Obsèques de Jean-Marie Molitor le 19 avril
Les obsèques de Jean-Marie Molitor, décédé le 12 avril, auront lieu mardi de Pâques 19 avril à 15h en l’église Notre-Dame de Montreuil-en-Bellay (49260).
Lettre ouverte à Emmanuel Macron
Plusieurs personnes ont signé cette lettre ouverte au président de la république, que vous pouvez signer et faire signer à votre tour, grâce au formulaire ci-dessous:
Monsieur le Président,
Si grande est la force de séduction du pouvoir qu’elle entraîne même les plus imparfaits à avoir l’audace et l’outrecuidance de le convoiter et de s’en emparer, s’ils le peuvent. Enivrés de leur succès inespéré lorsqu’ils y sont parvenus, ceux-ci usent alors de tous les moyens pour le conserver. Mais plus d’un ce faisant a été entraîné vers l’abîme et s’en est repenti par la suite. On ne se moque pas indéfiniment des peuples, et l’on ne saurait jouer sans fin un rôle qui n’est pas le sien.
Monsieur le Président, voici déjà longtemps que la France souffre. Elle le doit avant tout à son manque de sagesse, incapable qu’elle a été au sortir de la guerre de continuer à tracer sa propre voie dans un monde alors dominé chaque jour davantage par les Anglo-Saxons, qu’elle avait si longtemps combattus et dont elle s’était toujours défiée. Le peuple français, c’est indéniable, s’est laissé entraîner par les charmes du matérialisme sans frein qu’a alors permis la technique. Mais il a surtout été trahi par ses élites, politiques comme, dans beaucoup de cas hélas, religieuses. Des « générations de vauriens » successives se sont levées, qui ont séduit beaucoup de monde en disant qu’il fallait renoncer à nos modes de vie et à nos mœurs et adopter les nouvelles coutumes dominantes, figures alors du progrès. Le reste a progressivement suivi, au fil des générations. A commencé alors cette longue culture du mépris qui signe irrémédiablement la mort des peuples si l’on n’y met pas fin, car elle signifie que nous avons perdu le sens de l’honneur, notre honneur lui-même et le désir de nous battre pour le restaurer et le défendre aux yeux des autres nations.
Oui, voici longtemps, Monsieur le Président, que la France souffre du fait avant tout de ses dirigeants. Mais elle ne l’a jamais fait autant que depuis cinq ans, sous votre férule.
Jamais en effet, à travers toute son histoire, elle n’a été autant humiliée sur la scène internationale sans avoir été défaite militairement, et cela elle ne le doit qu’à vous, qui n’avez eu de cesse de la rabaisser par votre veulerie intéressée comme par votre incompétence. Dès la précédente élection, encore simple prétendant à l’exercice du pouvoir suprême, vous avez osé nier qu’il y eût une culture française, et ce devant les dirigeants d’un pays qui se considère comme notre ennemi – et tout dernièrement, quelle surprise !, des médias se sont interrogés sur une possible contrepartie financière à ces déclarations. Mais avec quelle promesse de votre part ? Vous avez ensuite, tout au long de votre mandat, été méprisé comme aucun de vos prédécesseurs par les dirigeants étrangers, depuis Mme Merkel jusqu’à tout dernièrement M. Poutine. Personne ne vous a pris au sérieux. Vous étiez et vous restez, et vous resterez, comme un gamin dans la cour des grands.
Jamais, par ailleurs, depuis les révolutions des siècles passés et les dictatures de Louis Eugène Cavaignac et d’Adolphe Thiers, n’avait été utilisée contre le peuple la violence dont vous avez fait usage envers les « gilets jaunes » qui protestaient bien légitimement contre votre politique sociale et contre votre morgue à leur égard. Ce furent, chose inédite en temps de paix, des dizaines de mutilés par vos forces de l’ordre, rendues dociles par un savant dosage de flatterie et de menace de votre part.
Profitant ensuite de l’état d’hébétude morale et de faiblesse psychologique de la majorité des Français, vous avez cyniquement exploité comme jamais leur crédulité lors de la crise du coronavirus, en maniant sans vergogne le mensonge et en attisant et entretenant la peur, afin de mieux les diviser pour mieux les soumettre. Vous avez interdit de travailler à des milliers de personnes que vous aviez fait encenser quelques mois plus tôt, révélant votre mépris sans borne. Vous avez pour ce faire piétiné allègrement toutes les règles de droit en gouvernant par un cabinet secret, et en inscrivant toujours plus dans la législation ordinaire ce qui relève de l’état d’urgence. Vous avez transformé le régime en régime d’exception.
Vous avez encore livré l’Etat aux officines étrangères, comme il apparaît chaque jour plus clairement, et vous avez ainsi trahi votre mandat, dont la mission première est de garantir l’indépendance du pays.
A vrai dire, Monsieur le Président, la liste de vos forfaitures est trop longue pour être rappelée en intégralité. Aussi bien est-ce inutile. Portée par une notoriété fabriquée, votre accession au pouvoir fut une imposture ; votre maintien une anomalie. Et vous avez l’arrogance de prétendre y être reconduit ! Il y a dans les actes de votre mandat plus de dix raisons qui auraient dû vous amener à démissionner, ou à être chassé honteusement du pouvoir. Seules la répression et la perte de sens politique de beaucoup de Français vous ont permis d’y échapper. Plus que tout, vous bénéficiez de la mansuétude corrompue du véritable pouvoir dans un système fondé sur la captation de l’opinion, des médias aux mains des puissances d’argent dont vous n’êtes que l’agent en France, la marionnette sans âme. Ces médias vous lâcheraient-ils ne serait-ce qu’un jour et vous retourneriez aussitôt au néant politique dont vous n’auriez jamais dû sortir. Vous n’êtes qu’un artefact politique, un ectoplasme sans consistance. Tout est faux, et jusque dans les moindres détails, dans votre personnage public. Il est vrai qu’à ce titre vous constituez une curiosité, de celles qui font les mauvaises fictions, et qui laissent songeurs lorsqu’elles se rencontrent dans la vraie vie.
Mais ne vous y trompez pas, Monsieur le Président : vous n’abuserez pas toujours votre monde. Vous avez profité de l’abattement du peuple français, produit par des décennies de démoralisation systématique. Il n’en sera pas toujours ainsi. Vous n’abuserez pas toujours de sa patience. Comptez sur lui pour se réveiller, et surgir formidablement comme il a su le faire à travers sa longue histoire. Ce jour-là, peut-être aurez-vous le courage de comprendre.
Franck Bouscau, professeur de droit
Guilhem Golfin, docteur en philosophie
Frédéric Lozère, Alliance pour la France
Sébastien Meurant, sénateur
Guillaume de Thieulloy, éditeur de presse
Ludovic Trolle, expert en éthique politique
« Est-ce qu’on peut voter pour un parti d’extrême-droite ? »
Question posée dans Famille chrétienne :
« Est-ce qu’on peut voter pour un parti d’extrême-droite, raciste, sachant que la Conférence des Evêques de France nous demande d’éviter des votes extrémistes ? »
Le dominicain et youtubeur frère Paul-Adrien répond :
« Voter pour un parti qui serait explicitement raciste, c’est non, c’est archi non, et c’est même archi non pour un catholique. »
« Les évêques ne nous donnent pas de consigne de vote, ils ne disent pas ‘‘ne votez pas pour Marine Le Pen car elle est raciste’’, car ils n’en sont pas certains ! Donc si vous êtes certains en votre âme et conscience que Marine Le Pen est raciste, à ce moment-là je pense qu’il ne faut pas voter pour elle. En revanche en qualité de journaliste et d’informateur, je n’ai pas le droit de vous dire que Marine Le Pen est raciste, car la chose est un peu plus subtile et plus compliquée. »
« C’est à vous de regarder exactement ce que dit Marine Le Pen et de juger sur pièce. […] Être raciste, c’est quelque chose de grave. Donc si vous dites que quelqu’un est raciste sans le justifier, ce n’est plus une accusation, c’est une insulte ».
Est-ce que cette réponse rassure Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef de La Croix ?
2e tour : pas de prise de position de Valeurs Actuelles ?
Selon La Lettre A, Valeurs Actuelles n’appellera pas à voter Marine Le Pen pour faire barrage à Emmanuel Macron au second tour. La rédaction a décidé dès le début de la campagne de ne pas donner de consigne de vote à ses lecteurs, sans que cette position n’ait suscité de débat en interne.
Le numéro de cette semaine s’en prend au bilan d’Emmanuel Macron, pour lequel “L’heure des comptes a sonné”.
Marine Le Pen devrait être à l’affiche du numéro du 21 avril, juste avant le second tour.
Le coût de l’immigration est passé de 17,4 milliards d’euros en 2012 à 40,3 milliards
Le coût de l’immigration est passé de 17,4 milliards d’euros en 2012 à 40,3 milliards d’euros aujourd’hui, selon une étude publiée par l’association Contribuables Associés, en collaboration avec le chercheur Jean-Paul Gourévitch :
- L’étude porte sur 13,8 millions d’immigrés et de descendants directs, soit 20% de la population résidant en France.
