les petites choses et de la fermeté pour l’essentiel. »

Pour ce qui est de l’islam, la prière pour la conversion de ces âmes globalement ardentes peut porter un grand fruit pour renverser les erreurs de la redoutable dictature du relativisme athée.

Et si on restait un peu sur Reste un peu

De Bruno de Seguins Pazzis à propos du film de Gad Elmaleh :

Après plusieurs années d’absence, Gad Elmaleh décide de revenir en France pour se convertir au catholicisme, après être tombé sous le charme de la Vierge Marie. Logé chez ses parents, de fervents juifs pratiquants, sa mère déballe sa valise et tombe sur une statuette de la la mère de Jésus. Sa famille est sous le choc. Le comique et les siens vont faire une introspection d’ici à ce qu’il se fasse baptiser. Avec : Gad Elmaleh (lui-même), Régine Elmaleh (elle-même, la mère de Gad), David Elmaleh (lui-même, le père de Gad), Olivia Jubin (Agnès), William Azoulay (William), Judith Elmaleh (elle-même, la sœur de Gad), Catherine Thiercelin (elle-même, sœur Catherine), Nicolas Port (père Barthélémy), Mehdi Djaadi (Mehdi), Delphine Horvilleur (elle-même, la rabbine), Roschdy Zem (lui-même), Pierre-Henri Salfati (le rabbin), Rony Kramer (cousin Éric), Redouane Bougheraba (l’ami au restaurant), Frédéric Lenoir (lui-même, le théologien), Louis Duneton (Mathieu). Scénario : Gad Elmaleh, Benjamin Charbit et Eytan Saada. Directeur de la photographie : Thomas Brémond. Musique : Ibrahim Maalouf.

S’agissant d’un chemin de conversion d’un juif au catholicisme, l’humoriste Gad Elmaleh aborde un sujet grave d’une façon générale, grave également sur le plan personnel puisqu’il s’agit d’un film qui se veut largement autobiographique. Pour autant, et on ne peut vraiment s’étonner, Gad Elmaleh traite ce sujet très souvent sur un ton humoristique, sinon sur un ton très sentimental, et jamais sur le plan de la raison. De sorte que, si on peut rapidement passer sur l’écriture cinématographique qui n’ambitionne pas de révolutionner le septième art, le spectateur se trouve assez rapidement devant un numéro plutôt impudique et aux forts accents nombrilistes d’un homme de spectacle, accents amplifiés par le caractère démonstratif, volubile, disons-le même extraverti, lié aux origines nord-africaine et moyen-oriental de la plupart des protagonistes. Tout cela est vite sympathique, parce que parsemé de bons sentiments, mots pas toujours de bon goût et quelquefois bien conformes au politiquement correct (le choix possible du prénom chrétien Jean-Marie inspiré par celui de Monseigneur Lustiger mais qui pourrait être rapproché à celui du patronyme Le Pen…), de certaines vérités même (la « discrétion » des catholiques dans l’affirmation de leur foi), et soutenu par une bande originale chaleureuse d’Ibrahim Maalouf qui permet d’emballer le tout. Mais que reste-t-il au bout du compte ? Un homme qui reste juif avant tout, qui ne parvient pas au bout du chemin de conversion (tiraillé entre la foi juive de son héritage familial et son attirance pour la religion catholique), ici et là des plaisanteries et des pointes sur les catholiques et le catholicisme dont on se demande ce que provoqueraient des propos du même type  proférés par des catholiques sur le Judaïsme ou l’Islam, une relation avec la Vierge Marie qui ne débouche sur pas grand-chose, bref une réelle ambiguïté. Il n’est pas question de porter un jugement sur la sincérité du propos mais il est permis de s’interroger. D’ailleurs l’humoriste nous y invite lui-même en déclarant à la chaine de télévision BFM sur son film qui est un mélange de fiction et de réalité « Ça m’amuse beaucoup de ne pas vous dire ce qui est vrai et ce qui n’est pas vrai. Parce que je mens un peu. C’est ce qui s’appelle l’ambiguïté volontaire ! ». Si bien qu’au bout du compte, en bon chrétien, on ne peut souhaiter qu’une chose à Gad Elmaleh, qu’il finisse par rencontrer le Christ après avoir rencontré la Vierge Marie.

Bruno de Seguins Pazzis