Mais surtout, surtout, ne pas se remettre en cause
C’est à cela que l’on reconnaît Marine Le Pen, qui critique, dans plusieurs entretiens, Philippe Vardon et Stéphane Ravier. L’un est un incapable tandis que l’autre est un fainéant. Sic :


“Les enfants gâtés qui ont fait Mai 68 ont dirigé le monde depuis 50 ans”…
De Mgr Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, dans un texte publié début avril :
Les enfants gâtés qui ont fait Mai 68 ont dirigé le monde depuis 50 ans (y compris dans le clergé et dans l’Eglise). Sous prétexte que les anciens avaient engendré deux guerres mondiales et toutes sortes d’abominations, ils se sont donné le droit de juger et de condamner leur héritage. Mais ont-ils fait mieux ? Possédant un pouvoir démesuré sur la société, sur les esprits et sur l’environnement, ils ont poussé à fond leur conception de la liberté : libertarisme politique, libertinage moral, libéralisme économique… Ils ont promis un monde épanoui grâce au « tout est permis »… comme au bal masqué de la Compagnie Créole ! Ils ont réussi à transformer la société en un vidé immense et permanent : au carnaval comme au chanté Nwel ; à la mi-Carême comme à Pâques ; au tour des yoles comme à la rentrée ; dans les médias comme aux enterrements, et même à la messe, c’est un « soukwé sa » sans fin.
L’heure est au bilan… Le monde (en réalité, « l’Occident ») se croit plus riche, plus libre, plus savant que jamais. Ce n’est pas entièrement faux, mais, malgré des repentances affichées, il est plus impérialiste que jamais. Pourtant, loin de générer les temps heureux, pacifiques, et prospères promis, l’idéologie dominante a produit désespérance, désillusion, gaspillage, clivages, drogues, violences, débauche, suicides, angoisse, sentiment de malédiction… bref, une grande déception ! Le bonheur et la joie de vivre ne sont pas au rendez-vous des petits enfants de la génération qui avait 20 ans en 68. Cela est particulièrement vrai chez nous aux Antilles : depuis 50 ans, on a construit des villas, des routes, des équipements, des lieux de loisirs et de consommation pour tous. Malgré ça, le pays se vide. Même les jeunes qui ont globalement réussi, sont sans cesse inquiets pour leur travail, leur maison, leur couple, leurs enfants (quand ils ont tout cela !) et sentent la fragilité de ces soi-disant éléments du bonheur.
Ainsi donc, depuis quelques mois, des fumées se dissipent. Le virus du Covid19, la guerre en Ukraine et les crises successives sont venues gifler les idoles faites de mains d’hommes. Tout s’est révélé « vanité et poursuite de vent » (Ecl 1,14). Les œuvres de l’esprit humain, quand elles ne craignent pas Dieu, se révèlent être de terribles maîtres. En faisant disparaître le Bon Dieu, ses serviteurs, sa liturgie et même Son Nom, notre société fondée sur l’humanisme, la science, la politique et l’économie s’est fourvoyée. Loin de libérer l’Homme, elle l’a aveuglé, asservi, puis envouté.
J’ai trouvé sur Youtube la vidéo d’un homme qui racontait « Mon grand-père marchait 16km, mon père en faisait 8, moi je roule en Cadillac, mon fils est en Mercedes et mon petit-fils sera en Ferrari… mais mon arrière-petit-fils marchera de nouveau ». Pourquoi ? Parce que les temps difficiles font des hommes forts, les hommes forts créent des temps faciles, les temps faciles font des hommes faibles et les hommes faibles créent des temps difficiles ». Je crois que les temps difficiles sont revenus… C’est quelque part une bonne nouvelle : nos petits-fils marcheront de nouveau, ils seront plus pauvres, mais ils seront plus dignes que leurs pères !
Il y aura les guerriers dans le monde et les martyrs dans l’Eglise […]
Un traité pour renforcer le rôle de l’OMS : contre les souverainetés nationales ?
Le 1er décembre 2021, les 194 membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont mis d’accord pour lancer le processus d’élaboration et de négociation d’une convention, d’un accord ou d’un autre instrument international en vertu de la constitution de l’Organisation mondiale de la santé afin de renforcer la prévention des pandémies et la préparation et la réaction à celles‑ci.
Un organe intergouvernemental de négociation a été mis en place pour présenter un rapport sur l’état d’avancement des travaux à la 76e Assemblée mondiale de la santé en 2023, en vue de l’adoption de l’instrument d’ici 2024.
Ce traité permettra notamment de renforcer le rôle de l’OMS et la coopération internationale et inter-agences en santé, d’améliorer l’accès équitable aux outils de lutte contre les épidémies, tels que les vaccins, traitements, tests de diagnostic et mesures de protection, et de promouvoir l’approche « Une seule santé », qui tient compte des interactions entre santé humaine, animale et environnementale dans le contexte d’érosion de la biodiversité.
Le 22 avril, l’Association des médecins et chercheurs indépendants polonais s’est réunie afin de mettre en garde la population internationale quant à ce projet de l’OMS.
Si sur le papier, cet objectif collaboratif paraît vertueux, ces scientifiques alertent néanmoins sur les risques inhérents à ce programme. Selon eux, ce type de collaboration pourrait être la porte ouverte à la perte de souveraineté pour les pays, ainsi que le risque d’instaurer des états d’urgences amenant à la perte des libertés des citoyens, dès lors qu’une épidémie sera déclarée :
« Que va-t-il se passer quand le chef de l’OMS va appuyer sur le bouton ‘pandémie’ ? Aujourd’hui, nous allons tenter de répondre à ces questions, pour faire prendre conscience aux Polonais d’un réel danger pour leur liberté civique ».