- Le coût de l’immigration pour l’État passe de 17,4 milliards d’euros en 2012 à 40,3 milliards d’euros aujourd’hui.
- Par rapport à 2012, les recettes ont augmenté de 23% mais les dépenses ont crû de 64%.
- Le surcoût de l’immigration irrégulière est de 3,77 milliards d’euros.
- La rentabilité de l’aide publique au développement destinée à freiner les flux migratoires est quasi nulle.
Au 1er janvier 2022, la France, qui compte en réalité 69 millions d’habitants, abrite 9 millions d’immigrés. Les descendants directs d’immigrés issus de deux parents étrangers sont au nombre de 3,6 millions. Ceux issus d’un couple mixte de 4,4 millions ne seront donc pris en compte que pour la moitié. Ceux de la seconde génération ne sont pas comptabilisés. Au total l’étude porte donc sur 13,8 millions d’immigrés et de descendants directs, soit 20% de la population résidant en France et sur le surcoût dû à l’immigration irrégulière. Parmi eux, 28% ont moins de 18 ans. Les taux de chômage et d’inactivité sont 2 à 3 fois supérieurs chez les immigrés de pays tiers que chez ceux nés en France ou dans un autre pays de l’Union européenne
Il y a trois ans, Emmanuel Macron promettait à Valeurs actuelles d’exécuter la totalité des obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées à l’endroit des clandestins présents sur le sol français. Aujourd’hui, la France exécute 14 % des OQTF. Or, le Maghreb représente 30 % de l’immigration illégale. Sur 7 731 OQTF délivrées à des Algériens sur les six premiers mois de l’année 2021, 23 ont été exécutées, soit 0,3 %. S’agissant du Maroc et de la Tunisie, les résultats sont respectivement 2,4 et 4 %. Le bilan d’Emmanuel Macron en matière d’immigration, c’est le pacte de Marrakech.
La Floride interdit l’avortement à partir de 15 semaines de grossesse
Le gouverneur de Floride a promulgué ce jeudi le texte, voté par le Parlement, abaissant le délai légal de l’avortement de 24 à 15 semaines de grossesse à partir du 1er juillet. Le gouverneur Ron DeSantis a déclaré :
“Nous sommes ici aujourd’hui pour défendre ceux qui ne peuvent se défendre seuls”. “Cela représente la plus grande mesure de protection de la vie promulguée dans cet Etat depuis une génération”.
I-Média – Marine Le Pen : la re-diabolisation en marche
L’image de la semaine
La campagne présidentielle semble remuer violemment le président sortant Emmanuel Macron. Son déplacement à Denain nous a donné une image très drôle !
Marine Le Pen re-diabolisée par les médias ?
Eric Zemmour semble avoir servi de paratonnerre à Marine le Pen pendant la campagne du premier tour, attirant sur lui les ires et les foudres du système médiatique. La candidate du Rassemblement national est-elle en passe d’être à nouveau diabolisée par le cartel des médias ?
Revue de presse
Marine Le Pen épinglée par la presse sur ses chiffres de l’immigration, un tireur pro-Black Lives Matter à Brooklyn, 3 filles excisées dans la Sarthe, une production théâtrale pédophile à Londres, l’envoi douteux de mails de campagne au corps enseignant par Macron.
Médias et politique, relations tendues
Depuis que Marine le Pen a refusé d’accréditer “Quotidien” à ses meetings, la polémique bat son plein. Les journalistes se sentent menacés par les candidats et vice-versa. Analyse d’une relation tendue entre médias et politiques.
“Partout, en France, des gens font des arrêts cardiaques dans les couloirs”
Lu dans un journal complotiste nommé La Croix, du 14 avril :
Partout en France, des services d’urgences hospitaliers sont contraints de réduire leur activité en raison du manque de soignants. De nombreux plans blancs ont été relancés, sans pourtant devoir faire face à la nouvelle vague de Covid, dont les hospitalisations restent limitées. Au centre hospitalier régional d’Orléans notamment, “sur les 120 paramédicaux que compte le service, 96% sont en arrêt maladie”, s’inquiète Grégory Quinet, secrétaire départemental du syndicat Sud santé-sociaux. Les médecins, eux, s’apprêtent à entamer leur deuxième semaine de grève. À Strasbourg également, la situation est critique depuis le décès, le 17 mars, d’un jeune homme, après son admission aux urgences pour une hémorragie digestive. “Hélas, ce n’est pas une exception. Partout, en France, il y a des gens qui font des arrêts cardiaques dans les couloirs”, affirme Sébastien Harscoat, médecin aux urgences. À Laval (Mayenne), Draguignan (Var) ou Bayeux (Calvados), les urgences n’accueillent plus de patients la nuit. En Seine-Maritime, aux urgences de Rouen, du Havre et de Dieppe, le délai d’attente peut dépasser huit heures. Dans la presse régionale, les urgences de La Rochelle se disent dans “un état d’urgence absolue”, celles de Grenoble “au bord de l’explosion”, liste La Croix. “Combien de tribunes, de mobilisations, de grèves, d’appels au secours faudra-t-il pour que nos responsables politiques prennent la mesure de la situation et agissent enfin ?”, s’alarme le collectif inter-hôpitaux.
Mais d’où vient cette explosion d’arrêts cardiaques ?
Dans un autre journal complotiste, Le Midi Libre du 13 avril, on lit que
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a établi un rapport en mars 2022 indiquant que le rôle du vaccin n’était pas à exclure dans l’apparition du syndrome de Parsonage-Turner chez certaines personnes ayant reçu une ou plusieurs doses de Pfizer.
Paralysie, décharges électriques… des symptômes peu agréables voire handicapants recensés chez certains patients ayant reçu le vaccin Pfizer, autrement appelé “Comirnaty”. Les experts de l’ANSM ont en effet effectué une nouvelle analyse en mars 2022 des cas déclarés depuis le début de la vaccination suite à l’évaluation réalisée dans le rapport publié le 24 septembre 2021. Au total, 43 cas de syndrome de Parsonage-Turner ont été déclarés, dont 27 sur la période. En septembre 2021, l’ANSM évoquait six cas.
Une malade témoigne :
“Depuis le mois de septembre dernier, je souffre de douleurs atroces dans l’épaule droite. Dans un premier temps, je n’ai pas fait le lien et j’ai pensé que j’avais fait un faux mouvement. Mon rhumatologue m’a ensuite indiqué que je souffrais sans doute du syndrome de Parsonage-Turner et m’a recommandé de porter une attelle. Depuis, je me couche sur un seul côté et j’ai du mal à m’habiller. Je ne sais plus quoi faire”.
Laurine a reçu sa seconde dose de Pfizer en mai 2021. Elle explique ressentir des “douleurs lancinantes la nuit” et déplore que ses séances de kinésithérapie ne soient pas efficaces.
“Je n’ai jamais été opposée au vaccin. Pourtant là, il y a de quoi se poser des questions…”
Nathalie, Montpelliéraine de 45 ans, a reçu ses trois doses de vaccin. En très bonne santé et sportive, elle s’étonne d’être “très faible” depuis. L’inflammation à son épaule lui “bousille la vie” depuis bientôt un an. Pour elle comme pour d’autres, “la coïncidence est grosse“. Elle ne peut croire que le vaccin n’a pas joué un rôle dans sa mésaventure.
En attendant les 4e et 5e doses…
Qui sont les ténors de l’économie qui entourent Macron ?
De Gilbert Tchivitdji, chef d’entreprise président d’honneur du comité mécanique ile de France président honoraire de la cci du Val d’Oise président honoraire de la CGPME val d’Oise :
Tout le monde reproche à Marine le Pen de ne pas être entouré de ténors de l’économie et de la politique pour gouverner demain….
Vu l’état de la France en 40 ans je me pose la question qui étaient ces spécialistes qui ont entouré nos présidents???— Gilbert Tchivitdji (@tchivitdji) April 14, 2022

Il y a trop peu de saints prêtres
En ce Jeudi Saint, à l’heure où l’actualité met devant nos yeux les déviances passées de prêtres, évoquons la figure du Bienheureux Edouard Poppe, à propos duquel les éditions Life ont réédité une biographie.
Béatifié en 1999, Edouard Poppe (1890-1924) eut une vie sacerdotale courte mais ô combien féconde. Il était tout au Christ et mettait la célébration de la messe au centre de son apostolat. Les épreuves n’ont pas manqué, de toutes sortes, mais il tirait force et joie de sa consécration à Notre-Dame et de sa grande vie intérieure. On retient de lui ce mot d’ordre : “Sans oraison, je me vide”.
Apôtre de la jeunesse, il fut aussi le conseiller spirituel averti de nombreux prêtres qu’il exhortait ainsi : “Ne vous donnez pas à demi à Jésus”. Cloué par la maladie, il écrivait : “Je brûle du désir de la venue du règne de Dieu dans les âmes sacerdotales”.
L’abbé Edouard Poppe est mort à 33 ans, comme son maître. Tout un programme.
