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Efficacité du passeport sanitaire : 4e demande de la CNIL

Depuis septembre 2020, la CNIL a réitéré quatre fois sa demande au gouvernement de fournir des preuves concrètes de l’efficacité du dispositif mis en place pour lutter contre le Covid-19. Une demande qui reste, à ce jour, sans réponse.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a rendu mardi 30 novembre son quatrième avis sur les dispositifs mis en oeuvre pour lutter contre le Covid-19.

  • Au total, depuis le début de la pandémie, la CNIL a réalisé 42 opérations de contrôle sur les dispositifs mis en place dans le cadre de la crise sanitaire et plus de cinquante contrôles au total en lien avec la COVID-19. Elle a également adressé plus de 200 courriers à des organismes dans le cadre de ces contrôles.

  • La CNIL attire de nouveau l’attention du gouvernement sur la nécessité, plus de 18 mois après le début de l’épidémie, de produire des éléments permettant d’évaluer pleinement l’efficacité des fichiers et dispositifs mis en œuvre.

  • Une cinquième phase de contrôles, qui porte notamment sur la durée de conservation, la suppression et/ou l’anonymisation des données, est d’ores et déjà engagée pour la fin 2021. Les résultats seront communiqués dans le prochain avis public de la CNIL.

Malgré ces nombreux contrôles, et les trois avis précédemment rendus, la Cnil pointe un manque de preuve.

Enfin, la CNIL insiste sur la nécessité que les éléments qui permettent d’apprécier l’efficacité des traitements susmentionnés lui soit rapidement transmis, afin de continuer l’exercice de sa mission. En effet, malgré plusieurs demandes, une telle évaluation n’a, à ce jour, pas été transmise à la CNIL. À cet égard, elle tient à souligner que l’utilisation des dispositifs précités reste conditionnée à des garanties relatives à leur efficacité.

Avortement : les députés approuvent le délai de 14 semaines au lieu de 12

Par 63 voix contre 30

Voici une des interventions de madame Ménard :

A l’extérieur, la Marche pour la vie a organisé une mobilisation avec les AFC et la Fondation Lejeune :

C’est arrivé un 1er décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 01décembre 1145 :naissance de Louis VI « Le Gros ».

Voir les chroniques du 1août et du 25 octobre.

  • le 01décembre 1145 :le pape appelle à une nouvelle croisade.

Le pape Eugène III émet la bulle pontificale “Quantum praedecessores” qui appelle à une nouvelle croisade. Cette décision fait suite à la perte, pour la chrétienté, d’Edesse, sur la frontière du Royaume de Jérusalem. Cet appel ne rencontre en fait qu’un faible écho avant que Saint Bernard de Clairvaux ne s’en empare.

  • le 01décembre 1521 : décès du pape Léon X.
  • le 01 décembre 1513 : promesse de mariage entre de Charles de Castille et Renée de France.

Le 1er décembre 1513, le traité de Blois est signé par le Roi Louis XII et Charles, prince de Castille. Il prévoit le contrat de mariage entre Renée de France, fille du Roi, et Charles. Cette union ne se fait finalement pas, ce dernier se épousant finalement en 1526 sa cousine, Marie de Portugal, tandis que Renée de France épouse Hercule II d’Este, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio, en mai 1528.

  • le 01 décembre 1792 :la Convention décrète la peine de mort contre ceux qui proposeraient d’établir la royauté en France ou tout autre pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple.

Le but de cette loi est bien d’arracher la France à ses racines chrétiennes, de construire un système, une société où Dieu n’aura pas sa place. Et cela commence par les institutions du pays.

Tirée des doctrines protestantes, cette affirmation de la souveraineté populaire, est une des sources des maux qui frappent la France depuis la révolution. En effet, la maçonnerie cherchant à déifier l’homme et à éradiquer la foi catholique mettra dans le peuple la source de la souveraineté. Ici, ce n’est pas le système qui est en cause, mais ses principes fondamentaux. Ainsi une république, un système électif sont parfaitement compatibles avec la foi catholique, il suffit uniquement de reconnaître la Vrai source de tout pouvoir : Dieu.

A la base de l’analyse catholique du pouvoir politique se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique.

L’histoire de notre pays montre que ces deux systèmes se sont succédés ; l’un greffé sur le cep divin a donné du fruit pendant près de 1500 ans, l’autre n’a apporté que ruine et désolation, tant notre nation peut être considérée comme à l’origine des grandes idéologiques qui firent du vingtième siècle un siècle de fer et de sang.

Si Maurras a pu écrire : « Je suis catholique parce que je suis royaliste », aujourd’hui tout catholique qui réfléchit sur cette question peut être tenté, à la lumière de notre histoire, de prononcer cette phrase en inversant les adjectifs : « Je suis royaliste par ce que je suis catholique ».

Encore faut-il ne pas dévoyer cette doctrine catholique de l’origine du pouvoir, par deux grandes erreurs que connut aussi notre pays : l’absolutisme et le gallicanisme.

Pour poursuivre cette réflexion deux livres passionnants :

– La constitution de l’ancienne France, de Bernard Basse, déjà cité dans cette chronique ;

– La Vierge Marie dans l’histoire de France, du marquis de la Franquerie ( ed. Résiac)

  • le 01 décembre 1805 : la grande armée acclame Napoléon pour l’anniversaire de son sacre.

La Grande Armée (72000 hommes répartis en 12 bivouacs) acclame Napoléon en allumant des feux de paille pendant plus d’une heure. Il déclare : “C’est la plus belle soirée de ma vie; mais je regrette de penser que je perdrai demain bon nombre de ces braves gens.” Voyant ce spectacle, les Russes et les Autrichiens croient que les Français brûlent leurs campements, sûrs de leur défaite.

  • le 01 décembre 1830 : décès du pape Pie VIII.
  • le 01 décembre 1900 : les femmes françaises accèdent au barreau.

Une loi autorise les femmes à exercer la profession d’avocat. En 1897, Jeanne Chauvin, pourvue de tous les diplômes requis, n’a pas eu le droit de prêter serment devant la Cour d’Appel de Paris.

  • le 01 décembre 1916 : Charles de Foucauld est assassiné d’un coup de feu par des rebelles et pillards sénousites à la porte de son ermitage à Tamanrasset.

Premier Saint-Cyrien sur les autels, il est mort la veille du deux décembre, jour anniversaire où fut tué le premier Saint-Cyrien, lors de la bataille d’Austerlitz.

Officier issu d’une riche famille de Strasbourg, le vicomte Charles Eugène de Foucauld perd la foi à 16 ans. Révolté de naissance, et très tôt orphelin, il passe son bac à 14 ans, mais sort bon dernier de l’école de cavalerie de Saumur. Il mène en garnison une vie de patachon et de débauche. Mais, après plusieurs voyages au Maroc et dans le sud algérien et tunisien, il se convertit soudainement à 28 ans. Charles de Foucauld fait un pèlerinage à Jérusalem puis entre au monastère trappiste de Notre-Dame-des-Neiges, dans l’Ardèche. Après un nouveau séjour en Terre sainte, il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 et la même année se rend en Algérie.

En 1905, il s’installe dans une cabane de pierre à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar, au cœur du Sahara algérien, caressant le rêve de convertir les bédouins du Sahara français par sa présence et son exemple. Le 1er décembre 1916, le père Charles de Foucauld est tué dans son ermitage de Tamanrasset, au cœur du Sahara. Il a 58 ans. Il est béatifié le 13 novembre 2005. Voir aussi la chronique du 29 juillet.

  • le 01 décembre 1941 : conférence de Saint-Florentin 

Le maréchal Pétain et Darlan, rencontrent le Maréchal Göring, à St-Florentin : Pétain lui remet un mémorandum reprenant le contentieux pour obtenir une collaboration politique sincère sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté française sur l’ensemble du territoire, de la fin de l’Ostland, de la disparition de la ligne de démarcation, d’assouplissements économiques et de la libération des prisonniers ; ce mémorandum est refusé par Goering.

« La conférence de Saint-Florentin a eu le mérite de clarifier ce que chacun mettait derrière ce mot très vague de « collaboration », employé dans la convention d’armistice et repris dans le communiqué de Montoire.

Dans les traités de La Haye et la convention d’armistice, il voulait dire qu’on cessait de se combattre et qu’on se parlait pour assurer, dans la neutralité, la survie du pays battu et occupé.

Pour les Allemands, collaboration impliquait tôt ou tard co-belligérance, c’est-à-dire aide à l’effort de guerre allemand, voire même guerre en commun. Naturellement la propagande anglo-gaulliste a pris le mot dans ce sens pour pouvoir accuser Vichy de trahison.

Pour le Maréchal – et pour Darlan, quand, dans les derniers mois de 1941, il se fut dégagé complètement des protocoles de mai – collaboration signifiait que l’Allemagne nous rendait la plus grande partie de nos prisonniers, allégeait nos charges, diminuait substantiellement les frais d’occupation, etc. Moyennant quoi, on lui concédait de petites choses qui n’étaient que des miettes dans son effort de guerre et on lui promettait notre concours pour apaiser la haine entre les deux pays et faire, à la paix, une Europe nouvelle.

Or ce concours, non militaire, n’intéressait plus guère l’Allemagne de fin 1941, affrontée, le dos au mur, à une guerre devenue mondiale.

L’entrevue de Saint-Florentin n’avait pas eu d’autre but, pour Gœring, deuxième personnage du Reich, qui l’avait sollicitée, que de savoir enfin à quoi s’en tenir entre les diverses acceptions du mot. Il avait été servi par la franchise énergique du Maréchal. Certes, entre anciens combattants de la Grande Guerre s’estimant mutuellement, le ton était toujours resté courtois et respectueux. Mais les dirigeants du Reich avaient enfin compris qu’il n’y avait rien de sérieux à attendre de la France, surtout dans le domaine militaire, sans des concessions substantielles que leur manque de confiance à notre égard (justifié par l’état de l’opinion) les empêchait évidemment d’envisager. »

(Amiral Auphan, L’Honneur de servir, p.321-322)

  • le 01 décembre 1947 : 80000 réservistes sont rappelés devant la crainte d’un coup d’état communiste.

