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Une messe perturbée à Saintes

Un homme d’une trentaine d’années et habillé de noir a renversé des sièges, est monté sur l’autel, a renversé deux cierges, a pris le micro en prononçant des mots incompréhensibles et a tenté d’arracher des mains le missel que le curé tenait, dimanche 20 mars pendant la messe à la cathédrale Saint-Pierre de Saintes. Le prêtre s’apprêtait à donner la communion. Quatre fidèles se sont alors jetés sur l’homme pour l’immobiliser.

Police et sapeurs-pompiers ont été appelés et sont rapidement arrivés sur les lieux.

Le dispositif spécial élection de La Manif Pour Tous pour informer les électeurs

A l’approche du 1er tour de la présidentielle, La Manif Pour Tous a rendu public son dispositif en ligne spécial élection. Objectifs :

  • informer sur le bilan du quinquennat,
  • faire connaître la vision et les 80 propositions présentées par le mouvement lors d’entretiens avec les candidats
  • informer sur les propositions des candidats sur tout ce qui concerne la famille et la société.

La Manif Pour Tous a également rendu public un sondage IFOP sur les intentions de votes de ses sympathisants pour le 1er tour de la présidentielle.

La triste réalité du bilan du quinquennat

Si certains justifient l’absence de réforme et de résultat du quinquennat par l’affaire Benalla, la crise des Gilets jaunes, la pandémie et la guerre en Ukraine, La Manif Pour Tous n’oublie pas qu’Emmanuel Macron a profité de ces crises pour faire passer plusieurs lois sociétales qui contribuent à affaiblir la famille et entraînent des régressions en termes de respect de la dignité humaine. Le mouvement attaché à la famille n’oublie pas non plus l’échec du quinquennat du point de vue de la natalité, qui a continué de baisser. La politique familiale se traduit par l’exclusion d’un nombre toujours plus grand de familles de ses mesures. La baisse du niveau de vie des familles atteste de résultats bien différents de ceux qui sont annoncés par la macronie à nos concitoyens. Enfin, le bilan sur l’éducation, le grand âge et la dépendance, qui concernent nos enfants, nos proches dépendants et nos aînés, n’est pas meilleur. « Nous achevons un quinquennat de crises, qui a vu croître les fractures et les divisions, ce qui a malheureusement contribué à la montée de la violence dans la société. L’heure est à la reconstruction. Pour y parvenir, nous avons appelé les candidats à placer la famille au cœur de leur projet » résume Ludovine de La Rochère.

Depuis septembre dernier, La Manif Pour Tous a donc présenté aux candidats une vision globale innovante et 80 propositions pour la famille

Affermir la filiation, améliorer la solidarité pour les familles et le bien-être des couples, donner des repères et respecter la liberté de conscience, donner le choix aux parents, faciliter la vie des familles, lutter contre l’infertilité, protéger les enfants dans leur intégrité physique et psychique, protéger les femmes de toutes formes d’exploitation, sécuriser au mieux les orphelins, soutenir une culture adaptée à la familleou bien encore prendre en compte la famille dans toutes décisions politiques : les 80 propositions formulées par La Manif Pour Tous, également publiées sur le site internet presidentielle.lamanifpourtous.fr,dessinent une approche globale de la famille. « Le sujet est majeur : il y a près de 19 millions de familles en France et 80% des Français vivent aujourd’hui en famille » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Outre la sécurisation de l’enfant et le renforcement de l’interdiction de la GPA pour mettre fin aux contournements en série, nous avons travaillé sur des mesures très concrètes en faveur de la famille » poursuit-elle. La Manif Pour tous se félicite d’ailleurs de voir certaines de ces propositions reprises par les différents candidats.

Les propositions des candidats sur la famille et la société

Alors que l’actualité occulte malheureusement les débats démocratiques en vue de la présidentielle et que le périmètre des sujets traités se réduit à peau de chagrin, La Manif Pour Tous a aussi rassemblé pour les électeurs les propositions des candidats sur tout ce qui concerne l’humain, la famille, la société. De quoi y voir clair avant d’aller voter !

Les intentions de vote des sympathisants de La Manif Pour Tous

La Manif Pour Tous rend aussi public un sondage réalisé par l’IFOP sur les intentions de vote de ses sympathisants. Premier enseignement : un quart des Français se déclarent proches du mouvement, ce qui en fait une base solide et un vivier d’électeurs à conquérir pour les candidats à la présidentielle. Selon l’étude réalisée fin janvier, les sympathisants du mouvement représentent une large diversité de sensibilité qui traduit le caractère populaire de La Manif Pour Tous. On observe quatre blocs électoralistes qui rassemblent environ 20% des sympathisants du mouvement : Valérie Pécresse, Marine Le Pen, Eric Zemmour et Emmanuel Macron. Derrière, Jean-Luc Mélenchon pointe avec près de 10% des intentions de vote. Un nouveau sondage IFOP réalisé il y a quelques jours montre une évolution au cours des dernières semaines. Ce sont désormais 3 blocs qui se renforcent et se détachent avec un peu plus de 20% des électeurs proches de La Manif Pour Tous : Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Eric Zemmour. La chute enregistrée par Valérie Pécresse est importante. La candidate Les républicains perd près de 10 points chez les électeurs attachés à la famille. Cela s’explique par sa campagne : celle qui s’affichait pendant le congrès LR comme « la candidate des familles » ne parle pas de la famille et ne développe pas de vision à son sujet. Elle passe à côté et y laisse des voix.  Quant à Jean-Luc Mélenchon, sa progression chez les sympathisants de La Manif Pour Tous est sans doute liée à son engagement clair contre la GPA. Il est l’un des seuls candidats de gauche à dénoncer cette exploitation des femmes.

Nous avons affaire à un bouleversement des structures de l’après-Guerre froide

Selon le professeur Georges-Henri Soutou :

[…] Mais on a pensé trop facilement à l’Ouest que Moscou acceptait le « Nouvel ordre mondial » proclamé par George Bush en 1991. Il y avait en fait à Moscou des résistances : dès 1991 un hiérarque soviétique spécialiste du Moyen Orient, Primakov – qui deviendra plus tard ministre des Affaires étrangères –, tenta de soutenir Saddam Hussein contre la coalition organisée sous l’égide de l’ONU, avec évidemment l’accord de nombreux cercles moscovites. Et par la suite, même si Moscou acceptait de collaborer avec les Occidentaux dans le domaine du contrôle des armements, acceptait avec bien des ambigüités de ne pas faire obstacle à la coalition contre la Serbie en 1995, et au moins jusque vers 1995 donnait l’impression de vouloir adopter le modèle politico-économique occidental, très vite les Russes reprirent une politique plus traditionnelle. Le premier tournant fut sans doute marqué par les deux guerres en Tchétchénie, en 1994 puis en 1999 sous Poutine – sa première action géopolitique d’éclat…

Un deuxième tournant fut l’intervention russe contre la Géorgie en 2008, puis il y eut la prise de la Crimée en 2014, puis l’intervention en Syrie à partir de 2015. Pendant ce temps, si Poutine s’était déclaré prêt à soutenir la guerre américaine contre le terrorisme en 2001, s’il ne s’était pas opposé à la résolution de l’ONU concernant la Libye en 2011, il remettait de plus en plus en cause les différents accords avec les Américains et les Occidentaux en matière de désarmement ou de contrôle des armements, comme le traité de 1988 prohibant les armes nucléaires à portée intermédiaire. Notons cependant que le président Bush en 2004 dénonça le traité ABM de 1972 qui interdisait la mise en place d’armes antibalistiques, et que les États-Unis commencèrent à installer en Europe orientale des bases antimissiles dont les Russes pensaient qu’elles pourraient compromettre l’efficacité de leur force de dissuasion : la remise en cause des accords de maîtrise des armements élaborés durant la Guerre froide n’a pas été purement unilatérale. Mais avec le recul, l’affaire ukrainienne paraît prolonger la courbe de la politique russe, de plus en plus offensive.

Certes nous manquons encore d’informations pour décrire avec certitude les développements des années de l’après-Guerre froide. Mais que peut-on savoir des conceptions d’ensemble qui commandent l’action russe ? Le cadre général n’est pas dissimulé. Ce n’est pas le retour au communisme ou à l’URSS, Poutine a toujours dit que ce ne serait ni souhaitable ni possible. Il y a néanmoins une notion qui s’en rapproche. C’est celle de l’« étranger proche », avec un facteur bien réel que Poutine a souligné sans relâche : l’éclatement de l’URSS a laissé 25 millions de Russes dans des pays devenus désormais étrangers. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’y jouent pas un rôle, et parfois déterminant, comme en Asie centrale, ou crucial, comme en Transnistrie, avec la présence de très importantes forces russes, région dont on pourrait entendre parler prochainement. Mais ils sont parfois devenus des minorités relativement nombreuses mais mécontentes, comme dans les Pays baltes.

Une question importante : comment Poutine voit-il les enjeux économiques en cause (importance du marché européen pour son gaz et son pétrole, pour ses produits agricoles ? Possibilités de rebasculer cela vers la Chine et l’Inde ? Problèmes monétaires et financiers posés par les sanctions occidentales et possibilité de les contourner grâce à Pékin ? Et problème posé par les équilibres de pouvoir en Russie même ?). Comment arbitre-t-il entre facteurs économiques, politiques, géopolitiques ? On aurait tendance à penser que pour lui, « l’Intendance suivra », mais on est en réalité très peu informé sur cette question capitale.

D’autre part les Russes – et pas seulement Poutine, dont le départ ne changerait rien sur ce point – sont convaincus de la proximité historique, ethnique, culturelle entre la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine. Il y a même tout un courant qui inclut dans cette vision tous les Slaves orthodoxes, ce qui va loin : c’est un ethno-nationalisme qui concerne également, par exemple, les Serbes.

On peut dire d’ailleurs que Poutine a élevé cette orientation culturelle et historique au niveau d’une quasi-idéologie officielle, en y incluant le refus de l’orientation politique et sociétale de l’Occident actuel. On assiste donc si on veut à une nouvelle opposition idéologique Est-Ouest, même si les termes en sont fort différents, et même si désormais la géopolitique domine, ce qui n’était pas le cas avant 1990.

Notons ici que le foisonnement idéologique dans la Russie actuelle – y compris l’«  eurasisme » propagé par Alexandre Douguine – est complexe et pas toujours facile à relier aux paramètres fondamentaux du pouvoir poutinien.

Si on ajoute à ces orientations politico-idéologiques les évidentes zones géopolitiquement capitales pour Moscou, de la Mer noire à la Baltique et au Moyen Orient, et la politique affirmée tendant à tout faire pour maintenir l’OTAN le plus éloignée possible de la Russie, on voit se dessiner un ensemble au moins idéal – son degré de réalisation dépendra des circonstances, Poutine est aussi capable de stratégie et de tactique –, ensemble qui s’étendrait sous telle ou telle forme jusqu’à la frontière orientale de la Pologne, aux Balkans occidentaux, à l’Asie centrale, le tout appuyé sur une Chine dont Poutine s’est beaucoup rapproché, et qui pour l’essentiel, malgré certaines précautions diplomatiques, paraît jusqu’à maintenant le soutenir.

De leur côté les Américains ont aussi fait depuis toujours de la géopolitique, à côté de la promotion de l’ « American Way of Life  » (libéralisme politique et économique)18. Si on ajoute que la stratégie « opérative » américaine, donc la stratégie au niveau d’un théâtre, a toujours été celle de l’attaque directe des forces principales de l’adversaire, de la deuxième guerre mondiale à l’Irak, on a affaire à un ensemble géopolitique fort cohérent, que le discours sur le multilatéralisme et l’ordre international « fondé sur des valeurs » ne doit pas occulter.

