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Scandale McKinsey : l’affaire qui devrait ébranler Macron

L’affaire McKinsey est un scandale d’Etat et aucun média n’en parle à 4 jours du 2e tour de la présidentielle ! Pour Livre Noir, François de Voyer décrypte comment les cabinets de conseils ont été utilisés par Emmanuel Macron et ses sbires : entre évasion fiscale, copinage, conflits d’intérêts, et mépris des deniers publics, plongez dans l’univers sombre de la macronie.

Stupide

Dans un éditorial, Le Monde se désole que la Conférence des évêques de France n’appelle pas à voter contre Marine Le Pen. Et l’éditorial se termine par :

L’Eglise catholique n’hésite pas à faire connaître et à défendre ses avis tranchés sur des sujets comme le mariage homosexuel, la gestation pour autrui ou l’euthanasie. Qu’elle ne le fasse pas clairement à un moment crucial où pourraient être remises en cause les valeurs d’égalité, de respect et de tolérance qui fondent notre société serait incompréhensible.

Encore un journaliste qui a fait l’autruche ces 5 dernières années : l’extension de la PMA, la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger et le projet de légalisation de l’euthanasie sont les oeuvres du candidat Macron. Et ledit candidat a aussi négligé les personnes les plus âgées en EPHAD lors de la crise sanitaire : impossibilité de voir leurs proches, défaut de soins, refus que les personnes puissent accompagner leur proche lors du décès, refus de l’assistance d’un prêtre dans les mêmes circonstances, mesures très contraignantes lors des obsèques qui ont profondément traumatisé les familles, interdiction du culte public, etc.

Les deux seuls avortoirs du Kentucky ont « suspendu » leurs activités

Le gouverneur du Kentucky Andy Beshear avait opposé son veto à un train de nouvelles lois votées par les députés de l’Etat. Parmi lesquelles l’interdiction de l’avortement après 15 semaines, l’interdiction d’envoyer les pilules abortives par la poste, l’obligation pour une mineure d’avoir le consentement écrit d’un parent, l’interdiction pour les hommes de participer aux compétitions féminines, etc.

Le 14 avril, les députés du Kentucky ont voté de nouveau toutes ces lois, qui sont entrées immédiatement en vigueur.

Les militants pro-vie ont constaté que les deux seuls avortoirs du Kentucky ont « suspendu » leurs activités depuis le 14 avril…

Campagne électorale : Ce sont les médias qui donnent le la

Jean-Yves Le Gallou raconte la campagne d’Eric Zemmour :

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que nous vivons dans un monde orwellien. Ce sont les médias qui donnent le la : il y a les sujets dont on parle jusqu’à la saturation et d’autres dont on ne parle pas. Prenons l’école. Reconquête a produit un programme simple, efficace, imparable, à partir des classes de niveau, du retour aux fondamentaux et de remise en cause des méthodes des pédagogistes et autres pédagomanes. Sujet mobilisateur : l’éducation intéresse tout le monde, jusqu’aux grands-parents d’élèves. C’est si important pour Zemmour qu’il compte y consacrer une semaine. Il l’aborde lors de ses vœux, puis au cours de deux déplacements en compagnie de professeurs. Ce dont la presse se fiche éperdument, sauf une phrase qu’elle détache de son contexte et qui suscite une vague d’indignation commode. Un prof fait remarquer à Zemmour que certains enfants handicapés sont finalement assez peu adaptés dans le cursus classique. Comment procéder alors ? C’est alors que Zemmour sort la phrase sur le dogme de l’inclusion. Patatras ! Il est rafalé. Tout le monde y va de sa condamnation morale. Dans les heures qui suivent l’attaque, on lance la contre-attaque en postant une vidéo sur YouTube ; et sur les réseaux sociaux, beaucoup de retours de gens concernés par le sujet et qui félicitent Zemmour. Il n’empêche : il est bombardé quatre jours durant. Avec un double effet pervers : la riposte est malgré tout peu entendue et les sondages dévissent. […]

Le métavers s’observe ainsi : entre ce qu’un homme politique émet et ce que les médias répliquent et ce que l’opinion parvient à percevoir, le décalage est considérable. Les médias créent la seule réalité dicible et audible. Entre diabolisation et invisibilisation. Par ailleurs, une campagne présidentielle place les candidats sous une pression médiatique permanente. Dès que survient le moindre événement considéré comme significatif, obligation d’y répondre très rapidement, faute de quoi les journalistes vous reprochent votre indifférence. Il y a comme une sorte de veille permanente. C’est un autre aspect de la tyrannie médiatique.

Encore un effet secondaire qui n’a rien à voir…

Dans un bulletin d’information sur les produits pharmaceutiques, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un « signal » sur des pertes auditives et des acouphènes détectés après une injection du vaccin anti-Covid.

Les symptômes recensés sont des acouphènes ainsi que des maux de tête, des vertiges et des nausées.

37 529 cas ont été répertoriés dans le monde. Un détail ! 31 644 ont connu seulement des acouphènes, tandis que les 1 290 cas restants ont eu une perte soudaine de l’audition.

D’autres symptômes ont été rapportés comme une paralysie faciale ou un engourdissement du visage. Rien de bien méchant… A quand la prochaine dose ?

Voter en conscience : comment le respect inconditionnel de la vie humaine a-t-il été défendu durant le quinquennat ?

A l’approche du second tour, il apparaît opportun de remettre en ligne ce texte de Mgr Aillet, publié début mars.

Éditorial de Monseigneur Marc Aillet paru dans la revue diocésaine « Notre Église » de mars :

En avril prochain se tiendront en France les élections présidentielles. Les catholiques, qui sont des citoyens à part entière, ne sauraient s’en désintéresser. C’est que, comme tous les Papes contemporains le répètent à l’envi, à la suite de Pie XI, « La Politique est une forme éminente de la charité ». Les évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France ont publié, en janvier dernier, une Déclaration, « L’Espérance ne déçoit pas », pour aider les fidèles de l’Eglise catholique à saisir les enjeux du prochain scrutin présidentiel. Il peut être en effet une base utile de réflexion et de débats pour orienter un vote qui doit être émis par chacun, en conscience. Et il est évident que l’Eglise ne saurait donner des consignes de vote. Comme le soulignait le Pape Benoît XVI, dans son encyclique Dieu est Amour, « L’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible » (n. 28). Il ajoutait toutefois : « Mais elle ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice » (Ibid.). C’est que la justice est le but et la mesure intrinsèque de toute politique. Et c’est là que l’Eglise a un rôle à jouer, pour éclairer et former les consciences. Comme l’écrit encore Benoit XVI : « Pour agir de manière droite la raison doit constamment être purifiée, car son aveuglement éthique, découlant de la tentation de l’intérêt et du pouvoir qui l’éblouissent, est un danger qu’on ne peut jamais totalement éliminer » (Ibid.).

