Ni fleur ni couronne
En juillet 2024, le Salon beige titrait :
“Pour les gouvernements, les lois sociétales sont des pierres tombales “
En effet, le gouvernement avait accéléré sur l’avortement, et avait disparu lors des Législatives de juin.
Cela se vérifie aussi en 2025.
Le gouvernement a accéléré sur l’euthanasie en mai :
L’Assemblée nationale adopte la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie
Et le gouvernement Bayrou va disparaître en septembre.
Loto du patrimoine : la chapelle Notre-Dame la Brune du château du Barroux sélectionnée
Le projet de restauration de la chapelle Notre-Dame la Brune du château du Barroux (Vaucluse) a été retenu par le Loto du patrimoine porté par Stéphane Bern, parmi les 102 nouveaux monuments retenus.
Construite vers 1590, elle a besoin d’importantes rénovations à hauteur 1,2 millions d’euros. L’association des Amis du Château espère récolter 420.000 euros avec ce loto du patrimoine dont les tickets sont mis en vente par la Française des Jeux au prix de 15 euros.
Le 16 décembre 1794, la chapelle Notre-Dame la Brune fut vendue comme bien national. Elle conserve par la suite son activité religieuse tout en se transmettant de propriétaire en propriétaire. Les travaux d’entretien et d’embellissement continuèrent durant le XIXe siècle.
Au début XXe siècle, l’absence de document lié à la vie religieuse de la chapelle signe le déclin de la vie de l’édifice. En 1929, la famille Vayson de Pradenne rachète la chapelle en même temps que le château du Barroux.
Le 27 mai 1963, les peintures de la chapelle furent classées au titre des monuments historiques.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Éducation à la sexualité : l’amateurisme du ministère de l’Éducation nationale laisse les familles dans le flou
Communiqué du Syndicat de la famille :
Alors que 6 millions d’écoliers, près de 3,4 millions de collégiens et 2,2 millions de lycéens font leur rentrée aujourd’hui, les zones d’ombre persistent sur la mise en œuvre du nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS). Le Syndicat de la Famille dénonce l’impréparation et le manque de transparence du ministère, qui s’ajoutent au contenu idéologique du programme.
Contrairement à ce qui était promis par Elisabeth Borne, aucune information claire n’a été donnée sur le nombre d’enseignants volontaires pour l’EVARS, sur la formation proposée aux instituteurs et aux professeurs, sur les critères d’agréments d’associations candidates et sur les modalités d’intervention dans les classes. Lors de sa conférence de rentrée, la ministre de l’Éducation nationale est restée muette sur ces points essentiels. « On ne s’improvise pas plus éducateur que conseiller en vie affective et relationnelle, surtout auprès de jeunes enfants et d’adolescents », alerte Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille.
« Comme pour ceux qui veulent devenir conseillers dans ce domaine, une formation solide et pratique est indispensable pour aborder des sujets aussi sensibles sans risquer de heurter. »
Promouvoir le respect, la dignité et l’égalité homme-femme, prévenir le harcèlement, les discriminations et les violences sexistes et sexuelles, lutter contre la déferlante de la pornographie sont des objectifs évidemment partagés par tous. Mais le programme est très faible sur certains de ces objectifs (insuffisamment adapté aux âges des élèves, insuffisant sur la pornographie, sur le harcèlement et les réseaux sociaux) et contre-productif sur d’autres du fait de son idéologie (lutte des sexes en lieu et place d’égalité, banalisation de l’identité de genre et autres revendications militantes…). En outre, sa mise en œuvre est envisagée sans information et sans associer les parents, qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants. A eux la responsabilité de l’éducation et à l’école celui de l’instruction.
Le caractère hautement contestable du programme, l’opacité du dispositif et l’absence d’information concrète sur sa mise en place inquiètent les familles. Il est indispensable de lever le voile au plus vite sur la réalité de l’EVARS.
« Si le Ministère se défie des parents, c’est qu’il est gêné par le contenu du programme ou cela révèle un problème majeur entre l’école et les parents » note Ludovine de La Rochère.
Le Syndicat de la Famille vient de solliciter en urgence un rendez-vous au Ministère. Il appelle d’ores et déjà les parents à être attentifs et à demander des précisions aux enseignants et chefs d’établissements.
La haine du catholicisme, intrinsèque à l’école publique
Le numéro d’été du Nouveau Conservateur était consacré à la laïcité et à son corollaire, le laïcisme. Parmi les articles, celui d’Anne Coffinier, présidente de Créer son école, est revenu sur l’hostilité de l’Education nationale à l’égard de la religion catholique. Extrait :

Vous pouvez commander ce numéro ici ou vous abonner au Nouveau Conservateur ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Canada : les demandes d’euthanasie en forte croissance
Lu sur Gènéthique :
L'”aide médicale à mourir” représente 7,3 % de l’ensemble des décès au Québec. Dans la région de Lanaudière, au nord de Montréal, ce pourcentage s’élève à 12,4 %.
Le Dr Louis Daigle, qui pratique des euthanasies dans la région, indique que la demande augmente et “met les ressources sous pression”. Lui administre l'”aide médicale à mourir” environ 80 fois par an. Un nouveau “centre de soins palliatifs” a tout récemment ouvert ses portes à Saint-Charles-Borromée, dans la région de Lanaudière. Une salle y est “réservée pour l’aide médicale à mourir”. Elle peut accueillir jusqu’à 20 personnes venues assister au décès d’un proche. L’établissement a été construit majoritairement avec des fonds privés, mais il est géré par les autorités publiques.
Après avoir supprimé le terme “euthanasie” pour le remplacer par celui d'”aide à mourir”, ils utilisent les centres de soins palliatifs comme centres de mise à mort par euthanasie. Et c’est ce qu’ils comptent faire également en France…
9 jours avec Mère Teresa pour apprendre à aimer !
Canonisée le 4 Septembre 2016, sainte Mère Teresa est une missionnaire emblématique du XXIe siècle. Elle laisse un héritage spirituel fort, marqué par la joie, la confiance et l’espérance malgré l’épreuve de « l’obscurité de la foi » qu’elle traversera pendant cinquante ans.
En répondant à l’appel de Jésus auprès des plus pauvres, elle fut la messagère de l’amour de Dieu tout au long de sa vie. Par son souhait d’appartenir au Christ et d’étancher sa soif d’amour, elle est un visage poignant de la miséricorde du Père pour notre temps.
