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Philippe de Villiers : “Voici venue l’heure du capitalisme de surveillance”

Philippe de Villiers a été interrogé par Paul-Marie Coûteaux dans Le Conservateur. Extrait :

Quelques mois après la formidable intrusion dans nos vies, voici presque deux ans, d’un virus venu de Chine, la Covid, vous avez publié un ouvrage-choc montrant qu’il s’agissait là bien plus que d’un épisode sanitaire mal géré, et qu’elle pourrait bouleverser nos vies. Aviez-vous prévu, début 2020, que ce bouleversement prendrait une telle ampleur ?

Oui, je le pressentais, comme je l’ai écrit dans mon livre Le jour d’après. Je n’avais pas grand mérite, j’avais seulement lu le manifeste de Klaus Schwab, paru le 2 juin 2020 et intitulé Covid-19 : la Grande Réinitialisation. Il y dessinait les contours du Great Reset du Village global avec une formule choc : « La pandémie représente une fenêtre d’opportunité pour réinitialiser le monde ». Et il ajoutait une conclusion, passée hélas inaperçue mais terrible, prophétique : « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court, la réponse est : jamais. La normalité d’avant la crise est brisée. Nous allons vers une nouvelle normalité. » Le Great Reset, c’est la remise à zéro. Il s’agit de recréer une humanité nouvelle sous l’empire de l’intelligence artificielle, la nouvelle police secrète. Saint-Just en a rêvé, le Webistan l’a fait. Il s’agit, par étapes, de réduire l’humanité à une somme d’individus livrés au marché nu. J’ai longtemps médité la phrase de Schwab, le patron de Davos : « Nous allons vers la fusion de nos identités : physique, numérique, biologique. » Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que le passeport sanitaire prépare l’émergence du citoyen numérique. Voici venue l’heure du capitalisme de surveillance. Nous avons tous vocation à devenir les serfs de la plèbe numérique : la digitalisation intégrale prépare le traçage permanent des individus par des algorithmes et préfigure la société du contrôle total. Nous sommes passés du politique au biopolitique. La politique s’exerçait sur un territoire. La biopolitique contrôle une population. C’est l’État qui possède notre pouls. En germe se trouve la nouvelle définition de nos jardins intimes, avec l’équation prometteuse : Lénine + Orwell = Elon Musk. Le contrôle des corps, des esprits, des pensées, et bien sûr, des attitudes et des actes…

La situation de la France est-elle à ce point alarmante que, selon vous, l’enjeu de la prochaine élection présidentielle est bel et bien sa survie comme nation, ou son irréversible déliquescence ?

La France est au bord de l’abîme. On peut raisonnablement craindre sa disparition, avec un changement de peuplement et la greffe d’une civilisation qui n’est pas la nôtre. Toutes les autres questions sont secondaires. Emmanuel Macron ne voit la France que comme un espace sans ancrage d’une planète globalisée. Si jamais il était réélu, la France deviendrait une colonie africaine et une zone de dhimmitude. Il faut se dresser contre tous les liquidateurs et retrouver l’idée française. Ou bien on aura le courage de fabriquer à nouveau des petits Français, ou bien on rejoindra les Amérindiens au Machu Picchu et les perroquets de l’Orénoque dont parle Chateaubriand, qui, seuls, avaient gardé la mémoire, dans leurs derniers échos, d’un peuple disparu.

“Nous confondons miséricorde et complaisance avec le péché”

Interrogé dans Le Figaro par Jean-Marie Guénois, le cardinal Sarah déclare :

Depuis trop longtemps, nous confondons miséricorde et complaisance avec le péché. L’Église s’est laissée contaminer par un esprit mondain qui, sous prétexte de comprendre subjectivement, en vient à ignorer la gravité objective des actes. Le pardon n’est possible que si le mal a été reconnu et regretté. Cela est vrai pour les crimes pédophiles comme pour tout péché.

Quand l’Église ne dénonce pas le péché, elle est infidèle au Christ, elle manque à sa mission. Les saints n’ont pas eu peur d’employer des mots violents pour dénoncer la gravité des péchés. Mais nous, nous tremblons devant les mots « punition » , « réparation » , « péché » .

Ils sont fous ces tradis…

De l’abbé Garnier, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté :

« Nous sommes fous à cause du Christ, vous êtes sages dans le Christ. » Corinthiens, IV, 9-13

Devenir fou… c’est tout un programme.

Hier on entendait; Ils sont fous ces romains… Aujourd’hui on entendra (peut-être); Ils sont fous ces tradis…

Mais au fait, qu’est-ce qu’un fou?

«Un fou n’est pas quelqu’un qui a perdu la raison.

Un fou c’est quelqu’un qui a tout perdu, excepté la raison», disait Chesterton.

Et bien oui, nous sommes fous.

Et ce n’est pas la première fois que l’injure est relevée en titre d’honneur dans l’histoire, celle de l’Eglise comme celle de notre civilisation. Permettez-moi donc un nouvel éloge de la folie.

Fous, nous voulons l’être à la manière de St Paul. Fous, oui, mais à cause du Christ.

Si l’on nous objecte l’obéissance, ou la sainte indifférence… Nous n’esquiverons pas.

Nous demeurerons dans l’obéissance éclairée, celle qui s’appuie et s’éclaire sur l’instinct de la foi, inséparable du sens de l’Eglise..

Nous demeurerons dans la sainte indifférence, qui n’est pas n’importe quelle indifférence ou  apathie.

Nous voulons rester dans la folie de la pleine et vivante Tradition, qui construit par transmission et fidélité. Nous avons trop vu le mal de détruire ou laisser détruire, par rupture et lâcheté.

Donc oui, Ils sont fous, ces tradis… Et nous en sommes.

Quel « spectacle » donnerons-nous à Dieu, au monde, aux anges et aux hommes?

Celui d’enfants de l’Eglise, ce que nous sommes et voulons demeurer. Nul parmi nous ne regarde comme négligeable l’appartenance «de corps et de coeur», visible et invisible, à l’unique Eglise de Dieu. Ce n’est pas nous qui la sauvons, c’est elle qui nous sauve.

Enfants, oui… mais pas puérils, pas serviles. Soyez des enfants, des innocents pour ce qui est de la malice, mais soyez des adultes, des prudents sous le rapport du jugement[1].

Brebis du troupeau obéissants aux pasteurs légitimes, mais pas moutons aveugles atteints du syndrôme de Stockolm.

Vous n’avez pas reçu un esprit de timidité, mais d’amour, de force et de sagesse[2].

Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez courageux, soyez forts[3].

Pour ce temps-là, mais aussi pour notre temps, entendons le Seigneur nous redire; Ne craignez pas, petit troupeau. Ne craignez pas… La crainte ou la prudence simplement mondaine, terrestre, nous y sommes exposés. Comme nous risquons, à l’inverse, l’imprudence ou la témérité. Saint Pierre le premier est passé par ces 2 travers, de Césarée à Gethsemani.

Mais au milieu et au sommet reste l’abandon qui vient de piété et de force. C’est une corde raide, certes – mais c’est là que nous voulons tenir et nous tenir, avec la grâce de Dieu.

« Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris cela… »

« Vos noms seront voués au déshonneur…

Nous n’avons qu’un honneur au monde, c’est l’honneur de Notre Seigneur. (…)

Nous n’avons qu’un amour au monde, c’est le Coeur de Notre Seigneur. »

Nous avons souventes fois chanté cela aux clartés de la flamme, à la veillée.

Et bien peut-être le temps viendra-t-il de le chanter dans les actes, dans la conduite.

Et pour «chanter juste», pour «sourire et siffler dans les difficultés[4]», tournons-nous maintenant vers le Seigneur qui vient. Adorons-le, reprenons souvent cette « attitude de verité » devant notre Créateur.

Avec les Impropères du Vendredi Saint, comme au fil du chapelet de la Miséricorde divine, et ici au pied de l’autel, nous implorons votre pitié, «Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel».

« Je suis faible tu m’aimes, je servirai,

Ta force est dans mon âme, je maintiendrai.[5] »


Abbé Garnier

[1]     I Corinthiens, XIV, 20.

[2]     II Timothée, I, 7 et Romains, VIII, 15.

[3]   I Corinthiens, XVI, 13.

[4]     Baden Powell, Loi scoute.

[5]   Chant de la promesse.

Les toxicos du vaccin

Le ministre de la Santé israélien, Nitzan Horowitz, a déclaré mercredi que les Israéliens pourraient avoir besoin d’une quatrième dose de vaccin contre le coronavirus.

“Il n’est pas déraisonnable de penser que nous aurons besoin d’un quatrième vaccin”.

Israël a entamé sa campagne de vaccination anti-Covid pour les enfants âgés de cinq à onze ans. L’Etat hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, en décembre 2020, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer. Cette campagne a permis la double vaccination de plus de 5,7 millions des quelque neuf millions d’Israéliens, soit plus de 80% des adultes. Pour quelle efficacité ?

En France, les toxicos sont en retard d’une dose, puisque c’est la 3e dose qui va devenir nécessaire pour garantir le passeport sanitaire. Quant aux non-vaccinés, ils sont devenus des Untermenschen.