Aussi, la Politique, dont l’objet est la promotion du Bien commun par l’établissement d’un ordre social juste, est davantage œuvre de vertu que de technique. En cela, elle est d’abord œuvre de la vertu de Prudence qui est la « droite règle de l’action », en disposant « la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir » (CEC n. 1806). C’est donc d’abord la vertu du gouvernement de soi-même, mais qui concerne aussi le gouvernement des autres. Ainsi, on parlera de « prudence politique », à la fois la prudence de ceux qui gouvernent et la prudence de ceux qui sont gouvernés. Saint Thomas d’Aquin précise en effet que le citoyen devra pouvoir vérifier si les orientations, voire les ordres, édictés par l’autorité politique, sont conformes aux exigences du Bien commun : il doit en effet pouvoir intérioriser le commandement du Prince et en faire son propre commandement intérieur, « sinon il n’obéira pas en homme mais en animal ».

Or le Bien commun n’est pas l’addition des biens particulier, comme le stipule une conception individualiste de la vie sociale ; mais il est le Bien que tous peuvent rechercher en commun, car il garantit la dignité de toute personne humaine, sans exception, à commencer par la plus faible et la plus fragile, et s’appuie sur le caractère profondément social et solidaire de la nature humaine qui fonde l’amitié sociale et la fraternité entre tous.

De ce point de vue, l’Eglise ne saurait rester neutre par rapport aux bilans et aux programmes de ceux qui se présentent aux suffrages de leurs concitoyens. Aucune naïveté ne peut être de mise : on ne juge pas sur des discours mais sur des actes. Il sera donc nécessaire en particulier d’interroger le bilan du dernier quinquennat et d’en faire un repère pour évaluer les programmes et apprécier la capacité des candidats à promouvoir la dignité de la personne humaine, voire à en atténuer les atteintes déjà inscrites dans la loi et les mentalités. Un tel bilan ne saurait être exhaustif et laissera sans doute de côté des points positifs reconnus par tous, mais se situera volontairement du point de vue des principes non négociables. Comment le respect inconditionnel de la vie humaine a-t-il été défendu ? Qu’on pense aux lois de bioéthique, avec la PMA sans père, la fabrication d’embryons chimériques, la désorganisation institutionnalisée de la filiation ; à l’allongement du délai de l’accès à l’avortement, sans préconiser aucune mesure pour aider les femmes enceintes en difficulté à garder leur enfant, ou à la volonté d’inscrire dans la charte de l’union européenne un « droit fondamental à l’avortement », considéré comme prioritaire par la Présidence française de l’Europe, ou bien encore à la revendication de la GPA ou de l’euthanasie. Comment l’idéologie du gender et la propagande LGBT s’invitent de manière croissante dans les programmes de l’Education nationale, en organisant la déconstruction de l’homme créé à l’image de Dieu, « homme et femme ».

Sans oublier bien d’autres aspects – gestion de la « crise » sanitaire, en rapport avec la liberté de conscience, et ses conséquences sociales et économiques ; montée du terrorisme islamiste et de la violence, fractures sociales en hausse et précarisation, écologie intégrale, conception de la laïcité et liberté de culte, place de la France dans l’Europe et le monde, immigration et aide au développement … –, un catholique ne saurait faire abstraction de ces questions sociétales dans son discernement et dans son choix.

Élection du Modérateur Général de la Communauté Saint-Martin

C’est une période électorale… Communiqué de la Communauté Saint-Martin :

Réunis le 19 avril, les électeurs, c’est-à-dire 168 prêtres et diacres de la Communauté ont élu Don Paul PREAUX comme modérateur général pour un troisième et dernier mandat de 6 ans. Ils étaient tous réunis en l’abbaye d’Evron, siège de la communauté et lieu de sa Maison de formation.

Cette élection a été vécue dans un bel esprit de famille, dans une joyeuse unité et charité fraternelle et dans une vivante espérance en l’avenir de la mission. Don Paul PREAUX aura encore de nombreux défis à relever au cours de son mandat. Il suffit de penser :

– au suivi personnalisé de chaque prêtre et diacre afin que chacun puisse continuer à progresser et à évoluer dans son ministère et dans sa sanctification ;

– à l’amélioration de la formation des séminaristes afin de mieux tenir compte à la fois des spécificités de la nouvelle génération et des exigences du terrain pastoral ;

– à l’innovation pastorale nécessaire afin que les prêtres et diacres soient toujours plus missionnaires et puissent annoncer l’Évangile à tous ceux qui ne le connaissent pas ;

– à l’amélioration de la structuration et de l’organisation de la Communauté afin que tous les prêtres et diacres puissent s’y sentir à l’aise et y apporter le meilleur d’eux-mêmes ;

– au discernement des vocations sacerdotales appelées à la vie commune afin de pouvoir toujours plus et mieux servir les diocèses qui souhaitent faire appel à la Communauté Saint-Martin.

La Communauté Saint-Martin, de droit pontifical, est un corps mobile de prêtres et diacres au service des évêques et de l’Église universelle, dont la fécondité spirituelle et apostolique passe par une vie fraternelle intense et l’exercice en commun du ministère pastoral. Elle est au service de nombreux diocèses en France, mais elle est aussi présente à Cuba, en Italie et en Allemagne.

Le pape attend la Voie romaine

Communiqué de La Voie romaine :

Nous venons d’être informés que François accordera un baciamano à nos courageuses mères de prêtres à la fin de son audience générale du 4 mai prochain, à laquelle elles assisteront peu après leur arrivée à Rome.

Nous rendons grâce à Dieu, car nous savons d’ores et déjà qu’elles pourront parler au Pape et lui remettre en main propre toutes vos lettres !

Ne tardez plus à nous envoyer votre lettre ! Il serait trop dommage que vous ratiez cette occasion d’exprimer au Saint-Père votre amour de la messe traditionnelle et votre supplique qu’il revienne sur son Motu Proprio qui a blessé tant de catholiques et fragilisé l’apostolat de nombreux prêtres.

NB : pour des raisons de délais postaux, nous vous demandons de privilégier la voie électronique en envoyant votre lettre sur [email protected].

Fédérer ?

L’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, a annoncé vendredi (Saint) 15 avril qu’il votera, à titre personnel, pour Emmanuel Macron “plus capable de fédérer” au second tour de l’élection présidentielle.

