Petit rappel à propos des surprises électorales
Une lectrice facétieuse m’envoie ce tweet, où l’on voit Lionel Jospin s’esclaffer devant l’hypothèse farfelue (4 jours avant sa réalisation!) de son absence au second tour de 2002:
Lionel Jospin, 2002.
Face à l’hypothèse de ne pas être au 2d tour, il rit.
“Impossible, ne disons pas ça, mais ça me paraît assez peu vraisemblable quand même.” pic.twitter.com/Vo72klIkXa— MarionVan Renterghem (@MarionVanR) March 31, 2022
Une France dépossédée du christianisme, est-elle encore la France ?
Dépossession d’Edouard de Praron est un roman autour de l’impression de plus en plus de Français d’être dépossédés d’une partie de leur pays et de leur culture face à l’immigration, la déchristianisation, la remise en cause de nos modes de vie et de nos idéaux. Entrait d’un entretien avec l’auteur, paru sur Livre Noir :
Vous établissez un lien entre dépossession et déchristianisation. Quel est-il ?Le catholicisme a fait la France. Si notre pays se déchristianise, ce n’est plus la France. S’il n’y a plus une église dans chaque village, ce n’est plus le même pays. C’est la même chose pour ce qui ne se voit pas, tous ces liens et non-dits qui régissent nos rapports sociaux, nos modes de vie qui ont été façonnés par le catholicisme. Par exemple, la remise en cause de l’anthropologie chrétienne qui se manifeste à travers les différentes lois sociétales transforme la France. La déchristianisation laisse place peu à peu à une société sans morale commune donc à un peuple qui partage de moins en moins de choses en commun.
A propos de Noël, vous écrivez “De quelle fête [s’agit-il] ? La plupart ne savent pas.” Comment les Français ont-ils perdu leurs repères, même les plus élémentaires ?Les Français ont perdu leurs repères en refusant la transmission. La génération de Mai 68 a cru qu’en n’imposant rien à leurs enfants, elle les libérerait d’un carcan et les rendrait libre. C’est l’inverse qui s’est produit. Quand les mœurs et les coutumes deviennent relatives, plus rien ne protège l’homme de ses pulsions. Ce qui arrange bien la société de consommation qui a tout intérêt à flatter les bas instincts et avoir en face d’elle une foule de consommateurs plutôt qu’un peuple. Il y a bien sûr pleins d’autres facteurs de la mondialisation à la déchristianisation.
Le pauvre et l’amour du pauvre
De Marion Duvauchel, Fondatrice de la Pteah Barang, au Cambodge, animatrice du site https://credant.fr/
« Écoutez, vaches du Bashan, vous qui paissez sur la montagne de Samarie, opprimant les indigents, broyant les pauvres… Vous sortirez par des brèches et vous serez rejetées, oracle du Seigneur ». Amos
Au-delà de toutes les parades humanitaires diverses qui sont autant d’oripeaux dont on a revêtu la charité chrétienne, l’idée de « l’option préférentielle » pour les pauvres, largement accréditée dans l’Église officielle romaine n’est pas sans similitude avec un phénomène qui s’est produit au IVe siècle dans l’histoire de l’empire romain. À ce titre, une analyse un peu serrée peut nous aider à mieux appréhender le caractère abstrait et idéologique de cette option pour le pauvre qui a soutenu la transformation de l’Église en une méga ONG, assortie du grand gâchis d’argent qu’on connaît bien : courriers insistants de demande de dons, « com variée », cartes postales de mauvais goût accompagnés d’objets inutiles, toutes actions qui ont pour unique objectif de contraindre celui qui reçoit toute cette prose révoltante à donner. Certaines ONG dissimulent en réalité une activité commerciale sous l’enveloppe humanitaire. Le père Ponchaud au Cambodge, où il vit depuis 60 ans, a fort bien décrit toute cette supercherie.
Le souci de l’Église primitive a commencé avec l’aide aux fidèles dans le besoin, l’accueil des coreligionnaires nouvellement arrivés d’autres villes et la protection des veuves et des orphelins des familles chrétiennes (héritage très clairement judaïque). Des deux côtés de l’Euphrate, (orient romain et orient gréco-latin) le développement de l’Église des premiers siècles se fait sous domination romaine et cela n’a pas été sans conséquences.
Dès le IIe siècle, le code pénal universel de l’Empire romain n’opère plus qu’une seule distinction, entre honestiores et humiliores, c’est-à-dire entre les riches et les humbles. Le problème de ces deux catégories, c’est l’écart entre elles. Au-delà d’un certain seuil, c’est la justice qui est compromise, et la justice est le ciment de la paix.
Mais au IVe siècle, les choses changent… La place croissante de l’Église contribue à des transformations sociales notables. La représentation chrétienne du rôle (alors inédit) de l’Église dans la société romaine est soutenue avec une grande combativité dans la volonté proclamée des évêques chrétiens d’agir en fonction de cet « amour du pauvre ». Le thème se met à exercer une force d’attraction que l’on peut considérer comme hors de proportion avec l’action effective de la charité chrétienne à cette époque.
Les choses d’ailleurs ont-elles changé tant que cela ?
Pour l’Empire romain, comme pour tout État, le problème de la pauvreté est étroitement lié à celui de la paix sociale. Il faut veiller à ce que les habitants des villes et particulièrement les populations des grandes métropoles de la Méditerranée orientales se tiennent tranquilles. Or, les pauvres, comme on sait quand on a fait un peu d’histoire ou de sociologie, peuvent devenir remuants. Surtout quand ils ont faim. En ville en particulier, les émeutes de la faim, les affrontements entre groupes religieux concurrents et plus tard les bagarres entre factions du cirque étaient considérées avec une relative insouciance. Sauf cas rarissime, ces émeutes ne se transformaient pas en insurrection générale.
Finalement, les choses n’ont pas tellement changé sur ce plan là non plus. Les stades de foot ont remplacé les jeux du cirque.
La paix civique se révélait donc le talon d’Achille des élites municipales traditionnelles de la Rome du IVe siècle. Elles durent alors affronter un rival : l’Église. Celle-ci proclamait l’inanité des privilèges du système de formation des élites (la paideia). Les notables urbains se présentaient comme le sommet d’une pyramide sociale englobant tous les membres actifs de la ville.
En face, l’évêque chrétien (souvent issu de la classe sociale cultivée) faisait reposer sa prétention à l’autorité sur un vide social. En effet, le demos, le « corps civique » ne comprend pas tous les habitants de la ville. Pour appartenir au demos, il fallait venir d’une famille de citoyens et être membre d’un groupe civique reconnu. Il était vital pour la représentation que la cité avait d’elle-même qu’il ne soit pas constitué exclusivement de pauvres. Et il était vital pour la cité réelle aussi, qu’elle ne soit pas constituée exclusivement de ceux qu’on appelle les pauvres. Ces pauvres qui se définissaient par leur non appartenance à un groupe urbain. N’appartenant à aucun groupe, ils restaient en marge de l’attention dispensée par les grands à la ville dans son ensemble. Ils n’étaient nourris par personne. De fait, les sans-logis et les indigents étaient exclus du démos.
Les choses ont-elles tant changées ?
Au IVe siècle, le nombre des pauvres semble avoir considérablement augmenté dans beaucoup de villes de l’Orient romain. Les cités de l’Empire tardif sont caractérisées par un chômage massif. L’immigration a crû aussi. Les métropoles ont traditionnellement tendance à absorber la richesse et la population des centres provinciaux secondaires. Tous ces immigrants n’étaient pas nécessairement des indigents, mais ils étaient « pauvres » dans le sens où ils étaient étrangers à la ville. Leur masse éroda la distinction nette entre membres du demos, (dont beaucoup étaient pauvres) et le gros des classes inférieures, qui sans être pauvres au sens strict d’indigents, n’en restaient pas moins vulnérables et cherchaient avidement un groupe auquel se rattacher.