A l’approche de sa fête, le 5 septembre, l’application de prière Hozana vous propose de rejoindre cette neuvaine pour apprendre à aimer à l’école de Mère Teresa !
Inscrivez-vous ici pour débuter la neuvaine : https://urls.fr/E1yanw
Au programme :
Jour 1 – Faire des choses ordinaires avec un amour extraordinaire
Jour 2 – Accueillir ses responsabilités dans la joie
Jour 3 – Se donner aux plus pauvres
Jour 4 – Faire silence pour répondre à l’appel de Dieu
Jour 5 – Apprendre à prier
Jour 6 – Faire confiance à Dieu
Jour 7 – Chercher dans la nuit la lumière et l’espérance
Jour 8 – Désirer la sainteté
Jour 9 – Tout donner à Jésus
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La Sécurité sociale n’est pas une création des communistes
Dans le JDD, Joseph Thouvenel, ancien vice-président de la CFTC, démonte une intox des communistes :

La contre-église, une apostasie portant un col clérical
Voici un extrait de la préface de Vox Day du livre de Jon Del Arroz “Churchianity: How Modern American Churches Corrupted Generations of Christians” (La contre-église : comment les églises modernes américaines ont corrompu des générations de Chrétiens), traduite par Stanislas Berton :
[…] La contre-église est la subordination systématique de la doctrine chrétienne à l’idéologie dominante de la justice sociale. C’est l’élévation des préoccupations mondaines au-dessus des préoccupations spirituelles, le remplacement de l’autorité biblique intemporelle par le récit mainstream dynamique et la transformation de l’Église d’un phare de vérité éternelle à une chambre d’écho pour la politique terrestre. Plus accablant encore, elle représente l’inversion complète de la prémisse fondamentale du christianisme : au lieu d’être dans le monde mais pas de ce monde, la contre-église insiste pour être entièrement de ce monde tout en maintenant un vernis de légitimité théologique de moins en moins convaincant.
La contre-église n’est pas juste un conflit doctrinal de plus dans la longue histoire de l’Église. C’est une apostasie portant un col clérical, une hérésie drapée de vêtements liturgiques, et un blasphème proclamé depuis dix mille chaires chaque dimanche matin. La tragédie n’est pas que des loups soient entrés dans la bergerie — Jésus-Christ lui-même nous avait avertis qu’ils viendraient. La tragédie est que les brebis bêlent maintenant fièrement en chœur alors qu’elles sont égarées par ceux qui cherchent à les détruire.
Au fond, la contre-église représente une incompréhension fondamentale de la nature de Dieu et de l’homme. Alors que le christianisme proclame la nature déchue de l’humanité et la nécessité absolue de la rédemption divine, la contre-église prêche la perfectibilité de l’homme à travers le politiquement correct. Alors que le christianisme promet le Royaume des Cieux, la contre-église privilégie la justice terrestre. Et alors que le christianisme exige la repentance des péchés, la contre-église exige la repentance pour une multitude de péchés inventés par l’homme, y compris le fait de ne pas se prosterner suffisamment devant la classe de victimes actuellement au sommet de la hiérarchie intersectionnelle.
Le mécanisme de cette perversion théologique est d’une simplicité époustouflante : prenez n’importe quel commandement biblique, dépouillez-le de son contexte sotériologique [l’étude de la doctrine du salut], et réinterprétez-le à travers le prisme de la politique de justice sociale contemporaine. « Aime ton prochain » cesse d’être une question de charité individuelle pour devenir un mandat pour des frontières ouvertes et une immigration massive. « Prends soin des pauvres » transforme la nécessité d’une aumône personnelle en un plaidoyer pour des impôts plus élevés, des guerres étrangères et des États-providence. « Accueille l’étranger » passe de l’hospitalité de base à un commandement divin de faciliter le remplacement démographique de la nation. […]
Une église rénovée dans les Yvelines
Démarrés début 2022, les travaux de l’église Saint-Nicolas, à Bazainville (Yvelines, 1 500 habitants), près de Houdan, viennent de s’achever. Une inauguration du bâtiment rénové est prévue le 6 septembre 2025.
Le maire Daniel Férédie avait pris la décision en 2021 de fermer l’édifice inscrit au titre des Monuments historiques depuis près d’un siècle (1926) :
« Le clocher risquait de tomber, la cloche (restaurée dans la Manche à Villedieu-les-Poêles) était en mauvais état. On avait des gros problèmes d’humidité, de sécurité, de salubrité tout simplement. Au lieu de faire des travaux au compte-goutte, on a décidé de tout faire d’un coup. »
Les travaux ont coûté 1,7 M€. La commune, qui a bénéficié de subventions de l’État, de la Région ou encore du Département, y a contribué à hauteur de 40 %. Les menuiseries, la chaire, l’électricité et la sono ont été entièrement revues.
L’inauguration est prévue le samedi 6 septembre à 12 h, en présence de Monseigneur Luc Crépy, évêque de Versailles. Le soir, à 20 h 45, il y aura un spectacle avec quatre musiciens de Versailles qui joueront du Bach. Le dimanche 7 septembre, une messe sera célébrée par le curé de la paroisse.
“C’est la déchristianisation qui fait l’islamisation”
Le JDD a interrogé Bruno Guillot, prêcheur salafiste devenu catholique, qui publie son itinéraire (Adieu soulayman – itinéraire d’un imam salafiste). Extraits :

[…]

“Nous vivons actuellement la fin de la période de modernité et de rationalisme ouverte par les Lumières”
Artiste, sculpteur d’icônes orthodoxes, conférencier, écrivain, podcasteur, le Canadien Jonathan Pageau, issu d’une famille protestante, est un farouche critique de l’individualisme postmoderne. Mgr Robert Barron, évêque catholique de Winona-Rochester (États-Unis) et ardent évangélisateur sur Internet, le cite régulièrement dans ses conférences. Interrogé dans le JDD, Jonathan Pageau déclare :
On constate dans tous les domaines un retour de la verticalité, c’est-à-dire l’abandon des différentes approches réductionnistes comme explications suffisantes de la réalité. On voit donc une résurgence des identités, que ce soit dans la postmodernité ou bien dans un retour vers les traditions. Je pense que nous vivons actuellement la fin de la période de modernité et de rationalisme ouverte par les Lumières en Europe dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il y a un espace spirituel qui s’ouvre et une certaine forme de « réenchantement » général. Ce réenchantement n’est pas que positif : il englobe aussi la consommation de drogues psychédéliques et d’opioïdes, les croyances païennes, mais aussi – et c’est pour le coup un motif d’espoir – le retour du christianisme.