Un lecteur, ne comprenant pas pourquoi ce côté « fédérateur » est si important, a rappelé à Mgr Ravel que les mesures et positions sociétales de monsieur Emmanuel Macron ne paraissent pas compatibles avec la doctrine sociale de l’Eglise :

  • Sur l’avortement (prolongé à 14 semaines de grossesse, effectué par démembrement et fracture de la calotte crânienne de l’enfant pour pouvoir le sortir du ventre de sa mère), concernant des enfants malades comparables aux « nécessiteux de la terre, comme une personne âgée qui a besoin d’assistance, comme tant de pauvres » (Pape François)
  • Sur l’euthanasie (qui sera certainement légalisée sous son égide, par « convention citoyenne »)
  • Sur la paternité et la maternité (extension de la PMA pendant son mandat).
  • Sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires (possibilités légales élargies en 2021)

Les enfants avortés, les personnes euthanasiées, les embryons massacrés et les enfants privés de père sont certainement satisfaits du caractère fédérateur d’Emmanuel Macron…

Il y a une grande paresse intellectuelle chez ceux qui s’obstinent à reléguer Marine Le Pen à l’extrême droite

Interrogé dans Le Point, Patrick Buisson analyse le premier tour de la présidentielle. Extrait :

[…] On s’est mépris sur le « en même temps » d’Emmanuel Macron. Ce n’était pas un projet inclusif. Il ne visait pas à additionner la droite et la gauche mais à les neutraliser. Programme qu’il a parfaitement accompli en absorbant la gauche postsociale en 2017 et la droite postnationale en 2022. Quant à Marine Le Pen, c’est à un véritable aggiornamento idéologique qu’elle s’est livrée en abandonnant les ressorts mythologiques et émotionnels du roman national au profit d’une posture gestionnaire. Le tricolore a été évacué de sa charte visuelle au profit de la marque Le Pen, jugée à elle seule suffisamment métonymique. Son champ lexical s’est fait technique et économique, alors même que la crise du Covid a délégitimé la parole prétendument experte des sachants. À croire qu’elle n’aspirait qu’à intégrer le cercle de la raison et qu’elle n’avait d’autre idée en tête que de conjurer le procès en incompétence qui lui était fait depuis son débat raté de 2017.

En outre, faire passer la question sociale avant la question nationale ne relevait pas d’un recentrage mais d’un contre-sens, au moment où la pandémie et le retour de la guerre en Europe redonnaient tout leur sens aux frontières. Elle y a perdu du même coup le soutien et la ferveur des fantassins du nationalisme, passés avec armes et bagages chez Éric Zemmour. Il y a une grande paresse intellectuelle chez ceux qui s’obstinent à reléguer Marine Le Pen à l’extrême droite, alors même qu’elle s’est transformée en candidate de la protection tous azimuts, en candidate du care, soucieuse de gérer le pays en « mère de famille ». Le lepénisme n’est d’ailleurs même plus un populisme. C’est l’expression électorale d’un individualisme de masse, la concrétion fugitive d’une société complètement atomisée.

La seule stratégie pertinente était l’union nationale interclassiste, pas celle du bloc contre bloc ni celle de l’union des droites qui sont l’une et l’autre des options sociologiquement minoritaires. Il fallait opérer la jonction de la France de Johnny et de la France de la Manif pour tous sur le terrain du travail et des valeurs. Au lieu de cela, Marine Le Pen a ignoré l’axiome mitterrandien qui veut que, pour rassembler les Français, il faut d’abord commencer par rassembler son propre camp. Plutôt que d’accueillir et d’organiser la cohabitation de sensibilités différentes au sein du Rassemblement national, comme le faisaient jusqu’ici tous les grands partis de gouvernement, elle a laissé en friche les terres du national-conservatisme. D’où, la nature ayant horreur du vide, l’émergence du phénomène Zemmour, dont elle porte la responsabilité au premier chef. À trop mettre l’accent sur les bénéfices que Marine Le Pen a su tirer de la radicalité de son principal concurrent, exceptionnellement efficace dans le rôle d’assouplisseur d’image et d’accélérateur de dédiabolisation, on a fini par oublier les dommages collatéraux que la candidature de Zemmour lui a infligés en l’empêchant de déboucher en tête au premier tour et en la privant ainsi d’une véritable dynamique pour le second. Cependant, le seul fait que la candidate du RN se retrouve pour la première fois en position d’être élue, vingt ans après la qualification surprise de son père, en dit long sur l’état du pays.

Peut-elle récupérer une partie des voix de Jean-Luc Mélenchon ou est-ce un mirage ?

C’est un calcul à la fois paradoxal et chimérique. Le vote Mélenchon a davantage été un vote anti-Zemmour et anti-Le Pen qu’un vote anti-Macron. Il s’agit d’un précipité hétérogène et instable qui juxtapose, pour l’essentiel, un vote ethnique et un vote des centres-villes, les esclaves et les maîtres, les dominés et les dominants dans une convergence d’intérêts propre à toutes les villes-mondes, parfaitement analysée par Christophe Guilluy. Là encore, l’effet de loupe sur le vote communautariste des musulmans a occulté le fait que Mélenchon a obtenu plus de deux fois le score cumulé de Le Pen et de Zemmour à Paris, Lyon et Bordeaux, c’est-à-dire dans les villes où le prix du foncier est le plus élevé. L’électorat de gauche auquel rêve Marine Le Pen dans le cadre d’une grande alliance des souverainistes des deux rives n’existe pas, ou plutôt n’existe plus. On l’a bien vu avec le fiasco de la candidature d’Arnaud Montebourg.

Les premiers figurent, en quelque sorte, les buttes témoins de la politique comme religion de substitution et fabrique de sens. Ils incarnent l’essence même du politique qui est le conflit, la disputatio, tandis que Macron et Le Pen ont plutôt cherché à construire une offre qu’on pourrait qualifier d’« a-conflictuelle ». Zemmour et Mélenchon sont des dinosaures, des archéos. Les seuls, et peut-être les derniers, à avoir conçu et conduit leur campagne en s’appuyant sur une mythologie. Pour l’un, le droit à la continuité historique d’une nation et d’une civilisation et, pour l’autre, l’avènement d’une société créolisée en lieu et place de la société sans classes. Tous les historiens savent le rôle des mythologies en tant que réponse aux grandes crises. Ce sont ces systèmes qui, à travers les siècles, ont toujours fourni les amortisseurs symboliques, les grands récits explicatifs et les môles de résistance aux peuples ou aux groupes qui se sentaient menacés dans leur être profond ou dans leur existence.

Comment, dès lors, expliquer l’échec de Zemmour ?