Au IVe siècle, la notion du pauvre a élargi son éventail tout en prenant les couleurs de l’Ancien Testament (la plainte du juste qu’on trouve dans certains psaumes). On considéra les classes inférieures non plus comme des concitoyens mais comme des personnes désavantagées, en droit de demander justice au nouveau patriarche qu’était l’évêque. Et c’est alors que les basses classes dans leur ensemble et pas seulement les pauvres inscrits sur les rouleaux de l’Église contribuèrent à assurer l’élection de certains évêques.
Si on ne sait pas région par région ce que l’Église chrétienne a réellement fait pour les pauvres des villes à la fin de l’Empire, on sait à quel point cette aide était devenue une composante cruciale de la représentation chrétienne de l’autorité de l’Évêque sur la communauté. Même si elle était encore minoritaire par rapport aux polythéistes et aux Juifs, cette Église qui atteignait la frange la plus lointaine de la société, « incarnée spectaculairement par les pauvres », pour reprendre l’expression de Peter Brown, établissait pour l’avenir son droit moral à représenter l’ensemble de la communauté. D’où le souci du monopole de l’aumône. Non seulement l’Évêque était supposé bien connaître ceux qui étaient dans le besoin mais un lien mystique était même supposé l’unir aux pauvres de la ville. L’action de l’évêque chrétien eut pour résultat de rendre les pauvres plus visibles. On distribuait la nourriture sur le parvis des églises. Rendus visibles, les pauvres étaient aussi plus faciles à contrôler. En devenant les pauvres de l’Église, ils étaient stabilisés. Constantin favorisa cette action des évêques en ordonnant que la distribution de nourriture et de vêtements aux pauvres soit organisée par l’évêque seul.
Cette incursion dans l’histoire invite à se pencher d’un peu plus près sur la question qu’on devrait examiner avec un peu de soin : « qui est le pauvre aujourd’hui» ?
Si l’on suit l’Ancien Testament, le pauvre est celui qui fait l’objet de l’iniquité. C’est celui qui crie vers Dieu. C’est sur lui que le riche s’engraisse comme ces vaches de Bashan du prophète Amos. Alors qu’on pose la question à Jésus sur l’identité du prochain, (qui est mon prochain ? » Luc, 10-25,37), il paraît impossible de demander « qui est mon pauvre ». Sauf à rappeler l’atroce et géniale chanson de Jacques Brel sur les dames patronnesses : « tricotez tout en couleur caca d’oie, ce qui permet le dimanche à la grand-messe de reconnaître ses pauvres à soi ». (https://youtu.be/kMw8nIZw2js).
À l’aune de cette analyse, que peut-on dire du « pauvre » aujourd’hui et de cet amour pour lui tant chanté dans les paroisses et répercuté dans les ONG sécularisées?
Au-delà d’un éventail de la pauvreté d’une grande amplitude, on peine à distinguer dans cette sphère complexe entre le religieux et le profane, le chrétien et le républicain. Côté valeurs de la République on observe l’obsession forcenée pour que les pauvres ne soient pas exclus du « demos ». Mais pour voter, ce signe éclatant de l’appartenance à la citoyenneté, il faut un logement, de préférence un peu stable (et pas une chambre d’hôtel). Le problème est plus épineux encore avec les migrants et toute la masse d’hommes et de femmes (le plus souvent des hommes seuls, et des hommes jeunes) qui franchissent les frontières poreuses de l’Europe. Le droit d’asile les fait entrer dans le « demos ». Ils ne seront sans doute pas riches mais ils sortent de la catégorie du pauvre telle qu’on peut l’appréhender à la lumière de cette analyse (si l’on admet qu’elle est valable encore aujourd’hui).
Comme au IVe siècle dans l’empire romain, toute cette masse de migrants érode la distinction entre la classe des « citoyens » pauvres et démunis, au sein même de ce large éventail de la pauvreté moderne, et les non citoyens. Le groupe d’appartenance de la majorité musulmane qui franchit nos frontières est de type religieux. Or, le monde musulman n’a rien d’égalitaire. La femme y est un sous-groupe, le frère cadet obéit à l’aîné qui obéit au père. L’islam du Maghreb n’est pas celui d’Asie centrale mais tous les sectateurs de Mahomet obéissent à un concept mal connu des Européens mais formidablement opératoire : la Oumma.
Et l’Église ? Elle maintient vaguement l’idée du pauvre de l’Ancien Testament. Mais un peu comme une sorte d’appogiature qu’elle fait entendre de temps à autre, avec le pipeau, dans une symphonie assourdissante sur le « pauvre », dont l’Évêque de Rome se fait ici et là le chantre mal inspiré. Pourtant, c’est aujourd’hui une réalité amplifiée par la révoltante iniquité dont sont victimes une foule de petites gens, dans une société qui a aboli l’idée qui fonde le concept de justice : toute faute demande réparation.
La figure du pauvre de l’Évangile est repérable : les aveugles, les paralytiques, en bref les hommes invalides à la charge de leur famille. Car la maladie prive non seulement une famille de la force du malade mais de celle ou de ceux qui doivent en avoir la charge. Double peine.
Le paradigme de l’opposition traditionnelle entre le riche et le pauvre est fournie par la parabole de Lazare, cet homme qui campe sur le seuil d’un homme richissime, vêtu de bissus (une étoffe extrêmement coûteuse) et de lin, et qui banquète quotidiennement sans même donner les restes de ses festins. Le pauvre meurt et se retrouve dans le sein d’Abraham ; le riche meurt et se retrouve dans un lieu où des flammes le brûlent.
Ce n’est pas l’enfer. Pour une raison simple : il peut encore voir et il peut entendre. Et il n’a pas oublié puisqu’il ne demande pas directement à Lazare de venir apaiser ses souffrances, il appelle « Père Abraham ». Il y a donc des communications possibles entre les deux sphères (ou les deux états de l’âme). Mais il n’est pas permis à Lazare de venir apaiser les souffrances du riche.
« Un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous ».
Seule la prière des vivants peut apaiser les souffrances des âmes du Purgatoire.
Nous avons donc ici une figure de ces états de l’âme symbolisés par l’enfer et par le purgatoire. La figure ultime de l’enfer, c’est l’absence radicale de communication, quand, non seulement il n’est pas permis d’être rafraîchi par les prières des vivants, mais quand aucune communication n’est possible : ni par le regard, ni par l’ouïe. Cela porte un nom : la peine du dam.
Les habitants des grandes métropoles, harcelés par toutes les formes de la pauvreté mendiante ne s’habillent pas de bissus, ils ne festoient pas chaque jour, ils ont le plus souvent une charge familiale, parfois un malade à soutenir… Non, ils ne sont pas des riches au sens où l’on entend ce terme dans l’Évangile. Ceux qui s’habillent aujourd’hui de bissus et de lin et festoient chaque jour vivent soigneusement protégés, ils ont des gardes du corps, des portes blindées, des villas clôturées. Ils voyagent dans des hôtels quatre étoiles à la porte desquels les mendiants ne sont pas autorisés à rester.
L’Église officielle semble avoir oublié cette grande figure de Lazare, figure paradigmatique de la pauvreté qui est aussi une figure de la vertu de force, cette vertu qui est aussi un souffle de l’Esprit et qui consiste à endurer. Lazare a connu la souffrance ici-bas, il connaît la consolation dans le sein d’Abraham. Le riche n’a pas consolé, n’a pas soulagé, il s’est gobergé dans l’insolence. Il connaît à présent la souffrance.
Rien ne dit qu’elle est éternelle.
Le riche a cinq frères. Il voudrait bien les prévenir car sans doute eux aussi vont se comporter sur le modèle du grand frère. Mais eux non plus il n’est pas possible de les prévenir : ils ont Moïse et les prophètes. Qu’ils les écoutent.
Le message est clair et il vient de la bouche du Seigneur lui-même. L’entend-t-on répercuté dans nos paroisses, dans nos structures chrétiennes ?
