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Vers le passeport énergétique

Le Sri Lanka instaure un pass-carburant avec QR code. Le gouvernement attribue chaque dimanche un quota de carburant hebdomadaire par véhicule.

Vous avez aimé la dictature sanitaire ? Vous adorerez la dictature énergétique. La présidente de la Commission européenne a déclaré :

« La Russie utilise le gaz comme arme… Nous avons appris de la pandémie que si nous agissons dans l’unité, nous pouvons faire face à n’importe quelle crise. »

Après nous avoir tiré une balle de le pied, la Commission européenne propose de nous rationner. Les peuples d’Europe peuvent accepter toutes les contraintes et privations de liberté à condition qu’ils aient assez peur. Et la peur de manquer d’énergie (notamment de chauffage) sera plus motivante que la peur du virus.

La Commission européenne propose d’introduire un nouvel objectif de réduction “temporaire” de 15% de la consommation de gaz des États membres, avec la possibilité de rendre cet objectif contraignant en cas d’urgence.

Dans une communication intitulée «  Économiser l’énergie pour un hiver sûr  » et présentée mercredi 20 juillet aux États membres, l’Union européenne prévoit des mesures d’urgence pour réduire la demande en énergie. Le plan propose un objectif volontaire de réduction de la demande de gaz de 15%, du 1er août 2022 au 31 mars 2023. L’objectif deviendrait contraignant si la situation se détériorait. D’ici à la fin du mois de septembre, les pays de l’UE devraient avoir actualisé leurs plans d’urgence nationaux avec des mesures permettant d’atteindre l’objectif.

Au début de la saison de chauffage, en octobre, les gouvernements nationaux devront économiser du gaz en demandant aux ménages de baisser leur thermostat de 1°C et en imposant une réduction du chauffage des bâtiments publics, des bureaux et des immeubles à usage commercial.

Par ailleurs, la Commission européenne préconise également que les pays passent plus rapidement aux énergies renouvelables et utilisent d’autres sources d’énergie pour la production d’électricité, y compris le charbon à court terme.

Matthieu Lavagna : Soyez rationnel, devenez catholique

Irrationnelle, la foi catholique ? Réfutée par les connaissances modernes ? Peu crédible devant les exigences de la raison ? Voilà à peu près les faux préjugés ancrés dans les esprits contemporains.

Depuis la période des Lumières, la société occidentale travaille ardemment à détruire l’idée de vérité religieuse. La religion serait alors “l’opium du peuple”, ou encore, la projection de nos désirs inconscients. Beaucoup de gens ont en tête que la foi chrétienne est irrationnelle et faite pour les esprits faibles qui ont besoin de “se rassurer” ou de “donner un sens à leur vie”.

Dans son ouvrage “Soyez rationnel devenez catholique !“, Matthieu Lavagna se lance dans une défense méthodique de la foi : la raison humaine aboutit, en réalité, à la vérité du catholicisme.

A commander ici.

Après Caroline Cayeux, Christophe Béchu

Il ne sert à rien de s’aplatir devant le lobby LGBT. Après Caroline Cayeux, qui, malgré ses regrets, ne trouve pas grâce auprès des invertis, c’est au tour de Christophe Béchu de subir leurs foudres :

La légende raconte que cette année, au sujet de bac philo «qu’est-ce que le culot ?», un élève a simplement répondu «Christophe Béchu» et il a eu 19/20. On comprend pourquoi en écoutant le ministre de la Transition écologique sur RTL ce matin. Pour sa première apparition médiatique alors que des incendies monstres ravagent la France depuis une semaine, l’ex-maire d’Angers est interrogé sur les propos homophobes de sa collègue Caroline Cayeux. S’il y décèle un «mépris» qui pourtant ne «correspond pas» à Cayeux, il estime la polémique «close» et explique : «Il y a aussi des gens qui étaient contre le mariage pour tous – j’en faisais partie – mais qui ont évolué et je peux vous dire que j’ai éprouvé des moments de grâce et d’émotion dans les mariages entre personnes de même sexe que j’ai eu l’occasion, à titre personnel, de célébrer.»Le temps d’une pensée émue pour Nathalie Kosciusko-Morizet dans le métro parisien et Béchu enchaîne : «C’est d’autant plus important de faire en sorte sur ce sujet, qui a généré beaucoup de souffrances en termes de discrimination, de violence verbale, qu’il ne puisse pas y avoir la moindre ambiguïté sur le fait que la lutte contre les discriminations, c’est une priorité de ce gouvernement, […] que des personnes qui se retrouvent à nouveau stigmatisées [autour de la variole du singe, ndlr] puissent ne pas douter du soutien des pouvoirs publics.» Un propos qui ne poserait aucun souci s’il n’était tenu par celui qui, en tant que maire en 2016, avait fait retirer, à proximité des écoles de sa ville, une campagne d’affichage de prévention contre le VIH mettant en scène des couples homosexuels enlacés, et ce au prétexte de «protéger les enfants les plus jeunes des visuels et des messages». Selon lui à l’époque, ces images «volontairement choquantes» auraient plutôt eu leur place «dans des magazines pour adultes». La stigmatisation, c’est les autres ?

Plaidoirie de Stéphane Ravier pour l’abrogation du passeport sanitaire

A la tribune du Sénat :

Plus il y a d’immigrés, plus il y a de policiers

Le ministre de l’Intérieur demande à ce qu’il y ait plus de policiers à Paris pour assurer la sécurité. Le gouvernement craint que l’épisode dramatique du Stade de France soit quotidien lors des Jeux Olympiques…

Dans 10 ans il faudra 6 000 postes de policiers de plus et 5 000 nouvelles caméras. Etc. En attendant que la France devienne tranquillement comme l’Afrique du Sud :

Il est quasi-impossible de trouver en France une liturgie qui réponde aux exigences du Concile, sinon dans les lieux où est célébrée la liturgie traditionnelle

Le père Laurent-Marie Pocquet du Haut Jussé, canoniste et théologien, ancien responsable de l’application du motu proprio Summorum pontificum à Compiègne, a été interrogé dans Famille Chrétienne. Extraits :

Un an après le motu proprio Traditionis custodes, le pape vient de réaffirmer sa volonté de limiter drastiquement l’usage du rite tridentin dans sa lettre apostolique Desiderio desideravi au nom de l’unité de l’Eglise. En quoi le rite tridentin menace-t-il plus l’unité de l’Eglise que les autres rites admis en son sein ?

La crise sans précédent que l’Occident chrétien traverse aujourd’hui est d’abord et avant tout doctrinale et pastorale. L’Église tire son unité non de la liturgie mais d’une même profession de foi et d’une même fidélité à la grâce qui nous sauve, principalement communiquée par les sacrements. Nous vivons une situation paradoxale : il y a un effondrement de l’unité dans la foi qui va de pair avec l’affirmation de la nécessité absolue de l’unité liturgique, voire pastorale… […]

Cela pose-t-il un problème en soi qu’il y ait deux formes du même rite romain ?

Lorsque saint Pie V au sortir du Concile de Trente a accordé la liberté à tous les prêtres de l’Église romaine de célébrer le missel en usage à la curie romaine, il entendait offrir à tous une liturgie fruit d’un développement homogène qui remontait en ses éléments essentiels à la grande patristique. Mais il a aussi maintenu la liberté de célébrer les formes liturgiques de plus de deux cents ans. De plus, il y a un véritable éclatement de la célébration du missel promulgué en 1969, éclatement qui va bien au-delà des adaptations possibles prévues par le texte. Le Concile a reconnu le chant grégorien comme le chant propre de l’Église romaine, il a voulu qu’il ait la première place dans les célébrations liturgiques, les rubriques de l’ordinaire de la messe semblent indiquer que la messe est célébrée ad orientem, permettant ainsi à l’ensemble du peuple de Dieu, ministres et fidèles, de se tourner ensemble vers le Seigneur (en évitant un face à face très clérical…), et pourtant il est quasi-impossible de trouver en France une liturgie qui réponde aux exigences du Concile, sinon dans les lieux où est célébrée la liturgie traditionnelle…

Il n’est pas rare d’entendre que les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain ne sont pas en communion parfaite avec l’Eglise catholique. Quels sont les critères d’une telle communion ?

Tout fidèle qui professe la foi catholique telle qu’elle est contenue dans l’enseignement infaillible de l’Église et qui cherche à vivre l’Évangile dans toutes ces exigences est en parfaite communion avec l’Église tout entière. Par ailleurs, le droit de l’Église, comme le Concile Vatican II, lui reconnait la liberté de s’associer, de promouvoir telle ou telle spiritualité, de faire rayonner l’Évangile dans sa famille, son lieu de travail, ses responsabilités sociales et politiques etc. Les pasteurs exercent une mission de vigilance si l’exercice ou l’expression de ce droit va à l’encontre de la doctrine et de la morale catholiques. Aller au-delà de cette mission risque fort de verser dans une nouvelle forme de cléricalisme. Je note enfin que la plupart des jeunes sont insensibles à l’argument d’autorité lorsqu’il est employé à mauvais escient ou de façon illégitime !