Contrairement à ce qu’a voulu croire son équipe, il n’était pas un candidat de rassemblement mais un candidat de déblaiement. Il a pleinement rempli son office de brise-glace idéologique en acclimatant de nouveaux thèmes dans le débat comme celui, par exemple, du grand remplacement, jusque-là très conceptuel. Il n’a cessé tout au long de la campagne d’invoquer le retour du tragique dans l’Histoire et de convoquer un imaginaire anxiogène. Mais ce qui a fait sa fortune médiatique aura causé sa perte dans les urnes. Lorsque le tragique est passé de la perspective à l’imminence avec la guerre en Ukraine, supplément non prévu au programme, le décor a brusquement changé. Zemmour est alors apparu comme le cavalier de l’Apocalypse. Emprunté au grec ancien, « apocalypse » signifie dévoilement. Zemmour aura été le candidat du grand dévoilement. Celui qui levait le voile sur un paysage terrifique. Dans ces conditions, il était fatal qu’on en vînt à confondre le message et le messager et que ce dernier finît par faire figure d’épouvantail. Face aux prophètes du malheur, la majeure partie de la bourgeoisie française sera toujours du parti de Jeanne Bécu, alias la comtesse du Barry : « Encore un instant, Monsieur le bourreau ! » C’est le syndrome du Titanic, qui veut que les passagers de première classe s’accrochent jusqu’à la dernière minute à leurs privilèges.

Nicolas Sarkozy m’a successivement couvert d’éloges et d’opprobre. Sans doute ne méritais-je ni cet excès d’honneur ni cette indignité. On se trompe quand on l’accuse, aujourd’hui, de trahison. C’est un homme d’une rare constance. Il a toujours fait passer ses intérêts avant ses convictions. Aujourd’hui, ses choix sont dictés par son avenir judiciaire. Pas les miens. J’éprouve une profonde compassion pour l’iniquité qui le frappe. L’appareil judiciaire est un terrible broyeur d’hommes. Pour le reste, la décomposition de la droite était inscrite dans l’abjuration de Sarkozy entre 2007 et 2012. J’observe cependant que la « ligne Buisson », si décriée à l’époque, aura fait l’unanimité dix ans après chez les candidats LR, y compris pour le référendum sur l’immigration. À quelques rares et louables exceptions près, qui ont sauvé l’honneur de ce parti, le spectacle des Républicains au lendemain du premier tour fait irrésistiblement penser à ce qu’on appelait le bloc des « Républicains opportunistes » sous la IIIe République. Leur fonction n’était pas de défendre des idées, mais de fournir des majorités d’appoint aux gouvernements successifs dont ils ne supportaient pas de rester trop longtemps éloignés.

Le suffrage universel est une guerre civile mimée qui a, entre autres, pour objet de purger les « passions démocratiques » dont on sait, depuis Tocqueville, qu’elles ne sont pas sans risques. L’absence de campagne et l’esquive du président sortant au premier tour n’ont pas permis à l’élection de remplir cette fonction cathartique. Il n’est pas sûr que la campagne de l’entre-deux-tours y supplée. En 2017, le vote protestataire totalisait 45 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, mais n’obtenait que 4 % des sièges à l’Assemblée nationale un mois plus tard. Cette fois, il recueille 55 % des suffrages et le gouffre abyssal entre représentés et représentants ne cesse de se creuser. Notre démocratie n’exprime plus la loi du nombre, mais la loi du petit nombre. Carl Schmitt disait : « Le mythe de la représentation supprime le peuple comme l’individualisme supprime l’individu. » Nous y sommes. La question est de savoir combien de temps encore les Français se résigneront à accepter cette démocratie Potemkine, ce kratos sans démos, cette démocratie sans le peuple. Il y a tout à craindre d’une situation où la crise de la légitimité viendrait se greffer sur une crise économique et sociale.

Eric Zemmour appelle à une grande coalition des droites pour les législatives

Le candidat de Reconquête propose au Rassemblement national, aux Républicains qui refusent le macronisme et à Debout la France :

La priorité des policiers

Selon Gabriel Attal :

Tout le monde sait depuis Macron que les policiers sont d’abord là pour contrôler les auto-attestations de sortie ainsi que les passeports sanitaires.

Les journalistes de Marianne dénoncent le choix éditorial de l’actionnaire

Communiqué de la société des rédacteurs de Marianne (SRM) à propos d’une intervention de l’actionnaire principal, le milliardaire tchèque Daniel Křetínský, sur la « Une » du journal :

Convention « citoyenne » pour tuer les personnes âgées

Emmanuel Macron confirme vouloir en finir avec son électorat (ou avec Brigitte ?) :

De nouveau interrogé sur sa méthode de gouvernement, Emmanuel Macron est revenu sur la convention citoyenne sur le climat, dont les membres ont déploré que toutes les propositions de la convention n’aient pas été reprises par le gouvernement, contrairement à la promesse initiale du chef de l’Etat. Sur France 5, ce lundi soir, le président candidat reconnaît une « faute lourde, complète ». « Le sujet était trop large et donc en mettant un sujet très large, on avait plus d’une centaine de propositions », a-t-il regretté.

Il veut toutefois reconstituer une convention citoyenne sur le sujet de la fin de vie, s’il est élu. « Une convention citoyenne, ça marche très bien quand la question est précise. Sur la fin de vie, c’est le cas », estime-t-il, prenant exemple sur l’Irlande, qui a légalisé l’IVG en utilisant cette méthode. Selon lui, cette méthode « permet de construire du consensus sur un sujet qui divise et qui inquiète ». M. Macron propose au comité d’éthique de formuler la question qui sera soumise à la convention citoyenne.

Emeute à Chartres

Tensions, jets de mortiers d’artifice et de projectiles en direction des forces de l’ordre, incendies volontaires… le quartier de La Madeleine, à Chartres, a été secoué par des violences urbaines, dans la nuit de samedi à dimanche.

Des policiers se sont retrouvés face à « une trentaine d’individus cagoulés et très virulents ».

Aucune interpellation n’avait encore eu lieu, hier, en début de soirée.

La cause ? Dans la nuit de vendredi à samedi, un pilote de cyclomoteur avait tenté d’échapper à un contrôle. Finalement intercepté, il avait demandé de l’aide aux habitants du quartier pour échapper aux forces de l’ordre.