Un jour l’abbé Poppe disait à un de ses fils spirituels :
On dit : il y a trop peu de prêtres. Ce n’est pas exact. La vérité est qu’il y a trop peu de saints prêtres. S’il y avait plus de saints prêtres, il y aurait plus d’hommes saints. Si, par nos sacrifices, nous obtenions ne fut-ce qu’un saint prêtre chaque année, en peu de temple monde serait sanctifié.
Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux
Le P. Frédéric Dumas, initiateur d’une association au service d’une meilleure compréhension du charisme du célibat sacerdotal dans son lien avec l’apostolat des laïcs, est l’auteur de “Prêtre et époux, lettre ouverte à mon frère prêtre”. Edition Mame.
Cet ouvrage a été cité par Benoît XVI et le Cardinal Sarah dans leur livre-événement “Des profondeurs de nos cœurs” paru en janvier 2020. Actuellement, le P. Dumas termine la rédaction d’un ouvrage sur la théologie du célibat sacerdotal. Ce sujet, s’il intéresse les prêtres, concerne aussi les fidèles du Christ qui sont un visage éminent de l’Épouse, l’Eglise.
A l’invitation de l’Œuvre de « Marie qui garde les prêtres », le Père Frédéric Dumas propose à tous, avec une mention spéciale pour les prêtres, une réflexion sur le thème : “Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux”.
Pour ceux qui souhaitent découvrir ce trésor, le texte est accessible ci-dessous.
A noter, le P. Dumas prêchera une retraite pour les prêtres sur le thème “Le célibat sacerdotal à l’image du Christ Epoux” à l’abbaye ND de Triors, du lundi 16 janvier au samedi 21 janvier 2023. (infos : [email protected])
I – la question du célibat aujourd’hui ?
– Plus aigue à cause d’une pénurie de prêtres dans un certain nombre d’Eglises régionales
– Liée à une accession des laïcs aux responsabilités depuis Vatican II
– Le diaconat est un exemple d’ordination avec mariage
– L’exemple des Eglises orientales avec un double clergé
Tout cela aboutit à une remise en doute liée à l’expression théologique de l’obligation du célibat : mesure disciplinaire, dans l’Eglise latine, basée sur une convenance du célibat avec le sacerdoce ministériel. Ceci n’est pas nouveau, de même que la difficulté parfois de vivre ce célibat. C’est toujours un combat ; il y a des tentations ; il y faut une ferme résolution, et même un choix, une adhésion personnelle.
J’ai entendu plusieurs fois des paroles comme : « j’ai été appelé à être prêtre, pas célibataire ». Cela montre la possible disjonction intérieure dans le cœur d’un prêtre, entre ministère et célibat.
A cela, je rajoute mon expérience de trente années de ministère de curé, d’aumônier, de vicaire épiscopal, dont une quinzaine au service de la pastorale familiale. Au fur et à mesure, des changements dans les paroisses, et de l’augmentation de la sécularisation dans la société, j’ai pris conscience que parfois le ministère paroissial abime le prêtre. Un grand isolement dans des paroisses très étendues et vieillissantes, difficiles à renouveler ou à « épouser » ; beaucoup d’administration qui éloigne de la proximité avec les gens ; etc.
Voici ce qu’écrivait Mgr Didier BERTHET, évêque de St Dié, dans la Croix le 21 février dernier, il y a juste un mois, sous le titre : « il faut ramener les prêtres de leur exil » :
« les prêtres ne vont pas si bien : ils se trouvent à bien des égards en situation d’exil….Dans le champ de la souffrance psycho-morale, on se situe à un niveau assez élevé, et cela est préoccupant…..ils se sentent souvent laissés à eux-mêmes et il n’est pas rare qu’ils s’engagent dans des formes de compensation… un voile d’opprobre et de soupçon est tombé sur l’ensemble du corps clérical. Un prêtre peut-il encore être digne de confiance, respecté, voire considéré comme exemplaire ? »
C’est le diagnostic. C’est donc bien de la vie intérieure du prêtre dont il est question. Quelque chose est en train de se briser par la force des événements. Beaucoup quittent le sacerdoce, certains choisissent hélas une solution plus radicale, un vrai drame !
Mgr BERTHET continue en disant que dans toutes les réformes pastorales, nous fonctionnons comme une variable d’ajustement. Autrement dit, nous sommes utilisés. Inutile, je pense, de vous rappeler ce que le Cardinal WOJTYLA de Cracovie écrivait en 1960 dans son livre « Amour et Responsabilité » : « le principe de l’utilitarisme et le commandement de l’amour sont opposés ». Pour lui, aucun doute, aimer s’oppose à utiliser. Il expose cette norme personnaliste : « la personne est un bien à l’égard duquel seul l’amour constitue l’attitude appropriée et valable. » pp.32-33 dans l’édition STOCK – 1978
Loin de moi de penser que les évêques ne feraient que nous utiliser sans nous aimer. Ayant participé pendant 7 ans à des conseils épiscopaux, j’en ai eu le témoignage concret. Néanmoins, tous nous subissons une situation de déclin de nos communautés, dont nous ne trouvons pas la solution pastorale réellement efficace ; et lorsque le pasteur en nous ne réussit pas, c’est la personne du prêtre, pauvre vase d’argile que nous sommes, qui se fragilise intérieurement, jusqu’à se briser.
En trente ans de ministère, plusieurs fois des sessions de formation permanente sont proposées sur l’équilibre de vie, l’amitié avec des familles, comment sortir d’addictions, ou de compensations, que sais-je encore !
Ce que j’ai cru discerner en entrant dans la Théologie du Corps, c’est un chemin plus profond lié au caractère sacramentel de l’ordination. Je vais y revenir dans un prochain paragraphe, mais j’aimerai auparavant redire quelques aspects de la théologie du corps qui m’ont marqué.
II – La théologie du corps comme possibilité de renouvellement d’une pensée sur les sacrements.
Quand j’étais vicaire épiscopal pour la famille, je suis un jour tombé sur un écrit (je ne me souviens plus lequel) dans lequel apparaissait une formule : le mariage est le prototype de tous les sacrements de l’Alliance. Ingénieur moi-même, je sais ce qu’est un prototype ; un exemplaire premier à partir duquel on décline une gamme de produits divers, mais liés à cette sorte d’origine.
Depuis, j’ai effectué la certification et le Mastère en Théologie du corps, et j’ai écrit un premier livre : Prêtre et Epoux ? Mame 2018 où je tâche de dire ma découverte de la condition d’Epoux du prêtre. Je prends conscience que cette condition, personne ne m’a jamais aidé à la contempler, à l’approfondir et à l’aimer. Or, il y a dans l’ordination une configuration au Christ-Epoux.
Présentant une vision intégrale et intégrante de l’homme, de la femme et du couple, ce que St Jean-Paul II appelle une « anthropologie adéquate », les catéchèses de la TDC montrent le mariage à l’origine, dans l’acte créateur d’Adam et d’Eve (Gn.2), qu’il appelle « sacrement primordial », les effets du péché originel et de la triple concupiscence (1Jn.2,), le salut opéré par le Christ dans son alliance d’amour indissoluble avec l’Eglise qu’il aime et qu’il rend sainte et immaculée (Ep.5), instituant par cette grande analogie le sacrement du mariage, et enfin, la destinée finale de tout cela dans la communion trinitaire à laquelle nous sommes promis, rassemblés, où tout est récapitulé par le Christ dans l’Esprit.
En tout cela, il fait apparaître que tous les sacrements, originés dans le mariage sacrement primordial et prototype, ont un caractère de nuptialité, J-P II dirait de « sponsalité ». D’ailleurs la figure des noces de Dieu avec l’humanité parcourt la Bible, les prophètes, l’Evangile de St Jean, les lettres des apôtres, les Pères de l’Eglise etc.… Bref.
III – la Configuration au Christ-Epoux.
C’est l’exhortation apostolique de 1991 Pastores Dabo Vobis, de St Jean-Paul II qui éclaire le mieux ce qu’elle est. Le Concile Vatican II, Presbyterorum Ordinis, cite d’abord les configurations au Christ-Tête et Prêtre comme ce qui nous marque d’un sceau indélébile : « Le sacerdoce des prêtres, s’il suppose les sacrements de l’initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen d’un sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, et les configure ainsi au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne(in persona Christi Capitis) » P.O. 2
Dans PDV, JP II va développer une triple configuration au Christ, Tête, Pasteur et Epoux.
Mais en distinguant d’un côté la dimension Pasteur et Tête, intimement liées dans l’agir du prêtre, pastorale et gouvernement, et de l’autre côté, la dimension de l’Epoux, liée à sa vie spirituelle.
