Liturgie d’aujourd’hui et musique du passé
Si nous nous référons aux documents du Concile, en particulier à Sacrosanctum Concilium, nous pouvons lire que la tradition musicale de l’Église doit être considérée comme un patrimoine d’une valeur inestimable et que l’héritage de la musique sacrée doit être conservé et développé ; le chant grégorien est reconnu comme le chant propre de la liturgie romaine, et la polyphonie ainsi que le son de l’orgue se voient également attribuer un rôle important. Il est demandé aux compositeurs de cultiver les répertoires de musique sacrée et de les enrichir de compositions qui puissent aussi favoriser davantage la participation des fidèles. Il me semble que ce que demande le document conciliaire est quelque chose de très important et aussi de suffisamment clair. Dommage qu’on ait au contraire imposé une orientation qui est allée pratiquement dans la direction opposée.
L’ADMD n’a pas toutes ses frites dans le même sachet
Les militants de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) ont encore commis une indignité, à la braderie de Lille ce week-end. Un visuel de cornet de frites et un slogan : « Fin de vie : comme pour les frites, et si on faisait aussi bien que les Belges ? »
Faire « aussi bien » que les Belges, c’est
- autoriser les euthanasies motivées par la présence de polypathologies simplement liées au grand âge,
- permettre les euthanasies de victimes de viol, de harcèlement, d’attentat
- autoriser l’euthanasie de patients dans le coma
- permettre les euthanasies de mineurs ?
- permettre à des personnes dont le décès n’était « pas attendu à brève échéance » d’être euthanasiées et faire prélever leurs organes ?
Elle poursuit la mère porteuse qui a accouché d’un enfant mort-né
Tandis que Clément Beaune, haut-commissaire à la stratégie et au plan, trouve le temps de publier un livre, intitulé « Je dirai malgré tout que la politique est belle », dans lequel il plaide notamment pour la légalisation de la vente d’enfants par GPA, aux Etats-Unis une mère porteuse est poursuivie par la femme qui lui avait demandé d’être mère porteuse, moyennant 200 000 dollars.
Enceinte de 29 semaines, le médecin constate que le cœur de l’enfant s’est arrêté. Affirmant avoir suivi les procédures standard il regrette : « ces choses arrivent parfois ». Mais l’acheteuse engage un détective pour passer au peigne fin les derniers mois de la mère porteuse, avant de considérer que « de nombreux rapports sexuels non protégés » avec un « petit ami vivant avec elle dont l’identité n’a pas été révélée » étaient la cause de ce décès. Bref, l’acheteuse poursuit désormais la mère porteuse et « espère qu’elle ira en prison. Idéalement, pour meurtre ».
Lire le détail de l’affaire ici.
Grande neuvaine à saint Michel avec les saints du Carmel
Saint Michel, fêté le 29 septembre, nous entraîne sur un chemin de lumière et de combat spirituel. Chef des armées célestes, il est un guide sûr dans nos luttes intérieures, un compagnon fidèle pour avancer vers Dieu et un protecteur puissant face au mal. À travers lui, les saints du Carmel nous rappellent que les anges ne sont pas de lointains esprits, mais de véritables alliés dans notre vie spirituelle.
Hozana vous propose, à l’occasion de sa fête, une grande neuvaine du 21 au 29 septembre, avec les figures carmélitaines qui ont vécu une forte proximité avec les anges : Élie, Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, la petite Thérèse…
Les méditations sont proposées par le frère Baptiste de l’Assomption.
Inscrivez-vous dès maintenant : https://urls.fr/EEJaW9
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les francs-maçons aux premières loges pour notre mort programmée !
Le projet de loi sur la fin de vie a été adopté fin mai par l’Assemblée nationale. Cette forme de suicide assisté est le fait de nombreuses pressions, idéologiques, exercées au sein de différents corps de la société : sociologues, journalistes, médecins… et parmi ces corporations, il en est une qui poursuit l’objectif de légaliser la mort pour les personnes souffrantes : l’obédience franc-maçonne du Grand Orient de France. Derrière ses objectifs affichés de progrès social, la coterie prépare en fait toute notre société au transhumanisme, à la victoire de l’intérêt individuel sur le bien commun.
Non à l’éducation sexuelle obligatoire à l’école : la France doit respecter les enfants et les droits des parents
De l’ECLJ :
Cette rentrée scolaire est marquée par l’application du nouveau programme d’éducation à la sexualité, imposé à tous les établissements publics et privés, de la maternelle au lycée.
Nous l’avons étudié avec attention et la réalité est indéniable: le contenu de ce programme est scandaleux.
Il ne s’agit pas d’une simple présentation de la vie affective, neutre et bienveillante pour améliorer la santé des enfants. C’est un programme de promotion de la sexualité précoce, qui pousse les enfants à faire tout type d’expérience, y compris le «questionnement de genre» en faisant du consentement et du désir les seuls axiomes de moralité à respecter.
Il oblige les enfants à parler de leur intimité, à aborder les questions de puberté et de sexualité bien avant d’y être confrontés et enseigne aux enfants tous les stéréotypes féministes contre les hommes, le mariage, la grossesse, etc.
Ce programme dit EVARS (Éduquer à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité) est obligatoire, contient des objectifs de notions à acquérir et fait l’objet d’évaluations. Or qui dit évaluation dit réponse juste ou fausse. Le caractère normatif de ce programme est donc indéniable: il vise à banaliser les relations sexuelles précoces sous toutes leurs formes.
Le gouvernement a choisi d’imposer ce programme à tous les établissements scolaires au mépris du droit fondamental des parents, les premiers éducateurs, de donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions religieuses et philosophiques.
Même les établissements privés sous contrat sont obligés d’appliquer ce programme d’éducation à la sexualité; les parents ne peuvent pas obtenir pour leurs enfants une dispense de ces cours et n’ont aucun droit de savoir quels supports pédagogiques seront utilisés, ni le contenu précis ni la date des séances.
C’est inadmissible et contraire aux droits naturels des parents, garantis en droit international.
C’est pourquoi l’ECLJ va saisir un comité des Nations unies: le Comité des droits économiques, sociaux et culturels chargé de faire respecter un Pacte international qui oblige les États «à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux, de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, […] et de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions.»
Juristes pour l’Enfance avec d’autres associations françaises et des centaines de parents avaient saisi le Conseil d’État pour qu’il annule ce programme avant son application. Cette juridiction de plus en plus inféodée à la «gauche» n’a pas rempli son office et a approuvé ce programme EVARS.
Face à ce déni de droit, l’ECLJ va porter la requête de ces associations à l’ONU pour faire respecter la morale et les droits des parents.
Nous avons besoin de votre soutien pour obtenir une réaction forte de ce Comité. Signez et partagez dès à présent cette pétition pour soutenir ce recours international:
la France doit respecter les enfants et les droits des parents
Le droit des parents d’instruire et d’éduquer leurs enfants est remis en cause de manière systématique par les gouvernements français. Aujourd’hui, dans la loi, les parents sont relégués au rôle de «membres de la communauté éducative» (L.111-4 Code de l’éducation). Il est temps de réagir.
Alors que l’immense majorité des parents est insatisfaite de l’école publique, l’État cherche à interdire l’école à la maison, ferme ou bloque l’ouverture des écoles privées hors-contrat dès qu’il en a l’occasion et oblige les établissements privés à s’aligner sur toutes les dérives du public.
L’ECLJ déposera sa requête auprès du Comité des Nations unies dans un mois.
C’est une véritable procédure effective que nous avons déjà initiée par le passé et qui peut réellement pousser l’Éducation nationale à revoir sa copie.
Défendre et promouvoir la primauté éducative des parents à l’ONU
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Aujourd’hui 8 septembre 2025, Juristes pour l’enfance collabore à un évènement parallèle à l’occasion de la 60e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme, sur le thème :
« Donner aux parents les moyens de protéger la santé et le bien-être des enfants ».
Cet évènement se déroule de 13 h 00 à 14 h 00, Salle de conférence V, Palais des Nations, Genève
Co-organisé avec la Mission permanente de la Hongrie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et ADF International, cet événement veut mettre en avant les meilleures pratiques pour garantir que les parents soient reconnus, soutenus et responsabilisés dans leur rôle et leur responsabilité essentiels de protection des droits et du bien-être de leurs enfants, avec un accent particulier sur les domaines de la santé et de l’éducation.
Après l’organisation le 13 juin dernier à Paris d’un colloque sur le principe « Parents, premiers et principaux éducateurs », Juristes pour l’enfance souhaite contribuer à conforter et restaurer des parents dans leur primauté éducative : sauf dans un cas de défaillance ou une situation déviante exceptionnelle, les parents sont en effet les mieux placés pour prendre soin de leurs enfants et la responsabilité de l’éducation de ces derniers leur incombe au premier chef.
L’évènement portera une attention particulière au rôle des parents de protéger leur enfant en questionnement de genre et en difficulté avec son identité sexuée, avec les prises de parole de :
Chloe Cole, une jeune détransitionneuse américaine engagée pour préserver les enfants de la transition de genre, afin (voir la chaîne Youtube de Chloe ICI).
Reem Alsalem, Rapporteuse spéciale pour l’ONU sur les violences faites aux femmes et aux filles, qui a notamment dénoncé dans son rapport présenté le 16 juin 2025 au Conseil des droits de l’homme à Genève, la confusion entre sexe et identité de genre, et recommande aux États de « Veiller à ce que les termes « femmes » et « filles » ne soient utilisés que pour désigner les personnes de sexe biologique féminin et que cette définition soit reconnue par la loi » (§ 62 a.) (voir le rapport ICI).
L’évènement donnera encore la parole à :
- Madame Zsófia HAVASI, Représentante permanente de la Hongrie auprès des Nations Unies à Genève,
- Monsieur Giorgio MAZZOLI, Directeur du plaidoyer auprès des Nations Unies pour ADF International
- Docteur Fanni LAJKÓ, analyste, du Center for Fundamental Rigths.
Juristes pour l’enfance est engagé de longue date pour préserver les mineurs du mirage des parcours de transition de genre, et plaide en faveur d’une prise en charge globale de leurs différentes difficultés, comme le recommandent aujourd’hui de nombreux pays qui mettent un coup d’arrêt aux transitions de genre chez les mineurs.
« Nous nous réjouissons de porter au sein de l’ONU la reconnaissance du rôle primordial des parents pour protéger et accompagner leurs enfants, dans ce domaine spécifique des questionnements de genre comme en ce qui concerne l’éducation de l’enfant en général. Le statut des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants est en effet universel », commente Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance.
Trump s’implante dans le Caucase et réjouit la Turquie
D’Antoine de Lacoste pour Politique Magazine :
Voilà vingt ans que le sultan Erdogan en rêvait : bénéficier d’un corridor reliant la Turquie à l’Azerbaïdjan lui permettant ainsi l’accès à la Mer Caspienne et, au-delà, à l’ensemble de l’Asie centrale.