Ces médecins et chercheurs insistent particulièrement sur leur indépendance. Leur manque de confiance en l’OMS provient principalement des conflits d’intérêts qu’ils dénoncent entre les membres de l’organisation et les grands laboratoires pharmaceutiques, producteurs des vaccins, entre autres.
Le Règlement sanitaire international (RSI) révisé de 2005 laisse encore une certaine autorité aux États et exige certaines conditions pour qu’un événement sanitaire dans un État particulier soit considéré comme suffisamment grave au niveau mondial pour que l’État soit contraint de le communiquer à l’OMS. Une fois communiquée, elle devient la prérogative du directeur général de l’OMS de déterminer si elle « constitue une urgence de santé publique », mais en collaboration avec cet État particulier.
Le nouveau traité remédierait aux « faiblesses » ci-dessus du RSI tel qu’il est considéré comme étant, en assurant « une vérification, un suivi et une conformité indépendants ». Compte tenu de la finalité clairement exprimée de l’autonomisation de l’OMS, doit-on en conclure que « indépendant » signifie sous l’autorité de l’OMS plutôt que des États eux-mêmes ? En outre, le RSI couvre « les dangers pour la santé publique et les urgences de santé publique de portée internationale », alors que le traité concernera « tous les dangers », pas seulement les pandémies. Dans ce dernier cas, il prendrait le relais du RSI une fois qu’une pandémie serait officiellement déclarée par l’OMS.
Parmi les principaux contributeurs de l’OMS figurent la fondation Bill et Melinda Gates et l’alliance vaccinale (GAVI) qu’elle a créée en 2000.
Interrogé sur ce projet de traité, Ron DeSantis, le gouverneur de Floride, a déclaré :
« Nous en Floride, il n’est pas question que nous soutenions ce truc de l’OMS, ça n’arrivera pas. Pas question. »
Le sénateur pour la Floride, Marco Rubio, a lui aussi exprimé son désaccord :
« Nous ne devons pas permettre à Biden d’utiliser un “traité pandémique” pour donner le contrôle des décisions sur la santé publique américaine à l’OMS corrompue. »
Deux autres sénateurs, Steve Daines (Montana) et Tom Cotton (Arkansas) ont publié une lettre demandant à Biden de retirer les Etats-Unis de « l’OMS corrompue » qui a fait preuve d’une « abyssale incompétence » lors de l’épidémie de COVID-19, qui a « détruit la crédibilité de l’organisation et sapé la confiance des gens en elle ».
Censure politique de RT et Sputnik : la Cour de Justice de l’UE saisie
Une « Coalition néerlandaise », incluant notamment l’Association néerlandaise des journalistes (NVJ) et l’organisation Morceaux de liberté (Bits of freedom), demande à la Cour de Justice de l’UE d’examiner les sanctions qui ont été prises contre les médias russes en Europe.
Leur suspension a été faite « à la hâte », et cela « soulève des questions sur notre État de droit et sur ce que nous défendons en tant que société ».
La décision était politique et a été prise sans contrôle judiciaire. Or de telles décisions doivent relever de juges indépendants, et non de gouvernants, ajoute la Coalition.
Le secrétaire général du NVJ, Thomas Bruning, a déclaré que
« la désinformation ne doit pas être combattue par la censure dans un État de droit ».
Le traumatisme vécu par les pieds-noirs
Rescapée pied-noir de la guerre d’Algérie, Nicole Macoin se découvrait en couverture du Figaro Histoire il y a quelques jours. Elle témoigne du traumatisme vécu par les pieds-noirs, leur départ contraint de leur terre natale et le rejet des Français de métropole. pic.twitter.com/lyhKw8HWeU
— Le Figaro (@Le_Figaro) May 24, 2022
30ème Université d’été de Renaissance catholique
La 30ème Université d’été de Renaissance Catholique a pour thème : la civilisation occidentale, ses racines, ses défis, son avenir.
La prochaine Université d’été de Renaissance catholique se déroulera du 14 au 17 juillet 2022, au Château des Termelles, à Abilly (Indre-et-Loire). Il aura pour thème “La civilisation occidentale, ses racines, ses défis, son avenir.”
Dans son remarquable film sur la paysannerie française : “Ce monde ancien. Les derniers Gaulois” Patrick Buisson observe que la vie des paysans français jusqu’au années 1950 était plus proche de celle des paysans grecs décrite par Hésiode au VIIIème siècle av JC que de celle de leurs petits-enfants. En quelques décennies s’est opéré un changement de paradigme absolument radical. L’homme traditionnel était l’héritier d’un passé, d’un patrimoine. Il se sentait comptable d’un avenir, simple maillon d’une chaîne, soumis aux dieux, à la nature et à des institutions quasiment immuables.
Aujourd’hui la notion d’enracinement est-elle encore pertinente à l’heure des migrations de masse et du triomphe de l’homo festivus sillonnant le village mondial ? Quels sont les défis à relever pour notre vieille civilisation, parfois lasse d’encore exister, alors que les maîtres mots du jour semblent être ceux de la mobilité, du nomadisme et de la mondialisation ?
Enfin, à l’heure de la cancel culture, du wokisme triomphant et de la dictature sanitaire comment articuler, pour l’avenir, l’exercice des libertés fondamentales avec le service du bien commun.