Dom Geoffroy Kemlin souligne dans son entretien le fait que le Motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI « ne pouvait qu’être provisoire ». Qu’en pensez-vous ?

Je suis incapable de répondre à cette question. Par le baptême, le chrétien est installé dans une situation provisoire, celle d’attendre la Résurrection. Il y a des décisions provisoires qui ont traversé les siècles. Toute décision pastorale se juge à ses fruits : le maintien ou le rétablissement de la paix, la communion dans une même foi, la reconnaissance d’une légitime diversité, la protection des droits des fidèles. Il est indiscutable que le Motu proprio Summorum pontificum a largement contribué à pacifier les esprits et a permis à beaucoup de jeunes de faire l’expérience de la Tradition. […]

Le pape François rappelle dans sa lettre que tout catholique se doit d’« accepter la réforme liturgique née de Sacrosanctum Concilium » et donc la messe Paul VI. Que cela signifie-t-il profondément ? L’attachement au rite tridentin ou le refus de concélébrer doivent-il être considérés comme une forme de rejet de la messe Paul VI ?

Laissons Dieu sonder les cœurs et les reins ! Malheureusement les mesures très dures à l’encontre de la liturgie traditionnelle frappent indistinctement tous les prêtres latins, y compris ceux qui célèbrent le missel de St Paul VI, qui concélèbrent avec leur évêque et leurs confrères, et qui n’ont fait que répondre de façon large et généreuse aux demandes légitimes d’une portion du peuple de Dieu, sans chercher à imposer aux autres fidèles le latin, le grégorien et la communion dans la bouche !

Pour Dom Kemlin la diversité des rites ne nuit pas à l’unité de l’Eglise dès lors qu’elle se fonde sur un critère objectif (l’appartenance à une région ou un pays, ou à un ordre religieux). Mais elle devient problématique lorsqu’elle provient d’un critère subjectif, d’un choix personnel car, dit-il, « la liturgie est quelque chose qui ne vient pas de nous mais que nous recevons de l’Eglise ». Le rite tridentin ne répond-il pas précisément à cette définition ?

Ce point de vue me semble un peu étrange. Il ignore l’importance de l’expérience spirituelle des fidèles, leurs droits et leur liberté. Si un jeune entre à l’abbaye de Solesmes, il choisit une manière de vivre la liturgie et ce droit fondamental est non seulement reconnu mais protégé par l’Église. De même s’il entre à Fontgombault, au Barroux ou à la Pierre-qui-vire. Il y a bien un choix personnel qui est légitime et qui doit être respecté. Ayant accompagné de nombreux jeunes adultes vers le baptême, j’ai souvent remarqué que la liturgie traditionnelle constitue dans leur conversion et dans leur physionomie spirituelle un élément structurant, ce qui ne les empêche pas, par la suite, de s’ouvrir à d’autres réalités de l’Église. La liturgie n’existe pas dans l’absolu. Il est paradoxal d’affirmer à la fois que la liturgie constitue un élément central de l’identité de foi d’un fidèle et ne pas comprendre que celui-ci réagit lorsqu’on modifie, voire qu’on bouleverse la forme concrète qui lui a donné de vivre du mystère chrétien. Cela constitue une vision assez désincarnée, voire gnostique, de la liturgie. Tout ce qui contribue à un enracinement doit être encouragé. Enfin je note que la subjectivité du prêtre apparait beaucoup plus dans la liturgie issue du Concile que dans la liturgie traditionnelle, où le célébrant s’efface totalement pour laisser transparaître le rite et la splendeur du mystère célébré.

N’est-il pas paradoxal, à l’heure où la synodalité est sans cesse mise en avant, qu’une branche de l’Eglise n’ait pas voix au chapitre ?

La notion, sinon la réalité de la synodalité doit faire l’objet d’un autre type de considérations, à la fois historiques, doctrinales, critiques et pastorales. Dans la phase actuelle, ne sont remontées, à quelques exceptions près, que des exigences et les revendications d’une certaine frange de l’Église. Pour certains, il s’agit de construire une Église synodale. C’est ici que je rejoins l’inquiétude de Dom Kemlin : le mystère de l’Église se reçoit-il ou se construit-il ? Il y a un gros travail à fournir pour étudier les fondements scripturaires, patristiques, historiques, théologiques, pastoraux de la synodalité. Mais j’ai déjà fait l’expérience que certains des tenants de cette nouvelle manière de « faire église » sont assez peu ouverts au dialogue, à la contradiction, à l’argumentation raisonnable…

Le maintien du rite tridentin ne pourrait-il pas être considéré comme un des remèdes à l’effondrement de la pratique religieuse ?

Cela me semble évident. […]

Ce refus de tout débat doctrinal est, en soi, terrifiant

De Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique, suite à l’entretien donné dans Famille chrétienne par Don Thomas Diradourian, professeur de liturgie et prêtre de la Communauté Saint-Martin :

A l’occasion de l’anniversaire de la promulgation du Motu Proprio Traditionis custodes, le 16 juillet2021, l’hebdomadaire Famille Chrétienne revient sur le fond de la question liturgique en rediffusant un entretien déjà paru le 15 octobre dernier avec un prêtre de la Communauté Saint Martin, Don Thomas Diradourian, professeur de liturgie au séminaire d’Evron. Celui-ci se joint, a priori sans états d’âme, à la curée pontificale et épiscopale contre les fidèles et les prêtres attachés à la célébration de la messe traditionnelle. Outre qu’il n’est guère élégant de tirer sur une ambulance, il est, de plus, parfaitement stupide de croire que l’entreprise, en cours, de rupture avec la Tradition de l’Eglise, accélérée par le pontificat du pape François, se cantonnera aux questions liturgiques. Après le tour des communautés fidèles à la liturgie traditionnelle viendra celui des institutions simplement fidèles à l’enseignement de Saint Thomas d’Aquin. Hodie mihi. Cras tibi. Aujourd’hui c’est moi. Demain ce sera vous. Comme si donner des gages à la Révolution n’avait jamais entravé sa progression !

Le devoir d’adhérer à la messe de Paul VI

Le titre de l’entretien a le mérite de la clarté : « Tout catholique a le devoir d’adhérer à la messe de Paul VI ». On se demande d’abord dans ce contexte ce que signifie le verbe adhérer : « Tenir fortement à une chose » nous dit le Larousse : le papier peint doit bien adhérer au mur… Sont ainsi exclus de la communion catholique, par arrêt martiniste, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les fidèles a minima circonspects sur certains aspects de la réforme liturgique et pour cela attachés, à des degrés divers, à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. Une telle prétention laisse pantois quand on se remémore la force des propos de Saint Pie V promulguant par la bulle Quo Primum, en 1570, la messe restaurée par le concile de Trente :

« Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre décret et Notre intervention, ou n’ose aller à l’encontre de ces dispositions. Si, cependant, quelqu’un se permettait une telle altération qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu Tout-Puissant. »

Benoît XVI avait pris acte de la puissance de ce texte en affirmant dans le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 :

« Le missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 n’a jamais été abrogé ».

Le Motu proprio du pape François Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 n’a rien changé à cet état, canonique, de fait.

Devant la violence de l’injonction « devoir d’adhérer » le lecteur s’attend à une argumentation serrée, taillant en pièce toutes les objections et mettant en valeur les nombreux bienfaits de la réforme liturgique. Las, le seul argument retenu est celui d’autorité :

« Refuser son obéissance filiale et docile à la discipline liturgique de l’Eglise n’est-ce pas contester à celle-ci sa qualité de mère et d’éducatrice ? »

Nous n’en saurons pas plus. Les objections doctrinales présentées à Paul VI le 3 septembre 1969 et formulées dans le Bref Examen critique du Nouvel Ordo Missae :

« Le NOM s’éloigne de manière impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du concile de Trente. »

ne sont ni réfutées ni même mentionnées. Le lecteur ignorera aussi ce que peut signifier dans « l’obéissance filiale et docile » le fait que l’on en soit, en cinquante années, à la troisième traduction du Notre Père ainsi que les allers et retours sur la traduction de « consubstantialem » par de même nature ou consubstantiel. Circulez. Il n’y a rien à voir. Chez ces gens-là, on ne pense pas… Ce refus de tout débat doctrinal est, en soi, terrifiant.

Don Thomas note, par ailleurs, justement :

« Une autre nouveauté qui fit couler beaucoup d’encre consista dans la réécriture de l’offertoire, substituant aux prières héritées du Moyen-Age des bénédictions inspirées de la liturgie juive ».

