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Le chant du cygne du Concile et de sa liturgie

Longuement interrogé dans Paix Liturgique, Christian Marquant souligne la guerre liturgique qui s’annonce :

[…] Au moment où ce motu proprio Traditionis custodes prétend tuer la messe traditionnelle, j’affirme :

  • Que le potentiel de fidèles qui pourraient y assister est toujours aussi important. Nos pasteurs honnêtes ou malhonnêtes doivent comprendre qu’un tiers au moins des catholiques sont attachés à la liturgie traditionnelle et pas seulement quelques dizaines de milliers.
  • Qu’il est vrai qu’à part quelques cas marginaux ou isolés, la volonté des évêques de France est d’éviter de rallumer une guerre liturgique. Mais ils essayent des solutions chèvre et choux, pour montrer à Rome et à leurs clercs conciliaires qu’ils obéissent, tout en essayant d’apaiser les fidèles des messes traditionnelles.
  • Et que, là où les fidèles se verront enlever la messe, non seulement ils feront grand bruit, mais ils vont tout simplement créer – comme dans les années 70 – leurs propres lieux de culte. Moins que jamais les fidèles ne sont disposés à mourir.

Comment cela va-t-il finir ?

Les évêques n’ont pas les moyens d’entreprendre une nouvelle guerre liturgique. Et puis, ce pontificat, qui a prétendu rallumer cette guerre, peut s’achever plus vite que nous ne le pensons. Il est, en toute hypothèse, une sorte de chant du cygne du Concile et de sa liturgie. Tout le monde, y compris chez ceux qui font profession d’être de fervents conciliaires et de fervents bugniniens, savent que le catholicisme occidental est en train de mourir, et qu’il ne survivra demain que dans les quelques forces vives qui demeurent, notamment celle des catholique traditionnels.

Je pense donc qu’il faudra, non seulement revenir très vite à la situation de Summorum Pontificum, mais même qu’il faudra négocier ou imposer une situation de vraie liberté de la messe tridentine.

Du passeport sanitaire au passeport électoral

Les mêmes font la promotion du passeport sanitaire et de la réélection d’Emmanuel Macron… Mais il n’y a pas du tout de conflit d’intérêt.

Lutte contre les thérapies de conversion : la chasteté en ligne de mire

La secte LGBT a fait déposer une proposition de loi par les députés LREM interdisant les  “thérapies de conversion”, pour que les personnes inverties puissent retrouver un comportement normal.

Nous avons déjà vu que cette proposition de loi propose de sanctionner les parents qui voudraient éviter à leurs enfants d’être des invertis, avec retrait de l’autorité parentale !

Dans le rapport sur les fameuses thérapies de conversion, il est envisagé d’assimiler à un délit, sous certaines conditions, les discours prônant la chasteté, notamment lorsqu’ils suggèrent que l’orientation sexuelle des jeunes homosexuels est une anomalie. Voici l’extrait exact :

Enfin, une précision pourrait également être apportée s’agissant du délit de harcèlement sexuel afin d’y assimiler, sous certaines conditions, la volonté de transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, ainsi que les discours prônant la chasteté, notamment lorsqu’ils suggèrent que l’orientation sexuelle des jeunes homosexuels est une anomalie.

La commission des lois se réunit aujourd’hui sur ce dossier.

Pour la liberté de la messe traditionnelle, à Paris comme au Havre

Ce samedi 18 septembre, à 12h, pour la dixième fois consécutive, plus de 100 catholiques se sont à nouveau rassemblés, pour la 10e fois, sous les fenêtres de la nonciature apostolique, avenue du Président Wilson à Paris.

Les manifestants protestent contre le zèle « franciscain » de Mgr Aupetit, qui a supprimé à Paris deux messes dominicales (ND du Travail ; St-Georges-de-la-Villette) et des messes de semaine importantes (Saint-François-Xavier, Sainte-Clotilde), et qui en outre n’admet plus pour les célébrations traditionnelles que les seuls les prêtres bi-ritualistes expressément autorisés par lui.

Les manifestants font leur l’engagement solennel contenue dans la Lettre aux catholiques diffusée dans le monde entier :

« Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes ».

La protestation et les actions sous toutes formes n’en sont donc qu’à leur début.

  • mercredi 15 septembre plus de 100 fidèles ont récité le chapelet dans l’Eglise parisienne de Saint-François Xavier pour que soit rétablie la messe des étudiants
  • dimanche19 septembre la récitation d’un chapelet  a été initié devant l’Eglise de Notre-Dame du Travail ( Paris 14 eme ) pour la reprise de la messe dominicale selon le rite traditionnel
  • Des fidèles sont également allés prier en l’église Sainte-Clotilde :

De son côté, l’évêque du Havre, Mgr. Brunin, qui a visiblement trop de prêtres, a décidé de contraindre la communauté traditionnelle. Il a décidé d’interdire aux prêtres de conférer les sacrements dans la forme traditionnelle. Les prêtres ne pourront plus baptiser, ni même marier les fidèles de la communauté paroissiale.

Il a par ailleurs interdit aux prêtres de la fraternité sacerdotale Saint Pierre de faire le catéchisme tant pour les enfants que les adultes.

C’est sans doute cela la charité…

La Famille Lefèvre chante Cantate Domino

Gagnante de l’émission La France a incroyable talent, la famille Lefèvre sort son premier album chez Universal Music en octobre. Pour patienter, les huit membres de la famille ont dévoilé ce 20 septembre leur premier single « Cantate Domino » :

C’est arrivé un 20 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 septembre 1159 : élection du pape Alexandre III.
  • le 20 septembre 1378 : début du Grand Schisme d’Occident.

Sous la pression des Romains, un pape italien est élu sous le nom d’Urbain VI le 7 avril. Il succède alors à Grégoire XI, qui avait décidé, un an plus tôt, de rétablir la papauté à Rome. Mais le nouveau souverain pontife, dont l’élection est due à un peuple en armes et dont le caractère brutal choque de plus en plus, déplaît fortement aux cardinaux français, qui, en septembre, élisent un nouveau pape.

Un conclave réuni à Fondi élit Robert de Genève, antipape d’Avignon. Celui-ci prend le nom de Clément VII et s’installe à Avignon. Cet épisode marque le début du Grand Schisme d’Occident, l’Eglise ayant désormais deux papes et se voit alors divisée entre les partisans de chacun des deux pontifes, Clément VII et Urbain VI. Ce dernier mène une politique autoritaire, si bien qu’il perd peu à peu tous ses alliés. Le pontificat de Clément dure jusqu’à sa mort, le 16 septembre 1394 à Avignon (voir la chronique du jour). Il sera remplacé par Benoit XIII. Leurs morts donnent lieu à l’élection de deux nouveaux papes, qui entrent immédiatement en conflit l’un contre l’autre. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril, du 15 octobre.

  • le 20 septembre 1695 : naissance de Claude de Saint-Simon, religieux français, 80e abbé de Jumièges, puis évêque.
  • le 20-21 septembre 1697 : signature du Traité de Ryswick.

La signature du Traité de Ryswick, réalisée dans la petite ville de Rijswijk, située dans faubourgs de La Haye, met fin à la Guerre de la Ligue d’Augsbourg qui oppose Louis XIV et la Grande Alliance. Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre sous le nom de Guillaume III et de rendre la plus grande partie des Pays-Bas espagnols à Charles II d’Espagne. En échange, il permet à la France d’être reconnue comme la propriétaire de la Baie d’Hudson au Canada. De plus, elle récupère à nouveau Terre-Neuve mais ne garde, en contrepartie qu’un bout de l’Acadie. L’île d’Haïti est partagée entre la France et l’Espagne. Les Français finissent par obtenir le côté occidental de Saint-Domingue. Cf. la chronique du 17 mai.

  • le 20 septembre 1703 : les Camisards massacrent des habitants catholiques de Saturargues, près de Lunel.
  • le 20 septembre 1792 : « victoire » française sur les Prussiens à Valmy.

L’armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l’emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d’arrêt à l’invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes. Depuis l’emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l’Est de la France sans difficultés. Valmy est appelée « la première victoire militaire de la république ». Ce que la république oublie de dire c’est qu’au début de la bataille, les soldats français se battaient pour le Roi. La nouvelle de la fin de la monarchie leur parvenant qu’après.

La bataille de Jemappes, du 6 novembre suivant, est la première victoire de la république ; elle est surtout due à l’écrasante supériorité numérique des Français : 40 000 Français contre à peine 13000 Autrichiens.

  • le 20 septembre 1792 (toujours): les registres de l’Etat Civil passent à un officier public.

Par décret du jour, naissance, mariage et décès sont dépouillés de tout caractère religieux et devient des actes purement administratifs. Le mariage devient le contrat civil. En fait, depuis le XIV siècle l’administration française s’appuyait sur le travail des curés, qui pour leur paroisse tenaient un registre paroissial. Cette habitude vient de Bretagne, plus précisément du diocèse de Nantes vers 1406. Il est rapidement suivi par les autres évêques bretons puis par tous les diocèses de France. C’est François 1er, avec son ordonnance de Villers-Cotterêts, qui rend la tenue de ces registres obligatoire. Les paroisses ont huit jours pour transmettre aux officiers publics tous les registres dont elles disposent.

  • le 20 septembre 1792 (encore) : vote d’une loi autorisant pour la première fois le divorce en France.

L’Assemblée législative vote le divorce. La nouvelle loi a un impact très fort sur la population. A partir de l’an VII (fin 1798 et début 1799), un mariage sur trois est dissout à Paris. Le but est de transformer le mariage, sacrement indissoluble qui relève de l’église, en simple contrat notarial. La nouvelle loi est abolie en 1816 sous Louis XVIII, puis rétablie en 1884.

  • le 20 septembre 1804 : décès de Pierre Méchain, astronome français.
  • le 20 septembre 1854 : bataille de l’Alma.

Cette bataille à lieu pendant la guerre de Crimée. C’est en souvenir de cette bataille et pour saluer leur courage et leur action décisive qu’est réalisé le Zouave du pont de l’Alma à Paris par le sculpteur Georges Diebolt.

  • le 20 septembre 1870 : entrée des troupes italiennes dans Rome.

Ayant retiré ses troupes de Rome entre le 4 et 6 aout, Napoléon III trahit le Saint Père et laisse les Italiens s’emparer par la force de la ville éternelle. Le pape se considère prisonnier et ne sort plus du Vatican. Cette controverse, appelée « Question romaine » durera jusqu’en 1929 avec les accords du Latran.

  • le 20 septembre 1900 : le pape Léon XIII dissout officiellement les États pontificaux.
  • le 20 septembre 1949 : dévaluation du franc français.

Le franc est dévalué de 22%.

  • le 20 septembre 1989 : déclaration du chef des Druzes au Liban.

Oualid Joumblatt, chef des Druzes, déclare : «que Dieu maudisse la France, si elle s’en prend à l’Islam. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 359)

  • le 20 septembre 1992 : référendum en France sur le traité de Maastricht

Il aboutit à une courte victoire du « oui »: 51%.

  • le 20 septembre 1996 : premier voyage d’un pape, en l’occurrence, Jean-Paul II en Bretagne (à Sainte-Anne-D’Auray).

Dans le cadre de la célébration du 1500ème anniversaire du baptême de Clovis et de ses guerriers, donc du baptême de la France, le pape vient prier aux pieds de la statue du Comte de Chambord offrant la couronne de France à Sainte Anne.

Extrait de l’homélie du Saint Père, prononcée devant plus de 150 000 personnes :

« Cette foi, qui est votre héritage commun, est affrontée à de nombreux défis. Certes, les causes d’inquiétude sont multiples. Ainsi, on voit se développer un climat d’indifférence et d’individualisme; certains ne savent pas accepter l’autre dans sa différence; certains désespèrent devant le mal du monde. Trop souvent la mémoire chrétienne s’affaiblit, notamment dans les jeunes générations, qui ont bien du mal à s’approprier leur héritage religieux. Mais on perçoit aussi chez vous de nombreux signes de vitalité. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans les cœurs et suscite d’admirables conversions intérieures, des vocations inattendues, un renouveau du sens de la vie conjugale; des laïcs de plus en plus nombreux s’engagent dans l’animation de la communauté chrétienne et dans les structures de la vie publique et sociale. Aujourd’hui, je suis venu vous inviter à faire grandir l’espérance en vous et autour de vous. Comme vos pères dans la foi, soyez des bâtisseurs de l’Église dans les générations nouvelles!

