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Dans la tête de Poutine, la “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste

Loin des caricatures des “experts” de plateau télé et d’ailleurs, Frédéric Pons dresse le portrait de Vladimir Poutine dans Valeurs Actuelles. Extrait :

[…] Patriote soviétique et officier du KGB déçu par l’effondrement de l’URSS (1991), Poutine n’a jamais cessé d’approfondir sa réflexion politique, grâce à quelques maîtres à penser russes, dont le principal est le philosophe Ivan Iline (1883-1954), l’un des inspirateurs d’Alexandre Soljenitsyne. Slavophile et orthodoxe, Iline rejetait la démocratie occidentale, jugée inadaptée à la Russie, au profit d’une « dictature ferme, national-patriotique ».

Dans la tête de Poutine, cette “voie russe” originale est autoritaire, chrétienne, conservatrice, nationaliste. Elle repose sur l’affirmation d’un État fort, l’exaltation politique de l’histoire, la réhabilitation de la religion, la défense de l’ordre naturel, du patriotisme et de la grandeur de la Russie. Tout ce dont rêvait aussi Soljenitsyne. Tout ce qu’une partie des élites occidentales déteste… Cette ligne guide le chantier de restauration que Poutine conduit depuis août 1999. À l’intérieur, le rétablissement de l’unité, de l’ordre et de l’autorité. Poutine veut-il ressusciter le système soviétique ? Surtout pas, a-t-il souvent répété – l’a-t-on écouté ?

« Ce fut un couloir aveugle », dit-il. À l’extérieur, il souhaite une Russie forte et respectée, pour éviter son encerclement. Veut-il reconstituer l’empire soviétique ? Il a déjà répondu non. Pour lui, l’important est de relever la puissance et l’influence russes, de reprendre le contrôle de son “étranger proche”, en ralliant les peuples slaves. C’est l’une des clés de l’invasion de l’Ukraine.

L’épreuve est de taille, comme le montrent les revers militaires russes et la réaction de l’Occident. Malgré les risques, Poutine a pourtant décidé d’attaquer, persuadé qu’il était dangereux d’attendre plus longtemps. Attendre, c’était risquer de voir l’armée ukrainienne, réarmée depuis 2014 par les États-Unis et le Royaume-Uni, se lancer à la reconquête du Donbass et de la Crimée. C’était aussi perdre le port stratégique de Sébastopol, sur la mer Noire, et accepter des bases de l’Otan en Ukraine. Poutine avait mis en garde l’Occident à ce sujet, dès 2007. L’entrée de l’Ukraine dans l’Otan serait un casus belli. L’alignement total de Kiev sur Washington, depuis huit ans, conduisait à cette adhésion tant redoutée par Moscou. C’est la logique profonde de l’attaque russe. […]

Encore un scandale pour l’association LGBT Le Refuge

Après les scandales à Angers et à Montpellier, c’est cette fois dans le Doubs que des bénévoles et anciens jeunes dénoncent : une prise de pouvoir solitaire, aucune écoute, et aucune confiance ni dans les jeunes, ni dans les bénévoles.

“Le délégué ne souhaite s’encombrer de personne… Il n’est pas compétent dans les fonctions qu’il occupe et refuse le recrutement de bénévoles formés dans l’accompagnement. Pire, il « vire » sous des prétextes mensongers toute personne dérangeante par le fait qu’elle pointe du doigt les dysfonctionnements ».

Une autre dénonce le “manque de transparence dans les motifs de renvoi de jeunes et de bénévoles” , “sans avertissement préalable ou exclusion temporaire stipulés dans le règlement » .

La gestion financière opaque du délégué est également pointée du doigt. Des faits de“harcèlement moral” sur certains sont également rapportés.

Plusieurs bénévoles ont également été exclus de la fondation sans aucun avertissement préalable par le délégué.

L’avortement aux Etats-Unis

Le 3 novembre, huit membres de la commission Clovis, au Nouveau-Mexique, ont déclaré vouloir interdire l’avortement. Cependant, le vote de l’ordonnance, qui s’oppose à la législation de l’Etat, a été reporté.

Dans l’Iowa, Chris Schandevel, avocat du gouverneur républicain, a affirmé que le juge, Celene Gogerty, devait annuler l’injonction permanente de 2019 qui empêche l’application d’une loi de 2018 interdisant la plupart des avortements à partir de 6 semaines de grossesse.

De son côté, Planned Parenthood est poursuivie en justice après avoir prescrit la pilule abortive ayant entraînée le décès d’un bébé « pleinement formé » âgé de 30 semaines de grossesse. La société a prescrit à une jeune femme de 18 ans des pilules abortives, estimant qu’elle était enceinte de 6 semaines. Aucun examen physique et aucune échographie n’ont été réalisés. Elle n’a signé aucun formulaire de consentement, alors que le système de sécurité Risk Evaluation and Mitigation Strategy (REMS) de la FDA « exige qu’un accord du patient soit revu et signé par la cliente ».

Après avoir pris les pilules de Mifeprex et Misoprostol, le 4 mai 2020, elle a finalement accouché, le 5 mai, d’un petit garçon « complètement formé » et âgé de 30 à 36 semaines. La jeune femme, surnommée Jane Doe, a déposé plainte contre Meera Shah, médecin avorteur de Planned Parenthood, et Abigail Mensah, infirmière praticienne. Après avoir confirmé l’âge du bébé, « au lieu de diriger la plaignante vers le service d’urgence le plus proche », le Planned Parenthood a cherché à éliminer les preuves. Ils ont souhaité se “débarrasser” du bébé en l’emmenant au centre de White Plains, hors du comté. Ils ont ensuite demandé à la jeune femme de ne pas appeler les forces de l’ordre. « Choquée et traumatisée », elle les accuse d’avoir pratiqué un « avortement illégal » sur elle.

Un autre procès a également été intenté la même année contre Planned Parenthood après l’avortement d’un petit garçon de 22 semaines.

En principe, la FDA autorise l’utilisation de la pilule abortive jusqu’à 10 semaines de grossesse, mais Gynuity Health Projects (GHP) les prescrit jusqu’à 12 semaines.

Jordan Bardella est élu président du Rassemblement National avec 84,84% des voix

Le député européen Jordan Bardella, déjà président par intérim du parti, prend officiellement, à 27 ans, la succession de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national. Il faisait face au maire de Perpignan, Louis Aliot.

Un score supérieur à celui réalisé en 2011 par Marine Le Pen, qui avait remporté la présidence au Congrès de Tours face à Bruno Gollnisch avec 67,65% des voix (ce dernier arrive aujourd’hui en 11e position du vote des adhérents RN pour le conseil national du parti).

Deux historiques sortent du Bureau exécutif et du Bureau national :

  • Bruno Bilde député du Pas-de-Calais
  • Steeve Briois maire de Henin-Beaumont

La fin pour le clan d’Hénin-Beaumont ? Steeve Briois l’a mauvaise et a déclaré :

Alors que depuis de nombreux mois je tire la sonnette d’alarme sur une potentielle re-radicalisation, je ne peux voir dans mon éviction qu’une sanction pour avoir voulu sensibiliser sur un phénomène que les faits confirment, depuis les ronds de jambe faits à certains intégristes, jusqu’à l’adoption de positions droitardes, contraires à mon sens au « ni droite, ni gauche » qui a prévalu pendant des décennies au Front National. Certaines outrances me donnent encore raison.

Je regrette que des années de dédiabolisation soient en train d’être réduites à néant, avec comme seul but de plaire à une minorité électorale, avec le risque d’une nouvelle mise à la marge du RN. Dans le même temps, je déplore que les préoccupations sociales et l’implantation locale n’aient pas été au cœur des thématiques de campagne interne de la nouvelle direction. Alors que nos compatriotes font face à une crise économique, énergétique et donc sociale de premier ordre, les marottes identitaires semblent être aujourd’hui au cœur de ses priorités.