Il s’agissait, nous dit-on, de « simplifier les prières sacerdotales ». Le résultat ne fut pas une simplification mais la disparition complète, dans les prières de l’Offertoire, de toute référence au sacrifice du Christ et à la Sainte Trinité ce qui n’est somme toute pas surprenant dans une bénédiction de repas juif. Notons à ce propos, et notre professeur de liturgie le sait certainement, que l’offertoire dominicain, sensiblement plus bref que l’offertoire romain, fait lui référence au sacrifice du Christ et à la Sainte-Trinité dans l’admirable prière : Suscipe sancta trinitas : Recevez, Sainte Trinité, cette oblation que je vous offre en mémoire de la passion de Notre-Seigneur Jésus-ChristLe débat qui devrait être doctrinal est renvoyé à des considérations historiques : Préférez-vous le Moyen-Age ou la période pré chrétienne ?

Rupture ou continuité ?

Quant à présenter, à la suite du cardinal Frings, archevêque de Cologne, le schéma préparatoire à la constitution sur la liturgie « comme le testament du pape Pie XII », mis en œuvre, « un héritage à consolider » il faut oser. En effet Pie XII écrit, par exemple, dans Mediator Dei, encyclique du 20 novembre 1947, sur la divine liturgie :

« Ce serait sortir de la voie droite de vouloir rendre à l’autel sa forme primitive de table, de vouloir supprimer radicalement des couleurs liturgiques le noir, d’exclure des temples les images saintes et les statues… ».

Sont ainsi dénoncées une partie des mesures que mettra en œuvre la réforme liturgique dans ses injonctions officielles et pas uniquement en raison « du contexte ecclésial troublé, voire anarchique » auquel Don Thomas attribue l’impossibilité d’une « réception apaisée » de la réforme.

Prudemment notre auteur n’aborde pas les conséquences de la réforme liturgique. Il n’est fait nulle mention de l’effondrement de la pratique religieuse : de 25% de la population en 1965, à moins de 2% aujourd’hui. S’agit-il d’une simple concomitance ? Ou Don Thomas est-il adepte de la célèbre formule : « Je préfère faire signe que faire nombre » ? Notre auteur conclut sa condamnation par une conviction :

« Je suis convaincu que le Missel de 2022, qui est imparfait comme toute œuvre humaine, contient en lui non seulement les formules les plus sûres de la foi de l’Eglise, mais aussi tous les trésors de la tradition de la liturgie romaine ».

Nouvelle attaque cardiaque pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de ce texte. Le Missel de 2022, version actualisée de celui de 1969, ne contiendrait pas seulement des « formules sûres de la foi de l’Eglise » mais « les plus sûres ». Comment alors expliquer le constat de Guillaume Cuchet dans son ouvrage : « Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ? » :

« Les milieux qui ont joué le plus franchement et avec le plus d’enthousiasme le jeu de l’ouverture sont aussi ceux qui ont connu, paradoxalement, les plus faibles taux de conservation et de transmission de la foi ».

Qui croira, là encore, à une simple concomitance alors que la sentence évangélique nous rappelle :

« Tout bon arbre donne de bons fruits, tandis que le mauvais arbre donne de mauvais fruits (…) Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaitrez » (Mat VII, 18-20).

Conclusion

A bien des égards, ce texte de circonstance, au-delà de son caractère injurieux à l’égard des catholiques attachés à la liturgie traditionnelle de l’Eglise, est d’abord profondément affligeant.

  • Affligeant par son refus de tout débat doctrinal de fond.
  • Affligeant par la seule référence, dans le raisonnement, à l’argument d’autorité.
  • Affligeant par le refus de regarder la réalité en face : les fruits désastreux de la réforme liturgique.
  • Affligeant par les tensions qu’il va créer dans les diocèses entre les prêtres de la communauté Saint Martin et ceux des communautés ex-Ecclesia Dei, immergés dans des presbyteriums acquis, en bonne part, aux propositions, parfaitement hétérodoxes, issues des synodes diocésains.
  • Affligeant enfin par la naïveté dont il est l’expression, son auteur espérant, peut-être, se concilier la bienveillance des autorités de l’Eglise par une surenchère légitimiste et la dénonciation à la vindicte ecclésiastique des familles qui sont, aussi, celles de nombreux prêtres et séminaristes de la Communauté Saint Martin. L’institution fondée par Mgr Guérin ne sort guère grandie de ce triste épisode et de ce débat manqué.

                                                     Jean-Pierre Maugendre

Une réfugiée ukrainienne appelle ses compatriotes à être prudentes

Cette réfugiée ukrainienne, qui a donc fuit la guerre, a été agressée en France par un Algérien de 37 ans, sans domicile stable ni titre de séjour.

Mais la France n’est pas un coupe-gorge.

Crèche à la mairie : les laïcards condamnés à payer

La Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne avait déposé un recours contre la mairie de Melun à propos de la crèche de Noël installée en décembre 2021. Elle a été condamnée par décision du tribunal administratif le 5 juillet 2022 à payer 1500 euros à la commune.

Dans le paragraphe 6 du jugement, il est écrit que la crèche est une scène qui participe à l’iconographie chrétienne et qui, par là, présente un caractère religieux. Mais il s’agit aussi d’un élément qui fait partie des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement sans signification religieuse particulière les fêtes de fin d’année.

La fédération ne sait pas encore si elle fera appel. Elle a jusqu’au 4 septembre pour le faire.

Gabrielle Cluzel menacée au supermarché devant ses enfants

La directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire a porté plainte après avoir été insultée et menacée de mort alors qu’elle faisait ses courses à Versailles en compagnie de trois de ses enfants, le 10 juillet.

« Arrivée à la caisse », la journaliste constate l’arrivée de trois ou quatre personnes de « type maghrébin » selon les critères d’identification de la police, dont l’un « d’environ 40 ans », qui la reconnait. « C’est la meuf d’Itélé [ancien nom de la chaîne CNews, ndlr]. C’est une facho ! » se serait exclamé l’individu, avant de s’adresser à un employé du magasin : « Il y a des fachos dans ton magasin ! » Puis, s’adressant de nouveau à Gabrielle Cluzel : « Fils de pute, nique ta mère, on va tous vous brûler et vous tuer. »

Contactée par Valeurs actuelles, Gabrielle Cluzel indique avoir été affectée principalement en raison de la présence de ses enfants, dont l’un refuserait désormais de sortir avec elle. D’où le dépôt de cette plainte.

Les forces de l’ordre ont rapidement identifié l’agresseur présumé, notamment grâce aux images de vidéosurveillance.

La France est un coupe-gorge

Dans une lettre à ses 130.000 militants, le patron de Reconquête! revient sur ses résultats électoraux, ajoutant que les thématiques de sa campagne, grand remplacement, enjeu civilisationnel, thématiques longtemps restées orphelines,«ont désormais une maison» avec son mouvement.

Reconquête lance une pétition pour dire Stop à la France coupe-gorge et organise une manifestation vendredi 22 juillet devant le ministère de la justice.

Président d’honneur de Reconquête et député au Parlement européen, Gilbert Collard vient de publier “Protestation“, une passionnante confession au fil des jours sur sa carrière politique et sur l’état du pays. Il revient notamment sur son départ du Palais Bourbon (“J’en avais marre”), sur sa “neurasthénie politique”, ses regrets, ses relations avec Eric Zemmour et le parti Reconquête. Il profite aussi de l’ouvrage pour régler ses comptes avec la magistrature. Dans l’entretien qu’il a accordé à TVLibertés, l’avocat et écrivain porte aussi un regard acéré sur l’actualité : la nouvelle criminalité ou les lois Macron sur le pouvoir d’achat rebaptisées “lois de mendicité sociale”.

Les dérives et le manque de transparence de la Commission européenne dans le financement d’experts de l’ONU

Louis-Marie Bonneau, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), met en lumière comment la Commission européenne “contrôle” des experts de l’ONU en toute opacité :

Le 29 juillet 2021, Valeurs Actuelles publiait une enquête sur la mainmise d’un petit nombre de fondations privées sur le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Citant un rapport du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), Valeurs Actuelles démontrait qu’en cinq ans, 37 experts des Nations Unies avaient reçu 11 millions de dollars d’acteurs privés et étatiques en dehors de tout contrôle de leur organisation. Parmi ces acteurs privés, les fondations Open Society et Ford étaient les plus importantes avec respectivement près de 1,5 millions et 2 millions d’euros versés. Le versement de ces fonds, assimilés à une forme de « corruption », mettait gravement en cause l’indépendance des experts de l’ONU. Ces révélations venaient alors alerter la communauté internationale contre un phénomène systémique plus général de privatisation et de capture des organisations internationales. Ces dernières, initialement conçues comme un espace de coopération entre États sont en effet devenues les victimes de la prédation d’acteurs privés qui profitent de failles structurelles ou de difficultés financières pour les instrumentaliser au service de leurs intérêts et leur idéologie. Après avoir admis « contrôler » des experts de l’ONU, il apparaît aujourd’hui que la Commission européenne a aussi une responsabilité au cœur de ces dérives.