Le contingent 46-2 a été rappelé. Souvenons-nous que Thorez est rentré de Moscou, amnistié par de Gaulle, que le maréchal Leclerc, que beaucoup poussaient à entrer en politique vient de décéder dans un tragique accident d’avion, que la CGT et le PCF multiplient les grèves qui paralysent le pays, qui, à la différence de l’Allemagne ne bénéficie encore pas du plan Marshall, que les statues de ND de Lourdes, ND de Pontmain, font le tour de la France, portées pieds nus par les catholiques français. Les processions sont souvent violement attaquées par les communistes et brocardées par les journaux.

Le 8 décembre, Notre Dame apparaît à l’île Bouchard au sud de Tours à quatre fillettes.

Elle va tout d’abord demander aux enfants de « prier pour la France qui est en grand danger ». En effet, le mécontentement populaire, les pénuries, les frustrations et les tentatives de déstabilisation extérieures sont tels que le pays, en proie à une grève générale très dure, est alors en situation quasi-insurrectionnelle. Tous les responsables politiques et syndicaux considèrent la guerre civile comme inéluctable. Les enfants, obéissant à Marie, se mettent en prière avec leurs camarades d’école. Inexplicablement, le lendemain soir, la grève est arrêtée, le pays se remet au travail. Ce sera le début des « trente glorieuses ».

  • le 1er décembre 1956 : les JO de Melbourne et la victoire d’Alain Mimoun au marathon.

Le 24 novembre 1956 s’ouvre à Melbourne la XVIe olympiade. Ce sont les premiers Jeux dans l’hémisphère sud. Ces jeux Olympiques ont une saveur particulière pour les Français amoureux du sport.

Alain Mimoun a 35 ans, lors du marathon. Cet ancien caporal-chef, d’origine kabyle, avait failli être amputé d’une jambe à l’issue de la bataille du Mont Cassin, en 1944, un mois avant l’épreuve il a été opéré d’une hernie. Prétendant au titre, il ne peut être sûr de rien. La veille de l’épreuve, il apprend que son épouse vient d’accoucher. Ayant le maillot 13, il bat en 02h25 sur son rival et néanmoins ami, le Tchécoslovaque Emil Zatopek, sous les acclamations des 120.000 spectateurs du stade olympique.

  • le 01 décembre 1971 : le 1er sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), “Le Redoutable”, est mis en service.

 

  • le 01 décembre 1990 : les 2 tunneliers français et britannique font leur jonction dans le tunnel de service, sous la manche : 2 techniciens se serrent la main.

 

 

La déclaration de candidature d’Eric Zemmour visionnée par plus d’1,7 millions de Français en quelques heures [ADD.]

Critiquée par toute la classe politique qui cherche à diaboliser Eric Zemmour, la vidéo de sa déclaration de candidature est jugée de manière unanime comme inédite dans sa forme et très profonde par son contenu :

Addendum : La vidéo est actuellement censurée par You Tube (voir ici). Elle a dépassé les 2,3 millions de visionnage. On peut la regarder par un autre lien ci-dessous :

 

Quelques personnalités politiques, qui ont vocation à travailler à l’union des droites, ont réagi favorablement :

Par ailleurs, le site de campagne du candidat est désormais accessible : EricZemmour2022.fr

C’est arrivé un 30 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 30 novembre 1215 : clôture du IVe concile du Latran.

Le pape Innocent III préside la dernière séance du concile du Latran. Ce nouveau concile œcuménique est le quatrième à avoir lieu au palais romain du Latran. Il en résulte l’affirmation de la Trinité, de l’incarnation humaine du Christ, la réglementation de la confession auriculaire et du mariage, la condamnation des Cathares et des Vaudois, l’interdiction de créer de nouveaux ordres religieux et l’apparition du terme de “transsubstantiation”. Par ailleurs, le pape Innocent III appelle à une nouvelle croisade. Toutefois, c’est son successeur, le pape Honorius III qui l’organise deux ans plus tard.

  • le 30 novembre 1406 : élection du pape Grégoire XII.
  • le 30 novembre 1750 : décès du Maréchal de Saxe.

Le maréchal général de France et condottiere, Maurice de Saxe décède à Chambord. Fils de la comtesse de Königsmark et du futur roi de Pologne Auguste II, il participe à sa première bataille, en 1712, face aux Suédois. Il prend ensuite une part active à la guerre de Succession de Pologne ainsi qu’à la guerre de Succession d’Autriche au service de la France. Il s’illustre notamment durant les batailles de Fontenoy et de Rocourt. En récompense de ses victoires, il est nommé gouverneur à vie de Chambord en 1748, deux ans avant de s’éteindre.

  • le 30 novembre 1807 : Lisbonne capitule face à Napoléon.

La Grande Armée de Napoléon, commandée par les généraux Junot, Dupont et Moncey entre dans Lisbonne avec 25 000 hommes. Ils trouvent la capitale abandonnée. La veille, le roi du Portugal Dom Jão Ier et sa cour ont fui vers le Brésil. Pour l’empereur, la conquête du Portugal est indispensable, car le pays est le plus fidèle allié de l’Angleterre, dont il a décrété le blocus.

  • le 30 novembre 1830 : Pie VIII meurt à Rome.

 

  • le 30 novembre 1853 : bataille de Sinope.

La bataille de Sinope a lieu durant la guerre de Crimée. Cette bataille navale oppose les Turcs aux Russes au nord de la Turquie. Les Ottomans cherchent à assurer leurs positions dans le secteur et envoient quelques unités marines. Elles affrontent alors la flotte russe durant une heure. Les Russes bombardent les Ottomans et détruisent la majorité des bateaux ennemis. Après cette bataille, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie.

  • le 30 novembre 1840 : retour de la dépouille de Napoléon 1er de Sainte Hélène.

En ce jour, la Belle Poule accoste à Cherbourg. A bord, le cercueil de l’empereur Napoléon Ier mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Le catafalque, après une sobre cérémonie, est déposé sur une péniche qui va remonter le cours de la Seine jusqu’à Paris. Le 16 avril 1821, l’empereur a écrit :

” Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. “

Sa dernière volonté est respectée, dix-neuf ans après sa mort.

  • le 30 novembre 1854 : la concession du canal de Suez est cédée à Ferdinand de Lesseps.

Alors vice-roi d’Égypte, Saïd Pacha accorde à Ferdinand de Lesseps une concession de 99 ans, lui permettant de percer l’isthme de Suez. Le Français envisage en effet de créer une route maritime entre la Méditerranée et la Mer Rouge. Il est prévu qu’à la fin de la concession, le canal devienne propriété de l’Égypte. Voir les chroniques du 17 novembre et du 25 avril.

  • le 30 novembre 1904 : Henri Cornet, vainqueur du Tour de France.

Alors âgé d’à peine 20 ans, Henri Cornet est déclaré vainqueur du Tour de France. Il était d’abord classé cinquième, mais l’Union Vélocipédique de France élimine les quatre premiers coureurs qui n’ont pas respecté le règlement. Ce Tour a été marqué par les batailles entre spectateurs, par des agressions sur des coureurs de spectateurs qui n’ont pas hésité à jeter des clous sur la route. Desgrange, le fondateur du Tour, a même failli mettre un terme à cette course annuelle.

  • le 30 novembre 1924 : les troupes franco-belges évacuent la Ruhr.

Foch voulait mettre l’Allemagne totalement à genoux pour lui ôter les moyens de recommencer une troisième fois. L’avenir lui donnera raison contre nos politiciens à courte vue.

  • le 30 novembre 1949 : les tickets de rationnement du pain sont supprimés.
  • le 30 novembre 1988: instauration du RMI.

La loi sur le revenu minimum d’insertion (RMI) est définitivement adoptée par l’Assemblée Nationale à l’unanimité. Le texte, proposé par le gouvernement de Michel Rocard, a été débattu durant deux mois avant d’être voté. Dès février 1989, 570 000 foyers vont bénéficier du RMI. La culture de l’assistanat s’installe en France, les outils permettant le « grand remplacement » s’accumulent sous couvert de justice sociale…

  • le 30 novembre 2007: le Pape Benoît XVI signe l’encyclique “Spe Salvi”.

C’est une lettre encyclique de Benoit XVI aux évêques aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs sur l’Espérance chrétienne.

Pour ceux qui veulent lire ce document.

Lien

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html

Pourquoi les mouvements écologistes promeuvent-ils des politiques qui nuisent non seulement aux humains mais aussi à la planète ?

Nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, lauréat du « Green Book Award », expert invité par le GIEC, Michael Shellenberger est le fondateur d’une ONG de sauvegarde de la Nature, non partisane et indépendante. Il écrit régulièrement depuis vingt ans pour le New York Times, le Washington Post et le magazine Nature Energy.

Il vient de publier un ouvrage important, Apocalypse zéro, Pourquoi la fin du monde n’est pas pour demain. Les erreurs de l’écologie radicale. Il remet en cause la propagande sur l’environnement, que ce soir le drame de la forêt vierge en train de brûler, le plastique, le sauvetage des baleines, la consommation de viande, le nucléaire, etc. Journaliste scientifique et ardent défenseur de l’environnement, Michael Shellenberger se posait depuis longtemps une question : pourquoi les mouvements écologistes continuent-ils à promouvoir des politiques qui nuisent non seulement aux humains mais aussi à la planète ? Il montre dans ce livre que les principales ONG écologistes militent pour des solutions incohérentes et souvent même dangereuses. Mélangeant avec bonheur la recherche, l’enquête de terrain et l’histoire du mouvement vert, ce livre lève le voile sur les enjeux financiers, statutaires et idéologiques qui se cachent derrière l’écologie politique contemporaine et son catastrophisme.