Je ne peux qu’y voir un rabougrissement, et j´espère que le «Rassemblement national », qui n’est pas qu’un slogan mais une promesse faite à la France, n’est pas en train de céder au grand « compromis nationaliste », cette stratégie d’union des droites radicales, qui a échoué à la présidentielle, plutôt que de l’ensemble des patriotes de droite comme de gauche

Résultats du conseil national. Voici les 10 premiers sur les 100 :

  1. Sébastien Chenu
  2. David Rachline
  3. Marie-Caroline Le Pen
  4. Steve Briois
  5. Julien Odoul
  6. Edwige Diaz
  7. Laurent Jacobelli
  8. Philippe Ballard
  9. Jean-Lin Lacapelle
  10. Julien Sanchez

La constitution du Bureau exécutif du RN :

  • Louis Aliot, 1er vice-président
  • David Rachline, 2e VP
  • Edwige Diaz, VP chargée de l’implantation locale
  • Julien Sanchez, VP chargé des élus
  • Gilles Pennelle, directeur général
  • Sébastien Chenu, VP
  • Kevin Pfeffer, trésorier
  • Hélène Laporte, VP
  • Jean-Paul Garraud
  • Philippe Olivier

Un an après son lancement, un centre d’avortements menacé d’avortement

Le docteur Marianne Lainé, fondatrice du centre d’avortements Simone-Veil de Rouen, a annoncé que cet institut médical dédié entièrement aux interruptions médicales de grossesse est menacé de fermeture.

 « On a réalisé 1200 consultations avec des femmes venues parfois de loin. Les créneaux sont pleins. 95% des IVG de l’ensemble de la Métropole sont réalisés ici. »

Avec la mise en place de ce centre, le docteur souhaite offrir aux femmes « le temps d’un choix et d’une prise en charge sereine », en permettant une prise d’information précoce et une offre de soin avec des horaires différents et complémentaires de ce qui est proposé par ailleurs. Son fonctionnement s’avère enrayé par des problèmes de coût et les démarches administratives. La Métropole a déjà apporté un financement pour trois ans. L’agence régionale de santé (ARS) a fourni une subvention de 50 000 € pour la première année de fonctionnement, en plus du financement à l’acte par l’assurance maladie.

L’abbaye de Boulaur accueille pour la première fois les Bilans Ephata

Connaissez-vous l’Abbaye de Boulaur qui accueille du 5 au 9 décembre pour la première fois la prochaine session de bilan de compétences Ephata ?

Il s’agit d’une abbaye cistercienne française, fondée en 1142 dans le Gers près de Toulouse par la prestigieuse abbaye royale de Fontevraud. L’abbaye est confisquée par l’État pendant la Révolution et la communauté dissoute. Mais en 1949 les cisterciennes s’y établissent à nouveau ayant même un projet d’abbaye fille avec la restauration de l’antique abbaye de Rieunette près de Carcassonne. Les sœurs, en plus de la prière travaillent selon la règle de Saint Benoît : elles entretiennent et développent les bâtiments, font tourner une petite ferme agricole, confectionnent fromages, pâtés, confitures et gâteaux.

Jamais à cours de projets, les sœurs ont entrepris en 2020 la construction d’une grange cistercienne pour permettre à la communauté de vivre de son travail agricole. Aujourd’hui, elles souhaitent mettre en place un écotone.

Un cadre idéal pour faire le point sur sa carrière, discerner dans une vision chrétienne, trouver un nouvel élan professionnel !

Pour découvrir les Bilans Ephata

La France Insoumise veut faire oublier ses difficultés

Le député RN Grégoire de Fournas a été interrogé dans Sud-Ouest :

Macron est-il catho-compatible ?

Quel est le bilan de la rencontre de Macron avec le pape François ? Quelles sont les relations entre la République française et le Vatican ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, l’abbé Barthe et les pères Viot, Thomas et Danziec.

Cardinal Burke : il n’est tout simplement pas vrai que la liturgie réformée est la seule forme valide du rite romain

Le cardinal Raymond Burke s’est interrogé sur le fondement des efforts menés par le pape pour restreindre et éliminer la messe traditionnelle , tandis que Mgr Athanasius Schneider a déclaré que ce « trésor millénaire » ne peut être détruit, car il est l’œuvre du Saint-Esprit.

Le cardinal Burke a dit à Edward Pentin, du National Catholic Register :

« dans la mesure où la raison et la saine théologie prévaudront, la sauvegarde et la promotion de l’Usus Antiquior se poursuivront ».

Le préfet émérite de la signature apostolique a déclaré que cela se passait « malgré les difficultés et même la persécution » inspirées par Traditionis Custodes et les Responsa ad Dubia. Mais le cardinal Burke a souligné qu’en tant que « motu proprio », Traditionis Custodes n’a pas une force suffisante car il n’a d’autorité que dans la mesure où il est fondé sur des motifs justes. Il a ajouté que les motifs du décret, et la lettre du pape François aux évêques qui l’accompagnait, « ne sont pas vrais et justes » lorsqu’ils sont pris ensemble, et il a donné ses raisons.

La première est qu’il n’est « tout simplement pas vrai » que la liturgie réformée est la seule forme valide du rite romain. Il a souligné que, comme l’ont reconnu les papes Saint-Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, l’Usus Antiquior n’a « jamais été supprimé » et, en fait, a continué à être célébré depuis l’époque de la promulgation du Missel du pape Saint-Paul VI.

Le cardinal Burke a déclaré qu’il est

« contraire à la raison et à la saine théologie liturgique d’affirmer qu’une forme du rite romain célébrée sans interruption pendant quelque 15 siècles n’est plus une forme valide du rite romain ».

Il s’est également inscrit en faux contre l’affirmation des documents selon lesquels ceux qui assistent à la liturgie traditionnelle rejettent le Concile Vatican II et sèment la discorde parce qu’ils se considèrent comme les seuls vrais catholiques. Au contraire, il est évident, y compris pour ceux qui ne sont pas eux-mêmes attirés par la liturgie traditionnelle, que les fidèles qui sont attirés par elle sont

« nourris spirituellement par elle, qu’ils sont pieux dans leur culte et dans leur pratique de la foi. Ils sont également loyaux envers leurs évêques et le Saint-Père. »

« Pour cette raison, ils ont été, à juste titre, profondément blessés par la dureté des documents en question, par le fait que le document Traditionis Custodes a pris effet immédiatement, et par l’application des documents par certains évêques sans aucun égard pour le bien des âmes. »

Il a également déclaré que « malheureusement, certains ont conclu à tort qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’Église. »

Le cardinal Burke a déclaré que leur douleur est « naturellement intensifiée » lorsqu’ils voient

« la voie synodale allemande et d’autres individus et groupes dissidents s’écarter ouvertement de ce que l’Église a toujours enseigné et pratiqué, alors qu’ils sont traités comme nuisibles à l’Église en raison de leur profonde appréciation de la liturgie romaine classique ».

« La situation est totalement confuse et source de division ».

Le Cardinal Burke a également fait allusion aux résultats de l’enquête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur laquelle Traditionis Custodes est basée, en disant que ce n’était pas une base justifiée pour ces mesures parce que les résultats de l’enquête

« n’ont jamais été rendus publics, et plusieurs personnes dignes de confiance qui ont vu les résultats ou, au moins, certains des résultats, déclarent qu’ils sont favorables à la poursuite de la discipline établie par Summorum Pontificum ».

Mais le cardinal Burke a souligné un autre « vice de procédure fondamental dans la promulgation de Traditionis Custodes », à savoir que la plupart des personnes concernées n’ont pas été consultées avant sa promulgation – ce qui, a-t-il dit, va à l’encontre des Regulae Iuris [Règles de droit].

Quant aux Responsa ad Dubia, le cardinal Burke a déclaré qu’elles n’ont que la force de la loi à laquelle elles se réfèrent, mais les Responsa vont au-delà de Traditionis Custodes et, même, présument changer la loi universelle de l’Eglise – par exemple, en ce qui concerne la loi sur la célébration de la messe deux fois le même jour.