Le début du corridor est facile à réaliser : un tout petit lien frontalier existe entre la Turquie et l’Azerbaïdjan. Il donne accès à l’enclave azérie du Nakhitchevan. D’une superficie de 5500 km2 et peuplé d’environ 400 000 habitants, ce territoire appartenait à l’Arménie historique. Son nom est d’ailleurs purement arménien et signifie littéralement « l’endroit de la descente », allusion à la descente du Mont Ararat par Noé après le déluge. Mais son histoire fut mouvementée et il dut subir les assauts continus des Ottomans à l’ouest et des Perses à l’est. Conquis finalement pat la Russie en 1828, il fut ensuite remis à l’Arménie. Malheureusement, contre toute logique géographique, Lénine et Staline décidèrent en 1921 de donner le Nakhitchevan à l’Azerbaïdjan, une des républiques fédérales soviétiques, tout comme l’Arménie.
Il y avait alors à peu près parité entre les populations arméniennes et azéries. Mais les Soviétiques se méfiaient des Arméniens chrétiens et favorisèrent les Azéris musulmans encourageant les Arméniens à partir, ce qu’ils firent assez rapidement. Aujourd’hui, il n’y en a plus.
Après l’enclave du Nakhitchevan, il y a la pointe sud de l’Arménie, puis l’Azerbaïdjan. Le souhait turc, depuis le cadeau soviétique du Nakhitchevan à l’Azerbaïdjan, est d’obliger l’Arménie à céder une bande de terre, le long de la frontière iranienne appelée le corridor de Zanguezour. Demande délicate bien sûr, se heurtant à un refus des dirigeants arméniens successifs.
LA PERTE DU HAUT-KARABAGH
L’affaire du Haut-Karabagh va tout relancer. Il s’agit encore d’une histoire d’enclave, arménienne cette fois, en plein territoire azéri. Après l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, une guerre impitoyable opposa l’Arménie à l’Azerbaïdjan, ces deux républiques soviétiques qui ne s’aimèrent jamais. Les Arméniens furent vainqueurs et l’enclave chrétienne du Haut-Karabagh vit se desserrer l’étau musulman, d’autant que les Arméniens expulsèrent brutalement les milliers d’Azéris qui vivaient entre l’Arménie et le Haut-Karabagh, depuis des siècles pour certains.
Cette épuration ethnique, il faut bien l’appeler ainsi, eut de lourdes conséquences. Depuis leur défaite, et l’afflux de dizaines de milliers de réfugiés azéris à Bakou, le dictateur Aliev, puis son fils, ne rêvaient que d’une chose : la revanche.
Le garant de la sécurité arménienne était alors la Russie dont des troupes stationnaient à la fois en Arménie et en Azerbaïdjan. A plusieurs reprises, Vladimir Poutine attira l’attention des Arméniens sur cette revendication d’Aliev concernant le retour des réfugiés azéris sur leurs terres devenues désertes. Les Arméniens, malgré leur proximité avec la Russie, firent la sourde oreille.
Tout changea avec l’élection de Nikol Pachinian en 2018. Résolument pro occidental, il coupa progressivement les ponts avec la Russie. Mais en 2020, l’armée azérie attaqua brutalement le Haut-Karabagh. Cette fois, il ne s’agissait pas seulement de récupérer les terres azéries mais de mettre également la main sur l’enclave chrétienne du Haut-Karabagh.
Les Arméniens étaient confiants mais n’avaient pas compris qu’ils avaient une guerre de retard. Les drones turcs Bayraktar détruisirent leurs chars et les systèmes électroniques israéliens permirent à l’Azerbaïdjan de dominer le champ de bataille. De plus, les Turcs envoyèrent en renfort des milliers d’islamistes syriens de la province d’Idleb. Les Arméniens, courageux mais mal commandés et mal équipés, reculèrent jusqu’au moment où les Russes intervinrent.
Ils contraignirent les Azéris à interrompre leur offensive. Ces derniers avaient atteint une partie de leurs objectifs mais pas la totalité. Une partie du Haut-Karabagh resta donc aux mains des Arméniens et fut reliée au reste de l’Arménie par un corridor appelé Latchine et protégé par les Russes.
L’ARMENIE COUPE LES PONTS AVEC LA RUSSIE
C’est alors que le premier ministre Nikol Pachinian décida de tourner définitivement le dos à la Russie à qui il devait pourtant beaucoup. Les dirigeants européens se succédèrent à Erevan promettant tout ce que l’on voulait en matière de sécurité. Dès lors, les Russes mirent beaucoup moins d’énergie à sécuriser le corridor de Latchine qui permettait d’approvisionner le Haut-Karabagh.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 et le départ de la région de la plupart des forces russes créèrent un vide que les occidentaux ne vinrent évidemment jamais combler. Aliev n’avait plus qu’à achever le travail et envoya ses troupes attaquer ce qui restait du Haut-Karabagh chrétien en septembre 2023. Pachinian ne mobilisa même pas son armée et les quelques milliers de volontaires du Haut-Karabagh furent balayés en quelques heures.
Comme prévu, une épuration ethnique et religieuse se déclencha immédiatement. Les 110 000 chrétiens du Haut-Karabagh s’enfuirent précipitamment vers l’Arménie laissant tout derrière eux. Pachinian ne vit même pas cela comme une défaite ni comme un désaveu de sa stratégie pro-occidentale : il avait tiré un trait sur le Haut-Karabagh.
La commission de Bruxelles ayant passé un important contrat gazier avec l’Azerbaïdjan, l’Europe ne s’opposerait plus jamais à l’Azerbaïdjan et c’est donc vers Donald Trump que Pachinian s’est tourné pour assurer la sécurité de l’Arménie.
Se doutant que le corridor de Zanguezour risquait de lui être arraché de force un jour, il a préféré anticiper et proposer à Donald Trump de lui louer cette bande de terrain convoitée par les Turcs et les Azéris.
C’est ainsi que le 8 août 2025, une déclaration a été signée à Washington par Nikol Pachinian et Ilham Aliev sous le patronage de Trump qui ne cachait pas sa satisfaction.
Les termes de cette déclaration sont pour le moins originaux. Tout d’abord, l’Arménie doit officiellement renoncer à toute velléité sur le Haut-Karabagh et, pour cela, modifier sa constitution. Ce sera fait. Mais le plus important concerne la mise en place du corridor qui sera cédé pour 100 ans à une société privée américaine sous le nom de « Voie Trump pour la paix et la prospérité internationale » (TRIPP en anglais). Rien que ça.
Ce corridor est appelé à un grand avenir. D’une longueur de 42 kilomètres, il verra la construction d’une route, d’une voie de chemin fer, de réseaux de télécommunications et, bien sûr, d’un gazoduc et d’un oléoduc. Il permettra donc le transport des hydrocarbures depuis l’Asie centrale et la Mer Caspienne vers la Turquie puis l’Europe.
Tout cela sera extrêmement coûteux et prendra du temps mais les impacts géopolitiques seront considérables si le projet va jusqu’au bout (dans le Caucase tout est possible).
UN SUCCES POUR DONALD TRUMP
Il s’agit incontestablement d’un important succès personnel de Donald Trump qui se pose une fois de plus en faiseur de paix. De plus, pour la première fois depuis sa mainmise ratée sur la Géorgie, l’Amérique s’implante dans le Caucase, à un endroit stratégique. Pour les Russes, c’est la confirmation d’une perte d’influence, voulue par l’Arménie de Pachinian, au profit de l’Amérique, de la Turquie et de l’Azerbaïdjan. Avec ce dernier, les relations s’enveniment sérieusement. Vladimir Poutine a longtemps fermé les yeux sur l’aide discrète d’Aliev à l’Ukraine mais, avec cet accord et les récentes déclarations du dictateur azéri contre la Russie, le masque est jeté. La riposte n’a pas tardé comme l’a montrée la récente destruction d’un terminal pétrolier à Odessa appartenant à la société azerbaïdjanaise SOCAR.
Mais c’est pour l’Iran que la défaite est la plus importante. Si ce corridor se réalise, elle n’aura plus de frontière avec l’Arménie, qui était une échappatoire. Ce sera le voisinage du corridor américain et d’une longue frontière avec l’Azerbaïdjan. Rappelons que ce pays est devenu une succursale de l’espionnage électronique israélien. Un souci de plus pour la grande puissance chiite.
Antoine de Lacoste
Une messe traditionnelle sera célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome
Selon Elisabeth Caillemer dans le JDD, le pape Léon XIV a donné son accord pour qu’une messe traditionnelle soit célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome, le samedi 25 octobre à 15 heures, à l’autel de la Chaire.
Cette célébration s’inscrira dans le cadre du pèlerinage Summorum Pontificum qui se déroulera du 24 au 26 octobre prochains et sera présidée par le cardinal Raymond Burke. Reçu par le pape le 22 août dernier, le prélat avait exprimé ce souhait. Léon XIV a accepté, levant ainsi une interdiction en vigueur depuis deux ans.
Créé en 2012, le pèlerinage Summorum Pontificum – désormais connu sous le nom d’Ad Petri Sedem – rassemble chaque automne à Rome plusieurs milliers de prêtres, religieux et fidèles du monde entier, issus du courant « tradi ». Tous viennent témoigner de leur attachement à la messe selon le missel de 1962, dite « tridentine », libéralisée par Benoît XVI dans son motu proprio Summorum Pontificum (2007). Le point culminant du rassemblement reste la messe solennelle célébrée dans la basilique Saint-Pierre, signe de fidélité à Rome et au successeur de Pierre.
Mais en 2023, dans le sillage du motu proprio Traditionis custodes (2021) du pape François restreignant l’usage de l’ancien missel, le pèlerinage s’était vu interdire, pour la première fois depuis sa création, la célébration de cette messe à l’intérieur de la basilique. Une décision qui avait provoqué une vive émotion. « L’idée que le rite immémorial de l’Église de Rome soit banni du lieu où il a été célébré par tant de papes et de cardinaux est impensable », confiait alors un organisateur.
L’autorisation donnée cette année est donc perçue comme un geste de détente. […] « C’est un dégel, et il y en aura d’autres », croit pouvoir affirmer un proche du Vatican.
Une pétition qui exige du président de la République le droit à l’expression d’un peuple menacé de mort
Philippe de Villiers lance une pétition pour l’organisation d’un référendum sur l’immigration :
Françaises, Français,
Nous sommes à l’heure de l’urgence vitale. L’immigration n’est plus un problème parmi d’autres : c’est la question centrale, celle qui commande toutes les autres. Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer d’art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. Si nous ne faisons rien, c’est la fin de la France.
Depuis les accords de Schengen qui ont démantelé nos frontières, notre pays n’est plus qu’un hall de gare. Bruxelles a confisqué notre souveraineté, et les gouvernements successifs ont multiplié les pompes aspirantes : regroupement familial sans frein, aides sociales sans condition, régularisations massives. Ainsi s’organise la disparition d’un peuple.