Quant à l’Ukraine, par sa situation et par ses ressources, elle a toujours été un enjeu essentiel entre la Russie et ses voisins occidentaux, l’Allemagne pendant les deux guerres mondiales, les États-Unis après la Guerre froide. Si, à la fin de la Guerre froide, les Américains souhaitaient plutôt le maintien, en gros, du territoire de l’URSS, craignant les effets de l’anarchie post-soviétique, si le Président George Bush avait pu conseiller aux Ukrainiens en mai 1991, lors d’une visite à Kiev, de rester dans le giron de l’URSS – tout comme, quelques jours après, François Mitterrand –, et si les Américains avaient promis à Moscou – certes verbalement seulement – que l’OTAN ne serait pas élargie, à partir de 1994 Washington promut l’élargissement constant de celle-ci, souhaitant même y faire entrer l’Ukraine et la Géorgie dès 2008, et soutenant et saluant la révolution de la place Maïdan en 2013. Dès 2015, leurs différents services et think tanks commençaient à réfléchir sur les sanctions et mesures militaires de toute nature qui sont désormais appliquées. Soyons clair : il s’agit d’éliminer la Russie comme puissance mondiale.

Parallèlement, les États-Unis abandonnaient un axe majeur de leur politique depuis les années 1970, consistant à placer un coin entre Moscou et Pékin. On assiste désormais plutôt au contraire : Washington s’engage sur deux fronts, et pourra encore moins tolérer que les Européens aient la tentation de faire bande à part. La possibilité d’une coopération, même difficile, avec Moscou, pour contrer Pékin, est désormais exclue.

D’autant plus que le messianisme libéral, un peu oublié sous la présidence Trump, est revenu au premier plan, comme le montre un entretien énergique accordé par Francis Fukuyama, le chantre de la « fin de l’histoire » en 1990,  à la Neue Zürcher Zeitung, le 18 mars : « Seule une défaite des troupes russes peut mettre fin au carnage » en Ukraine.

Pendant ce temps, les Européens suivaient très mollement les États-Unis. Il est vrai que depuis les années 1970 ils s’étaient rendus de plus en plus dépendants du gaz et du pétrole russes, et à partir de 1991 du marché russe ! C’est cette dépendance que Washington veut désormais rompre en prenant la tête du mouvement en faveur de sanctions de plus en plus radicales : privée des matières premières et de l’énergie russe, privée du marché russe, de nouveau très dépendante des États-Unis, en particulier pour leur énergie, l’Union européenne ne risquera pas de s’émanciper.

Certes, la crise actuelle en Ukraine conduit beaucoup d’observateurs à penser que l’Union va enfin se doter d’un véritable système de défense. Certes, le gouvernement allemand vient d’annoncer une considérable augmentation de son budget militaire. Certes, Bruxelles finance des livraisons d’armes des pays membres à l’Ukraine – à hauteur pour l’instant de 500 millions d’euros, peut-être rapidement un milliard. Certes, Josep Borrell, le haut représentant de l’Union, veut relancer le projet d’une « force de réaction rapide » européenne de 5 000 hommes. Mais il est clair que l’on verra en fait la revitalisation de l’OTAN, ce qui, étant donné la gravité de la crise actuelle, est d’ailleurs compréhensible.

Quant aux réactions réelles de l’Union, en dehors d’une perspective d’adhésion ouverte à Kiev, elles consistent essentiellement en sanctions massives et sans précédent contre la Russie, y compris sur le plan culturel, ce qui est inouï, sanctions tout à fait dans la lignée de l’« internationalisme kantien », apparu lors de la Première guerre mondiale.  Cela ne devrait pas modifier le tableau d’ensemble tracé dans ces lignes. Ajoutons que le contrecoup des sanctions va provoquer en Europe une considérable récession, aux conséquences sociales et politiques encore incalculables.

Donc on reviendrait peu ou prou au monde des années 1950, affrontement idéologique avec le communisme en moins, avec une immense masse eurasiatique, que rejoindraient l’Inde et les pays arabes, et en face la thalassocratie américano-occidentale, la guerre en Ukraine ayant provoqué une radicalisation et une montée aux extrêmes toute clausewitzienne ? Si cette hypothèse devait se vérifier, on serait fort loin de la mondialisation libérale progressive mais triomphante annoncée dans les années 1990…Certes, la France et l’Union, dans tous les cas de figure, auraient tout intérêt à maintenir autant que possible leur autonomie d’observation et d’interprétation, leur capacité d’action, y compris financière, un minimum de sécurité énergétique, leurs compétences en matière militaire, et à se doter des moyens nécessaires pour pouvoir faire entendre leur voix dans l’ensemble occidental qui va très vraisemblablement se reconstituer face à la Russie, et pour longtemps, et ce quelle que soit, à court terme, l’issue de la crise ukrainienne. Mais y parviendront-elles ?

Remigration : les leviers pour renvoyer efficacement les clandestins existent

Polémia a publié une étude de Paul Tormenen sur la remigration, concept qui fait couler beaucoup d’encre depuis qu’Eric Zemmour a annoncé créer un ministère sur ce sujet une fois élu. Marine Le Pen a estimé que ce n’est pas républicain. Nadine Morano préfèrerait un ministère de l’immigration.

[…] Comment expliquer que sur les 108 395 ordres de quitter le territoire français prononcés en 2020 (OQTF), seuls 6 930 aient été suivis d’effet ? On ne compte plus les rapports glosant sur les causes de la paralysie administrative et judiciaire en la matière.

Les principaux freins à l’expulsion effective des clandestins qui y sont identifiés sont les suivants :

    • Le faible nombre de laissez-passer consulaires délivrés par les pays d’origine des clandestins. Il contribue à ce que, bien que notre pays connaisse une importante immigration clandestine en provenance du Maghreb, le taux de retour effectif atteint péniblement 0,2 % pour les clandestins algériens, 2,4 % pour les Marocains et 4 % pour les Tunisiens, durant le premier semestre 2021.
    • Un cadre juridique mouvant et complexe. Alors que des parlementaires ont identifié une réforme du droit des étrangers en moyenne tous les seize mois, l’appropriation des nouveaux textes est complexifiée par des procédures ardues qui relèvent tant du droit administratif que judiciaire. Jeanne Vexin évoquait dans les colonnes de Polémia « une législation conçue par les associations immigrationnistes subventionnées, précisément pour permettre aux clandestins étrangers de pouvoir rester ad vitam aeternam, en utilisant – aux frais de l’aide judiciaire – les arguties juridiques les plus invraisemblables » (9).
    • Un nombre de places en centre de rétention administrative – 1 800 – dérisoire au regard du nombre de clandestins devant être expulsés. Un chiffre à mettre en perspective avec celui du nombre de places d’hébergement des demandeurs d’asile, 110 000, qui a doublé en quelques années par la volonté d’Emmanuel Macron. À chacun ses priorités.
    • La guérilla juridique menée par des associations subventionnées pour mettre en échec les procédures d’éloignement des clandestins. Ces manœuvres conduisent à l’engorgement des tribunaux administratifs où le contentieux des étrangers a pris depuis quelques années une importance considérable.
    • Une administration (agents des préfectures, policiers, magistrats) qui doit composer avec des moyens réduits face à une charge de travail croissante (10).
    • L’insuffisance des moyens alloués à la police aux frontières pour reconduire les clandestins dans leurs pays, ce qui constitue un goulot d’étranglement préjudiciable. Un député de l’opposition estimait à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances 2021 que les crédits alloués en la matière confirmaient « la stagnation des dépenses d’éloignement et [traduisaient] l’absence de volonté du gouvernement sur ce sujet » (11).

Le carcan du droit européen

Comme si cela ne suffisait pas, l’administration, les policiers et les juges doivent appliquer le droit communautaire et la Convention européenne des droits de l’homme qui entravent l’efficacité des procédures (12) :

    • priorité doit être donnée aux départs volontaires par rapport aux retours forcés (directive « retour » 2008/115/CE) ;
    • la vie de famille doit être prise en compte en cas de mise en œuvre d’un éloignement ;
    • le risque que court le clandestin d’être maltraité dans son pays en vertu du code pénal qui s’y applique doit être pris en compte, quand bien même celui-ci a été condamné sur le territoire national pour association de malfaiteurs terroriste !
    • les expulsions collectives d’étrangers sont prohibées ;
    • etc.

2. Le plan d’action

Aider au retour ou expulser ?

Face à ces difficultés et conformément au droit communautaire, de nombreuses voix proches du pouvoir souhaitent que les départs volontaires soient privilégiés par rapport aux départs contraints. La Cour des comptes en a fait la promotion dans un récent rapport sur l’accueil des personnes étrangères, allant même jusqu’à le préconiser pour les étrangers dont le titre de séjour est arrivé à expiration (13) ! Un député de la majorité présidentielle a par ailleurs insisté sur le moindre coût pour les finances publiques des départs volontaires par rapport aux départs forcés (14).

Les partisans de l’aide au retour font l’impasse sur un problème majeur lié à ce mode de retour des clandestins dans leurs pays : la France subit une très forte demande d’asile dite « secondaire » ; des étrangers déboutés de leur demande dans d’autres pays européens viennent tenter leur chance dans notre pays. Tant que les règles d’asile n’auront pas changé au niveau européen afin de mettre un terme à cette logique de guichet, offrir un pécule attractif à tous les clandestins qui le souhaitent crée un formidable effet d’aubaine, au détriment des finances publiques du pays. Si les départs contraints sont effectivement plus coûteux qu’un départ volontaire, c’est notamment parce qu’ils doivent être organisés dans un cadre juridique très contraint qu’il faut, comme nous allons le voir, impérativement changer pour gagner en efficacité. N’oublions pas que c’est bien l’effet d’aubaine offert par les départs volontaires aidés qui a abouti à leur suppression pour les ressortissants roumains qui en profitaient pour financer leurs nombreux allers-retours entre la France et leur pays.

Les bonnes pratiques des procédures de retour

En dépit des sommes considérables que le gouvernement français verse aux cabinets anglo-saxons pour le conseiller dans son action, il est loin de s’inspirer des bonnes pratiques de nos voisins européens qui leur permettent d’avoir de bien meilleurs résultats en matière de reconduites effectives des clandestins. La Commission européenne a mené plusieurs enquêtes visant à répertorier les pratiques efficaces en matière de retour des clandestins. L’une des dernières contient des préconisations que les autorités françaises rechignent à mettre en œuvre (15) :

    • la simplification de la procédure (audiences, etc.) avant que l’étranger ne puisse effectivement partir ;
    • l’augmentation des capacités de rétention (centres de rétention administrative) des ressortissants de pays tiers dans le cadre du processus de retour ;
    • le prononcé de décisions de retour à durée de validité illimitée, afin de faciliter leur exécution à tout moment.

Une décision d’expulsion d’un clandestin = une expulsion effective

D’autres mesures ont été identifiées par des parlementaires et dirigeants politiques français pour améliorer le taux de reconduite effective des clandestins (16) :

    • Le versement d’une caution par les ressortissants de pays tiers à l’UE avant d’arriver sur le territoire, qui leur est remise une fois rentrés chez eux. Cette pratique vise à inciter les étrangers à ne pas se maintenir sur le territoire français après l’expiration de leur titre de séjour.
    • La pression sur les pays d’origine des clandestins pour qu’ils délivrent les indispensables laissez-passer consulaires. La réduction du nombre de visas délivrés à des ressortissants de pays du Maghreb illustre que des leviers existent en la matière, pour peu que le gouvernement en place n’ait pas peur de faire de vagues. La mise sous condition de l’aide au développement accordée aux pays d’origine des migrants à la délivrance des laissez-passer consulaires en est un autre.
    • La simplification de la procédure d’éloignement, afin notamment de mettre un terme au dualisme juridictionnel, le contentieux du placement en rétention relevant du juge judiciaire alors que les recours contre les décisions d’éloignement relèvent du juge administratif.
    • La fin des subventions aux associations qui tentent par tous les moyens d’annuler les décisions d’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
    • Une augmentation des crédits affectés à l’éloignement des clandestins, afin d’étoffer les moyens humains et matériels.
    • L’extension des critères de risques de fuite permettant le placement en centres de rétention administrative.