Vivez l’espérance, mettez votre confiance en ce Dieu qui a fait alliance avec les hommes dans la personne de son Fils Jésus! Une représentation traditionnelle de sainte Anne nous la montre faisant lire la Bible à sa fille Marie. C’est une invitation à accueillir la parole de Dieu, à s’en imprégner pour en témoigner dans les réalités humaines. Ouvrez vos cœurs au Christ sa parole vous indique le chemin pour aller vers son Père! Dans l’humble fidélité aux appels adressés par Dieu dans la vie quotidienne, chacun donne sa propre réponse de foi à la Parole. C’est ce que firent tant de familles de votre région. »

L’intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960920_fedeli-bretagna_fr.html

Paris célèbre l’amitié franco-arménienne

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

Cet évènement est presque passé inaperçu, dans la plupart des médias. Lors de la 4è édition du Festival Arménien de Paris, le 5 septembre dernier, toute la rue Jean Goujon, qui dessert la cathédrale diocésaine apostolique, dans le 8è arrondissement, est privatisée. Reportage au cœur de ce petit bout d’Arménie de Paris, où se sont succédés messe, bénédictions, ouverture officielle du festival, activités culturelles et gastronomiques.

Ce dimanche 5 septembre, rue Jean Goujon, c’est presque la Fête des voisins. La pandémie n’a pas eu le dernier mot sur cette 4è édition, organisée par les associations arméniennes, avec à leur tête le Diocèse de France, l’Association de Jeunesse, ainsi que les Dames de l’Église Apostolique Arménienne de France. En plus, comme pour marquer cette journée, le soleil est de la partie. Le programme est chargé, les activités sont nombreuses. Pour débuter, une messe est célébrée dans la cathédrale Saint Jean-Baptiste, dont la façade est en pleine réfection. Construite entre 1902 et 1904, elle a été financée par les dons du bienfaiteur Alexandre Mantashev, un arménien de Tbilissi, en Georgie. La cathédrale qui peut contenir près de 200 personnes, est clairsemée au petit matin. Au fil de la messe, les familles viennent remplir les rangs. Mgr Vahan Hovhanessian, s’il ne préside pas la célébration, est présent. Né à Bagdad, en 1963, il fait partie de la diaspora arménienne. Après avoir été Primat d’Angleterre, entre 2009 et 2014, il devient Primat de France, en 2014. Il gère, aujourd’hui 25 paroisses sur toute la France. Autant dire, qu’il voyage énormément. Après la messe, c’est lui qui officie dans la rue la cérémonie traditionnelle de bénédiction des quatre points cardinaux, qui ressemble à une étrange danse liturgique, avec les chants des psaumes, les bénédictions et les encensements. Pour l’heure, la cathédrale finit de se remplir. Les enfants y sont nombreux. Au premier rang, parmi les personnalités qui ont répondu positivement à l’invitation de Mgr Vahan, se trouve Madame l’Ambassadeur d’Arménie en France, Hasmik Tolmajian. Il y a, aussi, le Représentant du Haut-Karabakh, Monsieur Hovhannes Guevorkian. Très discrète, l’ancien Ambassadeur de France au Salvador, qui vit à Paris, Madame Lydie Gazarian, participe, avec son mari, un ancien industriel dans le textile.

Du côté des politiques, les maires du 8è et du 9è, Mesdames Jeanne d’Hauteserre, et, Delphine Bürkli ne se lassent pas de venir chaque année à ce festival. La mairie d’Alfortville où vivent plusieurs milliers d’Arméniens est représentée par l’un de ses adjoints, Saro Mardiryan. Enfin, pour la première fois, Sylvain Maillard, député de la 1èrecirconscription de Paris, porte-parole des députés de La République en Marche, est présent.

Une amitié sur le qui-vive

Au milieu des stands, sous la bannière du diocèse qui a pour inscription : Bienvenue, Madame Jeanne d’Hauteserre, déclare « ouverte la 4è édition du Festival Arménien de Paris ». Sous les applaudissements de la foule (près d’un millier de personnes), elle découpe soigneusement avec une paire de ciseaux, un morceau du ruban bleu-blanc-rouge et du ruban rouge-bleu-orange (de l’Arménie). Elle se souvient très bien du coup de téléphone, qu’elle a reçu il y a 7 ans, de la part de Mgr Vahan :

« Oui, il m’a appelé en 2014, pour me demander s’il y avait une possibilité de faire une animation de rue. Aujourd’hui, c’est devenu une institution. La rue est piétonnisée. L’ambiance est bon enfant. Il est important de découvrir les spécialités arméniennes. »

Le maire du 8è arrondissement devient plus grave en évoquant l’actualité en Arménie. « C’est scandaleux, ce qui se passe. L’Arménie est attaquée par l’Azerbaïdjan. Personne ne bouge, ni les médias, ni les gouvernements. Le gouvernement français reste muet. Le peuple de France devrait monter au créneau pour dire : stop ça suffit. » Sur la laïcité, elle est, aussi, claire :

« Elle n’existe vraiment que si on respecte l’histoire de notre pays. Et, il faut dire que la religion chrétienne est très importante, voire fondatrice de notre pays. Ne pas en tenir compte, l’oublier est très grave. »

Sylvain Maillard, le député, est, également, heureux d’accompagner ce festival. Entrepreneur, devenu député, il semble être à l’écoute du terrain.

« Je suis ravi, explique-t-il, de l’invitation de Mgr Vahan. Je comprends mieux, ce qu’est la communauté arménienne, en France, et, notamment à Paris. J’ai rencontré des entrepreneurs, des jeunes, des personnes engagées dans les associations. Cela fait du bien. Je connais Alexis Govciyan depuis une dizaine d’années. Et, il m’a ouvert les yeux sur l’Arménie, sur son passé, sur le génocide. Nous travaillons à l’Assemblée Nationale pour trouver des solutions sur la situation dans le Haut-Karabakh. Nous voulons régler, au plus vite, la question des prisonniers, qui est scandaleuse. Ils doivent être libérés sans délais, et, rentrer chez eux. Et, nous disons stop aux menaces qui pèsent, depuis le mois de mai, sur l’Arménie. Le président Macron est prêt à aider militairement l’Arménie. Nous sommes sur le qui-vive. »

Pour le député, l’amitié franco-arménienne paraît éternelle.

Delphine Bürkli est encore plus marquée par cette amitié et cette histoire franco-arménienne.

« L’histoire de l’Arménie et du 9è arrondissement sont étroitement liées. C’est une histoire d’amour. Les réfugiés, qui ont réchappé au génocide de 1915, sont arrivés en Ile-de-France, et, ont été accueillis, d’abord, dans le 9è arrondissement de Paris. C’est pour cela que le quartier autour du square Montholon, de la rue Bleue et de la rue de Trévise, continue de s’appeler ‘La petite Arménie’. »

Enfant de ce quartier, Delphine Bürkli a vécu et grandi avec ceux de la communauté arménienne. Elle se souvient, aussi, du lieu même où était imprimé le journal arménien Haratch, au 83 rue d’Hauteville. Sa proximité avec ce peuple chrétien est très impressionnante. Comme si la France et l’Arménie étaient sœurs.

Une déclaration d’amitié

« Depuis les croisades, les rois francs et les rois arméniens de Cilicie étaient des alliés. Le dernier roi arménien était Léon V de Lusignan. Il est enterré aux côtés des rois francs, dans la Basilique de Saint-Denis. La langue française était la langue officielle de la cour. Avant même qu’elle soit déclarée langue officielle en France. Il y a eu, aussi, le mouvement arménophile, de la fin du 19è siècle », raconte Madame l’Ambassadeur d’Arménie en France, Hasmik Tolmajian. C’est une amoureuse de la France. Elle cite Anatole France, Jean Jaurès, Charles Péguy, car c’est en France qu’est né ce « mouvement arménophile », dont ces personnages illustres sont les dignes représentants. Elle parle de l’amitié très forte qui relie les deux peuples. Elle évoque la communauté de civilisations et les valeurs communes. Depuis, le génocide de 1915, de nombreux Arméniens se sont exilés. En France, ils sont entre 500 mille et 700 mille. Après la Russie et les Etats-Unis, qui ont accueilli respectivement 2,6 millions et 1,6 million d’Arméniens, la France est, donc, le 3è pays à accueillir le plus grand nombre de descendants de réfugiés arméniens. L’ambassadeur évoque l’année 2020, qui a été tragique pour son pays, avec l’invasion du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan.

« Nous avons des relations privilégiées, exceptionnelles, avec la France. Le Président français a été le premier à dénoncer cette agression. Il a souligné que cette agression n’était pas justifiée. Il a dénoncé, aussi, le rôle de la Turquie, et, son soutien politico-militaire. Il a dénoncé la présence de djihadistes. »

Puis, son souvenir du 17eSommet International de la Francophonie, qui a eu lieu à Erevan, en 2018, vient rappeler l’importance de l’Arménie dans ce concert francophone. C’est l’année où elle venait d’être nommée ambassadeur.

Des danses et du vin

Rue Goujon, les cœurs de l’Arménie et de la France battent à l’unisson. Il n’y aurait aucune zone d’ombre, entre les deux pays. Bien au contraire. Au cours des siècles et des épreuves, l’alliance entre les deux pays a été renforcée à plusieurs reprises. Tout récemment, depuis le mois de mai 2021, une tragédie supplémentaire est venue éprouver cette relation amicale ancestrale : l’invasion de troupes militaires azéries à l’intérieur même des frontières arméniennes. Encore une fois, elle a été dénoncée par le Président Emmanuel Macron, qui a promis d’apporter l’aide militaire de la France à l’Arménie.

Il est 15h00, les danseurs traditionnels ont fait leur apparition. La rue s’anime un peu plus, et se transforme en piste de danse. La musique arménienne prend possession des lieux. C’est la fête. Les enfants se sont rapprochés, suivis de leurs parents. Mgr Vahan, Hovhanessian a pris place sous la tente d’un stand, comme spectateur. Il est ravi, et, applaudit les danseurs.

Sur le sujet de la laïcité, il répond.

« Vous voyez, c’est cela, dit-il en rigolant, la laïcité. Tout le monde a sa place. Tout le monde est le bienvenu à nos festivités. Et, les personnalités politiques ont répondu, favorablement, à nos invitations. »

Parmi la quarantaine de stands qui vantent les produits de l’Arménie, il y a un stand de vin, tenu par Kaizak Zadourian, entrepreneur dans l’importation de vins arméniens. Il dirige la société Armvino. Pour lui, c’est simple :

« L’Arménie devrait être davantage considérée, et, protégée. Certes, nous n’avons pas de pétrole. Mais, nous avons d’autres trésors, comme le vin. C’est en Arménie que se trouve le berceau du vin. »

Il débouche en même temps une bouteille, Trinity, et propose une dégustation. Il lève son verre et trinque : « A l’amitié franco-arménienne. Et, à la paix ! »

Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant

Effets secondaires : les Français s’apercevront qu’on leur a menti

Gerard Maudrux, chirurgien urologue, a été durant 20 ans Président d’une des plus grosse caisses de retraite des libéraux, celle des médecins. Il est à l’origine de la transformation de la retraite de base des libéraux de trimestres en points, et d’une retraite à la carte à 62 ans pour la retraite complémentaire des médecins pour contrer les 67 ans demandés par la tutelle. Il a été interrogé dans Monde & Vie à propos de la crise sanitaire :

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L’insupportable arbitraire du progressisme

De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :

Relier le phénomène Zemmour avec lobligation vaccinale du personnel soignant et les séres restrictions du Pape François contre la messe traditionnelle, relèverait-il du grand écart ? A travers ce rapprochement iconoclaste, on aurait tort cependant de voir une sorte de gymnastique intellectuelle de bas étage. Au contraire, ces trois sujets, qui occupent à des degrés divers lactualité de ces dernières semaines, cristallisent les incohérences du progressisme. Comme trois panneaux dun même ensemble, ce triptyque met en lumière linsupportable arbitraire de la bien-pensance. A trop se couper du réel et du bon sens, certains parmi ceux qui détiennent du pouvoir – médiatique, exécutif ou ecclésial – prennent le risque de perdre la mesure, celle-là même qui est pourtant nécessaire au bon gouvernement des hommes et des choses.