Emmanuel Macron supprime le corps diplomatique

Lu dans Valeurs Actuelles :

Le 31 janvier 2022, coup d’éclat. La junte militaire malienne a décidé d’expulser l’ambassadeur de Paris, ce qui signe une humiliation historique pour la France en Afrique. Malgré la mort de 58 de ses soldats au Mali, la réaction de la France a été pitoyable. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est contenté d’en prendre « note ». Emmanuel Macron enchaîne, depuis le début de son quinquennat, les déboires et les humiliations diplomatiques : l’opération Barkhane, le Liban, l’annulation de la vente des sous-marins à l’Australie, la guerre en Ukraine… La liste est longue. Ultime déclassement de la diplomatie française : le président de la République a acté, lundi 18 avril, le décret de suppression du corps diplomatique. La déconstruction des grands corps de l’État qui ont fait la France est “en marche” et, disons-le, à marche forcée. Sa disparition fait partie intégrante de la réforme de la haute fonction publique prévue pour 2022. Elle consiste, entre autres, à faire entrer 800 hauts fonctionnaires des Affaires étrangères sur 1 800 dans le pot commun des « administrateurs de l’État »— un grand ensemble interministériel. Ces derniers seront invités à évoluer d’un ministère à un autre tout au long de leur carrière. La discrimination positive, le copinage, la discontinuité seront d’autant plus rois avec cette réforme. Même le très consensuel Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, s’est offusqué de cette décision : « La France sera donc le seul grand pays occidental sans diplomates professionnels. Une histoire de plusieurs siècles s’achève ainsi. La porte est désormais ouverte aux nominations à l’américaine. » Et pour cause, les grands noms de ce corps mythique ont été de toutes les batailles : Talleyrand — le “diable diplomate” —, Chateaubriand, Camille Barrère, etc. En seulement cinq ans, Macron a réussi à fragiliser la France et à déconstruire les derniers vestiges de son passé glorieux. Cinq de plus et la France ne sera plus que l’ombre d’elle-même.

Réactions :

 

Le nombre de faillites d’entreprises repart à la hausse

Le réel a l’outrecuidance de ne pas attendre le second tour pour se faire rappeler au bon souvenir des Français… Au premier trimestre, 9 972 entreprises ont fait l’objet d’une procédure pour défaillance. Un chiffre en augmentation de 35 % par rapport à la même période de l’année précédente.

La fin des aides liées au Covid et le début du remboursement des prêts garantis par l’Etat expliquent que le nombre de défaillances reparte à la hausse. Ces faillites touchent surtout des entreprises jeunes, de moins de cinq ans. Les faillites ont doublé en un an dans le secteur de la restauration traditionnelle, qui n’a peut-être pas vu revenir les clients aussi nombreux que prévu. Elles augmentent aussi significativement dans les services aux particuliers, coiffeurs et instituts de beauté.

Mais notre gouvernement n’a pas pour souci de favoriser les emplois, comme le montre cette affaire, plantée par électoralisme.

Conversion à l’islam : « voilà ce que nous souhaitons tous pour notre pays »

Ben voyons :

La mosquée de Paris organise un iftar de soutien à Emmanuel Macron ce soir à la mosquée de Paris. L’équipe de campagne assure que «Les dépenses seront réintégrées dans les comptes de campagne» du candidat…

La victoire idéologique de l’extrême-gauche

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

J’évoquais la semaine dernière la claque électorale subie par la droite française dans son ensemble et, en contrepoint, le remarquable succès de l’extrême gauche.

Mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que Jean-Luc Mélenchon soit à ce point au centre de toutes les attentions politiciennes, son électorat étant à la fois l’objet des tentatives de séduction d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. À vrai dire, j’aurais dû m’en douter : le « troisième homme » de la présidentielle, loin d’être le premier recalé, est devenu dans notre régime décadent de démocratie sans peuple, le centre la vie politique, son appel plus ou moins discret à rejoindre l’un des deux finalistes étant d’un poids considérable. Inutile de préciser que ces « dragues » un peu lourdes sont d’une efficacité assez faible. D’abord parce que le candidat ne contrôle pas les voix de ses électeurs. Et aussi parce que les électorats ont des atavismes qui les rendent assez insensibles aux sirènes politiciennes.

Dans le cas qui nous occupe, je doute fort que les électeurs d’extrême gauche votent Macron en masse pour « sauver la république » ou Le Pen pour battre le « candidat des riches ». Le plus vraisemblable est que l’abstention soit considérable. Ce qui, soit dit en passant, favorise Emmanuel Macron. Naturellement, plus la participation est élevée, plus la légitimité du président élu sera importante. Mais, pour un président aussi peu concerné par le sort des Français et la survie de la France qu’Emmanuel Macron, cela n’a guère d’influence.

En attendant, pour l’élection, l’unique chance de Marine Le Pen est de réunir le plus grand nombre possible d’opposants à Emmanuel Macron. Ce qui implique une forte mobilisation électorale et un sursaut de participation. Je n’y crois guère : cela ne s’est jamais vu sous la Ve République. Et l’absurde diabolisation a repris son train d’enfer.

Pour le moment, les idées de l’extrême gauche sont centrales dans le débat public. Emmanuel Macron est déjà en train d’abandonner les rares réformes libérant l’économie qu’il avait dans son programme (pour ne garder qu’un « libéralisme sociétal » de nature à réjouir l’électorat LFI). Jean-Luc Mélenchon a admirablement appliqué la stratégie de Gramsci: il a gagné la bataille des idées (avec des idées pourtant aussi archaïques que le marxisme!) et, à la prochaine présidentielle, comme il aura constitué la seule opposition digne de ce nom, il a toutes les chances de l’emporter.

Il est urgent de créer enfin une force de résistance (culturelle avant d’être politique et politique avant d’être électorale) au nihilisme macronien si nous voulons éviter ce désastre. D’ici là, bien sûr, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que « Jupiter » soit le plus bas possible et avec la majorité la plus faible possible pour réduire sa capacité de nuire à la France.

Suède : des islamistes organisent des émeutes

Vingt-six personnes ont été arrêtées après de violents affrontements, dimanche 18 avril en Suède.

Jeudi, les manifestants avaient protesté contre un rassemblement du groupe anti-immigration et anti-islam « Ligne dure », dirigé par le Dano-Suédois Rasmus Paludan.

Dimanche, ils ont à nouveau manifesté pour protester contre de nouveaux rassemblements annoncés.

La police a été totalement prise par surprise et forcée à fuir. Plusieurs policiers ont été contraints d’abandonner leurs véhicules sur place, les émeutiers pillant et incendiant les véhicules abandonnés. Sur les vidéos, on distingue un jeune se promenant avec un uniforme volé.

Des vidéos montrent comment des immigrés en colère montant sur les toits de plusieurs voitures de police en scandant “Allahu akbar”.

La présence de nazis en Ukraine est-elle négligeable ?

Yves Daoudal a rassemblé un certain nombre d’éléments concernant Stepan Bandera, en mémoire duquel de nombreux monuments ont été érigés à Lvov (devant une arche de 30 mètres de haut, inauguré en 2007), à Ternopil, à Ivano-Frankivsk. Pour son centenaire il y eut un timbre spécial. En 2016 on a donné son nom à l’une des principales avenues de Kiev. Mais qui était Stepan Bandera ?