La comparaison entre pays européens des taux de retour effectif des clandestins montre des écarts très importants. Que l’Allemagne ait des résultats près de sept fois supérieurs à la France illustre l’incurie et le manque flagrant de volonté du gouvernement français pour changer de braquet en la matière. De plus, le fait de ne pas faire respecter la règle de la régularité du séjour dans notre pays crée un appel d’air considérable pour tous les aspirants à l’immigration clandestine.

Au-delà de ces mesures qui visent à réparer une situation particulièrement dégradée, c’est aux causes mêmes qui aboutissent à la présence de centaines de milliers de clandestins sur le territoire qu’il faut s’attaquer :

    • en ne permettant plus, comme le Danemark s’apprête à le faire, que les demandes d’asile soient déposées sur le territoire national ;
    • en mettant un terme à l’écosystème favorable au maintien des clandestins sur le territoire : accès aux allocations sociales et autres prestations, possibilités de régularisations, etc.

Les leviers pour renvoyer de façon beaucoup plus efficace qu’actuellement les clandestins existent bel et bien. Mais seul un président de la République disruptif en matière de politique migratoire peut amener le gouvernement à tous les actionner sans tabous. Le gouvernement actuel, prisonnier de son aile gauche, rechigne à le faire. Il est vrai qu’une telle tâche peut difficilement être menée avec, à la tête du pays, un président de la République qui ne cesse de vanter les bienfaits de l’immigration et qui n’a jusqu’à maintenant fait qu’accompagner l’augmentation des flux migratoires à destination de la France.

La Commission européenne n’a pas de stratégie spécifique concernant la lutte contre la christianophobie

Le 14 décembre 2021, le député européen RN Jean-Paul Garraud avait interrogé la Commission européenne sur sa stratégie concernant la lutte contre la christianophobie :

Depuis sept ans, la persécution des chrétiens dans le monde est en augmentation constante. Ce phénomène s’exporte aujourd’hui jusqu’en Europe et en France, où, notamment, le nombre d’actes violents ne cesse de croître.

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe recense ainsi une hausse de 70 % des actes haineux antichrétiens entre 2019 et 2020.

Processions attaquées, églises profanées, prêtre et fidèles égorgés, marchés de Noël ciblés par des djihadistes, ce que vivent les catholiques en France ressemble de plus en plus à ce que subissent les minorités chrétiennes des pays musulmans.

Ce phénomène est corrélé avec l’arrivée toujours plus importante de nouvelles populations en Europe, notamment issues de pays musulmans, qui ne désirent aucunement s’assimiler au mode de vie européen et veulent imposer le leur.

1. La Commission n’estime-t-elle pas qu’en publiant un guide «pour une communication inclusive», dans lequel de nombreuses préconisations ont pour objectif de minimiser, voire de renier les racines chrétiennes de l’Europe, elle contribue à encourager ces actes antichrétiens?

2. Prévoit-elle une stratégie européenne de lutte contre la christianophobie, notamment par la nomination d’un coordinateur européen de la lutte contre ce fléau?

Voici la réponse donnée le 8 mars par Mme Jourová, vice-présidente de la Commission européenne :

L’article 10 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantit la liberté de religion. La Commission s’engage à assurer son respect, dans le cadre de ses compétences. Les règles de l’UE abordent en particulier les multiples formes et manifestations de racisme et d’intolérance, notamment les actes et les discours haineux fondés sur une appartenance religieuse. C’est dans ce cadre que la Commission s’engage à protéger les chrétiens et les membres d’autres groupes religieux de toute persécution au sein de l’UE, ne faisant aucune distinction entre les différents groupes. La Commission ne prévoit pas de stratégie spécifique pour lutter contre la christianophobie et n’envisage pas de nommer un coordinateur chargé de cette question. La Commission condamne fermement toute forme de violence.

Les lignes directrices internes auxquelles Monsieur le Député fait spécifiquement référence visaient à sensibiliser les fonctionnaires de la Commission à la diversité de la culture et des peuples européens, et à promouvoir une attitude inclusive à l’égard des citoyens européens de tous horizons et de toutes convictions. Ce document a été retiré.

Pourtant, la Commission a élaboré des stratégies spécifiques pour lutter contre les actes antisémites et antimusulmans :

CE – Présentation de la stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive – 05/10/2021

CE – La Commission européenne nomme des Coordinateurs pour la lutte contre l’antisémitisme et la haine antimusulmane – 01/12/2015 (archive)

Gérald Darmanin, un gros malin

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, jamais à court d’une fausse bonne idée, a annoncé vouloir engager une “discussion sans précédent autour de la question institutionnelle.” Un processus qui sera “logiquement engagé pendant le second mandat du président de la République”, si Emmanuel Macron est réélu.

Gérald Darmanin se dit “prêt à aller jusqu’à l’autonomie. Après, la question est de savoir ce qu’est cette autonomie. Il faut qu’on en discute.“

Voilà qui donne des idées à quelques militants indépendantistes en Bretagne. Le Front de libération de la Bretagne a adressé lundi un communiqué pour réclamer

« l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne » et « sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée ».

Selon l’Armée révolutionnaire bretonne (ARB) qui cosigne la missive, l’État n’écoute « qu’à la suite d’actions violentes ». Concevant la lutte armée comme un complément à la lutte politique, les militants du FLB-ARB menacent d’ailleurs de « passer à l’action » si les deux référendums qu’ils réclament n’ont pas été réalisés « avant le 31 décembre 2022 ».

Quelle sera l’étape suivante ? La Seine-Saint-Denis ? C’est là que le slogan de l’un des candidats à la présidentielle prend tout son sens : pour que la France reste la France.

Des réfugiées ukrainiennes terrorisées… par des immigrés somaliens en Suède

Des immigrés somaliens ont tenté de pénétrer dans une résidence où sont logées des réfugiées ukrainiennes.

Il les ont terrorisées jusque dans leurs chambres.

“J’étais terrifiée. En Ukraine, ces choses-là n’arrivent jamais”

En Europe occidentale, c’est devenu une coutume. Bienvenues…

“J’ai tellement peur que j’ai envie de rentrer chez moi”. “Au moins, quand les bombes arrivent, je sais que je peux descendre au sous-sol et me cacher.”

Sic

23000 étudiants africains se trouvaient en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre. La plupart d’entre eux “ne veulent pas être rapatriés chez eux” et cherchent à aller en Europe de l’Ouest…

Le programme Famille d’Eric Zemmour

Eric Zemmour a publié son programme. Il est accessible en ligne ici.

Voici ce qui concerne la politique familiale :

Si le Conseil constitutionnel n’est pas remis à sa place, une partie du programme de Marine Le Pen comme d’Eric Zemmour ne pourra pas être mis en œuvre

Bruno Mégret a été interrogé dans Présent sur son soutien à Eric Zemmour :

Vous avez apporté votre soutien à Eric Zemmour. Est-ce l’homme, sa capacité à faire travailler ensemble des talents divers ou son programme qui vous séduit essentiellement ?

A vrai dire, rien de tout cela. Ce qui m’a amené à soutenir Eric Zemmour, c’est essentiellement la conscience qui est la sienne des réalités géopolitiques du monde d’aujourd’hui. Car, comme lui, je crois que nous vivons maintenant dans un monde multipolaire où s’affrontent les civilisations. Or, la nôtre, la civilisation européenne et chrétienne, est aujourd’hui attaquée par d’autres civilisations. On pourrait citer la Chine qui, avec les pays émergents, dépèce notre économie grâce au libre-échangisme mondial, ou les Etats-Unis qui polluent notre culture avec des idéologies funestes comme récemment le mouvement « woke ». Mais c’est surtout bien sûr le monde arabo-africano-musulman qui nous menace le plus gravement en cherchant à nous imposer, par une immigration massive et inassimilable, sa propre civilisation en lieu et place de la nôtre. Il fallait mieux faire connaître aux Français cette réalité mortifère qui menace notre identité. Je crois qu’il l’a fait avec talent.

Quelle est votre définition de « la vraie droite », qui justifie ce choix et fait la différence avec Marine Le Pen ?

Je ne théoriserai pas la notion de vraie droite, c’est celle qui s’oppose à la fausse droite entièrement dominée par le politiquement correct. Et, à cet égard, à mes yeux en tout cas, Eric Zemmour comme Marine Le Pen font l’un comme l’autre partie de la vraie droite. L’un et l’autre combattent le politiquement correct et défendent notre identité face au mondialisme. Je regrette cependant que ni l’un ni l’autre n’explicite vraiment la nécessité, pour réaliser le grand changement qu’ils proposent, de remettre en cause l’Etat de droit, c’est-à-dire la dictature juridique que nous impose notamment le Conseil constitutionnel. Une institution qui s’érige en tribunal idéologique et bafoue la souveraineté populaire. Habitée par l’idéologie politiquement correcte, cette juridiction n’hésite pas en effet à censurer les lois votées pourtant par les élus du peuple dès lors qu’elles ne sont pas conformes à l’idéologie du Système. Ce qui veut dire que, si le Conseil constitutionnel n’est pas remis à sa place, une bonne partie du programme de Marine Le Pen comme d’Eric Zemmour ne pourra pas être mis en œuvre. Il faudrait donc dénoncer ce gouvernement des juges et prévoir une réforme constitutionnelle qui instaure par exemple un droit d’appel des décisions du Conseil constitutionnel, donnant le dernier mot au peuple soit par un référendum soit pas un vote ultime de l’Assemblée nationale.

M.Macron, McKinsey et le bamlanivimab : une autre étrange collusion ?

Le site internet Le Point Critique propose en date du 9 mars 2022 un article de fond (de Mme Marthilde Debord) à propos de l’Ivermectine, considérée par beaucoup comme un traitement précoce efficace contre le covid mais refusée avec constance, comme d’ailleurs quasi-tous les traitements précoces potentiels, par le pouvoir macronien.

De cet article, on ne retiendra –à considérer les informations actuelles concernant M.Macron et McKinsey- que ce court extrait :

« On se rappellera qu’il y a quelques mois, il [Olivier Véran] s’était déjà enthousiasmé pour une autre molécule non moins prometteuse, le bamlanivimab, jugée depuis inefficace contre Omicron, à l’efficacité fluctuante mais surtout toxique et dont la FDA a révoqué l’autorisation d’urgence sur demande du laboratoire (Eli Lilly) lui-même. Est-elle toujours administrée aux Français ou le Gouvernement en a-t-il fait détruire le stock ? On se souviendra également qu’Emmanuel Macron s’était personnellement impliqué dans cette commande, sur les conseils du cabinet McKinsey et contre l’avis de la communauté scientifique mais pour le plus grand bonheur de plusieurs membres de son entourage proche, comme le suggère Libération.

Au-delà de la question d’un possible conflit d’intérêts, le principal enseignement de l’affaire du bamlanivimab est que le Président de la République, dont on savait déjà qu’il s’occupait à temps plein de la crise, qu’il était devenu épidémiologiste à la faveur du COVID et qu’il avait bâti sa réputation de Mozart de la finance sur un « deal financier historique » avec Pfizer, comme le relatait le site atlantico.fr au lendemain de sa nomination à Bercy, a aussi le pouvoir d’outrepasser les réserves des agences sanitaires pour imposer un traitement à ses concitoyens ».

Pour faire et servir ce que de droit…

La guerre russo-ukrainienne a été habillée de connotations religieuses

Le conflit est présenté comme une confrontation entre deux visions du monde : celle de l’“Occident” des “Droits de l’homme sans Dieu” d’une part, et l’“intégrité morale” de l’orthodoxie russe d’autre part. Mais qu’en est-il vraiment ?