Un autre problème pour le Vatican, a-t-il dit, est que le Dicastère pour le culte divin s’arroge des compétences qui appartiennent à l’évêque diocésain et relèvent de sa juridiction.

Le cardinal a déclaré que les Responsa ad Dubia présentent de nombreuses autres difficultés sérieuses, qui découlent du fait qu’elles ont été élaborées et promulguées sans consultation suffisante.

« On ne peut qu’espérer que les évêques l’interpréteront selon les principes pérennes du droit canonique, en particulier le principe selon lequel le soin des âmes est la loi suprême ».

Mgr Athanasius Schneider a fortement encouragé les évêques, les prêtres et les fidèles à conserver leur attachement et leur fidélité à l’ancienne liturgie qui

« est un trésor de toute l’Église, également en raison de sa vitalité. »

Étant donné qu’il s’agit d’un don inestimable pour l’Église, il a déclaré qu’il fallait trouver un moyen

« de défendre ce trésor et de le transmettre à la prochaine génération, par amour de la sainte mère l’Église, et aussi par amour pour l’honneur du siège apostolique. »

« C’est très grave ». « C’est une tentative de détruire en partie la tradition liturgique. Aucun pape en 2 000 ans, et aucun concile, n’avait osé réformer un rite vénérable séculaire éprouvé ; personne n’oserait faire cela à quelque chose d’aussi vénérable et porteur de fruits. »

« Pour ces raisons, les évêques, les prêtres et les fidèles doivent rester fidèles à ce grand trésor de l’Église. »

S’ils ne le font pas, et collaborent à l’application de ces mesures restrictives, alors ils causent

« un préjudice spirituel pour l’Église, car perdre un tel trésor sanctifié par les saints depuis tant d’années serait un préjudice évident pour le bien spirituel de l’Église et pour les âmes. »

Cela inclut le rejet du style de culte versus populum (face au peuple) et de la communion dans la main :

« Cela n’a jamais été catholique ». « C’est un style protestant et il faut les abandonner ».

Mgr Schneider a déclaré que, pour ceux qui poussent à la réforme liturgique, la Messe est un rassemblement centré sur la communauté, alors que pour les catholiques traditionnels, elle est l’adoration de la Très Sainte Trinité. La Messe est avant tout le sacrifice du Golgotha sous la forme sacramentelle, mais pour ceux du Vatican, ils insistent davantage sur l’élément banquet qui est protestant et luthérien et ne relève pas de la tradition apostolique. Ceci est particulièrement clair dans la lettre apostolique Desiderio Desideravi du pape de 2022 sur la formation liturgique.

Interrogé sur la façon dont le Vatican pourrait se faire une idée plus claire des catholiques traditionnels afin qu’ils ne soient pas qualifiés à tort d' »extrémistes », il a déclaré qu’une telle terminologie est abusive et constitue une injustice.

« Peut-être doivent-ils appliquer ces mots à eux-mêmes ». « Ne sont-ils pas des extrémistes lorsqu’ils persécutent impitoyablement un si vieux trésor de l’Église ? Ne sont-ils pas également extrémistes ? Alors ils appliquent leur comportement aux autres. Leur idéologie est de répéter une nouvelle forme de compréhension protestante, et cela sape la preuve catholique immuable du caractère sacrificiel de la messe et principalement du caractère adoratif de la Sainte Messe. »

La situation pourrait-elle s’aggraver ?

« Tout est entre les mains de la Providence ». « Même si Dieu permet une telle persécution de ce trésor de l’Église, il le permet pour un plus grand bien, que notre foi soit purifiée, nettoyée, et que la vérité soit toujours plus visible après cette crise. » « La beauté du caractère sacrificiel, adorateur et immuable de la messe et de la liturgie devrait être toujours plus mise en évidence afin qu’à l’avenir, aucun pape n’ose plus jamais faire une telle révolution – pas d’une manière aussi radicalement révolutionnaire. »

« Bien sûr, l’Église peut faire quelques changements, mais pas de manière drastique et révolutionnaire. »

Il a ensuite fait remarquer que si, comme l’insiste ce pontificat, les réformes liturgiques après Vatican II n’étaient pas une révolution mais en continuité avec la Tradition, « alors pourquoi persécutent-ils la forme traditionnelle ? » Si le Novus Ordo n’est qu’une autre forme de la Tradition, a-t-il demandé, alors pourquoi doivent-ils persécuter l’autre forme, qui est aussi une tradition ?

Mgr Schneider a dit que, pour lui, cela montre que leur

« concept de la Messe est contraire d’une certaine manière à ce qui exprime la forme traditionnelle de la Messe, et cette forme traditionnelle de la Messe les dérange, ou remet en question leur nouvelle compréhension idéologique de la Messe, qui est en contraste avec le sens pérenne de l’Église ».

Mgr Schneider a conclu en se disant confiant qu’

« aucun pape, aucun évêque, aucun dicastère du Vatican ne parviendra à éliminer un trésor millénaire ».

L’Esprit Saint, a-t-il ajouté,

« ne le permettra pas et même après Traditionis Custodes, l’Esprit Saint réveille maintenant une nouvelle vague d’amour pour la liturgie traditionnelle pour les nouvelles générations. »

« C’est un fait qui démontre que c’est l’œuvre de l’Esprit Saint » « et qui montre qu’ils ne peuvent pas lutter contre l’œuvre de l’Esprit Saint ».

« Je dirais au Saint-Père, aux cardinaux à Rome, au Dicastère pour le culte divin, aux évêques diocésains : N’osez pas lutter contre l’œuvre de l’Esprit Saint. »

18 établissements de « santé » retenus pour tuer des bébés

Dix-huit établissements de santé sont retenus pour participer à l’expérimentation portant sur la réalisation des avortements instrumentaux par les sages-femmes, selon un arrêté publié vendredi au Journal officiel.

Communiqué du ministère de la « santé » :

Le cadre de l’expérimentation a été posé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021. Un décret et un arrêté parus fin 2021 définissent les conditions requises en termes d’organisation des établissements de santé, de formation et d’expérience des sages-femmes pour assurer la sécurité des actes et la qualité de leur réalisation.

A l’issue d’un appel à candidatures national, 18 établissements de santé ont été retenus pour participer à l’expérimentation et proposeront dans les mois à venir ce nouveau type de parcours aux femmes.

Selon les dynamiques propres à chaque territoire, l’expérimentation accélèrera la réponse aux demandes des femmes et diversifiera les profils des professionnels qu’elles peuvent solliciter, ajustant plus finement les parcours aux aspirations de chacune.

C’est une étape préalable et indispensable avant une généralisation courant 2023 dans l’ensemble des établissements de santé souhaitant s’engager dans cette démarche, en application de la loi du 2 mars 2022 visant à renforcer l’accès à l’avortement.

Cathophobie du gouvernement allemand

Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères, a fait retirer le crucifix de la « Salle de la paix » (où fut signé le traité de Westphalie) de l’hôtel de ville de Münster pour le temps de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7. La croix date de 1540. Personne jusqu’ici ne l’avait enlevée ou demandé à l’enlever. Depuis 1540 tous les conseillers municipaux de Münster prêtent serment devant elle.

Claudia Roth, déléguée du gouvernement allemand pour la Culture et les Médias, veut recouvrir les inscriptions bibliques sur la coupole du Bundestag, pourtant restaurées en 2020. Les inscriptions avaient été choisies par Frédéric-Guillaume IV :

« Il n’y a de salut en aucun autre, et il n’y a aucun autre nom donné aux hommes, que dans le nom de Jésus, à la gloire de Dieu le Père. Qu’au nom de Jésus tous les genoux fléchissent, dans les cieux, sur la terre et sous la terre. »

L’archevêque de Berlin Mgr Heiner Koch a fait remarquer que le propos de saint Paul était qu’il ne fallait s’agenouiller que devant Dieu et pas devant l’empereur de Rome, et que ce message était toujours d’actualité : « Les hommes ne doivent s’incliner que devant Dieu et ne doivent rendre cet honneur à aucun pouvoir terrestre ».