A Vienne, en Autriche, sans attendre l’obligation générale, l’archevêché interdit de toute activité ecclésiale (en dehors de l’assistance à la messe), quiconque n’est pas injecté. Quant à l’archidiocèse de Berlin, il interdit à tous les fidèles non vaccinés de participer aux célébrations religieuses de l’Avent et de Noël.

Psychodrame chez LR, accusé de “véhiculer les idées de Zemmour à l’intérieur de LR”

La droitisation, au moins verbale, de la primaire LR provoque quelques remous en interne. Renaud Muselier avait fait part de son soutien à Xavier Bertrand tout en critiquant Eric Ciotti, accusé de dérive vers la strême droâte.

Il s’est pris un retour de bâton de Xavier Bertrand, qui, lui, a besoin du vote des adhérents de droite… Au point que Renaud Muselier, élu après avoir fait des pieds et des mains pour garder l’investiture LR, vient de claquer la porte du parti. Avec sans doute l’espoir de devenir ministre dans le prochain gouvernement d’Emmanuel Macron, si celui-ci est réélu.

Le début d’une clarification chez LR ?

Lyon : Il a fallu des centaines de policiers et gendarmes pour qu’un journaliste et un parlementaire puissent entrer dans la Guillotière

Jordan Bardella, président du RN, a rappelé que les habitants de la Guillotière ne sortent plus après 17h, les femmes évitent le quartier, les commerçants doivent payer les trafiquants pour avoir le droit de travailler. La quasi-totalité de ceux qui rendent invivable ce quartier sont des clandestins.

Sur CNews Mathieu Bock-Côté analyse :

« La liberté de la presse dans ce quartier ne peut s’exercer que sous protection policière. Les autres médias trouvent ça normal. Pour France 3, la venue de CNews est même une “provocation” »

La France aux étrangers

Le gouvernement dépense une énergie impressionnante (et notre argent) pour les étrangers, mineurs migrants et clandestins en formation, hébergement, loisirs et autres privilèges :

Critique méthodologique du rapport de la CIASE

La Nef diffuse l’analyse de Xavier Guillaume, remettant en cause les chiffres de la CIASE. Extrait :

[…] Je ne vais bien entendu pas faire une analyse des résultats obtenus mais simplement me concentrer sur deux chiffres issus de cette enquête qui m’ont laissé perplexe, sans qu’ils aient pour autant donné lieu à une analyse approfondie de l’Inserm ou de la CIASE :

1/ On apprend que 21 % des personnes dont le premier abus aurait été commis par un membre du clergé auraient porté plainte auprès des services de police ou de gendarmerie (tableau 50 du rapport de l’Inserm, p. 389). Si on applique ce 21 % au nombre extrapolé de victimes de membres du clergé (216 000), cela nous fait en gros 45 000 personnes ayant porté plainte contre un membre du clergé (fourchette basse : 35 000 environ ; fourchette haute : 57 000 environ). Or le rapport Sauvé affirme lui-même, au paragraphe § 0564, que « l’exploitation des archives de l’Église catholique et de la justice [c’est moi qui souligne], ainsi que des réponses aux questionnaires envoyés aux diocèses, ordres et congrégations, donne à connaître directement l’identité de 4832 personnes victimes ». Certes, les nombres ne peuvent pas être mis directement en rapport et il faudrait raffiner l’analyse, mais l’écart entre l’estimation qui peut être faite à partir de l’enquête et de ce qui est documenté est apparemment gigantesque. Même en enlevant ceux dont la plainte aurait été classée sans suite ou qui ne savent pas ce qu’elle est devenue, on arrive au chiffre d’au moins (hypothèse basse) 18 810 plaintes ce qui reste très supérieur aux cas apparemment documentés. Or comment comprendre qu’une plainte formelle n’ait pas été documentée ? Peut-on vraiment penser que la majorité des plaintes se soient perdues dans la nature ? Devant l’ampleur des chiffres avancés et face à la responsabilité que cela implique, il me semble qu’il aurait fallu entamer un travail de vérification, ce qui n’a pas été fait.

2/ Toujours en lisant le tableau 50 du rapport de l’Inserm, on apprend que seulement 4 % des personnes dont le premier abus a été commis par un membre du clergé en ont parlé à l’Église (41,9 % répondants disent en avoir parlé, et parmi eux, seulement 9,6 % en ont parlé à une « personne de l’institution religieuse »). Mais alors, de deux choses l’une : soit ce chiffre est tenu pour vrai et on doit conclure que la hiérarchie de l’Église ne pouvait pas être au courant de l’ampleur du phénomène puisque les cas ne lui étaient que rarement remontés (ce qui nuance fortement la « dimension systémique » des abus dans l’Église selon la formule utilisée par Mgr Éric de Moulins-Beaufort), soit ce chiffre est contesté et on se demande alors quels autres chiffres de ce sondage pourraient l’être.

En raison de ce grand nombre de victimes estimé par l’enquête en population générale, la CIASE conclut à une moyenne de 63 victimes par agresseur sur la base de la proportion d’agresseurs déduite des archives et de l’appel à témoignages (§ 0609). Ce chiffre est très élevé selon les propres aveux du rapport. À titre de comparaison, deux enquêtes aux États-Unis (celle du John Jay College en 2004 et d’un Grand Jury de Pennsylvanie en 2018) arrivent plutôt à une moyenne de 2-3 victimes par prêtre, et bien que ces enquêtes ne soient pas elles-mêmes exemptes de limites, ce chiffre est en accord avec ce que la CIASE a observé en sollicitant les diocèses et congrégations (§ 0588). En outre, l’étude de 30 dossiers judiciaires étudiés par l’EPHE révèle quant à elle un nombre moyen de 7 victimes par abuseur (§ 0540). La CIASE a aussi considéré d’autres hypothèses en augmentant la proportion de clercs abuseurs pour diminuer ce nombre moyen de victimes par agresseur mais celui-ci ne descend pas en dessous de 25 ce qui reste élevé (et au prix d’un pourcentage de prêtres abuseurs qui ne me semble pas très crédible). J’ai personnellement beaucoup de mal à croire qu’il y ait eu autant de victimes par agresseur sans que personne n’en sache rien. La CIASE s’efforce de citer deux publications montrant que le nombre moyen de victimes peut en effet être très élevé (p. 228 du rapport de la CIASE) mais ces publications ont une énorme limite : elles s’appuient sur la déclaration des abuseurs, sans aucune confirmation. Et quand on voit l’écart entre les moyennes et les médianes, on ne peut s’empêcher de penser à des personnes ayant donné des réponses aberrantes. Bref, le nombre de victimes par abuseur ne me semble pas du tout réaliste, et le problème vient à mon avis du nombre extrapolé de victimes qui est faux. […]

Refondation de l’abbaye de Clairval à Solignac

Une dizaine de moines venus de l’abbaye de Clairval ont fondé le prieuré St-Joseph dans la petite commune de Solignac (sud de Limoges). A peine arrivés, et déjà à pied d’œuvre pour opérer les urgences notamment sur la toiture. De nombreux travaux sont à prévoir après pas moins de 65 ans de quasi abandon de ces bâtiments prêts à tomber en ruine.

Dimanche prochain à 15h aura lieu une messe dans l’abbatiale pour officialiser leur fondation avec les évêques de Limoges et Dijon. Un vin d’honneur sera servi à l’issue de la messe.

« Ne fermons pas les yeux sur la persécution de chrétiens »

L’Aide à l’Eglise en Détresse a organisé hier, comme chaque année, une veillée de prière à la basilique de Montmartre pour les chrétiens persécutés. A cette occasion, la basilique était rouge vive. Le Père Stéphane Escleff, recteur de la basilique, explique :

Le rouge dont s’est revêtue la basilique du Sacré Coeur de Montmartre représente le sang versé par nos frères et sœurs chrétiens martyrs. Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont persécutés dans le monde au nom de leur foi.”

Et Benoît de Blanpré, directeur de l’AED France :

“Je n’ignore pas qu’en France, il peut être difficile d’exprimer sa foi. La situation dans notre pays mérite notre attention.”

C’est arrivé un 24 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 24 novembre 496 :élection du pape saint Anastase II.
  • le 24 novembre 624 :élection du pape Théodore 1er.
  • le 24 novembre 1394 :naissance de Charles d’Orléans

Futur duc d’Orléans de 1407 à 1465, Charles d’Orléans voit le jour à Paris le 24 novembre 1394. Fils de Louis Ier, frère du Roi de France Charles VI, Charles d’Orléans est resté célèbre dans l’histoire de France par son œuvre poétique qu’il réalise lors de sa période de captivité, emprisonné par les Anglais. Longue de 25 années, cette période lui permet de laisser derrière lui plus de 130 chansons, une centaine de ballades, 7 complaintes et plus de 400 rondeaux.

  • le 24 novembre 1583 :mort de René de Birague

Chancelier et cardinal français, René de Birague naît le 2 février 1506 en Italie. Issu d’une famille milanaise particulièrement aisée, il reçoit une éducation stricte qui le mène rapidement en France, où il se fait naturaliser en 1565. Sous le règne d’Henri III, il est l’un des plus virulents opposants aux protestants. Il devient garde des Sceaux en 1570, puis cardinal en 1578. En 1573, il est récompensé de ses services en étant nommé chancelier de France en remplacement de Michel de l’Hospital. En 1579, il est nommé commandeur de l’ordre du Saint-Esprit nouvellement créé.