Le conflit en Ukraine est avant tout un affrontement entre deux acteurs géopolitiques, l’OTAN et la Russie. La chute du mur de Berlin et de l’URSS a été suivie de trois décennies d’hégémonie anglo-américaine, due à la faiblesse russe.

Il semble qu’aujourd’hui, d’abord avec le conflit en Syrie, et maintenant avec le refus d’une nouvelle avancée de l’influence américaine en Ukraine, le pouvoir russe a décidé de reprendre ses positions.

Les deux parties en cause

L’“Occident” a influencé, même au sein de l’Eglise, une vision du monde profondément opposée à la vision chrétienne, dissolvant ce qui pourrait rester de la civilisation et de la morale. Des hommes d’Eglise ont fait écho à cette vision libérale et, récemment, explicitement panthéiste, sous des prétextes écologiques.

D’autre part, la Russie a semblé se revêtir d’éléments traditionnels, n’acceptant pas la vision ultra-libérale en matière morale, et cherchant dans son passé, en l’absence d’idéologie communiste pour servir de ciment, une sorte d’identité.

Une partie de cette identité russe perdue est l’Eglise dite orthodoxe, largement soutenue par le Kremlin comme instrument de règne, même si l’influence sociale de cette hiérarchie est assez pauvre. De plus, la Russie ne cache pas son soutien au pouvoir chinois, persécuteur des chrétiens.

D’un point de vue catholique, la présence de deux grandes puissances, même si toutes deux sont anticatholiques, est sans doute préférable à la puissance écrasante d’une seule. Deux puissances qui s’affrontent, tant qu’elles ne s’affrontent pas jusqu’à une guerre destructrice, se limitent mutuellement, et ne peuvent pas poursuivre pleinement leurs objectifs.

Le pape : combien de divisions ?

« Combien de divisions a le pape ? », aurait demandé Staline à Yalta face aux exigences d’ordre européen de Pie XII. Dans ce conflit, le Vatican semble tenir le camp de la paix et d’une solution rapide, ce qui serait la chose la plus raisonnable pour tout le monde.

Pourtant, les interventions qui rappellent combien le Saint-Siège fait écho à l’“Occident” et à sa vision ne manquent pas. Le mouvement Laudato si’ a ainsi invité à « jeûner » du gaz pendant le Carême, dans un but à la fois écologique et antirusse. Des stations aux sanctions de carême…

Selon Vatican news : « le mouvement Laudato si’ – ancien GCCM, Global Catholic Climate Movement – […] a proposé de “jeûner” le gaz, un des protagonistes du conflit marqué du sang des innocents et d’intérêts économiques très forts. Précédemment, l’organisation avait promu le jeûne du plastique et d’autres substances polluant la Terre. Mais aujourd’hui, dire non aux combustibles fossiles, au pillage et aux conflits, signifie appeler l’ensemble de la famille humaine à la coresponsabilité.

« Alors que nous attendons des choix “verts” des gouvernements européens et d’autres acteurs : l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables et l’hydrogène ; alors que nous attendons que l’UE modifie le cadre de l’approvisionnement en gaz naturel, coupe le cordon ombilical avec la Russie et réduise sa dépendance, chacun d’entre nous peut faire la différence. »

Le message fait écho à la fois au mantra écologique, et à une version verte de la politique américaine qui a toujours voulu séparer la Russie de l’Europe. La dépendance au gaz russe serait donc un mal à combattre pour l’Europe. S’il est légitime de discuter un tel problème, le Saint-Siège semble prendre ici une position tranchée, déterminante pour la structure géopolitique des deux empires en guerre.

L’homélie de Cyrille et la division du monde orthodoxe

En revanche, l’homélie de l’évêque schismatique Cyrille de Moscou, “patriarche” autoproclamé, a suscité un enthousiasme excessif dans certains milieux. Le 7 mars, il a repris les raisons politiques de la guerre avancées par le Kremlin : la persécution ukrainienne du Donbass, qui se poursuit depuis 2014, et présenté l’expédition russe comme une sorte de guerre sainte contre l’“Occident” perverti.

L’analyse de Cyrille est juste en soi :

« Aujourd’hui, il y a un test pour prouver la loyauté envers ce gouvernement [le pouvoir mondial], une sorte de laisser-passer vers ce monde “heureux”, le monde de la consommation excessive, le monde de la “liberté” visible. Savez-vous ce qu’est cette preuve ?

« Une preuve très simple et en même temps terrible : c’est la gay pride. […] L’orgueil gayvise à prouver que le péché est l’une des variables du comportement humain. C’est pourquoi, pour rejoindre le club de ces pays, il faut organiser une gay pride. […] Cela signifie que vous voulez imposer par la force un péché condamné par la loi de Dieu, et ensuite imposer par la force aux gens la négation de Dieu et de sa vérité. […] Il y a une véritable guerre autour de ce sujet aujourd’hui. »

Mais l’auteur est un négateur de l’Eglise de Jésus-Christ, qui est et n’est que la Sainte Eglise romaine. Cyrille nie la vérité de Dieu autant que les organisateurs de la gay pride, et il est encore plus dangereux parce qu’il semble meilleur qu’eux. A ce sujet, il est évidemment possible de reconnaître que ce que disent ou font les hérétiques – ou les schismatiques – est bon lorsque c’est le cas.

Mais on ne peut faire leur éloge selon le canon 2316 : « est suspect d’hérésie, celui qui, spontanément et sciemment aide de quelque manière la propagation de l’hérésie ». Louer les hérétiques, c’est présenter sous un jour favorable des personnes qui ne devraient pas l’être, a fortiori s’il s’agit de dirigeants. C’est mettre les gens simples en danger d’apostasie ou de confusion.

De plus, la position de Cyrille étale le drame théologique de l’Eglise orthodoxe. Pour cette erreur, il n’y a pas de principe d’unité donné par Dieu pour le gouvernement de l’Eglise, de sorte que les orthodoxes se divisent selon des besoins politiques et nationaux – et non par schisme, comme cela peut arriver chez les catholiques.

Ainsi, il y a une Eglise “orthodoxe” ukrainienne fidèle à Moscou, et une autre autocéphale – avec l’accord du patriarche Bartholomée de Constantinople qui entretient des liens étroits avec le département d’Etat américain, et n’a pas hésité à rompre avec Moscou pour des raisons purement politiques. Mais quel principe théologique pourrait leur garantir l’unité de l’Église ?

La consécration de la Russie

Dans ce contexte, le pape François a annoncé la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie, qui sera réalisée par lui-même à Rome et par son délégué à Fatima. Il a aussi invité tous les évêques à s’unir à lui.

Cet article n’examine pas la correspondance de cet acte avec celui demandé par la Vierge à Fatima, mais se demande pourquoi le Pape considère aujourd’hui possible, ou souhaitable, un acte longtemps reporté ou réalisé de manière peu claire par ses prédécesseurs et par lui-même ? L’urgence de la guerre est-elle suffisante pour expliquer cette prise de position ?

L’un des obstacles longtemps considérés comme incontournables à la consécration explicite de la Russie était œcuménique : si le « pape de Rome » avait consacré la Russie, cela aurait été considéré comme un affront par le clergé moscovite qui se croit dépositaire de la juridiction sur le sol russe.

On ne sait d’ailleurs pas sur quel critère théologique, puisque, pour eux, il n’y a pas de source de juridiction canonique. En outre, en 1993, le Saint-Siège s’est explicitement engagé, par le biais des accords de Balamand, à ne mener aucune action d’évangélisation sur le territoire de l’“Eglise russe”.

Aujourd’hui, après les déclarations de Cyrille en faveur de la guerre, cette prudence ne semble plus nécessaire : le patriarcat de Moscou, par son attitude de soutien à Poutine, s’est en quelque sorte exclu des courtoisies œcuméniques.

Un équilibre catholique

Dans la situation de guerre actuelle, d’une part, certaines personnalités du monde catholique ont soutenu la position anticatholique de l’“Occident” – avec de faibles nuances – et d’autre part, des prélats et des universitaires ont exalté sans distinction la Sainte Russie, allant jusqu’à invoquer la “Troisième Rome” pour aider la première en crise.

Le terme de Troisième Rome, pour parler de Moscou dans un sens positif est à éviter, car ce terme est utilisé par les orthodoxes pour signifier leur prétention à remplacer le trône de Saint Pierre. La guerre actuelle est un affrontement entre des puissances non catholiques, entre un “Occident” aux traits anticatholiques et une Russie qui se drape dans un vernis d’orthodoxie schismatique.

Ainsi, considérer l’expédition russe comme une “guerre sainte” apparaît comme une exagération de la propagande schismatique, qui n’est pas crédible. Il peut être agréable et bon d’entendre la dénonciation de la perversion antichrétienne de l’“Occident”, à condition de ne pas oublier de quelle perversion séculaire de la foi et de l’ecclésiologie provient l’avertissement.

Dans l’après-guerre, face au danger du communisme, une partie du monde catholique et de la hiérarchie s’est tellement alignée sur le front américain et libéral, qu’elle a ensuite accepté sans difficulté la nouvelle doctrine sur la liberté religieuse au Concile. Il ne faut pas aujourd’hui, face à l’“Occident” perverti, faire la même erreur à l’envers.

En vérité, c’est aux catholiques, longtemps privés de références géopolitiques propres, de se tourner vers le Ciel, en se souvenant de ce que Pie XII se serait exclamé à la mort de Staline : « Maintenant vous verrez combien de divisions nous avons là-haut ! »

La France prie : plus de 2740 chapelets

La France Prie continue avec plus de 2700 chapelets chaque mercredi et une soixantaine les jeudis, vendredis et samedis.

L’initiative “La France Prie“ reprend en France une initiative lancée en Autriche le 29 novembre 2021 et qui s’est très rapidement développée dans plusieurs pays comptant après six semaines plusieurs milliers de lieux de récitations de chapelets publics chaque mercredi dans le monde entier.

Chaque personne de bonne volonté est appelée à prévoir puis inscrire un chapelet devant un calvaire, une croix, une statue près de chez elle pour ainsi multiplier le nombre de lieu de récitation du chapelet dans l’espace public.

Chronique des cinglés

Entre février et avril 2021, un homme qui se prend pour une femme a essuyé trois fins de non-recevoir de la part de la Cpam du Nord, qui a émis un avis défavorable quant au remboursement de sa mammoplastie bilatérale, malgré la prescription de son médecin traitant, les certificats fournis par le CHU de Lille et son affection de longue durée.

Depuis près de 5 ans, cet homme avait entamé sa transition médicale. Après prescription de son médecin traitant, il obtient en novembre 2020 un certificat du service de chirurgie plastique et reconstructive du CHU de Lille pour prendre en charge une mammoplastie bilatérale avec pose d’implants. Sauf qu’en février 2021, le médecin-conseil de la Cnam refuse le remboursement. Deux mois plus tard, c’est au tour du médecin-conseil de la Cpam du Nord de débouter à nouveau sa demande.

Après trois refus, l’homme porte l’affaire devant le tribunal judiciaire de Lille. Fin février 2022, les juges ont débouté la Cpam et donné raison à l’homme. En refusant le remboursement d’une opération mammaire, la caisse primaire a appliqué

« une différence de traitement avec une femme cisgenre, discriminatoire au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme comme de nature à créer une inégalité de traitement en matière d’accès à la santé en fonction de l’identité de genre ».

Une victoire pour Trans Santé France – lobby trans, dont l’homme qui se prend pour une femme est président.

Le tribunal judiciaire impose à la CPAM de Roubaix-Tourcoing de prendre en charge l’intervention chirurgicale sans délais, mais aussi de verser des dommages et intérêts. Trans Santé France souhaite que le jugement lillois fasse jurisprudence.

