Terres de Mission : Les femmes cœur de l’Eglise
Eglise universelle : Les femmes cœur de l’Eglise
Conçu par Marie Piloquet, ce hors-série de L’Homme Nouveau, “Les femmes cœur de l’Eglise“, traite avec objectivité et sens des réalités surnaturelles d’un sujet qui revient régulièrement à la une de l’actualité : Quelle place pour les femmes dans l’Eglise ? Odon de Cacqueray nous présente ce précieux travail à la fois historique, théologique et spirituel.
Eglise en France : L’ivresse et le vertige – Vatican II, le moment 68 et la crise catholique
Professeur émérite à l’université de Brest, Yvon Tranvouez a vécu, comme chrétien de gauche et comme Breton, le concile Vatican II et les années qui l’ont suivi. Dans son ouvrage “L’ivresse et le vertige – Vatican II, le moment 68 et la crise catholique”, il nous livre de précieux témoignages et nous fait part de ses analyses.
Eglise en Marche : Fête du livre de Renaissance catholique
Le 5 décembre aura lieu la 29ème Fête du livre de Renaissance catholique au domaine de Grand Maisons à Villepreux, à proximité de Versailles. Co-organisateur de cet événement qui rassemblera une centaine d’auteurs, Philippe-Henri Rambaud en présente le programme ainsi que les livres des trois orateurs : Michel De Jaeghere (Le cabinet des antiques), Charles Prats (Le cartel des fraudes 2) et Patrick Buisson (La fin d’un monde).
Jésus de Nazareth vu par un historien
Roland Hureaux, agrégé d’histoire, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, vient de publier un bel ouvrage sur Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Livrant une approche originale, essentiellement historique, l’auteur tente de montrer qui était Jésus Christ, ce qu’il a dit et fait. S’appuyant largement sur les quatre évangiles canoniques – Matthieu, Marc, Luc et Jean –, mais également sur le Testament juif, les autres textes du Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d’une véritable anthologie des passages essentiels, une image de la personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.
Historien, il a nourri son récit d’une évocation approfondie du contexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cette connaissance, il s’appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus. L’auteur replace les évènements dans leur contexte : l’occupation romaine, succédant à l’occupation grecque, les divisions internes au peuple juif, les différents groupes rencontrés (pharisiens, sadducéens, zélotes, hérodiens, samaritains…), l’entourage de Jésus, sa personnalité… A propos de la Cène, l’auteur se demande pourquoi elle se déroule un jeudi, “veille de la Pâques”, et non le vendredi :
Pour le judaïsme officiel, pour les autorités du Temple, la Pâque a lieu le samedi. Mais certains juifs n’acceptent pas ce calendrier : c’est le cas des Galiléens et aussi des Esséniens : pour eux la Pâque de cette année-là est le vendredi. Ils pensent que le report d’un jour opéré plusieurs dizaines d’années auparavant par le haut sacerdoce avait pour but d’adapter les fêtes juives au calendrier hellénistique et que c’était là une mauvaise raison. Jésus fait partie des “intégristes” qui tenaient à l’ancien calendrier.
Ce décalage lui permet non seulement de célébrer la Pâque le jeudi soir mais permet aussi qu’on le mette à mort le vendredi, qui n’est pas le jour de la Pâque pour les autorités mais qui l’est pour lui : il apparaît ainsi comme la victime expiatoire, l’Agneau par excellent, immolé le jour de la vraie Pâque, ce qui n’aurait pas été possible si les autorités avaient, aussi, considéré ce jour comme un jour sacré.
Hommage aux victimes de l’avortement
Plus de 10 000 000 de petits Français n’ont pas vu le jour depuis la dépénalisation de l’avortement, il y a 45 ans.
Lyon leur a rendu hommage hier soir :

Hommage aux victimes de l’avortement, partout en France.
Ici à Lyon ⤵️ pic.twitter.com/4JQ9C9QhQk
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) November 13, 2021
Nouvelle manifestation devant la nonciature apostolique
De Paix Liturgique :
Aussi déterminés que samedi dernier, les pieux manifestants étaient plus de XX, ce samedi 13 novembre, sous les fenêtres de Mgr Celestino Migliore, à l’heure où il passait à table avec ses collaborateurs. Nos Ave Maria se sont mélangés à leur Benedicite.
On a beaucoup parlé dans cette manifestation – et sans doute aussi dans la salle à manger du nonce – de cette décision prise par le Vicariat du Pape, à Rome, qui jette de l’huile sur le feu : interdiction de la célébration des sacrements traditionnels autres que l’Eucharistie (confession, confirmation, extrême-onction) et interdiction de la célébration à venir du Triduum pascal, avec les cérémonies du jeudi saint, du vendredi saint et de la vigile pascale. Le responsable de cette mesure « dans l’esprit du motu proprio » est le P. Giuseppe Midili, directeur du bureau liturgique du vicariat, professeur à l’Université Pontificale Saint-Anselme, où sont concoctées les idées pour combattre la liturgie traditionnelle.
A Grenoble, où la guerre se durcit entre Mgr de Kérimel et les traditionnels, ceux-ci ont lancé un appel à la Conférence des Evêques réunie à Lourdes. En pure perte…
Et pourtant, la messe traditionnelle a pu être célébrée dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire, le 30 octobre. Il n’y a donc aucune raison qu’à à Saint-François-Xavier, qu’à Notre-Dame-du-Travail, qu’à Saint-Georges-de-la-Villette, la messe tridentine soit désormais interdite.

Bienheureux Edouard Poppe, la joie sacerdotale
Béatifié en 1999, Edouard Poppe (1890-1924) eut une vie sacerdotale courte mais ô combien féconde.
Il était tout au Christ et mettait la célébration de la messe au centre de son apostolat. Les épreuves n’ont pas manqué, de toutes sortes, mais il tirait force et joie de sa consécration à Notre-Dame et de sa grande vie intérieure. On retient de lui ce mot d’ordre :
« Sans oraison, je me vide ».
Apôtre de la jeunesse, il fut aussi le conseiller spirituel averti de nombreux prêtres qu’il exhortait ainsi : « Ne vous donnez pas à demi à Jésus ». Cloué par la maladie, il écrivait :
« Je brûle du désir de la venue du règne de Dieu dans les âmes sacerdotales ».
A l’heure où la doctrine catholique sur le sacerdoce est soumise à une féroce attaque à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, cet ouvrage est un beau cadeau à faire à nos prêtres, aux séminaristes ou à toute personne désireuse de grandir dans l’amour de Dieu.
Voici quelques lignes de l’abbé Poppe sur sa « spiritualité » :
« Ma spiritualité ? Dites plutôt un Ave pour moi et ne m’interrogez pas sur ma spiritualité. Le sais-je, mon frère, si elle est ignatienne ou bénédictine ? Ce que je sais, c’est qu’habituellement j’en cherche les fondements dans l’Évangile, la Sainte Écriture ; ce n’est qu’après coup que je constate si elle a plus de saint Ignace ou de saint Benoît. Elle s’identifie humblement à la vie de Jésus dans son Église, en dépendance de tous ceux qui tiennent la place du Christ. Elle ne cherche pas sa matière dans des choses extraordinaires, mais dans les devoirs, les croix, les circonstances où Jésus nous place hic et nunc. Elle nous porte au détachement le plus complet, extérieur et intérieur, à la plus pure conformité à Jésus, de manière à nous changer en seconds Jésus, en petits frères de Jésus, semblables à lui dans nos pensées, nos prières, nos actions, notre charité envers notre prochain, amis ou ennemis. Dans cette spiritualité, l’autel occupe le centre avec l’Agneau dessus, comme le Calvaire occupe le centre de l’histoire avec le Crucifié. Ah ! Ce bien-aimé Crucifié ! Sources jaillissantes de sang ! Où, frère, étancher notre soif, sinon à ces sources intarissables, qui coulent de la nouvelle montagne : eucharistie, sacrifice, communion ? Où être mieux qu’à l’ombre de la croix, avec Marie co-rédemptrice, pour désaltérer nos âmes à l’autel, nourrir nos cœurs de l’Hostie ? Dans la pleine union de désirs, d’amour, de dispositions avec Marie, nous buvons les coupes les plus pleines, les plus suaves de ces sources – forces des plaies de Jésus. Cher petit frère, ne cherchez pas de nom à ma spiritualité. Je ne prétends pas en avoir une spéciale. Bénédictine dans le sens que vous craignez, non, elle ne l’est pas ; sentimentale, non plus, mais vie de foi et vie d’amour. Elle s’appuie de préférence sur la confiance, d’où-naît une plus grande générosité pour la mort en Jésus. Je l’ai trouvée plus intimement en Grignion de Montfort, dans les écrits sulpiciens et salésiens. Vous trouverez aussi sous une forme simplifiée la méthode de saint Ignace dans mon enseignement sur l’examen de conscience, la méditation. Je dois ajouter que tout cela n’a rien de personnel. Ma spiritualité, il n’en est pas question. Je suis un pauvre répétiteur. Priez donc pour moi. Si j’ai produit quelque bien, il revient à Jésus et à Marie, non à moi. Remerciez-les. Demandez-leur que je devienne un meilleur instrument. Seigneur, ayez pitié de ce pauvre sire. Dites cela, s’il vous plaît, très souvent, avec la conviction que ce nom est encore trop beau pour cet homme avec “sa spiritualité”».