Mais à la suite de la mort de sa femme, il consacre sa vie à Dieu, devint prêtre puis évêque de Lodève. Il a été enterré dans l’abbaye de Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers.

Encore un grand serviteur de la France, dont « l’éducation nationale » (ce système mérite-t-il des majuscules), se garde bien de parler et de proposer en exemple à la jeunesse de France.

  • le 24 novembre 1793 :la publication du calendrier révolutionnaire

La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l’abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de “l’An 1 de la République”. Le 5 octobre 1793, les députés votent l’abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades ; primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi en sont les jours. Les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d’Églantine renomme les mois ; leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s’aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n’est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons ! Napoléon Ier l’abolit le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprend le 1er janvier 1806. Il servait surtout à faire disparaître toutes les traces des saints et des fêtes chrétiennes.

Alors ! Anti chrétienne la révolution ? Qui ose nier cette réalité.

Pas un de ses inspirateurs, Voltaire, qui signait ses lettre par un «Écrasons l’infâme» ou en  abrégé : « Ecr. L’inf. » . Cet infâme dont il disait : « fantôme hideux », « un monstre abominable », « l’hydre abominable qui empeste et qui tue ». Il signait aussi parfois « Christ moque »

Son ennemi était le Christ, non pas dans sa nature humaine mais dans sa nature Divine. L’infâme pour lui était Dieu. Et cet homme est au Panthéon français !

  • le 24 novembre 1798 :le Directoire crée un impôt sur les portes et sur les fenêtres.
  • le 24 novembre 1995 :l’Irlande légalise le divorce.

La loi irlandaise sur le divorce est approuvée par loi de référendum. Le vote extrêmement serré est remporté avec 50,3% de “oui” contre 49,7 % de “non”. L’Irlande était le seul pays à maintenir cette interdiction en vigueur. Malgré les exhortations du Pape Jean-paul II, les Irlandais cèdent à ” l’esprit du monde ” et pourront désormais librement divorcer.

  • le 24 novembre 2013 :fête du Christ, Roi de l’Univers, date non fixe.

La solennité du Christ Roi a été instituée par le Pape Pie XI en 1925, alors que certains états cherchaient à dénaturer le christianisme ou à le faire oublier. Face à ce laïcisme de longue date, il fallait affirmer que le royaume du Christ « s’oppose au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres », « qu’il réclame qu’on ait soif de la justice », et qu’on soit « détaché des richesses matérielles ». Elle est désormais située, non plus le dernier dimanche d’octobre, mais le dernier dimanche de l’année liturgique, comme son couronnement.

Incontinence verbale macronienne : nouvel échantillon à Marcoussis

Quelques jours avant le match France-Nouvelle Zélande le 21 novembre, M.Macron rencontrait les joueurs de l’équipe de France de rugby à leur centre d’entraînement.

France2, avant la retransmission du match, nous a gâtés en rediffusant une petite partie de cette rencontre présidentielle. Nous sommes donc légitimes à penser que cet extrait est la sélection du meilleur déversé par M.Macron.

Jugez plutôt sur le verbatim (complet) :

« En fait, c’est cette évidence qui fait qu’il y a un truc à un moment qui va s’imposer. A la fois, vous au collectif et aux autres. C’est ça le plus important. La deuxième chose, c’est que vous continuez à grandir individuellement. Il n’y a pas de grandes équipes. Il n’y a pas de grands bonshommes. Et donc je pense qu’ils, ça m’a frappé d’ailleurs, parce que votre capitaine, votre coach, tout le staff m’ont dit : ce sont de belles personnes. Ce qui se voit, je trouve. Prenez soin de vous et des valeurs qui sont les vôtres au quotidien ; de vos familles, de vos proches, de vous-mêmes. Je pense pas qu’on puisse gagner quelque sorte de compétition que ce soit si on se ment à soi-même ou qu’on oublie d’où on vient, qui on est, les valeurs qui nous ont forgés. Et la troisième chose : n’oubliez jamais que vous portez les couleurs d’un très grand pays. Il y aura des doutes, il y aura des moments difficiles. Mais je pense que ça, c’est plus grand que nous. Et ce pays qui nous dépasse, ces couleurs qui sont les nôtres, ce collectif que vous représentez, c’est aussi ce qui doit dans ces moments-là vous conduire à vous transcender ».

Pour reprendre un terme largement utilisé par M.Onfray à propos du Président de la république et qui résume assez bien l’impression ressentie devant le téléviseur (on aimerait savoir ce qu’en ont réellement pensé les joueurs), tout ceci paraissait obscène : l’exhibition artificielle d’un homme qui n’avait rien à dire de vrai. Au demeurant, M.Macron arrive (dans cet extrait qui traite d’un « grand pays ») à ne pas même citer le nom « France ».

Au moins aurons-nous évité le fameux « nous ne céderons rien » (mais il est vrai qu’il ne s’adressait pas à un Premier ministre australien) et son favori « la langue française a son épicentre dans la cuvette du Congo » (mais il est vrai qu’il ne s’adressait pas à l’équipe de France de football).

Qu’il le veuille ou non, l’Etat est soumis au Christ Roi, car la société a Dieu pour auteur

Le chanoine Benoît Merly, prêtre et professeur de théologie dogmatique et morale au séminaire de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, a été interrogé dans France catholique sur la fête du Christ-Roi, sujet abandonné des sermons et des catéchismes depuis quelques décennies :

Dans l’encyclique Quas primas (1925), Pie XI exhorte à reconnaître la «  royauté  » du Christ ? Sur qui s’exerce-t-elle : l’individu, les gouvernants, la société ?

Sur tous, mais sur chacun à la mesure de ce qu’il est. Pour les individus, reconnaître la royauté du Christ consiste à vivre de la grâce à titre individuel : être fidèle, loyal à cette grâce, la demander quand on en manque et demander pardon quand on y est infidèle.

Pour l’État, il est clair qu’il a le devoir de se soumettre au Christ. Il y est d’ailleurs soumis, qu’il le veuille ou non, car la société a Dieu pour auteur. C’est lui qui donne ses lois, ce qui suppose que l’État les respecte.

Dans cette perspective, l’État et ses lois ne peuvent considérer les citoyens comme des moyens de production, ou de simples éléments accidentels, comme si l’État existait sans les individus et les familles qui le composent. Dans l’ordre naturel, l’État a pour vocation première de rechercher le bonheur temporel de ses citoyens. Il ne doit donc pas faire abstraction de la nécessité de lois destinées, d’une manière ou d’une autre, à faciliter l’accès des citoyens au bonheur surnaturel.

Pour que la royauté du Christ puisse s’exercer sur les individus et les sociétés, il faut que ces lois répondent à la finalité surnaturelle poursuivie. Car Jésus-Christ vient pour une personne, pas pour tel État ou telle société, qui varient selon les époques. Ce qui importe, c’est que les hommes soient sauvés, individuellement. Mais l’État, la société des hommes, par ses lois, peut et doit aider chacun de ses membres à connaître et atteindre la perfection de sa vocation surnaturelle.

La reconnaissance de la royauté du Christ peut-elle favoriser l’avènement dès ici-bas d’une société parfaite ?

Une société parfaite ici-bas est impossible depuis le péché originel ! Il est certain que reconnaître la royauté du Christ, c’est assurer à la société et aux citoyens qui la composent un vrai bonheur temporel, et donner aux États eux-mêmes et à leur rôle une vraie perspective surnaturelle. Mais nous restons sous le joug du péché originel. Il est certes meilleur de vivre sous le joug du Christ et de ses lois, que sous le joug et les lois du péché, mais notre fin se trouve au Ciel. La grâce dont nous vivons ici-bas n’est qu’une partie du Ciel, sur la terre.

Les désordres civils actuels ont-ils été amplifiés par la relégation du Christ en dehors de la sphère publique ?

Sans le moindre doute. Pie XI n’est pas le seul à le dire, en particulier au XXe siècle. Saint Pie X, par exemple, avait pour devise : Instaurare omnia in Christo, «  renouveler toutes choses dans le Christ  ». À la veille de la Première Guerre mondiale, il avait exprimé ses craintes pour l’avenir et avait expliqué que tout cela n’allait arriver précisément que par mépris des lois divines, de l’Église et de ses enseignements. Il ne revendiquait pas, pour lui-même ou pour l’Église, une suzeraineté temporelle. Mais il regrettait que les royaumes chrétiens disparaissent les uns après les autres et que les lois qui gouvernent les États et les sociétés soient de plus en plus étrangères à la recherche de la charité et de la conformité des lois à la loi divine ; en un mot, au règne social, et pas seulement individuel, du Christ.

Après la Première Guerre, Pie XI fait face à l’avènement d’États de plus en plus forts – l’Union soviétique et l’Italie fasciste en 1925 –, dont la dureté et l’omnipotence sont totalement étrangères à la perspective chrétienne. Le délaissement de la royauté du Christ exacerbe les passions humaines, qui ne sont plus mesurées, équilibrées, ne se considèrent plus vis-à-vis de ce à quoi elles ont été ordonnées, à savoir le Ciel, la vie de la grâce.