C’est à la découverte de ces enjeux de civilisation que nous vous convions. Cette rencontre sera également l’occasion de fêter dignement l’anniversaire de cette 30ème Université d’été, la première ayant eu lieu en 1992 sur le thème : « Une croix sur le nouveau monde ».
Conférences
La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir.
– Qu’est-ce qu’une civilisation ? Toutes les civilisations se valent-elles ?
– Existe-t-il une civilisation européenne ?
– La Tradition dans l’Eglise au risque de la cancel culture ?
– Folklore ou Tradition ?
Comment disparaît une civilisation ?
– Mythes et réalités du grand remplacement.
– Le wokisme contre la civilisation.
– Manipulation des masses et viol des foules.
– L’UE contre la civilisation européenne.
Préserver et reconstruire
– Libertés et bien commun au service de la civilisation.
– Retrouver et reconstruire des permanences.
Des intervenants de qualité, notamment :
– Philippe Pichot-Bravard, professeur d’université
– Roberto de Mattei, président de la fondation Lépante
– Laurent Dandrieu, journaliste
– Jean-Paul Gourévitch, essayiste
– Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia
– Antoine de Lacoste, chroniqueur et essayiste
– Korantin Denis, écrivain
– Bruno Gollnish, ancien député européen
– Michel Boyancé, ancien doyen-directeur de l’IPC
– Jean-Pierre Maugendre, directeur général de Renaissance Catholique.
Au programme de notre 30ème Université
– Soirée oenologique. La civilisation du vin par le Général (2S) Marc Paitier
– Pèlerinage à l’île Bouchard
– Soirée cochon grillé et danses folkloriques
Erreur de procédure…
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), qui remplace le CSA, avait assigné en justice les principaux fournisseurs d’Internet, pour demander le blocage de l’accès à cinq sites pornographiques, trop facilement consultables par les mineurs.
L’Arcom avait déjà alerté en février dernier les sites en question, mais l’avertissement n’avait pas été pris en compte dans le délai légal de 15 jours. L’audience a eu donc lieu mardi.
Sauf que la présidente du tribunal s’est aperçue que les copies des assignations n’avaient pas été envoyées à temps, et qu’elles étaient donc caduques.
L’Arcom doit donc à nouveau assigner en justice les fournisseurs d’accès à Internet.
Inde : nouvelle loi anti-conversion au Karnataka
Le 18 mai, Mgr Pierre Machado, archevêque de Bangalore et président du forum régional des évêques du Karnataka, a dénoncé un nouveau décret anti-conversion promulgué par le gouvernement de l’État.
« Les chrétiens se sentent trahis quand leurs sentiments ne sont pas pris en compte et que leurs nombreux services ne sont pas considérés. « La communauté chrétienne est toujours pacifique et respectueuse de la loi, et nous allons poursuivre toutes les options possibles pour que cette loi n’entre jamais en vigueur ».
Le gouvernement local, dirigé par le parti pro-hindou du BJP (Bharatiya Janata Party) a promulgué un nouveau décret incriminant les conversions religieuses, signé par le gouverneur de l’État. La Loi 2021 du Karnataka sur la liberté de religion a été présentée en décembre dernier devant l’assemblée législative locale, sans parvenir à rassembler suffisamment de soutiens. Les autorités locales ont alors décidé de promulguer un décret pour appliquer la législation anti-conversion.
Le ministre de l’Intérieur du Karnataka, Araga Jnanendra, a tenté de se défendre en affirmant que
« le décret ne contient aucune provision pour limiter les libertés religieuses ». « La loi anti-conversion n’a pas été conçue pour cibler une religion en particulier. Elle a pour but d’interdire les conversions religieuses par ruse ou par force ».
La loi en question prévoit des emprisonnements de trois à cinq ans et des amendes de 25 000 à 100 000 roupies (300 à 1 200 euros) pour toute conversion « par la force, par toute influence illégitime, par pression, par ruse ou par tout moyen frauduleux », ou encore « par une promesse de mariage ». Toute personne voulant changer de religion doit déposer une déclaration auprès du gouvernement local au moins 30 jours à l’avance, en précisant les raisons de cette décision.
Le père Cedric Prakash, jésuite et basé au Gujarat, dans l’ouest du pays, estime que la loi viole
« l’article 25 de la Constitution indienne [qui garantit à chaque citoyen la liberté d’adopter, pratiquer et de propager sa religion] ». « La loi peut désormais poursuivre un chrétien ou un musulman pour de simples actes humanitaires comme donner l’aumône ou toute autre aide comme une éducation offerte gratuitement aux enfants d’une famille hindoue démunie, en y voyant des tentatives de conversion ».
Outre le Karnataka, neuf autres États indiens ont déjà des législations similaires appelées « lois sur la liberté religieuse », qui pénalisent les conversions religieuses sans accord de l’État (Uttar Pradesh, Himachal Pradesh, Gujarat, Chhattisgarh, Odisha, Madhya Pradesh, Arunachal Pradesh, Uttarakhand et Jharkhand).
La population du Karnataka, sur près de 64 millions d’habitants, compte moins de 2 % de chrétiens, pour une majorité d’hindous.
Una Voce : un héritage d’une qualité exceptionnelle à transmettre
Suite à l’appel de l’association Una Voce, nous avons interrogé son président Patrick Banken :
La publication du motu proprio Traditionis custodes perturbe-t-elle l’activité d’Una Voce ?
Le Motu proprio Traditionis custodes ramène Una Voce aux années 1964 de l’après-concile où la messe traditionnelle était gravement menacée.