Un jour, l’abbé Poppe disait à un de ses fils spirituels :
« On dit : il y a trop peu de prêtres. Ce n’est pas exact. La vérité est qu’il y a trop peu de saints prêtres. S’il y avait plus de saints prêtres, il y aurait plus d’hommes saints. Si, par nos sacrifices, nous obtenions ne fut-ce qu’un saint prêtre chaque année, en peu de temps le monde entier serait sanctifié. »
Il était si convaincu de cette vérité qu’il y revenait sans cesse.
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Collège hors contrat Lyon, cour privé Fatima : Une identité claire
Une école familiale avec des effectifs et une pédagogie adaptés, qui convient au développement et à l’épanouissement spirituel et éducatif de chacun. Ceci dans un environnement éducatif de qualité alliant autonomie des enfants et exigence de l’équipe pédagogique. L’ensemble est inspiré de l’esprit salésien : Former l’humain avec une motivation et une dimension chrétienne.
Jésus, un chemin de guérison
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. »
Nous retrouvons cette parole de Jésus dans trois évangiles : celui de Marc, celui de Luc et celui de Matthieu. Oui, Jésus connaît nos souffrances et nos douleurs et il est venu pour nous guérir.
Une partie de sa vie publique est passée à opérer des guérisons miraculeuses, à délivrer ceux qui souffrent dans leur corps comme dans leur âme.
Quelle que soit ce dont nous souffrons, que ce soit d’ordre physique, moral, psychologique, nous savons que Jésus est touché. Tout ce qui nous touche, le touche. Il est là, prêt à nous accompagner dans nos combats contre la maladie, l’addiction, l’angoisse, … Toute guérison ne peut pas forcément être miraculeuse, certains chemins de guérison sont plus longs que d’autres. Mais, nous le voyons dans les évangiles, Jésus ne se détourne d’aucun malade venu lui demander son aide.
“Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos” (Matthieu 11,28)
Mais cela nous demande de rester ouvert et patient. Car nous ne voyons souvent que les symptômes, là où Jésus connaît bien les véritables blessures qui peuvent parfois se cacher derrière nos maux. Et il ne vient pas guérir en superficie mais bien tout notre être.
“Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis.” (Marc 5, 41)
Confions à Dieu nos souffrances, nos maladies en toute confiance. Ne craignons pas de le prier pour notre guérison, que cela soit celle de notre corps ou celle de notre âme.
“Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures.” (psaume 147 :3)
Laissons le Christ poser sa main, tendre et compatissante, sur cette plaie qui nous fait souffrir et rendons grâce pour son cœur débordant d’amour, qui nous offre la Vie.
“Il posa les mains sur elle ; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.” (Luc 13)
Saint Antoine de Padoue en DVD
Le film SAINT ANTOINE DE PADOUE sera disponible en DVD à partir du 20 novembre prochain dans toutes les librairies religieuses (et sur la boutique en ligne La Boutique SAJE) mais également en VOD exclusivement sur la plateforme lefilmchretien.fr.
Ce film italien a été produit par Umberto Marino en 1990, avec Daniele Liotti (Docteur Jivago – 2002), José Sancho (Série TV Imperium – 2012) & Enrico Brignano.
En environ 1h40, ce film raconte l’histoire vraie d’un noble portugais qui, suite à un duel contre son cousin, contre la volonté de son père, choisit le couvent au lieu de rejoindre ses pairs pour la guerre. Antonio passe ainsi du statut d’hidalgo à celui d’humble frère, d’abord chez des Augustiniens, alors corrompus, puis avec les disciples de Saint François, serviteur de l’Eglise par la parole plutôt que par l’épée. Il combattra, par ses prêches vigoureux, l’orgueil et l’usure, rassemblant autour de lui d’autres frères Franciscains, depuis le Portugal jusqu’à la Sicile, de l’Afrique à la Grèce, d’Assise à Padoue, et donnant à son Ordre un prestige européen. Ce film montre le parcours de ce grand saint, torturé par sa rupture avec la monde et la femme qu’il a aimé, rejetant l’orgueil et la vanité
Charles Millon : “Le discours des candidats LR est convenu. Ils incarnent une droite institutionnelle, qui a peur d’elle-même et des mots”
Pionnier de l’union des droites aux régionales de 1998, Charles Millon avait été exclu de l’UDF pour avoir emporté la présidence de Rhônes-Alpes grâce au Front national. L’ancien ministre de la Défense, qui porte un regard bienveillant sur Eric Zemmour, a été interrogé dans L’Express :
Les adhérents LR choisiront en décembre leur candidat à l’élection présidentielle. Vous avez soutenu la candidature de François Fillon en 2017. Que vous inspire cette compétition ?
Tout cela est terne. Le discours des candidats LR est convenu. Ils incarnent une droite institutionnelle, qui a peur d’elle-même et des mots. Cette droite manque de convictions, elle est conformiste. Ils commencent à peine à parler d’immigration car les Français le réclament, alors que le sujet est posé depuis près de trente ans. Je défendais le concept d’assimilation dès les années 70. Lors du premier débat télévisé, Éric Ciotti est toutefois sorti du lot. C’est le seul qui dit ce qu’il pense au lieu de dire ce qui est “convenable”. Les autres ne parlent pas assez de la France.
Vous venez de Rhône-Alpes, la candidature de Michel Barnier ne vous emballe pas ?
Il est tellement lisse. Il a opéré un revirement récent sur l’immigration et l’Europe. Ce n’est pas crédible. Il a été au coeur des institutions européennes pendant dix ans. Cette politique est aujourd’hui contestée par les électeurs, y compris par les autres candidats de droite. Sans juger de sa sincérité, on ne peut pas être un personnage multiple.
Vous incarnez une droite libérale et conservatrice. Le congrès LR est-il orphelin de cette ligne, portée au sein de LR par Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ?
Je ne comprends pas leur renoncement. C’était leur heure, surtout celle de Wauquiez. Il a dirigé Les Républicains avant d’être mis sur la touche en raison des idées qu’il professait. Mais ces idées sont devenues centrales à droite ! En conséquence, Éric Ciotti préempte cette ligne politique. Il n’a pas le même statut que les trois favoris, mais son discours parle à la droite.
Il y a un décalage entre l’offre politique de LR et les attentes de l’électorat de droite. En outre, on ne comprend plus ce mur installé entre ce que l’on appelle “l’extrême droite” et la droite classique. Ce mur n’existe dans aucun pays au monde, sauf en France. Il a été installé par François Mitterrand puis Jacques Chirac. Il n’a pourtant jamais été institué entre le PS et le Parti communiste, allié à une époque avec l’URSS. Il y a des idées inacceptables que l’on entend parfois au RN, mais établir un mur absolu n’a pas de sens.
Eric Zemmour tente aujourd’hui de casser ce mur. Près d’un quart des électeurs de François Fillon en 2017 sont tentés par un vote en faveur du polémiste. C’est votre cas ?
Eric Zemmour répond à un besoin : celui de l’expression d’un certain nombre de jugements et d’analyses qui correspondent à la réalité. Quand il dit que la France doit rester une communauté nationale avec les mêmes idéaux et convictions, il a raison. Il est contre une société communautarisée, moi aussi. Je suis en phase avec le point central du discours d’Eric Zemmour.
Sur le plan économique et social, il a repris un discours de la responsabilité et d’autonomie de la personne. C’est le discours classique des conservateurs sociaux-libéraux. Mais ce discours était étouffé par un discours technocratique en France et en Europe.
Quand il affirme que la France est menacée de guerre civile, vous souscrivez à son analyse ?
Le mot est un peu fort. Le pays est menacé de tensions intracommunautaires qui sont préoccupantes. On le voit dans un certain nombre de quartiers et de cités. Il faut une assimilation dans la communauté nationale de ceux qui viennent sur notre territoire. A défaut, la France va se morceler. Cela ne correspond pas à notre histoire.