Justement, la France connaît un relatif réveil des consciences catholiques, lequel se traduit entre autres par une hausse importante des baptêmes d’adultes ou encore par les fréquentations record des pèlerinages de Chartres et de Saint-Jacques-de-Compostelle d’année en année. Est-ce une tendance que l’on constate également outre-Atlantique ?
Dans le monde anglophone, les statistiques montrent encore un certain déclin de la pratique religieuse en général. Mais les statistiques démontrent aussi une augmentation marquée du retour à l’église chez les jeunes gens souvent éduqués et instruits. Leur pratique est aussi davantage liturgique, parfois plus traditionnelle. Ceci est un exemple du retour à la verticalité dont je parlais précédemment. Il y a un désir de participation, notamment chez les jeunes générations, en particulier les hommes. Je dirais que c’est une génération qui a reçu un certain trop-plein : libération des mœurs, accès à la pornographie, divertissement jusqu’à l’excès. Ces jeunes hommes sont tellement « engorgés » et malades qu’ils se trouvent aujourd’hui dans une quête profonde de sens.
L’attirance pour le rite traditionnel se comprend très bien : depuis la seconde moitié du XXe siècle, les églises (évangéliques, protestantes et catholique) en Amérique et en Angleterre ont fait beaucoup d’efforts pour s’adapter au monde contemporain, espérant ainsi « fidéliser » les croyants. Mais une fois que ces derniers sont partis, ce genre de compromis n’a plus d’attrait. Si les croyants reviennent aujourd’hui à la pratique, ils veulent le rite authentique et traditionnel, l’encens et l’iconographie, et non un médiocre concert à la guitare. […]
Elisabeth Borne devrait demander la restitution du Panthéon à l’Eglise
Plutôt que de débiter des âneries, le ministre de l’Education nationale devrait demander à la République de rendre le Panthéon à l’Eglise.
Sept femmes sont honorées au Panthéon. Pour encourager les jeunes filles à suivre leur exemple, le ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, propose de dégenrer l’inscription sur le fronton du monument : “Aux grands hommes et femmes, la patrie reconnaissante” ?
Ayant l’art de créer des polémiques pour distraire les Français des vrais sujets politiques, le ministre de l’Education se ridiculise en ignorant que le mot français « Homme » est une évolution du latin hominem, accusatif de homo (« être humain »), et fait référence à l’espèce Homo sapiens dans son ensemble (le nominatif homo a donné en français le pronom indéfini « on »).
Construite au XVIIIe siècle par décision de Louis XV en tant qu’église dédiée à sainte Geneviève, destinée à abriter les reliques de la sainte, elle est transformée au début de la Révolution française en monument funéraire en l’honneur des grands personnages de l’histoire contemporaine, en premier lieu pour accueillir la dépouille du comte de Mirabeau, mort en 1791 (mais qui en sera retiré quelques mois plus tard à la suite de découvertes compromettantes).
A quand la restitution de ce bien volé ?
Profanations dans les églises des Landes
Communiqué de Mgr Souchu :
Depuis le printemps dernier, dans plusieurs églises du diocèse, nous avons constaté que :
- Des tabernacles ont été forcés ;
- Des ciboires ont été volés;
- Et que des hosties consacrées ont été dispersées ou ont disparu.
À ce jour, une vingtaine d’églises ont été profanées, d’abord sur le Pays Dacquois, puis en Chalosse, et maintenant un peu partout dans le diocèse.
Le 10 juin dernier, je relayais aux curés les recommandations de la Gendarmerie d’enlever le ciboire et de laisser le tabernacle ouvert. J’ajoutais que la réserve eucharistique devait être mise dans un endroit sécurisé, comme la sacristie par exemple.
Ces recommandations n’ayant pas toujours été observées partout, je renvoyais aux curés le même message le 20 août dernier.
À chaque fois que nous avons connaissance d’une profanation, nous insistons d’une part pour que le curé porte plainte à la Gendarmerie afin qu’une enquête soit menée, et d’autre part pour qu’un rite pénitentiel, et notamment une messe de réparation, soit célébrée dans l’église (cf. canon 1211).
En effet, nous ne connaissons pas les raisons exactes qui amènent des personnes à forcer le tabernacle d’une église, à voler le ciboire et/ou les hosties consacrées. Le parquet de Dax vient d’ailleurs d’être saisi pour cette enquête.
Gardons toujours en tête que la réserve eucharistique, destinée au début pour la communion aux malades, puis pour la prière d’adoration, est ce que nous avons de plus cher, d’autant que nous ne savons malheureusement pas ce que deviennent les hosties consacrées.
Prions pour ces personnes qui profanent ce que nous avons de plus sacré.
Restons vigilants, en respectant les consignes données par le diocèse et la Gendarmerie.
Et surtout, participons à l’eucharistie dominicale, source et sommet de la vie chrétienne, suivant l’enseignement du Concile Vatican II.
Nicolas Souchu
Évêque d’Aire et Dax
Dax, le 29 août 2025
La chrétienté en images – Terres de Mission
Eglise universelle : Hauts lieux de chrétienté
Gilles Bexon est l’illustrateur d’un très bel album : “Hauts lieux de chrétienté – De la Terre sainte aux confins de l’Occident”. Il nous présente ce travail préfacé par le cardinal Bustillo, évêque d’Ajaccio, qui reprend 75 présentations de lieux de chrétienté, rédigées par Defendente Génolini, et originellement parues dans l’hebdomadaire France catholique.
Eglise en France : Faillite ou renouveau ?
Rédacteur en chef de “Liberté politique”, revue d’idées chrétienne, Olivier Frèrejacques nous en présente le numéro 104 consacré à la situation de l’Eglise de France. Une enquête exclusive analyse la situation de crise du denier.
Eglise en Marche : Ils sont entrés dans l’Eglise…
Philippe Pellissier a recueilli les témoignages, écrits ou oraux, de 41 personnes qui ont rejoint l’Eglise ou ont renoué avec elle par le biais de la liturgie traditionnelle. Il nous présente ces témoignages, toujours émouvants, parfois bouleversants, jamais anodins rassemblés sous le titre : “Ils sont entrés dans l’Eglise… Par la voie de la liturgie latine”.