Il y a toutefois une différence importante: à l’époque cette liturgie semblait vouée à disparaître et, devant la menace, les adhérents d’Una Voce étaient très nombreux, à l’époque entre 5 000 et 10 000.
Depuis, en soixante ans, le nombre de messes traditionnelles a considérablement augmenté et elles semblent à portée de voiture de beaucoup de catholiques. Mais par ailleurs, la déchristianisation de la société a fait son œuvre dans l’ensemble de notre pays. Pour ces deux raisons, le nombre d’adhérents, d’abonnés, de militants de type Una Voce a beaucoup diminué.
Alors que le Motu proprio Traditionis custodes menace l’existence même de la liturgie traditionnelle, le rôle d’Una Voce paraît toujours aussi important, mais les bases de la résistance sont affaiblies pour les deux raisons ci-dessus. Les militants sont trop peu nombreux.
Selon vous le chant grégorien est-il missionnaire ? Attire-t-il encore les jeunes ?
Les paroisses conciliaires n’utilisent pratiquement pas le chant grégorien et leurs fidèles ne semblent pas le demander, ni même l’exiger afin de rester fidèles aux directives du concile Vatican II. Le chant grégorien n’y est donc pas missionnaire. D’ailleurs, l’envoi gracieux par Una Voce de sa revue et d’un CD de chant grégorien à 2000 paroisses de France n’a donné aucun résultat.
Par contre, le chant grégorien attire les jeunes lorsqu’ils ont l’occasion de l’entendre, soit dans les quelques cinq cents lieux de culte utilisant en France le rit tridentin, soit dans des initiatives méritantes comme celles de Lux Amoris qu’Una Voce soutient de tout cœur ou les messes organisées par le Mouvement de la Jeunesse Catholique de France. Le plus souvent, les jeunes bénéficient donc en même temps de la messe latine traditionnelle et du chant grégorien et il est difficile de départager les deux.
Vous avez un projet de numérisation. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Una Voce possède un magnifique patrimoine: les articles écrits par de nombreux auteurs très compétents dans la revue de même nom pendant près de 60 ans. Notre objectif est de numériser et mettre à la disposition du plus grand nombre toute la collection de nos revues depuis 1964 ! Pour financer cette opération, nous sommes soutenus par CredoFunding, association spécialisée dans l’appel à la générosité du public pour sauvegarder les patrimoines catholiques.
La numérisation est le procédé permettant la conversion d’un support physique (livre, magazine, revue, brochure) en données numériques (documents informatiques consultables sur un ordinateur, un téléphone mobile, une tablette).
Les étapes de la numérisation
- Capture du support physique grâce à une caméra haute définition ;
- Reconnaissance des caractères présents dans le support numérisé (OCR – Optical Character Recognition – Reconnaissance Optique de Caractères) ;
- Correction automatique du texte en deux langues, français et latin ;
- Conversion et création du document numérique final (format PDF) ;
- Relecture attentive des textes par des personnes compétentes pour le latin, parfois le grec, et les notations musicales
- Archivage et indexation du contenu pour permettre l’accès aux données à partir de mots-clés.
Pourquoi numériser ?
La plus grande partie des numéros de la revue Una Voce n’existent que sous leur forme d’origine, le papier. Les numériser permettra de protéger de la disparition physique l’ensemble des données qui sont un héritage d’une qualité exceptionnelle et que nous voulons transmettre à tous : de la technique grégorienne à la liturgie, de l’histoire de l’Église depuis Vatican II à la bibliographie et à la musicographie se rapportant au chant grégorien.
Nous verrons aussi, le moment venu, les meilleures méthodes et les meilleures bases de données pour faire connaître ces textes connus pour le moment des seuls abonnés Una Voce de ces époques déjà lointaines.
Nous invitons les lecteurs du Salon beige à apporter leur concours et leur aide pour sauvegarder un patrimoine catholique immatériel considérable !
Pour découvrir notre campagne : cliquez ici:
Les violences envers les enseignants repartent à la hausse
Que va faire le nouveau ministre woke ?
Selon une étude annuelle, les insultes, menaces, diffamations repartent à la hausse, après le calme des confinements. Autant de « petites » agressions qui minent le moral des enseignants. L’Autonome de Solidarité Laïque, association de défense des intérêts des enseignants, les recense.e
Bilan 2021 : 4.732 dossiers en protection juridique ouverts, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2020. La majorité des plaintes fait suite à des diffamations (33 %), insultes et menaces (30 %). Dans 48 % des cas, ce sont les représentants légaux qui sont impliqués dans les litiges (+10 % par rapport à 2020) suivis des élèves (17 %).