[…]
Eric Zemmour est arrivé au moment où il fallait. Le monde politique français est en train de nourrir l’abstention, car il est tombé dans l’entre-soi. Quand les gens évoquent leurs problèmes, on les taxe immédiatement d’extrémisme. On l’a vu avec les gilets jaunes, qui ont été injuriés. Eric Zemmour affirme la réalité à sa manière, cela explique son succès. C’est la suite logique de ce qui s’est passé en 1998. […]
Vous êtes l’apôtre d’une droite libérale et conservatrice. Elle a été incarnée par François-Xavier Bellamy lors des européennes de 2019. Elle n’a récolté que 8,5% des voix…
Elle n’était pas assez transgressive, notamment sur l’immigration. J’aime beaucoup François-Xavier Bellamy, mais c’est un intellectuel. Il faut en politique des gens qui cassent la baraque. Je ne tire pas de conclusions politiques à long terme de cet échec des Européennes. Le courant de la droite conservatrice, libérale et d’inspiration chrétienne occupe la moitié de l’espace.
[…] Je pense qu’on va aller vers une évolution à la britannique. Un grand parti conservateur pourrait intégrer toutes les sensibilités de droite et un grand parti de gauche. Si on ne va pas là, le débat politique continuera de se dégrader. Dans cette équation, je place Emmanuel Macron à gauche. C’est un homme de gauche. La droite, c’est l’enracinement, le respect de la dignité de la personne, l’équité… Macron n’est pas de droite.
C’est arrivé un 13 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 13 novembre 1737 : retour de Laponie de Maupertuis.
Maupertuis rend compte officiellement de son voyage à l’Académie des sciences de Paris et démontre que la Terre est aplatie aux pôles.
- le 13 novembre 1792 : le Roi prisonnier, Louis XVI.
Le Conventionnel Morisson montre que, sur le plan juridique, il est impossible de juger Louis XVI car il est protégé par la Constitution.
- le 13 novembre 1805 : Napoléon reçoit à Schönbrunn les clés de Vienne déclarée ville ouverte.
Après avoir fait prisonnière l’armée autrichienne, à Ulm en octobre, et repoussé les Russes, et avant la bataille d’Austerlitz le 02 décembre, Napoléon reçoit les clefs de Vienne à Schönbrunn, le 13 novembre 1805. Il y pénètre le lendemain ; la ville a été déclarée ville ouverte.
- le 13 novembre 1807 : guerre d’Espagne.
Napoléon se demande comment tirer avantage de l’imbroglio royal espagnol : Talleyrand le pousse à mettre la main sur l’Espagne et Fouché tente de l’en dissuader pour préserver la paix.
- le 13 novembre 1836 : expédition de Constantine.
Les troupes françaises commandées par le maréchal Clauzel battent en retraite face au bey de Constantine Ahmd. Les Français mal équipés pour le froid sont surpris par la neige et se retirent sans livrer bataille. La conquête de l’Algérie est compromise, Clauzel est immédiatement remplacé par le général Damrémont à la tête de l’Armée d’Afrique.
- le 13 novembre 1907 : décollage du premier hélicoptère.
Dans les environs de Lisieux, Paul Cornu réussi à s’envoler pour la première fois à bord d’un hélicoptère de sa fabrication. Il atteint l’altitude de 1,5 mètre et son engin pèse 203 kilos. Le mot hélicoptère a été inventé en 1861 par le vicomte Ponton d’Amécourt à partir du grec “helix” (spirale) et “pteron” (aile), mais déjà Léonard de Vinci en avait fait l’ébauche sur certains de ses croquis 4 siècles auparavant.
Le Conseil supérieur des programmes n’a aucun pouvoir sur le contenu des manuels scolaires
Le Figaro Magazine consacre un dossier aux nouveaux endoctrinements scolaires : antiracisme, idéologie LGBT, décolonialisme… Souâd Ayada, présidente du Conseil supérieur des programmes, avoue :
Le rôle du Conseil supérieur des programmes est de proposer des projets de programmes au ministre chargé de l’Éducation nationale. Son objectif est d’assurer la transmission des savoirs fondamentaux dans chaque discipline enseignée, de veiller à ce que les élèves accèdent à ce qui ne peut s’acquérir que par l’école et à l’école. Là où je suis, j’essaie autant que faire se peut de protéger l’institution scolaire de toutes les modes en vogue dans la société et de la prémunir des idéologies de la « déconstruction », postcoloniales ou identitaires. Les nouveaux programmes de lycée reflètent ma conviction que l’école ne saurait être le supplétif de tel ou tel courant de pensée qui, hélas, trouve dans l’université ses bastions. On y confond la liberté académique et la recherche avec l’exercice d’un militantisme imprégné de ces idéologies à la mode. La situation intellectuelle des structures universitaires où l’on forme les professeurs mériterait, à cet égard, la plus grande attention. Le Conseil supérieur des programmes n’a aucun pouvoir sur le contenu des manuels scolaires. Leurs éditeurs sont les acteurs d’un marché où les modes ont de l’influence sur la production, comme dans tous les marchés régis par l’offre et la demande. Le ministère est tenu d’informer les éditeurs lors du processus de fabrication de nouveaux programmes d’enseignement, mais les éditeurs scolaires, eux, ne sont tenus à rien, pas même de s’assurer de l’exactitude des contenus qu’ils diffusent! Ils sont extrêmement attachés à leur liberté éditoriale et ils considèrent que c’est à eux de définir leur ligne pédagogique. Autant dire que la discussion avec eux est limitée à des questions formelles et ne porte jamais sur des questions de fond. Ils interprètent toute tentative pour envisager avec eux les contenus et les orientations des manuels scolaires comme une intrusion suspecte. L’Académie des sciences leur a proposé un travail en commun sur les manuels scientifiques, notamment pour éviter des erreurs. Les éditeurs ont refusé. Je reçois de nombreux courriels de protestation contre le contenu de certains manuels. Il est très difficile de faire comprendre à mes interlocuteurs que les manuels scolaires ne sont pas les programmes scolaires et que je ne peux répondre que de ces derniers. Mais il faut rappeler l’existence d’un tiers dans ce débat : les collectivités locales, qui financent l’achat des manuels. Elles dépensent beaucoup d’argent et elles pourraient utiliser ce levier pour se pencher sur leur contenu, mais elles ne le font pas. Leur attitude est symptomatique de l’attitude du corps social en général : il ne s’intéresse aux manuels scolaires qu’à l’occasion de débats qui agitent la société et se montre le plus souvent indifférent à ce qu’ils contiennent. Y compris lorsqu’il s’agit d’erreurs qui ne participent en aucune manière à la formation intellectuelle des jeunes gens ou de représentations fausses, voire nocives, qui mettent en péril le discernement et la liberté de jugement que l’école est censée aiguiser.
L’exaltation de la volonté générale n’aura été qu’une étape à la liquidation de la loi naturelle et à l’avènement de l’individualisme radical
Michel De Jaeghere vient de publier un essai sur les origines de la démocratie contemporaine, intitulé Le Cabinet des antiques. Il a été interrogé dans Le Figaro Magazine. Extraits :


[…]
Abus : Un collectif de catholiques juristes et universitaires défend le refus de certains fidèles de s’associer aux indemnisations
Un collectif de juristes catholiques, Marie-Thérèse AVON-SOLETTI, maître de conférences, Me Françoise BESSON, avocate, Christophe EOCHE-DUVAL, juriste, Edouard HUSSON, agrégé, professeur des Universités, Me Santiago MUZIO, avocat, Me Anne-Laure REVEILHAC DE MAULMONT, avocat, Me Daniel TARASCONI, avocat, signent une tribune pour rejeter toute mutualisation d’une réparation des victimes qui se ferait sur le dos de la confiance des fidèles, par le biais du risque d’un détournement indirect de leurs Deniers ou legs.
Quelles relations transparentes aura ce fonds, doté de la personnalité juridique, titulaire de l’emprunt, avec la seule entité juridique civilement responsable que sont les Associations diocésaines, reconnues depuis 1923, sous protection mais aussi contrôle tant de la loi de 1905-1907 que des fidèles par l’intermédiaire de leur conseil diocésain ?
Ce sont théoriquement elles qui portent la responsabilité pécuniaire en inscrivant dans leur bilan une dette de réparations. C’est bien le Denier qui forme leur recette majoritaire pérenne (256 M€) suivi des legs (98 M€) (les quêtes vont aux paroisses et le casuel aux prêtres). Alimenté sur la base du « volontariat », ambitionnant la collecte de « 5 M € », ce fonds y suffira-t-il, sur la durée ? Un archevêque parle plutôt de « centaines » de M € ! La Ciase n’a pas expertisé à fond la question des recettes.