Assad : Les chrétiens ne sont pas des invités en Syrie, ni même des citoyens en séjour, mais des partenaires à part entière

Bachar al Assad s’est rendu le 18 mars à Abou Dhabi, où il a rencontré le prince héritier, Mohammed bin Zayed. Cette visite est importante si l’on se souvient que les Emirats soutenaient ouvertement toutes les milices anti-Assad, y compris les jihadistes, pendant la guerre civile. Le prince bin Zayed a déclaré que la Syrie est « un pilier essentiel du système de sécurité arabe » et qu’il est donc nécessaire de « renforcer la coopération ».

Le lendemain 19 mars, Bachar al Assad a rencontré les représentants des Églises et des associations qui participaient à la conférence internationale « Eglise maison de la charité » à Damas. Cette conférence s’est tenue, à l’initiative du Conseil des chefs des Églises catholiques présentes en Syrie, de la Congrégation pour les Églises orientales et du cardinal Mario Zenarii, nonce apostolique Syrie, du 15 au 17 mars au Centre des congrès de la capitale syrienne. Outre les chefs d’Eglises de Syrie il y avait aussi le patriarche chaldéen et le patriarche maronite. Le président syrien avait envoyé un message aux participants, dans lequel il disait notamment: « Nous devons défendre le tissu régional et ses différentes identités » en luttant contre ceux qui « veulent une nation d’une seule couleur » (il venait de dire que « le déplacement des chrétiens est le principal objectif » d’Israël, sous prétexte de défendre sa survie). Les chrétiens, concluait Assad dans sa déclaration relayée par l’agence de presse Sana et la télévision d’État, ne sont pas des invités en Syrie, ni même des citoyens en séjour, mais des partenaires à part entière.

Lors de la rencontre du 19 mars, Bachar al Assad a fait l’éloge du « travail d’assistance sociale réalisé par les institutions catholiques au profit de tout le peuple syrien », et a réaffirmé que « les citoyens chrétiens sont une composante originale de la société syrienne », arguant que l’identité plurielle des sociétés du Moyen-Orient doit être défendue contre les projets d’homogénéisation sectaire.

Les Etats-Unis se sont déclarés « profondément déçus et préoccupés » par la réhabilitation d’Assad à Abou Dhabi.

Joe Biden déclarait devant le Business Roundtable:

« Nous allons vers un nouvel ordre mondial, et nous devons le diriger. Et nous devons unir le reste du monde libre pour le faire. »

Mon Dieu et mon tout. Les familles catholiques et l’école

Article de Jean-Pierre Maugendre, paru dans le bulletin de l’école Notre-Dame de Fatima :

La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout.

Mon Dieu et mon tout !

« Deus meus et omnia. Mon Dieu et mon tout. » La belle devise attribuée à saint François d’Assise est au cœur de toute vie chrétienne authentique. Ce Dieu qui nous a créés et rachetés, qui nous maintient dans l’être et nous accompagne, à chaque instant, de sa Providence est le principe de notre vie qui permettait à saint Paul d’écrire : « Pour moi vivre c’est le Christ » (Ph II, 1), et : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal II, 20). Toute vie chrétienne est, au fond, l’apprentissage de la vie dans le Christ, la conformité, qu’il faut espérer sans cesse croissante, du comportement de chacun au Christ qui vit en lui par la grâce et la vie sacramentelle. C’est cette réalité que formule saint François de Sales dans l’Introduction à la vie dévote : « Pourquoi pensez-vous à moi si souvent mon Seigneur, et pourquoi pensé-je si peu à vous ? », reprenant le psaume du roi David : « Je vois mon Dieu toujours devant moi. »

L’éducation chrétienne des enfants

L’éducation chrétienne des enfants revêt ainsi une dimension éminemment surnaturelle. Apprendre à lire, à compter et à raisonner, c’est bien. Accéder aux réalités surnaturelles, c’est mieux. Les enfants dans leur intransigeance sont avides de cohérence. Quelle est la crédibilité d’un discours extra-scolaire affirmant que Dieu est le maître de tout, qu’il veille sur chacun de nos instants, et une école dans laquelle son saint Nom serait banni et ses enseignements occultés, huit heures par jour ? Nulle ! Pie XI a consacré une encyclique à ce sujet : Divini illius magistri, sur l’éducation chrétienne des enfants (31 décembre 1929) ; ce texte reste l’élément de référence de l’éducateur chrétien. Après avoir rappelé que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, Pie XI enseigne que l’école n’est que le prolongement de la famille. L’une et l’autre doivent partager le même idéal. Le souverain pontife dénonce en particulier ce qu’il appelle le « naturalisme pédagogique qui, de quelque façon que ce soit, exclut ou tend à amoindrir l’action surnaturelle du christianisme dans la formation de la jeunesse ». Citant un auteur italien, le pape n’hésite pas à écrire : « L’école, si elle n’est pas un temple, devient une tanière » et ordonne : « La fréquentation des écoles non catholiques ou neutres (…) doit être interdite aux enfants catholiques ». La condamnation portait essentiellement, alors, sur l’école publique, laïque, type école des « hussards noirs » de la IIIe République. Cette condamnation reste, bien sûr, valable et mérite certainement d’être étendue à un grand nombre d’établissements, officiellement catholiques, qui n’ont plus, en fait, de catholique que le nom comme l’avait courageusement observé Mgr Cattenoz, alors archevêque d’Avignon.

Providentiellement, notre réflexion est enrichie par un anniversaire. Celui du cinquantenaire du rappel à Dieu d’André Charlier, le 8 août 1971. Il fut un éducateur hors pair, un maître et un modèle. Auteur des célèbres Lettres aux capitaines et moins célèbres Lettres aux parents. Les éditions Sainte-Madeleine viennent de publier, à l’occasion de cet événement, une passionnante brochure : André Charlier (1895-1971) Mémorial. Les disciples et les amis du directeur de l’école de Maslacq témoignent. Ils nous disent l’essentiel : la réalité d’un monde surnaturel pour lequel nous sommes faits. La fin de l’éducation : forger des âmes. Le secret d’une œuvre éducative accomplie : l’exigence, d’abord vécue par l’éducateur. Comme toujours, Jean Madiran met le doigt sur l’essentiel : « Il n’était pas au pouvoir d’André Charlier de nous ôter notre médiocrité, mais il nous l’a rendue insupportable ; il a fait pour nous tout ce qu’il pouvait, le reste est notre affaire. ». Comment vivons-nous cet appel à la conversio ? Ne sommes-nous pas de ceux qui se contentent d’une éducation « médiocre » pour leurs enfants ? Refusant, pour des raisons mondaines ou de contingences matérielles, réelles, mais, finalement, dérisoires au regard des enjeux de choisir pour leurs enfants des écoles où se vit, avec les imperfections de toute œuvre humaine, la réflexion enthousiasmante de l’abbé Berto, fondateur des dominicaines du Saint-Esprit :

« La fin de l’éducation est que l’enfant en vienne à préférer librement pour toujours le vrai au faux, le bien au mal, le juste à l’injuste, le beau au laid, et Dieu à tout. »

Comment un catholique responsable pourrait-il accepter de confier ses enfants à une école qui n’aurait pas fait de cette maxime sa règle de vie et la ligne de conduite de l’ensemble de son personnel ?

Observer la réalité

Sans être, déjà, à l’âge où se dressent les bilans d’une vie, qu’il me soit permis d’observer, in fine, comme père de famille, né sous le pontificat de Pie XII, comme fait d’expérience massif et incontournable, que les familles qui transmettent le mieux la foi – qui selon la formule expressive du baptême donne la vie éternelle – à leurs enfants sont celles qui ont fait le choix de la fidélité à la messe traditionnelle de l’Église et ont confié leurs enfants à des écoles dans lesquelles la devise « Messire Dieu, premier servi ! » était une ligne de conduite exigeante et vécue. Au-delà des petits calculs humains, la vraie question est de savoir si nous croyons à la grâce et si l’appel de dom Gérard, fondateur de l’abbaye du Barroux – « Chercher la perfection, exiger beaucoup, sauver l’âme de la France » – est un simple effet de style pour apéros « tradis » ou une réalité vécue.

Acte de consécration au Coeur Immaculé de Marie

Du Pape François avec la collaboration des Evêques et des prêtres du monde :

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

Reçois donc, ô Mère, notre supplique.

Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.

Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.

Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.

Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.

Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.

Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.

Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité. Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée.  Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine.

Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix. Amen.

Le pape a demandé aux évêques de s’unir à lui :

De nombreux évêques français ont déjà prévu de s’unir au Souverain Pontife :

  • Mgr Bustillo, évêque d’Ajaccio
  • Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille
  • Mgr Jacolin, évêque de Luçon
  • Mgr de Kérimel, archevêque de Toulouse
  • Mgr Aveline, archevêque de Marseille
  • Mgr François Fonlupt, archevêque d’Avignon
  • Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes
  • Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême
  • Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes,
  • Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon
  • Mgr Jordy, évêque de Tours
  • Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper
  • Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne
  • Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
  • Mgr Batut, évêque de Blois,
  • Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles
  • Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon
  • L’administrateur du diocèse de Paris, Mgr Pontier
  • Mgr Nicolas Brouwet, évêque du diocèse de Nîmes
  • Monseigneur Perceroux, évêque de Nantes
  • Mgr Pansard, évêque du diocèse d’Evry
  • l’évêque nommé du Puy-en-Velay, Monseigneur Yves Baumgarten
  • L’administrateur du diocèse de Lourdes, l’abbé Pierre Jamet
  • Mgr Delmas, évêque d’Angers
  • Mgr Ginoux, évêque de Montauban
  • Monseigneur Beau, archevêque de Bourges
  • Monseigneur Jean Legrez, archevêque d’Albi
  • Mgr Xavier Malle, évêque du diocèse de Gap
  • Mgr Philippe Ballot, évêque de Chambéry

Les évêques de France et la consécration de la Russie et de l’Ukraine

De nombreux évêques de France s’associent d’une façon ou d’une autre à la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Coeur immaculé de la Vierge Marie. Nous sommes, nous aussi, invités à nous associer par la prière et le jeûne (plutôt la veille puisque le 25 mars est la solennité de l’Annonciation qui se prête mal au jeûne!). En attendant, nous pouvons également remercier ces évêques – et prier pour eux en même temps que pour la paix. Une liste est tenue à jour ici. Si vous avez connaissance d’un évêque qui s’associerait à cette belle initiative du Pape et qui ne figurerait pas encore dans la liste, n’hésitez pas à le signaler.

 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se réjouit de la consécration de la Russie et de l’Ukraine

La Fraternité Saint-Pie X se réjouit de la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Coeur Immaculé de Marie :

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a appris avec joie l’annonce de la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie, prévue le 25 mars.

Après une longue attente ponctuée de croisades ferventes et de la récitation assidue du rosaire, elle est heureuse de voir pris en compte le désir de Notre-Dame de Fatima, qui demandait un acte solennel du pape en union avec tous les évêques.

La Fraternité Saint-Pie X met plus que jamais sa confiance dans la récitation du rosaire et dans la pratique de la pénitence. Elle prie à un titre particulier pour la paix dans le monde, toujours plus convaincue que les nations ne trouveront la concorde que par une conversion véritable au Christ-Roi, par le Cœur immaculé de Marie.

En la fête de saint Joseph
Patron de l’Église universelle

Marion Maréchal : “Chez Eric Zemmour, la droite trouvera une nouvelle maison commune dans laquelle elle pourra défendre ses idées”

Marion Maréchal a donné une interview à l’Opinion où elle explique pourquoi Eric Zemmour “ouvre des perspectives nouvelles dans la vie politique, à la fois pour cette élection présidentielle mais aussi pour les années à venir (et) répond enfin à une attente d’une grande partie de l’électorat de droite en cassant des digues artificielles” :

Eric Zemmour peut-il encore être au second tour ?