Il montre par exemple que ce n’est pas le capitalisme qui a aggravé la chasse à la baleine, mais le communisme. Les historiens ont en effet découvert des documents attestant que l’Union soviétique avait supprimé beaucoup plus de baleines qu’elle ne l’avait reconnu : 98% des baleines bleues tuées dans le monde après l’interdiction de 1966 l’ont été par des baleiniers soviétiques. Sur le nucléaire, il souligne que le nombre de victimes de l’énergie nucléaire est infime et que son impact environnemental est très modéré. Le pire accident énergétique de tous les temps fut l’effondrement du barrage hydroélectrique de Banqiao en 1975, en Chine, qui a tué entre 170 000 et 230 000 personnes. Tandis que l’équivalent d’une canette de Coca d’uranium peut suffire pour une vie entière de consommation intensive d’énergie. Sur cette énergie, il montre d’ailleurs que le lobby de l’éolien est très fortement lié à l’industrie gazière, sans laquelle l’éolien serait bien en peine de répondre aux besoins. La France en est un parfait exemple : après avoir investi 33 milliards de dollars au cours de la dernière décennie en faveur du solaire et de l’éolien, la France utilise désormais moins de nucléaire et davantage de gaz naturel, avec pour effet une hausse des prix de l’électricité et une électricité plus carbonée. Et il pose cette question majeure :

depuis combien de temps exactement les intérêts pétroliers et gaziers financent-ils des groupes environnementaux pour faire fermer des centrales nucléaires ?

La faculté de Rennes fait-elle la promotion de la GPA ?

La faculté de Rennes organise le 1er décembre un colloque qui ne brille pas par le pluralisme des intervenants et qui se veut un acte militant.

A noter que l’entrée est gratuite pour les étudiants.

Messe traditionnelle à Saint-Germain-en-Laye

Le froid et les giboulées n’ont pas eu raison de leur espérance ; comme chaque semaine, petits et grands étaient nombreux devant la porte toujours fermée de la chapelle Saint Louis de Saint-Germain-en-Laye en ce premier dimanche de l’Avent.

  https://m.youtube.com/watch?v=J3otgv26Tgo

Manifestation d’Alliance Vita contre la proposition de loi sur l’avortement

 

En 2022, pour la première fois, une édition du « Congrès Mission » verra le jour à Bruxelles

Née en 2015 à l’initiative d’Anuncio, et avec la participation de plusieurs communautés et mouvements chrétiens (Cathobel, la Communauté de l’Emmanuel,  RCF, le Parcours Alpha, les Jésuites, les Equipes Notre-Dame et Tandem, la Fondation Saint-Jean Paul II, le Renouveau Charismatique, le Forum Saint-Michel, Egliseinfo.be, La Viale Europe, le Verbe de Vie, Missio, la Communauté des Béatitudes, la Fraternité de Tibériade, le CIPAR, les Petites Soeurs des Pauvres, Fondacio,…), le Congrès Mission a pour ambition de chercher comment “proposer la foi” dans toutes les réalités de la société, et rassemble chaque année des milliers de chrétiens pour échanger des moyens concrets.

A travers de nombreux ateliers et tables rondes, ainsi qu’un village d’initiatives, chacun est amené à réfléchir sur la mission et à découvrir comment la foi chrétienne peut être annoncée aujourd’hui.  Rythmé par des temps de prières, messes et célébrations, le Congrès Mission se veut également un lieu de ressourcement spirituel.

En 2022, le Congrès Mission se déploie à Bruxelles pour la première fois. Tous les chrétiens de Belgique sont invités à la Basilique de Koekelberg les 18, 19 et 20 mars 2021, pour vivre cet événement unique au cœur de la capitale de l’Europe.

Parmi les nombreux intervenants, sont attendus notamment : Père Guy Martinot (sj), Marie Rottier, Pierre Merlin (diacre), le philosophe Dominique Lambert, la théologienne Laetitia Calmeyn, Frère Marc de la Fraternité de Tibériade, Joaquim Lesne, spécialiste de la transition écologique ou, parmi d’autres, le compositeur Benoît Collet.

Dans la perspective de cet événement, l’équipe du Congrès Mission Bruxelles organise une soirée d’information les mercredi 15 (en néerlandais) et jeudi 16 (en français) décembre de 20h30 à 21h30 (en virtuel, inscription via l’option « Je deviens Ambassadeur » du site https://www.congresmission.be/modalites-pratiques ou via l’événement Facebook).

C’est arrivé un 29 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 29 novembre (ou 31 décembre) 561 : décès du Roi Clotaire Ier dit « le Vieux ».

Clotaire Ier dit le Vieux est Roi des Francs de la dynastie des Mérovingiens, fils de Clovis, premier Roi de France, mort en 511.

  • le 29 novembre 1226 : sacre de Louis IX, Roi de France.

Louis IX est couronné Roi à Reims et succède ainsi à son père Louis VIII mort à Montpensier le 8 novembre. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence, car il n’est âgé que de 12 ans. Fervent chrétien, il meurt en croisade devant Tunis le 25 août 1270. Voir la chronique du jour, mais aussi celles du 25 avril, des 11 et 19 aout entre autres).

  • le 29 novembre 1268 : décès du pape Clément IV.
  • le 29 novembre 1314 : mort de Philippe le Bel, Roi de France.

Au terme de près de 30 ans de règne, le Roi de France Philippe IV le Bel, meurt à Fontainebleau à l’âge de 46 ans. Son fils Louis X, dit le Hutin, lui succède mais il meurt moins de deux ans après son couronnement. Ses trois fils se succèdent sur le trône mais sans descendance. Avec eux s’achève la lignée des Capétiens directs. (Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi).

Il annexe la Flandre au domaine royal. Sous son règne éclate un très grave conflit opposant la France à la papauté romaine. Cette crise qui ne se termine que par le déplacement de la cour du pape Clément V de Rome à Avignon, est à l’origine du Grand Schisme d’Occident. Tous deux détruisent l’ordre des Templiers (voir les chroniques du 13 octobre, 18 mars et 3 avril).

  • le 29 novembre 1516 : signature de la « paix perpétuelle » entre la Suisse et la France.

Au lendemain de la défaite de Marignan, les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère. Ils signent alors une paix perpétuelle avec la France de François Ier, qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires. Cette paix ” perpétuelle” est aussi appelée Paix de Fribourg. Les Suisses s’engagent à ne plus porter les armes contre la France ni à aider ses adversaires. Fidèle jusqu’à la mort les gardes Suisses se feront massacrer jusqu’au dernier pour défendre les Tuilerie, en 1792, contre les révolutionnaires armés par le duc d’Orléans, voir la chronique du 10 août.

  • le 29 novembre 1554 : l’Angleterre se rapproche de Rome.

Le Parlement valide ce rapprochement. Une messe est célébrée le 30 novembre par le légat Reginald Pole, archevêque de Cantorbéry, cardinal de l’Eglise catholique romaine.

  • le 29 novembre 1594 : le duc de Guise livre Reims à Henri IV.

La Ligue tenant la ville, Henri IV a été sacré à Chartres. L’héritier du trône a dû batailler dur pour faire respecter ses droits. Après avoir été excommunié par le pape, il voit sa sanction levée par le Saint-Siège qui a pu vérifier la sincérité de sa conversion.

Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l’histoire de France » rapporte le miracle, dont tous les parisiens sont les témoins, le 22 mars 1594 (voir la chronique du jour), quand Henri IV entre dans Paris alors que les Espagnols et la Ligue tenaient encore la ville ; Henri IV fait sa première visite fut pour Notre Dame de paris :

«Là fut vu de toute l’assistance, étant en indicible nombre près de sa Majesté, Saint Michel, l’ange gardien de la France … qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. » (Citation par la Franquerie de André Favyn dans son livre Le théâtre d’honneur et de chevalerie, p 612).

Et le marquis de continuer :

«L’archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s’était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la loi Salique doit être appliquée non seulement dans son esprit mais aussi dans la lettre ». (Le Marquis de la Franquerie, dans « La Vierge Marie dans l’histoire de France », Ed : Résiac)

  • le 29 novembre 1633 : l’abbé Vincent de Paul fonde les Filles de la Charité, devenues « Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Vincent de Paul est un prêtre catholique français connu pour sa grande charité. Il est longtemps l’aumônier des galériens avant de se mettre au service de la reine Marguerite de Navarre, l’épouse du Roi Henri IV. Il fonde alors la Congrégation de la Mission, en 1625, dont la vocation est l’évangélisation les populations pauvres des campagnes, puis des colonies. Le 29 novembre 1633, il fonde la congrégation des Gardes des Pauvres qui devient très vite la Compagnie des Filles de la Charité, une société de vie apostolique exclusivement féminine sous la responsabilité de Louise de Marillac. Les sœurs qui y entrent se consacrent aux malades et aux pauvres, aussi bien matériellement que spirituellement. Devenues les « Sœurs de Saint Vincent de Paul », leur société est aujourd’hui présente dans 94 pays et compte environ 20 000 membres.

  • le 29 novembre 1791 : décret contre les prêtres réfractaires.

Le 29 novembre 1791, l’assemblée législative prend un décret contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé, votée un an plus tôt. La Révolution tourne à la guerre civile.

  • le 29 novembre 1911 : Saint Pie X remet la barrette aux nouveaux cardinaux d’Angleterre, de Hollande, des Etats-Unis et de France.

Saint Pie X termine son allocution consistoriale en ces termes:

«Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l’Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique… appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et Nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il !

  • le 29 novembre 1932 : 1ère apparition de Notre Dame à Beauraing en Belgique.

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît à cinq enfants du village de Beauraing, en Belgique : Fernande, Gilberte et Albert Voisin, ainsi qu’Andrée et Gilberte Degeimbre. Les événements se déroulent dans le jardin du pensionnat Notre-Dame du Sacré-Cœur tenu par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. L’apparition est reconnue le 2 juillet1949. Le message de Notre Dame est de venir en pèlerinage car dit-elle:

“Je convertirai les pécheurs.”