En 1933 Stepan Bandera devint chef de l’OUN, organisation des nationalistes ukrainiens, lors du congrès tenu à Berlin. Dès l’année suivante Bandera était agent de renseignement de la Gestapo, qui va entraîner ses troupes au sabotage et à la guérilla. Sous sa direction l’OUN assassine une soixantaine de personnalités politiques, dont les ministres polonais de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Le 19 avril 1940, Bandera et ses fidèles font allégeance à Hans Frank, gouverneur général nazi de la Pologne, « le bourreau de la Pologne », l’un des principaux accusés du procès de Nuremberg. Bandera, fils de prêtre grec-catholique, lui offre 38 cloches volées aux églises catholiques pour les fonderies allemandes. En 1941, il reçoit 2,5 millions de marks de l’armée allemande pour constituer sa propre armée. Quelques mois plus tard l’OUN proclame la déclaration d’indépendance de l’Ukraine, dont le troisième point stipule :

« L’État ukrainien restauré travaillera sous l’appui de la Grande Allemagne national-socialiste qui, sous Adolf Hitler, crée un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide le peuple ukrainien à se libérer de l’occupation de Moscou. »

En octobre 1942 est formée l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), au fameux drapeau rouge et noir aujourd’hui omniprésent en Ukraine. L’historien Norman Davies écrit :

« Les Juifs de la région avaient disparu assassinés par les Allemands (entre 1941 et 1942), (…) en 1943-44 la haine de l’UPA tomba sur les Polonais sans défense (…). Les villages furent brûlés. Les prêtres catholiques taillés en pièces ou crucifiés. Les églises brûlées avec tous les fidèles qui s’y étaient réfugiés. Les fermes isolées, attaquées par des bandes d’hommes armés de fourches et de couteaux de cuisine. Les victimes égorgées, les femmes enceintes transpercées par la baïonnette, les enfants tranchés en deux (…). Les auteurs ne pouvaient pas déterminer l’avenir de la province mais pouvaient envisager que son futur serait sans les Polonais. »

Stepan Bandera est élevé à la dignité de « Héros de l’Ukraine » par un décret signé le 22 janvier 2010 par le président Viktor Iouchtchenko « pour l’invincibilité de l’esprit dans la poursuite de l’idée nationale, l’héroïsme et le sacrifice dans le combat pour l’indépendance de l’État ukrainien ». Depuis le 1er janvier 2014 est organisée tous les ans une marche aux flambeaux à Kiev pour célébrer l’anniversaire de Stepan Bandera.

Orest Vaskul, mort en juin 2021 à 94 ans, a eu les honneurs rendus par un détachement de la Garde présidentielle, en la cathédrale de l’Eglise autocéphale de Kiev. Ancien membre de la division Waffen SS Galicia, Orest Vaskul était le président de la Fraternité des vétérans de l’armée nazie de Stepan Bandera pour la région de Kiev.

En mai 2020, Vasil Nakonechny, 95 ans, vétéran de la division Waffen SS Galicia, a reçu la « croix de chevalier » de la division SS des mains de Vasil Bichko, vice-président de la Fraternité des anciens soldats de la division Galicia. Vasil Nakonechny a été nommé citoyen d’honneur de sa ville de Kalush (où plus de 7.000 juifs ont été tués pendant qu’il était chez les SS).

D’autres monuments ont été récemment érigés, notamment en l’honneur de Roman Choukhevych, officier de la police auxiliaire du Reich en Ukraine, de Dmytro Negrych, chef de cette police, responsable de la mort de 20.000 juifs à Kolomya, puis participant du massacre des Polonais. Les autorités ont célébré le 100e anniversaire de Roman Riznyak, commandant de la police auxiliaire nazie, responsable de la mort de milliers de Polonais et de juifs.

En 2020 le Parlement ukrainien a voté une résolution demandant au président Zelensky de conférer le titre de Héros de l’Ukraine à Myroslav Symchych pour son 98e anniversaire. Symchych, officier de l’UPA, condamné deux fois pour crimes de guerre, est le responsable de l’assassinat de 150 Polonais. Il a reçu l’Ordre de la Liberté en 2015 (ordre qui a été conféré aussi notamment à George Soros, John McCain, François Hollande, Joe Biden…).

En décembre 2021, le Parlement ukrainien a adopté la résolution n°6406 « Sur la célébration des commémorations et des dates anniversaires en 2022-2023 »:

  • Le 80e anniversaire de la création de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA);
  • Le 130e anniversaire de la naissance de Iouri Polyanski, maire pro-nazi de Lvov, partisan de Stepan Bandera;
  • Le 100e anniversaire de la naissance de Fedor Vorobets, militant et bourreau de l’UPA (connu notamment pour son implication dans le meurtre d’enfants juifs en Ukraine soviétique);
  • Le 110e anniversaire de la naissance de Iaroslav Stetsko, le plus proche collaborateur de Bandera;
  • Le 130e anniversaire de la naissance de Porfiri Silenko-Kravets, Hauptsturmführer, membre de la division SS Galicia ;
  • Le 130e anniversaire de la naissance d’Amet Ozenbachly, qui voulait la constitution d’un Etat tatar sous la protection de l’Allemagne nazie.

Paris : l’église orthodoxe Saint Séraphin de Sarov ravagée par un incendie

Incendie criminel, en représailles contre la Russie ?

Un incendie a totalement ravagé une église orthodoxe du XVe arrondissement de Paris ce dimanche 17 avril 2022. Les Sapeurs-Pompiers de Paris ont été alertés vers 16h20, et ce dimanche en fin de journée une soixantaine d’entre eux étaient toujours sur place.

L’incendie a démarré vers 16 heures dans la petite église Saint Séraphin de Sarov, rue Lecourbe dans le XVe arrondissement de Paris. L’incendie s’est rapidement propagé, et pour cause, l’édifice de 250 mètres carrés est entièrement en bois explique-t-on du côté des Sapeurs-Pompiers de Paris. Fort heureusement, il n’y avait pas d’office en cours, trois personnes ont pu sortir et être mises à l’abri avant même l’arrivée des pompiers.

En revanche les dégâts sont conséquents. Tout a brûlé à l’intérieur. Quatre ou cinq tableaux ont pu être sortis mais ils sont fortement dégradés indique les pompiers. Il était impossible de pénétrer dans l’édifice à leur arrivée précisent-ils. […]

Grenoble : Prêtres bannis, fidèles en colère !

Communiqué de l’AFSAN :

Une fumée jaune s’échappe du clocher de la collégiale. La musique résonne, des voix scandent des slogans. Des silhouettes en sweat jaune apparaissent entre les gargouilles de pierre… Qui sont ces jeunes, qui, renonçant aux loisirs de leur jour férié, ont choisi de s’enfermer pour quarante heures dans le clocher de leur église ?