Des accords opaques qui remettent en cause l’indépendance des experts de l’ONU

En septembre 2021, le député européen Robert Roos interrogeait la Commission européenne sur l’objet d’un financement de plusieurs centaines de milliers d’euros qu’elle avait accordé à un « projet conjoint » dirigé par trois experts de l’ONU. Dans sa réponse au nom de la Commission, la Commissaire européenne Jutta Urpilainen avait confirmé ces versements qui avaient duré de novembre 2016 à juillet 2021. Elle avait ensuite voulu rassurer le député sur le contrôle et le suivi qu’elle avait assurés à propos de cette subvention : « La Commission a reçu des rapports d’activité et des rapports financiers annuels conformément aux obligations contractuelles. Ces rapports permettent à la Commission de contrôler les opérations réalisées et la façon dont les fonds ont été dépensés. »

Une demande faite au service de transparence de la Commission européenne a permis de préciser le cadre de ce financement et de déterminer que le 3 décembre 2016, la Commission avait signé un accord de subvention de 1 600 000 € avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). Il s’agissait de mettre en œuvre une « action » visant à soutenir trois experts des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, la liberté d’association et la liberté d’expression. Le document précisant l’objet de l’« action » en question est jugé confidentiel par la Commission européenne de même que d’autres documents liés à cet accord de financement. C’est notamment le cas des quatre rapports d’activité et financiers que la Commission européenne a exigé des experts de l’ONU. Comme la procédure le permet, l’ECLJ a demandé à la Commission européenne de revoir sa position sur son refus de communiquer ces documents. La Commission aurait dû lui répondre avant le 22 mars 2022 mais ne l’a toujours pas fait. Cette absence de réponse est problématique car elle indiquerait que la Commission possède bien des pièces confidentielles sur l’activité d’experts de l’ONU. En possédant ainsi des documents sensibles, inconnus des États eux-mêmes, la Commission viendrait alors rompre l’égalité entre les acteurs internationaux.

L’existence de ces documents, permettant le contrôle par la Commission des « opérations réalisées » par les experts, pourrait sembler banale dans le cadre d’accords financiers. Ils sont en réalité contraires aux règles de procédure qui régissent le travail des experts de l’ONU et garantissent leur indépendance. La Résolution 5/2 du Secrétaire général de l’ONU affirme ainsi que dans l’exercice de leur mandat, les experts doivent agir en toute indépendance et libre « de toute forme d’influence extérieure, d’incitation, ou d’ingérence, directe ou indirecte, de la part de toute partie, qu’elle soit ou non partie prenante, pour quelque raison que ce soit ». Les experts expriment eux-mêmes cette réalité dans une déclaration solennelle à leur entrée en fonction, où ils s’engagent à agir « sans solliciter ni accepter d’instructions d’aucune sorte de qui que ce soit ». Une Circulaire du Secrétaire général de 2006 est aussi très précise sur les versements extérieurs, en exigeant qu’ils ne soient pas contraires à l’indépendance du bénéficiaire. Ainsi, en aucun cas, les experts de l’ONU ne devraient recevoir de financements en vue de réaliser une action précise, ni rendre compte de leurs activités à leurs financeurs : cela serait contraire à leur indépendance. Le fait que le l’ONU ait accepté ces conditions de financement pour ses experts constitue ainsi également une violation de leurs propres règles de procédure.

Une déstabilisation du système international de protection des droits de l’homme

La possibilité donnée à ce type de financement est un risque pour la stabilité de l’architecture internationale de protection des droits de l’homme dans un contexte de montée en puissance de nouveaux acteurs, en particulier en Asie. En effet, il apparait que depuis deux ans, la Chine a versé près de 500 000 € à trois experts alors que les cinq années précédentes, elle n’avait fait qu’un versement d’environ 100 000 € à un seul expert. En outre, il s’avère que ces trois subventions chinoises visent des thématiques sensibles pour l’Occident et pour la Chine elle-même : les droits des migrants, les mesures coercitives unilatérales et la justice transitionnelle (mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé, en vue d’établir les responsabilités et de rendre la justice). De crainte d’être visée par un rapport de l’ONU, la Chine pourrait souhaiter financer un expert en espérant se préserver d’attaque de sa part. De la même façon, en finançant l’expert sur les migrants par exemple, elle pourrait espérer susciter des rapports qui pourraient mettre l’Occident dans une position inconfortable. Un ancien expert interrogé par l’ECLJ disait au sujet de ce type de financement : « C’est celui qui paie qui choisit la musique. »

Les experts reconnaissent qu’il n’existe pas de critères objectifs permettant de distinguer l’argent d’un « bon » financeur qui pourrait être accepté, de celui d’un « mauvais » qui devrait être refusé. Selon l’ancien expert Gabor Rona, la question des soutiens financiers est nécessairement politisée, mais « il n’y a aucun moyen de fixer des critères objectifs autour desquels les États pourraient se rassembler pour déterminer quels États sont sur la liste verte et quels États sont sur la liste rouge ». Aujourd’hui, la grande majorité des financements provient de quelques pays, universités et fondations, principalement anglo-saxons. Cependant, les équilibres mondiaux évoluant, il est probable d’apercevoir dans les prochaines années l’arrivée d’investissements asiatiques de plus en plus importants dans ce système. En effet, les États sont tentés d’utiliser les droits de l’homme comme un instrument de politique étrangère et ce phénomène tend à s’accentuer en l’absence d’un contrôle financier rigoureux et effectif venant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

S’il est impossible de discriminer entre des fonds attribués par la Commission européenne ou par la Chine, l’ONU devrait revenir à une position de principe claire pour détacher les droits de l’homme des intérêts particuliers. Il s’agirait d’interdire à tout financeur d’attribuer une subvention à un mandat particulier. Toutes les subventions devraient être proposées sans conditions, directement au Haut-Commissariat, pour qu’il puisse choisir librement leurs affectations en toute indépendance. Cela serait une première étape afin de garantir une protection plus importante du Conseil des droits de l’homme et de ces influents experts contre les tentatives de capture qui sont aujourd’hui observées.

Le fiasco de Biden dans le Golfe

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le néant. C’est ainsi que peut se résumer le bilan de la visite du président Biden dans le Golfe. Certes, il a rencontré tout le gotha : les dirigeants des six États du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Oman) ainsi que ceux de Jordanie, d’Égypte et d’Irak. Mais le but principal de cette tournée proche-orientale était d’obtenir une augmentation de la production de pétrole afin de faire baisser les cours. Or, aucun engagement n’a été pris par les producteurs, Arabie saoudite en tête.

Pourtant, Biden s’était tranquillement renié pour tenter d’aboutir à ses fins. Pendant sa campagne électorale, il avait fustigé Donald Trump et son refus de condamner Mohammed ben Salmane après le meurtre de l’opposant saoudien Khashoggi. Il s’était engagé à traiter en « paria » le prince héritier.

Mais la hausse des cours du pétrole a entraîné une envolée du prix de l’essence et le consommateur américain gronde. À quelques mois des élections de mi-mandat, les perspectives ne sont guère réjouissantes pour les démocrates. De plus, la sénilité de Biden est de plus en plus voyante et sa cote de popularité très mauvaise. La médiocrité de la vice-présidente ne permet pas de remonter le courant.

D’où l’idée de cette tournée proche-orientale à usage aussi bien interne qu’externe : montrer aux Américains que le président préside toujours, développer le projet d’alliance militaire « défensive » entre le Proche-Orient sunnite et Israël face à l’Iran, enfin faire baisser les cours du pétrole.

Sur l’idée d’alliance militaire, l’échec est total. L’Arabie saoudite a indiqué froidement ne pas être au courant d’un tel projet et les Émirats arabes unis ont été plus cinglants encore en affirmant ne pas avoir l’intention de faire partie d’une quelconque alliance militaire. Le Qatar et le Koweït, quant à eux, entretiennent des relations cordiales avec l’Iran et n’ont pas du tout projeté d’envenimer leurs relations avec la grande puissance chiite. Le rêve américano-israélien d’une sorte d’OTAN moyen-oriental a donc bien peu de chances de déboucher.

Biden n’a rien obtenu sur le pétrole non plus. L’Arabie saoudite a indiqué qu’une décision serait prise le 3 août à la réunion de l’OPEP+. Et qui dit OPEP+ dit participation de la Russie. Biden doit donc manger son chapeau et attendre cette rencontre où les Russes joueront un rôle majeur. Très critiquée aux États-Unis, la rencontre avec Mohammed ben Salmane n’a donc débouché sur rien. Autant dire que les répercussions internes en vue des élections risquent d’être nulles voire négatives.