  • le 29 novembre 1947 : l’ONU scinde la Palestine en deux Etats, un juif et un palestinien.

L’Assemblée générale de l’ONU réunie à New-York, prend la décision de partager la Palestine en deux: un Etat arabe et un Etat juif. L’administration de Jérusalem relèvera de l’organisation internationale. Le Conseil de la ligue arabe s’oppose à cette décision ; très vite les affrontements commencent. L’état d’Israël naît le 14 mai 1948, et connaît immédiatement la guerre en étant envahi par l’Egypte, le Jordanie, l’Irak, la Syrie et le Liban.

  • le 29 novembre 1962 : accord pour construire le Concorde.

A Londres, De Gaulle et Macmillan décident de développer ensemble un avion supersonique commercial, dont l’entrée en service est prévue en 1970, le “Super-Caravelle”.

  • le 29 novembre 2005 : béatification du futur Saint Jean Paul II.

L’ancien secrétaire du pape Jean-Paul II, le cardinal Dziwisz, confirme le choix d’un miracle survenu en France.

L’eucharistie, antidote à la déprime

En cet Avent, Natalie Saracco donne rendez-vous sur sa chaine youtube tous les jeudi à 20h30 pour visionner la série de son tout dernier témoignage à Bruxelles, en tout, huit épisodes.

Quand Zemmour montre le chaos, les médias regardent le doigt

Les médias nous présentent la campagne d’un candidat majeur étouffée par la violence de gauche. Et quand on racontera l’histoire de l’échec de cette campagne, on oubliera complètement le rôle qu’y a joué cette violence. Et pourtant, samedi soir, les nervis gauchistes ont saccagé le restaurant où Eric Zemmour a dîné :

Cette violence de gauche est un fait majeur de notre vie politique, mais son rôle est constamment sous-estimé, en partie parce que la violence elle-même est intermittente, mais ses effets sont permanents. Alice Coffin justifie cette violence, mais cela n’émeut pas nos grands démocrates attachés aux valeurs de la république… :

Elle est également sous-estimée parce que non seulement la gauche la minimise, mais les victimes mêmes de cette violence sont portées à la minimiser: si un parti met trop en avant les violences qu’il subit, il contribue à décourager ses propres militants, candidats et soutiens. C’est un réflexe normal : relativiser ces violences (“même pas mal”) pour ne pas décourager les sympathisants de venir aux meetings suivants.

On se retrouve, dans le cas du RN et sans doute de la campagne d’EZ, à mener des campagnes destinées à éviter ces actes de violence, au prix d’une bien moindre efficacité: boîtages et collages de nuit plutôt que tractages, fin des grands meetings annoncés à l’avance, etc. Sauf incidents ponctuels, la violence visible disparaît alors, mais ses effets demeurent – et sont reprochés au candidat (“le temps paraît bien loin où Zemmour pouvait rassembler des milliers de sympathisants dans ses meetings“, etc).

Eric Zemmour a justitie son geste par le refus du débat imposé par ces nervis :

Evidemment, les bonnes consciences disent que cela révèle qu’il n’a pas la stature d’un président :

Mais c’est vrai qu’en terme d’élégance, nous sommes actuellement bien servis :

Procès de l’Angélus : une école sacrifiée pour pas grand chose

Le procès de l’Institution l’Angélus s’est déroulé les 23 et 24 novembre et le verdict a été rendu le 24 après-midi. L’abbé Spinoza était accusé d’avoir infligé violences et humiliations à une cinquantaine d’élèves de l’école privée l’Angelus qu’il dirigeait dans le Cher. L’abbé Régis Spinoza n’a été condamné qu’à trois ans de prison avec sursis. La cour l’a aussi condamné à dix ans d’interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Le tribunal n’a finalement pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé de la prison ferme. Durant le procès, il a été soutenu par plusieurs parents d’élèves, qui ont minimisé l’ampleur des accusations.

En 2017, nous nous demandions si les poursuites allaient finalement s’évanouir, le dossier d’accusation se vidant au fil des jours (à l’époque des accusations évoquaient des agressions sexuelles, très vite abandonnées).

Le Tribunal a refusé de condamner l’abbé à de la prison ferme. L’interdiction d’avoir des activités auprès des mineurs pendant dix ans concerne uniquement le cadre professionnel. L’abbé a été condamné à des amendes (106 000 euros) pour trois bénévoles qui, parce qu’ils avaient un emploi du temps, dépendaient de son autorité, et des amendes pour les claques ou les punitions « excessives » selon les termes du Tribunal.

L’abbé Spinoza a donc été relaxé des accusations suivantes :

  • Relaxé pour de nombreuses « victimes » de violences ;
  • Relaxé à propos des conditions d’hébergement insalubres ;
  • Relaxé pour la nourriture « périmée » ;
  • Relaxé pour violence psychologique sur un mineur et rejet par le Tribunal de l’ITT de 10 jours ;
  • Requalification à propos des « violences habituelles » qui n’ont pas existé selon  le tribunal qui qualifie de « violences ponctuelles » les claques ou punitions, rejet d’une violence « institutionnalisée » au sein de l’Angélus
  • Relaxé pour 50% des personnes qui avait été considérées initialement comme étant payées au « noir ».

Que reste-il ? Des claques que l’abbé a reconnues et des punitions que le Tribunal estime comme étant excessives. Il n’y a pas de « gouroutisation », ni de « manipulation » (les juges se sont appuyés sur les expertises de personnalité, de psychologie et sur les expertises de psychiatres de l’abbé Spinoza ). 

Pourquoi une peine si lourde pour quelques claques à des élèves souvent difficiles, parfois sans parents et élevés par un autre membre de la famille, suivis par les services sociaux…? Des élèves dont personnes ne voulait plus et que l’abbé Spinoza a accepté de scolariser. Depuis 2019, un parent qui punit sévèrement son enfant ou lui met une claque peut être déféré devant un tribunal correctionnel (sans parler des services sociaux). Et puis le contexte du rapport Sauvé n’a pas joué en sa faveur.

Dans cette affaire -ce lynchage en règle-, la presse, y compris une certaine presse catholique, ne sort pas grandie. Il est facile de jeter un prêtre aux chiens. Il est plus difficile de réparer une réputation.

L’église Sainte-Thérèse de Saint-Quentin sauvée de la démolition

Il y a quelques jours, La Tribune de l’art s’inquiétait de l’avenir de l’église Sainte-Thérèse. Le 30 novembre, une vente des vitraux des années 30 était accompagnée de la mention suivante :

« L’acquéreur s’engage à démonter à ses frais les verrières, dans les deux mois qui suivent la vente. La dispersion des vitraux est faite en accord avec l’Evêché qui remettra à l’acquéreur un certificat. »

Car l’église, selon un dépliant, doit être détruite en février 2022. Voici l’église et l’un des vitraux :

L’inquiétante prolifération des drones turcs

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Erdoğan savoure son triomphe sans mesure : ses drones se vendent comme des petits pains. Il en existe plusieurs modèles, mais le fleuron est le Bayraktar TB2 fabriqué par l’entreprise privée Baykar. Pour la petite histoire c’est Selçuk Bayraktar qui en est le dirigeant. Ce brillant ingénieur, qui a fait ses études aux États-Unis, est également le gendre d’Erdoğan ; les affaires, c’est mieux en famille.

Le Barayktar a déjà fait ses preuves. En Syrie, où il a infligé de lourdes destructions à l’armée syrienne, retardant ainsi la reconquête de la poche islamiste d’Idlib que les Turcs cogèrent avec plusieurs milices islamistes. En Libye également, où il fut massivement utilisé contre les forces du maréchal Haftar dont l’objectif était de prendre Tripoli. Elles furent stoppées net par la redoutable efficacité de ces drones et subirent des pertes importantes. Les mercenaires russes du groupe Wagner furent tout aussi démunis et durent également battre en retraite. Ce succès permit à la Turquie de renforcer son implantation en Libye.

Mais c’est sur le théâtre d’opérations du Haut-Karabagh que leur efficacité fut la plus médiatisée. Lorsque l’armée azerbaïdjanaise lança son agression contre le territoire arménien du Haut-Karabagh, fin septembre 2020, les Arméniens n’avaient pas encore réalisé qu’ils avaient une guerre de retard. Forts de leur succès éclatant de la guerre de 1992-1993 qui les avaient vu écraser leurs adversaires (le conflit avait fait près de 30.000 morts), ils étaient persuadés de repousser facilement l’assaut azéri.

Mais très vite, ils subirent les ravages de ces drones vendus par la Turquie au cours des mois précédents. Bakou a beaucoup de pétrole et donc beaucoup d’argent. Les chars et les premières lignes de l’infanterie arménienne furent disloqués par ce déluge de feu. Le courage légendaire du combattant arménien n’y pouvait rien. D’ailleurs, lorsque les combats eurent lieu à armes égales, les assaillants furent souvent repoussés, en particulier les mercenaires islamistes syriens amenés par avion depuis la Turquie.

La Russie mit fin à cette partie inégale mais l’inquiétude demeure : les drones turcs ont changé le cours de la guerre et font peser une menace nouvelle sur l’avenir même de l’Arménie.

Depuis, d’autres pays ont fait leur marché. L’Ukraine a annoncé en avoir acquis 12. On dit que le premier aurait été utilisé en octobre, détruisant une batterie des séparatistes du Donbass. Mais l’armée n’a pas confirmé.

Erdoğan, qui a récemment effectué une tournée en Afrique, en a profité pour essaimer au passage : le Maroc s’est porté acquéreur, au grand dam de l’Algérie avec qui il est en conflit frontalier, le Niger également, et l’on parle maintenant de l’Éthiopie. Il n’y pas eu de confirmation la concernant, mais la presse turque l’a annoncé victorieusement. Cette perspective inquiète au plus haut point le Soudan et l’Égypte, qui ont des relations tendues avec l’Éthiopie.