Y a t-il un mystère de la pauvreté ? Oui. Et il est solidaire de ce mystère de l’iniquité que la raison ne peut affronter sans risquer de s’y briser, ce péché du monde qui augmente avec le poids de l’histoire, comme l’avait vu saint Augustin. Il y aura donc toujours des pauvres, l’âme chrétienne en demeure inconsolable. Et si elle peut trouver, dans la nuit de la prière, quelque étrange et énigmatique réponse, de ce mystère, seule la croix peut rendre compte de manière plénière.
Ces questions essentielles qu’il faut affronter
Dans La Nef du mois d’avril, Christophe Geffroy a interrogé le Père Philippe Capelle-Dumont, professeur des universités, philosophe et théologien, doyen honoraire de la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Le catholicisme contemporain en péril. Extrait :
Vous évoquez la « dé-ritualisation » du catholicisme et la position de ceux qui, dans les années 70-80, voyaient « parmi les non-pratiquants, voire les incroyants, des manières de vie chrétiennes éthiquement égales – voire supérieures – à celles des pratiquants »: comment une telle argumentation a-t-elle été possible et quelles conséquences a-t-elle eues?
C’est en effet l’un des motifs – on peut en mentionner quelques autres – dont l’impact a été le plus puissant et qui a participé de la dé-ritualisation foudroyante du catholicisme dès avant la période postconciliaire. À dire et à répéter – tel fut le cas de maintes prédications au cours des années 1960-1980 – que l’on relève hors de l’Église des manières de vie éthiquement égales, voire supérieures à celles des chrétiens « pratiquants », cela ne pouvait qu’induire l’idée d’une neutralité éthique de la liturgie. De façon corollaire, l’invocation unilatérale de l’épisode allégorique du Jugement dernier consigné dans l’Évangile selon Matthieu (25, 31-46), selon lequel l’accès au Royaume de Dieu est garanti d’abord à ceux qui nourrissent l’affamé, revêtent le nu et accueillent l’étranger, ne pouvait que placer la pratique sacro-liturgique dans le champ résiduaire de l’optionnel. Ce n’était plus l’acte de foi qui prévalait mais la réponse morale. La liturgie n’avait plus de compétence spécifique dans l’orientation des esprits et des cœurs. Cette dé-ritualisation globale du catholicisme a pu épargner certaines paroisses privilégiées de certains quartiers privilégiés, mais elle a immédiatement et gravement atteint les petites bourgades et le monde rural, participant de leur effondrement ecclésial. Cependant, d’heureuses prises de conscience portent à une inversion de tendance.
Le livre est sous-titré “Ces questions essentielles qu’il lui faut affronter”. Voilà qui nous change d’un autre entretien du même mensuel, dans lequel un prêtre du diocèse de Versailles estime que pour “régler la question « tradie »” (en quoi s’agit-il d’une question à régler ?), il faudrait laisser la liberté aux évêques de s’en occuper et que les prêtres traditionalistes se mettent à concélébrer au moins une fois par an (en attendant plus sans doute) et fassent attention à leur esthétisme… Et si on affrontait l’essentiel ?
Le scandale d’Etat Macron McKinsey
Cette affaire démontre de manière éclatante tout ce que symbolise Emmanuel Macron : le manque absolu de respect pour notre argent, le copinage et le cynisme dangereux qui règnent à l’Élysée depuis cinq ans.
I-Média – “Macron assassin” : la polémique
L’image de la semaine
Joe Biden a eu des propos durs et explosifs à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine. Les médias ne questionnent toujours pas sa santé mentale.
“Macron assassin” : la polémique
“Macron assassin” a-t-on pu entendre scander la foule du Trocadéro pendant près de 10 secondes. La polémique lancée par BFM TV n’a fait qu’enfler depuis. Challenges parle même du plus grand déferlement de haine depuis les années 30 !
Revue de presse
Anne-Sophie Lapix clash Zemmour – Des émeutes passées sous silence à Aulnay, Villeurbanne, Rillieux, Vénissieux et Sevran – Arte fait sa propagande contre le nucléaire…
Macron et son patrimoine
Un reportage d’Off Investigation accuse Emmanuel Macron de sous-évaluer grandement son patrimoine (550 000 euros) dans ses déclarations de candidat. Est-ce le scandale de trop qui fera tomber la macronie ?
Nouvelle plainte contre le ministre de la Justice pour prise illégale d’intérêts
L’Union syndicale des magistrat, syndicat majoritaire, a déposé une nouvelle plainte contre Éric Dupond-Moretti, lui reprochant d’avoir profité de ses fonctions de ministre de la Justice pour demander des comptes sur la gestion d’une magistrate alors qu’un « grave incident » les avait opposés quand il était avocat. Dans sa plainte devant la Cour de justice de la République (CJR), l’USM estime que ces faits relèvent d’une « prise illégale d’intérêts ».
La directrice de cabinet du ministre a demandé le 1er juillet à l’Inspection générale de la justice (IGJ) un « examen de situation » de la cour d’appel de Cayenne, juridiction présidée par Marie-Laure Piazza, « afin d’appréhender notamment les répercussions » de son organisation « sur la santé des magistrats et fonctionnaires ». Après un rapport, rendu en décembre, le cabinet du Premier ministre a demandé à l’IGJ le 24 janvier l’ouverture d’une enquête administrative « sur les incidents et comportements de Mme Piazza », ajoute le syndicat.
Cette magistrate présidait la cour d’assises de Haute-Corse. « Éric Dupond-Moretti, avocat de l’un des accusés, lui avait publiquement reproché de faire pression sur les jurés », note le syndicat dans sa plainte. Il avait critiqué le déroulement d’une audience et accusé la magistrate de partialité. Il avait même assuré disposer d’attestations de jurés critiquant sa façon de mener le délibéré. Aucun juré ne confirma ces accusations et cette enquête s’est soldée par un rappel à la loi prononcé contre Éric Dupond-Moretti.
L’USM avait déjà déposé une plainte contre Éric Dupond-Moretti en décembre 2020, conjointement avec le Syndicat de la magistrature, pour avoir profité de ses fonctions de ministre de la Justice afin de demander des enquêtes administratives contre trois magistrats du Parquet national financier et Édouard Levrault, ancien juge d’instruction détaché à Monaco. Ces plaintes ont conduit à l’ouverture d’une enquête par la CJR puis à la mise en examen du ministre pour prise illégale d’intérêts le 16 juillet.
Mais le ministre est toujours là.
L’éducation nationale demande aux collégiens s’ils sont homme, femme ou « autre »
Cette année, tous les élèves de 3eme doivent passer un test obligatoire d’anglais à partir d’une plateforme privée. Ce test s’appelle Evalangue. Après leur connexion, les élèves doivent remplir leur genre. Il y a les garçons et les filles, et puis les autres, qu’ils soient mi-genre, animaux de compagnie ou non, fer à repasser ou pâte de fruits :

Réaction des Juristes pour l’enfance :
Le Ministère de l’éducation nationale adresse aux élèves de 3ème des collèges français un test d’anglais intitulé « Ev@lang collège ».
Ce test est obligatoire pour les 800 000 élèves de 3ème et compte pour le brevet. Il doit être réalisé par les élèves d’ici le 22 avril 2022.
Lors de leur connexion, les élèves doivent renseigner leur sexe, et pour cela choisir une des trois réponses proposées :
Homme
Femme
Autre
Juristes pour l’enfance demande au ministère de l’éducation nationale la rectification immédiate du test et le retrait de cette troisième réponse « autre ».
Il est en effet inadmissible qu’un test d’anglais soit l’occasion et le prétexte pour véhiculer auprès de jeunes collégiens une idéologie remettant en cause la binarité des sexes et l’existence de deux sexes, homme ou femme, idéologie sans le moindre fondement scientifique et à l’encontre de l’évidence comme de l’expérience la plus commune.
L’obligation de se prononcer dans un contexte incluant la possibilité de choisir un sexe qui ne serait ni homme ni femme mais « autre » est une violence de nature à susciter chez les jeunes sommés de se positionner dans cette perspective doutes, inquiétudes et perte de repères, d’autant plus qu’ils sont sollicités dans le cadre scolaire et que l’idéologie ainsi promue est en quelque sorte validée par l’institution elle-même.