Si le sujet n’était pas si grave on sourirait à l’illusion que le fonds soit alimenté sur le « patrimoine des agresseurs » (Recom. 33), la moyenne de pension d’un religieux retraité étant de 900 € mensuels… On jure de tous côtés que le Denier ne servira pas, aujourd’hui ; tout au plus admet-on la vente de « biens immobiliers et mobiliers » de l’Église, mais avec quelles recettes si ce n’est le Denier ou des legs ont-ils été acquis après 1905 ? La confiance des donateurs et testateurs ne doit pas être rompue par le flou ou trahie par la suite par le risque de « cavalerie budgétaire ».
Si venir au secours des blessés est devoir de justice caritative, sans recourir nécessairement ou exclusivement aux dommages et intérêts, lesfidèles ont le droit légitime dene pas accepter de cofinancer l’échec du cléricalisme, selon le mot du pape, par le biais de leur Denier ou legs, antérieurs comme futurs. Le Denier est devoir de tout baptisé (Canon 222), mais comment blâmerait-on ceux qui décideraient en conscience, à titre conservatoire, de le verser à d’autres Fondations d’Église qu’aux Associations diocésaines tant que les clarifications ne viennent pas ?
Nous appelons donc à la vigilance sur toutes les questions que soulève ce « chantier » ouvert car les réponses vont au-delà du devoir présent, comme nous attendons des réponses précises qui en découleront. On ne peut plus se payer de l’incantatoire « Faites confiance à la hiérarchie », détournement du « Confiance ! n’ayez pas peur ! » (Mc 6 :50).
Par pitié pour le peuple, les évêques doivent cesser de remuer la boue!
Un lecteur nous adresse cet article:
La publicité faite autour du rapport Sauvé sur les abus sexuels qui auraient été commis dans l’Eglise au cours des dernières décennies est un acte contre la charité.
Ceux qui l’ont décidée semblent ne pas se rendre compte de l’état de population française en cet automne 2021, en partie du fait de l’épidémie : absence de perspectives économiques et politiques, montée des suicides, des dépressions, des avortements, recours accru aux neuroleptiques, explosion des consultations en psychologie et psychiatrie, menace de crise internationale.
Plongés dans une crise morale sans précédent, les Français attendaient de leurs pasteurs deux choses : des points de repères forts, une parole d’espérance réaliste, pas de « bonnes paroles », pas seulement pour l’au-delà mais pour ce temps.
Au lieu de cela, ils auront reçu « en pleine gueule » un tombereau d’insanités. La plupart des Français ne se sentent pas personnellement concernés par ces affaires. Nous parlons des Français car le vrai troupeau, aujourd’hui, ce sont eux, pas les seuls abonnés de La Croix.
Beaucoup pensent, non sans raisons, que le rapport est exagéré . La seule chose sûre est que 243 victimes d’abus ont été entendues. 2819 auraient écrit une lettre. Ça parait un gros chiffre en notre temps où personne n’écrit plus : une campagne de lettres, ça s’organise et certains lobbies savent le faire. Quelle légitimité a l’INSERM pour faire des sondages en la matière ? Passer sur ces bases à 320 000 victimes (dont 219 000 de clercs, soit 3000 clercs en cause pour 110 000 ayant exercé sur la période) se rapportant pour 54 % à des affaires vieilles de plus d’un demi-siècle nous paraît de la haute voltige.
La méthode de l’extrapolation rétrospective n’est pas scientifique. Dire : il y a eu tant d’abus dans la période récente pour laquelle nous avons encore des témoins ; il y avait dix fois plus de prêtres dans les années cinquante et donc dix fois plus d’abus est une manipulation. Elle ne tient pas compte de l’historicité du phénomène dont le pape Benoît XVI, comme d’autres, pense qu’il est lié à l’explosion libertaire des années soixante-dix (et non au Concile). Elle ne correspond pas aux souvenirs que certains ont gardé des années cinquante. Dans les temps d’anticléricalisme très virulent (années 1880-1914), la question n’est pas évoquée. Elle l‘aurait été sans nul doute s’il y avait eu lieu.
Que M. Sauvé dont « tout le monde disait du bien » dans la vie civile ait cautionné ce rapport ne suffit pas. La loi morale interdit de ne pas avouer les fautes que l’on a commises. Mais en avouer que l’on n’a pas commises, surtout pour des pasteurs dont « la lumière doit briller aux yeux des hommes » (Mt 5,7), n’est non plus pas un acte innocent.
Le souci d’une purification toujours à recommencer, au prix d’aveux scabreux, peut être même tenue pour une forme narcissique de recherche de la pureté de type pharisien. Les victimes, qui certes méritent une grande compassion, sont-elles unanimes à le demander ? Certaines n’en sont -elles pas profondément gênées ?
Les évêques français semblent ignorer les mécanismes de communication subliminale : même si aucun d’entre eux n’a commis les fautes invoquées (nous n’en doutons pas), une opinion mal éclairée va associer désormais évêque à pédomanie, un mécanisme dont fut victime à Lyon le pauvre cardinal Barbarin et que cherchent sans nul doute à nourrir les ennemis de l’Eglise, infiltrés ou pas.
Quoique le rapport l’exagère, le mal a existé, c’est une chose entendue. Les coupables, s’ils sont encore en vie, et s’ils ont toujours dans l’Eglise, sont renvoyés à leur conscience et à la justice.
Plutôt que de multiplier les résipiscences importunes, ceux qui, en connaissance de cause, n’ont pas cherché à les neutraliser devraient à notre sens, réviser leur doctrine sur deux sujets :
- La solidarité de corps, épiscopal, clérical ou ecclésial, n’est pas le dernier mot de la charité. Elle n’interdit pas par exemple qu’un prêtre dangereux, par ses mœurs ou par sa doctrine, soit expulsé de l’Eglise.
- Encore moins la crainte du scandale est-elle l’expression de la prudence ou de la sagesse. Nous ne parlons pas seulement de scandale qui éclabousserait l’Eglise, mais tout simplement de celui qui ferait des remous. Le remous n’est pas un mal en soi. Et empêcher des remous peut l’être. J’ai entendu un homme d’Eglise critiqué parce qu’il était « clivant » et donc source de problèmes : mais Notre Seigneur Jésus Christ ne l’était-il pas, lui, clivant ?
Le bruit fait autour du rapport Sauvé a suscité découragement et colère chez beaucoup de fidèles – non contre les faits supposés mais leur exagération et leur publicité. Il est notoire que beaucoup de pratiquants n’ont nullement envie de payer son coût exorbitant (3 millions d‘euros).
Le premier acte pastoral que l’on attend des évêques est de tourner la page.
A 14 semaines, l’avortement consiste à démembrer un corps formé et à écraser une tête déjà ossifiée
Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la Vie, a écrit une tribune à Emmanuel Macron :
Le Président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, Monsieur Christophe Castaner, souhaite faire examiner, à nouveau, d’ici fin novembre une proposition de loi, pour étendre le délai d’une IVG de 12 à 14 semaines, supprimer la clause de conscience spécifique, ou permettre la réalisation d’IVG chirurgicales par les sage-femmes notamment.
Nous sommes consternés de voir que, malgré une situation démographique préoccupante dans notre pays, certains idéologues n’envisagent le droit des femmes qu’avec une extension de la durée légale d’autorisation de l’avortement. Force est de constater que l’avortement, alors qu’il devait rester une exception dans la loi Veil, que nous ne pouvons approuver, est devenu une méthode de contraception comme une autre. Il nous semble urgent de revoir les politiques d’accueil de la vie. Vous avez proposé de faire des 1000 premiers jours de l’enfant une priorité de l’action publique, ce dont nous nous réjouissons. Mais il est aussi important de penser à l’accueil de la vie pendant toute la période gestationnelle. Les députés de votre majorité devraient plutôt travailler pour que l’avortement ne devienne jamais une fatalité pour des raisons économiques.
Le cœur d’un bébé bat à partir de 6 semaines. De 12 à 14 semaines la taille du fœtus passe de 8,5 à 12 cm. A 14 semaines, l’avortement consiste à démembrer un corps formé et à écraser une tête déjà ossifiée. Nous connaissons, par ailleurs, les risques que l’avortement crée en matière de santé pour la femme, qu’ils soient psychologiques ou physiques. Le président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, indique lui-même que « plus l’IVG est tardive, plus elle est dangereuse pour la femme ». Cet allongement est rejeté par l’immense majorité des professionnels. Vous avez d’ailleurs signifié votre opposition à l’extension de la durée légale de 12 à 14 semaines, dans le cadre d’un interview au magazine Elle, le 1er juillet dernier.