Ce que dit Pie XI, c’est que si les sociétés ne poursuivent pas toutes un même but qui les dépasse et qui est Jésus-Christ lui-même, et que les citoyens ne recherchent pas la grâce, donnée d’autant plus facilement que les lois de l’État la facilitent, alors ils seront livrés à leurs passions et à leurs conceptions du monde et, inévitablement, ils finiront par se jeter à la gorge les uns des autres. De fait, c’est ce qui s’est produit.

La principale raison de la proposition de loi Gaillot est le refus croissant des médecins de pratiquer l’avortement

De L’ECLJ :

Lundi prochain, le 29 novembre à 15h45, l’Assemblée nationale va examiner en deuxième lecture la proposition de loi n° 3879 relative au renforcement du droit à l’avortement. Adoptée en 1ère lecture en octobre 2020 à l’Assemblée, elle avait été ensuite rejetée par le Sénat en janvier 2021. Le texte revient donc à l’Assemblée, à l’initiative du groupe LREM, qui se saisit ainsi d’un sujet des plus clivants politiquement quelques mois avant la présidentielle.

Cette proposition de loi est gravissime car elle prévoit :

  • la suppression de la clause de consciences des professionnels de santé
  • l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines
  • l’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse
  • la pratique de l’IVG chirurgicale par les sages-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse
  • la suppression du délai de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.

La bonne nouvelle, c’est que la principale raison de cette proposition de loi est le refus croissant des médecins de pratiquer l’avortement. Ils ne sont plus que 27,5% à accepter de pratiquer l’avortement, et ont en moyenne 61 ans.

Les militants de l’avortement font donc le « forcing », tant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée, car le vent tourne. Si cette proposition de loi est votée, il ne fait aucun doute que les médecins objecteurs seront exposés au harcèlement, pouvant aller jusqu’à des poursuites judiciaires. Le retrait de la clause de conscience constitue le moment précis où le libéralisme se renie lui-même pour devenir totalitaire.

Nous pouvons bloquer cette proposition de loi ; s’il vous plaît, il est important et utile d’écrire à vos députés, ou de téléphoner à leur permanence, pour leur demander de rejeter ce texte. Voici un article de Grégor Puppinck, publié dans Valeurs Actuelles, qui explique la logique à l’œuvre dans cette proposition de loi, et comment y répondre.

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Quelques députés écologistes, socialistes et LREM, engagés au soutien de l’avortement, ont entrepris de supprimer la clause de conscience à l’IVG. La proposition de loi n° 3879 relative au renforcement du droit à l’avortement sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 29 novembre, après avoir été adoptée ne première lecture en octobre 2020 à l’Assemblée, puis rejetée par le Sénat en janvier suivant. Depuis la loi Veil, cette clause de conscience garantit aux médecins, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, le droit de refuser de concourir à une interruption de grossesse. Elle bénéficie aussi aux établissements de santé privés, sauf lorsqu’ils sont associés au service public hospitalier.

Un projet dirigé contre les gynécologues et obstétriciens français

Ce projet rencontre l’opposition des médecins, en particulier du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui ont chacun rappelé leur attachement au maintien de cette clause de conscience. De même, dans son avis du 8 décembre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a estimé que « la clause de conscience spécifique souligne la singularité de l’acte médical que représente l’IVG. » et se déclare favorable à son maintien.

Le Gouvernement a annoncé ne pas prendre position et s’en remettre à la sagesse des députés.

Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.

La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sage-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.

Le droit à l’objection de conscience à l’avortement est un droit fondamental

Lors du débat sur l’avortement, Simone Veil déclarait qu’« il va de soi qu’aucun médecin ou auxiliaire médical ne sera jamais tenu d’y participer ». La clause de conscience était une condition essentielle de la dépénalisation de l’avortement, à tel point que le Conseil constitutionnel reconnut à cette clause une valeur constitutionnelle dans sa décision du 15 janvier 1975. Il jugea alors que la loi Veil « respecte la liberté des personnes appelées à recourir ou à participer à une interruption de grossesse, qu’il s’agisse d’une situation de détresse ou d’un motif thérapeutique ; [et] que, dès lors, elle ne porte pas atteinte au principe de liberté posé à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». L’expression « dès lors » indique que la garantie de la liberté de conscience est une condition de la constitutionnalité de la loi. Le Conseil constitutionnel a confirmé cette appréciation dans sa décision du 27 juin 2001.

Le droit à l’objection de conscience est aussi garanti par les traités internationaux, notamment par la Convention européenne des droits de l’homme, au titre de la liberté de conscience. Saisie du sujet, la CEDH reconnaît « l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé dans le contexte de leurs fonctions » (R. R. c. Pologne, 2011).

L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît aussi que « chaque agent de santé a le droit d’objecter en conscience à la pratique de l’avortement » (2013). Il en est de même de l’Association médicale mondiale (AMM) et de la Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens (FIGO, 2015), laquelle déclare qu’aucun agent de santé « ne peut être contraint à conseiller ou pratiquer une IVG si cela s’inscrit à l’encontre de ses convictions personnelles ».

Ainsi, le droit à l’objection de conscience à l’avortement est un droit fondamental, tant en droit français qu’international. Pourtant, il est difficile de le faire respecter en pratique, en particulier en début de carrière, tant la pression est forte.

Le « refus de soins » n’est pas une « clause de conscience »

À l’appui de la demande de suppression de la clause de conscience, les députés invoquent l’existence d’une « clause de conscience générale », de droit commun, dont bénéficieraient déjà tous les médecins. Il ne s’agirait donc, selon ces députés, que de supprimer un doublon de cette clause, doublon inutile et stigmatisant, car il n’existerait que pour l’avortement.

Une telle affirmation est fausse à plusieurs égards. D’abord parce que les pratiques de la stérilisation contraceptive et de la recherche sur l’embryon humain bénéficient aussi d’une telle clause de conscience expresse. En outre, il ne faut pas être naïf : la suppression de la clause de conscience a pour but de réduire le droit à l’objection.

Ce que les députés désignent comme « clause de conscience générale » vise en fait le droit, pour un médecin, une sage-femme et un infirmier, « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité ». De tels refus de soins résultent en général d’une impossibilité matérielle pour le praticien de réaliser l’acte demandé, en raison par exemple de son manque de temps, de matériel ou de qualification. C’est là un aspect du caractère libéral de l’exercice de la médecine.

Certes, un médecin objecteur pourrait invoquer son droit au refus de soins pour ne pas pratiquer un avortement, mais ce refus n’aurait plus la force de la clause de conscience, et exposerait potentiellement les praticiens à des poursuites.

En effet, le refus de soins constitue moins un droit qu’une exception à une obligation de soins, car il n’est possible qu’en présence « d’une exigence personnelle ou professionnelle essentielle et déterminante de la qualité, de la sécurité ou de l’efficacité des soins » (article L.1110-3 du code de la santé publique). À défaut de remplir ces conditions, le praticien peut être condamné pour « discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins ». Nous sommes loin d’un droit à l’objection. Les objecteurs devront donc se justifier, au cas par cas, et s’exposeront à des poursuites disciplinaires et judiciaires dont les modalités ont d’ailleurs déjà été facilitées par la loi du 26 janvier 2016 qui prévoit l’intervention dans ce contentieux des associations d’usagers, du Défenseur des droits, de la Fédération des acteurs de santé ou encore des Autorités régionales de santé (ARS). Autant dire que les praticiens objecteurs risquent fort d’être harcelés.

La sénatrice Laurence Rossignol explique d’ailleurs, dans son rapport au nom de la commission des affaires sociales, qu’un « professionnel de santé qui refuse la délivrance d’un contraceptif en urgence » – c’est-à-dire d’une pilule du lendemain potentiellement abortive – « méconnaît ses obligations professionnelles et peut être sanctionné à ce titre dans le cadre du dispositif de sanction des refus de soins. » On ne voit pas pourquoi, dès lors, le refus de soins serait acceptable s’agissant des avortements médicamenteux. Il y a, dans l’argumentation des initiateurs de cette proposition, une grande hypocrisie.

Enfin, le droit de refuser ces soins n’a qu’une valeur déontologique et réglementaire ; il pourrait donc être modifié, voire supprimé, par simple décret. Le CCNE avertit ainsi que les praticiens de santé seraient dans l’insécurité, « la clause réglementaire pouvant toujours être aménagée ou supprimée facilement hors de tout débat public ». Une clause de conscience de nature seulement réglementaire violerait en outre le principe suivant lequel les libertés fondamentales doivent être garanties par la loi. De fait, un simple droit déontologique serait de peu de poids face au « droit fondamental » à l’avortement. L’équilibre de la loi de 1975 serait rompu. Alors que l’objection était alors un droit, et l’avortement une tolérance, c’est la situation inverse qui serait imposée.

Une proposition de loi anti-libérale

Si cette proposition de loi était adoptée, elle marquerait un tournant anti-libéral, car elle tendrait à imposer l’acceptation morale de l’avortement ; la rapporteur du texte à l’Assemblée, Mme Gaillot, déclare d’ailleurs avoir pour objectif un « changement de mentalité ».