Il y a un paragraphe magnifique a ce niveau, que je ne résiste pas de vous lire – PDV n°22 :
«Jésus est l’époux véritable, qui offre le vin du salut à l’Église (cf. Jn 2, 11). Lui, qui est «la Tête de l’Église, lui le Sauveur du Corps» (Ep 5, 23), «a aimé l’Église et s’est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne ; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée» (Ep 5,25-27). L’Église est certes le corps dans lequel le Christ Tête est présent et opérant, mais elle est aussi l’Épouse, qui sort comme une nouvelle Ève du côté ouvert du Rédempteur sur la Croix : c’est pourquoi le Christ se tient «devant» l’Église, «la nourrit et en prend soin» (cf. Ep 5,29) par le don de sa vie pour elle. Le prêtre est appelé à être l’image vivante de Jésus Christ, Époux de l’Église : assurément, il reste toujours dans la communauté dont il fait partie, comme croyant, uni à tous ses frères et ses sœurs rassemblés par l’Esprit ; mais, en vertu de sa configuration au Christ Tête et Pasteur, il se trouve en cette situation sponsale, qui le place en face de la communauté. «En tant qu’il représente le Christ Tête, Pasteur et Époux de l’Église, le prêtre a sa place non seulement dans l’Église, mais aussi en face de l’Église». C’est pourquoi il est appelé, dans sa vie spirituelle, à revivre l’amour du Christ époux envers l’Église épouse. Sa vie doit donc être illuminée et orientée par ce caractère sponsal qui lui demande d’être témoin de l’amour sponsal du Christ ; ainsi sera-t-il capable d’aimer les gens avec un cœur nouveau, grand et pur, avec un authentique détachement de lui-même, dans un don de soi total, continu et fidèle. Et il en éprouvera comme une « jalousie » divine (cf. 2 Co 11, 2), avec une tendresse qui se pare même des nuances de l’affection maternelle, capable de supporter les « douleurs de l’enfantement » jusqu’à ce que « le Christ soit formé » dans les fidèles (cf. Ga 4, 19).»
On peut faire largement une retraite d’une semaine partir de ce texte ! D’ailleurs, je crois que je vais en proposer une prochainement.
Et c’est de cette situation sponsale que le prêtre va tirer sa paternité, qui ne pourra pas être domination puisqu’entièrement animée par la charité pastorale, mais donation jusqu’à la croix. Par contre, être pasteur, ou tête, d’une communauté paroissiale, sans vouloir -ou pouvoir- en être l’époux, expose le prêtre à bien des avanies ; et croyez bien qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’en faire les frais !
Un jour, racontant à un couple ami l’histoire d’un prêtre encore jeune ayant quitté le ministère à cause d’une solitude pastorale dans une grande paroisse rurale, et d’une communauté vieillissante, la jeune femme amie me dit : «En fait, sa communauté n’était pas épousable ! » Elle avait raison et tort à la fois. L’Alliance sponsale ne s’est pas réalisée entre ce prêtre et cette communauté ; il n’a pas pu en être la figure de l’Epoux qui engendre à la vie nouvelle. Pourtant, le Christ-Epoux, lui, était bien avec et en faveur de cette communauté. C’est donc bien dans ce lien entre le prêtre et le Christ qu’était le souci, sans juger qui que ce soit. Mais parfois aussi, la situation des paroisses ne le permet plus. Comme le dit le prophète Isaïe : elles ressemblent parfois davantage à la «Délaissée» qu’à «l’Epousée» ! Cela est dur à entendre, je l’avoue, mais qui peut nier qu’il y a parfois en notre cœur ce genre de débat, voire dans nos repas ecclésiastiques.
L’amour sponsal qui est au cœur de la Théologie du Corps, cet amour-don qu’une personne ne peut donner qu’à une personne, prend la forme d’un amour conjugal dans le mariage. Mais il n’est pas réservé aux gens mariés. Le prêtre lui aussi, parce que cet amour trouve sa source dans le don reçu au baptême et à la confirmation, en bénéficie pour sa vie et son ministère. Elle prend alors la forme de la charité pastorale. C’est ce qu’explique Jean-Paul II dans PDV :
«Le don de soi à l’Église la concerne en tant qu’elle est le corps et l’épouse de Jésus Christ. C’est pourquoi la charité du prêtre se relie d’abord à celle de Jésus Christ. C’est seulement si elle aime et sert le Christ Tête et Époux que la charité devient source, critère, mesure, impulsion de l’amour et du service du prêtre envers l’Église, corps et épouse du Christ.» PDV n°23
La charité est donc source, mesure, critère et impulsion du service du prêtre. En elle est toute la motivation de l’exercice du ministère sacerdotal.
Dans l’exhortation apostolique, la charité pastorale est un «don total de soi-même à l’Eglise, l’image du don du Christ et en partage avec lui» ; elle est une «vertu par laquelle nous imitons le Christ dans son don de soi et dans son service» ; elle est un «office d’amour» ; elle «trouve son expression plénière et son aliment principal dans l’Eucharistie» ; elle «constitue le principe intérieur et dynamique capable d’unifier les diverses et multiples activités du prêtre.»
Nous pourrions rajouter que la charité pastorale porte en elle-même le don désintéressé avec lequel le prêtre doit exercer son ministère, ce que l’on appelle son dévouement, sa disponibilité, sa proximité. Se donnant ainsi, il se trouve lui-même, comme le dit magnifiquement GS.24§3 : «l’homme, seul créature sur terre que Dieu a voulu pour elle-même, ne peut se trouver lui-même que dans le don désintéressé de lui-même.»
IV – Et le célibat ?
Il est facile de comprendre que la situation d’Epoux dans l’Epoux fonde notre célibat. Cela fait entrer le célibat non plus uniquement dans le régime de la convenance, mais dans celui de l’adéquation à notre représentation sacramentelle. Et cette adéquation n’est pas de l’ordre de l’évidence. C’est un travail, une œuvre de salut pour notre ministère. Car le célibat est à la fois un don qui nous fait ressembler au Christ, une grâce, et une œuvre à réaliser. C’est tout le dynamisme de la chasteté et de la continence parfaite qui sont en jeu.
Il faut donc mettre en œuvre ce que Jean-Paul II appelle une «subjectivation adéquate», pour rendre notre vie de pasteur adéquate au don qui nous est fait dans cette configuration au Christ-Epoux.
Concernant la continence parfaite que nous devons vivre, il n’y a pas de gradualité de cette loi : soit nous la vivons, soit nous faiblissons. Il ya juste trois modalités pour la vivre :
comme impossible à vivre, alors, la souffrance du célibat est insupportable ;
comme difficile à tenir, alors il y faut la force pour ce combat ;
comme un don et un vrai bien pour notre personne, alors il faut en rendre grâces sans cesse.
Et nous vivons selon les moments, ces trois modalités ! parfois, c’est impossible, toujours c’est difficile, et souvent nous le recevons comme un don.
Cette subjectivation nécessite trois étapes :
-connaître cette vérité : le célibat est un don et un vrai bien pour nous
– intérioriser, c’est-à-dire aimer cette vérité, la faire nôtre intérieurement par la prière, la contemplation de l’Epoux et de l’Epouse. Ainsi, la signification profonde du célibat continent se transfère dans notre conscience ministérielle et dans les décisions prudentielles que nous avons à prendre.
– se transformer, se convertir, un peu à l’image de S Augustin, dans le Confessions : «Dans cette forêt d’une telle immensité pleine d’embûches et de périls, j’ai éclairci mon cœur et l’ai dégagé autant que j’ai pu » (Confessions, livre X, chapitre 35)
Aujourd’hui, il y a des difficultés particulières auxquelles être attentif :
– Dans une société très érotisée, notre cœur peut être fortement partagé sur le plan affectif
– Le ministère paroissial nous isole plus qu’auparavant. Le premier confrère est parfois à des dizaines de kilomètres, et les moyens numériques ne remplacent pas tout. Il nous faut entrer dans une compréhension juste de la solitude ministérielle (cf. JP II dans la TDC sur la solitude originelle)
– Echec pastoral et Acédie : la difficulté pastorale du moment, l’indifférence grandissante, etc.… tout cela produit des découragements qui peuvent nous tenir en situation d’acédie. Nous cherchons alors toutes sortes de compensations ; nous voulons sans cesse quitter notre lieu, notre paroisse, etc.….
Il y a un remède, l’Eucharistie :
«Deux sacrements représentent d’une manière particulière la relation sponsale entre Jésus et l’Eglise : le mariage et l’Eucharistie. Le mariage la représente en tant que l’Église est faite d’en-bas, c’est-à-dire en tant que l’amour et la fécondité humains participent à la venue et à l’existence de nouvelles personnes humaines, voulues par Dieu et destinées à s’intégrer à l’Eglise de par l’amour rédempteur de Jésus pour elle. L’Eucharistie, elle, représente cette relation en tant que l’Eglise est faite d’en-haut. Comme il a été dit précédemment, l’Eglise-Epouse est faite d’en-haut en ce sens qu’elle ne vient pas vers le Christ de sa propre initiative pour l’épouser : sa relation sponsale avec lui est tout entière le fruit de sa mort rédemptrice sur la Croix. Or, l’Eucharistie est le sacrement qui contient toute cette réalité d’un salut venant d’en-haut de par l’initiative gratuite du Christ-Époux et Rédempteur » P. Frost, acte du colloque à Ars en 2000
L’Eucharistie reste LE LIEU, comme notre cellule spirituelle, que nous ne devons jamais quitter parce que là est Celui qui est avec nous tous les jours, lieu qui doit fixer toute notre attitude, nos paroles et nos actes dans le ministère. C’est pourquoi la célébration de l’eucharistie est appelée à devenir quotidienne dans notre vie sacerdotale, même si cela ne nous est pas une obligation morale. L’eucharistie est la plus grande source d’actualisation des dons qui ont été faits à l’ordination, et qui maintiennent le prêtre dans la profondeur du sacrement de l’ordre. En ce sens, nous nous devons d’être un mystique si nous voulons supporter l’ascèse du célibat, et le recevoir chaque jour comme un don.