Le point dorigine des espaces de paix et de sociabilité réside précisément dans lunicité de poids et de mesure quant aux décisions de tous ordres qui peuvent être prises. Saint Thomas dAquin lenseigne dans sa Somme de Théologie : la vertu de justice, parce quelle consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû, réclame équilibre et proportionnalité. Celui qui est fidèle mérite d’être béni, celui qui demande humblement pardon mérite une deuxième chance et celui qui désobéit mérite d’être corrigé. Point. Sous couvert de bons sentiments, user de deux poids deux mesures, à linverse, sème la confusion, abîme, frustre jusqu’à finalement contrarier les liens et les relations.

Black Face : interdit car blessant.

Zemmour gribouillé en Hitler : permis car rigolo.

Premier panneau : le « Z ». On ne peut que s’étonner, et le mot est faible, de voir l’éditorialiste phare de l’émission Face à linfo sur CNews contraint de faire ses valises sous la menace du CSA. Point (encore) candidat à l’élection présidentielle, Zemmour tiendrait néanmoins un discours trop politique. Comme le faisait remarquer ingénument Pascal Praud : « Si on commence à décompter le temps de paroles des journalistes de gauche sur France Inter, il ny aura plus que les bulletins météo ». Parlons-en justement. Que les humoristes de France Inter, radio du service public et donc payés par nos impôts, ne soient pas toujours drôles, cest dédommage. Que lune delles, Charline Vanhoenacker, publie sur son compte Twitter une vidéo au goût douteux où, se mettant en scène devant une affiche de Zemmour placardée dans la rue elle gribouille sur ce dernier une moustache dHitler, cest carrément le naufrage. Fort heureusement le ridicule ne tue plus, mais nous savons que des maladresses peuvent vous exclure ou vous poursuivre de façon variable. La Fontaine dans Les Animaux malades de la peste le résumait fort bien : « Suivant que vous serez puissant ou misérable, les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir ». Lusage du Black Face faisait pousser des cris dorfraies aux militants antiracistes. Ces derniers mettront-ils un genou en terre pour Eric Zemmour grimé en Führer ?

Avec les soignants comme avec les policiers dans BAC Nord : lEtat sans pitié.

Deuxième panneau : les soignants réticents à la vaccination. Au-delà de la circonspection dune partie des Français sur le pass sanitaire et lobligation vaccinale, sujet qui en vient, hélas, à cliver des familles entières à la manière de laffaire Dreyfus autrefois, force est de constater que les méthodes du Gouvernement peinent à convaincre. Après nous avoir encouragés à applaudir les soignants à 20h pendant de longs mois, voici ces derniers voués à lexclusion sociale, privés de leur salaire, sils nacceptent pas la vaccination. Aucune alternative. A limage du dramatique, haletant et tout récent film de Cédric Jimenez BAC Nord, cest le sentiment dun Exécutif fort avec les faibles et faible avec les forts qui domine. Il y avait ceux qui ne sont rien. Il y a désormais ceux qui nont plus rien. Et tant pis pour le personnel soignant.

« Le propre de lidéologie est de se radicaliser au rythme où le réel la désavoue. » Eric Zemmour

Troisième panneau : un rite crucifié. La mise au pilori par le Pape François de la messe de Saint Pie V interroge bien au-delà des rangs des intéressés. Il ny a dailleurs qu’à lire les dernières sorties dans la presse de Nicolas Sarkozy ou dEdouard Philippe. Dans les pages du dernier Figaro Magazine, lancien président de la République se confie : « Le catholicisme ne peut être réduit à une ONG » et de regretter : « Après Vatican II, lEglise a trop banalisé son rite ». Quant à lancien Premier Ministre dEmmanuel Macron, il avouait à notre confrère Tugdual Denis dans La vérité sur Edouard Philippe (Robert Lafont) que la guitare à la messe navait jamais été son truc. « Je trouve quil y a depuis quelques années une forme de désinvolture liturgique qui me choque ». A dire vrai, après la déroutante période du Covid, dans un grave contexte de sécularisation généralisée et devant des enjeux apostoliques extrêmement préoccupants pour la fille aînée de lEglise, on peine à saisir les raisons de la décision du Pape François défaisant l’œuvre de paix liturgique du Pape Benoît. Dans un texte objectivement vexatoire, des paroissiens du bout du banc, fidèles à lEglise, appliqués et ne demandant pour la plupart que considération et encouragement, se trouvent frappés dinterdit. Pour un Pape qui nous avait habitués aux ponts et à louverture, la situation confine au mauvais gag. Ce qui favorise le recueillement, produit des vocations et soutient de nombreuses familles est pointé du doigt et marqué au fer rouge quand les graves dérives doctrinales de tout un clergé allemand bénissant des couples homosexuels ne souffrent ni sanctions ni peines. Là aussi, les murs se dressent et les oukases se donnent à géométrie variable.

Le problème du progressisme se tire de sa fluidité. Sans principe, sans repère, sans fondement, il pratique le en même tempsavec larbitraire pour seule cohérence. « Le propre de lidéologie est de se radicaliser au rythme où le réel la désavoue. » écrit Zemmour dans son nouveau livre La France na pas dit son dernier mot (Rubempré). La sagesse qui plonge ses racines dans les dix commandements protège le raisonnement, la justice, les lois. Loin de les ouvrir sur un dédale, le décalogue leur offre un couloir sécurisé et garantit lacuité de leurs décisions.

Dici les élections de 2022, savoir apprécier le réel à laune de la morale évangélique et se réclamer dun empirisme organisateur imprégné de christianisme : voilà un enjeu programmatique urgent et nécessaire. Urgent parce que nécessaire. Nécessaire parce que civilisationnel.

Salvador : le président refuse d’inclure l’avortement et la dénaturation du mariage dans la nouvelle Constitution

La réforme de la Constitution du Salvador ne va inclure ni l’avortement ni les parodies de mariage. Le président Nayib Bukele a déclaré :

« J’ai décidé, pour qu’il ne subsiste aucun doute, de ne proposer aucune réforme d’aucune sorte à aucun article [de la Constitution] qui ait à voir avec le droit à la vie [depuis le moment de la conception], avec le mariage [homosexuel] ou avec l’euthanasie ».

Il a reçu le projet de réforme de la Constitution élaboré à sa demande par le vice-président Félix Ulloa. Le chef de l’Etat a décidé de retirer du texte la référence au mariage entre « conjoints » qui remplaçait le mariage entre « un homme et une femme », comme mentionné dans la Constitution en vigueur. De même, il a rejeté le passage qui reconnaît « le droit à la vie, aussi bien de l’enfant à naître que de la mère enceinte », ce qui ouvrait la voie à l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger.

Le code pénal salvadorien interdit l’avortement dans tous les cas et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à huit ans de prison.

Bienvenue dans le monde de Big Brother

Entre la surveillance permanente en Chine :

et la reconnaissance faciale associée à la géolocalisation en Australie, le monde de la surveillance généralisée s’installe.

Vers une prolongation du passeport sanitaire

On en parlait déjà début septembre : un projet de loi en ce sens sera présenté le 13 octobre en Conseil des ministres et débattu au Parlement dans les semaines qui suivent.

Le Premier ministre Jean Castex s’est entretenu sur le sujet avec la présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et il reçoit lundi 20 septembre le président du Sénat.

Le projet de loi prolongera aussi le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, qui se termine le 31 décembre. La question se pose pour le gouvernement de le proroger pour deux mois, jusqu’à fin février, fin de la session parlementaire, ou au-delà de la présidentielle…

Chapelet récité sur le parvis de l’église Notre-Dame du Travail à Paris 14e

Les fidèles étaient au rendez-vous pour réciter le chapelet sur le parvis de l’église Notre-Dame du Travail (Paris 14e) ce dimanche 19 septembre à 18h en lieu et place de la messe traditionnelle (forme extraordinaire) supprimée par Mgr Michel Aupetit. Un chapelet récité pour l’unité de l’Eglise catholique et la restauration du culte catholique traditionnel.

Le collectif Paris Tradition 14e à l’initiative de cette prière publique rappelle l’impérieuse nécessité du rétablissement des célébrations selon le missel de 1962 dans le 14ème arrondissement de la capitale et dans toutes les églises où elles ont été injustement supprimées à la suite de la publication du Motu proprio Traditionis custodes du pape François. Rappelons qu’à Paris, pas moins de 6 lieux de culte ont vu leur célébration de la messe traditionnelle supprimée du jour au lendemain par l’archevêque de Paris (St-Georges de La Villette Paris 19e, N-D du Travail Paris 14e, Chapelle de La Visitation Paris 14e, N-D de l’Assomption de Passy Paris 16e, Basilique Ste-Clotilde Paris 7e, St-François-Xavier Paris 7e).

Rendez-vous est pris dimanche prochain 26 septembre à la même heure pour la récitation du Rosaire devant Notre-Dame du Travail.

Par ailleurs, le collectif invite les fidèles à se rendre ou à s’unir par la prière aux chapelets organisés

  • à la Basilique Ste-Clotilde lundi 20 septembre à 12h45
  • en l’église St-François-Xavier mercredi 22 septembre à 19h00,
  • ainsi qu’à la manifestation devant la nonciature apostolique samedi 25 septembre à 12h.

Ad Majorem Dei gloriam.

Collectif Paris Tradition 14e

« Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. »
Benoît XVI, 7 juillet 2007.

Par ailleurs, une parisienne nous envoie la copie de la lettre envoyée à Mgr Aupetit à propos de la messe des étudiants à Saint-François-Xavier :

Monseigneur,
Fidèle de Paris, attachée à la forme extraordinaire du rite romain, j’ai eu la joie d’assister il y a quelques années, le mercredi soir, à la messe des étudiants à St François–Xavier. J’ai été édifiée par cette assemblée fervente de 200 à 300 jeunes, par cette belle liturgie (avec la participation d’une chorale) par la piété de ses participants, dont beaucoup se confessaient sur les bas-côtés, par l’enseignement solide et remarquable donné par le célébrant de l’époque ; un prêtre de la Fraternité saint Pierre. A ce propos, je me permets de souligner le dévouement sacerdotal des prêtres de la fssp qui aident les paroisses pour les messes, les confessions, certains enseignements. Ils sont remarquablement formés et il est fort dommage qu’aucune paroisse de Paris ne leur ait été confiée.
Alors, Monseigneur, je ne comprends pas que vous ayez décidé de supprimer cette messe …Pensez-vous vraiment que tous les jeunes fidèles à cette messe, vont aller, chacun de son côté, assister à une messe paroissiale de quartier, à la liturgie souvent terne et dont l’assistance se réduit à quelques personnes âgées… ? Ils ne le feront pas ; vous ne réussirez pas à les faire rentrer dans le moule d’une liturgie qui n’est pas celle qui nourrit et élève leur âme.
Voulez-vous étouffer ces forces vives du diocèse pour imposer à tous une liturgie qui ne répond pas à leur besoin profond de transcendance, de beauté, de sens du sacré ? Plusieurs de ces jeunes sont attirés par le sacerdoce ; pourquoi briser leur élan ?
Dans la paroisse que je fréquente (une des cinq qui grâce à Dieu peut continuer de célébrer la messe traditionnelle) j’ai eu la joie il y a trois ans, d’accompagner jusqu’au baptême un jeune étudiant qui s’est converti grâce à la liturgie traditionnelle à laquelle l’avait invité un de ses amis (après avoir fréquenté un temps diverses églises de la capitale). Après son baptême, il s’est rapidement engagé dans l’équipe des nombreux clercs de la paroisse.
Ce qui me frappe dans cette paroisse, c’est le nombre très important de jeunes hommes, étudiants ou pères de famille dans l’assemblée du dimanche, alors qu’ils sont pratiquement absents dans les paroisses ordinaires, du moins dans mon quartier de l’est parisien. Tous les ans, un, deux ou trois jeunes entrent au séminaire ou dans une communauté religieuse…alors que cet événement est rarissimes ailleurs.
N’est-ce pas un signe que cette liturgie, qui a nourri tant de saints, est toujours sainte, vivante et doit être préservée ?
La France est actuellement menacée et fracturée de toutes parts, n’ajoutez pas un fracture supplémentaire entre les chrétiens aux difficultés politiques et sanitaires dramatiques que nous vivons. Je me permets donc, telle Catherine de Sienne – dont je ne prétends pas bien sûr avoir la sainteté et l’autorité- de vous interpeler respectueusement, en union avec de nombreux diocésains, sur ce qui nous parait être une décision contraire au bien de l’Eglise et de votre troupeau.
Veuillez agréer, Monseigneur, l’expression de mes sentiments respectueux.