Ne comptez pas sur la classe politique pour enrayer cette mécanique infernale de l’effacement national. Elle ne fera rien. Elle est impuissante ou complice. Tant que nous resterons prisonniers de ces politiciens, rien ne changera. Il n’existe qu’une issue : rendre la parole au peuple. Quand les élites oublient la France, c’est au peuple de rappeler les élites à l’ordre.
Il n’y a qu’un seul chemin pour affronter le problème majeur de notre temps — l’immigration, qui nous submerge et nous transforme : le référendum. L’enjeu n’est rien de moins que la survie de la France. Mais ce référendum, le président ne l’accordera pas de lui-même. Il faudra l’y contraindre. Par la pression populaire. Comme pour la loi Duplomb : une pétition a voulu sauver les abeilles, les oiseaux, les sols. Aujourd’hui, ce sont les Français qu’il faut sauver. Les derniers Français. Avant qu’il ne soit trop tard.
Voilà pourquoi je lance cette pétition. Pour exiger un référendum sur l’immigration. Pour dire haut et fort : « Rendez la parole au peuple ! » Signez, faites signer, multipliez vos voix. Que ce cri soit si puissant qu’il devienne impossible à étouffer. L’heure n’est plus aux commentaires. L’heure est venue d’agir. Pour nos enfants. Pour nos morts qui nous regardent. Pour la France éternelle.
Philippe de Villiers
Voici son retour sur CNews vendredi soir :
Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati, cette jeunesse dont nous avons besoin
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Il y a un mois exactement, le premier dimanche du mois d’août, Léon XIV accueillait plus d’un million de jeunes dans la ville éternelle, à l’occasion de l’année jubilaire. En ce premier dimanche de septembre, ils sont plusieurs centaines de milliers à faire, de nouveau, le déplacement. La sagesse populaire enseigne que les voyages forment la jeunesse, les pèlerinages romains sans doute aussi. Devenue minoritaire dans un Occident apostat, la génération catholique des 18-25 ans n’en affiche que plus sa foi et se présente au rendez-vous de ce début de pontificat.
Dans le fameux texte Être jeune, le général MacArthur indique que la jeunesse n’est pas une période de la vie mais un état d’esprit. N’est-elle pas surtout, et d’abord, un enjeu ? Pour toute personne qui a le souci de la transmission, la jeunesse mérite les attentions les plus soutenues. A cet égard, l’Eglise, dans son histoire, n’a eu de cesse de se préoccuper du blé qui lève. Communiquer un message qui dépasse le médiateur mais dont ce dernier sait l’importance pour le récepteur, voilà l’ADN même des hommes d’Eglise. « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu » écrivait déjà l’apôtre Paul aux habitants de Corinthe.
La leçon de Bellamy sur la jeunesse
François-Xavier Bellamy s’est penché avec un talent irréprochable sur cette urgence de la transmission. Bien sûr, il appartient à la nature même de la jeunesse de bousculer les certitudes les mieux installées chez leurs ainés. Quoi de plus stimulant du reste pour des adultes que de se trouver déranger dans ses tranquillités. Il n’empêche : « Cette liberté que cherche la jeunesse, elle doit la recevoir de ses ainés » expliquait Bellamy dans la préface d’un recueil de textes intitulé A la jeunesse (Librio, 2016). Selon lui, et en tant que professeur de philosophie, c’est en effet aux anciennes générations que la jeunesse doit la culture. La culture, ce patient travail des hommes dont chacun hérite et qui rend possible l’apprivoisement du monde qui est le nôtre.
« Tout le mystère de l’existence humaine se trouve là : l’idée la plus inédite, l’intuition la plus personnelle, la liberté la plus affirmée, ne sont possibles que par le langage des autres, le langage de ceux qui nous précèdent. »
Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati en témoignent dans leur existence. Ce n’est pas seulement l’altérité de leurs aînés, mais aussi leur autorité qui a donné à leur trajectoire de vie une telle épaisseur. Un prêtre salésien, don Antonio Cojazzi, tiendra un rôle majeur dans la croissance spirituelle du jeune Pier Giorgio. La nounou polonaise de Carlo, elle, lui lira des vies de saints et l’accompagnera adorer Jésus dans les églises à l’occasion de ses promenades. Ces deux italiens canonisés aujourd’hui encadrent un XXe siècle athée. Leur vie est un contre reliquaire d’une période dépossédée de transcendance. Frassati est né en 1901 et Acutis en 1991. Le premier est mort à 24 ans, le deuxième à 15 ans. Mais ne nous y trompons pas, en les élevant à la gloire des autels, l’Eglise n’entend pas s’offrir une cure de jouvence à moindre coût. Le jeunisme est une tare aussi mortifère que la dictature de vieillards cacochymes. La fraîcheur et le panache spirituels de nos deux saints ne viennent pas tant de leur jeunesse en soi, que de leur capacité à s’être rendus perméables, dès leur plus jeune âge, à la densité de l’Evangile. C’est la victoire insolente de Dieu dans leur vie que l’Eglise célèbre aujourd’hui. Et par-là, Rome souhaite rappeler aux jeunes d’aujourd’hui que la sainteté – c’est-à-dire l’ouverture du cœur aux grâces de Dieu – est encore possible au XXIe siècle.
« Vivre sans Foi, sans un patrimoine à défendre, sans lutter pour la vérité, ce n’est pas vivre, c’est simplement exister. » Pier Giorgio Frassati
« Sommes la jeunesse de Dieu ! » s’était écrié François Athanase de Charette. Michel de Saint-Pierre rapporte dans son ouvrage consacré au héros des Guerres de Vendée cette harangue restée célèbre :
« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition… Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau, nous nous l’avons sous les pieds : c’est plus solide. Et il est vieux comme le diable leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… Vieux comme le diable… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! »
Nos deux saints renvoient en écho ce cri du chevalier Charette. Pier Giorgio Frassati en expliquant : « Vivre sans Foi, sans un patrimoine à défendre, sans lutter pour la vérité, ce n’est pas vivre, c’est simplement exister. » Et Carlo Acutis, tout adolescent qu’il était, en affirmant avec une sagesse saisissante :
« Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies. »
Vivre sa foi de façon authentique. Refuser de s’agenouiller devant les injonctions d’une pensée unique. Mettre Dieu à la première place au bénéfice de ses frères. S’oublier. Etre digne. Penser droit. Non pour se donner des airs comme le font les mondains, mais pour aller jusqu’au bout comme y aspirent les saints. Voilà ce qu’indique leur vie. Voilà cette certaine jeunesse dont l’Occident a plus que jamais besoin pour sortir du marasme spirituel dans lequel il s’est plongé depuis plus de soixante ans. Saint Carlo, saint Pier Giorgio : priez pour nous !
“Ce n’est ni par la violence, ni par la destruction que l’on relèvera la France, mais par le retour à Dieu !”
Homélie du père Domini appelant à la prière le 8 septembre :
Bien chers amis, les paroles de Jésus dans l’évangile peuvent paraître très dures :
« Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple».
Ces paroles sont incompréhensibles pour ceux qui sont esclaves de la loi de la chair et étrangers à la Loi de l’Esprit, qui ont l’esprit du monde et non l’Esprit de Dieu. Aucun homme ne peut demander de renoncer à sa famille et à sa propre vie pour Le suivre et être son disciple. Jésus le peut, parce qu’Il est vrai Dieu et vrai homme !
Dans la première lecture de ce dimanche, l’auteur inspiré du Livre de la Sagesse pose cette question :
« Quel homme peut connaître le dessein de Dieu, qui peut concevoir ce que veut le Seigneur ? … ce qui est dans les cieux, qui l’a découvert ? »
Salomon n’est pas pessimiste, il est témoin de l’espérance. En quittant le sol français à Lourdes, le 15 septembre 2008, Benoît XVI avait fait cette prophétie : « les temps sont propices à un retour à Dieu ». Ceux qui ont l’esprit mondain ne peuvent que se moquer de ces mots de Benoît XVI. Ils nous diront : ouvrez les yeux, le retour à Dieu n’a pas eu lieu, la France est au bord du chaos ! Nous continuons à dire que ces paroles de Benoît XVI étaient prophétiques. Elles avaient été longuement mûries dans la prière. Dieu peut transformer les hommes pécheurs, leur envoyer son Esprit Saint et leur donner Sa Sagesse !
N’oublions pas le grand appel de St Jean-Paul II à la France, en juin 1980 :
« France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle à ton alliance avec la Sagesse éternelle ? »
Le dernier grand appel de St Jean-Paul II à la France a été donné le 15 août 2004 à Lourdes. Il a d’abord demandé aux femmes d’être des sentinelles de l’invisible : Dieu. Puis il nous a rappelé que notre liberté était une liberté libérée par Jésus-Christ. Il nous a demandé de défendre notre liberté chrétienne et il nous a confié à la Vierge Marie. Reprenons ces deux grands appels de St Jean-Paul II à la France, au début de son pontificat et au terme de celui-ci, nous trouverons alors le seul remède pour le renouveau de la Fille aînée de l’Eglise : la fidélité aux promesses de son baptême, à son alliance avec la Sagesse de Dieu, sa liberté libérée par le Christ. Ce n’est ni par la violence, ni par la destruction que l’on relèvera la France, mais par le retour à Dieu !
Dans la deuxième lecture, Saint Paul demande à Philémon, « son fils bien-aimé » d’accueillir son esclave Onésime comme un frère. Cet esclave, saint Paul, l’appelle son enfant parce qu’il l’a baptisé. Cette lettre révèle que, pour Saint Paul, il n’y a plus d’esclaves ou d’hommes libres, mais un seul homme nouveau en Jésus-Christ !
Benoît XVI, dans l’homélie de sa Messe d’intronisation, commentait ainsi ce que St Jean-Paul II avait voulu dire en commençant son pontificat :
«Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non ! … Dans cette amitié seulement nous faisons l’expérience de ce qui est beau et de ce qui libère… N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ et vous trouverez la vraie vie. Amen ».
Le 8 décembre 1947, la France était sur le point de tomber sous le joug communiste. Humainement parlant tout semblait perdu. Dans le village de l’Île Bouchard, la Vierge Marie appelait des enfants à prier pour la France … et la France fut sauvée … Demain, 8 septembre, nous fêterons la nativité de la Vierge Marie. Le 8 septembre est bien évidemment en lien avec le 8 décembre. Puissent tous les baptisés de France faire monter vers Dieu par l’intercession de la Reine de France, la même prière que les enfants de l’Île Bouchard, puis des paroissiens, une prière confiante et unanime : nous vous demandons pardon des péchés qui ont défiguré le visage de la Fille aînée de l’Eglise et nous vous supplions de nous faire miséricorde. Sauvez, sauvez la France et qu’elle redevienne fidèle aux promesses de son baptême, qu’elle entraîne les Nations à faire alliance avec la Sagesse éternelle de Dieu et qu’elle témoigne avec fierté de sa devise liberté, égalité, fraternité en fondant cette devise sur son sûr et seul fondement : Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a libéré notre liberté en nous donnant le nouveau commandement de l’Amour : aimer comme Il nous aime !