Certes, nos mains, ointes du Saint Chrême, que l’on impose sur le pain et le vin, avec lesquelles nous élevons le pain de vie et la coupe du salut, ont servi parfois à des impuretés pouvant aller jusqu’au crime. Et c’est pourquoi le sacrement de réconciliation, la confession auriculaire est absolument indispensable dans notre vie. Dans l’Offertoire de la messe, prêtons davantage attention à ces paroles que nous disons à voix basse : « lave-moi de mes fautes, Seigneur, et purifie-moi de mon péché ». Il s’agit de s’approcher de l’Eglise-Epouse avec un corps et un cœur aussi pur que possible. Car lorsque nous disons «ceci est mon corps», nous ne sommes pas seulement la voix du Christ qui dit cela, mais c’est aussi notre propre voix qui le dit à propos de notre propre corps, que nous voulons encore livrer dans le Christ qui s’est livré, par Lui, avec Lui et en Lui.
L’Eucharistie fait de nous un prêtre selon le cœur du Christ, et exige de nous que nous nous présentions en face de l’Eglise en représentant l’Epoux à tous ceux qui en sont les amis, heureux de Le savoir avec eux, comblés de la même joie que celle de Jean-Baptiste, afin qu’Il grandisse et se fortifie dans les cœurs et soit annoncé au monde.
Conclusion
Peu importe de savoir si le célibat est juste une convenance ; il nous faut reconnaître comment ce don agit dans notre ministère pour notre sanctification et pour que l’Eglise devienne davantage ce que le Christ fait d’Elle : son épouse bien-aimée.
Les lois Leonetti et Claeys-Leonetti nous mènent inexorablement vers la légalisation du suicide assisté
Jean-Marie Le Méné explique, dans une tribune publiée dans La Croix, pourquoi les lois Leonetti et Claeys-Leonetti nous mènent inexorablement vers la légalisation du suicide assisté :
[…] En France, les lois Leonetti et Claeys-Leonetti de 2005 et 2016, relatives aux droits des malades et des personnes en fin de vie, ont créé un contexte juridique nouveau. Présentée comme « un progrès » pour les malades et les professions de santé, la loi Leonetti a explicitement autorisé l’arrêt des traitements qui n’ont pour seul effet que le maintien artificiel de la vie du patient. Largement sujette à interprétation, cette disposition a permis au Conseil d’État de juger légale la décision médicale de provoquer la mort par arrêt de l’hydratation et de l’alimentation artificielles d’un homme placé dans l’impossibilité d’exprimer ses volontés, et qui n’était pas en fin de vie.
Au regard des souffrances provoquées par l’arrêt de la nutrition et l’hydratation, la loi Claeys-Leonetti a associé systématiquement le protocole à une sédation profonde et continue jusqu’au décès. Une pratique qui vise à accélérer, voire à provoquer la survenance de la mort du patient. Devant cette situation, les partisans de l’euthanasie ont beau jeu de dénoncer l’hypocrisie d’un système qui conduit à faire mourir une personne consentante dans un délai qui peut aller jusqu’à trois semaines, alors que quelques heures suffisent. Quel est l’intérêt d’un protocole de prolongation d’agonie qui passe manifestement pour inhumain ? […]
Pourquoi le suicide assisté continuerait-il à être pénalisé alors que l’arrêt des traitements (dont l’hydratation, l’alimentation et la respiration artificielles) suivi d’une sédation profonde et continue jusqu’à la mort ne l’est pas ? Ne s’agit-il pas de deux actes médicaux au profit des mêmes patients « autodéterminés » et dont les effets sont identiques ? C’est ainsi que la disposition contestée du code pénal italien réprimant le suicide assisté a été jugée contraire à la Constitution. Le Parlement italien a donc été conduit à envisager une proposition de loi relative au suicide assisté qui reprend les conditions permettant l’arrêt des soins aux patients présentant une pathologie irréversible, une souffrance intolérable, bénéficiant d’un traitement de maintien en vie et capables de prendre une décision libre. On le voit, le glissement d’un arrêt des soins avec sédation – type loi Claeys-Leonetti – vers l’euthanasie dite « active » est en marche parce que le continuum est inéluctable.
Malheureusement, ceux qui refusent, en France, la légalisation de l’euthanasie utilisent, souvent avec la plus grande sincérité, les pires arguments. La plupart d’entre eux proposent en effet un développement des soins palliatifs accompagné d’une meilleure application de la loi Claeys-Leonetti. On ne saurait rendre meilleur service aux promoteurs de l’euthanasie qui savent qu’il n’y a pas de différence de nature, mais seulement un décalage de temporalité, entre arrêt des soins (incluant nutrition, hydratation et respiration artificielles) sur personne consentante et suicide médicalement assisté. En effet, la mort reste l’objectif à atteindre.
Par ailleurs, dans l’opinion publique, les soins palliatifs comprennent une fin de vie hâtée par la médecine, ce qui ne devrait naturellement pas être le but des soins. La seule manière efficace de combattre la légalisation de l’euthanasie est effectivement le développement des soins palliatifs, mais en excluant clairement de son contenu tout arrêt des soins, et ceci afin de rompre un continuum inexorable, comme le montre l’exemple italien. Anticiper la fin de vie par l’arrêt des soins ou précipiter la mort par l’euthanasie ne sont pas des actes médicaux. Les disciples d’Hippocrate le savent. Les politiques n’ont pas à leur imposer la mise en œuvre de lois sociétales qui n’ont rien à voir avec l’exercice de leur art.
Japon : les travailleuses étrangères enceintes incitées à avorter ou à démissionner
Le Japon, où la population est vieillissante, fait venir des travailleurs des Philippines, du Vietnam, voire de Chine. Vanessa, Philippine de 25 ans, travaillait dans un établissement de soins à Fukuoka (sud-ouest) quand elle a appris qu’elle était enceinte. Elle était au Japon depuis plus d’un an et espérait poursuivre son stage après l’accouchement. On l’a poussée à avorter.
“Je me suis dit : comment osent-ils ? L’avortement est le choix d’une mère”.
Finalement, ses employeurs l’ont obligée à démissionner, affirmant que sa situation “allait diminuer la valeur des stagiaires philippines”.
Selon le ministère japonais de la Santé, 637 stagiaires techniques ont démissionné en raison d’une grossesse ou d’un accouchement entre 2017 et 2020. Mais selon des défenseurs des migrantes, il s’agit de la “partie émergée de l’iceberg”.
Un avocat affirme :
“pour certains employeurs, il est plus facile de les renvoyer chez elles et de les faire remplacer par de nouveaux stagiaires, plutôt que d’engager des frais supplémentaires”.
Vanessa a donné naissance à son fils aux Philippines, mais espère toujours retourner au Japon.
“Je veux prouver qu’il est possible pour une stagiaire enceinte d’accoucher dans son pays et de retourner au Japon pour terminer son contrat”.
Le grand remplacement dans les étalages
Exemple dans le magasin Auchan à Poitiers.
Quand Jordan Bardella remet Gérald Darmanin face à son bilan
Belle rhétorique du président du RN, que ce soit sur l’immigration, le budget de l’Etat, la réforme des retraites… face au ministre de l’Intérieur :
Jordan #Bardella à Gérald #Darmanin sur l'immigration : "Avec vous, tout le monde rentre en France, mais personne ne sort !" pic.twitter.com/064E2FZ5X6
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 13, 2022
Jordan #Bardella à Gérald #Darmanin : "Des milliers de familles françaises pauvres attendent un logement social, mais ils ne peuvent pas l'avoir, car aujourd'hui dans le logement social s'est instaurée la préférence étrangère" pic.twitter.com/3wLrTUbZrl
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 13, 2022
#Bardella : "J'en ai ras-le-bol des leçons d'expertise de gens qui se sont présentés en 2017 comme des Mozart de la finance et qui ont rallongé la dette de 600 milliards d'€ en 5 ans."
Bravo de le rappeler, et j'ajoute que dans les villes RN l'endettement a baissé ! 👏#BFMDébat pic.twitter.com/cOa5ElElAR— Nicolas Meizonnet (@NMeizonnet) April 13, 2022
🔴 Bah oui, très amusant ! 😋😋😋 #Bardella #Darmanin #BFMTV pic.twitter.com/d9hJDKNN2e
— Ⓜ La France au cœur ! 🇫🇷 #ⓂarinePrésidente (@KRYSLUVU) April 13, 2022
Masterclass de @J_Bardella ce soir. pic.twitter.com/6yrznfLepI
— Dynamique Marine Ⓜ️ (@DynamiqueMarine) April 13, 2022
Un islamiste tchétchène a harcelé sur les réseaux sociaux la jeune #Mila. Il est connu pour radicalisation et pour apologie du terrorisme : comment a-t-il pu être relâché dans la nature M. Darmanin ? Dehors !#BFMDébat #MarinePrésidente pic.twitter.com/MCkA1ZiLEW
— Jordan Bardella (@J_Bardella) April 13, 2022
Tourisme suicidaire
L’Oregon, premier État américain à légaliser le “suicide assisté”, prend des dispositions pour permettre aux non-résidents d’entrer dans l’État dans le seul but de mourir.