Notons aussi la réaction des fidèles du diocèse de Grenoble, blessés par le communiqué de Mgr de Kerimel, qui n’a pas visité les communautés traditionnelles depuis 7 ans.

Comment remettre l’église au centre du village ?

Aymeric Pourbaix reçoit Patricia TOMÉ, organisatrice de la Nuit des églises, Philippe ABJEAN, fondateur de la Vallee des saints, Bernard Carayon, maire de Lavaur ainsi que Véronique Jacquier :

 

L’armée française décapite Daech au Sahel

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

L’EIGS, l’État islamique au Grand Sahel, vient de subir une perte importante avec l’élimination de son chef Adnan Abou Walid al-Sahraoui (appelé AWAS par l’armée). Il est peut-être exagéré de parler de « coup décisif », comme l’a fait Florence Parly, le ministre des Armées, mais c’est tout de même une étape importante dans la lutte contre le Daech local dont la structure est très centralisée.

Avec lui, c’est un vétéran du djihad qui disparaît. Impliqué dans la guerre civile algérienne des années 90, il mena ensuite un long combat au sein du Front Polisario, le mouvement indépendantiste sahraoui (d’où son nom d’Al-Sahraoui) en guerre contre le Maroc.

C’est aux environs de 2010 que le terroriste apparaît au Mali. Il est alors affilié à Al-Qaïda. Il est de tous les combats, notamment la prise de Gao en 2012, puis, en 2015, annonce son ralliement à l’État islamique. Cela provoque sa rupture avec Mokhtar Belmokhtar mais lui permet de devenir le numéro un de son groupe qui, toutefois, se divise profondément entre l’affiliation à Daech et celle à Al-Qaïda. C’est alors que le nouveau groupe prend le nom d’EIGS.

Depuis, c’est sur la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) que l’EIGS lance ses attaques, souvent d’une grande cruauté. Les exactions contre les civils font partie de la panoplie normale de son activité comme, d’ailleurs, partout où Daech exerce ses talents.

Mais c’est aussi lui qui avait tué quatre soldats américains, en 2017, au Niger, provoquant les interrogations de l’opinion publique américaine sur la présence discrète de ses soldats dans cette zone. C’est surtout lui qui avait fait assassiner six humanitaires français, en août 2020, toujours au Niger. Depuis, la France en avait fait sa cible numéro un.

Sa mort est d’autant plus importante qu’elle vient après celle de plusieurs cadres de l’EIGS, en juin et juillet. Le mouvement a également subi des pertes lors de ses combats fratricides contre ses rivaux d’Al-Qaïda, et il semble maintenant durablement affaibli.

L’armée a fourni d’intéressantes précisions sur la façon dont l’opération s’est passée. Elle a eu lieu entre le 17 et le 22 août, dans une zone difficile d’accès où l’EIGS a ses forces principales. Appuyés par des drones (enfin !), des soldats français ont attaqué et ratissé ce territoire, tuant et capturant plusieurs cadres. AWAS aurait été tué par drone dès le premier jour.

Il faut saluer ce succès de Barkhane alors que l’opération doit prendre fin l’année prochaine. À moins qu’un revirement ne se produise, mais rien n’est moins sûr, à l’aube d’une campagne électorale.

Il convient, toutefois, de ne pas se faire trop d’illusions. Si Daech est affaibli, Al-Qaïda ne se porte pas trop mal et, globalement, l’hydre islamiste progresse dans l’Ouest africain. La faiblesse des États y est pour beaucoup, à commencer par celui du Mali avec qui les relations se sont beaucoup tendues, depuis le coup d’État militaire.

L’armée française a, une fois de plus, démontré son efficacité et son professionnalisme, mais elle est bien seule, dans cette immense zone.

Abbé Marc Guelfucci : un curé de Paris témoigne – Terres de Mission

Eglise universelle : La vie d’un curé de Paris

Durant six années (2015-2021), l’abbé Marc Guelfucci a été curé de la paroisse Sainte-Eugène – Sainte-Cécile à Paris. Cette église a, entre autres particularités, celle de voir régulièrement célébrées, depuis 1985, les deux formes du rite latin de la messe. Notre invité expose l’histoire de sa paroisse, tout en décrivant la vie d’un curé de Paris et en nous livrant ses réflexions sur le Motu Proprio Traditionis custodes.

Eglise en France : Décès il y a 50 ans, le 8 août 1971, d’André Charlier

Il y a 50 ans, le 8 août 1971, André Charlier, ancien directeur de l’école de Maslacq et auteur des fameuses “Lettres aux capitaines” était rappelé à Dieu, après une vie ardemment consacrée à l’éducation chrétienne des jeunes gens. Un de ses petits-fils, Dom Henri, moine de l’abbaye bénédictine du Barroux, présente l’hommage publié à cette occasion : “André Charlier 1895-1971 Mémorial” avec les contributions de Dom Gérard, Jean Madiran, Gustave Thibon, Paul Claudel, etc.

Eglise en Marche : “Transmettre”, au service des catéchistes

A l’occasion de la rentrée des catéchismes, Denis Sureau, présente l’association “Transmettre” et ses publications dont l’objectif affiché est d’aider à la transmission de la foi, par une catéchèse systématique et organique. Notre invité présente également les cahiers de vacances publiés par l’association : “En vacances avec Marie”, “Le cahier de vacances avec la Bible”, etc.

C’est arrivé un 19 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 septembre : fête de sainte Emilie de Rodat, fondatrice des Sœurs de la Sainte-Famille de Villefranche-de-Rouergue.

Cette sainte du Rouergue est rappelée à Dieu le 19 septembre 1854. Après trois échecs de vie religieuse elle fonde la Congrégation des Religieuses de la Sainte Famille. Les unes se vouaient à l’instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. A sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays.

Elle est canonisée en le 23 avril 1950 par le pape Pie XII.

  • le 19 septembre 891 : élection du pape Formose.

Voir la chronique du 4 avril.

  • le 19 septembre 1356 : défaite de Poitier et capture du Roi Jean II le Bon.

Après la défaite de Crécy (1346), les Anglais contrôlent totalement la Guyenne qui leur sert de base arrière pour effectuer des raids dans le Sud de la France. En 1356, le Roi de France ayant obtenu des États généraux l’argent nécessaire pour lever une armée, les hostilités peuvent reprendre. La bataille a lieu à Nouaillé-Maupertuis près de Poitiers. Une fois encore, les arcs anglais ont raison de la cavalerie française et la fine fleur de la noblesse est massacrée. Le Roi Jean le Bon, sur une élévation de terrain appelée le champ Alexandre, entouré de ses derniers fidèles, descend de cheval et fait mettre, à tous, pied à terre, pour recevoir le dernier assaut. Lui et son fils, Philippe le Hardi, sont faits prisonniers. Le Prince Noir va exiger une énorme rançon de quatre millions d’écus d’or qui va ruiner l’économie du Royaume.

  • le 19 septembre 1370 : mise à sac de Limoges par le Prince Noir.

Pour se venger de la ville, qui avait ouvert ses portes aux troupes françaises, un mois plus tôt, le Prince Noir, également connu sous le nom d’Edouard Plantagenêt ou d’Edouard de Woodstock, pille Limoges. La garnison laissée par les Français ne peut empêcher les évènements. De nombreux habitants de Limoges sont tués au cours de ce qui est nommé le «Sac de Limoges».

  • le 19 septembre 1417 : capitulation de Caen face aux Anglais d’Henry V.

Après la victoire sur les Armagnacs à Azincourt en 1415, la Normandie est désormais anglaise. A l’issue d’un mois de siège, le château de Caen se rend aux troupes d’Henry V, qui en fait son quartier général. La campagne de Normandie commence et va durer deux ans, jusqu’à la prise de Château-Gaillard. Henry V impose au Roi Charles VI le traité de Troyes (voir la chronique du 21 mai), qui lui assure le trône de France et d’Angleterre.

  • le 19 septembre 1461 : traité de Péronne

Ce traité ne doit pas être confondu avec celui du 14 septembre (voir la chronique du jour).Le traité de Péronne du 19 septembre 1641 est le traité d’union personnelle entre la principauté de Catalogne et le Royaume de France. Le 23 janvier 1641, Les Cortes de Catalogne ont voté la déchéance de Philippe IV d’Espagne pour reconnaître l’autorité du Roi de France comme comte de Barcelone. Le traité de Péronne de ce jour, qui compte 14 points, est la reconnaissance par le Roi de France de cette situation. En échange, Louis XIII s’engage à respecter les constitutions, et l’ordre institutionnel et législatif du Principat et des Comtés. Pas plus que pour la Bretagne ou la Navarre, il ne s’agit d’une annexion de la France mais d’une alliance de deux couronnes.

  • le 19 septembre 1551 : naissance d’Henri III.

Alexandre-Édouard, futur Henri Ier de Pologne, puis Henri III, Roi de France est le troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis. Il devient Henri lors de sa confirmation. Il est élu roi de Pologne en 1573, à l’âge de 22 ans, mais est appelé très rapidement à succéder sur le trône de France à son frère, Charles IX. Voir la chronique du 13 février.

  • le 19 septembre 1783 : premier vol en montgolfière devant la cour de Versailles.

Devant la cour et la famille royale, réunie par un Roi Louis XVI féru d’inventions, les deux frères, Joseph-Michel et Jacques-Etienne Montgolfier, réussissent l’exploit de faire voler un ballon, qui se nomme Le Reveillon ; du nom de son ami Jean-Baptiste Reveillon, directeur de la Manufacture royale de papiers peints, ballon de 400 mètres cubes, avec à son bord un coq, un canard et un mouton. L’idée d’inventer un ballon à air chaud vient de Joseph et date de novembre 1782. Le ballon monte à 500 mètres. Endommagé par une déchirure, il descend lentement huit minutes plus tard, après avoir parcouru 3,5 km. Il atterrit dans le bois de Vaucresson, au carrefour Maréchal.

Les animaux, vivants, sont recueillis par Pilâtre de Rozier, physicien et futur aéronaute. L’expérience est un succès. En guise de récompense, les animaux, véritables héros des airs, sont recueillis par Louis XVI à la Ménagerie de Versailles. L’expérience est renouvelée, avec des hommes cette fois, devant le Dauphin au château de La Muette, le 21 novembre. Pilâtre de Rozier devient le premier homme d’un vol habité. Voir la chronique du jour.

  • le 19 septembre 1793 : victoire vendéenne de Torfou.

La Grande Armée Catholique et Royale, sous les ordres de Bonchamps et Charette vainc l’armée de Mayence de Kléber. Les bleus laissent 2 000 tués et blessés sur le terrain. L’armée de Mayence réputée invincible, après sa brillante reddition face aux Autrichiens le 1er août devient, pour les Vendéens, “l’armée de faïence“.

  • le 19 septembre 1794 : comment la révolution répand les lumières à travers l’Europe…

Dans le cadre du pillage systématique de la Belgique par la République française, les premières œuvres d’art saisies arrivent à Paris.

  • le 19 septembre 1846 : apparition de Notre Dame à La Salette à Maximin Giraud (11 ans) et à Mélanie Calvat (14 ans).

Notre Dame leur déclare:

“Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits des ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu. […] Les gouvernements civils auront tous le même dessein, qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. »

La Très Sainte Vierge, en pleurs, charge les deux enfants de communiquer «  à tout son peuple » ses plaintes concernant la sanctification du Dimanche, le respect du nom de Dieu et le précepte de l’abstinence.