Une société libérale se définit par le fait que coexistent en son sein deux niveaux de moralité : un niveau social marqué par la tolérance mutuelle, et un niveau privé relevant de l’intimité. C’est ainsi que des députés hostiles à titre privé à l’avortement ont accepté de voter sa dépénalisation, au nom de la tolérance. Cette dualité morale est fréquente ; elle s’exprime chaque fois qu’une personne déclare ne pas vouloir d’une pratique pour elle-même, sans pour autant s’y opposer pour les autres. C’est ainsi que des pratiques, autrefois prohibées, ont été dépénalisées puis érigées en libertés.

Ce principe de tolérance, qui structure la société libérale, exige aussi, pour être équitable, de ne pas imposer à une personne d’agir contre sa propre conscience. En effet, si ce dédoublement contradictoire de la morale est indolore pour la majorité des personnes, il ne l’est pas pour la minorité concernée directement par la réalisation de la pratique en cause ; car, pour prendre un exemple concret, c’est une chose de tolérer l’avortement, c’en est une autre de devoir le pratiquer soi-même. Pour les praticiens appelés à pratiquer l’avortement, les deux niveaux contradictoires de moralité se rencontrent, et se heurtent ; ce qui n’est pas le cas des députés et des électeurs lambda. S’il est possible de faire coexister deux niveaux de moralité au sein d’une société libérale, cela ne l’est pas au sein d’une même personne qui ne peut agir, sans violence, contre sa conscience.

C’est ici que se place le droit à l’objection de conscience par lequel la société libérale organise la coexistence du double niveau de moralités contradictoires ; la clause évite que la licence accordée aux uns ne s’exerce aux dépens de la liberté des autres. La reconnaissance de l’objection de conscience contribue ainsi au fonctionnement équitable des sociétés libérales. Sa suppression marque à l’inverse une volonté d’imposer à tous une seule et même morale commune, aux dépens de la liberté de conscience et de la tolérance.

Le Quotidien Présent sort son 10 000e numéro

Francis Bergeron souligne :

[…] C’est un véritable trésor, très peu exploré par les historiens, et très peu exploité à ce jour, au-delà de la seule journée de publication de chacun de ces numéros. En feuilletant la collection, on reste surpris par la qualité des papiers publiés, par la somme de talents ainsi réunie, mais aussi par la pertinence des analyses. Le journal a connu des trous d’air, quand notre famille spirituelle et nos amis politiques se divisaient (l’affaire des sacres, la scission mégrétiste, les querelles de personnes), mais ils furent toujours suivis par des rebonds, quand la pérennité du titre paraissait menacée, quand les comptes du journal annonçaient sa disparition. Car les rapports entre l’équipe de Présent et ses lecteurs ne sont pas ordinaires, et ces derniers se sont toujours mobilisés quand procès, mauvais coups ou divisions menaçaient le titre.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies, et pour beaucoup de nos lecteurs il a accompagné leurs joies et leurs peines pendant des dizaines d’années, pendant les dix mille numéros et les quarante années de son existence, parfois. Ce fut l’aventure d’une vie entière pour ceux qui ont mis Présent au premier rang de leurs engagements. Sans regrets, mais avec beaucoup de nostalgie, aussi, quand on tourne les pages un peu jaunies de ces dix mille numéros, quand on retrouve les noms, voire les photos, de ceux auxquels nous devons tant. Et que nous n’oublierons jamais.

Pour l’occasion, Marine Le Pen salue l’équipe :

A l’heure où l’information est avant tout numérique, qu’un quotidien papier comme Présent fête son 10 000e numéro est tout sauf banal. Fondé en réaction à l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, Présent a réussi à exister depuis 40 ans, dans une atmosphère d’hostilité et d’abord d’hostilité de l’ensemble des médias à son égard. Etre, c’est une chose, durer en est une autre. Je salue cette longévité et cette persévérance contre vents et marées malgré les innombrables difficultés, cette aventure journalistique unique, sans argent, sans grand groupe de presse, sans soutien, sinon d’abord celui de ses lecteurs. Et je souhaite à son équipe de conserver cette indépendance et cette liberté qui ont fait leur différence.

Vous pouvez commander ou vous abonner à Présent ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

L’archevêque de Paris dans la tourmente

Le Point a publié un article à charge sur l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, dans lequel il apparaît comme un prélat coupé de son clergé, sans sollicitude pastorale. Rappelant la démission successive de deux vicaires généraux, Le Point a visiblement été informé par un ou plusieurs prêtres, dont “beaucoup souffrent de ses manières cinglantes, de son singulier manque d’écoute et d’empathie“.

Il est certain que Mgr Aupetit, qui vient pourtant de publier une lettre pastorale sur la fraternité, n’est pas connu pour son ouverture au dialogue ni son attitude paternelle. L’ancien directeur de Saint Jean de Passy, dont l’affaire a été classée sans suite par la justice, n’a jamais reçu d’excuses pour le traitement reçu, et les fidèles de la messe traditionnelle attendent toujours des explications quant à la suppression autoritaire d’une dizaine de messes.

Outre la gestion solitaire du diocèse transformé en petit business dans son coin…, les journalistes du Point évoquent un courriel embarrassant daté de 2012 concernant une liaison. Le nonce apostolique Mgr Celestino Migliore et le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, en auraient été informés et une enquête confiée au cardinal André Vingt-Trois.

Au-delà de cette affaire, dont on n’a pas fini d’entendre parler, ce sont les prêtres parisiens qui vont encore subir les affres de ces révélations, alors qu’ils n’avaient certainement pas besoin de cela.

Christian Perronne sur CNews : “Il n’y a pas de 5ème vague.”

Il affirme aussi :

“Tous les pays du monde qui n’ont pas vacciné n’ont plus d’épidémie.”

Le Puy du Fou lance “Le Grand Tour” de France en train

Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, a annoncé mardi le lancement en 2023 d’un train appelé “Le Grand Tour” qui proposera un tour de France en six jours .

“Nous serons la première compagnie ferroviaire 100% privée qui va transporter des passagers en France”

Totalement propriétaire du train, le parc vendéen qui a créé la filiale Compagnie de France pour l’occasion, a travaillé en collaboration avec SNCF Réseau pour le trajet.

“Il s’agit d’un train de style Belle Époque mais avec tout le confort moderne”.

Composé de cinq voitures destinées aux passagers (15 cabines), deux voitures-restaurants, une voiture-bar et trois voitures pour le personnel (15 membres d’équipage), “Le Grand Tour” accueillera 30 passagers par voyage à partir de 4900 euros la place.

“La France devient notre plus grand spectacle”.

Le train utilisera des lignes “régulières mais pas à grand trafic” : 4000 kilomètres jalonnés de onze escales avec à chacune d’elle des attractions.

Le spectateur pourra peindre avec Cézanne à Aix-en-Provence, rencontrer des personnages qui ont vécu dans les Hospices de Beaune, déguster des huîtres après une traversée du bassin d’Arcachon, visiter la grotte de Dom Pérignon en musique, dans les vignes du grand cru classé de Saint-Estèphe Cos d’Estournel, dans les champs de lavande, à proximité du lac d’Annecy ou du château des Papes à Avignon…

À bord, “il y aura une chose nouvelle toutes les demi-heures qui s’adresse à tous les sens”, comme boire un Cognac dans le Cognac ou manger un calisson d’Aix face à la mer.

Illégalité du don de gamète ? Juristes pour l’enfance contre l’Agence de biomédecine

Mardi matin, s’est tenue à la Cour Administrative d’Appel de Versailles l’audience dans l’affaire qui oppose l’association Juristes pour l’enfance (JPE) à l’Agence de la biomédecine (ABM).

Juristes pour l’enfance conteste la légalité de la campagne de publicité pour des dons de gamètes diffusée par l’ABM du 3 au 18 novembre 2018 au motif que cette campagne, ayant pour but d’obtenir des dons de sperme ou d’ovocyte de manière anonyme, portait atteinte aux droits des enfants.

Le tribunal de Montreuil ayant rejeté sa requête, l’association a fait appel et déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) que la Cour n’a pas souhaité transmettre.

L’affaire était donc débattue au fond en cause d’appel.

JPE soulevait divers moyens, l’un de procédure (en première instance, le tribunal avait mis plus d’un an à rendre sa décision sur la transmission des QPC qui aurait dû être donnée « sans délai »), les autres sur les atteintes aux droits des enfants.

Le don sollicité par ces publicités violait en effet les dispositions et principes suivants :

  • La possibilité de connaître ses parents d’origine et de faire établir, si l’enfant le souhaite, sa filiation biologique (article 7-1 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant et article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme)
  • Le principe d’égalité entre les enfants, en privant les enfants issus de don de la possibilité de connaître leurs origines et de faire établir leur filiation biologique, alors que l’action en recherche de paternité est ouverte à tous les autres enfants.
  • Le principe de précaution, qui doit être appliqué non seulement à l’environnement mais aussi à l’environnement « humain ». Les dons réalisés depuis 1994 ont causé des difficultés importantes chez de nombreux enfants, avec une quête de l’identité et, au vu du doute sur les conséquences de ces dons, il convient de s’abstenir.