Nous en appelons à votre conscience, à votre humanité, à votre autorité. Nous vous prions de faire retirer ou rejeter cette proposition de loi inscrite par votre majorité pour discussion à l’Assemblée nationale fin novembre. Nous vous demandons de mettre en œuvre une politique de prévention de l’avortement, en ligne avec les conventions internationales que la France a signées.
Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer et vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.
Les nouvelles traductions du missel de Paul VI vont-elles clore les querelles liturgiques ?
Les nouvelles traductions liturgiques des textes de la messe rentrent en vigueur en cette fin d’année.
L’objectif est de corriger des imprécisions de traduction qui pouvaient conduire à des interprétations et des ambigüités. En se rapprochant ainsi de manière significative du texte original latin, peut-on y voir le début de la fin de la guerre liturgique ?
Pour en parler, le Club des Hommes en Noir, sous la direction de Philippe Maxence, accueille les abbés Célier et Guelfucci, le père Viot, ainsi que Guillaume de Thieulloy.
Chronique des cinglés
Le Prix de thèse 2021 du Défenseur des droits a été décerné à Mme Elsa FAVIER, sociologue au centre Maurice-Halbwachs, pour sa thèse de doctorat en sciences sociales et genre
“Enarques et femmes. Le genre dans la haute fonction publique”.
Réalisée sous la direction de Mme Laure BERENI, et soutenue le 30 novembre 2020 à l’école des Hautes études en sciences sociales (EHESS), la thèse de Mme Elsa FAVIER éclaire un bouleversement majeur des dernières décennies : la féminisation des élites administratives. La part des femmes dans la haute fonction publique d’Etat est ainsi passée de 12 à 40 % entre 2001 et 2017.
A partir d’une enquête ethnographique, statistique et sociohistorique, elle explore l’évolution de l’accès des femmes à des positions de pouvoirs au sein de l’Etat et les logiques sociales qui sont à l’œuvre à travers les profils des femmes qui y accèdent et la manière dont elles s’approprient des rôles professionnels historiquement construits comme masculins.
Elle avait déjà reçu en juin dernier le Prix de Thèse PSL en Sciences Humaines et Sociales 2021.
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M. Omar DIDI, co-président et responsable international du MAG Jeunes LGBT, Mouvement d’affirmation des jeunes lesbiennes, gais, bi et trans, trésorier et co-rapporteur de la commission inclusion/diversité du Forum Français de la Jeunesse (FFJ), membre du conseil scientifique et d’orientation de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), a été nommé président du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse.
Il succède à Mme Elsa BOUNEAU, directrice de la Fondation du protestantisme, ancienne présidente de la Fédération du scoutisme Français, ancienne membre de la section de l’aménagement durable des territoires du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui assumait cette présidence depuis février 2019.
Frà Matthew Festing, Grand-Maître de l’Ordre de Malte, RIP
Frà Matthew Festing, âgé de 71 ans, a été rappelé à Dieu le 12 novembre.
Il fut, de 2008 à 2017, le Prince et 79ème Grand-Maître de l’Ordre souverain, militaire et hospitalier, de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.
Puisse Frà Matthew Festing bénéficier désormais de la joie ineffable de contempler Dieu face à face, lui qui a connu ici-bas bien des embûches, lui à qui les difficultés et les humiliations n’ont pas été épargnées…
Qu’il repose en paix, faisant sienne et mettant en application la devise personnelle de Saint Louis, évoquant sa relation à Dieu :
“Si je vis, je Le sers ; si je meurs, je Le vois !”
“Vincent Bolloré le catholique” : l’enquête jalouse de La Croix
La Croix a mené l’enquête sur le milliardaire qui a développé CNews. En voici quelques extraits :
L’industriel aux origines bretonnes est un catholique affirmé. Dans les médias qu’il rachète, quelques programmes, discrets, rappellent « les fondamentaux de la foi », tandis que, depuis 2016, sa chaîne d’info CNews promeut de manière intensive les vertus d’une France chrétienne. Pour quelle vision ? […]
Il est comme cela, le catholicisme de Vincent Bolloré, un peu rétro. L’industriel, qui aura 70 ans le 1er avril 2022, n’a pas répondu aux sollicitations de La Croix L’Hebdo. Mais il n’a jamais fait mystère de sa foi « un peu enfantine », comme il a pu lui-même la qualifier. Il aime les reliques. Les images de saints qui épaississent son portefeuille (son préféré serait Antoine de Padoue). Les médailles miraculeuses – celle qu’il porte au cou, celles qu’il peut offrir à des collaborateurs en marge d’un conseil d’administration. Et cette statuette de la Vierge de Lourdes qu’il montre aux visiteurs de passage dans son bureau. […]
Le christianisme est essentiellement utilisé comme un repère identitaire. Illustration : le 15 août dernier, CNews organisait un direct de Lourdes pour l’Assomption, un « moment d’unité nationale », selon le présentateur de cette édition spéciale, Aymeric Pourbaix, qui parlait également d’une fête « fédératrice », pour « les croyants et les non-croyants ». […]
Parfois, des téléspectateurs trouvent que la ligne droitière va trop loin. Le catholicisme est alors à nouveau utilisé pour les reconquérir. C’est ce qui permet de comprendre le projet de CNews, plutôt inattendu, de retransmettre la messe de Noël 2021 depuis Trappes (Yvelines). […]
Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré. […]
L’abbé Grimaud a choisi ses hommes de confiance au foyer pour étudiants des Francs-Bourgeois, qu’il a dirigé entre 1989 et 2001. C’est là qu’il rencontre la petite garde rapprochée qu’il enverra plus tard dans les médias de Vincent Bolloré pour « évangéliser » et « rappeler les fondamentaux de la foi ». Parmi eux, Guillaume Zeller (ancien directeur de Direct 8 et d’iTélé, aujourd’hui à Vivendi), Hadrien Lecoeur (« Dieu merci ! ») et Aymeric Pourbaix. Ce dernier a été placé à la tête du dernier programme du genre, « En quête d’Esprit », lancé à la toute fin du premier confinement, en mai 2020, à la demande de Vincent Bolloré. […]
De temps à autre, les émissions de Vincent Bolloré et son hebdomadaire France catholique (il le rachète en 2018, et place à sa tête Aymeric Pourbaix) mettent en avant le catholicisme qu’il aime. Et qui scande depuis toujours sa vie personnelle et industrielle, de célébration en célébration. La messe qu’il fait donner en l’honneur des défunts de sa famille chaque 16 janvier, jour de la mort de son grand-père René. Celle à laquelle il se rend en 2013 pour les 100 ans de l’équipe de football d’Ergué- Gabéric (Finistère), le village natal des usines et du patronage Bolloré. Cette messe d’action de grâce célébrée en 2017 pour les 195 ans du groupe, où le grand patron fit dire cette prière à Notre-Dame de Kerdévot : « Nous te prenons pour protectrice spéciale et te consacrons particulièrement nos personnes, notre groupe et tous nos biens matériels. » Celle, encore, pour laquelle il eut du mal à trouver un prêtre disponible l’été dernier, célébrée dans la chapelle en ruines de son île privée des Glénan. « Son attachement aux saints, aux chapelles qui leur sont dédiées a souvent été confondu avec du traditionalisme. Mais sa dévotion est simplement bretonne », estime l’évêque de Quimper, Mgr Laurent Dognin, qui a plusieurs fois rencontré l’homme d’affaire. […]
Rosaire mondial pour la liberté de la messe traditionnelle
Depuis la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes, le 16 juillet 2021, nous sommes plongés dans l’incompréhension, l’inquiétude, voire le amertume. En effet, le pape François a exprimé à toute l’Église sa volonté de voir disparaître, à terme, la célébration de la Messe traditionnelle. Il accuse la liturgie traditionnelle d’être un instrument de division et de défiance, alors qu’elle est pour nous, au contraire, un instrument de sanctification personnelle et d’évangélisation, une source de grâces pour nos familles et un moyen d’édification pour nos sociétés. Confiants en la puissance divine, nous n’avons cessé de prier Notre-Seigneur Jésus-Christ pour qu’il éclaire le Saint Père et tous les évêques du monde, afin qu’ils réalisent le grand tort que causerait à toute l’Église le fait de se couper de ses racines liturgiques, cultuelles, doctrinales et spirituelles.