À la suite d’un appel contestant la nécessité d’une résidence dans l’État pour les personnes souhaitant accéder au “suicide assisté”, l’autorité sanitaire de l’Oregon et le conseil médical de l’Oregon ont décidé de ne plus appliquer cette disposition légale. Les deux instituts exigeront également que le législateur supprime officiellement l’obligation de résidence, permettant ainsi au véritable tourisme de la mort de se développer.
Le rapport annuel de l’Oregon indique que les raisons pour lesquelles les gens choisissent le “suicide assisté” sont la “perte d’autonomie”, le fait de se sentir “moins capables de participer aux activités qui rendent la vie agréable” et la “perte de dignité”. L’Oregon a également autorisé le meurtre de personnes pour cause d’anorexie, affirmant être l’État le plus touché par la prévalence des maladies mentales. Pourtant, moins de 1 % des patients tués ont d’abord été adressés à des psychiatres. Quant à la douleur insupportable, qui est la raison la plus fréquemment invoquée comme excuse par ceux qui choisissent le “suicide assisté”, très peu de personnes s’en sont plaintes.
“Solennellement” : zéro pointé pour l’exercice de réthorique de la présidente de l’université de Nantes
Carine Bernault, présidente de l’université de Nantes, a utilisé le listing de l’université pour faire de la politique. Sera-t-elle déchue de ses fonctions ? Dans un régime démocratique, ce serait le cas.
Chères étudiantes et chers étudiants,
Chères et chers collègues,Le 24 avril prochain, nous sommes tous appelés aux urnes et nous devrons faire un choix important pour notre pays.
Profondément attachée aux valeurs démocratiques et républicaines, à l’État de droit, au respect des droits fondamentaux et individuels, à un universalisme fondé sur le respect des différences, à la liberté d’expression et à la construction européenne, je vous adresse ce message inhabituel mais indispensable au regard des enjeux attachés à ce vote.
La discrimination, l’exclusion, le repli sur soi ne seront jamais une solution. La différence est une richesse, la contradiction est l’essence même de l’université.
Parce que les fondements de notre société sont en cause, je vous appelle solennellement à voter le 24 avril pour faire barrage à l’extrême droite et donc au Rassemblement National.
Quel que soit le résultat le 24 avril, vous pouvez compter sur mon engagement pour défendre nos valeurs.
Carine BERNAULT
Présidente
Un étudiant lui a répondu :
Chère madame,
À message inhabituel, réponse inhabituelle, je me permets de répondre à votre précédent mail.
Vous vous dites attachée aux valeurs de la démocratie et de la république, mais vous vous permettez de douter ouvertement de l’intelligence de millions de nos concitoyens. Je me permettrais donc d’en faire de même avec vous.
Vous affirmez beaucoup de choses dans votre mail et vous ne prouvez rien, comme s’il fallait prendre vos allégations pour argent comptant, comme si votre position vous permettait de parler avec autorité (principe propre à tous les obscurantismes.)
Afin de vous aider à faire le travail que vous auriez dû faire voici une liste des mots à définir avant de nous les jeter à la figure
- valeurs : bon courage pour le définir.
- démocratiques : l’élection n’est-elle pas démocratique ?
- républicaines : doit-on prendre l’étymologie ? Le rassemblement national va t’il détruire toute chose publique ? Si oui il faut le démontrer.
- État de droit
- droits fondamentaux : comme la liberté de pensée ? La liberté des peuples à décider d’eux même ?
- universalisme : le fait de ne pas considérer les différences n’est pas un universalisme ? Le fait de respecter quelle différence ?
- respect : Comme celui d’insulter plusieurs millions de personnes ?
- différences : Doit-on toutes les accepter ? Le psychopathe meurtrier et celle qui outrepasse ses fonctions aussi ?
- liberté : La liberté d’indifférence ? La liberté qui s’arrête où commence celle des autres ?
- La discrimination : comme le fait de choisir un candidat plutôt qu’un autre ?
- l’exclusion : vous nous appelez à exclure toute une partie de la population…
- le repli sur soi : qui est le soi ici ? Les étudiants ? Les français ? Les européens ? Les êtres humains ? Je trouve l’utilisation de ce mot assez discriminant et déplacé, voir toxique.
Si j’avais à noter un exercice de rhétorique d’aussi mauvaise qualité, il est probable que 0 serait la note adaptée…
Aussi pour finir ce mail je me permets de paraphraser celui pour lequel vous m’invitez à voter en vous disant que j’ai bien envie de vous emmerder.
Affectueusement
Vous pouvez également lui écrire puisque ses coordonnées sont en ligne :
- 0240141619
- 0240998383
- [email protected]
Avant le 1er tour, 800 universitaires appelaient à voter pour Mélenchon. L’université française est toujours d’extrême-gauche.
74 évêques expriment leur inquiétude face au synode allemand
Soixante-quatorze évêques catholiques de quatre continents ont signé une “lettre ouverte fraternelle” à leurs homologues épiscopaux en Allemagne, exprimant leur inquiétude face à la “voie synodale” controversée de l’Église allemande.
Déjà, le 22 février, Mgr Stanisław Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a écrit une lettre aux évêques allemands exprimant sa « profonde inquiétude et son anxiété » face au processus, tandis que les évêques nordiques ont mis en garde contre la « capitulation devant le Zeitgeist » en une lettre du 9 mars.
La lettre d’aujourd’hui regroupe des évêques d’Afrique, d’Australie, d’Europe et d’Amérique du Nord, 10 pays au total, ont ajouté leur nom à la lettre. La liste comprend quatre cardinaux – le cardinal nigérian Francis Arinze, le cardinal américain Raymond Burke, le cardinal sud-africain Wilfrid Napier et le cardinal australien George Pell – 15 archevêques et 55 évêques.
Le caractère international des signataires de la lettre reflète le problème international que ces évêques pensent que la « voie synodale » allemande présente. La lettre déclare qu’
“à une époque de communications mondiales rapides, les événements dans une nation ont inévitablement un impact sur la vie ecclésiale ailleurs”.
“Ainsi, le processus du ‘Chemin synodal’, tel qu’il est actuellement poursuivi par les catholiques en Allemagne, a des implications pour l’Église dans le monde entier”, y compris “les Églises locales dont nous sommes les pasteurs et les nombreux fidèles catholiques pour lesquels nous sommes responsable.”
Le cardinal Napier a exprimé une inquiétude particulière quant à la déviation de la voie synodale par rapport à l’enseignement relatif à la sexualité et a déclaré que ce qui se passe en Allemagne a “absolument” un impact sur la vie dans son pays.
L’évêque Thomas Paprocki de Springfield, Illinois, l’un des organisateurs de la rédaction et de la promotion de la lettre, a déclaré qu’il avait signé cette “lettre fraternelle de préoccupation” parce qu’il se sentait responsable d’être clair pour les habitants de son diocèse que “ce qui est sortir de ce chemin synodal allemand n’est pas correct.
“Les gens sont conscients que l’Église catholique en Allemagne tolère les pratiques et encourage les enseignements contraires à la foi catholique”. “Eh bien, alors, d’autres personnes dans d’autres pays vont dire:” S’ils peuvent le faire là-bas, pourquoi ne pouvons-nous pas le faire? “”
Mgr Paprocki a déclaré que la lettre est un exemple du type de correction fraternelle décrite par le Christ dans Matthieu 18, son sens de la collégialité étant renforcé par le fait qu’elle vient d’au-delà d’une conférence épiscopale ou d’un seul pays. Il a également décrit la lettre comme une aide au pape François, qui avait précédemment écrit aux catholiques allemands concernant le chemin synodal, les exhortant à éviter les tentations de compromettre l’Évangile dans leurs efforts de réforme.
La lettre des évêques exprime plusieurs préoccupations concernant la « voie synodale » allemande : saper la crédibilité de l’enseignement et de l’autorité de l’Église ; s’inspirant principalement de l’analyse sociologique et de l’idéologie politique ; remplacer une notion chrétienne de liberté par « autonomie » ; un ton trop bureaucratique et anti-évangélique ; et une focalisation sur le pouvoir qui “suggère un esprit fondamentalement en contradiction avec la vraie nature de la vie chrétienne”.
Nous sommes des catholiques radicalisés
Il va falloir ouvrir des camps de déradicalisation…
Yann Raison du Cleuziou, maître de conférences à l’université de Bordeaux, est interrogé dans La Croix suite au sondage indiquant que quatre électeurs catholiques sur dix ont voté Marine Le Pen ou Éric Zemmour, et 69% des musulmans pour Jean-Luc Mélenchon.