En réalité, le fond de l’histoire, c’est qu’on assiste à un rééquilibrage géopolitique. L’Occident semble ne pas vouloir comprendre que la plupart des pays arabes n’a pas l’intention de se ranger derrière lui dans sa croisade antirusse. La neutralité semble être leur doctrine et il est peu probable qu’un revirement ait lieu. Après avoir mis l’Arabie saoudite de côté, pensant qu’elle n’avait plus besoin de son pétrole, l’Amérique réalise aujourd’hui son erreur stratégique, mais c’est un peu tard et les dégâts sont importants.

De leur côté, les BRICS retrouvent une seconde jeunesse. Cette alliance regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud multiplie les contacts et l’Iran frappe à sa porte.

Décidemment, l’opération russe en Ukraine est en train de provoquer un vaste basculement géopolitique. En se rangeant aux ordres de l’Amérique, l’Europe a, une fois de plus, montré son incurie et sa lâcheté. C’est plutôt elle qui est en état de mort cérébrale.

Le mont Saint-Michel de Brasparts sauvé des flammes

Il y a bien un Mont-Saint-Michel en Bretagne, mais dans le Finistère. C’est l’un des sommets de la chaîne des monts d’Arrée. Un incendie s’est déclaré lundi et près de 1 700 ha de végétation ont été victimes des flammes.

La chapelle tient toujours debout, sauvée, selon les pompiers, au bénéfice de vents favorables.

Si Dieu existe, pourquoi le mal ?

Question souvent posée, sur laquelle l’abbé Rabany a donné une conférence, diffusée sur Claves. Extrait :

[…] C’est la question habituelle : « qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » La question est biaisée et ne devrait pas être posée ainsi, comme si chaque épreuve faisait suite à une faute passée : c’est le cas parfois, mais cette réflexion culpabilisante ajoute un mal au mal. Le bon Dieu permet parfois une épreuve pour notre bien, notre purification, pour nous détacher du péché et nous attirer à lui. S’il y a une relation entre notre péché et le mal subi par nous, en règle générale elle est plutôt indirecte : l’épreuve n’est pas une punition mais un remède pour notre salut ; c’est en la considérant ainsi que nous pourrons la faire tourner en bien, en l’offrant en sacrifice en union à celui du Christ.

Dieu et la cause du péché

Dieu ne peut être cause du mal, puisqu’il est un non-être ; saint Thomas pose cependant une question redoutable : Dieu est-il cause de l’acte du péché (en tant qu’acte, et non en tant que péché) ?

Tout acte est de l’être : si je pose un acte, c’est grâce à Dieu. Il faut dire que Dieu est bien cause de l’acte, mais pas de son caractère désordonné, et donc pas du péché.

Ainsi nos actes bons ont Dieu pour cause première et notre volonté pour cause seconde ; nos actes mauvais en revanche, ont Dieu pour cause première en tant qu’acte, et la volonté pour cause seconde, mais l’absence de rectitude morale de l’acte ne vient pas de Dieu, il est entièrement de la volonté désordonnée de l’homme. En pratique, c’est pour cela que l’on rend grâces dans la prière pour les actes bons que nous avons faits – ils viennent d’abord de Dieu, et que l’on demande pardon pour les actes mauvais – ils viennent d’abord de nous.

Cela peut permettre d’éclairer le mystère de notre inclination au mal : en se détournant de la volonté de Dieu, nous répondons à la tentation de nous faire la cause première de nos actes – au moins en partie. C’est bien le péché de Lucifer et sa tentation au Jardin : « vous serez comme des dieux ». Ce n’est bien sûr qu’une illusion, car nous ne sommes alors cause que du non-être, du rien.

 « Sans moi, vous ne pouvez rien faire[3] »

 «  Sans moi, dit Dieu, vous ne faites jamais que le rien[4] »

Si Dieu est bon, pourquoi le mal ?

On en arrive alors à la grande objection posée à l’existence de Dieu. Pour y répondre il faut comprendre que Dieu ne peut être cause du mal, car celui-ci n’est qu’une privation, il vient donc de l’imperfection des créatures, de leur caractère matériel, et de la liberté de l’homme.

La foi éclaire ce mystère quant au mal qui nous touche personnellement : Dieu avait créé les premiers parents dans un état qui les exemptait de toute souffrance (la justice originelle), c’est la catastrophe du péché qui a brisé cette harmonie. Cette révélation n’est cependant pas sans porter une espérance immense, car l’homme n’a pas été créé mauvais, et le mal n’est pas sans remède.

On entre alors dans le mystère plus profondément : Dieu, infiniment bon, peut permettre le mal, mais il ne le ferait pas s’il n’était pas en mesure d’en tirer un bien plus grand.

 «  Dieu ne permettrait pas que le mal survienne dans sa création s’il n’était pas assez bon et assez puissant pour faire jaillir de ce mal, un bien. » (saint Augustin)

On dit bien que Dieu permet le mal : il ne le veut pas, il aurait pu vouloir un monde sans mélange de mal, mais a choisi, pour un plus grand bien, ce monde où le mal est possible.

L’Église contemple donc le mystère de la souffrance et le vit avec les hommes, mais elle le contemple dans le visage du Christ, qui n’est pas venu répondre à toutes nos objections humaines, mais donner un sens à ce mystère, en souffrant avec nous, en prenant sur lui le poids de nos maux. La Rédemption transforme ce qui nous est contraire en un sacrifice agréable à Dieu, et nos souffrances peuvent à la suite de celles du Christ être tournées en grâce de salut.

« Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons. » (2Tm 2, 11)

« Bienheureux ceux qui voudront porter la croix avec Jésus. Ils seront portés par elle là où ils ne voudraient pas aller, mais où il est meilleur pour eux d’aller. » (Cal Journet, Le mal)

 « Nous savons que le mal est plus visible que le bien ; mais le bien est plus durable que le mal, il mine les constructions du mal qui s’effondrent l’une sur l’autre. Nous croyons que si le mal, à un moment de l’histoire, devait primer le bien, Dieu ferait sauter la machine du monde. » (ibid.)

 « Il n’y a au fond, qu’un mal suprême, qui peut vicier tous les biens et hors duquel, il ne faut rien craindre, c’est le péché. Et qu’un bien suprême qui peut illuminer tous les maux et pour lequel il faut tout donner : c’est la charité. » (ibid.)

Les dépenses des candidats à la présidentielle

Les comptes de campagne des candidats à la présidentielle sont parus au Journal Officiel du 19 juillet.

Sans surprise, le candidat du “quoi qu’il en coûte” a le plus dépensé avec près de 17 millions d’euros.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques doit éplucher les comptes d’ici à la fin de l’année.

  • Valérie Pécresse a consacré 14,3 millions d’euros pour un seul tour de scrutin, mais sans atteindre la barre des 5 % de voix qui lui aurait permis d’obtenir le remboursement de ses frais de campagne.
  • Jean-Luc Mélenchon a déboursé 13,7 millions d’euros.
  • Marine Le Pen a investi 11,5 millions d’euros.
  • Eric Zemmour a déboursé près de 11 millions d’euros.
  • Anne Hidalgo, dont le parti avait anticipé un score inférieur à 5 %, n’a dépensé que 3,7 millions d’euros.
  • Yannick Jadot, également sous la barre des 5 %, a investi 5,2 millions d’euros.
  • Fabien Roussel a dépensé 4,02 millions d’euros.
  • Le candidat qui a le moins dépensé est Jean Lassalle, avec 813.060 euros.
  • Il est suivi de près par le NPA Philippe Poutou (819.686 euros),
  • Nicolas Dupont-Aignan (871.410)
  • Nathalie Arthaud (891.098 euros).

Le plafond des dépenses était établi cette année à 16.851.000 euros pour les candidats présents au premier tour, et 22.509.000 euros pour les candidats qualifiés pour le second tour.

Les remboursements s’élèveront au maximum à 800.423 euros pour les candidats n’ayant pas atteint la barre des 5 %, 8.004.225 euros pour les autres candidats présents au premier tour et 10.691.775 euros pour les candidats concourant au second tour.

L’Arcom (ex-CSA) souhaite que la télévision montre plus le grand remplacement

Dans son dernier rapport annuel, l’Arcom (ex-CSA) souligne que

Les personnes perçues comme « non-blanches » ont été moins représentées en 2021 à la télévision (14% contre 16% en 2020).

Leur présence est particulièrement faible sur les chaînes d’information en continu puisqu’elles ne représentent que 10% des personnes indexées.