Tiré de Enquête sur les apparitions de la Vierge, d’Yves Chiron (éditions Perrin-Mame, pages 180 à 187) et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 105)

Le samedi 19 septembre 1846, à l’heure des premières vêpres de la fête de Notre-Dame des Douleurs, la sainte Vierge apparait à deux bergers sur la montagne de la Salette. Pendant que l’Eglise rappelle qu’Elle pleura brisée de douleurs au pied de la croix où son Fils agonisait, Elle se montre à Maximin Giraud et Mélanie Calvat. Peu avant, les enfants avaient construit un petit édifice recouvert d’une large pierre en guise de toit. Ils l’avaient décoré et recouvert de fleurs. Après une sieste, Mélanie aperçoit autour de cet édifice une lumière plus forte que le soleil, et à l’intérieur une très belle Dame encore plus brillante, assise sur la pierre, la tête entre les mains. Cette belle Dame s’est levée, sans faire écrouler la construction, a croisé ses bras en regardant les enfants et leur a dit : ”Avancez, mes enfants; n’ayez pas peur.

Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle ”. Les enfants se placent tout près d’Elle. Ils voient le crucifix suspendu à son coup dont la croix porte, côté droit une tenaille, et un marteau côté opposé. La Dame recommence à parler et alors des larmes se mettent à couler, inondant son visage pendant toute le temps que dure l’apparition. Après un rappel de son rôle dans le ciel, ses propos se dérouleront suivant trois thèmes : d’abord des reproches, ensuite des menaces et des promesses, puis des secrets.

”Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcé de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! …Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargé de le prier sans cesse pour vous qui n’en faites point cas ; ……”Les reproches porteront principalement sur le repos dominical ” Je vous ai donné six jours pour travailler ; je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder… ” puis sur le respect du nom de Dieu : ”… Ceux qui conduisent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de mon Fils. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils ” Elle défendra aussi la Messe et les lois de l’Eglise incitant à la pénitence: ”… Ils ne vont à la messe que pour se moquer de la Religion. Le carême ils vont à la boucherie comme des chiens ”.

Puis viennent les menaces : ”…Les pommes de terre vont continuer à se gâter et à Noël il n’y en aura plus … le blé sera mangé par les bêtes et ce qui sera récolté tombera en poussière… les enfants en dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront … Il y aura une grande famine, les noix deviendront mauvaises, les raisins pourriront. ” La Dame confia alors à chacun un secret. Elle continua en parlant alors aux deux bergers : ” S’ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en monceau de blé, et les pommes de terre se trouveront ensemencés par les terres.”

” Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?” Oh, non Madame, pas beaucoup. « Ah, mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous ne pourrez pas mieux faire, dites un Pater et un Ave Maria; et quand vous aurez le temps et que vous pourrez mieux faire, vous en direz davantage. »

A deux reprises, au bas du vallon en commençant à quitter les enfants, puis au moment de disparaître en regardant vers le sud-est, la belle Dame leur avait dit : ”Vous le ferez passer à tout mon peuple ” Juste avant de les quitter la Dame avait reparlé du blé gâté. Elle avait rappelé aux enfants un entretien auquel assistait Maximin entre un voisin et son père sur la terre du Coin ou se trouvait du blé gâté. En revenant à Corps, il avait donné un morceau de pain à son fils. La Dame avait rappelé à Maximin ce que son père lui avait dit à ce moment ” Tiens mon enfant, mange cette année, car je ne sais pas qui mangera l’an qui vient si le blé se gâte comme cela” Quelques jours après l’apparition, Maximin précisera à son père que la belle Dame avait parlé de lui en évoquant son propos de l’an passé. Stupéfait de constater que cet épisode de la terre du Coin ait eu un invisible témoin, puis guéri de son asthme après avoir bu le lendemain l’eau à la source qui s’était mise à couler régulièrement après l’apparition, Mr Giraud a cru à l’apparition, s’est confessé après 30 ans de vie impie, a vécu et est mort en bon chrétien.

”Je suis votre Maman du ciel ” avait répondu la sainte Vierge aux enfants de l’Ile Bouchard le 8 décembre 1947 en reprenant leur question. Oui, Elle aime et connaît chacun de nous. Elle confirmera ce point à Fatima lorsque Lucie lui demandera où se trouvaient deux jeunes filles qu’elle connaissait et qui étaient mortes quelques mois auparavant. ” Maria das Neves ”Elle est au ciel”, et Amalia ” Elle est au purgatoire jusqu’à la fin du monde ”. Cette Maman du ciel, montrera à la Salette son Fils blessé par ceux qui enfonce les clous sur la croix avec le marteau, ou consolé par ceux qui retirent les clous avec les tenailles. A Pontevedra, en apparaissant à sœur Lucie le 10 décembre 1925 Elle lui dira ” Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler……..” Notre Dame confirme ainsi la sensibilité de son Cœur Immaculé : Des hommes ingrats blessent ce Cœur Immaculé qui doit être consolée. Pour ce faire, Elle propose la dévotion des 5 premiers samedis du mois. A cette forme de prière, Elle associe la récompense la plus précieuse que l’on puisse recevoir sur terre, la promesse de son assistance à l’heure de la mort pour assurer le salut de son âme. Faut-il que ce salut soit incertain pour que Notre Dame vienne le garantir et nous préserver de l’enfer qu’elle avait montré en 1917 aux trois enfants de Fatima ! Notre salut est en effet menacé par le matérialisme athée que la Russie a répandu dans le monde. C’était un des éléments du secret confié à Mélanie ”En 1864 les démons seront lâchés sur le monde”. Il s’agissait en effet de la fondation à Londres le 28 septembre 1864 de l’Association Internationale des travailleurs qui deviendra la première internationale communiste, point de départ de la future révolution communiste en Russie.

Notre Dame de la Salette, réconciliatrice des pécheurs, priez sans cesse pour nous qui avons recours à vous.

  • le 19 septembre 1852 : décès d’Emilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Voir le début de la chronique.

  • le 19 septembre 1870 : début du siège de Paris par les Prussiens.

La capitale est encerclée par les troupes prussiennes. La ville est bombardée chaque jour. Les hommes valides, sous le commandement de Gambetta, sont enrôlés pour desserrer le blocus qui va durer cinq mois, dans le froid et la faim, malgré les différentes tentatives de sortie des Parisiens. La France capitule le 28 janvier 1871.

  • le 19 septembre 1899 : Émile Loubet gracie Alfred Dreyfus.

Le président de la République Emile Loubet, suivant l’avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, gracie Alfred Dreyfus, qui a été condamné quelques jours auparavant à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès. L’officier français, accusé à tort d’avoir divulgué des informations militaires à l’armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l’île du Diable en Guyane en décembre 1894.

  • le 19 septembre 1944 : occupée depuis juin 1940 par les Allemands, Brest est libérée par les Américains.

Le siège de Brest dure du 7 août au 19 septembre 1944. Le 16 septembre, une attaque généralisée sur l’ensemble du front est déclenchée après une violente préparation de l’artillerie et de l’aviation. Brest est libérée, mais totalement détruite.

  • le 19 septembre 1959 : création par Georges Bidault et Roger Duchet du Rassemblement pour l’Algérie Française.
  • le 19 septembre 1989 : attentat contre un DC-10 de la compagnie française UTA.

L’avion assurant la liaison Brazzaville-Ndjamena-Paris explose au-dessus du Niger, faisant 170 morts. Kadhafi en représailles de l’intervention française au Tchad, pays en guerre contre la Lybie, s’attaque à des civils innocents. La justice française mettra des années à faire sanctionner ce pays ?

  • le 19 septembre 1996 : à l’occasion de sa visite en France pour célébrer le 1500e anniversaire du baptême de Clovis, le pape Jean-Paul II se recueille sur le tombeau de Saint Louis Marie Grignon de Montfort.

Extrait de son homélie faite aux religieux et religieuse de l’ouest de la France :

« L’offrande de vos vies a une mystérieuse fécondité, que ce soit au jour le jour ou à l’heure de la Croix. Je pense au sacrifice de nombreux religieux au nom de l’Évangile et par fidélité à l’Église, sur cette terre ou au loin. J’évoque avec émotion ici les sept Frères trappistes de Notre-Dame de l’Atlas, me rappelant que trois d’entre eux avaient été moines de Bellefontaine. Après d’autres religieux et religieuses apostoliques, ils ont été jusqu’à la mort des témoins purs et désintéressés de l’amour du Christ auprès de frères en humanité qu’ils n’ont désiré que servir. Continuons de prier pour que leur sacrifice devienne source de vie et pour que leur présence auprès du Seigneur soutienne leurs frères et sœurs aujourd’hui. »

L’intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960919_vespri-francia_fr.html

Les révélations de Pfizer devant la FDA

De Pierre-Antoine Pontoizeau, consultant, pour le Salon beige:

Pfizer a été auditionné le 17 septembre par la FDA (Food and Drug Administration, administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments). Rappelons que la thérapie génique-vaccin a été validée très récemment le 23 août 2021.

J’ai lu le document de référence de Pfizer intitulé : BNT162b2 [COMIRNATY (COVID-19 Vaccine, mRNA)] Evaluation of a Booster Dose (Third Dose) VACCINES AND RELATED BIOLOGICAL PRODUCTS ADVISORY COMMITTEE BRIEFING DOCUMENT

Rappel de la situation

Rappelons au lecteur que cette thérapie nous a été présentée comme un vaccin devant répondre aux trois propriétés de tous les vaccins disponibles : innocuité, protection, durée. Pfizer avait surtout insisté sur la qualité de la protection avec le fameux 95 %, et rien annoncé sur la durée. L’expérience a duré moins de 2 mois ! Il avait communiqué quelques informations optimistes sur l’innocuité.

Rappelons qu’avec si peu d’informations disponibles, le dictionnaire Vidal du médicament note dans son édition de juillet 2021 : « Si ces résultats sont globalement encourageants, de nombreux questions persistent, tant sur la durée de l’immunité conférée que sur la protection des personnes les plus à risque de formes sévères, l’impact sur la transmission du virus par les personnes vaccinées, ou la toxicité à long terme. » [la coquille de “nombreux” est dans le texte du dictionnaire]

Pfizer admet la faible protection dans la durée

Que nous dit ce document utilisé lors de cette audition ? Essentiellement quatre enseignements :

  1. « La protection contre l’infection à Covid-19 diminue environ 6 à 8 mois après la deuxième dose » (p.6).  Ces nouveaux vaccins-thérapies géniques trahissent cette propriété et l’engagement moral des États et des patients. Ils avaient tous à l’esprit une protection durable. Pfizer reconnaît donc ce 17 septembre 2021 que son produit ne protège que temporairement. Il en induit donc un marché renouvelable de la vaccination entraînant des dépenses de santé considérables et inaccessibles pour de très nombreux pays. Le lecteur aura noté le mensonge par omission de la première publicité, pour ne pas dire la propagande du laboratoire.

Pfizer précise : « l’efficacité du vaccin diminue avec le temps depuis la vaccination complète, quel que soit le variant. »

Pfizer confirme cela par l’écart à une date de référence pour montrer que plus les personnes ont été vaccinées tôt, plus la probabilité de contracter de nouveau la maladie était élevée : « Le temps moyen entre la dose 2 de BNT162b2 et le 1er juillet 2021 était d’environ 5 mois pour le groupe croisé et 10 mois pour le groupe initial. Les résultats ont montré que l’incidence des cas de percée était plus élevés chez les personnes qui ont reçu la dose 2 au moins 8 mois avant le 1 juillet par rapport à ceux qui ont reçu la dose 2 moins de 4 mois avant le 1er juillet 2021, confirmant la baisse de l’efficacité du vaccin dans le temps. »

La promotion douteuse de la 3e dose

  1. Pfizer promeut évidemment le principe d’une troisième dose applicable à des centaines de millions de personnes. Le laboratoire fonde sa recommandation sur l’étude suivante dont le lecteur appréciera le sérieux au regard du nombre déjà : « 23 participants âgés de 24 à 75 ans démontrent qu’une dose de rappel (troisième) de 30 μg BNT162b2 administrée environ 6 mois après la deuxième vaccination de BNT162b2 avait un profil d’innocuité acceptable et induisait des réponses immunitaires contre le type sauvage (souche de référence), ainsi que contre le Beta et le variant delta, préoccupant. ». Que veut dire une innocuité acceptable ? Que veut dire une réponse immunitaire sans précision ? Le marketing reprendrait-il le dessus ? Le discours est lénifiant, non argumenté et les termes antiscientifiques. L’acceptabilité est un terme juridique, contractuel, moral aussi. Cela signifie en creux qu’il y a des problèmes – lesquels, dans quelle proportion ?