Pour le gouvernement, il est plus important de restreindre la liberté scolaire…
Ludovine de La Rochère : « Il faut mettre un terme au projet de reconnaissance mutuelle lancé par von der Leyen »
La présidente de la Manif Pour Tous revient sur le triste sort réservé aux mères porteuses ukrainiennes. Elle dénonce les projets de reconnaissance qui vont être imposés aux Etats et permettront de démultiplier le commerce lié à la GPA :
Un projet de complexe islamique de 7500m² à Guyancourt
Communiqué de Laurence Trochu, candidate Reconquête à Versailles :

Un Bourbon-Parme candidat aux législatives
Amaury de Bourbon-Parme, arrière-arrière-arrière-petit-fils du dernier souverain du duché de Parme et de Plaisance se présente aux élections législatives dans la deuxième circonscription de l’Orne, sous l’étiquette Reconquête. Interrogé dans Valeurs Actuelles, il déclare :
« Au fond de moi, je suis royaliste »
Orthographe : un bilan catastrophique
Dans son livre «Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire?» Aude Denizot, dresse un bilan catastrophique du niveau des étudiants français. L’enseignante a imposé des cours d’orthographe à l’université. Elle explique :
On a souvent renoncé à l’exigence et aux exercices difficiles par peur d’ennuyer les enfants. Or c’est en étant exigeant qu’on stimule leurs cerveaux et qu’on les fait grandir. Il est ainsi dommage que les enfants ne soient sanctionnés en orthographe qu’à l’occasion des dictées, et des cours de grammaire. L’élève qui ne perd aucun point pour son orthographe dans les autres matières et ne développe pas d’automatismes et peinera toujours davantage à écrire sans faute. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’être inquiets devant la baisse du nombre d’heures accordées à la grammaire au primaire et dans le secondaire. L’omniprésence des écrans est une cause de la baisse générale du niveau des élèves et les correcteurs orthographiques n’incitent pas à la vigilance. Cependant les écrans n’entrent pas avant le collège dans le monde scolaire. Ils ne peuvent être rendus responsables lorsque les élèves ne maîtrisent pas les règles de base apprises en primaire.
Le gouvernement, plutôt que de restreindre la liberté scolaire, devrait se pencher sur les apprentissages.
Initiative européenne sur les femmes : la GPA est aussi une violence faite aux femmes
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
La commission européenne lance une initiative sur la prévention des pratiques préjudiciables à l’égard des femmes et des filles afin que
« soient reconnues, outre les mutilations génitales féminines, toute autre pratique préjudiciable à l’égard des femmes et des filles, telle que l’avortement forcé et la stérilisation forcée, le mariage précoce et le mariage forcé, ainsi que la violence exercée au nom de l’honneur » (appel à contribution de la Commission).
Dans le cadre de l’appel à contribution lancé jusqu’au 30 mai, Juristes pour l’enfance (JPE) invite la Commission européenne :
– à déclarer explicitement l’exploitation sexuelle de la gestation pour autrui comme une violence faite aux femmes.
– à intégrer explicitement toutes les formes d’exploitation reproductive et sexuelle des femmes dans ses politiques et stratégies relatives à l’égalité entre les hommes et les femmes, aux stratégies relatives aux droits des victimes et aux stratégies de l’UE sur les droits des enfants.
L’exploitation reproductive et sexuelle des femmes s’entend des pratiques exploitant l’appareil reproductif féminin (dont le vagin et l’utérus) à des fins commerciales. Elle concerne ainsi non seulement la prostitution, mais aussi la maternité de substitution (ou gestation pour autrui, GPA) ou le prélèvement à des fins commerciales d’ovocytes.
Une candidate Reconquête voit sa maison brûler
Marie de Penfentenyo, candidate Reconquête! pour la 8ème circonscription du Rhône, a vu sa maison partir en fumée. La piste criminelle n’est pas exclue par la police. Elle n’a plus rien.
Ma maison a brûlé, je n’ai plus rien de superflu. Nous sommes tous en sécurité, et rien n’arrêtera mon combat pour la France 🇫🇷 et la #8eme circonscription du Rhône
— Marie de Penfentenyo de Kervéréguin (@MdeKervereguin) May 24, 2022
J’intervenais hier soir à #Oullins auprès de @NicolasBay_ ! Ma maison ayant brûlé je n’ai rien d’autre à faire que de faire campagne et me battre pour que la France reste la France 🇫🇷 pic.twitter.com/uAcHkH2U5e
— Marie de Penfentenyo de Kervéréguin (@MdeKervereguin) May 24, 2022
.@MdeKervereguin, candidate R! de la 8è circo du Rhône a été victime d'un incendie. Une grande partie de sa maison est partie en fumée. La piste criminelle n'est pas exclue par la police… Pour la soutenir face à cette épreuve, vous pouvez faire un don : https://t.co/xQOhryd5Mf pic.twitter.com/IFnFpahp9j
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 24, 2022
Fantasme
Mon dessin pour le @Valeurs de cette semaine. pic.twitter.com/V9MUawxuUt
— MARSAULT (@MarsaultBreum) May 24, 2022
Un appel de l’association Una Voce
L’association Una Voce a lancé un appel aux dons pour numériser ses archives et permettre ainsi une meilleure utilisation de ce fonds documentaire remarquable sur la liturgie romaine et le chant grégorien.
Elle a besoin de 20 000 €.
Vous pouvez l’aider ici.
« Le Progrès est une illusion ! »
L’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut de Bon Pasteur, se livre dans un long entretien :
L’Etat attaqué pour “inaction sécuritaire”
Pierre-Marie Sève, Délégué général de l’Institut pour la Justice, était l’invité de la semaine dans l’émission “Face à d’Ornellas” sur CNews. Charlotte d’Ornellas lui a demandé de parler de la plainte que dépose l’Institut pour la Justice contre l’Etat français pour “inaction sécuritaire”. Cela a permis de faire un grand tour d’horizon des problèmes de la justice et de la sécurité.
C’est Houria Bouteldja, sinistre de la rééducation
Bernard Antony, président de l’Agrif, directeur de la revue Reconquête communique
C’est le 21 juin 2007 que l’Algérienne Houria Bouteldja, présidente du Parti des Indigènes de la République (P.I.R) prononçait sur France 3 avec une très révélatrice expression de mépris :
« Il faut bien leur donner un nom à ces blancs, moi, je les appelle des sous-chiens ! »
Poursuivie par l’Agrif pour racisme antiblanc, elle allait invoquer pour sa défense qu’elle n’avait pas utilisé l’insulte de « sous-chiens » (très usitée dans la culture magrébine) mais avait usé d’un néologisme : « souchiens » désignant…les Français de souche !