À partir de ce mois d’octobre 2021, nous voulons nous tourner encore vers le Ciel, et implorer la Très sainte Vierge Marie afin qu’elle protège, défende et fasse fleurir la Messe de la Tradition de l’Eglise partout dans le Monde. À celle qui a été présente au pied de la Croix, comme elle est présente encore au pied de l’autel chaque fois que se renouvelle le Saint Sacrifice de la Messe, nous adressons nos humbles prières, afin que par sa puissante intercession, son Divin Fils entende nos supplications, et exauce les vœux de ses enfants.
Nous associons à cette intention de prière tous « Ces prêtres qui souffrent ». Ceux qui ont souffert, dans leur sacerdoce, du confinement et de la suspension du culte public. Ceux qui ont été victimes, dans leur sens de l’Eucharistie, des limitations ou des interdictions de distribuer la Sainte Communion directement dans la bouche. Ceux qui supportent, dans la souffrance, les restrictions apportées par les autorités ecclésiastiques à la célébration de la messe traditionnelle qui « réjouit leur jeunesse ».
En offrant un rosaire, un chapelet, ou même une simple dizaine à ces intentions nous voulons adresser au Ciel la supplication de tout un peuple abandonné. Nous croyons en effet que ce qui est en jeu n’est rien de moins que le salut des âmes et la pérennité de l’Eglise. C’est avec confiance que nous nous tournons vers la mère de Dieu car nous savons que son fils nous exaucera et que, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, l’Église renouera avec ses racines liturgiques millénaires, et saura accueillir à nouveau, comme ses enfants fidèles, ceux qui ne demandent qu’à rester fidèles à la foi de leurs pères.
Prière de Marthe Robin pour la France
Des amis lecteurs m’envoient cette prière de Marthe Robin pour la France (rédigée en 1943) – une belle façon de prier pour notre patrie dont le rôle dans le plan de Dieu est si grand et qui cause tant de dommages par son apostasie:
L’Eglise n’est pas une institution!
De Roland Hureaux, essayiste, pour le Salon beige:
Il est sorti de la récente assemblée des évêques de France qui s’est tenue à Lourdes début novembre que les évêques reconnaissent la « responsabilité institutionnelle » de l‘Eglise dans les abus sexuels sur mineurs dont parle le rapport confié au conseiller d’Etat Sauvé. Selon le président de la conférence épiscopale Mgr de Moulins-Beaufort, cette responsabilité implique un « devoir de justice et de réparation ». Cela semble impliquer que l’ensemble de l’institution est compromis.
Soit, mais l’Eglise est-elle une institution ? Son chef est le Christ : est-il aussi responsable de ces dérives ? Dans l’ordre du sacré, l’Eglise est évidemment beaucoup plus qu’une institution.
Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’une institution ?
Ce mot a-t-il plus qu’un sens sociologique ? L’Eglise est-elle, dans l’ordre humain, plus qu’une réalité de fait qui relie un certain nombre d’hommes et de femmes unis dans un certain but ? Elle repose sur une organisation et son personnel. Mais la sociologie n’est en aucune manière normative. « Tout ce qui échappe à la loi de grâce, passe sous la loi de la pesanteur » disait Simone Weill. Or l’Eglise est du côté de la grâce ; la pesanteur, c’est précisément ce qui dans l’Eglise n’est pas l’Eglise.
Quel est d’ailleurs son périmètre ? Les évêques, le clergé, les pratiquants ? N’est-il pas légitime d’y inclure aussi la foule immense des baptisés non pratiquants, voire tous les Français qui reconnaissent une certaine autorité morale à l’Eglise ? Les problèmes sont sans fin.
Le mot a-t-il aussi un sens juridique ? Pour exister en droit, l’institution doit s’incarner dans une personne morale de droit public ou privé : entreprise, association, etc. En droit français, l’Eglise catholique n’est pas une personne morale mais une galaxie d’associations diocésaines qui, elles, sont chargées principalement de la gestion matérielle et financière des diocèses et des paroisses.
A la différence de l’« institution », les personnes morales sont sujet de droits et d’obligations (par exemple de payer les impôts) .
Mais dans le droit français, comme d’ailleurs dans tous les droits européens, les personnes morales n’avaient jusqu’à une date récente, qu’une responsabilité civile.
Il a fallu attendre la loi du 9 mars 2004 (article 121- 2 du Code pénal) pour que soit introduite la responsabilité pénale des personnes morales : « les personnes morales, à l’exclusion de l’État, sont responsables pénalement, (…) des infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants ». Une évolution juridique d’ailleurs contestée.
Notons que lesdites personnes morales ne répondent que des infractions commises pour le compte de l’institution, ce qui semble exclure des abus sexuels dont les auteurs, à l’évidence, n’avaient reçu aucun mandat.
L’institution n’est définie que dans la doctrine. Elle est généralement tenue pour un ensemble de règles de fonctionnement, s’appliquant à un personnel concourant au même but. Mais cela ne suffit pas pour mettre en jeu sa responsabilité en tant que telle.
Une institution ne saurait donc avoir, par le biais des associations qui la composent, qu’une responsabilité civile. Et même au civil, les victimes ne pourront se pourvoir devant la justice, s’en prendre à l’institution en tant que telle ni à aucune association qui la compose, mais seulement, intuitu personae, à l’auteur des abus et aux responsables hiérarchiques qui l’auront laissé faire en connaissance de cause. Et encore s’il n’y a pas prescription.
La justice devant donc, pour l’essentiel être tenue à l’écart, les indemnisations ne pourront être que grâcieuses. Sur quelles bases ? Déclaratives ? Si l’auteur du forfait, à condition qu’il soit encore en vie, le reconnaît, c’est possible. Mais comment si les faits sont anciens et si, comme le prétend le rapport (de manière infondée selon nous), il y a eu des centaines de millions de victimes (des millions, dit l’Est républicain ! Bientôt des dizaines de millions ?)
A Lourdes, les évêques ont déjà décidé de mettre en place un fonds d’indemnisation. Ils semblent avoir compris qu’il fallait ne pas puiser dans le denier du culte pour l’abonder : quel fidèle acceptera jamais payer ceux qui salissent leur sa mère ?
Mais comment éviter que cette annonce n’attire de nombreux aigrefins, tout prêts à faire du chantage si on résiste à leurs prétentions ? Si elle ne veut pas indemniser à guichets ouverts, l’Eglise devra dès lors se doter d’un service d’enquête propre (cela s’appelle inquisition). Et une affaire qu’il aurait fallu régler vite risque d’alimenter encore longtemps la chronique. C’est peut-être le but recherché par certains.
Patrick Hetzel : ” je ne considère pas que la présente crise sanitaire soit plus grave que ce qui s’est passé en 1914-1918″
Extrait des débats sur le projet de loi “vigilance sanitaire”. Le député LR Patrick Hetzel a déposé plusieurs amendements :
M. le président : Je suis saisi de sept amendements, nos 86, 156, 2, 124, 212, 232 et 356, pouvant être soumis à une discussion commune. Ils visent à rétablir l’article 1er A, supprimé par la commission. Les amendements nos 86 et 156 sont identiques, de même que les amendements nos 2, 124, 212, 232 et 356. La parole est à M. Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 86.
M. Patrick Hetzel : Nous souhaitons rétablir en effet l’article 1er A, introduit par le Sénat, hélas complètement balayé au cours de l’examen du texte en commission hier.
M. Jean-Luc Reitzer.Absolument !
M. Patrick Hetzel : Notre argument est très simple : plus les pouvoirs accordés au Gouvernement sont exceptionnels, plus il est essentiel, dans toute démocratie digne de ce nom, que le Parlement puisse veiller aux conditions d’exercice dudit pouvoir. Or, monsieur le ministre, le présent texte vous donne des pouvoirs exceptionnels, exorbitants, et ce que vous ne voulez pas comprendre, c’est qu’il est tout à fait normal qu’un contre-pouvoir puisse être exercé, à savoir, au minimum, que le Parlement contrôle l’action du Gouvernement. Vous le rejetez systématiquement et la majorité ne joue pas son rôle de contrôle de l’exécutif qui, pourtant, est l’une des missions principales de tout parlement dans une démocratie.
M. Jean-Luc Reitzer : Nous sommes en plein caporalisme.
M. Patrick Hetzel : C’est pourquoi nous ne comprenons pas que vous décidiez de délais aussi longs quand il y a des principes à respecter – principes que vous ne respectez plus. Une nouvelle fois, nous constatons que le Gouvernement cherche à fuir ses responsabilités. C’est tout de même la moindre des choses que d’avoir un minimum d’échanges avec le Parlement.