Le Rapporteur Public a conclu au rejet de la requête de l’association en estimant, sur la procédure, que le terme « sans délais » n’intimait pas de délai précis…

Sur le reste, il a estimé que la campagne n’était pas fondée sur l’anonymat de sorte que les dispositions sur les droits de l’enfant ne s’appliquaient pas et que le principe de précaution ne pouvait non plus être invoqué dans la mesure où cette campagne de portait pas atteinte à la santé des enfants issus de ces dons.

Pourtant, la nouvelle loi de bioéthique du 2 août 2021 a entre temps donné raison à JURISTES POUR L’ENFANCE : l’anonymat du don, qui portait atteinte aux droits de l’enfant, a été abandonné et désormais les enfants issus de dons peuvent, à leur majorité et s’ils le souhaitent, demander l’identité de leur donneur.

Alors qu’il y a peu encore, l’anonymat était présenté comme un principe quasi sacré, la loi a été modifiée, preuve que ces campagnes de publicité permettant d’obtenir des dons anonymes ont porté atteinte aux droits des enfants.

Demain, l’impossibilité de pouvoir faire établir une filiation biologique sera aussi dénoncée et la loi modifiée mais les juges ont le moyen dès à présent de faire respecter les droits des enfants.

L’affaire est mise en délibéré. En attendant la décision, JPE rappelle que l’expérience révèle que des adultes, issus de ces dons, souffrent de conséquences psychologiques importantes et qu’il est plus qu’urgent que ces campagnes soient suspendues tant que les dons ne seront pas encadrés d’une manière respectueuse des droits des enfants.

La loi de bioéthique du 2 août 2021 a déjà levé l’anonymat du don, mais l’interdiction demeure pour l’enfant de faire établir sa filiation biologique, quand bien même le donneur et lui-même seraient d’accord pour établir cette filiation.

C’est pourquoi Juristes pour l’enfance a également introduit un recours contre la dernière campagne de promotion du don diffusée en octobre 2021, encore contraire aux droits de l’enfant en dépit de la levée de l’anonymat qui demeure bien insuffisante.

Du « positif » au gouvernement ? Que nenni !

De Bernard Antony :

Pour l’heure, ce n’est hélas que chez le Premier ministre Castex que l’on vient encore de trouver du « positif » !

Mais il ne s’agit que des résultats d’un test entraînant le fait qu’il soit à nouveau, en matière de Covid déclaré «  cas contact ». Donc, à isoler.

Et à ne pas envoyer d’urgence dans nos îles des Antilles où la fièvre ne retombe pas.

En matière de vaccins contre le covid tout le monde s’accorde à peu près sur le fait que les deux successifs gouvernements macronéroniens ont menti. Les discussions peuvent porter non pas sur le fait de savoir s’ils ont beaucoup menti (sur l’hôpital, sur le confinement, sur les masques, sur les vaccins…) ou s’ils ont beaucoup, beaucoup plus, encore plus menti.

Pour l’heure, c’est aussi une triste incapacité à assurer la paix à la Guadeloupe dont fait preuve le gouvernement. A se demander si la nouvelle exigence « sanitaire » pour Jean Castex de rester à nouveau en isolement pendant 10 jours n’était pas pour lui curieusement providentielle.

Etant « cas contact », il peut donc se dispenser d’aller d’urgence au contact des émeutiers, vers lesquels ce gouvernement de cinglés a préféré envoyer en ambassade le Raid et le GIGN !

Et comme la fièvre guadeloupéenne, mêlée de virus « woke » menace de virer en pandémie indigéniste, martiniquaise, guyanaise, réunionnaise, comorienne, néo-calédonienne, on imagine aisément ce qu’il va falloir de génie au divin Macronéron, assisté de son Lecornu de ministre des Outre-mer pour trouver et appliquer les thérapeutiques adéquates pour un retour au calme.

La réalité, c’est que le « cas contact » Castex, « empêché », il ne semble pas que l’on se bouscule au gouvernement, ni Lecornu, ni Darmanin pour aller éteindre les foyers de contamination insulaire « viralo-wokistes ».

Et il n’est personne de sérieux pour penser que cela pourrait relever des compétences du Raid et du GIGN dont l’envoi en Guadeloupe ne relève que d’une gesticulation politique.

Aussi, de Pointe-à-Pitre à Nouméa c’est Macron que l’on attend.

Et comment ce dernier, si narcissiquement persuadé qu’il est des vertus magiques de son verbe intarissable et de ses dons incomparables de pédagogue pourra t-il ne pas relever ce défi ?

Car chaque jour qui passe, c’est avec l’obligation maintenue du passe-sanitaire, le trépas sécuritaire de la paix civile qui s’annonce dans nos îles lointaines.

Or on ne sait pas quels pourraient être, très vite, les effets en métropole d’une révolte mimétique.

Alors, Macron ira-t-il dans ces îles volcaniques ?

S’il y va et rentre à Paris sans ramener la paix l’échec sera sans doute fatal.

Je pensais de plus en plus m’être trompé lorsque j’écrivais il y a quelques années sur ce blog que je ne le voyais pas bien finir son mandat, persuadé que j’étais qu’il ne saurait pas affronter une crise majeure, comme toujours inattendue.

Et voilà que s’annonce pareille crise, à quelques mois seulement de l’échéance électorale.

Sans doute ce qui menace nos îles et ce qui menace la métropole n’est-il pas bon pour la France et les Français. Mais si cela entrainait  l’effondrement de Macron et la fin de son exécrable régime totalitaire, alors viendrait peut-être enfin l’heure d’un renouveau pour la France et ce qui demeure aujourd’hui de son empire.

YouTube censure TV Libertés

C’est au moment où la chaîne lance sa campagne de dons de fin d’année, une campagne cruciale pour la survie même de la chaîne, que YouTube censure TVLibertés. C’est la deuxième fois qu’à la même période, YouTube procède de cette manière pour tenter de faire taire définitivement TVLibertés.

Sans crier gare, sans avertissement, la plateforme a donc supprimé le Journal Télévisé de TVL. YouTube ne donne pas la raison de ce sale coup prémédité mais on peut aisément comprendre qu’il s’agit d’un « crime » : la non-répercussion aveugle de la propagande gouvernementale autour de la crise du COVID.

Pendant 7 jours pour commencer, la chaîne alternative est privée de contact avec ses 420 000 abonnés de la plateforme, avec ses centaines de milliers de téléspectateurs. Un préjudice évidemment considérable.

Explications d’Elise Blaise :

Plus de décès que déclarés lors des essais du vaccin de Pfizer

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a discrètement publié une déclaration de 30 pages, le 8 novembre dernier, indiquant que 21 personnes sont mortes au cours de l’essai clinique du vaccin COVID-19 de Pfizer, soit près de 33 % de plus que les chiffres avancés publiquement par le laboratoire pharmaceutique.

Lire la suite.

Plutôt que le toujours plus en terme d’avortement soutenons les femmes en détresse

Communiqué des AFC de Melun :

Le 29 novembre le projet de loi visant à renforcer le droit à l’avortement sera débattu en seconde lecture à l’Assemblée Nationale après avoir été rejeté au Sénat en janvier dernier. Ce projet de loi prévoit notamment l’allongement du délai légal de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse, la suppression du délai obligatoire de réflexion de 48h pour toute demande d’avortement et la suppression de la clause de conscience spécifique des médecins qui pouvaient jusqu’à présent refuser de pratiquer des avortements.

En misant sur le tout avortement, nos gouvernants depuis de nombreuses années tentent de se dédouaner des désastres causés par la déconstruction continue de notre politique familiale et de la situation de grande précarité dans laquelle évoluent nombre de femmes qui avortent. Mais de fait, ils acculent les femmes qui ne peuvent assumer leur grossesse à avorter et tendent à faire de la maternité un luxe auquel seule une élite pourrait accéder. Et les chiffres sont là, l’avortement est un vrai problème de santé publique en France.

L’Association Familiale Catholique de Melun rappelle que :

  • Quel que soit le motif du recours à l’avortement, grossesse non désirée ou abandon d’un projet d’enfant, celui-ci est toujours l’ultime recours d’une situation d’échec.
  • Toute femme qui avorte aurait préféré ne pas avoir été enceinte.

Comme le dit le Comité Consultatif National d’Ethique, « la pratique d’une IVG ne peut être considérée comme un acte médical ordinaire ».

Nous demandons donc que soit développée une politique de santé publique qui permette au maximum d’éviter le recours à l’avortement et reprenons à notre compte les propositions faites par la Confédération Nationale des AFC sur le sujet :

  • le développement de l’éducation affective et sexuelle des jeunes pour une meilleure connaissance de leur corps
  • l’étude et la lutte contre les facteurs de risque de recourir à l’IVG : pauvreté, déscolarisation, recul de l’âge de la première grossesse, antécédents d’IVG, etc.
  • le développement d’aides matérielles et financières pour aider les femmes et les familles
  • la valorisation de l’accouchement sous le secret qui, sans être un idéal, permet la venue au monde d’un enfant qui fera le bonheur de parents en attente d’adoption.

Plus spécifiquement, ce projet de loi cherche à réduire le nombre de femmes partant avorter à l’étranger, entre 3000 à 5000 selon un rapport adressé à l’Assemblée nationale. Mais comment ne pas douter de cet argument déjà utilisé pour justifier l’allongement de 10 à 12 semaines en 2001 ?