Le fait que, dans des cas exceptionnels, il soit difficile voire impossible de déterminer le sexe d’une personne est une situation d’exception qui, selon la loi, relève de la compétence des centres des maladies rares et ne remet en rien au cause la pertinence de la binarité des sexes.
Juristes pour l’enfance demande ce jour au Ministre de l’éducation nationale de corriger sans délai ce test afin de conformer la question relative au sexe de l’élève tant à ce donné anthropologique de base que les êtres humains sont homme ou femme qu’à la loi française qui ne connait en conséquence que les sexes homme ou femme.
Pour avril, le SalonBeige a encore besoin de votre aide
Chers amis,
J’ai longuement hésité à vous envoyer cette 4367e lettre, qui vous paraîtra sans doute un peu ambivalente (or, le B-A BA de la communication moderne, c’est de présenter une idée simple et si possible simpliste, exposée dans un courrier de minimum 17 pages). Mais le Salon beige n’est pas seulement notre blogue à nous, rédacteurs oligarques : les lecteurs ont le droit de savoir quelles sont nos difficultés, quels sont nos espoirs, nos projets et nos rêves les plus fous (ben voyons).
Je ne vous cacherai pas que la situation est difficile dans notre salon. Nos comptes bancaires domiciliés en Russie ont tous été bloqués. Nous voici désormais sans le sou. Même nos yachts ont été saisis. Ajoutez à cela les lois liberticides, les procès, les mails injurieux, les réclamations en tout genre, et bientôt la pénurie de vodka. La situation est grave.
Depuis plusieurs mois, un catholique pro-vie chinois m’a sollicité pour savoir comment il pourrait aider le Salon beige à être plus efficace. Fallait-il changer de couleur ? Déménager dans un paradis fiscal ? Après plusieurs discussions autour d’un bol de riz, ce qui lui paraît le plus stimulant dans notre vision consiste à développer notre audience pour peser sur les élections. Pour cela, nous avons fait appel au cabinet McKinsey pour nous aider, mais cela coûte un pognon de dingue. Néanmoins, quoi qu’il en coûte, je suis déterminé à mener cette guerre jusqu’au bout, avec ou sans vaccin contre la démocratie.
J’ai bon espoir que nous puissions enfin réussir ce vingt-cinquième essai dès les élections législatives. Si nous arrivons donc à surmonter nos problèmes, nous devrions être capables de consacrer 100 000 roubles pour aider certains candidats à perdre, ce qui, à l’heure actuelle, nous est beaucoup plus accessible que de les aider à gagner.
En attendant, j’ai plus que jamais besoin de votre aide : la situation financière est tendue et pour faire vivre le blogue, notre petit réseau a besoin de 20 000 roupies par mois environ. Merci de cliquer sur le lien ci-dessous :
Retour sur la rencontre entre le Pape et le Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X
La Fraternité Saint-Pie X avait peu communiqué jusqu’ici sur la rencontre entre le Pape François et l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X. Elle vient de publier un communiqué daté du 26 mars à ce sujet (FSSPX Belgique) :
Le mardi 8 février 2022, Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint Pie X (FSSPX), s’est rendu à Rome. A cette occasion, il a eu une rencontre personnelle avec le Pape François qui l’a reçu en audience privée pendant environ une demi-heure.
La conversation informelle a été très courtoise et a donné au Supérieur général l’occasion de se présenter au Saint-Père, qu’il rencontrait pour la première fois. Cette rencontre a permis de montrer que la FSSPX n’a d’autre but que de servir l’Eglise au milieu de la crise actuelle. L’abbé Pagliarani a eu l’occasion de faire comprendre au Pape que tout ce que la Fraternité fait est seulement dans ce but. De bons souvenirs mutuels de l’Argentine ont également été échangés.
Cette visite du Supérieur Général au Saint-Père correspondait à un souhait de longue date mais qui n’a malheureusement pas pu se réaliser avant longtemps en raison des circonstances de ces derniers mois.
Ne manquons pas de prier pour les autorités ecclésiastiques et surtout pour le Pape François. Grâce à ces prières, que la Tradition catholique retrouve tous ses droits dans l’Église, afin que le plus grand nombre d’âmes puissent en bénéficier et réaliser leur salut éternel.
Il est urgent de remettre en cause la constitutionnalité des lois Leonetti
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune, publie une tribune dans Valeurs Actuelles pour décrypter le glissement en cours vers une légalisation de l’euthanasie. Extrait :
[…] En France, les lois Leonetti et Claeys-Leonetti de 2005 et 2016, relatives aux droits des malades et des personnes en fin de vie, ont créé une véritable rupture avec la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs.
Présentée comme “un progrès” pour les malades et les professions de santé, la loi Leonetti constitue le terreau qui permettra, demain, de légaliser le droit de se donner la mort, par injection/administration d’une substance létale avec l’assentiment du corps médical. Les pièges de cette loi sont multiples.
D’abord, l’exposé des motifs invitait à assimiler l’alimentation à un traitement alors qu’elle est un soin de base dû à toute personne. Ensuite, cette loi a explicitement autorisé l’arrêt des traitements qui n’ont pour seul effet que le maintien artificiel de la vie du patient. Largement sujette à interprétation, cette disposition a permis au Conseil d’État de juger légale la décision médicale de provoquer la mort par arrêt de l’hydratation et de l’alimentation artificielles d’un homme placé dans l’impossibilité d’exprimer ses volontés, et qui n’était pas en fin de vie. Les personnes trisomiques, qui présentent un risque augmenté de développer la maladie d’Alzheimer précocement, peuvent être victimes de ce type de décision contre leur volonté.
La sédation profonde, un glissement dangereux
Au regard des souffrances provoquées par l’arrêt de la nutrition et l’hydratation, la loi Claeys-Leonetti, votée dix ans après la loi Leonetti, l’a associé systématiquement à une sédation profonde et continue jusqu’au décès. Cette pratique vise incontestablement à accélérer voire à provoquer la survenance de la mort du patient.
Ainsi, la loi française permet aux médecins de prendre des décisions très clairement ordonnées vers la mort. Dès lors, la légalisation de l’euthanasie dite “active”, par injection/administration d’une substance létale, en constitue la suite logique. L’infraction au serment d’Hippocrate – « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » – est consommée. Il ne reste plus qu’à débattre de la méthode : une injection par le médecin ? un comprimé à prendre soi-même ?
Incohérence du droit
Depuis plusieurs années, le débat se cristallise autour d’une opposition entre les défenseurs de la vie et de la dignité humaine et les promoteurs de l’euthanasie. Aujourd’hui, la voie de la dépénalisation du suicide assisté est considérée par certains comme un moindre mal. À tort, car la mort reste l’objectif à atteindre. De surcroît, le médecin reste impliqué dans le processus car il devra établir la recevabilité de la demande de suicide faite par son patient. Comment concilier cette perspective avec le délit de non-assistance à personne en danger, prévu et réprimé par l’article 223-6 du code pénal ? La loi française n’est pas à une contradiction près.
Rappelons-nous que « le médecin est fait pour se battre contre la mort. Il ne peut subitement changer de camp et se mettre du côté de la mort » (Dr Jérôme Lejeune).
Il est urgent de remettre en cause la constitutionnalité des lois Leonetti, qui sont contraires à la dignité humaine. Car aucune considération, tenant par exemple à la dégradation de l’état physique d’une personne, ne peut conditionner la reconnaissance de cette dignité.
Abus de pouvoir du préfet de la Région Occitanie et préfet de la Haute-Garonne
Certains enseignants, y compris ceux de l’enseignement privé sous contrat, ont reçu sous couvert de leur chef d’établissement un courrier du préfet de la Région Occitanie et préfet de la Haute-Garonne, qui exhorte à respecter « le devoir de réserve en période électorale ».

Le Snec-CFTC dénonce cette pratique qui relève de l’abus de pouvoir :

Il y a des raisons d’être confiants
Guillaume de Thieulloy a été interrogé dans Le Conservateur. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Conservateur ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
La Californie pourrait légaliser l’infanticide
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, se voit comme un futur candidat à l’élection présidentielle et fait tout ce qu’il peut pour séduire la base radicale “progressiste” du parti Démocrate.