Grosse ficelle évidemment, car pourquoi voulait-elle donc donner un nom aux blancs en général et ne pas trouver mieux que de les affubler de l’appellation « souchiens » ?
Mais les magistrats du siège ne relevèrent pas cette incohérence, même si le parquet ne s’était pas laissé duper, surtout avec la retransmission télévisuelle des propos de l’accusée et de son explicite moue de dégoût à l’égard des « blancs ».
Houria Bouteldja allait désormais s’illustrer dans la fabrication de son idéologie dite « antiraciste », ou encore « indigéniste » ou encore « décoloniale », avec l’objectif constant d’exiger des Français, coupables du crime d’avoir colonisé l’Algérie après 1830, la repentance pour ce que Macron appela « un crime contre l’humanité ! (sic) »
Elle ne craignit cependant pas dans l’ample production de haine antifrançaise qu’elle n’a cessé de fournir avec la complicité rédactionnelle de son mentor, le sociologue Saïd Bouamama (leur livre de propagande majeur : « Nique la France ! ») d’exalter sans la moindre vergogne le passé barbaresque, donc esclavagiste, de son Algérie (Elle vit en France et grâce à la France, payée par l’Institut du Monde Arabe, mais elle a au moins la cohérence de n’avoir jamais voulu prendre la nationalité de cette France honnie).
Comme elle d’ailleurs, l’agitatrice islamo-gauchiste Assa Traoré est fière d’être issue de la plus grande tribu esclavagiste du Sahel : les Soninkés.
Notre combat de président de l’Agrif nous amena à rédiger à destination de dame Bouteldja (qui s’est refusé à tout débat face à nous) un petit livre titré « vérités sur les esclavagismes et les colonialismes »
Mais voilà donc que c’est un universitaire français, de père Sénégalais, Mr Pap Ndiaye, que, en pleine logique avec sa haine de la colonisation française, Emmanuel Macron a choisi comme ministre de l’éducation nationale ! Ce Pap Ndiaye est idéologiquement aux antipodes de Tidiane N’diaye le brillant historien-chercheur franco-sénégalais qui, en 2008 publia un ouvrage désormais essentiel : « Le génocide voilé ». Cet ouvrage (hélas pas encore paru lorsque nous rédigeâmes notre Réplique à Houria Boutelja) venait remarquablement compléter celui d’Olivier Pétré-Grenouilleau, grand historien de l’esclavage africain au long des siècles : « Les traites négrières, essai d’Histoire globale ».
Dans le « génocide voilé » Mr Tidiane N’diaye a rappelé les éléments principaux de la traite transsaharienne qui, comme le rappelait notre éminent ami le professeur Jacques Heers, et plus tard encore l’historien Pierre Vermeren, aurait dû donner lieu à un peuplement noir des empires musulmans.
Mais la « traite » arabo-musulmane fut en effet très réellement « génocidaire » :
-dans les longues marches vers les destinations finales, près de 30% des esclaves convoyés mouraient.
-ensuite, il en mourait encore massivement dans les ateliers de castration des pays musulmans, arabes ou indiens.
Il sera intéressant de vérifier dès que possible si le ministre Pap Ndiaye fera introduire dans les livres des programmes d’histoire la vérité de ce qu’il en fut réellement des colonialismes et des esclavagismes et particulièrement de ce qu’entraîna la conquête de l’Algérie : à savoir la décolonisation du système d’esclavage ottoman et barbaresque et…la multiplication par trois de la population entre 1860 et 1960.
Quoiqu’il en soit, celle qui doit être très satisfaite de la désignation de ce Ndiaye là pour l’éducation encore dite « nationale », c’est dame Houria Bouteldja !
Se battre contre l’islamisation en invoquant systématiquement la laïcité est se condamner à perdre
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de l’affaire du burkini dans les piscines de Grenoble :

Le cardinal Zen au tribunal
Le cardinal Zen, qui a été arrêté en pleine nuit au début du mois puis relâché, a comparu ce matin devant un tribunal de Hong Kong, avec les quatre autres figures du mouvement de 2019 arrêtées la même nuit. L’accusation de « conspiration de collusion avec des forces étrangères » a été abandonnée. Le cardinal Zen est poursuivi pour « défaut d’enregistrement » du fonds d’aide aux manifestants poursuivis en 2019. Passible de 1.190 € d’amende.
Le cardinal Zen et les autres accusés ont plaidé non coupable. Le procès aura lieu le 19 septembre.
Le cardinal Zen a indiqué qu’il célébrerait ce soir une messe pour la Chine.
Hozana lance Rosario, une application pour prier le chapelet chaque jour en groupe
Le dimanche 22 mai, jour de la béatification de Pauline Jaricot, Hozana a lancé devant 13 000 pèlerins à Lyon sa toute dernière pépite : Rosario ! Cette application inédite dédiée au chapelet vise à donner un second souffle puissant au Rosaire Vivant inventé par Pauline, grâce à la force d’Internet. Elle a été téléchargée plus de 5 000 fois en 48 heures !