A ceci s’ajoutent des arguments médicaux sérieux contre l’allongement du délai légal de recours à l’avortement:

  • A 14 semaines, ” La tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser. Le geste est donc terrible pour celui qui le fait et la patiente.” (Pr I. Nisand – La Croix – 17/09/2020)
  • A 14 semaines, l’IVG est une opération chirurgicale sous anesthésie générale et n’est donc pas une intervention anodine pour la santé de la mère.

Le projet prévoit également la suppression du délai de réflexion obligatoire de 2 jours pour confirmer une demande d’avortement : un délai obligatoire de réflexion apparaît pourtant être une mesure sage et nécessaire pour une décision capitale et irréversible.

Occulter les conséquences graves d’un avortement, qui plus est tardif, et le banaliser, équivaut à mettre encore plus en danger des femmes qui naturellement hésitent devant l’irrémédiable.

Enfin, ce projet prévoit de supprimer la clause de conscience spécifique des personnels soignants ne souhaitant pas pratiquer d’avortement. Cette mesure serait une atteinte grave à la liberté de conscience.

L’AFC de Melun s’oppose fermement à ce projet de loi et invite tous les catholiques et les Melunais à ouvrir les yeux sur ce que contient ce projet de loi, à s’engager pour tenter d’apporter de vraies réponses aux femmes en situation de détresse et à faire connaitre leur opposition à ce projet de loi aux députés dont le vote sera prochainement sollicité. Entre autres moyens d’action, nous encourageons à signer l’appel du Professeur de médecine Emmanuel Sapin :  « défendons notre clause de conscience » (www.clausedeconscience.org/) ainsi que la pétition « Stop à l’avortement à 14 semaines » enmarchepourlavie.fr.

Le réseau russe LGBT a été ajouté au registre des agents étrangers

Le Ministère de la Justice de la Fédération de Russie rapporte :

“Le mouvement public interrégional Russian LGBT Network a été inscrit au registre des associations publiques non enregistrées exerçant les fonctions d’un agent étranger”.

Auparavant, en 2016, la fondation caritative Sfera pour l’aide sociale et juridique, qui est l’opérateur du réseau LGBT russe, a également été reconnue comme agent étranger. TASS rapporte que le mouvement a reçu environ 64 millions de roubles de l’étranger en 2020-2021.

Ria Novosti développe :

“La loi sur la réglementation des agents étrangers en Russie a été adoptée en décembre 2020. Le document stipule que les personnes qui reçoivent un financement étranger pour des activités politiques sont reconnues comme des agents étrangers. Les ONG politiques non enregistrées peuvent bénéficier du même statut. Ces organisations et leurs subdivisions sont tenues de présenter un rapport annuel au ministère de la justice sur leurs activités, leurs revenus et leurs dépenses, et il est désormais interdit aux succursales d’organisations étrangères à but non lucratif de s’enregistrer dans des locaux résidentiels. Ils sont également tenus de fournir les documents sur la base desquels les ONG mènent leurs activités, ainsi que des preuves si aucune activité de ce type n’a eu lieu.”

Source

Victoire de Renaissance catholique face au lobby LGBT

La doctrine catholique sur le mariage n’est pas hors-la-loi. Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé la relaxe de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, poursuivi par deux associations LGBT pour avoir publié un texte citant la position de l’Eglise sur le mariage.

C’est une victoire de Me Jérôme Triomphe, qui déclare dans Famille chrétienne :

« Cette décision de relaxe tombait sous le sens ». « Le tribunal a rappelé l’évidence, expliquant dans une très longue motivation qu’il était du rôle des évêques et des cardinaux de réaffirmer la doctrine immémoriale de l’Eglise et que celle-ci était protégée par la liberté d’expression et d’opinion, alors que les parties civiles prétendaient la faire déclarer illégale ». « Il ne faut pas se leurrer, c’était un coup de boutoir donné par une partie du lobby LGBT et il y en aura d’autres, de toute évidence. »

Le tribunal correctionnel explique :

« il ne ressort pas des propos poursuivis une incitation adressée aux fidèles catholiques à commettre l’infraction prévue et réprimée à l’article 432-7 du code pénal refusant de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. » « le passage litigieux […] constitue, non une exhortation adressée à des fidèles à ne pas célébrer de mariages entre personnes de même sexe, mais un propos général et doctrinal, leur permettant de situer leur action au regard des principes de l’Eglise. [Cette] simple affirmation […] est, en l’absence de toute exhortation à commettre des actes positifs de discrimination, protégé par la liberté d’expression et d’opinion. »

Les propos incriminés étaient tirés d’une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 3 juin 2003 :

« Les autorités civiles ne doivent pas établir d´unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l´union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d´un grave scandale pour d´autres ». Pour le tribunal, « force est de constater qu’il ne ressort pas des termes mêmes du passage litigieux […] une exhortation claire faite aux fidèles catholiques susceptibles de constituer des autorités civiles de ne pas célébrer les mariages entre personnes homosexuelles. »

C’est arrivé un 23 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

  • le 23 novembre : saints du jour français ou de France.
    • St Clément, Ier évêque de Metz (IIIe ou IVe siècle).

Metz, commémore saint Clément, tenu pour le premier évêque de la cité au IIIe ou IVe siècle.

  • St Colomban, abbé en Émilie (v. 543-615)

Formé à Bangor (Irlande) par le rude saint Gomball, Colomban emmène une douzaine de moines à sa suite pour aller évangéliser la Meuse et les bords du Rhin. Il se fixe ensuite à Luxeuil (Franche-Comté) et y fonde une abbaye qui compte bientôt plus de trois cents moines. Il fonde aussi un autre monastère à Fontaines, à 6 km de Luxeuil. Dans ces deux monastères, la règle est très rude : silence, jeûne, abstinence et obéissance absolue.

  • St Séverin de Paris, reclus dans une cellule († VIe s.)

Saint Séverin, vécut à Paris, au VIe siècle, reclus dans une cellule, tout entier occupé à la contemplation de Dieu.

  • St Trond, prêtre en Hesbaye, fêté en Belgique († v. 690)

À Zerkingen dans le Limbourg, vers 690, saint Trond, est un prêtre, qui donna ses biens à l’Église de Metz et construisit là, sur ses terres, un monastère où il rassembla des disciples

  • Bse Margherita de Savoie, religieuse o.p. (1383-1464)

L’enfance de cette princesse est tout angélique. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brille, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison est réglée comme un monastère, elle n’y souffre ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y fait faire la prière et veille à ce que tous observent fidèlement les devoirs de la religion.

À la suite d’une prédication de saint Vincent Ferrier, on la voit revêtir le cilice sous ses habits d’or et de soie, et s’adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fait vœu de continence et s’adonne plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu’elle voit son fils préparé au gouvernement, elle quitte la cour.

Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparaît, elle entre dans le tiers ordre de saint Dominique et vit, dans son palais d’Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui veulent se mettre sous sa conduite. Elle obtient, pour elle et pour ses sœurs, la direction de l’hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite finit en butte aux persécutions et à la calomnie ; c’est ainsi que Dieu voulut achever d’enrichir sa couronne.

  • le 23 novembre 1407 :assassinat de Louis d’Orléans.

Alors que la France connaît un répit dans la guerre de 100 ans grâce aux victoires de Du Guesclin et du Roi Charles V le Sage… Un crime traumatise le pays.

Jean sans Peur, Duc de Bourgogne, fait assassiner le Duc Louis d’Orléans à sa sortie de l’hôtel Barbette, rue Vieille-du-Temple à Paris. Il veut unir l’Artois et la Flandre à son duché. Mais son cousin, Louis Ier d’Orléans, fils du Roi de France Charles V, s’y oppose. Cet assassinat déclenche une sanglante guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, qui se terminer 30 ans plus tard avec la signature du traité d’Arras (1435).

Louis d’Orléans sortait de l’hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-sœur. C’est elle qui préside le Conseil de Régence, depuis que le Roi a été frappé de folie, quinze ans plus tôt.

Louis d’Orléans en est membre comme Jean sans Peur, ou ses oncles, les ducs d’Anjou, de Berry et de Bourbon. Ces derniers profitent de la faiblesse du Roi pour outrepasser leurs droits et s’enrichir aux dépens de la couronne. L’alliance entre la reine et Louis d’Orléans met un frein à leurs exactions.

La volonté de Louis d’Orléans de chasser définitivement les Anglais de France, met en péril l’activité économique de la Flandre, la plus riche de ses possessions, dont la prospérité est suspendue au commerce avec les Anglais. Jean sans peur, le seigneur le plus puissant et le plus riche d’Occident, voit sa puissance vaciller…

C’est  sans surprise, après le crime de la rue Vieille du Temple, que l’on découvre que les meurtriers ont agi sur son ordre. Ils se sont d’ailleurs réfugiés dans son hôtel de la rue Mauconseil, leur forfait commis.

L’assassinat de la rue Vieille du Temple a des conséquences dramatiques pour le royaume de France. La guerre civile commence avec d’un côté, les partisans de Charles d’Orléans, le fils de la victime, de l’autre, les Bourguignons du duc Jean sans Peur.