M. Newsom cherche à positionner la Californie comme un “État sanctuaire” lorsqu’il s’agit de promouvoir l’avortement. Il a formé un “California Future Of Abortion Council” (Conseil sur l’Avenir de l’Avortement en Californie) pour élaborer des propositions visant non seulement à garantir la disponibilité continue de l’avortement en Californie – pour les résidents et les non-résidents – mais aussi à étendre considérablement les soi-disant droits reproductifs pour inclure l’avortement même après la naissance. En d’autres termes, l’infanticide.
En vertu de la législation (Assembly Bill 2223) visant à mettre en œuvre l’une des recommandations du Conseil sur l’Avortement de Newsom, les “personnes enceintes” (autrement appelées femmes) seraient protégées des sanctions pénales ou civiles pour toute “action ou omission” liée à leur grossesse, “y compris la fausse couche, la mortinaissance, l’avortement, ou la mort périnatale”. De plus, toute personne qui “aide ou assiste” une femme dans l’exercice de ses “droits” en vertu de la législation est exonérée de toute responsabilité. En outre, si un agent des forces de l’ordre ou une autre autorité devait arrêter ou inculper quelqu’un pour un crime lié à un acte protégé par la législation, l’agent pourrait être poursuivi personnellement et des dommages-intérêts pourraient lui être demandés.
La question de savoir si AB 2223 autorise l’infanticide dépend de la signification de la “mort périnatale”. Il est révélateur que la législation elle-même ne définisse pas le terme, ce qui nous oblige à recourir à d’autres sources de définition. Si les définitions médicales varient, elles incluent toutes le décès des nouveau-nés jusqu’à sept jours après la naissance. Il semble donc évident que – en l’absence d’une décision contraire de la Cour – en vertu des dispositions de la loi AB 2223, un bébé né vivant peut être tué pendant sept jours, voire plus.
En Californie, une femme a le droit d’avorter de son enfant pour n’importe quelle raison, ou sans raison du tout, pendant toute la durée de sa grossesse, pour autant qu’elle affirme que cela est nécessaire pour protéger sa santé mentale ou physique. L’AB 2223 éliminerait entièrement l’”exception de santé” et étendrait ce droit élargi à l’”interruption de grossesse” des enfants âgés de sept jours ou peut-être même plus. Ainsi, une femme peut donner naissance à un bébé en bonne santé, mais il y a peut-être quelque chose chez cet enfant qui la dérange. La couleur de sa peau est peut-être trop foncée ou trop claire. Ou ses yeux ont l’air inclinés, ou pas assez inclinés. Peut-être que l’enfant pleure trop. Ou bien le bébé est une fille et la femme voulait un garçon, ou vice versa. L’enfant est peut-être né avec une maladie qui nécessitera des soins médicaux ultérieurs. Ou peut-être la femme souffre-t-elle d’une dépression post-partum et ne désire-t-elle plus être mère. Toutes ces circonstances, ainsi que toute autre raison (ou aucune raison), sembleraient donner lieu à une protection juridique de la femme – et de toute personne qu’elle choisit pour “l’aider ou l’assister” – pour tuer l’enfant et le faire ainsi subir une “mort périnatale”.
Emmanuel Macron : “Je suis opposé à la légitime défense”
En déplacement jeudi 31 mars en Charente-Maritime, le chef de l’Etat a réagi au fait divers qui a secoué le département. Un agriculteur de 35 ans a été mis en examen pour meurtre, après avoir tiré mortellement sur un quadragénaire entré par effraction à son domicile vendredi dernier.
“Je ne veux pas d’un pays où l’on considère que c’est aux citoyens de se défendre”.“Chacun doit avoir la sécurité et c’est le devoir de la puissance publique de l’assurer”. “Mais, je suis opposé à la légitime défense. Donc ça, c’est très clair et c’est intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. Et je ne veux pas d’un pays où prolifèrent les armes et où l’on considère que c’est aux citoyens de se défendre”.
Cet agriculteur a tiré à deux reprises avec un fusil de gros calibre sur un groupe de quatre cambrioleurs entrés par effraction chez lui, tuant l’un d’eux. Les faits se sont déroulés vendredi entre 22h et 23h, alors que l’auteur des coups de feu était seul avec sa fille de 3 ans à leur domicile. Aux enquêteurs, l’agriculteur a expliqué avoir agi en état de légitime défense après «s’être senti menacé» lui et son enfant.
Rappelons que la légitime défense est parfaitement légitime et qu’elle peut être même un devoir grave, selon le Catéchisme de l’Eglise catholique :
2263 La défense légitime des personnes et des sociétés n’est pas une exception à l’interdit du meurtre de l’innocent que constitue l’homicide volontaire. ” L’action de se défendre peut entraîner un double effet : l’un est la conservation de sa propre vie, l’autre la mort de l’agresseur … L’un seulement est voulu ; l’autre ne l’est pas ” (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 64, 7).
2264 L’amour envers soi-même demeure un principe fondamental de la moralité. Il est donc légitime de faire respecter son propre droit à la vie. Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel :
Si pour se défendre on exerce une violence plus grande qu’il ne faut, ce sera illicite. Mais si l’on repousse la violence de façon mesurée, ce sera licite… Et il n’est pas nécessaire au salut que l’on omette cet acte de protection mesurée pour éviter de tuer l’autre ; car on est davantage tenu de veiller à sa propre vie qu’à celle d’autrui (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 64, 7).
2265 En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. A ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité.
France inculture
Belle intox de France Culture, le 29 mars, qui pose la question suivante : « Avez-vous vu le moine qui montre ses seins dans la basilique de Vézelay ? » C’est l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration et de la classe ouvrière, qui raconte l’histoire du “moine” nommé Eugène — de son vrai nom Eugénie — représenté en train de montrer sa poitrine sur un chapiteau de la nef de Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay. Pour ce chercheur clairement marqué à gauche, cette sculpture prouve que la transidentité prend racine dans l’Europe médiévale.
« C’est le croisement entre cette tradition de la virilité féminine et l’idée d’une féminisation des moines qui a permis l’émergence de la figure transgenre sculptée à Vézelay ».
Avez-vous vu le moine qui montre ses seins dans la basilique de Vézelay ? La transidentité n'est pas un phénomène nouveau. Dès le 12e siècle, elle est sculptée dans la pierre, pour les yeux des pèlerins.
➡️ https://t.co/HaxJP7zgGu pic.twitter.com/IUSvYvjRAS— France Culture (@franceculture) March 30, 2022
Une interprétation frauduleuse du message de la sculpture, qui ne peut être compris qu’en revenant sur la véritable vie de sainte Eugénie.
Née en 183, fille d’un gouverneur dénommé Philippe (lui aussi canonisé), elle se promène un jour avec deux de ses serviteurs dans un monastère et est bouleversée par la prédication et le chant des moines. Elle décide alors de partager leur vie et, pour ce faire, se fait passer pour homme. Elle se coupe les cheveux et met une bure pour vivre avec eux une vie de pénitence et de prière. À aucun moment il n’est prétendu qu’elle se sent homme. Un jour une femme voit ce beau moine et lui fait des avances, qu’Eugénie refuse. Vexée, la femme l’accuse de viol et le gouverneur Philippe (qui ne reconnaît pas sa fille) traîne Eugénie devant un juge. Eugénie trouve un moyen de défense imparable : elle ouvre sa bure et montre sa poitrine. Le geste surprend tout le monde mais plus personne ne doute alors que l’accusé est une femme (sauf France Culture) et donc de son innocence. Dans la foulée, son père se convertit à son tour (il deviendra même évêque). Quelques temps plus tard, le père et la fille, comme bien d’autres chrétiens, sont arrêtés et exécutés en 257 sur ordre de l’empereur Valérien.
Eugénie ne se sentait pas homme, elle s’est fait passer pour tel pour embrasser la vie monastique. Gérard Noiriel, au prix d’un anachronisme qui ferait rougir tout historien digne de ce nom, indexe donc sans complexe la recherche à l’agenda politique LGBT. Et le service public relaie… aux frais du contribuable.