M. Jean-Luc Mélenchon : Eh oui !
M. Patrick Hetzel : Lors de la première lecture, nous avions rappelé, monsieur le ministre, que, pendant la guerre de 1914-1918, régulièrement, le Gouvernement venait rendre compte de ses actions, y compris devant des comités secrets lorsque cela était nécessaire. Les mêmes dispositions sont toujours possibles. Or je ne considère pas que la présente crise sanitaire soit plus grave que ce qui s’est passé en 1914-1918. Aussi le fait que le Gouvernement ne mette même pas un point d’honneur…
M. le président : Il faut conclure, monsieur Hetzel.
M. Patrick Hetzel : …à prévoir un échange avec le Parlement est-il assez discutable.
Selon le rapport de l’Agence technique d’information sur l’hospitalisation
« Les patients Covid représentent 2 % de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus. »
« Au cours de l’année 2020, les patients Covid représentent 5 % de l’ensemble des patients pris en charge en service de soins critiques. »
Confinements, port du masque, « vaccination », passe nazitaire… pour une maladie qui atteint 2% des personnes hospitalisées…
I-média – Macron / Covid, vous reprendrez bien une p’tite dose
Image de la semaine
Martin est un adolescent de 15 ans qui a décidé de quitter l’école pour se consacrer à sa passion : le travail du bois. Le média “Néo” nous livre un mini-reportage passionnant et positif sur ce jeune qui semble avoir les pieds sur terre et les idées à l’endroit.
Macron à la télévision : un petit président sur le petit écran
Jean-Yves Le Gallou revient sur les déclarations absurdes et inquiétantes d’Emmanuel Macron à l’occasion de son allocution présidentielle du 9 novembre. Le Gallou entend bien dénoncer les manipulations du chef d’état et en finir avec la dictature sanitaire macronienne !
Revue de presse
Migrants : la ruée vers Varsovie
Des images édifiantes nous sont parvenues des frontières polonaises. Des milliers de migrants, poussés vers l’Europe par la Biélorussie, se pressent contre la frontière et entendent bien fouler notre sol. Les médias français ont sauté sur l’occasion pour nous livrer le sempiternel feuilleton de la veuve, de l’orphelin et du migrant.
C’est arrivé un 12 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 12 ou 15 novembre 607 : mort du pape Boniface III.
- le 12 novembre 954 : Lothaire est sacré Roi de France à l’abbaye de St Rémi de Reims.
- le 12 novembre 1437 : entrée dans Paris de Charles VII.
Après dix-neuf ans d’absence, le Roi Charles VII (1403-1461) entre triomphalement dans Paris, sa capitale s’étant rendue après avoir chassé les troupes anglaises. C’est le point d’orgue de la campagne de reconquête entamée depuis la libération d’Orléans grâce à sainte Jeanne d’Arc (1429). La guerre de libération s’achève par la signature du traité d’Arras (1435) avec Philippe III de Bourgogne. La France est désormais presque entièrement libérée du joug anglais. La victoire de Castillon-la-Bataille en 1453, contre les Anglais, achève le succès du Roi et met fin à la guerre de Cent Ans.
- 12 novembre 1567 : mort du Connétable Anne de Montmorency.
Filleul de la Reine Anne de Bretagne, fils de Guillaume de Montmorency et d’Anne Pot, Anne de Montmorency, Baron des Baux est confié à dix ans à la maison de François d’Angoulême, futur François Ier, pour son instruction. Il devient ainsi l’ami du futur Roi de France.
Participant aux Guerres d’Italie dès la fin du règne de Louis XII, Anne de Montmorency se distingue à Ravenne en 1512 et à Marignan trois ans plus tard. En 1521, il défend victorieusement Mézières avec Pierre du Terrail Chevalier de Bayard. Prisonnier après la défaite de Pavie avec François Ier, il est libéré avant son Roi, et participe à la négociation de la rançon de ce dernier. Nommé Grand-Maître de France, il est en charge des affaires courantes de la Maison du Roi.
Après la mort de François Ier en 1547, Henri II prend Anne de Montmorency à son service et élève la Baronnie de Montmorency en Duché-Pairie de France. Loyal envers Henri II, il se heurte à la famille des Guise. Après la mort d’Henri II en 1559, il sert François II puis Charles IX. Il meurt à soixante-quatorze ans le 12 novembre 1567 après avoir battu une armée de Huguenots en Plaine de Saint-Denis.
- le 12 novembre 1652 : Condé coupable de lèse-majesté.
Le 12 novembre 1652, Louis XIV, qui vient de rentrer triomphalement dans Paris le 21 octobre, déclare coupables du crime de lèse-majesté le prince de Condé, sa sœur la duchesse de Longueville et quelques autres seigneurs coupables d’avoir participé à la Fronde des Princes. Condé est déchu de ses dignités et gouvernements ; le 27 mars 1654, le Parlement le condamne même à mort. C’est seulement après la paix des Pyrénées avec l’Espagne que les proscrits rentreront en grâce auprès du Roi-Soleil.
- le 12 novembre 1765 : les Bretons refusent les nouveaux impôts.
Louis XV rassemble les Parlementaires bretons et les somme d’accepter la levée de 2 sols supplémentaires par livre : 68 magistrats sur 86 refusent de se soumettre, ils sont arrêtés, dispersés et éloignés de Rennes. Cette révolte a lieu dix ans avant celle des « Bonnets rouges » lors de la révolte du « papier timbré ».
- le 12 novembre 1793 : les Vendéens prennent Avranches.
Les prisonniers Bleus sont relâchés et leurs blessés soignés. Le 21 novembre suivant les Bleus perpètrent le massacre d’Avranches où 800 Vendéens sont exterminés : des malades et des blessés de la Virée de Galerne !
- le 12 novembre 1848 : l’Algérie est officiellement proclamée “territoire français”.
- le 12 novembre 1890 : le « toast d’Alger ».
Le cardinal Charles Lavigerie, archevêque d’Alger, prend prétexte d’une visite de l’escadre française de la Méditerranée dans sa ville pour porter un toast à la République…
Le prélat, à 65 ans, jouit en France et dans le monde d’un immense prestige dû à son ouverture d’esprit et à son action missionnaire. Il a fondé les Pères blancs et les Soeurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique. Deux ans plus tôt, en 1888, il s’est aussi lancé dans une vigoureuse campagne contre l’esclavage…
Le pape Léon XIII souhaite en finir avec les querelles sans fin entre l’Église catholique et les dirigeants laïques de la IIIe République, qui divisent la France et empêchent les catholiques de participer à la vie politique de leur pays. Il fait donc appel au cardinal pour amorcer le « Ralliement » des catholiques au «gouvernement actuel de leur pays».
Mais la guerre religieuse française n’est pas terminée, l’Affaire Dreyfus va raviver la fracture entre les deux France! Les lois de 1901 et 1905 marqueront la victoire des anti-catholiques. Il faudra la première guerre mondiale et les comportements exemplaires de milliers de prêtres dans les tranchées pour que la république se montre plus conciliante.
- le 12 novembre 1895 : création de l’Automobile-Club.
Le constructeur Français, le marquis de Dion, crée à Paris l’Automobile-Club de France. L’association a pour objectif de faire connaître le monde automobile et organise de nombreuses courses. L’Automobile-Club est le créateur du premier Grand Prix de l’histoire automobile en 1906, avec le Grand Prix de l’Automobile-Club de France.
- le 12 novembre 1900 : clôture de l’Exposition universelle.
50 860 801 visiteurs y ont assisté.
- le 12 novembre 1937 : inauguration de l’aéroport du Bourget
En présence du Président de la République, Albert Lebrun, le Ministre de l’Air Pierre Cot inaugure l’aéroport international du Bourget. Construit en réponse à une très forte augmentation du trafic aérien, l’aérogare a été conçue par l’architecte Georges Labro. Il sera sérieusement endommagé par les bombardements pendant la guerre.
- le 12 novembre 1954 : lu dans le Chicago Tribune du jour.
«Le jour même où l’Assemblée nationale française a voté par 466 voix contre 98, le maintien en prison du maréchal Pétain incarcéré depuis 5 ans pour trahison, le gouvernement français a accédé à la requête de l’URSS consistant à permettre au leader communiste français Maurice Thorez de s’envoler pour Moscou. C’est le même Thorez qui abandonna son poste dans l’armée français quand l’Allemagne a frappé, en 1940. Il s’est enfui en URSS, où il a trouvé un asile pendant toute la guerre. C’est un pur acte de trahison. Mais Thorez n’a jamais été jugé pour cela. Il est retourné en France après que le pays eût été libéré par l’armée américaine et fut nommé vice président du gouvernement d’après guerre, de ce gouvernement qui devait condamner Pétain pour collaboration avec l’Allemagne.»