Léon XIV et les jeunes: premier rendez-vous réussi
Aymeric Pourbaix reçoit :
𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐨𝐩𝐡𝐞 𝐃𝐈𝐂𝐊𝐄̀𝐒, spécialiste de l’histoire de la papauté
𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐒𝐀𝐋𝐀𝐌𝐈𝐓𝐎, professeur à La Sorbonne, spécialiste de saint Augustin
𝐉𝐞𝐡𝐚𝐧𝐧𝐞, étudiante
La messe, trésor de la foi
Le 17 septembre, Claves, le site de formation de la Fraternité Saint-Pierre, commencera à publier chaque semaine une vidéo qui viendra expliquer en détails les différents éléments de la messe.
Il s’agit d’un travail de longue haleine, s’étalant sur plus d’un an afin de découvrir ou redécouvrir les richesses de la messe traditionnelle, trésor de l’Eglise.
Que vous découvriez cette liturgie depuis peu, ou que vous soyez des habitués de toujours, nous espérons que cette formation vous permettra de mieux comprendre le sens de ces gestes, des rites, des prières, de mieux saisir l’insaisissable mystère de la messe ; et comme nous croyons que la liturgie est en elle même le meilleur des catéchismes, nous avons décidé de ne pas nous lancer dans de grandes explications théologiques abstraites, mais de regarder, avec vous, la messe, les gestes du prêtre, les ornements, les cérémonies, tout en les expliquant : la liturgie elle-même nous enseigne ce qu’elle est, un vrai culte rendu à Dieu, l’offrande d’un sacrifice agréable, dans lequel Dieu se rend présent et se donne à nous pour nous sanctifier.
Au long des 23 vidéos de la série, publiées chaque semaine à partir du mercredi 17 septembre, vous suivrez pas à pas le prêtre célébrant les saints mystères, pour découvrir et comprendre la profondeur de chacun des gestes et paroles qui forment depuis des siècles l’écrin sublime du joyau de la messe.
Après deux épisodes consacrés à la découverte du lieu, des objets et des ornements sacrés, un épisode présentant de manière particulièrement innovante l’histoire du développement des rites et un épisode pédagogique à la découverte du missel et de son utilisation, vous entrerez de plein pied dans le déroulement immuable et solennel de la sainte liturgie, présentée selon les rites de la messe chantée, avec explication des particularités de la messe basse et de la messe solennelle.
Douzième dimanche après la Pentecôte : le bon Samaritain
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
C’est l’Évangile du bon Samaritain qui donne aujourd’hui son nom au douzième dimanche après la Pentecôte.
L‘Introït débute par le beau verset du psaume 69 : O Dieu, venez à mon aide ; Seigneur, hâtez-vous de me secourir ! Dans sa dixième Conférence, Cassien montre comment ce cri de l’âme convient à tous les états et répond à tous les sentiments. Durand de Mende en fait application dans la circonstance présente à Job, parce que les lectures de l’Office de la nuit tirées du Livre où sont racontées ses épreuves se rencontrent quelquefois, quoique rarement, avec ce Dimanche. Rupert y voit de préférence les accents du sourd-muet, dont la guérison mystérieuse faisait, il y a huit jours, l’objet de nos méditations. « Le genre humain dans la personne de nos premiers parents, dit-il, était devenu sourd pour écouter les commandements du Créateur, et muet pour chanter ses louanges ; le premier mouvement de sa langue déliée par le Seigneur est pour invoquer Dieu. » C’est aussi chaque matin le premier élan de l’Église, comme sa première parole à chacune des Heures du jour et de la nuit. Dom Guéranger L’Année Liturgique
► Introït : Deus in adjutórium
Dans l’Introït de ce douzième dimanche après la Pentecôte c’est le psaume 69, supplication adressée au Seigneur pour obtenir son secours au milieu des dangers et des épreuves de cette vie. Le premier verset est très connu, car il est chanté au début de toutes les heures de l’Office divin sans exception, appel plein de confiance en Dieu qui est prêt à nous accorder ses grâces, mais qui veut qu’on les lui demande :
Deus, in adjutórium meum inténde : Dómine, ad adjuvándum me festína : confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam.
À ce premier verset du psaume, le texte de l’Introït ajoute le deuxième verset.
Avertántur retrórsum et erubéscant : qui cógitant mihi mala…
Qu’ils soient couverts de honte et de confusion les ennemis qui en veulent à ma vie.
La mélodie de cet Introït est assez originale. Elle se lance d’abord dans l’aigu en une affirmation pleine d’assurance. Si le texte est très suppliant la mélodie exprime une confiance absolue. Puis elle devient plus calme et statique, tournant toujours autour des mêmes notes pour s’achever par une cadence au grave très paisible. Le verset suivant qui est psalmodié à la suite redit à peu près la même chose :
Avertantur retrorsum et erubescant, qui volunt mihi mala.
Qu’ils s’en retournent en rougissant ceux qui me veulent du mal.
► Graduel : Benedícam Dóminum
Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du douzième dimanche après la Pentecôte est le début d’un psaume. Il s’agit ici du psaume 33, psaume de louange et d’action de grâces pour la délivrance d’un grand danger, qui est souvent utilisé dans la liturgie. Nous l’avons rencontré récemment au Graduel du septième dimanche et à la Communion du huitième et nous le retrouverons à l’Offertoire du quatorzième. Ses deux premiers versets sont entièrement consacrés à la louange.
Benedícam Dóminum in omni témpore : semper laus eius in ore meo.
Je bénirai le Seigneur en tous temps, sa louange sera toujours dans ma bouche.V/. In Dómino laudábitur ánima mea : áudiant mansuéti, et læténtur.
Mon âme sera glorifiée dans le Seigneur ; que les doux entendent et qu’ils se réjouissent.
» Semper laus ejus in ore meo – Que sa louange soit toujours dans ma bouche. » Cela doit être la devise de tous les chanteurs et plus spécialement des grégorianistes, mais ce sont seulement les doux, ceux qui n’ont au cœur aucun sentiment d’orgueil ou de violence qui sont invités à se réjouir de tous les bienfaits que le Seigneur nous accorde.
C’est pour cela que la mélodie, si elle est très développée comme celles des Graduels avec de grandes vocalises, reste dans l’ensemble assez modérée et paisible, avec seulement une belle envolée dans l’aigu sur in omni tempore et un crescendo enthousiaste sur le mot meo à la fin de la première partie. La deuxième partie, contrairement à la plupart des Graduels est encore plus calme et retenue. C’est vraiment une joie intérieure avec, sur le mot mansueti (les doux), une longue vocalise contemplative tournant sur elle-même.