Cette double canonisation de jeunes champions, laïcs, de l’Eucharistie, sacrement central du catholicisme, fait aussi grincer des dents
Extrait de l’article de Jean-Marie Guénois dans Le Figaro sur la canonisation de Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati :
[…] Ces deux jeunes saints – il y en eut d’autres, comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, morte à 24 ans – nourrissent un point commun spirituel, une puissante foi eucharistique. Dans un discours à la jeunesse catholique de 1923, Pier Giorgio Frassati ne lançait-il pas :
« Je vous exhorte de tout mon coeur à vous approcher le plus souvent de la table eucharistique. Nourrissez-vous du pain des anges et vous y puiserez la force pour mener les luttes intérieures, les combats contre les passions et contre toute adversité. »
Quant à Carlo Acutis, il disait :
« Si les gens comprenaient l’importance de l’Eucharistie, il y aurait tellement de files pour aller à la communion qu’on n’arriverait plus à entrer dans les églises. »
Mais cette double canonisation de jeunes champions, laïcs, de l’Eucharistie, sacrement central du catholicisme, fait aussi grincer des dents. Notamment chez André Grillo, théologien, laïc italien, progressiste et spécialiste de la liturgie, qui a attaqué en juin dernier cette promotion de l’Eucharistie mal comprise selon lui : « Comment est-il possible qu’un jeune béatifié puisse communiquer une théologie eucharistique aussi ancienne », écrivait-il sur son blog à propos de Carlo Acutis, à savoir la croyance en la « présence réelle du Christ » dans l’hostie consacrée, sans tenir compte de « tout le chemin de l’Église accompli dans les années 1970 sur le plan de la compréhension de la valeur ecclésiale de l’Eucharistie ? »
La colère d’un théologien semble toutefois impuissante face à l’étonnante influence de ces deux canonisés sur une jeune génération de catholiques très à l’aise avec leur message. Marguerite Niel, déléguée générale du Frat, une organisation des diocèses d’Île-de-France qui voit passer des milliers de jeunes adolescents chaque année, assure : « La génération des jeunes catholiques les connaît. Ce sont les deux figures souvent utilisées dans les aumôneries des établissements scolaires pour parler aux jeunes de la sainteté. Acutis et Frassati étaient des jeunes « comme les autres » , leur exemple paraît « accessible » , disent les jeunes qui sont touchés par l’exemple de leur engagement spirituel fort. Des jeunes d’aujourd’hui qui assument de plus en plus leur foi et en sont fiers. Ils osent l’afficher. Ils recherchent et aiment donc vivre une spiritualité forte notamment à travers des temps d’adoration eucharistique où ils se retrouvent en silence, coupés de tous les réseaux, mais en lien direct avec Dieu. » Les canonisés démontrent que l’on peut « être un jeune ordinaire, de son temps et que l’on peut réaliser des choses extraordinaires qui toucheront le coeur de centaines de milliers de gens ».
C’est l’expérience de Paul de Livron, qui a perdu l’usage de ses jambes dans un accident. Il s’est fait notamment connaître en construisant un fauteuil roulant en bois, offert au pape François et qui contenait une relique de Carlo Acutis. Il témoigne : « Me retrouver en fauteuil roulant à 21 ans ne m’a pas aidé à me sentir comme tout le monde. Et puis voilà justement qu’à l’aube de ma trentaine, je découvre Carlo Acutis et cette parole de lui qui a changé ma vie : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Cela a inversé ma vision de la vie. J’ai accepté mes différences et j’ai décidé de les vivre à fond, libre, en n’écoutant plus que mon coeur et ma conscience. Enfin j’essaie. Merci Carlo ! » Il conseille :
« On peut lui demander avec conviction d’intercéder pour nous auprès de Dieu pour qu’il nous donne la volonté et la force de résister aux tentations qui se présentent à travers nos écrans. Ensuite, à chacun de voir comment imiter l’exemple de Carlo pour être un évangélisateur du continent internet. »
Plusieurs s’emploient à cette tâche. François Mazurié a 20 ans et part ce samedi à Rome en bus avec « la fraternité Carlo-Acutis » qu’il a fondée au printemps dont le but est de « continuer le travail d’évangélisation sur internet » , explique-t-il. « Carlo m’a très vite montré que l’on peut être jeune, aimer l’informatique, et vivre sa foi pleinement. Il faut utiliser les outils modernes pour transmettre le message de Jésus-Christ. » Ils sont déjà 80 membres engagés. Ce jeune disciple confirme : « Carlo étant le premier saint « millenial » , il est un modèle de sainteté facilement identifiable. »
Près d’Angers, à Béhuard, Jean-François Bohec, jeune laïc, vient de prendre pour sa part la direction d’un « patronage Carlo-Acutis ». Il y en a une dizaine sous ce vocable en France. Il confie : « Ce que Carlo Acutis m’a le plus apporté, c’est son amour de l’Eucharistie et l’utilisation de la technologie pour faire de bonnes choses. Il n’est pas un saint lointain qui aurait fait des choses légendaires. Être saint n’est pas que réservé à des Padre Pio, des Thérèse d’Avila, des saint Jean de la Croix mais à tous, que ce soit vous ou moi. » Il conclut :
« Il a connu presque tout ce que l’on vit aujourd’hui ! L’arrivée de la technologie, internet, tout ce qui fait notre quotidien. Son exemple permettra à beaucoup de jeunes de prendre leur place dans un monde de plus en plus hostile. C’est pourquoi il est le saint patron de notre patronage : ici, chacun devient ce qu’il est ! »
Jean-Baptiste Maillard, jeune père de famille, est l’un des premiers apôtres « Acutis ». Il a écrit plusieurs livres sur le saint dont Une âme de feu, et a créé des sites internet d’évangélisation et une chaîne YouTube. « Carlo est une réponse au mal-être des jeunes aujourd’hui, observe-t-il, au manque de sens à leur vie et à l’explosion des réseaux sociaux. Son charisme est de nous interpeller quant à la présence du Christ dans nos vies, notamment à la messe et dans les tabernacles. » Il assure avoir été témoin de « prodiges » :
« Nous avons commencé à le prier et nous avons assisté à des prodiges, comme ce monsieur qui avait programmé son euthanasie en Belgique, et qui y a renoncé trois jours après avoir prié Carlo. Un peu plus tard, une jeune fille de 22 ans a été libérée de son addiction au porno grâce à l’aide de Carlo, via SOSPorno.net… »
Avec le recul de l’expérience, le père dominicain Charles Desjobert, auteur de l’ouvrage Pier Giorgio Frassati, l’audace de la sainteté, s’inscrit dans cette dynamique. S’il se réjouit de cette double canonisation, il prévient :
« Il ne faudrait pas se méprendre en comprenant qu’il suffit de mourir jeune pour être saint ou que l’on ne donne que ce type de modèle à la jeunesse. Tous les saints peuvent s’adresser aux jeunes. Mais la proximité et la similitude des enjeux, des joies et difficultés, rencontrés par Pier Giorgio et Carlo, avec ce que vivent nos jeunes contemporains, donnent un véritable sens à cette double canonisation. »
Séminariste du diocèse de Meaux, Thimothée Croux, auteur d’un autre ouvrage sur Frassati (Un aventurier au paradis) qui n’est pas pour rien dans sa vocation, confirme :
« Le charisme propre de Pier Giorgio Frassati réside dans sa joie, une joie profonde et contagieuse. Comme il le disait lui-même : « Un catholique ne peut être que joyeux ! ». La double canonisation de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati est donc un signe puissant pour la jeunesse : la sainteté est possible à tout âge et dans toutes les circonstances. N’ayons pas peur de désirer la sainteté, nous y sommes tous appelés ! »
Nice : la croix du boulevard de la Madeleine arrachée
La croix en fer forgé qui orne le haut du boulevard de la Madeleine à Nice a été arrachée dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit d’un “acte anti-religieux intolérable” pour le maire de Nice, Christian Estrosi.
Cette croix en fer forgé pèse très lourd et était fixée sur un socle à un mètre du sol : il a fallu s’y mettre à plusieurs pour l’arracher…
La profanation, cette nuit, d’une croix sur le boulevard de la Madeleine, est inacceptable. Le centre de supervision et notre réseau de caméras sont mobilisés. Tout sera mis en œuvre pour traquer les auteurs de cet acte anti-religieux. Il est intolérable de s’en prendre aux…
— Christian Estrosi (@cestrosi) September 7, 2025
« Les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous à ne pas gâcher la vie »
Extrait de l’homélie du pape Léon XIV prononcée lors de la messe de canonisation des nouveaux saint Acutis et Frassati :
[…]
Pier Giorgio et Carlo ont tous deux cultivé l’amour pour Dieu et pour leurs frères à travers de simples moyens, à la portée de tous : la messe quotidienne, la prière, en particulier l’adoration eucharistique. Carlo disait : « Devant le soleil, on se bronze. Devant l’Eucharistie, on devient saint ! », et encore : « La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. La conversion n’est rien d’autre que le déplacement du regard du bas vers le haut, un simple mouvement des yeux suffit ». Une autre chose essentielle pour eux était la confession fréquente. Carlo a écrit : « La seule chose que nous devons vraiment craindre, c’est le péché » ; et il s’étonnait parce que – ce sont toujours ses propos – « les hommes se soucient tant de la beauté de leur corps et ne se soucient pas de la beauté de leur âme ». Enfin, tous deux avaient une grande dévotion pour les saints et pour la Vierge Marie, et pratiquaient généreusement la charité. Pier Giorgio disait : « Autour des pauvres et des malades, moi je vois une lumière que nous n’avons pas » [3]. Il appelait la charité « le fondement de notre religion » et, comme Carlo, il l’exerçait surtout à travers de petits gestes concrets, souvent cachés, vivant ce que le pape François a appelé « la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’ » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 7).
Même lorsque la maladie les a frappés et a fauché leurs jeunes vies, cela ne les a pas arrêtés et ne les a pas empêchés d’aimer, de s’offrir à Dieu, de le bénir et de le prier pour eux-mêmes et pour tous. Un jour, Pier Giorgio a dit : « Le jour de ma mort sera le plus beau de ma vie » [4] ; et sur la dernière photo, qui le montre en train d’escalader une montagne du Val di Lanzo, le visage tourné vers son objectif, il avait écrit : « Vers le haut » [5]. Du reste, encore plus jeune, Carlo aimait dire que le Ciel nous attend depuis toujours, et qu’aimer demain, c’est donner aujourd’hui le meilleur de nous-mêmes.
Très chers amis, les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre. Ils nous encouragent par leurs paroles : « Non pas moi, mais Dieu », disait Carlo. Et Pier Giorgio : « Si tu places Dieu au centre de chacune de tes actions, alors tu iras jusqu’au bout ». Telle est la formule simple, mais gagnante, de leur sainteté. C’est aussi le témoignage que nous sommes appelés à suivre, pour goûter pleinement la vie et aller à la rencontre du Seigneur dans la fête du Ciel.