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 246)
Médecine : quand sortirons-nous de la pensée unique ?
Le père Pascal Ide, prêtre du diocèse de Paris et membre de la communauté de l’Emmanuel, docteur en médecine, en philosophie et en théologie, vient de publier un ouvrage sur Les médecines alternatives, des clés pour discerner.
Comment choisir une thérapie ? L’interrogation face aux médecines dites alternatives et complémentaires, douces ou traditionnelles est complexe tant il est difficile de s’y retrouver entre les avis tranchés qui émanent du corps médical, la prudence légitime des autorités religieuses et l’enthousiasme des heureux bénéficiaires, sans compter les informations glanées sur internet… Plutôt que de dresser une liste des bonnes et mauvaises thérapies, le père Pascal Ide offre des critères de discernement en se demandant : ces médecines sont-elles compatibles avec la méthode scientifique ? avec la foi ? avec l’enseignement du Magistère ? Favorisent-elles une influence démoniaque ?
Revenant sur les polémiques autour de la pandémie de Covid et des façons médicales de résoudre le problème, l’auteur écrit :
Sans rentrer dans le détail des polémiques, comment ne pas s’étonner de ce que la norme sanitaire, qui participe du modèle conventionnel, ne soit pas équilibrée par d’autres normes tout aussi importantes, d’ordre humain, psychologique, relationnel, qui, elles, relèvent du modèle alternatif ? Quand sortirons-nous de la pensée unique. Quand, surtout, aurons-nous ce modèle intégrateur dont notre médecine a tant besoin ?
Et plus loin, l’auteur s’inquiète de la multiplication des mesures coercitives :
Que l’on songe au Patriot Act mis en place par les Etats-Unis le lendemain du 11 septembre 2001. Nous ne saurions donc sous-estimer le risque de dérive autoritarisme, d’autant que ce soupçon est aujourd’hui lui-même soupçonné par l’utilisation de deux néologismes qui sont devenus aussi infamants que le terme révisionnisme : complotisme ou conspirationnisme. Mais nous souhaitons plutôt attirer l’attention sur l’attitude du citoyen qui favorise cette mainmise étatique et cette mise en tutelle de nos libertés les plus fondamentales : les gouvernements autoritaires (et cela peut aussi valoir à l’échelle moindre d’une communauté chrétienne !) ne disposent en grande partie que du pouvoir que nous leur donnons ; et en grande partie aussi, le pouvoir que nous leur accordons n’est que celui que nous accordons à nos peurs…
Saint Augustin : “Sans la loi, qu’est-ce que l’État sinon une bande de brigands ?”
Un livre met en lumière l’intense activité législative du Pape François, avec tous les problèmes qui y sont liés, et notamment l’interprétation des lois publiées sans avoir été réellement travaillées, le Conseil pontifical pour les textes législatifs ayant été systématiquement écarté. Le droit canonique a-t-il atteint sa course finale ?
Deux aspects, en particulier, sont à souligner pour comprendre la lettre et l’esprit de cette étude approfondie. D’abord la passion de l’auteur, Geraldina Boni, pour le droit et la justice, manifestations d’une passion plus profonde pour la personne, pour l’Église et pour le Christ. Deuxièmement, sa compétence juridique au niveau international : une qualité pour laquelle elle compte parmi les « consulteurs » du Conseil pontifical pour les textes législatifs.
De plus, comme l’auteur le déclare elle-même, « ce livre est né et s’est développé pas à pas également grâce à une comparaison continue avec le professeur Giuseppe Dalla Torre : comme tous mes écrits, mais celui-ci en particulier, en attendant la délicatesse de nombreux sujets traités » (p.12). En effet, le regretté prof. Dalla Torre, professeur de l’auteur depuis 1989, a été unanimement reconnu comme un collaborateur compétent, équilibré et fidèle du Saint-Siège, c’est pourquoi son encadrement est une garantie unique quant à la nature scientifique et à la finalité de ce travail.
L’enquête de Boni sur la législation canonique récente, pour en vérifier la validité et les questions critiques, en particulier en ce qui concerne les droits fondamentaux des fidèles dans tous les domaines – de la vie sacramentelle à la vie pénale et consacrée – a été menée avec beaucoup d’enthousiasme. En même temps « avec cette fidélité au magistère et au successeur de Pierre sur la chaire romaine qui ne s’oppose pas à la liberté de la recherche scientifique et peut en effet s’y conjuguer fructueusement : en effet, le munus de la recherche est d’aspirer à un diaconat aussi rentable que possible » (P. 9).
Le volume comprend quatre chapitres. La première rappelle l’histoire – faite, comme toutes les réalités de ce monde, d’ombres et de lumières – du Conseil des textes législatifs. Dans le deuxième chapitre, l’auteur saisit, paradoxalement, précisément à partir du constat de l’utilisation de plus en plus réduite de ce département ces dernières années, l’envie d’exiger sa plus grande valorisation afin d’atteindre concrètement le salus animarum. Dans le troisième chapitre, il est précisé que ce dicastère trouve son sens avant tout dans l’aide apportée au Pontife romain en tant que législateur suprême, mais aussi dans l’assistance aux autres dicastères de la Curie romaine. Dans le quatrième chapitre – significativement intitulé “Pour un statut du dicastère” promoteur, garant et interprète du droit de l’Eglise”. La vocation du droit canonique “- l’auteur présente une série de propositions intéressantes, concrètes et pleines de bon sens et d’amour pour l’Église et pour son droit, qui a pour cœur battant l’equitas canonique, la miséricorde.
Boni déclare :
« Je ne me lasserai jamais de proclamer, contre les dénigrants ou les adeptes d’un positivisme juridique de retour, que le ius Ecclesiae n’est pas une superstructure vexatoire glacée, ce n’est pas un monstrum légaliste. Et la formulation technique sans faille des règles n’est pas un nominalisme noyé, l’exhibition ou, pire, l’asservissement à un jargon ésotérique, occulte et élitiste : mais une défense de la justice qui, avec recta ratio, doit être transfusée et doit en briller. […]. De même, il faut réagir avec dédain à la déformation des paroles du Pape François par ceux qui opposeraient – vraiment, et incroyablement, pour la énième fois – de manière schizophrène la pastorale à la loi, la caritas à la justice » (p. 272).
Ce livre est un texte sur lequel, d’une manière particulière, tout juriste-canoniste doit réfléchir, afin de retrouver l’originalité du droit canonique, surmontant ainsi la tentation actuelle de la soumission à des principes, qui lui sont étrangers, d'”auto-suppression” , qui annulent une tradition fructueuse de deux mille ans, qui a aussi beaucoup donné au droit séculier.
L’administration Biden va dépenser 5 millions d’euros pour répandre la contraception et l’avortement dans le monde
Lu sur IFN :
“La secrétaire d’État adjointe Wendy R. Sherman a rencontré aujourd’hui à Washington la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Dr Natalia Kanem. La secrétaire adjointe Sherman et le Dr Kanem ont discuté de la manière dont l’émancipation des femmes et des filles, notamment la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs, favorise les droits de l’homme, l’égalité des sexes et la santé mondiale, ainsi que de l’importance de la prévention des agressions et des violences sexuelles. Le secrétaire adjoint Sherman a ensuite annoncé une contribution initiale de 5 millions de dollars des États-Unis d’Amérique aux fournitures de l’UNFPA, qui contribuera à garantir que des systèmes contraceptifs modernes et des médicaments vitaux pour la santé maternelle atteignent les femmes et les adolescentes qui ont besoin de planification familiale et de naissances sans risque, dans les pays touchés par des urgences humanitaires”.
Cette annonce, faite en des termes “attribuables au porte-parole, Ned Price”, est apparue le 1er novembre sur le site web du département d’État, organe politique et institutionnel parfois et dans certains dossiers plus influent que la Maison Blanche elle-même.
En d’autres termes, l’émancipation des femmes et des adolescents passe par la contraception et l’avortement, qui sont des droits humains inaliénables (“la santé et les droits sexuels et reproductifs […] font progresser[…] les droits humains“). Ainsi, le pays le plus puissant du monde a décidé de détourner 5 millions de dollars des poches des contribuables américains, donc des besoins du peuple américain pour répandre la contraception et l’avortement dans le monde. En d’autres termes, la solution de l’administration Biden et du FNUAP pour faire face aux urgences humanitaires est de prendre des vies innocentes et d’empêcher qu’il y en ait davantage, au nom d’une nécessité indispensable qu’ils appellent un“besoin“.