► Alléluia : Dómine, Deus salútis meæ
Comme celui du neuvième dimanche, l’Alléluia du douzième dimanche après la Pentecôte fait exception dans la série des Alléluias de ce temps liturgique, qui sont généralement des exclamations enthousiastes et triomphales. Nous retrouvons ici un texte de supplication, et comme à l’Introït et au Graduel de cette messe, et comme pour la plupart des Alléluias de ce temps, c’est encore le début d’un psaume, cette fois le psaume 87. Ce psaume est la prière d’un malheureux abandonné de tous, et c’est un des rares de tout le psautier à n’être qu’une longue plainte, sans aucune parole de confiance ou d’espérance. On le chante à la semaine sainte, où il est évidemment mis dans la bouche du Christ souffrant, mais ici on ne trouve que le premier verset :
Dómine, Deus salútis meæ, in die clamávi et nocte coram te
Seigneur, Dieu de mon salut, jour et nuit j’ai crié en Votre présence.
Ce texte peut très bien être détaché de son contexte scripturaire et être interprété seulement comme l’affirmation de notre prière incessante mais aussi confiante. La mélodie nous y invite.
Elle est pleine de ferveur mystique, mais aussi d’abandon calme et paisible, en une grande ligne souple et très liée. C’est note pour note la même que celle de l’Alléluia Cognoverunt du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur : » Ils reconnurent le Seigneur Jésus à la fraction du pain « . Nous y exprimions notre reconnaissance au Seigneur pour la grâce de Le connaître intimement ; nous retrouvons cette même ferveur pour Le supplier jour et nuit.
► Offertoire : Precátus est
L‘Offertoire du douzième dimanche après la Pentecôte présente un caractère exceptionnel, ne serait-ce que par sa longueur et par son intensité dramatique. Le texte n’est pas tiré d’un psaume, mais du livre de l’Exode.
Il y a ainsi dans ce temps après la Pentecôte six grands Offertoires tirés de divers livres de l’Ancien Testament. Nous en avons entendu un au septième dimanche, emprunté au livre de Daniel, et nous en retrouverons aux dix-septième, dix-huitième, vingt et unième et vingt-deuxième dimanches. Mais celui-ci est le plus long, dépassant même par ses dimensions le grand Jubilate du deuxième dimanche après l’Épiphanie. Il a la forme d’un triptyque, dont la partie centrale est la prière de Moïse pour son peuple qui s’était éloigné de Dieu pour adorer le veau d’or et que le Seigneur voulait exterminer. Cette prière est encadrée de deux courts récits, un récit d’introduction et un récit de conclusion.
Precátus est Moyses in conspéctu Dómini, Dei sui, et dixit : Quare, Dómine, irascéris in pópulo tuo ? Parce iræ ánimæ tuæ : meménto Abraham, Isaac et Iacob, quibus iurásti dare terram fluéntem lac et mel. Et placátus factus est Dóminus de malignitáte, quam dixit fácere pópulo suo..
Moïse pria en présence du Seigneur son Dieu en disant : Pourquoi, Seigneur, vous irriter contre votre peuple ? Apaisez la colère de votre âme, souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et Jacob, à qui vous avez juré de donner la terre où coulent le lait et le miel. Et le Seigneur apaisé renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.
On remarquera que la première phrase, le récit introductif, est répétée deux fois, comme dans le grand Jubilate, mais cette fois avec la même mélodie ; seule la cadence finale est un peu différente. La mélodie de ce récit est calme et bien affirmée avec de souples ondulations. La prière de Moïse, ensuite, comporte trois phrases. On sent tout de suite plus de mouvement et de tension. La première est presque angoissée, la deuxième très suppliante. Enfin la troisième phrase Memento, Abraham… s’élève brusquement à l’aigu avec véhémence. On retrouve le calme pour la conclusion, le Seigneur a renoncé au châtiment, c’est l’apaisement et la détente.
► Communion : De fructu
Nous retrouvons dans l’antienne de Communion du douzième dimanche après la Pentecôte la même idée que dans la Communion du dimanche précédent : en ce plein été, période de moissons, offrir au Seigneur les récoltes et Le remercier pour les fruits de la terre qu’Il nous donne en profusion. Le texte d’aujourd’hui est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et de reconnaissance pour toutes les splendeurs de la création, qui sont énumérées avec une poésie admirable. La liturgie a choisi ici les versets qui se rapportent à la matière des sacrements, le pain, le vin et l’huile :
De fructu óperum tuórum, Dómine, satiábitur terra : ut edúcas panem de terra, et vinum lætíficet cor hóminis : ut exhílaret fáciem in oleo, et panis cor hóminis confírmet.
Seigneur, la terre est comblée du fruit de vos œuvres. Ainsi, vous tirez le pain du sein de la terre et le vin réjouit le cœur de l’homme ; l’huile met la joie sur son visage et le pain réconforte le cœur de l’homme.
Le sens eucharistique de ces paroles est évident au moment de la communion : le pain qui donne la force et le vin qui donne la joie sont chantés avec une mélodie très simple et légère, exprimant le bonheur confiant des petits enfants à qui leur bon père donne tout ce qu’il leur faut.
Saint Augustin : un génie du christianisme
C’est la rentrée pour Les Belles figures de l’Histoire sur CNews.
Aymeric Pourbaix reçoit Père Jean-François Thomas, jésuite, auteur de « La France en son âme » (Éditions Romana) :
“Une preuve irréfutable”. Sic
Euronews reprend une information de La Vie, selon laquelle un document médiéval récemment découvert apporte une preuve que le linceul de Turin est un faux.
Fichtre ! Et quel est ce “document” ?
C’est l’avis de Nicolas Oresme, évêque de Lisieux, qui doute de l’authenticité :
“Je n’ai pas besoin de croire ceux qui prétendent que quelqu’un a fait tel miracle pour moi, car beaucoup d’ecclésiastiques trompent ainsi les autres, afin d’obtenir des offrandes pour leurs églises”.
On peut comprend la méfiance de Nicolas Oresme à l’époque… mais ce n’est en rien une preuve. Nicolas Oresme n’a jamais vu et su que le suaire de Turin n’était pas une image, mais le négatif d’une image. Ce qui change tout. Au Moyen-Age, la notion de négatif n’existait pas. Cette notion est apparue avec la photographie. Aucun faussaire de l’époque n’était en mesure de créer un négatif.