Il faudra une jeune fille d’à peine 16 ans pour que, à deux doigts de disparaître, la France retrouve le chemin de l’unité et se redresse.

  • le 23 novembre 1654 : expérience mystique de Blaise Pascal.

Blaise Pascal, qui vient d’échapper à une mort accidentelle, dans la nuit du 23 novembre 1654, il éprouve une violente expérience mystique. Il a 31 ans. En une nuit il rédige la nuit son Mémorial, texte témoin de sa conversion, qu’il gardera toute sa vie sur lui, cousu dans la doublure de son habit. Le savant va dès lors se rapprocher des jansénistes de Port-Royal et se consacrer à la réflexion théologique. Participant à la querelle des jansénistes et des jésuites, il publie deux ans plus tard un célèbre pamphlet, les Provinciales.

Pascal est un génie qui réinvente la géométrie à 12 ans, écrit le plus savant traité sur les coniques qu’on ait vu depuis l’Antiquité, à 18 ans invente la machine à calculer puis découvre les lois de la pesanteur de l’air. C’est aussi lui qui fonde la première entreprise de transport en communs à Paris.

  • le 23 novembre 1700 :élection de Clément XI.

Gian francesco Albani est élu pape sous le nom de Clément XI, le 23 novembre 1700. Il soutient Philippe V lors de la guerre du Succession d’Espagne, s’attirant l’hostilité de l’Autriche. Suite aux défaites françaises, il est obligé de reconnaître Charles III et s’attire les foudres de Louis XIV. Clément XI se prononce également contre le jansénisme.

  • le 23 novembre 1790 :l’impôt foncier est créé.
  • le 23 novembre 1793 :à Paris, la Commune ordonne la fermeture de tous les lieux de culte.

La Commune décrète que tous les temples ou églises de toutes les religions seront fermés ; que les clochers, qui par leur domination sur les autres édifices semblent contrarier les principes d’égalité seront abattus ; que tous les prêtres seront personnellement responsables des troubles à l’ordre publique d’origine religieuse ; qu’il leur est interdit toute action publique.

  • le 23 novembre 1869 : invention de la photo couleur.

Après dix années de recherches, le physicien Louis Ducos du Hauron met au point le procédé de trichromie et invente ainsi la photographie couleur. Originaire de la région d’Agen, il s’était tourné vers l’étude des couleurs et de la lumière par passion pour la peinture. Son exposition de photos à l’Exposition Universelle de Paris en 1878 lui valu un franc succès.

  • le 23 novembre 1884 : début du siège de Tuyen Quang.

Le siège de Tuyen Quang, dans la région du Tonkin, débute le 23 novembre 1884, dans le cadre de la guerre franco-chinoise. Deux compagnies de la Légion étrangère sont attaquées par des Pavillons Noirs, des soldats à la solde des Chinois en Indochine. Le siège ne s’achève que le 28 février 1885, avec l’abandon du champ de combat par les Pavillons Noirs, et par la victoire de la France.

  • le 23 novembre 1924 : Jean Jaurès au Panthéon, mais quel est l’intérêt d’en parler ?

Par contre quelle est l’origine de cette église transformée par la révolution en temple maçonnique de la laïcité ?

Le Panthéon surplombe la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Vème arrondissement de Paris. Cette “montagne” tient son nom de la sainte héroïne qui sauve Paris des invasions barbares du Vème siècle, et qui y est inhumée en 500. Une abbaye, renfermant la dépouille de la sainte, avant de recevoir celle de Clovis lui-même y est construite en 508, sous le règne de Clovis. Tout d’abord dédiée à saint Pierre et à saint Paul, cette abbaye prendra le nom de sainte Geneviève au XIIème siècle. L’histoire du Panthéon se rapproche de celle de la Madeleine. Tous deux seront commandés par Louis XV. La Madeleine, conçue sans croix à l’origine, est devenue propriété de l’église, alors que le Panthéon, sensé perpétuer le nom de sainte Geneviève, construit sur le modèle d’une croix grecque et pourvu d’un dôme d’apparence chrétienne, est devenu un temple laïque.

Atteint d’une grave maladie à Metz, en 1744, Louis XV fait le vœu, s’il guérissait, d’ériger une immense église en lieu et place de l’abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruine. La guérison venue, il tient parole et assigne à l’architecte Soufflot la tâche de dessiner les plans du monument. Celui-ci imagine un gigantesque édifice, bâti sur un plan de croix grecque de 110 mètres de long, 84 mètres de large et 83 mètres de haut. A l’époque, le projet paraît insensé ; beaucoup, à la cour et dans les salons de la capitale, mettent en doute les capacités de Soufflot. Louis XV confirme sa confiance en l’architecte et pose la première pierre en 1764, au cours d’une grande cérémonie.

Les travaux sont ralentis du fait de difficultés financières. Pour trouver les fonds nécessaires, le gouvernement a recours à plusieurs loteries. L’architecte décède en 1780, c’est Rondelet, son plus brillant élève, qui achève les travaux en 1789.

En avril 1791, la Constituante ordonne la fermeture de l’église et charge Antoine Quatremère de Quincy de modifier la structure de l’édifice, à peine achevé, pour en faire un temple destiné à recevoir «les cendres des grands hommes de l’époque de la liberté française.» L’église devient ainsi le Panthéon, demeure des dieux dans la mythologie grecque. Les dépouilles de Mirabeau, Voltaire, Le Peletier de Saint-Fargeau, Joseph Bara, Rousseau et Marat seront les premières admises.

En 1806, le Panthéon, comme toutes les églises de France fermées sous la révolution, est rendu au culte et retrouve son nom d’origine d’église Sainte-Geneviève. Rebaptisé Panthéon en 1830, l’édifice redevient un temple laïque et « patriotique ». Cette église devient le quartier général des insurgés de la Commune en 1871!

Qui n’a pas été frappé, en visitant ce monument par le vide, par l’absence d’âme qui se dégage de l’ensemble? Qui n’a pas été frappé d’y découvrir, dès que l’on cherche un peu et qu’on s’approche de détails anciens une beauté, une richesse spirituelle extraordinaire ?

En une phrase, cet édifice a acquis au cours du temps une valeur hautement symbolique, et est un peu le symbole de l’état spirituel de la France ; il retrouve sa vocation première quand la France officielle est elle-même respectueuse de l’origine chrétienne du pays, c’est un cimetière mal entretenu, vide et triste, quand la France oublie les promesses de son baptême.

  • le 23 novembre 1944 :la 2DB, du général Leclerc, atteint le Rhin.

Commandée par le général LECLERC, Philippe François Marie, comte de Hauteclocque de son vrai nom, cette unité est en passe de tenir son serment prononcé en le 02 mars 1941, dans les sables de Lybie.

La deuxième division blindée du général Leclerc entre dans Strasbourg après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours. La ville est libérée et 12 500 soldats allemands sont faits prisonniers. Leclerc s’adresse aux Alsaciens en ces termes :

« […] la flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d’y arborer de nouveau les couleurs nationales. C’est chose faite. »

Pourquoi leur a-t-il dit cela ? Parce que lui et ses hommes avaient donné leur parole d’honneur de faire flotter le drapeau français sur les flèches de la cathédrale où de mourir, quand ils firent le serment de Koufra, le 02 mars 1941.

En pleine débâcle, ce jeune colonel reconstitue une véritable unité de combat. Il la mène à Koufra, en Lybie, première victoire uniquement française depuis juin 1940. Placé à la tête de la 2 Division Blindée, il libère Paris, et trouve que De Gaulle s’y attarde trop. Poursuivant vers l’est, il écrase la 112e Panzer Brigade du général von Manteuffel, à Dompaire, le 13 septembre. Après une pause imposée par le commandement américain, il insiste pour marcher sur Strasbourg.

Et le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l’issue d’une charge partie de Baccarat et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C’est l’occasion d’une prise d’armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu.

Après la réduction de la poche de Colmar puis de celle de Royan. C’est encore la 2DB qui s’empare du Kehlsteinhaus, le « nid d’aigle » d’Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière.

  • le 23 novembre 1946 : bombardements français sur Haiphong.

Sous l’impulsion de l’amiral Thierry d’Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d’Haiphong au Vietminh (Front de l’indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie. Irrémédiablement, la guerre d’Indochine éclate.

  • le 23 novembre 1976 : Jacques Mayol atteint la profondeur de 100 m en apnée.

A l’âge de 49 ans, Jacques Mayol est le premier homme à plonger à la profondeur de cent mètres en apnée. Il n’a alors qu’un concurrent, l’italien Enzo Maiorca. En 1983, il atteint les 105 mètres, record qui ne sera battu qu’en 1996. Son histoire inspirera Luc Besson pour le film “Le Grand Bleu”.

Yvon Tranvouez : “Et puis franchement, le débat sur Vatican II ça intéresse qui aujourd’hui ?”

L’Homme Nouveau a organisé un débat entre les historiens Guillaume Cuchet et Yvon Tranvouez en compagnie de Thibaud Collin, sur le thème

Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ?

Extraits :

[…]

Partout en France 50 000 affiches contre la théorie du genre ont été collées

Rétrospective de la campagne d’affichage de La Manif Pour Tous :

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