Ils sont six, et ils sont en colère. Parce que depuis 9 mois, eux, et toute leur communauté avec eux, sont piétinés, injuriés, blessés dans leur foi et dans leur manière de la pratiquer. Parce qu’on n’écoute pas leur juste réclamation. Parce qu’on bannit leurs prêtres. C’est le message de la banderole qui flotte depuis samedi sur le mur de la collégiale.

En ce soir de la fête de Pâques, fête de la résurrection du Christ, de sa sortie du tombeau, ils décident au contraire de s’enfermer, et d’exprimer ainsi un mécontentement profond.

Leur message est clair :

“on veut nous supprimer deux prêtres, les remplacer par un seul et encore à temps partiel. On ne se laissera pas faire. C’est injuste et totalement dénué de bon sens. On assiste à une vraie persécution”.

“Nous suivons le message du pape aux jeunes : “mettez le bazar […] un bazar qui nous donne un coeur libre, un bazar qui nous donne la solidarité, un bazar qui nous donne de l’espoir. […] Nous voulons des jeunes avec de l’espoir et de la force.””

Les cloches de Pâques résonneront de manière bien particulière cette année, dans le coeur de 500 paroissiens bien décidés à passer à l’action. Car aujourd’hui ils ne sont que six… et leur installation n’est que temporaire…

Rappel des faits :

Le 12 novembre dernier, en dénonçant la convention de partenariat avec la Fraternité Saint Pierre, Mgr de Kerimel choisit de bannir du diocèse nos deux prêtres, quelques jours avant l’annonce de sa promotion à l’archevêché de Toulouse. Attitude d’autant plus lâche qu’il n’aura pas à l’assumer.

Cette décision, dépourvue de tout sens pastoral, dénote une mentalité cléricaliste et une vision du management technocratique.

  • Elle vise à remplacer deux prêtres par un seul et encore pas un plein temps.
  • Elle supprime un lieu de culte à Vienne.
  • Elle passe de 60 messes à 3 ou 4 par mois.
  • Elle rend impossible le maintien de toutes les activités: messes, sacrements, catéchismes, soutien des 500 paroissiens, accompagnement spirituel de groupes de lycéens , d’étudiants, de jeunes pro, de foyers, de scouts , d’écoles, accueil des recommençants et des futurs baptisés, mission et présence auprès de tous…
  • Elle vise à supprimer à terme la messe dans sa forme traditionnelle dans le diocèse : c’était le message clair de Kerimel.
  • Elle pointe du doigt et discrimine deux communautés solides, unies et qui ne demandent qu’à rayonner dans le diocèse.
  • Elle s’inscrit dans une dynamique de destruction (par jalousie ?) au lieu de promouvoir l’encouragement et l’unité dans la diversité des sensibilités.
  • Elle fait fi du décret du Pape qui, en février dernier, confortait les prêtres de la FSSP dans leur droit de ne célébrer que la liturgie traditionnelle de L’Eglise.

L’administrateur Diocésain, le père Loïc Lagadec, a eu le courage de venir le 2 avril à la collégiale, ce que Mgr de Kerimel n’avait pas fait. Malheureusement, le message est toujours le même : j’appliquerai ce décret, obéissez. Cela a créé un énorme mécontentement parmi les fidèles de Saint-André et de Notre-Dame de l’Ile à Vienne, faisant de cette situation un casus belli. La tension est très forte et les fidèles sont prêts à résister pendant de longues années s’il le faut. Or, le père Lagadec, contrairement à ce qu’il dit, a le pouvoir d’établir un moratoire, et de créer un statu quo.
Nous n’avons rien contre lui mais nous lui demandons d’avoir du courage pour sortir de cette impasse et de conflit dont il n’est pas à l’origine. Nous avons senti qu’il souhaitait trouver des solutions différentes et nous attendons donc une réponse à la hauteur de la situation explosive et sur la base de ce que nous lui avons proposé. Nous lui demandons donc, avec une grande détermination :

  • Qu’il prenne soin de nos besoins en laissant les choses en l’état
  • Qu’il trouve une solution quelle qu’elle soit, et fasse preuve d’inventivité et d’audace pour maintenir cette présence de deux prêtres au service des deux communautés et du diocèse
  • Que par conséquent il ne dépouille pas davantage un diocèse dont le nombre de prêtres diminue chaque année.
  • qu’il applique Vatican II qui donne aux Laïcs “la faculté et même parfois le devoir de manifester leur sentiment en ce qui concerne le bien de l’Église». (LG 37)

Le père Lagadec vous dira certainement :

  • “Je ne peux rien faire” : c’est faux, il administre un diocèse et quand il y a une crise il a le pouvoir de décider. Il ne peut pas innover mais peut s’inscrire dans la continuité car le Pape François a désavoué Mgr de Kerimel en reconnaissant la spécificité de la liturgie de la fraternité Saint Pierre. Le droit canon dit au Canon 427 §1. « L’Administrateur diocésain est tenu aux obligations de l’Évêque diocésain et en possède le pouvoir, sauf les exceptions provenant de la nature des choses ou du droit lui-même » et au Canon 428 : §2. «Il est interdit à ceux qui ont la charge de gouverner provisoirement le diocèse de rien faire qui puisse apporter quelque préjudice au diocèse… »
  • Rien ne va changer : c’est faux, 2 prêtres ne valent pas 1⁄2 prêtre
  • Le supérieur de la fraternité Saint Pierre a accepté le départ des prêtres : c’est faux, il a été contraint, car Mgr de Kerimel a résilié la convention qui le liait au diocèse. Il n’a donc pas le choix et c’est contre son gré.

Les actions de l’AFSAN :

Nous sommes très déterminés car nous n’avons rien obtenu, pas un signe de changement depuis 9 mois.

  • Nous voulons que cesse ce cléricalisme dénoncé par le pape François, et que l’administrateur et son conseil apprennent à travailler avec toutes les périphéries sans en discriminer aucune
  • Nous voulons que l’on maintienne nos prêtres dans un esprit de charité : ils subissent depuis 10 mois une pression psychologique terrible.
  • Nous voulons que l’administrateur revienne sur les divisions générées par Mgr de Kerimel et qu’il travaille à unir le diocèse plutôt que de discriminer deux communautés.
  • Nous ne lâcherons rien : eu égard à la baisse de la pratique, à la crise morale de l’Église, à la crise financière et aux besoins spirituels de notre société, l’administrateur et son conseil n’ont-il que cela à faire.

Actions :

  • Un recours direct au pape
  • Des recours canoniques de laïcs
  • Beaucoup d’actions surprises à attendre dans les prochains mois …

Poutine est-il tombé dans le piège américain ?