J’en suis absolument convaincue. Pour différentes raisons, et de nombreux indices se cumulent. Je vois une dynamique de terrain assez exceptionnelle. On ne le rappellera jamais assez mais : 115 000 adhérents pour un parti qui a été créé en décembre, un socle stabilisé à 13-14 % qui est assez peu éloigné de Marine Le Pen, une certitude de vote très élevée le concernant, des audiences télé et en ligne très élevées, une mobilisation incroyable pour les réunions publiques, un nombre significatif de signatures d’élus récoltées en partant de zéro. Il reste encore vingt jours jusqu’au premier tour, et nous savons qu’une part significative de Français se décident dans la dernière ligne droite.

Je suis optimiste, et venant en plus, il y a quelques années, du Rassemblement national, j’ai appris à me méfier des sondages, qu’ils soient bons ou mauvais. Même les plus récents, notamment lors des régionales, doivent nous apprendre à être plein de précautions à leur égard. Les sondeurs parlent d’ailleurs de plus en plus de la probabilité d’un « vote caché » pour Eric Zemmour qui pourrait rebattre les cartes.

Ce qui est encore plus positif, c’est que l’on voit bien qu’Eric Zemmour a installé des fondations solides puisqu’encore récemment il y a eu un ralliement notable, celui du sénateur LR Sébastien Meurant. Ce qui prouve bien que beaucoup ont compris que c’est là que se jouait la véritable opposition à Emmanuel Macron, et la véritable recomposition politique.

Pourquoi y aurait-il un vote utile en faveur d’Eric Zemmour ?

Déjà, l’expression ne me plaît pas énormément, parce que cela voudrait dire qu’il y a des votes inutiles. Le vote utile, c’est déjà celui pour ses convictions. Marine Le Pen tente de surfer sur cette logique du vote utile en affichant des sondages dans lesquelles elle est systématiquement donnée perdante, ce qui ne manque pas d’ironie. Moi, ce dont je suis sûre, c’est qu’Eric Zemmour est le véritable vote utile, pour une raison simple : s’il est qualifié au second tour, il aura des marges de progression beaucoup plus importantes qu’on ne l’imagine, face à Emmanuel Macron. Il aurait évidemment un report significatif des voix de Marine Le Pen, ce qui est logique et cohérent. Et il a, par ailleurs, la capacité à mobiliser bien davantage qu’elle l’électorat LR. Cette capacité de rassemblement, il l’a déjà avec des électeurs qui viennent pour moitié de l’ancien électorat de Marine Le Pen et pour moitié de celui de François Fillon. On y trouve également une part notable d’anciens abstentionnistes.

Dans son équipe, même phénomène, on retrouve des élus issus du RN, de LR, de DLF, des ex-MPF. Il est le seul candidat de droite à avoir bénéficié d’autant de ralliements depuis le début de la campagne. Surtout, il a une capacité à briser le « cordon sanitaire » tout à fait inédite. Je rappelle qu’il y a des personnalités, comme François-Xavier Bellamy, le sénateur LR Etienne Blanc, ou encore Eric Ciotti, qui ont déjà dit qu’en cas de second tour Zemmour-Macron, ils voteraient pour Eric Zemmour. Ce n’était jamais arrivé, depuis des décennies, pour le RN.

«Eric Zemmour ouvre des perspectives nouvelles dans la vie politique, à la fois pour cette élection présidentielle mais aussi pour les années à venir. Il répond enfin à une attente d’une grande partie de l’électorat de droite en cassant des digues artificielles»

Cette perspective-là laisse imaginer des mouvements électoraux inattendus au second tour ; ce que, malheureusement, on imagine moins probable pour Marine Le Pen, pour avoir déjà joué le scénario lors des deux précédentes présidentielles. N’oublions pas que le second tour est à chaque fois une nouvelle élection. Tous les sondages de second tour réalisés avant premier tour ne valent pas grand-chose.

Enfin, je pense que sa vision reste son meilleur atout : il ne considère pas qu’il faut multiplier les petits chèques et les mesurettes sur le conseil de cabinets privés américains comme le gouvernement actuel. Il a une vision : le travail doit à nouveau payer et ce, davantage que l’assistanat, le mérite doit être récompensé en entreprise comme à l’école, l’Etat doit protéger sans écraser, se concentrer sur des fonctions régaliennes, avoir les moyens de son autorité dans la sécurité comme dans la justice. La France doit se projeter dans une politique qui lui permet de tendre vers un maximum d’autonomie énergétique, alimentaire et militaire. L’immigration doit être réduite partout où elle peut l’être et l’identité française valorisée pour garantir l’unité nationale. Le chemin est clair.

Pour un électeur RN, dont la préoccupation première est devenue le pouvoir d’achat, est-ce qu’il ne manque pas à Eric Zemmour des mesures fortes dans ce domaine?

Eric Zemmour a un des programmes les plus ambitieux en la matière. Il y a 28 milliards d’euros dans son programme qui doivent être débloqués au bénéfice du pouvoir d’achat. On retrouve des mesures très diverses, à la fois pour les familles, pour les veuves et les veufs, pour les petits retraités, les Français salariés ou ceux de la France rurale. Les classes moyennes sont également enfin prises en compte. Il a donc répondu à cette préoccupation, même s’il continue de penser et de dire, et je suis d’accord avec lui, que la question civilisationnelle est absolument prioritaire. Elle est d’ailleurs liée à la question économique. Débloquer des moyens au bénéfice du pouvoir d’achat des Français et de la compétitivité des entreprises ne peut être envisagé que si des économies massives sont faites dans les dépenses liées à l’immigration. Une récente étude de Contribuables associés chiffre le coût annuel de l’immigration à 40 milliards par an, soit un tiers du déficit public ! Et forcément au détriment de l’Etat régalien, stratège et de nos services publics. De ce point de vue le clivage avec Emmanuel Macron est total.

Est-ce que la recomposition politique que vous souhaitez passe par la fin du RN et la fin de LR ?

Eric Zemmour ouvre des perspectives nouvelles dans la vie politique, à la fois pour cette élection présidentielle mais aussi pour les années à venir. Il répond enfin à une attente d’une grande partie de l’électorat de droite en cassant des digues artificielles, en permettant des alliances qui auraient dû cohabiter depuis longtemps au sein d’une majorité parlementaire. Comme il le dit lui-même, ce rassemblement, Valérie Pécresse ne le veut pas, dans la droite ligne de Jacques Chirac, et Marine Le Pen ne le peut pas.

Avec Eric Zemmour, on a à la fois un candidat qui veut et qui manifestement peut le faire. Il est évident que s’il est au second tour, il va forcer la clarification de la vie politique française. Notamment chez LR, dont une partie finira chez Emmanuel Macron, et dont l’autre partie trouvera chez Eric Zemmour une nouvelle maison commune dans laquelle ils pourront défendre leurs idées étouffées chez LR du fait de l’alliance avec les centristes. Il va enfin permettre la construction d’une nouvelle droite de gouvernement diverse mais cohérente et surtout compétente.

La tyrannie: un sujet d’actualité?

Philippe Bornet était interrogé par TV Libertés sur son dernier livre: Aujourd’hui la tyrannie.

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Valérie Pécresse a soutenu et financé le lobby LGBT

Valérie Pécresse est élue présidente du conseil régional d’Île-de-France depuis 2015. Il est donc pertinent d’examiner l’évolution des subventions versées par la région, avant puis après son arrivée. Les années 2020 et 2021 ne sont pas disponibles. Les subventions aux associations LGBT, libertaires, pornocrates, pro-mort ont continué de pleuvoir. elle s’est même mise à financer la LICRA en 2018 et 2019 :

Total des subventions pour l’Inter-LGBT entre 2016 et 2019 : 111 196,9 €. A quoi il faut ajouter Aides, membre de l’Inter-LGBT. La Région île de France a participé en 2019 avec un montant historique de 117 458,1 € (35K € en 2018). Ce soutien appuyé ne lui rapportera même pas les voix des LGBT, qui penchent plutôt vers Macron et Mélenchon.

On notera que Valérie Pécresse a fait élire dans sa liste au conseil Régional, Catherine Michaud, la présidente de Gaylib (Association des politiques LGBT de l’UMP).
Alors qu’en 2016, elle affirmait être contre les études sur le Genre et supprimé les subventions pour ces études, elle accordait des subventions au centre Hubertine-Auclert ou au CRIPS qui en font la promotion.
Souhaitant montrer son soutien aux communautés, Valérie Pécresse signe le 16 octobre 2017 la « Charte d’Engagement LGBT » de l’association « l’Autre Cercle ». Et l’Île-de-France devient ainsi la première région de France signataire de cette Charte.
La Région Île de France affirme demeurer le premier « financeur » de « la marche des fiertés » en 2017, elle subventionne les GayGames à hauteur de 210 000€ en 2018.
Valérie Pécresse est ainsi fière de soutenir la culture homosexuelle avec la promotion du festival de films chéries-chéris, et la production de films tels que fiertés, baisers cachés ou encore 120 battements par minutes, ou encore avec l’exposition photo Bannis réalisé en partenariat du CRIPS et Mag Jeunes LGBT.
Notons aussi que la Région affirme avoir subventionné l’association Mousse « les justiciers LGBT+ » à hauteur de 30.000 euros afin de donner les outils pour comprendre l’homophobie et agir contre les actes homophobes. C’est aussi cette association qui avait porté plainte contre les AFC (Association Familiales catholiques) en 2018.

Macron et l’école: un bilan accablant

5 ans de macronisme ont généré désordre et confusion au sein d’une Education Nationale déjà mal en point, comme l’écrit Ecole et nation :

Malgré quelques mesures utiles (comme le rétablissement du redoublement ou le programme « devoirs faits » en collège), le bilan de Jean-Michel Blanquer est accablant. M. Blanquer s’est d’abord illustré comme le ministre des effets d’annonce sans lendemain, donnant l’illusion d’une rupture avec les politiques de la gauche. Sur l’écriture inclusive, le voile islamique lors des sorties scolaires, la revalorisation des langues anciennes, la lutte contre l’idéologie « woke » ou la suspension des allocations pour les familles de délinquants, aucun résultat concret n’a été obtenu. Pire, M. Blanquer a souvent cédé aux exigences de l’extrême-gauche (revendications sur les transgenres, restriction de l’enseignement à domicile, surveillance excessive des établissements privés hors-contrat). En outre, le gouvernement a, comme ses prédécesseurs, accumulé les moyens sur les quartiers « sensibles » avec le très coûteux dédoublement des classes en REP+ et divers dispositifs comme les petits déjeuners gratuits (au moment où les fermetures de classes continuaient dans la ruralité).

Saccage du baccalauréat et délires covidistes

Le duo Macron-Blanquer a imposé à notre Ecole deux décisions particulièrement nocives. Tout d’abord le démantèlement du baccalauréat via le contrôle continu et la fin des filières générales. En déstructurant le calendrier avec les E3C (depuis abandonnés) et des examens « terminaux » prévus en mars (repoussés en mai cette année sous prétexte covid) tout en chamboulant l’équilibre entre les matières (suppression puis rétablissement des mathématiques du tronc commun, création de disciplines hybrides), Jean-Michel Blanquer a semé la zizanie dans nos lycées. Ensuite il a imposé pendant deux ans des mesures prétendument sanitaires aux conséquences néfastes: port du masque dès le CP, suspension scandaleuse des personnels refusant la vaccination obligatoire (notamment les psychologues en milieu scolaire), discrimination entre élèves vaccinés et non-vaccinés, chaos des fermetures de classes et des protocoles changeant sans cesse. La gouvernance Blanquer est synonyme d’injustice et d’inefficacité.