Procès politique à l’Assemblée nationale : le théâtre politique terriblement coupé du quotidien des Français

Le bureau de l’Assemblée nationale vient de priver le député RN Grégoire de Fournas de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois – soit une amputation de 3746 euros par mois sur un total de 7493 euros. L’élu de Gironde ne pourra pas non plus revenir au Palais-Bourbon pendant les quinze prochains jours de séance. Il s’agit de la sanction maximale prévue par le règlement de l’institution.

La peine politique prononcée par le bureau de l’Assemblée nationale, qui se compose de 22 députés dont seulement 2 RN, a été soutenue par une majorité de députés.

Grégoire de Fournas a réagi :

Marine Le Pen :

« Il s’agit d’un procès politique qui condamne une idée politique : celle qui considère que les bateaux des ONG doivent déposer les migrants non pas en Europe mais dans les ports de départ, en Afrique »

De son côté François-Xavier Bellamy écrit

il est évident qu’il parle bien de ce bateau et des migrants. […] il n’y a pas de doute possible. Personnellement, je n’ai pas l’habitude d’interrompre des collègues en hémicycle, et je n’aurais pas employé cette expression ; je crois à l’importance de la civilité, et à la nécessité du raisonnement, surtout sur des sujets aussi difficiles. Mais il est absurde de faire semblant de croire que Carlos Bilongo a été visé par une insulte raciste […]

Et il souligne surtout :

pendant que le bureau de l’Assemblée, la salle des Quatre colonnes, les tribunes de presse et les réseaux sociaux commentent fiévreusement des points de conjugaison et s’étudient à la subtilité des règles de liaison (doit-on prononcer le “t” muet après un éventuel « qu’ils rentrent en Afrique » ?), les Français, eux, se préoccupent des conséquences de l’impuissance de leur gouvernement à lutter contre l’immigration illégale. Au milieu des crises majeures que nous traversons, ce décalage est effarant. Comme l’a si bien dit Julien Aubert hier soir, cet épisode montre surtout combien le théâtre politique semble terriblement coupé du quotidien des Français, et préoccupé de son propre spectacle au lieu de s’inquiéter de la réalité des défis existentiels auxquels nous sommes confrontés.

La NUPES manifeste, la majorité refuse de siéger ; pendant ce temps, l’Ocean Viking, lui, est toujours en mer. Ce dont il faudrait parler, c’est de l’irresponsabilité des pays européens, qui acceptent depuis longtemps que des ONG recueillent près des côtes africaines des embarcations de fortune, pour emmener ensuite leurs passagers vers l’Europe. Le gouvernement a d’ailleurs indiqué ce matin qu’il était prêt à accueillir ce navire. Mais agir ainsi, c’est rendre possible la promesse de l’immigration illégale dans nos pays, cette promesse qui a conduit tant de personnes à risquer et à perdre la vie dans l’enfer libyen et en Méditerranée. Rappelons que des enquêtes ont documenté les contacts que plusieurs de ces ONG entretiennent, pour récupérer ces migrants en mer, avec des passeurs, et montré ainsi qu’elles concourent au sinistre business de ces réseaux qui constitue aujourd’hui la mafia la plus meurtrière du monde.

Si nous voulons empêcher que cette situation ne dure indéfiniment, si nous voulons éviter aux Français de subir plus longtemps une immigration incontrôlée dont l’actualité des dernières semaines n’a cessé de rappeler les conséquences terribles, si nous voulons que demain plus une seule personne ne se noie en mer Méditerranée, alors il faut établir ce principe simple, que nul ne pourra s’établir en France s’il n’a pas été préalablement autorisé à y entrer. Nous travaillons sans relâche au Parlement européen pour garantir ce principe. Bien sûr, cela suppose de convaincre plutôt que de provoquer, de comprendre plutôt que de s’indigner. Au-delà de la complexité et de l’importance de la question migratoire, c’est d’abord le sens même de la politique qui est en jeu. Espérons que notre débat public reviendra vite à la raison.

Gad Elmaleh rêve d’aller faire un tour à l’abbaye de Lagrasse

Suite à son film-témoignage sur sa conversion, Gad Elmaleh a été interrogé dans Le Figaro Magazine. Extrait :

Il y a dans ce film des éléments autobiographiques et d’autres totalement scénarisés, mais je garde volontairement un mystère là-dessus. Le point de départ, qui est réel, c’est cette entrée dans une église de Casablanca, à l’âge de 6 ans, avec ma sœur, alors qu’on nous l’avait toujours interdit. Je me vois encore pousser la porte, j’entends le bruit et perçois le faisceau de lumière qui m’a ébloui. À l’intérieur, je me suis arrêté net devant une statue de la Vierge et, comme cueilli, j’ai fondu en larmes. On peut analyser cette réaction par le prisme pédopsychiatrique, psychanalytique, architectural, émotif, mais savoir si c’était une expérience mystique ou un simple plaisir transgressif m’importe peu finalement, car j’ai simplement le sentiment d’avoir vécu une rencontre qui m’a bouleversé et métamorphosé. En sortant, je me suis demandé pourquoi on m’avait interdit d’entrer dans un endroit aussi beau, apaisant et réconfortant que celui-là. […]

Ce film nous éclaire sur les raisons de votre participation à la production du spectacle musical «Bernadette de Lourdes», créé en 2019…

Quand j’ai confié à Gilbert Coullier et Roberto Ciurleo que j’écrivais sur ma passion pour la Vierge Marie et que j’aimerais prendre part à leur projet, ils ont d’abord été surpris. Mais rapidement, ils ont compris que j’étais en quête et que j’aimais me rendre régulièrement à la basilique et au sanctuaire. Lourdes est un lieu de pèlerinage qui peut provoquer un ricanement, mais il reflète avant tout une détresse et une jeunesse qui donne du temps…

Avez-vous souvent l’occasion d’effectuer des retraites ?

Je me suis rendu à l’abbaye de Sénanque et j’y retournerais bien volontiers, mais depuis que j’ai lu Trois jours et trois nuits (Fayard), recensant les expériences de grands auteurs, je rêve aussi d’aller faire un tour à l’abbaye de Lagrasse, près de Narbonne, où des chanoines réguliers vivent selon la règle de saint Augustin.

Vous dites regretter la pudeur souvent trop grande des catholiques…

Je suis étonné, en effet, qu’en France, une grande majorité de catholiques ne vivent pas leur foi au grand jour. Il y a une forme de pudeur et de retenue que les juifs et les musulmans n’ont pas. Je ne sais pas comment l’analyser mais, dès lors qu’ils sont dans l’amour et dans la joie, ils devraient être fiers d’être chrétiens !

En allant, cet été, à Paray-le-Monial, j’ai assisté à quelque chose que tout le monde devrait voir : des milliers de gens se réunissent quelques jours pour faire le bien, être dans l’amour, l’entraide, la réflexion. Alors, pour reprendre les mots de Jean-Paul II, je dirais : «N’ayez pas peur !». Moi, j’ai découvert la joie profonde grâce à la religion catholique et, n’en déplaise aux extrémistes, j’ai été très éclairé par son enseignement car il est jumelé à mon judaïsme. C’est pourquoi j’ai décidé de clore mon film par cette phrase de Jean-Marie Lustiger : «C’est ainsi que, dans le cours de mon existence, j’ai estimé que je devenais juif parce qu’en embrassant le christianisme, je découvrais enfin les valeurs du judaïsme, bien loin de les renier.» […]

Depuis quelque temps, vous suivez des cours de théologie au Collège des Bernardins. En quoi l’étude «à la table» est-elle indispensable à votre quête??