Les candidats et la liberté de l’instruction en famille
L’association Liberté éducation a établi un baromètre de la liberté scolaire.
Le 5 février 2022, les principaux candidats déclarés à la présidentielle ont reçu dans leur boîte aux lettres le livre L’école à la maison, une liberté fondamentale, accompagné d’une lettre personnalisée leur demandant explicitement leur position officielle sur le sujet.
S’en est suivi l’élaboration d’un baromètre de la présidentielle sur la position des candidats concernant la liberté fondamentale de l’instruction en famille. Ce baromètre est mis à jour tout au long de la campagne présidentielle en fonction des réponses obtenues des candidats (dernière mise à jour : 30 mars 2022). Sa vocation est d’aider les nombreuses familles qui exercent cette liberté fondamentale de parents, premiers instructeurs de leurs enfants, dans le choix d’un candidat. Ce libre choix de l’instruction en famille est en effet à leurs yeux un critère primordial qui engage toute leur famille. Cela représente plus de 100.000 voix.

Nigéria : massacre de chrétiens
Au Nigéria, jeudi 24 mars, des attaques ont été menées contre dix communautés à majorité chrétienne du comté de Giwa, dans l’État de Kaduna. Elles se sont poursuivies jusqu’au vendredi matin et ont fait 50 morts. Les assaillants ont également enlevé une centaine de personnes, parmi lesquelles le prêtre Felix Fidson Zakari, et incendié une église.
« ils n’ont même pas autorisé l’enterrement des cadavres, car ils ont tiré sur les personnes en deuil et sur ceux qui retournaient dans les villages pour organiser les funérailles des personnes tuées ».
Le 20 mars, des insurgés ont attaqué la ville de Kagoro, dans le sud de Kaduna, tuant 34 personnes, dont 2 militaires, incendiant plus de 200 maisons, de 32 magasins et plusieurs lieux de culte, et détruisant plusieurs véhicules.
Le 17 mars, c’est le village à majorité chrétienne d’Agunu Dutse qui a été la cible d’une attaque au cours de laquelle 46 chrétiens et leurs enfants avaient été enlevés.
Plus récemment, ce dimanche 27 mars, 45 villageois de Sarkin Pawa, dans la zone de gouvernement local de Munya, dans l’État du Niger, ont été enlevés par des bandits. Parmi eux, le prêtre Leo Raphael Ozigi.
LR : le dernier éteint la lumière
Alors que le député Guillaume Larrivé envisage une alliance avec LREM, Éric Ciotti, président de la commission nationale d’investiture des Républicains, s’est montré très ferme dans un entretien accordé au Figaro :
« les candidats LR aux législatives doivent promettre fidélité au parti et ne pas se compromettre en faisant alliance avec la majorité LREM ».
L’ambiance devient délétère chez la centaine de députés Les Républicains. Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, dénonce un esprit de défaitisme :
« J’invite ceux qui réfléchissent à la suite à d’abord combattre, il y a une échéance importante dans dix jours. »
Mais les députés se disputent déjà entre ralliement à LREM ou à Reconquête. Le député Robin Reda (Essonne), proche de Pécresse :
« Pour nous, l’alternance au macronisme ne se trouvera jamais du côté des amis français de Monsieur Poutine ni des nostalgiques de Pétain. »
Fabien Di Filippo (Moselle), proche de Laurent Wauquiez :
« Personne n’imagine un seul instant que l’on soit soluble dans l’extrême droite ».
Une tribune rédigée par Damien Abad sème le trouble au lieu de renforcer l’unité.
Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais) précise :
« On doit dire clairement que l’on ne se ralliera jamais à Macron ! » « Faire une tribune sans dire qu’on n’est pas solubles dans le macronisme, c’est flou. Quand c’est flou y’a (sic) un loup »
Puis Patrick Hetzel :
« En quoi est-ce compliqué d’affirmer tranquillement et sereinement, en une phrase claire et précise dans la tribune, que ni le projet de Valérie ni nous ne sommes compatibles avec Macron ? »
Selon Challenges, les défections vont être nombreuses :
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Deux conceptions de la médecine
De Thierry Boutet dans Le Nouveau Conservateur :


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Le Motu proprio Traditionis custodes à la lumière de Jean Madiran (et Gustave Thibon) (2)
De Rémi Fontaine, à la suite de son article du 5 novembre :
Comme l’a revendiqué Jean Madiran à l’encontre du nouveau catéchisme et des falsifications de l’Ecriture, ce que nous opposons aujourd’hui à la brutalité du Motu proprio Traditionis custodes n’est pas un non possumus mais un non licet : cela n’était pas permis, cela n’est pas permis ! Cela relève non pas d’une sensibilité en raison des circonstances mais d’une impossibilité intrinsèque au droit (sur)naturel et canonique, intrinsèque à la continuité organique de la tradition ecclésiale.
« Un non possumus provoque un désordre dans l’Eglise, un désordre apparent ou réel, il soulève une exception de fait en face d’un commandement qui n’est pas intrinsèquement légitime. Ce désordre peut être un moindre mal quand le non possumus est fondé : si fondé soit-il, l’étendue et l’inconvénient du désordre qui en résulte sont eux aussi à prendre en considération.
Au contraire un non licet, s’il est fondé, n’est pas facteur de désordre, mais d’ordre : il est l’ordre lui-même, en tant qu’il a besoin d’être proclamé, défendu ou rétabli. » (1)
Benoît XVI l’avait reconnu : la nouvelle messe rompant outre mesure avec la messe traditionnelle, cette dernière n’avait été « jamais juridiquement abrogée »et ne pouvait l’être. Toute interdiction avait été ou serait un abus de pouvoir qui n’obligeait pas en conscience. Quoiqu’on pense de la nouvelle messe et de ses liens avec l’ancienne, sa fabrication artificielle et son institution arbitraire tranch(ai)ent trop avec l’héritage de l’ancienne transmis de génération en génération pour légitimer une abrogation voire une « obrogation » de cet héritage.
Sans doute un mauvais usage de la tradition avait-il aussi ses dangers qu’avait au reste considéré le pape Pie V, comme a imaginé sans doute le faire aussi le pape Paul VI. Gustave Thibon le dit à sa manière imagée et générique :
« Il y a la tradition-source et la tradition-gel, la seconde en général succédant à la première dès que se refroidit l’inspiration originelle et que la lettre étouffe l’esprit : on voit alors se figer les rites en formalismes, la vertu en moralisme, l’art en académisme… Ce qui incline à renier la source alors qu’il suffit de briser la glace. » (2)
En croyant briser la glace, la réforme liturgique post-conciliaire n’a-t-elle pas dévoyé sinon renié la source elle-même ? Sous couvert de retour aux sources et d’un « archéologisme » naïf n’a-t-on pas « multiplié les travaux d’adduction et de répartition de l’eau sans prendre garde au tarissement de la source » pour reprendre une autre image de Thibon ? Lequel aime aussi rappeler l’avertissement que donnait déjà Chateaubriand aux novateurs écervelés de son temps : « Gardons-nous d’ébranler les colonnes du temple : on peut abattre sur soi l’avenir ! »
Non licet !