Cette prolifération est inquiétante et, comme d’habitude, les alliés de l’OTAN ferment les yeux, laissant Erdoğan agir à sa guise et souffler sur les braises partout où il peut. La marche de l’islamo-nationalisme orchestrée par Erdoğan s’appuie donc maintenant sur une technologie militaire haut de gamme. Et personne ne veut prendre le risque de la freiner.

Les anticléricaux en campagne à Solignac

L’installation de moines à l’abbaye de Solignac a réveillé les ardeurs de quelques anticléricaux, qui se sont se donnés rendez-vous, avec le soutien de la presse locale :

Pour ces gens là, l’Eglise ne devrait pas pouvoir profiter pleinement de ses églises… :

La période de réflexion avant un avortement sauve des vies

Lu sur IFN :

Le délai de réflexion que les lois de certains pays imposent aux mères avant l’avortement fonctionne dans un nombre important de cas. La confirmation vient d’Irlande. Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé, environ 20 % des femmes qui avaient initialement demandé un avortement ont changé d’avis.

La règlementation irlandaise, en vigueur depuis janvier 2019, stipule qu’il doit y avoir un délai de réflexion d’au moins trois jours entre la première consultation et l’intervention chirurgicale pour retirer le bébé de l’utérus. C’est le cas si vous avez l’intention d’avorter au cours du premier trimestre de la grossesse, c’est-à-dire dans le délais légal pendant lequel un avortement est autorisé sans motif précis. Pour les avortements au cours des deuxième et troisième trimestres, en cas de diagnostic de malformation du foetus ou de risque pour la santé de la mère par exemple, la loi n’exige aucun délai de réflexion.

Répondant à une question posée par la députée Carol Nolan, qui est très active sur le front de la protection de la vie, le ministère irlandais a révélé que l’année dernière, 6 455 avortements ont été pratiqués au cours du premier trimestre de la vie d’un bébé, alors qu’un nombre beaucoup plus élevé de femmes avaient demandé l’avortement : 8 057. Ainsi, plus de 1 600 femmes enceintes ont décidé de ne pas avorter et de finalement donner naissance à leurs bébés. Cela représente près de 20%, un chiffre significatif qui montre l’efficacité du délai de réflexion imposé par la loi actuelle.

Bien sûr, il est possible que certaines de ces mères aient avorté à l’étranger après une visite initiale en Irlande, mais si c’est le cas, il s’agit d’un pourcentage très faible, étant donné les restrictions mises en place l’année dernière en raison du CoViD-19, tant sur les voyages que sur l’accès aux services de santé. Depuis le début de la pandémie en Irlande, la consultation à distance du médecin est possible, et l’avortement au cours du premier trimestre de la vie de l’enfant est dans la plupart des cas effectué non pas chirurgicalement dans un hôpital ou une clinique, mais avec la pilule abortive RU486. En d’autres termes, il n’y a pas de véritables obstacles pour celles qui veulent avorter, même à domicile, si ce n’est ce délai de réflexion.

Les chiffres publiés par le ministère de la Santé sont importants, car dans quelques semaines, le Parlement irlandais remettra en question la législation actuelle sur l’avortement en vue d’éventuels changements. Tous les trois ans, la législation est révisée, et parmi les dispositions que les militants pro-avortement voudraient abroger figure celle concernant cette période de réflexion obligatoire de trois jours, qui selon eux, constituerait un obstacle pesant sur le choix des femmes.

Mais les données montrent exactement le contraire. La pause de réflexion de trois jours permet de réfléchir et parfois de reconsidérer le choix de l’avortement, précisément parce qu’un tel choix est (évidemment) irréversible et fatale. Etant donné que de nombreuses femmes envisagent d’interrompre une grossesse tout en nourrissant de forts doutes, la pause et la réflexion les aident à prendre le courage de choisir finalement la vie plutôt que la mort.

Une telle période de réflexion est prévue dans la législation de nombreux pays. En Italie, par exemple, la pause est de sept jours, plus de deux fois plus longue qu’en Irlande. En Belgique, elle est de six jours, de cinq jours aux Pays-Bas, et de trois en Espagne et au Portugal. En revanche, une telle règle n’existe pas au Royaume-Uni, même si un sondage de 2017 montre que 79 % de la population serait favorable à son instauration pour une période de cinq jours.

Qui sait combien de vies sont fauchées à cause d’une décision hâtive et combien de mères, regrettent plus tard leur décision, et pleurent leurs enfants avortés. Si, comme le montrent les données irlandaises, un cinquième des femmes changent d’intention après une première visite, c’est aussi grâce à cette période de réflexion. L’abroger reviendrait à priver tout le monde de la possibilité de choisir, même ceux qui considèrent l’avortement comme un droit.

Les femmes qui considèrent l’avortement comme un droit (et ce n’est pas l’ensemble des femmes, peut-être même pas sa majorité) affirment qu’elles ne sont pas “pour l’avortement”, de sorte que la distinction entre pro-vie et pro-avortement serait trompeuse. C’est pourquoi les défenseurs de l’avortement se définissent comme pro-choix (comme si les personnes pro-vie ne choisissaient pas la vie). Ce même mouvement ajoute également que tous, y compris ceux qui considèrent l’avortement comme un droit, sont en eux-mêmes pro-vie, ne veulent pas la mort, et considèrent donc l’avortement comme une sorte de dernier recours. Pourquoi pas. Mais si tel est le cas, alors le mouvement des femmes qui considèrent l’avortement comme un droit, devrait définitivement accepter le délais de réflexion pour les femmes enceintes qui entendent mettre un terme irréversible à la vie de leur enfant. Un délais aussi long que possible.

Suppression de la messe face au peuple en Inde

Situation liturgique intéressante en Inde : l’Église catholique malabare a décidé en synode d’unifier ses célébrations liturgiques. Jusqu’à présent deux formes étaient autorisées: une plus récente célébrée face au peuple et une autre plus traditionnelle ad orientem.

Le synode de l’Église malabare a décidé qu’à partir de Pâques 2022, seule la forme traditionnelle pourra être utilisée.

Or, certains évêques, prêtres et fidèles protestent et en appellent à Rome pour maintenir l’autre forme.

Que fera Rome? Ne voilà pas une situation qui en rappelle une autre, mais avec des rôles inversés? À suivre…

Plus de 270 veillées pour la vie à l’Avent 2021

L’actualité nous rappelle avec la proposition de loi sur l’allongement du délais d’avortement qu’il est plus que jamais nécessaire de témoigner, au sein de notre société, qu’une autre culture de vie est possible…

Veillons, prions, formons-nous et agissons pour la renaissance de la culture de vie : www.veilleespourlavie.life

Huit membres de l’Académie catholique de France critiquent le rapport de la CIASE : le pape renonce à rencontrer Jean-Marc Sauvé

Selon Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :

Cette étude de huit membres éminents de l’Académie catholique de France, dont Hugues Portelli, son président, et le philosophe Pierre Manent, sans être un document officiel de cette instance, a déjà joué un rôle décisif. Sans elle, et d’autres interventions, le pape François n’aurait pas annulé – officiellement « reporté » – l’audience qu’il avait prévu d’accorder, avec l’appui de la Conférence des Évêques, à Jean-Marc Sauvé et toute l’équipe de la CIASE, le 9 décembre prochain à Rome. C’est le signe objectif d’un mécontentement certain à Rome et surtout d’une lourde déception précisément sur les failles du rapport de la CIASE mises à jour par cette étude. Déconvenue d’autant plus cuisante que l’impact international du rapport CIASE a été puissant et qu’il fut même publiquement salué par le pape le 6 octobre, qui n’en avait pourtant encore rien lu.

Le rapport critique est accessible en ligne ici. On lit notamment dans les 15 pages une critique des chiffres extrapolés par la CIASE :

Un gouffre sépare le nombre des témoignages reçus par la CIASE (2738), le chiffrage des victimes relevées par l’étude de l’EPHE (École Pratique des Hautes Études) diligentée par la CIASE (4832), l’extrapolation de cette même équipe de chercheurs qui atteint le chiffre maximum de 27 808 évaluées à partir des données recueillies par cette étude et les estimations faites à partir d’un sondage conduit par l’IFOP (Institut français d’Opinion publique) qui a permis à cet institut de sondage d’extrapoler au niveau de la population française adulte pour parvenir à plusieurs centaines de milliers de victimes, avec un chiffre de 216 000 victimes de clercs, chiffre porté à 330 000 victimes en y incluant les victimes de laïcs. (…) Le calcul des résultats laisse également perplexe. Le chiffre de 118 personnes déclarant avoir été abusées par un prêtre donne un pourcentage de 0,42 % et celui de 53 pour les personnes se déclarant abusées par un laïc un pourcentage de 0,19 % soit des chiffres nettement en deçà de ceux qui permettent une interprétation statistique (le chiffre de valeur absolue retenu permettant une interprétation doit être supérieur ou égal à 15, ce qui écarte toutes les enquêtes relatives à l’Église catholique) et la marge d’erreur qui subsiste dans ce type de sondage (liée à la représentativité, au choix de l’échantillon, à la formulation et à la séquence des questions) est supérieure aux résultats obtenus. En raison de la faiblesse du chiffre de départ et des biais inévitables de l’enquête, il n’est pas possible d’extrapoler pour transposer à l’échelle de la population française adulte (47 millions de personnes) et les chiffres avancés et jetés en pâture aux médias et à l’opinion ne résisteraient pas à une enquête plus approfondie.

C’est d’autant plus un camouflet pour Jean-Marc Sauvé, qu‘il est lui-même membre de cette Académie catholique. Interrogé dans La Croix, il fait part de son amertume :

Je m’attendais à des attaques contre le rapport de la Ciase et donc je ne suis nullement surpris. Je les pressentais plus précoces et très fortes, en particulier des milieux traditionalistes. C’est venu de l’Académie catholique.

La critique de notre rapport est bien sûr légitime. Je l’ai écrit dès son avant-propos. Mais dans ce cas, j’éprouve des sentiments de tristesse, et même d’affliction, car je suis moi-même membre de cette Académie. Les règles du procès équitable et la simple confraternité auraient pu justifier des questions préalables, si ce n’est un débat contradictoire. Rien de ce qui s’est passé n’a été élégant, ni loyal.