Ce rapport a été conclu après le visionnage de 1 800 heures de programmes en tous genre dispersés sur 19 chaînes. Ils n’ont que ça à faire…

Proposons une solution :

Une tempête parfaite

Dans les années 60, un organe consultatif de l’Église a cherché à mettre en œuvre des réformes en accord avec Vatican II. Qu’est-il arrivé? Une réécriture sans précédent des rites, rituels, bénédictions et liturgies de l’église. Regardez à quel point la messe a changé.

L’une des personnes interrogées demande s’il n’y a pas une coïncidence entre le changement de la messe et la perte de la foi.

Ce film sorti en juin a déjà été visionné plusieurs millions de fois aux États-Unis. Il est en anglais, mais on peut choisir les sous-titres dans une quinzaine de langues dont le français (cliquer sur cc en bas à droite) :

Nouvelles restrictions pour la messe traditionnelle, aux Etats-Unis

Dans le diocèse de Chicago, le cardinal Cupich, qui avait déjà restreint l’usage du missel traditionnel, a ordonné à l’Institut du Christ Roi de partir d’ici le 1er août.

L’évêque de Savannah (moitié sud de l’Etat de Géorgie) a annoncé que la messe traditionnelle sera interdite dans le diocèse à partir du 20 mai 2023. Pourquoi ce délai ? Pour que les fidèles aient le temps de faire leur « transition vers la messe conforme aux décrets du Second Concile du Vatican ». Il n’y a pas eu de décret de Vatican II sur la liturgie, mais une Constitution conciliaire, qui n’a pas grand chose à voir avec la nouvelle messe.

110 000

Malgré les scrogneugneu de la rédaction, le dernier numéro de Paris Match s’est bien vendu :

Vers l’interdiction de la propagande LGBT en Russie

Le Parlement russe s’apprête à voter un projet de loi pour interdire toute propagande LGBT sur internet, dans les films, dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’annonce a été faite par Alexander Khinshtein, président du Comité en charge de la communication et des Technologies du Parlement russe.

“Je soutiens totalement cette initiative lancée par Vyacheslav Volodin, speaker du Parlement russe, d’interdire la propagande des valeurs non-traditionnelles”.

Les députés envisagent de faire voter un projet de loi pour punir sévèrement toute promotion de l’homosexualité en Russie.

La libération sexuelle c’est la culture du viol

Le libertaire Le Monde raconte l’histoire du premier film pornographique, dans une version largement mensongère. Linda “Lovelace” Boreman a en effet tourné ce film sous la contrainte de son ex-mari, comme elle le racontera plus tard. Mais l’article préfère donner la parole au réalisateur qui raconte à quel point elle était triste à la fin. Le Monde souligne même que l’humour de ce film, alors que Chuck, son mari, qui la battait régulièrement, la menaçait avec une arme pour qu’elle tourne. Son cachet de 1 250 dollars fut confisqué par son mari. Les féministes interrogés trouvent même ça “hilarant”. En 1986, témoignant devant le Congrès des dangers de la pornographie, Linda a déclaré :

“A chaque fois que quelqu’un regarde ce film, il me voit me faire violer”.

Les anciens “acteurs” masculins minimisent ou nient les paroles de Linda. Ce serait reconnaître avoir participé à un viol. Mais Larry Flint déclare dans un article de 2015 :

Linda Lovelace est devenue ensuite porte-parole du mouvement anti-pornographie. Mais cela Le Monde ne l’écrit pas non plus.

Organisation Mondiale des Cinglés

L’idéologie du genre fait des ravages jusqu’à l’OMS :

Dans le cadre de nouvelles recommandations auprès des professionnels de santé publique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré aller « au-delà » des « termes binaires », pour « reconnaître la diversité sexuelle et de genre ». « L’identité de genre existe dans un continuum », estime l’organisme, et « le sexe ne se limite pas à l’homme ou à la femme ». L’OMS prendra note des commentaires sur la mise à jour de son manuel jusqu’à l’automne.

Pour le professeur Jenny Gamble, spécialiste en obstétrique à l’université de Coventry, « c’est un rejet de la biologie de base – et une erreur ». « L’annonce de l’OMS n’est pas scientifique », abonde le Dr Karleen Gribble, spécialiste des soins infirmiers et d’obstétrique à l’université de Western Sydney. « La biologie est un facteur déterminant de la santé et de la maladie », rappelle le Pr Gamble.

Ce mois-ci, l’OMS a également déclaré qu’elle allait développer le concept d’« intersectionnalité », « qui examine comment les dynamiques de pouvoir liées au genre interagissent avec d’autres hiérarchies de privilèges ou de désavantages, entraînant des inégalités en matière de santé ».

Le projet de loi sur pouvoir d’achat : un panel de mesurettes

Olivier Frèrejacques constate que la politique politicienne passe avant le bien commun :

Le projet de loi proposant des « mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat », arrivé lundi à l’Assemblée nationale, a tout du piège pour les oppositions. En effet, si l’on met de côté les mesures proposées qui consistent ni plus ni moins à augmenter ici et là des prestations sociales et à supprimer la taxe sur l’audiovisuel public, ce texte intéresse surtout par la manière dont il sera traité par les groupes parlementaires à l’Assemblée. Pour la majorité, la feuille de route est simple : si les oppositions bloquent, elles empêchent les Français d’être aidés ; si elle collabore, la majorité aura réussi à imposer un consensus. Pour Les Républicains, dont la porosité avec la majorité sur les questions économiques est souvent criante, il conviendra d’agir en technicien et de rallier la droite parlementaire à sa cause. Du côté du Rassemblement National, qui a réussi à imposer le thème du pouvoir d’achat lors des derniers scrutins, il faudra proposer plus pour satisfaire l’électorat mais probablement valider certains éléments du texte pour gagner encore un peu en respectabilité. Enfin, la Nupes pourrait se diviser sur le sujet avec une forme d’intransigeance du côté des Insoumis et de possibles compromis du côté des socialistes, des écologistes et même des communistes. Ainsi, LFI pourrait revendiquer son rôle d’opposant numéro un en dénonçant les “accointances” entre le RN et la majorité.

LR et RN proposent, la majorité refuse

Le texte en lui-même ne porte guère d’intérêt et présente un ensemble de « mesures pansements » sans envisager des changements de fond ou de mesures chocs. Le cas de l’aide alimentaire illustre ainsi le déclassement d’une puissance mondiale qui en vient à réinventer le ticket de rationnement. Les oppositions de droite avaient pourtant suggéré quelques propositions fortes. Le RN avait ainsi proposé une baisse de la TVA sur l’énergie et Les Républicains de ramener le prix de l’essence à 1,50 euro le litre. Des mesures écartées par la majorité qui n’entend évidemment pas se faire voler la vedette.

La dette, grande oubliée du débat

Si l’on prend le temps de regarder le sujet avec un peu de hauteur en s’éloignant des promesses des uns et des autres et de la cuisine parlementaire, un élément peut étonner : personne ne s’inquiète du risque qu’impliquent de telles dépenses en matière d’endettement du pays. Habituellement, c’est le centre (Modem) qui était à cheval sur ce type de principes mais son chef de fil François Bayrou, devenu en 2021 “Haut-commissaire au plan”, n’a depuis plus aucune légitimité à réclamer une quelconque forme d’équilibre budgétaire ou, a minima, de limiter les dépenses. Les enjeux découlant du blocage de l’économie avec les confinements puis les conséquences des sanctions contre la Russie font vaciller une économie déjà affaiblie par des décennies d’incurie politique en matière industrielle, de grand projet, de matraquage fiscal et de dépenses inconsidérées. Faute d’aider structurellement les plus démunis à s’en sortir et à valoriser la dignité dans le travail, le texte pouvoir d’achat devrait déboucher sur un panel de mesurettes interchangeables au gré des possibles futures alternances.

École à la maison : l’État bafoue les valeurs de la République

De Jean-Frédéric Poisson, président de Via, pour le Salon beige:

Les fameuses valeurs de la République semblent tenir une place si importante dans le cœur et l’esprit de certains fonctionnaires de l’Éducation nationale qu’ils en viennent à recaler de futurs candidats à leurs différents concours au prétexte qu’ils ne les maîtrisent pas[1]. Lorsque l’on connaît les difficultés que ce même ministère rencontre pour recruter des enseignants, ce zèle républicain a de quoi étonner. D’autant plus que ces valeurs fondées sur notre triptyque – liberté, égalité, fraternité – constamment brandies dans les programmes ou les discours politiques, sont bafouées chaque fois que l’occasion se présente : les dernières restrictions autour de l’école à la maison illustrent cette incohérence à la perfection.