Nous sommes en 1826. Une jeune femme de 27 ans, Pauline Jaricot, croit que la prière du rosaire peut faire renaître la ferveur religieuse dans un XIXème siècle marqué par l’impiété. Elle échafaude alors l’un de ses plans aussi innombrables qu’imparables : elle constitue des groupes de 15 personnes qui s’engagent, chaque jour, à prier une dizaine de chapelet en communion avec les autres membres de leur groupe. Ainsi, chaque groupe récite quotidiennement un rosaire complet et en médite les 15 mystères (Saint Jean-Paul II les portera plus tard à 20, par l’ajout des mystères lumineux). Ainsi est fondée l’œuvre du Rosaire Vivant, l’un des principaux héritages de Pauline Jaricot, béatifiée dimanche dernier à Lyon.
Le Rosaire Vivant se développe à une vitesse fulgurante ! En 1831, Pauline raconte que “les dizaines continuent à se multiplier avec une incroyable rapidité, en Italie, en Suisse, en Belgique, en Angleterre, et dans plusieurs contrées de l’Amérique… Canada, Colombie, Inde”. Si bien qu’en 1834, l’œuvre compte 1 millions d’adhérents et plus de 2 millions, en France seulement, à la mort de Pauline en 1862 !
Si le concept a rencontré un tel succès bien avant l’existence des moyens de communication modernes, jusqu’où peut-il essaimer aujourd’hui, grâce à la puissance d’Internet, le plus grand réseau de communication jamais connu dans l’histoire de l’humanité ?
Alliez le concept de “Rosaire vivant” à la puissance d’Internet et vous obtenez “Rosario”, une application qui permet à n’importe qui de réunir, de façon très simple, des groupes de 5 personnes pour constituer un “chapelet vivant”. Concrètement :
- Un utilisateur crée un chapelet vivant et invite 4 personnes à le rejoindre.
- Chaque jour, chaque membre du chapelet vivant reçoit un Mystère du Rosaire à méditer pendant la récitation d’une dizaine de chapelet. Cela prend 5 minutes.
- À la fin de la journée, les membres, tous ensemble, ont récité un chapelet entier : c’est le chapelet vivant !
Développée par le réseau social de prière Hozana, l’application Rosario pourra s’appuyer sur une communauté en ligne de 1,2 million de priants dans le monde entier, ainsi que sur 8 années d’expérience en création et animation de communautés de prières en ligne.
Français de souche
Président du pôle métropolitain du Grand Amiénois, médecin, le candidat macroniste aux législatives dans la Somme, face notamment au sortant LFI François Ruffin, Pascal Rifflart, s’est présenté dans sa profession de foi comme un «Français de souche».
Qu’en pensent les castors qui ont fait des barrages au second tour de la présidentielle ?

Le tout vaccin
Les Etats-Unis se préparent à vacciner les personnes ayant été en contact proche avec des patients atteints de la variole du singe, au moment où le pays compte… cinq cas probables ou confirmés.
Pourtant, la plupart des personnes infectées guérissent spontanément dans les deux à quatre semaines, sans traitement spécifique.
Bruno Bertez est le fondateur de La Tribune :
Etant un virus très rare trouvé uniquement dans des zones rurales africaines isolées, on nous demande maintenant de croire qu'il a traversé ou traverse 5 continents.
— bruno bertez (@BrunoBertez) May 23, 2022
Si vous regardez certaines des preuves que la Russie a publiées sur les laboratoires biologiques, l'une des armes biologiques en cours de développement était une forme spécifique de variole.
Etre intelligent c'est se poser des questions.
— bruno bertez (@BrunoBertez) May 23, 2022
Selon Pap Ndiaye, les propos de Macron ne sont pas si éloignés de ceux de Trump
En juin 2020, celui qui n’était pas encore ministre de la rééducation du gouvernement Macron, fustigeait la police raciste :
Le pouvoir politique, en France, s’est empressé de déclarer que la police française n’était pas raciste, qu’elle n’avait rien à voir avec son homologue américaine, et que la comparaison n’était pas légitime. Cette hâte à évacuer toute comparaison est suspecte: elle témoigne d’une incapacité à se remettre en cause, à regarder en face la situation française, d’autant qu’elle est redoublée par une critique virulente de celles et ceux qui osent manifester, place de la République ou ailleurs, les taxant de «séparatistes» voulant «casser la République en deux» (selon des propos rapportés par Le Monde). Ces propos ne sont pas aussi violents que ceux de Trump, parlant des manifestants comme de «voyous» à mater par la force, mais ils n’en sont pas si éloignés. Or que demandent les foules de toutes les couleurs qui, en France, manifestent en chantant la Marseillaise, sinon que les promesses de la République soient tenues? En Suisse, les manifestations impressionnantes qui ont eu lieu dans plusieurs villes (et qui comptent, relativement, parmi les plus importantes d’Europe) étaient motivées par l’expression d’une solidarité avec les Américains en lutte contre les violences racistes, mais également par la volonté de dénoncer ce qui se passe localement: les vies noires comptent aussi ici.
Les réseaux sociaux, notamment, semblent contribuer à la fragmentation des sociétés. Sur ce registre, Emmanuel Macron parle de menace «séparatiste». Est-ce le miroir de la fièvre identitaire et populiste, à l’œuvre en France ou aux Etats-Unis?
Je ne vois pas de «menace séparatiste» dans les foules bigarrées qui manifestent depuis quelques semaines. Il est certain que des petits groupes comme les «Indigènes de la République» ou la «Ligue universelle pour la défense de la race noire» sont sur des positions séparatistes et prônent la haine en parlant par exemple de la «France esclavagiste et totalitaire», mais ces groupuscules ne représentent en rien l’immense majorité de celles et ceux qui réclament simplement justice, et sont à ce titre des citoyennes et citoyens qui prennent au sérieux les devises républicaines.