Au constat des fruits actuels du vetus ordo en Occident (redécouvert peu à peu par une population rajeunie et croissante aux vocations multiples) et de ceux du novus ordo (pratiqué surtout par une population vieillissante s’amenuisant et dont les vocations se tarissent), on peut du moins réfléchir à la pertinence de ces propos généraux du philosophe paysan sur la tradition : « Seules les fleurs artificielles se passent de racines… »
Fût-elle un pis-aller, la cohabitation des deux formes du rite romain régularisée par Benoît XVI dans son motu proprio Summorum pontificum s’imposait assurément comme la bonne voie politique (au sens noble du terme : conforme au bien commun) et théologique, acte de justice et de charité capable de réconcilier les catholiques après des décennies de mauvaise déchirure. Sous réserve de certaines normes pastorales, on pouvait et devait avoir le loisir de choisir la forme du rite latin à l’ombre d’une « réforme de la réforme ». Loisir : « état dans lequel il est permis de faire ce qu’on veut » (selon le Littré). Du latin précisément : « licere », avoir la permission de. C’est en ce sens que le loisir se distingue du travail soumis à une contrainte, tandis que, dans le loisir, on est libre de choisir son activité. Raison pour laquelle aussi le motu proprio de Benoît XVI n’obligeait pas à (con)céléber absolument la messe de Paul VI et inversement…
On peut donc redire avec Jean Madiran à propos de l’ancien catéchisme prohibé ou de « la messe interdite » : – Non licet ! « Nous refusons de nous séparer de l’Eglise, de nous en laisser séparer, de suivre ceux qui s’en séparent, quel que soit leur rang hiérarchique : leurs personnes ne relèvent pas de notre jugement, mais nous ne sommes plus soumis à une autorité quelle qu’elle soit dans la mesure où elle déclare son intention de se séparer… » Tout en ajoutant que « rien ni personne ne peut remplacer la succession apostolique et la primauté du siège romain », ni s’y substituer en dépit de leurs faiblesses voire de leurs crimes, faire à leur place ce qui relève spécifiquement de leur charge : « Aujourd’hui et demain comme hier et toujours, nous nous en remettons pour le jugement souverain à la succession apostolique et à la primauté du siège romain. »
Rémi Fontaine
(1) Cf. Itinéraires de juillet 1969.
(2) Au secours des évidences, Mame, 2022.
Ouganda : Refusant de renier Jésus, une famille reçoit des coups de bâtons et des jets d’acide
En Ouganda, le 8 mars, un couple, Juma Waiswa et Nasimu Naigaga, et leur fille de 13 ans, Amina Nagudi ont été victimes de la colère de leur père qui venait d’apprendre leur conversion chrétienne. Sous les cris de « Allah Akbar », il les a aspergés d’acide. Waiswa témoigne de ce drame auprès de Morning Star News.
En février, un pasteur les a rencontrés chez eux, leur annonçant l’Évangile. Tous trois se convertissent immédiatement au christianisme. Mais leur famille l’apprend et les convoque.
« Au cours de la réunion, on nous a posé des questions sur notre salut et nous leur avons affirmé que nous avions cru en Jésus et que nous nous étions convertis au christianisme. Ils nous ont dit de renoncer à Jésus, mais nous avons tenue ferme. »
C’est là que la colère du père de Waiswa va commencer à se déchaîner.
« Lorsque nous avons refusé de renoncer à notre foi en Jésus, mon père, Arajabu, a récité des versets coraniques, et après cela, ils ont commencé à nous frapper avec force avec des bâtons, comme le prescrit le Coran, affirmant que nous étions des apostats. Comme cela ne suffisait pas, mon père est entré dans la pièce et a ramassé une bouteille d’acide et a commencé à nous en pulvériser pendant que le groupe commençait à crier : ‘Allah Akbar [Dieu est plus grand], vous méritez la mort’, puis nous a reniés. »
S’ils n’ont pas compris tout de suite quel liquide avait été utilisé, les démangeaisons sont rapidement arrivées.
« Mais alors que nous fuyions pour sauver nos vies, nous avons commencé à ressentir de graves démangeaisons qui ont continué jusqu’à ce que la douleur s’intensifie. Un voisin chrétien à proximité a appelé le pasteur, qui est arrivé immédiatement et nous a emmenés à l’hôpital de Mbale, mais notre fille a été gravement touchée et a été transférée à un hôpital de Jinja. »
Le 9 mars, leur maison a été incendiée. Toujours hospitalisés, ils ne savent pas où ils pourront aller à leur sortie et réclament la prière.
Rencontre entre le nonce et deux représentants de Paix Liturgique
Communiqué de Paix Liturgique :
Je vous appelle à venir nombreux samedi, le 2 avril, pour prier et manifester devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président Wilson, de midi à 12h45.
Le nonce apostolique, Mgr Celestino Migliore, a reçu mardi dernier deux de nos représentants, durant plus d’une heure, pour une « franche et fraternelle discussion », selon l’expression consacrée pour des échanges sans concession, au cours de laquelle ils ont pu exprimer, auprès du représentant du pape, la détermination des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle, afin qu’il fasse « remonter » les éléments qu’il aura retirés de ce contact direct.
Il apparaît clairement que Rome a engagé en juillet dernier une bataille d’ordre idéologique, non seulement nuisible au maximum du point de vue pastoral dans le contexte actuel de sécularisation intense, mais qui manifeste en outre une totale méconnaissance de la capacité de résistance des catholiques traditionnels.
Les autorités épiscopales et romaines commencent à comprendre que nous ne cèderons rien : il y va de notre vie de foi et de celle des générations futures, comme de notre flamme missionnaire au service du Christ et de son Église. Nous soutenons ainsi les fidèles parisiens qui prient et protestent toutes les semaines dans ou devant les églises où des messes ont été supprimés : à Notre-Dame du Travail, le dimanche à 18h ( [email protected] ), à Saint Georges de La Villette, le mercredi à 17h, à Saint François Xavier/ND du Lys (où se récite aussi à 19h 30, un chapelet pour la France), et devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame.
Victoire pour la liberté de culte à Genève [Addendum]
Lors de la crise sanitaire, le Conseil d’Etat de Genève – l’exécutif cantonal – avait interdit « les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public », par un arrêté daté du 1er novembre 2020.
Contestant cette interdiction, le responsable local de la Fraternité Saint-Pie X, prieur de l’Oratoire Saint-Joseph de Carouge, M. l’abbé Jean de Loÿe, avait alors déposé un recours de droit administratif, dès le 6 novembre, demandant la suspension de la mesure. Ce recours soulignait que le décret portait directement atteinte à la célébration de la messe et à la réception de la sainte Eucharistie, éléments essentiels de la vie catholique, ainsi qu’à la liberté de culte garanti par la constitution du canton.
Le 4 décembre 2020, la chambre constitutionnelle de la Cour de justice, à laquelle ce recours avait été transmis, a octroyé l’effet suspensif, du fait que
« la mesure litigieuse constitue une atteinte potentiellement grave à la liberté religieuse, car elle revêtait un caractère quasi-absolu ».
En outre, la chambre notait « qu’il n’a pas été démontré que les lieux de culte avaient constitué des foyers de contamination particuliers ». Enfin, et surtout, la décision
« pose un sérieux problème du principe de la proportionnalité ».
Mais le problème de fond n’était pas encore réglé.
Le 6 mai 2021, la chambre constitutionnelle, qui avait été saisie, produisit un nouvel arrêt. Cette nouvelle décision annulait définitivement l’interdiction de la messe, qualifiée « d’ingérence non justifiée » du Conseil d’Etat. Cette décision rendait justice à la messe contre une décision politique arbitraire et irrespectueuse des droits fondamentaux des catholiques à leur pratique dominicale.
Le canton de Genève fit recours auprès du tribunal fédéral de la Confédération helvétique, à Lausanne. Le tribunal fédéral a rendu son arrêt en date du 8 mars 2022 concernant le recours du Conseil d’Etat genevois contre l’arrêt de la chambre constitutionnelle. Le recours est jugé irrecevable. Ainsi, l’arrêt « messe » de la chambre constitutionnelle se trouve définitivement confirmé, tout au moins pour le canton de Genève.
Addendum : Un lecteur nous précise que c’est une coalition de catholiques romains non affiliés à FSSPX qui a libéré Genève, en première instance, au tribunal administratif puis au tribunal fédéral.