Tout a une histoire, une origine, un chemin, et j’aime les retracer. Je ne suis pas un grand lecteur et n’ai pas une culture littéraire extraordinaire, mais ayant une aversion pour l’approximation et la médiocrité intellectuelle, je préfère me documenter et m’entourer de gens informés. En ce moment, je lis Maïmonide, un pilier de sagesse dans la tradition juive, Charles de Foucauld, dont j’ai célébré la canonisation à Rome en mai dernier, et j’écoute les lectures, par Daniel Mesguich, des Confessions de saint Augustin . Ce philosophe et théologien chrétien romain d’origine berbère me séduit autant par sa poésie que par sa complainte car, d’une manière générale, j’aime les hommes qui défient Dieu ou se mettent en colère. Il y en a aussi dans la tradition juive, et cela me touche car l’idée de Dieu nous frustre, voire nous déçoit, parfois. Mais il y a surtout un recueil que nous partageons, qui n’a pas été adapté et qui ne me quitte jamais, ce sont les Psaumes. Je rêve d’organiser une lecture qui réunirait les copains juifs, chrétiens et même musulmans autour de ces textes, car ils sont somptueux.

Bref, au-delà du chemin personnel que je raconte dans le film, ces études nourrissent une grande curiosité que j’ai depuis toujours par rapport à la religion et aux religions. En fait, je suis le contraire d’un agnostique : l’hypothèse de Dieu me passionne et me donne de la joie. Bien sûr, quand je dis ça à un juif, il me dit : «Ils t’ont bien eu les cathos, avec leur joie !».

Si le film aborde clairement la conversion de votre «personnage», votre pudeur vous empêche de dire jusqu’où votre quête personnelle vous a mené. Pourtant, la conversion est un sujet qui vous bouleverse…

Quel qu’en soit le sens, cela prend la forme d’un virage si radical dans la vie d’un homme ou d’une femme que cela m’émeut en effet terriblement. Voilà pourquoi j’aime lire les récits de conversion écrits lors de la Seconde Guerre mondiale par des intellectuels juifs comme Bergson, Edith Stein, Jacques Maritain, Maurice Sachs ou la philosophe Simone Weil. Tous ces grands convertis n’ont pas demandé le baptême mais ont fait des conversions de cœur. […]

«Je veux me faire baptiser pour être plus proche de Marie», dites-vous dans le film. Que représente la Vierge pour vous??

Le plus beau coup de foudre de ma vie ! C’est le symbole qui me touche, mais surtout ce qu’elle m’apporte. Si le film s’appelle Reste un peu, c’est parce que c’est une phrase que ma mère dit beaucoup et m’a répété toute ma jeunesse, mais, d’une certaine manière, c’est aussi moi qui le dis à Marie… […]

Êtes-vous par ailleurs un fervent défenseur de la laïcité ?

Je suis pour la démocratie et heureux que la justice, l’éducation ou la santé ne dépendent pas de la religion, mais cela me rend fou de faire comme si les différentes religions et toutes les communautés intrinsèques n’existaient pas. Aujourd’hui, on a tellement peur de la complexité qu’on évite tout sujet s’approchant de près ou de loin à la religion. Pendant les confinements, j’aurais aimé être éclairé par les hommes de foi. Sans parler des rites, de l’organisation des célébrations, j’aurais voulu connaître leur perception de l’humanité aujourd’hui et leur sentiment sur le risque, la détresse que nous traversions. Ça aurait été bien de partager une réflexion en dehors de celles qu’ont menées la classe politique, le personnel soignant ou les acteurs de l’économie. Les corps et les portefeuilles, ils ont géré, mais les âmes, fallait-il aussi les masquer?? […]

Chronique des attaques de diligences

Ah non il s’agit d’autobus :

C’est pour cela que les Français n veulent plus faire certains métiers ? Chauffeur de bus, un « métier sous tension » ?

Peut-on choisir sa destinée éternelle après la mort, y a-t-il une possibilité d’ « option finale » dans la mort ?

Non, contrairement à ce qu’enseignent actuellement certains théologiens comme Françoise Breynaert, notamment dans son livre Bonne nouvelle aux défunts (préfacé par Mgr Minnerath), ainsi que le rappelle cet article de Claves :

La doctrine de l’immutabilité de l’âme après la mort est théologiquement certaine, cela est entendu. N’y aurait-il pas cependant une ultime possibilité de conversion dans la mort, c’est-à-dire à l’instant même de la mort ? C’est l’hypothèse d’une « option finale dans la mort », qui a été développée par certains théologiens au XXe siècle[1].

Écartons tout d’abord deux équivoques possibles. L’hypothèse de l’option finale dans la mort n’est pas un développement théologique qui s’appuierait sur les fameuses « expériences de mort imminente »[2]. Elle ne s’intéresse pas non plus aux grâces spéciales dont peuvent bénéficier les mourants en vue d’une conversion in extremis, laquelle intervient par définition avant la mort.

Venons-en à l’hypothèse elle-même. Aux yeux de ceux qui la soutiennent, l’option finale dans la mort est un choix pour ou contre Dieu que chacun fait à l’instant même de sa mort, étant entendu que ce choix implique la possibilité d’une conversion. On voit aussitôt l’intérêt de l’hypothèse. D’une part, la doctrine de l’immutabilité de l’âme après la mort semble respectée, puisque l’option finale n’a pas lieu après la mort, mais dans la mort. D’autre part, l’option finale aurait lieu dans des conditions telles que l’âme bénéficierait d’une grande clairvoyance, puisqu’elle se trouverait libérée des nombreuses infirmités que comporte l’état d’union au corps, qui obscurcissent ici-bas le jugement de l’homme[3]. L’option finale serait ainsi à rapprocher du choix définitif qu’ont fait les anges pour ou contre Dieu, avec une parfaite connaissance des tenants et des aboutissants de leur décision. Dans cette perspective, l’option finale n’est ultime que chronologiquement (elle vient en dernier), mais elle vient en premier quant à la profondeur de la liberté dont jouit l’âme qui s’engage pour l’éternité. On peut alors espérer que, dans la lumière de l’instant de leur mort, de nombreuses âmes prennent conscience de la bonté de Dieu et de la gravité du péché, se convertissent, reçoivent la grâce et obtiennent la vie éternelle.

L’hypothèse de l’option finale a beau être séduisante, elle soulève d’importantes difficultés, que nous pouvons schématiquement ramener à deux objections. La première concerne le statut même de cet « instant de la mort » sur lequel repose l’hypothèse.  La seconde concerne le rôle attribué à la mort et, par conséquent, la conception de la liberté humaine et du salut qui sous-tend l’hypothèse.

Y a-t-il un instant de la mort ?

L’hypothèse de l’option finale postule l’existence d’un instant de la mort dans lequel l’homme se trouverait dans un état en quelque manière intermédiaire entre l’état de voie – caractérisé par l’union de l’âme au corps – et l’état de terme – caractérisé par la séparation de l’âme et du corps. De l’état antérieur, l’instant de la mort retiendrait la possibilité de se convertir, tandis qu’il anticiperait déjà la clairvoyance dont l’âme séparée jouit dans l’état postérieur. L’instant de la mort ne peut cependant appartenir à la fois à l’état antérieur et à l’état postérieur. En effet, l’âme ne peut, dans le même instant être à la fois unie au corps et séparée du corps. Pour éviter la contradiction il faut donc que l’instant de la mort, tel qu’il est conçu par les partisans de l’option finale, n’appartienne ni à l’état antérieur, ni à l’état postérieur.