Les problèmes de l’éducation sexuelle obligatoire à l’école
Le 7 septembre, Terre de missions reçoit Régis de Lassus, coordinateur de l’Alliance pour le Jubilé des premiers samedis du mois, qui vient présenter cette demande de la Sainte Vierge à Fatima.
Puis Louis Stagire, président du collectif Renaissance Famille Education, expose les raisons de son opposition au programme EVARS (l’éducation sexuelle rendue obligatoire à l’école).
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente l’ouvrage du P. Cyrille Devillers, moine du Barroux: Lettre à un ami post-moderne sur l’Inquisition (Ed. Ste Madeleine).
Direct : 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐞 de 𝐜𝐚𝐧𝐨𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 de Carlo Acutis et 𝐏𝐢𝐞𝐫 𝐆𝐢𝐨𝐫𝐠𝐢𝐨 𝐅𝐫𝐚𝐬𝐬𝐚𝐭𝐢
À suivre en direct sur CNews :
Saint Jean-Gabriel Perboyre : le 1er saint de Chine
Aymeric Pourbaix reçoit Père Jean-Yves DUCOURNEAU, lazariste, aumônier militaire
La messe n’est pas une simple commémoration du dernier repas de Jésus avec ses Apôtres
Extrait d’un article de l’abbé Roy (FSSP) paru dans France catholique :
Chaque printemps depuis plus de trois millénaires, le peuple d’Israël célèbre la sortie d’Égypte: la fête de Pessah est une véritable réactualisation. Ayant rassemblé les siens, le père de famille entonne la grande haggadah:
« Cette année nous sommes ici; l’an prochain en Terre d’Israël. Cette année nous sommes esclaves ; l’an prochain puissions-nous être libres. […] Nous étions esclaves du Pharaon en Égypte, et l’Éternel, notre Dieu, nous a fait sortir de là d’une main forte et d’un bras étendu. »
Chez les Juifs, la célébration pascale n’est pas un souvenir mais une réactualisation: on n’y rappelle pas un fait lointain, on s’exprime à la première personne. Or, c’est pendant ce repas rituel que le Christ institua le sacrement de l’Eucharistie: en demandant à ses Apôtres de « faire ceci en mémoire » de lui, il ne leur propose donc pas une reproduction symbolique du dernier repas mais une véritable réactualisation du mystère lancé ce soir-là. Selon l’institution du Seigneur, l’Eucharistie n’est pas un souvenir mais une présence.
La Cène, début de l’institution
L’institution ne se limite ainsi pas à cette soirée du Jeudi saint. Le repas liturgique commencé par les Apôtres autour de Jésus ne fut pas terminé cette nuit-là: après le singulier partage de la troisième des quatre coupes prévues par le rituel – la « coupe de bénédiction » convertie en son propre sang – et avant de partager la dernière – appelée « coupe de consommation » –, le Christ interrompit la célébration et emmena ses hôtes vers le jardin des Oliviers. Là, dans sa prière d’agonie, il mentionne justement le « calice » que son Père lui demandait de boire. Après sa condamnation par le Sanhédrin puis par Pilate, parvenu au Golgotha, on lui propose une coupe de vin qu’il refuse. Ce n’est qu’après trois heures en Croix, ayant prononcé quatre premières paroles, accompli toutes les prophéties, qu’il s’écrie « j’ai soif ». Il boit alors la dernière coupe et dit « tout est consommé », puis remet son esprit entre les mains du Père. L’action commencée par le Christ au soir du Jeudi saint ne s’achève donc que le Vendredi: l’institution de l’Eucharistie inclut ces deux moments inséparables. Jeudi et Vendredi saint sont les deux temps de la démarche sacrificielle, l’offrande et la consommation, qui se retrouvent à la messe dans l’offertoire et la consécration, et se consomment dans la communion, anticipation de la Résurrection. […]
Treizième dimanche après la Pentecôte : guérison des dix lépreux
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Le treizième Dimanche prend aujourd’hui son nom de l’Évangile des dix lépreux qu’on lit à la messe. Les chants du propre de la messe de ce treizième dimanche après la Pentecôte sont encore tous extraits des psaumes, à l’exception de la Communion qui est comme celle du onzième dimanche empruntée à un autre livre de l’Ancien Testament. Mais ils présentent une particularité assez rare : c’est que l’Introït et le Graduel ont à peu près exactement le même texte.
Il provient du psaume 73, supplication collective du peuple élu à un moment où il est ruiné et livré à la fureur des impies, et se sent abandonné de Dieu. Il rappelle alors au Seigneur ses promesses et ses bienfaits passés pour le supplier de le sauver encore…
Introït : Réspice, Dómine
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem : exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance et n’abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ; levez-vous Seigneur, faite justice à votre cause et n’oubliez pas la voix de ceux qui vous cherchent.
On remarquera la répétition des pronoms et possessifs à la deuxième personne, comme si le peuple élu voulait insister sur sa totale appartenance à Dieu. C’est le cas maintenant de l’Église, le peuple élu d’aujourd’hui, qui, malgré les tribulations que nous connaissons, ne doit jamais se sentir abandonné.
La mélodie divise cet Introït en deux parties qui commencent chacune par un grand élan suppliant vers l’aigu ; le deuxième sur les mots exsúrge Dómine est un véritable cri, mais à chaque fois la mélodie s’apaise aussitôt et se tient presque immobile et horizontale, comme si l’âme après avoir lancé son appel se tenait humblement prosternée.
Le verset qui accompagne cet Introït est le début du psaume 73.
Ut quid, Deus, repulísti in finem : irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ ?
Pourquoi, mon Dieu, nous repousser à jamais et faire éclater votre colère sur les brebis de votre pâturage ?
Graduel : Réspice, Dómine
Le texte du Graduel du treizième dimanche après la Pentecôte est à peu près le même que celui de l’Introït, tiré du psaume 73 ; seule la dernière phrase est changée, prise dans un verset voisin du psaume. On a donc toujours :
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum : et ánimas páuperum tuórum ne obliviscáris in finem.
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance, et n’abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ;Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam : memor esto oppróbrii servórum tuórum.
Levez-vous Seigneur faites justice à votre cause.
Mais au lieu de ne obliviscaris voces quærentium te, nous avons maintenant Memor esto approbrii servorum tuorum, souvenez-vous de l’humiliation de vos serviteurs. On voit que le sens général reste le même. Nous rappelons au Seigneur que la cause de l’Église pour laquelle nous le supplions, c’est la sienne. Et ici la mélodie, qui reprend des formules habituelles des Graduels, insiste fortement dans ce sens en plaçant toutes les grandes vocalises, en dehors du mot Domine, sur les adjectifs à la deuxième personne tuum, tuam, tuorum (2 fois). On remarquera même que le mot tuam de la deuxième partie comporte une note répétée six fois de suite.
Alléluia : Dómine, refúgium
Nous retrouvons avec l’Alléluia du treizième dimanche après la Pentecôte la grande série des Alléluias de louange et d’action de grâces qui avait été interrompue dimanche dernier, comme au neuvième dimanche, pour faire place à une prière suppliante. Nous y retrouvons encore une fois, le premier verset d’un psaume, le psaume 89. Ce verset revient plusieurs fois dans la liturgie ; nous l’avons déjà rencontré au Graduel du sixième dimanche, dont il constituait la deuxième partie, et nous le retrouverons au Graduel du vingt et unième dimanche.
Dómine, refúgium factus es nobis a generatióne et progénie. Allelúia.
Seigneur, vous avez été pour nous un refuge de génération en génération.
C’est un chant d’action de grâces pour la protection que Dieu nous accorde tout au long de notre vie sur la terre, l’ensemble du psaume étant une grande méditation sur le temps et sur l’éternité. La mélodie ressemble assez à celles des dixième et onzième dimanches. Tous ces Alléluias ont un air de parenté, avec de grandes vocalises joyeuses et enthousiastes, exprimant bien les sentiments de louange et d’action de grâces du texte.
Offertoire : In te sperávi
Après l’extraordinaire Offertoire Precatus est du douzième dimanche, nous retrouvons dans celui du treizième dimanche après la Pentecôte les dimensions normales et le caractère calme et contemplatif de la plupart des Offertoires. Le texte est tiré du psaume 30 qui est souvent utilisé dans la liturgie. Nous l’avons rencontré récemment à l’Alléluia du sixième dimanche, à la Communion du septième et au Graduel du huitième qui reprend lui-même le texte de l’Introït de la Quinquagésime. Nous avons dit que c’était le psaume de l’abandon à la volonté divine et de la confiance dans les épreuves, c’est le psaume de l‘In manus tuas. Le texte de celui d’aujourd’hui exprime tout à fait ces sentiments.
In te sperávi, Dómine ; dixi : Tu es Deus meus, in mánibus tuis témpora mea .
En vous Seigneur, j’ai mis mon espérance, j’ai dit : vous êtes mon Dieu, ma destinée est entre vos mains
La mélodie fait de ce texte une méditation très intérieure, calme et paisible mais pleine d’assurance. On peut noter que cet Offertoire a été choisi pour la messe de mariage, car il exprime bien les sentiments de confiance et d’abandon à la divine Providence qui doivent être ceux des époux.
Communion : Panem de cælo
Le texte de la Communion du treizième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré d’un psaume mais du livre de la Sagesse, dans un chapitre consacré à méditer sur le grand épisode de l’histoire du peuple élu, la sortie d’Égypte et l’entrée dans la terre promise, en insistant sur les châtiments réservés aux impies et les bienfaits réservés aux fidèles. Parmi ces derniers, figure la manne que le Seigneur a envoyée du ciel pour nourrir son peuple. C’est elle qui est chantée dans ce verset.
Panem de cælo dedísti nobis, Dómine, habéntem omne delectaméntum et omnem sapórem suavitátis.
Seigneur vous nous avez donné le pain du ciel, qui possède tout ce qu’il y a de délectable et la plus douce saveur.
Ce verset est utilisé au salut du Saint Sacrement après le chant du Tantum ergo. Il n’est pas besoin de dire que ce pain du ciel est la figure de l’eucharistie, et que ce chant est particulièrement bien placé au moment de la Communion. La mélodie exprime notre reconnaissance pour le grand bienfait de cette nourriture spirituelle par un grand élan joyeux et affirmatif, et elle se termine en exprimant la douce saveur de cette nourriture par une belle courbe souple et élégante.
“Tu trembles Carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener”. Ces mots de Turenne retentissent encore. Mais que savez-vous de ce grand capitaine ?
Au Musée des Invalides est exposé un singulier objet : un boulet de canon vieux de plus de trois cents ans…. Tiré par un artilleur du nom de Koch il vint frapper de plein fouet l’un des plus grands capitaines de l’histoire, Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), l’un des plus grands chefs de guerre produits par le « siècle de fer », ce XVIIe siècle particulièrement belliqueux pour les Européens. Turenne mourut sur le champ de bataille avant même le début de l’affrontement !