Ainsi, tout le monde se rappelle des dispositions mises en place par la loi contre les séparatismes du 24 août 2021. Déjà à cette époque, nous avions alerté sur les dangers qui guettaient les libertés fondamentales en matière d’éducation[2] : cette loi, en effet, attaquait tout particulièrement l’instruction dans le hors contrat et l’école à la maison déjà largement sous contrôle de l’État. À seule fin de combattre certaines franges de l’islam conquérant qui endoctrinent les enfants à leur cause, les législateurs attaquaient des libertés qui nous étaient chères et semblaient, dans le même temps, oublier que les principaux cas de radicalisation recensés étaient issus principalement d’écoles clandestines, ou alors de l’école publique. Augurant le danger, nous avertissions, dès ce moment-là, sur l’inadaptation, l’injustice et l’aspect potentiellement liberticide de ces dispositions.

Comme d’habitude, il apparaît que nos gouvernants ont établi en 2021 une nouvelle loi pour ne pas avoir à utiliser celles qui existaient déjà et qui leur auraient pourtant suffi à venir à bout des écoles coraniques. Ce faisant, ils utilisent aujourd’hui la nouvelle loi, non pas pour s’attaquer aux « radicalisés » comme cela était prévu initialement, mais pour resserrer le carcan administratif et idéologique sur les populations honnêtes qui, elles, n’ont pas l’habitude de contredire le pouvoir légal. Ces dernières semaines, l’avenir nous a donné raison puisque les interdictions de scolariser des enfants à la maison se sont multipliées sous les yeux impuissants des parents concernés[3], et sans que cela concerne, à notre connaissance, des familles soupçonnées de radicalisation islamique… tant s’en faut ! Aujourd’hui, ces blocages administratifs sont d’autant plus difficiles à comprendre qu’aucune raison sérieuse explicitant ces refus n’a été pour le moment évoquée.

Transparait à travers cette mesure, une volonté progressive de l’État de se constituer comme seul éducateur de l’enfant, et d’assécher les rares espaces de liberté qui permettaient aux parents qui le souhaitaient de prodiguer librement l’éducation qu’ils souhaitaient à leur progéniture dont ils devraient avoir, du reste, la première responsabilité. Cette éducation à la maison a notamment un rôle primordial : celui de prendre en compte les cas particuliers d’enfants qui ne rentrent pas dans les cadres scolaires classiques (élèves harcelés, maladies, enfants précoces, déménagements, parents au travail itinérant…). Elle permet également à ceux qui présentent des talents particuliers de bénéficier d’une instruction correspondant à leurs profils. En la supprimant progressivement, l’État étouffe le talent au lieu de favoriser la créativité. Il arase les différences au lieu de cultiver les trésors qui naissent de la nuance et de la variété des profils. Ce système d’autorisation préalable de plus en plus restreint vient s’additionner aux multiples restrictions et mesures de contrôle qui ont eu cours pendant le dernier quinquennat, et en particulier pendant ces deux dernières années de privations sanitaires. Un homme libre ne les intéresse nullement. Ce qu’ils souhaitent c’est un homme docile, déterminé à obéir quoi qu’on lui demande, entraîné à la soumission dès son plus jeune âge.

Élisabeth Borne l’a affirmé lors de son discours de politique générale : « La République de l’égalité des chances se construit dès la naissance[4] ». Seulement, l’égalité des chances pour le gouvernement Macron, c’est la destruction des différences, les enfants fondus dans le même moule idéologique, et la construction de citoyens domestiqués, malléables… Aujourd’hui, l’école à la maison est attaquée. Demain, ce seront les écoles hors contrat. Petit à petit, nos enfants auront donc tous « également » les mêmes chances de se voir spolier leurs libertés par l’État ; le seul domaine dans lequel ils seront totalement égaux. Ces dispositions font écho à la fameuse phrase de Saint-Exupéry : « On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissés libres de marcher. »

Il est temps que l’État mette un terme à cette façon de gouverner et qu’il se penche à nouveau sur sa manière de concevoir la liberté, en particulier dans le domaine de l’éducation. Les députés de l’opposition, de droite comme de gauche, ont également un devoir à cet égard. Après leurs discours convaincus sur la défense des libertés des Français, nous les attendons de pied ferme dans leurs actes au cœur de l’hémicycle. Quant à nous, nous continuerons à défendre ces libertés coûte que coûte sur tous les terrains.

Jean-Frédéric Poisson

Président de VIA | La voie du peuple

[1] « «Je ne comprends pas ce qu’on attend de nous» : au concours enseignant, le dépit des candidats saqués par le jury », Le Figaro, le 07/07/2022.

[2] « École à la maison, quand l’inclusion républicaine justifie le séparatisme parental », La Croix, le 04/03/2021.

[3] « École à la maison : des familles dénoncent les refus de l’académie », Le Bien Public, le 30/06/2022.

[4] « Déclaration de politique générale de Mme Elisabeth Borne… », Vie Publique, le 06/07/2022.

Chronique des cinglés

Le secrétaire adjointe à la santé des États-Unis, Rachel Levine, un homme qui se prend pour une femme, a demandé lundi que des lois soient adoptées pour “soutenir et permettre” aux jeunes “d’obtenir un traitement d’affirmation de genre“. Lors de son passage dans l’émission “Andrea Mitchell Reports” sur MSNBC, Rachel Levine a discuté d’un article critiquant des États tels que la Floride, qui limitent les traitements pour les jeunes transgenres. Levine a souligné que ces lois, ainsi que le “harcèlement important“, sont ce qui contribue aux problèmes mentaux chez les jeunes transgenres.

“Les jeunes transgenres sont vulnérables. Ils subissent un harcèlement et des brimades importants, parfois à l’école ou dans leur communauté. Ils ont plus de problèmes de santé mentale, mais il n’y a rien d’inhérent au fait d’être transsexuel ou d’avoir un genre différent qui prédispose les jeunes à la dépression ou à l’anxiété. C’est le harcèlement et l’intimidation“. “Maintenant, ils subissent des attaques politiquement motivées par des actions de l’État contre ces jeunes transgenres vulnérables. Ces actions ne sont pas fondées sur des données. Ces actions sont motivées par des raisons politiques.“

Pays-Bas : plus de 40 000 agriculteurs néerlandais ont bloqué les grands axes routiers et les centres de distribution alimentaires

Communiqué du député européen RN Gilles Lebreton :

Les images de ces dernières semaines au Pays-Bas sont saisissantes : plus de 40 000 agriculteurs néerlandais ont bloqué les grands axes routiers et les centres de distribution alimentaires. La manifestation, d’une ampleur inédite pour le pays, s’est progressivement durcie, aboutissant à des situations d’affrontement avec les forces de l’ordre.

La raison de ce mécontentement est claire : le grand programme environnemental présenté par le gouvernement néerlandais, qui impose une réduction de 50% des émissions d’azote du secteur agricole, ne passe pas. Celui-ci aboutira, selon les autorités, à la fermeture de centaines d’exploitations agricoles, et à la réduction générale de 30% du cheptel bovin.

Au-delà de cette décision nationale, c’est le mal-être des éleveurs européens qui s’exprime. Après leur avoir imposé de produire toujours plus, tout en les soumettant aux règles impitoyables du libre-échange mondialisé, nos dirigeants leur imposent aujourd’hui des baisses drastiques de production. Avec une grande brutalité, l’élite bureaucratique hors-sol se permet de décider ou non de leur survie. Les éleveurs sont en fait les victimes de la politique d’écologie punitive menée par les gouvernements des États membres de l’UE, et pilotée depuis Bruxelles avec le funeste programme « De la ferme à la fourchette ».

Nous ne pouvons plus ignorer cette colère et devons écouter les difficultés d’une profession qui ne sait plus que faire, tant elle est stigmatisée. Il faut agir de toute urgence sur les causes profondes de ces événements : faire cesser l’idéologie libre-échangiste de l’UE, qui tire notre agriculture vers le moins-disant environnemental et social, et rappeler à nos éleveurs français qu’ils ne sont pas le problème mais la solution pour garantir la durabilité de notre modèle agricole et notre sécurité alimentaire.

Mangez un “animaliste” pour sauver la planète…

Paris est désormais connue pour connaître une inquiétante prolifération de rats :

Douchka Markovic, élue animaliste déléguée à la condition animale dans la mairie du 18e arrondissement, a déclaré le 7 juillet au Conseil de Paris qu’il fallait légitimer la place des rats dans la ville. Pour Douchka Markovic, l’utilité des rats est supérieure aux dégâts qu’ils sont susceptibles de causer, car ils jouent un rôle dans les égouts en évacuant plusieurs centaines de tonnes de déchets par jour et en débouchant les canalisations. Douchka Markovic propose même de les nommer « surmulots pour éviter de les stigmatiser », et de renoncer à les éliminer au nom du « bien-être animal ».

Des propos qui ont fait bondir l’Académie de médecine, la surpopulation de rats étant surtout un danger pour la santé humaine. L’Académie de médecine juge ces propos saugrenus, voire « lunaires », mais qui ont toutefois été pris en compte, puisque la mairie a refusé d’intensifier la lutte pour la salubrité des habitants du parc locatif parisien.