Continuons : « La phase 3 de la sous-étude menée chez 306 participants de 18 à 55 ans, a montré que le vaccin était aussi bien toléré que la deuxième dose primaire et a provoqué des réactions immunitaires (titres neutralisants de 50 % du SRAS-CoV-2) contre le type sauvage, 1 mois après la troisième dose non inférieures aux réponses immunitaires observées ». Pfizer se fonde là encore sur une étude ridicule en nombre pour attester d’un effet mesuré à un mois. Il ne préjuge pas de nouveau de la protection future. Deux remarques. Peut-on fonder des opérations sur des centaines de millions de personnes avec un échantillon aussi faible ? Est-ce bien représentatif ? Est-ce suffisant ? Ensuite, le laboratoire ne s’engage pas au-delà d’une réponse à un mois pour justifier l’injection de la 3e dose. Qu’en est-il à 6 mois ?  Même stratégie qu’au départ. Frauduleux tout simplement. La décision de la 3e dose se prend sans recul à 6 ou 8 mois de nouveau. Dans 7 mois, nous redirons la même chose pour acter une 4e dose ? Rien ne vient étayer que cette 3e dose résout le problème initial de la protection durable.

Pfizer induit tacitement une vaccination annuelle, voire semestrielle. Ce n’est plus de la vaccination, c’est un traitement permanent pour protéger les populations d’une maladie à la létalité extrêmement faible. Le coût d’une telle opération récurrente sur 10 ans pour quelques milliards d’habitants s’élèvent cette fois à quelques centaines de milliards de dollars. N’y a-t-il pas mieux à faire en matière de santé publique pour une maladie qui a tué en 18 mois 4 millions de personnes ? Pour les 60 millions de décès par an, avec des causes de mortalité qui mériteraient des fonds, ces milliards seraient sans doute infiniment plus utiles. Folie pure sur le plan du ratio investissement/enjeu de protection des personnes.

L’éthique du cobaye confirmée sans vergogne

  1. L’expérience sans protocole. « Enfin, les données d’un programme de vaccination de rappel (troisième dose) récemment lancé dans l’ensemblede la population éligible d’Israël indique que, face à la baisse de l’immunité et dans la période où le delta est la variante dominante, une dose de rappel de BNT162b2 a une réactogénicité au profil similaire à celui observé après réception de la deuxième dose de la série primaire élevant les niveaux de protection contre la Covid-19 (c.-à-d. retour à une protection d’environ 95 %) ». Pfizer n’est plus l’organisateur des phases 2 et 3 avec constitution des échantillons, mesures des effets et analyse complète. Pfizer assume que l’expérience de la 3e dose se fait dans le cadre d’un programme assumé par un État. Sa population sert donc bien de matériel d’expérimentation. C’est inédit, éthiquement très contestable, et scientifiquement très limité. En effet, nous parlons d’une population dans un pays sans aucun regard sur d’autres populations. Trois critiques a minima : une extrapolation hasardeuse, une mesure à très courte durée, une assertion sur la protection fidèle à la promesse marketing. Étonnant que la 3e dose n’obtienne pas mieux par exemple.

L’impasse sur la question de l’innocuité

  1. Concernant l’innocuité, Pfizer présente un tableau intitulé : Participants signalant des événements systémiques, selon la gravité maximale, dans les 7 jours suivant la dose de rappel – Phase 3 – BNT162b2-Sujets expérimentés qui ont reçu une dose de rappel de BNT162b2 (30 ug)(cf. page 39) Alors que les résultats de pharmacovigilance mentionnent des décès post-vaccinaux à quelques heures ou quelques jours sur des publics réputés en bonne santé, rien ne vient documenter, expliquer ou rassurer. Rien concernant les autopsies pratiquées dans quelques pays, embarrassantes dans leurs conclusions, ni même des recommandations : contre-indications, interactions médicamenteuses, etc.

Pfizer explique que sa thérapie protège bien, puis peu et pas très longtemps après avoir vendu à la terre entière une thérapie prétendument sûre à 95 % pour une durée indéfinie. Créant la confusion de vocabulaire en prétendant être un vaccin bien plus qu’un médicament, il a entretenu sciemment l’illusion d’une longue protection. C’est ce que tout le monde a compris. Est-ce une omission en vue d’une tromperie ? Nous le saurons dans les jours qui vont suivre cette audition qui piège la FDA depuis sa reconnaissance de la thérapie comme vaccin, tordant le cou à la qualité même de la protection vaccinale.

Un modèle économie amoral au regard du risque couvert

Pfizer facture quelques dizaines de dollars la vaccination. Si nous étions sûr de son caractère définitif, les États pouvaient consentir un investissement une bonne fois pour toute. Or, l’audition de ce jour aboutit au constat incroyable que la thérapie de Pfizer engendre un investissement annuel ou semestriel. Pour les USA, à 20$ le vaccin multiplié par 300 millions de personnes vaccinées au minimum, ce serait chaque année 6 milliards de dollars. Pour deux milliards d’habitants pour lesquels le procédé serait retenu par exemple, nous parlons de 40 milliards de dollars par an. Et ce, pour une protection efficace quelques mois et une baisse assez rapide aujourd’hui admise par le laboratoire.

La FDA et l’Union européenne peuvent-elles continuer à dilapider de telles sommes d’argent ? C’est le sens même des propositions de l’Union européenne affirmant promouvoir un éventail de thérapeutiques auprès des malades lors du diagnostic, aux premiers symptômes : cibler, soigner, dépenser efficacement. D’autant que d’autres maladies bien plus mortifères manquent de ressources pour soigner les populations. L’alternative tout à la fois médicale et économique pourrait porter un coup fatal à Pfizer face à un modèle injustifiable.

Un risque sanitaire toujours non évalué dans la durée

Reste la dimension des risques liés à l’accumulation des doses dans l’organisme. Rien sur cette question. C’est la grande question de la toxicité dans la durée. La FDA et l’Union européenne peuvent-elle faire courir un risque totalement inconnu à des populations en centaines de millions de patients ? Le risque sanitaire est réel, l’imprudence est manifeste. Pfizer ne sait rien de l’effet cumulatif de sa thérapie sur le système immunitaire. Il ne sait rien sur la question éthiquement essentielle de la relation ARN/ADN par addition des injections ? L’ont-ils fait sur des animaux, ne serait-ce que pour vérifier ? Ce document ne donne pas d’assurance. C’est irresponsable et dangereux. On ne fait pas de la science avec des théories et des affirmations mais avec des faits d’expérience.

Le risque politique deviendrait rapidement insupportable. Si d’aventure des injections obligatoires et à répétition avaient des effets sur des parts, même infime de la population, ce serait explosif. Rappelons que 1 % de cas graves pour 100 millions de patients, ce serait 1 million de cas graves. Est-ce un risque acceptable ? Je ne crois pas. Il est urgent de tourner la page du délire « vaccinal » au profit de thérapies, comme l’Union européenne l’annonce depuis juin 2021.

2022 et le temps long en politique

De Christian Baeckeroot,  ancien député, pour le Salon beige:

 

Pour être efficace l’action politique doit s’inscrire dans « le temps long » .

Cette «  longue marche « peut certes utiliser la fièvre électorale,  si le contexte politique et historique s’y prête , mais ne doit jamais faire du résultat de la prochaine élection, fût-ce l’élection présidentielle, le but de l’action politique .

Ce sont les enseignements que nous devons tirer d’un demi-siècle d’échec dans la recherche d’un sursaut national :

1/ L’élection présidentielle de 2022  ne doit pas être l’objectif « final » de l’action politique du camp national.

2/ MAIS l’élection présidentielle de 2022 peut permettre au camp national de se rassembler autour du candidat qui  s’identifiera le mieux avec les «  fondamentaux » nécessaires au sursaut  national.

3/ Quel que soit le résultat de l’élection de 2022, et même si le candidat national n’est pas élu, les bases d’une politique de salut public seront établies pour la phase suivante.

Au cours de cette nouvelle phase, le rassemblement de toutes les bonnes volontés devra être poursuivi .

Aujourd’hui il faut  :

  1. Rappeler quels sont ces « fondamentaux »  (souveraineté / identité : grecque , latine et chrétienne / etc.) ;
  2. Voir quel(le) candidat(e)s’identifie le mieux, par des engagements clairs, anciens et permanents, à la défense et à la promotion de ce programme de salut public.

 

Il faut tirer toutes les leçons de Mai 68 : on attend l’équivalent à droite de l’union de la gauche

Dans La France n’a pas dit son dernier mot, Eric Zemmour livre une sorte d’autobiographie politique. Il explique :

“J’avais mis au jour dans le Suicide français la mécanique de l’idéologie progressiste qui a conduit notre pays à l’abîme. Mises en danger, ses élites ont compris que la survie de leur projet passerait par la radicalisation du processus de destruction. Rarement nous n’avons été aussi affaiblis, désunis, subvertis, envahis qu’aujourd’hui. Pas un jour sans sa provocation, sans sa déconstruction, sans sa dérision, sans son humiliation.

J’ai décidé de poursuivre le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d’avoir un futur mais trace aussi les voies d’un avenir. Pour continuer l’histoire de France. L’histoire n’est pas finie. La France n’a pas dit son dernier mot”.

L’ouvrage est une succession d’anecdotes vécues par l’auteur, de 2006 à 2020. Journaliste, polémiste, bretteur et débatteur, Eric Zemmour raconte ses déjeuners, entretiens, débats, rencontres… avec les politiciens de tous bords, les journalistes, les personnalités médiatiques, les conseillers de l’ombre, etc. Il revient par exemple sur les grandes manifestations contre la dénaturation du mariage et pointe les défauts de la droite :

Pourquoi ? Pourquoi mettre un million de personnes dans les rues de Paris ? Pourquoi inonder les journaux d’argumentaires la réthorique soignée ? Pourquoi animer les plateaux télévisés de formules assassines ? Pourquoi obstruer les séances de l’agenda parlementaire ? Pourquoi secouer une hiérarchie catholique rétive  et des élus de droite pusillanimes ? Pourquoi évoquer un “Mai 68 de droite” ? Pourquoi célébrer jusqu’à plus soif “la grande victoire intellectuelle des idées conservatrices” ? Pourquoi magnifier le retour d’un christianisme identitaire ? Pourquoi ? Pour rien.

En France, seule la violence fait plier l’Etat. Seule la violence des banlieues fait cracher l’Etat au bassinet de la “politique de la ville”. Seule la violence des routiers bretons contraint l’Etat d’arracher les portiques déjà prêts à les taxer.

Le pacifisme des manifestants trop bien élevés de “La Manif pour Tous” a été leur plus grande faiblesse. La cause de leur défaite.

Une défaite politique à court terme peut cependant se transfigurer en victoire culturelle au long cours. C’est la grande leçon de Mai 68. C’était le secret espoir des inspirateurs les plus politiques du mouvement contre le “mariage pour tous”. Un espoir qui se fracasse jour après jour sur la mainmise de la gauche de tous les relais d’influence culturelle, Education nationale, Université, télévision, cinéma, show-business. Nos bien-pensants vocifèrent dès qu’ils aperçoivent deux ou trois chroniqueurs conservateurs sur les chaînes d’info, tandis que la droite fête avec ingénuité sa “victoire intellectuelle”. La gauche est tellement habituée à régner sans partage qu’elle hurle à la mort dès qu’elle perd son monopole ; la droite est tellement habituée à sa claustration qu’elle croit tenir sa revanche historique quand on lui offre un strapontin.

Il faut tirer toutes les leçons de Mai 68. Trois ans après, François Mitterrand rassemblait les chapelles socialistes derrière lui à Epinay. Encore un an, et il réalisait un programme commun avec le parti communiste à l’occasion de “l’union de la gauche”.

On attend l’équivalent à droite ou parmi les souverainistes ou les populistes. Quel que soit le nom, quelle que soit l’approche, quel que soit le clivage, le narcissisme de la division l’emporte partout. On risque d’attendre encore longtemps. Pour rien. Alors pourquoi ?