La dernière biographie de Turenne est celle de Jean Béranger parue dans les années 1980. Un autre regard était nécessaire ; dans le domaine de l’historiographie, de grandes avancées ont été réalisées sur cette époque dans ces dernières décennies.
Turenne se situe au carrefour de deux périodes de l’histoire européenne. Cette plongée dans la vie d’un homme comme Turenne permet de poser l’une des questions essentielles de l’historiographie : le poids de l’individu dans la marche des événements ! Considéré par Napoléon comme le plus grand général des temps modernes, et son influence sera immense sur les générations de capitaines, Turenne fut l’un des rares hommes de guerre à s’être constamment réinventé, depuis ses débuts pendant la guerre de Trente Ans jusqu’à sa mort en campagne à un âge avancé. Après sa disparition, son influence ne cessa de grandir, si bien que sa stratégie indirecte et son goût pour l’audace et le mouvement inspirèrent Eugène de Savoie, Marlborough et bien d’autres. Turenne eut ce rare privilège pour un grand capitaine de se voir emporté en pleine gloire, privilège généralement réservé à des hommes jeunes, comme Alexandre, qui n’ont pas eu la chance d’écrire le reste de leur histoire.
Turenne est digne d’intérêt à plusieurs égards. Stratège et génie des armes, Turenne fut aussi un fin politique qui servit de mentor au jeune Louis XIV. Face aux princes et au Grand Condé, il sauva le roi pendant la Fronde. Protestant mais fidèle au roi catholique, Hollandais par sa mère Élisabeth de Nassau, Turenne était un personnage singulier dans une France qui se relevait tout juste de l’horreur des guerres de Religion et dans l’Europe de la guerre de Trente Ans, le premier conflit global de l’histoire.
Aujourd’hui, alors que les conflits asymétriques remettent au goût du jour la stratégie indirecte ; alors aussi que le monde se cherche, comme en 1648, un nouveau paradigme pour gérer les relations entre nations, l’aventure Turenne rappelle que pendant les périodes de grande rupture sociale, politique et géopolitique, l’action de quelques individus est susceptible d’orienter la marche de l’histoire dans une direction plutôt qu’une autre ; que le destin de millions d’êtres humains qu’elle draine dans son sillage est parfois le fait d’une décision parmi d’autres, prise dans le feu de l’action tandis que quelques centaines de soldats s’affrontent dans un champ perdu, au pied d’une montagne ou sur les bords d’un fleuve, loin des regards des hommes dont ils ont en ce court instant le destin entre leurs mains.
Arnaud Blin s’appuie sur les travaux les plus récents pour apporter de nouveaux éclairages sur l’homme et pour cerner la psychologie complexe de Turenne, figure incontournable de cette époque.
Plus d’informations, sommaire, et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoignages/29186-turenne-genie-militaire-et-mentor-de-louis-xiv.html
Turenne, génie militaire et mentor de Louis XIV, de Arnaud Blin, Editions Tallandier, 528 pages, 26.90 €
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les critères d’éligibilité à l’aide à mourir recoupent indirectement la définition du handicap
Nicolas Bauer, docteur en droit et chercheur au European Centre for Law and Justice (ECLJ), signe une tribune dans Le Figaro à propos d’un rapport critique du Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies (ONU), qui considère que la proposition de loi sur l’euthanasie « constituerait une violation de l’obligation de la France de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées » :
[…] Ce Comité a noté que les critères d’éligibilité à l’aide à mourir recoupent indirectement la définition du handicap, car ils visent des maladies à l’origine de handicaps, comme dans le cas de Louis Bouffard. Il pointe aussi le risque que les personnes handicapées ne soient pas suffisamment protégées contre l’abus de faiblesse.
Ce rapport intervient en période d’instabilité gouvernementale et alors même que le débat parlementaire sur la fin de vie est encore en cours, ce qui est inédit. Pour autant, le Comité des droits des personnes handicapées n’outrepasse pas son mandat. En effet, il est l’interprète officiel de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, que la France a signée et ratifiée, et cette Convention a « une autorité supérieure à celle des lois » (article 55 de la Constitution). Toute loi française doit donc se conformer à ce cadre international et c’est ce que ce Comité entend rappeler à la France. Il faut espérer que le gouvernement, remanié ou non, soit attentif aux inquiétudes de l’ONU, car elles sont justifiées et étayées.
Certes, le gouvernement de François Bayrou peut se prévaloir d’avoir cherché à instituer quelques garde-fous. Il a par exemple déposé un amendement pour obliger le médecin à recueillir l’avis d’un psychiatre ou d’un neurologue en cas de doute sérieux sur le discernement de la personne. Mais l’Assemblée nationale a rejeté cet amendement. Les députés ont réduit la « procédure collégiale » à une simple consultation d’un deuxième médecin et d’un auxiliaire médical ou aide-soignant.
Le gouvernement a par ailleurs soutenu les dispositions les plus préoccupantes pour les personnes handicapées. Il a souhaité que les personnes placées sous tutelle ou curatelle puissent demander l’aide à mourir, en insistant sur leur capacité à exprimer un consentement libre et éclairé. Or, cela rentre en contradiction avec la définition même de la protection juridique, qui bénéficie à « toute personne dans l’impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d’une altération, médicalement constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté » (article 425 du Code civil).
Le gouvernement a aussi émis un avis défavorable aux amendements qui prévoyaient une information spécifique et renforcée pour les personnes handicapées sur les soins et accompagnements disponibles. L’Assemblée nationale les a rejetés. Elle a fait de même pour les amendements visant à inclure des représentants de personnes handicapées dans la composition de la commission intervenant pour contrôler et évaluer le dispositif d’aide à mourir.
Le Comité des droits des personnes handicapées souligne par ailleurs la rapidité de la procédure, avec un délai de réflexion de deux jours seulement, contre deux semaines pour une intervention de chirurgie esthétique ou pour se rétracter après l’achat d’un produit électroménager. Il s’inquiète également du délit d’entrave à l’aide à mourir, une disposition unique au monde, incompatible avec la politique de prévention du suicide.
Le dernier désaccord entre le gouvernement et l’ONU concerne la sémantique. Le Comité utilise volontiers les termes d’« euthanasie » et de « suicide assisté », alors que le gouvernement recourt à la formule marketing d’« aide à mourir ». Pour autant, le site du ministère de la Santé continue de définir l’aide à mourir comme renvoyant «à la fois à l’euthanasie et au suicide assisté».
L’intervention du Comité des droits des personnes handicapées en plein débat parlementaire laisse au (prochain) gouvernement une chance de modifier le texte lors de son examen au Sénat. A minima, la proposition de loi devrait protéger explicitement de l’euthanasie les personnes sous protection juridique, celles souffrant de troubles psychiatriques ou présentant une déficience intellectuelle. Faute de quoi, la France se placerait en porte-à-faux avec ses engagements internationaux. Elle prendrait aussi le risque de dériver vers une nouvelle forme d’eugénisme.
Les deux saintes patronnes secondaires de la France réunies à Domrémy
C’est exceptionnel ! Les deux saintes patronnes secondaires de la France réunies pour la première fois dans un sanctuaire, à Domrémy, pour le pèlerinage de l’espérance, les 27 et 28 septembre prochains.
Le reliquaire de Thérèse, l’anneau de Jeanne et une lettre signée de sa main seront exposés à la vénération des pèlerins à Domrémy, avec des reliques de sainte Catherine et sainte Marguerite, les « voix » de Jeanne !
Jeanne et Thérèse seront ainsi unies dans une grande prière pour la France et pour l’Église, lors de la messe pontificale du samedi soir au cours de laquelle une prière spéciale pour la France et pour l’Église sera lue en communion avec les sanctuaires de Lisieux et du Mont-Saint-Michel.
Tous ceux qui veulent prier pour la France et pour l’Église, avec Jeanne, Thérèse et saint Michel sont attendus à Domrémy.
Inscrivez-vous sans tarder !
Saint Joseph, Image du Père
Recension de Marion Duvauchel :
Deux années avant la publication de l’ouvrage sur Marie-Madeleine, l’apôtre des Apôtres, (dont la recension a été mise en ligne sur le Salon beige) les éditions Grégoriennes avaient fait paraître, par les mêmes auteurs et sur le même patron, un livre consacré à une autre figure suréminente : saint Joseph. Le sous-titre, « Image du Père », imprimé en creux sur la page de couverture, est un signal qui renvoie, selon toute vraisemblance, à l’ombre lumineuse dans laquelle la figure de Joseph s’est vue tenue pendant la longue histoire cultuelle de l’Église. Voilà donc un beau livre à la fois dense et élégant qui devrait contribuer à corriger la représentation bien erronée de l’aimable santon sulpicien figurant une paternité un peu débonnaire drapée dans l’exemplaire discrétion que les ecclésiastiques tiennent pour une sorte de vertu supra-cardinale.
L’ouvrage se déploie en deux chapitres d’une exceptionnelle densité et concision, suivis d’une sorte de petite Ennéade : neuf textes brefs en forme d’inventaire structuré (une petite « somme ») de l’essentiel de ce que l’on connait de saint Joseph : à travers les évangiles apocryphes ; à travers la doctrine théologique sur sa personne ; ce qui le préfigure dans l’Ancien Testament ; à la lumière de son culte, de ses lieux de dévotion, de ses apparitions, plus rares que celles de la Vierge Marie. Sa discrétion exemplaire sans aucun doute… Autant de petits chapitres où se voit rassemblée une information qui permet au lecteur de mieux se représenter le poids progressif que saint Joseph a pris dans la prière de l’Église et dans son histoire cultuelle ; ce qu’il doit aux grands saints ou au Carmel dans le passage du culte privé au culte public comme l’importance exceptionnelle que l’Espagne lui a accordée. Après avoir pénétré largement la vie dévotionnelle, saint Joseph entre dans les méditations des théologiens, dans leurs discussions aux subtilités parfois rabbiniques mais aussi dans l’art. C’est dans ce domaine que Jean-Michel Sanchez excelle : une iconographie commentée d’une grande beauté… Les passionnés de l’histoire de la piété trouveront par ailleurs les prières, offices et invocations, fort belles et aussi précieuses pour la prière personnelle ou collective que pour la culture religieuse.
Ils goûteront tout particulièrement le passage approprié de la lettre encyclique Quamquam pluries de Léon XIII qui confirme que c’est fait, l’Église est placée nommément, formellement et solennellement sous le patronage de saint Joseph. On est en 1889. On a le droit de penser qu’ils en ont mis du temps tous ces prélats de la Curie romaine…
Saint Joseph, image du Père ? C’est le propos des deux premiers chapitres de la plume de Jean-François Froger. Il y faut un peu de patience car pour mettre en lumière ce pur modèle de parfaite humilité, autrement dit, de révéler autant que faire se peut la gloire propre du père de Jésus et de l’époux de Marie, il faut concilier la métaphysique, la théologie et la connaissance de la Révélation.