Malheureusement, ce découpage chronologique, s’il peut éventuellement satisfaire l’imagination, ne se révèle pas conforme à la réalité concrète du temps telle que l’intelligence peut l’appréhender. Une réflexion de saint Thomas à propos de la justification du pécheur – le passage de l’état de péché mortel à l’état de grâce – nous éclaire sur ce point :

[…] on ne peut concevoir de dernier instant en lequel le pécheur a la faute, mais […] on peut concevoir un temps ultime. Par ailleurs, on conçoit de fait un premier instant en lequel il a eu la grâce : cet instant est le terme de ce temps en lequel il a eu la faute. Or aucun intermédiaire ne vient entre un temps et le terme d’un temps.[4]

L’instant de la justification n’est donc pas un instant intermédiaire entre le temps où le péché demeure et le temps où la grâce existe : il est le premier instant du temps où la grâce existe. Quant au temps où le péché demeure, on ne peut lui assigner de dernier instant, mais simplement dire qu’il est borné par l’instant de la justification, qui appartient déjà au temps de la grâce. En affirmant cela, saint Thomas ne se fonde pas sur quelque spécificité que présenterait la justification du pécheur, mais sur la nature même du temps. Il est donc possible de transposer son argumentation au cas qui nous occupe[5].

L’instant de la mort n’est pas un instant intermédiaire entre le temps où l’âme demeure unie au corps et le temps où elle se trouve séparée du corps : il est le premier instant du temps où l’âme se trouve séparée du corps. Quant au temps où l’âme demeure unie au corps, on ne peut lui assigner de dernier instant, mais simplement dire qu’il est borné par l’instant de la mort, qui appartient déjà au temps de la séparation. Ce temps ultime de la vie, borné par la mort, c’est ce que nous appelons dans le langage courant « les derniers instants », c’est « l’heure de notre de mort » que nous évoquons dans le « Je vous salue Marie », mais ce n’est pas l’instant de la mort au sens où l’entendent les partisans de l’option finale. Or, entre ce temps ultime et son terme, qui est le premier instant en lequel l’âme est séparée du corps, aucun intermédiaire ne vient :

[…] la mort est la limite de la vie, mais n’en fait pas partie, comme la digue est la limite de la mer mais n’en fait pas partie, étant le début de la terre ferme. […] En réalité, l’“instant de la mort” n’existe pas, mais il y a seulement un premier instant où l’on est mort et dans lequel on ne peut plus poser les actes d’un vivant. »[6]

L’actualité du salut

S’il n’y a pas d’« instant de la mort », il n’y a pas non plus d’option finale dans la mort. Telle est notre conclusion. Les considérations « techniques » dont elle découle ne doivent pas nous faire oublier ce qui est jeu lorsque l’on s’intéresse à l’hypothèse de l’option finale : rien moins que la conception que nous nous faisons de la liberté humaine et du salut. Mettons donc de côté un instant notre conclusion pour nous pencher sur les implications théologiques de l’hypothèse de l’option finale. Nous pourrons ainsi mettre en valeur, par contraste, l’actualité du salut qui caractérise la doctrine catholique de l’immutabilité de l’âme après – et donc dans – la mort.

L’hypothèse de l’option finale situe donc à l’« instant de la mort », et à cet instant seulement, l’acte dans lequel l’homme agit vraiment comme homme. « Si l’hypothèse est vraie, note le P. Noonan, c’est que l’homme passe toute sa vie à ne pas être vraiment homme. »[7] Sa liberté est en effet à ce point diminuée dans l’état d’union de l’âme au corps qu’il n’est pas capable de s’engager d’une manière en soi définitive à l’égard de l’essentiel, à savoir la fin dernière. Il y a, certes, une tradition théologique plutôt pessimiste quant aux capacités de la nature humaine blessée par le péché originel. Mais il s’agit alors de magnifier l’œuvre de la grâce divine. Or, l’hypothèse de l’option finale manifeste également « une grande défiance par rapport à la puissance de la grâce en cette vie »[8].

En apparence, l’hypothèse de l’option finale se présente comme un motif d’espérance. Elle est en réalité un geste de « désespoir théologique »[9]. Elle est une tentative hasardeuse de réapprivoiser la mort, non pas en la regardant en face et pour ce qu’elle est en soi – une peine que nous subissons en raison du péché originel – mais en évacuant tout ce qui en elle peut gêner : « la difficulté majeure de l’hypothèse se trouve dans son incapacité, ou plutôt son refus, de regarder en face la cruauté de la mort. »[10]

Certes, la mort, qui est un mal en soi, peut devenir un bien sous un certain aspect. Tel est l’exemple que nous donnent la « mort des saints, précieuse aux yeux du Seigneur »[11]et, en premier lieu la mort de Notre-Seigneur. Mais alors c’est pour ceux qui ont bien vécu que la mort est d’une certaine façon un bien[12], pour ceux qui, précisément, ont fait de leur vie le temps de la conversion. La doctrine de l’immutabilité de l’âme après – et donc dans – la mort, souligne en effet que le temps de la conversion est celui de cette vie :

le salut est quelque chose qui nous concerne aujourd’hui. […] C’est ici et maintenant que je décide de mon destin éternel, par le choix concret que je fais en me tournant vers Dieu pour lui obéir et vers le prochain pour l’aimer et l’aider, ou bien en me tournant vers moi-même, refusant d’accepter de Dieu la vie qu’il veut tant me donner par sa grâce miséricordieuse. »[13]

Saint Paul nous donne dernier mot :

Il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu’il aura fait pendant qu’il était dans son corps, soit en bien, soit en mal. […] Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut.[14]

Les Pays-Bas veulent surveiller tous les paiements supérieurs à 100 euros

Non ce n’est pas en Chine. Les Pays-Bas veulent obliger leurs banques à stocker toutes les transactions supérieures à 100 euros dans une grande base de données. Ce projet du gouvernement néerlandais de suivre la quasi-totalité des transactions de ses citoyens serait une étape préliminaire à la mise en œuvre d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Grâce à cet « euro numérique », seuls les plus petits paiements resteraient alors anonymes pour la banque centrale.

Cela nous rappelle qu’en septembre dernier, en France, le ministère de l’Économie avait demandé l’accès à « l’ensemble des opérations effectuées sur les comptes bancaires » de tous les Français. La direction interministérielle du numérique (Dinum) a refusé cette demande de Bruno Le Maire.

Philippe Herlin en conclut qu’il s’agit là d’un projet de l’Union européenne :

Douce France

  • Bois de Vincennes: une élève policière rejoignant le RER A échappe de peu à une tentative d’enlèvement par un homme “probablement d’origine africaine”
  • Nantes : une étudiante de 22 ans voit depuis son lit un Algérien défoncer sa porte pour entrer dans son logement
  • Orléans : un Soudanais, connu des services de police, interpellé après avoir étranglé une jeune femme dans la rue
  • Rosny-sous-Bois : un adolescent de 16 ans entre la vie et la mort après avoir été lynché pour une casquette
  • Muret (31) : les habitants se plaignent de l’insécurité. Coups de feu, tirs de mortiers, agressions… Le maire PS assure que “ce n’est pas pire qu’ailleurs”
  • Belfort : Un homme décède après une agression

Les étrangers sous le coup d’une procédure d’expulsion reçoivent toujours des prestations sociales

C’est l’actualité OQTF du jour :

 Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin veut s’attaquer aux aides touchées par les personnes visées par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) et qui ne s’y plient pas. «Le préfet veillera à leur rendre la vie impossible, par exemple en s’assurant qu’elles ne bénéficient plus de prestations sociales ni de logement social. Nous changeons de braquet», a-t-il annoncé.

En effet, les étrangers présents sur le sol français ont droit à toutes sortes d’aides, notamment pour se loger ou la santé. «Les étrangers qui font l’objet d’une OQTF continuent à bénéficier de prestations, notamment l’AME, l’aide médicale d’Etat, ainsi que des facilités d’hébergement», confirme ainsi Georges Fenech, ancien magistrat et député.

Depuis le temps qu’on demande de supprimer les pompes aspirantes de l’immigration…

« Qu’ils retournent en Afrique » ou « Qu’il retourne en Afrique »

Les navires de l’immigration Océan Viking, Humanity 1 et Géo Barents, qui totalisent 985 immigrants, sont actuellement bloqués en mer suite au refus du nouveau gouvernement italien de les faire débarquer en Italie.