Le rapport de l’Académie n’est pas spécialement aimable, mais le message de transmission de ce rapport aux autorités de l’Église, qui reste secret, est un tissu d’attaques venimeuses assorties d’une injonction faite à l’Église de s’abstenir de toute mesure de réparation et de toute modification de ses règles, tant que la « vérité objective » n’aura pas été établie.

Cette injonction est particulièrement inconvenante au regard des décisions déjà prises par l’Église et de la modestie de l’argumentation de ces membres de l’Académie catholique. Les signataires de ce texte ont procédé conformément au pire d’une certaine culture catholique, c’est-à-dire secrètement, sans débat contradictoire et en faisant d’abord de la dénonciation aux autorités.

Je le dis d’autant plus volontiers qu’Hugues Portelli m’avait invité mi-septembre à rendre compte du rapport de la Ciase devant les membres de l’Académie le 14 octobre, invitation qu’il a finalement reportée sine die, et sans réelle explication, deux jours après que j’ai répondu positivement.

Le prêtre est-il toujours l’Homme du sacré ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le cardinal Sarah et Guillaume d’Alançon :

Notre-Dame de Paris : vers un massacre de la cathédrale ?

Le Telegraph fustige les projets de rénovation qui entourent la cathédrale. Le spécialiste déclare :

« Ce qu’ils proposent de faire […] ne se serait jamais produit à l’abbaye de Westminster ou à Saint-Pierre de Rome. C’est une sorte de parc à thème, très enfantin et trivial, étant donné la grandeur du lieu. »

Plusieurs architectes qui ont accès aux plans décrivent auprès du Telegraph des rénovations aberrantes, comme « un sentier de la découverte » qui conduira les visiteurs à travers diverses chapelles, en mettant l’accent sur l’Afrique et l’Asie. Aussi, les écritures seront diffusées sur les murs dans diverses langues, y compris le mandarin. Des expositions, comme « le christianisme pour les nuls », ont aussi été annoncées. Par ailleurs, l’un des sanctuaires sera dédié à l’environnement.

Ces révélations dans la presse ont visiblement déstabilisé le diocèse, selon ce message sur Facebook.

Des confessionnaux, des autels, ainsi que des sculptures classiques, seront mis au rebut. Il est prévu que ces derniers soient remplacés par des peintures murales « à la mode », qui contiendront des effets sonores et lumineux, dans le but de créer des « espaces émotionnels ». Les personnes à l’initiative de ces différents projets assurent que de cette façon, ce symbole français sera aisément compris par tous les touristes, « qu’ils viennent de Chine ou de Suède ». Toutefois, leurs détracteurs estiment que cela avilit l’Eglise, vieille de 850 ans, et la transforme en un « Disneyland politiquement correct ».

Une source proche de la rénovation va plus loin, en confiant au Telegraph que de tels plans risquent de métamorphoser Notre-Dame en une « salle d’exposition expérimentale » qui « mutilerait » la cathédrale. « Pouvez-vous imaginer que l’administration du Saint-Siège autorise quelque chose de semblable dans la chapelle Sixtine ? », s’est agacée cette même source, qui a eu accès aux derniers plans. Et de conclure en ces termes, pour étayer son point de vue :

« C’est le politiquement correct devenu fou. Ils veulent faire de Notre-Dame une salle d’exposition liturgique expérimentale qui n’existe nulle part ailleurs, alors qu’elle devrait être un repère où le moindre changement doit être traité avec la plus grande prudence. »

Directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie, le père Gille Drouin est également délégué de l’Archevêque de Paris pour l’aménagement de la cathédrale Notre Dame. Il partage son expérience et sa réflexion autour de l’aménagement de l’espace liturgique :

Terres de Mission : Des preuves scientifiques de l’existence de Dieu ?

“Terres de Mission” reçoit l’abbé Claude Barthe pour parler de la résistance au récent motu proprio du Pape François visant à cantonner, puis à interdire à terme, la messe traditionnelle.

Puis, Olivier Bonnassies, co-auteur du livre “Dieu, la science, les preuves”, présente le passionnant dossier des récentes découvertes scientifiques qui rendent de plus en plus probable l’existence de Dieu.

C’est arrivé un 28 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 28 novembre : saints du jour français ou de France.
    • Ste Catherine Labouré, Fille de la charité (1806-1876)

Sa fête liturgique est le 28 novembre pour la Famille vincentienne ; mais le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église Universelle. Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, naît le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or.

À neuf ans, elle perd sa mère. On la voit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »

À onze ans, la fillette remplit l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devient responsable des travaux domestiques. Après son travail, elle se rend souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères, près de Paris, Catherine Labouré fait trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entre au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce Saint lui apparaît dans la chapelle du couvent. La Ste Vierge lui apparaît et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière est le premier moyen qu’emploie la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes est la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »

Elle trépasse à l’âge de soixante-dix ans, le 31 décembre 1876. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps est trouvé dans un état de parfaite conservation.

  • le 28 novembre 587 : Traité d’Andelot

Gontran, roi de Bourgogne s’associe à son neveu Childebert II, roi d’Austrasie dans le pacte d’Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l’Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l’élaboration de ce traité. Ce traité d’Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.

La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C’est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d’être relevée: Il est convenu qu’aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c’est-à-dire les grands qu’un serment de fidélité attachait au souverain, de l’autre et qu’il n’accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.

  • le 28 novembre 741 : décès du pape saint Grégoire III.

C’est saint Grégoire III qui appelle à l’aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards.

le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.

Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n’hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement c’est le versement d’une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.

  • les 28-29 et 30 novembre 1245 : le Roi Louis IX rencontre le pape Innocent IV à Cluny.

Les deux souverains décident de l’organisation de la septième croisade. L’Eglise de France va la financer largement.

  • le 28 novembre 1615 : mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche.

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune Roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d’Espagne, Anne d’Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.

Roi pieu et profondément croyant c’est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.

  • le 28 novembre 1632 : naissance du compositeur Jean-Baptiste Lully.

Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le Roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont “Le Bourgeois gentilhomme” et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu’ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l’opéra français.

  • le 28 novembre 1698 : le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Buade de Frontenac, meurt à Québec.

Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698.

Ce sera à l’influence néfaste de ce « patriote » enterré au Panthéon, qu’est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au Lieutenant général de Montcalm qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.

  • Le 28 novembre 1789: le « frère » docteur Guillotin présente son invention.

Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l’Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L’engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen “le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare.” Il sera d’abord appelé ‘Louison” ou “Louisette” mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de “guillotine” en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: “la veuve”. La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s’appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu’en 1977.

Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d’Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l’Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d’Orléans ou le duc de Chartres)[]. Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et jouaaussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.

Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s’appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.

  • le 28 novembre 1934 : le quotidien L’Echo de Paris demande que la limite d’âge ne soit pas appliquée au général Weygand.

Henri Bordeaux écrit en effet : « Le 21 janvier prochain le général Weygand est atteint par la limite d’âge et prendra sa retraite, à moins que… à moins qu’un décret nous le maintienne dans ses fonctions actives. […] Nous sommes en retard e France, pour toutes les questions de défense nationale. Il s’agit de savoir si nous voulons nous diminuer encore. […] Le général Weygand en ce moment n’est pas remplaçable. Son nom est à lui seul une puissance. […] Mieux vaut garder l’homme qui, parce qu’il a su et saura la faire peut contribuer à éviter la guerre par la confiance qu’il inspire au-dedans et la crainte qu’il inspire au dehors, plutôt que d’être un jour contraint à le rappeler brusquement. »

Le 15 avril 1932, ce décret est signé ; malheureusement, le 18 janvier 1935, Gamelin remplace Weygand aux fonctions suprêmes ! Quelle hypocrisie du système !

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, pages 135 et 139.

  • le 28 novembre 1947 : mort du Maréchal Leclerc dans un accident d’avion au Sahara.

Au cours d’une tournée d’inspection, l’avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s’écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.

Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l’éducation des Pères jésuites de la Providence d’Amiens. Saint-Cyrien de la promotion ” Metz-Strasbourg “, il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l’Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d’un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.

Instructeur à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l’Ecole de guerre,il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l’état-major de la 4e division d’infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s’évade, et rejoint le front.

Blessé, hospitalisé sur ordre, il s’échappe devant l’avance ennemie, gagne Paris à bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l’Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l’approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.

Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s’empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :

« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».

Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l’aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.

Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ;elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d’audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d’Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s’empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai. Peu de jour après Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugement (cf. la chronique du 6 mai).

Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l’autorité de l’amiral Thierry d’Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l’Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l’ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 – début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l’action militaire et l’action diplomatique (accords Sainteny – Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l’homme de terrain s’oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d’Argenlieu ou Bidault, craignent d’ébranler l’Union française par des mesures arrachées plus qu’accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.

Il reprend ses fonctions d’Inspecteur qui ont été étendues à l’ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s’écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : ” Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes “. En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l’Histoire.

  • le 28 novembre 1959 : le premier synchrotron à proton de France est mis en service.

Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et… l’inventeur du World Wide Web.

Pousser la porte d’une église …

Il y a mille raisons de pousser la porte d’une église, et toutes sont bonnes puisqu’elles nous font aller vers Dieu. D’ailleurs de nombreuses paroisses, quand cela est logistiquement possible, laissent les portes de leur église ouvertes toute la journée, invitant ainsi chaque passant qui le souhaite à venir vivre une parenthèse dans sa journée.

Une église ne vit pas que pendant une messe ou une célébration même si ces moments la font resplendir tout particulièrement. Elle est certes le lieu privilégié de la prière collective (messes, séances d’adoration eucharistique ou de prière de chapelet organisées par la paroisse …) mais elle se construit aussi avec nos prières personnelles. Elle est faite de ces petits moments volés à notre routine quotidienne, de ces peines, joies, espérances que des hommes et des femmes y ont laissé au pied de la croix, tout au long des années, parfois même des siècles …

Et puis il y a Sa présence. Toujours là, discrète et immense : “On est moins seul au fond d’une église déserte” comme dit Marceline Desbordes-Valmore dans son poème L’église d’Arona.