Le candidat Macron propose de continuer la déconstruction de notre Ecole

Présenté le 17 mars, le programme du président sortant n’indique aucune inflexion susceptible de redresser l’Education Nationale. Aucun des grands problèmes n’est réellement traité (baisse du niveau, ensauvagement, crise des vocations…) et M. Macron se contente d’égrainer ses poncifs « progressistes »: « autonomie » accrue des établissements sur le modèle marseillais pourtant très controversé, augmentations des professeurs soumises à des missions supplémentaires, baratin libéral éculé.

Face aux renoncements du tandem Macron-Blanquer, nous invitons les professeurs, méprisés depuis tant d’années, à se mobiliser en faveur d’Eric Zemmour, seul candidat qui a fait les bons diagnostics et qui propose des mesures ambitieuses pour restaurer l’excellence et le bon sens au sein de nos écoles : École – Le programme d’Éric Zemmour (zemmour2022.fr)

La guerre en Ukraine a été largement favorisée par le piège américain

Selon Alexandre del Valle dans Valeurs Actuelles :

[…] L’affaire ukrainienne est l’aboutissement dramatique d’une politique de roll-back de la puissance russe par Washington (soutien systématique aux forces politiques anti-russes, extension sans fin de l’OTAN vers l’Est, installations de missiles et batteries anti-missiles aux portes de la Russie, soutien aux islamistes en Syrie, et guerres américano-occidentales en Irak ou en Libye). Cette politique, qui a consisté à envoyer au charbon le peuple ukrainien contre la Russie est irresponsable car elle risque de susciter un choc global, voire une guerre généralisée. Mais ce risque semble avoir été “intégré” par les stratèges américains qui savent qu’une extension de cette guerre occidentalo-russe prendrait pour cible la vieille Europe et non le territoire US. Le refus américain de prendre en compte les préoccupations russes (exprimées depuis les années 1990: limites à l’extension de l’OTAN vers l’Est refus des guerres d’Irak, d’Ex-Yougoslavie, des “Révolutions de couleurs”, des missiles et anti-missiles de l’OTAN aux portes de la Russie, puis de la guerre de Libye) a pourtant été identifié par tous les grands experts (George Kennan, Henri Kissinger, Général P. M. Gallois, Hubert Védrine, Dominique de Villepin, etc) comme une source de conflit majeure. Mais les agendas de politique intérieure, comme les pressions des intérêts privés des multinationales et industries pétrolières et d’armement américaines ont depuis longtemps pris le dessus sur les visions géopolitiques des stratèges responsables. L’Occident — Amérique en tête — n’a plus de “Grande stratégie” (E. Luttwak).

Erreur sur l’ennemi!

D’évidence, la Chine va continuer de tout faire pour dépasser les Etats-Unis au plus vite. La politique étrangère et de défense des Etats-Unis aurait donc dû de ce fait se concentrer sur l’impératif de contrer la Chine, mais l’obsession américaine de conjurer sans hiérarchie l’« alliance anti-hégémonique » (Brzezinski) Europe de l’Ouest-Russie tant redouté depuis Mackinder et Spykman, comme le rapprochement russo-allemand et le gazoduc Nord Stream II (suspendu depuis la guerre en Ukraine) le faisait craindre, leur a fait négliger la priorité de l’union nécessaire face à la Chine néo-maoïste bien plus capable de défier les Etats-Unis dans tous les domaines de l’hégémonie. De ce point de vue, la guerre en Ukraine, qui était évitable si des limites à l’extension de l’OTAN avaient été acceptées par Washington, est le fruit d’une erreur majeure des dirigeants atlantistes et américains qui ont jeté dans les bras de la Chine une Russie qui voulait intégrer le monde occidental et même l’OTAN dans les années 2000 et qui est aujourd’hui en train d’accélérer, en réaction aux méga-sanctions euro-américaines, le processus de désoccidentalisation de la mondialisation, de dé-dollarisation du monde et de création d’institutions politico-financières eurasiatiques et multipolaires. De ce fait, les deux plus grands outils de domination mondiale des Etats-Unis (avec l’armée), à savoir le dollar et la domination cyber-digitale, vont être encore plus concurrencés par le tandem russo-chinois et les BRICS ou autres émergents, car ceux-ci se contre-fichent de la guerre russo-ukrainienne (une “affaire de blancs”) et ne sanctionnent pas la Russie. L’embargo est d’ailleurs déjà en train d’être contourné par 60 % de l’humanité. L’Occident se croit “Monde”, mais il est seul, et contesté. L’émergence d’une ère de cyber-souveraineté non-occidentale et de systèmes de paiements et “applis” (Mir, CIPS, Unionpay, etc) qui échappement au contrôle américain va amoindrir tôt ou tard la puissance américaine alors que la gigantesque dette globale US n’est tenable qu’avec l’hégémonie du dollar… […]

Les mères de prêtres poursuivent leur marche vers Rome

Après Vezelay, Ars et Paray-le-Monial, Triors, Roman-sur-Isère, les mères de prêtres marchent aujourd’hui vers Montélimar. Elles seront à l’abbaye du Barroux samedi 26 mars.

 

Valeurs Actuelles vient de leur consacrer un article :

[…] Le collectif a mis en place plusieurs étapes marquant le périple. De nombreux marcheurs peuvent rejoindre les pérégrines en cours de route, pour une journée ou plus. À Paris, les intentions de prière affluent vers le cortège, où l’on récite le rosaire chaque jour sur le chemin. « Tout se passe très bien, nous espérons rencontrer le pape, nous sommes confiantes », confie Diane Sévillia avec enthousiasme, alors que le cortège fait étape à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme). « Nous prions beaucoup, nous chantons, nous prions pour nos prêtres, mais aussi pour la paix dans le monde », ajoute Stéphanie du Bouëtiez. […]

Déterminées, elles poursuivent leur marche, à raison de 20 kilomètres en moyenne par jour. Accompagnées par des prêtres et d’autres laïcs, elles sont aussi soutenues par l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Rey, qui célébrera la messe en leur présence le 3 avril, à la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Beaume. Puis, ce sera l’Italie, où ces mères de famille traverseront la Toscane pour arriver à Rome, le 1er mai.

Arrivées aux portes du Vatican, elles seront joyeusement accueillies par l’ensemble du collectif qui les rejoindra pour l’occasion, avec de nombreuses et nouvelles lettres de témoignages sous le bras. Il n’est pour le moment pas assuré que les mères de la Voie romaine obtiennent une audience privée avec le pape. Mais elles affirment être optimistes et garder confiance, et surtout rester déterminées. « Nos fidélités sont des citadelles, affirme Diane Sévillia, reprenant les mots de Charles Péguy. Nous sommes fidèles, mais nous ne fléchiront pas, nous continueront d’agir ». La quête est longue, l’arrivée incertaine, mais pour ces mères de prêtres, l’espérance demeure.

Si Valérie Pécresse ne se sent pas de droite, si elle choisit Emmanuel Macron, il faut qu’elle le dise à ses électeurs

Interrogé dans L’Express, Charles Millon appelle à l’union des droites pour les législatives :

Je soutiens l’union de la droite. Nous sommes face à une situation inédite et paradoxale : les Français n’ont jamais été autant à droite et pourtant nous pourrions perdre l’élection présidentielle. J’appelle donc Eric Zemmour, Marine Le Pen et Valérie Pécresse à se parler avant le premier tour, afin d’élaborer un programme commun en vue des élections législatives. Si la droite remporte ces élections, elle gouvernera le pays, quoiqu’il arrive à la présidentielle. En revanche, s’il n’y a pas d’accord, la droite perdra encore une fois, alors même qu’elle est majoritaire dans le pays. Et ce seront cinq années de plus de perdues pour nos idées et cinq années d’exaspération de plus pour des millions d’électeurs.

Vous incluez Valérie Pécresse dans votre plan, pourtant elle a rappelé à maintes reprises toute l’aversion que lui inspirent Marine Le Pen et Eric Zemmour…

Oui, je l’inclus car je considère qu’elle représente une certaine droite, la droite orléaniste, plus modérée que la droite bonapartiste de Zemmour ou la droite populaire de Marine Le Pen. Mais si Valérie Pécresse ne se sent pas de droite, si elle choisit Emmanuel Macron, il faut qu’elle le dise d’ores et déjà à ses électeurs qui ne sont pas tous, loin de là, dans cet état d’esprit. De toute façon, au soir du premier tour, on sera fixé. Si Valérie Pécresse rejoint d’une façon ou d’une autre Macron, il faut que les membres des Républicains qui ne se retrouvent pas dans cette orientation rejoignent l’union de la droite. Qu’ils y jouent un rôle déterminant. Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy, Eric Ciotti et bien d’autres sont plus proches de cette conception que d’un soutien à Emmanuel Macron. Ils doivent encourager Valérie Pécresse à faire ce choix. L’idéal serait même de commencer les discussions avant le premier tour de la présidentielle.

Pourquoi cette obsession pour un dialogue avant le premier tour de la présidentielle?

Je connais d’expérience le pouvoir destructeur d’une présidentielle perdue. Dès le soir du premier tour, on va chercher les raisons de la défaite, on va vouloir trouver des coupables. Cela empoisonne pour longtemps le climat et cela rend plus difficile l’union. C’est pour ça qu’il faut se mettre d’accord dès que possible. On a trois semaines, tout est encore possible. Je pourrais même dire qu’une victoire à la présidentielle n’est pas suffisante, elle doit être suivie d’une victoire aux élections législatives, car dans nos institutions, le président est tenu de choisir son Premier ministre dans la majorité législative.

Comment imaginez-vous concrètement de telles discussions?

Il faut inciter les candidats ou leurs entourages à se rencontrer dans les meilleurs délais et à discuter d’un programme de gouvernement, essentiellement une dizaine de mesures qui structureront le programme commun. Cela peut être fait en une semaine.

Réalisez-vous que proposer ça, c’est imaginer que les cadres dirigeants des Républicains feront ce qu’ils refusent de faire depuis trente-cinq ans, à savoir s’allier avec l’extrême droite?

Les électeurs de la droite ont évolué plus vite que les élus sur ce point. Pour eux, ces excommunications ne riment à rien. D’ailleurs, la France est le seul pays qui pratique ce “cordon sanitaire”. C’est François Mitterrand qui a tendu ce piège à la droite en promouvant tout en diabolisant le Front national. Il faut clore définitivement ce chapitre ouvert en 1983, et poursuivi par Jacques Chirac pour des raisons électorales. Je connais beaucoup d’élus Les Républicains qui pensent globalement comme Eric Zemmour ou comme Marine Le Pen.

Certains propos tenus par Eric Zemmour ou des proches de Marine Le Pen ne les rendent-ils pas infréquentables aux yeux d’une partie de l’électorat de la droite modérée?

Ce sont des péchés véniels, pas mortels. Moi, je suis contre les logiques de “cordon sanitaire”. Si un parti de droite est considéré comme infréquentable, qu’on l’interdise. Ce “cordon sanitaire”, c’est l’assurance-vie de la gauche pendant longtemps.

De la gauche? Vous voulez dire d’Emmanuel Macron…

Pour moi, Emmanuel Macron c’est la gauche sociétale. L’économie ne joue plus ce rôle différenciant entre les camps politiques. Le clivage s’affirme sur la façon d’envisager la place de l’homme dans la société. Emmanuel Macron est beaucoup plus proche de Yannick Jadot ou Anne Hidalgo que d’Eric Zemmour ou Marine Le Pen.

[…]

12e rejet de l’euthanasie

La chambre des Lords du Royaume-Uni a voté, jeudi dernier, par 179 voix contre 145, le rejet d’un amendement visant à autoriser le « suicide assisté ».