De plus, le négatif représente un homme avec des clous au niveau des poignets, ce qui correspond à la réalité historique. Alors que, au Moyen-Age, le Christ était représenté avec des clous dans les paumes.
Pour les journalistes, ce document “apporte la preuve irréfutable et la plus ancienne que le suaire de Turin – longtemps considéré comme le drap mortuaire de Jésus-Christ – est une “fraude ecclésiastique”.”
Les lecteurs pourront se reporter aux études récentes de Jean-Christian Petitfils, auteur de Le Saint Suaire de Turin (Taillandier) (voir ici), de Liberato De Caro, ou au débat contradictoire sur le Linceul de Turin organisé le 16 décembre 2024 avec Olivier Bonnassies et Tristan Casabianca face à Noé Gouttés et Benjamin Driquez.
La Croix gommée a encore frappé
Et c’est assez ignoble :
Le corps des 2 enfants tués est encore chaud, mais voici le traitement d’un journal catholique d’un attentat anti-catholique. C’est une injure que ce journal s’appelle la Croix, celle sur laquelle a souffert le Christ. pic.twitter.com/KsCCo7pJW4
— Baudouin Wisselmann (@Baudouin_wissel) August 29, 2025
Y a-t-il un enfer ?
C’était le titre de la première édition du livre de Don Joseph Tomaselli, prêtre salésien très connu en Italie(1902-1989). Exorciste, il savait de quoi il parlait quand il abordait ce sujet !
Il n’y a pas d’enfer : c’est ce que voudrait croire une humanité désireuse d’agir à sa guise, sans foi ni loi. Ou s’il l’enfer existe, « vous n’êtes pas obligés de croire qu’il y a quelqu’un dedans !’’. Nos pères y croyaient plus facilement parce qu’ils n’avaient pas été intoxiqués par ce rationalisme et matérialisme ambiant que nous respirons sans cesse et partout. La laïcité obligatoire a miné la foi de nos contemporains, même des chrétiens. Le dogme de l’enfer est tombé dans le mépris, l’indifférence, sinon le ridicule…
Cette nouvelle édition répond catégoriquement : Il y a un Enfer ! En fait son titre. Un titre qui claque comme un avertissement, une menace. Et qui pourtant ouvre les flots de la miséricorde.
Don Tomasseli ne se contente pas de nous présenter un enseignement sur l’enfer, il nous en prouve l’existence à partir d’histoires vraies comme de témoignages de saints, et enfin d’explications théologiques. Sa mission était de chasser Satan et les autres esprits mauvais qui tourmentent les âmes. Il sait de quoi il parle. Il connaît Satan et ses ruses : “La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas.”
Ses histoires sont glaçantes et vraies ! Les témoignages bouleversants d’humilité, de miséricorde divine. Il faut croire à l’enfer, car c’est un dogme de notre foi, mais ce livre nous donne les moyens de ne pas y aller. Mises en garde, remèdes et recours, prières etc…
Un petit livre à diffuser autour de soi, à faire lire aux jeunes plus vulnérables.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/anges-et-demons/29146-il-y-a-un-enfer.html?ref=043193205
Il y a un enfer, Don Joseph Tomaselli, Edition Téqui, 120 pages, 10.80 €
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La communauté traditionnelle de Valence en difficulté
Jean-Pierre Maugendre reçoit un fidèle de la communauté traditionnelle de Valence pour nous parler des difficultés que celle-ci rencontre :
Les relations Eglise-Etat
Chers amis,
Je suis heureux de vous annoncer la parution de mon dernier ouvrage, paru aux Presses universitaires Rhin & Danube: “Etudes sur les relations Eglise-Etat”. J’y reviendrai sans doute dans les prochains jours, mais voici déjà ce qu’en dit l’éditeur:
Bien que l’Occident s’éloigne de la foi chrétienne, le « problème théologico-politique » – c’est-à-dire la difficile question des relations entre Dieu et César – continue à jouer un rôle déterminant dans la vie de nos nations. En s’appuyant à la fois sur la théologie, la philosophie politique et l’histoire des idées, les études réunies ici envisagent des continuités et des discontinuités inattendues entre la chrétienté médiévale et le monde moderne – notamment autour de la question, âprement débattue depuis le concile Vatican II, de la liberté religieuse. Au-delà des controverses doctrinales, l’auteur invite à la prudence et au refus des fausses évidences en montrant que certains auteurs « réactionnaires » ont pu se trouver à la source de textes ou de pratiques « libérales » – ou inversement. Il invite surtout à se réjouir que le débat entre Dieu et César perdure, deux mille ans après l’Évangile, car c’est ce débat qui protège nos libertés.
Guillaume de Thieulloy
Budget 2026 : la recette du Baron Louis
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
J’aurais pu invoquer Antoine Pinay, Président du Conseil des Ministres et Ministre des Finances de la IVe République. Il incarne un responsable politique qui a la confiance des épargnants et des milieux économiques . Le Général De Gaulle y fit appel à Antoine Pinay et le nomma ministre des Finances, ce qui assura le succès d’un grand emprunt national.
Il est important de souligner que la France sous la IVe République possédait une monnaie indépendante, ce qui lui permit de passer au « nouveau franc » dès les débuts de la Ve. Il en va autrement aujourd’hui avec notre dépendance à une monnaie européenne, l’Euro. C’est pourquoi je suggère à François Bayrou de s’inspirer du Baron Louis, ministre du XIXe siècle (Restauration et Monarchie de Juillet) : « Faites-moi de bonnes politiques , je vous ferai de bonnes finances. »
Pour cela, il faut rendre confiance aux Français : pas de nouveaux sacrifices pour Nicolas mais suppression dès le 1er janvier 2026 des dépenses inutiles, en commençant par exemple par l’arrêt de toute subvention aux associations qui facilitent l’accueil des clandestins, les recours juridiques pour contester les expulsions et le financement des « comités Théodules » qui pourrissent la vie de Nicolas, etc., etc. et sortir des « accords » européens sur l’énergie qui se font au détriment de Nicolas pour le plus grand profit de l’industrie allemande…
La recherche de l’équilibre budgétaire doit être : pas de nouvelles recettes prises dans la poche de Nicolas mais suppression des dépenses inutiles et d’abord des dépenses nuisibles.
Conservation d’embryons humains cryogénisés : de nouvelles limbes ?