S’il y a fragmentation, ce sont plutôt les discriminations qui la créent, et avec elles la perte de confiance dans les institutions. Bien sûr, les extrêmes droites populistes sont puissantes et installées au pouvoir aux Etats-Unis, au Brésil et en Europe centrale, et elles sont fondamentalement hostiles à la démocratie. A mon sens, la seule manière de lutter contre elles est non pas de réduire la démocratie, la rogner ici et là en limitant les droits, mais au contraire de l’approfondir, en mobilisant et incluant les populations marginalisées.
L’offre en soins palliatifs reste aujourd’hui encore inaccessible pour deux tiers des Français
Alors que Brigitte Bourguignon a milité pour l’euthanasie, la Société Française d’Accompagnement et de Soins palliatifs (SFAP) rappelle que l’offre en soins palliatifs reste aujourd’hui encore « inaccessible pour deux tiers des Français qui en auraient besoin ». Elle appelle le ministre à répondre en priorité à la crise de l’hôpital, alertant sur
« la crise de motivation et de sens sans précédent qui traverse le monde de la santé ».
Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance Vita, se veut rassurant :
Ses prises de position passées sont inquiétantes, mais il y a une différence entre les déclarations des parlementaires et la responsabilité du ministre.
Bien qu’une légalisation de l’euthanasie ne semble pas compatible avec les vraies urgences : crise de l’hôpital, difficultés de recrutement des soignants…, le gouvernement d’idéologues que nous avons est capable du pire, même si une loi sur l’euthanasie risque de fragiliser un système de santé déjà chancelant.
Quelqu’un peut-il m’expliquer ?
Pourquoi Joe Biden porte le masque en descendant de l’avion puis l’enlève lorsqu’il s’approche des gens ?
Biden in South Korea today: wears a mask while walking down the steps alone, and then takes off the mask when approaching people 🤡pic.twitter.com/O7Zus2PYvU
— Dr. Eli David (@DrEliDavid) May 21, 2022
La bataille mondiale de l’avortement
Mi-mai, le gouvernement colombien a annoncé avoir adhéré à la Déclaration de consensus de Genève, un accord diplomatique « pro-vie » lancé en 2020 sous l’administration Trump et signé par 35 Etats représentant 20% de la population mondiale. Trois pays du Conseil de l’Europe l’ont signée (Pologne, Hongrie et Géorgie). Le Guatemala et la Russie l’ont également rejoint ces derniers mois, alors que l’administration Biden en a retiré les Etats-Unis.
La Déclaration de consensus de Genève réaffirme que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société », qu’il n’y a pas de droit international à l’avortement, que l’avortement ne devrait jamais être promu comme méthode de planification familiale et que les décisions sur les politiques en matière d’avortement doivent être prises exclusivement au niveau national.
L’entrée de la Colombie dans l’accord va à l’encontre des décisions prises par la Cour constitutionnelle ces dernières années : en 2006, la Cour avait autorisé l’avortement en cas de viol, de danger pour la santé de la mère ou si le fœtus était atteint d’une « malformation compromettant sa survie »; puis en février cette année la Cour a ordonné au gouvernement de faciliter l’accès à l’avortement à la demande jusqu’au sixième mois de grossesse et jusqu’au moment de la naissance si l’enfant s’avère handicapé. Depuis, le Congrès a rejeté toutes les propositions législatives allant dans ce sens, mais le pouvoir exécutif a autorisé l’avortement dans les hôpitaux publics au moyen de mesures administratives.
Aux Etats-Unis, les mesures pro-vie s’enchaînent, en attendant la décision de la Cour Suprême sur l’arrêt Roe vs Wade. En Floride, les autorités sanitaires ont suspendu samedi la licence de la clinique d’avortement de Pensacola, après l’hospitalisation de deux femmes ayant subi des avortements dans cette clinique. Le document pointe « des déficiences opérationnelles “mettant en danger la santé, la sécurité et le bien-être” » des patientes de la clinique. Une des femmes a dû être réanimée et transfusée suite à l’intervention. Dans un autre cas, en mars, une femme a dû être opérée d’urgence et subir une hystérectomie. Une troisième patiente avait été victime d’une perforation utérine l’année dernière. Le mois dernier, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a promulgué une loi interdisant « la plupart des avortements » après 15 semaines.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a lancé début mai un appel en faveur de l’avortement :
« Restreindre l’accès à l’avortement ne réduit pas le nombre de procédures – cela mène les femmes et les jeunes filles à avoir recours à des procédures dangereuses ».
L’OMS a publié début mars de nouvelles lignes directrices sur l’avortement. Ces lignes directrices rassemblent plus de 50 recommandations portant sur la pratique clinique, la prestation de services de santé et les interventions juridiques et politiques visant à favoriser la fourniture d’avortement.
Quant à Emmanuel Macron, il veut renforcer les pouvoirs de l’OMS, pour prévenir les pseudo-pandémies :
#WHA75 | ❝L’OMS est la seule institution légitime pour garantir la sécurité sanitaire universelle, et nous permettre d’avoir une réponse coordonnée, unie et solidaire.❞@EmmanuelMacron appelle à renforcer l'OMS @WHO pour bâtir un monde plus sûr pour les générations futures. pic.twitter.com/7Xwlmm58Z9
— France ONU Genève 🇫🇷🇪🇺 (@FranceONUGeneve) May 22, 2022