Le score d’Éric Zemmour chez les pratiquants réguliers, soit plus du double de la moyenne nationale, montre une radicalisation de cette frange du catholicisme. Par ailleurs, une enquête pour La Vie de mars 2022 montrait que ce vote pour Zemmour repose sur une dynamique spécifiquement religieuse: 71 % des électeurs catholiques qui votent pour lui le font au nom de leurs convictions religieuses.
C’est très différent du vote Marine Le Pen puisque la candidate du RN obtient 21% chez les pratiquants réguliers, 26% chez les pratiquants occasionnels, et 29% chez les non pratiquants. Plus il y a un détachement de la pratique religieuse, plus le vote en faveur de Marine Le Pen augmente, au contraire du vote Zemmour.
Éric Zemmour a permis la structuration politique d’une droite catholique conservatrice, et par sa rhétorique (le «grand remplacement») il a contribué à la tirer vers l’extrême droite. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Des facteurs politiques liés à la reconfiguration partisane d’abord. Les courants catholiques conservateurs, qui se sont réaffirmés depuis la Manif pour tous, se sont dispersés après 2013 dans tous les partis de droite. Dans ces formations, les catholiques conservateurs (Sens Commun chez LR, le Cercle Fraternité au RN…) ont été mis en échec et marginalisés. Éric Zemmour a accordé à ces réseaux catholiques conservateurs une place centrale, une notabilité qu’ils ne parvenaient pas à avoir dans leur précédent parti. Jean-Frédéric Poisson ou Laurence Trochu n’ont jamais eu autant d’exposition médiatique que depuis leur ralliement à Reconquête!.
Cet engouement repose aussi sur le positionnement d’Éric Zemmour et la manière dont il construit les enjeux politiques. Il accorde une place cardinale au catholicisme dans la définition des défis politiques que la France doit relever dans les prochaines décennies. Pourquoi ? Parce qu’il fait du catholicisme l’origine de l’identité nationale. Il en fait ensuite la matrice des formes de gouvernement qui existent en France, lesquels accordent une grande importance à la liberté politique et à la laïcité. Enfin, il en fait le marqueur des mœurs majoritaires. Par conséquent, pour Éric Zemmour, l’effondrement statistique du catholicisme pose des problèmes fondamentaux à la France. Et ces problèmes sont selon lui aggravés par des flux migratoires qui tendent à importer une autre forme de civilisation sur le territoire, une forme de civilisation qu’il identifie à l’islam. Ce discours a été abondamment mis en scène, et suscite un engouement certain chez les catholiques qui pensent que leur religion à une dimension civilisationnelle.
Les catholiques conservateurs sont conscients du déclin du catholicisme mais ils ont le sentiment qu’ils sont les seuls à anticiper les effets sociaux profonds que ce déclin va susciter. Cette indifférence les accable. Éric Zemmour vient leur apporter de la reconnaissance et les confirmer dans leur vision de la décadence de la France.
Et cette statistique perturbe la rédaction de La Croix, qui ne voit pas malice à ce que des catholiques puissent voter Macron ou Mélenchon. PMA, avortement et euthanasie sont des sujets négligeables pour cette rédaction quand il s’agit d’aller voter…
5 ans de plus avec Macron : pour les familles, c’est non
Communiqué de La Manif Pour Tous :
Natalité, filiation, droits de l’enfant, éducation, solidarité, justice, dignité, fin de vie, éthique… le bilan et le programme d’Emmanuel Macron sont particulièrement inquiétants pour les familles. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, irremplaçable pour accueillir, aimer et éduquer les enfants, la famille mérite d’être soutenue par une politique ambitieuse au contraire de la politique désastreuse menée depuis 2017, marquée par la déconstruction anthropologique et les régressions éthiques, ainsi que par l’exclusion d’un nombre croissant de familles des bénéfices de la politique familiale.
Dénoncer avec fermeté toute connivence avec la GPA
Libre et indépendante de tous partis, La Manif Pour Tous se mobilise depuis près de 10 ans pour la famille, la filiation et les droits des femmes et des enfants. Avec les millions de Français attachés à la famille, elle s’engage résolument contre la GPA qui est contraire à la dignité des femmes. La Manif Pour Tous continue de dénoncer le double langage du Président de la république, adepte du « en même temps », qui se déclare opposé à cette pratique des mères porteuses, mais qui facilite la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger. Or, la dignité des femmes n’a pas de frontière ni de couleur de peau : tout ce qui contribue, de près ou de loin, à encourager la GPA doit être combattu partout dans le monde. Le mouvement social engagé au service des familles entend accélérer sa mobilisation en vue de l’abolition universelle de la GPA. C’est la seule voie pour mettre un terme à cette exploitation sordide des femmes et des enfants.
Objectif : faire gagner les familles
La Manif Pour Tous a pour seul « candidat » la famille. C’est pourquoi, depuis 2013, à chaque scrutin, elle présente factuellement les positions des différents candidats. C’est ce qu’elle a fait une nouvelle fois lors de cette élection présidentielle avec un site internet dédié : presidentielle.lamanifpourtous.fr Outre les positions des prétendants à l’Elysée, cette plateforme donne accès à la vision développée par La Manif Pour Tous pour la famille ainsi qu’aux 80 propositions présentées depuis de longs mois aux candidats et à leurs équipes de campagne. Affermir la filiation, améliorer la solidarité pour les familles et le bien-être des couples, donner des repères et respecter la liberté de conscience, donner le choix aux parents, faciliter la vie des familles, lutter contre l’infertilité, protéger l’intégrité des enfants et les femmes de toutes formes d’exploitation, sécuriser au mieux les orphelins, soutenir une culture adaptée aux familles ou bien encore prendre en compte la famille dans toutes les décisions politiques : les propositions formulées par La Manif Pour Tous dessinent une approche globale de la famille favorable au respect et au bien-être de tous.
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :
« Emmanuel Macron entend manifestement poursuivre sa politique anti-famille : GPA, euthanasie, transidentité, dévalorisation du mariage, défiance vis-à-vis des parents, difficultés matérielles pour les presque 19 millions de familles que compte la France… Les menaces sont hélas bien connues et nombreuses avec, à la clé, la casse sociétale et la poursuite de la baisse de la natalité, qui contribuera notamment aux difficultés du financement des retraites que le Président sortant prétend régler ».
« 5 ans de plus avec Macron, pour les familles, c’est non !” »
La Manif Pour Tous refuse un programme qui contient de nouvelles injustices et inégalités pour les femmes, les enfants, les malades et nos aînés. C’est sur ces enjeux majeurs, qui correspondent au bien commun, finalité de la politique, que les électeurs sont appelés à discerner d’ici le 24 avril. Il revient aux familles de faire entendre leurs voix.
Ludovine de La Rochère conclut :
« Par sa capacité à rassembler très largement les Français au-delà des partis, et dans la durée, La Manif Pour Tous s’attache à fédérer les bonnes volontés autour de la famille, de la dignité humaine et de l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle peut compter sur la mobilisation sans faille de la jeunesse. Cette force vive, infiniment précieuse pour notre combat, est essentielle pour l’avenir».
Les candidats face à la réforme du système judiciaire
L’Institut pour la Justice a comparé les programmes présidentiels en matière de réforme du système judiciaire :

Pierre-Marie Sève, délégué général de L’Institut pour la Justice, livre son analyse sur l’état de la justice en France ? Droits des victimes, droits des accusés, moyens matériels et financiers, demandes des magistrats : quel tableau peut-on faire de la situation de la justice en 2022.
7 obédiences maçonniques nous incitent à voter Marine Le Pen
Dans un communiqué, 7 obédiences maçonniques (Grand Orient de France – Fédération française du Droit Humain – Grande Loge de France – Grande Loge Féminine de France – Grande Loge Mixte Universelle – Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm – Grande Loge Mixte de France) appellent à la “mobilisation républicaine”. Sans citer de nom, les loges estiment que
Des menaces inquiétantes pèsent sur notre société, attisant le racisme, le rejet et la haine de l’autre, les pulsions identitaires. Exercer son droit de vote, son devoir de citoyen est plus que jamais essentiel afin de préserver notre démocratie.
Qui a attaqué la démocratie ces dernières années en humiliant notamment les députés de l’opposition ? Emmanuel Macron.
Et les maçons alertent
sur l’incompatibilité de travailler dans leur atelier et de favoriser par leur vote des mouvements prônant la haine et la discrimination.
La discrimination des gilets jaunes ? Emmanuel Macron.
Les Obédiences Maçonniques françaises signataires rappellent leur engagement pour la paix, la liberté, la dignité humaine, l’égalité absolue entre les hommes et les femmes, la laïcité et la justice sociale, l’édification de sociétés fraternelles, principes en opposition à toutes formes de ségrégation, de discrimination et de repli sur soi !
La ségrégation des élèves des écoles libre ? Emmanuel Macron. L’allahïcité ? Emmanuel Macron.
Selon les franc-maçons, il faut donc voter Marine Le Pen. CQFD.