De la paternité divine à la paternité humaine, le chapitre inaugural, ne se contente pas de poser « les problèmes que soulèvent la révélation évangélique et la doctrine de l’Église à propos de la paternité de Joseph ». Il fournit aussi des clés pour comprendre le récit de la Création de l’Homme, « dans sa plénitude métaphysique exprimée dans les justes rituels des hommes et des sociétés ».
On est prévenu d’emblée : on ne va pas de la paternité humaine à la paternité de Dieu : « pour comprendre la paternité humaine, il faut prendre notre modèle de compréhension en Dieu et non pas dans notre expérience ». Il faut regarder ce que nous dit la Révélation qui vient corriger (si nous le voulons bien, mais que cela est difficile !) nos représentations humaines. Or, si l’expérience ne permet pas d’atteindre à une juste idée de la paternité divine, il faut bien partir de cette expérience, individuelle ou collective, et laisser la Révélation l’éclairer d’une lumière nouvelle et la rectifier… C’est la démarche que suit l’auteur en examinant plusieurs points essentiels, à commencer par la question de la relation familiale. Il n’y a de père que lorsqu’une femme met au monde un enfant et que cet enfant est celui d’un homme, de préférence son époux. Et il n’y a de père que s’il y a un homme, « un fils de ». Cela semble évident : ces fondements naturels sont pourtant aujourd’hui bien ébranlés pour ne pas dire rejetés. Sans que cela semble troubler beaucoup nos dignes prélats épris de l’exemplaire discrétion dont j’ai laissé entendre plus haut le peu de bien que j’en pense.
La marque distinctive de l’humain, les fondements de la nature humaine, ce sont deux capacités : celle « d’instituer une relation de droit » et « la capacité à une parole créatrice prononcée par les époux ». Les bêtes ne se marient pas… « Un homme ne peut naître que comme le fruit d’un contrat de parole, ritualisée selon la Loi divine révélée depuis la Chute. » Le contrat de mariage n’est pas d’abord un modèle juridique, mais une institution humaine qui sort l’homme de l’animalité, ou qui figure son humanité. « Toutes les populations n’accèdent pas à cette qualité du contrat humain, la polygamie ou la polyandrie, le divorce et l’adultère ou l’absence de parole viennent contredire cette institution. » On mesure à ces lignes la violence inouïe et silencieuse qui frappe les populations encore sous le joug de ces principes d’iniquités.
La « chair unique » que l’époux et l’épouse sont destinés à former est une unicité qui révèle la nature humaine à travers le lien légal du masculin et du féminin (qui est en quelque sorte condition de cette unicité). Parce que Joseph et Marie vont mettre au monde l’Homme parfait, dans une humanité régénérée, il est juste de dire que saint Joseph est « le ministre de notre salut ». Quoique non charnelle, sa paternité n’est pas une suppléance. Il montre la paternité humaine véritable à travers toutes les étapes connues (en particulier dans les Évangiles de l’enfance) de cette vie consacrée. Résignant son « moi » humain, Joseph n’a pas revendiqué la paternité de Jésus mais il a tenu son rôle de « rabbi », assumant tous les rôles de la paternité humaine. Et parce que cette paternité est parfaite, nous pouvons recevoir par saint Joseph un enseignement sur la paternité humaine. Et par là, comprendre la paternité divine que Jésus montre en même temps que ce Père qui est « la Vie » et qui donne en son fils et par son Fils, la « vie incorruptible ».
L’analyse de ce chapitre inaugural se répercute dans le suivant qui aborde plusieurs points connus : la question de la généalogie de Jésus et surtout de son sens ; la justesse de la conduite de Joseph lorsqu’il découvre l’adultère présumé de la femme qui lui est dévolue et la miséricorde extraordinaire que cette conduite révèle ; sa capacité à recevoir l’information divine et son obéissance aux ordres reçus en songe ; enfin ce que, en tant que père légal de l’enfant, il lui communique : sa lignée… Par Marie, mais aussi par saint Joseph, Jésus appartient charnellement à la lignée royale de David.
Ces deux chapitres d’une concision à saluer mériteraient cependant de plus longs développements que bien sûr les lecteurs audacieux pourront trouver dans Le Livre de la Création et dans Le Livre de la Nature humaine, du même auteur (dans la même édition).
Néanmoins, on se plaît à rêver et à espérer un petit ouvrage, qui serait aujourd’hui salutaire, spécialement consacré à ce mystère insondable qu’est la paternité humaine et à une plus juste appréciation de ce qu’est saint Joseph et par conséquent « qui » il est : l’essentielle médiation pour comprendre qui est et ce qu’est « Notre Père ».
Un tel ouvrage jetterait sans aucun doute une lumière implacable sur la vraie nature des chemins choisis par les sociétés occidentales en matière de morale sexuelle, dévoyant le contrat fondamental qui garantit l’unicité humaine, sa visibilité et sa foncière intelligibilité. Et par conséquent son inaltérable beauté.
France Inter, la radio du sévice public, au service du Parti socialiste
Dans une série de vidéos prises à Paris le lundi 7 juillet, L’Incorrect révèle la complicité entre des journalistes du service public, Patrick Cohen, journaliste de « C à vous » sur France 5 et éditorialiste dans la matinale de France Inter, Thomas Legrand, également sur France Inter et Libé, avec les cadres du PS, Pierre Jouvet, eurodéputé PS chargé de la stratégie électorale, ainsi que Luc Broussy, président du Conseil national du PS. Leur objectif : propulser Raphael Glucksmann comme favori à la présidentielle de 2027 pour l’emporter face au RN et empêcher Rachida Dati d’emporter la mairie de Paris en 2026.
🚨[ EXCLU ] : L’Incorrect publie la vidéo.
🎥@MagLincorrect https://t.co/6TgMQYNgBr pic.twitter.com/UB8gGZ3o4B
— Juliette Briens (@JulietteBriens) September 5, 2025
🚨[ EXCLU ] : L’Incorrect publie une seconde vidéo.
« Le problème, avec un Le Pen-Glucksmann, c’est que je ne sais pas ce que fait le centre-droit. Ils sont pas nombreux mais moi je pense qu’ils écoutent France Inter. Et ils écoutent… en masse ! »
🎥@MagLincorrect https://t.co/6TgMQYNgBr pic.twitter.com/gk1NcQmPgB
— Juliette Briens (@JulietteBriens) September 5, 2025
🚨[ EXCLU TROISIÈME VIDÉO ] : Le RN, la Bollosphère et Le Figaro..
➡️Patrick Cohen s’étonne que toutes les lignes éditoriales des rédactions ne soient pas « pro-renouvelables »
📣« Les arguments du RN sur l’électricité depuis 10 ans…. Tout est faux !! »
🎥 @MagLincorrect pic.twitter.com/180gIAyidd
— Juliette Briens (@JulietteBriens) September 6, 2025
Thomas Legrand a été suspendu d’antenne sur France Inter.
Nul doute que l’ARCOM se saississe très rapidement de ce scandale…
Chantier pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Consolation (Paris) : une restauration d’une qualité technique remarquable
Le chantier pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Consolation (Paris VIIIe), Mémorial des victimes de l’incendie du Bazar de la Charité (4 mai 1897), classée au titre des Monuments historiques, est lancé depuis le 7 octobre 2024 pour une durée de deux ans minimum, afin de rendre à cet édifice sa splendeur d’origine. Arnaud Vialatte de Pémille, architecte du Patrimoine DPLG, en dit quelques mots :
« Ce chantier est exceptionnel et enthousiasmant, tant pour la qualité, la variété et le détail des ouvrages qui composent la chapelle, que pour la haute technicité requise par chacun des différents corps de métier. Restaurer un tel édifice est à la fois un défi, une chance unique ainsi qu’un grand honneur pour les compagnons que je dirige, et pour moi-même, qui le voyons aussi comme un chef d’œuvre architectural. »
Onze mois se sont écoulés et ont permis la restauration complète du grand dôme, tant sa couverture que ses décors. Son étanchéité est désormais assurée, les décors intérieurs sont protégés.
La restauration de la couverture en plomb
Les matériaux comme le plomb, le zinc et le cuivre ont nécessité un soin particulier afin de préserver l’intégralité de la structure. Les tables de plomb de la couverture ont été démontées et expédiées en Angleterre pour être refondues sur lit de sable selon une méthode traditionnelle et ancienne. Les gestes des artisans sont à découvrir ici :
Pendant ce temps, le support en plâtre et bois de la couverture a été remis à neuf. Le papier anglais posé sur le plâtre restauré a permis la remise en place des tables de plomb de retour à Paris. Celles-ci ont été refaçonnées, « battues » au moyen de petites masses de différentes formes pour leur faire épouser au plus près toutes les moulurations, et fixées au support à l’aide de clous crantés de cuivre et plantés dans des chevilles préalablement placées dans des trous percés sans percussion. Cette étape est à visionner là :
Les prises d’air, sortes de petites lucarnes appelées houteaux, ont été refaites à l’identique.
Parallèlement, les tailleurs de pierre ont nettoyé les pierres encrassées au cours du temps, ont retiré celles les plus altérées afin de les remplacer par des pierres neuves de mêmes caractéristiques et taillées à l’identique. Les chéneaux en cuivre ont été repris, avant d’être eux aussi, redorés prochainement. Sous le dôme, dans l’entre-deux-voûtes, les métalliers ont repeint la charpente en métal qui soutient la Vierge sommitale, travail vertigineux et capital pour l’équilibre du dôme et le maintien général de la structure. Couvreurs en plomb, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, soudeurs, ferronniers, métalliers, de nombreux corps de métier se sont activés chaque jour pour faire avancer ce chantier d’exception.
A venir, la dorure des décors à la feuille d’or
Les quatre quartiers de la couverture du dôme sont encadrés par de jolis cordons torsadés en plomb. Ces derniers, récemment restaurés, ont été refixés pour être redorés sur place. Par ailleurs, sur le dôme figurent quatre méridiens décorés notamment avec le Saint-Suaire et les instruments de la Passion du Christ. A l’origine, ces décors étaient dorés à la feuille d’or, raison pour laquelle la chapelle a été qualifiée de « petit dôme des Invalides », mais cette dorure avait disparu. Ces ornements, préalablement restaurés en atelier, ont désormais retrouvé leur place initiale pour être également redorés conformément à leur état initial de 1900. C’est le travail des mois à venir.
Racisme anti-blancs: Première victoire pour l’AGRIF dans l’affaire de Crepol
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Dans l’affaire de CREPOL, le juge d’instruction de Valence et, en appel, la Chambre de l’instruction de Grenoble avait déclaré l’AGRIF irrecevable en sa constitution de partie civile.