D’Elisabeth de Castex sur le site de la Fondapol :
Avec le perfectionnement des technologies de fécondation in vitro, de plus en plus d’embryons sont conservés, vitrifiés, en dehors du corps de la femme, dans l’attente d’une implantation. Si celle-ci n’est pas réalisée, les embryons vitrifiés peuvent être destinés soit à une famille d’accueil, soit à la recherche. Réfléchissant à ce nouvel état que constitue la vitrification pour les embryons, certains vont jusqu’à évoquer “de nouvelles limbes“(1). Les limbes représentent, pour les théologiens catholiques, un espace entre la vie et la mort. Dans une perspective non religieuse, il s’agirait d’un espace marqué par ‘l’entre deux”, par l’incertitude et l’indécision.
La cryogénisation s’effectue à moins 196 degrés et en 2 secondes, entre le 2ème et le 6ème jour après la fécondation. Les estimations du nombre d’embryons congelés conservés par pays et à travers le monde sont délicates, les chiffres correspondants étant peu disponibles. En France, plus de 300 000 embryons congelés étaient conservés en 2022, selon l’Agence de la biomédecine (2). Les embryons peuvent être conservés jusqu’à 5 ans (10 ans après autorisation). S’appuyant sur un article publié début 2025 dans la revue MIT Review (1), il est possible, pour d’autres pays, d’avancer les chiffres suivants :
- Aux Etats-Unis : entre 1 et 10 millions. “No one knows for sure how many embryos are frozen in storage tanks, but the figure is thought to be somewhere between 1 million and 10 million in the US alone. Some of these embryos have been in storage for years or decades. In some cases, the intended parents have deliberately chosen this, opting to pay hundreds of dollars per year in fees” (1).
- En Italie, ils seraient près de 900 000 (1), en raison de l’interdiction de les détruire.
Si, en France, les dispositions inscrites dans les lois de bioéthique encadrent les pratiques, limitent les incertitudes et l’indécision, l’ampleur de ces premiers chiffres connus dans d’autres pays semble justifier que l’on se penche davantage sur la question du destin des embryons congelés, de leur statut moral et de leur statut juridique, “des limites de la recherche, de la responsabilité de leur conservation par des organismes publics et privés (à but lucratif ou non lucratif), et de l’organisation de leur affectation” (3).
La réponse ministérielle à l’ONU n’est pas très convaincante!
Communiqué de la Fondation Lejeune à propos de la réponse de la France au Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU:
Le 27 août 2025, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Mme Parmentier-Lecocq, a répondu à l’interpellation des Nations-Unis sur le projet de légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en France. Le 23 juin dernier, l’ONU, à travers son Comité des droits des personnes handicapées, avait exprimé sa crainte d’une “violation du devoir de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées“.
Cette réponse de la ministre s’inscrit dans une procédure de suivi du Comité, extrêmement rare, traduisant l’importance de la préoccupation des experts des droits des personnes handicapées, et venant renforcer le signal d’alerte lancé par de nombreux collectifs et associations de personnes porteuses de handicap, de juristes et de soignants sur les dangers du texte en cours de débat et sur les dérives inévitables.
Cette interpellation onusienne exprime également, dans le langage diplomatique, une protestation contre une intervention de la ministre des personnes handicapées au printemps. Le 13 mai dernier, la vidéo de Mme Parmentier-Lecocq, publiée sur son compte X, invoquant ladite Convention pour justifier l’euthanasie des personnes porteuses de handicap, relevait d’une manipulation. Une fake news, dénoncée par la Fondation Jérôme Lejeune au moment des faits, et que le Comité ne laisse pas non plus passer, demandant expressément au gouvernement français de ne pas instrumentaliser la Convention relative aux droits des personnes handicapées pour justifier l’euthanasie.
Pas de surprise, ni de nouveauté dans les réponses apportées par la ministre française, qui se contentera pour cette demande de rappeler le choix du gouvernement français de ne pas utiliser les termes “euthanasie” et “suicide assisté“, insistant sur sa préférence pour le terme “aide à mourir“, sémantique arbitraire qui ne saurait convaincre le Comité.
La Fondation Jérôme Lejeune se félicite d’avoir contribué à attirer l’attention du Comité des droits des personnes handicapées sur les dangers de cette proposition de loi. Elle salue l’interpellation du Comité qui vient réaffirmer l’importance de protéger les personnes porteuses de handicap contre ce texte, à l’aube de son examen au Sénat. La Fondation s’en remet à présent à la sagesse des sénateurs, devant lesquels elle sera auditionnée le 4 septembre.
5000 classes fermées à la rentrée scolaire
Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l’école, nous informe que 5000 classes de l’école publique n’ouvriront pas leurs portes le 1er septembre.
Entre la baisse démographique et la fuite vers le privé, l’école publique perd 92 000 élèves… Une baisse progressive des effectifs qui aurait pu entraîner une optimisation des coûts et une saine remise en question. Il n’en est rien : la liste des reproches ne cesse de s’allonger.
- Insécurité (52% des professeurs se sentent en insécurité et 5% des enfants se déclarent harcelés)
- Baisse alarmante du niveau (en dernière position de l’UE en mathématiques par exemple)
- Crise des vocations (25,6% des postes non pourvus en mathématiques en 2025)
- Mauvaise gestion financière, alors même que le budget de l’Education nationale est le premier poste de dépenses de l’Etat et que les dépenses intérieures d’éducation assumées par l’administration publique représentent 155,2 milliards d’euros.
A contrario, l’ouverture de 400 classes dans les écoles libres dites hors contrat est le signe d’une dynamique de fond. Malgré le contexte économique et social et l’absence de financement public, 78 nouvelles écoles ont vu le jour, portant à 2 614 le nombre total d’établissements indépendants. Scolarisant 140 000 élèves, ils font économiser 1,27 milliard d’euros à l’Etat et déploient des pédagogies variées : méthodes explicites, pédagogies actives, retour à la nature…
Au-delà de ces différences, les clés du succès restent les mêmes :
- Les modalités d’accueil : petits effectifs, suivi individuel bienveillant mais exigeant, et lien avec les familles. Implantées partout sur le territoire, elles touchent toutes les catégories sociales et couvrent à la fois les petites communes (27,9% des créations de cette année), les grandes villes (20,9%) les villes moyennes (16,2%) et les métropoles (18,6%).