« La situation à bord de l’Ocean Viking se détériore gravement. Les prévisions météorologiques annoncent un vent fort, de hautes vagues et une baisse de température d’ici à la fin de la semaine. Et les provisions commencent à manquer ».

Face à cette situation, ils demandent aux autres européens de Méditerranée occidentale, la France, l’Espagne et la Grèce, de participer à la coordination des efforts permettant au navire de trouver un port sûr où débarquer. Le député NUPES Carlos Bilongo a donc posé la question à l’Assemblée nationale et a été interrompu par le député RN de Fournas, déclarant qu’ils n’avaient qu’à retourner en Afrique. Les élus de gauche ont détourné son intervention en déclarant qu’il s’adressait au député de la Nupes. Du grand cinéma :

Le compte-rendu de séance de l’Assemblée Nationale confirme que le député RN parlait du bateau d’immigrés et non du député. Se servir de la couleur de peau d’un député pour faire croire que le RN s’adressait à lui, et non aux migrants africains, afin de diaboliser ses opposants, est profondément raciste. Etrangement, ce tweet de La Chaine Parlementaire a été supprimé :

Le compte-rendu officiel rapporte la phrase au singulier, mais en lisant l’intervention du député Bilongo, on comprend que Grégoire de Fournas parle du bateau Ocean Viking :

L’ Ocean Viking a adressé aujourd’hui sa septième demande d’assistance aux autorités maritimes italiennes. L’île de Malte, tout aussi proche, n’a tout simplement pas répondu aux trois demandes qui lui ont été adressées. Le blocage de ces personnes est une violation grave du droit de la mer. L’évaluation du statut et de la nationalité des personnes secourues ne doit pas retarder le débarquement des survivants. Je ne peux que partager l’inquiétude de ces migrants, à l’heure où la nouvelle première ministre italienne s’est engagée à bloquer l’arrivée des immigrants en provenance d’Afrique. Quelle sera l’action du gouvernement français sur le sujet ? Quelle forme la coopération avec l’Italie prendra-t-elle ? Allez-vous vous saisir, avec les autres pays européens, de la question de la répartition des migrants ? Malte ne répond plus aux demandes de coordination de sauvetage. Les personnes secourues se trouvent dans une situation d’urgence absolue et les prévisions météo indiquent une détérioration significative du climat…

M. Grégoire de Fournas : Qu’il retourne en Afrique !

M. Carlos Martens Bilongo : Pas du tout !

M. Erwan Balanant : Madame la présidente ! C’est un scandale.

Mme Sophia Chikirou : C’est du racisme !

Mme la présidente : Quel est le député qui vient de prononcer cette phrase ? (Mme la présidente scrute les bancs du groupe RN.)

M. Davy Rimane : Raciste !

M. Erwan Balanant : Dehors !

Mme Constance Le Grip et plusieurs députés du groupe RE : Dehors !

Mme Laure Lavalette et Mme Caroline Parmentier : Il parlait du bateau !

Mais au fond, ils se fichent bien de ce qu’il a vraiment déclaré. Laurent Neumann, sur BFMTV, déclare que la version donnée par Fournas n’est pas « moins grave » que celle reprochée au départ, que c’est au minimum « xénophobe ».

Et tout le monde fait son cinéma :

Pourtant, Nadine Morano ne dit pas autre chose :

Suite à l’interruption de la séance de questions au gouvernement, le bureau de l’Assemblée se réunira vendredi. Dans cette séquence, il faut souligner aussi l’unité des élus RN autour de Grégoire de Fournas, et le courage de ce dernier qui ne s’abaisse pas face à la pression politico-médiatique.

Les Maires pour le bien commun soutiennent le Dr Martine Wonner

 

Communiqué des Maires pour le bien commun en soutien au Dr Martine Wonner :

Le collectif des Maires pour le Bien Commun est extrêmement choqué par la mise en cause du Docteur Martine Wonner, élue de l’Assemblée Nationale à l’époque des faits qu’on lui reproche, pour plusieurs raisons :

  • L’épisode inédit du Covid-19 a occasionné des discussions compréhensibles entre médecins et des errements dans la politique sanitaire française (qu’on se souvienne des variations sur les masques, d’abord « inutiles » puis devenus obligatoires). Le débat scientifique doit rester libre : sur des questions discutables, comme l’était la politique sanitaire de l’époque, faire taire un expert par voie de justice s’apparente à des méthodes totalitaires indignes d’un Etat de droit.
  • Le Docteur Martine Wonner s’est exprimée au double titre de médecin et d’élue. Il était non seulement de son droit, mais de son devoir de participer à ce débat et d’exprimer la position des nombreux confrères et citoyens dont la voix n’était presque pas écoutée par une couverture médiatique à sens unique. Que devient la représentation nationale si on lui interdit la parole par voie de justice ? Elus de nos communes, nous n’accepterions pas qu’une élue exprimant respectueusement une partie de l’opinion soit bâillonnée par voie disciplinaire.
  • Le Conseil National de l’Ordre des Médecins vient de s’honorer, le 21 octobre 2022, en faisant justice au Professeur Perronne, rappelant que « S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invective une voix discordante sur un sujet d’intérêt général. »
  • Enfin, la politique sanitaire française, en même temps qu’elle abandonne nombre de nos communes aux déserts médicaux, laisse perdurer le scandale de patients de nos communes privés de soin alors que certains de leurs soignants sont privés de l’exercice de leur métier si critique, sur le simple refus d’une vaccination dont l’efficacité contre la maladie et contre sa transmission est discutable, comme l’ont montré le même Professeur Perronne et de nombreux professionnels de santé.

Pour ces raisons, en tant qu’élus de nos communes, nous apportons notre soutien entier à Martine Wonner. Nous faisons confiance à la chambre disciplinaire du Conseil régional de l’Ordre des médecins de Nancy pour que sa décision soit cohérente avec celle de la Chambre disciplinaire d’Ile-de-France en faveur du Professeur Perronne. Si tel n’était pas le cas, nous recommanderions aux
maires de France, surtout ceux dont les communes sont situées dans les déserts médicaux, de se mobiliser pour la défense d’une élue de l’Assemblée nationale qui a été leur voix durant son mandat.

Le collectif des Maires pour le Bien Commun

Mois des âmes du Purgatoire

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier ce petit communiqué:

Ceux qui voudraient pendant le mois de novembre (mois des âmes du purgatoire) recevoir régulièrement des petits enseignements par mail sur l’aide que l’on peut peut donner aux âmes du purgatoire et l’aide que l’on peut en recevoir, avec des témoignages issus de la vie des saints : écrire à  [email protected] . Abbé Billot

Trois soirées de prière, de jeûne, de réflexion contre l’euthanasie

Extrait du discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France à Lourdes, prononcé par Mgr de Moulins-Beaufort :

Bientôt va s’ouvrir le débat national sur la fin de vie, préparant déjà une révision de la loi Claeys-Léonetti. Le Conseil permanent a apporté sa contribution dès le mois de septembre sous la forme d’une tribune publiée par le journal Le Monde. Mgr d’Ornellas et quelques autres ont fait entendre aussi la réflexion de l’Église catholique. Tous l’ont fait en s’appuyant sur l’expérience et le témoignage de nombreux soignants, notamment mais pas seulement dans les équipes de soins palliatifs. J’ai pu m’exprimer aussi, à l’occasion de la Toussaint et de la journée de prière pour les défunts, dans Le Parisien Aujourd’hui en France. Le Conseil permanent vous proposera cependant deux actions complémentaires :

d’abord une lettre pastorale adressée aux fidèles catholiques sur le sens de la mort et la manière chrétienne d’accompagner ceux et celles qui meurent ou de se préparer soi-même à mourir. Cette lettre vous a été envoyée une première et une seconde fois, pour amendements et réactions. Elle pourrait n’être qu’un message du Conseil permanent ; elle aura plus de poids si vous acceptez tous de la signer. Elle pourrait servir de support à des rencontres paroissiales ;

ensuite une proposition analogue à celle qui avait été faite il y a deux ans : en janvier, trois soirées de prière, de jeûne, de réflexion. Chaque paroisse, chaque mouvement, pourrait être invité à organiser une soirée publique avec lecture de la lettre pastorale évoquée à l’instant, visionnage d’un film ou d’un extrait de film permettant un débat ensuite, prière silencieuse, intercession. Il nous faut former les consciences et les aider à s’interroger et à choisir en vérité devant Dieu. Les fidèles ont à incarner une attention aux personnes proches de leur fin de vie qui soit une expression forte de la fraternité que le Christ crée entre tous et qu’il promet à tous dans la vie éternelle.