L’éducation sexuelle précoce à l’école soutenue par Valérie Pécresse
La loi impose aux établissements scolaires de réaliser 3 séances d’éducation à la sexualité par an, tout au long de la scolarité. Le résultat de ces politiques d’éducation à la sexualité a permis ces 30 dernières années d’augmenter en nombre et en pourcentage la quantité de grossesses et d’avortement chez les mineures. Rappelons également que l’autorisation parentale pour l’accès des mineures à la contraception et à l’avortement n’est plus nécessaires légalement. Cette banalisation de la sexualité précoce est un drame comme en témoigne une enquête du Mouvement du Nid sur 5 500 jeunes âgés de 15 à 24 ans. On y apprend que 60 % des répondants considèrent que le commerce du corps en échange d’un objet ou d’un service n’est pas de la prostitution.[1]
Comme nous l’avons vu dans notre précédent article, en même temps qu’un lieu de diffusion des folies de dé-construction du genre et de normalisation des idées LGBT, l’école devient toujours plus un lieu de sexualisation précoce, et cela grâce à des associations financées par l’état. Valérie Pécresse participe également à cet endoctrinement. Elle a notamment augmenté les subventions accordées aux associations qui participent à l’éducation à la sexualité libérée et à la « planification familiale » ( contraception & avortement ).
De 2016 à 2019 la Région Île de France a accordé pendant la mandature de la présidente Valérie Pécresse des subventions pour un total de 384 000 € au différentes antennes du Planning Familial de la Région, ce qui représente une augmentation de 33 % en moyenne par rapport aux 4 années précédant son arrivée à la tête de la Région. Cette augmentation a été calculée sans compter l’attribution d’une nouvelle subvention exceptionnelle de près de 400 K€ au centres d’IVG en 2019. Le « Planning Familial » ne se compose pas seulement de centres de conseils médicaux à la « planification familiale », c’est également une structure ouvertement militante pour le droit à l’avortement qui intervient en milieu scolaire. Elle milite aussi contre l’objection de conscience des médecins qui pour elle font un « usage abusif de la clause de conscience par les praticiens selon leur bon vouloir […] et mettent en péril un droit fondamental des femmes » d’avorter.
La Région Ile de France subventionne aussi l’ANCIC (Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception) à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cette association, qui a comme partenaire le Planning Familial, a reçu également des subventions de la commission Européenne pour réaliser l’étude « Europe Abortion Access ».
L’ANCIC subventionnée par plusieurs ministères et la Région Ile de France réalise des boîtes à outils pédagogiques « pour animer les séances d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. » destinée aux jeunes adolescents. Ces petites vidéos de quelques minutes réalisées dans un style volontairement naïf ont pour effet de banaliser le sujet auprès des enfants. Intitulée « La Contraception, c’est la liberté », une des vidéos raconte les premiers émois d’un couple de jeunes, de leur premier regard à leur première nuit. « La Sexualité c’est se parler, s’écouter, se faire plaisir, partager, » a comme conclusion : « La Contraception c’est prendre soin de soi, et prendre soin de l’autre, et se libérer du risque de grossesse ». On entend encore dans une autre vidéo
« Il est tout à fait naturel d’envisager une relation sexuelle [On y montre trois couples : H/H , H/F, et F/F] et ça : ni les institutions, ni les personnels médicaux, ni les familles peuvent décider à leur place, chacune et chacun à le droit d’avoir des désirs, chacune et chacun à le droit d’avoir du plaisir, et de faire l’amour si les deux sont d’accord. » […] « Comment faire si on veut pas de bébé ? Pas de panique la contraception existe ».
Les risques et effets secondaires de la contraception sont abordés mais dédramatisés
« aucun médicament n’est totalement dépourvu de risques, mais il sont bien utiles, l’aspirine pour éviter le mal de tête, ou la pilule pour éviter de tomber enceinte, il y a même des effets bonus… ».
Des fiches pratiques sont fournies aux éducateurs qui interviennent avec ces vidéos en milieu scolaire. On y trouve les « informations clés a faire passer » comme par exemple « avoir une contraception, c’est faire preuve de responsabilité. »
Valérie Pécresse affirme appartenir à la « frange progressiste », elle est donc parfaitement cohérente quand elle soutient des associations qui promeuvent l’éducation sexuelle précoce, la théorie du genre, la propagande LGBT… Mais est-elle également malthusienne ? Elle a fait élire sur sa liste du conseil régional Mme Marie-Eve Perdu qui déclare qu’
il faudrait inverser les dispositifs fiscaux et les aides diverses, pour cesser de pénaliser les couples qui n’ont pas d’enfant et, inversement, ne plus avantager ceux qui en ont plus de deux.
Ce nouveau monde ou la nature de l’homme est niée ne devraient pas être enseignée aux enfants à l’école. Nous ne pouvons soutenir des politiques qui ne respectent pas le droit des parents d’éduquer librement leurs enfants.
[1] Ce que les jeunes disent de la prostitution, enquête 2012-2013, Mouvement du nid
Jean-Vincent Placé mis en examen pour «agressions sexuelles»
Mise à jour de la liste des pervers de gauche :
- Après DSK et l’affaire du Carlton et du Sofitel
- Après Michel Sapin “accusé d’avoir fait claquer la culotte d’une journaliste”
- Après Jean-Michel Baylet, ex-ministre de Hollande et propriétaire de la Dépêche du Midi, qui a agressé une ancienne collaboratrice, puis” frappée et mis à la rue, quasiment nue.”
- Après Denis Baupin accusé d’agressions et de harcèlement sexuel
- Après Cohn-Bendit, “porte-drapeau le plus éminent des pédophiles” selon un rapport officiel des Grünen (écolos allemands)
- Après l’ancien président des Jeunes Socialistes
- Après les agressions sexuelles chez les jeunes communistes
- Après les agressions sexuelles à l’UNEF, devenue un “terrain de chasse sexuelle”, lorsque Caroline de Haas en était à la tête.
voici l’ex-secrétaire d’Etat écologiste Jean-Vincent Placé, mis en examen pour «agressions sexuelles». Il a été présenté mardi à un juge d’instruction. Sur la base de ces accusations, Jean-Vincent Placé avait été placé en garde à vue la veille, lundi 28 mars. Précisemment, sa mise en examen concerne
«des chefs d’agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction, agression sexuelle, et harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction».
Deux plaintes seraient à l’origine de cette décision judiciaire. Une avait été déposée en novembre 2021 par une ex-collaboratrice. Celle-ci accuse Jean-Vincent Placé de faits de harcèlement sexuel, subis entre 2012 et 2016.
En mars 2021, l’ex-élu écologiste avait déjà été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme chargée de sa sécurité. Avant cela, en septembre 2018, Jean-Vincent Placé avait été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende pour violences et outrage lors d’une soirée. Lui-même avait reconnu avoir été «extrêmement insistant» et «déplacé» avec une cliente.
Le Parlement s’intéresse aux effets secondaires des vaccins contre la Covid-19
L’Office parlementaire scientifique, présidé par Cédric Villani, député Non inscrit avec pour premier vice-président Gérard Longuet, sénateur LR, a désigné quatre rapporteurs et commence ses auditions :
La rapidité avec laquelle ont été mis au point les vaccins actuellement disponibles, la technique sur laquelle reposent certains d’entre eux, l’évolution de leurs indications ou des recommandations des autorités sanitaires ont suscité des interrogations sur la nature, la prévalence et la gravité de leurs effets secondaires, ainsi que sur le fonctionnement du système français de pharmacovigilance.
L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été saisi le 9 février par la commission des Affaires sociales du Sénat, afin de réaliser une étude sur les effets secondaires des vaccins contre la Covid-19. Réuni le 22 février, l’Office a confié cette étude aux quatre rapporteurs qui travaillent depuis plus d’un an sur l’épidémie de Covid-19 : MM. Jean-François Eliaou (Hérault – La République en Marche) et Gérard Leseul (Seine-Maritime – Socialiste), députés, et Mmes Sonia de La Provôté (Calvados – Union centriste) et Florence Lassarade (Gironde – Les Républicains), sénatrices.
Les rapporteurs entameront un cycle d’auditions le 28 mars. Pour ce travail, ils veilleront à ce que toutes les parties prenantes puissent être entendues. Ils s’attacheront à mettre en place les conditions d’un débat serein et approfondi, fondé sur la science et des données objectives, conformément à la tradition de l’Office.
Liste des auditions.