- Le suivi de tous les élèves : ces écoles permettent ainsi l’épanouissement scolaire tant des bons élèves que des élèves à besoins (39% des établissements ouverts en 2025 accueillent des enfants en difficulté). Acteurs complémentaires de l’école en France, elles font pourtant l’objet de nombreuses discriminations : inspections abusives, embûches administratives, refus des aides pour les enfants porteurs de handicap…
Une loi pour interdire le charcutage des mineurs aux Etats-Unis?
La députée Marjorie Taylor Greene (représentante républicaine de l’Etat de Géorgie) vient de déposer une proposition de loi qu’elle propose d’appeler “Protect Children’s Innocence Act of 2025” et qui bannirait toute mutilation chirurgicale ou hormonale pour les mineurs sous prétexte de leur “faire changer de sexe”.
Pierre Téqui Éditeur reprend Chrétiens dans la Cité
Communiqué des éditions Téqui :
Les Éditions Téqui reprennent la lettre d’information Chrétiens dans la Cité et la couplent avec leur propre publication Discours du Pape et Chronique romaine.
Éditée sans interruption depuis octobre 1996 par Denis Sureau, la lettre Chrétiens dans la Cité propose des informations brèves sur les initiatives prises par les chrétiens de diverses origines et sensibilités dans la vie sociale, économique et politique : famille, école, entreprise, institutions… Elle est devenue au fil des ans un outil de référence par de nombreux responsables d’associations, personnalités religieuses, élus politiques, cadres et dirigeants.
Depuis 1957, les Discours du Pape offrent à la fois les principaux textes et déclarations des papes, notamment les discours des audiences du mercredi et ceux des Angélus du dimanche, ainsi que des chroniques et des textes d’autres instances du Vatican.
Le couplage de ces deux publications à partir du numéro du 28 août 2025 permettra de couvrir la doctrine et l’action catholique, dans la vie personnelle (spirituelle et morale) comme dans la vie sociale. Dans un format maniable et synthétique (16 pages A5 tous les quinze jours), Discours du pape et vie des chrétiens dans la Cité offrira à ses lecteurs un accès rapide à l’actualité de notre Église. La nouvelle publication est disponible en format papier ou en pdf. Une nouvelle équipe éditoriale assurera la rédaction, avec des contributions ponctuelles de Denis Sureau.
Pour recevoir tous les 15 jours Discours du Pape et vie des Chrétiens dans la Cité par la poste ou par courriel : https://www.librairietequi.com/abonnements.html
Le premier numéro est accessible en ligne. Voici l’éditorial de Denis Sureau :
Génération Léon
Lorsque j’ai lancé Chrétiens dans la Cité, il y a 29 ans, je présentais, dans le premier numéro, la préparation des Journées mondiales de la jeunesse qui allaient réunir un million de jeunes à Paris en août 1997. Les commentateurs constatèrent alors le développement d’une génération Jean-Paul II animée par le projet d’une nouvelle évangélisation. Dans cette perspective, Chrétiens dans la Cité se voulait être un outil de communication au service de toutes les initiatives prises par les chrétiens dans la vie sociale, économique et politique : famille, école, entreprise, institutions… Lettre d’information inspirée par la doctrine sociale de l’Église, elle accompagna les nombreux combats pour la vie et la famille, suscitant des rapprochements entre des acteurs qui auparavant ne se connaissaient guère.
Il y eut ensuite une génération Benoît XVI, marquée par la profondeur spirituelle de Joseph Ratzinger. Nombre de jeunes se souviennent avec émotion des JMJ de Madrid, avec cette veillée pendant laquelle près de deux millions de jeunes adorèrent le Saint Sacrement en silence en présence du pape théologien allemand. Il y eut ensuite une génération François, sensible au péril écologique dénoncé dans l’encyclique Laudato Si’.
Et voici maintenant qu’émerge une génération Léon XIV. Venus à Rome à l’occasion de l’année jubilaire, un million de jeunes ont fait la connaissance de ce pape venu d’Amérique. Lui aussi leur a dit : « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde !… Restons unis à Lui, au Christ, restons dans son amitié, toujours, en la cultivant par la prière, l’adoration, la communion eucharistique, la confession fréquente, la charité généreuse. » Telles sont bien les armes du chrétien. Lui aussi a rappelé que dans un monde ensanglanté par la guerre (il y aurait actuellement plus de soixante conflits armés sur la planète), la paix devrait être un objectif pour tous les chrétiens. Et l’on devine déjà que l’une de ses priorités pastorales sur le siège de Pierre sera de contribuer à restaurer la paix et l’unité dans l’Église après des années pour le moins tumultueuses. Nul doute que vont naître de nouveaux projets, que la nouvelle équipe de Chrétiens dans la Cité aura à cœur de vous faire connaître. Comme annoncé avant les vacances, je continuerai d’y apporter de temps à autre ma contribution.
Proposition de loi sur l’euthanasie : la fausse réponse du gouvernement au Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU
Le 12 août, j’avais publié un article soulignant que le Comité des droits des personnes handicapées, à l’ONU, avait demandé à la France, le 23 juin, des informations sur les mesures adoptées pour garantir la conformité du projet de loi sur l’euthanasie avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Le comité interrogeait aussi la France sur le délit d’entrave, le délai de deux jours pour mettre un patient à mort, ou encore sur l’intox des autorités de l’État dans les médias publics et les réseaux sociaux soutenant que le Comité soutient la légalisation de l’euthanasie.
Le gouvernement a répondu le mercredi 27 août, soit plus de deux mois après la demande (la réponse de Paris est arrivée trop tard pour être examiné lors de la 33e session qui s’achève vendredi 29 août à Genève…), dans un courrier de 9 pages (à télécharger ici), dans lequel l’essentiel des arguments consiste à botter en touche. Le gouvernement concentre sa réponse sur la liberté de choix des personnes handicapées. Sur tous les autres points, le gouvernement présente le texte de loi comme une « initiative parlementaire » dont « l’examen n’est pas achevé »…
Dans La Croix, Nicolas Bauer, chargé de plaidoyer à l’European Center for Law and Justice (ECLJ), dénonce :
« C’est une manière de se défausser de ses responsabilités alors que, lors de l’examen du texte par l’Assemblée nationale, la ministre de la santé Catherine Vautrin a donné un avis défavorable à pratiquement tous les amendements destinés à mieux protéger les personnes handicapées, en particulier celles souffrant de troubles mentaux ».
Nul doute que cette interpellation remette le sujet des personnes handicapées au centre du débat lorsque les sénateurs examineront la proposition de loi à partir du 7 octobre.