Les portes des églises sont là pour être poussées. Alors entrons, visitons, prions dans chaque église que nous croisons !

Selon notre sensibilité, notre humeur, notre oraison peut revêtir bien des formes : prière récitée, dialogue intérieur, silence habité, bougie allumée, contemplation des vitraux ou des tableaux … et même tout simplement, être là …

Être là quelques minutes, sans rien faire, juste pour être avec Lui, juste pour goûter Sa présence avant de retourner à nos activités.

Joyeux anniversaire Notre-Dame de Kibeho, ne pleurez plus

Par Antoine Bordier

Le 28 novembre 1981, il y a 40 ans, dans le sud du Rwanda, à Kibeho exactement, apparaît la Vierge Marie à une jeune collégienne, Alphonsine Mumureke. Elle a 16 ans. Elles seront trois voyantes, en tout, à bénéficier de la présence de celle qui apparaît sous le vocable de Notre-Dame des 7 Douleurs. Reconnues par l’Eglise, ces apparitions, qui ont duré 8 ans, jusqu’au 28 novembre 1989, ont annoncé le génocide Rwandais de 1994. Alphonsine en est la seule survivante. Lors de son apparition du 15 août 1982, la « Vierge Marie pleure », à cause des péchés de ses enfants, à cause de nous. Le père Daniel-Ange, qui a vécu 12 ans au Rwanda, évoque ce « gouffre vers lequel toute l’humanité glisse encore aujourd’hui. » Reportage en eau vive mouvementée.

Sur le GPS, de Kigali, la capitale du Rwanda, il faut 4h et 12 petites minutes pour parcourir en voiture (le 4×4 est conseillé) les 185 kms et rejoindre le sanctuaire Notre-Dame de Kibeho, juché sur un plateau verdoyant où la terre battue donne une coloration picturale contrastée à l’ensemble du paysage. A 2000 mètres d’altitude, les poumons commencent à marquer le pas. Les battements du cœur se font plus lents. Sur place, ils sont, déjà, des milliers. Tout le pays semble s’être donné rendez-vous aux pieds de Notre-Dame des 7 douleurs. Les frères et les sœurs Pallotins sont là, toujours fidèles aux postes de l’accueil et de la bienveillance. La gestion du sanctuaire leur a été confiée il y a une vingtaine d’années. Grâce à cette communauté, qui a été fondée en 1835 à Rome par Vincent Palloti, un prêtre italien, et, qui se nomme officiellement la Société Apostolique Catholique, le sanctuaire de Kibeho s’est agrandi pour recevoir les pèlerins.

« Avant, ils dormaient tout autour de l’Eglise du sanctuaire, raconte le père Daniel-Ange. Maintenant, ils peuvent dormir soit chez les sœurs, soit chez les pères. Mais les hôtelleries ne sont pas assez nombreuses. »

Sur place, une demi-douzaine de maisons en briques rouges semblent être sorties, récemment, de terre.

Le sanctuaire a tout prévu pour recevoir les 20 à 30 000 pèlerins attendus. Cette année, les célébrations solennelles ont été décalées d’un jour. L’évêque du diocèse de Gikongoro, Mgr Celestin Hakizimana, a décidé ce décalage en raison du premier dimanche de l’Avent. Une veillée aux flambeaux fera le trait d’union entre ces deux évènements importants. Puis, le lendemain matin, le jour J+1 des 40 ans de la première apparition de la Vierge Marie à Kibeho, le 28 novembre 1981, vers 12h33, un chapelet à Notre-Dame des 7 Douleurs précédera la Messe Anniversaire célébrée par l’évêque. Mais, auparavant, la date qui s’affiche est celle de l’année 1981.

Des apparitions au miroir du monde

En 1981, Alphonsine vient de faire sa rentrée au collège de Kibeho. Originaire de la région de Kibungo, dans le Gisaka, au sud-est du pays, elle est née le 21 mars 1965 de parents cultivateurs. Ils sont chrétiens. Mais, à la suite du divorce de ses parents, elle est élevée par sa mère. A l’âge de 12 ans, elle demande le baptême. Très active, elle participe, alors, à la chorale de sa paroisse. Malgré une scolarité très difficile, elle est, enfin, à l’âge de 16 ans, admise au collège de Kibeho pour la rentrée de septembre 1981. Au début du mois de novembre, elle tombe malade et passe plusieurs séjours à l’hôpital de Butare. Il faut plus d’une heure en voiture pour faire les 49 kms qui la sépare de l’hôpital. Butare, c’est la ville principale de la région, et, le centre universitaire du pays. Le 28 novembre, de retour à Kibeho, vers 12h33, dans la cantine de l’école, la Vierge Marie lui apparaît.

A cet instant, attirée et faisant le vide autour d’elle, Alphonsine se retrouve au milieu de la cantine à fixer sans bouger le haut du plafond. La dame lui dit : « Mwana » (enfant). Elle lui répond : « Me voici. Qui es-tu femme ? ». La Dame lui répond : « Je suis la mère du Verbe. » L’apparition va durer quelques minutes. D’autres suivront, jusqu’en 1989. La Vierge Marie apparaîtra à d’autres jeunes filles, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Claire Mukangango. L’Eglise du pays enquêtera pendant 20 ans pour les reconnaître.

Le 15 août 1982, les voyantes ont une nouvelle apparition. Elles décrivent la Vierge en pleurs. Devant 10 000 personnes, les trois voyantes Alphonsine, Nathalie et Marie-Claire, ont soudain des visions effrayantes : les jeunes filles se mettent à pleurer, claquent des dents et tremblent de tout leur corps. La Vierge, disent-elles, leur montre « des têtes décapitées, un fleuve de sang et des gens qui s’entretuent », des cadavres abandonnés sans que personne ne vienne les enterrer. La foule qui entoure les jeunes filles prend peur, et, commence à s’attrister.  Les messages que Marie leur transmet sont à destination du Rwanda, mais, aussi, du monde entier.

Le génocide de 1994

Le Rwanda est le premier concerné par cette vision apocalyptique, ce « nouveau Golgotha » de la fin du XXè siècle. Les visions des voyantes sont prophétiques et annoncent, malheureusement, le génocide de 1994. Le Rwanda, petit pays de moins de 10 millions d’habitants, à l’époque, sort de la tutelle belge lors de son indépendance de 1961-1962. Les affrontements ethniques entre les Hutus, majoritaires, et les Tutsis reprennent. Ces-derniers sont souvent les victimes de ces massacres. Ils s’exilent en masse dans les années 60 et 70. Direction l’Ouganda, le Congo, et le Burundi, les pays voisins. Mais, c’est en Ouganda où les Tutsis se mobilisent le plus pour renverser le gouvernement et espérer reprendre le pouvoir. Car, ils ont toujours formé l’élite du pays. Le Front Patriotique Rwandais est créé. Dans la foulée, le FPR se prépare à la guerre. Le 1er octobre 1990, il perce la frontière rwandaise, ce qui déclenche une guerre civile dans tout le pays. La France et les services de l’Elysée sont alertés. François Mitterrand est informé de la situation. Le 15 octobre de cette même année, Georges Martres, l’ambassadeur, informe de nouveau l’Elysée et emploie pour la première fois le terme de « génocide ».

Le 6 avril 1994, l’avion du Président Rwandais, Juvénal Habyarimana, est abattu par « un mystérieux tir de missiles ». En quelques heures « les extrémistes hutus s’emparent du pouvoir » et accusent l’opposition armée du FPR d’être les auteurs du tir de missile. Ils assassinent toute l’élite Tutsis et déclenchent le génocide en appelant la population Hutue aux meurtres. C’est le début d’un énorme génocide qui va durer 100 jours. Les massacres feront près d’un million de morts. La folie barbare, meurtrière et sanguinaire s’est abattue sur tout un pays, tout un peuple. Les fleuves et rivières voient leurs eaux viciées et devenir des marées de sang humain. Les cadavres encore chauds couvrent les chemins, les collines et les vallées dans tout le pays. Les autorités et les radios locales, comme la radio des Mille Collines, deviennent des exutoires de haine, où les appels aux meurtres sont diffusés sans discontinuer. Les autorités religieuses, à majorité chrétienne, se taisent et se terrent dans un mutisme des plus effroyable. Dans les Eglises et les écoles, les Tutsis, qui espéraient y trouver refuge, sont brûlés vifs. Une odeur pestilentielle monte vers le ciel. Les survivants sont pourchassés. La prophétie de Notre-Dame des 7 Douleurs prend fin le 17 juillet 1994. 12 ans auparavant les enfants avaient vu tout cette abomination. C’est l’enfer sur terre.

Daniel-Ange sur la crête

En 2021, à 9000 kms de là, en France, le père Daniel-Ange a pris l’habitude de passer quelques mois d’écriture et de solitude dans les monts Voirons, non loin de la Suisse, dans son ermitage perché à 2000 m d’altitude. Il connaît bien le Rwanda, les apparitions, Alphonsine, la survivante, et, l’atrocité du génocide. Entre 1958 et 1971, il vit dans le pays aux mille collines. Il s’y rend en bateau, depuis Marseille, jusqu’à Mombassa, au Kenya, puis, il fait du stop en tenue monastique. Et, ça marche ! A la frontière, il tombe littéralement amoureux de ce pays.