I-Média : Twitter, les censeurs en PLS

L’ image de la semaine est celle des violents affrontements entre les forces de l’ordre et des militants d’ultra-gauche samedi à Sainte-Soline.

L’émission jette par ailleurs un coup d’œil à la propagande médiatique abondant dans le sens de la nouvelle réforme des ministres Dussopt et Darmanin : accorder plus de titres de séjour aux clandestins travaillant dans des “métiers en tension”.

Dans la revue de presse : le dérapage de Gérard Majax, 20 minutes et ses “djihadistes modérés”, une amnistie pour la propagande covid, une grand-mère devenue raciste à cause de BFM TV, un dîner de Laurent Wauquiez à 150 000 euros d’argent public ou encore une manipulation d’article.

Enfin, la cerise sur le gâteau sera la polémique sur le rachat de Twitter par Elon Musk. Des licenciements à la pelle, un retour de Trump sur le réseau, du satanisme et bien d’autres choses… ne manquez surtout pas ce dossier étoffé.

Réaffecter la totalité des dépenses destinées aux radars vers l’entretien des routes ?

C’est l’idée du député LR Pierre Cordier qui a dépoé un amendement (n°II-1-273) au projet de Loi de finances (d’autres amendements en ce sens sont en cours), qui propose que la totalité des dépenses voulues par le gouvernement dans les radars (4700 radars, 1,4 milliard d’euros dépensés depuis 2014) soient réaffectées à l’entretien des routes.

Cet amendement sera débattu en séance publique le vendredi 4 novembre.

La Ligue de Défense des Conducteurs, qui soutient cette idée, lance une pétition à destination des députés pour qu’ilssoient submergés de messages signés par des électeurs leur demandant de voter les amendements anti-radars.

En France on préfère financer l’avortement que les soins pédiatriques

Cela devient difficile d’accuser le Covid et les non-vaccinés d’occuper tous les lits d’hôpitaux… Ce n’est pas parce qu’il y a plus de malades que l’hôpital est en crise, mais parce que des choix politiques ont été pris, qui conduisent notre pays à ressembler de plus en plus au Tiers-Monde.

Parmi les choix politiques contestables, il y a la culture de mort, mais aussi l’immigration :

Chronique des cinglés

Les Femmes et les Enfants d’abord ! Gender : que reste-t-il de nos enfants ?

Ce numéro de l’émission Les Femmes et les Enfants d’abord ! s’attaque aux revendications d’identité de genre, un phénomène de plus en plus présent chez les enfants et les adolescents et qui commence de plus en plus tôt, promu largement par le transactivisme et les réseaux sociaux ! Aude Mirkovic et Olivia Sarton de “Juristes pour l’enfance” et co-auteurs de l’ouvrage “Questionnements de genre chez les enfants et les adolescents” publié chez Artège interviennent.

Dans l’actualité des parents est évoqué le meurtre barbare de la petite Lola et l’insécurité des enfants, mais aussi, la multiplication des articles sur le regret maternel et de ce chiffre issu d’un sondage IFOP : 30 % des femmes en âge de procréer ne désirent pas avoir d’enfant.

Dans sa chronique lecture Anne-Laure Blanc présente un superbe livre de Noël pour commencer à préparer cette période et puis Valérie d’Aubigny nous propose de nous plonger dans l’Histoire illustrée de la France chrétienne.

Hunter Biden, fils de Joe Biden, au cœur d’un scandale de corruption

La semaine dernière, Stanislas Berton est intervenu au micro d’André Bercoff sur le rapport Hunter Biden. Celui-ci révèle l’ampleur de la corruption politique, sexuelle et morale du clan Biden. Il s’agit d’un scandale qui éclipse de loin le Watergate et à part André Bercoff et lui, personne n’en a parlé en France dans les médias.

Il était hier l’invité de Clémence Houdiakova sur Radio Courtoisie pour parler de ce rapport :

La gauche domine toujours le champ culturel

Contrairement à ce que tentent de nous faire croire les gauchistes, qui pointent avec inquiétude les quelques voix dissidentes. Dans Le Figaro, Eugénie Bastié recense le dernier livre d’André Perrin, Postures médiatiques, André Perrin vient lui-meme de la gauche, il a voté Mitterrand et Bayrou. Cet agrégé de philosophie, ami de Jean-Claude Michéa, rappelle que la gauche domine toujours le champ culturel :

[…] Les professeurs, les journalistes et les artistes, qui sont les principaux vecteurs de la transmission sont majoritairement de gauche. N’en déplaisent à ceux qui voient dans les 2 % de points d’audience de CNews un péril pour la démocratie et le retour des heures les plus sombres, le service public délivre matin, midi et soir un catéchisme bien-pensant (et il est révélateur, remarque André Perrin, qu’on ait appelé le créneau de deux minutes ouvert sur France Inter à des éditorialistes de droite « En toute subjectivité » , sous entendant que l’information délivrée par les journalistes de gauche de la radio était elle « objective » ).

Défenseur sourcilleux de la liberté d’expression, il relève l’invraisemblable retournement de la charge à laquelle procèdent les défenseurs du wokisme. Ainsi, au sujet du colloque organisé par des universitaires à la Sorbonne en janvier 2022, un universitaire avait publié une tribune dans Le Monde intitulée « Le colloque organisé contre le wokisme à la Sorbonne relève du maccarthysme soft » . Mais qui met véritablement en oeuvre ce maccarthysme soft, s’interroge André Perrin ? Ces professeurs réunis pour discuter à coups d’arguments d’une idéologie en vogue, ou bien ceux qui à longueur de temps réclament la proscription de ceux dont ils ne supportent pas la pensée ? Et André Perrin de citer la longue liste de ceux dont on a demandé (et parfois obtenu) la tête dans les journaux, par les tribunaux, sur les réseaux sociaux, d’Olivier Grenouilleau, historien ayant osé aborder la traite orientale, à Marcel Gauchet. « Clémentine Autain, dont la légitimité scientifique n’est pourtant pas plus assurée que celle d’Éric Zemmour, a pu donner des conférences à l’université de Paris-Tolbiac et à celle de Poitiers, sans subir le sort réservé à Alain Finkielkraut ou à Sylviane Agacinski (dont les conférences avaient été annulées) » , remarque Perrin. Ou encore : « En 2017, Geoffroy de Lagasnerie a réuni près de 2 000 signataires pour réclamer qu’on retire à Nathalie Heinich le prix Pétrarque qui venait de lui être attribué : est-ce qu’un seul des universitaires qui se sont associés à cette entreprise a lui-même fait l’objet d’une semblable cabale de la part d’adversaires ? » La question elle est vite répondue, comme disent les jeunes. Le livre fourmille d’exemples de ce type. […]

Il excelle à cerner le double standard permanent du discours médiatique : « On s’alarme de la droitisation de la société, mais on ne s’est jamais inquiété de sa gauchisation. On déplore la « dédiabolisation » de l’extrême droite mais pas celle de l’extrême gauche (…) On s’indigne de l’apparition d’une droite « décomplexée » , mais pas de la perpétuation d’une gauche sans le moindre complexe. On proclame son appartenance à la gauche mais on confesse être de droite. » […]