Canada : la messe réservée aux personnes vaccinées

L’archidiocèe de Moncton (Nouveau-Brunswick) au Canada a publié un communiqué suite à une rencontre avec le ministre de la Santé de la province. Le ministre a expliqué qu’elle n’exige pas le port du masque, le gel ou la distanciation dans les rassemblements. Ce qu’elle veut, ce sont des rassemblements de personnes pleinement vaccinées.

Par conséquent, le diocèse diffuse un nouveau protocole, applicable à partir de mercredi le 22 septembre :

Pour tout rassemblement à l’intérieur de nos églises, de nos presbytères ou de centres communautaires sous notre supervision, les personnes présentes devront être doublement vaccinées.

  • Par rassemblements, nous entendons : les célébrations religieuses (messes dominicales et sur semaine, réunions de prières, baptêmes, mariages et funérailles, confirmation, premier pardon, première communion), les réunions paroissiales et pastorales, les réunions de catéchèse, les assemblées de gestion, les conférences, les ateliers, les réunions fraternelles et sociales, les bingos, les parties de cartes, etc.

  • Par personnes présentes, nous entendons : les prêtres, les ministres laïcs, les membres des chorales, les bénévoles, les fidèles et autres participants. Ceci vaut aussi pour les membres des familles ou les amis proches à l’occasion des baptêmes, mariages ou funérailles. Les jeunes de moins de 12 ans sont naturellement exemptés par cette mesure, ne pouvant pas présentement être vaccinés.

  • Des bénévoles devraient être aux portes de chaque église pour demander aux fidèles une preuve de vaccination complète et inscrire leurs noms sur une liste comme étant des personnes pleinement vaccinées.

  • Pour les funérailles, on peut demander au personnel du salon funéraire de s’assurer que les membres de la famille et les proches qui viendront à l’église soient doublement vaccinés. Pour les baptêmes et les mariages, cette tâche reviendra au personnel du secrétariat paroissial ou à la personne rencontrant la famille pour préparer la célébration.  Comme pour les autres célébrations, il faudra tenir une liste des participants aux funérailles, mariages et baptêmes après s’être assuré qu’ils sont bien doublement vaccinés. […]

Néanmoins on se demande si n’importe quel lépreux peut venir bénéficier des sacrements de la Sainte Eglise… :

Questions:   Peut-on accepter quand même une personne non vaccinée ou ayant une seule dose à l’intérieur de nos établissements pour une célébration ou une réunion ?  Même en exigeant masque et distanciation?

Réponse:  La ministre a répondu « non » à moins d’avoir une preuve d’exemption, ce qui est rare.

Anadahiko, une chanson sur l’adoption et la défense de la vie

Voici une chanson écrite et interprétée par Frédéric Théry sur la fraternité, filmée sur la Côte Sauvage. Originaire de Madagascar et adopté, Frédéric Théry chante pour son frère, porteur de trisomie et adopté également :

Traditionis custodes : Mgr Chauvet s’exprime à propos de la lettre de l’archevêque de Paris

Réaction de Juventus Traditionis :

Suite à sa lettre restreignant les messes Saint Pie V, l’archevêque de Paris a nommé le recteur archiprêtre de Notre-Dame, Monseigneur Chauvet, délégué pour l’usage du missel de 1962.

Voici ce que nous retenons de cette vidéo :

Mgr Aupetit rappelle qu’il est le seul à nommer les prêtres qui assureront les 2 missels.

Il cite les 5 lieux où sont célébrées les messes “selon les deux missels

Ces 5 lieux de cultes ont une histoire, ce sont de belles communautés […] Et ces lieux seront conservés.

“Mais que les fidèles ne s’inquiètent pas : quand il y aura des prêtres de Paris qui célébreront les deux missels et qui voudront à l’occasion célébrer une messe, il y aura la mise en place d’une célébration.”

Mgr. Chauvet, vidéo du diocèse de Paris 14 septembre

Ce qui ressort de cette vidéo est que Mgr. Aupetit souhaiterait que seuls des prêtres du diocèse de Paris célèbrent la messe Saint Pie V.
Voudrait-il se débarrasser des instituts Ecclesia Dei ? Il ne s’est en tout cas jamais exprimé en ce sens.

Les autres lieux où les messes Saint Pie V étaient régulièrement célébrées avec une communauté vivante ne comptent-ils pas ? Leurs communautés ne sont-elles pas belles non plus ? Notre Dame du Travail et Saint François-Xavier sont pourtant des communautés vivantes depuis très longtemps. Pourquoi les supprimer ?

Mgr Chauvet était déjà responsable des messes traditionnelles dans le diocèse de Paris depuis de nombreuses années :

Je le vois à Paris en tout cas, nous avons quand même ouvert plusieurs lieux où la messe selon le missel de St Pie V est célébrée et que ça se passe bien. Alors naturellement, ils voudraient tous que partout…

Le 28 octobre 2009, Mgr Chauvet à Radio-Notre-Dame

À Paris, […] cela fait vingt-cinq ans que nous célébrons la messe selon les deux missels, suivant en cela la volonté du cardinal Jean-Marie Lustiger.

Il faut que chacun accepte que l’unité de l’Église ce n’est pas l’uniformité. Je pense que ce motu proprio a aidé à la réconciliation et a permis de découvrir que si nous sommes tous différents, nous adorons un même Dieu.

Le 6 juillet 2017, Mgr. Chauvet répond aux questions Priscilia de Selve pour Paris Notre Dame

Les communautés traditionnelles à Paris sont anciennes et florissantes, pourquoi les supprimer ?

Il nous faut montrer notre détermination, voici les 4 actions qui ont lieu dans Paris la semaine prochaine.

Les archanges : avec nous, dans les moments décisifs

Le 29 septembre, nous fêtons les 3 archanges : saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël. Qui sont-ils ? Et pourquoi les prier ?

Les archanges correspondent à un des neuf chœurs des anges. Juste au-dessus des anges, ils sont – comme eux – des messagers célestes mais spécialement chargés d’annoncer de grands événements. Ce fût le cas quand l’ange Gabriel vint apprendre à Marie qu’elle attendait le Messie. Si différentes traditions évoquent l’existence de 7 archanges, la Bible ne mentionne toutefois clairement que 3 noms d’archange.

  • L’archange Michel“Qui est comme Dieu ?” – apparaît notamment dans le combat final décrit par saint Jean dans le livre de l’Apocalypse. “Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel.” (Apocalypse 12, 7-8)
    Tout à la fois protecteur du peuple de Dieu et défenseur contre Satan, saint Michel peut être prié pour nos combats intérieurs personnels, comme pour des intentions plus globales pour l’Église ou le monde. Il est d’ailleurs souvent coutume, au moment de sa fête, de lui adresser une neuvaine pour la France dont il est le saint patron.
  • L’archange Gabriel“Force de Dieu” – est l’ange de l’Annonciation et apprend également à Zacharie, la grossesse de sa femme Elisabeth. Il est aussi mentionné dans l’Ancien Testament où il apparaît au prophète Daniel : « Tandis que moi, Daniel, je regardais cette vision et que j’essayais d’en comprendre l’interprétation, un être ressemblant à un homme vint se placer en face de moi. Et j’entendis une voix humaine, au milieu de la rivière Oulaï, lui crier : “Gabriel, fais comprendre à celui-ci ce qu’il a vu.”” (Daniel 8, 15-16)
  • L’archange Raphaël“Dieu guérit” – est celui qui accompagne, veille sur Tobit et le soigne de sa cécité.”Sachez-le donc : quand tu as prié, Tobit, et que Sara priait de son côté, c’est moi qui ai présenté votre prière dans la présence glorieuse du Seigneur. Je lui ai de même présenté tes actions lorsque tu enterrais les morts.” (Tobit 12,12). C’est l’ange guérisseur à qui sont adressées de nombreuses prières de guérison mais aussi le saint patron des voyageurs.

Bonne nouvelle sur le front de la culture de vie

Joe Biden a reçu une fin de non recevoir de la part du juge fédéral du district ouest du Texas, Robert Pitman, nommé par Obama et ouvertement inverti, à qui il avait demandé de contester la loi  du Texas sur l’avortement.

Pitman a renvoyé un bref message pour dire, comme la Cour suprême, que l’affaire « présente des questions de droit complexes et importantes qui méritent une pleine opportunité pour les parties de présenter leurs positions à la Cour ». En conséquence la demande “des Etats-Unis d’Amérique” est rejetée.

Sainte Corona contre le coronavirus? (Add.)

Un lecteur facétieux me signale l’existence d’une sainte spécialement fêtée en Allemagne et prénommée Corona, que l’on priait contre les peste et épidémies:

 

Add.: Après vérification, sainte Corona existe bel et bien. Elle est fêtée le 14 mai et voici ce qu’en disent les Petits Bollandistes:

SAINT VICTOR ET SAINTE COURONNE (II° siècle).

Victor de Damas, en Syrie, suivait la carrière des armes sous l’empereur Antonin. Comme il se comportait ouvertement en chrétien, il fut sommé par Sébastien, son chef, conformément aux édits des empereurs, d’abjurer le Christ, et de brûler de l’encens aux dieux, avec menace, s’il ne le faisait, d’être sévèrement traité. A cela, Victor répondit qu’il était non-seulement décidé à affronter tous les tourments plutôt que de renoncer à sa religion, mais qu’il tiendrait encore comme une grâce de souffrir tout ce qu’on voudrait pour le nom de Jésus-Christ. Irrité de cette réponse, Sébastien commande qu’on lui brise les doigts, et que les articulations d’abord mises à nu soient ensuite arrachées de la peau ; et enfin il le fait jeter dans une fournaise ardente, d’où Victor, après y être demeuré trois jours, sortit sans le moindre mal.

Ensuite, ayant été forcé, à plusieurs reprises, de manger des mets empoisonnés, il les prit impunément, et convertit même à la foi du Christ celui qui avait composé le poison. Mais là ne s’arrêta pas la fureur des bourreaux. Par un nouveau genre de cruauté, ils lui arrachent les nerfs du corps, lui arrosent les membres d’huile bouillante ; ils approchent des torches enflammées de son corps suspendu ; il lui versent dans la bouche un mélange de vinaigre et de chaux ; ils lui crèvent les yeux ; ils le laissent suspendu par les pieds et la tête en bas pendant trois jours : et, comme loin d’être ébranlé par tant de supplices, le Martyr ne paraissait pas même les sentir, il est écorché vif et abandonné ainsi tout sanglant, véritablement Victor, c’est-à-dire vainqueur, puisqu’il avait triomphé, par la vertu de Dieu, et de la faiblesse de la nature, et de la rage des démons, et de la cruauté des impies.

Une jeune femme de seize ans, nommée Couronne, et mariée à un soldat, ayant admiré la constance de Victor, ne put s’empêcher de le louer hautement, poussée par l’esprit de Dieu : en même temps, elle déclara publiquement qu’elle était chrétienne, affirmant qu’elle voyait deux couronnes descendre du ciel, une pour Victor et l’autre pour elle-même, et qu’elle était toute prête à la mériter par une belle mort. C’est pourquoi, ayant été arrêtée et sommée de sacrifier aux dieux, comme elle ne voulut pas y consentir, elle fut attachée avec des cordes aux branches de deux arbres inclinés l’un vers l’autre avec effort, et les arbres étant relâchés tout à coup, et revenant à leur première situation, le corps de la jeune femme fut partagé en deux parties. Pour Victor, il fut enfin frappé de la hache, après avoir fait plusieurs prédictions qui s’accomplirent. Les chefs de ces deux illustres Martyrs étaient pieusement conservés dans la cathédrale de Dijon avant la Révolution. L’au 1286, un dimanche, le lendemain de la fête de saint Mathieu, apôtre, Guillaume, évêque de Chalon-sur-Saône, fit, dans ladite église, la levée du chef de sainte Couronne et de plusieurs autres relises. Les chefs de nos deux Martyrs étaient portés l’un après l’autre aux processions des Rogations, le mardi et te mercredi, pour conjurer le mauvais temps,

Encore de très nombreuses manifestations pour la liberté

Liste (non exhaustive) des manifestations attendues ce samedi dans toute la France pour la dixième semaine consécutif de mobilisation contre le pass sanitaire.