« J’ai eu un coup de foudre pour ce pays, pour cette nation. J’ai vécu sur la crète du Congo-Nil, là où sont toutes les sources qui se déversent, au nord, jusque dans la Méditerranée, après une course de 6000 kms, celle du Nil. Et, à l’est, le fleuve Congo, après une course de 4 000 kms se déverse dans l’Atlantique. Avec une douzaine de frères, nous avons fondé la fraternité de la Vierge des Pauvres. »

Ils vivent dans une certaine pauvreté, la vie monastique. Entre prières et travail, entre ‶ ora et labora ″, ils confectionnent des petits meubles artisanaux en bois, pour se procurer leur pain quotidien. Daniel-Ange parle avec émotion du « peuple extraordinaire du Rwanda, d’une grande culture et d’une grande finesse. Il a une des langues les plus riches du monde. La moitié de sa population est chrétienne. » Sur place, il mettra 6 mois pour apprendre cette fameuse langue, qui chante et semble bondir de colline en colline. Il s’en souvient encore, et, prononce ces quelques mots en rwandais : « Le cœur d’amour, le cœur de lumière ». Après la crête du Congo-Nil où l’évêque local lui demande d’organiser le premier pèlerinage marial dédié à Notre-Dame de Banneux, il part vivre 6 ans sur une île du lac Kivu, qui sert de frontière naturelle avec le Congo. Le lac est une véritable mer intérieure, grand comme 5 fois le lac Léman. Au milieu des vaches et des hautes herbes, il y fonde une nouvelle fraternité monastique.

Le gouffre

En 1971, il rentre, définitivement, en Europe. Après le génocide de 1994, il y est retourné plusieurs fois pour recueillir des témoignages sur les actes héroïques de celles et ceux qui ont survécu. En 1984, il avait, déjà, participé à la Commission d’Enquête théologique sur les apparitions mariales de Kibeho. En 2019, sort son livre : Rwanda, au fond de l’enfer le ciel ouvert, où il a recueilli 300 témoignages de (sur)vivants.

Il n’hésite pas à reparler du gouffre dont témoignaient Alphonsine et Nathalie. La Vierge Marie demande à cette-dernière, le 6 juillet 1982 :

« Tu dois contribuer au salut de beaucoup d’hommes tombés dans le gouffre. Je te charge de les retirer de là en collaborant avec moi. »

Il ne s’agit pas ici de l’enfer, mais du gouffre des malheurs de notre temps. En 1995, Mgr Augustin Misago, l’ancien évêque du diocèse de Gikongoro, décédé en 2012, rappelait la stupeur générée par le récit des voyantes : « Maintenant nous pouvons dire qu’il y a eu une prédiction du drame rwandais, mais je me souviens que le 15 août 1982, à la fête de l’Assomption, les voyantes au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont été témoins de terribles visions, effrayantes, de cadavres d’où jaillissaient d’abondants flots de sang, laissés sans sépultures sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant on peut relire les événements et penser qu’elles pouvaient être une vision de ce qui est arrivé au Rwanda… » Pour Daniel-Ange : « le gouffre est d’actualité, et, concerne, aujourd’hui, toute notre humanité. » Que faire ?

Des raisons d’espérer

Avant le génocide, Jean-Paul II, alors qu’il s’était rendu au Rwanda en 1990, du 7 au 9 septembre, avait salué l’Eglise, les autorités gouvernementales, la jeunesse et la majorité paysanne du pays. Il avait semé des paroles d’espérances à Kigali : « Au seuil de ma visite, ma pensée va d’emblée vers l’ensemble du peuple du Rwanda, et plus particulièrement vers ceux qui souffrent. Je sais qu’une grave disette alimentaire a frappé récemment une partie du pays et qu’elle a pris, dans certaines régions, des dimensions tragiques. Je recommande à Dieu les victimes qui ont succombé ; j’assure de ma sympathie les familles éprouvées ; je forme le vœu que soient soulagés au plus vite ceux qui se trouvent dans un dénuement insupportable. Ensemble, nous demanderons au Maítre du ciel et de la terre de donner à chacun sa nourriture quotidienne. Nous lui confierons aussi les efforts et les initiatives des Rwandais et des Rwandaises pour protéger et sauvegarder leur terre. En effet, leur plus riche patrimoine, c’est justement cette terre d’où vient leur subsistance. » Dans la cathédrale de Kigali, il avait dit :

« Chaque fidèle est une pierre vivante de cet édifice (NDLR : l’Eglise) et son rôle est irremplaçable. Venant au cœur de l’Eglise diocésaine, chacun peut reprendre conscience plus vivement de la contribution attendue de lui pour qu’elle réponde toujours mieux à sa mission. »

Puis, il avait changé de ton, le 9 avril 1994, alors que les corps inertes des Tutsis commençaient, déjà, à joncher les terres battues rwandaises, au début du génocide. De Rome, il avait lancé ce cri :

« Ne cédez pas à la haine et à la vengeance. Dans cette étape tragique de la vie de votre nation, soyez tous des artisans d’amour et de paix. »

Un an plus tard, à sa suite, Benoît 16, lors de la visite « ad limina apostolorum » des évêques rwandais, le 21 mai 2005, leur avait dit :

« A travers vous, j’adresse un salut affectueux à vos communautés, exhortant prêtres et fidèles, durement éprouvés par le génocide de 1994 et par ses conséquences, à demeurer fermes dans la foi, à persévérer dans l’espérance que donne le Christ ressuscité, en surmontant toute tentation de découragement. Puisse l’Esprit de Pentecôte, répandu sur tout l’univers, féconder les efforts de ceux qui s’attachent à édifier la fraternité entre tous les Rwandais, dans un esprit de vérité et de justice ! »

Enfin, le Pape François, le 3 avril 2014, lors de la commémoration du 20è anniversaire du début du génocide exhortait les évêques du Rwanda, venus en visite à Rome. Il exhortait le peuple rwandais à la « réconciliation nationale. » Il parlait de la jeunesse, de

« cette jeunesse est un don et un trésor de Dieu dont toute l’Église est reconnaissante au Maître de la vie. Il faut aimer cette jeunesse, l’estimer et la respecter ».

Notre-Dame des 7 Douleurs

Le pape François concluait son discours, en se tournant vers la Mère des mères, vers la Vierge Marie. Il lançait

« un appel à se tourner avec confiance vers ‶ Notre-Dame des 7 Douleurs ″, pour qu’elle accompagne chacun dans sa marche et lui obtienne le don de la réconciliation et de la paix ».

Le pape François, on le comprend, est très attaché au Rosaire et à Notre-Dame des 7 Douleurs. Dans l’histoire de l’Eglise, c’est au XIVè siècle pour que l’on parle communément des sept douleurs de la Vierge : la prophétie du vieillard Siméon, le massacre des Innocents et la fuite en Egypte, la perte de Jésus au Temple de Jérusalem, l’arrestation et les jugements du Christ, la mise en croix et la mort du Christ, la déposition de la croix et la mise au tombeau. En 1492, Jean de Coudenberghe fonde la confrérie de Notre-Dame des 7 Douleurs. Avec saint Ignace de Loyola, les Jésuites publièrent près de 100 ouvrages qui lui sont consacrés.

Lors de ses apparitions, la Vierge Marie a appris aux voyantes à prier le chapelet qui lui est consacré. Il est d’actualité ! Elle demande tout particulièrement de le prier le 28 novembre, le 15 septembre et le 2 février.

En ces temps qui sont les derniers, lors de sa dernière apparition, du 28 novembre 1989, Notre-Dame des 7 Douleurs laisse ce message au monde : « Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. » Nous y sommes.

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant

Copyright photos A. Bordier, Sanctuaire de Kibeho et DR

Saint François-Xavier, missionnaire exemplaire

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, nous font découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne :

L’abbaye Saint-Wandrille vient de sortir sa bière de Noël en édition limitée

En exclusivité pour Noël 2021, les 24 frères de l’abbaye Saint-Wandrille ont décidé de brasser une toute nouvelle bière. La “Brozeur” (comme brother en anglais, vous allez comprendre pourquoi) est une ambrée épicée, disponible dès maintenant en ligne.

Une amicale collaboration

Depuis le lancement de leur brasserie 2016, les moines de l’abbaye Saint-Wandrille se sont liés d’amitié avec les “Brasseurs du Pays Flamand”. Ce sont même eux, d’ailleurs, qui ont offert aux frères leur premier sac de malt, pour qu’ils puissent faire leurs premiers essais de bière !

De cette amitié est née la volonté de brasser une bière ensemble ! Concrètement, pour cette bière de Noël, les moines se sont amusés à aller, sur place, chez les “Brasseurs du Pays Flamand” pour brasser cette bière, dont la recette a été préparée par eux tous, main dans la main.

“Brozeur”, c’est donc le nom qu’ils ont donné à cette première bière de Noël. “Brozeur”, comme “brother”  (frère en anglais) : le nom rappelle volontiers leur collaboration fraternelle !

 Une étiquette amusante

Sur la bouteille, l’étiquette représente un petit diablotin. Mais pourquoi donc mettre cela sur une bière brassée par des moines ? Eh bien en fait,  ce dessin est le “Fol du Lavabo”, placé à l’entrée du réfectoire de l’abbaye Saint-Wandrille ! Ce petit diable, allégorie de l’ivresse, invite justement les moines à la modération. Alors, bien trouvé non ?

Le “Fol du Lavabo”, placé au dessus du réfectoire des moines © Abbaye Saint-Wandrille

Une bière exclusive !

La “Brozeur” a été produite en édition limitée pour Noël : 20 hectolitres seulement, soit environ 2500 bouteilles de 0,75cL. C’est peu ! Une bonne partie de ces bières sera distribuée en ligne par le site de Divine Box : https://divinebox.fr/categorie-produit/producteurs/abbaye-saint-wandrille/. Sinon, les plus patients pourront attendre encore quelques jours/semaines quand l’abbaye aura mis les derniers cartons à disposition dans sa boutique !

Caractéristiques de la bière

La “Brozeur” est une bière ambrée de 75cL titrant à 7,5% vol, un peu trouble, et à la mousse abondante ! Au nez et en bouche dominent des notes de malt et de fruits (citron en tête). De plus, les épices ajoutées lors du brassage changent de l’amertume habituelle des bières du Nord.

En attendant, les moines continuent de prier leurs 7 offices par jour © Abbaye Saint-Wandrille

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