D’Antoine de Lacoste :

Tous les galonnés en retraite qui se succèdent sur les plateaux de télévision tiennent le même discours : les opérations militaires ne se passent pas comme prévu, l’armée russe est en difficulté, ses pertes sont énormes, Poutine a sous-estimé l’armée ukrainienne, etc.

Passons sur le côté comique de répétition et rappelons juste que ces « vérités » assénées sont actuellement tout à fait invérifiables. D’autant que seules les sources ukrainiennes sont reprises en boucle. Les « héros » de l’île aux serpents ou les « 1000 morts » du théâtre de Marioupol annoncés par Zelenski lui-même devraient pourtant inciter à plus de prudence. Mais nous sommes dans la dictature de l’émotion, dans un manichéisme typiquement occidental qui nous rappelle les grandes heures de la Syrie ou du Kosovo. Faut-il rappeler que c’est à la fin d’une guerre que l’on sait qui l’a gagnée ?

Il y aurait cependant plusieurs débats stratégiques à tenir et rares sont ceux qui s’y engagent mais il y en a.

Certains pensent ainsi que les Américains ont en quelque sorte attiré la Russie dans le piège ukrainien non seulement pour l’affaiblir mais aussi pour raffermir l’OTAN et ressouder l’Europe derrière elle.

Il est vrai que depuis des années (2007 et le discours de Munich de Poutine par exemple), la Russie attire l’attention des occidentaux sur sa préoccupation concernant l’Ukraine et la Géorgie. Bien des dirigeants russes ont rappelé que l’adhésion à l’OTAN de ces pays serait une ligne rouge inacceptable. Contrairement à ce que l’on peut penser aujourd’hui, les Européens étaient parfaitement conscients de ce problème et souhaitaient le résoudre à l’amiable.

Dans le Figaro du 26 mars, Maurice Gourdault-Montagne, ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac, raconte :

« Des occasions ont été manquées. Par exemple fin 2006 Jacques Chirac m’avait envoyé à Moscou pour présenter l’esquisse d’un plan consistant en une protection croisée de l’Ukraine par la Russie et l’OTAN. Cela aurait été une manière de faire de l’Ukraine un pays neutre garanti dans ses frontières. Le conseiller diplomatique de Poutine s’était montré très intéressé, y voyant le règlement de la situation de la flotte de Sébastopol, basée en Crimée ukrainienne, garantissant à la Russie un accès aux mers chaudes. Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat du président Bush à qui j’en parlais un peu plus tard me répliqua sans ambages que « la France n’avait pas à bloquer l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie ».

La France pourtant, dès l’année suivante et aidée de l’Allemagne, bloquera cette adhésion lors du sommet de Bucarest.

Les Etats-Unis se sont acharnés dans cette voie, malgré les multiples avertissements russes. Comme si, au fond, ils souhaitaient le déroulement du scénario actuel. Il est d’ailleurs symptomatique que durant tout l’automne, alors que les Européens ne croyaient pas à l’invasion russe, les Américains répétaient que la Russie envahirait l’Ukraine. Certitude ou intox se demandait-on à l’époque ? Et pour bien enfoncer le clou, de rappeler à plusieurs reprises que ce n’est pas à la Russie de « décider qui adhère ou non à l’OTAN ».

Lorsqu’en septembre 2020 le président Zelenski affirme que la stratégie de sécurité nationale de l’Ukraine prévoit l’adhésion de son pays à l’OTAN, confirmant d’ailleurs un vote du parlement de juin 2017, que croit-on qu’il puisse se passer ?

« Poutine n’est pas fou » rappelle Gourdault-Montagne. Il a en réalité estimé que les intérêts vitaux de son pays étaient menacés, ce que savaient bien les Américains.

Est-ce un piège pour autant ? L’avenir le dira et c’est loin d’être certain mais en attendant l’Amérique livre de plus en plus d’armes à l’Ukraine, comme pour faire durer le plaisir.

Biden a encore annoncé de nouvelles livraisons, notamment d’armes lourdes. Et les Russes ont averti « des conséquences imprévisibles » que cela pourrait avoir.

L’Amérique cherche la guerre et l’Europe ferait mieux de chercher la paix au lieu de courir derrière son maître.

Frère Paul Adrien : Pâques, fin de la chrétienté et élections

Frère Paul-Adrien, frère dominicain et youtubeur parle de la fête de Pâques, de la fin de la chrétienté, du combat culturel et civilisationnel, des élections et de l’espérance chrétienne.

La pénalisation de la vie sociale, résurgence de la sinistre « loi des suspects »

Les éditions Téqui ont publié les actes du XXVIIIe colloque national de la Confédération des Juristes catholiques de France sur la réforme de la justice pénale, serpent de mer des gouvernements français qui se sont succédé depuis une vingtaine d’années. Pourtant, les rapports et propositions n’ont pas manqué aux différents ministres de la Justice dont chacun a voulu prendre date pour inscrire son nom dans les annales de la Chancellerie, avant d’être rapidement supplanté par son successeur…

Il est vrai que la tâche est immense et multiforme, de l’exécution des peines à la politique pénitentiaire, de la délinquance des mineurs au traitement des actes terroristes, du nécessaire effort budgétaire à l’indispensable augmentation des effectifs judiciaires, de la difficulté des relations entre la Justice et la police comme entre magistrats et avocats. À quoi s’ajoute l’éternelle controverse, artificiellement entretenue, entre prévention et répression qui n’épargne pas le droit pénal canonique dont le chantier de recomposition est évoqué ici à titre comparatif.

Autant de thèmes abordés dans cet ouvrage par des professionnels du droit et de la justice qui ne manquent pas non plus d’élever leur réflexion au niveau éthique et spirituel.

Joël-Benoît d’Onorio dénonce notamment l’activisme des associations et groupuscules pour traquer les déclarations politiquement incorrectes :

Toujours à l’affût du moindre soupçon de prétendu « dérapage » verbal ou comportemental, ils viennent encombrer les prétoires pour y traîner ceux de leurs concitoyens qui sont visés – parfois piégés – par cette résurgence de la sinistre « loi des suspects » de la Terreur révolutionnaire. Cette pénalisation de la vie sociale, où le moindre manquement  peut être désormais porté devant le juge, est génératrice d’un climat malsain de pression psychologique, souvent dénoncé mais sous cape.Le philosophe et académicien Alain Finkelkraut  a décelé un « populisme pénal » sous cet ersatz contemporain de police des moeurs et du langage qui, outre la menace qu’elle fait peser sur les libertés publiques et privées fondamentales, peut être ressentie comme une forme d’instrumentalisation idéologique de la Justice en la détournant de sa mission première.