L’Académie de médecine rappelle :

Le rat d’égout prolifère de façon inquiétante dans les grandes villes, en particulier dans la capitale. Qu’on le nomme Rattus norvegicus, rat brun ou surmulot, c’est la plus nuisible des espèces commensales de l’Homme en raison de ses grandes capacités d’adaptation, de ses exigences alimentaires, de son intense prolificité et surtout, des zoonoses bactériennes, virales et parasitaires dont il peut être vecteur.

Les rats d’égout prolifèrent en milieu urbain dans les zones où ils trouvent des ressources alimentaires, de l’eau et des endroits pour nicher. Avec un ratio de 1,5 à 1,75 rats par habitant, Paris et Marseille feraient partie des 10 villes les plus infestées au monde. À un tel niveau de densité de population, ces rongeurs à vie nocturne sortent des caves et des égouts et deviennent visibles le jour dans les rues, les parcs et les jardins, dans tous les lieux où ils peuvent trouver de quoi se nourrir et s’hydrater (caniveaux, poubelles, aires de pique-nique, marchés, habitations…).

Certains défenseurs de la condition animale arguent que Rattus norvegicus est l’espèce dont dérive le rat domestique d’élevage, facile à apprivoiser comme rat de laboratoire ou nouvel animal de compagnie (NAC). Plaidant pour que la relation entre le rat d’égout et l’Homme ne soit plus considérée comme un commensalisme nuisible, mais comme une véritable symbiose, une élue de ce courant de pensée au sein de la capitale a récemment demandé de « légitimer la place des rats dans la ville », de reconnaître leur utilité comme « auxiliaires dans la gestion des déchets en ville », de les nommer « surmulots pour éviter de les stigmatiser », et de renoncer à les éliminer au nom du « bien-être animal ».

Face à l’ingénuité de ces propos, qui bénéficient parfois d’une écoute favorable il importe de rappeler que le rat reste une menace pour la santé humaine en raison des nombreuses zoonoses transmissibles par ses exoparasites, ses déjections, ses morsures ou ses griffures.

  • C’est par la puce du rat, Xenopsylla cheopis, que se transmet la peste bubonique due à Yersinia pestis, le typhus murin dû à Rickettsia typhi, la bartonellose due à elizabethae.
  • Les urines du rat peuvent contaminer l’environnement par des leptospires ; il est le principal réservoir mondial de la leptospirose, maladie redoutable pour les personnes exposées professionnellement (égoutiers) ou les propriétaires de NAC [1].
  • Ses fèces peuvent contaminer la chaîne alimentaire par des salmonelles, notamment les œufs crus et les ovoproduits [2].
  • La morsure du rat peut inoculer une bactérie présente dans sa salive, Streptobacillus moniliformis, qui peut provoquer une septicémie rapidement mortelle en l’absence d’une antibiothérapie précoce.
  • Le rat peut aussi héberger de nombreuses autres bactéries pathogènes pour l’Homme, telles que Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Mycobacterium bovis, Streptococcus pneumoniae, Campylobacter , Yersinia pseudotuberculosis et Clostridium difficile. Il représente ainsi une source importante de bactéries résistantes aux antibiotiques dans l’environnement humain.
  • Plusieurs zoonoses virales sont imputables aux rats : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (hantavirose) due au virus Séoul, l’hépatite E due à un hepevirus (HEV-C) [3], la chorioméningite lymphocytaire due à un arénavirus. Ils peuvent aussi être porteurs asymptomatiques d’Orthopoxvirus (cowpox, monkeypox) [4]. En France, le rat est aussi impliqué dans certaines zoonoses parasitaires et mycotiques (trichinellose, toxoplasmose, capillariose, cryptosporidiose, teigne).

La surpopulation de rats d’égout dans les grandes villes, comme Paris et Marseille, est un véritable danger pour la santé publique. C’est pourquoi L’Académie nationale de médecine recommande :

  • que les mairies promeuvent un plan de propreté urbaine, rigoureux et pérenne, pour supprimer les déchets alimentaires accessibles aux rongeurs, s’appliquant essentiellement au nettoyage de la voirie, des parcs et jardins, ainsi qu’à la collecte des ordures ménagères ;

  • que les mairies entreprennent, en liaison avec les syndics et les bailleurs, de vigoureuses campagnes de dératisation dans les habitations et l’environnement urbain chaque fois qu’une surpopulation de rongeurs est constatée (rats visibles dans la journée) ;

  • que des captures de rats d’égouts soient effectuées régulièrement afin de surveiller le portage d’agents pathogènes et de détecter d’éventuelles émergences ;

  • d’améliorer, dans un contexte « une seule santé », la diffusion des connaissances en médecine humaine et en médecine vétérinaire sur les zoonoses véhiculées par ces rongeurs, notamment à l’intention des propriétaires de NAC.

Notre-Dame de Chrétienté demande que les catholiques traditionnels soient entendus officiellement par la Conférence des évêques de France

Notre-Dame de Chrétienté a publié sur sa page Facebook une adresse à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France :

Le succès du pèlerinage de Chartres organisé à la Pentecôte 2022 démontre le dynamisme et le caractère missionnaire du monde traditionnel. Pour son 40e anniversaire, Notre Dame de Chrétienté a rassemblé plus de 15 000 personnes en dépit des aléas climatiques, après deux éditions perturbées par la crise sanitaire. Cette affluence record confirme une tendance constante, la participation au pèlerinage de Chrétienté ne cessant de croître depuis plusieurs années. La moitié des marcheurs a moins de vingt ans, ce qui révèle la vitalité profonde de ce mouvement de fidèles venus en masse pour bénéficier des grâces d’un événement qui use exclusivement du rite traditionnel.

Cette jeunesse traditionnelle n’est que la partie visible des très nombreux fidèles attachés à l’usus antiquior, des centaines d’écoles, de chapelles et de paroisses françaises qui vivent de cette liturgie. La forte participation des jeunes est aussi la preuve que de nombreuses familles ont efficacement transmis aussi bien leur foi que leur habitude de pratique religieuse régulière grâce, précisément, au rite traditionnel.

L’Église ne peut fermer les yeux sur ce constat : l’usus antiquior attire de plus en plus de jeunes et, parmi eux, nombreux sont ceux qui ne proviennent pas du « monde traditionnel ». Il est donc impensable d’en faire des catholiques de seconde zone ou une « réserve d’indiens ». Un an après la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes, il paraît urgent de lever les nombreuses interrogations qui subsistent et de rassurer cette partie de l’Église qui souffre d’un manque manifeste de considération de la part des autorités ecclésiastiques.

Parmi les points de souffrance, se trouvent en particulier le refus de conférer la confirmation selon la forme traditionnelle en un certain nombre de diocèses, l’interdiction faite aux prêtres diocésains de célébrer librement cette forme liturgique, ou encore les interdictions arbitraires de se marier dans le rite ancien et les restrictions imposées dans l’enseignement du catéchisme.

Dans un esprit de communion et pour répondre aux impératifs de synodalité chers au pape François, il nous semble nécessaire qu’un véritable dialogue soit mis en place pour aborder les nombreuses difficultés rencontrées dans les diocèses français. C’est pourquoi nous demandons à ce que les catholiques traditionnels soient entendus officiellement par la Conférence des évêques de France, par l’intermédiaire de représentants choisis.

Car il est plus que jamais nécessaire de répondre aux attentes des fidèles, jeunes et nombreux, qui ne demandent qu’à vivre de la foi et des sacrements de la Tradition de l’Église dans un climat serein et apaisé.

La CEDH défend un ancien membre d’Action directe admiratif des islamistes du Bataclan

Lu ici :

Les propos tenus publiquement par un ancien membre d’Action directe, sous contrôle judiciaire, qualifiant les terroristes du Bataclan de « très courageux » ont été punis en appel de 18 mois d’emprisonnement avec sursis d’exécution. L’article 421-2-5 du Code pénal, qui sanctionne l’apologie du terrorisme, a été jugé, par une QPC posée dans la même affaire, conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel, contrairement à d’autres délits d’opinion liés au terrorisme, allant plus loin dans les exigences que la Cour de cassation. La jurisprudence est donc particulièrement scrupuleuse et ne prohibe pas le principe même de la condamnation à des peines privatives de liberté en cas d’apologie du terrorisme. La CEDH, qui pourtant ne condamne pas davantage ce principe, n’en a pas moins jugé le 23 juin 2022 que, « dans les circonstances de l’espèce », la peine était disproportionnée. Cette décision, qui est un désaveu de trois ordres de juridictions pénales et du Conseil constitutionnel est d’autant moins compréhensible qu’elle est rendue alors que se déroule le procès des attentats terroristes de Paris.

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