Les partisans de l’euthanasie sont des acharnés…

Damien Le Guay, philosophe, maître de conférences à HEC et à l’IRCOM d’Angers, président du Comité National d’Éthique du Funéraire, publie une tribune dans Le Figaro, adressée à Emmanuel Macron. Extraits :

[…] Ambivalence que l’on retrouve sur la question de la GPA quand il affirme, toujours dans cette conférence de presse, qu’il y est opposé fermement, mais qu’il est fier d’avoir tout fait pour faciliter l’adoption des enfants nés à l’étranger selon ce procédé. Pourquoi donc condamner la GPA et considérer que les femmes ukrainiennes peuvent «louer» leurs ventres pour des Français, avec des effets immédiats en droit français ? On refuse les causes ici mais accepte les conséquences – ce qui revient à valider les causes. […]

J’invite le futur président, quand il aura enjambé l’élection présidentielle, considérée par lui comme une formalité technique, à passer quelques jours dans une unité de soins palliatifs, à s’entretenir tranquillement avec ceux qui travaillent au jour le jour pour améliorer la «fin de vie». Je l’invite à être digne de son maître Paul Ricœur : à prendre le temps de la réflexion, loin des éléments de langage du parti euthanasique et à le faire en son âme et conscience.

J’invite le futur re-président à sortir des manœuvres et à se forger sa conviction (pour autant qu’elle ne soit pas déjà faite en arrière des incertitudes) en mesurant les vrais enjeux, les vraies conséquences, les vrais bouleversements, la vraie incompatibilité entre l’euthanasie et les soins palliatifs. Il lui faudra tenir compte, s’il se met à la hauteur du sujet, du rejet massif de l’euthanasie par les équipes palliatives, en raison de la confusion voulue et pernicieuse, en faisant de l’euthanasie, comme c’est le cas au Canada, un «soin médical». Rejet à l’idée que les médecins eux-mêmes puissent demain proposer à leurs patients une injection d’une solution mortelle. Il lui faudra alors, entendre ce que veulent les professionnels de terrain, ce qu’ils refuseront de faire, eux qui souhaitent ne pas tordre leur principe, eux qui feront jouer la «clause de conscience» (si elle leur est accordée), eux qui changeront de métier ou démissionneront si besoin est – selon les termes d’une vaste enquête faite lors du dernier congrès des soins palliatifs. Le président pourra alors reprendre les analyses de son maître Ricœur sur la liberté que l’on se donne à soi-même, se croyant seul au monde, et celle que l’on impose aux autres – avec une violence d’autant plus forte qu’elle touche des sujets fragilisés par la maladie et en état d’extrême faiblesse psychique.

Quand l’euthanasie deviendra un droit, un droit pour tous, elle aura une légitimité incitative, comme si elle était une «solution» parmi d’autres, avec une même qualité éthique que les autres solutions. Or, il n’en est rien. Le ministre de la santé lui-même, Olivier Véran, ayant bien dit, à juste titre, que la différence entre les soins palliatifs et l’euthanasie n’était pas une différence de degrés mais de nature. De nature ! On changera alors de monde. On basculera alors dans une société qui acceptera des solutions terminales comme «nécessaires» au bon fonctionnement de l’hôpital. Est-ce cela, ce que nous voulons ?

L’euthanasie est une idée séduisante aux effets calamiteux. Cette supposée «liberté», promue comme telle par les partisans de l’euthanasie, viendra affaiblir encore plus l’extrême faiblesse des personnes en fin de vie. Une «solution» facile leur sera proposée. Cette facilité-là est-elle conforme à notre socle de fraternité ? Non. Car nous savons que les Français, loin des sondages en trompe-l’œil, souhaitent avant tout, en pareilles circonstances, être d’abord accompagnés, ensuite aidés pour soulager toutes leurs souffrances, tout en luttant ensemble contre «l’acharnement thérapeutique». […]

Le député LR Guillaume Larrivé appelle son parti à bâtir « une nouvelle majorité » avec Emmanuel Macron

Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, se voit déjà ministre du gouvernement Macron, à défaut de pouvoir être dans celui de Pécresse. A l’été 2020, il s’était déjà fait remarquer en votant la confiance à Jean Castex.

Interrogé dans Le Point, il appelle, en cas de défaite probable de son camp à la présidentielle, à bâtir « une nouvelle majorité » avec le chef de l’État.

C’est encore un peu tôt : Valérie Pécresse attend 20h02 le soir du 10 avril.

Un prêtre parisien fauché par deux délinquants récidivistes à scooter qui fuyaient la police

Un prêtre a été gravement blessé, dimanche soir à Paris, par deux personnes à scooter, qui tentaient d’échapper à la police. Le maire du 17e arrondissement a affirmé qu’il s’agissait «de deux délinquants récidivistes connus des services de police, originaires de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise)». Les policiers ont trouvé deux pochons avec de la résine de cannabis sur les suspects. Les deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

L’un des deux suspects est placé sous contrôle judiciaire et il lui est notamment interdit de se rendre dans le 8e arrondissement, dans lequel il se trouvait quand il a été repéré par les forces de l’ordre.

Le prêtre a été conduit à l’hôpital et son pronostic vital n’est plus engagé. Agé de 55 ans, il exerce son ministère dans la paroisse Saint-Charles de Monceau (17e arrondissement).

Libération fait notre carême

Fidèle à son habitude, Bernadette Sauvaget pond un article à charge, cette fois contre la Communauté Saint-Martin. C’est un oeuf (de Pâques ?) balancé dans la face de carême des catholiques… On y retrouve tous les clichés agrémentés des hochets, dont est friand le journalisme anticlérical : “dérive”, “extrême droite”, “ultraconservatrice”, “influence”,  “bastion”…

Lisez plutôt :

Maurice Franc, sanglé dans sa soutane, n’a pas volé son patronyme. Bourru, direct, sans doute autoritaire -on le voit à la manière dont il traite un jeune homme qui lui apporte les clés de l’église-, ce prêtre de la communauté Saint-Martin est un ancien militaire. Et le nouveau recteur du Mont-Saint-Michel (Manche), nommé par l’évêque de Coutances, Laurent Le Boulc’h. Un poste prestigieux et très en vue: l’îlot est visité chaque année par 2 millions et demi de touristes. Autant d’âmes à évangéliser pour l’abbé. Son arrivée, en septembre 2021, avait mis en émoi le «Mont» (comme on dit sur place) et provoqué quelques pétitions. On y regrettait amèrement le départ de son prédécesseur, Henri Gesmier, dit «Riton», figure connue des milieux catholiques français, ancien éducateur à la prison de Fleury-Mérogis coiffé d’une queue-de-cheval. Bref, l’antithèse parfaite de Maurice Franc, qui ressuscite une figure de curé que l’on croyait disparue.

Au Mont-Saint-Michel, les commerçants semblent s’être habitués à la silhouette de l’abbé en soutane noire. «C’est un signe de communication formidable», tente de convaincre Maurice Franc au sujet de sa tenue, de retour dans les milieux tradis et cathos ultraconservateurs. Le passage de relais entre «Riton» et le prêtre de Saint-Martin est, en tous les cas, symbolique de la dérive identitaire du catholicisme français, résistant de moins en moins aux sirènes de l’extrême droite. La communauté Saint-Martin se tient, au moins officiellement, à l’écart de la politique. Mais elle incarne une volonté de restaurer une société catholique, la nostalgie d’une chrétienté qui avait pour centre le curé, régnant en maître sur les consciences. «Leur idée, c’est de recycler les recettes du passé pour répondre à la crise contemporaine du catholicisme», explique le sociologue des religions Josselin Tricou, bon connaisseur des Saint-Martin et auteur de l’ouvrage Des soutanes et des hommes, enquête sur la masculinité des prêtres catholiques. La communauté a été fondée en Italie en 1976 par l’abbé Jean-François Guérin. «Aucun évêque français n’aurait accepté son projet», explique Maurice Franc, entré chez les Saint-Martin en 1984: contrairement à sa configuration actuelle, l’épiscopat français était, à l’époque, progressiste.

Le séminaire de l’abbé Jean-François Guérin est donc accueilli à Gênes, fief du cardinal ultraconservateur Giuseppe Siri, adversaire acharné de la modernisation de l’Eglise, impliqué dans les filières catholiques d’exfiltration d’anciens nazis après la Seconde Guerre mondiale.

Sic.

Il faut dire que le succès de la Communauté inquiète jusque chez Libération :

L’année dernière, un quart des ordinations de prêtres en France concernaient des séminaristes issus de leurs rangs. Ils ont pris pied désormais dans une trentaine de diocèses. Avec la communauté de l’Emmanuel, c’est l’un des mouvements qui pèsent de plus en plus sur les milieux catholiques français. Confrontés à une chute drastique du nombre de prêtres, de religieux et de religieuses, les évêques actuels, saisis de panique, sont prêts à composer avec cette communauté au recrutement très efficace, souvent dans des milieux proches des scouts d’Europe. Une centaine de jeunes sont en formation dans son séminaire, à Evron, le plus peuplé de France.

Au pied de l’abbaye médiévale, Maurice Franc a déjà imprimé sa marque, installé un compteur de visiteurs dans l’édifice, ressorti les vieilles bannières de procession dans l’église (l’une d’elles affiche un improbable «Coeur de Jésus, sauvez la France»), augmenté le prix des bougies (50 centimes d’euros) et débaptisé la maison du pèlerin au pied des escaliers qui montent à l’abbaye. Sur la lourde porte rouge de l’ex-maison des pèlerins, il a fixé une plaque, comme on marque son territoire, où est inscrit en grand «rectorat», une façon aussi de camper fermement son autorité. «Ce n’est pas seulement la maison des pèlerins. Il y a d’autres activités, la librairie par exemple. Il y a des personnes qui n’osaient pas sonner, elles me l’ont dit», se défend-il.

Au détour de l’article, on comprend pourquoi celui-ci a été rédigé. C’est sans doute une commande, pour faire échouer cette implantation, pour le moment temporaire :

Maurice Franc ne sait pas encore s’il va rester au Mont-Saint-Michel. Il a été envoyé en éclaireur pour évaluer si une implantation avec trois ou quatre prêtres (la manière de vivre des Saint-Martin) était possible. Sa mission prend officiellement fin au 31 août. Début février, il a rendu un rapport à sa communauté, qui doit examiner les différentes hypothèses qu’il a formulées. Elles ont été soumises à l’évêque de Coutances et d’Avranches (Manche), Laurent Leboulc’h, qui s’apprête à trancher d’ici à la fin mars. Venir ou ne pas venir dans ce lieu prestigieux? La communauté Saint-Martin pourrait bien, d’après ce que nous dit le recteur du Mont-Saint-Michel, renoncer. Un des arguments invoqués: «la configuration du lieu», compliqué d’accès, qui rend difficile le ministère des prêtres dans les paroisses environnantes, explique Maurice Franc.

Alors pas de curés en soutane sur l’îlot? On n’y croit guère. La vitrine est trop belle. […]

Dans les négociations avec le diocèse, la communauté Saint-Martin pourrait, selon des sources locales, essayer de pousser un peu plus son avantage. Pourquoi ne pas obtenir les paroisses de la ville au centre de ce coin de Normandie, la sous-préfecture d’Avranches, qui fut évêché avant la Révolution ? Et se tailler, comme au Moyen Age, une seigneurie dans le sud de la Manche, en imposant aux fidèles sa version et sa vision du catholicisme? […]

L’article se termine en critiquant les finances de la Communauté. Je n’ai pas bien saisi ce qu’il y avait là de contraire à la Doctrine sociale de l’Eglise, mais je fais volontiers confiance à un journaliste de Libération pour me l’enseigner !

Yannick Jadot pourrait cesser d’abattre des arbres pour faire campagne…

Ancien directeur des campagnes de Greenpeace France et député européen EELV, Yannick Jadot est le candidat “écolo” de cette présidentielle. Aussi est-il amusant de lire cet article du Figaro sur le prix du papier, illustré d’un document de campagne dudit Jadot, celui qui nous explique qu’abattre un arbre est un crime contre l’humanité.

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