Le spectre du fascisme
Cela devient grotesque mais certains nous rejouent leur couplet antifasciste pour appeler à voter Macron. Mettons-nous à leur place quelques instants et imaginons ce que serait cette société totalitaire :

Ils n’ont pas peur du ridicule :

France, éducatrice des peuples
Marine Le Pen, lors de sa conférence de presse sur la diplomatie et la politique étrangère, cite le pape Jean-Paul II, dans son discours au Bourget en 1980 :
📹 Entendre une candidate à l'élection #présidentielles2022 citer le discours d'un Pape rappelant la mission spirituelle de notre patrie : assez rare pour être souligné. pic.twitter.com/gbdwo5XEWw
— Abbé Matthieu Raffray ⚔️🙏🏻 (@AbbeRaffray) April 13, 2022
Pour mémoire :
🇻🇦 « France, fille ainée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Es-tu fidèle à l'alliance avec la Sagesse Éternelle ? »
🔵 Centenaire de la naissance du Pape Jean-Paul II ⤵️ pic.twitter.com/jhzrQ8Y2c3
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) May 18, 2020
En finir avec les dégâts infligés par Emmanuel Macron
[…] Comment accepter qu’Emmanuel Macron puisse faire cinq ans de plus ? La brutalité de ses propos et de ses actes vis-à-vis des Français, le mépris qu’il a eu vis-à-vis des Gilets jaunes et les terribles mutilations vécues par certains manifestants, la gestion de la crise sanitaire avec les soignants suspendus et la fermeture des lieux de culte, les choix en matière de bioéthique (la PMA sans père, les chimères homme-animal, l’avortement à 14 semaines), la braderie de nos fleurons industriels et les revirements sur le nucléaire, les scandales de McKinsey et des commissions de la banque Rothschild qu’on ne retrouve pas dans son patrimoine, la fête de la musique à l’Élysée et la culture française qui n’existe pas, la signature du pacte de Marrakech ouvrant la porte à toutes les migrations, l’économie nourrie par l’excès de dépense publique, tout ceci doit cesser. Impérativement. Nous ne pouvons continuer sur ce chemin, avec demain l’euthanasie autorisée comme en Belgique, la mondialisation effrénée, la réduction ou la perte de libertés fondamentales pour nos concitoyens. Alors qu’Emmanuel Macron sera demain rejoint par des islamo-gauchistes dont la percée est préoccupante, les libertaires de tous poils, les déconstructeurs wokistes, il faut mettre un terme définitif à ce quinquennat brutal.
La menace du chaos en cas de victoire de Marine Le Pen n’est rien à côté des dégâts infligés par Emmanuel Macron
Certains diront que Marine Le Pen ne doit pas gagner, ne peut pas gagner. Si étant élue, il y avait des troubles créés par l’extrême gauche, cela serait vraisemblablement peu de choses par rapport au chaos que nous vivrons dans quelques années, avec un vrai risque de partition du pays, si nous continuons sur la pente que nous connaissons. Si certains points de son programme ne sont pas totalement satisfaisants, sur un plan économique notamment, le principe de réalité prévaudra comme avec Mitterrand en 1983, qui avait modifié totalement sa trajectoire par rapport à son programme initial de 1981 établi avec les communistes. Une chose est sûre ; si elle avait été élue présidente en 2017, nous n’aurions pas vécu ce que la France a subi avec Emmanuel Macron. Un quinquennat de plus serait un quinquennat de trop !
Nous n’avons plus le choix que de briser définitivement le piège mitterrandien. Il est temps de démontrer la capacité des différentes droites à travailler ensemble, avec le soutien des classes populaires. Chacun doit faire cet effort. C’est une urgence pour la France.
Gérontocratie
Dans Le Figaro, Eugénie Bastié souligne :
[…] Emmanuel Macron emporte 41 % des suffrages des plus de 70 ans, battant le record de François Fillon en 2017. L’effet drapeau et la peur des extrêmes ont joué à plein sur l’électorat âgé. Jean-Luc Mélenchon arrive, lui, en tête, derrière l’abstention, chez les 18-24 ans (31 %) et les 25 -34 ans (34 %). Quant à Marine Le Pen, elle est devant chez les 35-49 ans (28 %) et les 50-59 ans (30 %) : elle recrute dans la génération X, que les sociologues disent sacrifiée et pessimiste, arrivée dans un marché du travail plombé par les chocs pétroliers. À chaque saison de la vie son vote : quand on est jeune et qu’on ne s’abstient pas, on vote pour la gauche radicale et l’écologie, quand on commence à travailler et que l’on est confronté aux difficultés matérielles de l’existence (charges, impôts, inflation), on vote plus pour Marine Le Pen, quand on est retraité avec une aversion au risque, on vote davantage pour Emmanuel Macron. On a vu sur les réseaux sociaux naître une colère pour ces « boomers » qui verrouilleraient tout renversement de la table. Le « OK boomer » , cri sarcastique de la jeunesse écolo envers la génération des Trente Glorieuses qui aurait saccagé la planète est entonné aussi par les partisans de la droite nationaliste qui reprochent aux mêmes d’avoir fait entrer l’immigration massive dans le pays. […]
La France, dans son histoire, n’a jamais été aussi âgée et l’électorat âgé se mobilise davantage : les plus de 65 ans représentent 20 % de la population et un tiers du vote. Ce « grand vieillissement » , selon l’expression de l’analyste Maxime Sbaihi, qui publie un livre au titre qui reprend cette expression (Éditions de l’Observatoire), est un fait structurant majeur de nos démocraties contemporaines, qui impacte considérablement les politiques publiques.
Glissons-nous vers une gérontocratie, où les arbitrages politiques sont tranchés essentiellement par les retraités qui n’auront pas à en subir les conséquences ? Un exemple éloquent : le recul de la retraite à 65 ans est rejeté par toutes les franges de la population française… Sauf les plus de 65 ans. L’une des seules thématiques qui a réussi à émerger pendant la campagne présidentielle est celle sur les droits de succession… Un thème qui séduit essentiellement l’électorat âgé, même s’il a une implication pour la jeunesse.
Un pays vieillissant est-il voué au centrisme politique ? Les personnes âgées sont-elles forcément rétives au changement ? Au Royaume-Uni, ce sont les plus de 65 ans qui ont voté pour le Brexit (à 60 %), faisant basculer le vote. […]
Avec l’euthanasie, c’est l’électorat d’Emmanuel Macron qui disparaîtra. Justice immanente ?
Jean-Marie Molitor, RIP
Lu dans Présent :
Nous avons appris avec une immense tristesse le brusque décès de Jean-Marie Molitor, dans l’après-midi du 12 avril. Jean-Marie a joué un grand rôle dans la presse de la droite nationale : il relança Minute et le Choc du Mois et s’investit dans le renouveau de Monde et Vie, tout en s’adonnant à des activités d’éditeur. Bien connu de tous les militants d’Action Française, il participa activement à la campagne Génération Maurras, s’opposant à l’extrême gauche. Toujours prêt à aider, il laisse le souvenir d’un militant courageux. Jean-Marie est mort debout, au combat. Nous prions pour lui, pour Dominique, sa femme, qui l’a soutenu et aidé dans tous ses choix, pour ses enfants, Anne-Cécile et Pierre, et pour ses petits-enfants. Que Dieu accueille en son paradis ce valeureux combattant de la cause catholique et royaliste.
« Participation à une manifestation illégale »
Dimanche, alors qu’elle suivait des « gilets jaunes » pour un article sur le vote anti-Macron, une journaliste de L’Obs a été verbalisée par la police, comme une manifestante, après avoir pourtant présenté sa carte de presse, pour « participation à une manifestation illégale ».
Elle raconte sa mésaventure dans un article, à la fin duquel on peut lire :
Addendum : suite à la publication de cet article lundi 11 avril au matin, la préfecture de police de Paris a appelé la direction du journal pour s’excuser et dire qu’il n’y aurait pas de verbalisation. En ajoutant que c’était parce que la carte de presse présentée n’était pas de format classique. Ce qui est faux. La direction de « l’Obs » condamne ces entraves à la liberté d’informer.
Tous les manifestants n’ont pas la chance d’être journalistes.
L’auteur de la fusillade hier dans le métro de Brooklyn est un “Black Live Matter”
Au moins 23 personnes blessées ont été recensées dont 10 par balles après des tirs d’arme à feu hier, le 12 avril, dans une station de métro à Brooklyn. Des engins explosifs non déclenchés ont été trouvés.
Ce matin, les autorités sécuritaires ont publié les photos d’une “personne d’intérêt” soupçonnée d’avoir loué un van abandonné lié à la fusillade. Cette personne avait publié une vidéo à la date du 1er mars au cours de laquelle il avait accusé le maire de New York Eric Adams de ne pas suffisamment aider les sans-abri assurant, dans le même cadre, qu’il était capable de mener une attaque dans le métro même avec la présence d’agents de sécurité.
Les médias français ne vous en parleront pas mais l’auteur de la fusillade de hier dans le métro à #Brooklyn est un BLM radicalisé. pic.twitter.com/C0nceSDoTC
— Damien Rieu (@DamienRieu) April 13, 2022