La chambre criminelle de la Cour de cassation vient de casser l’arrêt de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Grenoble du 10 septembre 2024 en toutes ses dispositions, et l’affaire a été renvoyée devant la même chambre de l’instruction, autrement composée. L’arrêt de la Cour de Grenoble était en effet inadmissible et nous sommes heureux de ce que notre avocat à la Cour, Maître Bruno Le Griel, puisse ainsi voir ses efforts récompensés. Une nouvelle audience sera donc fixée pour statuer sur la recevabilité de l’AGRIF. Comme le disait Georges-Paul Wagner, pour l’AGRIF, il ne suffit pas d’avoir raison. Il faut avoir 100 fois raison. C’est dans cet esprit que l’AGRIF continue de mener ses actions judiciaires.
Rappelons que dans l’affaire du drame de Crépol, dans lequel de nombreuses victimes ont été plantées à coups de couteaux et dans lequel le malheureux Thomas Perroto est décédé, le Procureur de la République a confirmé que neuf témoignages « rapportent des propos hostiles disant clairement que l’hostilité est dirigée – je cite- contre les blancs » tout en refusant de retenir la circonstance aggravante de racisme.
Nous ne sommes pas des extrémistes
De Jean-Pierre Maugendre sur Renaissance catholique :
« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». Le dramaturge marxiste allemand Bertold Brecht (1898-1956) n’en finit pas d’inspirer les folliculaires communistes ou trotskystes de l’Humanité ou de Mediapart. Si le qualificatif d’extrême droite reste encore accolé au Rassemblement national, plus par habitude et réflexe pavlovien que par réelle conviction, les chiens de garde de la pensée unique ont déniché de nouvelles victimes : les milliardaires « catholiques et ultraconservateurs » Vincent Bolloré et Pierre-Edouard Stérin. L’été a été particulièrement animé pour ce dernier, objet d’une fatwa médiatique et d’une véritable chasse à l’homme, accusé par le quotidien communiste de soutenir des initiatives non politiquement correctes : spectacle Murmures de la cité à Moulins dans l’Allier, création d’un établissement scolaire hors-contrat : l’Académie Saint Louis au château de Chalés au sud d’Orléans, rachat du « Canon français », start-up du banquet franchouillard, et du label « Plus belles fêtes de France ».
Une ténébreuse alliance
Pierre-Edouard Stérin ne fait pas mystère de son catholicisme identitaire, ce qui à ce stade n’est ni un crime, ni même un délit. La réalité est qu’est qualifiée d’extrémiste toute forme d’attachement au catholicisme et à la France. Il n’est médiatiquement admis de traiter de la France que pour l’accabler et de l’Église que pour en dénoncer les turpitudes. Extrémiste, cela veut dire : excessif, exagéré, immodéré, démesuré, outrancier, brutal, violent, dangereux. Or les vérités nationales et religieuses que nous défendons ne sont pas outrées, elles ne sont pas excessives. C’est pour empêcher qu’elles soient connues pour ce qu’elles sont, qu’on les affuble de la qualification d’extrémistes. Le Grand parc du Puy du Fou bénéficie également de la même qualification de la part des médias acquis à l’idéologie mondialiste que ce soit dans sa version post communiste et trotskyste ou dans sa version woke et libérale libertaire. Le modèle culturel et historique inclusif à suivre serait celui de la cérémonie d’ouverture des JO de 2024, mélange d’impiété, de mauvais goût et de blasphème. Le tropisme extrême droitier commencerait dès les premières réserves sur l’apologie du trouple, l’éloge de l’avortement, et l’exaltation de personnages queers ou trans représentée par Barbara Butch, animatrice des nuits parisiennes et fièrement « femme, lesbienne, grosse, juive ».
Ce qui est récusé c’est un catholicisme qui n’est un catholicisme ni de capitulation ni d’utopie. Le catholicisme de la tradition et de l’espérance, celui qui est chez lui en France parce que c’est lui qui a fait la France. Les tenants de la table rase – Du passé faisons table rase proclame l’Internationale – sont bien peu crédibles quand ils se font historiens déplorant le peu de place accordé à la Révolution ou à la République dans le spectacle historique Les murmures de la cité. La réalité est que le communisme est à la vérité historique ce que le stalinisme est à l’humanisme libéral. L’autre fait est que les touristes qui, cet été, sont allés à la découverte de notre patrimoine national et religieux, découvrant châteaux, abbayes et églises n’ont vu mentionner la Révolution française que dans le cadre d’incendies, de destructions et de profanations. Certains beaux esprits dénoncent des spectacles ou des événements politiques, sous couvert de culture. Disons le tout net, exalter la France, son histoire, son patrimoine, ses traditions culturelles ou gastronomiques est un geste éminemment politique à l’heure de la mondialisation liquide ou de l’islamisation des esprits et des mœurs. Une alliance objective s’est forgée entre tous ceux pour qui « Tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, « franchouillard » ou cocardier, nous est étranger, voire odieux » (Bernard Henri Lévy) et ceux qui croient que la France, faisant partie intégrante du Dar el-Harb (Domaine de la Guerre), a vocation à passer sous la domination de l’islam.
Nos devises
L’hydre de l’extrémisme est décrite comme étendant partout de terribles tentacules. L’attachement à la messe romaine traditionnelle serait un signe patent de connivences avec l’extrême droite « De Chartres à Paris l’extrême droite marche au pas » titre finement le journal d’investigation Reflet. La messe traditionnelle, la messe de toujours, celle de l’histoire de l’Eglise serait devenue extrémiste. Autrement dit excessive, exagérée, outrancière, immodérée, violente, brutale, dangereuse. De même que la droite est une invention de la gauche, l’extrême droite est une invention de la gauche et de la droite unies dans un même apartheid contre la tradition française qui pourrait se résumer en trois devises :
Dieu premier servi. C’est Jeanne d’Arc. C’est la manière française d’annoncer l’Evangile du Royaume de dieu. Extrémiste, excessif ? Ce qui serait véritablement excessif, ce serait bien plutôt de dire : Dieu dernier servi.
La France aux Français. C’est encore Jeanne d’Arc. Elle ne le disait pas sous cette forme ? Elle le disait avec des mots beaucoup plus énergiques : bouter hors, ce qui dans le langage actuel se traduirait par flanquer dehors l’étranger quand il est un ennemi.
Travail-Famille-Patrie, triptyque qui, bien avant d’être la devise officielle de l’Etat français, exprimait parfaitement la pensée des grands hommes politiques qui ont fait la France : saint Remi et sainte Clotilde, saint Eloi et Charlemagne, saint Louis et sainte Jeanne d’Arc, Sully et Henry IV, Colbert et Louis XIV, etc.
Contre les utopies constructivistes, cherchant à « régénérer l’espèce humaine » selon l’heureuse expression de Xavier Martin à propos de la philosophie des Lumières ou à « arracher l’élève à tous les déterminismes familial, ethnique, social intellectuel » (Vincent Peillon) nous sommes, quant à nous, attachés à « Nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous » (Chevalier de Charette). Cela n’a rien d’excessif ni d’outrancier. Ce qui l’est c’est de prétendre changer la France, bâtir un « homme nouveau », caractéristique commune à tous les systèmes (communisme, fascisme, nazisme) qui depuis la Révolution française, et dans sa filiation, ont refusé à l’homme son statut d’héritier, de débiteur insolvable à l’endroit de ses ancêtres et de créature, blessée par le péché originel, certes, mais guérissable par la grâce et la pratique des sacrements.
La rhétorique anti fasciste élaborée par ce génial propagandiste du Komintern que fut Willy Münzenberg (1889-1940) reste active, assimilant tout attachement aux Traditions, aux coutumes, à ce qui dure contre ce qui passe, au fascisme, nonobstant le fait que le fascisme se posait largement en héritier spirituel de la Révolution française, que le nazisme se revendique comme mouvement socialiste et que les principaux acteurs politiques de la collaboration avec l’Allemagne nazie, lors de la seconde guerre mondiale, étaient d’authentiques hommes de gauche : Jacques Doriot (1898-1945), fondateur du PPF (Parti Populaire Français) et ancien cadre dirigeant du PCF, Marcel Déat (1894-1955), créateur du RNP (Rassemblement National Populaire) frénétiquement anti catholique, et ancien ministre socialiste de l’Air en 1936.
Le temps de l’imposture
Assimiler la tradition française au fascisme est une imposture historique. Qualifier d’extrême droite toute action visant à retrouver le sens du travail, à préserver la famille traditionnelle et à honorer la mémoire de nos Pères est une arme politique par destination. Le « théâtre de l’antifascisme », selon l’expression de Lionel Jospin en 2007, est l’ultime rempart d’un système en faillite et proche du dépôt de bilan. Le taux record d’absentéisme témoigne d’une crise générale du travail en France avec ses conséquences financières et sociales. La crise démographique signe le glas d’une société qui méprise la famille, sa stabilité et sa fécondité au nom d’un libertarisme hédoniste sans freins. Enfin les émeutes ethniques récurrentes comme celles récentes à Aurillac mettent sur le devant de la scène des jeunes aux motivations limpides : « Je veux casser la France » déclarait benoîtement un émeutier au maire PS de la commune, Pierre Mathonier, incrédule.
Après être parvenues à réduire la France à la République nos classes dirigeantes se trouvent confrontées à un délitement général de l’attachement à la France et ne voient d’avenir que dans le fédéralisme européen. Ultime utopie constructiviste vouée à l’échec. L’histoire ne repasse pas les plats et la civilisation européenne, fondée sur le christianisme, a vécu, fragilisée par la Réforme protestante et fracassée par la Révolution française et ses conséquences.
Là-contre, nous ne sommes pas des « extrémistes ». Nous sommes des centristes, comme le rappelait déjà Jean Madiran il y a quarante ans. Nous sommes au centre – non pas au centre dérisoire de l’hémicycle parlementaire – nous sommes au centre, au cœur de la tradition française. Mais nous subissons une occupation étrangère : une occupation qui n’est pas militaire, une occupation qui est politique, culturelle, religieuse, anticatholique et qui défigure la patrie. Les pieds solidement fichés dans la terre de France, les yeux tournés vers notre patrie céleste, nous le savons : dans le temporel nous travaillons pour l’Eternel sans outrance ni excès et si Dieu veut : « sans peur et sans reproche » !
Jean-Pierre Maugendre
“Viva Cristo Rey !” : morts pour leur foi – L’épopée des Cristeros
Dans cette conférence donnée à l’université d’été 2025 d’Academia Christiana, l’abbé Matthieu Raffray retrace l’épopée des Cristeros, ces catholiques mexicains qui ont pris les armes pour défendre leur foi face à un régime antichrétien au début du XXe siècle. Il raconte leur combat, leur sacrifice, leur prière… mais aussi leurs erreurs, leurs vertus, et les figures héroïques comme José Luis Sánchez del Río, martyr à 14 ans, ou le bienheureux Anacleto González Flores, intellectuel et résistant.
Une leçon d’histoire et de foi. Une méditation sur le courage, la fidélité, la violence, la politique et l’espérance.
- Que peut nous apprendre cette guerre oubliée ?
- La jeunesse catholique d’aujourd’hui doit-elle se préparer à la persécution ?
- Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour que le Christ règne ?