C’est arrivé un 18 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 septembre  1180 : le Roi Louis VII le Jeune meurt à Paris, son fils Philippe II Auguste lui succède.
  • le 18 septembre  1544 : signature de la paix de Crépy-en-Laonnois.

Après la victoire française de Cérisoles, Charles Quint est sur le pont de perdre le Milanais. Il tente d’ouvrir un front au nord de la France avec l’appui d’un corps expéditionnaire anglais. Boulogne tombe, mais les désertions et le manque d’argent s’aggravent dans les rangs des impériaux, d’autant que les armées françaises contre-attaquent victorieusement et les font reculer. Les Français reprennent Montreuil-sur Mer.

La guerre entre François Ier et Charles Quint s’achève avec la paix de Crépy-en-Laonnois. Le Roi de France s’engage à renoncer aux conquêtes du Milanais, de l’Aragon, de Naples, de la Flandre et de l’Artois et l’empereur fait de même avec le duché de Bourgogne. Après des années de conflits, les deux belligérants fatiguent et commencent à manquer sérieusement de moyens financiers.

  • le 18 septembre  1559 : François II est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Le Roi est trop jeune pour régner et en pleine guerre de religion c’est sa mère, Catherine de Médicis, qui devient régente.

  • le 18 septembre 1595 : Clément VIII accorde l’absolution à Henri IV, accusé d’hérésie, et le reconnaît comme Roi de France, en la Basilique St-Pierre de Rome.

Les ambassadeurs du Roi de France reçoivent du pape Clément VIII l’absolution pour Henri IV, sous le coup d’une accusation « d’hérésie » lancée dix ans plus tôt par Sixte Quint. Cela signifie que le Pape, en application des lois fondamentales du Royaume, reconnaît le Roi de Navarre comme Roi de France. La cérémonie a lieu à Saint-Pierre de Rome et se déroule en l’absence du Roi. Ce sont ses émissaires catholiques, Jacques Davy du Perron et Arnauld d’Ossat, qui reçoivent à sa place la bénédiction du souverain pontife.

Non seulement Clément VIII passe outre à la colère espagnole, mais il permet ainsi la fin à une guerre de religion qui a déchiré la France pendant trente ans. La France retrouve son rôle de Fille aînée de l’Eglise et le Roi de France redevient un puissant allié de la papauté.

  • le 18 septembre  1634 : Sully est nommé maréchal de France par Louis XIII.
  • le 18 septembre  1664 : le secrétaire des finances Colbert fait établir un tarif douanier général contre les marchands hollandais.

Ce tarif est appelé le tarif Colbert

  • le 18 septembre 1691 : bataille de Leuze.

Lors de la Campagne des Flandres, les nations de la Ligue d’Augsbourg cherchent à reprendre les territoires conquis par Louis XIV depuis le début de son règne. Parmi elles, on trouve les Provinces-Unies et l’Angleterre, qui affrontent la France ce jour à Leuze. Commandant l’armée française, le maréchal de Luxembourg, François-Henri de Montmorency-Bouteville, surnommé le « Tapissier de Notre-Dame » attaque soudainement les troupes alliées de Georges Frédérick de Waldeck, malgré son infériorité numérique. Les Français remportent la victoire.

En effet, grâce à monsieur de Villars, qui protège les convois logistiques français, et aux agents, dont il dispose dans la région, le Maréchal de Luxembourg apprend que Waldeck vient camper à Leuze, près de Tournai.

Le Maréchal français décide de se porter contre Waldeck avec la Cavalerie de la Maison du Roi, élite de l’Armée Royale. Plus de 600 cavaliers français tombent sur le champ d’honneurs, parmi eux, cinq officiers généraux dont Messieurs d’Auger et de Toiras. En face les Impériaux ont perdu 1 500 tués sur le champ de bataille et 400 prisonniers. Enfin, les Princes d’Anhalt-Nassau et de Tilly, les Comtes de Lippe Père et Fils et le Baron de Skelin ont été tombés au combat.

  • le 18 septembre 1747 : le maréchal de Saxe s’empare de Bergen-op-Zoom en Flandre.

Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, conflit européen né de la Pragmatique Sanction, Louis XV entre tardivement en guerre contre l’Angleterre et l’Autriche (le 15 mars 1744, soit quatre ans après le début du conflit). L’armée française remporte victoires sur victoires : Tournai, Fontenoy, Rocourt, Lauffeld, Maastricht. La prise de Bergen-op-Zoom hâte la fin du conflit, mais les conquêtes sont en intégralité rendues par Louis XV lors du traité de paix d’Aix-la-Chapelle.

  • le 18 septembre  1759 : la capitulation de Québec.

Jean-Baptiste-Nicolas-Roch de Ramezay, fils du gouverneur de Montréal Claude de Ramezay, signe la capitulation de la capitale en l’absence du gouverneur Vaudreuil, resté auprès de l’armée. Ramezay a pris le commandement de la place, le 13 septembre en apprenant que Montcalm était mortellement blessé (voir la chronique du jour).

Le 15 septembre, les habitants de Québec viennent voir Ramezay, lui demandant de capituler. Le conseil de guerre se réunit, et treize officiers sur quatorze approuvent la requête des résidents de la capitale. Cependant, la défense de la colonie s’organise. Vaudreuil et Lévis, revenus de Montréal, se trouvent à quelques kilomètres de Québec. Le 17 septembre, le gouverneur fait parvenir une note à Ramezay lui enjoignant de continuer la résistance. Mais il est trop tard, puisque Ramezay a déjà pris la décision de se rendre. Le 18 septembre, Charles Saunders et George Townshend signent, au nom de l’Angleterre, les articles de la capitulation. Pourtant, si Ramezay avait résisté un peu plus longtemps, cela aurait peut-être obligé les Anglais à lever le siège avant l’arrivée des grands froids.

Bombardés par la marine britannique depuis deux mois, les Français assiégés dans Québec capitulent donc. Le capitaine John Knox prend possession de la ville qui n’est plus qu’un champ de ruines. Vue de l’extérieur, la capitale de la Nouvelle-France a toujours l’air indestructible, à l’intérieur tout est détruit, aucune maison n’a été épargnée par les obus anglais. La ville n’est plus qu’un amas de ruines fumantes. La population y rôdent hagard ; surtout des femmes et des enfants à la recherche de nourriture, car les hommes sont avec les restes de l’armée française. Les ursulines soignent comme elles le peuvent les malades et blessés, qu’ils soient Français, Canadiens ou Anglais. Le 13 septembre précédent, l’infanterie britannique a défait les troupes françaises lors de la bataille des plaines d’Abraham, bataille au cours de laquelle Montcalm a été tué. Les 15 000 habitants de la province deviennent sujets de la couronne d’Angleterre. L’armée française se replie sur Montréal qui tombera à son tour aux mains des Anglais un an plus tard.

  • le 18 septembre  1762 : capitulation du Fort de Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) tenu par les Français.
  • le 18 septembre  1765 : naissance du futur pape Grégoire XVI.

Le 8 septembre 1765 naît près de Venise, Bartolomeo Alberto Cappellari. Il prononce ses vœux monastiques en 1786. Le 2 février 1831, il succède à Pie VIII (Voir la chronique du jour) et devient pape sous le nom de Grégoire XVI. Moine et cardinal, il n’est cependant pas évêque ; il est donc sacré évêque de Rome le 6 février 1831, dans la basilique patriarcale du Vatican, par le cardinal Pacca, évêque d’Ostie et de Velletri, doyen du Sacré-Collège des cardinaux. Grégoire XVI condamne les thèses du catholicisme libéral de Félicité de Lamennais par l’encyclique Mirari vos. Il relance la Propagation de la foi à travers le monde entier, via des missions. Il meurt à Rome le 1er juin 1846.

  • le 18 septembre  1794 : première séparation de l’Église et de l’État.

La Convention nationale, par le décret du 2 « sansculotides » an II (18 septembre 1794), supprime le budget de l’Église constitutionnelle. Un décret du 21 février 1795 sur la liberté des cultes, précise ensuite, à son article 2, que « la République ne salarie aucun culte ». Cette première séparation prend fin avec la signature du concordat de 1801.

  • le 18 septembre 1811: les sapeurs-pompiers de Paris deviennent militaires.

A la suite d’un terrible incendie qui ravage l’ambassade d’Autriche à Paris, au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers ayant un statut militaire, encaserné et portant l’uniforme. En mars 1967, le corps des sapeurs-pompiers de Paris est constitué en brigade et rattaché à l’arme du génie. Leur devise est : « Sauver ou périr ».

  • le 18 septembre 1814 : ouverture du Congrès de Vienne.

Ce congrès va solder les guerres napoléoniennes et mettre en place une nouvelle organisation de l’Europe, qui prévaudra pendant tout le XIXe siècle. Il dure jusqu’au 9 juin 1815.

  • le 18 septembre  1819 : naissance de Léon Foucault, physicien et astronome français.

C’est lui qui démontre la rotation de la terre autour d’un axe avec son célèbre « pendule ».

  • le 18 septembre  1860 : bataille de Castelfidardo.

A cette bataille les troupes du royaume de Piémont-Sardaigne, forte de plus de 40 000 battent les troupes pontificales, constituées de 10 000 volontaires sans intervention des troupes françaises de Rome. Beaucoup de catholiques Français, scandalisés par cette décision de l’empereur, se battent au sein des Zouaves Pontificaux sous les ordres du général français Louis-Christophe Léon Juchault de La Moricière, plus connu sous le nom de Lamoricière.

Ce dernier, célèbre pour avoir conquis de haute lutte la ville de Constantine, (voir la chronique du 13 octobre) est celui que choisit l’émir Abd el-Kader pour se soumettre à la France, en lieu et place du duc d’Aumale. En effet, l’émir, conquit par la foi et la droiture de Lamoricière, n’a pas oublié comment le général réprima les pillages commis par ses troupes lors de la conquête de l’Algérie. Ministre de la république, bien que monarchiste, le général s’oppose à la propagande préparant le coup d’état du futur Napoléon III, le 2 décembre 1851, à propos duquel il écrit :

« L’accouplement de la foi et du maçonnisme, de l’Eglise et de la Révolution, est pire que l’impiété franche devant laquelle on recule. » (*)

Il était très inquiet de voir l’ensemble de l’épiscopat basculer en faveur d’un aventurier, dont le côté occulte lui faisait horreur.

« La Révolution, c’est tout simplement la négation du péché originel. »(*)

Or sans péché originel, pas de Rédemption et donc pas besoin de Pape infaillible pour rappeler où sont les vérités éternelles. Il lève une armée internationale de 20 000 hommes, où les Français sont majoritaires, qu’il baptise « Zouaves pontificaux ». Il organise la défense des Etats papaux, qui selon Claude Mouton aurait certainement permis au Souverain Pontife de négocier en position plus favorable si Napoléon III n’avait négocié secrètement à Chambéry avec les Piémontais la chute de Rome avant que l’ensemble des fortifications ne soient achevées.

C’est le pape qui demande à ses hommes, qui se seraient tous fait tuer jusqu’au dernier, de déposer les armes.

(*) Lamoricière, Vendéen, Africain, Romain, un grand soldat de la chrétienté par Claude Mouton (Editions Résiac, pages 25 à 27)

  • le 18 septembre  1898 : incident franco-britannique de Fachoda.

Le 10 juillet 1898, la colonne Marchand occupe Fachoda, au Soudan. Le 18 septembre les Anglais arrivent. La rencontre de troupes coloniales française et anglaise, provoque de vives tensions entre les deux puissances, chacune voulant prendre possession du Soudan. Les anglais en font une cause de rupture des relations entre les deux pays, d’où l’abandon français. Voir les chroniques du 29 juin, du 10 juillet, du 11 décembre, du 13 janvier.

  • le 18 septembre 1979 : décès d’André Zeller, un des quatre généraux organisateurs du putsch des généraux à Alger en 1961.
  • le 18 septembre 1981 : abolition de la peine de mort en France.

Les députés français adoptent le projet de loi de Robert Badinter abolissant la peine de mort. La France était, avec la Turquie, le seul état « d’Europe occidentale » à encore appliquer la peine capitale. Le couple Badinter triomphe, lui qui a aussi lutté pour autoriser la peine de mort des enfants à naître dans le sein de leur mère : l’avortement !

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